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lieux sacrés
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14 juillet 2010

l'église Saint-Martin de La Motte-Ternant

La_Motte_Ternant_2Le bourg fut construit autour de deux buttes. L'une des buttes était surmontée d'un château au Moyen Age dont on peut encore voir quelques vestiges. Sur la seconde butte fut bâtie une église.

















La_Motte_Ternant_5L'église de La Motte-Ternant est placée sous le vocable de Saint Martin et passe pour être l'une des plus anciennes de Côte d'Or.
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La_Motte_Ternant_6Elle possèderait une partie carolingienne incluse dans son abside qui  servit de base à la construction de l'édifice préroman aux XIème et XIIème siècles.

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La_Motte_Ternant_7Elle fut remaniée au XIVème siècle, cependant de sa construction vraisemblablement au XIème siècle (certains la situe entre le IXème et le XIIème siècle) elle a conservé en style roman la nef, le transept, le clocher batière et les deux absidioles formant ainsi trois chapelles absidiales en cul-de-four.

http://paroisse-saulieu.fr/LaMotte.html
http://www.petit-patrimoine.com/fiche-petit-patrimoine.php?id_pp=21445_1

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6 août 2010

L'église Saint-Hilaire de Saint-Romain

Saint_Romain_2Déjà au Paléolithique moyen (environ 150 000 ans avant notre ère), encerclé par des falaises abruptes et des collines, le site de Saint-Romain fut occupé par des chasseurs. On retrouve nombre de tumulus sur les hauteurs. Au Néolithique, vers -4300, des paysans s’établirent sur une terrasse au pied des falaises. Les occupations persisteront pratiquement sans interruption jusqu'à la fin de l’age de Bronze, vers -800.





Saint_Romain_5Le site fut réoccupé durant la conquête romaine et les invasions barbares, les grottes serviront de refuges et de caches. Le culte des eaux (fontaine guérisseuse de Saint Ploto) se perpétua jusqu’en 1823. Une nécropole mérovingienne fut mise à jour.















Saint_Romain_1Occupant l’extrémité sud de l’éperon rocheux et dominant le village bas, fut construit un château ( détruit en 1675), propriété des ducs de Bourgogne, dont la chapelle servit d’église paroissiale dès le XI ème siècle, puis l’église fut transférée de l’enceinte du château à l’emplacement de la chapelle du prieuré Saint-Hilaire (évêque de Poitiers au IV ème siècle), dépendant de l'abbaye de Cluny, au cœur du village haut.













Saint_Romain_3L'église occupait alors l'emplacement de la nef actuelle. Elle était couverte de lauzes reposant sur une forte charpente.  Au XV ème siècle furent construits le chœur et le clocher.
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Saint_Romain_17Plus tardivement, la nef fut voûtée. Des restaurations furent effectuées aux XVII ème et XVIII ème siècles. A la révolution, l’église de Saint-Romain devint Temple de l’Etre Suprême de Belle Roche et les pierres du château servirent à reconstruire les maisons du village.
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Saint_Romain_4L’église possède un portail en accolade.
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Saint_Romain_18Sous le clocher-porche situé a l’entrée, d’imposants fonds baptismaux (provenant peut-être de la chapelle du château) dominent un escalier de 11 marches permettant de descendre dans la nef en contre-bas.
























Saint_Romain_16A l’extrémité de la nef, un aigle aux ailes déployées supporte une chaire en pierre calcaire construite en 1609. Sa rampe est animée d’un bas relief représentant les animaux prédateurs de la vigne.
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Saint_Romain_14Les diverses statues datent des XVI ème et XVII ème siècles.
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Saint_Romain_7Devant l'église une croix du XVIème
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Saint_Romain_8http://www.mairie-saint-romain.fr/fr/histoire.htm

6 août 2010

L'église Saint-Germain-d'Auxerre de Monthelie

Monthelie_3Mont Oloye exprimerait en langue celtique le sens de hauteur sur la voie, ou bien le mélange de mons et Hélios, le mont du soleil. On trouve, au fil des siècles, Montellyum, Montelia, Montalium, Montalie, Montelius. Montelio apparaît dès 855.










Monthelie_2Quoi qu'il en soit, le village est très ancien : on y a découvert un cimetière gaulois au lieu-dit "Les Cras", ainsi que des dolmens et menhirs, à la limite avec Volnay au dessus du Clos des Chênes. Un dolmen détruit à d'ailleurs laissé sa trace : Pierre Fitte. On trouve encore des traces de constructions de la période romaine.














Monthelie_5Au IX ème siècle, Monthelie fait partie des propriétés ducales. Vers l'an mille, Alix de Vergy cèda à sa fille Eldenore un fief à Monthelie, en mariage avec un   noble seigneur nommé Milon qui le donna plus tard à l'abbaye de Flavigny pour le salut de son âme et celle de son fils Aymon tué d'un coup de javelot.









Monthelie_6Hugues 1er en fit  don à  Cluny en 1078. On retrouve trace de cette appartenance à cette grande abbaye sur les armoiries de la ville avec la présence des deux clefs d'or.
L'abbaye de Sainte-Marguerite y fut propriétaire également dans la seconde moitié du XIIème siècle.














Monthelie_9aJusqu'à la fin XVI ème siècle, le célèbre village viticole fut donc la propriété de l'abbaye de Cluny, sur laquelle les abbés régnaient en véritables seigneurs ecclésiastiques. Pas de prieuré, pas de monastère, mais une église paroissiale, un village, des terres et des cerfs, qui formaient une seigneurie clunisienne.
On estime que c'est au milieu du XVIII ème siècle que les moines y abandonnent, petit à petit, la culture des vignes pour les mettre en métayage.







Monthelie_4L'église Saint-Germain fut édifiée à la fin du XII ème siècle, en style roman, et fut remaniée au XIV ème. 
Son clocher fut remplacé en 1764 par une flèche octogonale en tuiles vernissées.















Monthelie_8L'édifice présente des voûtes en berceau brisé avec un chœur en cul-de-four.
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Monthelie_10Au XVI ème siècle fut ajouté sur la façade sud un collatéral voûté en quart de cercle.
http://www.escapadesbourgogne.eu/monthelie.html

14 juillet 2010

L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Vic-des-Prés

Vic_des_Pr_s_2L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul date des XIIème et XIIIème siècles. Les travaux de restauration ont commencé en 1993 et viennent tout juste de se terminer.
















Vic_des_Pr_s_3La restauration extérieure a demandé 7 ans avec la reconstruction des toits en lave sur la partie ancienne.
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Vic_des_Pr_s_7La couverture en laves est directement posée sur les voûtes.

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Vic_des_Pr_s_5Le transept, le chœur et le clocher sont  classés monuments historiques depuis 1910. 












Vic_des_Pr_s_1Merci pour la grille qui permet de regarder l'intérieur. C'est une bonne chose, et cela permet de garder une certaine sécurité. Nous vivons dans un siècle où le vandalisme n'a rien à envier aux actes de nos anciens barbares...

17 juillet 2010

La collégiale Notre-Dame de Beaune, la tapisserie

Beaune_ND_50Les tapisseries de Beaune, dites "à mille fleurs", sont tissées en laine et en soie. 
















Beaune_ND_61Les patrons en furent commandés à Pierre Spicre par le cardinal Jean Rollin en 1474. Il les peignit à la détrempe sur toile, d'après les récits apocryphes de la légende dorée de Jacques de Voragine, recueil de la vie des saints paru en 1260.







Beaune_ND_63Elles ne furent offerte au chapitre de Beaune qu'en 1500.  La tapisserie, se trouvant dans le chœur, est donc une illustration littérale de l'histoire de la Vierge, en dix-neuf tableaux, présentés sous des arcades.










Beaune_ND_62Elle commence par le baiser d'Anne et de Joachim (conception de Marie très prude), sa naissance, sa présentation au temple, ses prières,

























Beaune_ND_51et le choix du fiancé, indiqué par son bâton qui fleurit.









