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lieux sacrés
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12 janvier 2011

Les plumes de paon

 

Maguelone_52Ce sont des flabella. L'usage de ces éventails se retrouve en Égypte antique, où sous le nom de nékhekh, ils faisaient partie des attributs du pharaon. Dans l'Église catholique, ces éventails étaient portés devant le pape, jusqu'à la simplification des cérémonies induites par le dernier Concile sous le pontificat de Paul VI. Les plumes de paon dont ils étaient confectionnés, à cause de leurs ocelles, symbolisaient le regard, et donc la vigilance du pape sur l'ensemble de l'Église.














Maguelone_l_gende_6Mais le paon peut représenter plusieurs symboles: pour les premiers chrétiens, il est considéré de façon bienveillante car sa chair passait pour être imputrescible comme le corps du Christ au tombeau. La chute et la repousse de ses plumes au printemps était interprétée comme symbole de renouveau et de résurrection. Il faut donc voir le paon comme symbole d'immortalité.









Maguelone_52aSelon une croyance populaire, le sang du paon passait aussi pour écarter les démons. Le paon a souvent été représenté sur les images de la nativité. Deux paons buvant à une coupe indiquent la renaissance spirituelle, la dualité harmonisée et l'initié libéré des désirs et du pouvoir de l'égo et les ailes des anges sont souvent en plumes de paon.















Maguelone_l_gende_7La plume, symbole de justice chez les Égyptiens, dont le poids suffit à rompre l'équilibre, est associée à un symbole lunaire représentant la croissance de la végétation. Symbole de puissance aérienne, la force ascensionnelle de la plume libère l'homme des pesanteurs de ce monde. Mais aussi symbole solaire, lié au déploiement de sa queue en forme de roue. Par la multitude de ses "yeux", et les couleurs de ses plumes, c'est la manifestation d'un principe de totalité, de plénitude solaire.







Maguelone_l_gende_8Les Égyptiens appelaient aussi la plume « le traceur de tout ». C'est le symbole de l'expression de la parole divine délivrée par l'écriture. Mais, comme la plume est l'attribut exclusif des oiseaux, elle symbolise aussi des vertus anthropomorphiques prêtées à certaines espèces d'oiseaux comme l'aigle, qui est symbole de sagesse et messager spirituel entre les dieux et l'homme. Pour les peuples nord-amérindiens, la plume d'aigle apporte la sagesse à celui qui la porte.










Maguelone_Junon_MoreauDans la Religion romaine antique, des bijoux à base de plumes ou des plumes étaient déposés dans les sanctuaires de Junon. Cette tradition, venue vraisemblablement d'Orient, était équivalente à celle retenue pour le culte grec d'Héra. Dans la mythologie, c'est Junon/Héra qui a placé les ocelles sur les plumes du paon. À Rome, les plumes de paon symbolisaient Junon (IVNO REGINA) puisque justement sa beauté résidait, paraît-il surtout dans ses yeux.

 

 

 

 

 

 

 

paon_bLégende issue de la mythologie védique : « A l'origine les paons mâles avaient un plumage brun et terne. Seule la longueur de leurs plumes les distinguait des femelles. Un jour un paon aperçut Indra qui courait comme si un démon était à ses trousses et il lui en demanda la raison. Indra répondit dans un souffle qu'effectivement il était pourchassé par le terrible Râvana et malgré ses armes il préférait ne pas s'exposer inutilement. Comme Râvana arrivait en courant, l'oiseau déploya rapidement sa large queue et Indra put ainsi se dissimuler derrière. Râvana passa sans rien remarquer. Une fois le danger passé, Indra remercia le paon et lui offrit des plumes aux merveilleuses couleurs. On dit aussi qu'il devint le héraut d'Indra et que son cri perçant annonce l'orage. »

En Inde, le paon est un tueur de serpent, insensible à leurs morsures. La lutte du paon et du serpent renvoie à celle de la lumière contre l'obscurité.











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13 janvier 2011

La symbolique de la chouette

Dijon_Notre_Dame_15À l'angle d'un contrefort d'une chapelle du XV ème siècle de Notre-Dame de Dijon est sculptée une chouette. Elle est très usée, et a même été vandalisée en 2001. Elle fut restaurée, tant les passants, suivant la tradition, la touchent de la main gauche afin de réaliser leurs vœux. Elle est la confirmation païenne que l’endroit prête aux miracles, qu’ils soient dus à la vierge noire ou à la chouette.




















chouette_1La chouette… Oiseau nocturne en relation avec la lune, elle ne peut supporter la lumière du soleil et s'oppose ainsi à l'aigle qui la reçoit les yeux ouverts. Guénon a noté que l'on pouvait voir là le symbole de la connaissance rationnelle (perception de la lumière par reflet : lunaire) s'opposant à la connaissance intuitive (perception directe de la lumière : solaire). C'est peut-être pour ça qu'elle est traditionnellement un attribut des devins : elle symbolise leur don de clairvoyance, mais à travers les signes qu'ils interprètent. (Chevalier-Gheerbrant)












chouette_5La chouette représente la connaissance et la conscience demeurant dans la nuit. C'est également un symbole de vigilance nous accompagnant dans l'exploration de nos ténèbres. Dans ce sens, on comprend qu'elle puisse jouer un rôle identique dans la symbolique de la mort. (Thibaud)

 

 

 

 

 

 

 

 

chouette_3Oiseau de nuit que la lumière du jour aveugle, elle est très souvent opposée à l'aigle qui peut regarder le soleil en face. Elle symbolise la sagesse, car elle peut voir dans l'obscurité ce que les autres ne peuvent percevoir. Elle devient ainsi la représentation de la connaissance et de la raison. (Bonvin)

 

 

 

 

 

 

chouette_4Elle symbolise la connaissance, la vigilance et l'espérance dans l'Autre Monde. Elle représente la lumière de la conscience druidique. La chouette fait partie des anciens du Monde, pleins de sagesse et d'expérience dans le conte apocryphe gallois du même nom. On devrait donc la ranger parmi les animaux primordiaux. (L’arbre celtique)

 

2 septembre 2010

La cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Maguelone, les légendes

Vous savez que les légendes en apprennent bien plus sur l’histoire d’un lieu que tous les manuels scolaires. Maguelone en possède de nombreuses.

Les plumes de paon

Maguelone_52On les retrouve vers l’autel. Ce sont des flabella. L'usage de ces éventails se retrouve en Égypte antique, où sous le nom de nékhekh, ils faisaient partie des attributs du pharaon. Dans l'Église catholique, ces éventails étaient portés devant le pape, jusqu'à la simplification des cérémonies induites par le dernier Concile sous le pontificat de Paul VI. Les plumes de paon dont ils étaient confectionnés, à cause de leurs ocelles, symbolisaient le regard, et donc la vigilance du pape sur l'ensemble de l'Église.











Maguelone_l_gende_6Mais le paon peut représenter plusieurs symboles: pour les premiers chrétiens, il est considéré de façon bienveillante car sa chair passait pour être imputrescible comme le corps du Christ au tombeau. La chute et la repousse de ses plumes au printemps était interprétée comme symbole de renouveau et de résurrection. Il faut donc voir le paon comme symbole d'immortalité.







Maguelone_52aSelon une croyance populaire, le sang du paon passait aussi pour écarter les démons. Le paon a souvent été représenté sur les images de la nativité. Deux paons buvant à une coupe indiquent la renaissance spirituelle, la dualité harmonisée et l'initié libéré des désirs et du pouvoir de l'égo et les ailes des anges sont souvent en plumes de paon.














Maguelone_l_gende_7La plume, symbole de justice chez les Égyptiens, dont le poids suffit à rompre l'équilibre, est associée à un symbole lunaire représentant la croissance de la végétation. Symbole de puissance aérienne, la force ascensionnelle de la plume libère l'homme des pesanteurs de ce monde. Mais aussi symbole solaire, lié au déploiement de sa queue en forme de roue. Par la multitude de ses "yeux", et les couleurs de ses plumes, c'est la manifestation d'un principe de totalité, de plénitude solaire.




Maguelone_l_gende_8Les Égyptiens appelaient aussi la plume « le traceur de tout ». C'est le symbole de l'expression de la parole divine délivrée par l'écriture. Mais, comme la plume est l'attribut exclusif des oiseaux, elle symbolise aussi des vertus anthropomorphiques prêtées à certaines espèces d'oiseaux comme l'aigle, qui est symbole de sagesse et messager spirituel entre les dieux et l'homme. Pour les peuples nord-amérindiens, la plume d'aigle apporte la sagesse à celui qui la porte.







Maguelone_Junon_MoreauDans la Religion romaine antique, des bijoux à base de plumes ou des plumes étaient déposés dans les sanctuaires de Junon. Cette tradition, venue vraisemblablement d'Orient, était équivalente à celle retenue pour le culte grec d'Héra. Dans la mythologie, c'est Junon/Héra qui a placé les ocelles sur les plumes du paon. À Rome, les plumes de paon symbolisaient Junon (IVNO REGINA) puisque justement sa beauté résidait, paraît-il surtout dans ses yeux.














Les clés de saint Pierre

Maguelone_27aOn se souvient que le Pape Urbain II vint visiter l'île en 1096 et déclara cette cathédrale "seconde après celle de Rome". Il lui accorda alors le port des armes pontificales : les clés de saint Pierre.
Symbole double, ouverture et fermeture, la clé a à la fois un rôle d'initiation et de discrimination. La clé ouvre la voie initiatique. Le pouvoir des clés est celui qui permet de lier et de délier, d'ouvrir ou de fermer le ciel. Selon la terminologie alchimique, c'est le pouvoir de coaguler et de dissoudre.









Maguelone_Janus_2La clé d'or et la clé d'argent furent les emblèmes de Janus, le dieu romain, gardien des portes. Ces clés ouvraient entre-autres, les portes solsticiales, c'est-à-dire l'accès aux phases ascendante et descendante du cycle annuel qui trouvent leur équilibre aux équinoxes. Janus était considéré comme le guide des âmes (d'où son double visage : l'un tourné vers la terre et l'autre vers le ciel). Janus garde toutes les portes et gouverne toutes les routes. Le double aspect du pouvoir (diurne et nocturne) de la clé correspond à l'autorité spirituelle et aux fonctions royales dont le but respectif est, selon Dante, l'accession au paradis céleste et au paradis terrestre. La clé est aussi symbole du chef, du maître, de l'initiateur, celui qui détient le pouvoir de décision et la responsabilité.






