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lieux sacrés
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22 mai 2008

L'église abbatiale

Elle est constituée de deux églises superposées : l'église inférieure, dédiée à Notre-Dame-sous-terre, et l'église supérieure, dédiée à saint Martin.

Saint_Martin_du_Canigou__64_aL'église inférieure est majoritairement souterraine, mélange de style pré-roman et de roman primitif. Sa hauteur sous voûte n'excède guère

3 mètres

.








Saint_Martin_du_Canigou_R7La partie orientale (absides et travée attenante) remonte vraisemblablement à la consécration de 1009, certains archéologues la font remonter au VIIIème siècle, au temps des carolingiens, ce qui confirme la présence d’un ancien sanctuaire.







Saint_Martin_du_Canigou_R5Le reste de l'édifice date des années 1010-1020, en concordance avec les travaux menés après l'acquisition des reliques de saint Gaudérique et la nouvelle consécration de l'église.

Certaines colonnes et leurs chapiteaux ont été emprisonnés dans des piliers de maçonnerie pour les renforcer. Ils ont été dégagés récemment, et ont une ressemblance avec les colonnes de l’église supérieure. 




Saint_Martin_du_Canigou_zL'abside et les deux absidioles voûtées en cul de four sont taillées dans la roche.

Saint_Martin_du_Canigou_jb

 











Saint_Martin_du_Canigou_R6La vierge vénérée dans la crypte fut bien évidemment volée, remplacée par une copie.

Saint_Martin_du_Canigou__56_a

 










Saint_Martin_du_Canigou_wL'église supérieure est le résultat d'une seule campagne de construction, à savoir celle menée dans les années 1010-1020 (en même temps que l'agrandissement de l'église inférieure).

Saint_Martin_du_Canigou_ySa construction a nécessité le renforcement des colonnes de l'église inférieure, qui furent englobées dans des piles carrées.







Saint_Martin_du_Canigou_cbComme l'église inférieure, l'église Saint-Martin est composée de trois nefs, séparées par des colonnes monolithes et voûtées en berceau en plein cintre (sauf entre la troisième et la quatrième travée, où la paire de support est de forme cruciforme et soutient un arc doubleau).






Saint_Martin_du_Canigou_R8Plus tardivement, on a adjoint à cette église une petite chapelle afin d'y placer les reliques de saint Gaudérique : cela a résulté dans la création d'une quatrième abside au chevet de l'église.

 





Saint_Martin_du_Canigou__72_aLa tour-porche, simplement adossée à la partie est de l'église, abrite une chapelle dédiée à Saint Michel.    Elle ne fait plus que

19 mètres

, après sa destruction partielle en 1428. Elle ne fut en effet jamais rétablie totalement. Au premier étage, les faces sont percées de deux petites baies en plein cintre surmontées de bandes lombardes (une seule baie côté ouest). Au second étage, les faces sont alternativement percées de deux baies simples ou de deux ensembles de baies géminées. Le crénelage date de la reconstruction.








Saint_Martin_du_Canigou__84_aDans le clocher, tout en haut, Saint Michel. Dans la crypte, tout en bas, la vierge. Normal. Saint Michel nous est présenté maîtrisant le dragon à côté de la fontaine. Comme Gaudérique, il est maître des eaux…

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21 janvier 2006

La Chartreuse de Sainte-Croix

Chartreuse_de_Sainte_Croix_en_Jarez__17_aLa Chartreuse de Sainte-Croix étant bâtie sur un éperon rocheux, les jardins ont été aménagés à une hauteur intermédiaire entre le niveau extérieur où coulent deux ruisseaux, le Couzon et le Boissieu, et celui de l'intérieur du monastère.














Chartreuse_de_Sainte_Croix_en_Jarez__11_aChaque ermitage comportait un petit jardin dans lequel le père chartreux pouvait exercer une activité manuelle en cultivant des plantes potagères ou médicinales. On y accède en longeant le cimetière et en passant sur un petit pont de pierre surnommé « la planche à cul ».









Chartreuse_de_Sainte_Croix_en_Jarez__19_a La façade fortifiée est du XVIème siècle. Des tours d’angles, de hautes murailles enferment l’ensemble des constructions et une frise de meurtrières ayant la forme de la Croix des Chartreux orne encore la façade principale avec son entrée encadrée de deux grosses tours défensives. Elle est restée presque aveugle jusqu'à la révolution, les seules ouvertures étant les meurtrières.
L'entrée principale, de style renaissance, a subi un remodelage vers la fin du XVIIème siècle. Elle est ornée de l'insigne de l'ordre (une croix surmontée de sept étoiles dominant le globe) et des armoiries de la Chartreuse de Ste Croix, « d’Azur à la croix dentelée d’argent cantonnée au 1er et 4ème d’une fleur de lys d’or et au 2ème et au 2ème et 3ème d’une étoile d’or. »





eglisSainte_croix_en_jarez__glise L’église paroissiale a été installée par les Chartreux dans ce qui était la salle du chapitre et le réfectoire à la suite d’un incendie au XVIIIème siècle qui avait endommagé l’église primitive datant du XIIIème siècle.

Sainte_croix_en_jarez_peintureL’église est remarquable aussi pour les stalles gothiques du XVème siècle en bois sculpté et ses miséricordes ou « drôleries », des visages représentant les péchés et les démons. Enfin dans une chapelle latérale, une chasse-reliquaire contient les os de Sainte-Félicie.






Chartreuse_de_Sainte_Croix_en_Jarez__16_a Une ruelle (ou le corridor) relie encore l'ancienne "cour des Frères" à la 2ème cour, celle "des Pères". Dans "la cour des Frères", on remarquera un calvaire de grande taille. De chaque côté de la croix en acier se dressent deux lances dont une porte fichée sur sa pointe l’éponge évoquée dans la Passion.


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Chartreuse_de_Sainte_Croix_en_Jarez__6_b La cour des Pères était entourée du cloître qui donnait accès à quatorze ermitages pratiquement tous semblables. En 1840 ce cloître fut démoli pour faciliter le passage des charrettes. C'est aussi à cette époque que la loge de Béatrix fut détruite pour construire le clocher actuel, l'ancien menaçant de s'effondrer. Les voûtes en pierre de l'église primitive furent démontées et remplacées par une charpente en bois.

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17 octobre 2007

Chapelle Saint-Paul ou Notre-Dame du Sou de Lacenas

Lacenas_3La chapelle domine le château du Sou et la vallée du Morgon. Construite vers l’an 1100, c’est un bon exemple du premier art roman.
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Lacenas_1abLa façade en pierres dorées présente les traces de deux grands arcs aveugles et une porte en plein cintre de style roman clunisien du XVème siècle, encadrée par des pilastres et des colonnettes sobres. Les petites arcatures en saillie et les chapiteaux des deux piliers révèlent une influence byzantine et vénitienne.
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Lacenas_6aLa nef est charpentée, et le clocher barlong domine une travée intermédiaire voûtée. Une modeste abside en cul de four est éclairée par une fenêtre étroite. La paroi intérieure du chœur était entièrement recouverte de peintures murales gothiques des XIIIème et XIVème siècles qui constituent l’ensemble le plus important du Beaujolais.

L'association "en longeant le Morgon" ouvre la chapelle aux visiteurs le premier samedi du mois, du mois de mars au mois d'octobre, à 15h précises. Cette association cherche toujours des bénévoles qui s'intéressent à l'histoire...
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http://villefranche-beaujolais.fr/villefranche_region/patrimoine_environs.php

10 mai 2008

Le Canigou

Canigou__26Haut de 2784m, le canigou est un phare, un symbole, le point de repère mystique des Catalans, leur Olympe. Depuis l'antiquité, ses forêts profondes, ses versants abrupts et ses pics dénudés feutrés de neige, ont toujours abrité des "bruixes", (sorcières), des "encantades" (fées), des dragons, mais aussi des lieux de prière. Son mythe commence à l'orée de la création du monde : Jean Vilanove, dans son Histoire populaire des Catalans, nous rappelle ces adaptations locales des grands mythes fondateurs :








Canigou__41« Dieu tendit sa main droite et toucha le sol avec seulement trois doigts écartés : son pouce, son index et son majeur. Dès qu’il retira sa main, de la marque laissée par l’index naquit le mont Olympe, de la trace du majeur surgit le mont Sinaï et de l’impulsion laissée au pouce s’éleva le mont Canigou. La mer Méditerranée put alors se former. »








Canigou__42Puis, « il voulut que, près du mont Canigou, les hommes reconnussent aussi son empreinte. Il appuya sa main gauche sur le sol, laissant le mont Canigou entre le pouce et son index. Quand il retira sa main, le sol se mit à trembler et à vibrer. A l’endroit même où sa main et ses doigts avaient marqué le sol, des montagnes sortirent de terre, les anciens ruisseaux changèrent de lit. Désormais, il y aurait trois vallées : près du mont Canigou, entre l’index et le majeur, ce serait la vallée du Tech, puis au milieu la vallée de la Têt, et enfin ce serait l’Agly, protégée par les montagnes des Corbières ; la paume de la main et le poignet donnèrent naissance au Conflent et à la Cerdagne. »

Canigou__32Depuis, la montagne est le siège de nombreuses légendes. L'une d'entre-elles prétend que les eaux du déluge occupèrent longtemps le creux des sommets avoisinant le pic du Canigou. Ainsi, après le déluge, Noé vint y amarrer son arche. On signale l'anneau au Roc dels Moros, au Roc de Salimans, puis au pic Barbet appelé longtemps le "puig des Anyelles, ou Nielles (peut être une déformation du mot Catalan "anelle" signifiant anneau (les géologues assurent que le Barbet fut le sommet du massif du Canigou il y a quelque centaines d'années). Le Canigou représente bien un omphalos, comme le Mérou.





Canigou__14Selon une autre légende, un village se serait englouti dans un étang près du sommet du Canigou : Balatg. On dit que ce lieu hors du temps erre dans la forêt.




Canigou__20Une très ancienne légende raconte aussi l'histoire de sept hommes gigantesques qui faisaient peser leur pouvoir sur le peuple vivant au pied du Canigou. Pris par l'orgueil, ils tentèrent de détrôner dieu de son royaume. Pour cela, ils voulurent monter jusqu'à lui en bâtissant un colossal escalier :
"Ils remontaient la vallée, poussant devant eux des rochers énormes. Ils s’arrêtaient quelquefois et signalaient leur halte d’une pierre levée. De Serre-Vernet, du Pla Guillem et du Riuferrer, la lente ascension des Géants, dalle sur dalles amoncelées, grandissait les pics, soulevait les crêtes, défiant la pointe culminante. Leurs haltes se signalaient d'une pierre levée (c'est ainsi que les vieux expliquent la présence de nombreux dolmens dans les contreforts du Canigou, une centaine au total percés d'étranges trous).
Le Canigou paraissait à portée d’assaut.






Canigou__38Les orages tournaient. La terre tremblait et, de ses profondeurs, montait une haleine de feu. Les torrents charriaient des remous d’eaux furieuses. Des soubresauts de nuit mouvaient des masses sombres traversées d’éclairs. Le ciel brûlait et ses cendres aveuglaient les abîmes. Les Géants rapprochèrent Roc negre du Puig-Sec, Rojá de Tres-Vents et s’aidant de ce fantastique escalier prirent pied sur
le ciel. Des vents se levèrent de tous les côtés à la fois. Jupiter se dressa, arma la foudre et frappa. Les Géants sont morts ensevelis sous les pierres et demeurent les pics qui furent leur tombeau : Set-Homes, Rojá, Tres-Vent, Roc negre."




Canigou__40Durant l'antiquité, le Canigou représente à lui seul les Pyrénées. Les navigateurs grecs, phéniciens et romains qui naviguent l'aperçoivent de la baie de Rosas au Golfe du Lion, c'est un repère de premier ordre.
Le Canigou serait lié au mythe de Pyrène, la cité disparue située suivant les thèses au Cap de Creus ou à Elne, elle même associée au mythe du feu. Interessant en sachant que le Canigou regorge de fer. Et aussi bizarre, à chaque endroit où se trouve une forge, on retrouve une vierge noire, comme à Valmanya, Sahorre, Corneilla de Conflent, Arles sur Tech, Montferrer (qui signifie "Le Mont du Fer"), Prats de Mollo etc... La Dame de Thuir est en plomb polychromé.


Canigou__27En 1285, rapporta le moine Salimbena, le roi Pierre II d'Aragon, Pere II "el gran",  gravit les pentes du Canigou qu'il croyait être le plus élevé des Pyrénées. Une erreur qui persistera jusqu'en 1817, quand Méchain et Reboul le mesurèrent.
"Il partit avec deux chevaliers, mais après un orage terrible ceux-ci abandonnèrent l'expédition en cours de route. Le roi continua seul. Arrivé au sommet, il vit un étang dans lequel il jeta un caillou. Un dragon en jaillit, qui cracha du feu dont la fumée assombrit le ciel. Ce n'est qu'après avoir tué le dragon que le roi redescendit, en héros, du sommet du Canigou. Depuis, nombreux sont ceux qui gravissent le pic de la montagne sacrée. C'est ainsi que chaque année, le premier feu de la Saint-Jean s'allume en son sommet."

Canigou__16Le Canigou est  protégé par un nombre impressionnant de vierges noires, qui malheureusement disparaissent les unes après les autres, emportées par la folie des hommes. Saint Michel lui-même, du haut de son abbaye de Cuxa, ne peut que regretter leur absence. Une intention peut-être, une autre énergie de la Dame qui pourrait se mettre en place pour la nouvelle humanité ?



L'Olympe et son cortège, Noé et son arche et les villes engloutie telles des Ys du sud suggérant le déluge, les géants tels Gargantua sur le chemin des pierres,  le feu de la forge de Vulcain et de la gueule du dragon, que de légendes et de mythes démontrant que le Canigou est bien la montagne sacrée des Pyrénées. L'énergie dégagée par cette montagne, la fascination qu'elle exerce sur les hommes depuis la nuit des temps, lui font prendre dans mon coeur la place qu'elle mérite. Je laisse aux chercheurs d'or le Bugarach, je prie les dieux du Canigou de m'accorder une partie de leur sagesse.