Beaune_ND_52Puis le deuxième panneau montre son mariage, l'arrivée chez Joseph, l'annonciation, puis une scène montrant le donateur.
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Beaune_ND_56Le troisième montre la visitation, la nativité, la circoncision.











Beaune_ND_59Le quatrième l'adoration des mages, la purification, la fuite en Égypte, le massacre des saints innocents.










Beaune_ND_60Le cinquième le message de l'ange annonçant qu'ils peuvent revenir d'Égypte, la dormition, le couronnement de Marie, puis un portrait et les armoiries du donateur.










Beaune_ND_64aCes tapisseries monumentales (1m90 de haut sur 6m de large en tout) constituent un témoignage essentiel de l'art du XV ème siècle. Elles ont aussi attiré l'attention des ufologues qui voient, deux fois, la représentation d'un OVNI dans le ciel derrière les personnages.




















Beaune_ND_57D'après la tradition beaunoise, ce n'est que la représentation du chapeau du cardinal Jean Rolin, le commanditaire, évincé lors de l'annexion de la Bourgogne par Louis XI. A chacun ses rêves.... Je préfère les petits hommes verts.

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12 août 2010

Rhodes, le musée archéologique

Rhodes_le_mus_e_arch_ologique_1Le musée est aménagé dans l'ancien hôpital des chevaliers de Saint-Jean.
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Rhodes_le_mus_e_arch_ologique_5Sa construction commença en 1440 sous le magistère de Jean Bonpart de Lastic, dont les armoiries, supportées par deux anges, surplombent le portail.
















Rhodes_le_mus_e_arch_ologique_6Les malades et les blessés soignés à l'hôpital venaient de toute l'Europe chrétienne.

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Rhodes_le_mus_e_arch_ologiqueLes arcades du rez-de-chaussée, donnant sur la place du Musée, s'ouvraient sur des dépôts.












Rhodes_le_mus_e_arch_ologique_10A l'étage se trouvait la grande salle des malades,
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Rhodes_le_mus_e_arch_ologique_12et la chapelle de l'hôpital.





















Rhodes_le_mus_e_arch_ologique_2Dans la cour d’entrée, un lion couché, tenant dans ses pattes une tête de taureau, nous accueille. Il surmontait une tombe monumentale de la période hellénistique tardive, et fut trouvé dans la nécropole de Rhodes.

9 juin 2010

Notre-Dame la Noire de Lantenay

Dijon_Mus_e_art_sacr__ND_Lantenay_2Sur la commune de Lantenay, en Côte d'Or dominant le bourg, se trouve, dans une propriété privée, la chapelle Notre-Dame la noire. Datant du XIIème siècle, elle fut construite par Agnès de France, fille de saint Louis, à côté d'une source sacrée.

























Dijon_Mus_e_art_sacr__ND_Lantenay_9Il y a encore quelques années, trônait en son sein une vierge noire de toute beauté, d'une hauteur de 70 cm, de style "byzantin".
Elle était le but d'un pèlerinage très fréquenté, et répondait à sa sœur, Notre-Dame d'Étang, de l'autre côté de la vallée. La légende dit qu'elle fut donnée par un croisé, donc d'origine orientale.

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Dijon_Mus_e_art_sacr__ND_Lantenay_6Cette vierge se trouve aujourd'hui à Dijon, au musée des Arts Sacrés. Oubliée, mais en bonne compagnie, puisqu'une autre de ses soeurs, Notre-Dame de Vievy, se trouve à ses côtés.

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9 juillet 2010

Lantenay

LantenaySur la commune de Lantenay, dominant le bourg, se trouve, dans une propriété privée, la chapelle  Notre-Dame la noire. Datant du XIIème siècle, elle fut construite par Agnès de France, fille de saint Louis, à côté d'une source sacrée.















Dijon_Mus_e_art_sacr__ND_Lantenay_6Il y a encore quelques années, trônait en son sein une vierge noire de toute beauté, d'une hauteur de 70 cm, de style "byzantin".
Elle était le but d'un pèlerinage très fréquenté, et répondait à sa sœur, Notre-Dame d'Étang, de l'autre côté de la vallée. La légende dit qu'elle fut donnée par un croisé, donc d'origine orientale.
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Dijon_Mus_e_art_sacr__ND_Lantenay_9Cette vierge se trouve aujourd'hui à Dijon, au musée des Arts Sacrés. Oubliée, mais en bonne compagnie, puisqu'une autre de ses soeurs, Notre-Dame de Vievy, se trouve à ses côtés.
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Lantenay_2L'église communale de Lantenay date elle aussi du XIIème siècle. Elle possède un  clocher roman avec les corbeaux en corniche.
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Lantenay_10Le seuil de l'entrée sud est peut-être une ancienne pierre tombale sur laquelle est gravée une épée.












Lantenay_3La nef, rectangulaire, fut restaurée au XVIème siècle, mais a gardé deux petites baies romanes.
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Lantenay_9Au-dessus de la porte principale, du XIVème, se trouve une statue de sainte Marguerite datant du XVème siècle.

















Lantenay_5La sacristie, ancienne entrée de l'église, renferme une statue rare de la trinité, que l'on retrouve dans le village posé sur une niche de façade, et le baptistère du XVème.
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Lantenay_7Toute l'église, avec ses statues remarquables du XVème et ses croix de procession, attend une rénovation bien méritée.

17 juillet 2009

La vierge noire de Beaune

Beaune_ND_3Est-ce Mathilde, sœur du pape Callixte II et femme du duc capétien Hugues II, qui, par l'intermédiaire de son père mort en Orient, fit don d'une vierge noire  à l'église en construction ? Cette statue reliquaire en bois fruitier est une réplique de Notre-Dame du Port de Clermont, d'autant plus précieuse que l'originale a disparu.

La nouvelle église fut tout naturellement dédiée à la Vierge et devint Notre-Dame de Beaune. La statue fut  vénérée : on la promenait en ville lors des épidémies de peste.. L'endroit fit partie des étapes sur le chemin de Compostelle, et les templiers venaient lui rendre hommage. 
















Beaune_ND_67aLe physique à l'orientale de cette vierge noire détonne avec celui, plus occidental, de son fils. Ce n'est pas, comme ses sœurs auvergnate, une vierge aux grandes mains, mais elle possède tous les attributs, en commençant par les couleurs de sa robe.

9 juillet 2010

Velars-sur-Ouche

Velars_sur_Ouche_2Velars (Villaris au VIème siècle, du latin villa) et la montagne d'Etang furent habités depuis des temps anciens. Le site est connu pour avoir été un sanctuaire dédié à la déesse-mère, et par la suite à la vierge noire.
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Velars_sur_Ouche_6Une chapelle dont on ignore l'époque de construction figure dès l'an 1257 dans les titres de l'abbaye dijonnaise de Saint-Bénigne, sous le vocable de  Notre-Dame des Tans (évoquant le chêne en celte). Le Duc de Bourgogne, Philippe le Hardi, et son épouse, Marguerite de Flandres, s'y rendirent plusieurs fois en pèlerinage (26 janvier 1372 et 18 avril 1373). Jean Sans Peur fit à son tour une offrande à notre Dame d'Étang vers 1404.













Velars_sur_Ouche_12Le 2 Juillet 1435,  une petite statue fut découverte au sommet de la montagne. Plusieurs légendes s'y rattachent. Selon une tradition,  un bœuf broutait toujours au même endroit. Le lendemain, l'herbe repoussait plus verte que la veille . En creusant, on découvrit la statue de la Vierge.
Selon l'autre version, la découverte fut faite simplement par un groupe de jeunes bergers.













Velars_sur_Ouche_14La statuette en pierre polychrome d'une vingtaine de centimètres de haut pourrait dater du Xllème siècle, voire d'une époque plus ancienne (des spécialistes parlent même du IXème).  Elle représente la vierge tenant sur ses genoux un enfant.















