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lieux sacrés
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23 juillet 2012

Notre-Dame de la Touche

 

Anzy_le_Duc_chapelle_de_la_Touche_5Au départ, une source dans la forêt. La Touche provient étymologiquement d'un ancien mot préceltique qui désignait l'état de la forêt après défrichement, c'est à dire un bosquet ou un bois. la source n’est connue que des gens du coin, qui savent depuis longtemps que ses eaux sont guérisseuses. Une légende récente raconte qu’au XVIIIe siècle, une femme allant du hameau de Montmegin, dépendant de Semur-en-Brionnais, au hameau du Bas-des-Augères en direction d’Anzy-le-Duc, se fit renverser par un chariot, passa sous ses roues et en ressortit intacte.

 

 

 

 

Anzy_le_Duc_chapelle_de_la_Touche_6

En remerciement à la Vierge qu’elle crut être responsable de ce miracle, elle fit mettre une statue dans le creux d’un chêne.

 

 

 

 

 

 

 

 

Anzy_le_Duc_chapelle_de_la_Touche_7La statue est posée maintenant dans un petit oratoire construit au-dessus de la source qui n’est plus très guillerette. Derrière, un bassin abandonné.

 Anzy_le_Duc_chapelle_de_la_Touche_8

 

 

 

 

 

 

 

 

Anzy_le_Duc_chapelle_de_la_Touche_1En remontant le chemin par le nord, on arrive à la chapelle Notre-Dame de la Touche.

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Anzy_le_Duc_chapelle_de_la_Touche_3Elle fut construite à la suite d’un vœu fait par les habitants d’Anzy-le-Duc en 1870 s’ils étaient épargnés par la guerre. Elle fut consacrée le 9 septembre 1874.   

Anzy_le_Duc_chapelle_de_la_Touche_4

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20 juillet 2012

La chapelle Saint-Prix



Dyo_chapelle_Saint_Prix_1Diocum, devenu Dyo, est une ancienne baronnie du Mâconnais, remontant à l’époque carolingienne. Il reste quelques ruines du château près du vieux bourg. La chapelle de Saint-Prix, une des plus anciennes du canton, est située à la limite des communes de Dyo et de Saint-Symphorien-des-Bois.

 

 

 

 

 

 

 

 

Dyo_chapelle_Saint_Prix_2D'après une charte du cartulaire de Cluny, la chapelle aurait été fondée au XIe siècle, proche d'une fontaine guérisseuse agissant sur les maladies des yeux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dyo_chapelle_Saint_Prix_7Elle fut dédiée à saint Prix, ou Priest (en latin Priscus), évêque de Clermont au VIIe siècle, fondateur de nombreux monastères en Auvergne, mort assassiné en 674 et placée sous le vocable de la Sainte-Trinité, ce qui semblerait indiquer une origine antérieure au XIe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

Dyo_chapelle_Saint_Prix_3La chapelle de plan trapézoïdal, entourée d’un très ancien cimetière, fut remaniée de nombreuses fois : les encadrements des fenêtres ébrasées et du portail occidental, les baies qui percent le clocher, sont datés du XVe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

Dyo_chapelle_Saint_Prix_4La nef unique surmontée d’une charpente (refaite en 1980) ouvre sur un chœur à chevet plat voûté d’arêtes.


 

 

 

 

 

Dyo_chapelle_Saint_Prix_5La fontaine Saint-Prix est située en amont de la chapelle. Elle s’écoule dans un petit lavoir. Un gobelet atteste de son utilisation encore actuelle.  
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20 juillet 2012

La chapelle de Dun



Dun_chapelle_plan_1Le nom du site déjà nous ramène loin dans le passé. Dun est un toponyme courant (que nous retrouvons par exemple dans Lugdunum), de racine celte. Il fait référence à une colline, un lieu élevé, résidence des dieux, puis à une enceinte fortifiée, une citadelle.

 

 

 

Dun_Sa_ne_et_Loire_1La chapelle est donc située sur la montagne de Dun, à 708 mètres de hauteur, lieu privilégié qui, si l’on en croit l’étymologie des hameaux alentours et les légendes des faillettes, des sources guérisseuses et autres pierres qui virent, servait de sanctuaire à une assemblée de druides.

 

 

 

 

 

Dun_Sa_ne_et_Loire_10Il y eut tout d’abord la nature généreuse, le peuple des fées, celui des mégalithes, puis l’histoire classique prend le dessus avec l’oppidum des gaulois (Eduens), les invasions successives qui font que l’endroit devient une motte castrale.

 

 

 

 

 

 

 

 

Dun_Sa_ne_et_Loire_12Les premières églises (comme la chapelle Saint-Jean-et-Saint-Firmin) s’implantent sur les anciens rochers druidiques.
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Dun_Sa_ne_et_Loire_14aQuand je parle d’histoire classique, voilà arriver les conflits du Moyen-âge avec le clergé et le roi Philippe Auguste d’un côté, les comtes de Chalon, de Mâcon et de Beaujeu, pillant les biens de Cluny de l’autre.

 

 

 

 

 

Dun_plan_4La forteresse n’y résista pas, et en 1180 seules les églises furent épargnées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dun_Sa_ne_et_Loire_2La chapelle de Dun fut construite au XIIe siècle sous le vocable de Pierre et Paul.
Dun_Sa_ne_et_Loire_15

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dun_Sa_ne_et_Loire_7Elle perdit sa fonction d’église paroissiale au profit de l’église de Saint-Racho, bâtie en 1703. La foudre l’endommagea en 1762. Laissée à l’abandon, elle tomba peu à peu en ruine.
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Dun_1aEn 1897, juste avant sa reconstruction demandée par le comte de Rambuteau, il ne restait que la croisée du transept, les murs de l’abside et d’une absidiole, la nef unique de l'église ne laissant que des substructions.

 

 

 

 

 

 

 

 

Dun_Sa_ne_et_Loire_17Les chapiteaux de la croisée du transept, datés de la phase finale de la sculpture romane en Brionnais, nous laissent imaginer ce que fut le site à son apogée, entouré des pierres druidiques, des sources Saint-Jean (guérissant l’épilepsie) et la fontaine Saint-Denis, maintenant taries et perdues.



 

 

 

 

 

 

 

 

Dun_plan_5a


http://www.joannadedun.com/french/accueil.htm

27 août 2012

Paray-le-Monial, historique



Paray_le_Monial_8L’histoire de Paray remonte bien plus loin que l’on veut bien nous le faire croire. Il est d’habitude établi que la bourgade de Paredum (du latin Par, égal, uni, endroit plat, plaine) s’est développée au Xe siècle autour d’un monastère, fondé en 977 par Lambert, premier comte héréditaire de Châlon-sur-Saône, et sa femme Adélaïde de Vermandois, en accord avec saint Mayeul, abbé de Cluny.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_5Mais avant, située au sommet de la colline de Survaux, dominant le Val d’Or (Cenobium quod Vallis Aurea dicitur) et la rivière Bourbince, une première église existait: dans la charte de fondation de l’abbatiale de Paray, il est fait mention d’une ancienne église (Juxta templum antiquissimum). Des fouilles récentes ont retrouvé à proximité une ancienne villa gallo-romaine.


 

 

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_Notre_Dame_de_Romay_4Et… C’est dans le Val d’Or, ou Vallis Aurea, Orval, que se trouve la chapelle Notre-Dame de Romay et sa source sacrée, dédiée à la grande déesse du temps des Celtes. C’est sur la hauteur que fut érigé un dolmen, endroit qui devint un centre important du druidisme. C’est ici, au IIe siècle, d’après la légende, qu’Irénée de Lyon vint convertir les druides et les chefs gaulois en leur disant que leur Virgo Pariturae avait enfanté.


 

 

 

Paray_le_Monial_31Le fils de Lambert, Hugues de Châlon, fit don du monastère à l'abbaye de Cluny en 999 lorsqu'il fut sacré évêque d'Auxerre. Saint Odilon de Mercœur, qui fut abbé de Cluny jusqu'en 1049, établit alors les moines sur les bords de la Bourbince où ils construisirent une nouvelle église au début du XIe siècle.

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_38Elle fut consacrée et dédiée à Notre-Dame et saint Jean-Baptiste en 1004. Les reliques de saint Grat, évêque de Châlon au VIIe siècle y furent transférées, ainsi que celles de saint Blaise et de saint Laurent.
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Paray_le_Monial_45Vers 1080, elle fut dotée du porche d’entrée actuel, nécessaire à la pratique de la liturgie clunisienne liée au culte des morts, spécifique à l'ordre de Cluny. Il nous en reste le narthex et sa tour droite.

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_28Hugues de Semur, abbé de Cluny canonisé en 1120 et initiateur de Cluny III, petit-neveu d’Hugues de Châlon, fit commencer une nouvelle église contre le narthex en 1092. Les études archéologiques montrent que les travaux se poursuivirent jusqu'au début du XIIIe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_int_rieur_13Par manque de moyens, le plan initial d'une nef à cinq travées fut abandonné. En 1470, l'absidiole du croisillon sud fut remplacée par la chapelle funéraire de la famille Damas-Digoine en style gothique.

 

 

 

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_25Entre 1702 et 1750, un nouveau bâtiment monastique, le prieuré actuel, fut construit, et c’est en 1875 que le pape Pie IX éleva l'église au rang de basilique mineure consacrée au culte du Sacré-Cœur.

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_int_rieur_25Paray subit au cours du temps les dégradations dues à la belle intelligence des hommes : les écorcheurs, les routiers, les guerres de religions, la révolution, le progrès qui fit installer un chauffage par le sol et des câbles électriques et les restaurations malheureuses (parmi lesquelles je place la dernière en date entre 1998 et 2005).

10 juillet 2012

Mozac, historique



Mozac_plan_4Le village de Mozac, du latin Mauziacum (placé au milieu des eaux), est situé à quelques pas de Riom sur la voie Augustonemetum-Avaricum (Clermont-Bourges). Il se développa au bord des ruisseaux d’Ambène et des Moulins-Blancs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mozac_pierre_a_Au sud du bourg, un ancien temple, peut-être dédié aux Génies Arvernes, fut construit : des pierres de réemploi et un autel en marbre datant du Ier siècle furent découverts. C’est sur cet emplacement qu’au VIIe siècle, selon la tradition, saint Calmin fonda la première abbaye. Une première église fut construite sous le vocable de Saint-Pierre, dont il nous reste quelques vestiges au rez-de-chaussée du clocher-porche.

