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lieux sacrés
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26 octobre 2012

L’église Saint-Philippe et Saint-Jacques



Ligny_en_Brionnais_3L’église de Ligny-en-Brionnais a fait partie, avant la Révolution, de l’ancien diocèse de Mâcon et de l'archiprêtré de Beaujeu.
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Ligny_en_Brionnais_9Edifiée durant la première moitié du XIIe siècle, elle a conservé de cette époque le chœur et l’abside.

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Ligny_en_Brionnais_4Les côtés du transept et l’abside sont percés de fenêtres romanes à double ébrasement.
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Ligny_en_Brionnais_8Côté sud, deux chapelles latérales voûtées sur croisée d’ogive furent ajoutées au XVe siècle, le clocher et la nef quand à eux  furent refaits au XIXe siècle.  

 

 

 

 

 

 

Ligny_en_Brionnais_7La nef unique, rallongée, est recouverte d’un plafond plat. Elle communique avec la travée de chœur romane par une grande arcade en cintre brisé retombant sur des demi-colonnes aux chapiteaux de feuillages.


 

 

 

 

 

 

 

 

Ligny_en_Brionnais_12La travée de chœur située sous le clocher est voutée par une coupole octogonale sur trompes.  

 

 

 

 

 

 

Ligny_en_Brionnais_11Elle communique avec l’abside en hémicycle par un arc triomphal identique à celui qui réunit la nef et le chœur.
 

 

 

 

 

 


Ligny_en_Brionnais_10Dans la chapelle gothique, une Vierge à l'Enfant, statue en bois du XVIIIe siècle.



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23 octobre 2012

Saint-Sernin de Vauban



Vauban_4Vauban portait anciennement le nom de Saint-Sernin-en-Brionnais (Sanctus Saturninus in Briennensi Pago).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vauban_2Le nom de Sancti-Saturnini apparaît pour la première fois en 1272. C’est en 1725, lorsque le roi Louis XV érigea en comté les terres de Saint-Sernin en faveur d'Antoine le Prestre de Vauban, Lieutenant-général des armées et neveu du Maréchal de Vauban, que le village changea de nom.

 

 

 

 

 

 

 

 

Vauban_3L’église est dédiée à saint Sernin, ou saint Saturnin, évêque et martyr de Toulouse au IIIe siècle. Le nom de saint Saturnin, ou saint Sernin après évolution, provient de Saturne, qui vient du latin « serere » = ensemencer. Saturne était dans la mythologie le dieu de l’agriculture et du temps. Signification : le semeur.

 

 

 

 

 

 

 

Vauban_6L’église Saint-Sernin a conservé de la première moitié du XIIe siècle le chœur, l'abside et la base du clocher. En effet, la nef romane devenue trop petite fut démolie et reconstruite entre 1853 et 1857 par l'architecte Berthier puis l’église fut restaurée en 2007.

 

 

 

 

 

 

 

 

Vauban_7Le chœur est composé de deux travées communiquant entre elles par de grandes arcades en cintre brisé et d’une abside en hémicycle à trois fenêtres dont le mur atteint 1m 30 d’épaisseur.  Le clocher s’élève au-dessus de la première travée, voûtée en berceau brisé.

 

 

 

 

 

 

 

 

Vauban_13Les chapiteaux repris du portail ouest (ont-ils été refaits à l’identique ?) nous présentent côté lunaire une chouette aux ailes déployées et deux oiseaux posant leur bec sur une fleur côté solaire.
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Vauban_8A l’intérieur, les chapiteaux restants nous montrent bien la progression spirituelle nécessaire à la compréhension des énergies de l’église. Ici, nous verrons les feuilles épanouies, puis l’arrivée de la fleur.
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Vauban_11Un évêque portant la crosse (Saturnin ? pas sur puisque la crosse est tournée vers lui, c'est-à-dire qu’il est dans son fief) sort du feuillage.

 

 

 

 

 

Vauban_10Quelques représentations difficilement identifiables de « monstres ». La restauration n’a pas arrangé les choses.

 

 

 

 

 

 

Mémoires de la société éduenne 1872

http://fr.wikipedia.org/wiki/Vauban_%28Sa%C3%B4ne-et-Loire%29

http://pjpmartin.pagesperso-orange.fr/site/Chemins_du_roman.htm#Vauban

18 octobre 2012

L'église Saint-Yan

 

Saint_Yan_1Saint-Yan ne fait partie des églises romanes du Brionnais que par son abside, mais malheureusement étant fermée lors de mon passage, je ne peux que vous donner des photos de l’extérieur, qui n’amènent rien de particulier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Yan_3On peut juste remarquer qu’étant dédiée à saint Yan, ou Oyen, son tympan est sculpté d’une représentation de la Vierge.

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Saint_Yan_5En 1789, Saint-Yan s’appelait  Oyan-l'Arconce.

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Saint_YanYan, Oyen, Oyend ou Eugend (Eugendus), ou même Héand, issu de parents romains, naquit vers 45O près d'Izernore en Franche-Comté. A 7 ans il fut placé sous la conduite deux fondateurs de l'abbaye de Condat (à Saint-Claude dans le Jura), saint Romain et saint Lupicien, et devint leur disciple avant de devenir lui-même abbé du monastère en 496.  Une partie des moines, qui lui reprochaient son austérité et sa discipline (il portait toujours la même tunique et le cilice), quittèrent le monastère en l’accusant d’incapacité. C’est à ce moment qu’il reçut le don de miracle,  le pouvoir de lire l’avenir et de chasser les démons : une simple formule écrite et signée de la main d'Oyend suffisait pour délivrer les possédés. Il entrait souvent en extase, même dans les lieux publics.  

Il régularisa la vie communautaire selon la règle de Tarnade (nom originel de l'abbaye d'Agaune qui fixa une règle avec notamment l'usage de la psalmodie perpétuelle) et sut s'entourer d'érudits. Après un incendie qui détruisit entièrement le monastère il le fit entièrement reconstruire. Composé jusqu'alors de petites cellules individuelles il les remplace par des dortoirs spacieux.

En 509, il tomba malade et demanda aux moines d’arrêter leurs prières en sa faveur, ce qui le retenait dans son corps mortel. Il mourut le ler janvier 510. Le musée archéologique de Grenoble renferme une crypte intacte du VIe siècle lui étant dédiée, mais son culte se répandit qu’à partir du VIIIe siècle et sa fête fut arrêtée au 1er janvier.

 

Oyen--> Oyez--> Ouir--> Oreille. Ce n'est pas pour rien qu'il fut représenté tenant une oreille dans sa main droite.

 

Saint_Yan_6Non loin de Saint-Yann, la petite chapelle du cimetière est à mes yeux bien plus intéressante malgré son état de délabrement.

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16 octobre 2012

L'église Saint-Germain


Historique



Saint_Germain_en_Brionnais_24Vers 1080, Aganon, évêque d'Autun, fondit, entre Saint-Julien-de-Civry et Saint-Symphorien-des-Bois, un prieuré de chanoines réguliers de Saint-Augustin. Lors de la construction, un grand nombre d’anciennes tombes furent découvertes, ce qui prouve que le lieu était consacré depuis longtemps.

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Germain_en_Brionnais_11Commencée à la fin du XIe siècle, l'église priorale fut placée sous le double vocable de saint Germain, évêque d'Auxerre, et de saint Benoît. Le chantier commença par le chœur, les deux travées occidentales ne furent achevées qu'au début du XIIIe siècle.

 

 

 

 

 

Saint_Germain_en_Brionnais_23Les seigneurs de Dyo, proche voisins, en furent  les principaux donateurs, ce qui leur permit d’y avoir leurs sépultures. Il reste en parfait état le gisant de Sybille de Luzy, dame de Dyo et de Sigy datant de 1298.
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Saint_Germain_en_Brionnais_25L'archéologie a montré que les bâtiments canoniaux (chapitre, dortoir, réfectoire...) s'étendaient sur le flanc sud. Le monastère fut réuni au XIIIe siècle à celui de Saint-Sernin-du-Bois.

 

 

 

 

 

Saint_Germain_en_Brionnais_17Il fut incendié en 1562 par les calvinistes de l’amiral de Coligny. Reconstruit vers 1670 par l’abbé commendataire, il fut détruit pendant la révolution. L’église survécut et devint paroissiale.


 

 

 

 

 

Saint_Germain_en_Brionnais_10Au XIXe siècle, la voûte menaça de s’affaisser, et il fallut attendre 1930 pour pouvoir la restaurer.

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Description


Saint_Germain_en_Brionnais_1L'église possède une façade occidentale tripartite dont la partie centrale est percée d'un portail en arc légèrement brisé, surmonté d'un oculus.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Germain_en_Brionnais_3Le portail principal est décoré d'une croix potencée sur le tympan et de chapiteaux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Germain_en_Brionnais_2La partie droite est cachée par le clocher carré percé de meurtrières, rajouté postérieurement.  Il possède trois niveaux, et se termine par une flèche. Le premier étage, en léger retrait par rapport au rez-de-chaussée, est soutenu aux angles par des contreforts, tandis que le dernier étage est percé de baies cintrées géminées à colonnettes.

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Germain_en_Brionnais_plan_4aL’église, dite « à nef obscure » par l'absence de fenêtres hautes au-dessus des grandes arcades, possède un plan basilical simple, comprenant trois nefs d’égale hauteur formant une église-halle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Germain_en_Brionnais_4La nef centrale comporte quatre travées voûtées en berceau plein cintre.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Germain_en_Brionnais_16Les collatéraux sont voûtés d'arêtes.
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Saint_Germain_en_Brionnais_15En l'absence de transept, les trois nefs débouchent directement sur l'abside et les absidioles semi-circulaires.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Germain_en_Brionnais_7Le bas-côté nord, achevé tardivement, servit d'église paroissiale, comme à Varenne-l'Arconce.

 

 

 

 

 

 

Saint_Germain_en_Brionnais_19Les chapiteaux de la nef, très simples, sont sculptés de motifs végétaux et d’animaux affrontés.
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Le débeurdinoir



Saint_Germain_en_Brionnais_18C’est comme ça que l’on appelle cet autel en pierre de style roman posé dans le bas-côté droit. Comme tous les autels de cette époque, il est creusé d’un trou appelé sépulcre, dans lequel on plaçait les reliques d’un saint. Ces reliques apportaient une énergie particulière, un réseau psychique émetteur d’information (énergies physique, mentale et spirituelle du saint). Si l’autel est placé au bon endroit, cette énergie va emprunter les réseaux et se propager.

 

 

 

 

Saint_Germain_en_Brionnais_22Il est dit à l’heure actuelle que c’est en passant la tête dans le trou de l’autel de Saint-Germain que les simples d’esprit (les beurdins en patois local), retrouvent la raison, et que les enfants deviennent sages. Dommage que ce soit une invention marketing assez récente. Il existe un cas similaire, qui semblerait être à l’origine de ceci : la débredinoire de Saint-Menoux.

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Germain_en_Brionnais_saint_menouxMenoux ou Ménulphe, évêque irlandais, naquit au VIIème siècle. D'Irlande, il se rendit en Grande-Bretagne, puis en Armorique jusqu'à Quimper où il fut ordonné prêtre puis évêque. Au retour d'un voyage à Rome, épuisé et malade, il parvint au petit village de Mailly-sur-rose, devenu Saint-Menoux, où il s'arrêta pour prendre quelque repos. C'est là qu'il mourut un 12 Juillet, l'année n'étant pas connue. Avant de rendre le dernier soupir, il demanda à être enterré au cimetière de Saint-Germain (ce qui a pu donner le point de départ de notre légende de Saint-Germain-en-Brionnais).