Velars_sur_Ouche_13Quoi qu'il en soit, on établit alors un pèlerinage. Les Bénédictins de l’abbaye Saint-Bénigne, à Dijon, furent d’abord chargés de desservir le sanctuaire. Ce sont eux qui, en 1526, bâtiront la première chapelle, de style gothique, pour y abriter la statue miraculeuse. Ils seront remplacés, en 1633, par les Minimes, qui agrandirent la chapelle en 1685. La source Sainte-Anne servit à alimenter leur couvent. Notre-Dame d’Étang devint très vite le principal lieu de pèlerinage de la région. La révolution chassa les Minimes en 1790. Leur monastère et la chapelle furent vendus, et rasés.












Velars_sur_Ouche_16En 1791, la statue fut transférée à Velars. L'église Saint-Blaise sera rebâtie en 1861, spécifiquement pour servir de nouveau sanctuaire. L'église Saint-Blaise comporte donc, derrière le maître-autel, un perron sur lequel prend place une niche dotée d’une épaisse grille de fer forgé, renfermant la statue miraculeuse.
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Velars_sur_Ouche_10Le pèlerinage fut repris en 1872 et une nouvelle chapelle sur la montagne d'Etang fut construite accolée à l'ancienne. Son dôme, surmonté d'une statue de 8 mètres de haut environ et de presque 10 tonnes, domine actuellement le site

http://www.saintemariesurouche.com/tourisme/index.php?page=carte.htm&commune=curiositevelarssurouche.htm
http://meutenotredamedetang.free.fr/index.php?page=nde

17 juillet 2010

La collégiale Notre-Dame de Beaune, historique

Sussey_pierre_pointe_1L'homme fut présent dans les environs de Beaune dès le Paléolithique inférieur. Le peuplement se poursuivit au Néolithique, puis au cours de l'âge du bronze, pour arriver à la période celte avec les Éduens qui contrôlèrent les échanges commerciaux entre l'axe de communication Saône-Rhône et le Bassin de la Loire.








Beaune_AIls s'installèrent alors à Belena, au carrefour des routes celtes où s'établit un marché. Belena à pour origine Belenos, le dieu gaulois, identifié plus tard à Apollon. La Bouzaize, l'une des deux rivières de la ville, fut un important lieu de culte à Borvo (dieu gaulois des sources bouillonnantes).

Belno Castrum à l'époque gallo-romaine, capitale du petit pagus Belnensis ou pays du Beaunois, fut ceint de murailles.  Après la conquête romaine, la culture de la vigne s'implanta autour de Beaune de façon durable, et s'y développa également le culte à Bacchus. Lors de la christianisation, le castrum se développa.







Beaune_saint_baud_leAu cœur du castrum, près de la source de Belenin (la Bouzaize) qui donna son nom à la ville, une  première église fut probablement édifiée à la fin du Vème siècle sur les ruines d’un temple d’Apollon. Elle renfermait des fragments des reliques de saint Baudèle (ou saint Baudile), ramenés de Nîmes par  par saint Romule et ses religieux, fuyant les Sarrasins.













Beaune_ND_4Aux alentours de l'an 1000, Saint-Baudèle s'avérant trop petite, le duc Henri le Vénérable, frère d'Hugues Capet, qui tenait son parlement à Beaune, signa la charte de fondation d'une nouvelle église plus vaste, à quelques encablures. Les matériaux d'un mur du castrum gallo-romain servirent à la première construction.








Beaune_ND_33La collégiale fut commencée dans le style roman, inspiré par la grande abbatiale de Cluny III. Beaune dépendait alors de l'évêque d'Autun, Étienne de Bagé, qui fit construire Saint-Lazare d'Autun et Saint-Andoche de Saulieu.










Beaune_ND_41aElle fut continuée et embellie au XII ème siècle par la duchesse Mathilde, venue s'établir à Beaune au décès de son mari Hugues II le Pacifique. Fille d'un seigneur auvergnat, Boson Ier de Turenne, tué lors d'une croisade, elle mourut en 1162 et fut ensevelie sous le maître autel.















Beaune_ND_13Il reste un fragment de marbre blanc de son tombeau, où elle se prosterne devant une vierge en majesté.
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Beaune_ND_36Beaune devint un centre de pèlerinage important, après l'arrivée de sa vierge noire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Beaune_plan

http://www.guide-site-touristique.com/beaune.php
http://www.escapadesbourgogne.eu/beaune.html

13 juin 2010

Olympie, le plan

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1. Propylée nord-est
2. Prytanée 
3. Philippéion 
4. Héraion 
5. Pélopéion 
6. Nymphée d'Hérode Atticus 
7. Métrôon 
8. Zanes (figures de Jupiter)
9. Crypte (passage voûté vers le stade) 
10. Stade 
11. Stoa d'Écho 
12. Monument de Ptolémée II et Arsinoé 
13. Stoa d'Hestia 
14. Bâtiment hellénistique 
15. Temple de Zeus 
16. Autel de Zeus 
17. Ex-voto des Achéens 
18. Ex-voto de Mikythos 
19. Victoire de Paionios 
20. Gymnase 
21. Palestre 
22. Théokoléon 
23. Hérôon 
24. Atelier de Phidias et basilique paléochrétienne 
25. Thermes du Kladéos 
26. Bains grecs 
27 et 28. Hôtelleries 
29. Léonidaion 
30. Thermes sud 
31. Bouleutérion 
32. Stoa sud 
33. Villa de Néron.

Olympie_3Le site d'Olympie est avant tout un sanctuaire. Un sanctuaire est placé dans un endroit particulier. Très souvent il est lié à un "bois sacré", l'alsos, Altis à Olympie. Il est délimité comme un espace que l'on doit préserver de toute souillure.
"Un sanctuaire est un téménos, c'est à dire un espace coupé du reste du territoire de la cité parce qu'il est consacré à une divinité." A ce titre, on remarque que le téménos d'Olympie dépasse le simple territoire de l'Altis.

Le sanctuaire lui-même, isolé par un mur, avait trois entrées principales: deux à l'ouest et une au sud, et quatre entrées pour les pèlerins.

14 juillet 2010

L'église Saint-Martin de Bellenot-sous-Pouilly

Bellenot_sous_Pouilly_3L'église, placée sous le vocable de saint Martin, date de la fin du XIIème ou du début du XIIIème siècle, comme l'attestent le clocher, le portail et les fenêtres du mur nord de la nef. Cette dernière a subi au XVIème siècle un important remaniement (fenêtre du mur ouest, lavabo, consoles). Le chœur a été reconstruit en 1830-1831.














Bellenot_sous_Pouilly_6Située en bordure ouest du village, l'église est précédée d'un porche à banquettes de pierre, couvert d'une voûte en brique en berceau brisé.

















Bellenot_sous_Pouilly_11Le portail, à linteau sur coussinets, est flanqué de deux colonnettes à chapiteau : le gauche est sculpté de deux têtes humaines et les deux tailloirs, d'une frise de besants. 
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Bellenot_sous_Pouilly_1La nef est éclairée à l'ouest par une grande fenêtre à deux lancettes, au nord par deux étroites baies en plein-cintre, au sud par deux fenêtres en arc brisé.











Bellenot_sous_Pouilly_4La tour du clocher est percée de baies jumelées en plein-cintre séparées par deux colonnettes, et couronnée d' une corniche à modillons.











Bellenot_sous_Pouilly_2Sa couverture est une flèche polygonale en tufeau à cordons saillants, percée de quatre ouvertures et cantonnée de clochetons.  Les chapiteaux des baies  sont sculptés de feuilles d' eau.
