Maguelone_cl_sElle est donc aussi l'attribut de saint Pierre qui ouvrait et fermait l'accès au Royaume des Cieux. Selon la terminologie hermétique, la clef est reliée aux Grands Mystères et Petits Mystères. Dans les contes et légendes, elles marquent les étapes de la purification et de l'initiation.
















La légende de la Belle Maguelone

Maguelone_49On se souvient aussi que dans la chapelle du Saint-Sépulcre se trouve un sarcophage wisigoth du VIème siècle en marbre gris sculpté. Trouvé au siècle dernier il fut baptisé « tombeau de la belle Maguelonne ». Ce roman courtois composé au XIIème siècle connut un franc succès lors de sa première impression en 1478.








Maguelone_l_gende_2Au Moyen Âge, Pierre, fils d'un comte de Provence aurait entendu parler de la beauté d’une princesse napolitaine qui s’appelait Maguelonne. Il décida de partir pour la cité italienne afin de la rencontrer. Lorsqu’il arriva sur les lieux, il participa à un tournoi qu’il finit par gagner. Sa victoire lui permit d’être invité chez le roi et d’enfin rencontrer la princesse. Dès qu’ils se virent, les deux jeunes gens tombèrent éperdument amoureux l’un de l’autre. Pour prouver son amour, Pierre offrit trois anneaux d’or à sa promise. Une vie de richesse ne les intéressait pas ; aussi, un soir, décidèrent-ils de s’enfuir à cheval. Toute la nuit durant, le cheval galopa. Lorsque le soleil commença à se lever, ils firent une halte au bord de la mer afin de se reposer. C’est alors qu’un oiseau déroba les trois anneaux d’or de la princesse et s’enfuit en direction du large. Avec tout son courage, Pierre décida de poursuivre l’oiseau sur une barque, mais soudain, une tempête se leva et fit chavirer la petite embarcation. C’était la fin, Pierre était voué à disparaitre, il était perdu en pleine mer. Mais heureusement, un navire maure venant d’Afrique passa par là et sauva Pierre d’une mort certaine.

Maguelone_l_gende_3Pendant ce temps, Maguelonne attendait désespérément. Inquiète, triste, elle marchait sur la plage attendant le retour de son bien-aimé. Elle arriva sur une petite île qu’on appelait alors « Port Sarrazin ». Dans toute sa détresse, elle comprit qu’elle ne pouvait compter que sur Dieu, aussi décida-t-elle de fonder un hôpital et une église sur ce tout petit îlot. Lorsqu’elle donna un nom à l’église, elle n’hésita pas et ses pensées se figèrent sur son amour disparu : l’édifice allait s’appeler Saint-Pierre, en hommage à son courageux bien-aimé.
Pierre était quant à lui parvenu à accomplir de grands faits d’armes auprès de l’armée du sultan. Pour le récompenser, celui-ci lui redonna sa liberté.
Pierre prit aussitôt la décision de partir pour retrouver sa princesse mais il fut abandonné sur une île déserte par son propre équipage ! Il fut une nouvelle fois chanceux puisque des pécheurs le retrouvèrent et le ramenèrent à l’hôpital de « Port Sarrazin » où il retrouva la belle Maguelonne.

Maguelone_clocheUne autre légende qui rôde autour de la cathédrale est celle de la cloche, "la Campana de Magalouna". Cette cloche avait la faculté de porter bonheur aux futures mariées. Les jeunes filles devaient grimper sur le toit de la cathédrale et la faire tinter. C'était le gage d'un mariage heureux accompagné de beaucoup de bonheur. En effet, la "Maguelonne" de la légende, symbole de l'amour, veillerait sur elles et exaucerait tous leurs vœux.







Maguelone_VenusVénus, l’étoile du berger, est surnommée par les Provençaux ……  Magalouno.

Quand Magalouno a soun mantèu
E lo Mount Ventour son capèu
Bouié, destalo e courre lèu.
Quand Maguelone a son manteau
Et le Mont Ventoux son chapeau
Laboureur, dételle et cours vite.











Simon le Lépreux, premier évêque de Maguelone, Marie de Magdala et sa grotte

Maguelone_l_gende__le_repas_ches_Simon__Philippe_de_Champaigne__9Marc 14 : 3-9 : " Comme Jésus était à Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux, une femme entra, pendant qu'il se trouvait à table. Elle tenait un vase d'albâtre, qui renfermait un parfum de nard pur de grand prix; et, ayant rompu le vase, elle répandit le parfum sur la tête de Jésus…"









Maguelone_Marie_Madeleine_2La légende rapporte que Simon, après avoir converti à la religion chrétienne grand nombre de peuples riverains du Rhône, apporta la bonne nouvelle dans l’île de Maguelone qui renfermait un temple desservi par des vestales. Sa mission terminée, il se disposait à passer en Espagne, quand par un dernier effort des divinités païennes expirantes, le martyre vint couronner sa vie. Les vestales de l'île, poussées par leur haine contre les apôtres du Christ, le précipitèrent dans l'étang, dont les eaux profondes n'éteignirent pas l'ardente clarté de l'apôtre, qui reçut dans le ciel la couronne d'immortalité. (Extrait de l’ouvrage de J. B. Rihet--Boismery, « La prisonnière des sables », Arnaud, 1993)
H. Buriot-Darsiles, dans son livre "Maguelone petite île-grand passé", nous parle d'une légende se rapportant aux premiers temps du christianisme :





Maguelone_marie_madeleine« Le nom de Maguelone viendrait tout simplement de celui de Marie-Madeleine (Magdala ayant donné Maguelone). Marie Madeleine, en effet, aurait suivi Simon le lépreux et les saintes Maries, puis se serait retirée dans une grotte près de Villeneuve : la grotte de la Madeleine. Ce seraient alors, probablement, les habitants de Massilia (Marseille) qui auraient dénommé ainsi cette île. Ce n’est pourtant que dans le premier tiers du IIIème siècle de l’ère chrétienne que nous trouvons la première mention d’une « cité de Maguelone », dans le fameux « Itinéraire » dit d’Antonin. La tradition fait de Simon le lépreux l’Apôtre et le premier évêque de la cité maguelonaise ».

Une cathédrale, surtout au titre de deuxième après Rome, est souvent bâtie sur le sanctuaire d’un saint… même si ce sanctuaire est loin des routes et des bourgades. Peut-être une explication àa la situation de Maguelone ?

Située à 4,5 km de Maguelone, et à proximité de l'étang de Vic, se trouve l'entrée d’une vaste caverne qui dominait autrefois une partie du littoral. Remarquable par ses stalactites et par les cristallisations des gouttes d'eau minérale qui suintent à travers le rocher de la voûte, elle est le terminus d'une rivière souterraine, dangereuse par ses émanations de gaz(Une Pythie ?). La source qui l'alimente et qui coule avec un bruit de cascade, d'une caverne supérieure, aurait pour origine une partie des eaux de la rivière Mosson. Fréquentée dès 2 700 avant notre ère, cette grotte fut nommée Madeleine, en souvenir de l'amie du Christ, Marie-Madeleine qui l'aurait choisie pour retraite après son débarquement à Maguelone. Des documents parlent de « La Baume » pour désigner la grotte de la Madeleine. Ça rappelle une autre histoire.

La fondation de Montpellier

Maguelone_l_gende_1Pépin le Bref, en l’an 752, vint en Septimanie et trouva les places de cette province occupées par les seigneurs wisigoths qui, les ayant recouvrées sur les sarrasins, s’en étaient fait autant de seigneuries sous le titre de comtés. De ce nombre était le père de Benoit d’Aniane qui avait pris le titre de comte de Maguelone. Pépin les confirma dans leurs possessions. Le nom du père de Benoit est inconnu, Aygulf est une invention moderne. On sait seulement qu’il rendit à Pépin d’importants services, notamment lors du siège de Narbonne. L’éducation de Benoit (Qui s’appelait Wittiza) fut faite à la cour de Pépin, puis à celle de Charlemagne.
Le comte de Maguelone donc, Aygulf, consulta un jour un talmudiste qui était à la fois son médecin et son familier. Celui-ci lui montra la nuit, au milieu d'un bois, deux arbustes mystérieux qui, d'abord éloignés l'un de l'autre, se réunirent en un grand arbre aux doubles racines. Ensuite apparut une jeune fille à deux têtes qui, à leur tour, se transformèrent en une seule, d'une ravissante et rayonnante beauté. Elle prophétisa, et c'est à cet endroit que le comte Aygulf décida de fonder Montpellier.

Les variolites

Variolite_1Sur la plage de Maguelone, on trouve de petits galets verdâtres, tachetés et marbrés. Ce sont des variolites. Ces pierres proviennent de la haute vallée de la Durance et ont été entraînées par le  Rhône. Elles sont roulées par la mer jusqu’à la plage de Maguelone. Il s'agit de feldspaths qui résultent de la cristallisation rapide du magma en contact avec l'eau.
Depuis l'Age de Bronze, elles furent considérées en Gaule méridionale, à l'instar des haches préhistoriques en pierre polie, comme amulettes et talismans, sorte de porte-bonheur ayant un pouvoir magique de protection contre les dangers, les maléfices et certaines maladies. 
Plus près de nous, les bergers du Midi, tant en Provence qu'en Languedoc et en Cévennes, employaient très fréquemment ces pierres pour protéger et guérir le moutons menacés ou atteints de la clavelée (picota, en langue d'Oc). Ils les appelaient pierres à la picote. On prétendait même que ces pierres pouvaient également protéger les hommes de tous les malheurs.

http://villeneuve.les.maguelone.guerrero.pagesperso-orange.fr/private/Maguelone/Croyancesetlegendes.htm
http://www.berry-passion.com/symbolisme_et_patrimoine.htm
http://www.compagnons-de-maguelone.org/legendes.htm
http://villeneuve.les.maguelone.guerrero.pagesperso-orange.fr/private/Village/lagrottedelaMadeleine.htm
http://variolite.fr/

12 août 2010

Les collections

Rhodes_le_mus_e_arch_ologique_25Les collections du musée archéologique de Rhodes présentent des éléments historiques de l’île, remontant aux périodes préhistoriques, puis minoenne et mycénienne,

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Rhodes_le_mus_e_arch_ologique_22jusqu’aux périodes grecque et romaine.
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Rhodes_le_mus_e_arch_ologique_14La pièce la plus importante du musée est la sculpture en marbre du Ier siècle avant notre ère, l'Aphrodite de Rhodes. La sculpture représente Aphrodite accroupie, tenant sa chevelure dans ses mains. Elle fut réalisée par des sculpteurs grecs lors de la période impériale romaine. 























