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lieux sacrés
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3 avril 2010

Assyrie

Première visite. Je dois dire que la lecture de livres tels que ceux d'Aton Parks ou de Zecharia Sitchin a changé ma vision des choses...

L'obélisque noir de Salmanazar III, Assyrie, environ 827 avant notre ère, Nimrud.


British_Museum_14La pierre est un calcaire à grain fin, noir strié de blanc.
L'obélisque fut érigée dans le centre de Nimrud peu avant la mort de Salmanasar III. Il représente les campagnes du roi, et l'hommage rendu de tous les peuples conquis :











British_Museum_13de haut en bas

1 Gilzanu (ouest de l'Iran). Salmanazar tient un arc et reçoit le tribut de Sua le Guilzanéen. Il fait face à un capitaine et à un personnage officiel.
2 Jéhu, roi d'Israël. Salmanazar, sous un parasol, accepte le tribut de Laua, de la maison d'Humri. C'est le roi Jehu, cité dans la Bible (Rois, 9-10)
3 Musri (peut-être l'est de l'Iran). Des serviteurs amènent le tribut de Musri, deux chameaux. Musri veut dire "frontière", c'est donc probablement un pays frontalier de l'est.
4 Suhi (moyen Euphrate). Un lion et un cerf de Marduk-Apla-Usur le Suhéen, probablement pour le parc de chasse du roi.
5 Patina (sud de la Turquie). Le tribut de Qarparunda le Patinéen : argent, or, étain, bronze, ébène et ivoire.








Stèle de Shamshi-Adad V (823-811 avant notre ère)

British_Museum_15Cette stèle montre le roi priant devant le symbole des dieux. La large croix sur sa poitrine est un symbole du dieu soleil. Sa robe et sa barbe indiquent son rôle de roi de Babylone après la défaite de Marduk-Balassu-Iqbi en 814 avant J.C. L'inscription est un compte-rendu des campagnes du roi. L'écriture cunéiforme utilisée était en usage 1 000 ans auparavant, sans doute l'a-t-on utilisée afin de donner une impression de grand âge et d'autorité au roi.













Esprit protecteur, Assyrie, temple de Ninurta, 865 avant notre ère.

British_Museum_16L'esprit porte une tunique, et par dessus, accrochée dans son dos, une peau de poisson avec la tête du poisson au-dessus de la sienne. Il porte un seau dans lequel se trouve un liquide purificateur. Il se tenait à l'intérieur de l'entrée du temple de Ninurta, en compagnie d'un de ses semblables.
















Humain ailé à tête de lion, Assyrie, 860 avant notre ère, palais de Nimrud

British_Museum_17Il est l'un d'une paire ornant la porte de la salle du trône du palais du roi Assurnazirpal II. Il apportait une protection magique.











Les portes

British_Museum_18Durant l'empire assyrien (900-612 avant notre ère), les portes et les accès étaient considérés comme des endroits à travers lesquels pouvaient passer des influences, bonnes ou mauvaises. Les annales des rois assyriens nous disent que les figures colossales, mi-humaines mi-animales, qui ont été placées de chaque côté des entrées des plus importants palais, non seulement ornaient le bâtiment et impressionnaient les visiteurs, mais aussi le surveillaient :









British_Museum_19«les colosses de pierre gardiens du seuil qui, par leur apparence, éloignent les mauvais esprits, protègent le chemin du roi leur créateur, je les ai placés à droite et à gauche de l'entrée. "

















Esprits protecteurs

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Boite en calcaire contenant des tablettes de fondation, Assyrie, vers 875 avant notre ère. Balawat, proche de Nimrud

British_Museum_22Cette boite était placée dans le temple de Mamu, déesse des rêves. Les tablettes portent les titres du roi Assurnazirpal II. Elles décrivent comment il a fondé le temple, apportant le bois du Liban pour le toit et les portes, et fait la décoration des portes en bronze.