 

 

 

 

Saint_Germain_en_Brionnais_saint_menoux_2Son tombeau devint un lieu de pèlerinage, depuis que son serviteur, Blaise, un simple d'esprit (le bredin en patois local) entreprit de percer un trou dans le sarcophage de son maitre afin de pouvoir passer la tête à l'intérieur et d'être plus proche ainsi de celui qu'il vénérait. Il en serait sorti "débrediné", guéri grâce à Menoux. On peut encore voir dans le narthex un ancien sarcophage percé d'un trou. Il serait le véritable sarcophage de Saint Menoux, celui-là même que Blaise perça. A son côté, celui de Blaise. La débredinoire aurait été remplacé par un tombeau plus adapté aux visites de plus en plus nombreuses. Les reliques du saint y furent placées. On peut les apercevoir encore à travers les ouvertures vitrées.



http://pjpmartin.pagesperso-orange.fr/site/Chemins_du_roman.htm#St-Germain

10 octobre 2012

Saint-André-de-Bâgé, symbolisme



Les chapiteaux



Saint_Andr__de_B_g__chapiteaux_15Les quatre chapiteaux de la croisée sont magnifiquement sculptés. Le premier, côté lunaire, féminin, c'est-à-dire au nord/ouest de la croisée, est considéré comme une allégorie de la luxure. On y voit soi-disant « un personnage féminin luttant farouchement contre des serpents qui s’enroulent autour de ses membres ». Bien bien bien. Ne faisons pas que regarder, mais essayons de voir. Le serpent n’est pas le mal, mais la représentation des énergies.


 

 

 

 

 

 

Saint_Andr__de_B_g__chapiteaux_15aLe premier serpent vient du ciel, énergie cosmique, le second de la terre, énergie tellurique. Nous sommes bien à l’endroit de la rencontre. La femme/ déesse mère tient dans sa main une fleur de Lys, symbole lunaire de la virginité, ou le bouton d’une fleur/esprit de Chélidoine qui s’épanouira dans le chœur. Son feuillage est cerclé par une chaine, symbole de l’ordre Bénédictin, où les moines avancent ensemble sous une même règle.


 

 

 

 

 

 

Saint_Andr__de_B_g__chapiteaux_16Le chapiteau au nord/est justement nous montre les feuilles de la Chélidoine, symbole de l’accès à la lumière, toujours entourées de la chaine bénédictine, d’où sortent les tiges des futures fleurs/esprits.


 

 

 

 

 

 

 

Saint_Andr__de_B_g__chapiteaux_12aCôté solaire, masculin, au sud/ouest, nous trouvons deux visages. L’un tire la langue et regarde le point du lever du soleil au solstice d’été, l’autre ouvre la bouche et regarde le lever du soleil au solstice d’hiver.

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Andr__de_B_g__chapiteaux_12Les feuilles de Chélidoine, toujours avec leur chaine, entrent dans leurs oreilles (symbolisant la capacité d’entendre le message divin). Leurs yeux sont exorbités, ils voient. La parole divine, inspirée par la Chélidoine qui ouvre les yeux donc l’esprit, peut être transmise, ou tue, au choix. Au-dessus, le bouton s’est transformé en fleur.


 

 

 

 

 

 

 

Saint_Andr__de_B_g__chapiteaux_13Au sud/est apparaît un chapiteau historié, celui du sacrifice d’Abraham. Isaac est couché sur un tas de pierres rondes, les cheveux tirés par son père qui tient son épée levée. Dans l’angle un ange porte le bélier qui sera sacrifié à la place d’Isaac. Il faut comprendre que lorsque nous arrivons vers le chœur, à la fin du parcours initiatique, il sera nécessaire d’abandonner ce que nous avons de plus cher. C’est une mise à l’épreuve de notre détermination, un sacrifice librement consenti.  


 

 

 

 

 

 

Saint_Andr__de_B_g__chapiteaux_10La base de la colonne par contre est tout à fait originale. Elle fut interprétée comme  une scène de la vie de saint André : le saint s’appuyant sur une croix en X procèderait à un exorcisme.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Andr__de_B_g__chapiteaux_11En réalité, la croix qu’il porte n’est peut-être qu’une crosse, et en guise d’exorcisme, ne pourrait-on pas voir plutôt la transformation de l’animal, du bestial en humain, tout d’abord avec l’action du serpent/énergie qui fait se relever la bête, puis par la bénédiction d’un évêque bénédictin, qui fera que l’homme puisse accomplir sa quête spirituelle ?

 

 

 



Saint_Andr__de_B_g__chapiteaux_1Nous voilà arrivés dans le chœur. Six colonnettes et leurs chapiteaux vont nous parler de transformation. Côté lunaire, nous avons tout d’abord la représentation très stylisée de feuilles encore enchainées à leur base. La fleur les surmontant est carrée. Une tête sort du feuillage et regarde le sud/est, en direction de l’autel. La colonnette est nue, sa base aussi.

 

 

 

 

 

 



Saint_Andr__de_B_g__chapiteaux_2La deuxième colonnette, entièrement striée horizontalement, porte le chapiteau appelé « la Médisance ».  Nous retrouvons ici le thème de la parole avec les feuilles rentrant dans la bouche, puis un serpent sortant de la bouche allant vers un deuxième personnage, l’autre partant du deuxième personnage et s’approchant de l’oreille du premier.  Entre les deux, le feuillage s’épanouit en arbre de Vie, la fleur/esprit à 7 pétales. La base est décorée d'un rang de rosaces à quatre pétales.



 

 

 

 

 

Saint_Andr__de_B_g__chapiteaux_3La troisième, ornée de torsades boudinées, n’est que feuilles. La fleur au-dessus porte en son centre un trou de trépan. Avec les six du feuillage, cela porte à sept. On sait que l’arbre de vie est la représentation de la montée de la conscience, qui se fait en 7 étapes. Ce sont les 7 plans de l’existence manifestée, pouvant se rapporter aux 7 centres vitaux (chakras), aux 7 corps de l’humain (physique, éthérique, astral, mental, causal, spirituel et divin), les 7 églises de saint Jean, etc.  

 

 

 

 

 

 

Saint_Andr__de_B_g__chapiteaux_9La base est décorée de rinceaux à palmettes alternées.

 

 

 

 

 



Saint_Andr__de_B_g__chapiteaux_7Côté solaire, la première nous présente un centaure (Chiron le Sage ou le Sagittaire) tirant une flèche (la destinée). La flèche, pointée vers le haut (premier décan du Sagittaire)  vise la tête d’un oiseau dont la tête est tournée vers le haut, vers la fleur épanouie. La colonnette est divisée par des bagues de faible relief.



 

 

 

 

 

 

Saint_Andr__de_B_g__chapiteaux_6La deuxième montre la progression. Après avoir passé l’épreuve de la sagesse et du savoir, une fleur épanouie sort des feuilles de Chélidoine. La base est décorée de rinceaux à palmettes alternées. La colonnette, comme celle d’avant, n’est ornée que de bagues.


 

 

 

 

 

 

 

Saint_Andr__de_B_g__chapiteaux_4La troisième, ornée de cannelures torsadées alternant avec des chaînes d'oves fuselés liés par des annelets, est historiée. C’est Daniel dans la fosse aux lions. Le prophète Habacuc lui apporte sa nourriture. La fleur épanouie se situe juste au-dessus de sa tête, comme un chakra coronal. Daniel est la représentation de la mort tenue en échec, de la résurrection.

 

 

 

 

 

 

 


Saint_Andr__de_B_g__chapiteaux_8La base est ornée d'un masque humain réjoui, entre un lion et une vouivre ailée. L’initié maitrise les forces.  
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L'orientation



Saint_Andr__de_B_g__plan_7aNous avons eu la chance de trouver dans cette église  romane en parfait état le quadrilatère solsticial du lieu creusé dans la pierre de l’autel principal. Nous allons le retrouver cette fois, moins visible à nos yeux, dans les proportions de l’édifice primitif. En effet, le plan initial de la nef carolingienne reprend exactement ses mesures.

 

 

 

 

 



Saint_Andr__de_B_g__plan_6aMais alors, pourquoi le maitre d'oeuvre de l'église romane a-t-il déplacé l'axe du transept et du choeur ? Il se peut que la dédicace ait changé, qu'il ait voulu réaligner le transept sur un nouvel axe solaire. Il se peut aussi qu'il ait repris le quadrilatère de Jérusalem, comme il était coutume de le faire après les croisades (les Templiers étaient bien implantés dans le coin).

 

 

 

 

 

 


"Eglise romane chemin de lumière" de Jacques Bonvin et Raymond Montercy
« Richesses Touristiques et Archéologiques du Canton de Bâgé-le-Châtel », ouvrage publié par l’Association des « Amis du site de Bâgé-le-Châtel », 1990
http://bibnum.enc.sorbonne.fr/gsdl/collect/tap/archives/HASH0145/5ae8a6d6.dir/0000003004029.pdf
http://mafeuilledechou.fr/category/chouette-des-clochers/page/4/
http://www.lavoix-voiedessages.com/page2/files/documentation-le-symbolisme-de-la-croix.pdf


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2 novembre 2012

Saint-Martin de Vindecy


Vindecy_1L’étymologie de Vindecy proviendrait de la racine gauloise Vuindo, blanc, ou de Vindonissa, déesse gauloise de la fertilité, de même racine. Au XIIe siècle, l’église est mentionnée dans une bulle de l'abbaye de Saint-Martin d'Autun, « Ecclesiam de Vindeciaco ».

 

 

 

 

 

 

 

 

Vindecy_3Dédiée à saint Martin, donc érigée sur un ancien lieu de culte païen, elle ne devint romane qu'après l'an 2000... En effet, les façades étaient recouvertes d'un enduit en ciment dissimulant la maçonnerie en «arêtes de poisson», l’Opus Spicatum des spécialistes.

 

 

 

 

 

Vindecy_2Tous les murs de la nef sont donc romans.

 

 

 

 

 

 

 

Vindecy_5Elle fut très remaniée au XIXe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vindecy_6Dans le mur nord de la nef s’ouvre une chapelle gothique, possédant des vitraux flamboyants du XVe siècle. Elle est ornée d'armoiries, celles des Balzac d'Entragues et des Leviste. On retrouve ces armoiries en divers endroits du château d'Arcy pour lequel, dit-on, aurait été commandées les tapisseries de la Dame à la licorne.

 

 

 

 

 

Vindecy_4A l’entrée, un bénitier au nom de Jacques d'Amboise, évêque de Clermont en 1504. C’est lui qui, en tant qu’abbé de Cluny, acheva le palais abbatial de Paray-le-Monial en 1485.

10 octobre 2012

Saint-André-de-Bâgé, historique



Saint_Andr__de_B_g__0Situé au carrefour des axes Bourg/Mâcon et Lyon/Châlon, anciennes voies romaines, Saint-André-de-Bâgé faisait partie des trois paroisses de Bâgé au Moyen-âge, avec Bâgé-le-Châtel et Bâgé-la-Ville. L’endroit fut habité depuis le Néolithique, mais le nom de Bâgé proviendrait d’une villa gallo-romaine, propriété d’un certain Balgiacus.