Merci à Francis, propriétaire du gite du soleil à Arbussols. Les photos sont aussi merveilleuses que l'accueil.

http://www.lesfenetresdusoleil.com/



Canigou__23








4 juin 2008

L'église Saint-Michel

Saint_Michel_de_Cuxa__40_aIl y eut 4 églises connues à Cuxa : la première, consacrée à Germain, antérieure à 878, fut construite par Protais. Sur la présence d'un ancien lieu de culte, aucun document. La deuxième, consacrée à Michel, est déjà mentionnée en 938. C'était un oratoire bâti devant l'ancienne église. Le comte Sunifred fut à l'origine de la construction de la troisième, consacrée le 30 juillet 953. La quatrième, nouveau temple de Saint Michel, toujours à l'initiative de Sunifred, fut consacrée le 30 septembre 974. Il s'agit de l'église actuelle, dont l'abside centrale correspond à l'ancien emplacement de l'oratoire Saint Michel.
















Saint_Michel_de_Cuxa_plan_3_copieL'abside centrale est légèrement déviée par rapport à l'axe de la basilique, probablement pour coïncider avec sa dédicace.

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Saint_Michel_de_Cuxa__42_aMesurant 30,60 par 9,40 m, la nef est l'un des très rares spécimens de préroman en France, caractérisé par l'arc en fer à cheval dit "wisigothique". Elle s'appuie sur des collatéraux voûtés en demi-berceau, dont elle est séparée par des arcades cintrées. Le côté sud est éclairé par quatre fenêtres hautes, alors que le côté nord n'est pas éclairé.
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Saint_Michel_de_Cuxa__44_aLe transept est bas et très saillant. Les croisillons, voûtés en berceau, comportent de grandes arcades outrepassées. L'abside, rectangulaire et fragmentée en cellules, est typique du préroman.
Les deux travées du chœur ont été voûtées d'ogives au XIVème siècle suite à un incendie. Elles sont éclairées par quatre baies. Deux longues chapelles rectangulaires, terminées en cul de four, entourent le chevet au nord et au sud. Elles s'ouvrent par des arcs outrepassés. A l'est, derrière le chœur, un couloir voûté en berceau sur arcs doubleaux relient les deux chapelles, formant une sorte de déambulatoire à angles droits.










Saint_Michel_de_Cuxa__53_aDans chaque bras du transept s'ouvraient deux absidioles précédées d'un arc outrepassé. Dans le bras nord, il en reste seulement une, la seconde fut détruite par l'effondrement du clocher nord. Dans celle qui reste est vénérée une vierge romane du XIIIème siècle.
Une tribune semblable à celle de Serrabonne avait été ajouté en 1040. Détruite au XIVème siècle, on peut en voir de beaux restes dans le cloître, encadrant une porte ouverte au XVIème siècle.
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Saint_Michel_de_Cuxa__51_aEn 1969 fut retrouvé sur un balcon d'une maison particulière de Vinça la table d'autel majeur, consacré en 974. Il s'agit d'une ancienne plaque de marbre blanc provenant des ruines du capitolium romain de Narbonne.









Saint_Michel_de_Cuxa__48_aDans le bras nord, une vierge romane du XIIIème siècle. Elle a tous les attributs d'une vierge noire, la parèdre de Saint Michel...
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St_Michel_de_Cuixa_g_obiologie_1L'étude géobiologique de Saint-Michel montre que ce lieu de culte n'est pas du au hasard : les réseaux sont nombreux, se croisent sous l'autel, présence de réseaux sacrés et de cheminées cosmo-telluriques. Vous trouverez l'étude complète sur le site de Yann Lipnick.
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22 mai 2008

Saint Gaudérique


saint_gauderique_bSaint Gaudérique ou Gaudéric est un saint local de Perpignan, fêté le 16 octobre. Il vécut au IXème siècle, et fut enterré à Viéville (aujourd'hui Saint-Gaudéric dans l'Aude). Sa châsse est vénérée à Perpignan. Il est patron du Roussillon, de Perpignan, de Saint-Martin du Canigou, de Mirepoix.
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saint_gauderique_cIl n’existe pas de document ancien sur la vie de ce saint. D’après les pères bénédictins rédacteurs de " La vie des Saints et des Bienheureux " les récits qui sont parvenus jusqu'à nous sont du domaine de la légende. On le représente avec un bâton ou un épi de blé (retable de Louis Généres, 1685, cathédrale de Perpignan qui provient de l'abbaye de Saint-Martin du Canigou), ou encore accompagné de son attelage de bœufs, car il était paysan.

Il exploitait en commun avec ses deux frères la terre reçue en héritage, en indivision. C’était un homme réputé pour sa piété.
« Un jour qu’ils battent le blé sur l’aire, le ciel se couvre. Un orage épouvantable s’approche. Gaudérique se met à  prier. Miracle, les nuages s’écartent en arrivant au dessus de l’aire, qui reste intacte alors que la campagne environnante est ravagée.




saint_gaud_rique_dUne autre fois, connaissant sa piété, le carillonneur veut lui faire une farce : Il sonne l’angélus alors que Saint Gaudérique passe la rivière au gué. Sans hésiter le Saint s’agenouille dans l’eau, et l’eau s’arrête pour qu’il ne se mouille pas. Désormais Saint Gaudérique sera invoqué dans le Roussillon pour agir sur les éléments, il est "le patron des écluses célestes". Chaque fois qu'il le paraît nécessaire, on promène ses reliques en longues processions, pour lui demander d'apporter soit la pluie soit le beau temps.

En 1014 les moines de Saint Martin du Canigou viennent dérober une partie des reliques du saint.
En 1648 l'abbaye du Canigou offre une partie de ces reliques  à Louis XIII qui les confie à l’abbaye du Val de Grace à Paris.
Le restant des reliques qui étaient demeurées au Canigou fut transporté à l'église St Jean de Perpignan en 1783.


31 août 2007

La chapelle Sainte-Croix

Montmajour_Sainte_Croix_3Située à peu de distance du monastère, la chapelle Sainte-Croix,  bâtie en 1019, se dresse au coeur du cimetiere rupestre, dont les tombes orientées envahissent tout l'espace disponible, jusqu'aux marches de l'escalier d'accès.

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Montmajour_Sainte_Croix_6C'est un édifice remarquable par son plan rayonnant en forme de quatre-feuilles, à l'image de la croix dont il était  le centre de dévotion. Le pardon de Montmajour, institué vers 1030 dans la première crypte de la basilique Notre-Dame, y a été transféré vers la fin du XIIème siècle, en dehors de la clôture, afin de faciliter l'accueil des pélerins.








Montmajour_Sainte_Croix_9Les bénédictins de Montmajour mirent deux siècles entiers pour assainir l'endroit. Au cours de ce travail, ils découvrirent les ossements de ceux qui les avaient précédés sur la butte sacrée. Les tombes qui entourent l'abbaye sont creusées  dans la roche bleue, avec un coussinet de pierre pour soutenir la nuque du défunt. Les plus petites ne sont pas, comme on l'a cru, des tombes d'enfants, mais des réceptacles où l'on recueillait, pêle-mêle, les restes épars des morts les plus anciens.
Montmajour_Sainte_Croix_7Deux de ces tombes, sous le portique de la chapelle, symboliseraient l'une la mort, l'autre la nature. Creusé lui aussi dans le roc, une sorte de siège vous sera désigné comme le confessional de saint Trophime, c'est-à-dire la cellule de cet ermite qui, dit-on, se serait réfugié à Montmajour au temps de la persécution.

Montmajour_Sainte_Croix_4Eglise reliquaire dédiée à la crucifiction, cette chapelle inscrivait de fait dans le paysage une image du Saint Sépulcre, le tombeau du Christ à Jérusalem. Elle était également l'église funéraire de la partie du cimetière réservée aux laïcs. L'édifice a ainsi été pourvu d'une lanterne des morts, ou fanal. (Voir ici) La nuit, une lampe brûlait au centre du monument, et, conformément à l'usage admis dans les premiers siècles du moyen âge, ces trois fenêtres projetaient la lueur de la lampe dehors. Pendant l'office des morts, un frère sonnait la cloche suspendue dans le clocher au moyen d'une corde passant par un œil, réservé, à cet effet, au centre de la coupole.



Montmajour_Sainte_Croix_5Précédées à l'Ouest par un vestibule formant narthex, les 4 absides semi-circulaires voûtées en cul de four s'articulent sur une travée voûtée en arc de cloître.
Montmajour_Sainte_Croix_1

 

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Montmajour_Sainte_Croix_13Le plus extrème dépouillement caractérise ce volume intérieur enveloppé de pénombre. L'essentiel de la décoration vient se loger dans la corniche, dont les modillons et métopes sont ornés de motifs végétaux. Les 4 absidioles s'ordonnent autour du massif carré qui domine la croisée et dont chaque pan est terminé par un fronton triangulaire bordé par une corniche, elle même soulignée par une file de denticules décorées de motifs végétaux ou géométriques.

17 octobre 2007

Le prieuré de Saint-Martin de Salles-Arbuissonas

Salles_Arbuissonas_en_Beaujolais__90_Le prieuré de Saint-Martin de Salles fut fondé par les moines de Cluny vers 950. Une première église est terminée en 1100 dont il reste l'abside et le cloître. La bâtiments conventuels datent de 1150 et furent agrandis en 1250. Après 35O ans de présence des moines bénédictins, ce sont les bénédictines qui s'y installent en 1301. Au début du XVème siècle, elles font bâtir la salle capitulaire et la porte qui donne sur le cloître. En 1647, les dames bénédictines devenues riches cherchent à s'affranchir de la règle clunisienne.




















Beaujolais_028__640x480_aAu fil des siècles, les jeunes femmes qui devenaient "bénédictines de Salles" y venaient parce qu'elles ne trouvaient pas le mari digne de joindre ses armes aux leurs, ou que, plus simplement, elles recherchaient une ambiance calme auprès de dames de leur condition, tout en évitant les rigueurs d'une clôture trop sévère. En 1777, elles passent de l'obédience de Cluny à celle, beaucoup plus tolérante, de l'Archevêque de Lyon : elles élaborent elles-mêmes de nouveaux statuts qui augmentent le nombre de quartiers de noblesse exigés à l'entrée et obligent les dames à construire leur propre maison dans une enceinte réservée. Les voeux disparaissent et sont remplacés par une Profession qui n'est qu'une cérémonie assujettissant à un règlement très souple; en particulier, les chanoinesses-comtesses ont la possibilité de sortir à volonté pendant le jour et d'avoir des servantes.
La révolution balaie cette conception fastueuse de la vie monastique. Les maisons des chanoinesses sont vendues comme biens nationaux, trois côtés du cloître sont abattus, la sacristie et l'église sont pillées.










Le cloître

Beaujolais_035aIl est très beau même s’il n’en reste qu’un quart puisque seule la face du levant qui longe la salle capitulaire est encore debout.











Beaujolais_049Les colonnes alternent d’un gros pilier à deux colonnettes accouplées. Les chapiteaux au sommet des piliers, ornés de feuillages, sont tous différents et supportent dix petites arcades avec l'alternance d'une colonne simple et de deux colonnes accouplées, qui donnent au tout une élégance remarquable.









La salle capitulaire du XVème siècle

Beaujolais_044aDe style gothique, elle marque la prospérité du XVème siècle. Un gros pilier central supporte la voûte. Les quatre grandes travées sont couronnées par une clef de voûte portant un des quatre symboles : le lion pour Saint marc, l'aigle pour Saint Jean, le taureau pour Saint Luc et l'homme ailé pour Saint Mathieu.














Beaujolais_068aL'ange peint sur une des nervures représente un ange peint qui porte l'écu au Lion noir. Au centre de cette salle se trouve un gros pilier qui s’épanouit en une foule de nervures qui supportent la voûte.










Beaujolais_067aCes nervures divisent la salle en cinq travées. Les quatres plus importantes se couronnent par une clef de voûte qui porte un des quatres animaux symboliques des évangélistes alors que la cinquième porte un ange peint. Trois retombées de voûtes s’amortissent sur des culs-de-lampe ornés d’un même feuillage. La salle est éclairée par cinq fenêtres dont l’une est devenue une porte.

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Les peintures murales

Beaujolais_070aLes dames du XVème siècle avaient orné la salle capitulaire de belles peintures, mais celles du XVIIIème siècle les recouvrirent de chaux. Au milieu du XIXème siècle, M. l’abbé Laurent a fait gratter les murs et a ainsi fait réapparaitre saint Odilon et saint Hugues abbés de cluny.











Le parloir

Beaujolais_051aDe puissantes voûtes gothiques surprennent par les deux clés totalement décentrées. Un curieux personnage y est figuré, nous montrant de son doigt... son anus !   

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http://www.salles-arbuissonnas.mairies69.net/
http://notes.romanes.free.fr/images/rhone/salles/photos.htm

17 octobre 2007

La chapelle Saint-Vincent au cimetière de Grignan

grignan_4Le monument le plus ancien de Grignan. De style roman primitif, la chapelle date du XI ème siècle. Sa façade si pure aussi bien que la régularité de sa construction en petit appareil, en font un édifice remarquable.















grignan_2Dans ce cimetière existait autrefois deux églises, dépendantes dès 1105 de l'abbaye de Tournus : Notre-Dame, détruite, appartenait au diocèse de Saint-Paul-trois-châteaux et Saint Vincent au diocèse de Die.










grignan_7Mentionnée dans une bulle du pape Pascal II, du 24 avril 1105, elle dépendit du prieuré des Tourrettes et fut église paroissiale depuis 1280 jusqu'au XV ème siècle. L'intérieur est digne de l'extérieur. Son abside, voûtée en cul de four, paraît cependant avoir subi de nombreuses transformations.














grignan_6Les biens de l'abbaye de Tournus furent rattachés au chapitre de Grignan en 1539 peu avant son installation dans la collégiale Saint Sauveur.

















grignan_8La nef très sobre a été allongée d'une travée vers l'ouest. Le portail est un bel ouvrage du début du XIII ème siècle dans la tradition romane. L'intérieur est digne de l'extérieur.
















grignan_1Son abside, voûtée en cul de four, paraît cependant avoir subi de nombreuses transformations.
L'abside à pans extérieurs a été reconstruite au XVII ème siècle.