 

 

 

 

Mozac_Calmin_Austremoine_En 848, Pépin II d'Aquitaine fit transférer reliques de saint Austremoine, premier évêque d’Auvergne au IIIe siècle, de Volvic à Mozac. Les pèlerins affluèrent, les dons aussi. Une deuxième église vit le jour, dont il nous reste la base du clocher-porche et la crypte.

 

 

 

 

 

 

 

 

Mozac_crypte_9Placée dès l’origine sous la règle de saint Benoit, l’abbaye, placée sous protection royale, fut rattachée à Cluny en 1095, comme Marsat qui en dépendait. S’ensuivit la construction d’une troisième église, dont seuls subsistent le premier étage du clocher-porche, les bases du transept, la nef centrale et le bas-côté nord, le reste ayant été détruit au XVe siècle par une série de tremblements de terre.

 

 

 

 

 

 

Mozac_22Une inscription latine sur un pilier mentionne le nom d’un chevalier fondateur : Bégo de Lastic. Il semblerait que la construction de l’église romane ait été le fait d’un abbé choisi par Cluny en 1131 : Eustache de Montboissier, descendant de Hugues de Paillers-Montboissier dit le Décousu (fondateur de la Sacra di San Michele), neveu de Hugues II de Semur (abbé de Cluny représenté sur le linteau de l’Hommage) et frère de Pierre le Vénérable (abbé de Cluny successeur de son oncle et ami de saint Bernard).


 

 

 

Mozac_plan_2aLes parties romanes détruites de l’abbaye (dont le grand clocher octogonal) furent restaurées avec de petits moyens par l’abbé Raymond de Marcenat qui fit reconstruire en gothique, avec l’utilisation nouvelle de la pierre de Volvic, le chœur, le transept, le bas-côté sud, le cloître et les bâtiments conventuels.

 

 

 

 

 

 

 

Mozac_29Il fit également réparer, à la même époque, le prieuré Saint-Priest de Volvic, dépendant de Mozac. Il se servit largement des pierres en réemploi, ce qui permit d’en retrouver quelques-unes. La crypte, comblée par l'effondrement du chœur, fut oubliée. Elle ne sera redécouverte qu’en 1849 par l’architecte Aymon Mallay.

 

 

 

 

 

Mozac_Saint_Pierre_et_Saint_Caprais_21Les derniers grands travaux, le remplacement du plafond en bois par une voûte en pierre, furent faits en 1741 par Jean Chalat, maître tailleur de pierre de Riom. A la révolution, après un lent déclin, il ne restait plus que 7 moines qui furent chassés, et l’abbatiale, propriété de la commune, devint paroissiale en 1790 sous le nom de Saint-Austremoine.

 

 

 

 

 

 

 

Mozac_Saint_Pierre_et_Saint_Caprais_32aLe cloître fut détruit par les nouveaux propriétaires, ainsi qu’une partie des bâtiments conventuels. En décembre 2007, le conseil municipal racheta l’ensemble de la propriété qui redevint publique.


 

 

 

 

 

 

 

 

Mozac_Saint_Pierre_et_Saint_Caprais_11http://architecture.relig.free.fr/mozac.htm

http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_Mozac

http://fr.wikipedia.org/wiki/Calmin

http://www.art-roman.net/mozac/mozac2.htm

 

 

 

 

 

 

 

Mozac_27

 

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10 juillet 2012

Mozac, la vie de saint Calmin et le trésor de l’abbaye


Mozac_Calmin_1Saint Calmin est de nos jours invoqué pour toutes les maladies de la langue. Difficile de séparer ce qui vient de la légende de la vie réelle de ce personnage. Plusieurs sources nous parlent de Calmin et de Namadie : tout d’abord du XIIe siècle l’hagiographie écrite par les moines de Mozac, puis les informations que nous donne la châsse contenant ses reliques, puis « Histoire de la vie de saint Calmin », écrite en 1646 par Thomas d’Aquin. Ces sources parlent d’un haut personnage, homme de guerre, puis sénateur romain avant de devenir duc d’Aquitaine et comte d’Auvergne, vivant au temps de Justinien (527-565).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mozac_Calmin_16Homme très fortuné, issu d’une grande famille romaine installée à Clermont, Calminius décide de vivre une vie religieuse. Il part dans le Velay en tant qu’ermite.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mozac_le_monastier_aRejoint par des cénobites, il fonde un premier monastère, au Monastier-sur-Gazeille.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mozac_laguenne_aIl reprend la route et s’installe près de Tulle, où il fonde un deuxième monastère à Laguenne. Il se rend à Rome, afin d’obtenir définitivement la consécration du Monastier. Il passe en revenant par l’abbaye de Lérins, sous la règle de saint Benoit qu’il découvre. L’abbé lui confie une vingtaine de moines, et il se rend à Mozac. C’est la fondation de son troisième et dernier monastère.

 

 

 

 

 

 

 

Mozac_calmin_3aIl reprend une dernière fois la route pour Rome et obtient du pape une partie du crâne de saint Pierre (maxillaire). Rentrant à Mozac, il s’arrête à Agen d’où il repart avec une portion du bras de saint Caprais. Ces précieuses reliques vont agrémenter l’abbaye de Mozac, ainsi que la renommée de Calmin, considéré comme un saint de son vivant. Il meurt en odeur de sainteté et est enterré dans la crypte. L’église est alors dédiée à saint pierre et saint Caprais.

 

 

 

 

mozac_Calmin_2aPendant ce temps, son épouse Namadie fonde l’abbaye de Marsat pour les moniales. Devenue veuve, elle s’y retire et y meurt vers l’an 700. Leurs reliques sont conservées dans une châsse, fabriquée au XIIe siècle. L’hagiographie de Calmin date de cette période et se base sur des légendes, enjolivées afin de renforcer la renommée de l’abbaye. En réalité, Calmin ne put pas être duc d’Aquitaine, ni comte d’Auvergne, ces deux titres n’existant pas à son époque. Il s’agit plus de titres honorifiques. Quand au monastère de Marsat, Il fut fondé par l’évêque de Clermont, saint Priest, afin de veiller sur les reliques de la Vierge.

 

 

 

Mozac_Calmin_7Quoi qu’il en soit, la châsse contenant leurs ossements fait partie du trésor de l’abbaye. Elle échappa aux destructions de la Révolution grâce à un habitant du village, conseiller municipal, qui la cacha.

 

 

 

 

 

 

 

Mozac_Calmin_14Datant du XIIe siècle, elle est en bois sur lequel sont fixées 14 plaques de cuivre supportant des émaux champlevés de Limoges. Ses dimensions (0,81 × 0,24 × 0,45 m) en font la plus grande qui soit parvenue jusqu’à nous.

 

 

 

 

 

 

Mozac_Calmin_8Trois des panneaux représentent la fondation des abbayes par Calmin, la mort des époux et la célébration d’une messe par l’abbé Pierre III de Mozac, donateur de la châsse. S’y trouvent aussi représentés une crucifixion, un Christ en gloire, les apôtres, une vierge à l’enfant en majesté et saint Austremoine.


 

 

 

 

 

 

 

 

Mozac_Calmin_10L’abbaye possède justement quelques-unes des reliques d’Austremoine. Elles furent transférées d’Issoire à Volvic, puis à Mozac, qui prit quelquefois le vocable de ce saint. Elles sont contenues dans une châsse en bois peint datant du XVIIe siècle, elle aussi cachée pendant la Révolution. Les peintures représentent les 12 apôtres.


 

 

 

 

Mozac_Calmin_19En même temps que les châsses sont exposés un calice en argent et sa patène, ainsi que d’autres reliquaires de moindre importance.


 

 

 

 

 

 

 

Mozac_Calmin_9

Le musée des tissus de Lyon a fait l’acquisition du suaire d’Austremoine, une soierie datant du VIIIe siècle ayant appartenu à Mozac. Elle est byzantine, et représente deux empereurs chassant le lion de chaque côté d’un arbre de vie.  


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mozac_Calmin_20Dans la chapelle Saint-Austremoine, se tient une statue de saint Antoine représenté avec un cochon. Cette tradition du cochon comme attribut du saint date de la fin du XIVe siècle, Antoine n’ayant dans sa vie jamais eu à faire avec cet animal. Par contre, les Antonins, ordre religieux fondé en Dauphiné en 1095 pour s’occuper des malades atteints du mal des Ardents à Saint-Antoine-l’Abbaye (possédant les reliques du saint) avaient seuls le droit de laisser en liberté leurs cochons, nourris par les habitants. D’où l’amalgame.

 

 

 

 

 

 

 


http://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2sse_de_saint_Calmin

10 juillet 2012

Mozac, l’extérieur



Mozac_plan_3Le plan basilical de l’église romane Saint-Pierre et Saint-Caprais de Mozac en croix latine avec 4 chapelles rayonnantes et déambulatoire, était identique à celui des églises majeures d’Auvergne de la même époque.

 

 

 

 

 

 

 

 

Mozac_15Ses dimensions égalaient celle d’Issoire. La présence de ces 4 chapelles indique qu’en dessous courent 4 rivières souterraines, artificielles ou naturelles, servant à relier l’autel aux informations énergétiques de l’eau. Le nombre de chapelles pose un problème : en effet, les églises dédiées à la vierge en possèdent un nombre pair. L’église aurait-elle en secret un rapport avec la Vierge ?

 

 

 

 

Mozac_25Ce qui semblerait confirmé par le linteau en bâtière de la porte du XIIe siècle, reliant le transept sud au cloitre avant d’être murée.

 

 

 

 

 

 

 

Mozac_28Ce linteau, dit de « l’Hommage », représente la Vierge en majesté, assise sur une cathèdre, tenant l’enfant sur ses genoux. Comme toutes les représentations des vierges noires auvergnates, ses mains sont démesurément longues. L’enfant bénit de sa main droite et tient un livre fermé de sa main gauche.


 

 

 

 

 

 

 

Mozac_26A la droite de la Vierge, saint Pierre et ses clés, saint Austremoine montrant de la main Hugues de Semur, neveu de saint Hugues de Cluny et abbé de Mozac, qui porte hommage. Il est le seul à se tenir penché, prosterné, sans regarder la Vierge. Entre eux, un personnage inconnu.

