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lieux sacrés
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8 juillet 2010

L'église Saint-Nicolas de Meursault

Meursault_12Meursault est située sur l'emplacement d'un ancien camp romain. Cette petite ville devrait son nom à une coupure séparant nettement la côte de Meursault et la côte de Beaune, appelée "saut du rat", en latin "muris saltus".

Meursault_2Au cours des siècles, différents édifices religieux se succédèrent à l'emplacement de l'église actuelle. Ils sont tous dédiés à Nicolas, évêque du IVème siècle. Ces chapelles ou églises dépendaient du château et étaient desservies par la paroisse de Monthélie, très ancienne.

De la première église romane, il ne reste plus de trace.  On sait qu'elle devint chapelle castrale quand Frogier de Meursault en fait don aux abbés de Cluny en l'an 1094. Elle était englobée avec son cimetière dans l'enceinte de la citadelle.










Meursault_3Détruite, elle fut rebâtie au XIIème et XIIIème siècles, puis restaurée au XIVème, qui a laissé sa marque sur les parties anciennes.  Située sur le point le plus élevé du site, elle ne comportait qu'une nef. En 1470, Jean de Poitiers, seigneur de Meursault, édifia le chœur de l'église et son clocher.  Elle fut édifiée sous la vocable de Saint-Nicolas. Elle possédait un chevet à fond carré, voûtes et  transept à nervures multiples et moulures concaves, des baies flamboyantes à deux divisions qui sont encore là de nos jours.












Meursault_4Incendiée vers 1480, une nouvelle construction fut entreprise par  les abbés de Cluny qui  la firent rebâtir avec des pierres tirées de la Perrière-Piade et l'élevèrent, cette fois, avec une flèche octogonale avec crochets et petits arcs boutants relevés en pinacle, de 57 mètres de haut. Cet ouvrage fut confié aux trois frères Jeannin, architectes qui firent également  la cathédrale Saint-Lazare d'Autun .













Meursault_9A cette époque, l'édifice passe du style roman au style gothique.
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Meursault_5De 1792 à 1800, l'église Saint-Nicolas devint le "Temple de la Raison" et servit à des réunions profanes. Le culte fut établi en 1800 et, en 1803, Meursault devint chef-lieu d'un doyenné de 16 paroisses.










Meursault_11L'église fut agrandie en 1843 par le triplement de la nef, qui lui donna la forme d'une basilique. Les piliers du transept, qui soutiennent les 1200 tonnes du clocher furent restaurés en 1989.










Meursault_6Une vierge à l'enfant est classée monument historique : en pierre polychrome du XIVème siècle, l'enfant explique la bible à sa mère. Elle fut sauvée du vandalisme révolutionnaire par des habitants de Meursault qui la coiffèrent quelque temps du bonnet phrygien. Si les révolutionnaires avaient eu connaissance de la réelle signification ésotérique de cette coiffe...















Meursault_7ahttp://www.ot-meursault.fr/meursault/fr/patrimoine.htm
http://www.sitesclunisiens.org/article.php?sid=253
http://cloches71.over-blog.com/pages/Meursault-2045068.html
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13 juin 2010

Olympie, historique

"J'ai fait mes premiers pas sur la poussière millénaire sous l'ombre grandiose des ruines sacrées.
J'ai joué dans le stade antique, sur la terre foulée par les dieux et les héros.
J'ai entendu les pierres raconter au vent les mythes et les légendes."
Georges Séféris

Olympie_30Olympie est avant tout un sanctuaire, situé dans le Péloponnèse dans la plaine de l’Élide, entre le mont Kronion et le fleuve Alphée. La région d’Olympie et l’espace du sanctuaire lui-même furent habités dès l’époque protohelladique, aux environs de 3 000 avant notre ère. Les restes d'habitations voûtées aux fondations de pierre furent mis à jour.
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Olympie_87Jusqu’au début du IIème millénaire, c’est une divinité féminine de la fécondité, Déméter, qui y fut adorée, avec Rhéa et Cronos, ses géniteurs. Le plus ancien lieu sacré connu fut sans doute l'autel dédié à Cronos, sur le mont Kronion, dans le bois sacré d'oliviers sauvages nommé l'Altis. Plus tard, l'Altis devint un quadrilatère sacré (200 m de long sur 175 m de large) que nul ne pouvait franchir en armes : avant d'y pénétrer, on faisait halte à la fontaine Piera pour un sacrifice et des ablutions rituelles.





Olympie_84La fin de l’époque mycénienne, avec l’invasion dorienne (1 100 avant notre ère), vit Olympie et sa région tomber au pouvoir des Éléens. C’est à ce moment-là que fut consacré le culte de Zeus dans le sanctuaire, qui emprunta son nom au mont Olympe, résidence légendaire des dieux. 

C’est là que les dieux olympiens inaugurèrent les jeux : selon une croyance des grecs, Zeus vainquit Cronos à la lutte tandis qu’Apollon l’emportait sur Arès au pugilat et sur Hermès à la course.




Plusieurs légendes se rapportent à l'origine des jeux :

Olympie_Pelops_et_Hippodamia- celle de Pélops de Lydie (dont la tombe se trouve sur le site) qui aurait corrompu l'aurige (conducteur de char) du roi Oenomaos pour pouvoir battre ses chevaux invincibles à la course et ainsi épouser sa fille Hippodamie et régner sur ce qui deviendra le Péloponnèse. Il était fils du roi de Phrygie, Tantale, et de Dioné (fille du Titan Atlas, nourrice immortelle du jeune Dionysos), et petit fils de Zeus. Il fonda la dynastie des Pélopides, plus connue sous le nom d’Atrides.






hercule- le mythe d'Hercule, qui après avoir nettoyé les écuries d'Augias en détournant le fleuve Alphée, aurait fait bâtir une enceinte sacrée et restauré des concours d'athlétisme et de gymnastique en l'honneur d'Oenomaos. Il fixa l’emplacement et les dimensions du premier stade, instaura la course comme premier concours et couronna le vainqueur d’un rameau de l’olivier sauvage qu’il avait lui-même planté à Olympie après l’avoir apporté des pays hyperboréens, lieu de résidence d’Apollon.












Olympie_55Du VIIIème siècle à la fin de l’époque romaine, le sanctuaire boisé d’Olympie vit s’organiser le complexe d’installations sportives et de lieux de culte le plus significatif du monde antique. Les premiers jeux olympiques débutèrent en 776 avant notre ère, sur l'initiative d'Iphitos, roi d'Élide.









Olympie_56Très vite, le sanctuaire d’Olympie fut reconnu dans toute la Grèce comme le centre des jeux sacrés par excellence, toute la région de l’Élide fut proclamée région sacrée de Zeus, inviolable.











Olympie_70Pour permettre aux athlètes et aux visiteurs qui se rendaient au sanctuaire de se déplacer sans danger, et aux jeux de se dérouler sans interruption, une trêve sacrée était proclamée, qui mettait fin pour un mois aux hostilités entre les cités-états grecques. Une légende raconte que les milans, très carnassiers, qui avaient pour habitude d'attaquer les restes des offrandes, respectaient la trêve.







Olympie_83En 393, l'empereur de Byzance Théodose Ier, sous l'influence d'Ambroise, évêque de Milan, ordonna l'abandon des rites et des lieux de culte païens. L'édit signa probablement la fin des jeux olympiques, même si aucun document ne permet de connaître la date des derniers jeux avec certitude. Il est possible que la fin des Jeux ne date pas de Théodose Ier, mais de Théodose II qui, en 426, entérina leur abolition et ordonna la destruction complète des temples du sanctuaire. En 561, un tremblement de terre provoqua la ruine définitive du site.





Olympie_29http://www.cosmovisions.com/monuOlympie.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Olympie
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeux_olympiques_antiques











Olympie_4http://www.musagora.education.fr/jeux/jeuxfr/presentation.htm
http://www.amb-grece.fr/olympisme/site.htm

Voir la carte ici.

7 juillet 2010

La Rochepot, église Notre-Dame-de-la-Nativité

La_Rochepot_croix_1Le site de La Rochepot, au croisement des deux grandes routes de l'Europe occidentale (la "voie de l'étain" et la "voie du sel"),  fut habité depuis fort longtemps, dès le Néolithique. 











La_Rochepot_croix_4Il existe de nombreux dolmens, allées couvertes et autres menhirs alentours, comme ceux dits du "Cul-Blanc", l'ancien "Tonton Martel" aujourd'hui disparu, "La Pierre qui Vire", la "Pierre-Brûlée", la "Pierre Chaume", l'allée de "Chateillon" ou la "Pierrefite".
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La_Rochepot_2L'église Notre-Dame-de-la-Nativité, autrefois prieurale Saint-Georges, fut édifiée dans le deuxième quart du XIIème siècle par les bénédictins de l'abbaye de Flavigny.
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La_Rochepot__glise_6De cette époque elle a conservé la nef, des parties du transept, son abside et ses absidioles, ainsi que des décorations du portail ouest, et des chapiteaux.











La_Rochepot__glise_2L'archivolte du portail possède une caractéristique bien étonnante... 












La_Rochepot__glise_4Les moulures du côté gauche représentent des signes particuliers, comme une sorte d'alphabet composé de signes lapidaires compagnoniques...

















La_Rochepot__glise_3La  nef possède 4 travées flanquées de bas-cotés.
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La_Rochepot__glise_1Le clocher, datant du XVème siècle, est surmonté d'une flèche construite en 1822, l'édifice fut remanié au XIXème siècle.
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La_Rochepot__glise_8Les chapiteaux historiés (ânesse de Balaam, annonciation, combat d'un chevalier contre un aigle)
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La_Rochepot__glise_9sont inspirés de ceux de Saint-Lazare d'Autun et de Saint-Andoche de Saulieu.
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Pour voir la carte, cliquer ici.









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7 juillet 2010

La Rochepot, le château

La_Rochepot_10Depuis l'âge du bronze, il y avait sur le piton rocheux un poste de garde. Ce poste conserva son importance durant la période gallo-romaine, puis au moyen-âge, sa situation clé permettant de protéger la route permettant le transport de l'étain.