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3 juin 2007

L'église Saint-Paul

Saint_Paul__17_aL'église Saint-Paul, située sur la rive droite de la Saône, au pied de la colline de Fourvière, est l'une des trois plus anciennes églises de Lyon actuellement conservées.
Le quartier, tout proche de la cathédrale, fut longtemps un centre commercial et financier très important. Lorsqu'on la découvre, elle aparait juste en dessous de la basilique de Fourvière. Sept de ses autels ont été dédiés à la vierge.












Saint_Paul_LyonUne tradition attribue à Saint Sacerdos, évêque de Lyon de 549 à 552, la fondation d'un monastère d'hommes en ce lieu où s'élevait auparavant un autre édifice religieux. C'était sous le règne de Childebert et de sa femme Ultrogothe (j'adore...) qui avaient établi non loin de là un hôpital sous le vocable de Notre-Dame de la saulnerie, le premier hôtel-Dieu, appelé ensuite Saint-Eloi.














Saint_Paul__48_aAu VIIIème siècle, le monastère, en cette époque difficile et troublée, eut beaucoup à souffrir, en particulier au passage des armées. Heureusement, Leidrade, archevêque de Lyon de 798 à 814, "remit en état la maison de Saint Paul" selon ses propres termes. C'est le temps de la renaissance carolingienne qui effaça les traces des dévastations des siècles précédents.











Saint_Paul_aPour assurer la restauration spirituelle et morale, ainsi quue l'évangélisation, il remplaça les moines par un chapitre d'une vingtaine de chanoines. Plus tard, au XIème siècle, quand les paroisses furent organisées, elle devint église paroissiale.

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Saint_Paul__77_aAu temps de la réforme grégorienne, Hugues 1er, archevêque de Lyon de 1081 à 1106, demanda que l'église collégiale fut reconstruite, car elle était à nouveau en très mauvais état. Pour permettre l'entreprise, il fit des dons importants, et la générosité des paroissiens compléta le patrimoine foncier qui assura la continuité des travaux.

Nous ne savons pas ce qui reste des églises primitives, tout en remarquant que la présence d'arases de briques dans les façades Nord et Sud du transept rappellent les constructions carolingiennes. Le choeur avec sa coupole, la croisée du transept, la nef datent du XIIème siècle, en style romano-byzantin.
Les voûtes d'ogives furent posées au XIIIème siècle. Le cloître qui bordait l'église fut démoli plus tard pour permettre la construction de chapelles sur les bas-côtés.





Saint_Paul__6_aLe clocher date de 1440. ( La flèche fut remplacée en 1875, sa couverture refaite en 1982.). Le portail roman fut remplacé en 1648 par un portail d'ordre dorique (puis en 1877 dans un style néo-classique).
De nombreux travaux furent faits en 1653. Mais vers 1780, l'aspect de l'église fut complètement changé. L'abside centrale fut allongée. L'église fut restaurée tout au long du XIXème siècle.

A l'emplacement de l'actuelle place Gerson existait l'église Saint-Laurent, qui fut reconstruite en 1250, puis de nouveau en 1635, entièrement détruite par un incendie en 1793.









Saint_Paul__3_aDe forme basilicale, l'église mesure 45m de long par 16m de large. La coupole du XIIème siècle comprend deux dômes octogonaux superposés. Le lanterneau a été posé en 1833.











Saint_Paul__20_De la place Gerson, on entre par la porte Saint Laurent, du XIIème siècle, qui donnait accès à un passage couvert conduisant à l'église du même nom. L'arcivolte en plein cintre, d'époque romane, est formé de trois voussures décorées. Au tympan a été placé au en 1987 le moulage d'un bas-relief en marbre actuellement au musée Gadagne. Il provient du cloître de l'église et était près du tombeau d'un certain Richard. On retrouve des pierres romaines de réemploi à caractères très lisibles.
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Saint_Paul__16_aLes corniches des toits sont soutenues par des modillons à la décoration variée. Il me semble y voir les différentes phases du grand-oeuvre.
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Saint_Paul__56_aLa nef comporte quatre travées délimitées par quatre piliers avec chapiteaux sculptés de feuillage ou de têtes humaines. Une frise court au-dessus des arcs. La voûte est soutenue par des croisées d'ogives ornées de fleurs dorées et par des arcs doubleaux.
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Saint_Paul__64_aSaint_Paul__65_aLes chapelles latérales datent du XVème siècle. La seconde à droite est originale : sur la voussure de l'arc ogival sont sculptés huit médaillons. Les deux du bas, de chaque côté, portent les armoiries des donateurs. Ensuite, en partant de la gauche, on trouve des anges chantant et jouant d'un instrument : de la cornemuse, de l'orgue, de la harpe, du théâtre, du luth, de la trompette.
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Saint_Paul__70_aDans la chapelle suivante, les ogives de la voûte sont curieusement ornés de têtes d'anges.







Saint_Paul__80_aLa croisée du transept est dominée par une coupole sur trompes dont les arcs se rejoignent en faisceau à la clef de voûte curieusement ornée d'une colombe dorée pendante. Sous la voûte sont des fenêtres séparées par une série d'arcades romanes ornées de chapiteaux sculptés.
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Saint_Paul__37_aLe choeur se termine par une abside en cul de four. Restauré en 1899, ses pilastres cannelés ont été remplacés par des peintures.

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Saint_Paul__40_aLa chapelle Sainte-Marguerite fut fondée en 1400 par jean de Precieu. C'est en cet endroit que je me suis sentie le mieux. Peut-être parce qu'avant se trouvait là le cloître des bons moines...








Saint_Paul__25_aLa chapelle des fonds baptismaux date du XVème siècle. L'écusson au plafond est celle du maitre d'oeuvre, Jean Palmier...

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Saint_Paul__55_aCe qui était la chapelle de Notre-Dame et des trois rois fut très réduite à cause de l'élargissement de la rue. Elle est devenue la chapelle de Jean Gerson.
















http://www.lyon-evasion.com/indexeglisestpaul1.htm

18 octobre 2006

Eglise Saint Hymetière

 

Hymetériens, hymetériennes, voici une étude de votre église qui m'a envoûtée. A prendre au sens premier et au sens ancien, qui est "passer sous la voûte"...

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Simandre_St_alban_St_hymetiere_127_1Joyau de l'art roman, l'église de Saint Hymetière, près d'Arinthod, typique du 1er art roman méditerranéen, se compose d'un porche, de trois nefs, d'un transept au milieu duquel s'élève une coupole supportant le clocher de forme octogonale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Simandre_St_alban_St_hymetiere_164_1L'influence méridionale se retrouve dans l'abside avec ses bandes lombardes typiques. A l'intérieur, la nef centrale est flanquée de bas-côtés et limitée par des piliers ronds et carrés, alors que l'abside, en cul de four, est fermée par cinq arcades. le chevet est en hémicycle.

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Simandre_St_alban_St_hymetiere_169_1Ses dimensions sont de 12,80 mètres de longueur dans la nef centrale, de 18,65 mètres dans la largeur du transept, de 15,30 mètres dans la largeur des trois nefs, et de 9,50 mètres dans la hauteur de la coupole du transept.

 

 

 

 

 

 

 

Saint-Hymetière plan 1bDans le milieu du XI ème siècle, l'église romane voit le jour, avec sa nef soutenue par des piliers ronds. Cette église connut rapidement des problèmes de stabilité du fait de sa construction sur une terre marneuse. Dès le XI ème siècle, il fallut consolider l'arc triomphal et la croisée du transept. Au XIII ème et XIV ème siècles, une reprise de la voûte et tout le mur nord fut réalisée avec des contreforts. Au XVII ème siècle, d'importants travaux eurent lieu: consolidation, suppression de l'abside nord, ajout des porches ouest et sud.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Simandre_St_alban_St_hymetiere_177Saint Hymetière, ou Imeter, moine de Condat (tiens, c'est un clin d'oeil à la chapelle visitée précédemment, Saint Romain...), qui vivait au VI ème siècle, quitta son abbaye pour se retirer dans la vallée de la Valouse alors déserte où il fonda un ermitage. Il avait probablementavec lui quelques compagnons. Peu à peu, les habitations se formèrent autour de sa cellule et donnèrent naissance au village qui porte son nom.

 

 

 

 

 

Simandre_St_alban_St_hymetiere_186_1Saint Hymetière mourut en son ermitage et ses vertus le firent honorer comme un saint. Il fut inhumé dans une chapelle qui fut placée sous son invocation. Il est possible que le prieuré ait été fondé de son vivant, ou peu de temps après sa mort. Il en est fait mention pour la première fois au IX ème siècle dans un diplôme de Charles le Chauve.

 

 

 

 

 

 

 

 

Simandre_St_alban_St_hymetiere_121A cette époque, les moines suivaient la règle de Saint Augustin. La maison prieurale était au sud de l'église et fut détruite en même temps que le village qui l'entourait par les troupes de Louis XI au XV ème siècle.

Après l'ouverture de son tombeau, le 22 Octobre 1653, ses reliques furent posées dans une chasse que l'on retrouve à l'intérieur de l'église aujourd'hui.

 

 

 

 

 

Simandre_St_alban_St_hymetiere_132Pour ce qui est de l'étude énergétique du lieu, il suffit de regarder sur le porche d'entrée.

 

 

 

 

 

 

 

Simandre_St_alban_St_hymetiere_135Simandre_St_alban_St_hymetiere_116Il nous est proposé, de chaque côté, un magnifique tourbillon dextrogyre. Pas de sénestrogyre, ce qui pourait indiquer que les énergies sont masculines, c'est à dire cosmiques.

 

 

Simandre_St_alban_St_hymetiere_148Le 8 est à l'honneur, puisque nous le retrouvons dans la forme du clocher, mais aussi dans la fleur de la clé de voûte, et dans la croix posée à l'est de l'église, en son centre. Nous ne sommes pas loin des rose-croix...

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Simandre_St_alban_St_hymetiere_139Le pédiluve à l'entrée montre bien que les moines furent les premiers utilisateurs du lieu. Qui dit pédiluve dit eau. Je pense que le Jourdain passe juste en dessous.

Les restes de Saint Hymetière dégagent une douce énergie, très apaisante. Le lieu incite à la méditation. A l'entrée, une pierre d'abaissement fait son office, pour que nous puissions, après le vide, nous remplir de cette douce énergie.

 

 

 

 

 

Simandre_St_alban_St_hymetiere_209Et le bénitier situé sous le porche me fait penser à la coupe du graal.

Pour terminer, je dirais que l'énergie dégagée par l'endroit est reposante, étalée, à l'image de la campagne environnante... Et un gardien se trouve au dessus de l'entrée, à l'intérieur de l'église.

 

Une dernière petite chose: ce n'est pas pour rien que le clocher a une forme octogonale. Les templiers étaient présents dans la région, comme le laisse entendre le village proche de Montagna-le-Templier. Une grande commanderie devait se trouver à Saint Julien.

 

19 février 2007

Notre-Dame de Paris III

Le portail royal et l'alchimie


paris_034aLe Portail royal était et est donc encore revendiqué par les partisans de l'astrologie et les hermétistes. - La porte voisine, celle de Sainte-Anne et de Saint-Marcel, l'était et l'est encore par les alchimistes.

A les entendre, le récepte, le secret de la sublime pierre des sages est inscrit sous la statue qui se dresse sur le trumeau, tranchant en deux la baie. Cette statue, - qui n'est qu'une reproduction, car l'original est placé dans la salle des Thermes, au Musée de Cluny portraiture un évêque, debout, mitré et crossé, bénissant d'une main ses visiteurs et foulant aux pieds un dragon sorti d'une sorte de chapelle funéraire où une femme morte est assise dans un linceul enveloppé de flammes.

La lecture de cette scène est très simple. Il suffit d'ouvrir les Bollandistes. La légende de saint Marcel, neuvième évêque de Paris, raconte, en effet, que ce saint délivra la ville d'un horrible dragon qui avait établi son gîte dans le cercueil d'une femme adultère, décédée, sans avoir eu le temps de se repentir et sans avoir reçu les sacrements; le saint frappa de sa crosse le monstre, lui entoura le cou de son étole, l'emmena à quelques lieues de Paris, dans un désert, et là, lui intima l'ordre, auquel d'ailleurs il obéit, de ne jamais plus retourner dans la ville.

saintmarcelAjoutons ce détail, qu'aux processions des Rogations, le clergé de Notre-Dame faisait autrefois porter, en souvenir de ce miracle, un grand dragon d'osier dans la gueule ouverte duquel le peuple jetait des gâteaux et des fruits. Cette coutume, qui remontait au moyen âge, a pris fin en 1730.

Telle est la version de l'Église; autre est celle des alchimistes. Dans son cours de philosophie hermétique, Cambriel explique ainsi cette figure:

paris_165_copieaSous les pieds de l'évêque, sur le socle même de sa statue, de chaque côté, deux ronds de pierre sont sculptés. Les ronds de droite seraient les simulacres de la nature métallique brute, telle qu'on l'extrait de la mine, les ronds de gauche, négligés comme les premiers par la symbolique chrétienne, seraient la même nature métallique mais purifiée; et celle-là se rapporterait à la figure humaine, assise, dans la chapelle sépulcrale, et qui a pris naissance dans le feu dont son linceul s'entoure. De cette fournaise tombale qui serait l'oeuf philosophique, inséré dans l'athanor, le dragon, né à son tour de la figure humaine, serait, en s'élevant hors du fourneau, en plein air, sous les pieds du saint, le dragon babylonien dont parle Nicolas Flamel, autrement dit, le mercure philosophal, le lion vert, le lait de la vierge, la substance même qui change par une projection le plomb en or.