 

 

 

 

Mozac_25a

A gauche, saint Jean, deux évêques tenant la crosse et un troisième personnage. Pourquoi pas parmi les inconnus saint Caprais et saint Calmin, dont les reliques se trouvent dans l’église en même temps que celles de saint Austremoine ?

 

 

 

 

Mozac_8L’entrée se fait actuellement par un portail ouvert sur le côté nord, réaménagé au XIXe siècle quand l’église devint paroissiale. L’encadrement date de 1802. L’archivolte au-dessus, en arkose, appartenait au portail roman.

 

 

 

 

 

 

 

 

Mozac_11Y sont gravés ces vers : « En pénétrant dans cette église, portez votre regard vers les choses d’en haut… »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mozac_13L’intérieur du porche et son portail restent roman. Le tympan présente un dessin d’une descente de croix, d’âge indéterminé.

 

 

 

 

 

 

Mozac_16Sur la gauche s’élève le clocher-porche, dont la base date du IXe siècle. Les pierres utilisées furent empruntées à un édifice gallo-romain. Le premier étage date du XIIe, quand cette tour faisait partie du système de fortification de l’abbaye.

 

 

 

 

 

 

 

 

Mozac_7Elle était crénelée et servait de porte d’entrée. Le deuxième étage date du XVe. Raymond de Marcenat fit enlever les créneaux et transforma la tour en clocher quand celui de la croisée des transepts fut détruit.

 

 

 

 

 

Mozac_6La façade nord en arkose et l’appareil alvéolé date du XIIe siècle. Les ajouts en pierre de Volvic sont du XVe.  

 

 

 

 

 

 

Mozac_10En haut à gauche restent les traces d’un essai de reconstitution extérieure par l’architecte Ruprich-Robert au XIXe siècle des anciens niveaux d’élévation, qui nous montre la hauteur réelle de l’église du XIIe.

 

 

 

 

 

Mozac_32Le chevet roman à chapelles rayonnantes fut remplacé par un chevet gothique à trois pans, tenu par trois contreforts peu harmonieux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mozac_14Le côté sud, entièrement remanié au XVe siècle, donne sur l’ancien cloitre dont il ne reste plus que deux arcades gothiques, le reste ayant été détruit après la révolution. Les galeries couvertes ont été démolies et l’on ne distingue plus que quelques corbeaux où s’accrochaient les appentis.

    

 

 

 

 

Mozac_18D’autres portes donnent sur le cloitre, portant les écussons d’abbés de Mozac, Duprat et Marcenat.
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Mozac_23La porte ouverte sur la première travée, du XVIe siècle, possède un arc en accolade.
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Mozac_20L’angle sud-est est ouvert par deux arcades sur l’ancienne salle capitulaire, devenue réfectoire puis débarras.
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http://195.220.134.232/numerisation/tires-a-part-www-nb/0000005380084.pdf

http://www.archipicture.free.fr/france/auvergne/puy_dome/mozac.html

« Mozac, l’abbaye royale et l’église des bénédictins » de l’abbé J.Bonnet

31 juillet 2011

Notre-Dame de Romay



Paray_le_Monial_Notre_Dame_de_Romay_3La tradition attribue vers 960 la construction de la chapelle de Vallauris, le Val d’Or, à saint Mayeul, quatrième abbé de Cluny. Une première légende remonte à cette période, où des bœufs, sans guide, auraient transporté les pierres de la carrière proche nécessaires à l’édification des sanctuaires de Paray et de Romay. Mais les légendes fondatrices remontent à bien plus loin.


 

 

 

 

Paray_le_Monial_Notre_Dame_de_Romay_20Romay est un toponyme d’origine gauloise. Les druides se retrouvaient autour de la source sacrée, qui possédait des vertus guérisseuses, notamment pour retrouver la vue (faire confiance aux anciens pour laisser des indices : la vue peut être prise comme un sens physique, mais... la lumière peut être intérieure).
Paray_le_Monial_Notre_Dame_de_Romay_19

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_Notre_Dame_de_Romay_18L’endroit était dédié à la grande déesse, maitresse des eaux. A la période gallo-romaine, Isis prit la place. Puis vint le christianisme et la chapelle fut dédiée à la Vierge. Elle prit le titre de « chapelle à répit » : les enfants mort-nés revenaient à la vie le temps de leur baptême.
«Six cents ans après le déluge, si l’on en croit la Tradition, un formidable incendie, relaté d’ailleurs par Diodore de Sicile, ravagea l’Ibérie et la Celtique. Epouvantés, les populations du Val d’Or implorèrent, dit-on, la Vierge qui devait enfanter et promirent de lui élever une pierre de témoignage. Le Val d’Or fut épargné et ce serait dans cette pierre de témoignage que, bien des siècles plus tard, l’image de Notre-Dame de Romay aurait été taillée».

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_Notre_Dame_de_Romay_12Notre-Dame de Romay, qui possède les attributs d’une vierge noire, n’en resta pas à ces miracles. Les Huguenots approchant, elle fut enterrée. Retrouvée grâce à des bœufs qui grattaient la terre, elle fut emmenée par les jésuites dans la chapelle de leur collège : elle retourna toute seule deux fois à Romay. Elle fut sauvée par une jeune fille et son frère lors de la révolution : Catherine Rouiller la plaça dans une niche cachée seulement par les rideaux de son lit. La chambre fut fouillée de fond en comble, mais personne ne souleva les rideaux.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_Notre_Dame_de_Romay_10Le dernier miracle remonte à 1807 lorsque François Lécué, couvreur de son état, vit une vive lumière à l’intérieur du sanctuaire. Ses deux compagnons pressèrent le pas, mais lui, plus courageux, s’approcha de la porte fermée. Les deux autres le rejoignirent et c’est alors qu’ils entendirent une voix commandant à François de mettre son âme en ordre puisqu’il allait mourir le lendemain à 19h.

 

 

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_Notre_Dame_de_Romay_2Il fit ce que lui demandait la voix, se réconciliant avec un ennemi, réglant ses affaires, demandant l’extrême onction et la bénédiction de sa famille. Effectivement, à 19 heures précise, il mourut. L'évènement attesté fit beaucoup de bruit, et provoqua une communication médicale à l'académie de Macon.

 

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_Notre_Dame_de_Romay_11La statue de la Vierge, représentée débout portant l’enfant sur le bras droit, date du XIe siècle. Même si elle n’est pas en majesté, elle porte les couleurs traditionnelles des vierges noires, le rouge et le vert. Le couronnement de la statue fut accordé par le pape Léon XIII le 17 juillet 1896.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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10 juillet 2012

Mozac, la crypte



Mozac_crypte_9La crypte carolingienne de l’église abbatiale date du début du Xe siècle, ce qui en fait l’une des plus anciennes de l’Auvergne avec celle de la cathédrale de Clermont-Ferrand qui date de 946. 

 

 

 

 

 

 

 

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Elles possèdent d’ailleurs toutes deux à peu près le même plan : une pièce centrale, divisée en trois petites nefs ou niches, entourée d'un mur plein très épais. A cette époque, la vocation d’une crypte est de conserver les reliques des martyrs et des saints, d’où le nom premier de martyrium.

 

 

 

Mozac_crypte_2a_C’est dans la nef centrale que se trouve le puits, prise de terre naturelle. Il harmonisait le lieu en déversant le trop plein des forces cosmiques et telluriques en préservant l’équilibre. Profond de 2 mètres, il a une circonférence de 60 cm.

 

 

 

 

 

Mozac_crypte_8Les murs nord et sud, contenant des remplois gallo-romains, atteignent 2,40 m d’épaisseur.
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Mozac_crypte_9aLes voûtes sont soutenues par des colonnes à chapiteaux feuillus, certainement remplacés au XIe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mozac_crypte_4Au XIIe siècle, à l’époque de la reconstruction de l’église romane, un déambulatoire agrémenté de 4 chapelles rayonnantes se rajouta.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mozac_crypte_3La crypte fut utilisée jusqu’au XVe siècle, puis fut comblée après le tremblement de terre qui détruisit le chœur roman, et sa reconstruction en gothique par Raymond de Marcenat.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mozac_crypte_2Elle fut partiellement dégagée en 1616, afin d’aménager un caveau funéraire, par un religieux bénédictin originaire de Riom, Dom Richeroy. Oubliée, elle fut redécouverte en 1849 par l’architecte Aymon Mallay, qui, travaillant pour Violet-le-Duc, la déblaya et la restaura.  

 

 

 

 

 

Mozac_chapiteaux_9C’est lors de ces travaux que les deux chapiteaux de l’ancien chœur roman exposés dans la nef seront retrouvés. Les restes du déambulatoire et des 4 chapelles rayonnantes furent retrouvés lors de fouilles faites en 1966.

23 mai 2012

La crypte



Saint_Martin_de_Vion_crypte_1On accède à la crypte carolingienne par un escalier étroit creusé au centre de la nef, protégé par des vantaux horizontaux en bois.
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Saint_Martin_de_Vion_crypte_25L’escalier débouche sur un long couloir transversal voûté en berceau qui s’étend sous toute la longueur du transept.
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Saint_Martin_de_Vion_crypte_16La partie sud du couloir était ouverte sur les anciens bâtiments du prieuré. Quelques pierres abimées nous montrent que plusieurs cours d’eau souterrains traversent l’endroit. L’ancienne source qui sortait à l’est de l’église fut captée par les habitants du village en-dessous, et reste l’objet de litiges…

 

 

 

 

Saint_Martin_de_Vion_crypte_26Au milieu du couloir s’ouvre l’unique abside basse, alignée vers l’est, qui supporte l’abside centrale de l’église supérieure.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Martin_de_Vion_crypte_18La voûte en cul-de-four de l’abside repose sur une arcature formée de cinq arcs s’appuyant sur de courtes colonnettes à chapiteaux trapézoïdes au décor archaïsant.

 

 

 

 

 

Saint_Martin_de_Vion_crypte_4Au centre, un ancien sarcophage paléochrétien transformé en autel et une cuve baptismale monolithe en grès du XIe siècle.
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Saint_Martin_de_Vion_crypte_30L’autre cuve, au nord, ornée de têtes, parait vraiment très ancienne, paléochrétienne voire même plus.
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Saint_Martin_de_Vion_crypte_13Les 6 chapiteaux sculptés ont un décor très simple mais très explicite. Par exemple les palmettes larges et lobées à l’entrée côté nord, seront tournées d’un côté vers le bas et la terre, le tellurique, de l’autre vers le haut et le ciel, le cosmique,

 

 

 

 

 

Saint_Martin_de_Vion_crypte_6puis apparaît la transformation, la fusion et la quintessence sous forme d’une fleur à 8 pétales.