Écriture cunéiforme

British_Museum_23Le premier système d'écriture connu apparaît dans la seconde moitié du IVème millénaire avant notre ère, en basse Mésopotamie, pour transcrire le sumérien. Dans l'ancienne Mésopotamie, les premiers signes d'écriture sont apparus pour répondre à des besoins très concrets : dénombrer des biens, distribuer des rations, etc. Comme tous les systèmes d'écriture, celui-ci apparaît donc d'abord sous forme de caractères pictographiques, dessins schématisés représentant un objet ou une action. Le génie de la civilisation sumérienne a été, en quelques siècles, de passer du simple pictogramme à la représentation d'une idée ou d'un son.




Esprit protecteur, Assyrie, Palais est de Nimrud, 865 avant notre ère.

British_Museum_24Cet esprit, tenant une masse d'armes, surveillait l'une des portes d'entrée de la salle du trône royal.


















  Roi Assurnazirpal II, entouré d'esprits protecteurs à tête d'aigle, Assyrie, 860 avant notre ère, palais de Nimrud

British_Museum_25Cette paire de panneaux se trouvait à l'intérieur d'une salle aux murs entièrement lambrissés d'esprits protecteurs à tête d'aigle et d'arbres sacrés.











Scène symbolique, Assyrie, vers 860 avant notre ère, palais de Nimrud

British_Museum_26Le roi Assurnazirpal II apparaît deux fois, habillé de robes rituelles et portant le sceptre symbolisant l'autorité. Devant lui se tient un arbre sacré, symbolisant probablement la vie. Le roi fait un geste rituel devant un dieu dans un disque ailé. Le dieu, qui pourrait être le dieu du soleil Shamash, tient un anneau dans une main, symbole de royauté de droit divin de l'ancienne Mésopotamie. Derrière, des esprits protecteurs entourent le roi de chaque côté. Cette scène symétrique, très chargée en symboles, était placée derrière le trône royal. Il y en avait une autre, à l'opposé de l'entrée principale de la salle du trône, et des scènes similaires occupaient des places importantes dans quelques autres palais assyriens. Elles étaient également brodées sur les vêtements royaux.

La "reine de la nuit", Babylonie ancienne, sud de l'Irak, vers 1800-1750 avant notre ère.

British_Museum_57La "reine de la nuit" représente une déesse nue ailée à pieds d’oiseaux juchée sur deux lions flanqués de chouettes. Cette grande plaque est faite d'argile cuite et de paille trempée. A l'origine, la déesse était peinte en rouge, sur fond noir.  Elle porte une coiffure cornue, caractéristique d'un dieu mésopotamien et tient dans ses mains une tige et la bague de la justice, symboles de sa divinité. Ses longues ailes multicolores pendent vers le bas, ce qui indique qu'elle est une déesse des Enfers. Cette déesse  pourrait être Ishtar, déesse de l'amour et de la guerre, ou sa sœur et rivale, Ereshkigal qui règne sur les Enfers, ou bien encore la démone Lilitu (la Lilith de la Bible).










Bornes en pierre, sud de l'Irak, vers 1100 avant notre ère.

British_Museum_60Un type de monument particulier prit naissance à l'époque kassite, le koudourrou. II en est de deux sortes : les uns sont des pierres dures roulées ou galets ovoïdes, les autres des stèles taillées. Ce sont des bornes en pierre à valeur d'acte de donation, duplicata de titres de propriété, dont le texte s'achève par des malédictions très développées : les dieux devant accabler de toutes sortes de maux celui qui contreviendrait aux clauses de l'acte.













British_Museum_59Souvent, au premier plan est représenté un serpent. Comme le serpent, beaucoup d'autres symboles peuvent être liés à des constellations. La représentation des constellations remonte aux toutes premières civilisations. Ainsi, les plus anciens textes cunéiformes consacrés à l'astronomie – seconde moitié du IIème millénaire avant notre ère – mentionnent les noms sumériens des constellations encore appelées aujourd'hui Lion, Taureau et Scorpion. Des bornes babyloniennes de la même époque sont ornées de dessins représentant ces animaux astronomiques. Cependant, la présence de ces motifs sur des sceaux, sur des vases sumériens et sur des plateaux de jeu suggère une origine bien antérieure, peut-être dès 4 000 avant notre ère.