Dans cette interprétation, saint Marcel ne nous bénirait plus, mais il ferait un geste de circonspection, qui signifierait: taisez-vous, gardez le secret si vous l'avez compris.

Si bizarre qu'elle paraisse, cette glose se conçoit pourtant, car les préparateurs du grand oeuvre peuvent se placer sous le patronage de ce saint qui a, en effet, opéré plusieurs transmutations.

paris_026aUne fois, alors qu'il n'était encore que sous-diacre et qu'il servait la messe de l'évêque Prudence, il transmua en un vin qui manquait, l'eau qu'il venait de puiser à la Seine; une autre fois aussi, il changea cette même eau en une liqueur parfumée comme le saint chrême.

Le choix que les alchimistes firent de cet Élu pour lui attribuer la possession du fameux secret pourrait donc jusqu'à un certain point se justifier; cependant, il convient d'observer que le patron officiel des spagyriques, au moyen âge, ne fut pas saint Marcel, mais bien saint Jean l'Évangéliste, soit parce qu'une très ancienne légende nous le montre savant dans l'art de traiter les minerais de fer; soit parce que deux vers, pris en un sens éperdument littéral (Qui de virgis fecit aurum, Gemmas de lapidibus.), de la séquence tissée en son honneur par Adam de Saint-Victor, nous le représentent fabriquant avec du bois de l'or et avec des cailloux des gemmes.

paris_178Plus fabuleuse encore nous apparait cette autre légende relatant qu'un scrupule de la pierre des sages a été caché par l'évêque Guillaume de Paris dans l'un des piliers du choeur que l'on reconnaitra si l'on suit la direction de l'oeil d'un corbeau qui le regarde, sculpté sur l'un des porches, il ne nous en chaut pas davantage; ce qu'il sied simplement de retenir, c'est que, plus que ses congénères, Notre-Dame de Paris est mystérieuse, plus experte peut-étre mais moins pure, car elle est à la fois catholique et occulte et elle greffe sur la symbolique chrétienne les réceptes de la Kabbale.



L'inflexion de l'axe du choeur

notre_dame_de_paris_plan_Lecomtesi l'on se place dans la nef de Notre-Dame l'on peut remarquer que l'axe du choeur incline légèrement sur la gauche.

Cette inflexion, nous la retrouvons presque partout, à Saint-Ouen et à la cathédrale de Rouen, à Saint-Jean de Poitiers, à Notre-Dame de Chartres et de Reims, à Saint-Galien de Tours, à Saint-Germain-des-Prés, à Paris, à Saint-Nicolas-du-Port, près de Nancy, dans presque toutes les grandes basiliques du moyen âge.
La répétition constante de cet artifice est donc voulue et elle a sa raison d'être.
Or, jusqu'à présent, il était admis que cette déviation de l'axe du choeur était une allusion à l'attitude de Jésus expirant sur le bois du supplice; c'était la traduction, en langue architecturale, du passage de l'Évangile selon Saint-Jean: "Et inclinato capite, tradidit spiritum."
A l'heure actuelle la symbolique est reléguée par elle dans les -rancarts et l'on y enseigne le matérialisme archéologique dans ce qu'il a de plus bas.
Une brochure intitulée "La déviation de l'axe des églises est-elle symbolique?" et qui a pour auteur M. de Lasteyrie, membre de l'Institut et l'un des podestats de l'École, est, à ce point de vue, typique.
M. de Lasteyrie répond par la négative à sa question, déclare qu'il n'a découvert aucun texte du moyen âge relatif à ce sujet et il ajoute aussitôt: "Si jamais le hasard en faisait sortir quelqu'un des arcanes de nos bibliothèques, je ne crois pas qu'on dût y prêter grande attention, car il serait assez isolé pour qu'on pût hardiment en contester la valeur."
Voilà qui est simple. Cette façon de prendre les devants pour nier l'importance de tout document qui réduirait sa thèse à néant est pour le moins ingénue; elle est, dans tous les cas, prudente.

paris_010aMais en même temps qu'il nous atteste que l'inclinaison du chevet des cathédrales n'est pas intentionnelle et n'a été inspirée par aucun dessein mystique, il tente de nous fournir les raisons de cette constante anomalie des axes et de nous expliquer les causes pour lesquelles les architectes des basiliques du moyen âge la commirent.
Et c'est alors que ce vétéran de la paperasse nous exhibe des arguments dont l'extraordinaire indigence désarçonne.
Après avoir raconté ce que nous savons déjà - que les cathédrales ont été bâties par étapes successives et non d'un seul jet - très sérieusement, il nous dit:

"Il en résulte que les architectes qui présidaient à la suite des travaux avaient à raccorder les maçonneries nouvelles avec les parties antérieurement construites et c'était là un problème dont on comprendra toute la difficulté, si l'on songe que la célébration du culte dans une partie de l'église obligeait à élever, entre cette partie et le chantier où se poursuivaient les travaux, des cloisons ou des murs qui interceptaient complètement la vue.
Or les gens du moyen âge, ne connaissant aucun des instruments qui permettent aux modernes de se repérer avec précision et de raccorder, malgré tous les obstacles, les lignes les plus compliquées, éprouvaient le plus grand embarras pour prendre leurs repères et une erreur minime avait pour conséquence une déviation très marquée dans les alignements."

paris_017aEt ce n'est pas plus malin que celà ! Les permanentes irrégularités des cathédrales tiennent simplement à ceci que les architectes du moyen âge ne savaient pas leur métier et n'étaient pas pourvus d'instruments modernes.
Un tablier de bois tendu entre la partie construite et celle à construire suffisait pour leur faire perdre la tête et tous se trompaient, aucun dans ses calculs ne tombait juste.
Évidemment les tire-lignes qui ont bâti, au XIXe siècle, Saint-François-Xavier, Notre-Dame-des-Champs et Saint-Pierre de Montrouge étaient fort supérieurs, comme science, aux pauvres architectes qui ont édifié les cathédrales de Chartres, de Reims, de Paris, car eux, n'ont pas commis d'inadvertances; ils ont respecté les règles intangibles du cordeau, ils n'ont pas fait pencher le choeur de leurs églises!
Telles sont les leçons d'orthopédie monumentale qui se débitent maintenant à l'école de Chartes. (huysmans)

paris_039aUne explication de Monsieur Guingamp : "Cette variation d'axe découle d'un décalage d'une part entre le méridien terrestre et le jalon célèste de base, d'autre part de la différence existant à l'horizon entre les levers du soleil et les couchers, un même jour. Le 21 Juin, le soleil se lève en quadrature solaire et se couche en quadrature lunaire et le 22 Décembre c'est le contraire. Le jour du printemps, il y a 3°5 environ de décalage."

Il suffit alors à la suite d'une dédicace, de déplacer du nombre de degrés voulus l'axe de la nef, en fonction du jour du saint.



L'astrologie et le zodiaque du portail central

paris_057aSur le portail de la Vierge de la Cathédrale de Notre-Dame de Paris (façade ouest) se trouve représenté un Zodiaque pouvant paraître quelque peu étrange.
Sur le côté gauche, nous retrouvons dans un sens descendant les signes du Lion, des Gémeaux, du Taureau, du Bélier, des Poissons et du Verseau (ces deux derniers signes échappent au plan resserré présenté). Sur le côté droit se trouvent représentés, toujours dans un sens descendant, les signes du Cancer (anciennement nommé l'Ecrevisse, ce qui figure effectivement sur le monument), de la Vierge, de la Balance, du Scorpion, du Sagittaire et du Capricorne (ces deux derniers signes échappent au plan resserré présenté). Cet ordre de présentation peut paraître surprenant. Si nous nous reportons à la Roue zodiacale, l'ordre de succession des signes au cours de l'année ne fournit aucune explication sur la séquence proposée .

En revanche, si nous nous reportons à l'ordre intérieur du Zodiaque, la difficulté disparaît. Cet ordre est fondé sur deux branches, l'une marquée par le Lion, l'autre par le Cancer. Cette organisation répond au principe de polarisation entre Ciel et Terre, actif et passif, masculin et féminin, yang et yin, essence et substance, etc. Son diagramme général est obtenu en plaçant les deux signes principiels (Lion pour le masculin, Cancer pour le féminin) en haut. Ces deux signes ouvrent chacun une branche comprenant cinq signes placés sous leur juridiction respective, comme autant d'attributs compris dans leur nature.

   

Les deux branches du Zodiaque

paris_034bLa branche marquée par le Lion ouvre une série voyant se succéder Vierge, Balance, Scorpion; Sagittaire et Capricorne et que la branche marquée par le Cancer préside à la succession des Gémeaux, du Taureau, du Bélier, des Poissons et du Verseau. Nous retrouvons dans ces deux ordres ceux figurant sur les petites colonnes du portail de la Vierge, à une exception près. En effet, sur le monument, les bas-reliefs du Lion et du Cancer sont inversés. Sous le Lion se situent les signes des Gémeaux, du Taureau, du Bélier, des Poissons et du Verseau, appartenant à la branche Cancer. Sous le Cancer prennent place les signes de la Vierge, de la Balance, du Scorpion, du Sagittaire et du Capricorne, relevant tous de la branche solaire. Il ne s'agit ici nullement d'une erreur, mais de ce que René Guénon a appelé un "échange hiérogamique". Ce dernier consiste dans l'échange entre les attributs masculins (célestes) et les féminins (terrestres).

paris_040aRené Guénon cite l'exemple, tiré de la Tradition chinoise, de Fo Hi (figure céleste) et Niou Koua (figure terrestre). Le premier donne à la seconde le compas (le cercle étant une forme symbolisant le Ciel) et la seconde donne au premier l'équerre (le carré étant une forme symbolisant la Terre). L' "échange hiérogamique" met en exergue la rencontre du Ciel et de la Terre, engendrant la manifestation. Cet aspect ressort ainsi dans le portail de Notre-Dame : le principe masculin (Lion) donne les signes sous sa juridiction au principe féminin (Cancer) et réciproquement.

paris_052Il paraît intéressant de constater que seuls les quatre premiers signes de chaque branche prennent place sur les colonnes latérales. Les signes situées en partie basse de l'organisation interieure du Zodiaque (Poissons et Verseau, d'une part, Sagittaire et Capricorne de l'autre) sont disposés sur le socle sur lequel reposent lesdites colonnes. Ce positionnement symbolise une proximité avec le principe substantiel, passif (la Terre des extrêmes-orientaux). Celui-ci consiste dans le support servant à l'essence pour se manifester, ce qui est exprimé par la composition architecturale de la partie du portail étudiée, analogue de celle du Zodiaque. Rappelons que, dans une société traditionnelle, tout se subordonne aux principes. Toute chose manifestée ne constitue qu'un symbole de réalités supérieures. Ainsi, l'architecture sacrée, art duquel relève la construction des cathédrales, applique ce principe : un monument sert à symboliser certaines vérités. Nous trouvons dans le recours au symbolisme zodiacal au sein des édifices catholique le rattachement de l'astrologie occidentale à cette Tradition, traduisant en ceci la parole biblique (Genèse) :

paris_177"1.14 Dieu dit: Qu'il y ait des luminaires dans l'étendue du ciel, pour séparer le jour d'avec la nuit; que ce soient des signes pour marquer les époques, les jours et les années;
1.15 et qu'ils servent de luminaires dans l'étendue du ciel, pour éclairer la terre. Et cela fut ainsi.
1.16 Dieu fit les deux grands luminaires, le plus grand luminaire pour présider au jour, et le plus petit luminaire pour présider à la nuit; il fit aussi les étoiles.
1.17 Dieu les plaça dans l'étendue du ciel, pour éclairer la terre,
1.18 pour présider au jour et à la nuit, et pour séparer la lumière d'avec les ténèbres."

Le Zodiaque lui-même, sa figuration sur certains monuments religieux et ce texte sont autant d'expressions différentes de la même réalité, présentant des points de vue différents sur ce même objet, se complétant tous pour faire accéder à une connaissance.

Notre-Dame de Paris est l’abrégé le plus satisfaisant de la science hermétique. »
(Victor Hugo)

Pendant que Quasimodo errait sur les hauteurs de Notre-Dame, partageant ses souffrances avec les gargouilles, l’archidiacre Claude Frollo, quant à lui, se gorgeait des symboles hermétiques contenus sur la façade de la cathédrale ou, plus précisément, d’un symbole aujourd’hui disparu : le corbeau.

Victor Hugo décrit Frollo « calculant l’angle du regard de ce corbeau qui tient au portail de gauche et qui regarde dans l’église un point mystérieux où est certainement cachée la pierre philosophale ».  Hugo ajoute que c’est à l’évêque Guillaume de Paris qu’on doit « cette page de grimoire écrite en pierre ». C’est lui qui aurait caché la pierre (peut-être celle de Nicolas Flamel) dans l’un des piliers de la nef.

paris_221Une autre tradition, rapportée au XVIIe siècle par Gobineau de Montluisant, parle d’un corbeau de pierre sur les voussures de la porte centrale qui aurait l’œil dirigé vers le lieu où sont cachés « les rayons de soleil qui se transformeront en or au bout de mille ans et diamant au bout de trois mille ans ». L’alchimiste Fulcanelli, dans le Mystères des cathédrales (1926), confirme ces croyances.

Mais plusieurs questions demeurent. Tout d’abord, qui fut ce Guillaume de Paris ? S’il y a bien eu un évêque correspondant à celui dont parle Hugo, Guillaume d’Auvergne (professeur de théologie et évêque de Paris de 1228 à 1249), on sait peu de choses sur sa quelconque vocation alchimique ou ésotérique et participation à la construction de la cathédrale si ce n’est qu’il offrit la cloche de la tour sud. On évoque également le nom de l’évêque Guillaume Chartier, mais il ne correspond en rien aux dates de la construction de Notre-Dame (il est mort en 1472 alors que la cathédrale était quasiment achevée à la fin du XIIIe siècle). Ou pourrait-il s’agir de Guillaume, grand Inquisiteur de Paris, à qui Philippe IV confia, en cette date fameuse du 13 octobre 1307, l’arrestation de tous les Templiers du royaume de France ?