 

 

 

 

 

 

Saint_Martin_de_Vion_crypte_10Un autre chapiteau nous montre sous le tailloir une corde tressée, symbole de l’appartenance à la communauté bénédictine à laquelle on peut s’attacher, ou bien symbole de la coupure avec les énergies telluriques extérieures.

 

 

 

 

 

Saint_Martin_de_Vion_crypte_12En-dessous, les chapiteaux sont feuillus, un simple, l’autre présentant au-dessus des feuilles la fleur épanouie dans le cosmique.

 

 

 

 

 

Saint_Martin_de_Vion_crypte_15Un chapiteau montre un serpent (à moins qu’il ne soit un amphisbène), symbole de la connaissance mais aussi du tellurisme, au milieu de palmettes effilées, représentant la régénérescence et la fécondité.
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Saint_Martin_de_Vion_crypte_21Les trois cours d’eau souterrains nous sont bien indiqués par des pierres gravées de chevrons, comme les hiéroglyphes représentant l’eau.
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Saint_Martin_de_Vion_crypte_17Cette crypte de correction fut construite à l’époque carolingienne pour compenser la pente du terrain. Elle est la seule crypte du Vivarais, avec celle de Cruas datant du XIe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Martin_de_Vion_crypte_23Vion reste la plus ancienne des deux, ce qui fait d’elle l’un des plus vieux monuments religieux d’Ardèche.  


23 juillet 2012

Le lavoir de la Madeleine

 

 

Semur_en_Brionnais_Sainte_Madeleine_6En traversant la porte au Vau, percée au nord dans la troisième muraille d’enceinte de Semur-en-Brionnais, on tombe sur le lavoir de la Madeleine.

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Semur_en_Brionnais_Sainte_Madeleine_4Il fut construit au XVe siècle sur l’emplacement d’une ancienne église romane du XIIe dédiée à sainte Madeleine. Il ne reste pas grand-chose du bâtiment primitif, si ce n’est une baie étroite en plein cintre.

 

 

 

 

 

 

Semur_en_Brionnais_Sainte_Madeleine_3Ce qui frappe surtout, c’est la présence de l’eau, attirante (j'ai fait quelques centaines de mètres en voiture avant de me retourner, appelée). On peut remarquer que la source fut captée afin de la faire passer directement sous l’édifice. Sans eau, point de vie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Semur_en_Brionnais_Sainte_Madeleine_7La route de la Madeleine nous ammènera ensuite jusqu'à l'église Saint-Martin-la-Vallée.

3 juillet 2012

Le dolmen du Parc ou Second Palet de Samson

Saint_Nectaire_dolmen_Parc_3Ce dolmen sur la commune de Saint-Nectaire est le premier mégalithe du département du Puy-de-Dôme a avoir bénéficié d'une protection au titre des Monuments Historiques en 1875.


 

 

 

 

 

Saint_Nectaire_dolmen_Parc_4Les gens du coin l'appellent le dolmen du Parc ou Second Palet de Samson (le premier Palet de Samson étant le dolmen de Saillant). Samson fait partie des géants, au même titre que Gargantua qu'il remplace parfois.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Nectaire_Notre_Dame_1Une légende locale parle de fées habitant les grottes du mont Cornadore, le mont dédié au soleil du temps des druides. Les fées et la vierge noire d'un côté, le soleil et Gargantua de l'autre, nous retrouvons bien les parèdres.


 

 

 

 

 

 

 

Saint_Nectaire_dolmen_Parc_5Datant du Néolithique, c'est un dolmen simple composé d'une dalle de couverture en granite, de 4 orthostases et d'une dalle de chevet.

 

 

 

 

 

 

Saint_Nectaire_dolmen_Parc_11La table mesure 3,50 mètres de longeur, 2 mètres de largeur et 70 cm d'épaisseur. Son poids est estimé à plus de 13 tonnes.
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Saint_Nectaire_dolmen_Parc_9Les 4 orthostases ont une hauteur de 1,25 mètres et une épaisseur variant de 30 à 50 cm. La chambre est de forme rectangulaire, l'entrée regarde vers le nord-est.

 

 

 

 

 

 

Saint_Nectaire_dolmen_Parc_6Le tumulus qui entourait le monument fut arasé et abimé par des chercheurs de trésor. Lors de fouilles on y trouva une hache en pierre polie, et des fragments de poterie, et un peu plus loin des grattoirs et des lames de silex.


 

 

 

 

 

 

 

Saint_Nectaire_dolmen_Parc_7Au nord-est de ce mégalithe ont été retrouvés les restes d'un village de cases en pierres sèches (basalte provenant du Puy de Mazeyres) entouré d'un mur d'enceinte carré. On y a vu l'emplacement d'un collège druidique.

 

 

 

 

 

Saint_Nectaire_dolmen_Parc_2Une tour en ruine domine le parc. Impossible d'en savoir plus, à quel époque elle fut bâtie, et si elle faisait partie d'un ensemble plus important.

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26 août 2012

Saint-Maurice-lès-Châteauneuf



Saint_Maurice_l_s_Ch_teauneuf_2La chapelle de Saint-Maurice-lès-Châteauneuf, autrefois dédiée à saint Benoit, fut construite au XIIe siècle. Faisant office d’église paroissiale jusqu’en 1854, elle était située au milieu de l’ancien cimetière de Saint-Maurice. Devenue trop petite, et un brin délabrée, il fut décidé de l’abandonner et de construire une nouvelle église. La nef fut alors détruite, mais la démolition épargna le chœur, l’abside et le clocher.

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Maurice_l_s_Ch_teauneuf_4Celui-ci, à la différence de la majorité des clochers de la région élevés au-dessus de la croisée du transept, fut bâti sur le flanc méridional de l’édifice, accolé à la travée de chœur. Il est surmonté par une pyramide en pierre à quatre pans percés de fenêtres lanternes. Ses quatre faces présentent un seul étage de baies géminées, dont les archivoltes en plein cintre retombent sur deux fines colonnettes.

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Maurice_l_s_Ch_teauneuf_1La travée de chœur qui se prolonge par une abside semi-circulaire voûtée en cul-de-four brisé, était éclairée par trois fenêtres en plein cintre, qui ont été remaniées ou obturées.

 

 

 

 

 

 

Saint_Maurice_l_s_Ch_teauneuf_7Accolée au nord, une chapelle privée plus récente était dédiée à Notre-Dame de Pitié. En effet, il se dégage de cet endroit, mis à part le cliché carte-postale, une ambiance douce et tranquile. Il ne serait pas impossible qu'une crypte, en tout cas une cavité, soit creusée sous l'édifice.
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Saint_Maurice_l_s_Ch_teauneuf_5A l’extérieur, la corniche autour de l’abside, fortement saillante, présente des modillons sculptés typiques de la sculpture brionnaise.
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Saint_Maurice_l_s_Ch_teauneuf_12Une B.D. fut réalisée par Alain Buisson aux éditions La Buissonnière, ayant pour titre « Meurtres à Saint-Maurice-lès-Châteauneuf ». L’intrigue, en lien avec une vieille reliure pleine sans ornement reprenant l'ouvrage de Jansénius qui a été dérobée à l'intérieur de la chapelle, fait référence à de vielles traditions de cultes religieux longtemps exercées dans le pays.
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Saint_Maurice_l_s_Ch_teauneuf_3

http://www.eglisedefrance.com/saone-et-loire/chapelle-romane-de-saint-maurice-les-chateauneuf/

http://saint.maurice.71.free.fr/saint.maurice/veglise.htm

http://saint.maurice.71.free.fr/saint.maurice/meurtres.htm

13 juin 2012

Saint-Donat-sur-l’Herbasse, historique


Saint_Donat_Boson_1Les premières preuves d’une implantation humaine sur le site remontent à la période gallo-romaine. L’ancien village s’est installé autour du mont Chorel, au bord de » la rivière l’Herbasse où se trouvaient des marécages.

 

 

 

 

 

Saint_Donat_sur_l_Herbasse_palais_delphinal_3La tradition rapporte que le village s’appelait alors Vicus Jovinziacus, ou le bourg de Jupiter, et que sur les hauteurs du mont s’élevait un temple lui étant dédié. Quoi qu’il en soit, au VIIIe siècle, une motte castrale existait déjà, édifiée par Boson, roi de Provence.

 

 

 

 

 

Saint_Donat_8aC’est à cette époque que l’évêque de Grenoble Corbus, fuyant les Sarrasins (peut-être en 732), vint s’y réfugier, emportant avec lui les reliques de saint Donat (avant 894, date du plus ancien texte mentionnant Jovinziacus et son église dédiée à Marie et à saint Donat). Le culte du saint se développa et le village prit le nom du saint.

 

 

 

 

 

 

Saint_Donat_sur_l_Herbasse_clo_tre_20Le château de Boson devint propriété des évêques de Grenoble, qui y construisirent un prieuré autour de l’église collégiale, protégée par les remparts. Ils y installèrent un chapitre de chanoines au IXe siècle, sous la règle de Saint-Augustin.

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Donat_sur_l_Herbasse_clo_tre_32C’est au XIIe siècle, grâce au don de Béatrice de Bourgogne, comtesse d’Albon, que le prieuré fut reconstruit. Dès le XIIIe siècle, les dauphins du Viennois établirent des droits féodaux sur Saint-Donat qui devint terre de France en 1428. Les protestants pillèrent le prieuré en 1562, détruisant les reliques de saint Donat.

 

 

 

 

 

Saint_Donat_sur_l_Herbasse_clo_tre_33Ce fut le début d’un long déclin. En 1600, il ne reste plus que 2 chanoines, et ce fut en 1613 que les Jésuites de Tournon prirent leur suite. Le clocher s’écroula, et le collège fit quelques travaux de restauration. En 1777, les jésuites ayant été expulsés de France, les chanoines, ne pouvant plus faire face aux dépenses d’entretien, demandèrent la réunion de l’église paroissiale dédiée à saint Pierre et de la collégiale, qui abandonna sa dédicace pour prendre à son tour le nom de Saint-Pierre.

