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lieux sacrés
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28 octobre 2011

Les vierges noires de Clermont-Ferrand



La vierge d’Etienne II



Notre_Dame_de_l_Assomption_VN_10C’est au Xe siècle à Clermont qu’apparut la toute première statue d’une vierge en majesté. Vers 946, Etienne II, alors évêque, commanda à Alleaume, un clerc à la fois architecte, sculpteur et orfèvre, une statue reliquaire pour la Vierge. N’oublions pas qu’Etienne fut tout d’abord évêque de Conques, où nous trouvons la statue de sainte Foy, statue reliquaire dorée à l’or fin, fabriquée sans doute au IXe siècle. Etienne a du s’en inspirer. Cette première statue, destinée à orner l’autel de la nouvelle cathédrale, est sans doute l’archétype des vierges romanes auvergnates. Cette statue reliquaire avait une tête en vermeil entourée de pierreries, son corps étant recouvert de plaques d’or, d’argent et de cuivre, la chaire rehaussée d’or et de pierres précieuses.
Détruite et fondue pour la monnaie de Paris pendant la révolution, sa trace fut retrouvée dans le « Codex Claramontanus » de la bibliothèque de Clermont-Ferrand. Le Codex, copié au XIe siècle en latin, décrit, par l’intermédiaire du diacre Arnaud racontant la vision de Robert, abbé de Mozac, les circonstances de la réalisation de la statue : « Il la (la cathédrale) dédia en l’honneur de la Mère de Dieu toujours vierge, et la fit si belle qu’en nos temps on n’en trouverait pas de pareille dans tout l’univers ».
Au verso de la page se trouve un dessin à la plume représentant la statue. La Vierge est assise sur un trône, l’enfant sur les genoux, représenté avec une tête adulte. Les mains sont démesurées. 9a rappelle quelque chose il semblerait…



Notre-Dame de la Bonne-Mort



Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_VN_1La vierge noire présentée à l’heure actuelle dans la cathédrale n’est pas la vierge d’Etienne. Personne ne sait d’où elle provient vraiment. Elle fut retrouvée en 1972 dans le tombeau d’un évêque de Clermont qui s’était fait enterrer avec elle, et porte à cause de cela le nom de Notre-Dame-de-la-Bonne-Mort.

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_VN_4aC’est une vierge en majesté du plus pur style auvergnat, proche de Notre-Dame de Marsat. Elle fut restaurée, transformée en vierge noire et dorée au XIXe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le trésor de la cathédrale nous présente trois autres vierges auvergnates :



Notre-Dame de Chalus-Lembron




Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_VN_Chalus_1Le château de Chalus et sa chapelle, devenue église paroissiale, possédait une vierge en majesté. Sans doute cachée pendant la révolution, elle fut retrouvée par une petite fille de 7 ans, Marie Panel, en 1886 alors qu’elle jouait à cache-cache avec des copains dans une cave du village.

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_VN_Chalus_2Réalisée au XIIe siècle, de couleur rouge et verte, elle mesure 75 cm. Elle ressemble trait pour trait à Notre-Dame de Tournus.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre-Dame de Colamine-sous-Vodable

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_VN_ColamineCette vierge en majesté fut retrouvée en compagnie de 6 autres statues polychromes, cachée derrière le retable du maître-autel de l’église du village le 16 août 1979 lors de travaux de réfection. Elle fut réalisée au XIIe siècle, et possède des plis verticaux sur sa robe avec bandeaux à mi-manche.

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_VN_Colamine_1

 

 

 

 

 

 

 

Notre-Dame de Roche-Charles

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_VN_Roches_charlesC’est dans la chapelle du château de Roche-Charles, perchée sur un piton escarpé et encore à l’écart de toute route, que se trouvait une vierge en majesté du XIIe siècle. Près de l’église coulait une source, la fontaine Notre-Dame. La statue est partie pour Clermont, mais le pèlerinage, chaque 15 août, continue.
Cette vierge a la particularité de tendre ses bras, comme l’enfant qu’elle porte, vers celui qui la regarde.

 

 

 

 

 

 

Et le musée d'art Roger-Quilliot possède deux autres vierges en majesté :



Notre-Dame de Vernols



Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_VN_Vernols_1Datant de la fin du XIIe, la vierge, droite, porte un voile maintenu sur le front par un bandeau circulaire. Un pallium noué au cou retombe droit sur son torse. Le pallium est un ornement liturgique catholique dont le port, sur la chasuble, est réservé au pape, aux primats et aux archevêques métropolitains pendant la célébration de la messe. Bizarre de le retrouver sur une Vierge. La statue aux longs doigts, en bois fruitier, mesure 78cm de haut, sur une base de 30 cm. Elle est restée dans son église jusqu’en 1911.

 

 

 

 

 

 

Notre-Dame d’Usson



Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_VN_Usson_1La vierge en majesté en bois sculpté et peint polychrome, date du XIIe siècle. Usson est certes plus connu par son château, démoli sur l'ordre du cardinal de Richelieu : il fut en 1585 le lieu de résidence surveillée de Marguerite de Valois dite la Reine Margot, première épouse du roi de France Henri IV.

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12 septembre 2011

La chapelle Sainte-Agnès de Saint-Paulet-de-Caisson

Sainte_Agn_s_de_Saint_Paulet_le_Caisson_1Le territoire de Saint-Paulet-de-Caisson fut habité dès l’époque néolithique. Les objets découverts sont exposés au musée de Pont-Saint-Esprit. La région fut ensuite peuplée par les Ligures et leur civilisation des oppida, puis au milieu du IVe siècle avant notre ère par les celtes Volces Arécomiques, et enfin par les envahisseurs romains. Le nom de la commune se compose de deux éléments : le premier, se rapportant au patronat de saint Paul, le deuxième probablement dérivé du propriétaire d’un domaine gallo-romain se nommant Cassius. En 756 la basse vallée de la Cèze est indiquée en tant que Valus Caxoniensis.

 

Sainte_Agn_s_de_Saint_Paulet_le_Caisson_5La chapelle Sainte-Agnès porte les traces d’un très ancien lieu de culte. Effectivement, elle est située sur une butte à côté d’un cimetière disparu, sur le trajet d’une ancienne route (devenue le GR4), et un puits celtique fut découvert sous la nef, en entrant à gauche. L’emplacement correspond à l’endroit où se situaient les baptistères, sur une ligne d’eau souterraine. De plus, le culte processionnel anciennement attaché à Sainte-Agnès tend à confirmer cette ancienneté.

 

 

 

 

 

Sainte_Agn_s_de_Saint_Paulet_le_Caisson_8L’édifice chrétien primitif, typique du premier roman provençal, de plan rectangulaire, fut agrémenté d’une abside pentagonale à trois baies au XIIe siècle.
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Sainte_Agn_s_de_Saint_Paulet_le_Caisson_2La porte d’entrée, surmontée d’une unique fenêtre, s’ouvre sur la façade Ouest, très sobre. 
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Sainte_Agn_s_de_Saint_Paulet_le_Caisson_3Deux autres portes,  l’une dans le mur gouttereau sud (donnant sur l’ancien cimetière, transformé en esplanade), l’autre au nord, sont murées.
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Sainte_Agn_s_de_Saint_Paulet_le_Caisson_6Les contreforts très fins, au niveau de l’arc du chœur, n’ont pas empêché l’affaissement de la voûte.
Le lanternon, petit clocher rectangulaire à quatre baies coiffé d’un toit conique, est appelé par les habitants de la région la lanterne des morts. Ce n’est pas une vraie lanterne telle que celle de Culhat ou de Glendalough, car il ne fut probablement rajouté qu’au XVIIe siècle. Mais la présence de la chapelle près de l’ancien cimetière pourrait laisser supposer une fonction similaire. Sa légère inclinaison est la conséquence de l’affaissement de la voûte.

 

 

Sainte_Agn_s_de_Saint_Paulet_le_Caisson_13La chapelle était fermée lors de ma visite. Les photos de l’intérieur sont prises sur l’historique posé près de l’entrée, ce qui explique leur mauvaise qualité. Elles montrent quand même la nef à deux travées, soutenue par des pilastres évidés en V, l’arc triomphal qui, malgré sa déformation, est un arc en plein cintre, et l’abside formée de cinq arcatures à double voussure. On devine la présence d’un banc en pierre autour de la base de l’abside, typique du premier art roman, influencé par l’art lombard.

 

 

 

 

 

 

Sainte_Agn_s_de_Saint_Paulet_le_Caisson_15Les chapiteaux des pilastres, ou ceux qui servent de cul-de-lampe aux retombées des arcs, sont sculptés de têtes archaïques (masque humains isolés ou par deux) qui évoquent l’art gaulois.
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Sainte_Agn_s_de_Saint_Paulet_le_Caisson_11Que de sérénité en ce lieu, ce que les vignes alentours, classées en Côtes du Rhône, ne démentiront pas.
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http://www.ville-saintpauletdecaisson.fr/chapelle/chapelle.html

 

6 septembre 2011

L’église du Saint-Esprit de Merano



Merano_Saint_Esprit_daC’est en 1271 que Meinhard II, comte de Tyrol, et son épouse Elisabeth von Wittelsbach, financèrent une première église et un hôpital sur cet emplacement, hors les murs de Merano. Le 22 Septembre 1419, entre 9 et 10h, le lac Kumersee, situé en amont de la vallée de la rivière Passirio, formé en 1401 suite à un glissement de terrain, déborda. La rivière, dans sa première crue, emporta les bâtiments. Il y eut plus de 400 morts.

 

 

 

Merano_Saint_Esprit_2L’église fut reconstruite et consacrée le 31 mai 1450 par l’archevêque de Trente, alors que les travaux, financés par l’archiduc Sigismond d’Autriche, ne finirent qu’en 1483.
La façade ouest est surmontée d’un petit clocher.

 

 

 

 

 

 

Merano_Saint_Esprit_6Contre la façade nord se trouvent encore deux grosses pierres, charriées par la rivière Passiria lors de sa crue en 1419.

 

 

 

 

 

 

Merano_Saint_Esprit_4Sur le tympan du portail principal, est sculptée une représentation de la sainte Trinité : une colombe, le saint Esprit, se tient au-dessus de la tête du Père, qui tient sur ses genoux son Fils en croix. En dessous, quand même, la Mère et son fils… Ils sont encadrés de deux arcs en ogive, présentant des statues de saints.
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Merano_Saint_Esprit_5L’église, de plan longitudinal, comporte une grande nef, flanquée de deux nefs latérales plus étroites.

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Merano_Saint_Esprit_aaLes voûtes d’ogives et les colonnes de pierre sont presque identiques à celle de la cathédrale Saint-Nicolas, l’église ayant été construite à la même époque. Le chœur, voûté en étoile, est entouré d’un déambulatoire polygonal.

