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lieux sacrés
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24 mai 2006

Arles, Saint Trophime

Au Vème siècle, saint Trophime, premier évêque d'Arles, transforme en cathédrale une basilique primitive, alors dédiée à saint Etienne. Les invasions des VII-VIIIème siècles provoquent la destruction de cet édifice. Une reconstruction est entreprise à l'époque carolingienne. Il en reste certains murs. Plusieurs restaurations sont faites aux X-XIème siècles. C'est à cette époque que le nom de Saint-Trophime, dont les reliques sont transférées pour la première fois dans la cathédrale, l'emporte sur Saint-Etienne. Ces reliques, enlevées en 1078, sont ramenées en 1152, après de nouveaux travaux qui transforment la nef et la crypte.arles

A cette époque, Arles devient le point de ralliement de nombreux pèlerins sur la route de Compostelle (point de départ de la Via Tolosana).(http://architecture.relig.free.fr/arles.htm)

L'église était ancienne primatiale des Gaules, rabaissée au rang d'église paroissiale. Elle est une des rares églises de France à avoir un parcours initiatique en forme de tau et un autre en forme d'anhk.(parcours initiatique égyptien: les deux autres étant Saint Sernin de Toulouse et Notre Dame du Port à Clermont- Ferrand.)

La filiation est transmise par la colonne de Saint-Trophime qui est large d'une coudée égyptienne.

Le chemin de Saint Jacques au moyen-âge, était un parcours alchimique. Le pèlerin allait de halte en halte apprendre les secrets du grand œuvre pour finir en retour par sa propre transmutation.Tous ces messages se retrouvent sur les sculptures des églises et autres cloitres du pèlerinage, bien cachées aux yeux du monde extérieur.

Arles confirme tout cela.arles2

Dans l'église, nous retrouvons les reliques de plusieurs saints, dont une chasse qui vibre plus fort que les autres, celle des saintes Marie-Jacobé et Marie-Salomé...

reliques

Le cloitre est un des endroits où j'ai ressenti le plus d'énergie, avec la chapelle saint Michel d'Aiguilhe au Puy. Celà est peut-être du à la présence d'un menhir inclus dans un des piliers ...Et aussi des gardiens que j'ai pu rencontrer.
cloitregardienpuits

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10 mai 2006

Le fronton

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Les deux sirènes sortant du bain purificateur,preuve s'il en est de la présence de courants telluriques puissants.

polignac_307De part et d'autre, un phœnix sortant des palmiers (symbole d'immortalité et de régénération) ou un aigle, symbole solaire par excellence, puis un homme surgissant du feuillage et tenant 3 fleurs de lys (même symbole, mais sur le plan humain : c'est l'adepte triomphant de la mort ayant abandonné le "vieil homme" ).



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Mais le plus impressionnant reste l'interprétation de la frise de rinceaux entrelacés. Le premier personnage à gauche, nu, (état adamique) est prisonnier des rinceaux.

Il est l'homme des désirs. Il ne maitrise pas son énergie vitale en la transcendant. La tige trifoliée, placée sur son sexe et tournée vers le bas, en est le signe. Par contre à droite, l'homme tient les rinceaux à pleine mains, il les maitrise. Son énergie vitale, magnifiée par le tantrisme,(figurée par la double feuille sur son sexe) est épanouie. Saint Michel peut l'emporter dans la sphère supérieure.

Les deux hommes semblent flotter au milieu de la végétation, en apesanteur.

10 mai 2006

La chapelle de Saint Michel d'Aiguilhe

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C'est ici que se termine le pèlerinage de Compostelle. (petit rappel pour ceux qui ont oublié que le chemin, c'est un aller -retour.)

polignac_291Les marches sont là pour nous faire entrer dans le sanctuaire en étant préparé, même chose qu'à Rocamadour, la Sainte Baume, le mont Saint Michel, etc... Il faut pouvoir entrer en soi même afin de se retrouver et de se présenter devant celui ou celle que l'on vient visiter.

10 mai 2006

Le cloître du Mont Saint-Michel


vezelay_msm_bourges_st_bertrand_134Aménagé entre 1217 et 1228, il et de forme trapézoïdale. Le côté sud communique avec l'abbatiale alors que le côté est dessert le refectoire et les cuisines. A l'ouest, il aurait du s'appuyer sur une salle capitulaire qui n'a jamais été construite. L'emplacement de cette porte est aujourd'hui fermée de trois baies vitrées regardant la mer.  Vous avez donc en photo l'original et la copie, peinture à l'huile faite par Madame Dulac....                                                    

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vezelay_msm_bourges_st_bertrand_141Le long du périmetre intérieur court une galerie à portique ornée d'une double rangée d'arcades dissymetriques   reliées par d'étroites voutes en ogive. Ces arcades blanches s'appuient sur des colonettes en porphyre sombre, au nombre de 277.   Cette double rangée symbolise le nombre 2 exprimant la création, la matière, la féminité.La disposition en quinconce des colonnettes qui forment ainsi une suite de trépieds, provoque le triangle et associe le 3 au 2, Saint Michel au dragon.                              vezelay_msm_bourges_st_bertrand_140

10 mai 2006

La chapelle saint Martin


vezelay_msm_bourges_st_bertrand_161Edifiée en 1040 pour supporter le bras sud du transept, elle a conservé son état originel. Son volume intérieurs'inscrit dans un cube parfait. Elle est le pendant de la crypte de Notre Dame des Trentes cierges, bien sûr impossible à visiter hors visite conférence...                                              

Il y a moins à voir qu'à sentir, avec un point focal majeur devant l'autel. 

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10 mai 2006

Géographie sacrée du Mont Saint-Michel


vezelay_msm_bourges_st_bertrand_090On peut constater que beaucoup d'anciens lieux de culte antérieurement dédiés à Anubis le furent ensuite à Gargantua, Lug-Hermès-Mercure, Apollon-Bélénos, puis à Saint-Michel pour finir.

les principaux sanctuaires qui lui sont dédiés s'alignent suivant une direction NO/SE, formant avec le Nord géographique un angle de 60°.

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Ainsi trouvons-nous successivement: le Skellin Michael (Irlande), le Saint Michael's Mount (Angleterre), Saint-Michel au Péril de la Mer ( France), La Sacra di San Michele (Italie), San Michele di Monte Gargano (Italie). Cette droite passe d'ailleurs par Bourges ainsi que par Delphes, avant de traverser le plateau de Guiseh.



