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22 mai 2008

Les églises de Casteil

La commune de Casteil comporte deux sites exceptionnels : l'un naturel, le massif et le pic du Canigou ; l'autre historique, l'abbaye de Saint-Martin du Canigou. Le territoire est recouvert de forêts jusqu'à 2000 mètres, avant de s'élever jusqu'à  2784 mètres, hauteur du pic du Canigou.  
 

La chapelle Saint-Martin le Vieux  

Saint_Martin_du_Canigou_R11L’ancienne église de Casteil, la chapelle de Saint-Martin le Vieux, fut la première église paroissiale.
C'est un édifice du XIème siècle à nef unique.

Saint_Martin_du_Canigou__90_a









Saint_Martin_du_Canigou__4_aL'église est située sur la route reliant Casteil à l'abbaye Saint-Martin, à proximité du château primitif des seigneurs de Vernet. De style roman, elle a été abandonnée au XVIIème siècle au profit de l'église actuelle. Totalement négligé, l'édifice, qui s'effondra, disparut bientôt presque totalement sous la végétation.







Saint_Martin_du_Canigou__85_aLorsqu'on se décida à le dégager et à le restaurer en 1978, il n'en restait plus que les niveaux inférieurs du clocher et de l'église. Il fallut quasiment reconstruire l'édifice, à nef unique charpentée terminée par une abside semi-circulaire voûtée par un cul de four.

il s'agissait vraisemblablement d’une chapelle funéraire, d'une nécropole pour les moines de l'abbaye.






L’église Saint-Martin

 Saint_Martin_du_Canigou__0_D'abord simple oratoire construit vers le XVème siècle, l’église actuelle s'est agrandie à partir du XVIIème siècle, et est devenue église paroissiale en 1786.

Elle est construite en galets et briques, et comporte une nef unique à chevet-plat voûtée en berceau, dotée d'une chapelle latérale au nord. La tour du clocher a été élevée sur la travée du choeur.

Saint_Martin_du_Canigou__93_a









Saint_Martin_du_Canigou__94_aL'ancien mausolée du comte Guifred, fondateur de l'abbaye Saint-Martin, a été transféré dans l'édifice à

la Révolution

et intégré au mur sud de la nef. Ce transfert n'a d'ailleurs pas empêché la profanation du tombeau en 1793. En marbre rose de Villefranche, le monument est composé d'une niche surmontée d'un arc brisé. Il est datable du XIVème siècle. A l'intérieur de cette niche, l'inscription funéraire, inscrite sur un bloc brisé en plusieurs morceaux en caractère gothique, a été déposée.

 




http://fr.wikipedia.org/wiki/Casteil

http://jeantosti.com/villages/casteil.htm

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8 juin 2008

La cathédrale Sainte-Julie-et-Sainte-Eulalie

Elne__0_aLa première trace de l'église d'Elne date de 571. La cathédrale fut reconstruite au IXème siècle, suite à son délabrement. De ce bâtiment ne subsiste qu'un bénitier creusé à l'intérieur de profondes canelures (l'extérieur est enserré dans une feuille d'acanthe). Au XIème siècle les techniques de construction évoluèrent. La cathédrale, après 200 ans d'existence, dû être à nouveau rebâtie. C'est là l'origine de l'édifice que l'on connaît aujourd'hui.
Elne__6_c












Elne__1_aL'austère façade confère à l'édifice un aspect de forteresse. Le portail central est entouré de pans de murs dénués de tout ornement. Au-dessus du portail, on trouve une petite baie cintrée, encadrée par un décor de bandes lombardes.
S'élèvent ensuite deux tours, liées par une courtine crénelée. La façade était initialement symétrique, le deuxième clocher étant identique à son voisin. Mais il fut détruit au fil des années et reconstruit en brique, plus simplement.






Elne__8_aLe clocher sud, en pierre, comprend quatre étages au-dessus de la courtine; à chaque étage et sur chaque face, on trouve quatre baies cintrées. Le clocher est couronné par des créneaux. Le clocher nord, en briques rouges, est moins massif et moins haut que le clocher sud. Le premier étage en pierre et briques est sans ornement. Le deuxième étage est percé sur chaque face de deux baies cintrées. On n'en trouve qu'une plus large, au niveau supérieur. Là aussi, l'ensemble est surmonté d'une terrasse crénelée.











Elne__115_aL'intérieur de la cathédrale réserve une surprise avec l'emploi de technique directement inspirée de l'antiquité : les piliers sont légèrement penchés vers l'avant et la corniche de la nef monte en s'éloignant par dessus les grands arcades. Tout ceci fut fait dans le but d'améliorer la perspective.
Elne__130_a















Elne_plan_3Le plan de l'église est basilical, à trois nefs : la principale et les deux bas-côtés sans transept qui se terminent par une abside et deux absidioles voûtées en cul de four.
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Elne__114_aLe choeur, à deux niveaux, comportait une crypte qui fut comblée lors de la mise en place du baldaquin en 1724 et dont subsiste, à l'extérieur, une absidiole. Une voûte en berceau de la fin du XIIème siècle, ronforcée par des arcs doubleaux, a remplacé la couverture en bois d'origine. Le doublement des piliers a été nécessaire.
Elne__112_a














Elne__113_aLe bas-côté sud a été transformé par l'adjonction, à différentes époques, (fin XIIIème, XVème siècle) de chapelles dans lesquelles l'évolution de l'art de la voûte gothique est visible. Certains chapiteaux des demi-colonnes datent du XIème siècle.















Elne__150_aDans le jardin des absides, on peut voir la base d'un chevet gothique du XIVème siècle, inachevé faute d'argent.
Elne__4_a











Elne__135_aL'autel majeur se trouvait dans l'abside, légèrement en avant de la cathèdre de l'évêque. Cette table de marbre rectangulaire d'un seul tenant, bordée d'une moulure de perles et d'oves découpée de lobes, d'une largeur d'1,20 m et d'une longueur de 2,50m, était garnie d'un revêtement d'argent. Elle est de nouveau utilisée depuis la réparation de la table d'autel en 1965.





Elne__138_aTraduction de l'inscription gravée sur la table : "L'autel d'argent qui, depuis le XIème siècle, Gaufred étant comte du Roussillon, surmontait cette table sacrée, était bas, étroit, et d'un travail grossier. Il avait souffert des injures des ans et des fréquents larcins....
Comme bien d'autres tables d'autel du Roussillon, elle ressort des ateliers narbonnais qui travaillaient sur des marbres tirés des édifices antiques de la ville. Elle repose sur un cippe romain.




Elne__149_aAu chevet de l'église, un mur à massifs saillants est ce qui reste d'un chevet gothique entrepris au XIVème siècle.












Elne__148_aDeux puissants arcs-boutants contrebutent l'abside dont le système décoratif, très simple, ne manque pas de beauté dans sa sévérité même. Des pilastres supportent une arcature où se logent trois fenêtres. A hauteur d'imposte, on trouve une corniche à billettes.
Elne__3_a








Elne__133_aLe bénitier est tout ce qu'il nous reste de la première église construite au XIème siècle.

1 janvier 2009

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2 mai 2007

Le prieuré de Saint-Martin de Salles-Arbuissonas

Salles_Arbuissonas_en_Beaujolais__90_Le prieuré de Saint-Martin de Salles fut fondé par les moines de Cluny vers 950. Une première église est terminée en 1100 dont il reste l'abside et le cloître. La bâtiments conventuels datent de 1150 et furent agrandis en 1250. Après 35O ans de présence des moines bénédictins, ce sont les bénédictines qui s'y installent en 1301. Au début du XVème siècle, elles font bâtir la salle capitulaire et la porte qui donne sur le cloître. En 1647, les dames bénédictines devenues riches cherchent à s'affranchir de la règle clunisienne.




















Beaujolais_028__640x480_aAu fil des siècles, les jeunes femmes qui devenaient "bénédictines de Salles" y venaient parce qu'elles ne trouvaient pas le mari digne de joindre ses armes aux leurs, ou que, plus simplement, elles recherchaient une ambiance calme auprès de dames de leur condition, tout en évitant les rigueurs d'une clôture trop sévère. En 1777, elles passent de l'obédience de Cluny à celle, beaucoup plus tolérante, de l'Archevêque de Lyon : elles élaborent elles-mêmes de nouveaux statuts qui augmentent le nombre de quartiers de noblesse exigés à l'entrée et obligent les dames à construire leur propre maison dans une enceinte réservée. Les voeux disparaissent et sont remplacés par une Profession qui n'est qu'une cérémonie assujettissant à un règlement très souple; en particulier, les chanoinesses-comtesses ont la possibilité de sortir à volonté pendant le jour et d'avoir des servantes.
La révolution balaie cette conception fastueuse de la vie monastique. Les maisons des chanoinesses sont vendues comme biens nationaux, trois côtés du cloître sont abattus, la sacristie et l'église sont pillées.










Le cloître

Beaujolais_035aIl est très beau même s’il n’en reste qu’un quart puisque seule la face du levant qui longe la salle capitulaire est encore debout.











Beaujolais_049Les colonnes alternent d’un gros pilier à deux colonnettes accouplées. Les chapiteaux au sommet des piliers, ornés de feuillages, sont tous différents et supportent dix petites arcades avec l'alternance d'une colonne simple et de deux colonnes accouplées, qui donnent au tout une élégance remarquable.









La salle capitulaire du XVème siècle

Beaujolais_044aDe style gothique, elle marque la prospérité du XVème siècle. Un gros pilier central supporte la voûte. Les quatre grandes travées sont couronnées par une clef de voûte portant un des quatre symboles : le lion pour Saint marc, l'aigle pour Saint Jean, le taureau pour Saint Luc et l'homme ailé pour Saint Mathieu.














Beaujolais_068aL'ange peint sur une des nervures représente un ange peint qui porte l'écu au Lion noir. Au centre de cette salle se trouve un gros pilier qui s’épanouit en une foule de nervures qui supportent la voûte.










Beaujolais_067aCes nervures divisent la salle en cinq travées. Les quatres plus importantes se couronnent par une clef de voûte qui porte un des quatres animaux symboliques des évangélistes alors que la cinquième porte un ange peint. Trois retombées de voûtes s’amortissent sur des culs-de-lampe ornés d’un même feuillage. La salle est éclairée par cinq fenêtres dont l’une est devenue une porte.

Beaujolais_066a












Les peintures murales

Beaujolais_070aLes dames du XVème siècle avaient orné la salle capitulaire de belles peintures, mais celles du XVIIIème siècle les recouvrirent de chaux. Au milieu du XIXème siècle, M. l’abbé Laurent a fait gratter les murs et a ainsi fait réapparaitre saint Odilon et saint Hugues abbés de cluny.











Le parloir

Beaujolais_051aDe puissantes voûtes gothiques surprennent par les deux clés totalement décentrées. Un curieux personnage y est figuré, nous montrant de son doigt... son anus !   

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http://www.salles-arbuissonnas.mairies69.net/
http://notes.romanes.free.fr/images/rhone/salles/photos.htm

5 avril 2007

Eglise Saint-Julien de Meillers

Meillers_2Cette église a été édifiée entre 1180 et 1248. elle était située sur la châtellenie de Bourbon et dépendait de l'évéché de Bourges. Elle a été placée sous le vocable de Saint Julien et  dépendait du prieuré de bénédictines de l'abbaye de Saint-Menoux.









Meillers_50aC'est un édifice roman dont l'abside est en hémicycle, le choeur de deux travées et la nef de trois travées. Les bas côtés furent édifiés lors d'une seconde campagne à l'époque romane. Les deux chapelles accolées à la façade sud ont été rajoutées au XIXème siecle, et la chapelle nord au XVème.

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Meillers_11aLe portail de l'église est célèbre pour la décoration des chapiteaux qui couronnent les colonnes de part et d'autre de l'entrée. Ils sont ornés d'animeaux musiciens : un lion jouant de la vielle et un âne jouant de la harpe, inspirés par le fabuliste antique Phèdre.

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Meillers_12aLe tympan du portail présente en son centre un Christ bénissant, entouré d'une mandorle soutenue par deux anges et abrité d'un dais en forme d'arc de mitre recouvert d'imbrications. De chaque côté, sous les arcades en plein cintre, sont sculptés cinq apôtres. Il manque Judas et Thomas, les deux plus importants dans la tradition ésotérique du christianisme à mon sens (celui que Jésus aimait et son frère jumeau). Ce tympan me fait penser à celui de l'église de Thuret. Ces deux églises présentent de fortes similitudes à mon sens.







Meillers_60bLe réseau Hartmann a été démultiplié devant les piliers de chaque côté de l'église. Sur la façade ouest, à hauteur de front, une étoile à 8 branches présente un trou en son centre. C'est ici, à mon avis, que débute la visite... Devant le porche, un carré magique. Un cavalier à tête de coq puis ce même cavalier sans sa monture qui cherche à maitriser un animal à tête de coq, pattes de taureau, ailes d'aigle...

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Meillers_9aUn acrobate, à l'extérieur, nous montre le retournement de l'initié.















Meillers_47Le clocher de plan barlong (plus long d'un côté) qui domine la travée orientale de la nef, présente deux étages percés de baies en plein cintre séparées par des colonnettes jumelles. De petits modillons (petites pièces en saillie) supportent l'assise de la courte flèche de pierre octogone dont les plans, correspondant aux angles du clocher, se raccordent avec lui par des talus triangulaires.













Meillers_14aLa nef se comporte de trois travées dont le berceau est plus haut que la voûte du choeur. les bas-côtés ont été achevés à une période plus tardive.
















Meillers_20aAu revers de la façade, les chapiteaux des deux grosses colonnes engagées se font remarquer par les entrelacs qui les décorent.











Meillers_16aMeillers_23aA l'est et à l'ouest, la voûte s'appuie sur deux arcs qui correspondent à des consoles ornées de masques.
Plusieurs figures sont situées sous les piliers du clocher dont le symbolisme parait bien mystérieux. Il faut à mon avis les voir dans leur ensemble pour trouver la clé de l'énigme.
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Meillers_22aLe choeur, voûté en berceau plein cintre et en cul de four, a été restauré. Deux piliers datent du Xème siècle.
Dans le bas-côté sud, une vierge en pierre sculptée en 1687. Mais le trésor ne se trouve pas encore là.
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La vierge de Meillers

Meillers_61bOn arrive à la chapelle nord par un étroit passage au dessus duquel on remarque l'écusson d'une famille de Meillers. ( symbolique druidique évidente, avec Cernunnos, le chêne et l'étoile).