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19 octobre 2011

La basilique Notre-Dame-du-Port, la crypte



Notre_Dame_du_Port_Clermont_crypte_6aAppelée la souterraine, la crypte fut construite en 1090. Elle présente le même plan que le chœur. Les voûtes sont portées par huit grosses colonnes correspondant à celles projetées au niveau supérieur.

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_crypte_5aOn y accède par deux escaliers latéraux ouverts dans les bras du transept. C’est sans nul doute l’endroit le plus sacré du sanctuaire, là où se trouve l’ancien puits, relié aux eaux guérisseuses.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le puits



Notre_Dame_du_Port_Clermont_crypte_4Le puits, jadis entouré d’une margelle de pierre, est aujourd’hui scellé et recouvert d’une dalle sculptée au XVIe siècle et d’un couvercle. On ne sait jamais, si par hasard quelqu’un aurait la mauvaise idée d’aller s’y désaltérer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_crypte_1La légende assure que c’est ici que les gaulois vouaient un culte à la fontaine, celle dont on disait qu’elle redonnait la vie. Saint Avit ne s’y est pas trompé. Dans ce puits, profond de 3,50 mètres, le niveau de l’eau ne varie jamais, malgré sécheresse ou inondation.

 

 

 

 

 

 

 


La vierge noire



Notre_Dame_du_Port_Clermont_crypte_2Cette vierge représente la déesse-mère de la source, celle qui fut à l’origine du sanctuaire. Elle est intimement liée à l’eau. Il devait y avoir une antique statue protectrice, remplacée au cours des âges. Emile Saillens, dans son livre de 1945 « Nos Vierges Noires », dit que cette statue fut trouvée dans le puits sacré bien avant la construction de l'église.

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_crypte_3aLa statue actuelle de Notre-Dame-du-Port, posée comme il se doit dans la crypte, fut copiée malhabilement sur celle du XIe siècle au XVIIIe par un artisan, l’ancienne étant détériorée. La statue primitive fut perdue à cette époque.

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_18Heureusement, nous en avons une représentation au tympan de la porte sud dans une représentation de l'adoration des Mages.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_crypte_8La vierge actuelle est une vierge dite de tendresse, alors que l'originale était une vierge en majesté. Elle fut cachée pendant la révolution, chez monsieur de Villemont et fut sauvée de la destruction. Elle est sculptée dans du bois de noyer, était au départ recouverte d’un enduit rougeâtre, et ne fait que 29 cm de haut. Malgré cela, elle est toujours l’objet d’une vénération qui dépasse le temps. Les ex-voto en sont témoins. Une procession est organisée chaque année le dimanche suivant le 15 mai. Parmi les miracles qui lui sont attribués, citons celui de la procession de 1614, qui fit arrêter la pluie endommageant les récoltes et celle de 1631, qui arrêta la peste.

Si vous voulez un aperçu de la crypte en panoramique, c’est ici.  

6 septembre 2011

La cathédrale Saint-Nicolas de Merano



Merano_1Merano est située dans la province autonome de Bolzano dans la région du Trentin-Haut-Adige. La vallée de Merano fut habitée depuis plus de 5 000 ans, en témoigne la présence de menhirs. L’histoire de la ville commence véritablement en 15 avant notre ère quand les Romains, avec à leur tête Drusus, le beau-fils d'Auguste, occupèrent la vallée de l’Adige en y établissant un camp militaire fortifiée, le Castrum Maiensis. Situé sur un axe nord-sud stratégique, la Via Claudia Augusta le traversait.

 

 

 

 

 

 

Merano_2Au IVe siècle, de nombreux temples occupèrent l’espace, comme celui dédié à Diane, ou à Mithra. La première église chrétienne fut construite en 460.

 

 

 

 

 

 

Merano_3Occupée par les Ostrogoths, les Francs, les Lombards et les Bavarois, mentionnée en 857 comme Mairania, Merano devint capitale du comté du Tyrol au XIIIe siècle, équipée de nombreux privilèges princiers par Léopold III pour promouvoir le commerce. Innsbruck lui succéda à la fin du XIVe siècle, et la ville perdit peu à peu son influence.

 

 

 

 

 

 


Historique



Merano_Saint_NicolasLa cathédrale est dédiée à saint Nicolas, saint patron des Lorrains, des Russes, des Fribourgeois, des Ovillois, des écoliers, des étudiants, des enseignants, des marins, des hommes et femmes souffrant de stérilité, des célibataires, des vitriers, des bouchers et des voyageurs. Ouf.

 

 

 

 

 

 

 

Merano_Saint_Nicolas_2Située au centre du  quartier commerçant, la cathédrale actuelle fut construite sur l’emplacement d’une ancienne église romane. Cette église, déjà dédiée à saint Nicolas, mais aussi à la Sainte Trinité et à la Vierge Marie, fut mentionnée dès 1220, détruite en 1302 par l’évêque Siegfried qui voulut une église plus grande.

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Merano_Saint_Nicolas_5La première tranche de travaux débuta en 1310 et se finit en 1345. Il ne resta rien de l’ancienne église, mis à part quelques pierres de remploi du côté nord.
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Merano_Saint_Nicolas_8Faisant partie des premiers monuments du Tyrol entièrement construits dans le style gothique, l’église fut encore une fois agrandie et rénovée en 1455.

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Merano_Saint_Nicolas_14Les voûtes furent refaites par l’architecte Stefan Tobler, et elle fut consacrée en 1465. Elle fut à nouveau restaurée en 1785, et beaucoup d’éléments anciens disparurent. Et encore une fois entre 1993 et 1999. Autant dire qu’il faut bien chercher pour trouver un coin intact. 

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L’extérieur

 

Merano_Saint_Nicolas_25Le côté sud, qui fait face à la grande place, fait office de façade principale. C’est le côté le plus décoré.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Merano_Saint_Nicolas_11L’un des deux portails gothiques, datant de 1430, est orné de statues de saints.

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Merano_Saint_Nicolas_24L’autre portail, proche du clocher, est plus simple.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Merano_Saint_Nicolas_10Saint Nicolas, sculpté sur le mur du chœur en 1440, accueille les visiteurs.
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Merano_Saint_Nicolas_aDe petits oratoires, ou reliquaires, parsèment les murs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Merano_Saint_Nicolas_1Le clocher est l’un des plus élevés du Tyrol. Datant du XIVe siècle, de base carrée, il fut surélevé à chacune de ses rénovations, pour atteindre finalement au XVIIe siècle une hauteur de 83 mètres. Il est surmonté d’une structure octogonale et d’un dôme.

 

 

 

 

 

 

 

Merano_Saint_Nicolas_27Il abrite des fresques du XVe siècle. Une des fresques,faite par Wenzeslaus von Riffian en 1413, représente Jean de Matha et Félix de Valois, dans une vision de la Croix. Jean de Matha est un religieux français, né peu avant 1150 en France. Il est le fondateur, avec saint Félix de Valois, de l'Ordre de la Sainte Trinité.

 

 

 

 

Merano_Saint_Nicolas_29Sur le côté nord de l’église, beaucoup moins travaillé, sont positionnées des pierres tombales anciennes. L’église jouxtait l'ancien cimetière de la ville, utilisé jusqu’en 1848.

 

 

 

 

 

 

 

 

L’intérieur



Merano_Saint_Nicolas_planL’église est un grand bâtiment du gothique tardif à trois nefs. Remarquez la déviation de l'axe du choeur et de la nef. Un suivi d'une faille, ou d'un cours d'eau. Ou tout simplement d'une dédicace.

 

 

 

 

 

Merano_Saint_Nicolas_17Le chœur est éclairé par des vitraux du XVe siècle.
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Merano_Saint_Nicolas_21L’église abrite de nombreuses peintures et sculptures.
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Merano_Saint_Nicolas_19Le retable, issu des ateliers de Hans Schnatterpeck de Merano, date de 1500.

 

 

 

 

 

 

 

Merano_Saint_Nicolas_15Curieuse, cette sculpture d'une tête d'homme...

 

 

 

 

 

 

 

Merano_Saint_Nicolas_41Les clés de voûte sont sculptées des représentations d'un ange, et de saint Nicolas.

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19 octobre 2011

La basilique Notre-Dame-du-Port, l’extérieur



Notre_Dame_du_Port_Clermont_2La basilique est construite en arkose blonde, roche sédimentaire détritique résistant bien à la pluie (Ayers Rock en Australie est composé d'arkose). 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La façade ouest



Notre_Dame_du_Port_Clermont_4Refaite au XVIe siècle, la façade occidentale, très austère et dépourvue d’ornementation, est précédée d’un porche.

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Notre_Dame_du_Port_Clermont_3Elle est surmontée d’un clocher.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le chevet



Notre_Dame_du_Port_Clermont_9Construit en premier aux alentours de 1100, il est constitué de 4 absidioles, nombre pair, l’église étant dédiée à Marie. Une église dédiée à un saint en comporterait un nombre impair, comme à Saint-Austremoine d’Issoire par exemple. Les quatre chapelles rayonnantes sont séparées par des baies cintrées.

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_11Un cordon de billettes court le long des fenêtres, et les chapelles, dans leur partie haute, sont ornées d’un décor polychrome (rosaces, damiers et mosaïques) obtenu par l’association de pierres de différentes provenance.

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NDP_aQuelques chapiteaux historiés surmontant les colonnes de séparation sont à remarquer, comme le sacrifice d’Isaac, Adam et Eve, ou deux griffons buvant au même calice. Les deux derniers sont des copies. 

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La façade sud



Notre_Dame_du_Port_Clermont_13Cinq grands arcs en plein cintre sont posés sur des piliers plats. Elle est constituée de deux niveaux d'arcatures : les unes larges et percées de fenêtres, les autres par séries de trois petites arcades. La croisée du transept et la tour qui la surmonte sont deux éléments construits peu avant 1150.

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_22Le portail est ouvert au niveau de la quatrième travée. Datant de la fin du XIIe siècle, il fut repeint au XVIIIe. Ce sont ces couleurs qui ont été remises à jour lors de la dernière restauration.

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_16Il est constitué d'un linteau en bâtière surmonté d'un tympan lui même entouré d'un arc outrepassé.

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_20aNotre_Dame_du_Port_Clermont_21De chaque côté de la porte furent insérés à une date ultérieure une statue du prophète Isaïe et de saint Jean-Baptiste. Dans les angles supérieurs du portail furent également ajoutés des groupes représentant à gauche l'Annonciation et la Nativité pour la droite.

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_19Le tympan nous montre le Christ en majesté trônant au milieu de deux séraphins (anges à six ailes) et soutenu par deux des quatre évangélistes. Il ne reste en effet plus que le bœuf de Luc et le lion de Marc, la partie haute du tympan, assez détériorée, devait abriter les attributs des deux autres évangélistes.

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_18Au niveau du linteau, on distingue l'adoration des mages, la présentation au temple et le baptême du Christ dans le Jourdain. La voussure du tympan rappelle, par son demi-cercle parfait, la voûte céleste.