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"Un lieu sacré, avant d'être utilisé par l'homme pour ses rituels, fonctionne à l'état naturel comme point d'échange des forces de la terre et du ciel. Les rituels humains, quels qu'ils soient ne font que renforcer le processus et le mettre à la disosition des vivants. Le bâtiment, que l'on pose là est un appareil qui démultiplie encore à la fois le phénomène naturel et l'action humaine qui s'y déroule éventuellement. Cet appareil doit être en prise avec le lieu. C'est pourquoi l'on trouve ici du gothique et du roman, construits à la même époque. Les deux ne servent pas à la même chose.
Le lieu peut se passer des hommes et de l'appareil.
Le temple ne peut se passer des hommes ni du lieu.
Les hommes peuvent utiliser le lieu en se passant de l'appareil. Ils peuvent aussi se passer de l'un et de l'autre à partir d'un certain degré d'évolution.
La jonction des trois 'lieu/homme/appareil" permet (parfois) des miracles, lesquels n'existent pas, étant les effets de lois naturelles intelligemment mises en oeuvre."


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Le mont Saint Michel est vêtu à la fois d'art roman "féminin" ou "noir" ou "terrestre" relevant du domaine symbolique du dragon qui incarne les forces de la terre, et d'art gothique "masculin" ou "blanc" ou "celeste" appartenant au monde michaëlique qui représente les forces du ciel.









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Le mont Saint Michel est une triple porte: porte entre la terre et le ciel puisque c'est une butte, une sorte d'omphalos, une pyramide, un axe... porte entre la terre et la mer, entre le solide et le liquide, et porte entre les vivants et les morts, l'abred et le Tir-na-Nog. Mikaël est psychopompe...

cette trilogie se retrouve dans l'architecture même du mont,qui reproduit la structure des sociétés médiévale, celtique et hébraïque: l'abbatiale incarne la fonction sacerdotale; sous elle les remparts symbolisent la fonction guerrière ou royale; et enfin plus bas, le village avec ses commerces et artisans sont le lieu de la fonction productrice...Le tout sur le rocher de Gargantua.


vezelay_msm_bourges_st_bertrand_180_editedvezelay_msm_bourges_st_bertrand_080Il y aurait tellement à dire... Je voudrais remercier Monsieur Robert Graffin pour son travail sur le mont.

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10 mai 2006

Saint Bonnet le froid

dragon_011Le long de la route des crêtes, entre le col de la Luère (lumière) et celui de Maleval (l'inverse) se trouve le hameau, entre deux pattes du dragon.

Il y passait une voie romaine (d'Aquitaine). De tout temps ce sommet fut consacré à divers cultes: les druides y ont élevé un autel, les romains un autel à Mercure, et au VIII ème siècle, les chrétiens une chapelle.
Sur la façade de l'oratoire actuel, on peut lire:
"les premiers chrétiens consacrèrent à la sainte Vierge mon autel druidique. Je fus dévouée à saint Bonnet en l'an 740."
L'autel est toujours visible dans la cour.

Ce lieu a certainement été aussi un ancien culte des eaux. Malgré son altitude, il y jaillit de nombreuses sources. Une fontaine contigüe à la chapelle est considérée comme bienfaisante.
Le culte de Saint Bonnet se rapporte au culte solaire.Les reliques du saint ont été transportées suivant une ligne qui part de saint Bonnet le froid, passant par saint Bonnet les Oules pour arriver à saint Bonnet le château. L'étape en ce lieu s'est effectué la nuit du 23 au 24 juin.(solstice)

Certainement un lieu alchimique dans ce mariage de l'eau et du feu.p1020100__900x1200_

11 mai 2006

les gardiens

le premier accueil est fait par le chêne d'Heraklès, le bien nommé, tant il parait fort au milieu d'un champ de blé. A ses pieds, une pierre plate, posée là dans quel but.... premier gardien des lieux.

Deuxième sentinelle, à deux pas d'Heraklès, le chêne de Merlin. Il a été baptisé ainsi depuis très longtemps, les légendes de duides étant encore présentes en ce lieu.
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11 mai 2006

Les sources

la_sainte_beaume_150En particulier l'eau est abondante dans le massif et dans la grotte. Il faut comprendre que c'est elle qui détermine la qualité vibratoire d'un lieu sacré. Dans la Genèse, ce sont les choses du second jour de la création qui apparaissent : les eaux d'en haut et les eaux d'en bas. L'eau, c'est la mémoire du monde. C'est le principe même de la vie. L'eau c'est l'élément qui relie : elle relie nos cellules entre elles, elle relie l'homme avec le cosmos.
Le lieu saint, d'une manière générale, est un endroit ou l'homme peut passer de sa condition terrestre au monde de la lumière. L'eau intervient dans ce processus d'échange ; elle est utilisée depuis toujours dans la construction des sanctuaires car elle porte l'information indispensable à un lieu sacré. C'est justement la rencontre, en un endroit précis, d'un ou plusieurs courants d'eau avec des réseaux, dits géomagnétiques ou géobiologiques, que peut apparaître, avec l'aide de l'homme, le sens sacré dans toute sa force. (revue Arcadia ).

Dans l'ordre, je vous présente saint Zacharie, la_sainte_beaume_126la source de Nans,la_sainte_beaume_085et saint Sidoïne.

11 mai 2006

Le reliquaire

la_sainte_beaume_096la_sainte_beaume_091_editedLe reliquaire contient un fragment de tibia et une mèche de cheveux.

Ces reliques ont fait l'objet d'une étude anthropologique en 1974 avec le crâne situé à saint Maximin et les ossements de l'église de la Madeleine à paris.

Conclusion: les ossements appartiennent à une femme de petite stature, de type méditerranéen gracile, âgée d'une cinquantaine d'années.

Sur sa partie basse, est figurée la traversée de la Méditerranée. Marie-Madeleine se tient debout au centre de la barque la conduisant à Marseille, en position d'orante. La barque, conformément à certaines versions de la légende, est guidée par deux anges. Plusieurs compagnons de voyage de Madeleine sont figurés. Un détail retient l'attention : à l'avant de l'embarcation ramenant Marie-Madeleine en Provence, repose un corps entouré de bandelettes....