Rhodes_le_mus_e_arch_ologique_17Le musée présente un nombre important d’autels funéraires cylindriques.









Rhodes_le_mus_e_arch_ologique_8Celui de Bithys et Eueteria par exemple, avec un  décor en relief de guirlandes avec des raisins, des fleurs, des rubans et des pendentifs, fut trouvé dans la région de l'Acropole.
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Rhodes_le_mus_e_arch_ologique_9Un bas-relief en marbre présente une scène de chasse. Il fut découvert lors des fouilles de la tetraplyon romaine de la ville de Rhodes. Un coureur attaque de sa lance un félin. Un deuxième homme tenant une massue, prêt à l'attaque, est perceptible à droite. Le paysage est suggéré par les deux arbres et les oiseaux sur une branche. Il date de la  période hellénistique.


Rhodes_le_mus_e_arch_ologique_19Une stèle funéraire surmontée d’un fronton présente plusieurs personnages, peut-être les membres d’une même famille : deux enfants au centre, entourés par un couple. Une inscription donne les noms des membres décédés de la famille. Elle date de la fin de la période impériale, III ème,  IV ème siècle.
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Rhodes_le_mus_e_arch_ologique_HeliosUne tête en marbre représentant Hélios, dieu du soleil, date du II ème siècle avant notre ère. Hélios est le fils du Titan Hypérion et de sa sœur Théia. Il est le frère de Séléné (Lune) et d'Éos (Aube). Personnification du Soleil, Hélios est progressivement assimilé à Apollon, dieu de la musique et des arts. Son rôle principal est celui de révélateur de tout ce qui se passe sur Terre. Dans l'Odyssée, c'est lui qui révèle à Héphaïstos les amours coupables d'Arès et Aphrodite. Selon l'Hymne homérique dédié à Déméter, c'est également lui qui apprend à la déesse qu'Hadès a enlevé sa fille Perséphone. L'hymne le qualifie d'observateur divin des Dieux et des hommes, tandis qu'Homère le nomme celui qui voit et entend toutes choses.
Son culte développe à partir de l'époque hellénistique, principalement en Égypte où il est assimilé au dieu solaire Rê et où les Ptolémée encouragent le culte syncrétique d'Hélios-Sérapis. À l'époque romaine, Hélios devient une divinité universelle sous le nom de Sol, tout en conservant un fort ancrage égyptien.
En littérature, Hélios est progressivement confondu avec Apollon-Phébus, dieu de la lumière solaire, de la divination, de la musique et de la poésie.






Rhodes_le_mus_e_arch_ologique_HygeiaHygie (Valetudo ou Salus). Les Grecs l'honoraient comme une déesse puissante, chargée de veiller sur la santé des êtres vivants. Non seulement les hommes, mais tous les animaux étaient l'objet de ses soins. C'est elle qui suggérait mystérieusement aux uns et aux autres le choix des aliments nécessaires à leur existence et les remèdes appropriés à leurs maux.  Elle personnifiait en quelque sorte l'instinct de la vie et, en soutenant les forces des mortels, en prévenant même la maladie, évitait à son père la peine d'intervenir continuellement afin d'alléger ou de guérir la douleur.












Rhodes_le_mus_e_arch_ologique_AsclepiosAsclépios (Esculape, Imothep) est dans l'épopée homérique un héros thessalien puis, à l'époque classique, le dieu de la médecine. Fils d'Apollon, il meurt foudroyé par Zeus (Son crime est d'avoir tenté de ressusciter les morts grâce à du sang de la Gorgone que lui a remis Athéna : le sang coulé du côté gauche est un poison violent, mais celui du côté droit est un remède merveilleux), avant d'être placé dans le ciel sous la forme de la constellation du Serpentaire. Son attribut principal est le bâton d'Asclépios, autour duquel s'enroule un serpent, aujourd'hui symbole de la médecine. Ancêtre mythique des Asclépiades, une dynastie de médecins, dont Hippocrate est le plus illustre membre, il est invoqué dans son serment aux côtés de son père Apollon et de ses filles Hygie et Panacée.










Rhodes_le_mus_e_arch_ologique_26Asclépios et ses filles appartiennent à la lignée d'Apollon, dieu de l'intelligence rationnelle, qui préfigure déjà la science telle qu'on la concevra plus tard en Occident. Ces statues les représentant ont le mérite d'être rares.....











Rhodes_le_mus_e_arch_ologique_BacchusDionysos (Bacchus, Liber Pater) est le dieu de la vigne, du vin et de ses excès ainsi que du théâtre et de la tragédie. Il est le fils de Zeus et de la mortelle Sémélé. Selon les listes, il fait partie ou non des douze Olympiens, bien qu'il ne vive pas sur le mont Olympe : c'est essentiellement un dieu errant.




















Rhodes_le_mus_e_arch_ologique_ZeusZeus. On ne le présente plus.


















Rhodes_le_mus_e_arch_ologique_15Des représentations mystérieuses de serpents enlacés sur un guerrier,


















Rhodes_le_mus_e_arch_ologique_16des mosaïques montrant des êtres de la mythologie,







Rhodes_le_mus_e_arch_ologique_18 des dauphins aux lignes pures font partie des trésors que renferme le musée. 












Rhodes_le_mus_e_arch_ologique_20Digne des plus grands.

12 août 2010

Rhodes, les mosquées

La mosquée de Soliman le Magnifique

Rhodes_la_mosqu_e_de_Soliman_le_Magnifique_1Datant du  XVI ème siècle, fondée peu après le siège de 1522 sur le site de l'église byzantine des Saints-Apôtres (Aghioi Apostoli), elle fut la plus importante mosquée de Rhodes.
Rhodes_la_mosqu_e_de_Soliman_le_Magnifique_6















Rhodes_la_mosqu_e_de_Soliman_le_Magnifique_2Reconstruite  au XIX ème siècle, elle possède un vaste dôme central et aux petites coupoles latérales.
Rhodes_la_mosqu_e_de_Soliman_le_Magnifique_3
















Rhodes_la_mosqu_e_de_Soliman_le_Magnifique_5Elle a été rouverte au public en 2005 après 18 années de travaux de restauration, notamment de son minaret en pierre de 34 m de haut, qui sert de point de repère lorsque l'on s'enfonce dans les ruelles.
Rhodes_la_mosqu_e_de_Soliman_le_Magnifique_4










La mosquée de Recep Pacha

Rhodes_la_mosqu_e_de_Recep_Pacha_1Construite en 1588, la mosquée fut laissée à l'abandon.













Rhodes_la_mosqu_e_de_Recep_Pacha_2Sur la place, la fontaine attenante où les musulmans faisaient leurs ablutions.

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9 août 2010

L'église Sainte-Anne de Corgoloin

Corgoloin_7Corgoloin est issu d'un domaine mérovingien : Godeleni curtis. Le village s'est développé rapidement au temps des ducs capétiens de Bourgogne.
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Corgoloin_1L’église Sainte-Anne, inscrite à l’inventaire des Monuments Historiques, fut construite au XIII ème siècle. De style roman cistercien, elle est caractérisée par un chœur à chevet plat éclairé par deux fenêtres surmontées d’une rosace.
Corgoloin_6









Corgoloin_2L'église fut érigée dans une pierre brun-rose unique dans la région et dont les carrières sont maintenant épuisées.
Corgoloin_3
















Corgoloin_12Pillée et brûlée par les Croates de Galas en 1636, l’église fut réparée notamment grâce à la contribution du Seigneur de Cussigny et celui de Premeaux, Hélie Hugon.











Corgoloin_5Au XVIIème siècle, la voûte détruite fut remplacée par une charpente en forme de vaisseau renversé, qui rappelle la charpente de « la Salle des Pôvres » de l’Hôtel-Dieu de Beaune.
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Corgoloin_4Le dallage en pierres a été réalisé avec les pierres tombales qui entouraient l’église ; on y voit notamment les tombes d’Etienne de Nanteuil, Seigneur de Cussigny en 1472 et d’Hélie Hugon, Seigneur de La Chaume en 1634.
Le chœur s’ouvre sur trois chapelles. Les baies sont en plein cintre. Le maître-autel renferme les reliques de Saint-Justin, Saint-Maximin et surtout Sainte-Anne à qui l'église est dédiée.








Corgoloin_8A l’entrée du chœur, une poutre de gloire provenant de l’ancienne chapelle du Château de Cussigny.
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Corgoloin_13http://quatuormanfred.com/spip.php?article34
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17 juillet 2010

La collégiale Notre-Dame de Beaune, la vierge noire

Beaune_ND_3Est-ce Mathilde, sœur du pape Callixte II et femme du duc capétien Hugues II, qui, par l'intermédiaire de son père mort en Orient, fit don d'une vierge noire  à l'église en construction ? Cette statue reliquaire en bois fruitier est une réplique de Notre-Dame du Port de Clermont, d'autant plus précieuse que l'originale a disparu.

La nouvelle église fut tout naturellement dédiée à la Vierge et devint Notre-Dame de Beaune. La statue fut  vénérée : on la promenait en ville lors des épidémies de peste.. L'endroit fit partie des étapes sur le chemin de Compostelle, et les templiers venaient lui rendre hommage. 
















Beaune_ND_67aLe physique à l'orientale de cette vierge noire détonne avec celui, plus occidental, de son fils. Ce n'est pas, comme ses sœurs auvergnate, une vierge aux grandes mains, mais elle possède tous les attributs, en commençant par les couleurs de sa robe.