La_Rochepot_3Le rocher devait déjà faire partie des sites sacrés. Il s'y trouve encore des grottes, dont l'une d'elles est appelée la "grotte de la Vierge".
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La_Rochepot_21Son entrée fut barricadée par une grille, posée là au siècle dernier : la première marche se trouvant 3m en contrebas... Il existait à cette époque une statue de la Mère, volée depuis.
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La_Rochepot_7Plus haut, d'antiques escaliers sont taillés dans le roc.
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La_Rochepot_9Le château primitif aurait été construit sur cette crête vers 1180 par Alexandre de Bourgogne, fils du duc Hugues III. Il s'appelait alors La Roche-Nolay. Les sires de Thil, de Beaujeu, les comtes de Savoie héritèrent de cette forteresse.










La_Rochepot_14Suite à un incendie au XIIIème siècle, il fut rebâti plus bas, sur le triangle rocheux qui domine le village, là où se trouvait le puits de 72 mètres de profondeur creusé en 1228
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La_Rochepot_16et la chapelle qui avait résisté au feu (construite à l'emplacement d'un oratoire romain au XIIème siècle, elle fut dédiée à la  Vierge), et
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La_Rochepot_27La chapelle fut englobée dans les plans de reconstruction.
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La_Rochepot_12Puis le château fut racheté par un chevalier berrichon,  Régnier Pot, conseiller des ducs de Bourgogne, chambellan de Philippe le Hardi et chevalier de la Toison d'Or. Celui-ci entreprit des ouvrages de fortification et des agrandissements.
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La_Rochepot_15aUne légende nous rapporte que lors d’une bataille livrée en 1396 devant Nicopolis par le duc de Nevers, futur Jean sans Peur, contre les troupes du sultan Bajazet, Régnier Pot fut fait prisonnier. Mais sa bravoure saluée par l’ennemi lui valut une proposition en mariage… avec la sœur du sultan ! Étant déjà marié et refusant d’adopter la religion islamique, le prisonnier déclina l’offre et fut alors contraint de prouver son courage dans un ultime affrontement.












La_Rochepot_28La veille du combat, il fit ses prières et dormit profondément. La Vierge apparut alors dans son sommeil pour lui donner un conseil : « Frappe bas ». Le matin suivant, il fut conduit dans une arène et, armé d’un cimeterre, se retrouva face à un lion furieux. Après une courte prière à la Madone, « A la belle, tant elle vaut » (qui deviendra la devise de sa maison), Régnier trancha d’un coup les deux pattes antérieures de l’animal et n’eut aucun mal ensuite pour l’achever. Le sultan décida alors de libérer le noble prisonnier qui revint en Bourgogne pour acheter La Roche Nolay et fortifier le château existant.










La_Rochepot_30Son petit fils Philippe Pot, surnommé  "le chevalier le plus accompli de son temps" (faisant concurrence à Guillaume le Maréchal) lui aussi chevalier de la toison d'Or et filleul de Philippe Le Bon dont il était le chambellan puis son ambassadeur à Londres, devint Grand Sénéchal de Bourgogne. Propriétaire également de Châteauneuf-en-Auxois,  il poursuivit conjointement la construction et l'agrandissement des deux châteaux. Il mourut en 1493, et son tombeau nous est resté : cette œuvre est aujourd'hui exposée au Musée du Louvre.




La_Rochepot_17Parmi les propriétaires successifs se trouvèrent Anne de Montmorency au XVIème siècle, maréchal de France et connétable,  et le cardinal de Retz au XVIIème.
A la Révolution française, le château fut renommé Château de La Roche Fidèle. Il fut déclaré bien national puis cédé à des démolisseurs : le donjon  fut vendu pierre par pierre.








La_Rochepot_18Puis il fut acheté par la famille Carnot en 1893. Le fils du président Sadi Carnot en fit la restauration finale et confia à Charles Suisse, architecte en chef des Monuments Historiques, la direction des travaux qui durèrent jusqu'en 1926.
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La_Rochepot_19http://www.larochepot.com/
http://www.maison-hantee.com/files/morvan/morvan_legendes.htm
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Pour voir la carte, cliquer ici.









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26 mai 2010

La table des Rivoires

Yzeron_018aCe dolmen, situé sur la gauche du chemin des Rivoires, est au départ formé par des roches naturelles. Haut de 4,50 mètres, large de 2,50, il nous rapelle que l'endroit fut considéré par nos anciens comme enceinte sacrée.
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Yzeron_035aTout autour, des pierres de guérison, sorte de siège qu'il faut activer pour obtenir leurs bienfaits.












Yzeron_047Plus haut, un passage entre deux pierres nous montre que l'endroit possède un "chemin initiatique". Un gardien est bien posté là : nous devons nous débarrasser des scories afin de recevoir les énergies du lieu.
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10 mars 2010

Victoria and Albert museum

Colonnes d'une chaire, sud de l'Italie, Calabre 1225/1250

Victoria_and_Albert_Museum_23Ces colonnes, dont 2 sont portées par des lions, ont probablement soutenu une chaire ou un ambon. En religion, l'ambon est le pupitre placé à l'entrée du chœur dans une église et où est posé le lectionnaire  ou la Bible. À l'origine, il s'agit d'une petite tribune à l'entrée du chœur de certaines églises byzantines et médiévales : cela correspond au mot grec ambôn qui signifie « bord relevé » ou « saillie ». Il fut remplacé au XIIIème siècle par le jubé.












Victoria_and_Albert_Museum_12L'ornement comporte des représentations des prophètes Jérémie et Zacharie. Ont été également représentés saint Paul avec son épée, Michaël terrassant le dragon. Et un personnage que l'on connait bien si l'on étudie les arcanes du Tarot : le pendu.
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Missel de l'abbaye de Saint-Denis, 1350

Victoria_and_Albert_Museum_11Ce missel contient tous les textes et la musique nécessaires pour célébrer la messe. Il fut conçu pour être utilisé à l'abbaye royale de Saint-Denis, à Paris. Les miniatures ont été peintes par le "maitre du Remède de Fortune". Cet enlumineur originaire des Pays-Bas méridionaux est tenu pour l'un des principaux rénovateurs de la miniature parisienne à partir de 1350.








Victoria_and_Albert_Museum_10Les enluminures de cet anonyme témoignent d'un intérêt exceptionnel pour la réalité qui s'exprime dans un style en rupture radicale avec la tradition de Jean Pucelle, dominante dans le deuxième quart du XIVème siècle. L'intégration des personnages et leur attitude naturelle sont remarquables. Certaines figurines illustrent le texte, d'autres racontent l'histoire de la fondation de l'abbaye. Ici, l'histoire de Marie-Madeleine...







Tympan de Showbdon

Victoria_and_Albert_Museum_1Le tympan de l'église de Shobdon (Herefordshire) date des environs de 1140. L'église de Shobdon fut démolie au XVIIIème siècle : ses deux portes avec leurs tympans et l'arche du chœur ont été reconstruites dans le parc Shobdon. Le Christ en majesté rappelle quelques tympans aux frontons des églises françaises. Je lui trouve un air très contemporain, isn't it ?








Fenêtre médiévale

Victoria_and_Albert_Museum_14Cette architecture provient du premier étage d'une maison. L'arche fut un élément clé de l'architecture romane laïque au même titre que pour l'architecture sacrée. Les bas-reliefs montrent des sirènes dévorant un homme, la lutte contre d'un centaure contre un basilic. La symbolique reste la même.









Vierge à l'enfant

Victoria_and_Albert_Museum_6Statue reliquaire de la vierge, probablement du XIVème siècle.













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L'arrière comporte une cavité qui devait contenir des reliques.


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Vierge à l'enfant

Victoria_and_Albert_Museum_2Cette statue m'a fait penser à l'une de nos vierges noires...

Victoria_and_Albert_Museum_3Elle date probablement du XII ème ou XIIIème siècle.






Tête du Bouddha, Chine du nord (province du Hebei), 550-577

Victoria_and_Albert_Museum_17Cette tête énorme est en calcaire sculpté avec traces de pigment accentuant les sourcils, les yeux et la bouche. La coiffure est typique de l'histoire du Bouddha Sakyamuni, avec des boucles serrées et le chignon. La marque sur le front, exprimant la sagesse et l'ouverture, contenait à l'origine un joyau impressionnant.















Bouddha Sakyamuni, Chine du Nord 550

Victoria_and_Albert_Museum_15Calcaire avec des traces d'enduit et de peinture dorée. Les vêtements simples rappellent le moment où le Bouddha atteint l'illumination après une période intense de méditation. Derrière lui est représentée une auréole, orné de fleurs et d'un cercle de pétales de lotus. La composition symétrique de la sculpture accentue le calme reflété par le visage.









Bouddha

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1 juillet 2010

Veilly, la chapelle

Veilly_1Le village était à l'origine une ancienne villa gallo-romaine, située sur l'un des flancs du Mont de Veilly. Le village se serait déplacé du site autour du XIVème ou XVème siècle vers l'endroit où se situe le village aujourd'hui.


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La chapelle du XVème siècle, dite Notre-Dame de consolation, est vouée à l'assomption de Marie. Selon la tradition, ce sanctuaire a remplacé une très ancienne chapelle.

30 juin 2009

Les dolmens de Ternant (Côte-d'Or)

Ternant_1Entre Ternant et la ferme de Rolle, à la lisière du bois, deux dolmens ont été restaurés en 1975 par l'association des amis de Vergy en accord avec la direction des antiquités préhistoriques.











Ternant_8Déjà en 1932 des fouilles ont été effectuées, qui ont permis de retrouver des grattoirs, des silex, des monnaies gauloises, des poteries et des outils. On les data du premier âge du bronze, soit 2 000 ans avant notre ère.
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Ternant_4L'un des dolmens est surnommé "la chambre au prêtre".  Sa table de 5m12 sur 1m93 a un poids estimé à 15 tonnes.
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Ternant_5Ayant chuté, les restaurateurs ont du utiliser quatre vérins à vis pour l'élever. Les dalles latérales furent remises d'aplomb et consolidées.
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Ternant_2Le deuxième, plus petit, possède une table rectangulaire de 2m67 sur 1m26 et pèse déjà près de 5 tonnes.
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Un troisième dolmen, 800 mètres plus loin, au flanc d'un petit massif calcaire, nous a échappé. Il parait qu'il se mérite...