Meillers_41aLà se trouve Notre-Dame de Meillers, vierge noire bourbonnaise et l'une des plus anciennes, faite dans la tradition auvergnate.

















Meillers_28aelle est en bois marouflé, et porte encore des traces de polychromie. Taillée dans du noyer, elle mesure 0,87 mètres de haut. Seule la vierge est d'époque, ses mains, le siège et l'enfant ont été rapportés.
























Meillers_42aElle est magnifique, et malgré ses restaurations, marche encore à merveille.
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Une adresse si vous voulez en savoir plus sur la façon de construire une église romane:

http://eglisedemeillers.chez-alice.fr/













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2 mars 2007

La chapelle Saint-Vincent au cimetière de Grignan


grignan_4Le monument le plus ancien de Grignan. De style roman primitif, la chapelle date du XI ème siècle. Sa façade si pure aussi bien que la régularité de sa construction en petit appareil, en font un édifice remarquable.















grignan_2Dans ce cimetière existait autrefois deux églises, dépendantes dès 1105 de l'abbaye de Tournus : Notre-Dame, détruite, appartenait au diocèse de Saint-Paul-trois-châteaux et Saint Vincent au diocèse de Die.










grignan_7Mentionnée dans une bulle du pape Pascal II, du 24 avril 1105, elle dépendit du prieuré des Tourrettes et fut église paroissiale depuis 1280 jusqu'au XV ème siècle. L'intérieur est digne de l'extérieur. Son abside, voûtée en cul de four, paraît cependant avoir subi de nombreuses transformations.














grignan_6Les biens de l'abbaye de Tournus furent rattachés au chapitre de Grignan  en 1539 peu avant son installation dans la collégiale Saint Sauveur.

















grignan_8La nef très sobre a été allongée d'une travée vers l'ouest. Le portail est un bel ouvrage du début du XIII ème siècle dans la tradition romane. L'intérieur est digne de l'extérieur.
















grignan_1Son abside, voûtée en cul de four, paraît cependant avoir subi de nombreuses transformations.
L'abside à pans extérieurs a été reconstruite au XVII ème siècle.





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24 mai 2006

Saint Martin de Thuret

thuret_marsat_riom_025_editedJe vous présente la dame des croisades.Une vierge noire fut vénérée à Thuret depuis la septième croisade, préchée au Puy devant Saint louis et les seigneurs de Thuret. Celle-ci date  du XVII ème siècle et a du être reproduite sur le modèle de l'ancienne.Elle nous ouvre les portes de l'église térapeuthique de Thuret.

Alain Bouchet a écrit:

"Il faut savoir que de tous temps, la médecine -- la thérapie -- a été associée au sacré, ce qui s'expliquait très bien dans les anciennes civilisations par le fait que le thérapeute était généralement prêtre, astronome et devin ; il y avait donc association entre le sacré et la thérapie. Il est donc normal que ces hauts-lieux sacrés ou sacralisés aient été, en même temps, des lieux de thérapie. N'oublions pas qu'à cette époque, il n'y avait pas d'hôpitaux ; de ce fait, contrairement à ce que l'on pense, la thérapie était de type énergé-tique bien plus que physique. On croit avoir découvert, au cours des dernières décennies, les médecines énergétiques, mais elles ont en fait toujours existé.
      Nous avons un exemple de ceci sur le fronton de l'église de Thuret avec la présence d'un Christ en gloire ou en majesté dans sa mandorle. Il est donc évident que les gens du Moyen-Age connaissaient les corps énergétiques puisque le Christ se trouve placé dans une mandorle et que le chakra -- ou centre énergétique -- du cœur est ouvert et nettement montré. Ceci prouve bien que les gens d'alors avaient une connaissance des centres énergétiques, et que nous n'avons fait que redécouvrir cette connaissance.
      Donc, pour en revenir à votre question, pourquoi les hauts-lieux ont-ils des vertus thérapeutiques ? D'abord, tous les hauts-lieux ne sont pas guérisseurs ; certains ont un aspect sacré -- même si la plupart sont guérisseurs. Ces lieux sont des lieux de rencontres d'énergies : les énergies cosmo-telluriques d'une part, les énergies électro-telluriques du sol comme la radioactivité qui peuvent entrer en ligne de compte, d'autre part, et également les énergies cosmiques qui arrivent dans un endroit, le tout étant généralement accompagné par un changement du champ électromagnétique du lieu. Chaque lieu présente donc des données énergétiques particulières, auxquelles vient bien sûr s'ajouter la composition chimique de la roche, si c'est un menhir, ou de l'eau, s'il s'agit d'une fontaine guérisseuse.
      Ainsi, à la base, nous avons des données brutes qui vont être activées, souvent par l'homme, et qui vont donner par le biais de la dédicace, du rituel ou de la consécration une fonction active orientée vers tel ou tel type de thérapie.thuret_marsat_riom_014thuret_marsat_riom_046"

Le bâtiment est alimenté par un courant d'eau et trois réseaux sacrés, et sort à l'ouest à l'aplomb d'un chapiteau qui représente deux griffons buvant au même calice. Les deux se retrouvent aussi à l'intérieur, avec des différences: à l'extérieur, ils ont les pieds qui reposent sur le sol et la queue tournée vers le bas (l'énergie de polarité positive et négative retourne au tellurique) et à l'intérieur, sur le troisième pilier sud (séparation des énergies telluriques et cosmiques) les oiseaux n'ont plus les pieds touchant le sol, leur queue s'élève vers  le ciel.

thuret_marsat_riom_017thuret_marsat_riom_0401Plus loin, nous retrouvons un boeuf, mais sans cornes, tenant une boule dans sa bouche.

L'animal peut-être un cochon, ce qui serait plus propice puisque le lieu est un ancien sanctuaire druidique. Mais les deux animeaux sont telluriques, le symbole reste le même. La boule est par sa forme l'éclatoir par exellence. C'est donc à l'aplomb de cette sculpture que le réseau sacré se désacralise des informations de l'église pour retourner au tellurique.thuret_marsat_riom_018

Une autre sculpture nous apprends qu'il faut maitriser les énergies pour recevoir le lieu dans toute sa puissance: c'est l'acrobate, l'initié qui nous apprends que nous pouvons entrer dans l'église puiser directement les énergies à condition que nous ayons fait notre retournement. Il tient un miroir qui nous renvoie à nous même. En contemplant son image, on fait l'examen de conscience. Et si son propre niveau est suffisant, en toute humilité, nous pouvons passer par le portail des initiés qui se trouve en dessous.

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Nous arrivons au linteau du portail sud. Le Christ en majesté dans sa mandorle, entouré des archanges Michel et Gabriel, est représenté la main droite bénissant et la gauche tenant le livre fermé. (il est maitre des énergies,deux telluriques par les doigts tournés vers le bas et trois cosmiques par ceux tournés vers le haut.) Son plexus solaire est bien marqué, ouvert, autour duquel le plissé de la robe présente le flux énergétique sortant du personnage.thuret_marsat_riom_021_edited

A l'intérieur, nous tombons sur le chapiteau du singe cordé. Il est attaché par le cou (chakra de la gorge) à une corde reliée à la terre.(bloquage des énergies par l'ancrage au tellurisme seul) L'homme doit ouvrir sa partie spirituelle et équilibrer ses cycles cosmo-telluriques.Et pour bien nous faire comprendre, les imagiers du moyen-âge ont représenté les énergies telluriques, lourdes, sortant par l'anus du singe...Entre ses jambes pousse l'arum. C'est une plante purgative.(no comment...)thuret_marsat_riom_027

Deuxième chapiteau interessant: Adam et Eve. Ils sont nus et Adam se cache le sexe de la main gauche et se tient la gorge  au niveau de la pomme d'Adam de la droite alors qu'Eve se cache le sexe également de la main gauche et donne à manger une pomme de la droite au serpent. Au milieu se dresse l'arbre de la connaissance (à noter qu'il n'y en a pas qu'un mais trois, si l'on compte les deux de chaque côté).

La pomme d'Eve ne vient pas de l'arbre puisqu'il ne manque aucun fruit sur les branches. Sur les arbres de droite et de gauche, les fruits redescendent vers le bas.(ils descendent d'en haut)( trois niveaux de branchages,trois niveaux de conscience). L'arbre du milieu porte ses fruits au bout des branches, donc accessibles à l'homme.Il en a aussi trois de chaque côté, plus un que tient Eve.Celui là n'est donc pas cosmique mais tellurique et montre que la chute dans la matière implique le besoin, pour vivre, des énergies telluriques, symbolisées par le serpent.

Le péché originel est donc la perte de conscience des mondes subtils que l'homme va tenter de retrouver grace aus fruits à sa portée.thuret_marsat_riom_0302

Un autre pilier nous montrela réunion des deux natures de l'homme, masculine et féminine, dans l'androgynat(droite/gauche, soleil/lune, yin/yang), l'homme réalisé. Le pilier suivant montre la progression, les deux énergies réunifiées et maitrisées montent en neuf torsades pour alimenter une croix celtique qui porte des fruits. Le même pilier, sur un autre chapiteau, montre un héron (qui peut voler mais aussi vivre sur la terre, dans la boue, l'argile des origines) Il tient dans son bec le serpent (wouivre) par la queue, montrant qu'il n'en a nulle crainte et non pas comme s'il voulait le manger. Il en est le maitre.

Je voudrais remercier messieurs Jacques Bonvin et Paul Trilloux pour l'excellence de leur étude sur l'église de Thuret.

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3 septembre 2023

Mode d'emploi

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BONJOUR A TOUS

Vous êtes 3,5 millions à m'avoir rendu visite, ayant visionné 7 millions de pages depuis la création de ce blog et je voudrais vous en remercier.

Les reportages (portant uniquement sur des lieux que j'ai pu visiter personnellement) sont basés sur des documents trouvés sur place, sur les sites que je trouve sur le net ou bien dans les livres de ma bibliothèque, et bien sûr, sur mes ressentis personnels. Dans la mesure du possible, tous sont cités. Les photos sont ©madame_dulac.

En parlant de mes photos... Elles sont libres de droit pour un usage privé, sous réserve de mention du lien vers le blog. Toute autre utilisation doit faire l'objet d'un accord écrit de ma part.

Sincèrement vôtre,  Madame Dulac.

PETITE NOTE EXPLICATIVE

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Pour accéder directement aux sites, cliquez sur la carte ci-dessus. Bon, ce n'est pas à jour, suite au désistement du technicien... Si vous ne trouvez pas, vous pouvez toujours faire une recherche en haut à droite.

Voici mes bannières.

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8 novembre 2020

Les Sentinelles

Voici le résultat de trois ans de travail : un nouveau livre pour transmettre, divertir ou distraire, selon vos aspirations. C'est un modeste témoignage, un ouvrage qui pourrait être classé comme science-fiction ou fantastique. Mais...

Le secret des Sentinelles... Enjeu d'une bataille éternelle, il est présent tout au long de l'histoire de l'humanité, de l'apparition de l'Homo sapiens aux derniers temps de notre civilisation, toujours transmis d'une mère à sa fille. Il se retrouve caché au coeur de nos religions, dans nos mythes et nos légendes.

Est-ce une totale fiction ou une réalité romancée ? Toute vérité est-elle présentable, même revêtue des habits de l'imaginaire ? La réponse est en vous et il vous appartient de choisir.

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21 mai 2006

La fontaine Saint-Winoc

 

Fontaine Saint-Vinoc 1Il suffit de remonter le chemin qui passe devant la chapelle de saint-They, entre les hameaux de Kerfendal et de Filibéré, de trouver au milieu des broussailles l’entrée d’un petit sentier et de se diriger vers le nord, dans une végétation assez dense et un sol carrément boueux, pour arriver devant la fontaine Saint-Winoc.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fontaine Saint-Vinoc 3Cette fontaine de dévotion n’a pas été datée. Sa première mention date du cadastre de 1836 où elle est citée près d’un pré appelé Prat ar Venoc. L’église paroissiale dont elle dépend, Saint-Winoc de Plouhinec, se trouve à plus de deux kilomètres, ce qui est fort rare. Comme cette église fut construite vers 1530/1540 sur un édifice plus ancien, notre fontaine pourrait être plus âgée qu’on ne le pense.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fontaine Saint-Vinoc 4Construite dans un vallon très humide, elle resta longtemps abandonnée, inaccessible, au milieu d’une véritable mare. Depuis sa remise en état en 1999 après des travaux de drainage du ruisseau, elle est à nouveau fréquentée et la niche où devait s’abriter la statue du saint contient aujourd’hui des offrandes, bougies, coquillages, vases emplis de fleurs, images pieuses et croix sommaire en bouts de bois.

 

 

 

 

Fontaine Saint-Vinoc 2La fontaine, d’une forme originale, surmontée d’un toit en bâtière en granite (toit à deux versants opposés, les deux autres côtés du bâtiment formant un mur pignon), fut construite en pierre de taille au centre d’un enclos en pierres sèches.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fontaine Saint-Vinoc 4Deux échaliers (sorte de petit escalier surmonté d’une dalle servant le plus souvent à entrer dans les enclos paroissiaux en Bretagne tout en empêchant les animaux de passer) permettaient d’accéder à l’eau guérisseuse qui était réputée pour guérir les phlébites.  

 

 

 

 

 

Fontaine Lavoir Saint-Vinoc 1Un peu plus haut, le lavoir de forme rectangulaire est alimenté en amont par le ruisseau.

 

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Fontaine Saint-Vinoc 5A côté, une pierre levée, qui parait gravée, ressemble à un bornage. 

 

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Mais qui était ce Winoc ?

Saint Winoc 5aLe nom de Winoc proviendrait de la forme originelle Uinnoc, dérivée de l’adjectif uin, devenu gwenn en breton ou gwynn en gallois, qui veut dire blanc au sens propre et aïeul au figuré. Winoc est né en Armorique, à Saint-Méen-le-Grand ou à Dol (Ille -et-Vilaine) au début du VIIe siècle (entre 627 et 640). Les uns le disent fils du légendaire roi Hoël III, d’autres le font frère, fils ou neveu de saint Judicaël, roi de Domnonée. Selon la légende, il quitta sa famille et partit avec trois compagnons, saint Ingenoc, saint Madoc et saint Quadanoc, ou bien son oncle saint Josse, saint Madoc et saint Arnoc, ou encore saint Doetval, saint Ingenoc et saint Eumaël, vivre en ermite. Ils arrivèrent en Flandres (Pas-de-Calais), à Sithiu (devenu Saint-Omer), où fut enfermé le dernier des rois mérovingiens, Childéric III)). Ils y ils furent accueillis en tant que moines par l’abbé Berthwun (saint Bertin), disciple d’un successeur de saint Colomban.