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_5Ayant toutes les caractéristiques de l'art roman auvergnat, le mur du transept dispose de deux étages percés de fenêtres. Celles du bas sont encadrées par un damier polychrome et sont séparées par une colonne supportant un chapiteau historié. Les trois fenêtres supérieures sont surmontées d'une fine arcade aux claveaux noirs et blancs.

 

 

 

 

 

 

 


Le clocher



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Notre_Dame_du_Port_Clermont_12Il est composé de deux étages en pierre de Volvic, percés de baies doubles encadrées par de fines colonnettes décorées par des damiers de pierres polychromes.

19 octobre 2011

La basilique Notre-Dame-du-Port, historique

Notre_Dame_du_Port_Clermont_Notre-Dame du Port fait partie des cinq églises "majeures" complètes d'Auvergne, avec l'église Saint-Austremoine d'Issoire, l'église Notre-Dame de Saint-Saturnin, l'église de Saint-Nectaire et la basilique Notre-Dame d'Orcival.
Notre_Dame_du_Port_Clermont_vue

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_32Au départ était une source, guérisseuse, au milieu du bois sacré. Les celtes dédièrent ce premier sanctuaire à la déesse-mère. La première église chrétienne aurait été construite par saint Avit au VIe siècle : Il la dédia à Marie, qu’il plaça comme protectrice de la source.

 

 

 

 

 

 

 

AvitusAvitus naquit entre 520 et 525 au sein d’une famille noble de la capitale de l'Auvergne. Il reçut une éducation chrétienne. Attiré par le sacerdoce, il fut remarqué par saint Gall, évêque de Clairmont, qui le nomma archidiacre et lui confia l'éducation de son neveu, le futur Grégoire de Tours. Il fut nommé par le roi Sigebert évêque à son tour, après le terrible Cautin, avare, alcoolique et brutal. Il partit visiter son diocèse, et c’est alors que plusieurs miracles lui furent attribués. A partir de 574, il se consacra à l’édification de plusieurs églises, comme Saint-Genès de Thiers, Saint-Alyre, et bien sûr, Notre-Dame-du-Port, où il fut enterré vers 594.

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_14L’église fut incendiée en 761 après les affrontements entre Pépin le Bref et le duc d’Aquitaine, relevée puis détruite par les Normands en 864. Restaurée par l’évêque Sigon en 875, elle fut à nouveau détruite par la nouvelle invasion normande de la fin du IXe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_plan_10Elle s’appelait alors Sainte-Marie Principale, en raison de sa proximité avec le château des comtes d’Auvergne qui avaient le titre de Princeps Arvernorum, et pour la différencier de la cathédrale, elle aussi dédiée à Notre-Dame.

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_crypte_6aL’évêque Etienne II, ancien abbé de Conques et frère du vicomte de Clermont, fonda le chapitre de l’église en 959, en même temps qu’il réalisa la cathédrale, dont les aménagements successifs furent repris à Notre-Dame-du-Port dans un chantier lancé vers 1090. C’est à cette époque que fut construite la crypte, en arkose blonde.

 

 

 

 

Clermont_Ferrand_5En 1095, Urbain II prêcha la première croisade à Clermont, sur un espace libre hors les murs, à proximité de l’église où il célébra une messe. Les travaux s’achevèrent vers 1180, avec l’édification de la façade principale, sous l’évêque Ponce de Polignac.

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_34C’est à cette époque que l’église prit le nom de Notre-Dame-du-Port. En latin, Portus désigne un port ou un entrepôt, mais aussi un lieu d’asile. Ce qui donna lieu à nombre d’interprétations. A la fin du moyen-âge, de riches familles clermontoises firent construire des chapelles le long des collatéraux. En 1146, un tremblement de terre détruisit le clocher et le porche.

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_6Au XVIe siècle, le porche occidental fut transformé, les pierres noires utilisés cette fois proviennent des carrières de Volvic. Au XVIIIe siècle, les chanoines, face à l’affluence des pèlerins, aménagèrent des escaliers pour descendre à la crypte. Un nouveau clocher moche fut construit au-dessus du transept, et trois côtés du cloître détruits pour agrandir l’église. En 1764, pour rajouter à leur bêtise, ils badigeonnèrent l’intérieur couleur jonquille, enduisirent les colonnes et les arcades de plâtre qu’ils peignirent façon marbre. Les chapiteaux furent peints en doré et vernis.

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_1aA la révolution, les clochers furent abattus. Finalement, un mal pour un bien. En 1800, il fut décidé de raser l’église, mais une pétition le sauva de la destruction. Le 15 mai 1881, elle fut érigée en basilique mineure, affiliée à Saint-Jean-de-Latran à Rome. En 1843 l’architecte Gilbert Aymond Mallay entreprit la rénovation de l’édifice. Il construisit le nouveau clocher. Elle est inscrite au Patrimoine Mondial de l'UNESCO en 1998, au titre de bien culturel en série "les chemins de St Jacques de Compostelle en France". L'église appartient à ce réseau, elle en est une composante. Cet ensemble, constitué de 71 édifices ou ensembles d'édifices et de 7 sections de sentier, a une valeur universelle exceptionnelle.

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_33Une dernière restauration complète donna à l’église son aspect actuel en 2007.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://philippe.harambat.pagesperso-orange.fr/pelerinage/nd_du_port.htm
http://www.philippe-gavet.com/07/04/03/
http://marc.champommier.pagesperso-orange.fr/port0.html
http://www.romanes.com//Clermont/ND_Port//index.html
http://architecture.relig.free.fr/clermont_port.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Basilique_Notre-Dame-du-Port                                   
http://www.art-roman.net/ndport/ndport.htm
http://www.archipicture.free.fr/france/auvergne/puy_dome/clermont_ferrand10.html

1 septembre 2011

L’église Saint-Georges de Weggestein de Bolzano



Bolzano_Saint_Georges_teutoniquesCette église fait partie de l’Ordre Teutonique. L’Ordre de la Maison de Sainte-Marie-des-Teutoniques (Ordo Domus Sanctæ Mariæ Teutonicorum), plus connu sous le nom d’ordre des Chevaliers teutoniques, est un ordre militaire chrétien, fondé à Saint-Jean-d'Acre. Il fut reconnu comme ordre hospitalier en 1191, réorganisé en ordre militaire vers 1192, avec une règle équivalente à celle des Telmpliers.

 

 

 

 

 

 

 

Bolzano_Saint_Georges_aIl a pour racine l'hôpital Sainte-Marie-des-Teutoniques à Jérusalem, fondé en 1128 par des pèlerins germaniques originaires de Brême et de Lübeck pour soigner leurs compatriotes, grâce aux fonds du duc Frédéric de Souabe. Composé pour l’essentiel de chevaliers allemands ou teutons, il adopta comme tenue vestimentaire le manteau blanc à croix noire. Après une longue histoire, il reçoit sa forme actuelle en 1929, un institut religieux clérical de droit pontifical.

 

 

 

 

 

 

Historique

 

Bolzano_Saint_Georges_1L’Ordre reçut à Bolzano un terrain, près de la rivière Isarco, où ils construisirent leur première commanderie en 1202. Elle devint une base importante pour les chevaliers teutoniques, en raison de sa position stratégique entre le nord et le sud de l'Europe.

 

 

 

 

 

Bolzano_Saint_Georges_11A la suite de plusieurs graves inondations, ils décidèrent de la transférer  au château de Weggenstein qu’ils achetèrent en 1392. Le château devint le siège régional de l'Ordre.

 

 

 

 

 

 

Bolzano_Saint_Georges_10L’église fut construite en style gothique allemand en 1392, et dédiée à saint Georges, patron, avec sainte Elisabeth de Hongrie, de l’Ordre des Teutoniques.

 

 

 

 

 

 

Bolzano_Saint_Georges_2Elle fut restaurée, ainsi que les autres bâtiments qui furent eux totalement restructurés, au XVIIIe siècle, en style baroque. Le clocher du XVIe siècle, détruit par les bombardements de 1943, fut reconstruit en 1991.

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Description



Bolzano_Saint_Georges_3Près de l'entrée principale se trouve le tombeau de Gottfried von Niederhaus, commandeur en 1438.

Sur le mur, une fresque sur laquelle est peinte un chevalier (sans doute Gottfried) agenouillé, portant le manteau de l’ordre.

 

 

 

 

Bolzano_Saint_Georges_5L’église fut construite sur un plan à nef unique sans transept. L’abside polygonale est ouverte de quatre hautes fenêtres en ogive.
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Bolzano_Saint_Georges_9Le maitre-autel de marbre blanc date de 1790, ainsi que la balustrade et la chaire baroques, côté nord, reliées aux bâtiments de la commanderie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bolzano_Saint_Georges_7Les armoiries familiales de 31 des 40 commandeurs de Bolzano, peinte sur des boucliers, sont accrochées sur les murs, ainsi que les bannières de l’ordre.

 

 

 

 

 

 

 

http://www.bolzano.net/chiesa-san-giorgio.htm
http://it.wikipedia.org/wiki/Chiesa_dell'Ordine_Teutonico

5 octobre 2010

Notre-Dame de Mailhat



Mailhat_Notre_Dame_4Autrefois, l’église de Mailhat possédait deux vierges en majesté, Notre-Dame de Mailhat et Notre-Dame des Varennes, du XIIIe siècle, volée en 1974.



 

 

 

 

 

 

 

Mailhat_Notre_Dame_1La statue de Notre-Dame de Mailhat fait partie des vierges noires. En bois marouflé, polychrome, elle date du XIIe siècle. Les moines, au XIVe siècle, la posaient dans la chapelle funéraire dédiée à la Vierge. Elle fut restaurée en 1994, et fait l'objet d'une procession dans le village chaque 15 août.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mailhat_Notre_Dame_3Afin de la préserver, la statue originale, gardée par les familles du village en secret, fut copiée. C’est cette copie, bénie en 2004 par le  Père Ayel, responsable de la Commission de l'Art Sacré et représentant l'archevêque de Clermont, qui est présentée dans l’église.

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25 juillet 2011

Milan, le Duomo, historique



Milan_plan_IILa cathédrale de Milan se trouve à l’intérieur du cercle de l’ancien oppidum celte. Après le temple dédié à Belisama, puis à Minerve, une première église chrétienne vit le jour au début du IVe siècle, Santa Maria Maggiore (Sainte-Marie-Majeure). Elle fut agrandie lors du synode de 355 et Saint Ambroise, devenu évêque de Milan en 374, construisit un baptistère.

 

 

 

 

 

 

Milan_D_me_crypte_14C’est certainement dans celui-ci qu’Ambroise baptisa saint Augustin, en août 386. Une basilique funéraire à trois absides, l’église Santa Tecla (Saint-Thècle), Santo Stefano (Saint-Stéphane) furent construite à proximité, et furent détruite en partie par un incendie en 1075.