Ternant_7Par contre, je pense qu'il y a plus dans le bois que des dolmens...

3 avril 2010

Égypte

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Sekhmet, déesse à tête de lionne.

British_Museum_7Aménophis III a particulièrement vénéré Sekhmet : il possédait une énorme quantité de ses statues dans son temple funéraire à Thèbes. Il put y en avoir eu à l'origine 720, une assise et une debout pour chaque jour de l'année, destinées à un rituel pour apaiser la déesse du feu. Le British Museum en possède plus de 20, la plus grande collection hors d'Egypte.














Senenmout

British_Museum_8Cette statue représente Senenmout, l'intendant de la princesse Neferura, fille d'Hatchepsout, la tenant sur ses genoux. Les deux personnages sont enveloppés par un long manteau arrivant aux chevilles. Le geste de la princesse de placer l'index de sa main droite à sa bouche est une caractéristique iconographique de l'enfance. La statue en granodiorite est gravée sur leurs jambes et sur le siège.














Statue de Senenmout, XVIII ème dynastie, vers 1480 avant notre ère.Thèbes, le temple de Karnak.

British_Museum_9Le texte qui couvre la statue de Senenmout et qui continue sur sa base contient une formule traditionnelle d'offrande et une liste de titres et d'épithètes élogieuses. Le texte sur le corps souligne la relation de Senenmout avec le roi Thoutmosis III, tandis que les inscriptions sur la base, il est fait mention d'Hatchepsout. C'était un membre très influent de la cour sous la reine Hatchepsout. Certaines spéculations le présentent même comme l'amant de la reine. Ce qui est certain, c'est qu'il était le tuteur de la princesse Neferoura, et qu'il a supervisé l'érection de plusieurs monuments dans la vallée thébaine (obélisques et le temple de Deir El Bahari).











Statue d'Amenwahsu, XVIII ème dynastie, vers 1480 avant notre ère,Thèbes

British_Museum_10Amenwahsu s'agenouille, les mains levées, paumes vers le haut, dans l'atitude de l'orant. Ses mains sont appuyées sur une stèle portant une prière au dieu soleil Râ-Horakhty. Sur la stèle sont inscrite deux formules d'offrande : l'une adressée au dieu soleil Râ-Horakhty-Atoum, et l'autre à Osiris, dieu des morts.
















Sculpture en granit rouge d'un lion, XVIII ème dynastie, vers 1400 avant notre ère, Gebel Barkal, au Soudan.

British_Museum_11Premièrement mis en place devant le temple d'Aménophis III à Soleb, ce lion a été transporté avec son compagnon, à Gebel Barkal, par le souverain méroïtique, Amanisic, durant le troisième siècle avant notre ère. Le nom du propriétaire d'origine est inscrit sur le socle et celui de l'usurpateur sur la poitrine du lion.








Dalle du roi Nectanebo I, XXXème dynastie, vers 370 avant notre ère.

British_Museum_12Cette dalle décorée fait partie d'un type de dalles utilisées pour créer des murs écrans entre les colonnes des monuments égyptiens. Le relief sculpté montre une représentation agenouillée du roi Nectanebo I, dont le nom figure dans les inscriptions. Le bord supérieur est orné d'une corniche au-dessus de laquelle se tenait un faucon dont seules restent les pattes.














Figurine Nagada I ou Amratien ou Nagadien ancien, vers 4000 à 3600 avant notre ère.

British_Museum_54Nagada ou Naqada (Ombos en grec, Noubt en égyptien ancien) est une ville de l'Égypte antique. Elle a donné son nom à la civilisation prédynastique de la culture de Nagada, représentée par de nombreux sites de nécropoles localisées du nord d’Abydos à Louxor au sud.  Les sites ont livré de nombreuses tombes et un riche mobilier funéraire de cette période. Il semblerait que Seth, le dieu de Haute-Égypte, y aurait eu son principal culte.







Statuettes d'Osiris


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Crânes retrouvés en Égypte

British_Museum_56La forme allongée du premier en haut m'a interpellée... Il est daté d'environ 3 000 ans avant notre ère.



















Monument de Thoutmosis III, XVIIIème dynastie, vers 1450 avant notre ère, Karnak

British_Museum_34Les différentes faces de ce monument sont décorées de 6 personnages sculptés en bas-relief. Celle-ci représente le pharaon Thoutmosis, le dieu Râ et la déesse Hathor. Chaque personnage est représenté deux fois.
















Panehsy, XIXème dynastie, vers 1270 avant notre ère, Thèbes ou Abydos

British_Museum_35Panhesy, surveillant du Trésor, porte une robe typique de la fin des XVIIIème et XIXème dynasties. Il est à genoux et tient un sanctuaire contenant les figures des dieux Horus et Osiris et de la déesse Isis, dont les noms sont inscrits tout autour. Le nom de Ramsès II est gravé sur son épaule et tout autour de la statue. Panehsy a probablement fait don de cette statue à un temple, afin de montrer sa dévotion aux dieux, perpétuer sa mémoire, et pour obtenir leur protection.













Sculpture en granit gris de Roy, XIXème dynastie, vers 1 220 avant notre ère, temple de Karnak

British_Museum_36Statue représentant le prêtre Roy, s'appuyant sur un sistre d'Hathor. Cette statue provient du temple de Mout à Karnak. Le sistre était un instrument de musique, que l'on devait secouer pour en jouer. Il est directement associé au culte d'Hathor.
Roy devint grand prêtre d'Amon dans les dernières années du règne de Ramses II et le resta jusqu'au règne de Séthi II. Ses bras se reposent sur l'emblème sacré de la déesse Hathor.













Sarcophage en granit de Hapmen, XXVIème dynastie, vers 600 avant notre ère.

British_Museum_38Les reliefs extérieurs  montrent Isis et Nephtys, Anubis et les 4 fils d'Horus, et le texte représente une partie du livre des morts. Sur le sol à l'intérieur, la représentation de la déesse Nout, et tout autour, une frise des dieux majeurs.
















Scarabée sacré, dynastie ptolémaïque, vers 200 avant notre ère.

British_Museum_39Dimensions : 152 cm x 91 cm
Cette sculpture est l'une des plus importantes représentations connues d'un scarabée.  Il est daté de l'époque ptolémaïque mais pourrait être bien plus ancien.











Ramsès VI


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Bas-relief d'Osorkon II XXIIème dynastie, Bubastis, vers 850 avant notre ère.

British_Museum_41Osorkon II est un pharaon de la XXIIe dynastie, dont la capitale est à Tanis, dans le nord-est du delta du Nil. Elle est l'une des deux dynasties d'origine libyenne (berbère). Le pharaon et son épouse Karoma II Méritmout se tiennent debout devant un dieu, qui a disparu depuis.

16 mars 2010

L'abbaye de Westminster

Westminster_Abbaye_2Une légende raconte qu'en 616, un pêcheur londonien eut une vision de l'apôtre Pierre. L'abbaye fut fondée à l'endroit de la vision, sur une zone marécageuse appelée l'île de Thorney, entourée par des affluents de la rivière Tyburn. On dit aussi que ce monastère occupait l’emplacement d’un ancien temple d’Apollon, qu’un tremblement de terre avait renversé.







Westminster_Abbaye_4En fait, nous n'avons que la trace des premiers moines bénédictins qui arrivèrent sur place au Xème siècle, vers 960, envoyés par l'évêque de Londres saint Dustan, ancien abbé de Canterbury, appuyés par le roi Edgar le Pacifique. Les premières fondations de cet édifice se situent vers la porte ouest.










Edouard_le_Confesseur_2En 1050, Édouard le Confesseur, sacré roi après 35 années d'exil en Normandie (Dieu serait apparu à un évêque lui montrant, dans une vision, Édouard sacré roi par saint Pierre), installa son palais à proximité et fit reconstruire l'abbaye, détruite par les Danois. Elle fut consacrée à saint Pierre le 28 Décembre 1065. On lui donna alors le nom de Westminster, en contraction des mots anglais West Monastery, monastère de l'ouest.
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Westminster_Abbaye_65Il existe une représentation de l'église d'Édouard sur la Tapisserie de Bayeux,






Edouard_le_Confesseur_5celle-là même qui montre l'apparition de la comète de Halley en 1066, interprétée alors comme le présage de la victoire de Guillaume le conquérant sur le roi Harold...
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Edouard_le_confesseurÉdouard le Confesseur, saint patron de l'Angleterre, petit-fils de Richard Ier duc de Normandie, mort 8 jours après la consécration de Westminster, fut canonisé en 1161 par le pape Alexandre III. Après sa mort, les miracles qui se firent sur son tombeau contribuèrent beaucoup à l’établissement de son culte.








Saint_Edouard_le_Confesseur_7Guillaume le Conquérant fit enfermer le corps d'Édouard dans un cercueil magnifique qui fut à son tour placé dans une châsse d’or et d’argent. La représentation du XIVème siècle ce cette coutume me fait penser au débredinoire de Saint Menoux... Guillaume se fit couronner roi d'Angleterre dans l'abbatiale le 25 décembre 1066, et après lui, tous les monarques anglais jusqu'à ce jour.





Westminster_Abbaye_45Il ne reste que peu de choses de cet édifice : la salle du ciboire (pyx chamber) et la crypte de Saint-Pierre construite sous l'ancien dortoir des moines, où se situe maintenant le musée. La pyx chamber fut construite vers 1070 et servit de sacristie, puis de salle du trésor.









Westminster_Abbaye_46On y voit encore deux grands coffres rectangulaires datant du XIIIème et du XIVème siècle, et un autel en pierre du XIIIème siècle qui a survécu à la Réforme. Le toit est soutenu par des arcades romanes semi-circulaires. La porte épaisse possédait 7 serrures, dont chaque clé était confiée à un personnage différent.








Westminster_Abbaye_planLe 16 Mai 1220, Henri III posa la première pierre d'une nouvelle chapelle à l'extrémité est de l'église, mais les travaux furent interrompus faute de ressources financières. En 1245, Henri III décida cette fois de reconstruire l'abbaye dans le style gothique, en l'honneur d'Édouard et dans le but de s'y faire enterrer lui-même, près du saint. Les plans furent dessinés par Henri de Reims, aidé de Jean de Gloucester et Robert de Beverley. La partie est de l'édifice fut remplacée en premier.