 

 

 

 

Saint Winoc 6Devenus des modèles de la vie monastique, Berthwun leur demanda, en 685 ou 695, de fonder un monastère sur des terres marécageuses données par un certain Hérémarus à Wormhold. Winoc, après avoir construit l’église, les bâtiments monastiques et l’hôpital sur le modèle de Sithiu, en devint l’abbé sous la règle de Saint-Benoît et c’est là qu’il mourut le 6 novembre 717.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint Winoc 1aSes reliques furent transportées à Sithiu puis à Bergues suite aux attaques des Normands (anciennement le mont Baal/Belen, connu aussi sous le nom de Groenberg puis Winocsbergen d’où provient le nom de Winoc de Bergues. Une légende parle d’un sorcier qui débarrassa la région des serpents, worm en germanique voulant dire serpent ou ver).

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint Winoc 3aLe culte de saint Winoc est attesté en Cornouailles où il est connu sous le nom de Wednack, à Lanwenock et à Landewednack. Au Pays-de-Galles, il est saint Gwynnog, patron de Llanwnog. En Écosse, il est connu à Lochwinnoch près de Glasgow. En Bretagne, on retrouve son culte à Landévennec, anciennement LanToWinnoc, mais surtout à Plouhinec où un acte du Saint-Siège daté du 25 octobre 1374 mentionne déjà une église en ce lieu lui étant dédiée. En 1900, le curé de Plouhinec et de nombreux paroissiens accompagnèrent l’évêque de Quimper à Bergues afin de demander des reliques du saint qui arrivèrent sur place en juin de la même année.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

saint Winoc 4De nombreux miracles lui furent attribués. La légende rapporte que le saint devint le meunier de sa communauté. Devenu vieux, devoir tourner la meule à la seule force de ses bras lui prit de plus en plus de temps, l’empêchant de faire ses dévotions. C’est alors que Dieu envoya des anges faire le travail à sa place. C’est ainsi qu’il devint le saint patron des meuniers de Flandre.

Plus tard, au XIe siècle, un enfant d’une riche famille de Bergues se noya dans la Colme, rivière bordant la ville. Les parents demandèrent d’apporter les reliques de saint Winoc au bord de l’eau, ce qui leur fut accordé. La châsse touchant l’eau, le petit en sortit sain et sauf. Depuis, le jour de la Sainte-Trinité, la châsse était portée dans la Colme où l’on baignait les enfants malades.

 

 

 

Saint Winoc 2aSaint Winoc fut aussi réputé pour son pouvoir sur les éléments : il était invoqué pour arrêter les pluies torrentielles, pour éviter la sècheresse, pour éloigner la foudre. Mais aussi pour son pouvoir de guérisseur : on le demandait pour éloigner la fièvre, la jaunisse, la coqueluche et pour aider la délivrance des femmes enceintes.

Saint-Winoc

26 juillet 2023

Loix

 

L’église Sainte-Catherine d’Alexandrie

 

Loix Sainte-Catherine 2La paroisse de Loix fut fondée au début du XIVe siècle mais c'est dans un document du diocèse de Saintes de 1404 qu'apparait pour la première fois le nom de l'église, Sancta Catarina de Legibus. Legibus, en latin, veut dire les lois, ce qui pourrait être une confusion homonymique avec le terme l'oye, l'ile.

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Loix Sainte-Catherine 4Après plusieurs destructions, il a fallu presque un siècle, de 1627 à 1726, pour que l'église soit reconstruite et aménagée. En 1827 l'écroulement de la charpente conduisit l'architecte Antoine Brossard à agrandir l'édifice. Elle fut consacrée en janvier 1831.

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Loix Sainte-Catherine 11Le nouveau bâtiment, de style néo-classique, s'appuie sur la façade occidentale et le clocher porche de l'ancienne église qui ont été conservés. L'entrée de l'église se fait par la façade méridionale, la porte originelle, sur la façade occidentale, fut murée.

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Loix Sainte-Catherine 5L'épigraphe " République Française - Liberté, Egalité, Fraternité" fut gravée au début du XXe siècle, laissant une trace de la loi décidant de la séparation de l'Église et de l'État.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Loix Sainte-Catherine 18Dans le cimetière attenant à l'église se trouve le tombeau Fournier. Cette sépulture est un remarquable exemple de l'art funéraire du XIXe siècle. Il a été réalisé en 1876 par Gabriel Jean-Baptiste Fournier, maçon de la commune, lors de la mort de son fils unique à l'âge de 18 ans.

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Loix Sainte-Catherine 17Il fit alors réunir dans une même sépulture son père, son frère et ses deux soeurs. Les quatre enfants furent rassemblés au centre et les parents se faisaient face sur un des côtés. Acquis par la commune, le monument furent restaurés en 2017.

 

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Les ex-voto marins

La Couarde-sur-Mer, église Notre-Dame 14« Selon le vœu fait », telle est la définition des mots « ex-voto », contraction de l’expression latine « ex voto suscepto ». L’ex-voto, dont l'origine remonte d'avant les Phéniciens, est le symbole de la foi et de la reconnaissance. Bien souvent il est lié à une fortune de mer (bateau perdu dans la tempête ou drossé sur les rochers). Il peut aussi être lié à une expédition militaire ou lointaine pour la marine de guerre, un voyage au long cours pour les bâtiments de commerce. Quand le marin se trouvait en danger face aux éléments déchaînés ou lors d’un théâtre d’opérations de guerre, il se vouait alors à la Vierge Marie, Notre Dame, en général celle de son village natal. C’est pourquoi, il lui offrait à son retour, en guise de remerciement selon le vœu fait, une réplique de bateau, un diorama, une peinture, voire une pièce du navire, du gréement ou tout simplement un cordage ou un bout.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Loix Sainte-Catherine 10L'église de Loix conserve l'une des plus anciennes maquettes ex-voto de l'ile de ré. Il s'agit d'une frégate à deux étages de sabords et trois mâts datant du XVIIIe siècle. Elle est armée de 44 canons répartis sur deux ponts.

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Loix Sainte-Catherine 9Une autre maquette, celle d’un cotre de course, le "Tikocco", fut réalisée après le drame de la Fastnet. La Fastnet Race est une course de navigation à la voile en équipage et sans escale, se disputant les années impaires en Manche et en mer Celtique, de Cowes à Plymouth, en allant enrouler Fastnet Rock, îlot du sud-ouest de l'Irlande. Lors de l'édition 1979, la course essuya une tempête qui reste comme l’une des plus violentes enregistrées à ce jour dans la région. Le 11 août, 306 voiliers prirent le départ à Cowes. Le drame eut lieu le 14 août lorsqu'une tempête de force 10, et même par endroits de force 11, décima la flotte : 75 bateaux chavirèrent, cinq coulèrent et 18 marins perdirent la vie malgré les importants moyens de secours mis en œuvre par plusieurs pays (plus de 4000 hommes furent mobilisés). La maquette fut offerte en reconnaissance.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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https://www.ex-voto-marins.net/pages/origine.html

19 juin 2023

L’abbaye de Ganagobie

Pour une meilleure compréhension symbolique de l'ensemble, n'hésitez pas à cliquer sur les liens de couleur rouge ou beige dans le texte, ils vous emmèneront sur une page dans un nouvel onglet.

 

Le plateau

 

Ganagobie plateau plan 1aL’abbaye de Ganagobie fut construite au sommet d’un plateau rocheux ovale formé il y a 25 millions d’années dans le bassin de Forcalquier qui était à cette époque reculée recouvert par la mer.

 

 

 

 

 

 

Ganagobie 51Il domine la vallée de la Durance du haut de ses 350 mètres avec ses falaises abruptes de calcaire du Miocène posées sur une base de marnes de l’Oligocène qui forme un talus boisé. Sur le plateau qui servit de carrière pour la construction de l’abbaye et du village, certains affleurements plus riches en grains de quartz permirent la fabrication de meules pour les moulins à huile et à blé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Étymologie

Ganagobie 53Le nom de Ganagobie provient de la racine ligure gan/kan/car, le rocher, associé à la racine celte gob/gov, la courbe, le cercle (mais aussi le forgeron). Certains pensent que le nom vient du gaulois tanno, le chêne, d’autres de gan et de kopp, la source, ce qui ferait de Ganagobie le plateau de la source, d’autres encore font dériver le nom de l’occitan cana, roseau, et gòbia, tordu. Une légende locale parle même d’une chienne boiteuse, cana gobi, qui aurait trouvé refuge en ce lieu. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ganagobie cloitre 1Le monastère apparait pour la première fois dans un texte du Xe siècle en tant que cella Ganagobiacensis puis podium Ganaguobiense qui se transforme en Canagobiensis puis en Ganagobiæ.

 

 

 

 

 

Historique

 

Ganagobie pont romainLe site de Ganagobie, avec ses abris sous-roche, fut habité dès l’Âge du Bronze, vers 2000 ans avant notre ère. Sa configuration en fit un lieu stratégique où un peuple gaulois, les Sogionti, construisit un oppidum, devenu plus tard le village de Villevieille. Il semblerait ensuite qu’une villa gallo-romaine s’y soit installée, près de la via Domitia, route très fréquentée qui reliait l’Italie à l’Espagne, qui suivait la vallée de la Durance, dont il reste un pont romain qui enjambe le ravin du Buès.

 

 

 

 

 

Ganagobie 52Apparut ensuite un premier foyer chrétien sur le plateau avec quelques ermites anachorètes installés dans les grottes, devenant cénobites en fondant le premier monastère avec une église bordée d’un cimetière dont il ne reste rien (quelques tombes furent retrouvées datant des VIe et VIIIe siècles, dont celle d’un abbé avec son bâton pastoral).

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Ganagobie 24Vers 965, l’évêque de Sisteron Jean III qui probablement l’avait fait reconstruire (l’église fut dédiée à Notre-Dame), en fit don à l’abbaye de Cluny qui avait à sa tête l’abbé saint Mayeul, originaire de Valensole (proche de Ganagobie). Il fit de Ganagobie un lieu d’importance. Le monastère s'enrichit rapidement de donations diverses, notamment aux XIIe et XIIIe siècles, de la part des comtes de Forcalquier. L’église fut agrandie à cette époque.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ganagobie 11Vers 1471, la peste noire et la guerre de Cent Ans dépeuplèrent l’endroit. Les guerres de Religions finirent de le saccager : en 1562, les Huguenots, réfugiés au monastère, en furent délogés par le gouverneur de Provence qui fit abattre la voûte de l’église et le logis prioral afin d’éviter qu’ils n’y reviennent. Après un sursaut au XVIIe siècle, le monastère périclite jusqu’à la Révolution et il est vendu comme bien national. En 1794, le directoire du district de Forcalquier fit démolir à la masse les transepts et le chœur de l'église ainsi que la partie orientale du monastère.

 

 

Ganagobie 89En 1891, ce qui reste du monastère est cédé par son propriétaire, le comte de Malijai, à l’abbaye bénédictine de Sainte-Marie-madeleine de Marseille. Les moines restaurèrent le cloitre et retrouvèrent d’antiques mosaïques en 1898 en déblayant l’église avant de s’exiler en Italie en 1901. De gros travaux commencèrent en 1953 : les Monuments Historiques reconstruisirent l’église.

 

 

 

 

 

Ganagobie 87Le chevet et les absides furent relevés entre 1960 et 1975 avec les pierres restées sur place, et les mosaïques, restaurées en atelier, furent replacées dans le chœur en 1986. La communauté s’installa à l’abbaye d’Hautecombe en Savoie d’où quelques moines partirent retrouver Ganagobie en 1987. L’ensemble de la communauté reprit possession des lieux en 1992 et le prieuré devint abbaye.

 

 

 

 

L’église

 

Ganagobie plan 1bConstruite au XIIe siècle sur l’emplacement d’anciennes constructions (deux églises préromanes retrouvées lors des fouilles en 1960), consacrée à Notre-Dame de l’Assomption, elle comporte une nef à trois travées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ganagobie 22Primitivement charpentée, elle est voûtée en berceau brisé sur doubleaux reposant sur des pilastres plaqués contre les piliers.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ganagobie 16La tribune est accessible par un escalier du XVIIe siècle. Elle est décorée de modillons.

 

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Ganagobie 12La nef est prolongée par un double transept. Le bras nord du premier transept est voûté en berceau brisé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ganagobie 63Le transept donne sur un chœur à trois absides.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ganagobie 68Côté sud, une statue de la Vierge en majesté est datée du XIIIe ou XIVe siècle. Assise sur une cathèdre, l’enfant sur son genou gauche, elle tient de sa main droite un sceptre terminé par une fleur de Lys. Ses mains semblent très longues. Pas de trace de la polychromie d’origine, mais son attitude qui est plus bonhomme qu’hiératique laisse présager qu’elle ne fait pas partie des Vierges noires. Elle n’est pas répertoriée dans la liste de celles qui sont arrivées jusqu’à nous et pourtant… Elle m’a laissée songeuse. Cet endroit aurait pu être une de ses demeures.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ganagobie 67Chaque soir, à la fin de l’office de Complies, les moines quittent le chœur pour former un cercle autour de la Vierge où ils chantent le Salve Regina.

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Ganagobie 91A l’extérieur, adossée à la façade nord, la tour date probablement du XIe siècle.

 

 

 

 

 

Ganagobie 42C’est aussi côté nord ( ancien cimetière) que se trouvent conservées deux tombes dont l’une conserve son couvercle, ce qui est assez rare pour être noté.

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Ganagobie 48Un peu plus loin toujours au nord d’anciennes tombes creusées à même le rocher. Il semblerait que le monastère ait été très prisé des familles nobles de Provence pour y installer leur sépulture, ce qui fait penser à l‘ile de Maguelone.