 

 

 

 

 

 

 

Saint_Andr__de_B_g__1La première mention de Saint-André-de-Bâgé en 878 se trouve dans un cartulaire de Saint-Vincent-de-Mâcon qui parle d’une « Ecclesia Sancti Andree » appartenant à Odremar. Elle devint possession des sires de Bâgé. Renaud, fils de Rodolphe, premier sire de Bâgé, ayant amassé fortune en combattant au côté du duc de Savoie, fit le vœu de construire une église.


 

 

 

 

 

 

 

Saint_Andr__de_B_g__19C’est son fils, Ulrich, qui le réalisa.  En 1075, il fit don de la chapelle et de terres alentours à l’abbaye de Tournus, qui, en échange, devait bâtir une église plus grande.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Andr__de_B_g__2C’est Pierre, abbé de Tournus, qui en entreprit la construction sur les fondations de la chapelle primitive, en même temps qu’un prieuré qui disparut en 1197 lorsque ses revenus passèrent à un vicaire perpétuel. Les moines disparurent.  


 

 

 

 

 

Saint_Andr__de_B_g__16L’élévation inférieure du mur nord, faite de petites pierres,  témoigne de cette première église carolingienne. Des pierres de saillie, ou corbeaux, soutenaient une galerie, vestige de l’ancien prieuré.
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Les moines de Tournus se contentèrent d’agrandir la chapelle, tout d’abord au XIe siècle vers l’est avec un chœur plus long mais plus étroit, puis au XIIe siècle à l’ouest par une partie servant de narthex, puis, en suivant un plan en croix latine, avec un transept. La construction fut terminée vers 1120.


Saint_Andr__de_B_g__26Au XVe siècle, une chapelle gothique fut rajoutée sur le flanc sud de l’église. Elle fut supprimée au XIXe siècle après le classement de l’édifice, et l’encadrement de l’ouverture fut remis à jour lors de la restauration de 1992.

 

 

 

 

 


Saint_Andr__de_B_g__34L’église entra dans un lent déclin, et devint en 1689 une annexe de Bâgé-le-Châtel. Au XVIIIe siècle, menaçant ruine, elle ne servit plus qu’occasionnellement.

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Saint_Andr__de_B_g__4Pendant la révolution, le clocher devait être détruit, comme tous les clochers de l’Ain, suite à l’ordonnance d’Antoine-Louis Albitte.
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Saint_Andr__de_B_g__9La tradition raconte que l’opération fut arrêtée à la suite de la chute mortelle d’un ouvrier, considérée comme une malédiction. En fait, l’église ne figurait pas dans les recensements paroissiaux.
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Saint_Andr__de_B_g__23Depuis son inscription sur la liste des Monuments Historiques, en 1840, les restaurations se poursuivirent. A l’heure actuelle, c’est l’une des plus belles restaurations d’églises qu’il m’ait été donné de voir. Un son et lumière se met en route en appuyant sur un simple bouton.

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Saint_Andr__de_B_g__27L’architecture est mise en valeur, rien de superflu, tout n’est que luxe (le luxe, c’est ce qui est rare et non pas ce qui est cher comme dirait Andrée Putman), calme et volupté.

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28 octobre 2012

L'église Saint-Barthélemy de Fleury-la-Montagne



Fleury_la_Montagne_1Fleurié-sur-Loire, comme on l’appelait autrefois, fut tout d’abord une villa gallo-romaine. La donation des terres à l’abbaye de Cluny est mentionnée en 1119. L’église, dédiée à saint Barthélemy, l’un des 12 apôtres fêté le 24 août, date certainement de cette époque.

 

 

 

 

 

 

 

 

Fleury_la_Montagne_3Mais Saint-Barthélemy fut profondément transformée au cours des siècles.
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Fleury_la_Montagne_4Tout d’abord, en 1780, un plâtrier italien eut la mauvaise idée de décorer le chœur en style baroque. Beuerrrrk. Je peux comprendre ceux qui aiment ça, mais ce n’est pas mon goût. Du tout du tout. Ensuite, en 1814, la nef romane voûtée en berceau fut détruite. La nouvelle, dotée de bas-côtés, fut rallongée vers l’ouest. Le clocher fut paré d’une flèche octogonale.

 

 

 

 

Fleury_la_Montagne_17Deux anciens chapiteaux ont été conservés. Sur l'un d'eux est sculptée la tentation d'Adam et d'Eve.  L’autre est difficile à déchiffrer, les personnages étant trop mutilés.
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Fleury_la_Montagne_planLe plan de l’église est simple : une nef principale à cinq travées flanquée de deux bas-côtés, se prolongeant par une travée de chœur, sous le clocher, recouverte par une voute en berceau qui masque vraisemblablement une coupole sur trompes romane soutenant le massif du clocher. Le chœur se prolonge par une abside en hémicycle entourée de murs épais, couverte par un cul-de-four et éclairée par trois fenêtres ébrasées.

 

 

 

 

Fleury_la_Montagne_6Le clocher implanté au milieu du transept, comprend deux étages. Il a conservé ses anciennes colonnettes du XIIe siècle, et le cordon mouliné qui sépare le premier étage du second.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fleury_la_Montagne_19L'abside possède encore ses anciens modillons.
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Fleury_la_Montagne_7Le portail occidental, seul élément intéressant, comprend un tympan sculpté encadré par une archivolte retombant sur deux colonnes latérales ornées de chapiteaux historiés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fleury_la_Montagne_8Au tympan est représenté un Christ en gloire dans une mandorle, entouré de deux personnages assis.

 

 

 

 

 

 

 

 

Fleury_la_Montagne_11Le linteau représente, dans un style naïf, la scène des rois mages adorant l'Enfant. La Vierge est représentée entourée d'un nimbe circulaire à fond de damier.  Le personnage qui lui fait pendant est entouré de la même façon.

 

 

 

Fleury_la_Montagne_14Les chapiteaux sont sculptés, côté droit, d’un guerrier armé d'une fronde et d'un bouclier rond (David ?) affrontant un animal monstrueux, reptilien (Goliath ?).  Impossible de ne pas penser aux écrits d’Anton Parks
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Fleury_la_Montagne_15Sur le chapiteau de gauche, on découvre des animaux musiciens : un bouc jouant de la vièle et un âne (symbole de la révélation) de la harpe.

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5 septembre 2012

Pouilly-lès-Feurs, le prieuré


Pouilly-lès-Feurs, historique


Pouilly_l_s_Feurs_4L’endroit fut occupé dès le Néolithique. Une tribu celte de Ségusiaves s’y installa, qui avait pour capitale Forum Ségusiavorum, autrement dit Feurs.
dessin Le village de Poliacus (marais) devint une cité florissante sous la domination des gallo-romains. Saccagé par les Germains en 725, il reprit vie après que des bénédictins de Cluny, suite à d’importants legs, y firent construire un prieuré en 999.

 

 

 

 

 

 

 

Pouilly_l_s_Feurs_10aAu cours des XIe et XIIe siècles, ils bâtirent le doyenné et l’église, puis les bâtiments du prieuré au XIIIe. Les remparts, composés de hautes murailles percées de meurtrières et de dix tours, furent construits en 1385 et démantelés par Richelieu en 1635. Les pierres furent utilisées pour construire les maisons du village.

 

 

 

 

 

 

 

 

Pouilly-lès-Feurs, le prieuré



Pouilly_l_s_Feurs_21Le prieuré, construit au XIe siècle, devint un lieu d'hébergement pour les pèlerins sur le chemin de Saint-Jacques.

 

 

 

 

 

Pouilly_l_s_Feurs_12Il prit la même disposition que celui de Cluny: une cour carrée avec en son centre un puits gallo-romain profond de 17 mètres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pouilly_l_s_Feurs_plan_1783Il fut remanié et surélevé par le prieur Bertrand de Thorigny en 1470, agrandi au XVIe, vendu comme bien national en trois parties à la révolution, et fut racheté récemment en totalité en 1992 par la commune qui le restaura.

 

 

 

 

 

 

 

Pouilly_l_s_Feurs_13L’entrée se fait par la tour du XVe siècle au-dessus de laquelle figurent les armoiries de l’abbé avec la crosse.

 

 

 

 

 

 

Pouilly_l_s_Feurs_17Sur la droite, la pièce où se trouvait jadis la salle de justice avec la prison composée de deux cachots dont les portes datent du XIVe siècle.
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Pouilly_l_s_Feurs_15Sur les murs, des graffitis exécutés au fusain ou grattés à la pointe portent les date de 1532, 1536, 1587 ou 1591, période des guerres de religion.
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Pouilly_l_s_Feurs_26aDans ce qui était autrefois la cuisine des moines se tient la cheminée dite aux cocus, du XVIe siècle. De part et d’autre du cartouche central sont sculptés deux personnages jouant de la trompette, nus, assis à l’envers sur un âne. C’était le châtiment réservé au mari surpris en flagrant délit d'adultère : ainsi monté, il entrait dans l’église où le prêtre le confessait.

 

Pouilly_l_s_Feurs_23Au premier étage se trouve la salle de Bertrand de Thorigny, puis la salle de Bourbon, prieur de Cluny fin XVe siècle avec sa cheminée en grès portant le blason aux trois fleurs de lys.

 

 

 

 

 

Pouilly_l_s_Feurs_18Dans la salle dite de l’ange, au–dessus de la cheminée du XVe siècle, se tient un moine portant des ailes. A cette époque, le prieur confia la communauté à la protection des anges gardiens.

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L’église Saint-Pierre

 


Pouilly_l_s_Feurs_1La première pierre de l’église fut posée en 1048 en présence d’Odilon de Mercœur, abbé de Cluny, et d’Hallinard de Sombéron, évêque de Lyon. Elle est visible côté sud vers la porte latérale. L’église fut terminée dans la première moitié du XIIe siècle.
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Pouilly_l_s_Feurs_3La façade, dont la partie haute et le fronton furent modifiés ultérieurement, possède trois arcs de décharge. De chaque côté de l’archivolte, deux pierres de remploi sculptées de lions.

 

 

 

 

 

Pouilly_l_s_Feurs_2Le portail, auquel on accède par un escalier semi-circulaire de huit marches, est orné de deux colonnes polygonales, réutilisation d’un ancien bâtiment. Elles sont surmontées chacune d’un chapiteau historié en calcaire jaune de Charlieu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La colonne de droite, à 8 pans, porte deux félins dont les gueules ouvertes laissent apercevoir un personnage. Le dévorent-ils, ou bien le laissent-ils sortir ?

 

 

 

 

 

Pouilly_l_s_Feurs_9Celle de gauche, à 20 pans, montre saint Pierre et sa clé devant Simon le magicien.


 

 

 

 

 

 

Pouilly_l_s_Feurs_7Le chevet possède des contreforts plats qui doublent les baies et les consolident. .

 

 

 

 

 

 

 

Pouilly_l_s_Feurs_5Le clocher présenta au cours des âges plusieurs aspects : au XVe siècle, surmonté d’un hourd en bois, il servit de tour de guet ; au XVIIIe siècle, coiffé d’une flèche basse, il était orné de quatre demi-clochetons ; en 1824, il fut rehaussé tel qu’il est aujourd’hui.


 

 

 

 

 

 

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Le plan de l’église est à trois nefs avec transept et abside semi-circulaire et absidioles. La grande nef est voûtée en arcs brisés.