Westminster_Abbaye_3L'architecte fut  influencé par les nouvelles cathédrales de Reims, Amiens et Chartres. Il reprit les idées d'une abside à chapelles rayonnantes, utilisant les arcs en ogive gothique, voûtes à nervures, les arcs-boutants et les rosaces.
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Westminster_Abbaye_60Le grand pavé devant le maître-autel date de 1268. Un grand espace entre le maître-autel et le début du chœur fut prévu pour les couronnements. 

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Westminster_Abbaye_42aIl reste de cette période la salle capitulaire de 18 m de diamètre (1248-1253), située au sud de l’église, construite sur l’ancienne salle ronde Édouard. Elle a une forme octogonale, présente des voûtes à liernes et à tiercerons retombant sur un pilier central à 8 colonnettes en marbre de Purbeck. En 1257, elle servit de lieu de réunion du grand conseil royal, puis à la chambre des communes, les prédécesseurs de l'actuel parlement.
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Westminster_Abbaye_44Ses murs sont en partie recouverts de peintures médiévales du XIVème siècle, représentant l'Apocalypse. Elle a la particularité de posséder une crypte relativement simple et sans hauteur, probablement utilisée autrefois comme chapelle. Le seul autre exemple de ce genre étant la salle capitulaire de l’abbaye de Wells.
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Westminster_Abbaye_38On y accède par un vestibule de hauteur limitée, puisqu’il se trouvait sous le dortoir des moines. Il est divisé en deux travées inégales par de petites colonnes de marbre de Purbeck. L'arcade de l'entrée est finement sculptée.
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Westminster_Abbaye_35Devant elle se trouve le grand cloître, contigu au côté sud de la nef. Il fut reconstruit après le grand incendie de 1298, les côtés nord et ouest par l’abbé Littlington.
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Westminster_Abbaye_cloitre_3Il est composé de parties datant des XIIIème, XIVème et XVèle siècles. Au tout début, les arcades étaient vitrées dans leur parie supérieure, le reste étant fermé par des volets.
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Westminster_Abbaye_34Un puits se tenait au centre, un lavabo côté sud.
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Westminster_Abbaye_31En 1376, l'architecte Henri Yevele refit entièrement la nef.



























Westminster_Abbaye_32C’est la plus haute d’Angleterre : peu large, ne dépassant pas 10 mètres, elle s’élève à 31 mètres au dessus du sol.
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Westminster_Abbaye_23Entre 1503 et 1519, sous les règnes d'Henri VII et d'Henri VIII, on construisit la « Lady Chapel », appelée aujourd'hui la chapelle Henri VII.
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Westminster_Abbaye_61La Renaissance artistique influença l'édification de cette partie de l'abbatiale et des artistes italiens y travaillèrent, comme le sculpteur Pietro Torrigiano.
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Westminster_Abbaye_30Une statue de la vierge Marie, posée dans un recoin, n’est pas très visible, mais elle est vraiment très belle.
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Westminster_Abbaye_8En 1540, les moines bénédictins durent quitter le monastère lors de la réforme anglicane d’Henri VIII. Vingt ans plus tard, Élisabeth Ière refondit le monastère en lui donnant le statut d’église collégiale, avec un doyen de chapitre et 12 chanoines.  Westminster_Abbaye_9









Westminster_Abbaye_17Les tours et la façade de la partie ouest, en pierre de Portland et de conception néo-gothique, furent commencées en 1722, et terminées en 1745. Nicholas Hawksmoor, arpenteur de l'abbaye, et Sir Christopher Wren en furent les architectes.
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Westminster_Abbaye_18L'abbaye est classée au Patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1987
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Westminster_Abbaye_19Maintenant, je vous avoue que je n’ai rien ressenti de spécial, mis à part peut-être dans la salle du ciboire, et un peu dans la salle capitulaire. J’ai plutôt eu l’impression de me balader dans un cimetière (plus de 3 000 personnes y sont enterrées), entourée de gens pressés, bousculée, et je dois le dire, très mal accueillie.
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Westminster_Abbaye_14Les photos sont interdites à l'intérieur (oups sorry...par contre un magasin à la sortie, incontournable, en propose à la vente…), l’entrée est payante, et pas qu’un peu. Vraiment, je n’ai pas eu envie de m’y attarder plus que ça, même si je me trouvais à Londres dans une église qui représentait Saint-Denis, Reims et Paris réunies. C’est surtout en fouillant son histoire que j’ai pris du plaisir

14 mars 2010

Temple Church, l'église du Temple à Londres

Temple_Church_27Le complexe de Temple Church fut bâti par les Templiers au XIIème siècle, en remplacement des anciens bâtiments construits par Hugues de Payens dans l'ouest de Londres (High Holborn), devenus trop petits pour le nombre constamment en augmentation des chevaliers. Ils en  firent leur siège principal en Grande-Bretagne.












Temple_Church_25L'église du complexe monastique fut consacrée le 10 février 1185 par Heraclius, patriarche de Jérusalem, à la vierge Marie. Le roi Henri II devait assister à cette cérémonie.

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Temple_Church_32_William_Marshal_1bA cette époque, Guillaume le Maréchal (William Marshal), comte de Pembroke et de Longueville, était au service du roi. Après une vie marquée par la chevalerie dans toute sa splendeur, devenu régent d'Angleterre, il mourut le 14 mai 1219.

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Temple_Church_32_William_Marshal_1cC'est en apprenant la nouvelle de sa mort que son ennemi, le roi de France Philippe Auguste, ordonna aux chevaliers de sa cour de porter un toast à la mémoire de son plus formidable adversaire, en lequel il reconnut le "Meilleur chevalier du monde". Ce titre lui est resté. Pour l'anecdote, sa vie a inspiré le film "Chevalier".





Temple_Church_29C'est son effigie, ainsi que celle de deux de ses fils William et Gilbert que l'on retrouve dans l'église du Temple, où ils furent enterrés.
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Temple_Church_33b_Gilbert_Marshal

















Temple_Church_40_Robert_de_RoosNous trouvons à leur côté Robert de Roos, quatrième baron d'Hamlake (1177-1227), Geoffrey de Mandeville, premier comte d'Essex (1092-1144), ainsi que des chevaliers restés anonymes.
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Temple_Church_17Temple Church, apparemment bâtie en grès sur une ancienne église romane, ronde elle aussi, comportait alors deux parties : la rotonde, soi-disant construite pour rappeler le Saint-Sépulcre de Jérusalem,
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Temple_Church_5et une partie rectangulaire que l'on appelait le chœur, étendu plus tard vers l'est.
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Temple_Church_18L'entrée principale se trouvait sous un porche, que l'on qualifie de Normand, à l'ouest.
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Temple_Church_13Il en reste quelques belles colonnes,

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Temple_Church_15et des chapiteaux.
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Temple_Church_3Plan du quartier au XIIème siècle

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Temple_Church_2Plan de l'église
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Temple_Church_41La rotonde, d'un diamètre de 16,76 mètres, est entourée par des colonnes en marbre de Purbeck, ce qui fut l'une des innovations de l’époque.
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Temple_Church_54Ce marbre est en fait un calcaire du Dorset qui peut être poli très finement, donnant l'apparence du marbre.
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Temple_Church_52Tout autour, des têtes que l'on qualifie encore aujourd'hui de grotesques, nous rappellent que la symbolique fut très importante pour les bâtisseurs de l'époque.
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Temple_Church_50Le baptistère, du XIIème siècle, nous montre lui aussi des personnages symboliques, tels qu'un archer pourfendant un dragon, qui pourtant goûte à une pomme de pin, représentant la connaissance, un aigle déployant ses ailes.
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Temple_Church_47Peu de temps après la construction de l'église, le fils d'Henri II, Henri III, prit les chevaliers du Temple sous sa protection, et émit le souhait de se faire enterrer à Temple Church.
















Temple_Church_46De gros travaux furent alors accompli afin de recevoir la dépouille royale, le chœur n'étant plus adapté. La nouvelle église, consacrée le jour de l'ascension de l'an 1240 en présence du roi, fut dotée d'un chœur plus grand comportant un bas-côté central et deux bas-côtés latéraux de largeur identique.
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Temple_Church_45La crypte fut conservée : la légende rapporte que des rites secrets d’initiation templière s'y déroulaient. Malheureusement, elle n'est pas accessible. C'est déjà bien de pouvoir entrer dans l'église, les heures d'ouverture au public étant très, très limitées : bien se renseigner avant !

Un des fils d'Henri III fut enterré dans le chœur. Finalement, le roi changea d'avis et choisit l'abbaye de Westminster pour sépulture. Son fils y fut transféré.






Temple_Church_51A la fin de l'ordre du Temple en 1307, leurs biens furent confiés aux Hospitaliers. Ainsi en alla-t-il pour le complexe de Temple Church. Une partie des bâtiments furent loués à deux collèges d'avocats (l'Inner Temple et le Middle Temple, deux des quatre "Inns of Court" que l'on trouve aujourd'hui, institutions de formation professionnelle destinées aux avocats et aux juges) et l'église devint leur chapelle privée, ce qu'elle est encore de nos jours.








Temple_Church_26En 1540, Henri VII abolit l'ordre des Hospitaliers et confisqua leurs biens. Temple Church appartint alors à la couronne d'Angleterre, et son responsable prit le titre de "maître du Temple". Il siège au Parlement en tant que primus Baro (premier baron du royaume). De nombreux bâtiments furent alors construits tout autour. Les avocats demandèrent alors la protection de leur bien, et le 13 août 1608, le roi Jacques VI Stuart leur accorda, dans une charte, l'utilisation du Temple à perpétuité, à la seule condition qu'ils entretiennent l'église.





Temple_Church_63A la suite du grand incendie de Londres en 1666, l'église fut restaurée malhabilement par Sir Christopher Wren. Une deuxième restauration eut lieu en 1841, Smirke et Burton décorèrent alors les murs et les plafonds dans le style victorien néo-gothique.