 

 

 

 

 

 

Saint_Donat_1aEn 1793, les chanoines partis, les bâtiments conventuels devinrent biens nationaux puis propriété de la commune qui s’en servit pour abriter les services municipaux : la cour du cloître devint la cour de récré de l’école publique jusqu’en 1898.

 

 

 

 

 

Saint_Donat_sur_l_Herbasse__glise_Saint_Pierre_et_Saint_Paul_1La collégiale prit alors le nom de Saint-Pierre et Saint-Paul. En 1939, la nef romane est détruite et reconstruite. Le cloître fut restauré en 1964, le clocher en 1994. Aujourd’hui, les bâtiments conventuels abritent un lieu culturel, et la collégiale un festival d’orgues de renommée internationale.


http://www.ville-st-donat.fr/images/stories/historiquestdonat.pdf
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Donat-sur-l%27Herbasse
http://www.ville-st-donat.fr/

12 juin 2012

Saint-Donat-sur-l’Herbasse, le cloître



Saint_Donat_sur_l_Herbasse_clo_tre_32Le cloître fut construit vers la fin du XIIe siècle sur l’ancienne place d’armes du château. Il n’en reste que la galerie occidentale, après les diverses destructions des hommes et du temps. Elle fut démurée durant la restauration de 1964.


 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Donat_sur_l_Herbasse_clo_tre_18Les galeries couvertes d’une charpente étaient ouvertes sur un jardin au milieu duquel se tenait un puits. Le puits, toujours opérationnel, n’est pas au centre même du quadrilatère, mais posé au-dessus d’une rivière souterraine qui se prolonge sous la nef de l’église.


 

 

 

 

Saint_Donat_sur_l_Herbasse_clo_tre_8Le cloître comptait 26 arcades et 52 colonnes sculptées.


 

 

 

 

 

 

Saint_Donat_sur_l_Herbasse_clo_tre_16Sur les 4 piles d’angle étaient sculptés les bas-reliefs des évangélistes, à rapprocher de la statuaire viennoise du XIIe siècle.
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Saint_Donat_sur_l_Herbasse_clo_tre_11aA côté d’eux, la représentation de musiciens. On reconnaît des joueurs de vièle (certains y ont vu un rebec, mais cet instrument n’existait pas au XIIe siècle et n’est jamais représenté sur les sculptures romanes, mis à part celles des restaurations sous Viollet-Leduc).

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Saint_Donat_sur_l_Herbasse_clo_tre_2Chaque arcade était couronnée d’une frise de feuillage, dans laquelle s’incrustait parfois la représentation d’animaux. Ici, peut-être un poisson genre saumon (la connaissance) et un oiseau. Il est très difficile d’interpréter la symbolique des sculptures, l’ensemble taillé dans la molasse a très mal résisté au temps.


 

 

 

 

Saint_Donat_sur_l_Herbasse_clo_tre_4Entre les arcades, dans un cercle, il semblerait que l’on trouve la représentation de métiers de l’époque, comme un forgeron avec marteau et tenailles, ou un bûcheron ou un paysan fauchant le blé. Comme dans la sculpture romane rien n’est laissé au hasard, le rapport avec la transformation de la matière brute ne vous aura pas échappé.


 

 

 

 

Saint_Donat_sur_l_Herbasse_clo_tre_3Plus curieux sont les deux cercles, symbolisant le cycle éternel de la vie, mais aussi notre champ d’expérience. L’un contient un homme nu tenant dans ses mains deux serpents dont les têtes semblent sortir de sa bouche et dont les corps se rejoignent au niveau de son sexe. Comme les deux serpents d’Hermès s’enroulant autour du caducée, sont-ils la représentation des deux forces, cosmiques et telluriques, que l’homme doit maitriser afin de continuer son évolution ? Sont-ils la représentation de la Kundalini s’éveillant ?


 

 

 

Saint_Donat_sur_l_Herbasse_clo_tre_1L’autre cercle est tellement abimé qu’il est pratiquement impossible de le lire. Un homme nu (on ne peut pas dire le contraire) dont les jambes se terminent en nageoires (présence de l’élément eau) tient de ses deux mains peut-être des serpents dont les têtes se retrouvent de chaque côté de son visage. Là encore, l’homme maitrise un élément par la sagesse que lui souffle le serpent.

 

 

 

 

Saint_Donat_sur_l_Herbasse_clo_tre_6bQuand on parle du serpent, le voilà en tentateur (ou initiateur) sur le pilier d’Adam et Eve. Il s’enlace autour de l’arbre de Vie, montrant à Eve le fruit de la connaissance qu’elle attrape de sa main. Eve commence à retourner ses jambes vers le ciel.

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Donat_sur_l_Herbasse_clo_tre_5Bizarrement, Adam possède des pieds de bouc bien posés sur le sol. De son côté, l’arbre n’a pas encore de fruits. Serait-il encore trop ancré dans sa bestialité, hésitant à prendre le chemin spirituel de son évolution ?


 

 

 

 

 

 

 

Saint_Donat_sur_l_Herbasse_clo_tre_7Sur le pilier central, une tête de loup sort des feuillages. Il est au lunaire ce que le lion est au solaire, le feuillage représentant la promesse du fruit. Le début du chemin est souvent marqué par ce loup, que l’on appelle le Loup Vert, entendez l’Ouvert.



 

 

 

 

Saint_Donat_sur_l_Herbasse_clo_tre_24Côté est, les chapiteaux furent refaits récemment par un sculpteur contemporain, soi-disant à l’identique.
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Saint_Donat_sur_l_Herbasse_clo_tre_29Vu l’état de délabrement des sculptures d’origine, il me semble inapproprié de vouloir les interpréter, ce qui n’enlève rien au remarquable travail de l’artiste.
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Saint_Donat_sur_l_Herbasse_clo_tre_26Les griffons ailés à queue de serpent restent tout de même assez simples à analyser.
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Saint_Donat_sur_l_Herbasse_clo_tre_22Cette galerie ouvrait sur la salle capitulaire.

11 juin 2012

Saint-Donat-sur-l’Herbasse, l’ancien prieuré, le palais delphinal

 

Saint_Donat_sur_l_Herbasse_clo_tre_33Le bâtiment appelé à l’heure actuelle palais delphinal faisait partie des édifices conventuels de l’ancien prieuré, construits au XIe siècle sur les restes de l’ancien château de Boson de Provence datant du IXe siècle. Les divers bâtiments, comprenant chapelles, salle du chapitre, dortoir, chauffoir, cuisine et logements de l’évêque, furent souvent remaniés au cours des siècles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Donat_sur_l_Herbasse_palais_delphinal_3Ce fut par exemple Béatrice de Bourgogne qui, en 1191, fit construire la salle des Casemates au sous-sol.

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Saint_Donat_sur_l_Herbasse_palais_delphinal_5Les embellissements se poursuivirent jusqu’aux guerres de religion, où les protestants en 1562 mirent à sac le prieuré. Les chanoines ne purent entretenir les bâtiments, allant jusqu’à en vendre les pierres. Ils partirent pendant la révolution, leur prieuré devenant bien national.

 

 

 

 

 

Saint_Donat_sur_l_Herbasse_palais_delphinal_9Ce fut la municipalité qui racheta l’ensemble en 1793, s’en servant comme mairie et école. Aujourd’hui, quelques salles sont ouvertes au public et servent de lieu d’exposition.

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Saint_Donat_sur_l_Herbasse_palais_delphinal_7Dans l’une d’elles, une fresque au-dessus de la cheminée représente un guerrier. Il semble porter un habit oriental, ainsi qu’un cimeterre.

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11 juin 2012

Saint-Donat-sur-l’Herbasse, la chapelle Saint-Michel

 

Saint_Donat_sur_l_Herbasse_chapelle_Saint_Michel_13Située au nord de la collégiale, la chapelle Saint-Michel fut construite au XIIe siècle pour servir d’oratoire aux évêques de Saint-Donat.

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Saint_Donat_sur_l_Herbasse_chapelle_Saint_Michel_2Elle est implantée au-dessus de l’entrée primitive du prieuré, seule voie d’accès aux bâtiments des chanoines et à l’église pendant des siècles.

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Saint_Donat_5aAu siècle dernier, le passage n’était même pas dégagé.

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Donat_sur_l_Herbasse_chapelle_Saint_Michel_3L’abside de la chapelle, semi-circulaire, fut construite dans le vide, reposant sur une colonnette à chapiteau.

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Saint_Donat_eL’intérieur ne se visite que sur rendez-vous avec le syndicat d’initiative. La chapelle possède d’anciennes statues, mais surtout une fresque et des décorations murales géométriques sur la voûte décorée d’étoiles sur fond bleu et dans l’embrasure des fenêtres, datant du moyen-âge.

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Saint_Donat_7aLa fresque, sur l’arc triomphal au-dessus de l’autel, représente un chevalier en armure sur son cheval. Ce ne peut être saint Michel, toujours représenté avec des ailes et sans monture. Peut-être que la tradition des saints sauroctones fut la plus forte, et que l’on a, après saint Donat et saint Michel, à faire avec saint Georges.

 

 

 

 

 

Saint_Donat_sur_l_Herbasse_chapelle_Saint_Michel_5La façade nord donne sur l'ancienne entrée du prieuré, entourée de colonnes reposant sur des lions, très endommagés.

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Saint_Donat_sur_l_Herbasse_chapelle_Saint_Michel_9On se rend encore bien compte de la majesté de ce passage, donnant à l'époque sur la collégiale, sortant des ténèbres.