Bellenot_sous_Pouilly_10Sur le devant de l'église, en haut du toit, une sculpture de saint Nicolas, avec les trois enfants sortant des tonneaux.
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13 juin 2010

L'enceinte sacrée

A l'intérieur de la clôture se trouvaient les temples et les bâtiments directement liés au culte :

Le temple d'Héra

Olympie_15L'Héraîon, édifié vers 650 avant notre ère, est le plus ancien des grands temples grecs, probablement le premier édifice dorique connu.
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Olympie_21Consacré à Héra, ce temple périptère de 64 m de long et 28 m de large, possédait 6 colonnes en façade et 16 sur les longs côtés.
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Olympie_20Elles étaient à l'origine toutes en chêne et furent progressivement remplacées par des colonnes de pierre.
Il abritait la table sur laquelle on plaçait les couronnes préparées pour les vainqueurs des jeux.
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Olympie_103L'autel d'Héra se trouvait à l'est du temple. C’est dans la cella de ce temple qu’a été découverte, en 1877, la fameuse statue de l’Hermès de Praxitèle portant Dionysos enfant.

















Le temple de Zeus

Olympie_66Ce temple périptère de Zeus Olympien fut construit entre 470 et 456 avant notre ère par l’architecte éléen Libon, grâce au butin fait par les Éléens dans leurs guerres contre Pisa et la Triphylie. De style dorique, il mesurait 64,12 m de long, et 27,68 m de large.
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Olympie_67Il possédait six colonnes en façade, treize sur les longs côtés, et un plan tripartite parfaitement classique. Le bâtiment, accessible à l'est par une rampe, était en calcaire coquillier local et recouvert de stuc blanc, hormis les métopes, les frontons et les sculptures, en marbre. Dans chaque fronton se logeait un ensemble de statues en marbre d'une exceptionnelle qualité qui sont en grande partie conservées.







Olympie_71Il subit plusieurs catastrophes, notamment un incendie vers 426, et un tremblement de terre un siècle plus tard, qui le détruisit. L'ensemble du site a été retrouvé enfoui sous une couche d'alluvions de plusieurs mètres d'épaisseur.










Olympie_112Il devait sa renommée à la statue chryséléphantine de Zeus qui siégeait à l’intérieur, sur un trône, situé au fond de la nef centrale de la cella. Haute de 12 mètres, elle était l’une sept merveilles du monde, et fut réalisée en huit ans (entre 440 et 430) par le grand sculpteur Phidias (il avait réalisé la statue d'Athéna qui ornait l'Acropole d'Athènes). Zeus tenait dans sa main droite la déesse de la Victoire, Niké, et dans sa main gauche un sceptre surmonté d'un aigle.












Olympie_113Le corps était fait d'ivoire, les cheveux, la barbe, les sandales, et la draperie, en or. Le trône était d'ébène et d'ivoire, incrusté de pierres précieuses. Par vénération pour le sculpteur, l'atelier fut conservé jusqu'au Vème siècle. A cette époque, la statue fut enlevée du temple pour rejoindre, à Constantinople, la prodigieuse collection de Lausos, chambellan de Théodose II. Elle disparaitra dans un incendie en 461.

A côté de ce temple figurait l'autel de Zeus, lieu où les offrandes en l'honneur de ce dieu étaient déposées.











Le prytanée

Olympie_8Le prytanée des Éléens, résidence des magistrats, fut construit en plusieurs étapes à partir du VIème siècle avant notre ère. En son centre se dressait l’autel de la déesse Hestia, où brûlait un feu perpétuel, et dans la cour à colonnade située à l’ouest, s’ouvraient des salles réservées aux officiels.









Olympie_7Il renfermait l'hestiatorion où était célébré le banquet offert aux vainqueurs des Jeux.













Le pélopéion

p_lop_ion_2C’était un monument bâti en l'honneur de Pélops. Il consistait en un autel ceint d'un mur pentagonal doté d'une entrée monumentale. Le monument connut de très nombreuses transformations entre le VIème siècle et le IVème siècle avant notre ère








Le mètrôon

Olympie_36Bâti au IVème siècle avant notre ère au pied de la terrasse des trésors, ce temple dorique périptère (6 x 11 colonnes, 10,62 mètres x 20,67 mètres) fut consacré à une Mâter, Athéna, Gaïa ou Rhéa-Cybèle avant d'être affecté, plus tard, au culte de Rome et d'Auguste. L'architrave était sans doute décorée en bronze. L'intérieur présentait les trois divisions ordinaires. A l'époque romaine, on y plaça des statues d'empereurs.








Le nymphée d'Hérode Atticus 

Olympie_23Le nymphaïon, fontaine monumentale, fut offert en 160 avant notre ère par Hérode et sa femme Regilla au sanctuaire. L’eau était récupérée à 4km du site par un aqueduc canalisant une source abondante.
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Olympie_24De forme semi-circulaire, il comportait des niches décorées de statues d’Hérode Atticus, des empereurs Antonin le Pieux, Hadrien, Marc-Aurèle et de membres de leurs familles.
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Les édifices votifs, les trésors

Olympie_50Sur une terrasse en pierre située au nord, au pied du mont Kronion, s'alignait une rangée de 12 petits édifices votifs en forme de temple consacrés à Zeus par des états-cités ou de riches fidèles.
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Olympie_53Ils sont désignés traditionnellement sous le nom de Trésors. Les ruines des trésors qui ont été mises au jour ont révélé une façade de style dorique. Tous offraient d'incroyables richesses artistiques et chacun présentait quelque caractère original, tous étaient pleins d'armes curieuses et antiques, offertes en ex-voto.









Les Zanes

Olympie_37Il y avait au pied de la terrasse des trésors 16 statues de Jupiter en bronze, les Zanes (forme plurielle du nom Zeus), qui avaient été sculptées grâce au produit des amendes infligées par les juges des Olympiades aux athlètes non respectueux des règlements en vigueur. Les bases nous ont livré de curieuses inscriptions en vers dont quelques-unes indiquent le motif de l'amende. Leur positionnement, le long de la voie menant au stade, était une forme d’avertissement aux compétiteurs.













La stoa d’Echo

Olympie_52Stoa est le terme grec désignant un portique, c'est-à-dire un bâtiment, ou la partie d'un bâtiment couvert, fermé à l'arrière par un mur plein, et ouvert en façade par une colonnade.
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Olympie_58C'est un lieu de rencontre, destiné à protéger diverses activités des intempéries. La stoa fut aussi appelée heptachêos en raison du son se répétant 7 fois en echo à l’intérieur.
Les premiers philosophes stoïciens grecs se réunissaient dans une stoa, d'où l'étymologie de stoïcisme. 










Le philippéion

Olympie_12Cet édifice circulaire en marbre, entouré de colonnes ioniques et couvert d’un toit conique qui se terminait par un grand acrotère à palmette (lanterne percée de fenêtres), fut érigé sur l'ordre de Philippe II de Macédoine après sa victoire à la bataille de Chéronée (338 avant notre ère).
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Olympie_14Ce bâtiment rond abritait les statues chryséléphantines, œuvres de Léocharès) de Philippe, de son épouse Olympias, de son père Amyntas III, de sa mère Eurydice et de son fils Alexandre le grand.
Le mur de l'Altis fut redessiné de sorte que le philippeion soit intégré dans les limites du site sacré, ce qui souligne l'évidence, pour les Macédoniens, d'appartenir au monde grec. La restauration partielle du temple fut finie en 2005.
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14 juillet 2010

L'église Saint-Cyr et Sainte-Juliette de Clamerey

Clamerey_11L'église aurait été fondée au VIIIème siècle, comme le laisse supposer la découverte de plusieurs tombes mérovingiennes sur le site.

















Clamerey_1De cette période il ne subsiste sans doute aucun vestige visibles que des pierres de fondations au pied du croisillon sud.












Clamerey_12L'église actuelle remonte au XIIème siècle. Bâtie sur un plan cruciforme, elle comporte un chœur à chevet plat et deux croisillons, ces trois éléments étant voûtés en berceau.