 

 

 

 

Milan_plan_VIAprès l’effondrement du campanile de Santa Maria Maggiore en 1386, l’archevêque Antonio da Saluzzo, soutenu par la population et par le premier duc de Milan, Gian Galeazzo Visconti, décida la construction d’une nouvelle cathédrale, plus grande. Les travaux démarrèrent par la destruction dans un premier temps de la cathédrale Santa Maggiore, puis de la basilique Santa Tecla. 

 

 

 

 

 

Milan_plan_VIIEn janvier 1387 commença l’œuvre colossale de couler les fondations des piliers. Le désir de Jean Galéas Visconti fut, en suivant les tendances européennes de l’époque, de donner à la ville un majestueux édifice et de symboliser par celui-ci les ambitions de son état. Il mit à disposition des carrières et accorda d’importantes subventions et exonérations fiscales : chaque bloc destiné au duomo était marqué AUF (Ad Usum Fabricae) et les taxes de passages furent supprimées : il en est resté depuis, la manière de dire « a ufo » qui signifie gratuit.

Milan_plan_VbLa construction du Duomo, dans un style gothique rayonnant tardif, prit près de 430 ans, de la pose de la première pierre jusqu’à l’achèvement de la façade en 1813, sous Napoléon Bonaparte qui y fut couronné roi d’Italie le 26 mai 1805. Ses bâtisseurs s’en tinrent pourtant essentiellement au style gothique malgré l’évolution de la mode en matière d’architecture pendant ces quatre siècles. A l’heure actuelle, certains blocs attendent encore d’être sculptés.

 

Milan_D_me_47La flèche principale fut surmontée en 1762 d’une statue de la Vierge, à laquelle cet endroit a toujours été dédié. Durant la Seconde Guerre mondiale la ‘’Madonina’’ fut recouverte de haillons afin d’éviter que les reflets de lumière sur sa surface dorée puissent être utilisés comme point de référence par les bombardiers alliés survolant la ville.

 

 

 

 

Milan_plan_IXLe 13 décembre 2009, Silvio Berlusconi  reçut une réplique miniature du Duomo en plein visage lors d'un meeting à Milan. Depuis, les ventes des répliques miniatures du bâtiment ont nettement augmenté. J’aime ce genre d’informations… Ca me fait rire.

 

 

 

 

Milan_D_me_44Parce que pour le reste, franchement, mis à part la beauté de l’endroit pour ceux qui aiment les tartes à la crème, le Duomo, c’est pas trop mon truc. Je préfère largement ce qu’il se passe en-dessous, dans les cryptes. Je vais quand même vous en faire une rapide description.

1 septembre 2011

La cathédrale Notre-Dame de Bolzano


Historique



Bolzano_3Bolzano, au confluent des rivières Isarco, Talvera et Adige, est le chef-lieu de la province autonome du Tyrol du Sud, dans le Haut Adige. Cette ville est intéressante pour ses églises, mais aussi pour le Lagrein, un cépage qui pousse le long de l’Adige, à Greis, un quartier de Bolzano.

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Bolzano_cath_drale_23La cathédrale fut partiellement détruite par les bombardements alliés en 1944. C’est en 1948, lors de sa reconstruction, que furent retrouvés les restes des églises primitives, ainsi qu’une plaque romaine.

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Bolzano_cath_drale_24L’église primitive, du IVe siècle, fut probablement dédiée à saint Vigile. Elle mesurait 38 mètres de long et 14 mètres de large. Près de l'église se tenait un cimetière, comme en témoigne l'inscription de «Secundus Regontius" datant du IIIe siècle. Elle fut restaurée au VIe siècle, puis reconstruite à l’époque carolingienne, au VIIIe siècle. Aux XIe et XIIe siècles, une nouvelle église romane vit le jour.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bolzano_plan1Ce bâtiment, comportant une tour imposante, possédait des murs très épais, sans doute pour le protéger des fréquentes et violentes inondations de la rivière Isarco (Eisack). Des traces en sont encore visibles sur la façade, comme les deux fenêtres en plein cintre autour de la rosace gothique.

 

 

 

Bolzano_cath_drale_12Une légende rapporte qu’un soldat de Bolzano, revenant de la guerre, trouva dans les marais de l’Isarco une petite statue de la Vierge. C’est pour cette raison que l’église fut construite et dédiée à Notre-Dame des Marais en 1180. La statue, du XIIe siècle, se trouve encore dans l’église, derrière l’autel, et je n’y ai malheureusement pas eu accès. L’église fut élargie par les architectes Martin et Peter Schiche dans le style gothique au XIVe siècle et fut achevée en 1517 avec l'érection de la tour-clocher.

 

 

 

 

 

 

L’extérieur


Bolzano_cath_drale_5L’église est construite en grès rouge de Val Gardena et en grès jaune du Tyrol du Sud. Sa structure massive porte un toit en tuiles multicolores très incliné, délimité par une balustrade. L’abside polygonale est ouverte par de hautes fenêtres à meneaux.

 

 

 

 

 

Bolzano_cath_drale_15La tour-clocher, ornée de fenêtres en ogive, repose sur une base carrée d'origine romane. La partie basse date du XIIe siècle, le haut fut rajouté entre 1501 et 1519.

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Bolzano_cath_drale_13Sur le côté nord s’ouvre un portail du XVe siècle, dit « porte du vin ». Il est surmonté d’un fronton cintré et flanqué de statues gothiques de la Vierge, du Christ et de deux anges.

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Bolzano_cath_drale_6Sur la façade ouest s’ouvre le portail roman, surmonté d’une rosace du XIIIe siècle. Le porche, soutenu par des lions (voir leur symbolisme dans le reportage sur Trente), fut reconstruit en 1960.

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Bolzano_cath_drale_8Sur la gauche du portail, sous une fenêtre romane, un petit toit protège une peinture murale de 1475 représentant la Vierge allaitant, surnommée Plappermuttergottes. Selon la légende, les mères dont les enfants souffraient de difficultés d'élocution allaient mettre quelques pièces dans son offertoire afin que les enfants commencent à parler.

 

 

 

 

Bolzano_cath_drale_9L'abside et la nef sont séparées par deux petites tours dont l’une présente à sa base un petit oratoire.

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L’intérieur


Bolzano_cath_drale_19Cette église est la première église gothique avec une longue nef centrale et deux nefs latérales construites sous la forme d'une croix dans l'histoire de l'architecture. Les piliers carrés supportent les voûtes d’ogive, de la fin du XIVe siècle.

 

 

 

 

 

Bolzano_cath_drale_17Je suis arrivée jour de messe, l’église était bondée, impossible d’aller prendre ne serais-ce que quelques photos, et étant de passage, je n’ai pas pu attendre la fin.

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Bolzano_cath_drale_2Dommage, car il y a quelques trésors dans cette cathédrale. Comme les fresques murales, dont certaines provenant de l’atelier de Giotto, le Christ en croix du XIVe siècle, la statue miraculeuse de la Vierge trouvée dans les marais.

La chaire en grès date de 1514 et fut restaurée en 1949 après avoir été partiellement détruite en 1943.

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http://www.bolzano.net/duomo.htm
http://www.medioevo.org/artemedievale/Pages/TrentinoAltoAdige/DuomodiBolzano.htm
http://it.wikipedia.org/wiki/Bolzano

5 octobre 2011

Mailhat, l’extérieur



Mailhat_3De loin nous apercevons le clocher carré, construit au XIIIe siècle. A l’époque, il abritait sept cloches, il n’en reste que deux. L’église du XIIe siècle, au chevet polygonal, est construite en arkose blonde à gros grains, pierre extraite de carrières locales.


 

 

 

 

Mailhat_9Le chevet, qui fut surélevé et fortifié, possède cinq pans coupés. Sur chaque pan se détache en creux un arc en plein cintre reposant sur des colonnes encastrées dans les angles, dont certaines sont en spire.

 

 

 

 

 

Mailhat_8La lecture symbolique nous montre que dans le décor les besants se transforment en bourgeons, puis en fleurs, en progression. Deux aigles tournent leur tête en direction du soleil levant.
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Mailhat_6Sous la corniche, certains modillons présentent un caractère que nous qualifierions de trivial si nous n’avions pas compris le langage des imagiers…

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Mailhat_27Ces modillons sont sensés repousser à l’extérieur du sanctuaire tout ce qui ne doit pas y entrer.
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Mailhat_12La façade occidentale présente deux contreforts. Le portail ouest, enfoncé au cours des ans par la surélévation du sol, possède une seule archivolte reçue sur deux colonnes. On devine devant le portail l’ancien tunnel reliant l’église au château, qui s’effondra, entrainant une partie des dallages de l’église.



 

 

 

 

 

 

Mailhat_10Le portail sud est composé d’une quadruple rangée de voussures en plein cintre retombant sur des colonnes à chapiteaux. Les colonnes intérieures, en marbre, sont des remplois de l’époque gallo-romaine.


 

 

 

 

 

 

 

Mailhat_11Les vantaux en bois sculpté, avec des pentures en fer forgé datent du XIVe siècle.



 

 

 

 

 

 

 

Mailhat_15Les sculptures du portail sont étonnantes. Chaque fois je m’amuse à lire les explications symboliques données par les « spécialistes », qui voient là la représentation de l’avarice, de la luxure, de la gourmandise, de tous les vices et de leurs punitions.

 

 

 

 

 

 

 

 

DSC09547Ils oublient que le roman est un style absolument optimiste, que les imagiers parlaient le langage des oiseaux, qu’ils pratiquaient l’art du grimoire et la science du rébus. Comme pour les hiéroglyphes, il y a bien sur trois niveaux de lecture.

 

 

 

 




 

Mailhat_18Prenons comme exemple le côté gauche du portail. Les spécialistes nous dirons que l’on y voit une bête fleur, une femme nue allaitant des serpents (le mal) représentant de la luxure, surmontée par un poisson, symbole du Christ, puis par un moine tenant une bourse sur sa poitrine, évoquant l'avarice. Ouh, c’est pas bien. Bon. On y va ?

 

 

 

 

 

 

 

Mailhat_17Sur le côté gauche, lunaire, féminin, la fleur/esprit commence à s’ouvrir. La déesse-mère, la nourricière, maitrisant les énergies telluriques, les serpents entrecroisés (qui peuvent faire penser au caducée) nous amène au saumon, symbole de la connaissance et de la sagesse. Rappelons-nous que le saumon celte relie le monde lunaire invisible au monde solaire sensible, que le saumon remonte à la source, rappelons-nous l’histoire d’Olwen. Cette connaissance nous amène au moine-soldat (on remarque sa côte de maille sous sa robe de bure, peut-être le donateur, le seigneur de Bansiac parti aux croisades) qui tient le Graal dans ses mains. Pas pareil, non ?


 

 

 

 

 

Mailhat_14Idem pour le chapiteau, qui nous montre non pas une punition par la corde, mais le symbole de l’ordre bénédictin, où les moines, rassemblés sous la même règle, avancent ensemble.