17 mai 2006

Saint Rigaud

2006_1402006_121"Le Pays Beaujolais n'est pas avare de points de vue qui vous saisissent l'œil et l'âme de leur beauté, et ne vous laissent plus retourner au monde banal. Le plus célèbre de ces panoramas, à tout seigneur, est celui embrassable du sommet du Mont Saint-Rigaud. la "redoute" du Saint-Rigaud s'approprie du regard l'essentiel du Beaujolais. Veillant sur cette forteresse naturelle, le Saint-Rigaud lui-même (1009 m), la roche d'Ajoux et le Tourvéon (970 et 953 mètres). Trois portes seulement décadenassent ce fortin de verdure : le Fût d'Avenas, le Col de Crie et le Col des Écharmeaux. Et une piétaille de feuillus que dominent les alignements de sapins, en sont les sentinelles. Nul ne quittera le Saint Rigaud sans faire halte devant la fontaine des pèlerins, dite "fontaine sacrée". Une très vieille croyance veut que l'eau de cette source, déjà sacrée au temps des druides, guérisse l'épilepsie et la stérilité. ""


2006_138La fontaine est située sur le versant Sud/Ouest de la montagne, très légèrment en contrebas, à une altitude de 950 mètres. Une légende lui est associée:

Un moine vivait en ermite, il y a bien longtemps, près d'une source, sur le Mont Saint Rigaud. Cet homme était, dit-on, doué de pouvoirs guérisseurs et soulageait nombre de pèlerins venus chercher son aide. On raconte qu'à sa mort, il eut pour sépulture la nappe même de la source, ce qui aurait pour effet de donner à l'eau ses vertus miraculeuses.





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Ainsi la fontaine est réputée bénéfique pour les maux de gorge et d'yeux, les rhumatismes et la stérilité féminine. En témoignage de leur passage, les pélerins plantaient en ce lieu, tous les 16 Août, une croix de bois. Modèste source à l'état sauvage, envahie par les plantes aquatiques jusqu'en 1988, elle fut captée et entièrement réhabilitée à cette date.

A l'arrivée, je fus accueillie par des scarabées...Pas étonnant quand on sait que le village le plus proche s'appelle Montsols. Le mont du soleil...Les croix autour de la source, les arbres immenses plantés dans le fouillis des airelles, tout celà m'a touchée. L'eau est vraiment très froide, elle est aussi réputée pour guérir les douleurs articulaires.


12 mai 2006

Fontaine sainte Apolline

""Jour de Sainte-Apolline renfrogné, c'est trois beaux mois d'été qu'elle nous a gardés.""

Une belle petite fontaine où les gens du coin viennent remplir des bouteilles pour leur consommation personnelle.broc_liande_054broc_liande_0581Toujours faire confiance au bon sens des autochtones...

Les arbres en amont s'écartent, laissant passer l'eau miraculeuse. On dirait bien une photo exemple pour les réseaux telluriques.

19 juin 2006

Menhir de Lou Donat

Lavoute-sur-Loire possède un très beau menhir. L'aiguille mesure plus de 2 mètres 60. Il est posé en bordure immédiate de la Loire. Le pauvre est à l'abandon, entouré d'orties et protégé par des haies d'aubépine. Même les habitants du village n'en connaissent pas l'éxistence !

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Il travaille dans la sphère O.R.L.

Il était manifestement très content de pouvoir parler à quelqu'un...polignac_362

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19 juin 2006

Menhir de Freydefond

Au nord de Saint Nectaire, ce menhir de dimension modeste (1 mètre 50 ) est visible de très loin. Il est situé sur un plateau basaltique tabulaire. Il était surmonté d'un petit bloc de basalte dans lequel était fiché une croix. Elle fut brisée à la révolution, restaurée et à nouveau détruite faute d'entretien. Il travaille sur la sphère "amortisseur".A sa droite, le dolmen de la Pineyre.polignac_076polignac_075polignac_078polignac_079

19 juin 2006

Le château de Polignac

Sans doute occupé depuis l'antiquité, ce site est la propriété de la Famille de Polignac depuis le XIème siècle. L'emplacement stratégique commandait les routes à l'Ouest et au Nord de la ville du Puy-en-Velay. Pendant deux siècles, les vicomtes de Polignac s'opposeront aux évêques du Puy dans une lutte sans merci à propos des péages sur la route des pélerinages. polignac_157polignac_237 Le site est depuis longtemps considéré comme une montagne sacrée. Il n'est donc pas étonnant de retrouver ici, sur la hauteur, Apollon, répondant à Anna, statue se trouvant dans l'église du village en contrebas.

Les deux puits du château

Les vicomtes de Polignac ont amménagé une citerne où des rigoles ammenaient l'eau de ruisselement. Cette citerne remonte au XII ème siècle. On la nomme "puits de l'oracle". Une légende, dont Médicis se fait l'écho, rapporte que c'était là que le dieu Apollon rendait ses oracles.

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On racontait aussi qu'il y avait autrefois à l'entrée du château une galerie souterraine qui venait aboutir à cette citerne. C'est à l'entrée de cette galerie qu'étaient reçus ceux qui désiraient obtenir une réponse du dieu. On ajoute même que le masque dit d'Apollon, qui se trouve dans le donjon, couvrait autrefois la margelle du puits.polignac_351p1020847__1600x1200_

Un jour vint où la citerne s'avéra insuffisante et l'on construisit un puits si profond qu'on le nomme encore "le puits de l'abîme". Entièrement taillé dans le roc, il descend jusqu'au niveau de la vallée, 83 mètres plus bas. Il a un diamètre de 6 mètres. Les pierres retirées servirent à construire le donjon...

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Pour les plus sensibles, prière de passer la photo de l'intérieur du puits de l'abîme, il se dégage des choses pas très plaisantes du trou...

21 juin 2006

Lavoûte sur Loire

Au détour d'un chemin...

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L'église romane du XII ème siècle, classée monument historique, à nef unique, est le seul édifice du voisinage ayant traversé l'épreuve du temps sans trop de dommages. Devant, une fontaine donne généreusement son eau aux villageois. Nettement moins depuis que la compagnie des eaux l'a captée en amont d'ailleurs...

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A l'intérieur, une petite dame du Puy veille, protégée par une grille en fer forgé. Tout en haut, presque cachées, deux statues nous font un clin d'oeil.

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Une autre vierge, réplique de sa grande soeur, se cache dans une niche. Tout celà fait que l'endroit est bien agréable, tout doux, à l'abri des touristes (un carton posé au travers de l'entrée empèche seulement les chiens errants de pénetrer dans l'église...)

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10 mai 2006

Saint Laurent d'Agny

La porte à l'ouest de la chapelle.

En ce lieu, toujours sur le dos du Dragon, la chapelle saint Vincent se trouve au milieu d'un champ de pierres mégalithiques. Certaines ont encore des cupules, d'autres forment de belles portes de vie.
Quand les bâtisseurs ont compris ce que veulent dire les mots partage, tolérance, intelligence du coeur et de l'esprit.2003_1120nana0029

23 octobre 2006

La collégiale Notre Dame des Marais, Villefranche-sur-Saône

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Bugey_046Villefranche sur Saône est de création relativement récente par rapport à ses voisines (Lyon et Mâcon).