Temple_Church_32_William_Marshal_1dLors de la deuxième guerre mondiale, un raid aérien allemand largua des bombes incendiaires le 10 mai 1941 sur le toit de l'église. Le feu prit rapidement, et détruisit tous les éléments en bois, charpente comprise. Les gisants, conservés dans des caisses en bois, ainsi que les colonnes, se fissurèrent.

Temple_Church_42Lors des travaux de restauration réalisés par les architectes Walter et Emil Godfrey, on s'aperçut que les colonnes avaient gardé l'inclinaison particulière qu'elles avaient lors de la construction de la première église. Les colonnes furent remplacées, mais gardèrent cette inclinaison. Il faudrait plus de renseignements sur l'angle, afin de pouvoir imaginer un semblant de symbolique à ce qui est nommé comme un "caprice architectural"... Une partie de l'intérieur en bois, conçu par Wren, fut retrouvé au musée de Bowes, dans le comté de Durham, et remis en place dans le chœur.




Temple_Church_22L'église fut remise en fonction en novembre 1958. Elle reçut un regain d'intérêt à la suite du roman de Dan Brown, "Da Vinci code", qui en fait l'un des lieux de l'énigme. De nombreuses tombes existent encore à l'extérieur de l'église.
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30 octobre 2009

La basilique Saint-Nazaire-et-Saint-Celse de Carcassonne, historique

PlanL’enclos cathédral fut implanté au sud-ouest de la cité dans l’angle formé par le rempart intérieur. L’espace laissé disponible, entre le flanc sud de l’église et l’enceinte, est actuellement occupé par un jardin et un théâtre qui remplacent les bâtiments destinés aux chanoines (réfectoire, cloître, salle du chapitre etc.), tandis qu’au nord-ouest un hôtel jouxte la basilique et remplace le palais épiscopal et ses dépendances. Par conséquent, de l’enclos canonial ne subsistent que l’église, une chapelle (ancienne chapelle de l’infirmerie), trois arcades accolées au mur occidental de la sacristie et le rempart intérieur qui délimitait au sud et à l’ouest l’enclos.










Carcassonne_Saint_Nazaire__17_La première église aurait été bâtie au VIème siècle, sous le règne de Theodoric, régent du royaume des Wisigoths. Le premier acte parfaitement authentique mentionnant cette église date de 925 sous l'épiscopat de l'évêque Gimer. C'est lui qui transféra son siège épiscopal de l'église Sainte-Marie et du Sauveur, dans le faubourg, à l'église Saint-Nazaire à l'intérieur des remparts. Le pape Urbain II, revenant de prêcher la croisade à Clermont en Auverge, s'arrêta à Carcassonne le 11 juin 1096, et bénit les pierres destinées à la construction du nouvel édifice roman.











Carcassonne_Saint_Nazaire__21_L'édifice fut achevé dans la première moitié du XIIème siècle. Une communauté de chanoine vivait à proximité de la cathédrale avec une salle capitulaire et le dortoir à l'est, le réfectoire et les cuisines au sud et les caves et écuries à l'ouest.









Carcassonne_Saint_Nazaire__20_Les archives révèlent qu'en 1269, saint Louis concéda à l'évêque de Carcassonne et à son chapitre une partie de la rue joignant l'église pour fonder un nouveau chevet. Ce fut un architecte du nord qui fut chargé des travaux destinés à remplacer l'église romane par une église gothique. Une bonne partie romane tomba. Elle aurait du disparaitre entièrement, mais les crédits manquant, la nef fut épargnée. La jonction fut réalisée de façon magistrale. Le transept fut remanié entre 1300 et 1311.

Carcassonne_Saint_Nazaire__29_Les remaniements gothiques s'achevèrent au XlVème siècle sous les épiscopats de Pierre de Rochefort (1300-1321) et de Pierre Rodier (1323-1330).  L'édifice, remanié de nombreuses fois, perdit son statut de cathédrale en 1803 au profit de l'église Saint-Michel, située dans la Bastide. Elle reçut en 1898 le titre de basilique octroyé par le pape Léon XIII.

Pour voir le plan, c'est ici.

9 octobre 2009

La chartreuse de Valbonne, historique

Chartreuse_de_Valbonne__2_Au XIème siècle, un monastère de religieuses bénédictines fut construit dans la vallée, au cœur d'une forêt millénaire. Notre-Dame de Bondilhon fut abandonné pour des raisons de sécurité à la fin du XIIème siècle.










Chartreuse_de_Valbonne__4_L'évêque d'Uzès, Guilhem de Vénéjan, attentif au péril hérétique que représentait l'expérience cathare pour les états du comte de Toulouse, demanda à l'ordre des chartreux de construire un nouveau monastère. Ainsi fut fondée, le 10 février 1204, la 41ème maison de l'ordre. 









Chartreuse_de_Valbonne__5_Une dizaine de moines s'y installèrent, défrichèrent et assainirent ce territoire. Une partie de la chartreuse actuelle repose sur des voûtes construites à cette époque. Cette vallée marécageuse, rendue fertile par le travail des chartreux, devint alors "vallis bona", Valbonne.









Chartreuse_de_Valbonne__8_En dépit des vicissitudes de l'histoire, des conflits avec le prieuré Saint-Pierre de Saint-Saturnin-du-Port, les pillages de la guerre de Cent Ans, les dévastations des guerres de religion (sa reconstruction commença dès le XVIIème siècle et de nouveaux moines arrivèrent en 1633 :









Chartreuse_de_Valbonne__33_le grand cloître et la porte d'entrée furent construits à cette époque, puis une nouvelle église fut bâtie entre 1770 et 1780), la dispertion des biens durant la révolution (le dernier prieur, Dom Gorce, quitta Valbonne le 1er octobre 1790, puis le 28 janvier 1836, les chartreux rachetèrent le monastère, le restaurèrent et firent de nouvelles constructions : la chapelle des familles ainsi que celle des reliques sont de cette époque),













Chartreuse_de_Valbonne__48_une communauté de moines suivant la règle de saint Bruno, vécut en ce monastère jusqu'en 1901. Abandonné, il fut racheté aux enchères en 1926 par le pasteur Philadelphe Delord qui y fonda l'association de secours aux victimes des maladies tropicales. L'ASVTM, œuvre protestante est toujours propriétaire.

Pour voir la carte, c'est ici.

http://www.chartreusedevalbonne.com/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Chartreuse_de_Valbonne

13 juin 2010

Olympie, les rituels

Olympie_plan2Le culte exigeait un grand nombre de prêtres. Chaque temple en avait un ou plusieurs et tout un personnel. Au sommet étaient les trois grands prêtres ou théocoles, et leurs assistants, les trois spondophores, gardiens des traités et du droit olympique, qui allaient de ville en ville convoquer les cités helléniques à assister aux jeux. Ensuite venaient les devins qui dirigeaient l'oracle. Ils jouirent en Grèce d'une immense autorité pendant mille ans. Cités, rois, chefs d'armée en appelaient auprès d'eux et les retenaient à prix d'or. Un devin assistait à chaque sacrifice offert à Olympie. L'oracle d'Olympie était en relations suivies avec celui de Delphes.

Olympie_104Tous se recrutaient dans trois familles d'Elide : les Iamides, les Klytiades, les Telliades. Le culte lui-même était très compliqué et tous les détails en étaient révus et réglés avec un soin minutieux. Outre les sacrifices des pèlerins, d'autres, en nombre considérable, étaient obligatoires; il y avait des cérémonies quinquennales, annuelles, mensuelles, quotidiennes. Les deux plus grandes fêtes étaient celles de Zeus et de Héra, qui revenaient tous les cinq ans et dont l'une était la fête des hommes, l'autre la fête des femmes.







Le rituel de la flamme

Olympie_28L’origine divine du feu en fait un élément sacré et les Grecs faisaient brûler un feu en permanence devant les principaux temples. La pureté de ce feu était garantie par la technique d’allumage : la flamme était obtenue par les rayons du soleil.
Captés au centre d’un récipient appelé skaphia, l’ancêtre du miroir parabolique utilisé aujourd’hui pour l’allumage de la flamme olympique, les rayons provoquent une chaleur intense qui permet l’obtention d’une flamme.






Olympie_31Au sanctuaire d’Olympie, une flamme brûlait en permanence sur l’autel de la déesse Hestia situé dans le Prytanée (bâtiment utilisé pour les grands banquets offerts aux athlètes à la fin des Jeux). Obtenu également par la chaleur des rayons solaires, ce feu servait à allumer les autres feux du sanctuaire. De tels feux étaient allumés sur les autels de Zeus et d’Héra, situés devant leur temple. En l’honneur des dieux, des sacrifices d’animaux avaient lieu au même endroit. Aujourd’hui il ne reste plus aucune trace des autels, mais la cérémonie actuelle d’allumage de la flamme olympique devant le temple d’Héra rappelle ces faits.



couronneLes jeux étaient toujours rattachés à un culte et la célébration de la fête olympique était d'abord une cérémonie religieuse : on partait du temple et l'on revenait vers le temple pour consacrer sa couronne, on accomplissait des sacrifices qui aboutissaient à des banquets qui avaient eux aussi, toujours, un caractère religieux.
Les Éléens accomplissaient régulièrement des rites en l'honneur de Pélops, Héra et Zeus, soit à l'extérieur sur les autels de Zeus ou d'Héra, soit à l'intérieur du prytanée. Les offrandes habituelles prenaient la forme de libations (vin versé sur l'autel), de dépôt de rameaux d'olivier (plante de Zeus), et de galettes et les prières étaient chantées.


Olympie_107Les Grecs affirmèrent pendant longtemps dans les épreuves olympiques un idéal "aristocratique" de la pratique sportive : la victoire tant espérée dans le concours n'était pas le seul but de l'épreuve, et cette victoire n'avait pas de sens si elle n'était pas obtenue selon des règles très précises, règles d'hygiène d'abord, mais aussi règles morales.
De plus, les jeux exprimaient le goût des Grecs pour le Beau. Les jeux exaltaient la beauté des corps, liée nécessairement pour les anciens à la beauté morale, la beauté des gestes, et, au delà, un goût pour tout ce qu'il y a de beau, puisque les jeux gymniques étaient toujours accompagnés d'autres concours, musicaux et littéraires. Il pouvait s'agir de chant choral, ou de musique instrumentale, et de nombreux écrivains vinrent aux jeux faire connaître leur œuvre. Le plus célèbre fut sans doute Hérodote.