 

 

 

 

 

 

 

Mailhat_21A droite, côté solaire, remarquez les fleurs qui s’épanouissent en montant, promesse du renouveau et de la transformation.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mailhat_16Le soi-disant orant en fait nous repousse si nous ne sommes pas prêts à recevoir ce que l’église peut nous amener. En haut, le moine à la bouche ouverte (le verbe) ouvre bien les yeux, il est voyant.


 

 

 

 

 

 

 

Mailhat_20Le chapiteau nous montre non pas une punition de la gourmandise avec cet homme en train de se vider les intestins, mais la représentation symbolique de l’acte de se débarrasser de notre matière fécale, lourde, de nos pulsions, qui nous maintiennent dans la matière et nous empêchent de monter vers le cosmique. Au-dessus, un loup avec des feuillages sortant de sa gueule. C’est le loup vert, l’ouvert en langage des oiseaux, qui marque le début du chemin spirituel.

24 août 2011

Le mont Saint-Clair de Sète



S_te_3Le mont Saint-Clair est un endroit chargé d'une énergie tellurique puissante. Culminant à 175m, le mont, vu des alentours, ressemble à une baleine, ce qui fut à l'origine du nom de la ville étendue à ses pieds : Sète, issu du latin cetus et avant du grec kêtos, la baleine.

 

 

 

 

S_te_4Les fouilles archéologiques du bassin de Thau mirent à jour des traces d’habitat datant de l’âge du bronze, sous deux mètres d’eau au large du quartier du Barrou. L’endroit fut habité par les celtes, puis les grecs et les romains. La position du mont, ainsi que sa hauteur, en fit un refuge pour la navigation, et ainsi, l’endroit devint une étape commerciale maritime.

 

 

 

 

S_te_1Au IXe siècle, le mont fait partie de l'abbaye d'Aniane, puis d'Agde. Il devint un poste de veille contre les pirates puis les corsaires, comme le célèbre Barberoussette, pirate du XVIe siècle qui allumait des feux sur le mont pour attirer les bateaux.

 

 

 

S_te_12aLe mont ne fut jamais très peuplé, mis à part quelques pêcheurs travaillant sur l’étang de Thau. Au XIIe siècle, un oratoire dédié à saint Clair fut construit à son sommet. En 1586, le fortin de Montmorencette y fut construit en l’honneur d’Henri  II de Montmorency. Richelieu le fit démolir en 1682. C’est à cette époque qu’un ermite, frère Hilarion, vint s’installer dans les ruines. D’autres moines le suivirent et bientôt un petit monastère s’installa.

 

 

S_te_5Au XIXe siècle, la chapelle fut reconstruite, s’appuyant sur les restes de pans de murs militaires. Elle fut dédiée à Notre-Dame de la Salette le 19 septembre 1866.
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S_te_7La tour de la chapelle pourrait être confondue avec un clocher. C’est en fait un ancien signal géodésique (qui indique une position précise et qui fait partie d'un réseau de triangles avec d'autres sommets géodésiques). Il est surmonté d’une statue de la Vierge. 

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S_te_11A ses côtés existait un sémaphore (du grec sema, signe et phoros, qui porte : poste de guet établi sur la côte, chargé de surveiller les approches maritimes et de signaler par signaux optiques toute activité ennemie) démoli par les Allemands en aout 1944.

 

 

 

 

S_te_aPlusieurs légendes racontent l’histoire sous un autre angle… Comme celle de l’ancien golfe de Thau et de sa ville, dont les habitants, devenus trop fiers, furent punis par Poséidon. Il remonta avec son trident une énorme baleine, qu’il déposa à l’entrée du golfe. La baleine, apercevant le dieu de la Mer, se pétrifia, devenant le mont Saint-Clair. Le golfe devint alors étang.

 

 

 

 

 

 

S_te_cL’histoire médiévale des trois frères de Saint-Martin de Londres (dont l’étymologie dérive du mot celtique lund qui signifie marais) est aussi très jolie. Les trois frères, Guiral, Loup et Clair, étaient amoureux de la même jeune fille. Seuls leurs exploits guerriers devaient les départager. Ils revinrent des croisades couverts d’honneur.

 

 

 

 

S_te_bMais la belle ne put choisir, étant morte la veille. Ils décidèrent alors de vivre en ermites. Ils montèrent chacun sur l'un des trois pics formant un triangle autour de Saint-Martin, et tous les 24 décembre, ils allumèrent des feux à leur sommet pour signaler leur présence. Il y eut trois feux, puis deux, puis un seul, et enfin, plus rien. En leur hommage, les trois pics furent appelés Saint-Guiral, Saint-Loup et Saint-Clair.

 

 

 

S_te_110http://www.ot-sete.fr

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10 août 2011

La basilique San Zeno, l’intérieur



V_rone_San_Zeno_Int_rieur_20L’église, en forme de croix latine, possède une nef, deux bas-côtés, un chœur et un transept.
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V_rone_San_Zeno_Int_rieur_19Les allées sont divisées par une alternance de pilastres en croix et de colonnes à chapiteaux à motifs zoomorphes et corinthiens, appartenant à des bâtiments romains préexistants.

 

 

 

 

 

V_rone_San_Zeno_Int_rieur_15Le plafond voûté en bois date du XIVe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

V_rone_San_Zeno_Int_rieur_1Le sanctuaire fut agrandi et surélevé plusieurs fois, entre le IXe et le XIVe siècle. Elle comporte trois niveaux : la crypte, l’église, et le chœur surélevé, accessible par deux escaliers en marbre.

 

 

 

 

 

V_rone_San_Zeno_Int_rieur_16L'abside polygonale gothique, résultat de l'expansion du chœur, fut achevée en 1398.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

V_rone_San_Zeno_45En entrant, sur la gauche, une vasque monolithique en porphyre de 2 mètres de diamètre, d'époque romaine. C’est un labrum lustrale, qui pouvait avoir deux fonctions : ou bien un bassin d'eau consacrée, placé comme un bénitier à l'entrée d'un temple païen, pour contenir l'eau lustrale servant à purifier les mains avant le sacrifice, ou alors un bassin qui s'élevait du plancher à l'extrémité circulaire de la chambre thermale (caldarium). Une légende se rattache à cette vasque, que nous retrouverons dans la vie de saint Zenon.

V_rone_San_Zeno_Int_rieur_21Sur la droite,  un baptistère octogonal en marbre du XIIIe siècle, qui pourrait être un balneum (une sorte de baignoire où l’on se purifiait l’âme par l’eau baptismale), surmonté d’une croix du XIVe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

V_rone_San_Zeno_Int_rieur_3Plus loin dans l’église, la  statue polychrome en marbre de Saint Zénon datant du XIIIe siècle. Elle représente le saint, assis sur son trône épiscopal, tenant sa crosse d’où pend un poisson. Son visage est bien de couleur noire, qui confirme son appartenance à la communauté mauritanienne. Elle est appelée par les habitants de Vérone « San Zen che ride », saint Zenon qui rit.
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V_rone_San_Zeno_Int_rieur_6Le triptyque d’Andrea Mantegna, peint entre 1457 et 1459, considéré comme un chef d’œuvre de la renaissance italienne, se trouve dans le chœur. En 1797, l’armée française emmena le retable. La partie haute ne fut restituée qu’en 1815, alors que la partie basse, restée en France (au musée de Tours et au Louvre à Paris), fut copiée par un descendant de Véronèse.

 

 

 

 

V_rone_San_Zeno_46Le sarcophage des saints Lupicin, Lucillus et Crescentianus, tous évêques de Vérone, date du XIIIe siècle. Il sert actuellement de maitre-autel. Y sont représentées des scènes de l’évangile, dont une crucifixion entourée des évangélistes.

 

Les fresques


V_rone_San_Zeno_Int_rieur_17La basilique possède de nombreuses fresques, dont la plus vieille, représentant saint Christophe, date du XIIe siècle.

 

 

 

 

 

 

V_rone_San_Zeno_48Nous retrouvons aussi saint Georges et la princesse (qui, entre parenthèses, tient en laisse le dragon que le chevalier terrasse avec sa lance…).

 

 

 

 

 

 

 

 

V_rone_San_Zeno_Int_rieur_11Il est entouré du baptême du Christ, de la résurrection de Lazare, du transfert des reliques de saint Zenon.

 

 

 

 

V_rone_San_Zeno_51La fresque dite de la « Madone blanche », du XIVe siècle.
Les fresques parfois se chevauchent.

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14 septembre 2011

Les pierres de Fontfreyde


Fontfreyde_1Le village de Fontfreyde, sur la commune de Saint-Genès-Champanelle, se trouve sur une ancienne voie romaine. Plusieurs vestiges nous sont parvenus, comme des amphores, des tuiles à rebord, de la poterie rouge, provenant d’une sépulture gallo-romaine. Il y  eut à Fontfreyde jusqu'à 6 carrières de basalte servant à produire des pierres de taille pour la construction des maisons.

 

 

 

 

Fontfreyde_3Près de l’une d’elles, des rochers sort un courant d’air froid. Plus loin, l’eau garderait en permanence  une température proche de 0°. Fontfreyde en patois veut dire fontaine froide… L’endroit ne manque pas de sources, quelques-unes ayant même des vertus guérisseuses ou miraculeuses, comme la fontaine de Ribeau, petit oratoire dédié à la Vierge, qui fut invoquée lors d’un incendie : l’eau se mit à couler en abondance et le village fut sauvé.

 

 

 

 

 

 

 

Fontfreyde_7Au bord de la nationale, au lieu-dit le Pré de Lait, se tient sur une petite butte un chaos granitique. Ces rochers ont eu plusieurs noms au fil du temps. On les trouve sous l’appellation rochers de la Chaize, pierres de Roux, pierre branlante, chaise du Diable. Le nom de Chaize provient du latin casa, qui veut dire cabane, chaumière, hutte, ou un petit fond de terre.

 

 

 

 

Fontfreyde_9Comme les pierres sont creusées en forme de siège, il était facile de faire de Chaize une chaise, et comme les curés ont diabolisé tout ce qui avait un rapport avec le paganisme, les pierres devinrent la chaise du Diable. 

 

 

 

 

 

Fontfreyde_2Ce qui est sur, c’est que cet ensemble de pierres naturelles a été utilisé pour d’anciens rituels. Un gardien des lieux est bien présent.

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Fontfreyde_5Les sièges, creusés par l’érosion (un peu aidée par la main de l’homme à mon avis) se trouvent au sommet des deux plus hautes pierres. Ce ne sont pas des bassins, l’eau ne pouvant y rester.

 

 

 

 

 

Fontfreyde_6Il semblerait que cet endroit soit utilisé pour la fécondité. Il y a une partie énergétique féminine très représentative, malgré une porte avec une pierre spécifiquement masculine.

 

 

 

 

 

 

Fontfreyde_13La pierre appelée branlante... Non, je ne vais pas le faire. Hein ? Si ? Mais non.