 

 

 

 

Ganagobie 7aUn peu plus bas, le chemin mène à un ancien lavoir alimenté par une source.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le sarcophage de Lurs

 

Ganagobie 27Il fut découvert semble-t-il au XVIIIe siècle puis transporté dans une ferme près de Lurs où il servit d’auge au milieu d’un champ de blé à la ferme des Raffins jusqu’en 1930. Il est alors acquis par un antiquaire d’Avignon qui le cède au docteur Gutmann pour orner les jardins de sa propriété de la Beaume à Domazan dans le Gard. En 1982, il revient à Ganagobie suite au legs de son propriétaire. Estimé dans un premier temps au VIIe ou au VIIIe siècle, il fut ensuite daté du XIIe. A la lumière des fouilles récentes, on a tendance à penser aujourd’hui qu’il pourrait appartenir aux premiers temps du monastère soit au IXe siècle.

 

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Ganagobie 28bTrois des côtés de ce sarcophage sont ornés d’un décor de style archaïsant. De gauche à droite nous trouvons une spirale (mouvement cyclique infini ou retour sur soi-même, symbole d’évolution ou d’involution, toujours signe de fécondité physique et spirituelle -crosse de l’évêque-), un homme nu dans la position de l’homme de Vitruve, les deux mains écartées démesurées (à cette époque les proportions étaient liées à la symbolique, si les mains sont plus grandes c’est qu’elles ont une importance particulière), la bouche, les yeux et les oreilles bien ouverts. Les guides parlent d’un orant. Mouais. Drôle de position pour prier, mais pourquoi pas.

 

 

 

Ganagobie 29aSur la gauche, une spirale qui passe à une petite fleur à 7 pétales puis au-dessus une grande fleur bien ouverte à 8 pétales. Nous sommes dans la symbolique de la transformation, ce qui me parait approprié pour la demeure d’un trépassé.

 

 

 

 

 

 

 

 



Le portail

 

Ganagobie 34La façade occidentale présente, sous un oculus d’assez grande dimension, un portail monumental surmonté d’un arc brisé. Il est daté du XIIe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ganagobie 35Il est composé d’une archivolte où des voussures pleines, associées à des voussures festonnées, sont portées par des colonnettes. Il semblerait que ces festons aient été rajoutés ultérieurement, peut-être au XVIIe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ganagobie 37Les colonnettes sont réhaussées de chapiteaux de style corinthien que les historiens parent de feuilles d’acanthe.

Comme d’habitude, il semblerait que l’acanthe grecque ait remplacé dans le cœur des spécialistes la chélidoine celte. Il suffit de regarder le petit bourgeon sur le premier chapiteau devenir plus gros sur le deuxième pour se transformer en fleur épanouie sur le troisième pour comprendre que le message de l’art roman est bien différent du grec.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ganagobie 38Sur le pied-droit côté sud, la dernière colonne porte un chapiteau montrant deux figures grimaçantes ressemblant à des masques sortant des feuilles, entourées de deux fleurs épanouies. Leur coiffure pourrait paraitre solaire. Ou bien ces figures sont-elles coiffées de pétales ? Elles portent les oreilles bien haut et montrent des dents démesurées. Attention, dent j’ai ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ganagobie 38a« Le masque est à la fois ce que l’on montre de soi (l’image de l’énergie intérieure) et ce que l’on veut que les autres regardent. La plupart des pensées spirituelles ou initiatiques considèrent comme essentielle la vérité se cachant sous le masque. Que l’on déguise ses défauts ou que l’on s’attribue des qualités inexistantes, le masque est impitoyablement détruit par le miroir que tendent les Dieux aux hommes, c’est là une des premières épreuves initiatiques et la raison de leur présence permanente dans l’art roman. » Robert-Jacques Thibaud

 

 

 

 

 

 

 

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Le linteau monolithe présente les 12 apôtres sur un bas-relief. Pierre est le seul facilement identifiable avec ses clés. Dans les Évangiles, les apôtres sont classés selon un ordre de préséance qui traduit leur importance au sein de l’Église primitive, Pierre étant toujours cité en tête. Ici, il est représenté en deuxième position. Qui est celui qui se tient à sa droite ? Serait-ce Jean, celui qui représente l’enseignement ésotérique de la doctrine chrétienne, « celui qui forme, avec Jean le Baptiste, l’axe polaire nord /sud, lune et soleil, la Saint-Jean d’été et la Saint-Jean d’Hiver ? Jean, la lumière qui nait dans la nuit, au point d’espérance luisant dans les ténèbres ».

Ganagobie 41Le tympan entouré d’un cordon de bâtons brisés pouvant symboliser l’arc céleste peut être daté du XIIe siècle. Il est possible qu’il soit un réemploi et date de l’église du XIe siècle, le caractère archaïque des sculptures tendant à le démontrer. Il est fait d’un assemblage de pièces et il semblerait que certaines, comme la mandorle, aient été retaillées.

 

 

 

 

 

 

 

Ganagobie 36Il présente la figure classique du Christ en majesté dans sa mandorle entouré des Quatre Vivants, le Tétramorphe entourant Dieu dans la vision d’Ézéchiel, provenant de l’art sumérien et devenu symbole des Évangélistes. Le lion, Marc, en bas à droite, symbolise l’élément feu et la Résurrection. Le taureau, Luc, en bas à gauche, symbolise l’élément eau et la Passion. L’aigle, Jean, en haut à droite, symbolise l’élément air et l’Ascension. L’homme, Matthieu, en haut à gauche, symbolise l’élément terre et l’Incarnation. Le Tétramorphe correspond à toutes les énergies se manifestant par le nombre 4 qui demeure celui de l’incarnation de l’esprit dans la matière. Les animaux solaires sont bien représentés au sud, côté droit.

 

Les mosaïques

 

Ganagobie 65L’église de Ganagobie est connue pour ses mosaïques, couvrant, dans l’abside, les absidioles et le transept, une superficie de 72m². Fait rarissime, nous connaissons le nom de l’artiste qui la réalisa. La mosaïque autour de l’autel principal porte cette inscription latine : Me prior et fieri Bertranne jubes et haberi et Petrus urgebat Trutber meq(ue) regebat, Prieur Bertrand, tu as ordonné que l’on me fasse et Pierre Trutbert pressait et dirigeait mon exécution.

 

 

 

 

Ganagobie mosaÏque 1L’historien Guy Barruol réussit à dater les mosaïques en retrouvant le prieur Bertrand, nommé sous l’abbatiat du clunisien Pierre le Vénérable entre 1122 et 1156.  Pierre Trutbert étant décédé en 1129, il data leur exécution aux environs de 1124/1125. Elles sont faites à partir de morceaux de calcaire noir, de marbre blanc et de grès rouge récupérés dans les ruines des antiques villas romaines situées dans la plaine de la Durance. Les trois couleurs du Grand-Œuvre alchimique, nous sommes dans la transformation.

 

 

Ganagobie mosaique 11aIl manque la partie centrale devant l’autel principal, d’environ 10m², sans doute détruite lors de l’effondrement de la coupole au XVIe siècle ou bien lors de la démolition de l’église en 1794. Redécouvertes en 1898 par les moines de Sainte-Marie-madeleine de Marseille, recouverts afin de les protéger des intempéries puis enfin restaurées en atelier en 1976, elles furent remises en place en 1986 dans l’église rénovée par les Monuments Historiques. 

 

 

 

 

Ganagobie mosaïque 9aLes mosaïques représentent des animaux fantastiques comme des griffons ou des chimères (la chimère, créature à tête de lionne -c’est une fille- corps de chèvre et queue de dragon qui représente l’abus du pouvoir et de la force sur la matière et les hommes) et même une sirène (la sirène était du temps des grecs une femme-oiseau) ou une harpie,

 

 

 

 

Ganagobie mosaïque 3d’autres inhabituels comme des éléphants de guerre avec leurs tours de bois sur le dos, des chevaliers combattant des dragons dont un saint Georges reconnaissable, un centaure tirant à l’arc.

 

 

 

 

 

 

Ganagobie mosaïque 4bbet des motifs d’entrelacs de tradition carolingienne comme à Cruas ou lombarde

 

Ganagobie mosaïque 4c

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ganagobie mosaïque 6mais présente aussi des motifs typiquement byzantins, et donc d’inspiration orientale. L’ensemble peut évoquer les motifs persans des textiles sassanides ou des tapis d’Orient très prisés des cours européennes du XIIe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

Ganagobie mos1aCes mosaïques pourraient se lire comme une bande-dessinée, partant de la gauche avec la représentation du mal ou mieux encore de l’animalité qui est en nous (les chimères) qu’un chevalier essaie de combattre. C’est la transformation de l’homme, essayant de maitriser ses pulsions animales pour devenir un homme nouveau.

 

 

Ganagobie mosaïque 2L’affrontement continue dans la partie centrale où le chevalier reçoit de l’aide (concentration d’énergies au centre du chœur)  puis,

 

 

 

 

 

 

Ganagobie mosaïque 5apassant par la croix de saint André, patron de nombreux ordres chevaleresques,

 

 

 

 

 

 

 

 

Ganagobie Mosaique 10il se termine par le terrassement du dragon.

Une étude datant de 1995 faite par le frère Régis Blanchard, moine de Ganagobie, mentionne la présence des quatre éléments autour de l’autel central : la terre avec l’éléphant, l’air avec le griffon ailé, l’eau avec les poissons (ils ne sont pas la représentation du signe du Zodiaque puisqu’ils vont dans la même direction), et enfin le feu avec le lion.

Nous sommes peut-être en présence de l’interprétation symbolique d’une cérémonie d’initiation.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le cloitre

 

Ganagobie cloitre 8aEn forme de quadrilatère irrégulier, le cloitre a dû être construit entre 1175 et 1220.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ganagobie cloitre 14aDétruit en partie durant la Révolution, l’angle sud fut relevé entre 1895 et 1905 avec les pierres trouvées sur place.

Il est décoré de façon très austère, presque cistercienne. Les chapiteaux sont principalement sculptés d’un décor végétal avec parfois quelques têtes d’hommes dont des rinceaux sortent de la bouche.

 

 

 

 

 

Ganagobie cloitre 12aDes têtes d’animaux en modillons, un lion riant montrant de belles dents, un taureau tirant la langue. La langue possède une symbolique multiple. Tout d’abord, elle se tient dans la bouche qui représente la grotte originelle, la caverne matricielle chaude et humide de la Déesse Mère.

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Ganagobie cloitre 13aLa langue sera dragon ou serpent, les gardiens du trésor, c'est-à-dire du verbe créateur.  La langue, organe de la parole donc de la connaissance, mais aussi du goût donc du discernement, créé ou anéantit, fait passer le mensonge ou la vérité, la calomnie ou la bénédiction, induit le conflit et la dispute ou la richesse.  Elle peut séparer ce qui est bien de ce qui est mal.

 

 

 

 

 

Ganagobie cloitre 17Une des colonnes d’angle est une statue d’un personnage debout habillé d’une robe et d’un manteau plissés dont les mains semblent porter le visage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ganagobie chapitre 1aLe cloitre donne sur la salle capitulaire

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Ganagobie réfectoire 2aet sur le réfectoire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La bibliothèque

 

Ganagobie bibliothèque 1aL’abbaye de Ganagobie possède une bibliothèque de plus de 100 000 livres dont les plus anciens, des incunables et des manuscrits datés du XIIe au XVIIIe siècle, sont près de 8 000. Creusée dans la roche du plateau sur plusieurs niveaux, elle a été aménagée et conçue afin d'assurer aux livres un niveau de température et d'humidité constant leur permettant une conservation dans les meilleures conditions. Les livres, qui traitent bien sûr en grande partie de religion, abordent des thèmes divers, notamment par des auteurs provençaux. L’informatisation des ouvrages de la bibliothèque est en cours depuis plusieurs années.

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Les vitraux

 

Ganagobie 69Certains diront que c’est une hérésie. Certes on est loin des vitraux alchimiques de Chartres transformant la lumière mais je trouve ça plutôt pas mal. C’est moins puissant qu’à Conques, peut-être un peu plus poétique. C’est le père Kim En Joong, bénédictin coréen, qui a été mandaté en 2006 par la communauté pour réaliser ces vitraux.

 

 

 

 

 

 

 

 

Les pierres à cupules

 

Ganagobie 9Petite anecdote. En arrivant sur le plateau et en laissant aller mes pieds, je suis tombée sur plusieurs endroits où des labyrinthes de cailloux ont été aménagés au sol ou autour des arbres. J’en ai parcouru un. Oh ce n’est pas Chartres, mais j’ai quand même ressenti quelque chose de doux et puissant en même temps. Je ne sais pas qui en est l’auteur, je n’ai trouvé aucune information sur ce sujet. C’est assez récent et bien trouvé.

 

 

 

 

Ganagobie 74Fort de cette expérience, suivant toujours mes pieds, je me suis cette fois retrouvée devant des pierres creusées de grosses cupules, presque des bassins. Fière de moi et trop contente jusqu’au moment où j’ai appris que le site de Ganagobie a servi de carrière pour la fabrication de meules. Pfff…

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http://millenaire1.free.fr/408_13_4_ganagobie.html
http://www.archives04.fr/depot_ad04v3/articles/994/ganagobie_doc.pdf

http://dignois.fr/Ganagobie/

https://www.crapahut-nature-aventures.fr/article-5-249#

https://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_Notre-Dame_de_Ganagobie

http://www.passionprovence.org/archives/2021/05/18/38967928.html

https://www.geocaching.com/geocache/GC61YPP_les-calcaires-de-ganagobie

http://moimessouliers.free.fr/tous/topos/le_prieure_de_ganagobie/texte.htm

https://www.abbaye-ganagobie.com/index.htm

Dépliant sur Ganagobie acheté sur place

* Citations de Robert-Jacques Thibaud

11 juin 2023

Riez

 

Riez, historique

Riez 0Le site fut occupé dès l’âge du Bronze. Les premiers occupants connus de l’âge du Fer, les Reii (tribu celto-ligure de la Gaule Narbonnaise dont le nom pourrait signifier « les Libres », à l’origine du toponyme Riez), construisirent un oppidum au sommet d’une colline (Saint-Maxime) dominant les vallées des rivières de Colostre et de son affluent l’Auvestre, au croisement stratégique des routes reliant Fréjus, Aix, Digne et Castellane.