Bugey_025Ce n’est "que" vers le milieu du XIIe siècle que le seigneur de Beaujeu Humbert III décide de créer une ville à proximité d’un croisement entre une route Nord-Sud d’origine romaine (la rue Nationale actuelle) et une route Est-Ouest venant de Tarare ou Thizy qui permettait de gagner un gué sur la Saône.

Bugey_031Il voulait aussi renforcer la frontière Sud de ses domaines face aux Archevêques de Lyon qui détenaient le château d’Anse.

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Bugey_028Les seigneurs de Beaujeu vont leur octroyer différents privilèges et franchises (d’où le nom de Ville-franche) qui seront ultérieurement consignés dans une Charte écrite. L’exemplaire rédigé en 1260 est toujours précieusement conservé.

Bugey_050Bugey_054 Dès la charte originelle de 1260, par laquelle les Sires de Beaujeu créent une ville capable de faire contre-poids à la toute- puissance des archevêques de Lyon, leurs ennemis jurés, Villefranche prend l'allure d'une nef: la vieille ville (qui correspond aujourd'hui à l'hyper-centre) a été construite en suivant le schéma d'un bateau construit autour de l'axe de l'actuelle Rue Nationale. Cette dernière étant en pente à chaque extrémité. Le coeur de cette vieille ville étant la collégiale Notre-Dame des Marais.

Bugey_041La collégiale Notre-Dame des Marais, classée monument historique, a été commencée au XIIe siècle, de style roman. Elle a été poursuivie en gothique et achevée au début du XVIe, en gothique flamboyant. La restauration intérieure (1998) a mis en relief une voûte très riche et très légère, des piliers et croisées d’ogives tous différents. Cette église a deux clochers, l’un roman et l’autre flamboyant, avec une flèche renommée de 72 mètres de haut.

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Bugey_045Il ne reste de la statue de la vierge trouvée dans les marais qu'une pâle copie. Pourtant, tout était présent pour un lieu dédié à la vierge noire...

Bugey_020Quelques énergies encore présentes derrière l'autel, et de belles gargouilles à l'extérieur. Des traces de sculptures nous rappèlent que cette collégiale a bien été bâtie sur un lieu énergétique élevé.

16 avril 2007

Vierges noires, fichier sans pdf

«Je suis la Nature, mère des choses, maîtresse de tous les éléments, origine et principe des siècles, divinité suprême, reine des Mânes, première entre les habitants du ciel, type uniforme des dieux et des déesses. C’est moi dont la volonté gouverne les voûtes lumineuses du ciel, les souffles salubres de l’océan, le silence lugubre des enfers. Puissance unique, je suis par l’univers entier adorée sous plusieurs formes, avec des cérémonies diverses, avec mille noms différents.
Les phrygiens, premiers nés sur terre, m’appellent la déesse-mère de Pessinonte ; les Athéniens autochtones me nomment Minerve la Cécropienne ; chez les habitants de l’île de Chypre, je suis Vénus de Paphos ; chez les Crétois armés de l’arc, je suis Diane Dictynna ; chez les Siciliens qui parlent trois langues, Proserpine la Strygienne ; chez les habitants d’Eleusis, l’antique Cérès. Les uns m’appellent Junon, d’autres Bellone;ceux-ci Hécate, ceux-là la déesse Ramonte. Mais ceux qui, les premiers, sont éclairés par les rayons du soleil naissant, les peuples d’Ethiopie, de l’Asie et les Egyptiens, puissants par leur antique savoir, ceux-là me rendent mon véritable culte et m’appellent de mon vrai nom : la reine Isis.» 

Apulée «Metamorphoses XI»

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Et si Apulée n’avait pas vécu au IIème siècle avant notre ère, il aurait
pu rajouter «et les chrétiens me nomment la vierge Marie...» Les Vierges Noires sont issues de la civilisation du moyen-âge, des XIIeme et XIIIeme siècles. Cette civilisation est issue d’un effort conscient de différents hommes, qui l’ont conduite à son apogée.
Une petite élite connaissait les secrets qui lui ont permis de faire progresser la culture de ce temps. La vierge Marie prend une place démesurée, Saint Bernard étant le premier à lui donner cette place. Tous les monastères cisterciens sont dédiés à Notre-Dame, toutes les cathédrales gothiques sont consacrées à Notre-Dame, les ordres cisterciens et templiers sont voués à la vierge... Le culte marial est la renaissance du culte primordial à la grande déesse...Comme pour saint Michel, elle ne représente pas une personne, mais incarne un principe, un archétype, un symbole. Donc il faudra faire appel à la symbolique pour en expliquer le sens, occulte mais universel.












VIERGES NOIRES

Moulins__17_aTout d’abord, il faut bien savoir que les vierges noires authentiques ne sont pas nombreuses : à peine une quarantaine, pour celles qui sont parvenues jusqu’à nous. Elles ont toujours treize caractéristiques communes :
1 - Elles sont réalisées aux XIIeme et XIIIeme siècles
C’est l’apogée de la civilisation du haut moyen-âge
2 - Elles sont toujours représentées en majesté
La vierge est assise en une pose aristocratique et princière, mais son siège n’est qu’une cathèdre(siège assez sobre, sans dossier ou avec un dossier court) Dans les représentations antiques, Isis était-elle aussi assise sur ce genre de siège. Les grandes églises de l’époque sont appelées cathédrales depuis la même étymologie (latin: cathedra=siège) et de plus, sont des cathédrales «Notre-Dame»...
3 - le visage ne reflète aucune tendresse, ni compassion
Il est noble, souverain, hiératique...
4 - Le visage de Jésus est moins soigné
Comme si le plus important était la représentation de la mère... L’exercice des cultes des religions antiques s’accompagnait, pour certaines d’entre-elles, de ce que l’on appelait les «mystères». Au cours de cérémonies secrètes, l’initiation était conférée au «myste» qu’après l’avoir éprouvé de différentes  açons (terre, air, eau, feu) afin de s’assurer de sa force de caractère et de ses facultés spirituelles. L’enseignement n’était prodigué que la nuit, au coeur des temples ou dans les cryptes, où des souterrains obscurs figuraient les méandres dans lesquels l’âme serait projetée après la mort. La nuit symbolisait de ce fait la mort, non seulement au sens physique, mais aussi la mort au monde profane. Vierges mères et déesses noires étaient les maîtresses de l’initiation.