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http://office.champanellois.pagesperso-orange.fr/Randos/Fontfreyde/Fontfreyde.htm

13 septembre 2011

Le sanctuaire des rochers



Manson_Saint_Aubin_12Non loin de Manson, sur une petite colline, se trouvent plusieurs grosses pierres dispersées dans les champs. Cet endroit est fort peu connu, et espère le rester. C’est pourquoi je ne vous donnerai pas le chemin à parcourir. J'ai promis.

 

 

 

 

 

Manson_Saint_Aubin_22Ces pierres, qui sont protégées par un gardien fort peu commode, mais sympa quand on montre patte blanche, sont des pierres de guérison et forment aussi un lieu d’initiation.

 

 

 

 

 

 

Manson_Saint_Aubin_13Au loin se dresse le Puy de Dôme, en ligne directe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Manson_Saint_Aubin_20Les pierres forment trois cercles : l’un neutre pour la guérison, les deux autres, féminin et masculin, pour l’initiation. Il semblerait qu’ils soient placés tous les trois sur les pointes d’un triangle d’or.

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Manson_Saint_Aubin_17De cet endroit partent 12 lignes, reliant certainement d’autres points intéressants, comme des églises romanes ou des mégalithes. Je n’ai pas eu le temps de vérifier sur une carte.

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Manson_Saint_Aubin_16Je vous laisse en compagnie de ces belles. A vous de voir ce que vous ressentez.

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10 août 2011

La basilique San Zeno, l’abbaye




V_rone_San_Zeno_planLe monastère carolingien primitif, situé hors les murs de Vérone, se développa rapidement et devint une grande abbaye bénédictine, dont Dante parla dans sa Divine Comédie.

 

 

 

 

 

 

 

V_rone_San_Zeno_Cloitre_2L’abbaye, reconstruite au Xe siècle, devint la résidence des empereurs lorsqu’ils venaient à Vérone. Othon Ier, Frédéric Ier Barberousse et Frédéric II y logèrent.

 

 

 

 

 

 

 

 

V_rone_San_Zeno_35Il n’en reste qu'une haute tour crénelée en briques, construite entre le XIIe et le XIIIe siècle, et le cloître. Le palais et les bâtiments monastiques furent démantelés durant les guerres napoléoniennes, les pierres servant à d’autres constructions de Vérone. 

 

 

 

 

V_rone_San_Zeno_Cloitre_5Parmi les ruines sont conservés des pierres tombales ayant appartenu à l’ancienne nécropole.
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V_rone_San_Zeno_abbaye_2L’ancienne entrée du monastère sert encore aujourd’hui aux visiteurs de départ de la visite. La pièce est formée de trois petites nefs, dont les voûtes croisées sont soutenues par deux colonnes.

 

 

 

 

 

V_rone_San_Zeno_abbayeDans le bâtiment adjacent fut reconstruite récemment l’ancienne bibliothèque de l’abbaye.

 

 

 

 

 

 

Le cloître


V_rone_San_Zeno_Cloitre_15Le cloître actuel, restauré en 1123 et rénové au XIIIe siècle à l'époque du prieur Giuseppe Della Scala (1293-1313), présente au sud des galeries romanes avec des arcades en plein cintre,

 

 

 

 

 

V_rone_San_Zeno_Cloitre_19alors que celles du nord sont gothiques, avec des arcs brisés.

 

 

 

 

 

 

 

V_rone_San_Zeno_Cloitre_18Les galeries voûtées sont soutenues par des colonnes doubles en marbre rouge de Sant’Ambroggio.

 

 

 

 

 

 

V_rone_San_Zeno_Cloitre_23Les seules représentations de têtes humaines, comme dans la crypte, rappellent la transformation de l’animal en humain. Cette fois, point de singe, ni de taureau, mais un loup, ou un chien.

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V_rone_San_Zeno_Cloitre_21Et franchement, je pense que Bob Kane et Bill Finger sont passés par Vérone en 1939.

 

 

 

 

 

 

 

 

V_rone_San_Zeno_Cloitre_3Tout le long des galeries se trouvent des pierres tombales et les tombeaux de plusieurs abbés.
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V_rone_San_Zeno_53Ici, celui de Giuseppe della Scala. Son frère Pietro Ier était alors évêque de Vérone, son père Alberto et ses frères Bartolomeo et Alboino Ier, ainsi que ses neveux Alboino II et Mastino II furent podestats puis seigneurs de Vérone. Belle famille.


 

 

 

 

 

 

 

V_rone_San_Zeno_Cloitre_20Le cloître possède encore son lavabo, où les moines venaient se laver.

 

 

 

 

 

 

V_rone_San_Zeno_Cloitre_14Il est soutenu par 4 colonnes à chapiteaux feuillus.
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10 août 2011

La vie de saint Zenon (San Zeno)



V_rone_San_Zeno_12Né en Afrique, plus exactement en Mauritanie au début du IVe siècle, il fut formé à l'école de la rhétorique, dont les principaux défenseurs étaient Apulée de Madaure, Tertullien, Cyprien et Lactance. Il quitta son pays natal pour venir à Vérone en 362. 

 

 

 

 

 

 

 

V_rone_San_Zeno_43Il y fonda la première église de la ville, et en devint l’évêque. Il combattit l’arianisme, vécut dans l'austérité et la simplicité, et pour ne dépendre de personne, allait lui-même pêcher des poissons pour manger. Il mourut en martyr vers 380, et son culte se répandit dès le Ve siècle. Nombreux sont les miracles qui lui sont attribués.

 

 

 

 

 

 

 

V_rone_San_Zeno_Int_rieur_29Par exemple, il guérit la fille d’un magistrat de Vérone, Rezia Gallien, dont la fille était possédée.

 

 

 

 

 

 

 

V_rone_San_Zeno_45Ou bien, il fit un pari avec de diable lors d’une partie de ballon, le ballon étant quand même le sommet d’une montagne. Ayant gagné, il força son rival à transporter sur ses épaules depuis Rome une vasque en porphyre, que l’on retrouve à l’entrée de la basilique.

 

 

 

Verone_San_ZenoD’autres miracles survirent après sa mort : la légende, rapportée par le pape Grégoire Ier (l'un des quatre Pères de l'Église d'Occident, avec saint Ambroise, saint Augustin et saint Jérôme), raconte qu’en 589, lors de la crue dévastatrice de l’Adige, l’eau s'arrêta sur le seuil de l'église où venait de se dérouler le mariage du roi lombard Authari et de la princesse Théodelinde de Bavière.

Il est le patron de la ville de Vérone, des pêcheurs, des enfants qui apprennent à marcher. Il est aussi invoqué contre les inondations.

6 septembre 2011

La cascade de Fragsburg



Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler d’un endroit sacré naturel, la cascade de Fragsburg.

Fragsburg_2Le château de Fragsburg se trouve à 727 mètres d’altitude, surplombant la vallée de l’Adige et la ville de Merano dont il dépend. L’endroit fut probablement fortifié dès l’époque romaine.

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Fragsburg_16Le château actuel fut construit au XIIIe siècle, et fut constamment modifié par ses différents propriétaires. Le pavillon de chasse fut rajouté en 1620, par la famille Memminger. 
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Fragsburg_1C’est le point de départ d’une petite randonnée. Le chemin, passant tout d’abord le long de vergers, s’enfonce dans les sous-bois.

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Fragsburg_3Il faut une quinzaine de minutes pour arriver près de la plus haute cascade du Tyrol du Sud.
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Fragsburg_19L’eau fait une chute de 135 mètres de haut, le long d’une falaise en porphyre, et continue dans une gorge étroite jusqu’à la vallée.
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Fragsburg_11J’ai eu la chance de m’y trouver seule, et de pouvoir dire bonjour à un aigle royal qui m’a suivie le long de mon périple.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fragsburg_9Le monde minéral, animal, les arbres, les fleurs, le souffle du vent, les embruns de l'eau pure sur le visage.

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Fragsburg_7Et on rentre à castel Fragsburg boire une petite bière sur la terasse. Elle est pas belle la vie ?

6 septembre 2011

L’église Saint-Georges de Merano



Merano_Saint_Georges_2Située dans le quartier chic de Maia, l’église Saint-Georges est mentionnée pour la première fois en 1256. En 1273, l’évêque Egno en fit don à Meinhard II, comte de Tyrol, pour ses méditations religieuses. De l’ancien bâtiment roman il ne reste que quelques traces à peine visibles, sur la base du clocher.


 

 

 

 

 

 

 

Merano_Saint_Georges_1Au XVe siècle, la nef fut refaite dans le style gothique, et l’église fut à nouveau consacrée en 1490. La chapelle Rosenberg fut rajoutée en 1660.
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Merano_Saint_Georges_3L’église fut remaniée à nouveau en 1914, avec une extension à l’ouest d’une nouvelle nef. Le toit fut refait en 1970, et la rénovation intérieure complète entre 1971 et 1988. Le clocher, quand à lui, fut rénové en 2008, et 9 cloches furent installées.


 

 

 

 

 

 

 

Merano_Saint_Georges_8Le portail date du XVe siècle, ainsi que les fresques extérieures.

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Merano_Saint_Georges_6Les peintures baroques de l’intérieur de l’église furent faites en 1765 par Josef Wengenmayr, un peintre local. Pas trop mon truc, mais joli quand même.

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Si vous voulez entendre le son des cloches de Saint-Georges... C'est ici

6 septembre 2011

La chapelle Sainte-Barbe de Merano



Merano_Sainte_Barbara_1Cette chapelle est située derrière l'abside de la cathédrale et fut consacrée en 1450. Elle a servi, jusqu’en 1848, de chapelle funéraire à l’ancien cimetière de Merano.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Merano_Sainte_Barbara_2Ce cimetière, mentionné pour la première fois en 1325, existait déjà depuis le XIIIe siècle, ainsi qu’une chapelle romane dédiée à saint Michel.C'est pourtant sait Christophe que l'on voit peint sur ses murs. Certes, ils sont tout deux des passeurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

Merano_Sainte_Barbara_7C'est un édifice gothique avec un plan octogonal. Elle possède une crypte, contenant un ossuaire, inaccessible aux visiteurs.


 

 

 

 

 

 

 

 

Merano_Sainte_Barbara_6Le plafond voûté en forme d’étoile à 8 branches est remarquable.

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Merano_Sainte_Barbara_4Le triptyque gothique en bois sculpté et doré, datant de la fin du XVe siècle, fut acheté pour la chapelle en 1895. En son centre, la représentation de sainte Barbe.
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25 juillet 2011

Milan, la crypte archéologique du Duomo



Milan_D_me_crypte_1C’est grâce à la construction du métro milanais que l’on a retrouvé l’emplacement des premières constructions de l’ancien sanctuaire. Les fouilles, commencées en 1961 et plus récemment celles de 1996, ont permis de mettre à jour les vestiges et ont permis de mieux comprendre l’agencement du complexe épiscopal des premiers temps du christianisme.