6 septembre 2010

L’église Notre-Dame de Talant, historique

Talant_15Jusqu’au XIIème siècle, le "mons de Talant", situé aux portes de Dijon et appartenant au domaine de l’abbaye de Saint-Bénigne fut un lieu inhabité, presque maudit, fréquenté par les fées. Sur les pentes descendant au lac se trouve la fontaine aux fées...
Talant_2









Talant_1En 1208, Eudes III entreprit la construction de la forteresse de Talant dans le but d’assurer un abri plus sûr à ses trésors et à ses archives qu’en son palais ducal de Dijon. Il fonda au nord du château une ville neuve fortifiée et un prieuré pour quelques moines de Saint-Bénigne. L’église fut l'une des toutes premières églises gothiques du duché de Bourgogne.










Talant_3L’enceinte terminée (1100 mètres de long flanquée de 33 tours), Eudes III y accueillit tous les serfs qui fuyaient l’oppression de leur seigneur, et notamment les paysans attirés par la liberté et le travail affranchi de toute entrave. En 1216, il accorda aux habitants le droit de s’administrer eux-mêmes en promulguant « la charte de Commune », les dispense d’impôt et de service militaire.





Talant_29Jean sans Peur, fils ainé de Philippe le Hardi, rentrant de la croisade en 1396, rapporta en trophée la « Vierge de saint Luc » qu’il offrit à Talant. Elle est exposée dans l’église. En 1443, l’évêque de Langres vint consacrer l’église à Notre-Dame.
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Talant_6En 1585, les partisans des Guise s’emparèrent par ruse de la forteresse. Après son retour aux mains du roi, en 1598, adjudication fut faite de la démolition du château et des remparts de la ville. Talant fut réduite à la condition de simple village. Le 24 juillet 1598, marque la démolition du château et des remparts de la ville. Le travail est achevé en 6 mois et Talant fut réduit à la condition de simple village.
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Fascicule à disposition dans l’église
http://www.ville-talant.fr/21/TALANT/

Voir la carte ici.

2 septembre 2010

La cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Maguelone, historique

Maguelone_0L'île de Maguelone (insula Magalona en latin, Magalouno en provençal) s’est formée à la suite d’une éruption volcanique surtseyenne au pliocène (caractérisée par l'émission d'une lave à fleur d'eau lorsque le volcan de type explosif est une île maritime ou lacustre de faible altitude : le contact de l'eau et de la lave engendre un choc thermique qui provoque la vaporisation de l'eau et la fragmentation de la lave). Une fois l'activité magmatique terminée, l'érosion fit son travail. L’eau, le feu, la terre et l’air. Tout cela me rappelle un certain Mont-Saint-Michel d’Aiguilhe….




Maguelone_1L’île fut habitée dès le premier âge du Fer. Les fouilles ont permis de situer un habitat étrusque situé sous l’église funéraire paléochrétienne, à 200m de la cathédrale. Le commerce maritime se développa au VIIème siècle avant notre ère. Des traces gallo-romaines montrent une exploitation de saline. La religion chrétienne s'y imposa peu à peu, et dès 533, un évêché fut fixé sur l'île, malgré son éloignement de la voie Domitienne : l’explication pourrait en être la récupération d’un ancien lieu sacré.  En 589 son évêque Boetius fut convoqué au concile de Tolède. Génésius prit la suite en 597.




Maguelone_17Les Wisigoths s'emparèrent en 673 de la contrée de Maguelone : des sarcophages et des restes d'une nécropole wisigothique furent retrouvés. Au VIIIe siècle, les Sarrasins conquirent la Septimanie. Maguelone, en raison de sa position clef, devint « Port Sarrasin », sans doute une place fortifiée. Des quais furent établis permettant aux navires d'accoster.








Maguelone_4En réaction, les Francs entamèrent la reconquête : la première cathédrale transformée en mosquée fut entièrement détruite en 737 sur ordre de Charles Martel. Le site fut alors abandonné durant trois siècles. L'évêque s'installa à quelques kilomètres, sur l'oppidum antique de Substantio  (Castelnau-le-Lez), proche de la future ville de Montpellier, et le comte se fixa à Melgueil (Mauguio).





















Maguelone_3Dès la fin du IXème siècle, les comtes de Maguelone-Melgueil mirent la main sur l’évêché, disposant des revenus et nommant les évêques. En 1030, l’évêque Arnaud décida le retour de l’évêché sur l’île. Il fit construire une nouvelle cathédrale, consacrée en 1054, ainsi que les bâtiments du chapitre et une ceinture de fortifications, appelée « enceinte des portes de fer », puis le pont d'un kilomètre de long reliant Maguelone à Villeneuve, réunissant ainsi l'île au continent. De ce premier édifice roman subsiste encore la chapelle Saint-Augustin, sur le flanc sud. C’est dans cette chapelle que le corps d’Arnaud, mort en 1060, fut transféré du cloître au XIIème siècle.









Maguelone_9En 1085, le comte Pierre de Melgueil se plaça sous la protection du pape en faisant don de son comté et des droits dont il jouissait dans l'évêché de Maguelone "aux apôtres Pierre et Paul, au pape Grégoire VII et à ses successeurs". Le Pape Urbain II vint visiter l'île en 1096 et déclara cette cathédrale "seconde après celle de Rome". Il lui accorda le port des armes pontificales : les clés de saint Pierre, et octroya une indulgence plénière à tous ceux qui recevraient sépulture dans son cimetière. De plus, Maguelone devint terre d’asile pour les papes fuyant les luttes à Rome.



Maguelone_plan_2Prestige et richesse amenèrent au XIIème siècle l'édification d'une nouvelle cathédrale plus vaste, d'un cloître à deux étages, de logis pour l'évêque et les chanoines (ils seront jusqu’à 60), ainsi que de nouveaux bâtiments pour assurer une large hospitalité.







Maguelone_32Le chœur et le transept furent bénis par les évêques Galtier (1104-1129) et Raymond (1129-1158), le maître-autel fut consacré en 1162 par Jean de Montlaur. De nombreuses personnalités y furent reçues : l'abbé de Cluny, et Suger, abbé de Saint Denis par exemple.























Maguelone_10Maguelone, recevant alors de nombreuses donations, devint un grand centre de rayonnement intellectuel, et fut à l’origine des futures facultés de Montpellier : Médecine, Droit. La faculté des Arts, qui groupait alors Lettres et Sciences, fut créée sous Jean de Montlaur II (1234-1247) qui établit leurs règlements.









Maguelone_7Le point de départ de l'essor universitaire de Montpellier fut l'année 1289, quand le pape Nicolas IV érigea en "studium generale" ces diverses écoles et conserva à l'évêque de Maguelone le droit de décerner le titre de chancelier de l'université et le droit de délivrer la licence.









Maguelone_46Mais Montpellier allait détrôner Maguelone : les évêques, attirés par une vie plus facile, s’y installèrent, abandonnant l’île austère et laissant la gestion entre les mains d'un Prévost.











Maguelone_21En 1536, François 1er fit transférer définitivement le Chapitre au Diocèse épiscopal de Montpellier.
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Maguelone_45Les chanoines vendirent progressivement les bâtiments. L'île fut progressivement laissée à l'abandon et au pillage jusqu'à ce que Richelieu, en réaction à l’épisode où  les protestants, en 1562, trouvèrent un asile favorable dans les fortifications vacantes, ordonne  le démantèlement "au canon" du siège épiscopal.
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Maguelone_34Les ruines de la cathédrale devinrent biens de la République vers 1790. Elles furent vendues à des particuliers qui cédèrent en partie les pierres pour la construction du Canal du Rhône à Sète. Les derniers propriétaires laïcs furent les membres de la Famille Fabrège qui rachetèrent l’île en 1852, et à qui l'on doit la préservation et la restauration du monument, ainsi que les fouilles. Le culte fut rétabli dans la cathédrale en 1875.













Maguelone_12L’île est maintenant rattachée à la terre ferme par un lido sablonneux, entre mer et étang. Ce fait donna à la cathédrale le nom de « cathédrale des sables ». Du point de vue tellurique, la cathédrale est traversée du sud au nord par un courant puissant venant d'Afrique. Ressortant de l'édifice, il continue vers Montpellier, Aniane, Saint Guilhem le désert, Rodez, Aurillac et Clermont-Ferrand.











Maguelone_18http://www.decouvrir-l-herault.com/mag-cathedrale.htm
http://villeneuve.les.maguelone.guerrero.pagesperso-orange.fr/private/Maguelone/Maguelone.htm
http://www.art-roman.net/maguelone/maguelone.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Saint-Pierre-et-Saint-Paul_de_Maguelone
http://jean-francois.mangin.pagesperso-orange.fr/capetiens/capetiens_maguelone.htm
http://muselat.chez.com/maguelone.htm         
http://chamboredon-tribu.spaces.live.com/?_c11_BlogPart_BlogPart=blogview&_c=BlogPart&partqs=cat%3DHistoire
http://www.compagnons-de-maguelone.org/histoire.htm
Extrait du « guide du visiteur » de Robert Saint-Jean

Voir la carte ici.

2 septembre 2010

La cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Maguelone, l’extérieur

Maguelone_61Peu accessible aujourd’hui pour des raisons de sécurité (comme d’habitude…) l’extérieur de la cathédrale se présente sous l’aspect d’une énorme bâtisse de pierre grise gardant les vestiges du système défensif détruit en 1632. Les murs supportent de puissants contreforts qui portaient jadis de grands arcs formant mâchicoulis, créneaux et chemin de ronde.
Des tours qui surmontaient à l’origine les croisillons du transept et qui flanquaient la façade ne subsistent plus que la tour de l’évêque à l’ouest, et celle du Saint-Sépulcre au nord. Les bâtiments du chapitre ont complètement disparu.





La façade ouest

Maguelone_24A l'origine, elle était divisée verticalement en trois parties par deux contreforts qui supportaient trois arcs brisés qui formaient mâchicoulis protégeant la porte et la fenêtre haute.
