 

 

 

 

 

 

 

 

Pouilly_l_s_Feurs_29Les petites nefs latérales sont voûtées en plein cintre et le chœur est dévié de quelques degrés à droite, ce qui laisse perplexe bon nombre de gens. Laissons tomber l’histoire de la tête du Christ penchée sur la croix, et allons plutôt voir du côté des dédicaces…. La première église fut établie sous le vocable de Saint-Didier, alors que la seconde le fut sous Saint-Pierre.

 

 

 

37_sch_ma_4a

L’axe d’une église, calculé par rapport aux levers et couchers du soleil aux solstices, peut être un peu décalé à cause de la dédicace, faite le jour de la fête du saint que l’on veut honorer. A chaque jour correspond une énergie différente, symbolisée par le saint. Connaître la dédicace d’un sanctuaire, c’est comprendre les règles de l’édifice. La canne sera alors plantée le jour de la fête du saint et déterminera l’axe de l’édifice (le décumanus et le cardo)  puis son cercle et son carré. Voilà. Point de mystère, juste un peu de magie. Je vous donne un peu de travail : allez chercher la bonne définition de la magie…


 

http://www.forez-info.com/encyclopedie/memoire-et-patrimoine/44-les-richesses-de-pouilly-les-feurs.html

http://a2mr.free.fr/compte_rendu/cr_visites/pouilly/Page1.html

http://a2mr.free.fr/compte_rendu/cr_visites/pouilly/index.html




 

26 octobre 2012

L'abbaye Saint-Rigaud



ligny_st_rigaud_sProche de Ligny-en-Brionnais, dans la forêt d’Avaize près de la rivière du Bézo, un moine nommé Eustorge vint s’installer dans un ermitage au XIe siècle. Il venait d’Issoire, du monastère Saint-Austremoine. Bientôt rejoint par de nombreux disciples, il se décida à fonder le premier monastère en 1065. La consécration de l'église abbatiale de Saint-Rigaud eut lieu le 18 décembre 1067.  Le monastère fut érigé en abbaye bénédictine par le pape Alexandre II en 1071 sous le vocable de Saint-Rigaud.


 

 

 

 

 

 

Ligny_St_Rigaud_01aL’abbaye,  bien que située à proximité de Cluny et des prieurés de Charlieu, Marcigny et Paray-le-Monial, résista à leur influence. Elle connut son âge d'or entre la fin du XIe siècle et le début du XIIe siècle. L'église érigée dès la fin du XIe siècle était une église romane brionnaise typique. L'abbaye se composait de divers bâtiments (infirmerie, logis, bâtiments agricoles) érigés entre le XIIe et le XVIe siècle autour de l'église et ceinturés par des remparts et fossés.


 

 

 

 

 

 

Ligny_St_Rigaud_plan_a2

1 Pont

2 Porterie

3 Bâtiments agricoles

4 Logis de l'abbé

5 Nouveau cimetière(XVIIe siècle

6 Cloître

7 Puits

8 Jardin (XVIIIe siècle)

9 Salle capitulaire

10 Eglise

11 Potager

12 Sacristie

13 Infirmerie

14 Douves (XVe siècle)

15 Logis du prieur

Ligny_st_rigaud_4Aujourd'hui, après la démolition de la révolution, seul subsiste le logis du prieur du XV-XVIe siècle et la porte de l'abbaye avec son pont. Actuellement restaurée, c'est une propriété privée qui possède un gite rural plutôt sympathique.

Ligny_St_Rigaud_1




26 septembre 2012

La symbolique de la chélidoine

Chelidonium_majus_6aLa Grande Chélidoine ou Grande Éclaire (Chelidonium majus, « grande hirondelle » en latin) est la seule espèce du genre Chelidonium. La chélidoine est à l'heure actuelle utilisée en homéopathie pour les maladies de foie. Les fourmis semblent apprecier sa graine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chelidonium_majus

On l'appelle aussi herbe aux verrues, car son latex jaune-orange passe pour éliminer les verrues, mais aussi herbe aux boucs, herbe de l'hirondelle, herbe de Sainte-Claire, lait de sorcières, sologne, félongène, felougne.

 

 

 

 

 

 

 

chelidoine_1aLa Chélidoine tire son nom du grec Khelidon et du latin chelidonium, qui veulent dire hirondelle. On pensait autrefois que l'hirondelle se servait du latex de la plante pour nettoyer les yeux de ses petits, et sa floraison coïncide avec l'arrivée de ces migrateurs. Une autre étymologie donne comme origine le latin Coeli Donum, le don du ciel, nom donné par les alchimistes du Moyen-âge.

 

 

 

 

Chelidonium_majus_9Les auteurs anciens citent en premier lieu les effets ophtalmologiques de la chélidoine :
"Le suc cuit au feu de charbon, dans un récipient en bronze avec du miel éclaircit la vue" (Dioscoride, Sur la matière médicale, II, 173).
"On exprime le suc quand elles sont en fleur, et on le fait cuire doucement dans un vase de cuivre, avec du miel attique. C'est un remède unique contre les taies oculaires. On emploie aussi le suc pour des collyres appelés chelidonia, du nom de la plante" (Pline, Histoire Naturelle, XXV, 90).
Le Pseudo-Apulée l'utilise avant tout pour la cécité, pour enlever les taies cornéennes et les rugosités de l'œil (Pseudo-Apulée, Herbarius)."

 

 

 

 

 

Chelidonium_majus_3aConsidérée depuis longtemps comme une plante magique (si la cueillette est faite au bon moment), la tradition lui attribue de nombreuses propriétés comme ramener les mourants à la vie, redonner la vue aux aveugles, favoriser la clairvoyance et les rêves, le succès des entreprises et les procès, les évasions. Il est dit que placée sur la tête d’un malade, il chantera s'il doit mourir et pleurera s'il doit vivre. Non non, il n'y a pas d'erreur.

 

 

 

chelidoine_10Dans l'analyse des chapiteaux romans, elle est pratiquement tout le temps confondue avec l'Acanthe.

 

 

 

 

 

 

Chelidoine_Grece_athenes_olympionLes sculpteurs grecs ont utilisé abondamment l'Acanthe sur les chapiteaux corinthiens, au point qu'elle est devenue le symbole de leur art chez les spécialistes.

 

 

 

 

 

 

chelidoine_4L'art roman étant considéré par beaucoup d'entre eux comme une dégénérescence de la tradition grecque, les mêmes personnes pensant que l'influence artistique ne pouvait venir que de l'est, refusant de voir que la tradition celte de l'ouest était bien plus importante, l'amalgame fut fait.

 

 

 

 

 

Chelidonium_majus_8A vous de "voir"... La chélidoine est le symbole de l’accès à la lumière.

17 septembre 2012

La chapelle Saint-André d’Aigrefeuille

L'ordre de Saint-Lazare-de-Jérusalem

 

B_g__la_Ville_chapelle_d_Aigrefeuille_10Avant les Croisades, il existait à Jérusalem, en dehors des murailles de la ville sainte, un hôpital pour les lépreux, placé sous l’invocation de Saint-Lazare. Dépendant de la juridiction des Patriarches Grecs de Jérusalem, il était desservi par des moines arméniens soumis à la Règle de Saint-Basile le Grand. L’Ordre de Saint-Lazare est issu de cet hôpital. A la différence des autres ordres militaires et religieux qui s’établirent en Terre-Sainte, Saint-Jean, Le Temple ou les Teutoniques qui dépendaient de l’Eglise Latine, l’Ordre de Saint-Lazare était sous la juridiction de l’Eglise d’Orient. En l’absence du Patriarche Grec Melkite, le Maître de Saint-Lazare était suffragant (grand électeur) de l’archevêque des Arméniens.

 

 

 

 

 

Chevalier_St_lasare_1Après la prise de Jérusalem par les croisés, en 1099, les chevaliers devenus lépreux vinrent se faire soigner à l’Hôpital Saint-Lazare, certains restèrent au sein de la communauté monastique et prononcèrent leurs vœux tout en conservant leur engagement chevaleresque. Au 12ème siècle les chevaliers hospitaliers adoptèrent la règle de Saint-Augustin. Ainsi apparut l’identité définitive de l’Ordre de Saint-Lazare. Il fut confirmé comme Ordre religieux, militaire et hospitalier par une bulle du Pape Alexandre IV donnée le 11 des calendes d’avril 1255.

Les hospitaliers de Saint-Lazare soignaient les lépreux et devaient accueillir parmi eux les chevaliers des autres ordres atteints de cette maladie. C’est ainsi que les Templiers prévoyaient dans leur règle l’accueil dans l’Ordre de Saint Lazare de leurs frères devenus lépreux.

 

 

 

 

 

La chapelle Saint-André



B_g__la_Ville_chapelle_d_Aigrefeuille_7En 1180, Ulrich de Bâgé fit don de terres situées sur la commune de Bâgé-la-Ville au chapitre de Saint-Vincent-de-Mâcon. A la fin du XIIe siècle, les chevaliers de l’Ordre de Saint-Lazare-de-Jérusalem prirent possession de ce domaine d’Aigrefeuille-en-Bresse. Cette maison est considérée comme l’un des plus anciens établissements de l’Ordre.

 

 

 

 

 

B_g__la_Ville_chapelle_d_Aigrefeuille_6La chapelle, de plan rectangulaire et voûté en arc brisé, et construite entièrement en carrons savoyards, était dédiée à saint André.  
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B_g__la_Ville_chapelle_d_Aigrefeuille_4Le carron est un  type particulier de brique beaucoup plus épaisse et massive que la brique «traditionnelle». Sa technique remonte à l’époque romaine. Ce matériau fut privilégié dans la Dombe, à la fois pour sa résistance aux chocs et au gel mais également pour sa fabrication facile et sa mise en œuvre rapide, les carrières de pierre n’existant pas dans la région.  Ainsi, Les carronnières étaient situées près des lieux d’extraction. Le carron, beaucoup utilisé entre le XIIe et le XVIe siècle, servit pour les constructions militaires, l’architecture religieuse et les constructions de maisons et de châteaux.

 

 

 

 

 



B_g__la_Ville_chapelle_d_Aigrefeuille_8Au fil du temps, les bâtiments de la commanderie disparurent, sauf la chapelle. 

 

 

 

 

 

 

 

B_g__la_Ville_chapelle_d_Aigrefeuille_2Au début du XVIIe siècle, elle fut rachetée par une famille protestante, les Passin, qui la firent démolir en partie (le clocher fut détruit et la cloche portant l’inscription « Sancte Lazare, ora pro nobis » disparut).

 

 

 

 

 

 

B_g__la_Ville_chapelle_d_Aigrefeuille_1Elle fut restaurée par le commandeur François Meigret de Hauteville en 1696. Elle fut définitivement sauvée de la ruine et restaurée en 2008 par l’Association des « Amis du Site, Bâgé Culture et Loisirs ».

 

 

 

 

 



La légende



B_g__la_Ville_chapelle_d_Aigrefeuille_LazareL’autel fut longtemps surmonté d’une statue de saint Lazare, objet d’un pèlerinage existant déjà au XVIIe siècle et qui a perduré jusqu’en 1960 environ.  La statue serait partie d’elle-même pendant la Révolution, et serait revenue prendre sa place la tourmente apaisée. On venait à Aigrefeuille de toute la Bresse et du Mâconnais, pour la guérison des enfants malingres et la conservation du lait des nourrices. On prélevait sur place de la poussière que l’on mettait dans les biberons. Parfois, les mères laissaient le lange d’un nourrisson en ex-voto, où inscrivaient une prière sur l’enduit même des murs.