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11 juin 2012

Saint-Donat-sur-l’Herbasse, la vie de saint Donat

 

Saint_Donat_sur_l_Herbasse__glise_Saint_Pierre_et_Saint_Paul_11Saint Donat du Val ou de Sisteron, fêté le 19 août, vécut au VIe siècle. Sa vie nous est connue par la « Vita Sancti Donati ». Né dans la région d’Orléans, devenu prêtre, il fut appelé à Sisteron par l’évêque Jean Ier. Il s’installa donc en anachorète dans un ermitage au pied de la montagne de Lure. C’est là qu’il fut confronté à un démon qu’il obligea à aplanir une route, et à un dragon qu’il terrassa. Il eut plusieurs disciples, dont Florentinus et saint Mary, et mourut en 535.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il fut l’objet de nombreuses légendes, comme celle de Saint-Donat-sur-l’Herbasse : "c’est au VIIIe siècle que les marécages de Jovinzieu abritèrent un dragon couvert d’écailles qui mangeait les enfants. Les habitants du village appelèrent à leur secours Donat, de passage dans la région. Donat s’approcha de la bête, imposa ses mains : le dragon se coucha à ses pieds, vaincu. "

 

Saint_Donat_sur_l_Herbasse_bLa région des Mées possède aussi son histoire merveilleuse. En 1897, Eugène Plauchud l'écrivit : "Rimbaud des Mées qui, ayant vaincu les Sarrasins, reçut dans son château 7 captives mauresques qui l’avaient subjugué. Les habitants, face au scandale, lui demandèrent de les envoyer en Arles où elles devaient être jugées. Rimbaud les protégea. Le prieur de Paillerols et le prieur de Saint-Michel le menacèrent d’excommunication. Rimbaud se fit une raison, et afin de l’humilier, le prieur décida de conduire les sarrasines à la Durance devant tout le pays rassemblé. Les moines se tenaient un peu plus haut, le long de la colline. Devant les belles, ils eurent de mauvaises pensées. De l'autre côté de la Durance, Donat comprit ce qui allait se passer. Pour préserver les moines de ce péché de chair, il les pétrifia tous sur place dans leur robe de bure. Ils devinrent les rochers des pénitents."

 

 

Saint_Donat_sur_l_Herbasse_clo_tre_31aC’est Jean-Louis Fournier, né à Saint-Donat en 1836, qui sculpta la statue du saint à Londres. La reine Victoria, ou Napoléon III selon les versions, en fit don à la commune vers 1860. Donat est représenté avec l’étole des exorcistes, le dragon ailé en laisse à ses pieds.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Donat du Val n’est pas le seul à s’être confronté aux dragons. Donat, évêque de Paramythia dans l'ancienne Épire du IVe siècle, en fit de même. C’est dans le village de Glykys que cela se passa : « à peu de distance du village coule un ruisseau dont les eaux autrefois salubres furent empoisonnées par un dragon monstrueux, de sorte que tous ceux qui en buvaient périssaient. Saint-Donat, ermite respecté de tout le pays, résolut de le délivrer de ce fléau; et, montant sur son âne, sans autres armes qu'une baguette d'osier, il partit pour chercher le monstre. Dès que le dragon l'aperçut, il s'élança sur lui en vomissant des torrents de flammes et de fumée; mais le pieux cénobite, invoquant la Sainte-Vierge, le fit tomber mort en le touchant de sa baguette. »

 

74356661Quand on connaît la symbolique du dragon, pas étonnant que Donat, saint sauroctone comme Michel ou Marguerite, ait agi dans des endroits énergétiquement puissants et où un représentant de la nouvelle religion devait imposer l’ordre face à d’anciens mythes païens.

5 juin 2012

Saint-Romain-d’Ay, historique




Saint_Romain_d_Ay_4Le site naturel de Saint-Romain, en Ardèche, surplombe la rivière Ay. C’est un promontoire dont le rocher terminal a tenu lieu de sanctuaire depuis fort longtemps. Difficile de dater sa première utilisation, mais il est certain que le peuple des mégalithes y fut présent. D’après certains auteurs, un autel principal se tenait sur l’emplacement de l’actuelle chapelle, entouré de trois menhirs.

 

 

 

 

Saint_Romain_d_Ay_29L’un d’entre eux est encore enchâssé dans le mur qui monte au donjon de défense, un deuxième peut-être dans le mur de soubassement de la chapelle.
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Saint_Romain_d_Ay_30Le troisième a pu être morcelé et servir de base à l’un des remparts. Un des chemins du site s’appelle encore le chemin des pierres plantées.


 

 

 

 

 

Saint_Romain_d_Ay_8Les Celtes s’y installèrent puis les romains après eux construisirent sur le site, facile à défendre et situé à la jonction de plusieurs voies, une première forteresse, près du sanctuaire où la grande déesse était honorée.

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Romain_d_Ay_isis_2Ce fut Maïa, déesse de la fertilité à l’origine du mois de mai, ou bien Isis, représentée noire avec son fils sur les genoux, ou encore Cérès, déesse des moisons et maitresse des mystères d’Eleusis. Une déesse de la fécondité dans tous les cas. Abducille, chef des Allobroges du temps de César, donna les terres à l’ouest du Rhône à son fils Aygus.
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Saint_Romain_d_Ay_3Au IVe siècle, au début du christianisme, Maïa, Isis et Cérès laissèrent leur place à Marie. Une première chapelle dédiée à la Vierge fut construite. Un petit monastère fut créé. Au VIIIe siècle, lors des invasions des barbares et des sarrasins, le monastère se plaça sous la protection d’un prince, Charles Martel, qui établit le mandement d’Ay.

 

 

 

 

 

Saint_Romain_d_Ay_1Ce fut Albert d’Ay, comte de Saint-Alban, descendant d‘Aygus, qu’il plaça à sa tête. En 776, Charlemagne donna l’église de Saint-Romain et ses dépendances à l’abbaye bénédictine de Saint-Claude en Franche-Comté, ce qui fut confirmé en 1184 par Fréderic Barberousse devenu, par son mariage avec Béatrix, suzerain immédiat de la Franche-Comté et donc du monastère de Saint-Claude.

 

 

 

 

Saint_Romain_d_Ay_14La forteresse prit de l’importance et devint un véritable château à trois donjons, le fortalitium, encerclé d’un puissant rempart. A la fin du XIIème siècle, une vierge noire fit son apparition. Les pèlerins affluèrent.

 

 

 

 

 

Saint_Romain_d_Ay_23Au XVIème siècle débutèrent les processions des paroisses du plateau d’Annonay, venant demander la cessation des épidémies de peste ou des fléaux naturels, grêle ou sécheresse. Comme le château d’Ay était la forteresse la plus puissante de la région, le sanctuaire en fut le centre marial.

 

 

 

 

 

Saint_Romain_d_Ay_plan_3Au cours des guerres de religion, vers 1570, le monastère et la chapelle auraient été incendiés. Après la révolution, où Saint-Romain d’Ay devint Roche-d’Ay, la chapelle, d’abord agrandie par Antoine Farigoules, fut achevée par Françoise de la Rochette. De 1836 à 1954 les missionnaires jésuites prirent la direction du pèlerinage, puis les prêtres du diocèse de Viviers, curés de Saint-Romain d’Ay. Les principaux pèlerinages se déroulent le 15 août et le 8 septembre. En 1985, 10 000 fidèles y ont assisté

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Romain_d_Ay_5Plusieurs étymologies possibles : Ay viendrait du vieux mot patois désignant l’eau, Aygue (en latin aqua). Deux des plus anciennes appellations du pays d’Ay sont Agium, le pays de l’eau ou de la rivière, et Ayo, par chute du G.

 

 

 

 

 

Saint_Romain_d_Ay_9Une autre, soutenue par Pelisson, principal du collège de Tournon, prétend que le nom proviendrait d’Aygus l’Allobroge. Au VIIIe siècle, une légende populaire fournit une troisième étymologie, et l’on sait combien les légendes sont porteuses de vérités à qui sait les lire.

 

 

 

 

 


Saint_Romain_d_Ay_plan_4"Un jour, une jeune bergère gardant ses agneaux, récemment convertie aux idées chrétiennes, priait et ne s'apercevait pas, tant sa ferveur et son extase étaient grandes, que le torrent, dont les eaux mugissaient au-dessous d'elle, frappait et ébranlait à sa base le rocher sur lequel elle était agenouillée. Tout à coup, la jeune fille et le rocher que les eaux ont détaché, roulent au fond de l'abîme : Aie ! Notre Dame ! Aie !... répète-t-elle éperdue.

 

 

 

Saint_Romain_d_Ay_22Ce cri fut entendu et sa prière exaucée. Arrêtée dans sa chute par un pouvoir surnaturel, elle vit venir à elle une belle dame enveloppée dans les longues et flottantes draperies d'un manteau semé d'étoiles, et portant sur son front le triple bandeau, signe distinctif de son pouvoir divin.

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Romain_d_Ay_10La jeune fille pour éterniser la mémoire de ce grand événement, fit bâtir sur le lieu même où la Mère de Dieu lui avait donné une preuve si éclatante de sa protection, une modeste chapelle qui fut appelée en souvenir du cri de détresse que la jeune fille avait poussé en tombant."

 

 

 

 

 

 

 

 

Annales de l'école religieuse de Saint-Alban d'Ay, 1886
« Notre-Dame d’Ay, hier et aujourd’hui »  de Michel Faure, 1996
http://www.ardeche.catholique.fr/le-diocese-de-viviers/lieux-d-accueil-lieux-spirituels/lieux-de-pelerinages/notre-dame-d-ay/
http://www.notredameday.fr/fr/
http://www.medarus.org/Ardeche/07commun/07comTex/saitromainday.htm
http://www.nemausensis.com/ardeche/Gravures/NDd_AY.htm

7 avril 2012

La symbolique du griffon

griffon_dessin_3bbagriffon_dessin_3bbbTout le monde connaît le griffon, animal au corps de lion, à tête, serres et ailes d’aigle.

 

 

Griffon_13aSa première forme serait originaire de Mésopotamie, vers – 4 000. On le retrouve en Egypte sous la première dynastie, vers - 3 000, puis au Moyen Empire.

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griffon_36aIl apparaît alors en Grèce et en Crête, et même en Inde. C’est à partir de là qu’il prend sa forme définitive d’être hiéracocéphale (divinité ou créature humanoïde à tête de faucon).

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griffon_8aIl passera ensuite dans la culture romaine, avant de se répandre durant tout le moyen-âge en occident dans l’art, la littérature et l’héraldique. Il perdra alors son symbolisme de départ et se trouvera réduit dans le christianisme à un être maléfique, voire la représentation du démon.
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Dans l’empire assyrien, aux premiers temps de son existence reconnue, les griffons avaient le rôle de gardien du seuil. On les postait de chaque côté des portes, afin qu’ils impressionnent les visiteurs et qu’ils surveillent le palais et le temple.

 

 

 

 

 

 

griffon_42aIls avaient aussi la charge symbolique de surveiller l’arbre de vie, la colonne ou la déesse : les représentations montrent deux griffons affrontés les protégeant.