La pierre philosophale serait-elle alors une sorte de symbole du mystérieux trésor des Templiers, objet de toutes les convoitises et de toutes les fictions au cours des siècles ?

paris_201Ensuite, quant au corbeau lui-même - si tant est qu’il ait jamais existé - il a aujourd’hui disparu (comme beaucoup d’autres éléments architecturaux) de la façade de la cathédrale. Hugo précise qu’il se trouvait sur le portail de gauche, le portail de la Vierge, mais à quel emplacement exact ? Faut-il considérer le médaillon à la colombe, allégorie de l’Humilité, dans lequel Fulcanelli voit le corbeau des alchimistes, symbole de la materia prima et de la putréfaction ? Ou encore l’une des colombes du portail de la Vierge ?
« C’est dans cette partie du porche que se trouvait sculptée autrefois l’hiéroglyphe majeur de notre pratique : le corbeau. Principale figure du blason hermétique, le corbeau de Notre-Dame avait, de tout temps, exercé une attraction très vive sur la tourbe des souffleurs : c’est qu’une vieille légende le désignait comme l’unique repère d’un dépôt sacré. » (Fulcanelli, op. cit.)

paris_184Une tradition invoque les Vierges Sages contenues dans le piédroit du portail central, sous la scène du Jugement dernier, dont l’une d’elles désignerait l’oiseau de pierre par sa position explicite. Mais les indications sont imprécises, et le discours se brouille souvent entre symbolisme ésotérique et réalité architecturale. Peut-on exclure une interprétation profane du mot corbeau, qui désigne en architecture un élément saillant de pierre, bois ou métal destiné à soutenir une poutre ou un linteau ?

On sait que Notre-Dame de Paris a longtemps été un lieu de rendez-vous des alchimistes qui se rencontraient sous les portails de St Marcel, de St Anne et du Jugement dernier. Mais est-elle plus que ce livre de pierre qu’évoquait Hugo ? Ses pierres renferment-t-elle quelque inimaginable trésor ? Le créateur d’Esmeralda avait-il compris que la cathédrale renfermait quelque inimaginable trésor, et fait de son héroïne l’incarnation de cette « émeraude des sages » ou « mercure philosophique » de la tradition spagirique ?

Laissons donc le dernier mot aux Vers dorés de Gérard de Nerval :

« Souvent dans l’être obscur habite un Dieu caché ;
Et comme un œil naissant couvert par ses paupières,
Un pur esprit s’accroît sous l’écorce de pierre. »

La symbolique de la cathédrale

paris_289l'élévation verticale de la cathédrale reproduit la superposition des trois niveaux de l'univers. La crypte symbolise alors le monde souterrain, les murs et le sol, l'espace des hommes, et les flèches et tours, le monde divin, de telle sorte que l'harmonie universelle soit conservée.

Horizontalement, les architectes faisaient appel à une symbolique solaire. Le chœur est orienté vers l'est, au lever du soleil, faisant logiquement dos à l'ouest, symbole de la fin des temps. Ainsi, le côté nord, tombé dans l'ombre du soleil, exprimera le péché et le mal, tandis que le côté sud, richement illuminé, sera consacré à la gloire du Christ.

Notre-Dame est particulièrement riche en symboles alchimiques. Elle nous conduit sur le chemin de la sagesse qui débute par une profonde connaissance de soi, par la détermination de la matière à transmuter. Il suffit d'étudier plus précisément sa façade occidentale pour mieux comprendre cette dimension occulte.

paris_030aLa façade Ouest de la cathédrale est associée aux trois rosaces intérieures, l'ensemble décrivant le chemin initiatique des alchimistes, un itinéraire extérieur à la dimension cosmique et un itinéraire intérieur à la dimension humaine.
Les rosaces sont en effet le symbole de la voie entre les ténèbres originelles et l'accomplissement de l'œuvre. Elles portent en elles par leur forme concentrique l'idée du perpétuel recommencement.
Pour mieux comprendre, il faut partir du pilier central et de la statue de Cybèle, déesse phrygienne de la sagesse. Elle porte deux livres pouvant représenter l'Ancien et le Nouveau Testament. Plus précisément, le premier, en position ouverte, évoque la connaissance par les Textes et le second, fermé, la connaissance intérieure. Cette combinaison alchimique, démarche spirituelle et connaissance des écritures, portera le novice jusqu'à la sagesse.À l'extérieur, le parcours commence par le portail de Sainte Anne, mère de la Vierge, où est figurée la naissance du Christ. C'est pourquoi la rosace sud qui lui correspond représente le Christ Architecte du monde. Nous sommes au début du chemin, aux origines du Monde. C'est précisément à ce commencement que peut être associée la putréfaction des alchimistes, l'œuvre au noir. Il s'agit d'ôter les impuretés de la matière ce qui signifie spirituellement de purifier l'âme.
Le parcours se poursuit avec le portail de la Vierge représentant le cycle temporel des saisons et du travail. La rosace Ouest évoque réciproquement le ciel nocturne et la synthèse de l'œuvre. Il s'agit alors de spiritualiser la matière (ici l'homme), de restituer son âme au corps purifié précédemment.

Enfin, le portail central présente le jugement dernier, l'œuvre accomplie, autrement dit le "Grand Œuvre". Ses médaillons nous guident dans les étapes à suivre.
Au sens alchimique, le portail central est la balance entre la vertu et le défaut, une confrontation de sa propre nature bilatérale.

paris_583L'iconographie du portail reprend en effet les symboles employés par les alchimistes de l'époque. Chaque médaillon possède son complément face à lui, symétriquement par rapport à l'axe central.
Ils sont une invitation à la transmutation de soi : il s'agit de considérer les défauts comme une matière première et malléable afin de les transformer en vertus.

Par exemple, à l'orgueil et l'inconstance s'opposent l'humilité et la persévérance. Ces deux vertus doivent permettre de combattre les deux défauts associés et ainsi de suite avec la liste donnée dans le tableau suivant :
Nord:
Vertus: Job sur son fumier, Humilité, Sagesse ou prudence, Justice, Charité, Espérance, Foi.
Défauts: Orgueil, Folie, Injustice, Avarice, Désespoir, Impiété.
Sud:
Vertus: Abraham près de l'autel, Persévérance, Obéissance ou soumission, Concorde ou Paix, Douceur, Patience, Force ou courage.
Défauts: Inconstance, Esprit de révolte, Discorde, Dureté, Colère, Lacheté.

L'univers alchimique de Notre-Dame reprend très bien l'idée d'homme en tant que matière et acteur du Grand Œuvre, une dimension à la fois matérielle et spirituelle.

La numérologie

paris_584Rappelons les proportions e la cathédrale:
Longueur 127m50                         1+2+7+5=15=1+5=6  Nombre solaire
Largeur de la nef centrale 12m50    1+2+5=8                  Nombre de l'évolution des êtres vivants
Hauteur de la nef centrale 32m50    3+2+5=10                Nombre de la plénitude

Ces dimensions ésotériques doivent rappeler aux hommes qu'ils atteindront la plénitude au ciel et non pas sur la terre, et de ce fait ils doivent diriger leurs regards vers le ciel... raison de la la hauteur de la nef centrale.


Les courants telluriques

paris_598D'après André Bouchet, ils sont au nombre de 4:

-Un premier, à 69m de profondeur, passe au pied de la tour nord et se dirige en diagonale vers le noeud tellurique de Notre-Dame vers l'Est. (Mannheim, Hagueneau, Sarreguemines, Metz, Verdun, Reims, Meaux, Paris, Versailles, Dreux, Mortagne, Alençon, Mayenne, Autrain, Dol-de-Bretagne, Saont-Malo, Jersey, Guernesey, Bournemouth et Stonehenge)
-Le deuxième, à 78m, se dirige vers le nord. ( Bruxelles, Oudemaarde, Lille, Arras, Amiens, Beauvais, Senlis, Paris, Versailles, Chartres, Orléans, Bourges, Moulins, Clermont-Ferrand, Rodez, Albi, Toulouse, Bourg-Madame, Andorre et termine en Espagne)
-Le troisième, à 92m, en direction de l'Est. ( Stuttgart, Sarrebourg, Strasbourg, Metz, Chalons-sur-Marne, Paris, Evreux, Lisieux, Caen, Carentan, Cherbourg, Bournemouth)
-Le quatrième, à 83m, aussi en direction de l'Est.( Tyrol, Zurich, Lucerne, Bâle, Mulhouse, Belfort, Vesoul, Chaumont, Troyes, Melun, Paris, Chartres, le Mans, Laval, Rennes, Saint-Brieuc, Guingamp, Morlaix, Brest, Atlantique)

Le courant acquifère le plus important, chargé en tellurisme éléctro-magnétique, donc à l'eau radio-active et curative, se dirige vers l'Est. ( Allemagne, Apperwiller, Erstein, sud de Strasbourg, Bar-le-Duc, Nancy, Toul, Vitry-le-François, Sézanne, Paris, Chartres, Chateaudun, Vendôme, Tours, Poitiers, Niort, La Rochelle où il se divise en deux branches: Ile de Ré, ile d'Oléron, Atlantique et Angoulême, Bordeaux, Saint-Jean-pied-de-Port et Espagne )



paris_599http://www.cathedraledeparis.com/FR/0.asp
http://ndparis.free.fr/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Notre-Dame_de_Paris
http://www.huysmans.org/troiseglise/dame.htm
http://www.astro-tradition.com/zodiaque-notre-dame.html
http://www.paris-pittoresque.com/monuments/6b.htm
http://endirectdelacave.wordpress.com/2007/02/06/ou-est-passe-le-corbeau-de-notre-dame/
http://www.cathedrale-paris.net/histoire.html#alchimie
L'ésotérisme des cathédrales de René et Claudine Bouchet
Mystérieuses cathédrales de Maurice Guingand

4 mai 2007

Chapelle Saint-Paul ou Notre-Dame du Sou de Lacenas

Lacenas_3La chapelle domine le château du Sou et la vallée du Morgon. Construite vers l’an 1100, c’est un bon exemple du premier art roman.
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Lacenas_1abLa façade en pierres dorées présente les traces de deux grands arcs aveugles et une porte en plein cintre de style roman clunisien du XVème siècle, encadrée par des pilastres et des colonnettes sobres. Les petites arcatures en saillie et les chapiteaux des deux piliers révèlent une influence byzantine et vénitienne.
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Lacenas_6aLa nef est charpentée, et le clocher barlong domine une travée intermédiaire voûtée. Une modeste abside en cul de four est éclairée par une fenêtre étroite. La paroi intérieure du chœur était entièrement recouverte de fresques gothiques des XIIème et XIVème siècles qui constituent l’ensemble le plus important du Beaujolais.

La chapelle est ouverte tous les premiers samedi du mois.
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http://villefranche-beaujolais.fr/villefranche_region/patrimoine_environs.php

2 avril 2007

Saint Menoux

Saint_Menoux_21Situé à mi-chemin de Moulins et de Bourbon l'Archambault, Saint-Menoux possède une église remarquable.

Menoux, ou Ménulphe (les habitants du village sont les Ménulphiens), évêque irlandais, naquit au VIIème siècle. D'Irlande, il se rendit en Grande-Bretagne, puis en Armorique jusqu'à Quimper où il fut ordonné prêtre puis évêque.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Menoux_16Au retour d'un voyage à Rome, épuisé et malade, il parvint au petit village de Mailly-sur-rose, devenu Saint-Menoux, où il s'arrêta pour prendre quelque repos. C'est là qu'il mourut un 12 Juillet, l'année n'étant pas connue. Avant de rendre le dernier soupir, il avait demandé à être enterré au cimetière de Saint-Germain.

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Menoux_9Son tombeau devint un lieu de pélerinage, depuis que son serviteur, Blaise, un simple d'esprit (bredin en parler local) entreprit de percer un trou dans le sarcophage de son maitre afin de pouvoir passer la tête à l'intérieur et d'être plus proche ainsi de celui qu'il vénérait. Il en serait sorti "débrediné", guéri grâce à Menoux.
Un monastère fut créé pour honorer sa mémoire.

 

 

 

 

 

Saint_Menoux_2Au XIème siècle, ses reliques furent transportées dans une église construite en son honneur. Elle devint église abbatiale d'un couvent de bénédictines. Au XIème siècle, on remania le transept et on construisit le clocher actuel. La nef et les bas-côtés furent repris intérieurement au XV ème siècle. Au XVIème siècle, il fallut reconstruire le cloitre et partiellement l'église. La révolution détruisit les bâtiments et la tempête de 1806 emporta le clocher. L'église fut sauvée par son classement au patrimoine en 1837.

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Menoux_17On peut encore voir dans le narthex un ancien sarcophage percé d'un trou. Il serait le véritable sarcophage de Saint Menoux, celui-là même que Blaise perça. A son côté, celui de Blaise. La débredinoire aurait été remplacé par un tombeau plus adapté aux visites de plus en plus nombreuses. Les reliques du saint y furent placées. On peut les apercevoir encore à travers les ouvertures vitrées.

 

 

 

 

 

 

Saint_Menoux_plan_4Elle est située dans le choeur, derrière l'autel, à la croisée des réseaux aquifères, telluriques et sacrés. Une cheminée cosmo-tellurique surmonte le tout. Le reste de l'église étant mal irrigué, les constructeurs ont fait appel à la mémoire de l'eau en posant un réseau de trois rivières en galets.

 

Allier_1151Si l'on place la tête dans l'ouverture semi-circulaire du sarcophage, après avoir suivi le bon chemin dans l'église, les idées deviennent plus claires, je peux en témoigner... Juste une chose : il est nettement conseillé (d'après le panneau posé au dessus) de ne pas " se livrer à des pratiques superstitieuses"...

 

 

 

 

 

Saint_Menoux_10Derrière la débredinoire, dans l'axe de la nef, un buste reliquaire de Saint Menoux, puis dans l'absidiole, un bas-relief mutilé figurant un Christ bénissant assis. Autour de lui, les symboles du tétramorphe. Ce serait un fragment de l'ancien tombeau de Saint Menoux. On trouve aussi deux fragments du dallage du XIIIème siècle, à incrustation de plomb et de ciment.