 

 

 

Milan_D_me_crypte_12Elles ont éclairé les légendes se rattachant au lieu, et notamment celle de la fondation par Bellovèse du premier temple païen dédié à Bélisama, devenue Minerve, puis sainte Thècle, puis la Vierge Marie. Les noms changent, pas l’endroit…

 

 

 

 

Milan_D_me_crypte_4La présence d’une source sacrée est à mon avis indéniable. La source est une marque de la présence de la grande déesse, comme la grotte. D’ailleurs, en faisant abstraction du bruit du métro passant juste derrière, vous pouvez de temps en temps entendre, sous des grilles de protection, l’eau couler. 

 

 

 

 

 

 

 

Milan_D_me_crypte_5Le complexe comprenait trois églises et deux baptistères, Santa Tecla et le baptistère San Giovanni alle Fonti, Santa Maria Maggiore, accolée au baptistère San Stefano, et une basilique funéraire. La zone archéologique, située à 4 mètres sous le sol de la place du Dôme, fut ouverte au public en 2009.

 

Milan_D_me_crypte_26Outre les vestiges des bâtiments, elle conserve, dans des vitrines, des pièces de monnaie, des bijoux, des lampes à huile, des carreaux de mosaïque utilisés pour décorer la voûte du baptistère et des fragments de fresque.
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Le premier lieu fut donc dédié à Bélisama, déesse des eaux qui donna son nom en France à la Beauce. Chartres en fut l’un des sanctuaires.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Minerve

 

Puis arriva Minerve. Le culte de Minerve  est originaire d’Étrurie. Elle devint Athéna chez les grecs, puis fut adoptée par les romains au premier siècle. Déesse de la sagesse, des arts, mais aussi de la guerre, de la liberté citadine, et de la médecine. Pour cette dernière fonction, ses temples étaient souvent  liés aux eaux et à leur pouvoir de guérison.

 

 

 

 

 

Milan_D_me_crypte_18Il ne reste rien de l'ancien temple de Minerve. Mais au centre de la nef de Santa Tecla fut retrouvée une salle chauffée par des tuyaux souterrains (hypocauste), qui semble indiquer  la présence d'un bâtiment romain pré-existant.
Andrea Alciati, au XVIe siècle, écrivit : «là où Minerve était vénérée se trouve maintenant une église, le nom fut changé en Tecla, en face de la cathédrale de la Vierge Mère ».

 

 

 

Le baptistère San Giovanni alle Fonti (Saint-Jean des Sources)


Milan_D_me_AmbroiseParmi les différents édifices que la tradition attribue à Ambroise, le baptistère est une attribution sûre. C’est ce que prouvent les fouilles menées en octobre 1996 qui ont fourni des éléments de datation incontestables : une monnaie de Valens, empereur de 364 à 378.

 

 

 

 

 

 

 

Milan_AugustinL’eau purifie et soigne. Ce n’est pas pour rien non plus qu’Ambroise, au IVe siècle, fit construire son baptistère en cet endroit précis. C’est lors de la veillée pascale, en avril 387, qu’il y baptisa celui qui devait devenir saint Augustin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Milan_D_me_crypte_3aLe nom du baptistère n’est pas anodin non plus, san Giovanni alle Fonti, saint Jean des sources. Malheureusement très peu de vestiges de l'élévation nous sont parvenus, la structure ayant été sacrifiée lors de la construction de la cathédrale au XIVe siècle. Les archéologues en ont fait une représentation assez précise quand même.

 

 

 

 

 

 

 

Milan_D_me_crypte_14Les fonds baptismaux en marbre blanc, de forme octogonale, profonds de 80 cm, avaient une largeur d’angle à angle de 12 mètres. Ils étaient recouverts d’un dôme reposant sur 8 colonnes : un document de la Fabbrica del Duomo , datant de  1387, stipule que ces colonnes furent placées dans la crypte de Santa Tecla.

 

 

 

 

Milan_D_me_crypte_17Les murs étaient peints de fresques. L’une d’elles, datant du XIIe siècle, représente deux personnes en prière devant une source…
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Milan_D_me_crypte_25Le pavage était noir et blanc, et le système d’arrivée et d’évacuation de l’eau, posé aux quatre points cardinaux, est encore en place.

 

 

 

 

 

Milan_st_JeanPour l’édification de ce baptistère, Ambroise composa lui-même un chant de huit distiques en deux strophes, qui, placé peut-être le long des parois intérieures de l’édifice, devait se lire en correspondance avec les huit côtés de la cuve baptismale. Disposition qui est semblable, par exemple, à celle des vers composés par le pape Sixte III (432-440) que l’on trouve dans le baptistère de Saint-Jean-de-Latran, à Rome (appelé lui aussi, depuis l’origine, “San Giovanni in Fonte”). La composition épigraphique d’Ambroise, certainement transcrite au VIIIe siècle et conservée ensuite par la tradition manuscrite dans le Codex Palatinus Latinus du IXe ou début Xe siècle qui est conservé à la Bibliothèque Apostolique Vaticane, doit être rapportée aux années précédant immédiatement 387, peut-être 386.


OCTACHORVM SANCTOS TEMPLVM SVRREXIT IN VSVS
OCTAGONVS FONS EST MVNERE DIGNVS EO
HOC NVMERO DECVIT SACRI BAPTISMATIS AVLAM
SVRGERE QVO POPVLIS VERA SALVS REDIIT
LVCE RESVRGENTIS CHRISTI QVI CLAVSTRA RESOLVIT
MORTIS ET E TVMVLIS SVSCITAT EXANIMES
CONFESSOSQVE REOS MACVLOSO CRIMINE SOLVENS
FONTIS PVRIFLVI DILVIT INRIGVO
HIC QVICVMQVE VOLVNT PROBROSA[E] CRIMINA VITAE
PONERE CORDA LAVENT PECTORA MVNDA GERANT
HVC VENIANT ALACRES QVAMVIS TENEBROSVS ADIRE
AVDEAT ABSCEDET CANDIDIOR NIVIBVS
HVC SANCTI PROPERENT NON EXPERS VLLVS AQVARVM
SANCTVS IN HIS REGNVM EST CONSILIVMQVE DEI
GLORIA IVSTITIAE NAM QVID DIVINIVS ISTO
VT PVNCTO EXIGVO CVLPA CADAT POPVLI

L’édifice à huit niches a été élevé pour les rites sacrés,
la fontaine octogonale est digne de ce don.
Il convenait que sur ce chiffre surgît la salle du saint baptême
à travers lequel le vrai salut a été redonné aux peuples
dans la lumière du Christ ressuscitant, lui qui ouvre
la prison de la mort et réveille de leurs tombes les hommes inanimés
et, libérant ceux qui s’avouent coupables de la tache du péché,
les lave dans le courant de la source à l’eau pure.
Qu’ici tous ceux qui veulent abandonner les fautes d’une vie d’opprobre
lavent leur cœur, gardent leur âme à l’abri des souillures.
Qu’ils viennent ici promptement: et si l’un d’eux, tout empli qu’il soit de ténèbres, a le courage de s’approcher,
il en repartira plus candide que la neige.
Que les saints se hâtent de venir ici : que tous les saints expérimentent ces eaux.
En elles se trouvent le royaume et le dessein de Dieu.
Ô gloire de la justice ! En effet qu’y a-t-il de plus divin que le fait
qu’en un bref instant disparaisse la faute d’un peuple?


Milan_D_me_crypte_15L’une des portes du baptistère communiquait avec l’église construite à côté : Santa Tecla.

 

 

 

 

 

 

 

Santa Tecla (Sainte-Thècle)




Milan_D_me_crypte_19L’église fut construite apparemment sur l’ancien sanctuaire en 340. Elle mesurait 82 mètres de long, 45 de large, et possédait cinq nefs. Sa façade était recouverte de morceaux de marbre noir et blanc.

 

 

 

 

 

 

 

 

Milan_D_me_crypte_21Les recherches archéologiques ont montré que l’église primitive comprenait un ancien mur romain. Détruite par un incendie en 452 lors de l’invasion des Huns menés par Attila, elle fut restaurée en 836. Après un nouvel incendie, elle fut à nouveau reconstruite en 1075.

 

 

 

 

Milan_D_me_crypte_20C’est en 1459 que Santa Tecla fut finalement démolie, lors de la construction de la cathédrale. La construction du métro nous priva de la nef, seule l’abside survécut.

 

 

 

 

 

 

Milan_D_me_crypte_13C’est tout d’abord à Santa Tecla qu’Ambroise conserva le clou de la croix du Christ. De nombreuses tombes furent découvertes à proximité, dont le sarcophage dit de Santa Tecla, entouré de croix particulières.
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Milan_sainte_th_cle_3Mais qui était cette sainte ayant remplacé Belisama et Minerve ? C'est un apocryphe, "les Actes de Paul et de Thècle", qui la fait connaître. Les pères de l’Eglise, dont saint Ambroise, l'ont appelée la femme apostolique, la fille aînée de saint Paul, protomartyr parmi les femmes comme saint Etienne fut le protomartyr des hommes (tiens, l’autre baptistère, celui de Santa Maria Maggiore, s’appelle Santa Stefano…).

 

 

 

 

 

Milan_SainteThecleSes parents, comptés parmi les plus nobles et les plus riches de la ville d’Iconium en Turquie (Konya), lui firent étudier les belles lettres et la philosophie, et à l'âge de dix-huit ans, la fiancèrent à un jeune seigneur, appelé Thamyris, héritier d'une des plus grandes familles de l'Asie. Saint Paul la convertit, elle le suivit. Dénoncée comme chrétienne, elle subit le martyr.

 

 

 

 

 

Milan_sainte_thecle_2Enfin, plusieurs martyrs consécutifs : le bûcher d’Iconium (sauvée par la pluie), les lions et les ours (sauvée par une lionne), les serpents (sauvée par la foudre) et les taureaux d’Antioche (sauvée par les liens brisés). Elle finit ses jours à plus de 80 ans à Séleucie, dans un ermitage où elle se fit ouvrir miraculeusement un rocher pour qu'il soit son cercueil. Le feu, l’eau, la terre et l’air. Voilà une belle initiation pour une vierge.
Le passage des pouvoirs se fit.

 

 

 

 

 

http://www.02blog.it/post/6402/milano-archeologica-il-battistero-di-san-giovanni-alle-fonti
http://www.duepassinelmistero.com/Duomo%20di%20Milano%20I.htm
http://www.30giorni.it/articoli_id_3534_l4.htm
http://www.sacred-destinations.com/italy/milan-baptistery
http://villagederocles.free.fr/stethecle.html

25 juillet 2011

Milan, le Duomo, l'intérieur

 


Milan_D_me_plan_1Le Duomo a un plan en croix latine, composé de cinq nefs et trois transepts, un déambulatoire à abside polygonale.