Maguelone_23La tour dite de la chambre de l'évêque fut construite au XIIIème siècle contre la façade romane. Une seconde tour s'élevait au sud-ouest de la façade.












Le portail

Maguelone_25Le portail, qui s'ouvrait autrefois au fond d'un passage étroit prolongé par les deux tours, présente un tympan de facture déjà gothique, sculpté dans un marbre blanc antique au XIIIème siècle. 












Maguelone_28Le Christ en gloire est assis sur un trône cannelé. Sa silhouette massive, drapée à l’ancienne, s’inscrit dans une gloire polylobée. Il est entouré du tétramorphe : l’ange (Matthieu), l’aigle (Jean), le lion (Marc) et le bœuf (Luc), tenant de longs phylactères.  Une mince frange ondulée de nuages entoure la composition dont le style antiquisant et le réalisme dénotent l’influence tardive des ateliers de Saint-Gilles dans un esprit déjà gothique.










Maguelone_26Les deux bas-reliefs enchâssés dans les piédroits (représentant les saints patrons de la cathédrale : saint Pierre à droite et saint Paul à gauche) sont des fragments d'un tympan du début du XIIème siècle.
















Maguelone_27Ils appartenaient à l'origine à un grand tympan.


















Maguelone_31Les deux consoles qui supportent le linteau semblent de la même origine. Elles représentent également Pierre et Paul.
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Maguelone_linteauLe linteau, orné d'un rinceau d'acanthes stylisées, est également un remploi, daté de 1178. Il fut sculpté dans un ancien milliaire romain en marbre.


Texte de l'inscription du linteau :

+ AD PORTU(M) VITE : SITIENTES QUID(UE) VENITE / HAS INTRANDO FORES : COMPONIYE MORES : HINC INTRANS ORA : TUA SE(M)PER CRIMINA PLORA : QUICQ(UI)D PECCATUR : LACRIMAR(UM) FONTE LAVATUR.
Sur le bandeau vertical, à gauche :
+ B.(ERNARDUS) D. (E) III VIIS FECIT HOX + AN(N)O INC(ARNATIONIS) D(DOMINI) M.C.LXX.VIII. +

A ce havre de vie, venez, vous qui avez soif : en franchissant ces portes, corrigez vos mœurs. Toi qui entre ici, pleure toujours  tes fautes. Quel que soit ton péché, il est lavé par une fontaine de larmes.
Bernard de Tréviers a fait cela, en l'an de l'Incarnation du Seigneur 1178.

La chapelle Saint-Blaise

Maguelone_19Située sur le côté sud de la cathédrale, la chapelle Saint-Blaise fut réédifiée par Frédéric Fabrège en 1852. Il planta sur l’île, alors dénudée, de nombreuses essences méditerranéennes. En Le 15 juin 1930, lors du centenaire du poète Frédéric Mistral, une plaque commémorative fut apposée sur la vieille chapelle où Fabrège avait installé sa bibliothèque. On peut y lire le 1er couplet de la Respelido : 
Pour la Sainte Estelle de MAGUELONE, Le 27 Mai 1900, Frédéric MISTRAL fit retentir LA RESPELIDA ("LA RENAISSANCE")
"Nous autres en plein jour, Nous voulons toujours parler La langue du Midi Voici le Félibrige!"

12 janvier 2011

Les clés de saint Pierre


Maguelone_27aSymbole double, ouverture et fermeture, la clé a à la fois un rôle d'initiation et de discrimination. La clé ouvre la voie initiatique. Le pouvoir des clés est celui qui permet de lier et de délier, d'ouvrir ou de fermer le ciel. Selon la terminologie alchimique, c'est le pouvoir de coaguler et de dissoudre.














Maguelone_Janus_2La clé d'or et la clé d'argent furent les emblèmes de Janus, le dieu romain, gardien des portes. Ces clés ouvraient entre-autres, les portes solsticiales, c'est-à-dire l'accès aux phases ascendante et descendante du cycle annuel qui trouvent leur équilibre aux équinoxes. Janus était considéré comme le guide des âmes (d'où son double visage : l'un tourné vers la terre et l'autre vers le ciel). Janus garde toutes les portes et gouverne toutes les routes. Le double aspect du pouvoir (diurne et nocturne) de la clé correspond à l'autorité spirituelle et aux fonctions royales dont le but respectif est, selon Dante, l'accession au paradis céleste et au paradis terrestre. La clé est aussi symbole du chef, du maître, de l'initiateur, celui qui détient le pouvoir de décision et la responsabilité.








Maguelone_cl_sElle est donc aussi l'attribut de saint Pierre qui ouvrait et fermait l'accès au Royaume des Cieux. Selon la terminologie hermétique, la clef est reliée aux Grands Mystères et Petits Mystères. Dans les contes et légendes, elles marquent les étapes de la purification et de l'initiation.










13 septembre 2011

La chapelle Saint-Aubin de Manson


Manson_Saint_Aubin_1Le petit village de Manson fait partie de la vaste commune de Saint-Genès-Champanelle, près de Clermont-Ferrand. Il y fut trouvé, en 1873, un trésor archéologique datant de l’âge du Bronze : beaucoup d’objets gaulois ayant un rapport avec le cheval, comme des plastrons, des brides et des courroies d’harnachement, mais aussi des couteaux, des haches celtiques, des fers de lances, des bracelets et des stylets. Tous ces objets se trouvent au musée Bargoin de Clermont-Ferrand. C’est près de cet endroit que depuis des temps immémoriaux coule une source sacrée.

 

 

Manson_Saint_Aubin_5Le village de Mansion semblerait tirer son nom du latin mansio, qui veut dire hôtellerie. Peut-être en ces temps reculés, le lieu attirait-il les foules. Quoi qu’il en soit, près de la source se trouvait un ancien édifice cultuel, dont il ne restait, au XIXe siècle, que les vestiges des fondations.

 

 

 

 

 

Manson_Saint_Aubin_9Aucun document d’archives n’en a jamais fait mention. Pendant la deuxième guerre mondiale, les habitants du village firent un vœu : ils promirent de réparer la chapelle si le village était épargné. Ce qui arriva. La chapelle actuelle, dédiée à saint Aubin, date donc de 1954.

 

 

 

 

 

 

 

Manson_Saint_Aubin_2L'inauguration se fit le 27 août : une statue de saint Aubin, prise dans l’église du village, fut amenée en grande pompe à la chapelle. 

 

 

 

 

 

 

Manson_Saint_Aubin_6L’eau de la source alimente un abreuvoir à plusieurs bacs, au bout desquels fut installée en 1954 une baignoire à moutons où il était plus facile de les traiter contre les maladies parasitaires.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Manson_Saint_Aubin_7Les moutons sont toujours là, mais la baignoire a disparu. J’imagine que les paysans font confiance aux antibiotiques. Pauvres de nous.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Manson_Saint_Aubin_3La source sacrée, dite de ‘'Chabana", est incluse dans la chapelle. On lui prêtait de nombreuses vertus, comme celle de guérir les maladies oculaires. On l'appelait aussi la source des amoureux, ayant la propriété de renforcer l’amour. Bon nombre de légendes se rapportent au sanctuaire, prouvant par là son importance passée.

 

 

 

 

 

 

 

Manson_Saint_Aubin_4Saint Aubin prit la relève des miracles. Une histoire raconte que des bergers, voulant dérober les pièces offertes au saint à l’aide de leur houlette enduite de poix, perdirent la vue. Une autre que les gens d’un village voisin, voulant dérober la statue, devinrent subitement aveugles en quittant le territoire de Manson.

 

 

 

 

saint_aubin_2Qui est donc ce saint Aubin ? D’après son hagiographie, il serait issu d’une riche famille celte de Grande-Bretagne ayant émigré vers la Petite-Bretagne, près de Vannes. Né en 469, il se prénommait Gwenn, le blanc. Il se fit moine et entra au monastère de Cincillac (Tintillant) où il prit le nom d’Albus,  blanc en latin (d’où, par déformation, Albin).

 

 

 

 

 

 

 


Saint_Aubin_2Il en devint abbé en 504. Il fut ensuite élu par acclamation évêque d’Angers en 529. Il conserva malgré tout ses austères habitudes de vie monastique et lutta contre les mœurs violentes et païennes de son temps (en particulier contre les mariages consanguins et incestueux fréquents dans la noblesse franque de l’époque).  Il assista en 538, avec Rusticus évêque de Nevers, au troisième concile d’Orléans, dont il fut l'un des principaux promoteurs. Il mourut à Angers le 1er mars 550, âgé de quatre-vingts ans, de retour d’un voyage à Arles où il était allé rendre visite à saint Césaire. Dès sa mort, il fut honoré comme un saint.

 

 

 

 

 

Saint_Aubin_aeSon biographe, saint Venance Fortunat, évêque de Poitiers (mort en 605), rapporta que saint Aubin était doué du don des miracles. Son hagiographie canonique date par contre du XIe siècle. Il est vrai que de nombreux miracles lui furent attribués de son vivant et après sa mort, mais son culte ne commença vraiment qu'à l'époque carolingienne.

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Aubin_acDe son vivant, on dit qu’il délivra les possédés, qu’il ressuscita un jeune homme mort, qu’il libéra un prisonnier innocent, que la pluie ne le mouillait pas. De nouveaux miracles se produisirent sur ses reliques, dont une apparition miraculeuse du saint monté sur un cheval lumineux, qui provoque la fuite des Normands assiegeant Guérande en 919.

 

 

 

 

 

 

 

Mais le plus important, ce sont les dictons se rapportant au personnage : « Le 1er mars à la saint Aubin, taille pour avoir de gros raisins », et « S'il pleut à la saint Aubin, l'eau sera plus chère que le vin ».

http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2008/03/01/1er-mars-saint-aubin-eveque-d-angers-confesseur-d-une-renomm.html


9 août 2010

L'église de Saint-Aubin

Saint_Aubin_3Le site de Saint-Aubin est habité depuis l'âge du fer : des fouilles archéologiques entreprises dans les années 40 ont mis en évidence des tumulus.
