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L'église

 

Saint_MenouxLa façade est celle du XIème siècle avec seuls quelques fragments du petit appareil primitif. Derrière s'élève le pignon de la nef percé d'un occulus. Les contreforts au nord sont du XVème siècle alors qu'au sud se dessinent les vestiges d'un cloître de la fin du gothique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Menoux_1Le chevet se distribue en chapelles rayonnantes étayées de contreforts-colonnes aux chapiteaux feuillus. Modillons à copeaux et cordillon de billettes ornent l'ensemble.

Le clocher carré du XIIIème siècle est surmonté aujourd'hui par une charpente moderne, la flèche de pierre s'étant écroulée au début du XIXème siècle.

Le plan de l'église est compris dans un rectangle de 62 mètres de long sur 16 mètres de large, avec des chapelles rayonnantes greffées sur le déambulatoire entourant l'abside.

 

 

 

 

 

 

Le narthex

 

Saint_Menoux_18Partie la plus ancienne de l'église (vers 1100), le narthex forme une vaste salle en trapèze divisée en trois vaisseaux de trois travées par des colonnes appareillées en tambour.

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Saint_Menoux_30Le décor des chapiteaux est simple, mais nous raconte déjà une histoire, notamment les lions adossés et les crosses de fougères. Au dessus des arcades, une corniche de billettes soutenue par des modillons. Le plan suit deux failles, c'est la raison pour laquelle il n'est pas droit.

C'est ici que nous retrouvons les sarcophages mérovingiens et les fonds baptismaux du XIIème siècle.

 

 

La nef

 

Saint_Menoux_3Appliquée au narthex au XIIème siècle, peu étendue (20 mètres), reprise au XVème siècle et munie de voûtes sur croisée d'ogives, elle est divisée en trois vaisseaux de trois travées chacun. Le bas-côté nord a conservé son berceau primitif en plein cintre, sur doubleaux.

 

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Le transept

 

Saint_Menoux_13Il date de la fin du XIIème siècle et du début du XIII ème. L'architecture de la croisée atteste de la pénétration du nouveau style gothique : croisée d'ogives lancée à un niveau très élevé, cul de lampe à masques et à crochets, doubles baies géminées sous arcades de décharge.

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Saint_Menoux_34Il est raconté que plusieurs souterrains filent sous l'église, en diagonale sous la nef. L'un d'entre eux arriverait dans l'escalier à l'intérieur d'un des piliers centraux.

 

 

 

 

Le choeur

 

Saint_Menoux_5Daté d'environ 1150, il est en pierre calcaire de moyen appareil. L'art roman d'influence bourguignonne s'accomplit ici à la fois par l'ampleur de ses proportions et l'élégance de ses ornementations.
Le plan est celui des grands édifices romans, avec quelques éléments originaux, abside semi-circulaire, encadrée d'un déambulatoire ouvert sur cinq chapelles rayonnantes et précédée de deux travées droites, chapelles d'axe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Menoux_12L'élan ascentionnel est tempéré par une frise ornée d'une large grecque perlée et d'une rangée d'oves. A la naissance de la voûte, un bandeau de damiers. Les failles, l'eau, le tellurisme et la cheminée y sont représentés.
Les chapiteaux sont ici très parlants. Ils sont de style bourguignon et présentent de nombreux thèmes, dont les griffons buvant au même calice.

 




 

 

Saint_Menoux_24Le bénitier en marbre qui nous accueille est poli à force d'être caressé par les nombreuses mains des visiteurs...

 

 

 


Saint_Menoux_35Et comme d'habitude, un petit gardien sur les marches de l'église.

 

26 août 2006

Chapelle Sainte Madeleine de Massiac

lozere_065Surplombant le vide d'une falaise d'orgues basaltiques au dessus de la ville de Massiac, la chapelle de sainte Madeleine, seul vestige du château-fort construit par la famille de Mercoeur au XII ème siècle. Au pied de la falaise, sous la chapelle, une source est encore réputée pour les maladies occulaires. Et m'est avis que sous la chapelle se trouve encore une grotte.... Il y avait à cet endroit un ancien culte solaire, dont  la grotte pouvait faire la parèdre.

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La chapelle se trouvait à l'intérieur de l'enceinte du château. Elle possède un porche à auvent, appelé "caqueteuse". On comprend bien pourquoi... Et avant d'arriver , une belle porte de vie.

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La nef est flanquée d'une chapelle sur la gauche et d'un enfeu sur la droite. La voute en cul de four  abrite un christ en mandorle accompagné du tétramorphe, peinture datant du XII ème siècle. Restaurée en 1980, elle possédait deux statues.

La première, vierge romane dite de Chalet, et la deuxième, une Madeleine myrophore (porteuse de parfum) ont été toutes deux transportées en l'église Saint André de Mossiac.

lozere_090En face de la chapelle, de l'autre côté de la vallée de l'Alagnon, un autre rocher basaltique et une autre chapelle, saint Victor. La légende veut que Victor et madeleine, les deux ermites, de part et d'autre de la vallée, priaient et méditaient dans la solitude. Mais parfois, désirant des entretiens mystiques, Madeleine lançait son chapelet à travers la vallée et ils se retrouvaient tous deux pour deviser sur ce pont de fortune.

Dans une version moins...disons...catholique, les deux amants ont été séparés par Gargantua qui creusa la vallée...

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Sur Saint Victor, nous trouvons tout un tas de vestiges néolithiques.

Les énergies sont en ce lieu encore en action. (voir le menhir de Chassagne)

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9 novembre 2006

Standing stone

Orcades_477Sur la route menant de Stenness à Stromness, près de Deepdale, se dresse un menhir que l'on aperçoit du bord de la route, dans un tournant.



























Orcades_478 C'est la première fois que je vois l'énergie dégagée par une pierre se plaire à faire tourner l'herbe tout autour. Impressionnant.


















Orcades_476Je n'ai pas eu le temps de bien mesurer les choses, mais je me suis assise devant la pierre, et j'ai laissé faire. Elle semble agir sur le chakra du coeur, d'une façon assez brutale, mais gentille. Du style coup de pied au cul pour faire avancer, si vous voyez ce que je veux dire...


















Orcades_471D'après ce que j'ai remarqué, elle se tient sur une ligne joignant le cairn d'Unstan, la pierre levée devant Maeshowe et le cairn de Cuween. Ca fait beaucoup, non ? Sur la dernière photo, on voit au loin la pointe d'Unstan, et derrière, Stenness.


















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15 septembre 2006

Alignements de Carnac

Difficile de trouver sur le net un site qui parle des alignements de Carnac sans qu'il répète ce que la science officielle veut bien nous laisser croire sur leurs fonctions et leurs datations

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J'ai juste trouvé la légende complète de Saint Cornély sur linternaute Week-end. Je vous la propose:

aout_2005_bretagne_075"Il était une fois, en 253, un saint pape qui s'appelait Cornély (ou Corneille) et qui s'enfuyait de Rome parce qu'une armée romaine voulait le tuer. Il prit la route du nord-ouest sur un char à bœufs qui avançait aussi vite que des chevaux au galop.
Les cohortes romaines à ses trousses, il traversa la Gaule, et se retrouva à Auray sur la route de Carnac. Il vit un champ, où des paysans semaient de l'avoine. Il leur demanda :
" - Alors, on fait les semailles ?
- Faut bien
- Eh bien braves gens, je vais faire un miracle pour vous, l'avoine que vous semez aujourd'hui, demain vous la récolterez." Et le lendemain, l'avoine avait poussé et mûri, à la stupéfaction des paysans, qui s'empressèrent de commencer la récolte.

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A ce moment arriva l'armée romaine. Son général demanda aux paysans s'ils avaient vu passer un homme avec ses bœufs.
" - Oui, quand nous semions cette avoine.
- Vous êtes sûrs ? Dans ce cas, il a trop d'avance sur nous, dit le général désappointé, nous allons planter le camp ici.
Cornély qui observait, se vit en fâcheuse posture : devant lui la mer, derrière lui une lande déserte sans le moindre buisson. Alors, lorsque les romains se mirent en branle sur dix colonnes, il traça un signe de croix et pétrifia littéralement les légionnaires.
Voilà, peut-être, la véritable histoire des champs des pierres dressées de Carnac."

Cherchons bien dans la légende médiévale, elle n'est peut-être pas si éloignée de la vérité après tout...

aout_2005_bretagne_078Cornély: le dieu Cernunnos, donc représentation des pratiquants de l'ancienne religion? (Corneille, comme au Puy avec le rocher Corneille)

Les boeufs de l'attelage: On retrouve les bovins dans les endroits telluriques forts, comme dans les légendes des vierges noires.

L'armée romaine voulant le tuer: la nouvelle religion, voulant de débarrasser de l'ancien culte?

Le champ devenu fertile: l'une des fonctions des pierres? ou bien une autre explication que je vous soumets plus tard.

aout_2005_bretagne_109Ou bien l'on inverse, et la nouvelle religion chrétienne, ne pouvant détruire les anciens lieux de culte païens, reprend le nom du dieu et s'attribue les miracles. Dans ce cas, l'armée romaine représente les anciens. C'est pourquoi la légende fait dire au général que Cornély a plus d'avance... Et les anciens se retrouvent dans les pierres.

Dans les deux cas, l'explication me parait plus proche que le cimetière néolithique avec rites funéraires...

Quand l'on sait que les mégalithes sont posés sur les courants telluriques, science que maitrisaient nos anciens et que l'on commence tout juste à redécouvrir.

Georges Prat dans son livre "l'architecture du sacré", donne son étude des alignements de Carnac et de Kerzerho:

aout_2005_bretagne_086"Il existe sur ce territoire, d'assez grandes failles géologiques se présentant sous forme d'une série de petites failles très rapprochées, comme la tranche d'un millefeuille. Tous les menhirs sont posés sur l'une de ces failles. Si les alignements ne sont pas droits ni vraiment parallèles, c'est qu'ils suivent le cheminement des failles, avec les ruptures de champ magnétique qu'elles entrainent. Avec en prime trois courants d'eau souterrains.

Chaque groupe d'alignements est completé à chaque extrémité par un cromlech elliptique qui agit comme correcteur et diffuseur.Il semble donc que nous nous trouvions en présence d'immenses piles énergétiques.

A chaque menhir sa cheminée cosmo-tellurique et ses trois enceintes. A chaque menhir aussi son point d'activation, son interrupteur."

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Bien. Je vais à présent vous proposer une explication que j'ai trouvée dans un bouquin que j'ai perdu, ou preté... Mais elle m'a séduite. Incapable de fournir la moindre preuve, je vous laisse le soin de vous faire votre propre oppinion.

aout_2005_bretagne_079Les alignements de Carnac seraient posés en fin de terre sur la route d'une vouivre importante dont la source se situe dans le désert de Gobi. Cette vouivre , il y a longtemps, traversait l'océan pour se diriger vers une île....qui n'existe plus. Donc le courant se perdant dans l'onde, les anciens auraient voulu le stopper et récuperer ses bienfaits. Pour celà, ils ont dressé des aiguilles de pierre, comme autant d'aiguilles d'acupuncture. Tout le monde sait qu'un bon acupuncteur ne pose jamais plus de deux, voir trois aiguilles sur le même méridien, celà bloque l'énergie.

La vouivre arretée, il fallait faire retourner ce courant à l'intérieur des terres pour en profiter...

Oscour...

Et comment ne pas réagir quand on sait ce qui va se passer si personne ne fait rien...

"L'Etat français a décidé d'utiliser la zone où se trouvent les principaux alignements des menhirs pour donner naissance à une importante spéculation immobilière et commerciale. Par ces intentions, l'Etat français manifeste sa volonté légitime de valoriser à sa façon le complexe mégalithique, envisageant de le transformer dans une sorte de Disneyland."

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"Pour réaliser ce projet dont personne ne veut, l’Etat, le Conseil Général et le département ont prévu d’acquérir 150 hectares de terrains, plus 100 hectares du conseil général, d’exproprier 250 personnes, de détruire des maisons dont certaines datent du XV ème siècle, de raser 3 hectares de pinède, de bâtir un bâtiment de 2300 m2 à vocation commerciale et deux parkings de 400 places et de construire une route au mépris de la loi littoral."

"Déjà dans les années 70, Christian Bonnet, alors Sénateur Maire de Carnac et ancien Ministre de l’intérieur sous Valery Giscard D’Estaing, déclarait : " Les menhirs, il est temps que ça rapporte". arghhhhhhhhhhhhhhhhhhh

"Qu'est-ce que l'on peut faire ? De notre part, nous ne pouvons que demander de l'aide à la solidarité du peuple européen afin qu'il lève sa voix pour dénoncer ce qui se passe, et demander clémence à l'Etat français afin qu'il ne sacrifie pas pour l'argent un témoignage d'une valeur inestimable tel que les menhirs de Carnac."

Le menhirland de Carnac est heureux de vous accueillir, veuillez passer à la caisse...

Vont bientôt nous poser au milieu un menhir tout doré, comme l'arbre d'or à Brocéliande ! je rêve !

Tiré de ces deux sites:

http://nopasaran.samizdat.net/article.php3?id_article=662

http://www.eco-spirituality.org/f-carnac.htm

18 octobre 2012

Saint-Martin de Vareilles


Vareilles_3L’église de Vareilles peut être datée de la fin du XIe siècle. Elle est sous le vocable de saint Martin, évêque de Tours et apôtre des Gaules au IVe siècle. Elle est citée dans une Charte de Paray-le-Monial sous le nom de « Capella Sancti-Martini de Valilias », du latin Vallelia, la petite vallée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vareilles_1Vareilles fit partie de l’archiprêtré de Bois-Sainte-Marie et fut donnée en 1176 par l’évêque d’Autun au chapitre d’Aigueperse. De l'église primitive du XIème siècle restent le chœur et le clocher.