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La symbolique est double : mort puis renaissance à l’état d’initié. Les deux aspects sont complémentaires d’une même réalité ésotérique  qui veut que les ténèbres (ignorance) naisse la lumière (connaissance).
C’est pourquoi il a fallu que le christ naisse la nuit de Noël à minuit, c’est à dire à l’heure la plus noire de la nuit la plus longue, au sein d’une grotte (image terre-mère) et non d’une crèche comme cela est improprement traduit. L’enfant ne représente pas seulement Jésus, mais le «myste», qui, par l’initiation, devient le fils de la vierge noire.
C’est pourquoi il est noir comme elle. Il est son enfant, par la connaissance des mystères et figure dans son giron pour faire comprendre littéralement qu’il sort des entrailles de sa mère comme des entrailles de la terre (voir le «je vous salue Marie).
Elle le tient dans un geste protecteur qui n’est pas sans rappeler certaines représentations égyptiennes où le
pharaon est accompagné de sa divinité tutélaire. Il n’y a pas de sentimentalité exprimée dans ce couple car
ce n’est pas une scène familiale. Les liens qui les unissent sont ceux de l’esprit, non ceux de chair.
Meillers_28a5 - Les vêtements sont bleu, blanc, rouge avec des garnitures dorées
Ne pas oublier que pour les artisans du moyen-âge, les couleurs ne sont pas choisies au hasard, chacune
ayant un impact symbolique. Dans les opérations alchimiques, la matière première (materiae prima) se transforme en se colorant de diverses façons. Trois couleurs dominent...oeuvre au noir, oeuvre au blanc et oeuvre au rouge. Le bleu nuit est assimilé au noir (putréfaction), le blanc, phase suivante (purification) et le rouge (rubification, action du feu secret). A la couleur dorée correspond la transmutation des métaux vulgaires en or (symbole de la perfection initiatique). De nombreux autres symboles alchimiques sont liés aux vierges noires, comme le «lait de la vierge» (eau mercurielle) et nous retrouvons là saint Bernard avec l’allégorie de la lactation (il but au sein d’une vierge noire trois gouttes de lait). Souvent la robe de la vierge est décorée de losanges formant un réseau de mailles de filet. Lors de la phase «coagula», la matière prend la forme d’une pâte feuilletée (galette des rois) sur la surface de laquelle apparaît un quadrillage en forme de losanges.
6 - Elles ont toutes les mêmes dimensions
Les différences étant dues à des détails comme la hauteur de la coiffe ou du socle. 70 cm de haut, 30 cm de large et 30 cm de profondeur à la base. La statue est donc réalisée dans une proportion de 7 à 3, deux des nombres chargés d’une signification particulièrement sacrée pour les anciens. 3 évoque les diverses trinités : triades druidiques et templières, les 3 aspects de la matière, tandis que le 7, autre nombre premier, correspond par exemple à la durée de la création, les merveilles du monde, le trivium et quadrivium enseignés dans les abbayes. Souvent les mains sont démesurées. La main a toujours été magique car elle représente le 5 qui est le milieu dans la série de 1 à 10. Il est l’union des inégaux, la somme du 3 qui est le principe masculin et du 2, principe féminin. La main marque donc la réconciliation entre ces deux principes contraires et complémentaires. Pour la plupart des anciens récits sacrés de l’humanité, tout, dans l’univers, naissait de la rencontre d’un principe masculin et d’un féminin. Ainsi la terre vierge fût fécondée par les rayons du soleil et c’est grâce à cette action bienfaisante qu’elle a pu donner la vie. Dès lors, les anciens ont fait de la terre, la grande déesse, la représentation symbolique du grand principe féminin, et du soleil, le principe masculin. C’est pourquoi dans toutes les religions où l’on vénère une déesse-terre, un culte solaire lui est toujours associé.
Dans le cas des vierges noires, cette présence solaire apparaît parfois de manière indirecte et subtile : par exemple, la vierge se trouve directement placée dans un lieu autrefois consacré à Belen (équivalent celtique d’Apollon). Ou bien la présence d’un taureau dans la légende de la découverte miraculeuse de la statue. Le taureau est l’animal viril et solaire par excellence. Parfois il est remplacé par d’autres animaux ayant cependant la même valeur symbolique (cerf, lion...). Même indication solaire qui a attribué la fabrication de
certaines statues à saint Luc (emblème : le taureau...)
2003_1120nana0016 7 - Le lieu où elles étaient placées était connu depuis l’antiquité
On y célébrait la terre-mère (proximité d’une source, un puits, un arbre sacré ou une pierre). Ce sont des lieux bénis par la nature où l’homme, averti par la science «magique» de ses initiés, va se rendre pour y recevoir des bienfaits tant physiques que spirituels. Sans doute devait-il aider par une discipline sous forme de marches, de danses incantatoires, de rondes... Ces lieux sont placés sur les veines de forces telluriques que l’homme a sacralisées. Ces forces peuvent s’associer aux courants hydrographiques. Le tracé de ces lignes sur la carte de France reproduit un quadrillage de lignes qui s’entrecroisent, répétant l’implantation des vierges noires. (En terre gauloise et en Galice, on retrouvera deux caps : Finistère et Finisterre, marquant la fin de deux veines telluriques soulignées (j’allais mettre soignées...) par l’implantation de menhirs et de dolmens) Souvent, l’énergie cosmique est aussi au rendez-vous... Dans nos églises romanes et gothiques, le croisement des deux courants, l’un capté par le puits et l’autre par le clocher, se rencontrent à l’emplacement de l’autel.

Un lieu sacré ,avant d’être utilisé par l’homme, fonctionne à l’état naturel comme point d’échange entre des forces du ciel et de la terre. Les rituels humains ne font que renforcer le processus et le mettre à la disposition des vivants. Le lieu peut se passer de l’homme et de l’appareil, le temple ne peut se passer du lieu, ni des hommes pour son entretien. Les hommes peuvent utiliser le lieu en se passant de l’appareil. Ils peuvent se passer de l’un et de l’autre à partir d’un certain stade d’évolution. La conjonction des trois permet parfois des miracles, lesquels n’existent pas, étant les reflets de lois naturelles intelligemment mises en oeuvre.
8 - Un élément oriental est associé à chaque vierge noire
Les légendes ont souvent cet aspect oriental : statues sculptées en orient par un prophète ou par saint Luc, offertes en hommage à un croisé ou à saint Louis par quelque soudard d’Egypte. On retrouve là une dimension qui s’ajoute à l’apport Celte et Chrétien.
Meillers_59a9 - La vierge noire est un lieu important de pèlerinage
au moyen-âge.