Clamerey_9A leur intersection, la croisée, qui, elle, est voûtée d'arête, supporte un clocher couvert à deux pentes percé de quatre ouvertures géminées à colonnette.
















Clamerey_4La nef était primitivement flanquée de deux bas-côtés étroits donnant par un passage en arc brisé sur les croisillons.
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Clamerey_21Au XVème siècle, la séparation en maçonnerie délimitant, à l'intérieur, ces trois éléments, fut supprimée, sans doute pour créer un espace plus dégagé, celui-ci étant alors recouvert par une charpente à chevrons soutenant une voûte en lambris.










Clamerey_2Il y a de fortes chances pour que l'édifice du XIIème siècle ait été couvert dès l'origine en lave, employée de façon courante en Bourgogne. Les charpentiers du XVème, qui modifièrent la toiture, adoptèrent également ce matériau.










Clamerey_14Une nouvelle intervention eut lieu au XIXème siècle, qui consistât à restaurer la couverture de l'ensemble, ainsi que le porche d'entrée ouest, et à réaliser une sacristie côté nord et un escalier hélicoïdal au sud, pour l'accès au clocher.
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Clamerey_0a100 ans plus tard, le conseil municipal dut restaurer à nouveau la couverture de l'édifice, dont une partie avait glissé sur la nef. (Benoit Delarozière, 1991)










Clamerey_5L'église possède un patrimoine mobilier remarquable, dont la dalle funéraire de louis de Quinart de Thelis, mort en 1381 et de Jaquette de Crux sa femme, et celle d'Aime Julien, écuyer, seigneur de Verchisy, Montmançon, Clamerey et Chevannay mort en 1569.
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Clamerey_7Plusieurs statues en calcaire peint en polychromie datent du XVIème siècle :

Une Vierge de Pitié















Clamerey_25Un saint  évêque

Clamerey_16Sainte Barbe
















Clamerey_24Sainte Marguerite

Sainte CatherineClamerey_23
















Clamerey_15Et d'autres...
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Clamerey_20Une piscine double, chose rare.













A l'extérieur se trouve une Clamerey_26croix de cimetière du XVIIème siècle,
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Clamerey_3ainsi que plusieurs sarcophages en calcaire datées du VIIIème et IXème siècles.












Clamerey_28Plus loin sur la route, une croix de chemin.

http://www.petit-patrimoine.com/fiche-petit-patrimoine.php?id_pp=21177_2

13 juin 2010

Olympie, les bâtiments civils

Les bâtiments auxiliaires, chambres des prêtres, les bains, les chambres, les salles d'entrainement, etc, étaient situés à l'extérieur du complexe :

Le théokoléon

Olympie_79La résidence des prêtres (theokoles) était de forme rectangulaire.
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Olympie_80Elle hébergeait également  les  manteis (ceux qui donnaient les réponses oraculaires), les spondophoroï (citoyens éléens qui annonçaient la trêve et le début des Jeux), les exégètes (ceux qui expliquaient aux visiteurs étrangers les rituels des Jeux) , les aulètes (ceux qui jouaient de la flûte durant les sacrifices).











Le stade d'Olympie

Olympie_38Le stade, creusé sur la pente du Kronion, avait une entrée réservée aux cortèges officiels, à l'angle est de l'Agora.












Olympie_40On avait fait de ce passage un tunnel long de 32 m (appelé crypte) quand, à l'époque macédonienne, on avait exhaussé les talus, pour permettre à un plus grand nombre de spectateurs d'y prendre place.










Olympie_44Ces talus n'étaient que des pentes ou des gradins gazonnés. La piste était limitée par une bordure en calcaire blanc, où de distance en distance des trous permettaient de ficher des poteaux. Entre les poteaux se plaçaient les coureurs.










Olympie_46A une des extrémités de tenait une tribune pour les Hellanodices (hellanodikai, juges, ou agonothetai, organisateurs des jeux : leur devoir sacré était de veiller aux normes et à l'héritage des jeux et de maintenir le respect de ses règles),
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Olympie_45et près d'un autel s'asseyait la prêtresse de Déméter Chamyné, seule femme admise aux jeux. 

















Olympie_48Avec le développement des jeux et l'augmentation du nombre de pèlerins, il devint nécessaire de créer un véritable stade, avec une surface allongée suffisamment plane pour que les athlètes puissent s'y produire. On désigne le premier stade par « stade I », qui fut réalisé vers 560 avant notre ère. Encore très rudimentaire, on avait mis à profit le relief naturel offert par le terrain : les spectateurs se servaient du talus pour s'asseoir.






Olympie_43Son orientation était est-ouest. Il fut remplacé à la fin du VIème siècle par le « stade II », dont la pente méridionale réservée au public atteint 3 mètres. Ce que l'on voit aujourd'hui sont les restes du « stade III » déplacé de 12m vers le nord et de 75m vers l'est par rapport au précédent. Il se trouve ainsi placé hors de l'enceinte sacrée. Cette légère délocalisation pourrait être, outre un besoin de plus de place, celui d'une laïcisation des jeux.






Olympie_42La piste du stade était un rectangle de 212m sur une largeur variable de 28,60m aux extrémités à 30,70m au milieu. Elle était couverte d'un mélange de terre et de sable, et limitée à l'est et à l'ouest par deux longues bordures de calcaire blanc de 45cm de large, lignes d'arrivée (terma) et de départ (valvis) des coureurs. La distance entre les deux correspond aux six cents pieds de la course simple, c'est-à-dire 192,24m (soit, d'après la légende, six cents fois la longueur du pied d'Héraclès). Il existait plusieurs épreuves : la première consistait à faire un tour de piste (le dromos), la seconde deux (le diaulos) et la troisième 7,14 ou 24 tours (le dolichos). La piste était entourée d'une rigole de pierre ponctuée régulièrement de bassins qui, alimentés par des sources, fournissaient une eau fraîche aux athlètes et aux spectateurs.







Olympie_41Après l'aménagement des remblais autour de la piste, les spectateurs pouvaient se rassembler jusqu'à 50 000, mais ils ne bénéficièrent  jamais, à Olympie, de véritables gradins. Au sud du stade se trouvait l’hippodrome, qui atteignait une longueur totale de quatre stades (soit environ 780 mètres); il n'a malheureusement guère laissé de traces car il a été emporté par les crues du fleuve Alphée. 







Olympie_47Je me suis retrouvée seule au milieu du stade. J’ai laissé aller mon ressenti. Une énergie très forte m’a enveloppée, puissante, et émotionnellement dérangeante. J’ai pleuré, submergée par l’égrégore du lieu.











La palestre

Olympie_82C’est ici que les maîtres de gymnastique (paidotribaï) entraînaient les garçons à l'athlétisme et à la lutte. La palestre, construite au IIIème siècle avant notre ère, était un bâtiment à peu près carré (66,35 x 66,75 mètres), au sol recouvert de sable.









Olympie_85Autour d'une cour péristyle, cernée de colonnades doriques, les portiques étaient organisés en petites pièces où les athlètes se préparaient et s'entretenaient avec leur entraîneur.












Le gymnase

Olympie_5Au nord, la palestre était reliée au Gymnase, (environ 120x 220 mètres) espace découvert entouré de portiques sur ses quatre côtés. C’est là que se faisaient les entraînements sur piste (dont le javelot, le disque et la course), quand le temps le permettait. Il fut aménagé au IIème siècle avant notre ère, mais la porte monumentale, propylée aux colonnes corinthiennes, qui le réunit à la palestre, remonte plutôt à la fin de ce siècle. 





Le bouleutérion

Olympie_68De plan rectangulaire, siège du sénat olympique (autorité supérieure des Jeux), il était destiné à l’assemblée du peuple. C’est également à cet endroit que les concurrents venaient prêter serment, avant les Jeux, de respecter les règlements en vigueur, sous peine de devoir verser une amende. Il servait également d'Hôtel de Ville, c'est là qu’étaient conservées les archives.