Saint_Aubin_2Le village porte le nom d'un évêque d'Angers du VI ème siècle. Le premier nom, cité en 1112, est Oreor puis Oratorium sancti Albani : il s’agit donc d’un ancien oratoire de l'époque mérovingienne. Sur les archives de 1149, se trouve mentionné "l'église Saint-Aubin d'Oroux". A la révolution, le village s'appelle Oroux-la-Montagne.














Saint_Aubin_1L'église fut érigée au X ème siècle, et dédiée à Saint Aubin. La partie la plus ancienne, à l'ouest, conserve des traces de cette église primitive qui comportait une tour de façade carrée surmontée d'un toit en batière (ancien clocher-porche).















Saint_Aubin_5La tour  date de la seconde moitié du XI ème siècle et fut coiffée, au XII ème siècle, d'une flèche bombée en pierre, de type romane.

















Saint_Aubin_4L'église se distingue par son chœur à deux niveaux. L’abside primitive a laissé place vers 1450 à une seconde nef, plus vaste, à laquelle fut adjointe une sacristie au XVI ème siècle puis un chœur au XIX ème siècle.
La couverture de lave fut récemment restaurée.

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Saint_Aubin_6http://www.henri-prudhon.fr/SaintAubin/SaintAubin.htm
http://cem.revues.org/index5952.html
http://cem.revues.org/index11200.html

12 août 2010

Rhodes, les bâtiments laïcs



La loge des marchands

Rhodes_la_loge_des_Marchands_4Sur la place Hippocrate, un édifice du XVI ème siècle, la Châtellenie, ou Castellania, ou loge des marchands, servait de lieu de réunion, de bureau d'inspection et de tribunal du commerce. C'est un édifice à escalier extérieur, dont la construction fut achevée par le grand maître Émery d'Amboise. La Castellania est probablement l'édifice connu au Moyen Âge sous le nom de « Basilica Mercatorum ».







Rhodes_la_loge_des_Marchands_6Au rez-de-chaussée, à droite d'un large escalier, s'ouvre sous une galerie une loge voûtée d'ogives.
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Rhodes_la_loge_des_Marchands_2Sur la façade sont gravées les armes de Pierre d'Aubusson, ainsi qu'une fenêtre à croisée de marbre ornée de fleurs de lys.
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Rhodes_la_loge_des_Marchands_3Au-dessus de la porte d'entrée, sur le linteau de marbre, un ange tient l'écusson de l'Ordre à gauche, et celui d'Émery d'Amboise à droite.










Le palais des grands maîtres

Rhodes_le_palais_des_grands_ma_tres_1Le palais actuel est la reconstruction, dénuée de rigueur archéologique, du palais forteresse édifié par Hélion de Villeneuve au XIV ème siècle sur le site même d'un ancien temple dédié à Hélios.










Rhodes_le_palais_des_grands_ma_tres_2L’ancien palais fut détruit en 1856, lors de l’explosion d'une poudrière.
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Rhodes_le_palais_des_grands_ma_tres_3Lorsque les Italiens s'installèrent à Rhodes, ceux-ci le reconstruisirent, et en firent une résidence d'été pour le roi Victor-Emmanuel III. La rénovation fut achevée en 1939. 
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Les remparts

Rhodes_les_remparts_1Construits au XIV ème siècle sur les fondations de l'enceinte byzantine, ils s'étirent sur 5 km de longueur.
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Rhodes_les_remparts_4La fortification de la ville de Rhodes fut basée sur les méthodes de construction des chevaliers, tenant compte de la création et l'utilisation d'armes à la pointe de l'art militaire.
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Rhodes_les_remparts_2Lors du second siège turc, chaque « maison » ou  « langue » fut chargée de la défense d'une partie des remparts. On y retrouve de nombreux blasons témoignant de la contribution du pape et des grands maîtres à la réparation et à la consolidation des remparts et du fossé.
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La rue des Chevaliers

Rhodes_la_rue_des_Chevaliers_1Cette rue pavée médiévale, la même qu'empruntaient autrefois les habitants pour se rendre à l'Acropole, descend de la place du palais des Grands Maîtres jusqu'à l'église Notre-Dame du Château.
















Rhodes_la_rue_des_Chevaliers_3Les édifices de cette rue, comme les auberges, appartiennent, pour la plupart, à la seconde période architecturale des chevaliers, postérieure au siège des Turcs de 1480. Ils sont construits à l'aide de blocs de roche poreuse locale régulièrement agencés.
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Rhodes_la_rue_des_Chevaliers_2Les auberges, au nombre de 7, de style gothique, construites au XIV ème siècle, étaient l'endroit où se réunissaient les chevaliers. Les chevaliers étaient divisés en sept nationalités ou langues : France, Auvergne, Provence, Castille, Aragon, Italie et Angleterre. Chaque langue protégeait un quartier de la ville. Il ne reste plus que 4 des 7 auberges du départ.









La tour de l'Horloge

Rhodes_la_tour_de_l_horlogeA côté de la mosquée de Soliman le Magnifique se dresse la tour de l’Horloge (Pirgos tou Orologiou),  construite au  XIX ème siècle sur l'emplacement d'une tour médiévale de garde qui servait d'observatoire. La tour a été construite sur l'emplacement d'une tour médiévale de garde qui servait d'observatoire.















L'armurerie

Rhodes_l_hopital_3Elle s'est installée dans l'ancien hôpital des chevaliers.













Rhodes_l_hopital_2Un puits dans la cour porte leur croix.
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12 août 2010

Rhodes, les monuments chrétiens


La basilique Saint-Michel

Rhodes_la_basilique_Saint_MichelÀ l'angle des rues Chimarra et P. Méla se trouvent les vestiges d'une vaste basilique paléochrétienne longue de 60 m, pavée d'une mosaïque du V ème siècle.












L’église Notre-Dame du Château

Rhodes_l__glise_Notre_Dame_du_Ch_teau_3Cette église byzantine en forme de croix latine, possédant de nombreux éléments gothiques, fut construite aux XI ème et XII ème siècles. L'intérieur de l'église fut achevé par les chevaliers de Saint-Jean avec des absides, alcôves et des fenêtres longues et étroites.









Rhodes_l__glise_Notre_Dame_du_Ch_teau_2Elle fut cathédrale catholique avant d’être transformée en mosquée durant l’occupation ottomane.
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L’église Saint-Spyridon

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Saint Spyridon fut évêque de Trimythonte dans l'île de Chypre, au IV ème siècle. On situe la date de sa naissance vers 270, et celle de sa mort vers 348.  Sa légende veut qu'il ait d'abord été berger, ou du moins propriétaire d'un grand troupeau de brebis.









Rhodes_l__glise_Saint_Spyridon_5En tant qu'évêque, il eut à souffrir des persécutions de Galère, étant notamment forcé d'aller travailler dans les mines. On considère qu'il est intervenu au concile de Nicée I, où condamna en 325 l'hérésie d'Arius. Il est très vénéré à Chypre, où on lui attribue de nombreux miracles. Il est aussi très vénéré à Corfou où se trouve la relique de son corps. Il est représenté, dans la tradition iconographique orthodoxe, coiffé, par humilité, d'une ruche en osier.












Rhodes_l__glise_Saint_Spyridon_6Son église à Rhodes est à mon sens l’une des plus belles.



















L’église Saint-Phanourios

Rhodes_l__glise_Saint_FanouriouCette église se trouve rue Agiou Phanouriou. Elle date du XIII ème siècle. Elle fut transformée en mosquée sous l'occupation ottomane (mosquée Pial-ed-din). On sait peu de choses de ce martyr du V ème siècle, Egyptien de naissance. Une icône fut retrouvée dans les ruines d’une ancienne église à Rhodes en 1500, et il fut appelé à ce moment là le « nouveau révélé ».  Il est prié pour l’aide aux choses perdues. La tradition dit qu’il fut incapable de convertir sa mère. A la mort de celle-ci, il pria plus pour son salut que pour le sien. Quand il fut lapidé, au moment de sa mort, il dit : « Par mes souffrances, Seigneur, fait que tous ceux qui prieront pour toi prient pour le salut de ma mère ». Ainsi, en Egypte, où il est particulièrement vénéré, de nombreux chrétiens prient en disant « O Seigneur, sauve la mère de Phanurius et aide-moi ». 

L’église Saint-Jean

Rhodes_l__glise_Saint_Jean_1Aujourd'hui disparue, elle fut construite au début du XIVème siècle à droite de la place du Palais des Grands Maîtres, auquel elle était reliée par un tunnel.
















Rhodes_l__glise_Saint_Jean_2Elle était la chapelle de l'ordre où étaient enterrés les grands maîtres et où l'on vénérait la main de saint Jean-Baptiste donnée à Pierre d'Aubusson par le sultan Bajazet. 











Rhodes_l__glise_Saint_Jean_3L'église fut détruite en 1856 dans l'explosion d'une poudrière qui endommagea le palais des Grands Maîtres. 
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L'église Sainte-Marie du Bourg

Rhodes_L__glise_Sainte_Marie_du_Bourg_4Elle fut bombardée lors de la seconde guerre mondiale.



















Rhodes_L__glise_Sainte_Marie_du_Bourg_5On ne voit plus aujourd'hui que les trois absides du sanctuaire de cet édifice gothique tardif construit au XIV ème siècle.
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L'église byzantine de Saint-Panteleimon

Rhodes_L__glise_Saint_Pant_l_monSaint-Panteleimon (Agios Panteleimon) date du XV ème siècle. Né à Nicomédie d’un père païen et d’une mère chrétienne, il fut élevé dans la religion de Jésus-Christ, quoique non encore baptisé. A la mort de sa mère, il subit l'influence de son père et finit par en oublier les principes. Il s'attacha à l'étude de la médecine et y devint si célèbre, que l'empereur Maximien-Galère le choisit pour médecin et voulut l'avoir à sa cour. Un prêtre chrétien, nommé Hermolaüs, résolut de ramener à la foi chrétienne. Panteleimon fit alors plusieurs miracles, ramenant un enfant mort d’une morsure de vipère à la vie, guérissant un aveugle. Des médecins jaloux le dénoncèrent comme chrétien à l'empereur, il fut martyrisé.