Les pèlerinages suivent les veines telluriques (reprenant souvent le sens des plissements montagneux et des failles). L’homme suivait ces lignes de force qui agissaient sur lui comme un déterminisme, laissant à chaque sanctuaire un témoignage de sa foi, une marque de son savoir et de son faire. C’est la contribution aux premières réalisations architecturales. Souvent la route se faisait pieds nus pour mieux capter les énergies particulières.
10 - Dans l’histoire de leurs sanctuaires, on retrouve
toujours la présence d’abbayes bénédictines, cisterciennes
ou templières.

Ce qui apparaît donc, c’est une certaine protection initiatique qui entoure la statue. Ce qui confirme que les bénédictins, cisterciens et templiers étaient bien les continuateurs éclairés des druides dont la science naturaliste avait été retrouvée, comprise et pratiquée. Son symbolisme d’initiation explique aussi la vénération de saint Bernard.
11 - Malgré les mutilations et les restaurations, les édifices dans lesquels
elles se trouvaient au moyen-âge, lorsqu’ils subsistent, conservent
des signes et des indices à caractère ésotérique et initiatique.

Les vierges noires marquaient des lieux privilégiés pour les initiés. A proximité de leurs sanctuaires ou même à l’intérieur de celui-ci, ils se rencontraient. C’était un point de ralliement pour tous ceux qui cheminaient dans leur» quête du Graal», indiquant que là, ils seraient sûrs de trouver d’autres» chevaliers de la table ronde» avec qui ils pourraient en toute sécurité prendre contact.
Bresnay_Les_Vernusses_10ab12 - Les miracles, ceux de leurs origines ou ceux qu’elles opèrent, sont
concordants

Les moines au moyen-âge, en répandant ces récits extraordinaires, n’ont même pas cherché la vraisemblance. Leur but n’était pas de prouver des miracles pour l’édification des fidèles, il était de greffer sur le culte un
environnement légendaire complétant l’explication ésotérique du sens caché de la statue. Les miracles révèlent une fois de plus deux ordres de choses : d’une part la vierge noire, au delà de la Marie chrétienne, est orientale et celtique, d’autre part, oeuvre d’adeptes, elle représente le cheminement de l’initiation et les étapes du grand oeuvre alchimique. Les deux sens de ces récits souvent se complètent et se confondent.
Les anciens textes contenant les mythes qui traduisent l’acquisition de la connaissance font tous état d’une «traversée», d’un long et difficile voyage maritime (Ulysse, Jason...). L’alchimiste, utilisant la voie rapide, dite Allégorie L’initié (croisé captif, voyageur, navigateur, enfant) a d’abord été, comme chacun, plongé dans la nuit de l’ignorance (les limbes, le cachot du prisonnier, la cécité, le sommeil). Il a montré des dispositions nécessaires pour mériter d’accéder à la lumière (il a prié avec ferveur la vierge noire, c’est à dire, dans le cas de l’alchimiste, a tenté avec patience et renoncement toutes les opérations sur la matière première de l’oeuvre). Il sort de la nuit, accède à la lumière, est libéré des chaînes de l’ignorance, devient un adepte de la connaissance. (le prisonnier est sorti du cachot obscur et ses chaînes sont arrachées, l’aveugle voit et l’endormi se réveille). voie humide, appellera aussi «traversée» l’ensemble des opérations auxquelles il procèdera. (vierges noires protectrices des marins, même si le sanctuaire est placé en haut d’une montagne...)

05_08_25__800x1200__113 - Leurs rituels représentent d’étranges similitudesPlusieurs éléments échappent à toute explication religieuse catholique traditionnelle

comme des offrandes de roues de cire, dépôts processionnels sur une pierre hors l’église, utilisation du vin, cierges de couleur verte...
En conclusion :
Les vierges noires sont issues de trois sources : celtique, orientale et monastique. Mais elles ne sont qu’une des manifestations limitées dans le temps et localisée dans une aire géographique déterminée, d’un phénomène spirituel beaucoup plus vaste. De toutes les civilisations et de toutes
les grandes religions ayant du sacré la même idée et la même vision, celles qui ont vénéré à la fois la déesse-terre et le soleil ont toujours abouti, sous des formes variées à des figurations noires comparables aux vierges noires et riches en profondeur du même impact symbolique : grecs, romains, hindous ou égyptiens, indiens précolombiens, musulmans intégrant dans leur sanctuaire le plus sacré la pierre noire, gitans instaurant au pays du soleil de la mer et des taureaux le culte de Sara.
Car la grande tradition sacrée de l’humanité n’a connu de particularités régionales que dans ses formes les plus extérieures. Mais bien au-delà de
ces nuances et de ces détails, ceux qui, partout et depuis la nuit des temps, savaient ou s’efforçaient de savoir, se reconnaissaient, toujours réunis, dans le langage des symboles, par une vision unique et universelle.

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Petit aparté concernant la roue
De tout temps, pour célébrer le sacré, les civilisations ont connu soit des réunions en cercle, soit des rondes autour d’un feu, d’un arbre, d’une source, d’une statue. Les druides ont pratiqué ces rondes, les évêques aussi (je crois qu’ils l’ont un peu oublié...) et tout le monde connaît les rondes de la saint Jean... Le rond, le cercle, la roue ont donc une valeur sacrée bien spéciale... Dans les représentations hindoues égyptiennes ou grecques, c’est le serpent qui est disposé en cercle et qui signifie ainsi la vie universelle dont l’agent magique, l’agent moteur, est la lumière ; c’est le serpent enroulé qui est au moyen-âge appelé ouroboros et, comme la circonférence entourant les croix hermétiques, il représente pour les alchimistes, l’unité de la matière et en même temps le fluide universel ou la rénovation perpétuelle de la nature. Ce n’est pas le cercle en soi qui a une profonde signification sacrée, c’est le cercle en mouvement, c’est la ronde ou la roue...
Pour les initiés extrême-orientaux, la fleur de lotus en rotation marque la connaissance suprême et Bouddha est représenté dans les temples avec à ses côtés des roues, fleurs de lotus stylisées. Au moyen-âge, en Europe, il en est de même avec les rosaces censées représenter le mouvement circulaire de la rose emblématique des initiés. C’est pourquoi la grande rosace des cathédrales est appelée à l’origine «rota», la roue. On en revient à nos alchimistes... Dans les cathédrales, il y a trois rosaces, une à chaque extrémité du transept, et la troisième, la plus importante, ornant la façade du grand porche. Les églises étant la plupart du temps «orientées» elle se retrouve au soleil couchant. Ainsi, comme dans les couleurs des vêtements des vierges noires, on retrouve les couleurs successives du grand oeuvre : première rosace au nord (le noir, sans soleil), deuxième au sud, (le blanc) et troisième au soleil couchant (le rouge...)
Tout ceci n’est qu’un petit aperçu de la richesse des symboles que l’on peut trouver en étudiant les vierges
noires. Et maintenant, il faudrait compléter cette étude par une autre aussi riche et passionnante, celle de Gargan, Bellen, Apollon... heu, je veux parler de saint Michel archange....
Mais c’est une autre histoire...