 

 

 

 

 

 

 

 

Vareilles_2Sur la façade, reprise au XIXe siècle, de chaque côté du portail, deux chapiteaux romans.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vareilles_5Le clocher, considéré comme l’un des plus beaux du Brionnais. De plan carré, il est étayé par de gros contreforts et s'élève sur trois niveaux : un niveau sans ouverture, un niveau Intermédiaire avec deux baies dont l'arc est décoré, un niveau supérieur avec deux baies simples.

 

 

 

 

 

 

 

 

Vareilles_4Chacune des faces est renforcée de demi-colonnes engagées qui accentuent l’impression de verticalité, comme à Varenne-l’Arconce. Une pyramide de pierre couronne le tout.


 

 

 

 

 

 

 

 

Vareilles_6La nef unique fut fortement remaniée au cours des âges et entièrement reprise et recouverte d’un plafond plat au XIXe siècle qui cache en partie l’arc en plein cintre brisé donnant accès au chœur.

 

 

 

 

 

Vareilles_7L’utilisation de cet arc brisé semble témoigner de l’influence clunisienne, et la structure d’ensemble est bien d’époque romane.


 

 

 

 

 

Vareilles_9La travée de chœur, délimitée par quatre grands arcs en cintre brisé, est couverte d’une coupole octogonale sur trompes.
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Vareilles_8Elle se prolonge par une abside semi-circulaire voûtée en cul de four, éclairée par trois fenêtres en plein cintre, fortement ébrasées à l'intérieur.

 

 

 

 

 

 

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27 août 2012

Châteauneuf, l'église Saint-Pierre et Saint-Paul



Chateauneuf_1Le village de Châteauneuf qui s'étend sur le bord du Sornin, est dominé vers l'orient par un rocher escarpé sur la pointe duquel s'élève l'église Saint-Pierre et Saint-Paul. C’est sur le sommet de cette colline que se trouvent les ruines d’un ancien castrum, citadelle construite par les gallo-romains.

 

 

 

 

 

 

 

 

Chateauneuf_ch_teau_du_Banchet_2Ce poste important prit sous la domination franque ou burgonde le nom de Châteauneuf. Le nouveau château du Banchet, châtellenie royale, fut construit au XIVe siècle sur le flanc nord de l'ancienne enceinte et rénové par le marquis de Ragny au XVIe siècle.
Chateauneuf_ch_teau_du_Banchet

 

 

 

 

 

 

 

Chateauneuf_2C’est dans une charte de Saint-Vincent de Mâcon datant de 1096 que l’on trouve la première mention d’une église à Châteauneuf à l’ouest du château.
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Chateauneuf_4L’église fut reconstruite au XIIe siècle. Elle appartenait alors à la collégiale de Saint-Paul de Lyon. Elle fut endommagée lors la guerre de 100 ans et incendiée.

 

 

 

 

 

 

Chateauneuf_29Elle fut restaurée en 1463, date que l’on connaît grâce à l’inscription sur le premier pilier septentrional.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chateauneuf_28Les piles de la nef et de la croisée du transept, ainsi que les chapiteaux, furent refaits en style gothique.


 

 

 

 

 

Chateauneuf_14Une dernière restauration eut lieu dans la deuxième moitié du XIXe siècle, entre 1849 et 1866, sous l'autorité de l'architecte Millet, élève de Viollet-le-Duc qui considérait le clocher comme un modèle de clocher bourguignon.

 

 

 

 

 

 

 

 




L'extérieur



Chateauneuf_19De plan carré, surmonté d'une pyramide en pierre percée de quatre lucarnes, le clocher fut élevé au milieu du XIIe siècle au-dessus de la croisée du transept. Les deux étages supérieurs sont ornés de baies en plein cintre, encadrées de colonnettes à chapiteaux sculptés.


 

 

 

 

 

 

 

Chateauneuf_13La façade, de la fin du XIe siècle, est percée de trois fenêtres en plein cintre.
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Chateauneuf_5Le portail est surmonté d'une double archivolte, également en plein cintre, qui encadre un tympan non sculpté.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Chateauneuf_7Chateauneuf_6

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les chapiteaux représentent un atlante portant le ciel à droite, et à gauche un aigle aux ailes déployées, les serres bien ancrées dans la matière. Son regard est porté au sol, vers le tellurique.


Chateauneuf_9Le portail latéral sud, du XIe siècle, est surmonté d'un linteau sculpté représentant les douze apôtres debout, logés à l'intérieur de petites arcades.
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Chateauneuf_11Chateauneuf_12Cette sculpture reproduit presque exactement celle du tympan de Charlieu.

 

 

 

 

 



Chateauneuf_15La corniche, très saillante, est moulurée. Les parties anciennes sont supportées par des modillons sculptés, assez semblables à celles que l'on observe au chevet de l'église voisine de Saint-Maurice-lès-Châteauneuf.

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L'intérieur

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Chateauneuf_26De plan rectangulaire, elle se compose d'une nef étagée voûtée en berceau (12m de haut), séparée des collatéraux par deux arcs doubleaux en cintre brisé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chateauneuf_25Elle possède un transept non saillant sur les bas cotés et une abside centrale en hémicycle flanquée de deux absidioles, précédées d'une travée de chœur


 

 

 

 

 

 

 

 

Chateauneuf_27Les fenêtres hautes sont encadrées par des archivoltes ornées retombant sur des colonnettes. Ces fenêtres sont à pénétration sous le berceau de la voûte. Les piliers présentent sur trois faces des colonnes engagées.

 

 

 

 

 



Chateauneuf_30La croisée du transept est voûtée, sous le clocher, par une coupole placée au-dessus d'une lanterne octogonale éclairée par quatre fenêtres en plein cintre. Ce dispositif est unique en Brionnais.
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Chateauneuf_31L'abside est éclairée par trois fenêtres en plein cintre et décorée par cinq arcatures retombant sur des pilastres et des colonnettes sculptées, ressemblant fort à ceux de l’église de Beaujeu, de Belleville ou d'Avenas (voir en lien sur Avenas la symbolique de ces piliers).

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Chateauneuf_22

http://pjpmartin.pagesperso-orange.fr/site/Chateauneuf.htm

http://pjpmartin.pagesperso-orange.fr/site/FMD1.htm#28

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k408079t/f243.image



25 février 2011

La commanderie de Verrières

Verri_res_6Verrières faisait partie des commanderies de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, avec celle de Montbrison et de Chazelles-sur-Lyon. En France, les commanderies étaient réparties en trois « langues » ou « nations » : celles de Provence, de France et d’Auvergne.
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Verri_res_4Celle de Verrières relevait de la langue d’Auvergne.  Dans une charte de 1238, Geoffroy de Saint-Maurice concède aux Hospitaliers de Verrières les droits de pâturage. Le plus ancien commandeur connu est Girin de Roussillon en 1318.
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Verri_res_31Cette église, datée du début du XIII ème siècle, placée sous le double vocable de saint Jean-Baptiste et de la nativité de Notre-Dame, fut bâtie d’un seul jet.

 

 

 

 

 

 

 

 

Verri_res_18Elle appartient à l’architecture de transition entre le roman et le gothique. 

 

 

 

 

 

 

Verri_res_24aLes formes générales et les procédés d’exécution sont tous romans, mais l’arc brisé s’est substitué au plein cintre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Verri_res_1Les bâtiments de la commanderie, vaste quadrilatère accolé à l’église du côté sud, étaient entourés de fossés et d’un  pont-levis.
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Verri_res_4aIl en reste une tour possédant une fenêtre du XVI ème siècle. La girouette porte la croix de l’ordre de Malte.

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Verri_res_7Le portail d'entrée de la cour provient de l'ancienne église de Boën.
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Verri_res_10C’est maintenant devenu un gîte.
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Verri_res_14Sur la place, une haute croix de pierre, œuvre du XVI ème siècle, présente un Christ en croix et une Vierge couronnée par un ange.
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Verri_res_17La porte d’entrée, ouverte dans le mur ouest, est abritée sous une double voussure en arc brisé.

 

 

 

 

 

 

Verri_res_42Les chapiteaux des deux colonnes sont meublés de têtes plates et de crochets. Les 2 chapiteaux de cette porte gothique pourraient représenter l'étoile et les têtes des 3 rois mages. Une ligne de corbeaux placés au dessus du portail indique l’existence d’un porche en charpente. Une fenêtre en plein cintre, longue et étroite, occupe le centre de la façade.
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Verri_res_19Le clocher, rectangulaire et ajouré sur chaque face de deux fenêtres jumelles, à plein cintre, s’élève à l’aplomb de celle-ci. La toiture repose sur des merlons qui lui donnent un faux air de tour fortifiée. Cet exhaussement ne date que de 1731 et a été réalisé pour une meilleure diffusion du son de la cloche
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Verri_res_40Le chevet à cinq pans est percé d’étroites ouvertures.
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Verri_res_37On descend à l’intérieur par cinq marches. Il règne en ce lieu une grande sérénité. Les protections énergétiques sont encore détectables, et la pierre d’abaissement opérationnelle. Il semblerait qu’un gardien soit présent.
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Verri_res_24Le plan comporte une nef unique divisée en trois travées, la première étant surmontée d’un clocher, avec abside en cul de four semi-circulaire à l’intérieur, pentagonale à l’extérieur.

 

 

 

 

 

 

Verri_res_20Elle fait 20 m de long, 7 de large et 9,50 de hauteur sous voûte.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Verri_res_29La première travée, qui supporte le clocher, est recouverte d’une coupole sur trompes octogone surbaissée. De style roman, elle a une base rectangulaire.
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Verri_res_33Une tribune en bois, à laquelle on accédait depuis les bâtiments de la commanderie, et qui pouvait servir à entendre la messe aussi bien qu'à défendre l'édifice en cas d'attaque, la masquait en partie.

 

 

 

 

 

 

Verri_res_23Les deux travées suivantes sont voûtées en berceau approchant le plein cintre, mais les arcs prennent la forme bisée. L’abside voûtée est un peu moins large et moins élevée que la nef.

 

 

 

 

 

Verri_res_32Au milieu du passage entre la première et la deuxième travée, un bénitier porte quatre coquilles Saint-Jacques, le chemin passant par cet endroit, alternant avec des rameaux d’olivier. Dans la 2ème travée, à gauche, se trouvent les fonds baptismaux.

 

 

 

 

 

 

 

Verri_res_20bLes deux autels latéraux dédiés à la Vierge et à St Antoine datent de 1610. L’autel central semble posséder un trou à relique, belle énergie.
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Verri_res_27aLes murailles et les voûtes conservent des traces de décoration peinte de la deuxième moitié du XVII ème siècle, des croix de consécration de chaque côté de la porte et la croix de Malte au-dessus du chœur.
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Sur la droite, à la fin de la deuxième travée, j’ai détecté la possibilité d’un début d’escalier menant à une crypte cachée, sous toute réserve bien évidemment.

6 septembre 2010

L’église Notre-Dame de Talant, les sculptures


La Vierge à l’enfant

Talant_29La plus belle pièce abritée par cet édifice. Après avoir subi une phase de restauration, la statue a réintègré l'église Notre-Dame. Cette Vierge peut être apparentée à celle de Châteauneuf-en-Auxois, que l'on considère généralement comme une sculpture de Jehan de Marville (fin du XIV ème siècle). Si cette statue ne peut directement lui être attribuée, elle provient certainement d'un atelier dijonnais contemporain.















La chasse de saint Hubert

Talant_26Bas-relief, pierre, XVI ème siècle (avant 1547). Il était, à l'origine, le retable d'un autel adossé au premier pilier près du chœur.





La mise au tombeau

Talant_28C'est une mise au tombeau du début du XVI ème siècle certainement, mais de facture très proche de la statuaire bourguignonne du XV ème siècle. Elle est considérée comme une des œuvres régionales les plus remarquables en la matière. Sans être attribuée à un sculpteur renommé, elle est certainement due à un artiste de cette école bourguignonne, encore peu influencée par l'Italie. Un détail significatif : au moyen-âge, on ne sculpte que ce qui se verra. Si on regarde bien, seuls les personnages du premier plan sont sculptés en pied. Les restes de polychromie, puisqu'alors toutes les statues étaient peintes de couleurs vives, permettent d'imaginer son aspect initial. Composée de sept personnages autour du Christ, visages expressifs, nez souligné, yeux bombés en amande, cette mise au tombeau est typique de l'école bourguignonne.
A gauche Nicodème - son turban a glissé dans l'effort - plisse les yeux en s'arc-boutant pour tenir le linceul et poser délicatement le Christ. Avec Joseph d'Arimathie, il retient le linceul car le corps du Christ est prêt à rouler sur le côté. Il a enfilé un pan de sa tunique dans sa ceinture pour être plus à l'aise et dégage son pied botté. A droite Joseph d'Arimathie est donc richement vêtu : il porte un pourpoint festonné ; son turban est plus soigné, ses cheveux et sa barbe soigneusement taillés et fournis. A l'arrière, les femmes et Jean. Au centre Marie. A sa droite, deux femmes, un vase à parfum en main, la tête couverte d'un voile. Il s'agit probablement de Marie, mère de Jacques (le cousin de Jésus), et de Salomé. Entre elle et Marie, Jean se tourne vers Marie. Son visage est imberbe, suivant la tradition. Marie, au centre, visage fermé, porte des vêtements de veuve semblables à ceux des religieuses. Le réalisme de la sculpture sacrifie certainement la beauté des traits des différents personnages mais souligne au contraire leur authenticité. Authentique aussi, le Corps du Christ. Il est presque traité de façon anatomique : c'est un cadavre que l'artiste a représenté.

Les piéta

Talant_27Il y a deux "Piéta" dans l'église, du XVI ème siècle toutes deux, et pas très loin l'une de l'autre. Elles se situent dans le bas-côté gauche en entrant par la grande porte. Pour les piéta, deux difficultés étaient à vaincre : garder des proportions justes et donner une attitude vraisemblable au Christ dans la mort.














Talant_24Ni l'une ni l'autre des "Piéta" de Talant n'arrive à résoudre ce problème. Naïvement, peut-être maladroitement, ces "Piéta" nous parlent de la piété de leur époque qui se reconnaissait dans ce visage douloureux de Marie. Pas de pathos à l'italienne avec bouillonnement des tissus et exaltation des sentiments mais une statue simple où la douleur transparaît.