 

 

 

Riez 11Durant le Haut-Empire, la cité, élevée au rang de colonie de droit latin (colonia juris latini) par l’empereur Auguste, va se développer et prendre le nom de Colonia Julia Augusta Apollinarium Reiorum puis de Alebaece Reiorum Apollinarium au Ier siècle. L’agglomération s’étendait alors sur une vingtaine d’hectares. La cité s’est appelée ensuite Reii Apollinares au IVe, puis Reii au Ve siècle alors que la ville devient le siège d’un évêché, pour évoluer naturellement en Riez. Vu son toponyme, il ne fait aucun doute que la cité romaine était dédiée à Apollon.

 

 

 

Riez 9Vers 477, la région fut envahie par les Wisigoths et Riez passa sous leur autorité. Puis la ville basse fut saccagée par les Lombards et les Saxons au VIe siècle, et les Sarrasins au début du IXe. Les habitants déménagèrent de la plaine où s’était installé le complexe épiscopal près de l’emplacement de la ville romaine à la colline de Saint-Maxime au sommet de laquelle se construisit un castrum. Durant la période du Moyen-âge, la ville se dota de remparts et la ville basse se développa à nouveau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Riez 26

La ville perdit l’évêché durant la période révolutionnaire et va péricliter pour devenir cette petite bourgade pleine de charme riche de son passé prestigieux.

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Les colonnes romaines

Riez 17Alebaece Reiorum Apollinarium était l’une des principales cités de la Narbonnaise du temps de l'Empire Romain. La ville comprenait des thermes luxueux, des temples, de nombreuses habitations, une grande nécropole et un forum, grande esplanade carrée de 35 mètres de côté bordée de galeries.

 

 

 

 

 

Riez 16Il ne reste de visible que 4 colonnes d’un temple, les autres se trouvant en réemploi comme dans le baptistère ou dans l’église.

 

 

 

 

 

 

Riez 12Les colonnes monolithes en granit gris de l’Esterel, hautes de 7 mètres, sont surmontées d’une architrave richement décorée en calcaire tendre. Les bases et les chapiteaux corinthiens sont en marbre blanc. Elles constituaient la façade orientale d’un temple tétrastyle construit au Ier siècle et vraisemblablement dédié à Apollon de qui la ville tenait son nom. Cet édifice mesurait 22 mètres de long sur 11 mètres de large.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Riez 13Du haut de l’imposant socle en grand appareil, le temple dominait le niveau antique de circulation, la grande voie vers Aix. Deux massifs prolongeaient le podium en avant des colonnes extrêmes qui enserraient un escalier. L’édifice fut détruit à la fin de l’Antiquité et les matériaux furent récupérés, mais la colonnade et son support furent respectés.

 

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Riez 14De nombreuses colonnes ont été découvertes à Riez. Elles dateraient du premier siècle de notre ère, ayant probablement été utilisées pour la construction de différents édifices comme le théâtre ou le temple. Celles qui se dressent dans le champ à gauche à l'entrée du village seraient le reste d'un temple dédié à Apollon.

 

 

 

 

Le groupe cathédral antique du Ve siècle

Riez baptistere plan gLe groupe épiscopal primitif, situé sur le rebord méridional du Colostre en bordure de la ville antique, fut aménagé au début du Ve siècle sur l’emplacement d’anciens thermes romains sous l’impulsion du premier évêque de Riez, saint Maxime (Maximus), venu de l’abbaye des iles  de Lérins où il avait été élu abbé à la suite de saint Honorat. Son successeur, saint Fauste, continua la construction (Eh oui, à cette époque, les abbés et les évêques étaient très souvent saints).

 

 

Riez 6Une grande église (de plan basilical, composée d’une nef centrale de 9,40 mètres de largeur, de collatéraux séparés par une double colonnade et d’une profonde abside semi-circulaire), Notre-Dame de Sede (ou Notre-Dame du Siège), et un baptistère, dans le même axe, furent construits sur l'emplacement des thermes romains publics monumentaux dont ils remploient les pierres pour leur construction.

 

 

 

Riez 8Les deux bâtiments étaient reliés par une galerie de près de 2 mètres de large.

 

 

 

 

 

Riez 5L’évêque Édolde, en 879, décida d’abandonner son église et de s’installer sur la colline de Saint-Maxime. L’ancienne cathédrale devint église paroissiale et, délaissée, dut être reconstruite au XIIe siècle.

 

 

 

 

Riez 7L’évêque franco-italien Marc Lascaris de Tende, en 1463, abandonna la colline de Saint-Maxime et fit construire une nouvelle cathédrale dans le bourg vers 1490, utilisant les pierres de l’ancienne cathédrale qui fut totalement détruite.

 

 

 

 

Le baptistère

Riez Baptistère 12Le baptistère (du grec baptistêrion, piscine), seule composante épargnée du groupe épiscopal primitif, fut édifié entre la première moitié du IVe et le début du Ve siècle avec des matériaux antiques en réemploi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Riez Baptistère plan 2eDe plan octogonal inscrit dans une construction de plan presque carré (11,10 sur 10,80 mètres), à l'origine entouré d'un portique et parfaitement aligné sur les points cardinaux, il présente une alternance de 4 absidioles semi-circulaires et d’une niche rectangulaire aménagées à l’intérieur du bâtiment qui ne sont pas visibles de l’extérieur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Riez Baptistère 16L’entrée est ouverte à l’est. Les façades sud et nord sont percées d’une fenêtre en plein cintre.

 

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Riez Baptistère 13Huit colonnes antiques de granit surmontées de chapiteaux corinthiens de marbre, disposées en cercle, entourent la cuve baptismale octogonale et supportent la coupole qui fut refaite au XIe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Riez Baptistère 2aIl fut découvert, lors de fouilles, des inscriptions se rapportant à la construction d'un temple dédié à Cybèle, ce qui fit penser que le bâtiment avait été un temple dédié à cette déesse, puis d’autres inscriptions parlant de plusieurs autres dieux laissèrent envisager qu’il avait été un Panthéon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Riez Baptistère 15Le baptistère, miraculeusement épargné après le démantèlement du groupe épiscopal en 1498, devint en 1559 simple chapelle dédiée à saint Jean-Baptiste. Il fut cédé ensuite à la confrérie des tailleurs d’habits qui lui adjoignirent le vocable de Saint-Clair, saint patron de leur corporation. En 1707, la chapelle fut confiée à la congrégation des Pénitents blancs juste avant d’être désacralisée pendant la Révolution et servir de grange pour entreposer les moissons.

Riez Baptistère 8

 

 

 

 

 

Riez Baptistère 17aUn lanternon cylindrique, couronné d'une corniche et coiffé d'un mur-pignon, ainsi que le mur octogonal élevé au-dessus de la première corniche furent supprimés lors d’une restauration malhabile en 1818.

 

 

 

 

 

Riez Baptistère 9Il fut, comme les colonnes antiques, classé aux Monuments Historiques en 1840. Une autre restauration du baptistère fut faite en 1906, une autre encore, la dernière, qui s’acheva en 2016.

 

 

 

 

 

Riez Baptistère 10Les baptistères paléochrétiens étaient spécialement construits pour les baptêmes par immersion. C’est à partir du XIIe siècle que l’église utilisa le baptême par infusion ou aspersion en se contentant de simples cuves appelées fonts baptismaux. Seul l’évêque pouvait baptiser les cathéchumènes, seulement pendant la nuit de Pâques au tout début, puis à Pentecôte et lors de l’Épiphanie, raison pour laquelle ces édifices étaient construits à proximité des cathédrales. Après les cérémonies, les portes étaient refermées et scellées du sceau de l’évêque.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Riez Baptistère 11Le rituel du baptême par immersion appartient à un principe universel d’initiation où l’impétrant meurt à un ancien comportement, se purifie et renait à un nouveau. C’est un acte souvent secret de transformation spirituelle, de changement de niveau de conscience, réalisé par l’expérimentation de la mort, de la purification puis de la renaissance.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les fontaines et lavoirs de Riez

La fontaine Benoite

Riez 31La présence d’une fontaine à cet emplacement est attestée depuis le XVe siècle. Face à l’une des portes principales de la ville médiévale (porte Sanson ou Saint-Sols), la fontaine servait à l’approvisionnement des habitants de la ville close et à ceux des quartiers extérieurs. Elle permettait aussi aux voyageurs et à leurs montures de se désaltérer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Riez 27L'eau qui alimente la fontaine et le lavoir viendrait de la source dite de Saint-Maxime. La fontaine actuelle date de 1819. Ses proportions importantes furent conçues pour de nombreux utilisateurs, à l’époque Riez comptait plus de 3 000 habitants.

Quelques années plus tard, on construisit à côté le vaste lavoir pour répondre aux besoins des habitants qui, longtemps, allèrent rincer le linge dans la rivière du Colostre, en bas de la ville.

 

 

La fontaine de la colonne

IMG_20230518_132514Située face à la porte d'Ayguières du XIVe siècle, des actes datant de 1412 la nomment « fontaine ronde ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La fontaine Sanson

Riez 29Cette partie de la ville, située entre la porte médiévale Sanson et le ruisseau de l’Auvestre, était essentiellement occupé par les tanneurs, les tisserands et les teinturiers.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Riez 30Pour tanner les peaux ou rouir le chanvre, les artisans utilisaient l’eau du ruisseau la rendant impropre à la consommation. Pour les besoins en eau potable, on comptait sur cette fontaine, alimentée par une source.

 

 

 

 

La fontaine Blanchon

Riez 18La fontaine de Blanchon, proche de l’ancienne ville romaine, date de la moitié du XVIIIe siècle.

Elle est alimentée par une source dont l'eau arrive jusqu'au bassin par un canal souterrain qui traverse les caves de plusieurs maisons.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Riez 19Elle fut utilisée par le personnel de l’Hôtel-Dieu qui venait y laver le linge des malades. Pourrait-elle avoir des propriétés thérapeutiques ?

 

 

 

 

 

Riez 20L’eau s’écoule en trois arrivées qui rappellent une vulve. Très féminin comme endroit quoi qu’il en soit, près de l'ancienne cathédrale Notre-Dame, protégé par l'énergie de l'antique temple d'Apollon comme il se doit.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Les remparts

Riez 28La construction des remparts se fit vers 1371, à l’initiative de l'évêque franciscain Jean de Maillac, qui travailla à la restauration de la ville épiscopale ruinée à la suite de l’attaque de troupes de mercenaires. 

 

Riez 35

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Riez 1aDeux portes, Saint-Sols et Ayguière, sont insérées dans la fortification.

 

Riez 2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 L'église

Riez 21

L’ancienne cathédrale ayant brûlé durant les guerres civiles, l'évêque de Riez Marc de Tende posa les premiers fondements d’une nouvelle église, Notre-Dame de l'Assomption et Saint-Maxime.

 

 

 

 

Riez 22Les travaux débutèrent vers 1490. Elle fut reconstruite au XIXe siècle, après un effondrement partiel de la nef en 1842. Reconstruite, elle s’effondra à nouveau en 1952. Elle fut le siège du diocèse de Riez jusqu’en 1801puis devint simple église paroissiale.

 

Riez 23

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Riez 25De plan en croix latine, elle possède un clocher de plan carré qui s’élève au-dessus de la façade, renforçant l’effet de hauteur.

 

 

 

 

 

Riez 32Il est coiffé d’une flèche en pierre cantonnée par 4 clochetons.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

https://www.ville-riez.fr/histoire-patrimoine/histoire-village

http://dignois.fr/Riez-ex-cathedrale/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Riez#Culture_locale_et_patrimoine

https://ber-dranreb04.overblog.com/2021/09/eglise-de-riez-ancienne-cathedrale-les-rites-baptismaux-au-veme-siecle-ap-j.c.html

Panneaux indicateurs de la ville

Brochure éditée par les Amis du vieux Riez en 2016

Notes préalables du Parc Naturel Régional du Verdon

23 février 2023

Le menhir de Fohet

Le_Vernet_Sainte_Marguerite_9Aydat est une petite commune proche de Clermont-Ferrand située au milieu du parc naturel régional des volcans d’Auvergne. Elle est entourée de lieux magiques, comme Saint-Nectaire, Saint-Saturnin, Cournols, Saulzet-le-Froid ou encore le Vernet-Sainte-Marguerite et sa fontaine miraculeuse que vous voyez à gauche.

 

 

 

 

 

 

Saulzet-le-FroidQue de mégalithes, d’églises romanes, de pierres et de sources guérisseuses, de Vierges noires (ici la Vierge noire de Saulzet-le-Froid) ! L’endroit est comme béni des Dieux. Sidoine Apollinaire, homme politique, écrivain et évêque du Ve siècle ne s’y trompa pas, lui qui passa plus de sept années dans sa villa d’Avitacum, posée sur une ile du lac d’Aydat pour travailler et méditer.

 

 

 

 

 

 

 

 

Fohet_13C’est au bord de la route des Templiers (les Templiers possédaient une maison à Aydat encore visible en 1814, dépendance de la Maison du Temple d'Olloix), entre les villages de Phialeix et du Fohet, que se trouve l’un des plus grands menhirs d’Auvergne. L’endroit est particulier, se trouvant sur un replat au sommet d’un col à 960 mètres d’altitude, entre la vallée de la Monne au sud et celle de la Veyre au nord, et entre deux collines à l’est et à l’ouest. Au loin, vers le nord, l’imposant Puy-de-Dôme nous appelle, et au sud, le Puy de Sancy au milieu des Monts Dore nous fait un clin d’œil.

Fohet_11Le monolithe en granite semi-porphyroïde de forme ogivale, appelée Pierre longue ou Pierre couchée, menhir de Fohet ou bien menhir d’Aydat, au choix, mesure 4,75 mètres de long et pèse 12,1 tonnes.

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Fohet_2Il est restépendant longtemps couché au sol. La première étude connue a été faite au début du XXe siècle par le docteur Gaston Charvilhat, membre de la Société Préhistorique Française.

Le village de Fohet n’ayant pas de cimetière, les corps étaient emmenés à Saint-Julien-sur-Aydat. Le cortège funéraire s’arrêtait alors à mi-chemin, près du menhir couché. Le cercueil était alors posé sur la pierre pendant que le curé récitait les prières appropriées, avant d’être descendu à Saint-Julien. La pierre était considérée comme un « reposoir des âmes ».