Bibliographie :
«l’énigme des vierges noires» de Jacques Huynen
«le puy, haut -lieu ésotérique» de J. Derderian
«la Champagne mystérieuse» de Guy Tarade
«le mont saint Michel et le temple cosmique» de R. Raffin
«le mystère des cathédrales» de Fulcanelli
«le berceau des cathédrales» de M. Guingand
«les mystères de la cathédrale de Chartres» de L. Charpentier
«notre-dame du vitrail» de O. Pactat-Didier

Dossier réalisé par Madame Dulac.

8 janvier 2011

Arrivée au Mont Saint-Michel

Le Mont Saint-Michel. Là bas, tout est plus large.



17 heures, nous arrivons, Gw, Rem, Calou et moi. De loin, nous l'avons déjà senti.



Petite sœur, Tombelaine m'attire.



Un paysage où se mêlent la mer, la terre et le vent.



Il est là. Nous y sommes.



La nuit tombe, nous savons que nous ne pourrons pas entrer, il est trop tard.



Qu'à cela ne tienne, nous apprendrons la patience. Profitons ainsi de ce cadeau que nous offre Gaïa.















Il sera là demain, bonne nuit.



L'archange veillera sur nos rêves.



Il y eut un soir. Il y eut un matin. Tombelaine au réveil, la magie opère.



Que dire de plus...



Cette fois, nous sommes à l'heure.



Premiers à prendre un ticket, premiers à prendre des photos, première à verser une larme.

2 décembre 2016

Saint Christophe

saint christophe 12aChristophe vient du grec Christós, le Christ, et de phorós, celui qui porte.

 

 

 

 

 

 

Saint Christophe 4aCe personnage imaginaire très populaire est représenté portant le Christ enfant sur ses épaules, lui faisant traverser une rivière. C’est la représentation symbolique d’un passage, qu’il soit spirituel ou alchimique, menant vers la lumière ou vers l’or, sa matérialisation.

 

 

 

 

Saint Christophe 1aLes premiers récits en orient parlaient de lui comme d’un géant à tête de chien, se rapprochant d’Anubis en Egypte, celui qui fait passer les morts dans l’au-delà.

Saint Christophe 5a

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint Christophe 8aEn occident, il est un géant cananéen (canis ?) voulant se mettre au service du plus grand des rois.

 Saint Christophe 7a

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint Christophe 2a

Il est devenu le saint patron des voyageurs, portant une canne qu’un miracle fit refleurir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



24 mai 2006

Dolmen champignon...

Au cours d'un voyage, voilà un curieux champignon. Normal, nous sommes en Dordogne !

Il ne faut pas le réveiller... Il est bien tranquille, loin de l'agitation du monde et des hommes...

sg5_bis_081

sg5_001Celà me donne envie de vous faire un cadeau: une histoire tirée d'un ouvrage de monsieur Maurice guingand:

Le chant des étoiles

En cette nuit là, le temps n'existait plus.

Pas de vent, pas de bruit. Seule la clarté de l'aurore grandissante rendait les rochers d'alentour plus sombres.

Dans une vallée circulaire, baignée de lumière orange, un cratère béant dont l'intensité du noir intérieur permettait de supposer la profondeur inquietante.

Tout pres de ce cratère, sur un monticule, une grande pierre sombre, droite comme un menhir.Sa silhouette se détachait parfaitement sur la clarté de l'herbe environnante et son ombre s'y déplaçait lentement, plongeant ce qu'elle recouvrait dans un mysterieux violet.

Plus loin, à terre, près du cratère, une autre grande pierre, plate cette fois, luisait comme une large lame ou comme un miroir géant regardant le ciel.

La grande pierre levée, aux rudes contours d'un beau bleu sombre, ressemblait aux vestiges lointains que des civilisations inconnues pointaient vers le ciel.

Plus la clarté montait, plus les contours s'adoucissaient.Elle ressemblait maintenant à une forme humaine qui aurait pris une grande robe de pierre pour franchir sans crainte les siècles attendus.Puis elle prit des formes plus précises, bougea lentement; se retourna, comme un golem petrifié dont le poids et le long réveil auraient ralenti la giration.

La métamorphose s'accomplit progressivement.Ses derniers aspects rudes se fondirent et s'évaporèrent dans un halo lumineux.

C'est une femme qui se trouvait maintenant empreinte encore de la raideur de son sarcophage de grès, reprenant peu à peu vie.Une grande robe bleu-noir, couleur du firmament sous les étoiles, la couvrait toute entière, un châle dissimulait sa tête et ses épaules et quelques mèches blondes s'évadaient vers la lumière.

De visage, il n'y avait point.Seules deux lueurs verdâtres phosphorescentes remplaçaient les yeux et animaient ce visage de vide.

Ses bras bougèrent quelque peu et ses deux mains, longues, fines, blanchâtres, glissèrent sur les plis raides de sa robe.Un murmure grandissant sortit alors de sa personne, prenant des sons plus précis pour former des mots que la brise matinale emportait.

"Je suis  de meurée fixée au regard des étoiles, disait-elle, j'étais placée près de la bouche de la terre pour entendre son chant et écouter la musique sans fin des astres qui nous entourent.

Le mouvement a son rythme, sa lumière, sa mélodie et le vide sa symphonie.Je me suis maintenue là depuis des siècles en un corps dur et froid pour un enchantement de mon esprit.Ma compagne, allongée dans l'herbe, est faite pour entendre et moi pour voir et nous pouvons nous completer.

Maintenant, les temps sont venus.Je peux parler et je veux bien réveler ce que je sais.Mais que personne ne cherche à voir mon visage, ou à le reconnaitre.Je suis celle qui demeure incréee, celle qui fut poursuivie pendant des millenaires et que mon manteau de fille de la montagne dissimulait.

Une partie de mon peuple dort encore, inerte dans ces hauteurs.L'autre partie est disséminée sur la face de la terre, en autant d'êtres sensibles.Certains sont devenus des choses utiles; d'autres des choses glorieuses, d'autres enfin des choses sacrées.

C'est à dire que chacune de nos parcelles n'a eu que le langage que l'homme a bien voulu lui donner.Mais c'est aussi par la faute de l'homme et par son ignorance que d'autres sont perdues ou gâchées.

Rappelez-vous de moi.