Marie Madeleine

Talant_ste_Marie_MadeleineCette statue en pierre est le chef d'œuvre de maîtrise des quatre frères Péchinot, sculpteurs à Talant. La longue chevelure, le vase de parfum, tous ces objets lui donnent son identité : Marie-Madeleine. Très tôt la tradition populaire a confondu en une même personne la pécheresse anonyme Marie de Magdala, présente lors de la crucifixion et de la mise au tombeau, et Marie de Béthanie, sœur de Lazare et de Marthe. La légende la fait arriver en Provence où elle suscite de nombreuses conversions avant de se retirer dans la grotte de la Sainte Baume. Légende peut-être forgée, en tout cas propagée dès le XI ème siècle, par les moines de Vézelay pour authentifier les reliques de leur abbaye. Marie-Madeleine est, dès lors, l'image exemplaire de la pécheresse repentie et sanctifiée.


















Saint Denis

Talant_st_DenisSaint Denis est reconnaissable entre tous avec sa tête coupée, coiffée de la mitre. La légende s'est emparée de bonne heure de ce martyr décapité à Paris au IIIème siècle, le confondant avec un autre évêque, Denys, converti par saint Paul et devenu le premier évêque d'Athènes. Il porte donc des habits épiscopaux. Lors de son exécution, il ramassa sa tête coupée et marcha jusqu'à l'endroit de sa sépulture. En 639, le roi Dagobert fit transporter les reliques dans l'église de Saint Denis qui devint progressivement le sanctuaire de la monarchie française. L'artiste l'a représenté de front, le bas du corps animé d'un mouvement de rotation entraînant les vêtements en oblique de la gauche vers la droite. Son visage rond, au nez abîmé, ses yeux mi-clos pour exprimer la bienveillance s'éclairent d'un léger sourire. Il est coiffé d'une mitre qui laisse apparaître sa chevelure et il présente sa tête sur sa main gauche, ouverte comme un plateau, à mi-poitrine. Sa main droite est levée et bien que les doigts en soient cassés, on peut voir qu'elle bénissait.














Saint Étienne

Talant_st_EtienneA proximité de Marie-Madeleine un groupe, saint Étienne et la donatrice, c'est-à-dire la personne qui a commandé la statue et en a fait don à l'église, vraisemblablement une Talantaise. Le groupe est figuré en position frontale, mais le saint se retourne sur la gauche, vers la femme, et tout le haut de son corps se trouve de face. C'est une œuvre dijonnaise du début du XVI ème siècle. Étienne est un jeune homme imberbe, le visage un peu poupin, aux traits réguliers, les cheveux courts aux mèches régulièrement alignées. Traditionnellement, il est toujours représenté ainsi, portant la dalmatique du diacre. Dans sa main, quelques pierres aux angles vifs, posées sur un livre, rappellent son supplice. Depuis le XIIème siècle en effet, il tient à la main les pierres de sa lapidation.

















Saint Paul

Talant_st_PaulEn fait rien ne permet de la dénommer Paul. Certes il a les pieds nus, comme on représentait les apôtres, mais s'il tenait une épée, l'instrument de son martyre, elle a disparu et il aurait tout aussi bien pu tenir une palme, ou tout autre objet. La tradition représente Paul tantôt comme un vieillard chauve, tantôt comme un homme vigoureux à la barbe taillée. Si les apôtres, simples pêcheurs, étaient de condition modeste, Paul, artisan, était citoyen romain... mais l'artiste n'a pas hésité à le vêtir d'un gilet trop étroit, qui tire sur les boutons plissant dangereusement le tissu et laissant apercevoir la peau entre chaque boutonnière. C'est un détail trivial, amusant, comme saisi sur le vif, d'un personnage mal fagoté. Il est pieds nus, mais sur sa jambe droite tire-bouchonne une chausse visiblement décrochée. Est-ce Paul prêchant ? Ou arrêté sur le chemin de Damas ? Libre à chacun de préférer telle ou telle hypothèse.
















Saint Roch

Talant_st_RochOn remarque vite que l'animal tient dans la gueule un objet rond, sans doute un pain, que l'enfant porte des ailes - c'est donc un ange - et qu'il découvre la jambe droite du personnage central. Tous ces éléments nous renvoient à Saint Roch, né à Montpellier vers 1350, qui se fit ermite et passa une grande partie de sa vie en pèlerinage. Atteint par la peste, il se retira dans un bois où il fut nourri par le chien d'un seigneur voisin et soigné par un ange. Le culte de Saint Roch s'est répandu à partir du XVème siècle et le bubon de la peste qu'il exhibe en fait le saint guérisseur de cette maladie et de toutes celles qu'on englobait sous le même terme. Culte d'autant plus répandu que le souvenir de la peste noire (XIVème siècle) restait vivace. Barbu, le saint porte un large chapeau rejeté sur les épaules, marqué de deux clés entrecroisées signalant un pèlerin de Rome. Une longue pèlerine est attachée sur sa poitrine par-dessus une tunique rouge. Il est chaussé de bottes à revers, montant jusqu'aux genoux. L'arrière n'est pas sculpté, c'était donc une statue adossée. L'ange, de trois quarts sur la droite, soulève la tunique de la main gauche pour dégager la plaie qu'il va soigner de la main droite. Au pied droit du saint, le chien est couché, un pain dans la gueule.










Sainte Marguerite

Talant_ste_MartheIsolée, cette statue est souvent désignée comme sainte Marthe. Les rapports étroits entre les légendes relatives à sainte Marguerite et sainte Marthe expliquent cette confusion. L'œuvre abritée en l'église de Talant représente une jeune femme en prière, les mains jointes, un animal couché à ses pieds. La tête et la queue de la bête ont disparu, mais les pattes terminées par de longues griffes, l'allure générale efflanquée, un peu sauvage, la trace de la tête au bout d'un long cou replié sur le dos, l'amorce d'une queue que l'on devine puissante, se terminant en fouet sur la cuisse de la femme, tout cela permet d'identifier un dragon. Une légende provençale fait arriver Marthe avec Lazare et Marie-Madeleine en France après l'Ascension. Elle vainc, avec une croix et de l'eau bénite, la Tarasque, dragon fluvial, qu'elle mène ensuite en laisse. Quant à Marguerite, martyre grecque du IIIème siècle, sa légende a été popularisée en Occident par Jacques de Voragine dans sa "Légende Dorée". Lors de son supplice, elle est dévorée par un dragon alors qu'elle était en train de prier. Toutefois, ayant gardé une petite croix, elle réussit à percer le ventre de la bête et à sortir vivante. Elle est représentée avec le dragon couché à ses pieds.

12 juillet 2010

Église Saint-Phal de Bretenière

Breteniere_1Le territoire de Bretenière fut occupé depuis fort longtemps : on y retrouve des vestiges préhistoriques tels des silex chalcolithiques. Plus tard, les gaulois l'habitèrent. C'était une zone sans frontière  à la jonction de trois états celtes : l'Éduie, territoire des Éduens, de la Saône au Morvan (Bibracte), la Lingonie, pays des Lingons, au nord de l'Ouche, et la Séquanie, domaine des Séquanes, à l'est de la Saône.








Breteniere_3Un peu plus tard encore, une voie romaine, d'axe nord-sud, passe à proximité. Des villas gallo-romaines du IIIème siècle furent retrouvées,  dont la villa de "Saint-Phal", proche du village de Bretenière.
Breteniere_5















Breteniere_2L'église paroissiale Saint-Phal de Bretenière fut construite en style roman au XIème siècle. Il en reste l'abside  en cul de four à arcatures lombardes, et les coupole sur trompes. Elle fut remaniée aux XIIème et XIIIème siècles : la nef plafonnée et le transept datent de cette époque.

La chapelle et la sacristie datent du XIXe siècle.













Breteniere_4Fal, Fidolus, ou Phal, abbé de l'abbaye Montier-la-Celle au VIème siècle, était fils d’un patricien originaire de l’Auvergne. Né à Clermont, il fut fait prisonnier lors des guerres de Théodoric, prince franc, et fut vendu comme esclave en Champagne. Il fut racheté par saint Aventin qui le fit entrer dans son monastère près de Troyes. L’esclave en devint un jour le Père Abbé.

http://www.petit-patrimoine.com/fiche-petit-patrimoine.php?id_pp=21106_1

1 janvier 2009

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27 avril 2009

Saint-Gaudens, intérieur de la collégiale

Saint_Gaudens_30La collégiale présente une nef à collatéraux, avec une longueur totale de 40 m, une largeur de 21m, et une hauteur sous voûte de 16 m. La nef se compose de cinq travées inégales, sous une voûte en berceau sur doubleaux reposant sur des piles cruciformes, avec des colonnes entre les grandes arcades et vers la nef, et un pilastre vers les collatéraux, qui sont, eux, voûtés en quart de cercle.













Saint_Gaudens_43Le narthex comprend une travée voûtée d'ogives, beaucoup plus basse que la nef. Il est éclairé par cinq oculi. Le chœur possède deux travées inégales, à bas-côtés couverts de voûtes d'arêtes, surmontés de tribunes, l'abside et les deux absidioles ont une voûte en cul de four.















Saint_Gaudens_34Les chapiteaux, œuvres des tailleurs de pierre aragonais et navarrais, sont parmi les plus beaux de la sculpture romane des débuts : ils figurent « la chute d'Adam et Eve », le monde médiéval, des animaux.










Saint_Gaudens_38Très détériorés par l'incendie de 1569, ils ont subi des grattages et nettoyages trop radicaux au XIXème siècle.

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 Saint_Gaudens_39aParmi les sculptures, nous retrouvons le singe encordé. La même symbolique qu'à Thuret :Il est attaché par le cou (chakra de la gorge) à une corde reliée à la terre (bloquage des énergies par l'ancrage au tellurisme seul). L'homme doit ouvrir sa partie spirituelle et équilibrer ses cycles cosmo-telluriques. Et pour bien nous faire comprendre, les imagiers du moyen-âge ont représenté les énergies telluriques, lourdes, sortant par l'anus du singe...

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25 juin 2008

Le choeur

Basilique_Saint_Sernin_de_Toulouse__29_aLe chœur, enserré par une clôture, est inaccessible. Il est surmonté d'une coupole sur trompes juste en dessous du clocher. Les piliers centraux ont été de nombreuses fois renforcés pour soutenir le clocher qui a pris de l'élévation au cours des siècles. Il a reçu, au XVIIIème siècle, un décor baroque. En arrière de l'autel, un retable, réalisé en 1720 par Marc Arcis, présente la scène du martyre du saint toulousain.














Basilique_Saint_Sernin_de_Toulouse__103_aLe grand baldaquin qui s'élève au-dessus de la châsse de saint Saturnin remplaça au milieu du XVIIIème siècle une construction gothique dont nous retrouverons le soubassement dans la crypte supérieure.











Basilique_Saint_Sernin_de_Toulouse__51_aLe maître-autel (8) se trouvait dans le chœur au XIème siècle,  vraisemblablement dans le rond-point, au-dessus de la crypte abritant le tombeau de saint Saturnin. Depuis 1952 à la croisée du transept, il est élevé sur un podium entouré de belles grilles en fer forgé du XVème siècle.
De dimensions exceptionnelles (2,23 m X 1,34 m), cette table d'autel se rattache à une série produite dans la province ecclésiastique de Narbonne entre le IXème et le XIème siècle.
Le pape Urbain II la consacra, ainsi que l'église encore inachevée, le 24 mai 1096. Une copie est présentée dans le croisillon nord (10).




Saint_Sernin_j10Le déambulatoire (11) ouvre sur quatre petites chapelles voûtées en cul de four et une chapelle axiale plus profonde, et possède de beaux chapiteaux historiés. On le désigne du nom évocateur de "tour des corps saints" car il présentait à la vénération des fidèles une part des très nombreuses reliques que l'église s'enorgueillissait de posséder.









Basilique_Saint_Sernin_de_Toulouse__93_aOn trouve sur la clôture du chœur côté déambulatoire des motifs gravés dans le marbre, dont le fameux Christ en majesté du XIIème siècle issu de l'atelier de Bernard Gelduin.













Les sept bas-reliefs de marbre de la fin du XIème siècle devaient décorer la porte de la basilique primitive, avant la construction du narthex.   

Basilique_Saint_Sernin_de_Toulouse__91_aBasilique_Saint_Sernin_de_Toulouse__92_ale Christ fait donc partie d'un grand bas-relief de marbre, peint à l’origine, de 1,10 m de hauteur sans le socle. Il est encadré par deux anges de mêmes dimensions, sculptés vers 1096. Quatre autres bas-relief plus grands, deux anges et deux apôtres sont également encastrés.















Basilique_Saint_Sernin_de_Toulouse__95_aC’est un Christ en majesté, c’est-à-dire représenté assis sur un trône et de face. Le R gravé sur la croix du nimbe est l’abréviation de rex (roi). Cette croix porte aussi alpha et oméga, première et dernière lettre de l’alphabet grec, le début et la fin de toute chose. Pax Vobis est inscrit sur le livre qu'il tient de la main gauche, la main droite bénissant. Il est entouré d’une mandorle, avec aux quatre coins un aigle, un lion, un taureau et un homme ailé, symboles des quatre évangélistes Jean, Marc, Luc, Mathieu.
Basilique_Saint_Sernin_de_Toulouse__115_a













Basilique_Saint_Sernin_de_Toulouse__99_aBasilique_Saint_Sernin_de_Toulouse__100_aDe part et d’autre du Christ se trouvent deux anges, un chérubin et un séraphin identifiables grâce à l’inscription gravée sur l’arcade, au-dessus de leur tête. Ils forment, avec les deux autres anges plus grands placés dans le déambulatoire, une sorte de garde d’honneur.














Basilique_Saint_Sernin_de_Toulouse__101_aBasilique_Saint_Sernin_de_Toulouse__102_aLes deux apôtres, vêtus dune toge à l’antique, les évangiles dans la main gauche, regardent le spectateur qu’ils bénissent de la main droite.

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