 

 

 

 

 

 

Milan_D_me_in_rieur_13Les nefs sont séparées par 52 piliers polystyles qui soutiennent les voûtes des croisées d'ogives, représentant les 52 semaines d’une année.

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Milan_D_me_in_rieur_2La nef centrale est deux fois plus large que les nefs latérales, celles-ci sont légèrement décroissantes en hauteur ce qui permet l'ouverture de petits vitraux à arcs-boutants.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Milan_D_me_50Dans la première travée nord, près de l’entrée, incrustée dans le sol, se trouve une méridienne portant le symbole du capricorne. Cette ligne en laiton encastrée dans le sol traverse la nef. Elle fut Installée en 1786 par les astronomes de Brera, et servait à marquer l’heure de midi astronomique grâce à un rayon de lumière entrant par la première baie de l’aile sud, du côté droit.

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Milan_D_me_in_rieur_1La seconde travée abrite le baptistère représentant un sarcophage romain en porphyre.

 

 

 

 

 

 

 

Milan_D_me_in_rieur_11Au mur, deux bas reliefs en marbre rouge de Vérone présentent les apôtres. Ils datent de la fin du XIIe siècle et proviennent de Santa Maria Maggiore.

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Milan_D_me_in_rieur_23Dans la première travée sud se trouve le sarcophage de l’archevêque Ariberto d’Intimiano, mort en 1045, portant une copie du crucifix en cuivre recouvert de feuilles d'or. Ce crucifix, que l’archevêque donna au monastère San Dionigi, se trouve dans le musée du Duomo. 

 

 

 

 

 

 

 

Milan_D_me_in_rieur_19Dans le transept sud se trouve la statue de saint Barthélémy écorché. Cette œuvre de Marco d’Agrate de 1562 montre le martyr, muscles et veines exposés, portant sa peau jetée sur l’épaule.

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Milan_D_me_in_rieur_5Sur le point le plus élevé du chœur se trouve l'autel majeur provenant de la basilique de Santa Maggiore, consacré par Martin V en 1418. Au centre de l’autel se trouvent des reliefs sur les plaques internes qui le composent, qui faisaient partie d’un sarcophage païen du IIIe siècle et réutilisées comme sépulture pour un martyre chrétien.

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Milan_D_me_in_rieur_6Entre deux piliers se trouvent les grands orgues.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Milan_D_me_52Le samedi suivant le 14 septembre, chaque année, se déroule à Milan la « Festa della Nivola ». C’est une fête religieuse consacrée à un clou de la croix du Christ, au cours de laquelle est célébré le rite de la Nivola, une machine en bois et tissu, ressemblant à un ascenseur, utilisée par l’archevêque de Milan lors de la célébration pour aller chercher la relique, située dans une niche qui surplombe le cœur de la cathédrale à 40 mètres de hauteur, et conservée ici depuis 1461.

 

 

 

 

 

Milan_D_me_54La légende veut que saint Ambroise, passant devant la boutique d'un forgeron, ait été attiré par l'homme qui essayait de plier un morceau de fer, sans succès. Amboise, demandant alors la permission de l'examiner, réalisa que cette pièce était un clou de la croix du Christ. L’histoire officielle de ce clou, qui fut un temps gardé au sein de l’église médiévale Santa Maria Maggiore, est qu’il fut trouvé par Sainte Hélène, qui l’offrit à son fils, l’Empereur Constantin, en l’intégrant à un mors pour son cheval. Il fut ensuite offert à saint Ambroise.

 

La crypte


Milan_D_me_in_rieur_crypte_3L’entrée de la crypte se trouve dans le chœur. Rien de poignant, mais un bel éclairage la met en valeur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Milan_D_me_in_rieur_crypte_2Habituellement, la crypte héberge le tombeau du cardinal Carlo Borromeo (saint Charles Borromée).Ce saint mourut en 1584, à 46 ans, et fut canonisé le 1er novembre 1610 par Paul V. Plusieurs guérisons miraculeuses furent répertoriées à son contact.

 

 

 

 

 

 

 

 

Milan_D_me_in_rieur_18Lors de ma visite, la châsse, faite de vermeil enrichie de pierreries et de cristal, était exposée dans le transept. Le corps du saint y est conservé, en habit sacerdotaux.

 

 

 

 

 

 

Milan_D_me_in_rieur_crypte_1Pour un euro, vous pouvez entrer dans le trésor de la cathédrale. Plusieurs pièces très intéressantes :

 

 

 

 

Milan_D_me_tr_sor_1Un bénitier était un vase portant une anse, habituellement en métal, propre à contenir l'eau bénite. Ils étaient souvent fabriqués en métaux précieux repoussés, ou même creusés dans des pierres dures ou dans un tronçon d'ivoire.

 

 

 

 

 

 

 

 

Milan_D_me_tr_sor_2Celui du trésor, en ivoire, fut spécialement conçu pour la visite de l’empereur Otto II à Milan en 980. Il fut fabriqué par des artistes lombards. Les quatre évangélistes avec leurs attributs ainsi qu’une Vierge à l’enfant y sont représentés. Chaque personnage est assis sous un arc comportant une inscription. L'inscription dédicatoire latine longe le bord du récipient. L’anse est maintenue par deux têtes de lion.

 

 

 

 

 

 

Milan_D_me_tr_sor_5Une couverture de livre du Ve ou début VIe siècle, probablement fait à Ravenne. Peut-être le cadeau d’un empereur byzantin. Au XIIe siècle, il fut utilisé dans la liturgie des Vêpres de processions de Pâques. Au XVe siècle, il devint une Pax, une plaque de métal que le célébrant embrassait et faisait embrasser en disant : « Pax tecum ». Cela remplaçait le rituel du baiser de paix en usage dans l’Eglise primitive et recommandé par saint Paul.

 

 

 

 

 

 

Milan_D_me_tr_sor_4La Pax dite d’Ariberto fut créée en 1030 ou 1040 et donné à la cathédrale par l’archevêque Ariberto. Elle se compose de deux panneaux, dont l’un fut utilisé pour décorer la couverture de l’évangéliaire de la cathédrale et l’autre pour la boite le contenant. Au XIIe siècle, ces panneaux furent utilisés comme Pax.

 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.sacred-destinations.com/italy/milan-cathedral
http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%B4me_de_Milan
http://www.travelpics.fr/2010/01/il-duomo-cathedrale-milan-italie.html
http://www.30giorni.it/articoli_id_22806_l1.htm

1 septembre 2011

L’église Saint-Jean



Bolzano_Saint_Jean_4Située au nord de Bolzano, à l’époque entourée de vignes, l'église romane Saint-Jean fut consacrée en 1180 et partiellement transformée au début du XIVe siècle, avec l'ajout d’un clocher gothique.

 

 

 

 

 

Bolzano_Saint_Jean_3C’est la plus ancienne église de la ville.

 

 

 

 

 

 

 

Bolzano_Saint_Jean_2Elle possède une seule nef, voûtée en berceau, et l’abside sert de base au clocher.

Bolzano_Saint_Jean_1

 

 

 

 

 

 

 

 

Bolzano_Saint_Jean_6aElle est entièrement peinte de fresques admirablement conservées, commandées par la famille Botsch, banquiers florentins, qui datent du XIVe siècle, entre 1330 et 1370. 

 

 

 

Bolzano_Saint_Jean_13Une partie représente la vie de saint Jean-Baptiste, l’autre de saint Jean l’Evangéliste. Plusieurs peintres ont travaillé, mélangeant le style de Giotto et le style germanique.

Bolzano_Saint_Jean_8a

 

 

 

 

 

 

 

L’église ne se visite pas….

http://www.bolzano.net/chiesa-san-giovanni.htm

1 septembre 2011

L’église franciscaine de Bolzano

 

Bolzano_FranciscainsL'Ordre des frères mineurs (Ordo Fratrum Minorum), ou Ordre franciscain, est un ordre religieux catholique né en Italie sous l'impulsion de François d'Assise en 1210. Les moines franciscains se sont installés dans la région au XIIIe siècle, comme les dominicains.

 

 

 

Bolzano_Franciscains_clo_tre_7A cette époque, saint François était encore vivant et il semblerait qu’il ait séjourné à Bolzano. La première mention du couvent date de 1221. Il fut construit autour d’une ancienne chapelle, dédiée à saint Ingenium, qui fut intégrée à l’église en prenant le nom de chapelle Saint-Erard.

 

 

 

 

 

L’église

 

Bolzano_Franciscains_1Bâtie entre 1221 et 1237, elle fut endommagée par un incendie en 1291. Elle fut reconstruite et agrandie dans le style gothique, les travaux se terminant en 1348 avec l’achèvement du chœur.

Bolzano_Francisain_bi

 

 

 

 

 

 

 

 

Bolzano_Franciscains_2Le clocher (financé par les de Rossi et Botsch) date de 1376, les voûtes de na nef, séparées par des piliers octogonaux, de la première moitié du XVe siècle, ainsi que la plupart des fresques. La façade fut refaite dans la seconde moitié du XIXe siècle en style néo-gothique.

 

 

 

 

 

Bolzano_Franciscains_1944L'église subit d'importants dégâts lors des bombardements de la seconde guerre mondiale, et fut réparée, en perdant une grande partie de ses fresques.

 

 

 

 

 

 

 

Bolzano_Franciscains_5Il nous reste l’une d’entre elles, du XVe siècle, qui représente 16 maîtres franciscains des premières universités, comme Londres, Oxford, Paris, Naples ou Heidelberg.

 

 

 

 

 

 

Bolzano_Franciscains_6Extérieurement, l'église, se situant plus bas que la rue, c'est-à-dire au niveau original datant de 800 ans, est très simple, avec des références à l'architecture traditionnelle locale.

 

 

 

 

 

 

Bolzano_Franciscains_8L’église, d’un plan à trois nefs sans transept, possède un chœur suivi d’une abside polygonale. Les voûtes érigées au XVe siècle, sont traversées par un maillage dense de nervures gothiques. La plupart de ces structures, cependant, remontent à la reconstruction du XXe siècle.

 

 

 

 

 

Le cloître

 

Bolzano_Franciscains_clo_tre_2Le côté gauche de l’église mène au cloître. Construit au XIVe siècle, parfaitement carré, il est couvert par un plafond voûté d’arcs gothiques trilobés soutenus par quatre groupes de quatre piliers.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bolzano_Franciscains_clo_tre_1Il fut couvert à l’origine de fresques de l’école de Giotto (1330-1340), recouvertes l'intervention partielle du XVIIe siècle de Ludwig Pfenodter, puis par celle d’ Hilarius Aufenbacher au XVIIIe.

 

 

 

 

 

 

Bolzano_Franciscains_clo_tre_3Seuls quelques fragments sont visibles aujourd’hui.

Bolzano_Franciscains_clo_tre_5

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bolzano_Franciscains_clo_tre_8Bolzano_Franciscains_clo_tre_6

 

 

Bolzano_Franciscains_clo_tre_4

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