Alors vous apprendrez à vivre les pierres, celles qui sont levées dans les matins du Nord, celles que l'on a empilées sous les cieux plus limpides, celles qui sont sculptées pour des aurores plus douces.

Il vous faudra chercher leur nombre et le mien et celui de ma compagne qui dort encore."

Pendant qu'elle murmurait ainsi, le bord du cratère était devenu un grand cercle blanc et, lentement vers l'est, le soleil entamait sa course quotidienne.

Le murmure reprit.

"Dans vos civilisations successives, il y a toujours eu des hommes qui connaissaient les mystères de la marche du monde.Ils avaient des doigts pour les déterminer, pour figurer les symboles.Ils ont eu des pierres pour les y graver.Du nombre est venu le signe, puis du signe le symbole et, plus tard, le chiffre.

Par la voix de l'homme, le nombre prit un son,puis une gamme et enfin un chant.Dans ce chant, il y avait un rythme et tout cela provoquait une résonnance, résonnance du coeur de l'homme sur le coeur de la nature, à travers le coeur des pierres et ceci afin d'être compris par le coeur des dieux.

Et les dieux envoyèrent sur terre des fées pour guider les hommes vers un merveilleux perpétuel.Ces fées étaient des femmes, mais ces femmes furent des rêves.

Il plait à l'homme de revivre ces rêves, il lui plait de rejoindre ces fées, parce que ces fées dorment dans la pierre.

Et ces pierres furent les premiers médiums de l'homme vers la création et son harmonie."

C'est dans un faible souffle que les derniers mots s'évanouirent.Une lueur subite se fit dans la vallée verte, jaillissant au-dessus des cîmes.

Les yeux de la femme disparurent et une brume légère sortant de de sa face vide, comme la rosée matinale, s'évapora doucement en la tiedeur des premiers rayons du soleil.

On eut pu distinguer un sourire d'une douceur ineffable et d'une indicible joie comme un envol vers un appel mysterieux.Des volutes de ces vapeurs matutinales, rosée des philosophes, pierres des sages, furent absorbées intimement en leur montée allègre.

Il ne resta plus bientôt, au bord du cratère toujours sombre, qu'une grande pierre figée dans le sol indiquant les mystères d'un temps.

D'autres pierres seront d'autres femmes.il se peut que l'une d'entre elles,Venus hyperboréenne ou fille de khéops, prêtrese du soleil ou odalisque orientale revenue aux bords de la mer bleue vivre tout à son souvenir de cristal une réminiscence du passé et une vibration de l'avenir, comme l'émeraude au milieu des roses rouges.

Le nombre lui sera peut-etre froid, mais elle saura aussi que son ombre est celle du mystère qui voile les choses et les rends plus vraies.

La connaissance apporte une joie et c'est cette joie que nous essayons de partager.

Maurice Guingand

20 juin 2006

Brioude

polignac_4481

La construction de Saint-Julien de Brioude s'est étalée sur plus d'un siècle. Trois ou quatre maîtres d'oeuvre s'y sont succédés.
Saint Julien était un martyr du 4è siècle. Plusieurs églises se succédèrent ainsi au-dessus de son tombeau. L'église actuelle aurait été élevée à partir de 1060 en trois étapes :

p1020887__1600x1200_1060-1100 : rez-de-chaussée du narthex, parties basses des deux premières travées de la nef et du porche nord
1100-1140 : étage supérieur du narthex, parties hautes des deux premières travées de la nef, porche nord, porche sud
vers 1180 : après une interruption de trente années, chevet, choeur et troisième travée de la nef.
Seconde moitié du 13è siècle : voûtes d'ogives.



polignac_4451L'église mesure 74,15 m de long, c'est la plus longue des églises d'Auvergne. Mais la nef ne fait que 6,50 m de large. Les pierres qui ont servi à la construction sont très variées ; grès rouge, grès calcaire, basalte, granulite, marbre gris et rose.





p1020875

Les chapiteaux sont de six ateliers différents, ceci étant dû à la lenteur de la construction de l'église. Il est à remarquer qu'aucun chapiteau n'est consacré à la Bible, à l'Evangile ou à Saint Julien. On retrouve le bestiaire de Thuret, entre autres le singe enchainé.


Les sirènes et tritons tiennent une grande place, preuve s'il en est que les courants telluriques sont puissants et nombreux. Il y a même en peinture murale les énergies en double chaine sortant de la bouche d'un homme.





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Chemin faisant....Oh surprise ! Mais que fait ce caillou de couleur sombre inséré dans une colonne de couleur claire ?


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Voilà que la colonne en face, au même endroit, propose un creux, et... Oh, les colonnes de l'autre côté de la nef aussi...Ahhh, voyons voir. Comme par hasard, nous sommes cinq. Quatre devant une colonne, le cinquième au milieu. Et c'est parti pour une belle ballade.

Voilà une belle découverte que ces interrupteurs ! Au centre des colonnes, au plafond, un trou nous montre par où passer pour s'élever....

polignac_470

 


 


 

12 mai 2006

Le jardin des moines

Le site est divisé en trois parties comme les cathédrales et certaines églises, qui symbolisent les trois plans de conscience (physique, esprit, âme). Les énergies sont en général graduelles et le taux vibratoire du futur initié augmente progressivement alors qu’il pénètre l’endroit.Nous sommes en présence d'un rectangle d'or, prolongé par un carré.

D'une longueur de 27 metres, la masse de terre est bordée de 27 petits blocs dressés du côté nord et 26 côté sud.Il est construit alternativement en quartz et en schiste rouge.

Toutes les philosophies et religions considèrent que l’homme peut s’élever vers la spiritualité par trois étapes successives :  du monde des passions (physique) au monde des apparences (esprit) puis au monde de la non apparence (âme), du rectangle de la vie physique au carré de la vie spirituelle puis au cercle de la vie divine. Et l’une de ces limites est peut-être liée à la cheminée que l’on peut sentir vers la troisième partie du site. Une onde tellurique se trouve aussi en plein centre de ce qu’on pourrait appeler le chœur de l’ancien  temple.broc_liande_113

. moine

11 mai 2006

Mère-fontaine, en Brocéliande

Il parait que c'est la source clé de toutes les eaux de la forêt. Elle fut captée par le propriétaire,il y a quelques années.

Les bassins druidiques sont encore présents, le premier, rond, où se trouve le captage. Il est asseché. Le deuxième, carré, sert de déversoir à la source. Le troisième, rectangulaire, est enfoui sous les plantes aquatiques.

L'eau de la source reste une eau guérisseuse, il suffit de lui rendre l'hommage qu'elle mérite.

broc_liande_003broc_liande_022broc_liande_021

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