 

 

Fohet_12Le menhir, non classé aux Monuments historiques, a été redressé le 31 décembre 1991 par des géobiologues clermontois avec l’accord du propriétaire du terrain.

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Fohet_16Difficile de dire si la pierre a retrouvé son implantation d’origine, mais quoi qu’il en soit, elle fonctionne parfaitement : les réseaux souterrains se sont réalignés. Il me semble qu’elle devait être un peu plus enterrée, ou bien que le sol devait remonter plus haut.

 

 

 

 

Côté nord/est, une petite dépression dans la roche a pu servir pour les soins de la Fohet_15colonne vertébrale, alors que la face sud/ouest était réservée à l’appareil génital féminin et à la fertilité. Peut-être aussi un rapport avec les enfants.

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26 septembre 2013

Le dolmen de Funtanaccia


Funtanaccia_1Au nord-ouest de Renaghju, au sommet d’une petite colline, se dresse le dolmen de Funtanaccia, la « mauvaise fontaine » en corse. Il fut nommé « Stazzona di u Diavulu », la forge du Diable.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Funtanaccia_2Décrit par Prosper Mérimée en 1840, daté du deuxième millénaire avant notre ère, c’est le dolmen emblématique le mieux conservé de Corse. Jadis, deux autres dolmens l’accompagnaient qui ont totalement disparu.

 

 

 

 

 

Funtanaccia_3D’un poids total de 15 tonnes, il est constitué par une dalle de couverture monolithique de 3,40m de long sur 2,90m de large en granite à grain fin, reposant sur six montants, les orthostates, en granite à grain plus grossier.

Funtanaccia_4

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Funtanaccia_5La chambre s'ouvre face au soleil levant et mesure 2,60 m de long, 1,60 m de large et 1,80 m de hauteur. Elle était scellée par une dalle dont ne subsiste aujourd'hui qu'un fragment formant seuil. Il est considéré comme un tombeau par les scientifiques, à l’instar des pyramides.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Funtanaccia_6On trouve souvent sur le net un passage du livre de Prosper Mérimée, « Notes d’un voyage en Corse », paru en 1840, se rapportant soi-disant à ce dolmen, alors qu’il parle en fait de celui de Sollacaro, disparu depuis. Ce n’est pas grave, l’histoire est belle…

 

 

 

 

 


Funtanaccia_7« D’après une tradition à laquelle on ne croit plus, mais que l’on conte encore aux enfants comme chez nous les histoires de Croque-Mitaine, le diable aurait assemblé ces pierres de sa main pour lui servir d’enclume. Quelquefois on entendrait les coups de son redoutable marteau.

 

 

 

 

 


Funtanaccia_9Un jour ou une nuit, mécontent de son travail, il jeta ce marteau du haut de la Stazzona dans la plaine du Taravo. Le marteau, tombant à un millier de mètres de là, forma en s’enfonçant dans la terre un petit étang qu’on appelle quelquefois lo Stagno fiel Diavolo, mais plus souvent Stagna d’Erbajolo. Un berger conta à M. Mathieu que cet étang diabolique s’agrandissait tous les jours. »
Il faut savoir que dans la plaine du Taravo se trouve le site de Filitosa, que nous retrouverons plus tard.

 

 

 

Funtanaccia_8Pas de sensations particulières face à ce vénérable dolmen. Mais retournons un peu en arrière, vers Renaghju, et allons nous perdre dans le petit bois…

26 septembre 2013

L'alignement de Renaghju


Renaghju_1Comme pour I Stantari, les archéologues proposent plusieurs phases dans l’histoire de Renaghju, « terrain sableux» en corse, que l’on écrit aussi Renaggiu ou Rinaiu :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Renaghju_21 - vers 5 700 avant notre ère, soit au Néolithique ancien, un petit groupe d’agriculteurs pasteurs s’installa près d’une source, au pied de l’escarpement de Punta di u Grecu (vestiges d’un habitat organisé).

 

 

 

 

 

 

Renaghju_32- entre -4 500 et -4 300, première construction d’un alignement d’une soixantaine de petits menhirs organisés en deux rangées principales, comportant un grand menhir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Renaghju_43 - entre le début du IIIe et la fin du IIe millénaire, au début de l’âge de Bronze, à côté du premier monument, les hommes en érigèrent un second comportant 70 grands menhirs orientées nord/sud et organisés en 4 rangées.

 

 

 

 

 

 

Renaghju_5Les constructeurs renversèrent les petits menhirs du premier monument et les utilisèrent parfois pour caler la base des leurs. La sépulture au nord/est fit vraisemblablement partie de cet ensemble. Cette même organisation se retrouve à Pallaghju, voire à Rogntudju.

Renaghju_6

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Renaghju_74 - l’alignement put être utilisé jusqu’au premier siècle de notre ère, puis il fut abandonné. Certains monolithes furent cassés, détruits, couchés à terre puis remployés plus tard dans les murs parcellaires voisins.

Renaghju_8

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Renaghju_9C’est en 1975 que Jean Liégeois redressa et replanta les menhirs de la rangée ouest. Il fouilla aussi les restes d’une sépulture mégalithique située à une extrémité des alignements.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Renaghju_10Comme I Stantari, Renaghju n’est plus opérationnel. Les restaurations, même si elles partent d’un bon sentiment, font beaucoup de dégâts… Il reste une petite sensation de lieu sacré dans le bois, à l’endroit où coulait la source.

Renaghju_11

26 septembre 2013

Les alignements d'I Stantari


I_Stantari_1Les archéologues proposent plusieurs phases dans l’histoire du site :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

I_Stantari_21 - érection au Néolithique moyen (vers 4 500 – 4 100 ans avant notre ère) d’une trentaine de petites stèles de 50 à 80 cm de hauteur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

I_Stantari_32 - construction d’un monument comportant deux rangées orientées nord-est/sud-ouest. Ce monument semble antérieur à -1 500 (âge du Bronze moyen).

 

 

 

 

 

 

I_Stantari_43 - construction d’un second monument comportant vraisemblablement 3 rangées orientées nord/sud, intégrant notamment les grandes statues menhirs et les stèles sculptées. On situe le fonctionnement majeur du site au début de l’âge du Bronze final (entre -1300 et -900). A cette époque le plateau de Cauria fut densément habité (sites fortifiés et monuments mégalithiques).

 

 

 

 

 

I_Stantari_54 - le monument se dégrada et tomba en ruines, il fut partiellement détruit entre -200 et -50, pendant la romanisation. Enfin, lors d’activités agricoles modernes, certains monolithes furent remployés dans des murs de clôtures ou de bergeries voisines. Puis Roger Grosjean commença la restauration.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

I_Stantari_6I stantari, qui signifie « pierres dressées », possède plusieurs des plus grandes statues-menhirs de Corse ("Cauria II", 2,78 m, "Cauria IV", 2,91 m).

 

 

 

 

 

 

I_Stantari_7Leurs faces orientées à l’est présentent un homme portant des attributs guerriers : casque à cupules de chaque côté (peut-être la localisation de cornes rajoutées selon Grosjean), épée ou dague, cuirasse, pagne et ceinture.

I_Stantari_8

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

I_Stantari_9Les faces orientées à l’ouest représentent un phallus. Il semblerait qu’à une époque, ces pierres furent peintes en ocre rouge.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

I_Stantari_10D’après les légendes populaires, le Diable (I Diavulu) se servait la nuit des pierres alignées comme gibet pour ses proies. Bien entendu I Diavulu n’est plus une explication à la présence des ces mégalithes, mais à vouloir trop éliminer les croyances on en oublie le sacré.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

I_Stantari_11Même si l’alignement n’est plus opérationnel au niveau énergétique, il reste le témoignage d’actes magiques qui ne sont plus compris à l’heure actuelle.

26 septembre 2014

Le plateau de Cauria

Cauria_1La Corse fut habitée depuis longtemps, les premières traces datant de la période dite du Romalien (Paléolithique), vers 10 000 avant notre ère. L’ile fut alors parsemée de mégalithes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cauria_2Elle en compte encore à l’heure actuelle plus de 900, la plupart d’entre eux étant situés en Corse du Sud. Les alignements sont en général orientés en rangées nord-sud, la face des statues-menhirs tournée vers le soleil levant à l’est. Ils sont implantés à proximité de voies de passage, de cols, de gués de rivière, ou comme à Cauria, près d’une source.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cauria_3Le plateau de Cauria, à 15 kilomètres au sud de Sartène et à 3 kilomètres du rivage le plus proche, a gardé pour nous quelques merveilles de ces époques lointaines. Il nous suffit d’emprunter un chemin, partant de la départementale D48A et serpentant au milieu d’un paysage magnifique.

Cauria_4

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cauria_5Trois sites principaux nous attendent : deux alignements, I Stantari et Renaghju, et un dolmen, Fontanaccia.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cauria_6En arrière plan, le chaos rocheux de la « Punta di u Grecu », « la montagne du Grec », et ses « taffoni », énormes blocs de pierre érodés ayant servi d’abris aux premiers hommes.

 

Cauria_6a

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cauria_7__renaghju_bois_sacr__Un autre site, mentionné uniquement sur la carte comme le « bois de chêne », nous réservera bien des surprises.

 

 

 

 

 

 

Cauria_8__I_stantari_Le site de Cauria fut visité en 1840 par Prosper Mérimée, fut mentionné par Adrien de Mortillet en 1893. En 1964, Roger Grosjean mit à jour les statues-menhirs d’I Stantari, en relevant certaines.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cauria_9__Renaghju_En 1975, Renaghju fut fouillé par Jean Liégois, qui redressa lui aussi quelques pierres, avant de laisser la place à André d’Anna qui reprit les fouilles en 1994.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cauria_10__Renadghju_A l’heure actuelle, Cauria comporte plus d’une centaine de monolithes en granite, debout, couchés ou partiellement enterrés. La pierre est issue des affleurements rocheux distants de quelques centaines de mètres.
Cauria_11__Renadghju_

 

 

 

 

 

 

Cauria_12Roger Grosjean, à son époque, émit l’hypothèse que les statues-menhirs représentaient les Shardanes, guerriers issus de Phrygie associés au « Peuples de la Mer » ayant envahi l’Egypte sous Ramsès III, que l’on nommera aussi Torréens. Mais la théorie fut abandonnée en raison d’anachronismes et de la réinterprétation des textes égyptiens.

 

 

 

 

 

http://www.corse-online.com/tourisme/sites-touristiques/cauria-alignements-di-stantari/
http://www.corse.fr/Archeologie_a485.html

27 juillet 2023

La Couarde-sur-Mer

 

L’église Notre-Dame de l’Annonciation

 

La Couarde-sur-Mer, église Notre-Dame 2La Couarde, petit hameau de pêcheurs et de sauniers, existait déjà au XIe siècle. Il est fait mention d'une chapelle en 1476, détruite en 1574 et rebâtie au début du XVIIe siècle. Celle-ci tomba en ruine et vers 1740, la population se mobilisa pour la reconstruction d'une nouvelle église, plus vaste que l'édifice actuel.

La Couarde-sur-Mer, église Notre-Dame 4

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Couarde-sur-Mer, église Notre-Dame 1Lors de la révolution, en 1792, elle fut transformée en Temple de la Vérité. Pendant la première moitié du XIXe siècle, l'édifice se dégrada et le 7 juin 1850 une partie de la toiture s'effondra. Plusieurs projets de reconstruction virent le jour, mais ce n'est que le 11 juin 1857 que le premier coup de pioche de la nouvelle église fut donné.

La Couarde-sur-Mer, église Notre-Dame 3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Couarde-sur-Mer, église Notre-Dame 7L'architecte Ernest Massiou décida d'agrandir la nef et de réduire le chœur, le tout dans un bel exemple de style néo-gothique.

La Couarde-sur-Mer, église Notre-Dame 8

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Couarde-sur-Mer, église Notre-Dame 6Le clocher-porche ouvert par de grandes arcatures reste très original.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Couarde-sur-Mer, église Notre-Dame 10La première messe eut lieu le jour de Noël 1867. La dédicace se fit le jour de l'Annonciation, même si l'église fut dédiée aussi, depuis fort longtemps, à saint Roch, dont la fête se célébrait le dimanche suivant l'Assomption. Une très belle statue du saint trône sur un autel secondaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Couarde-sur-Mer, église Notre-Dame 5L'épigraphe " République Française - Liberté, Egalité, Fraternité" fut gravée au fronton. Cette devise, adoptée en 1848 par la Seconde République, rappelle la séparation de l'Église et de l'État.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Couarde-sur-Mer, église Notre-Dame 13Le chœur est voûté d'ogives aux nervures profondes et couvert d'un ciel étoilé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Couarde-sur-Mer, église Notre-Dame 9L’architecte conserva l'autel, les fonds baptismaux, les statues ainsi que les ex-voto de l'ancienne église qui datent du XVIIIe siècle.

La Couarde-sur-Mer, église Notre-Dame 11

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Couarde-sur-Mer, église Notre-Dame 12L’un d’entre eux est un modèle de thonier à voiles des années 1930. Il a pour nom "le Jean-Baptiste". Sur le mât principal apparaît un pavillon aux couleurs vert, blanc et orange, correspondant au drapeau irlandais, ile dont s'approchaient les thoniers lors de leur campagne de pêche. La coupe du navire et son tableau arrière ajourée montrent qu'il s'agit bien d'un navire de pêche de la région. Sur celui-ci le bout-dehors est remonté et le navire est armé pour la pêche au thon, les tangons étant à poste.

La Couarde-sur-Mer, église Notre-Dame 14

3 septembre 2023

L’Ile de Ré

 

Étymologie

 

Ile de Ré carte 2aSur une ancienne carte maritime gallo-romaine, l’ile est appelée Arica Insula. C’est dans un ouvrage du VIIe siècle, La cosmographie de l’anonyme de Ravenne (publié à Paris sous le titre d'Anonymi Ravennatis de geographia libri V en 1688), qu’elle se trouve mentionnée pour la première fois sous le nom de Ratis.

 

 

 

 

 

 

Ile de Ré 6Elle fut appelée Radis dans les annales de Metz, Rodi dans une charte du IXe siècle. Beaucoup de provenances furent proposées : du gallois ryde, lieu d’ancrage, qui donna le mot rade et donc insula Radis. Ou bien du gaulois ratis, la fougère, qui existe dans d’autres langues celtiques comme le breton radenn, ou l’irlandais raith, qui pourrait être confondu avec ràith, muraille, fort. Plus tard, l’ile fut appelée Regum insula Reta ou Retia (du latin rete, filet de pêcheur). Puis Rea, Reacum et Reorum Insula, lieu d’exil pour les criminels (du latin reus, accusé).