 

 

 

 

 

 

« Richesses Touristiques et Archéologiques du Canton de Bâgé-le-Châtel », ouvrage publié par l’Association des « Amis du site de Bâgé-le-Châtel », 1990

22 octobre 2012

L'église Saint-Laurent


Historique



Saint_Laurent_en_Brionnais_4Située sur une ancienne voie romaine, le village de Saint-Laurent-en-Brionnais (Sanctus Laurentius in pago Briennensi)  se développa autour de son église.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Laurent_en_Brionnais_16C’est en 1037 qu’Archimbaud Le Blanc, vicomte de Mâcon, donna à l’abbaye de Cluny l’église de Saint-Laurent avec toutes ses terres et revenus. A son retour de Jérusalem en 1039, il donna un autre domaine sous la condition que Cluny y installe un prieuré dont l’existence est attestée au début du XIIe siècle. Il fut détruit autour de 1570, quand les troupes protestantes ravagèrent le Brionnais.

 

 

 



Saint_Laurent_en_Brionnais_10L’église fut reconstruite à l’initiative de Cluny au début du XIIe siècle. Le clocher fut édifié vers 1110 et présente des similitudes avec ceux de Vareilles et de Varennes-l'Arconce. La paroisse appartenait alors au diocèse de Mâcon, mais le curé était nommé par l’abbé de Cluny.


 

 

 

 

 

 

 

Saint_Laurent_en_Brionnais_7L’église devenant trop petite, la nef fut démolie en 1845 et fut remplacée par une nef à bas-côtés, voûtée d’arêtes, sur des plans de l’architecte Berthier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Laurent_en_Brionnais_18Ne restent de roman que le clocher, le transept et l’abside. Et encore… Ils furent restaurés en 1877 par Antonin Selmersheim, qui fit, entre autre,  reprendre bon nombre de chapiteaux.

 

 

 

 

 

 

 




L’extérieur

Saint_Laurent_en_Brionnais_5Le chevet est composé d’une abside  semi-circulaire entourée de deux absidioles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Laurent_en_Brionnais_8Le clocher, de plan carré, présente trois étages percés de baies en plein cintre doublées, séparées par une colonne engagée, et, sur chaque face, trois demi-colonnes engagées

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




L’intérieur



Saint_Laurent_en_Brionnais_plan1aL'église est de plan simple. La partie intéressante commence à la croisée du transept.

 

 

 

 

 

 

 

 



Saint_Laurent_en_Brionnais_17On accède au transept par trois arcades en plein cintre. La croisée du transept est voûtée par une coupole octogonale sur trompes en cul-de-four qui communique avec chaque croisillon par une grande arcade en plein cintre doublée.
Saint_Laurent_en_Brionnais_19a

 

 

 

 



L’abside principale en hémicycle est flanquée de deux absidioles en léger retrait précédées d’une travée.

Saint_Laurent_en_Brionnais_11Saint_Laurent_en_Brionnais_14

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Saint_Laurent_en_Brionnais_12Voûtée en cul-de-four, elle est éclairée par trois fenêtres sans caractère encadrées par cinq arcatures dont des colonnettes supportent les retombées. Les chapiteaux pour la plupart ont été refaits.

 

 

 

 

 



Les chapiteaux


Saint_Laurent_en_Brionnais_chapiteaux_1Nous allons retrouver les thèmes courants des XIe et XIIe siècles. Une femme représente la force, celle que l’on retrouve dans l’arcane XI du Tarot. Elle semble maitriser un lion qui lui-même pose ses pattes sur deux serpents entrecroisés. Sa main ne tient devant la gueule de l’animal et elle n’a besoin d’aucune violence ou d’effort physique pour empêcher le lion d’ouvrir ou fermer ses mâchoires. C’est la puissance du haut état de conscience qui maitrise et contrôle la force de base. Les serpents s’enroulant ramènent au Caducée d’Hermès et représentent les deux polarités cosmiques et telluriques.


 

 

 

 

Saint_Laurent_en_Brionnais_chapiteaux_2Le combat d’un ange portant épée et bouclier contre un diable à trident. Les opposés s’affrontent. Le diable va représenter celui qui permet d’accéder à la manipulation des forces de la nature, nos propres pulsions, le renvoi vers la matérialité. L’ange sera le messager de la conscience manifestée de Dieu. Mais il peut être aussi la représentation de notre âme…

 

 

 

 

Saint_Laurent_en_Brionnais_chapiteaux_3Le thème du berger apparaît. Ici, il tient sa houlette, il représente le maitre attentif (nous-mêmes) qui garde un agneau, l’âme. L’agneau va représenter un état de conscience qui, des pattes dans la matière va s’élever pour devenir plus spirituel et dans sa maitrise va influencer la tête du berger.

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Laurent_en_Brionnais_chapiteaux_4On retrouvera le même thème  en face où le berger n’est plus qu’une tête. A côté, des personnages en couple (unification des contraires ?) sortent des feuilles de Chélidoine (symbole de l’accès à la lumière).

 

 

 

 

 

Saint_Laurent_en_Brionnais_chapiteaux_5Les bases des colonnes sont aussi très travaillées. Nous allons trouver quelques sculptures assez frustres, comme cet animal peut-être un ours, roi des animaux aux temps celtiques encadrant une croix entrelacée,

Saint_Laurent_en_Brionnais_chapiteaux_7

 

 

 

 



Saint_Laurent_en_Brionnais_chapiteaux_8et même un lièvre ou un lapin (de trois semaines ?) et un âne mangeant des feuilles. Ils ont tout deux de grandes oreilles…

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Saint_Laurent_en_Brionnais_chapiteaux_6Mais aussi la représentation du roi et de la reine tenant un sceptre/fleur qui semble de facture plus récente. Ce sont là les représentations du Soufre et du Mercure, principes mâle et femelle, dont l’union constituait le Mariage Philosophique.
Roi_et_Reine_Alchimie

 

 

 

 



http://pjpmartin.pagesperso-orange.fr/site/St_Laurent_Virey.htm

17 septembre 2012

Saint-Martin de Replonges


Replonges__glise_Saint_Martin_1Le village de Replonge, villa Rinplongio puis Replungium (du latin ripa, « rive, berge » et longa, « longue »), situé au carrefour de plusieurs chemins très anciens et proche de la Saône, porte les traces d’une occupation humaine dès le Néolithique. Une statue de la déesse Epona fut retrouvée à la Madeleine.

 

 

 

 

 

Replonges__glise_Saint_Martin_7L’occupation du site se poursuivit durant la période gallo-romaine, et c’est en 910 que l’on voit apparaître le premier texte citant le village, chef-lieu de l'Ager Respiciacensis. L’église de Replonges, dédiée à saint Martin, fut construite à la fin du XIe siècle, en 1096, à la suite d’un vœu fait par le seigneur du Molard.

 

 

 

 

 

Replonges__glise_Saint_Martin_20Dépendant de Saint-Vincent de Mâcon, elle ne comportait qu’une nef et un chœur.

 

 

 

 

 

 

 

Replonges__glise_Saint_Martin_11Elle fut agrandie au XIIe siècle d’une chapelle en surélévation, puis au XV de deux chapelle supplémentaires de chaque côté de l’avant-chœur et d’une nef latérale nord.

 

 

 

 

 

 

Replonges__glise_Saint_Martin_16Au XVIIIe, la nef latérale sud, voûtée d’ogives, fut terminée.

 

 

 

 

 

 

 

Replonges__glise_Saint_Martin_8Le clocher, démoli pendant la Révolution, fut reconstruit en 1810.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Replonges__glise_Saint_Martin_18En 1828, le chœur primitif fut démoli et remplacé par un plus grand, et en 1837, la voûte devint plafond cintré, qui lui-même fut enlevé lors de la restauration de 1974, laissant la charpente à double étage apparente et mettant à jour des ouvertures romanes en plein cintre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Replonges_Retable_St_Martin_1Un bas-relief du XIIIe siècle, représentant saint Martin à cheval partageant son manteau avec son épée, fut enchâssé dans le mur de la nouvelle sacristie afin de le protéger des intempéries.

 

 

 

 

 

 

 

Replonges__glise_Saint_Martin_6aEn 2005, la nef sud fut remise dans son état antérieur.

 

 

 

 

 

 

 

Replonges__glise_Saint_Martin_19La travée du chœur est surmontée d’une coupole sur trompes.  

 

 

 

 

 

 

 

Replonges__glise_Saint_Martin_2Le portail roman sans tympan précède une galonnière démolie en 1974 et reconstruite en 2005.
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Replonges__glise_Saint_Martin_4Surmontant la colonne de gauche, le chapiteau présente une figure d’homme. De sa bouche sortent des rinceaux. A droite, le chapiteau ne présente que des végétaux stylisés.
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Replonges__glise_Saint_Martin_13Personne ne parle de la petite porte percée dans le flanc nord de l’église. Pourtant, elle montre ce que l’on pourrait prendre pour un orant, levant ses mains au ciel. Ses yeux regardent le cosmique, mais ses doigts sont repliés vers la terre, le tellurique.
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Replonges__glise_Saint_Martin_22A l'intérieur, une statue de la Vierge à l'enfant date du XVe siècle. Elle ornait un petit sanctuaire champêtre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Replonges__glise_Saint_Martin_17Quelques statues des fermes de la paroisse sont rassemblées sur le mur ouest : un Christ en croix du XIIIe, unhe pleureuse et un homme se tordant les cheveux du XIVe.


 

 

 

 

 

 

 

 

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La chapelle de la Madeleine



Replonges_la_Madeleine_2La tradition dit qu’elle fut édifiée sur l'emplacement d'un ancien oratoire dit du « Bon arrivoir », où les voyageurs avaient coutume de se recueillir après avoir traversé sans problèmes la « Prairie», souvent inondée par les rues de la Saône. Existant déjà au XVIe siècle, elle était située sur un des chemins de Compostelle partant de Vézelay. Tombée en ruine, elle fut restaurée et rendue au culte en 1675. Elle possède un plan rectangulaire, un chevet plat, un clocher carré et des murs en pierres jointées.

 

 

 

 

 

 



« Richesses Touristiques et Archéologiques du Canton de Bâgé-le-Châtel », ouvrage publié par l’Association des « Amis du site de Bâgé-le-Châtel », 1990
http://replonges.fr/

18 octobre 2012

Saint-Jean-Baptiste d'Oyé


Oy__1L’église d’Oyé est placée sous le vocable de Saint-Jean-Baptiste, ce qui semble indiquer une certaine ancienneté, peut-être de l’époque mérovingienne. Etymologiquement, Oyé proviendrait d’un nom propre gallo-romain, Audius, et renvoie à l’ancien français oyez, ouïr, entendre, percevoir.

 

 

 

 

 

 

 

 

Oy__3Le monument n’a conservé de l’époque romane que le clocher percé de baies géminées encadrées par une double archivolte retombant sur de fines colonnettes surmontées de chapiteaux sculptés. La toiture à quatre pans repose sur une corniche ornée d’arcatures lombardes.

 

 

 

 

 

Oy__2A l’intérieur, le massif de structure qui supporte de clocher est lui aussi roman.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Oy__4L’église Saint-Jean-Baptiste est devenue ce que l’on appelle une église à nef inversée, la partie romane à l’est du clocher ayant été détruite. Le chœur est donc situé à l’ouest. La nef actuelle date du XIXe siècle.