L'église Sainte-Marie de la Victoire

Rhodes_l__glise_Sainte_Marie_de_la_VictoireDans la même cour que l’église Saint-Panteleimon se trouvent quelques vestiges de l'église gothique Sainte-Marie de la Victoire (Panagia tis Nikis) construite après le siège turc de 1480. Ces deux églises datent de la même époque.











L'église Agia Paraskévi

Rhodes_l__glise_Agia_Parask_vi_1A gauche de la rue Ipodamou, l'église Agia Paraskévi date du XV ème siècle.  Elle fut transformée en mosquée sous l'occupation ottomane (mosquée Taketji, rattachée à l'école des derviches).












L’église de la Sainte-Trinité

Rhodes_l__glise_de_la_Sainte_Trinit__1Dans la rue des Chevaliers, à côté de l'Auberge de France, se trouve la chapelle de France, ou église de la Sainte-Trinité. C’est un petit édifice gothique des XIV ème et XV ème siècles.
















Rhodes_l__glise_de_la_Sainte_Trinit__2L'église était probablement voûté à l'époque médiévale, mais elle présente aujourd'hui une coupole, souvenir de sa transformation en chapelle musulmane (Khan Zade Mejid) sous l'occupation ottomane. Parmi les écussons décorant la façade, ceux du pape, d'Angleterre et du Grand Maître Raymond Bérenger(1365 -1374).















L’église de l’Annonciation

Rhodes_la_cath_drale_2Elle se situe dans la ville nouvelle, près du port. Elle fut édifiée en style néo-gothique durant la seconde moitié de l'occupation italienne, en 1925, sur le modèle de l'église Saint-Jean qui s'élevait dans le Collachium. Elle est également dédiée à saint Jean, et est aujourd’hui l’une des principales cathédrales de l’île.
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Rhodes_la_cath_drale_1Les peintures murales sont l’œuvre de Fotis Kontoglou.   
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12 août 2010

Rhodes, les monuments antiques


L'acropole

Rhodes_l_acropole_1Au sud-ouest de la ville, se dresse une haute colline dénommée Mont Smith, du nom d'un amiral britannique. C'est au sommet que se trouve l'Acropole de Rhodes.
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Rhodes_Acropole_2aAux époques classiques et hellénistiques, le site, contrairement aux acropoles des autres cités, n'était pas fortifié : c'était un ensemble de bâtiments cultuels (deux temples, ceux d'Apollon Pythien, et celui d'Athéna Polias et de Zeus Polieus, c'est-à-dire "qui  protègent la cité", un Artémision, un sanctuaire des Nymphes) et publics (odéion, stade, gymnase, bibliothèque, portique).







Rhodes_AcropoleIl ne reste pas grand chose à part trois colonnes du temple d’Apollon, quelques vestiges du temple d’Athéna, le reste du portique des propylées.

On retrouve des traces d’anciens temples un peu partout dans la ville, comme les fondations d'un temple dédié à Dionysos sous l’église Saint-Dimitri (Agios Dimitrios).














Le temple d'Aphrodite

Rhodes_Le_temple_d_Aphrodite_1En pénétrant dans la ville par la Porte de la Liberté, on rencontre des vestiges du temple d'Aphrodite, datant du II ème siècle avant notre ère.
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Rhodes_Le_temple_d_Aphrodite_2http://www.locusdanielis.eu/CARhodesAcropole.html

12 août 2010

Rhodes, historique

Rhodes_4Rhodes,île grecque du sud-est de la mer Égée, fut habitée depuis plus de 2 400 ans. Les premiers habitants furent probablement des Minoens. C'est vers -1100, période dite "archaïque", que les Doriens s'emparèrent de l'île et y fondèrent trois villes : Kamiros, Ialissos et Lindos, qui s'unirent en -408 pour former la cité de Rhodes.








Rhodes_19Puissante et prospère grâce à son commerce et à sa position stratégique, Rhodes devînt la capitale du Dodécanèse du V ème au III ème siècle avant notre ère.









Rhodes_13Elle se dota alors de somptueux sanctuaires et bâtiments. Y fut construit alors le colosse, la sixième des sept merveilles du monde. Cette statue de bronze du dieu Hélios mesurait 32 m de haut : elle fut érigée sur le port vers -292, mais en -227, un tremblement de terre la fît s'effondrer.









Rhodes_15Ses restes furent abandonnés pendant mille ans avant d’être fondus et vendus par les Arabes. Les archéologues situent son emplacement à l’endroit où s’élève le Palais des grands maîtres, et non comme on le représente souvent, à cheval un pied sur chaque jetée de l’entrée du port. Cette représentation fantaisiste date du XIX ème siècle. 
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Rhodes_5Au Ier siècle, Paul de Tarse évangélisa Rhodes qui devint un ancien évêché. Prise par les Sarrasins en 654, elle fut récupérée par Byzance.











Rhodes_20Ce furent les Chevaliers de Saint-Jean qui, de 1310 à 1522, lui apportèrent un renouveau, construisant de nombreux ouvrages : dans la partie basse de la ville, le collachion, ils édifièrent le palais du grand maître et les auberges, résidences servant aux Hospitaliers venus d'Occident pour lutter contre les musulmans.








Rhodes_3Jacques Cœur eut Rhodes comme port et point d’attache, aidé par les Hospitaliers… Puis l'île fut conquise par les Turcs de Soliman le Magnifique. C'est en 1912 que l'Italie s'empara à son tour de l'île, qui passa sous la souveraineté grecque en 1948.











Mais à cette histoire banale, je préfère celle des légendes….

Rhodes_18Quand les dieux se partagèrent les différents pays de la terre, l'île de Rhodes se trouvait encore sous les vagues de la mer. Or ce jour-là, Hélios était absent et personne n'avait pensé à lui. Il ne reçut donc aucune part du partage. A ce moment, l'île de Rhodes émergea de la mer, et Hélios fut le premier à la voir. Avec le consentement de Zeus, il la prit sous sa protection. Quelques temps après, une nymphe locale appelée Rhodé donna sept fils et une fille à Hélios. Kerkafos, le second fils, devient père de trois enfants, trois garçons dont les noms sont Kamiros, Ialissos et Lindos, qui créent les trois premières cités de l'île.










Rhodes_9Une autre légende rapporte qu’Hélios tomba amoureux de la nymphe Rhodé, et quand il l’illumina de ses rayons elle prit la forme de l’ile. Les anciens grecs appelaient Rhodes l’ile du Soleil, mais l’ile fut aussi nommée Ofioussa (ile du serpent), Asteria (l’étoile), Makaria (beauté) et Ataviros (du nom de son sommet).








Rhodes_14Séparée du bourg par une muraille fortifiée, la ville haute (de plus de 4 km²), ou Collachium, entièrement remodelée par les Chevaliers de Saint-Jean, possède de nombreux vestiges de toutes les périodes historiques de l’île.










Rhodes_6http://dominicus.malleotus.free.fr/rhodes/histoire_de_rhodes_au_temps_des_chevaliers.htm?reload_coolmenus

http://druine.free.fr/rhodes/

10 août 2010

L'église Saint-Pierre d'Hauteville-lès-Dijon

Hauteville_l_s_Dijon_1Hauteville s'appelait autrefois Alta Villa, d'après les archives datant de 903. La fondation de l'église Saint-Pierre remonte au X ème siècle. Elle possède une particularité rare en Bourgogne : la façade et le mur intérieur nord sont sonstruits en "opus spicatum". 









Hauteville_l_s_Dijon_3L'opus spicatum, dit aussi "appareil en épi de blé" (du latin spica, épi), est réalisé avec des briques ou des pierres plates posées inclinées sur la tranche et disposées alternativement en épi : le joint entre les lits successifs n'est pas horizontal et rectiligne comme dans l'appareil en "arête de poisson" (opus piscatum), mais en zig-zag.

Cet appareil fut utilisé à l'époque romaine et à l'époque carolingienne. Il pouvait se retrouver en parement ou servir de remplissage dans un mur, assurant une stabilité pour l'édifice, ou permettre de réaliser des revêtements de sol en brique.

Les paysans voyaient là l'ouvrage des fées.








Hauteville_l_s_Dijon_6L'église fut partiellement détruite par un incendie au XVIII ème siècle. Elle fut reconstruite vers 1720 par Jean III de Berbisey, premier Président du Parlement de Dijon et seigneur en partie d'Hauteville.










Hauteville_l_s_Dijon_2Le porche en bois, épargné lors de l'incendie, date du XV ème siècle.












Hauteville_l_s_Dijon_5L'église, de plan basilical orienté, est surmontée d'un clocher. La sacristie forme une extension sur le bas-côté sud de la nef au niveau du transept.
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17 juillet 2010

La collégiale Notre-Dame de Beaune, l'extérieur

Beaune_ND_38Le chevet est un exemple de superpositions de style différents : chapelles rayonnantes et déambulatoire romans, arcs-boutants gothiques.

























Beaune_ND_36La tour du clocher, des XII ème et XIII ème siècles, est couronnée d'un dôme campaniforme surmonté d'une guette.

















Beaune_ND_34Ce dôme fut construit au XVI ème siècle à la suite de l'incendie de la flèche primitive en 1575.

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17 juillet 2010

La collégiale Notre-Dame de Beaune, l'intérieur

Beaune_ND_8Suite à l'importance du pèlerinage à la vierge noire, on dut, dans la seconde moitié du XII ème siècle, allonger la nef de deux travées,
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Beaune_ND_18et pour canaliser la foule, construire autour du chœur un déambulatoire, voûté d'arêtes, appelé "promenoir des anges", et trois absides.
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Beaune_ND_15La nef comporte une élévation à trois niveaux, de grandes arcades, une galerie aveugle avec arcs en plein cintre, des fenêtres hautes sans symétrie











Beaune_ND_9avec une voûte en berceau brisé, retombant sur des pilastres dont les plus anciens sont à nervures cannelées.