 

Ile de Ré 7

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Légendes et folklore

RâCertains voient dans le toponyme de Ré une allusion au dieu égyptien du soleil, Rê, démiurge d’Héliopolis créateur de l’univers ou bien à la déesse grecque Rhéa, personnification des forces naturelles, titanide fille de Gaïa et d’Ouranos, épouse de Cronos et mère d’Hestia, Déméter, Héra, Hadès, Poséidon et Zeus.

Rhéa 1

 

 

 

 

 

 

 

 

Une légende parle même de Ramsès II. Il aurait envoyé des bateaux qui se seraient échoués au Martray, isthme de l’ile proche du village d’Ars-en-Ré où ils auraient construit une petite pyramide.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pertuis d'Antioche 1Une autre légende rétaise parle d’un tremblement de terre ayant englouti la cité romaine d’Antioche. Lors de ce séisme destructeur seules deux iles survécurent, Ré et Oléron. Un dicton raconte que « quand Antioche réapparaitra, Ré disparaitra » et les anciens disent que les ruines de la cité mythique sont toujours visibles sous l’eau lorsque le temps est clément ! Une légende nous raconte qu’en 1809, le capitaine d’un bateau échoué sur le récif de Chanchardon au sud de l’ile a vu un dallage de calcaire qui avait bien l’air des restes d’une construction romaine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Antioche 1D’autres expliquent que le pertuis d’Antioche, détroit situé au sud de l’ile donnant sur le golfe de Gascogne, tirerait son nom du fait que les croisés l’utilisaient au départ de leur voyage de la Saintonge vers le Proche-Orient où se trouve la principauté d’Antioche.

 

 

 

 

 

 

 

 

CoqJusqu’au XIXe siècle, les rétais participaient à la fête du coq. Des combats de coqs se déroulaient sur l’ile et les propriétaires des animaux vainqueurs prenaient le titre de roi, dauphin, duc ou marquis. Ils devaient se déguiser et défilaient dans les rues en trainant un grand coq de bois monté sur roulettes et dont le bec s’ouvrait pour recevoir les offrandes des passants.

 

 

 

 

 

 

Boeuf 2Encore récemment, lors du carnaval (du latin carne levare, retirer la chair), les jeunes se maquillaient le visage en noir, s’habillaient en chemise et bonnet de nuit et allaient réclamer aux villageois des œufs et de la farine pour faire des crêpes. Un bœuf couronné de fleurs était promené dans les rues était ensuite sacrifié chez le boucher et tout le monde mangeait sa viande lors de la semaine grasse, période festive avant le jeune du Carême (le mardi gras en est l’apothéose, calculé en fonction de la date de Pâques, le premier dimanche qui suit la pleine lune qui suit l’équinoxe de printemps, et se situe 47 jours avant, 41 jours + 6 dimanches). Bon, là ce n’est pas un bœuf, c’est une Highland, mais j’aime bien.

 

 

 

Ile de Ré 3Cette fête païenne, anciennement les Calendes de mars, célébrait la fin de l’hiver, le début du printemps et le renouveau de la Nature. Cette période, comme lors les bacchanales (liées aux mystères dionysiaques) ou les lupercales (rites initiatiques liés au dieu des troupeaux et de la forêt, Faunus), donnait lieu à des fêtes débridées durant lesquelles on se déguisait et où tous les interdits étaient transgressés et l’ordre social inversé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Historique

Ile de Ré carte 1aLes légendes sont souvent basées sur des faits historiques. L’ile de Ré fut autrefois, au Jurassique (il y a 150 millions d’années), un archipel de 3 iles différentes. Avec la période glaciaire de Würm, les eaux reculèrent, l’archipel de roches calcaires disparut et devint une partie du continent, l’océan se retrouvant à plus de 150 km à l’ouest. Les premiers humains arrivèrent vers – 20 000 ans avant notre ère. Des traces de l’Âge du Fer puis du Bronze furent retrouvées. Arriva une période de réchauffement climatique et les eaux, suite à la fonte des glaciers, remontèrent.

 

 

 

Ile de Ré 11L’archipel se reforma et quatre ilots réapparurent : Saint-Martin, Loix, Ars-en-Ré et Les Portes-en-Ré. Des restes d’habitations datant de – 5 000 avant notre ère furent mis à jour. Les géographes nous expliquent que les iles se soudèrent progressivement avec la dépose d’alluvions argileux, les mouvements du sable et plus tard les digues des marais salants.

 

 

 

 

 

 

 

Ile de Ré 17Pourtant les écrits anciens ne parlent jamais de Ré comme d’une ile : Ptolémée, le savant grec du IIe siècle, parle d’un promontoire rocheux. Il se pourrait alors que l’insularité de Ré ait été provoquée ensuite (c’est-à-dire durant l’Antiquité gallo-romaine tardive) par un séisme, ce qui serait à la base des légendes. Quoi qu’il en soit, l’endroit fut occupé par des gaulois de la tribu des Lémovices (ils ont donné leur nom au Limousin et à Limoges). Les Vikings au IXe siècle y firent quelques excursions : il reste des traces de pillages et d’incendies de cette époque à Sainte-Marie.

 

 

Abbaye des Châteliers ND de Ré 10Le peuplement dense de l’ile ne date que du Moyen-âge. Au XIIe siècle, l’abbaye cistercienne Notre-Dame-de-Ré prit une importance considérable et maitrisa la plus grande partie des terres rétaises. Les moines introduisirent la culture de la vigne puis la fabrication du sel et les écluses à poissons. La population diminua lors de la guerre de Cent ans puis lors des guerres de Religions. L’ile, afin de se protéger des ennemis, commença la construction du fort de la Prée en 1625.

 

 

 

 

Ile de Ré 38Sous Louis XIV, Vauban fut chargé de la construction d’un complexe défensif impressionnant, murailles, places fortes, fortification du port de Saint-Martin. Au XIXe siècle, une partie de la forteresse servit de prison, escale pour les bagnards avant leur transfert en Guyane ou en Nouvelle-Calédonie, et ce jusqu’en 1938. De célèbres prisonniers tels que le capitaine Alfred Dreyfus, Guillaume Seznec ou Henri Charrière, dit Papillon, y furent incarcérés.

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Ile de Ré 31La construction du phare des Baleineaux commença en 1849 ainsi que celle du phare des Baleines, à côté de la vieille tour érigée entre 1669 et1682 sur l’ordre de Colbert d’après le programme de Vauban. Les deux phares furent mis en service en 1853.

 

 

 

 

 

Ile de Ré 34La position stratégique de l’ile de Ré lors de la guerre de 40 intéressa les autorités allemandes installées à La Rochelle et Saint-Martin devint un de leurs centres principaux. De nombreux bunkers furent construits avec des batteries d’artillerie. En 1942, la marine allemande installa son quartier général à la Couarde. La résistance s’organisa et l’ile fut libérée lors du protocole de reddition le 9 mai 1945.

 

 

 

 

 

Ile de Ré le jour le plus long 1À noter que quelques scènes du film Le jour le plus long furent tournées en 1961 sur la plage de Rivedoux et à la conche des Baleines aux Portes. Le XXe siècle fut marqué par la construction du pont de Ré qui relie l’ile au continent. Il fut inauguré en 1988.

 

 

 

 

Les lieux sacrés

Les mégalithes

MégalitheL’ile possédait quelques mégalithes, aujourd’hui disparus : le menhir de la Pierre-qui-vire, au Bois-Plage-en-Ré. Le site de T4T35 en raconte la légende : « à la veille de Noël, les pêcheuses de varech déposaient dans les cavités du menhir du pain destiné aux oiseaux. Elles espéraient ainsi faire bonne pêche toute année. Toutefois, elles devaient parler à la pierre en lui disant trois fois ‘’Tourne ou vire‘’. La pierre avait la réputation de tourner trois fois sur elle-même quand sonnait minuit au soir du 24 décembre de chaque année ». Cette pierre était faite de roche jurassique et était en grande partie ensablée. Dans son voisinage, se trouvait le tumulus du Peu-Pierroux, lui aussi disparu.

 

 

Les chapelles, temples et églises

Ile de Ré Chapelle de la Redoute 1aLes chapelles sont au nombre de 4 :

-       La chapelle de La Redoute aux Portes-en-Ré, à l’origine fort carré sous Vauban en 1674, devenu un magasin à poudre sous la Révolution

-       La chapelle Notre-Dame à Sainte-Marie-en-Ré. Selon la tradition, une dame espagnole sauvée d’un naufrage la fit ériger. Devenue lieu de pèlerinage elle devint prieuré en 1236 jusqu’aux guerres de Religion. Elle fut relevée de ses ruines en 1838 et à nouveau consacrée en 1912.

-       La chapelle Saint-Sauveur à Sainte-Marie-en-Ré. Construite à la fin du Moyen-âge, ruinée en 1604, elle fut démolie après la Révolution et rebâtie en 1913.

-       La chapelle du couvent de la congrégation des Filles de la Sagesse datant de 1838. Cédée à la municipalité d’Ars-en-Ré en 1997, elle sert de lieu d’exposition pour les artistes.

Ile de Ré temple 2aIl existe 2 temples :

-       Plusieurs lieux de culte à Saint-Martin dès 1560, puis seule l’ancienne église Saint-Louis, ancien couvent des Capucins, jusqu’en 1811. Le nouveau temple fut érigé en 1836 place de la République.

-       À La Flotte, un temple dans le quartier du Puits Lizet dès 1600, puis dans un ancien chai où un nouveau bâtiment fut édifié en 1828.

 

 

 

Ars-en-Ré Saint-Étienne 15Les églises sont plus nombreuses.

-       Saint-Etienne à Ars-en-Ré.

-       Saint-Eutrope aux Portes-en-Ré

-       Saint-Clément à Saint-Clément des Baleines

-       Sainte-Catherine d’Alexandrie à Loix

-       Notre-Dame de l’Annonciation à la Couarde

-       Eglise de Tous-les-Saints au Bois-Plage

-       Saint-Martin à Saint-Martin-en-Ré

-       Notre-Dame de l’Assomption à Sainte-Marie-en-Ré

-       Sainte-Catherine d’Alexandrie à La Flotte

-       Notre-Dame-de-Ré, abbatiale à la Flotte

-       Notre-Dame de Lourdes à Rivedoux

5 octobre 2013

Col de Bavelle

Bavelle_1Le col de Bavelle, ou Bocca di  Bavedda en corse, ne pourrait être lieu sacré que par sa beauté.
 

 

 

 

 

 

 

 

Bavelle_2Passage entre la côte est et Porto-Vechio et la côte ouest et Sartène puis Propriano, il culmine à 1 218 m d’altitude.


 

 

 

 

 

 

Bavelle_3La forêt majestueuse alentour est composée de pins laricio, ou Pinus nigra laricio corsicana. Sous leurs ramures, des chardons dorés, Carlina vulgaris.

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Bavelle_4Les oiseaux migrateurs allant en Corse du sud passent par ce col. Tout autour, les aiguilles déchiquetées en granite rose du massif (I Forchi di Bavedda) abritent encore des gypaètes barbus et des aigles royaux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bavelle_7Je me suis contentée d’un petit piaf venant picorer des miettes de pain, un pinson des arbres, Fringilla coelebs.


 

 

 

 

 

Bavelle_8C’est ici, dans ce décor majestueux, qu’en 1954 fut érigée une statue de la Vierge en remerciement pour la fin de la guerre. C’est une Notre-Dame-des-Neiges, titre que porte l'église de Santa Maria Maggiore à Rome. C’est pour cela qu’elle est honorée par une procession tous les 5 août, date de l’apparition de la neige sur le sommet de la colline de l’Esquilin.


 

 

 

 

Bavelle_9Les pèlerins viennent déposer devant la statue en marbre blanc deux bougies, l’une pour les vivants et l’autre pour les morts, et redescendent dans les vallées avec des rubans et des branches d’hortensias bénis par l’évêque d’Ajaccio.

28 juillet 2023

L'abbaye Notre-Dame-de-Ré de La Flotte-en-Ré

 

Abbaye des Châteliers ND de Ré 3

L’abbaye cistercienne Notre-Dame-de-Ré, dite des Châteliers, fut fondée en 1156 par l’entremise d’Isaac, abbé de l’Étoile à Archigny en Poitou et de Jean, abbé de Trizay, et ce grâce aux dons du seigneur de l’ile de Ré, Eble de Mauléon, seigneur de Châtelaillon et de Ré. Elle doit son nom au lieu-dit où elle fut bâtie, le Breuil Chasteliers, le bois du petit château. Effectivement, une place forte existait déjà à l’époque, qui fut détruite plus tard.

 

Abbaye des Châteliers ND de Ré 5Affiliée à Pontigny en Bourgogne, ce fut l’une des rares implantations de l’Ordre de Cîteaux en Aunis et en Saintonge. Isaac de l’Étoile vint y trouver refuge en 1166 lorsqu’il prit parti pour l’archevêque Thomas Becket face à Henri 1er, roi d’Angleterre.

Abbaye des Châteliers ND de Ré 24

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Abbaye des Châteliers ND de Ré 10Aux XIIe et XIIIe siècles, l’abbaye, qui bénéficie d’un site stratégique, non loin du lieu d’accostage principal de l’ile, prit une importance considérable. Elle reçut nombre de dons successifs et prit le contrôle de la plus grande partie des terres rétaises. Sous l’impulsion des moines, les bois et forêts reculèrent au bénéfice de la vigne et les premiers marais salants ainsi que les écluses à poissons virent le jour.