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18 octobre 2012

L'église Notre-Dame et Saint-Pierre



Historique



Varenne_l_Arconce_11Varenne provient de la racine gauloise Vara, l’eau. La première mention du nom date de 976 et désigne alors une « villa » dépendant du territoire de Briant (« ager beronicensis »).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Varenne_l_Arconce_14L’église actuelle fut certainement construite sur un sanctuaire plus ancien, mérovingien voire gallo-romain, qu’Artaud de Brionnais (ou de Briant) et sa sœur (ou sa femme) Eldeburge donnèrent à Cluny en 1045. L’église était déjà dédiée à Saint-Pierre-aux-Liens (fête le 1er août) et à Notre-Dame d’après une charte du XIe siècle. La fête de Saint-Pierre-aux-liens fut instituée pour célebrer la destruction des rites païens...

 

 

 

 

 

 

 

 

Varenne_l_Arconce_22L’abbé de Cluny saint Odilon y établit alors un prieuré bénédictin, que son successeur, saint Hugues de Semur, attribua en 1094 au monastère clunisien de Marcigny. Cette donation détermina probablement la reconstruction de l’église.

 

 

 

 

 

Varenne_l_Arconce_3Au XIVe siècle, le Brionnais fut ravagé par les troupes du prince de Galles, fils du roi Édouard III, qui passa la Loire à Marcigny en 1366. L’église fut fortifiée à cette époque. Les bâtiments du prieuré furent détruits au XVIe siècle lors des guerres de Religion, mais l’église resta intacte. Seules les traces de fortification du clocher disparurent à la suite d’anciens travaux de restauration.  

 

 

 

 



L’extérieur



Varenne_l_Arconce_13L’église fut construite en grès et non en calcaire jaune utilisé dans les autres églises de la région. C’est pourquoi la sculpture, plus difficile à réaliser sur cette pierre très dure, reste rudimentaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Varenne_l_Arconce_6La façade occidentale tripartite présente un avant-corps central saillant et des travées latérales en retrait. Au-dessus du portail, une baie entourée de pilastres cannelés, de minces colonnettes et d’arcatures. Le pignon est percé d’une petite baie qui éclaire les combles.

 

 

 

 

 

 

Varenne_l_Arconce_7Varenne_l_Arconce_8Le portail est surmonté d’un tympan non sculpté, encadré par une archivolte à cinq voussures formées de gros tores et d’une rangée de billettes.  

 

 

 

 

Varenne_l_Arconce_20Les chapiteaux sont ornés de feuillages et les coussinets présentent deux hommes : à gauche, surmonté de deux feuilles pointant au ciel et de deux autres pointant la terre, il sort de la matière d’un air réjoui.

 

 

 

 

 

 

 

 

Varenne_l_Arconce_19A droite, une série de trois feuilles dont une à l’intérieur d’un triangle, symbole de l’harmonie parfaite. L’homme se fait tirer la barbe, qui est une marque de sagesse et de connaissance.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Varenne_l_Arconce_4Le portail sud est surmonté d'un fin linteau sculpté, d'un tympan représentant l'agneau mystique portant de la patte une croix nimbée, qui rappelle la filiation clunisienne, d'une archivolte sculptée de cinq fleurons (dits marguerites de saint Hugues) et d'un larmier.

 

 

 

 

 

 

 

 

Varenne_l_Arconce_1Le chevet est composé d'une abside semi-circulaire rythmé par de puissants contreforts.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Varenne_l_Arconce_16Le clocher, de plan carré, est situé au-dessus de la croisée du transept. Il se compose de deux étages de baies surmontés d'un toit à quatre pans.

 

 

 

 

 

 

 

 

Varenne_l_Arconce_2

L'étage supérieur fut refait à la fin du XIXe siècle, en style roman, par l'architecte Selmersheim. Chacune des faces est renforcée de demi-colonnes engagées.

 

 

 

 



L’intérieur



Varenne_l_Arconce_plan_5aaDe plan cruciforme, l’église, dépourvue de fenêtres hautes au-dessus des grandes arcades, est dite à nef obscure.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Varenne_l_Arconce_12Elle comporte une nef principale à trois travées flanquée de deux bas-côtés, un transept fortement saillant, et une abside en hémicycle précédée d'une travée de chœur.

 

 

 

 

 

Varenne_l_Arconce_9La nef, voûtée d’un berceau brisé, communique avec les deux bas-côtés par de grandes arcades en cintre brisé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Varenne_l_Arconce_21Les bas-côtés sont voûtés d'arêtes.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Varenne_l_Arconce_23La croisée du transept est surmontée d'une coupole sur trompes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Varenne_l_Arconce_10La partie orientale de l’église se compose d’une simple travée de chœur et d’une abside en cul-de-four où on trouve cinq arcatures en plein cintre retombant sur des colonnettes à pilastres cannelés et chapiteaux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Varenne_l_Arconce_chapiteaux_2Les piliers cannelés de plan cruciforme portent 24 chapiteaux ornés de figures caractéristiques des XIe et XIIe siècles. Même si la sculpture est grossière, le message reste puissant, à l'image de ce chat.

 

 

 

 

 

 

 

 

Varenne_l_Arconce_chapiteaux_15Nous retrouverons particulièrement côté lunaire la grande déesse au milieu des feuilles de Chélidoine, tirant la langue dans un signe de parole divine, la tête surmontée du disque lunaire.

 

 

 

 

 

 

 

 


Varenne_l_Arconce_chapiteaux_14En dessous, le vase sacré, féminin s’il en est. Nous sommes dans une priorale destinée aux femmes, ne l’oublions pas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Varenne_l_Arconce_chapiteaux_13Puis les aigles, ailes repliées vers la terre et bec de même, nous sommes encore dans la partie tellurique de l’édifice.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Varenne_l_Arconce_chapiteaux_4Un couple de lions (celui de droite porte une belle crinière) nous fait comprendre que nous arrivons à l’endroit où les énergies masculines et féminines se mélangent. Nous arrivons dans la partie cosmique.
Varenne_l_Arconce_chapiteaux_3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Varenne_l_Arconce_chapiteaux_9L’entrée du chœur, la partie cosmique, est signalée par un centaure. Le centaure portant l’arc devient la représentation du Sagittaire (qui signifie « archer »), neuvième signe du zodiaque, dernier signe de l'automne. Le centaure-sagittaire peut être représenté flèche en arrière, en avant, ou au-dessus (les 3 décans du signe du Sagittaire).

 

 

 

 

 

 

 

Varenne_l_Arconce_chapiteaux_8La flèche devient le symbole de la destinée : en la lançant, le centaure manifeste sa volonté de choisir sa cible. Le centaure dans les chapiteaux romans est souvent représenté avec un adversaire vil ou dérisoire. Ici, ce sera un singe, la partie animale de l’homme. Les cheveux du centaure/sagittaire, sa force, lui sont liés.
 

 

 

 

 

Varenne_l_Arconce_chapiteaux_12L’entrée même dans le sanctuaire sera marquée par les aigles au bec relevé. Entre eux, la fleur s’épanouit.

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Varenne_l_Arconce_chapiteaux_10Côté solaire nous retrouverons le griffon couronné, à l’endroit où les forces cosmiques et telluriques se rejoignent, au point d’entrée de la lumière dans le sanctuaire. Il unit le pouvoir terrestre du lion et l’énergie céleste de l’aigle, il est la force qui relie l’esprit et la matière, le haut et le bas, le ciel et la terre, le cosmique et le tellurique, protecteur des frontières, passeur d’un monde à l’autre


 

 

 

 

 

 

Varenne_l_Arconce_26Quelques statues en bois polychrome intéressantes ornent l’église : un Christ en croix du XVe siècle, saint Roch et saint Denis du XVIe.
Varenne_l_Arconce_25a

 

 

 

 


http://www.bourgogneromane.com/edifices/varenne.htm

http://www.sitesclunisiens.org/article.php?sid=205

http://fr.wikipedia.org/wiki/Varenne-l%27Arconce

http://pjpmartin.pagesperso-orange.fr/site/Chemins_du_roman.htm#Varenne-l%27Arconce

14 septembre 2012

Saint-Julien-de-Pistrin


Saint_Julien_de_Pistrin_2La chapelle romane de Saint-Julien-de-Pistrin fut bâtie sur les fondations d’une ancienne construction gallo-romaine. Pistrin provient du latin Pistrinum, meule, moulin ou boulangerie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Julien_de_Pistrin_5Plusieurs périodes de constructions se remarquent dans les pierres la composant, et l’étude archéologique a démontré qu’une première restauration eut lieu au XIIe siècle. La chapelle est mentionnée pour la première fois en 1241.
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Saint_Julien_de_Pistrin_4Elle fut abimée lors des guerres de religion et restaurée encore une fois au commencement du XVIIe siècle. C’est à cette époque que fut rajoutée au nord une chapelle rectangulaire. La toiture fut exhaussée au-dessus de la corniche primitive.

 

 

 

 

 

Saint_Julien_de_Pistrin_3Le clocher, édicule en forme d’arcade, fut restauré en 1681.
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Saint_Julien_de_Pistrin_1La façade ouest ne comprend pas de porte mais deux fenêtres l’une au-dessus de l’autre. La porte à double archivolte extérieure se trouve sur la façade sud.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Julien_de_Pistrin_8L’abside en hémicycle comporte deux fenêtres percées à une hauteur inégale, l’une au sud, l’autre dans l’axe de la nef, à l’est. La corniche est décorée d’ornements géométriques grecs et de grains d’orge.

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Julien_de_Pistrin_9aC’est dans cette chapelle que fut sculptée une tête particulière que nombre de gens prennent pour le Diable.

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Julien_de_Pistrin_Saint_Symphorien_de_Boussargues_1aNe serait-elle pas plutôt liée aux templiers voisins, ceux de la commanderie de Boussargues, dont il reste la chapelle Saint-Symphorien, à laquelle Saint-Julien ressemble étrangement ?  Peut-être un Baphomet ?

 

 

 

 

 

 

http://saintjuliendepistrin.free.fr/Historique.html
http://patrimonioblog.blogspot.fr/2011/03/patrimoine-s-sabranais-lecrin-saint.html

9 septembre 2012

Brancion, l’église Saint-Pierre


Brancion__glise_Saint_Pierre_4Cette église édifiée par les sires de Brancion au XIIe siècle, dédiée à saint Pierre, est située sur le bord ouest du promontoire.

 

 

 

 

 

 

Brancion__glise_Saint_Pierre_9Mentionnée pour la première fois en 964 dans une charte du cartulaire de Cluny (ecclesiam de Branciduno), elle fut construite sur les fondations de bâtiments plus anciens, du VIe puis VIIIe  et Xe siècles, tous à vocation funéraire. De nombreuses tombes, dont quelques-unes mérovingiennes, furent trouvées lors des fouilles. Le parvis est encore appelé de nos jours le « Paradis »…

 

 

 

 

 

 

 

Brancion__glise_Saint_Pierre_1La façade possède trois petites fenêtres en plein cintre et se termine par un pignon s'élevant au-dessus de la toiture massive à double rampant, en laves, qui couvre tout l'édifice. Le portail est surmonté d’un arc brisé en ressaut.

 

 

 

 

 

Brancion__glise_Saint_Pierre_8Le transept légèrement saillant se termine par une abside en hémicycle et deux absidioles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Brancion__glise_Saint_Pierre_5Le clocher de plan carré, percé de 4 fenêtres en plein cintre, surmonte la croisée des transepts.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Brancion__glise_Saint_Pierre_plan_1L’église est bâtie sur plan en croix latine, avec une nef à 5 travées et deux bas-côtés.