Nos connaissances des rites accomplis à Olympie sont dues essentiellement à Pausanias, qui écrivit au IIème siècle.

3 avril 2009

L'église Saint-martin

Limoux_1Limoux fut occupée depuis le néolithique. Le menhir de "la Pierre Droite" est un vestige qui atteste de cette occupation précoce. Les vestiges d’une  villa gallo-romaine sur la colline de Flassian ont permis de dater l'occupation romaine. Le village migra jusqu'en bordure de l'Aude. C'est d'ailleurs la réunion de ces deux habitats, Flacianum et Limosus, qui, selon toute vraisemblance, est à l'origine de la fondation au VIIIème siècle de la ville de Limoux.












Limoux_2L'agglomération se développa autour de son église. En 844, une charte de Charles le Chauve attribue la ville à l'abbaye de Saint-Hilaire. Elle stipule, entre autres biens de l’abbaye, des moulins à Limoux : « Villa quae dicitur Limosus ».
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Limoux_7Une autre mention dans un diplôme impérial de 881 donné par Carloman à l’église de Narbonne : « Concedimian villam quae decitur Limosus cum suis ecclessiis Sanctae Eulalie atque Flaceiano ».
















Limoux_25L'église Saint-Martin fut construite au XIIème siècle sur les bords de l'Aude, que le Pont Neuf traverse : sa construction fortifiée remonte au XIVème siècle.











Limoux_20L'église, citée dans un document dès 1120, fut remaniée aux XIVème siècle et  XVème siècles. Après avoir appartenu à l'abbaye de Saint-Hilaire, elle passa après un long conflit aux dominicains de Prouille.










Limoux_23Elle fut restaurée au XIXème siècle (flèche du clocher, arcs et voûtes de la nef, clochetons). Elle faillit être élevée au rang de cathédrale par le Pape Jean XXII en 1316, mais la décision fut annulée au profit d'Alet devant l'opposition des religieuses qui perdaient un important décimaire.
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Limoux_26La flèche fut reconstruite en 1777 après sa destruction par la foudre.
"Il pleut sans discontinuer ; l'orage est aussi long que terrible et soudain, peu avant minuit, le samedi 19 août 1775, le ciel est entièrement électrisé, le grondement du tonnerre est d'une violence inouïe. C'est l'affliction générale de la population. La foudre vient de s'abattre sur l'église Saint-Martin de Limoux. La flèche du clocher est quasiment détruite mais aussi, le haut de la tour octogonale primitive est grandement endommagé..."












Limoux_8Les chapiteaux du portail sont en bon état.
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Limoux_30On trouve une représentation du diner chez Lazare, avec Marie-Madeleine lavant les pieds du Christ, saint Martin à cheval partageant son manteau, et peut-être le sacrifice d'Isaac remplacé par un agneau.
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Limoux_13L'église est constituée d'une triple nef longue de 75 mètres, qui possède 7 travées égales dont les 5 premières sont romanes.
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Limoux_22Il reste quelques chapiteauxgothiques sculptés.

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Limoux_19Une clé de voûte représente le Christ.


















Limoux_14Chose curieuse, les vitraux modernes représentent un sceau de Salomon.

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Pour voir la carte, c'est ici.

http://pagesperso-orange.fr/Limoux/ruePassageSaint.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Limoux

1 juillet 2009

Statue d'Hathor

Le_Louvre_Egypte_254Hathor est ici représentée sous 4 formes : la vache, la femme, la lionne, le serpent.
Dans la mythologie égyptienne, Hathor est à l'origine une déesse céleste confondue avec Nout. Son attribut est le collier à contrepoids. Considérée comme l'œil de Rê, c'est elle qui, dans la version de la création d'Hermopolis, châtie les humains.













Le_Louvre_Egypte_253Mais elle est plus connue en tant que déesse des festivités et de l'amour. Dans ce rôle elle était adorée à Denderah et, associée au dieu Horus, dans la ville d'Edfou. Elle était représentée sous les traits d'une vache, ou d'une femme portant le disque solaire entre ses cornes. Elle avait également pour fonction de fournir la nourriture céleste pour les morts dans les enfers.

Le_Louvre_Egypte_294Hathor est certainement une des divinités les plus anciennes de l'Égypte, car sa représentation est marquée sur la palette du roi Narmer. Son nom signifie « Demeure du dieu Horus », ce qui fit d'elle l'épouse du dieu-faucon.

http://www.louvre.fr/llv/commun/home.jsp

16 février 2010

Châteauvieux, Yzeron

Yzeron_098Avant d'arriver à l'église Saint-Jean-Baptiste, indiquant le hameau, une croix moderne remplace l'ancienne détruite en 1984.

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Yzeron_124aLa paroisse de Châteauvieux semble antérieure à celle d'Yzeron : l'église date du XIème siècle. En 1250, la villa et le prieuré appartenaient à l'abbaye d'Ainay qui nommait le curé. Ce n'est qu'en 1658 que Châteauvieux devint annexe d'Yzeron.
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Yzeron_081aLa chapelle est entourée de son ancien cimetière, devant lequel se trouvent trois tilleuls "Sully" âgés de plus de 400 ans et l'ancien puits.
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Yzeron_094aLe mur de l'ancien cimetière est surmonté d'une croix byzantine que l'on dit vieille de deux mille ans. Des environs de Lyon, c'est certainement la plus ancienne.
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Yzeron_084aUne petite cour devant la chapelle fait office de parvis, où deux pierres tombales sont placées à droite et à gauche du portail. L'une, en calcaire doré, sans décor, est sans doute celle de François de Talaru : par un testament daté de 1311, madame Hubert de Solognat voulait que les ossements de son époux, François de Talaru, fussent transportés, d'un tombeau situé devant l'église de Châteauvieux, dans le monastère d'Ainay où elle avait élu sépulture. L'autre, en calcaire blanc, est sans doute un réemploi d'une dalle romaine.






Yzeron_175Le tympan de la porte est entouré d'un arc en plein cintre formé de 16 claveaux concentriques. Il s'appuie sur un robuste linteau monolithe.












Yzeron_176aLe côté nord est aveugle : la porte, que l'on dit la plus vieille de l'édifice, fut murée il y a longtemps.


















Yzeron_093aAu sud, la chapelle est éclairée par 4 fenêtres d'inégales grandeurs : primitivement, les 4 étaient des petites ouvertures romanes en plein cintre dont il reste un seul spécimen, puis, l'éclairage étant insuffisant, deux furent agrandies et une autre baissée.
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Yzeron_101aLe clocher, carré, repose sur la croisée du transept.
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Yzeron_088aL'intérieur comporte une nef à trois travées, voûtée d'arêtes. D'après le plan primitif, les fermes de la toiture devaient se reposer sur des becs de corbeaux qui sont en saillie entre chaque travée. Chacune de ces travées est séparée par des piliers à arcatures en plein cintre le long des murs latéraux qui forment des contreforts intérieurs, les murs extérieurs étant unis et sans ressauts. On peut remarquer une déviation très nette de l'axe entre la nef et le choeur : le plan suit les anciennes failles et cours d'eau souterrains.












Yzeron_107Le chœur, voûté en berceau plein cintre, est carré. L'arc triomphal est surmonté aux 4 côtés d'une seconde voûte, superposée en arc de cercle, formant des arcs de décharge en forme de loculus.











Yzeron_180aDe chaque côté du maître autel, deux petites chapelles sans autel au chevet carré, éclairées d'une petite fenêtre taillée dans un seul bloc de pierre. Ces chapelles donnent sur un transept dont les arcades d'inégales hauteurs forment un curieux emmanchement de voûtes superposées.










Yzeron_118aLa pierre du maître autel fut découverte lors de la récente restauration de l'église en 1960 faite à l'initiative du Père Granjon alors curé de la paroisse d'Yzeron. Elle mesure 1m22 de longueur par 60 cm de largeur. Elle repose sur un pilier en pierre au milieu duquel se trouve enchassée une pierre ronde figurant  une ancienne croix  grecque pattée, d'époque romane, mais que l'on pourrait qualifier de celtique.                                             












Yzeron_116aLa poutre de gloire, très simple, en bois, porte l'inscription: "MA DOLEVR TE CONVIE A CORIGE TA VIE". Elle est surmontée d'un très beau Christ en bois (XVIIème siècle) d'une facture très naïve. Ce n'est pas un Christ souffrant mais un Christ souriant, rayonnant.
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Yzeron_132aLe sol, ancien, en grandes dalles de schiste, est conservé sur toute sa surface.


















Yzeron_181Le bénitier double, en granit, possède une petite vasque pour les enfants. La vasque supérieure porte la date 1669 et deux visages. L'un est souriant, l'autre, portant cornes (le savoir ?) grimace.
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Yzeron_120aPrès de l'absidiole droite, on remarque un catafalque de quarantaine en bois peint de façon très naïve. (Le catafalque désigne une estrade sur laquelle on place un cercueil lors d'une cérémonie funèbre)











Yzeron_153aLes trois statues en pierre représentant saint Étienne, saint Nicolas et sainte Anne, sont estimées du XVème siècle. Une autre statue de sainte Anne portant Marie qui elle même porte l'enfant, rarissime, se trouve à Polignac.
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Yzeron_158a
















Je n'oublierai pas de remercier notre guide,  et tous ceux qui se battent pour sauvegarder le sanctuaire : http://pagesperso-orange.fr/chapellechateauvieux/
L'accueil fut chaleureux et les discutions passionnées.

27 mai 2010

Châteauvieux

Yzeron_098Avant d'arriver à l'église Saint-Jean-Baptiste, indiquant le hameau, une croix moderne remplace l'ancienne détruite en 1984.