L’atelier de Phidias

Olympie_78C’est dans cet atelier que fut sculptée la statue chryséléphantine de Zeus.












Olympie_77Les murs étaient à l'origine en brique crue posée sur un lit de pierre. À l'époque paléochrétienne, au Vème siècle, une église byzantine fut dressée sur le même emplacement.
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Olympie_74L'ancienne porte monumentale de l'atelier fut alors convertie en abside.
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Le léonidaion

Olympie_72Ce grand bâtiment à l'extérieur de l’Altis (au loin sur la photo), au sud-ouest, divisé en chambres et appartements, agrémenté de jardins et de fontaines, était un logis de luxe. Il fut construit en 330 avant notre ère par un architecte et mécène, Léonidas de Naxos.









Olympie_17Il servait d'hôtellerie pour les hôtes de marque et les athlètes. Son nom lui vient de son donateur et architecte Léonidas de Naxos. Monument à peu près carré (80,20 x 73,50 mètres) entouré d'une colonnade ionique, il sera quelque peu retouché plus tard pour servir de résidence aux dignitaires romains.










La villa de Néron

Olympie_61Située sur l’emplacement de l’ancien temple d’Hestia, cette villa luxueuse, à cour péristyle, fut construite en hâte pour l’empereur Néron qui participa aux Jeux en 65 (, organisa un concours de poésie).










Olympie_62Elle comportait beaucoup de pièces, de jardins, de bains. Les mosaïques ont été préservées.
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La victoire de Paionios

Olympie_102La statue est en marbre de Paros sculpté d'un seul bloc. Haute de 2,115 mètres (sa hauteur originelle était de 3 mètres environ), elle représente la déesse de la Victoire Niké qui va se poser, la pointe du pied gauche posée sur le sol. Les deux bras sont largement ouverts. Elle est habillée d'un chiton plaqué contre le corps par le vent, et d'un manteau largement déployé derrière elle. La tête et la draperie sont abîmées et les deux avant-bras manquent ; il reste cependant un fragment de la main droite.












Olympie_64Une inscription sur la base triangulaire permet d'identifier le sculpteur, Paionios :
« Offrande à Zeus Olympien des Messéniens et des Naupactiens, la dîme (du butin pris) sur les ennemis. Œuvre de Paionios de Mendè qui remporta le prix en réalisant les acrotères du temple. »
La statue est également mentionnée par Pausanias, qui en fait une offrande des Messéniens de Naupacte suite à leur victoire contre les Acarnaniens et la tribu des Œniades en 428 avant notre ère.

14 juillet 2010

L'église Saints-Celse-et-Nazaire de Bessey

Bessey_la_Cour_2aConsacrée aux saints Celse et Nazaire, l'église fut bâtie au centre du village à la fin du XIIème siècle, sur un ancien tertre.


















Bessey_la_Cour6Elle est surmontée d'une tour de clocher à baies jumelées et colonnettes à chapiteau .
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Bessey_la_Cour4Le tympan de la porte  d'entrée est orné d'une croix tréflée.
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Bessey_la_Cour10L'abside est éclairée par trois baies en plein-cintre disposées triangulairement.

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Bessey_la_Cour3La voûte de la nef et du chœur est  de type berceau brisé clunisien reposant sur des arcs doubleaux qui prennent appui sur des piliers massifs. Ces arcs subdivisent la nef en trois travées.










Bessey_la_Cour9Au-dessus d'une fenêtre est gravé un calvaire posé sur trois marches (encore le nombre 3), entouré du soleil et de la lune.

13 juillet 2010

Église Saint-Germain-d'Auxerre de Bligny-sur-Ouche

Bligny_sur_Ouche_2Bligny (étymologiquement provenant de Bel, Ou de bhla-n, racine hydronymique indo-européenne) fut la première bourgade construite près de la source de l’Ouche.
Les premières traces écrites de Bligny-sur-Ouche remontent à 879. A cette époque, le village s'appelait Beligny-sur-Oische.









Bligny_sur_Ouche_5Bligny fut donnée au VIIIème siècle à l’évêché d’Autun. Au cours du Moyen Age,  les ducs de Bourgogne tentèrent de s’approprier cette terre, sans succès. La  "Poûté de Beligny" était gouvernée alors par des doyens ou des majordomes. Cette fonction devint héréditaire et la famille dépositaire de cette fonction prit le nom de Le Maire ou Maire. Ainsi, en 1257, la Mairie de Bligny est recensée comme "fief roturier et héréditaire". La gestion effective de la Poûté était cependant sous la tutelle d’un bailli.
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Bligny_sur_Ouche_6Datant de la fin du XIème, début XIIIème et XIVème siècles, l'église Saint-Germain-d'Auxerre serait bâtie sur une substruction remontant à l'époque Mérovingienne. Elle fut construite dans  l'enceinte du château, détruit en 1478 sur ordre de Louis XI le gros.
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Bligny_sur_Ouche_plan_2Autrefois orientée au levant, elle était constituée de 3 nefs de 3 travées, jusqu'au transept qui portait, en son centre, sur des arcs très bas, la tour carrée du clocher.
Au sud, le mur épais de 1 m 89 formait la clôture du château.









 

 

 

 

 

 

 

Bligny_sur_Ouche_4Le clocher pyramidal à baies géminées fut reconstruit au XVème siècle. La base est décorée de bandes lombardes. Le beffroi est percé sur chaque face de quatre baies en plein cintre reposant sur des colonnettes. La flèche pyramidale octogonale en tuf a une hauteur de 41 mètres.
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Bligny_sur_Ouche_12Au XVIème siècle, les voûtes furent refaites.
Au XVIIIème, les ouvertures furent agrandies.











Bligny_sur_Ouche_11Au delà, à l'orient, le chevet rectangulaire est flanqué de chapelles. Les piliers cruciformes sans base sont à chapiteaux rectangulaires.











Bligny_sur_Ouche_16Les bas-côtés sont éclairés par des lancettes.












Bligny_sur_Ouche_19Au dessus de la sacristie se trouve le tableau "la Cène" datant du XVIIème siècle.










Bligny_sur_Ouche_20Dans l'ancienne chapelle Saint-Claude se trouve une dalle funéraire à effigie gravée de la famille Lemaire, du XIVème siècle, ainsi que la statue de saint Germain d'Auxerre, statue en pierre du XVème siècle, mutilée à la révolution.
Un bas relief dans le mur est ce qui reste d'un ancien retable, où l'on voit le baptême du Christ et saint Joseph.








Bligny_sur_Ouche_18Les culots du XIIIème siècle sont sculptés de figures humaines, alors qu'un imposte présente d'étranges têtes porcines.
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Bligny_sur_Ouche_17L'un des culots montre un homme avec un serpent enroulé autour du cou, possédant deux têtes.












Bligny_sur_Ouche_14Dans la chapelle Saint-Sébastien se trouve la bannière de la confrérie, et un chef d'œuvre en bois sculpté, porté le jour de la saint Sébastien.
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5 juillet 2010

Ladoix-Serrigny, chapelle Notre-Dame du Chemin

Ladoix_Serrigny_Chapelle_ND_1L'histoire du sanctuaire appelé aujourd'hui Notre-Dame du Chemin remonte bien avant le christianisme.
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Ladois_Serigny_chapelle_003aSe trouvaient là une source miraculeuse, disparue de nos jours, et un puits celtique, qui existe encore sur le côté nord.
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Ladoix_Serrigny_Chapelle_ND_7Le culte de la déesse-mère fut remplacé par celui de Marie, comme bien souvent.  Au XI ème siècle, une vierge noire était vénérée qui permettait aux enfants morts-nés de revivre le temps du baptême, avant d'être inhumés dans le cimetière tout proche, entouré de buis (on a retrouvé, lors des fouilles, les sépultures : ces enfants devaient être enterrés séparément des autres chrétiens).