 

 

 

 

 

 

 

Brancion__glise_Saint_Pierre_16La nef est voûtée par un berceau brisé que soutiennent quatre arcs doubleaux simples.

 

 

 

 

 

 

Brancion__glise_Saint_Pierre_19Le mur de la cinquième travée du bas-côté sud, sans fenêtre, est percé d'une porte ancienne en cintre brisé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Brancion__glise_Saint_Pierre_18Une ancienne cuve baptismale en pierre, cylindrique, sans moulures ni sculptures, fermée par un couvercle de bois, est placée sous la seconde arcade du côté nord.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Brancion__glise_Saint_Pierre_23La cinquième travée du bas-Coté nord abrite le gisant de Josserand III de Brancion, mort en 1250 pendant la VIIe croisade, à la bataille de Mansourah.
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Brancion__glise_Saint_Pierre_17Les deux premiers piliers de la nef sont de plan rectangulaire, présentant du côté de la nef seulement la saillie de pilastres formant les pieds droits des grands arcs doubleaux, alors que les autres sont de plan cruciforme. Nous passons du tellurique au cosmique.

 

 

 

 

 

Brancion__glise_Saint_Pierre_27Une grande baie, amortie en cintre brisé, fait communiquer la nef avec le carré du transept voûté par une coupole octogonale sur trompes en cul-de-four. Au-dessus s'élève le clocher.

 

 

 

 

 

Brancion__glise_Saint_Pierre_21Le chœur, voûté en berceau brisé, précède l'abside en hémicycle voûtée en cul-de-four brisé. Trois fenêtres en plein cintre amènent un peu de lumière sur les peintures à la détrempe, exécutées à la fin du premier quart du XIVe siècle, où l’on distingue un Christ en majesté dans une mandorle quadrilobée, surmontant les apôtres.

 

 

 

 

 

 

 

 

Brancion__glise_Saint_Pierre_22Ce sont ces peintures, dont la thématique générale paraît axée sur la nativité, le Jugement Dernier et la Résurrection des Corps, qui représentent l’intérêt majeur de l’église selon certains. Certes elles sont précieuses et nécessiteraient une restauration rapide. Mais regardez bien le dallage d’époque, ce qui est déjà rare.

 

 

 

 

 

 

 

Brancion__glise_Saint_Pierre_14L’axe central n’est pas droit du tout. Et ce n’est pas la faute du maitre d’œuvre qui ne savait pas tracer une ligne droite comme j’ai pu l’entendre. Les dalles suivent tout naturellement le tracé du courant d’eau souterrain.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Brancion__glise_Saint_Pierre_24Et peut-être que saint Pierre y aura laissé une de ses clés…

 

 

 

 

 

 

 

 

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8 septembre 2012

La Chapelle-sous-Brancion, le menhir



Brancion_menhir_2Situé en bas de l’éperon rocheux de Brancion, le village de La Chapelle-sous-Brancion fut occupé dès l’Âge du Bronze (- 2300 / - 800).

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Brancion_NoblesC’est pourtant un témoin du Néolithique qui se dresse au lieu dit Embouche-de-Pierre-Levée, proche du château de Nobles (XVIe siècle), dans le champ de la Fa (de la fée).

 

 

 

 

 

 

 

Brancion_menhir_1C’est un menhir gravé, représentant sans doute une idole très schématisée, datant de plus de 4 000 ans.

Brancion_menhir

 

 

 

 

 

 

 

 


Brancion_menhir_3Le menhir, mesurant environ 3 mètres 80 et pesant plus de 5 tonnes porte plusieurs noms : Pierre-Levée du champ de la Fa, Pierre de Nobles, Pierre du Christ, pierre du Bon-Dieu. Il aurait la vertu de protéger les bêtes des maladies.


 

 

 

 

 

 

 

 

Brancion_menhir_9Il fut christianisé, comme bon nombre de symboles païens, et une croix en pierre fut posée à son sommet. Dérobée pendant la révolution, elle fut remise. Puis le menhir tomba en 1942 pendant la seconde guerre mondiale.

 

 

 

 

 

 

 

 


Brancion_menhir_5Il fut remis en place et sa base fut prise dans un coffrage en béton, au bon emplacement, déterminé à l'aide de photographies anciennes. Lors des fouilles, des silex probablement chalcolithiques furent retrouvés.

 

 

 

 

 

 

 

 


Brancion_menhir_6Plusieurs légendes s’y rapportent. La plus connue parle d’un défi lancé entre le Christ et le Diable au col de Brancion.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Brancion_menhir_10Deux pierres furent lancée, celle du Christ, blanche, atterrit à La Chapelle, celle du Diable, rouge, fut lancée bien plus loin, à Uxelles, où se dresse effectivement un autre menhir.

Brancion_menhir_Uxelles_1

 

 

 

 

 

 

 

 


Brancion_menhir_7La deuxième parle de saint Sébastien. De passage dans la région, et ne supportant pas la vue de ce symbole païen, il voulut le détruire à l’aide d’une autre pierre. Mais il ne put… Et sa pierre se trouve encore aux pieds du menhir dressé.

 

 

 

 

 

 

 

 


Brancion_menhir_8Finalement, à Brancion, ce sont les païens qui l’emportent.

23 juillet 2012

L’église de Saint-Martin-du-Lac

 

Saint_Martin_du_Lac_4Cette petite église, placée sous le vocable de saint Martin, évêque de Tours, apôtre des Gaules au IVe siècle, est située sur une commune où ont été retrouvés les vestiges d’une implantation préhistorique. Le nom du Lac lui fut donné en raison de l’abondance des sources et des étangs. L’église était autrefois sous le patronage du prieur d’Anzy-le-Duc.

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Martin_du_Lac_1aL’église précédée d'un porche possède une nef unique se prolongeant par une travée de chœur voûtée en berceau cintré et une abside semi-circulaire voûtée en cul-de-four. Ce plan très simple, ainsi que la maçonnerie en petit appareil irrégulier des murs, permettent de dater cette construction de la fin du XIe siècle. Le clocher de plan carré, situé sur le côté sud, possède un seul étage de doubles baies géminées.

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Martin_du_Lac_planSur le plan, on remarque que les murs de la travée de chœur, de l'abside et de la base du clocher sont beaucoup plus épais que ceux de la nef. En effet, cette dernière, voûtée en berceau, fut reconstruite au XIXe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Martin_du_Lac_7La travée de chœur est délimitée par deux grandes arcades en plein cintre du côté de la nef et de l'abside. Les murs latéraux sont renforcés d'une double arcade appliquée retombant sur trois colonnettes ornées de chapiteaux et de tailloirs.

 

 

 

 

 

Saint_Martin_du_Lac_8La décoration romane est visible au niveau de la travée du chœur, où des arcs de décharge latéraux retombent sur des colonnes à chapiteaux posées sur un banc de pierre.

 Saint_Martin_du_Lac_6

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Martin_du_Lac_5La corniche de l'abside repose sur quelques modillons intrigants. Ne retrouverait-on pas ici les secrets du tracé ?

On sait que saint Martin fut un pourfendeur de mégalithes. On retrouve une autre église lui étant dédiée à quelques kilomètres de là, Saint-Martin-la-Vallée. Et entre les deux… Ce que les gens d’ici appellent le dolmen du bois de Glenne.

 

 

 

 

http://pjpmartin.pagesperso-orange.fr/site/Chemins_du_roman.htm#Saint-Martin-du-Lac

4 septembre 2012

Notre-Dame de Bon Secours



Valeille_Notre_Dame_de_Bon_Secours_1Une fois n’est pas coutume, le petit sanctuaire de Valeille n’est pas une chapelle très ancienne. Elle fut bâtie en 1871 par l’Abbé Perroud, curé de Valeille, suite à une épidémie de diphtérie menaçant la région.

 

 

 

 

 

 

 

 

Valeille_Notre_Dame_de_Bon_Secours_4Dédiée à la Vierge, elle fut l’objet d’un pèlerinage que suivait une indulgence de 300 jours.

 

 

 

 

 

 

Valeille_Notre_Dame_de_Bon_Secours_3Située sur une colline dominant la vallée, sa particularité réside dans sa petite tourelle qui, de loin, fait penser à une lanterne des morts comme on peut en trouver par exemple à Culhat.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Valeille_Notre_Dame_de_Bon_Secours_2Le curé de Valeille savait-il ce que représentaient ces constructions ? Rien ne le prouve, surtout pas les énergies qui se dégagent du lieu, uniquement basées sur l’égrégore des fidèles et de leurs prières.

 

 

 

 

 

 

 

 

Valeille_Notre_Dame_de_Bon_Secours_5Mais enfin, j’ai quand même été accueillie par un oiseau prisonnier de la chapelle que j’ai délivré en arrivant, ce qui n’est sûrement pas anodin, et l’ambiance y était douce voire sereine. Il me semble que plus loin, vers la colline voisine….

 

 

 

 

 

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1 septembre 2012

Notre-Dame de Néronde


Chapelle_Notre_Dame_de_N_ronde_source_1L’histoire de Néronde remonte loin dans le temps. Un ancien dolmen (introuvable), une source celtique appelée source de la Doye, un ancien cippe romain et la chapelle Notre-Dame témoignent de sa richesse.
Chapelle_Notre_Dame_de_N_ronde_4

 

 

 

 

 

Chapelle_Notre_Dame_de_N_ronde_3aLe village, situé sur l’ancienne route romaine reliant l’Auvergne au Lyonnais, mentionné en 984 dans une charte de l'archevêque de Lyon Burchard III, se développa tout d’abord autour de la chapelle, au sommet d’une colline, avant de s’étendre autour du château au XIe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

N_ronde_1aAntoine-François Delandine dans ses écrits du XVIIIe parle même d’un sanctuaire fréquenté dès le VIIIe, où « toutes les populations voisines venaient y célébrer avec solennité la fête de la nativité de la sainte Vierge ». C’est dans la charte du Xe siècle que la chapelle est nommée « capella Nigra Unda » (onde noire, ou eau noire), remplacé au XIIe par Neironda.

 

 

 

 

Chapelle_Notre_Dame_de_N_ronde_11Les murs de la nef datent du Xe siècle, le clocher-porche fut rajouté au XIIe. Une inscription dans le mur du chœur indique qu’une messe y fut célébrée, après que le comte du Forez Jean Ier ait contribué en 1309 à la rénovation de la chapelle. 

 

 

 

 

 

 

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L’ancien chœur fut remplacé et agrandi par la famille des Salemard, seigneurs du fief voisin de la Fay, en 1350.

Chapelle_Notre_Dame_de_N_ronde_6La chapelle est précédée d’une galinière, appelée en Auvergne caquetoire. Comme son nom l’indique, elle servait de lieu aux diverses discutions.

 

 

 

 

 

 

 

Chapelle_Notre_Dame_de_N_ronde_7Elle abrite une Piéta du XVIe siècle dont la tête fut retrouvée en 1925, encastrée dans le mur d’une maison du village.

 

 

 

 

 

 

Chapelle_Notre_Dame_de_N_ronde_8L’intérieur est constitué de deux petites et deux grandes travées voûtées en arcs brisés avec doubleaux de même retombant sur des piliers à imposte.