 

 

 

 

Abbaye des Châteliers ND de Ré 8Dès la fin du XIIIe siècle, l’abbaye subit de nombreuses destructions lors d’attaques successives : durant la Guerre de Cent ans, lors de l’attaque de la flotte anglaise en 1294, et au cours des Guerres de Religion, en 1388 puis en 1462. Lassés, les moines abandonnèrent définitivement le site en 1574 après une dernière attaque des Huguenots. Données en 1623 à l’Oratoire Saint-Honoré de Paris, l’abbaye servit de carrière de pierres pour la construction du fort la Prée en 1625 : les bâtiments conventuels furent détruits. Seul de chœur fut conservé pour servir de chapelle dédiée au culte de saint Laurent, dont les Oratoriens favorisaient la dévotion. D’importantes cérémonies eurent lieu lors de la fête patronale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Abbaye des Châteliers ND de Ré 7A partir du XVIIe siècle, l’église Notre-Dame fut donc appelée chapelle Saint-Laurent. Désaffectée en 1793, vendue comme bien national, ce fut la commune de La Flotte qui récupéra ses vestiges dès 1795.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Abbaye des Châteliers ND de Ré 1aDe 1850 à 1960, le sommet de la façade fut peint en noir pour servir d’amer (un amer est un point caractéristique à terre, utilisé par les marins comme repère, qui se distingue de la côte par sa hauteur ou sa couleur. Il s'agit souvent d’un phare, d'une église, d’un château d'eau, d'une antenne). Depuis les années 1960, des travaux de consolidation, de reconnaissance archéologique et de mise en valeur sont entrepris par la municipalité et les services de l’État.

 

 

 

 

Abbaye des Châteliers ND de Ré 2aLes fouilles archéologiques permirent de mieux connaitre l’aménagement du site et son décor. Dans les années 1990, des campagnes mirent à jour, dans l’église, de nombreuses sépultures du XIIe siècle ainsi que des carreaux de pavage de la fin du XIIIe siècle en argile rouge et blanche, estampés de motifs végétaux et animaliers. L’abbaye des Châteliers est la seule abbaye cistercienne de Charente-Maritime à avoir conservé quelques vestiges de ses murs originels.

 

 

 

 

 

 

Abbaye des Châteliers ND de Ré 21De la première construction romane de l’abbatiale il ne subsiste que quelques chapiteaux. Les ruines actuelles sont celles d’une grande église gothique à la fin du XIIIe siècle, au début du XIVe et transformée au XVe.

 

Abbaye des Châteliers ND de Ré 19

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Abbaye des Châteliers ND de Ré plan 1

Le plan (à nef unique de deux travées dont les voûtes d’ogives se sont écroulées, le chœur à chevet plat et les chapelles rectangulaires alignées sur le transept) est conforme aux schémas des églises cisterciennes des XII et XIIIe siècles dans l’ouest de la France.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Abbaye des Châteliers ND de Ré plan 2Voici une reconstitution de l’abbaye telle qu’elle devait être au XIIIe siècle.

 

 

 

 

 

 

Abbaye des Châteliers ND de Ré 12Les deux types de fenêtres latérales, de la nef et du chœur, les moulures des voûtes ainsi que les chapiteaux ornés de motifs végétaux stylisés en crochets vont dans le sens d’une datation de la construction dans la première moitié du XIVe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Abbaye des Châteliers ND de Ré 22On trouve dans le chœur trois petites niches. L’une servait aux ablutions, et les deux autres, ornées de barreaux, recueillaient les objets liturgiques et sacrés.

 

 

 

 

 

 

Abbaye des Châteliers ND de Ré 20La grande fenêtre du chevet témoigne des réparations effectuées au XVe siècle, à l’issue de la Guerre de Cent ans.

 

Abbaye des Châteliers ND de Ré 9

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Abbaye des Châteliers ND de Ré 17Le transept présente deux croisillons dotés de petites chapelles rectangulaires dont il ne reste que les fondations.

 

 

 

 

Abbaye des Châteliers ND de Ré 13Devant l’église, un escalier s’enfonce dans une ancienne cave, probablement à l’emplacement du cellier qui fermait le cloitre à l’ouest. Entre le cellier et le réfectoire se trouvait sans doute la cuisine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Abbaye des Châteliers ND de Ré 14Des bâtiments conventuels il ne reste pratiquement plus rien. On distingue le carré du cloitre avec un jardin en son centre.

 

 

 

 

Abbaye des Châteliers ND de Ré 16Au nord du cloitre s’élevait le réfectoire dont il ne reste qu’un pan de mur.

 

 

 

 

 

 

Abbaye des Châteliers ND de Ré 11La salle capitulaire est représentée par des murs arasés et un sol empierré.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Abbaye des Châteliers ND de Ré 6L'ensemble fait l’objet d’un classement au titre des Monuments Historiques depuis 1901.  

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_Notre-Dame-de-R%C3%A9_dite_des_Ch%C3%A2teliers

https://www.cestenfrance.fr/abbaye-notre-dame-de-re-dite-des-chateliers/

https://www.ile-blanche.com/actualites/abbaye-des-chateliers/

https://www.patrimoine-histoire.fr/P_PoitouC/IledeRe/Ile-de-Re-Abbaye-des-Chateliers.htm

https://www.bernezac.com/Re_Chateliers.html

http://www.lesportesdutemps.com/archives/2020/09/14/38534620.html

https://www.fondation-patrimoine.org/les-projets/abbaye-des-chateliers-la-flotte

https://www.sudouest.fr/charente-maritime/la-flotte/l-abbaye-des-chateliers-a-la-flotte-en-re-une-histoire-mouvementee-8653691.php

3 mai 2020

Les Vierges de Beaumont

 

Beaumont, chose rarissime, possède plusieurs statues de vierges en majesté, toutes appelées Notre-Dame de la Rivière et toutes conservées dans l’ancienne abbatiale Saint-Pierre.

Beaumont Notre-Dame de la Rivière 1bL’originale, qui a probablement servi de modèles aux autres, aurait pu se trouver dans la petite église en contrebas du bourg, près de la rivière Artière, là où il se pourrait que le premier monastère ait été construit. C’est une vierge en majesté du XIIe siècle, assise sur une cathèdre, typique des vierges noires auvergnates.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Beaumont ND 1

Malheureusement la statue est très abimée et l’enfant a disparu. Comme elle ressemble pratiquement trait pour trait à Notre-Dame de Saulzet-le-Froid et à celle de Colamine-sous-Vodable, et même à celle de Taxat-Senat, on peut imaginer l’enfant tenant un livre de la main droite et bénissant de l’autre.

Beaumont Notre-Dame de la Rivière 1dLa Vierge porte des traces de sa polychromie d’origine. Elle mesure environ 70 cm de haut et porte une robe couverte d’un pallium (vêtement à capuche et à longues manches) à plis verticaux réguliers avec des bandeaux à mi-manche.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Beaumont Notre-Dame de la Rivière 1eSuivant les règles précises de réalisation de ses sœurs, elle se tient droite dans une pose aristocratique. Elle possède des mains démesurées, son visage aux yeux légèrement en amande ne reflète aucun sentiment. Le regard est froid, droit et lointain, comme s’il fixait un point au loin. Toutes ces caractéristiques ne sont pas dues au hasard et chacune possède une explication symbolique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Beaumont Notre-Dame de la Rivière 2bLa deuxième Vierge date du XIVe siècle. Dérobée le 23 avril 2008, elle fut retrouvée après sa mise en vente en Belgique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Beaumont Notre-Dame de la Rivière 2aElle fut restaurée au Louvre et exposée au ministère de la Culture en 2013 avant de retrouver sa place à Beaumont. La polychromie d’origine montre un certain respect des règles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Beaumont Notre-Dame de la Rivière 2cSes mains sont disproportionnées et au vu du reste de la statue, ce n’est pas une erreur mais bel et bien voulu. Le visage de la Vierge est admirable et l’enfant est représenté avec un visage d’adulte.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Beaumont Notre-Dame de la Rivière 2dCette statue annonce quand même le style Renaissance. Cette fois, l’enfant tient un globe dans la main droite, ce qui laisserait présager que la statue du XIIe siècle n’ait finalement pas servi de modèle.

 Beaumont Notre-Dame de la Rivière 2e

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Beaumont Notre-Dame de la Rivière 5aLa troisième date du XVe siècle. Si la Vierge est encore assise et tient l’enfant sur ses genoux, cette fois-ci la symbolique des attitudes, des couleurs et des proportions n’est plus respectée.

 

 

 

 

 

 

 

 

Beaumont Notre-Dame de la Rivière 1a

7 septembre 2021

Le Menhir de Kerampeulven

 

Kerampeulven 2Proche d’Huelgoat, sur l’antique commune de Berrien, se dresse le menhir de Kerampeulven. C’est un bloc de granite porphyroïde local (granite incrusté de cristaux de feldspath) d’une hauteur d’environ 6 mètres.

Kerampeulven 7

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

KerampeulvenLes environs du village (Plebs Berriun au XIe siècle), dont le nom est tiré d’un obscur saint gallois, Beryan, ou bien d’une sainte irlandaise inconnue, Berriona, sont occupés sans interruption depuis le Mésolithique (6 000 avant notre ère). Le nombre de tumulus témoigne d’une population dense.

Quant à Kerampeulven, (Ker-an-peulven, de l'ancien breton caer, forteresse, qui a donné ker, village, et de l'ancien breton peulvan, pieu de pierre), son nom veut tout simplement dire le village du menhir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Kerampeulven 6Le menhir, en forme de fuseau, est situé au milieu d’un pré, entouré d’un bois. Il est daté par les archéologues de 2 000 ans avant notre ère.

L’explication donnée de son érection est qu’il aurait été mis en tête d’un vallon probablement sur l’emplacement d’une source aujourd’hui tarie, ou bien d’une limite de territoire, pour être vu de loin. Moi je dis que le culte de la source devait être vraiment important pour qu’elle soit signalée de la sorte, ou bien que les deux terres délimitées devaient appartenir à de très grands rois.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

kerampeuven 9Quoi qu’il en soit, la tradition populaire nous en donne une autre interprétation : ce menhir servit durant les siècles de pierre de fécondité aux jeunes femmes désirant avoir un enfant. Elles venaient se frotter le ventre sur cette forme que l’on peut qualifier de phallique. J’ai bien senti, et de loin, cette atmosphère énergétique autour de la pierre.

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Kerampeulven 3Sur sa face orientale se remarquent des gravures. On peut deviner une maison, peut-être un chien, un cheval ou une vache, une croix, dessinés au XIXe siècle.

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Kerampeulven 5L’érosion a dégagé alentours de longues formes affleurantes de granite, ce qui pourrait laisser penser à d’autres menhirs couchés. Il n’en est rien.  

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11 juin 2023

Le gnomon du frère Arsène

Annecy 1À Annecy, sur le quai Napoléon III, en bordure du Lac, se trouve un gnomon qui sert à mesurer le temps. Nommé l’« unique », ce cadran solaire multiple appelé gnomon polyorénome fut mis au point en 1874, par le frère Arsène (Jean-Marie Dumurgier, 1808-1879), moine capucin originaire d'Annecy et fut inauguré 22 juillet 1876.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

gnomonMais qu’est-ce qu’un gnomon ? Le nom vient du latin gnomon, dérivé du grec γνώμων, gnṓmōn, qui connait, qui indique, qui discerne, qui interprète. Un gnomon est un instrument constitué d'une tige verticale, appelée style, fixée sur un socle, projetant l'ombre du soleil ou de la lune sur un écran horizontal et permettant ainsi de mesurer leur hauteur au-dessus de l'horizon : l'ombre projetée du style change de direction et de longueur au cours d'une journée et constitue ainsi un repère temporel des déplacements des astres sur la voûte céleste.

 

Carré solsticialPeut-être existe-t-il un lien entre la mesure du temps et le sacré ? Il suffit par exemple d’étudier les mesures et l’orientation d’une église romane (ça marche aussi avec les mégalithes, les fanums, les temples grecs, les pyramides, etc.) et de faire le lien avec le carré solsticial pour en être convaincu.

 

 

 

 

 

 

Annecy 2« Le frère Arsène a réalisé une étoile à 7 branches faisant corps avec un pied vertical de forme parallélépipédique. L'orientation et l'inclinaison de l'étoile ne doivent rien au hasard mais à la latitude locale, en avance de 25 minutes sur l'heure légale de Greenwich.

L'ombre projetée par les extrémités des branches de l'étoile donne l'heure sur les côtés des branches voisines. Au centre de la face supérieure de l'étoile un autre cadran solaire, dit cadran équinoxial, qui donne l'heure en été. Deux autres cadrans disposés symétriquement sur la face inférieure de l'étoile donnent l'heure en hiver.

 

 

 

 

 

 

 

 

Annecy 3Le cadran gravé sur le côté "oriental" du pied de l'étoile fonctionne de 4 à 11 heures et celui du côté "occidental" de 13 à 20 heures. Le cadran de la face sud, vertical et perpendiculaire au méridien est utilisable de 6 à 18 heures alors que celui de la face "septentrionale" s'étend de part et d'autre de la ligne est-ouest : il est gradué de 4 à 8 heures à l'ouest et de 16 à 20 heures à l'est.

La courbe fermée en forme de huit qui se trouve sur la face sud du piédestal est une "méridienne de temps moyen", qui permet, pour une date donnée, de déterminer le nombre de minutes qu'il convient d'ajouter à l'heure vraie donnée par le gnomon du père Arsène pour obtenir l'heure moyenne d’Annecy ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si vous voulez plus de détails, il vous faudra consulter l'étude descriptive qu'en a fait le capitaine de frégate Henri Bencker, à l'époque lieutenant de vaisseau au service hydrographique de la Marine.

« Dans un appareil aussi multiple que celui du frère Arsène on ne rencontre pas moins de trois cadrans solaires.

Le premier se trouve au centre de la face supérieure de l’étoile ; il sert en été, tant que le soleil demeure dans la partie septentrionale du ciel par rapport à l'équateur, qui est aussi le plan de l'étoile. Il est dénommé "cadran équinoxial". Les deux autres sont disposés symétriquement l'un de l'autre sur la face inférieure de l'étoile à l'enracinement des branches élevées. Ils sont destinés à servir en hiver alors que le soleil demeure en-dessous de l'équateur (ou du plan de l'étoile) dit "équinoxial inférieur ». 

https://www.elsolieltemps.com/pdf/gnomonica/172.pdf

http://www.cadrans-solaires.fr/cadran-annecy.html

https://cadranssolairesfb.files.wordpress.com/2015/06/passion_cadrans_solaires_112015.pdf

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  • Symbolique. Voyage initiatique. Anciennes civilisations. Menhirs et dolmens, églises romanes et gothiques, cathédrales, cloitres, vierges noires et gardiens, sources, arbres, fontaines sacrées et temples. Tous les hauts-lieux énergétiques.
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