Beaune_ND_28aLes collatéraux, voûtés d'arêtes, l'épaulent solidement par leur toiture indépendante. Les arcs doubleaux sont légèrement déversés vers l'extérieur.
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Beaune_ND_29L'autel est placé à la croisée des transepts, sous la voûte centrale du clocher qui élève sa coupole sur trompes.
Le chœur roman, éclairé d'ouvertures gothiques, supporté par 7 arcades brisées est orné d'un bandeau de roses stylisées.
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Beaune_ND_11Dans la chapelle Saint-Lazare, des peintures murales commanditées par Jean Rolin, cardinal d'Autun, attribuées à Pierre Spicre au XVème siècle.












Beaune_ND_12Y sont présentés la résurrection de Lazare entouré du Christ et des apôtres, la lapidation de saint Étienne, Marthe et Marie-Madeleine.











Beaune_ND_23Les chapiteaux auraient du être sculptés comme ceux d'Autun, les chanoines en ayant passé commande. Mais à l'époque, saint Bernard lançait l'anathème sur les représentations sculptées dans les églises, et seuls ceux du côté droit ont été exécutés.










Beaune_ND_20Nous pouvons reconnaitre l'arche de Noé, des animaux musiciens, des personnages tenant des fruits (bizarres les fruits, bizarres leurs robes. On dirait des ananas... fruits exotiques symbolisant la connaissance ? Il y a trois fruits sortant de la tige principale...),










Beaune_ND_22la lapidation de saint Étienne. Là aussi, le personnage au-dessus d'Étienne porte les cheveux bien longs...

















Beaune_ND_6Le porche gothique fut ajouté en 1332 en avant corps.



















Beaune_ND_5C'est sous ce porche qu'en août 1443, Nicolas Rolin, chancelier du duc de Bourgogne, lut la charte de fondation de l'Hôtel-Dieu qu'il mettait en chantier.











Beaune_ND_31Côté nord, un petit porche du XV ème siècle, dont l'arc extérieur byzantin date de 1140, conserve quelques traces de polychromie.
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15 juillet 2010

L'église Saint-Nicolas de Beaune

Beaune_Saint_Nicolas_1A l'entrée nord de la ville de Beaune se dresse l'église Saint-Nicolas. Elle pourrait être qualifiée de "hors les murs", ayant été construite en dehors des remparts au XIIème siècle, dans le quartier vigneron.
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Beaune_Saint_Nicolas_12Elle fut remaniée aux XIVème et XVème siècles.
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Beaune_Saint_Nicolas_3Son portail ouest possède un tympan monolithe sculpté du XIIIème siècle évoquant un épisode de la vie de saint Nicolas :
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Beaune_Saint_Nicolas_4apprenant que le père de trois jeunes filles de son quartier n'a pas d'autre moyen pour survivre que de les livrer à la prostitution, Nicolas jette durant 3 nuits des bourses pleines de pièces d'or. Il les sauve ainsi de l'asservissement. 









Beaune_Saint_Nicolas_2Protégeant le portail, un porche du XVème siècle est pourvu d'une charpente couverte de tuiles et supportée par des piliers en pierre de taille.
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Beaune_Saint_Nicolas_14Son clocher roman de plan carré est surmonté d'une flèche en tuf ajoutée au XVème siècle.
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Beaune_Saint_Nicolas_6La nef, du XIIIème siècle, est relativement courte et terminée par un chœur polygonal avec un transept bien marqué.

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Beaune_Saint_Nicolas_9Dans le transept sud, enchâssée dans une fausse grotte, un morceau du rocher des apparitions de Lourdes. Et vous savez quoi ? Lourdes, ce n'est pas franchement ma tasse de thé. Je sais que l'endroit est propice énergétiquement, mais qu'il est très abimé par les marchands du temple. Et bien ce morceau de caillou m'a fait de l'effet...

9 août 2010

Le Mont de Sène

 

Santenay_Mont_de_S_ne_1En montant depuis Santenay en direction du cirque du bout du monde se trouve le hameau de Saint-Jean, dominé par les falaises du Mont de Sène. Cette montagne est également connue sous le nom de Montagne des Trois Croix ou bien Mont Saint-Jean. Le site fut occupé depuis le néolithique, comme en témoignent les dolmens et tumulus retrouvés lors de fouilles. Parmi eux, le dolmen dit du Cul Blanc.
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Santenay_Mont_de_S_ne_4A l'emplacement des trois croix en béton que l'on voit maintenant se trouvait un ancien lieu sacré celte, repris par les romains qui y bâtirent deux temples : l'un dédié à Mercure, l'autre à la déesse tutélaire de la source qui coule au pied de la falaise, donnant naissance à un petit torrent primitivement appelé Narosse, baptisé de nos jours le Terron. Ces temples furent détruits au début du V ème siècle : des fragments de colonnes sont conservés au musée d'Autun.




Santenay_Mont_de_S_ne_3La partie basse de la falaise est occupée par le Bois de la Fée.














La légende veut qu'un dimanche, un paysan accompagné de sa femme, de ses deux enfants et de son chien, au lieu de respecter le jour du Seigneur, était parti labourer la terre à cet endroit . La fée horrifiée par le sacrilège, transforma les mécréants en pierre.
Il n'y a pas très longtemps, on voyait encore nettement quatre tas de pierres au milieu du bois qui empêchaient la végétation de pousser et qui représentaient les bœufs de l'attelage.
Le paysan, la paysanne pour leur part sont devenus des roches à forme vaguement humaine que l'on appelle le Vilain et la Vilaine et qui sont encore visibles. A côté de la Vilaine, deux petits rochers rappellent le souvenir de ses enfants.

http://www.ville-de-santenay.fr/santenay/fr/la_ville/histoire.htm

14 juillet 2010

L'église de la Nativité de Soussey-sur-Brionne

Soussey_sur_Brionne_1Subsidium (du latin subsidere, "engloutir, tomber") "rivière souterraine", est probablement le  mot qui est à l'origine de Soussey-sous-Brionne, en patois Soussi. 

Le nom du village pourrait représenter le nom ancien de la rivière.









Soussey_sur_Brionne_2L'église, ancienne chapelle seigneuriale, possède un chœur du XIIIème siècle voûté en berceau. 

















Soussey_sur_Brionne_3L'avant chœur date du XIVème, la nef du début du XVIème.


13 septembre 2010

Saint Aubin

 

saint_aubin_2 D’après son hagiographie, saint Aubin serait issu d’une riche famille celte de Grande-Bretagne ayant émigré vers la Petite-Bretagne, près de Vannes.  Né en 469, il se prénommait Gwenn, le blanc. Il se fit moine et entra au monastère de Cincillac (Tintillant) où il prit le nom d’Albus,  blanc en latin (d’où, par déformation, Albin).

 

 

 

 

 

 

 


Saint_Aubin_2Il en devint abbé en 504. Il fut ensuite élu par acclamation évêque d’Angers en 529. Il conserva malgré tout ses austères habitudes de vie monastique et lutta contre les mœurs violentes et païennes de son temps (en particulier contre les mariages consanguins et incestueux fréquents dans la noblesse franque de l’époque).  Il assista en 538, avec Rusticus évêque de Nevers, au troisième concile d’Orléans, dont il fut l'un des principaux promoteurs. Il mourut à Angers le 1er mars 550, âgé de quatre-vingts ans, de retour d’un voyage à Arles où il était allé rendre visite à saint Césaire. Dès sa mort, il fut honoré comme un saint.

 

 

 

 

 

Saint_Aubin_aeSon biographe, saint Venance Fortunat, évêque de Poitiers (mort en 605), rapporta que saint Aubin était doué du don des miracles. Son hagiographie canonique date par contre du XIe siècle. Il est vrai que de nombreux miracles lui furent attribués de son vivant et après sa mort, mais son culte ne commença vraiment qu'à l'époque carolingienne.

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Aubin_acDe son vivant, on dit qu’il délivra les possédés, qu’il ressuscita un jeune homme mort, qu’il libéra un prisonnier innocent, que la pluie ne le mouillait pas. De nouveaux miracles se produisirent sur ses reliques, dont une apparition miraculeuse du saint monté sur un cheval lumineux, qui provoque la fuite des Normands qui assiégeaient Guérande en 919.

 

 

 

 

 

 

 

Mais le plus important, ce sont les dictons se rapportant au personnage : « Le 1er mars à la saint Aubin, taille pour avoir de gros raisins », et « S'il pleut à la saint Aubin, l'eau sera plus chère que le vin ».

http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2008/03/01/1er-mars-saint-aubin-eveque-d-angers-confesseur-d-une-renomm.html

8 juillet 2010

Bligny-lès-Beaune

Bligny_l_s_Beaune_3Avant le passage en Bourgogne de saint Bénigne, et peut-être de saint Andoche vers l'an 178, puis de saint Martin vers 380, au temps du paganisme, Beaune était le centre du culte de Belen, dieu solaire. Ce culte rayonnait alentours et notamment à Bligny où il avait des succursales.
Le nom de Bligny, "Beligny" à une époque (tout comme Beaune = Belna) prouve ces origines, qui remonteraient à plus de 2 000 ans.

Il y avait déjà à cette époque des assemblées religieuses dans des sanctuaires qui se retrouvent à l'emplacement des églises chrétiennes.










Bligny_l_s_Beaune_2Avant la construction actuelle de celle de Bligny, 3 ou 4 églises se sont succédées. L'une d'entre elles fut détruite par les arabes en 731.
Au début du XIème siècle, les habitants décidèrent de la reconstruire. Il ne reste de cette église de style roman rustique que le chœur et le clocher, qui servait à cette époque de tour de guet.
Le "pain de sucre" date du XVème siècle. A l'origine, la fenêtre du chœur était une petite lancette romane. la nef avait à peu près le double de la longueur du chœur et l'autel se trouvait au fond du chœur.











Bligny_l_s_Beaune_5Pendant les guerres de religion, les protestants mirent le feu et la nef fut détruite. Elle sera reconstruite dans les mêmes dimensions mais sans les arcatures en relief que l'on observe dans le chœur.
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Bligny_l_s_Beaune_1En 1757, un incendie détruisit la nef une seconde fois et à la reconstruction, deux chapelles furent ajoutées. Les boiseries datent de cette époque. En 1820, l'abbé entreprit un nouvel agrandissement en allongeant la nef. La lancette romane fut remplacée par un grand vitrail. Nouvel agrandissement en 1842.

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