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Yzeron_124aLa paroisse de Châteauvieux semble antérieure à celle d'Yzeron : l'église date du XIème siècle. En 1250, la villa et le prieuré appartenaient à l'abbaye d'Ainay qui nommait le curé. Ce n'est qu'en 1658 que Châteauvieux devint annexe d'Yzeron.
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Yzeron_081aLa chapelle est entourée de son ancien cimetière, devant lequel se trouvent trois tilleuls "Sully" âgés de plus de 400 ans et l'ancien puits.
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Yzeron_094aLe mur de l'ancien cimetière est surmonté d'une croix byzantine que l'on dit vieille de deux mille ans. Des environs de Lyon, c'est certainement la plus ancienne.
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Yzeron_084aUne petite cour devant la chapelle fait office de parvis, où deux pierres tombales sont placées à droite et à gauche du portail. L'une, en calcaire doré, sans décor, est sans doute celle de François de Talaru : par un testament daté de 1311, madame Hubert de Solognat voulait que les ossements de son époux, François de Talaru, fussent transportés, d'un tombeau situé devant l'église de Châteauvieux, dans le monastère d'Ainay où elle avait élu sépulture. L'autre, en calcaire blanc, est sans doute un réemploi d'une dalle romaine.






Yzeron_175Le tympan de la porte est entouré d'un arc en plein cintre formé de 16 claveaux concentriques. Il s'appuie sur un robuste linteau monolithe.












Yzeron_176aLe côté nord est aveugle : la porte, que l'on dit la plus vieille de l'édifice, fut murée il y a longtemps.


















Yzeron_093aAu sud, la chapelle est éclairée par 4 fenêtres d'inégales grandeurs : primitivement, les 4 étaient des petites ouvertures romanes en plein cintre dont il reste un seul spécimen, puis, l'éclairage étant insuffisant, deux furent agrandies et une autre baissée.
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Yzeron_101aLe clocher, carré, repose sur la croisée du transept.
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Yzeron_088aL'intérieur comporte une nef à trois travées, voûtée d'arêtes. D'après le plan primitif, les fermes de la toiture devaient se reposer sur des becs de corbeaux qui sont en saillie entre chaque travée. Chacune de ces travées est séparée par des piliers à arcatures en plein cintre le long des murs latéraux qui forment des contreforts intérieurs, les murs extérieurs étant unis et sans ressauts. On peut remarquer une déviation très nette de l'axe entre la nef et le choeur : le plan suit les anciennes failles et cours d'eau souterrains.












Yzeron_107Le chœur, voûté en berceau plein cintre, est carré. L'arc triomphal est surmonté aux 4 côtés d'une seconde voûte, superposée en arc de cercle, formant des arcs de décharge en forme de loculus.











Yzeron_180aDe chaque côté du maître autel, deux petites chapelles sans autel au chevet carré, éclairées d'une petite fenêtre taillée dans un seul bloc de pierre. Ces chapelles donnent sur un transept dont les arcades d'inégales hauteurs forment un curieux emmanchement de voûtes superposées.










Yzeron_118aLa pierre du maître autel fut découverte lors de la récente restauration de l'église en 1960 faite à l'initiative du Père Granjon alors curé de la paroisse d'Yzeron. Elle mesure 1m22 de longueur par 60 cm de largeur. Elle repose sur un pilier en pierre au milieu duquel se trouve enchassée une pierre ronde figurant  une ancienne croix  grecque pattée, d'époque romane, mais que l'on pourrait qualifier de celtique.                                             












Yzeron_116aLa poutre de gloire, très simple, en bois, porte l'inscription: "MA DOLEVR TE CONVIE A CORIGE TA VIE". Elle est surmontée d'un très beau Christ en bois (XVIIème siècle) d'une facture très naïve. Ce n'est pas un Christ souffrant mais un Christ souriant, rayonnant.
DSCF1213a















Yzeron_132aLe sol, ancien, en grandes dalles de schiste, est conservé sur toute sa surface.


















Yzeron_181Le bénitier double, en granit, possède une petite vasque pour les enfants. La vasque supérieure porte la date 1669 et deux visages. L'un est souriant, l'autre, portant cornes (le savoir ?) grimace.
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Yzeron_120aPrès de l'absidiole droite, on remarque un catafalque de quarantaine en bois peint de façon très naïve. (Le catafalque désigne une estrade sur laquelle on place un cercueil lors d'une cérémonie funèbre)











Yzeron_153aLes trois statues en pierre représentant saint Étienne, saint Nicolas et sainte Anne, sont estimées du XVème siècle. Une autre statue de sainte Anne portant Marie qui elle même porte l'enfant, rarissime, se trouve à Polignac.
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26 mai 2010

La roche Saint-Martin

Yzeron_239C'est aux alentours du lieu-dit Le Bayard que se trouve un site non répertorié qui me semble très ancien. Le sommet de la colline parait arasé.












Yzeron_240aD'un côté, une pierre alignée très exactement est/ouest, présente 7 cupules servant à la fabrication de l'eau lustrale. Chaque cupule possède des vertus curatives différentes.
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Yzeron_229Tout autour, les restes d'une triple enceinte, dont les pierres ont été récupérées et mises en place par les bergers et paysans : un mur impressionnant nous montre également une sorte de puits.
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Yzeron_231Ces pierres ont gardé l'information de leur fonction d'enceinte, même si elles ont été déplacées récemment.


















Yzeron_255De l'autre côté de la colline, un ensemble de pierres à cupules et de sièges.
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Yzeron_254Il semblerait que plusieurs cultes se soient superposés ici. Cet endroit pourrait avoir été un collège druidique. Les romains s'en sont servis pour mettre en place un temple, et nous retrouvons l'emplacement de sépultures.
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Yzeron_269Plus bas, la pierre Saint-Martin. Ce site ressemble à la roche des fées d'Yzeron.
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Yzeron_276Le culte devait comporter des rituels d'initiation, et le bassin creusé à partir d'un trou naturel servir à des guérisons.
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26 mai 2010

La roche des fées

Yzeron_191aCet ensemble chaotique se trouve dans le bois des Fay, autrement dit le bois des fées.


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Yzeron_193aEn arrivant par le sentier qui descend de la chapelle de Châteauvieux, les premières pierres forment un dolmen. Les anciens racontent qu'avant, une deuxième pierre de couverture formait avec celle qui reste une allée couverte.

















Yzeron_199Ce n'est qu'une petite partie, la plus importante à mes yeux se trouvant derrière. Là, après une porte de vie, avec la pierre mâle et la femelle, nous trouvons le véritable sanctuaire. Il devait servir au culte lunaire.

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26 mai 2010

L'église d'Yzeron

Yzeron_312Yzeron se situe entre le Lyonnais et le Forez. La région occupée naguère par les Ségusiaves, peuple d’origine celtique. Le village est perché sur un piton rocheux au carrefour des vallées de l’Yzeron et du Garon. Les seigneurs de Fontaneys et les archevêques de Saint-Martin d’Ainay édifièrent château, chapelle et église.








Yzeron_311La racine « is ou yz » peut désigner les lieux où coulent les sources (comme pour l'Isère), mais peut laisser penser aussi à Isis, déesse primordiale de la fécondité. Il est vrai que les sources sont nombreuses, les romains ayant construit un aqueduc desservant Lugdunum ne s'y sont pas trompés.

Plus loin, la montagne de Py Froid, dédié à Bel, son parèdre.












Yzeron_301aL'église du village fut commencée avant 1469 : un PV de cette année contient l'ordonnance d'achever l'église. Par la suite, elle fut agrandie et les chapelles furent converties en basses nefs. Le clocher fut construit au XIXème siècle, vers 1863, le porche en 1935.









Yzeron_297aDans deux niches de chaque côté de l'entrée sont exposés des objets de culte. On retrouve la croix de procession du XVIème siècle en cuivre et argent, qui se trouvait dans l'église de Châteauvieux.
















Yzeron_298aSur une face est sculpté le Christ, sur l'autre une Vierge à l'enfant.

3 avril 2010

Dürer

British_Museum_29L'arc de Triomphe est un des plus grands dessins jamais produits Il fut commandé par l'empereur Maximilien Ier (1459-1519). Il fut conçu par l'historien de la cour et mathématicien, Johann Stabius, sur le modèle des arcs de triomphe antiques des empereurs romains.
Au-dessus de l'arcade centrale, une généalogie de Maximilien sous la forme d'un arbre généalogique. Sont représentés aussi les événements de sa vie. La date de 1515, qui figure sur l'arc, se réfère à la réalisation des dessins.











British_Museum_30Cette impression appartient à la première édition de 1517-18, environ sept cents dessins ont été imprimés. Ils sont aujourd'hui très rares.

3 avril 2010

Grèce

Statuette cycladique ancien II, culture de Kéros-Syros, age de Bronze, vers 2600-2400 avant notre ère

British_Museum_27Les idoles cycladiques sont des statuettes de marbre (de 5 cm à 1,50 m de hauteur) représentant principalement des figures féminines et, plus rarement, masculines. Les bras sont croisés sous les seins figurés par deux petites protubérances. Le sexe est représenté par des incisions. La tête ovale, de grande dimension avec le front légèrement incliné vers l'arrière, ne laisse apparaître que la forme du nez. Les statuettes sont représentées sur la pointe des pieds. Elles ne disposent d'aucun socle pour les tenir debout.






British_Museum_28Personne ne sait ce que ces statuettes représentent. On les retrouve principalement en mobilier funéraire.  Le soin et le temps pris pour les produire, l'utilisation du marbre plutôt que des matériaux doux, la forme bien définie maintenue au cours des siècles, suggèrent qu'elles étaient importantes pour les gens qui ont fabriquées et utilisées. Elles avaient peut-être une certaine utilité dans les rituels de la vie avant d'accompagner leurs propriétaires dans la tombe.












Déesses en terre cuite assises sur des trônes, Athènes, environ 500 avant avant notre ère.

British_Museum_31Athéna, Demeter ou Hera...












Tête de Périclès

British_Museum_32Périclès (né à Athènes vers 495 avant notre ère, mort à Athènes en 429), fut un stratège et homme d'État athénien. L’influence de ce personnage sur son époque fut si grande qu'on surnomme généralement cette période « Le siècle de Périclès ».
Cette image idéalisée le présente  avec un casque militaire repoussé sur le sommet de son crâne, en citoyen-soldat modèle. Rome, IIème siècle avant notre ère, copie d'une œuvre grecque perdue de 440.