Ladois_Serigny_chapelle_004aC'était un  culte dit "à répit".Il existe encore la piscine qui servait aux rituels des offices...










Ladoix_Serrigny_Chapelle_ND_11Le sanctuaire, construit sur le "tapet" ou tertre, où les marchands, commerçants de l'étain et du sel s'arrêtaient pour se reposer, devint une halte sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle, puis un lieu de pèlerinage  recevant les vœux de grossesses des duchesses de Bourgogne. Ces dernières revenaient après leurs couches en cérémonies de relevailles pour remercier la Vierge.







Ladoix_Serrigny_Chapelle_ND_2Les différentes paroisses de Beaune et des villages proches venaient régulièrement en procession. On compta lors de telles manifestations jusqu'à 3000 fidèles en 1512.

Puis la chapelle fut vendue comme bien national à la Révolution. Elle fut habitée, partagée entre plusieurs familles et même utilisée comme grenier, grange et écurie. La partie romane fut ainsi  utilisée jusqu'au début du XX ème siècle tandis que la partie gothique fut rachetée et restaurée à la fin du XIX ème.





Ladoix_Serrigny_Chapelle_ND_12La chapelle se compose de deux parties distinctes : une partie occidentale romane du XI ème siècle, divisée en pièces et étages (anciennement  transept et nef), et un agrandissement gothique du XVème siècle, chœur et nef, correspondant aux travaux financés en 1434 par le duc de Bourgogne Philippe le Bon.
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Ladoix_Serrigny_Chapelle_ND_14Il semblerait que la chapelle gothique du XI ème siècle,  était vouée à remplacer la chapelle romane réaménagée au XII ème, mais les travaux furent arrêtés à mi-chemin au moment où la nef gothique rencontre le chœur roman dont l'abside et ses absidioles ont été détruites à ce moment-là.









Ladoix_Serrigny_3bDeux sondages ont permis de prouver l’existence de collatéraux pendant l’état du XII ème siècle de la chapelle. Le plan d’état du XII ème siècle serait donc bien celui d’une église pourvue d’un transept terminé par un triplet d’absides et de collatéraux de même largeur, la nef étant rythmée par des piliers que relient, d’est en ouest, des arcs en plein cintre. Seule la croisée de transept possède encore une voûte d’arêtes, portée par des piliers composés.



Ladoix_Serrigny_Chapelle_ND_4La "Société civile immobilière de Pernand", ancêtre de la "Société des amis de la chapelle Notre-Dame du Chemin" a racheté à quatre propriétaires la partie occidentale de l'édifice et débuté les opérations de restauration qui se poursuivent actuellement.Ladoix_Serrigny_Chapelle_ND_8

Pour voir la carte, cliquer ici.









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29 juin 2009

Le menhir de Pierre-Pointe à Sussey (Côte-d'Or)

Sussey_pierre_pointe_1La pierre est située sur le haut d’une colline, au milieu d’un champ près du hameau de Vousvres (qui ressemble fort à vouivre, il me semble…). Elle se trouve exactement au point de partage des eaux du bassin de l'Yonne et de la Loire. C'était également la limite des trois anciennes divisions des Eduens :
- Le Pagus Morvinnensis ou Morvan
- Le Pagus Alésiensis ou Auxois
- Le Pagus Arebrigus ou Région D'Arnay le Duc




Sussey_pierre_pointe_5C’est un bloc de granit de 4m30 de haut sur une largeur de près de 1m50. Sa partie enfouie mesure 1m30, ce qui en fait un monolithe de 5m60. Daté du Néolithique, il fût classé Monument Historique le 7 mars 1910.

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Sussey_pierre_pointe_6Au siècle dernier, on pouvait encore y voir, adossée, une sorte de table de pierre ou autel, constituée d’une pierre de 1m50 de long sur 1m de large. Enlevée en 1808, elle a, de nos jours, disparu.

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Sussey_pierre_pointe_4Une légende raconte qu’on voulut un jour l’abattre :

Afin d’aller chercher sous la pierre un trésor, un seigneur voulut la faire tomber. On l’attacha à l’aide de solides cordes que l’on fit tirer par des bœufs. La pierre commença à basculer. Elle appela alors sa voisine, la pierre Sarazine, à son secours. « Sârâienne, ma bonne Vouâienne, si tu ne vins ai mon aide, les bœufs de devez pierre pointe m’emmeunent ! » 







Sussey_pierre_pointe_2Les cordes alors cassèrent et les bœufs, pris de panique, se sauvèrent. Ce fut l’affolement et l’on vit même un pigeon blanc s’échapper. C’était la fée qui habitait la pierre. Depuis ce jour, personne n’a jamais plus osé recommencer un tel sacrilège.

 

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12 juillet 2010

L'église de la Sainte-Trinité

Chevigny_Saint_Sauveur_1Chevigny est mentionné en tant que village (Chevigniacum) pour la première fois dans un texte de l’an 878.
L’origine gallo-romaine ne fait guère de doute : une villa fut retrouvée lors de travaux. Chevigny servait au commerce, étape sur une route importante qui pourrait expliquer le développement du village.








Chevigny_Saint_Sauveur_9Au XIIème siècle, en 1178, sa chapelle devint l’église de la Trinité , dédiée au Saint-Sauveur. C’est en cette église que Philippe le Hardi, le 25 novembre 1376, tint sur les fonts baptismaux le fils de Jean de Vienne, amiral de France et ami de ce premier duc Valois de Bourgogne.









Chevigny_Saint_Sauveur_3En 1513, les Suisses investirent la région de Dijon, saccagèrent le village et brûlèrent l’église. Les archives précisent qu’en 1515, une bulle du pape Léon X accorda des indulgences aux fidèles qui contribueraient à la restauration de leur église.










Chevigny_Saint_Sauveur_5L’édifice fut donc refait avec soin par les chanoines réguliers de l’Abbaye de Saint-Étienne de Dijon qui ont desservi la paroisse jusqu’à la révolution.











Chevigny_Saint_Sauveur_2L'église a conservé de l'époque romane son abside en cul-de-four et son portail. La base du clocher est aussi du XIIème siècle, peut être même XIème. Le transept, la nef et le clocher carré sont du XVIème siècle, les chapelles sont des XVème et XVIIème siècles.















Chevigny_Saint_Sauveur_4L’église, désaxée comme beaucoup d'édifices suivant les différentes failles et autre cours d'eau souterrains, est orientée avec le chœur tourné vers l’est.











Chevigny_Saint_Sauveur_7Sur le pignon portant la croix et restauré en 1976 (suppression d’une fenêtre rectangulaire et ouverture d’une fenêtre romane) s’ouvre la porte, avec un arc roman en plein cintre des XIème ou XIIème siècle.










Chevigny_Saint_Sauveur_6L’ancien porche fermé fut remplacé par un abri auvent en bois réalisé en 1976.
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Chevigny_Saint_Sauveur_10La chapelle nord, de style gothique flamboyant, fut construite en 1494 grâce à la générosité de Madeleine de Beaumont, dame de Chevigny, sous le vocable de la Vierge.

http://chevigny.histoire.over-blog.fr/
http://www.petit-patrimoine.com/fiche-petit-patrimoine.php?id_pp=21171_5
http://www3.lejsl.com/dossiers/cybercom/vueduciel/Chevigny.pdf

9 juillet 2010

L'église de Saisy

Saisy_1La ville de Saisy doit son nom à la famille de Saisy (plus tard de Saisy de Kerampuil), originaire de la région et qui s'installe en Bretagne  à la fin du XIIe siècle siècle.
















Saisy_6Au cœur du bourg siège l'église romane du XIIème siècle. L'abside, entièrement dans son aspect primitif, est construite en grès local, des voûtes supportaient la toiture en lauzes sans la moindre pièce de bois.










Saisy_5Quelques décorations simples, un visage sur un corbeau de la corniche du clocher.