 

 

 

 

 

 

 

Chapelle_Notre_Dame_de_N_ronde_13Sur l’entrée du chœur s’élève un clocher-mur roman à deux arcades en plein-cintre, dont l’une abrite une cloche, retombant au centre sur deux colonnettes à chapiteaux.
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chapelle_Notre_Dame_de_N_ronde_cippeA l’entrée se trouve un bénitier roman, posé sur un ancien cippe romain du Ier siècle. Une inscription latine signifie « Aux Dieux Mânes et à la mémoire éternelle, Titius Messala de son vivant s’est fait élever son tombeau ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapelle_Notre_Dame_de_N_ronde_14L’endroit, de tout temps, fut utilisé comme lieu funéraire, comme le montre en plus du cippe les nombreux tombeaux à l’intérieur de la chapelle et le cimetière l’entourant. Sur la façade nord, existe encore la porte des morts, qui fut murée.
Notre_Dame_de_N_ronde_20

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapelle_Notre_Dame_de_N_ronde_15Le chœur baroque conserve des fresques du XIVe siècle, dont l’une représente une Vierge à l’enfant. Au centre, une statue de la Vierge en bois polychrome datant du XVIIIe.

 

 

 

 

 

 

 

Chapelle_Notre_Dame_de_N_ronde_9A gauche du chœur, se trouvait la statue polychrome de Notre-Dame de Néronde, Vierge noire à l’enfant du XIVe siècle en bois de tilleul. On ne sait presque rien d’elle, seule la légende raconte qu’elle fut donnée par saint Louis. A la suite des vols commis dans la région, elle trouva refuge chez un habitant du village et fut remplacée par une photo.

 

 

 


http://www.forez-info.com/encyclopedie/memoire_et_patrimoine/neronde_vieux_village_156.html

1 septembre 2012

Pierre-sur-Autre



Jas_Pierre_sur_Autre_7Jas est un village des monts du Forez situé sur une ancienne voie romaine. L'etymologie provient du latin  jassere, lieu d’étape, ou de son substantif, jacium, gîte pour les animaux.

 

 

 

 

 

Jas_Pierre_sur_Autre_1Situé sur le bord de la D60, au lieu-dit "Pierre-sur-Autre" le bien nommé, se dresse un amas de pierres granitiques superposées. Haut de plusieurs mètres, et situé sur une propriété privée, il est actuellement bien caché au milieu des acacias, et donc difficile d'accès.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jas_Pierre_sur_Autre_4La pierre de couverture est stabilisée par une maçonnerie.

 

 

 

 

 

 

 

Jas_Pierre_sur_Autre_5Sur le côté ouest, une inscription en latin invitant le promeneur à s'arrêter, ainsi que l’année 1938 et un nom : Georges Guichard, historien et archéologue qui a méthodiquement étudié la source du Gour-Chaud de Salt-en-Donzy.
Jas_Pierre_sur_Autre_6aa

 

 

 

 

 

 

Jas_Pierre_sur_Autre_2Cet amoncellement de pierres a failli disparaître en 1865 lors de travaux effectués sur la route, mais a été sauvé in extremis par Auguste Broutin, maire de Feurs.

Ne laissant pas vraiment une impression d'énergie puissante, les pierres ont, quand on pose la main desssus, quand même un peu à raconter. Elles ne sont pas des pierres térapeuthiques, étant elles-mêmes bien malades, mais travaillent un peu sur les corps subtils.

Pas de quoi faire le détour.

9 septembre 2012

Brancion, historique


Brancion_plan_2aLe col de Brancion se situe à la croisée de routes très anciennes, l’une reliant d’est en ouest Tournus à la vallée de la Grosne, et un chemin nord /sud qui suit la ligne de crête.

 

 

 

 

 

 

 

Brancion_2Le village de Brancion, situé sur l’éperon rocheux surplombant la vallée de la Grosne, fut habité dès l’Âge du Bronze.

 

 

 

 

 

 

Brancion_Grotte_du_Four_de_la_Baume_aDes traces d’occupation humaine du Paléolithique supérieur (- 40 000 / - 12 000) furent retrouvées dans la grotte du Four-de-la-Baume, à quelques mètres au nord, et c’est à La Chapelle-sous-Brancion, aux pieds du promontoire, que furent retrouvées les plus anciennes: quelques outils de l’homme de Neandertal, datant du Paléolithique moyen (-250 000/- 28 000).

 

 

 

 

Brancion_menhir_12Les tribus celtes laissèrent aussi leur empreinte, comme au Champ de la Fa avec le menhir de Pierre-Levée. De vieilles coutumes sont restées de nombreuses années: Brancion organisait la fête des Feux celtiques, liée à la célébration du solstice d’été et tombée dans l’oubli fin XIXe. Elle fut remise à l’honneur dans les années 1920, jusqu’en 1960. Le bûcher, surmonté d’un coq fixé sur une hampe, était constitué de fagots confectionnés lors de la taille des haies et mis de côté jusqu’au jour de la fête. Les feux étaient allumés d’Alésia à Gergovie en passant par Bribacte, le feu de Brancion étant allumé juste après celui du Mont Saint-Vincent.

 

 

 

 

 

 

Brancion_La_Chapelle_sous_Brancion_3Les gallo-romains ne laissèrent par contre que peu de vestiges sur le plateau, malgré la présence de villae importantes en contrebas, des deux côtés du col. Il reste les fondations de la résurgence de la source de la Barbette, dont le nom proviendrait de la racine celte « Barb », comme dans bourbeux ou barboter.

 

 

 

 

 

Brancion_1C’est à partir du VIe siècle, d’après les fouilles, que le bout du promontoire, sanctuaire primitif, prit une vocation funéraire. Ce n’est peut-être pas pour rien que l’esplanade est encore dénommée le "Paradis".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Brancion_3Le château, situé sur un monticule plus élevé, et séparé de la crête voisine par un large fossé taillé dans le rocher, n’est cité qu’à partir du Xe siècle (944). C’est plus à cette époque un bâtiment de pouvoir civil qu’un bâtiment défensif. Rectangulaire, il mesurait 22 mètres sur 11.

 

 

 

 

 

Brancion_6Au XIIe siècle, date de la reconstruction de l’église, il fut agrandi avec un donjon, une tour et des logis. Deux tours rondes prirent place au XIIIe.

 

 

 

 

 

Brancion_Jocerand_aParmi les seigneurs de Brancion, Etienne fut abbé et général de Cluny en 1230. Josserand III partit avec saint Louis lors de la VIIe croisade et mourut en 1250 à la bataille de Mansourah. Les dettes s’accumulèrent et le dernier seigneur en date, Henri Gros, fils de Josserand, vendit le château au duc de Bourgogne Hugues IV en 1259.


 

 

 

 

 

Brancion_7Le village se développa.

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Brancion_9Au XVe siècle fut construite la halle, près de l’antique puits. Elle possède encore un toit en laves (du patois "lever la pierre") et une charpente en châtaignier. Pour les connaisseurs, elle est basée sur les dimensions du quadrilatère solsticial du lieu.
Brancion_10

 

 

 

 

 

 

Brancion_12Les poteaux qui la supportent sont rainurés, ce qui permettait d’y installer des étals lors des marchés.  Ils reposent sur des pierres dont quatre sont de simples cylindres et quatre des remplois de bases et de chapiteaux gothiques.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Brancion_5Lors des guerres de Religion, en 1594, le bourg fut pris et le château assiégé. De cette période datent les traces d’incendie, de destructions partielles des bâtiments, et du remblaiement du fossé d’entrée. Puis le château fut vendu pendant la Révolution comme bien national.

 

 

 

 

 

 

 

 

Brancion_plan_3b

 


Document de L'IRAP; Archéologie en Bourgogne n°14
http://www.tournugeois.fr/fr/a-voir/les-eglises-romanes/eglises-romanes.htm

9 juillet 2012

L’oppidum de Larina, description des bâtiments



Les entrepôts agricoles



Larina_17Toute une série de bâtiments furent restaurés. Les murs étaient faits de poteaux de bois dont les vides étaient garnis de torchis (terre séchée et paille).

 

 

 

 

 

Larina_14Les poteaux de bois étaient ancrés dans des fondations faites d’assises de galets, permettant ainsi d’isoler l’ossature de l’humidité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Larina_32Les vestiges montrent que les habitants vivaient en totale autarcie à partir des ressources du plateau (élevage extensif et culture céréalière, chasse, vigne, travail du fer et du bronze).

 

 

 

 

Larina_15

Par exemple ce bâtiment de 17 m de long  fut construit sur les vestiges des anciennes cabanes en bois. C’était un vaste atelier agricole au sol drainé, dans lequel on retrouvait des réserves et un pressoir à vin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Larina_16La ferme principale, la villa, s’étendait sur 40 m de long et 20 m de large. Avec les annexes (enclos pour animaux, étables, silo à grains, ateliers et remises), elle couvrait près de 1 500 m².

 

 

 

 

 

Larina_36Un bâtiment un peu à l’écart abritait un vaste pressoir à vis verticale. Les blocs de fondation proviennent du temple romain.

Larina_38

 

 

 

 

 

 

Larina_37Le sol était constitué de tuiles romaines et de briques concassées, mêlées à du mortier de chaux.

 

 

 

 

 

 

 

 



La nécropole de la Motte


Larina_35Cette butte servit à l’installation d’un cimetière, utilisé dès la fin de l’Antiquité jusqu’au début du Moyen-âge.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Larina_28125 tombes furent fouillées. La première nécropole date du VIe siècle et ne comprend que des tombes en pleine terre. La deuxième date des Ve et VIe siècles.

Larina_26

 

 

 

 

 

 

 

 


Larina_29Elles sont orientées est-ouest.
30 31 Sur le côté est de la butte se tient la carrière. Le calcaire, légèrement gréseux, est stratifié en bancs qui peuvent se débiter en dalles de 1 cm à 15 cm d’épaisseur.

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La  deuxième nécropole



Larina_46Près de 400 tombes furent retrouvées sur le site, au point le plus élevé du plateau. La plupart d’entre elles datent de l’époque mérovingienne,  même si quelques-unes renvoient à d’autres traditions plus anciennes.

 

 

 

 

 

 

 

 

Larina_43Elles sont orientées tête à l’ouest.
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Larina_42Un autel romain et des dalles de l’ancien temple furent retrouvés dans les murs de la chapelle mérovingienne.
Larina_51a

 

 

 

 

 

 

Larina_52Un fragment d’autel est gravé de l’inscription lacunaire suivante : Autel au dieu Mercure, Victor Magniacus Veilaunus, restauré par C. Capitoius Macrinus.

 

 

 

 

 

Larina_plan_3La chapelle fut construite à partir du Ve siècle, et subit plusieurs transformations avant son abandon au VIIIe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Larina_48Elle était entourée d’enclos funéraires et de la sacristie. L’emplacement de l’autel se situe sur un croisement de courants telluriques et d’une rivière souterraine. Le chœur fut d’abord constitué  d’une abside semi-circulaire, avant d’être remplacée par un chevet plat.  

 

 

 

 

 

Larina_44Une barrière de chœur, qui fermait à l’origine l’abside, fut avancée dans la nef, créant ainsi un espace privilégié mettant en valeur les tombes des personnages importants.

 

 

 

 

 

 

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Larina_plan_4_5Larina_plan_4_4

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Larina_41Le point le plus haut de la nécropole est occupé par un enclos funéraire. C’était une construction carrée d’environ 5 m de côté, avec une porte au nord-est. Il est postérieur à quelques tombes, situées sous les fondations des murs. La tombe centrale est sans doute à l’origine de cette construction funéraire.


 

 

 

 

 

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