 

 

 

 

 

 

 

griffon_15aLa Perse et le zoroastrisme lui donnèrent son sens de symbole de l’unité entre le Bien et le Mal. Les Hébreux le considéraient comme la représentation de la magie, la science des mages babyloniens. Le héros c’est Gilgamesh, le dieu c’est Ningishzida, dieu chtonien appelé le Seigneur du bon arbre.

 

 

 

 

griffon_53En Egypte, il était déjà représenté sur des objets préhistoriques et considéré alors comme un animal du désert, proie des chasses symboliques. Au Moyen Empire, il figure sur les ivoires magiques comme un puisant génie.

 

 

griffon_39aIl est pour la première fois associé à un dieu ou à un héros : est représenté aux coté de Seth, sous le nom de Seferer ou Serref, puis Tech Tech ou Akhekh (félin à tête d’oiseau, portant une paire d’ailes à laquelle s’ajoute parfois une tête humaine).

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griffon_35aLe griffon Seferer représente aussi Petbe, le dieu égyptien de la vengeance (Némésis chez les grecs). Son nom  se traduit par l’âme du ciel, mais peut provenir d’une divinité introduite par les chaldéens, Pet-Ba’al, le seigneur du ciel. Isis fait appel à Seferer pour garder et protéger les restes d’Osiris avant sa résurrection.


 

 

 

 

 

 

Griffon_41aEn Inde, à Sânchî, petit village de l’état de Madhya Pradesh, l'empereur Ashoka construisit huit stûpas (structure architecturale bouddhiste) au IIIe siècle avant notre ère. Le griffon est sculpté sur la porte, où il représente l’Adrishta, l’invisible, qui peut prendre parfois la forme du destin.

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griffon_47aaEn Grèce, le griffon est avant tout un gardien de trésors. Il veille sur l’or des hyperboréens dans le pays d’Apollon, où il combat les cyclopes géants Arimaspes de Scythie. Il veille sur la coupe contenant le vin du dieu Dionysos et supervise son caractère.
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griffon_16aIl est attelé aux chars d’Apollon et de Némésis, déesse de la vengeance et de la juste colère. Némésis, que le griffon peut représenter, est aussi la déesse qui rythme le destin, et à ce titre possède comme attribut une roue de la Fortune.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



griffon_56aIl apparaît dans la pièce d’Eschyle « Prométhée enchaîné », en 500 avant notre ère. On le retrouve un peu plus tard, dans le « Roman d’Alexandre » attribué au Pseudo-Callisthène : Philippe II, son père, tenait d’un persan deux griffons. Alexandre les fit jeuner, les attela à son char, et leur présentant des lièvres, les fit s’envoler.

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griffon_48aDans la Rome antique, le symbolisme commence à s’effriter. Le griffon, souvent représenté sur des frises, des pieds de table, des autels, et se lie au culte funéraire : il devient animal psychopompe ou gardien du monde des morts.


 

 

 

griffon_50aLe symbolisme reprend au moyen-âge avec l’arrivée du christianisme. La première basilique Saint-Pierre de Rome, bâtie par l’empereur Constantin au début du IVe siècle, était précédée d’un atrium rectangulaire que l’on appelait le Paradis. Au centre se trouvait une fontaine ornée de 4 griffons et surmontée d’une pomme de pin. Dans la symbolique chrétienne, la pomme de pin représente le fruit de l’arbre de vie, la glorification de la fécondité, l’éternel retour de la vie, l’immortalité.
 

 

 

 

 

 

griffon_51Le griffon est mentionné dans le Physiologos, bestiaire chrétien qui eut une influence considérable. Iinitialement écrit en grec, les plus anciennes mentions datent du IVe siècle, comme dans l'Hexaéméron d'Ambroise de Milan.

 

 

 

 


Extrait du Physiologos: « Le griffon est un oiseau qui est d’une taille supérieure à tous les oiseaux du ciel. … Il déploie ses ailes et capte l’incandescence du soleil pour éviter que la terre habitée ne soit entièrement brûlée. … Un second griffon l’accompagne. … Toi qui donnes la lumière, donne au monde la lumière. …  De la même façon la divinité est accompagnée de deux griffons en marche, autrement dit l’archange Michel et la sainte mère de Dieu, et ils captent l’incandescence du soleil, autrement dit la colère de Dieu, pour éviter qu’il ne dise à tous les hommes  ‘’je ne vous connais pas’’, et que sa colère (rapport avec Petbe et Némésis) ne les brûle entièrement. »



griffon_2aL’art roman, qui parle le langage des oiseaux, s’en servit beaucoup. Il est représenté sur les piliers à l’endroit où les forces cosmiques et telluriques se rejoignent dans une église, au point d’entrée de la lumière dans le sanctuaire.

 

 

 

 

 

 

 

griffon_55L’art roman transmit le griffon à l’héraldique, où il devient  un emblème associant le courage et la force du lion à la ruse et la vigilance de l'aigle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Griffon_1aLe griffon est alors considéré comme la représentation d’une certaine dualité, une double entité, qui va devenir le symbole de la double nature du Christ, humaine et divine.

 

 

 

 

 

 

 

griffon_30aL’Islam lui porte des pouvoirs protecteurs : « Bénédiction parfaite, bien-être complet, joie parfaite, paix perpétuelle et santé parfaite, et bonheur et bons augures pour le propriétaire » est gravé sur cette représentation du Xe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

griffon_71aDante l’initié lui fait tirer le char de Béatrice, venant du futur. Elle apparait au paradis terrestre près de l’arbre de la connaissance, dénudé. Le griffon attache le char à l’arbre, qui refleurit aussitôt. Il prononce ces mots : « Ainsi se conserve la semence de toute justice ». Cette connaissance, l’enseignement originel, interdite depuis la chute, le griffon la restitue à l’homme.

 

 

 

 

 

 

griffon_33Comme l’art roman, l’alchimie reprendra la symbolique du griffon, qui contrôle l’accès des sciences initiatiques. C’est lui qui marquera le résultat de l’opération qui couvre la préparation de la première matière de l’œuvre, la signature (griffon, gryphon, gryphe, griffe, matière griffée) : l’étoile à 5 branches de la voie sèche ou l’état luminescent dans la cornue.

 

 

 

 

 

griffon_80Il sera un sel double, participant du fixe et du volatil, que l’opérateur va devoir séparer afin d’obtenir le lion vert. Il représente l’art de concilier les contraires, union du soufre et du mercure par le sel, mais peut aussi symboliser la source minérale où l’alchimiste vient chercher son eau hermétique.  

 

 

 

 

griffon_29aPuis encore une fois la symbolique va s’effacer et laisser la place à l’obscurantisme. Le griffon sera alors comparé au Diable, et la superstition attribuera à ses griffes le pouvoir de détecter les poisons : les plus naïfs achetaient aux petits malins des cornes de rhinocéros afin d’obtenir des pouvoirs magiques ou guérir de la cécité.

 

 

 

 

 

 

griffon_23aLa symbolique générale qui se dégage de tout cela évoque au départ la dualité, mais on se rend vite compte du lien solaire qui unit le pouvoir terrestre du lion et l’énergie céleste de l’aigle.

 

 

 

 

 

 

 

griffon_7aLe griffon représente la force qui relie l’esprit et la matière, le haut et le bas, le ciel et la terre, le cosmique et le tellurique. Il deviendra protecteur des frontières, passeur d’un monde à l’autre, maitre du destin qui venge l'injustice sur terre. Jadis, on l’appelait le sauveteur.

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griffon_45aLe Physiologos lui prête les pouvoirs de saint Michel et de la vierge, les parèdres, qui ne vont pas l’un sans l’autre. C’est l’équilibre parfait du haut et du bas.

 

 

 

 

 

griffon_24aDante lui prête quand à lui le pouvoir de rendre un trésor (l’or, représentation solaire par excellence) aux hommes, la connaissance, celle que le héros doit conquérir. Il en est le gardien.

 

 

 

 

 

 

 

 

Griffon_31aLe trésor, au départ, sera l’arbre de la connaissance, la colonne centrale du temple, puis prendra la forme du vase sacré, celui qui contient le vin, le sang de la terre, le prana, la source.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

griffon_17aLe vase sera aussi la représentation de la déesse, il sera alors la force et la sagesse qui protègent la beauté.

 

 

 

griffon_32Les deux griffons affrontés autour du calice  vont boire à la source, la connaissance, qui peut-être se tient dans Béatrice, la déesse, le féminin sacré…Sa tâche est donc de surveiller et protéger la Source. De là provient peut être le nom de griffon que l’on donne à l’émergence des eaux…

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griffon_4Le 13e signe du zodiaque de l’église Saint-Austremoine d’Issoire, très abimé et remplacé en 1995, montrait un griffon surmontant un animal difficile à identifier : un âne selon certains, un lièvre selon d’autres.

 

 

 

 

 

 

 

griffon_10aCe griffon solaire, comme ceux d’Alexandre qui voulaient attraper le lièvre qu’il leur tendait, et qui, par ce stratagème, lui permirent d’atteindre les cieux, ne tient-il pas dans ses serres le symbole lunaire de la divinité, celui des eaux fécondantes et régénératrices, du renouvellement perpétuel de la vie ?
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griffon_44aLe 13e signe n’est pas, comme nous le raconte l’historien de l’art, l'allégorie du Bien triomphant sur le Mal, le griffon symbolisant le Christ, l'âne la sottise ou le lièvre la luxure, mais bien le résumé de plusieurs millénaires de symbolisme. Et je souhaite à tous de pouvoir chevaucher votre propre griffon.

 

 

 

 

 

 

griffon_60aEt pour vous encourager, je vous offre un peu de Château Beychevelle.

 

 

 

 

 

 


http://www.toutankharton.com/Akhekh
http://benoitreveur.over-blog.com/article-le-griffon-54562282.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Griffon_%28mythologie%29
http://commanderiedestempliers.com/histoire/Tour-du-Griffon-symbolique.html

26 juin 2012

Conférence sur le fonctionnement d'une église romane

 

Voici le plan de la conférence. Pour plus de renseignements, veuillez cliquer sur "Contactez l'auteur". La conférence dure environ 2h avec projection de photos et de schémas, beaucoup plus si des questions s'y rajoutent.