Statue d'Aphrodite, IIème siècle 

British_Museum_33Cette œuvre romaine est vraisemblablement une copie d'une statue grecque plus ancienne, datant peut être du IIème siècle avant notre ère. Aphrodite accroupie au bain, couvrant sa nudité en joignant ses bras.

3 avril 2010

Amérique précolombienne

Statue monumentale de l’île de Pâques

British_Museum_42L’île de Pâques, ou Rapa Nui « la grande Rapa », est une île isolée dans le sud-est de l’océan Pacifique, particulièrement connue pour ses statues monumentales, les moaïs, et son unique écriture océanienne, le rongorongo.
Les Moaï sont les statues sculptées dans des roches volcaniques (basalte, trachyte  ou tuf volcanique). Leur taille varie de 2,5 à 9 mètres, pour un poids moyen de 14 tonnes. Toutes sont des monolithes tournés principalement vers l’intérieur de l’île à l'exception du Ahu Akivi dont les Moaï regardent l'océan.
Les Moaï ont probablement été sculptés vers l'an 1000 jusqu'à la seconde moitié du XVIIème siècle, époque où le culte Birdman est apparu. Avec l'apparition du christianisme dans les années 1860, les Moaï encore debout ont été renversés.









British_Museum_43Ce Moaï, initialement peint en rouge et blanc, a été ramené par l'équipage du vaisseau anglais HMS Topaze, sous le commandement de Richard Ashmore Powell, lors de leur visite à l'île de Pâques en 1868. Son poids est de 4 tonnes. Le nom que les pascuans lui donnait était " ami caché, ou volé". Le dos est sculpté de bas-reliefs qui semblent avoir été ajoutés à une date ultérieure. Ils représentent des motifs de cérémonie relatifs au culte de l'homme-oiseau.














Le dieu du feu

British_Museum_44Cette statue représente Xiuhtecuhtli, dieu du feu, assis, les mains posées sur ses genoux. Xiuhtecuhtli est généralement représenté portant un pagne, avec des yeux à demi fermés et seulement deux dents sortant des coins de sa bouche (caractéristique de l'ancien dieu Huehueteotl, avec lesquels il est également identifié).















45-53   Yaxchilán, Oiseau-Jaguar IV (752-768)

800px_Yaxchilan_1Yaxchilan est une ancienne cité Maya située à l'est de l'état du Chiapas, au Mexique.Yaxchilan signifie « pierres vertes » en langue maya, le nom antique de la ville pourrait avoir été Izancanac. Le site est envahi par la jungle, mais la qualité des monuments, qui rivalisent avec ceux des autres grandes villes mayas, en fait un lieu de grande importance. Trente stèles y furent découvertes, ainsi que des linteaux sculptés qui représentent des personnages et des inscriptions. Les textes abondants permirent de reconstituer en partie l'histoire de la dynastie régnante, celle des "Jaguars". Ces rois belliqueux, qui entretenaient des relations avec les cités voisines, sont décrits sur les monuments à Yaxchilán même.


British_Museum_45Yoaat-Balam, fondateur d'une longue dynastie, est monté sur le trône de la cité le 2 août 320 alors que Yaxchilan était encore un site mineur. La ville-état est devenue une capitale régionale et la dynastie a duré jusqu'au début du IXème siècle. Yaxchilan était au faîte de sa puissance pendant le long règne du Roi "Bouclier-Jaguar II", mort à plus de 90 ans en 742.











British_Museum_53Plusieurs bas-reliefs reproduisent les exploits de certains rois comme Itzamnaaj B'alam II alias «Bouclier-Jaguar II» (681-742), auquel a succédé en 752 son fils Oiseau-Jaguar IV (752-768).  Il se prépare pour l'auto-sacrifice tandis que sa femme passe une corde dans sa langue jusqu'au sang. Members of the royal families are often depicted performing bloodletting rituals required for accession ceremonies. Les membres des familles royales sont souvent représentés des rituels effusion de sang nécessaire pour les cérémonies d'adhésion.





British_Museum_46Le texte hiéroglyphique de ce linteau peut être lu en entier, et la scène est bien comprise.  Le linteau était posé au dessus de la porte centrale de la maison royale de Oiseau-Jaguar IV, né le 23 août 709. Le roi était un homme pieux. De nombreux monuments le représentent exerçant des actes rituels.














British_Museum_47Ce linteau représente un acte rituel lié au sang. De la bouche du serpent sort l'ancêtre que la dame a contacté pendant le rite.

















British_Museum_48La scène représente un rituel sacré de la saignée effectuée par le roi  Itzamnaaj B'alam II alias "Bouclier-Jaguar II", et son épouse, Itzamnaaj Bahlen III alias "Dame Xoc". Le roi tient une torche enflammée au dessus de sa femme, qui fait passer une corde à travers sa langue. Les deux premiers glyphes dans le texte du haut du linteau indiquent la date à laquelle eut lieu cet évènement : le 24 octobre 709. Le dernier glyphe représente l'emblème de Yaxchilán, celui de gauche le nom et les titres de l'épouse.













Glyphes d'un temple maya, époque classique tardive, vers 600-800, Yaxchilán, Mexique


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Mictlantecuhtli, XIVème siècle 

British_Museum_50Dans la mythologie aztèque il est le dieu de la mort, Son nom signifie "seigneur du Mictlan", le domaine de la mort, le lieu le plus bas du monde de dessous. Selon un des mythes de la création du monde, c'est là que Tezcatlipoca  et Quetzalcoatl l'ont enfermé en mettant en ordre les éléments.
















Une icône-serpent aztèque

British_Museum_51Cet objet a probablement été porté comme pectoral lors de cérémonies. Il est sculpté dans du bois de cèdre et recouvert de mosaïque turquoise. Le serpent est associé à plusieurs divinités dont Quetzalcoatl (Serpent à plumes), Xiuhcôatl  (Serpent de feu) et Mixcoatl (Serpent de nuage) ou Coatlicue, mère du dieu Huitzilopochtli. L'habitude des serpents de se défaire de leur peau chaque année a probablement conduit à ce qu'ils soient utilisés pour transmettre des idées concernant le renouvellement et la transformation. De même, la capacité de nombreuses espèces de se déplacer librement entre l'eau, la terre et le couvert forestier a permis de souligner leur rôle symbolique en tant qu'intermédiaires entre les différentes couches du cosmos (monde souterrain, la terre et le ciel).

Statue du dieu-maïs maya, Copán, Honduras, Maya, époque classique tardive, 600-800

British_Museum_52Cette sculpture du dieu du maïs a été commandée par Waxaklajuun Ub'aah K'awiil, treizième roi de Copán. Il a été fait en l'an 715 à l'occasion du vingtième anniversaire de son accession au trône. Le dieu du maïs, avec son dynamisme, ses traits juvéniles, représente l'idéal de la beauté Maya. Il personnifie le cycle agricole et est associé à l'abondance et la prospérité.

9 juillet 2009

L’église Saint-Pierre

Saint_Pierre_Vienne_1L’église Saint-Pierre, dédiée à l'origine aux apôtres Pierre et Paul, fut construite à la fin du Vème siècle dans un cimetière occupant les ruines d'un quartier d'habitation, à l'intérieur du rempart gallo-romain. Elle compte parmi les plus anciennes de France.
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Saint_Pierre_Vienne_8Elle fut utilisée comme basilique funéraire, abritant jusqu'au XIIème siècle la sépulture de la plupart des évêques de Vienne comme Mamert, son probable fondateur, mort vers 475.
Au VIème siècle, une première communauté de moines s'y installa, dont l'ermite Léonien aurait été l'abbé.









Saint_Pierre_Vienne_2Elle est l'abbaye la plus puissante de la ville au Moyen Age. Tous les premiers évêques de Vienne enterrés dans l'abbaye étant considérés comme saints, elle conserve un ensemble très important de reliques, parmi lesquelles figure la nappe de la Cène.

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Saint_Pierre_Vienne_5Dans le réfectoire de l'abbaye s'acheva, le 31 juillet 1343, la première phase des négociations pour la vente et la cession du Dauphiné au roi de France ; une cérémonie solennelle de serment mit en présence le dauphin Humbert II, des conseillers du roi de France Philippe VI, des prélats (dont l'archevêque de Vienne) et des seigneurs laïcs du Dauphiné. Mais ce n'est qu'en 1450 que le futur roi Louis XI, encore dauphin, établit sa souveraineté à Vienne en mettant fin à la suzeraineté de l'archevêque.
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Saint_Pierre_Vienne_9La concurrence des ordres mendiants, puis les guerres de Religion affaiblissent durablement l'abbaye. Les moines deviennent des chanoines et obtiennet en 1780 l'union avec l'abbaye de Saint-Chef. Elle est supprimée en 1791. Transformée en musée en 1809, elle connaît ensuite d'autres affectations jusque dans les années 1860 où sa restauration lui donne son aspect actuel. En 1872, le musée lapidaire s'y installe. La présentation des collections est demeurée presque inchangée jusqu'à nos jours.
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Saint_Pierre_Vienne_12L'abside et le décor d'arcatures murales de la nef ont vraisemblablement été édifiés à la fin du Vème siècle. Des modifications interviennent dans les parties hautes (fenêtres) à l'époque carolingienne. Les premières transformations importantes ont lieu à la fin du XIème siècle et au XIIème siècle : la nef est divisée en trois vaisseaux par de grandes arcades ; le clocher porche est ajouté à l'ouest ; la chapelle Notre-Dame, en forme de croix grecque, est voûté en berceau et dotée d'une coupole ; le portail sud est orné de sculptures. 











Saint_Pierre_Vienne_13Au XVème siècle plusieurs chapelles sont aménagées (aujourd'hui disparues) et le décor de l'ensemble est repris. Du décor de l'église carolingienne subsistent de nombreux fragments des chancels en pierre qui formaient clôture entre le sanctuaire réservé au clergé et la nef ; certains ont été remployés au XIIème siècle et se voient encore sur le clocher-porche, élevé devant l'antique façade.







Saint_Pierre_Vienne_11http://www.vienne-tourisme.com/articles/eglise-saint-pierre-musee-archeologique-9-1.html
  http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Saint-Pierre_de_Vienne
Saint_Pierre_Vienne_17

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