Saisy_3Le clocher n'a pas de flèche, mais un simple toit en bâtière.












Saisy_2Quelques pierres blanches en calcaire ont été récupérées d'un édifice précédent, difficilement datable.
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Saisy_7Les pierres de l'encadrement de la grande porte sont très érodées.
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Saisy_16Dans certains cas, l'édifice pouvait devenir un retranchement : des cavités aménagées dans le mur permettaient de placer un épar pour bloquer la porte.







Saisy_12Les piliers, épais et peu ouvragés sont décorés de cannelures sur plat.












Saisy_14Le mur nord de la nef contient un enfeu où repose le petit fils du seigneur de Sivry, Jean de Bellore, mort en 1312.

















Saisy_13Vers la fin du XVIIème siècle, le sol de l'église, alors en terre battue, fut pavé en grande partie avec des pierres tombales récupérées dans le cimetière entourant l'église. (photos de l'intérieur tirées du site http://association.randonne.free.fr/ , l'église étant fermée lors de mon passage, et personne ne pouvant me dire où se trouvaient les clés...)

29 juin 2010

La fontaine Saint-Martin

Beuray_Bauguay_1Ce village possède un ancien sanctuaire. Très ancien. Comme d’habitude, le lieu de culte fut repris par le christianisme, et une chapelle Saint-Martin fut édifiée à ses côtés.












Beuray_Bauguay_7Entourée d’un cimetière, la chapelle date du XIIème siècle et fut remaniée au XVème. Une restauration de l'édifice eut lieu en 1985. La toiture est couverte en laves, et la façade surmontée d’un clocher-mur. Elle est éclairée par deux fenêtres en plein-cintre, l'accès se fait par un portail en arc segmentaire.










Beuray_Bauguay_3De nombreuses et anciennes dalles mortuaires sont encore posées tout autour, ainsi que sous un arbre.

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Beuray_Bauguay_6La fontaine est probablement le vestige d’un ancien sanctuaire de source païen. Seule la coupole sculptée est d’époque gallo-romaine, les piliers (sans doute plus élevés à l'origine), les murets et le bassin ont été refaits au XIXème siècle à partir d’éléments en remploi.










Beuray_Bauguay_5Selon une tradition orale, l’eau de la source passait pour avoir des vertus curatives et on y trempait les linges des enfants malades. Encore de nos jours, elle passe pour soigner la fièvre, mais pour cela faut-il tourner trois fois autour de la pierre en coupole posée sur la source, puis s’allonger dessus à plat ventre et dormir…









Beuray_Bauguay_10L’édicule de plan carré abrite un bassin bordé d’un muret sur trois côtés. Il est constitué de quatre courts piliers de section octogonale supportant une superstructure monolithe en forme de coupole en pendentifs, à extrados en couverture.











Beuray_Bauguay_12Sur les quatre côtés, la coupole forme un arc segmentaire, couronné d’une archivolte moulurée faisant saillie sur l’extrados. Un trou d’écoulement des eaux pluviales est ménagé dans chaque angle. L’angle antérieur gauche brisé a été rescellé au ciment et renforcé par deux agrafes de fer.










Beuray_Bauguay_9La coupole est ornée d’un décor concentrique en bas-relief formé d’une rosette centrale entourée d’une guirlande végétale, de deux rangs de feuilles imbriquées en écaille, puis d’une seconde guirlande.











Beuray_Bauguay_8Les pendentifs sont sculptés de motifs en volutes adossés. L’intrados des arcs présente un décor de caissons avec alternance d’une rosette et de deux quatre-feuilles, et l’archivolte, une frise végétale.

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29 juin 2010

La fontaine des Laides


Bouze_les_Beaune_1Étymologiquement, Bouze signifie « Bois » (du radical celte « Bos » ). Ce pays du bois fut colonisé et habité dès la préhistoire, au néolithique et à l’âge de bronze, pour preuve la nécropole néolithique sur le site du « Croconnet » comprenant une soixantaine de tumuli et la grotte préhistorique de la Mollepierre.









 

 

 

Bouze_les_Beaune_3Le village de Bouze-les-Beaune fut fondé par les moines de Sainte-Seine au début du Moyen Age, vers 1134.

Avant s'y trouvait déjà une source appelée « Source des Laides » datant du XI ème siècle, qui était réservée aux lépreux (les laides) qui venaient s’y laver et boire. Elle fut restaurée il y a peu.


 






 

 

 

 

Bouze_les_Beaune_2Je dois dire que cette source n’est guère inspirante. Il devait certes y avoir une raison à l’époque pour que les malades l’utilisent, mais vu le dépotoir que c’est devenu (je ne vous mets pas les photos du beau canapé et des vieux cartons au dessus…) je crois que je préfère la vue de l’autre côté.

8 juillet 2010

L'église Saint-Cassien de Savigny-lès-Beaune

Savigny_l_s_Beaune_1Savigny-lès-Beaune est situé entre la Montagne de Corton et Beaune. Le vignoble est très ancien, il a longtemps appartenu au domaine ducal, aux abbayes voisines, aux chevaliers de Malte. Les vins de Savigny, d'après l'inscription sur la porte du cellier du château,  sont « nourrissants, théologiques et morbifuges »...
L'église est dédiée à saint Cassien, natif d'Alexandrie, qui fut le 5ème évêque d'Autun (où il fut Inhumé en 340).






Savigny_l_s_Beaune_13Les fondations de l'ancienne église remonterait au VIIème siècle. Il fut endommagé et incendié au XIème, au moment des invasions barbares.  On a en effet trouvé au cours de travaux, un nombre important de pierres noircies ou calcinées, provenant sans doute de la première église, et qu'on avait de nouveau employées pour édifier l'infrastructure du clocher qui date de la seconde moitié du XIIème.

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Savigny_l_s_Beaune_2De style roman, il est construit en tuf de rivière. Assez remarquable par sa taille monumentale, sa base est carrée avec baies géminées, la flèche octogonale est flanquée de quatre clochetons. Il culmine à 33 mètres.  La zone inférieure qui le supporte, œuvre de la fin du XIème siècle, montre que le sanctuaire devait être assez important et qu'il se terminait sans doute par une abside circulaire.

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Savigny_l_s_Beaune_8L'église actuelle existe depuis 1443 et révèle, à l'intérieur de la voûte du clocher, une fresque du XV ème siècle (mise à jour lors de la restauration de l'église en 1935), qui paraît être l'œuvre d'artistes de l'école de Van Der Weyden. Elle fut semble-til exécutée selon les cartons du peintre dijonnais Pierre Spicre, auteur des célèbres tapisseries de l'église Notre-Dame de Beaune.













Savigny_l_s_Beaune_9Le thème de cette peinture est la présentation par quatre anges, à l'adoration des apôtres, des martyrs et des saints, des instruments de la passion. L'un tient la croix, un autre le roseau surmonté d'une éponge, le troisième la colonne de la flagellation, le quatrième la couronne d'épines.

Autour de saint Cassien, on aperçoit la Vierge, les saints Pierre, Paul, André, Thomas, Dominique, Jacques, Françoisd'Assise, Antoine de Padoue, et les saintes Barbe, Apolline, Madeleine...
Le chœur date du XVème siècle dans sa période pure de style. Les deux chapelles situées au nord et au sud sont inégales. Ainsi, l'entrée était, selon toute vraisemblance, précédée d'un porche couvert. L'église devenue trop petite, fut agrandie entre 1785 et 1789.







Savigny_l_s_Beaune_7Dans la chapelle de la Vierge, une voûte magnifique.
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Savigny_l_s_Beaune_16Savigny, outre sa belle église, possède un musée où sont exposées.... les Abarth. Oh sì. Sono così belli...









Savigny_l_s_Beaune_4http://www.mairie-savignylesbeaune.fr/21/SAVIGNY_LES_BEAUNE/

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