Brochure web à visualiser : Conf_Approche_Eglise_Romane_Brochure_Web

Brochure papier à télécharger : Conf_Approche_Eglise_Romane_Brochure

Approche d'une église romane, union du ciel et de la terre pour un équilibre corps-âme-esprit

 

A - Les forces du ciel et de la terre

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Introduction, définition

B - L'emplacement


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- L'eau
- Les puits
- Les failles
- Les réseaux

C - L'orientation

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- Le quadrilatère solsticial
- L'axe

D - Le tracé

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- Le bâton du maitre d'oeuvre
- La coudée
- La manifestation de la géométrie

E - Le cheminement

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- La mise en route de l'appareil
- Cérémonie de la dédicace
- Tellurique et cosmique
- Solaire et lunaire
- L'arbre de vie
- Le cheminement

F - Conclusion

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10 mai 2012

L'église Saint-Pierre, l’extérieur



Champagne église Saint-Pierre 29L’aspect massif de l’église est donné par le rôle militaire et défensif qu’elle portait lors de sa construction au milieu du XIIe siècle.

 

 

 

 

 

 

Champagne église Saint-Pierre 3Le réemploi de pierres insérées sur les murs extérieurs montrent qu’elle fut construite sur l’emplacement d’un sanctuaire plus ancien, église primitive voire temple romain. Parmi ces éléments sculptés, qui ne sont plus vraiment à leur place, nous trouvons :

 

 

 

 

 

Champagne église Saint-Pierre 11Un homme récoltant le fruit de la vigne, l'arbre sacré, symbole de la vie éternelle. La vigne, donc le vin, boisson des dieux, permet de changer notre état mental pour empecher d'intellectualiser un message qui ne peut se comprendre qu'avec le coeur. L'accompagnent un homme chevauchant un oiseau et un homme se vidant dans un pot : il se débarrasse de sa matière lourde.

 

 

 

 

Champagne église Saint-Pierre 12Des griffons, des sirènes-oiseaux (tête humaine sur un corps de poisson ailé et pattes de lion).

 

 

 

 

 

 

Champagne église Saint-Pierre 13Un homme s'enlevant une épine du pied : il enlève un obstacle, ce qui va lui permettre de se retrouver debout sur ses pieds, qui s'opposent à sa tête, et d'avancer.

 

 

 

 

 

Champagne église Saint-Pierre 14Plusieurs fois sont représentés des joueurs de lyre, symbole de l'harmonie cosmique, de la connaissance des vibrations du monde qui permet d'unir le ciel et la terre.

 

 

 

 

 

 

 

 

Champagne église Saint-Pierre 19Des têtes de taureaux, de lions
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Champagne église Saint-Pierre 40des masques romains,

 

 

 

 

 

 

 

Champagne église Saint-Pierre 41des têtes d'hommes les yeux et les oreilles grands ouverts.
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Champagne église Saint-Pierre 20Un lion mangeant une feuille de chélidoine, ses yeux vont s'ouvrir.

 

 

 

 

 

 

 

Champagne église Saint-Pierre 36Sur la tour Sud, David portant une fronde, David tranchant la tête de Goliath, Goliath en tenue d'homme d'armes prêt au combat. Goliath, fait pour être vu verticalement, fut placé horizontalement par le maçon.
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Champagne église Saint-Pierre 23aLes modillons ne sont pas en reste. La présence d’une chouette, oiseau nocturne en relation avec la lune, nous indique que nous pouvons accéder à la connaissance en explorant notre partie sombre, à la perception de la lumière solaire par son reflet lunaire.

 

 

 

 

 

 

 

Champagne église Saint-Pierre 23La feuille de chélidoine, entourant la chouette, va aider à ce que l'on puisse ouvrir les yeux.
La chélidoine, appelée aussi grande éclaire, tire son nom du grec "Khelidon", qui signifie hirondelle. On pensait autrefois que l'hirondelle se servait du latex de la plante pour nettoyer les yeux de ses petits. Symbole de l’accès à la lumière, c'est à vous de "voir"...




 

Champagne église Saint-Pierre 46Et c’est bien une histoire de transformation qui nous est contée, à en croire les différentes phases de l’initiation. Une figure bestiale se transforme en humain,
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Champagne église Saint-Pierre 42un penseur va retourner les jambes vers le ciel.
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Champagne église Saint-Pierre 10La façade ouest est surmontée d’un toit à double pente formant un fronton triangulaire à la mode antique. On retrouve la trace de l’ancienne tour, détruite en 1848, au centre. De cette tour, on accédait à deux portes permettant jadis d’entrer dans les tribunes.


 

 

 

 

Champagne église Saint-Pierre 6Les trois portails, abimés par le temps et les hommes, s’ouvraient sur le narthex antérieur. Ils sont surmontés d’un tympan et d’un linteau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Champagne église Saint-Pierre 5A gauche, le Christ couronnant Pierre et Paul.
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Champagne église Saint-Pierre 7Au centre, la passion du Christ avec, à droite, son arrestation au jardin des Oliviers, à gauche, la comparution devant Pilate et, au centre, la crucifixion. C’est l’une des premières images du Calvaire dans l'art monumental français, avec celle de Saint-Gilles du Gard. le décor derrière Pilate semble s'inspirer de l'art islamique ou au moins de Byzance. Chose rare, la signature du sculpteur sur la bordure inférieure du linteau représentant la Cène : Girbertus.


 

 

 

 

Champagne église Saint-Pierre 9A droite, l’agneau pascal protégé par les archanges Gabriel et Michel, à qui deux chapelles hautes étaient dédiées. Sur le cercle glorieux on peut lire "Ecce agnus Dei qui tollit peccata mundi".
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Champagne église Saint-Pierre 38Les contreforts furent installés au siècle dernier, lors du percement des fenêtres donnant sur les bas-côtés. Seules les baies supérieures, étroites et sans ébrasement, sont d'origine.

26 avril 2011

La vierge d'Heume-l'Église

Heume_l__glise__glise_Sainte_Anne_2Voilà devant l’objet de ma visite : une vierge romane en majesté du XIIe siècle. Notre-Dame d’Heume-l’Église fait partie des plus belles vierges du Puy-de-Dôme.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Heume_l__glise__glise_Sainte_Anne_8Sa polychromie à dominante rouge et verte traditionnelle, ses grandes mains, sa taille et sa posture, sa longue tunique à plis réguliers, l’étole sur les épaules ne laissent aucun doute sur sa fonction de vierge noire.
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Heume_l__glise__glise_Sainte_Anne_20Elle ressemble étrangement à celle de Moussages, Notre-Dame des Claviers.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Heume_l__glise__glise_Sainte_Anne_1Aucune information sur cette statue ne nous est parvenue, ni sa légende. Moussages, qui lui ressemble comme une sœur, fut retrouvée quand à elle près d’une fontaine. Notre-Dame d’ Heume-l’Église procède aussi de l’eau.

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26 avril 2012

Heume-l’Église



Heume_l__glise__glise_Sainte_Anne_10Difficile de trouver Heume-l’Église, même avec un bon GPS et une carte. Les travaux sur les routes empêchent toute rationalisation du trajet. Mieux vaut s’armer de patience. Difficile aussi de trouver un historique de l’endroit, les informations que je vous communique seront donc assez succinctes.

 

 

 

 

 

Heume_l__glise__glise_Sainte_Anne_9Sur la route, avant d’arriver au village, une petite fontaine indique que l’eau est présente sur ce sommet d’origine volcanique où est perché le bourg (présence d’orgues basaltiques vers la falaise en contrebas). En 1260, le village s’appelait Oysme (de Oxama en celte, Ux-o, le plus haut), devenu aujourd’hui Heume-l’Église pour ne pas le confondre avec Heume-le-Franc.

 

 

 

 

 

 

 

Heume_l__glise__glise_Sainte_Anne_11Au XVe siècle, il était déserté, les habitants ayant fui les conflits dans la riche Limagne. Petit à petit la population est revenue, pour atteindre difficilement les 100 âmes de nos jours. L’église paroissiale Sainte-Anne fut construite à la fin du XIIème siècle, annonçant le gothique.
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Elle fut remaniée de nombreuses fois, comme en témoigne le plan dessiné par l’architecte Emile Mallay qui la rénova en 1862.

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Heume_l__glise__glise_Sainte_Anne_16L’ancien clocher-peigne et la première travée disparurent, remplacés par une tour-clocher. Le plan reste le même, deux nefs rectangulaires voûtées d’ogives à chevet plat, séparées par une ligne de piliers.
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Heume_l__glise__glise_Sainte_Anne_15Sainte-Anne possède 24 chapiteaux à feuilles d’eau des XII et XIIIème siècles. Mais son véritable trésor reste sa statuaire.
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Heume_l__glise__glise_Sainte_Anne_saint_LoupUn saint Loup du XVe siècle en bois polychrome, une sainte Anne et la Vierge en arkose peinte du XVe également.
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Heume_l__glise__glise_Sainte_Anne_2Et nous voilà devant l’objet de ma visite : une vierge romane en majesté du XIIe siècle. Notre-Dame d’Heume-l’Église fait partie des plus belles vierges du Puy-de-Dôme.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Heume_l__glise__glise_Sainte_Anne_8Sa polychromie à dominante rouge et verte traditionnelle, ses grandes mains, sa taille et sa posture, sa longue tunique à plis réguliers, l’étole sur les épaules ne laissent aucun doute sur sa fonction de vierge noire.
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Heume_l__glise__glise_Sainte_Anne_20Elle ressemble étrangement à celle de Moussages, Notre-Dame des Claviers.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Heume_l__glise__glise_Sainte_Anne_1Aucune information sur cette statue ne nous est parvenue, ni sa légende. Moussages, qui lui ressemble comme une sœur, fut retrouvée quand à elle près d’une fontaine. Notre-Dame d’ Heume-l’Église procède aussi de l’eau.

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23 avril 2012

Notre-Dame de la Garde



Volvic_2La statue de 5,50m de haut, sculptée par frère Gamaliel, directeur de l'école d'architecture de Volvic et ses élèves, est posée au sommet du puy de la Bannière depuis 1861. Elle fut réalisée grâce au don d’une habitante de la ville.

 

 

 

 

 

Volvic_3En 1869, les arcades d’une chapelle gothique (adjacente à l’église Saint-Priest) aujourd’hui détruite, ont été réutilisées pour abriter l’autel en porphyre, pesant 13 tonnes. Un pèlerinage très fréquenté y a lieu le dernier dimanche de mai.

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