British_Museum_58Cette pierre par exemple est un monument commémoratif donnant l'histoire d'un particulier, fonctionnaire dans le temple de Morduk. Il a été érigé par son fils entre 900 et 800 avant notre ère, et porte une mention légale sur la propriété d'un lopin de terre. Neuf dieux sont invoqués pour protéger le monument, ainsi que des symboles divins :  le disque solaire du dieu soleil Shamash, le croissant de lune de la déesse Sin, l'étoile à huit branches d'Ishtar, déesse de la fertilité et de la guerre. Dessous, la représentation d'autels avec les symboles des dieux moins importants dans la hiérarchie : les coiffes à cornes, la bêche triangulaire de Marduk, le stylet en forme de coin de Nabu, dieu de l'écriture. Le texte se termine par des malédictions lancées sur ceux qui ignoreraient ou détruiraient la borne.









Borne, Sippar, sud de l'Irak, 1125-1104 avant notre ère

British_Museum_62Le texte cunéiforme de ce koudourrou décrit les services militaires de Ritti-Marduk, sous le roi Nabuchodonosor I (1125-1104 avant notre ère) au cours d'une campagne en Elam (au sud-est de la Mésopotamie), en représailles à des raids dans le nord de la Babylonie élamite. La campagne a été menée durant l'été et l'armée babylonienne a beaucoup souffert de la chaleur et le manque d'eau. Ritti-Marduk, le capitaine des chars, a mené l'attaque contre les Elamites. Le texte liste treize hauts fonctionnaires qui étaient présents à l'octroi de la charte, et invoque neuf dieux pour protéger le monument. Il y a également vingt symboles divins gravés en relief.












Têtes de Pazuzu, Nimrud, nord de l'Irak, vers 800-550 avant notre ère

British_Museum_61Pazuzu est un démon  d'origine Assyrienne, souvent dépeint avec le corps d'un homme mais avec la tête d'un lion ou d'un chien, avec des griffes à la place des pieds, deux paires d'ailes, une queue de scorpion  et un pénis en forme de serpent. Il est aussi représenté avec la main droite levée, et la main gauche baissée, ce qui symbolise la vie et la mort, la création et la destruction. Doté d'une double paire d'ailes (qu'on trouvera aussi plus tard sur certaines représentations de chérubins ou d'anges), Pazuzu est le démon du vent du sud-ouest, connu pour apporter sécheresse et famine en saison sèche, et des Inondations lors de la saison humide. Il était le roi des démons du vent mais il ne semblait pas totalement inamical avec les Hommes. Son aspect terrible n'est vraisemblablement destiné qu'à terrifier les démons malfaisants : il est invoqué pour produire des amulettes qui permettront de combattre les pouvoirs maléfiques de la déesse Lamashtu, qui blesse mère et enfant durant un accouchement. Pazuzu était aussi réputé protéger les humains de la peste et des forces mauvaises. Pazuzu est évoqué dans le récit légendaire de l'Épopée de Gilgamesh.

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3 avril 2010

Le crâne de cristal

British_Museum_1a

Nous voici devant le British Museum. Je l'ai tant trouvé cité dans les livres... Émotion.

Crâne de cristal

British_Museum_3Le crâne dit « de Londres » n'est pas translucide mais opaque. E. Boban l’avait tout d’abord proposé sans succès au Smithsonian Institute, il fut finalement acquis par Tiffany's à New York, à qui le musée le racheta en 1898 pour l’exposer comme objet précolombien. Le crâne a bénéficié d'une première analyse en 1996, puis d’une plus poussée en 2004, qui tendrait à prouver qu'il s'agit d'un faux.












British_Museum_4Des observations au microscope électronique ont permis de détecter sur la surface du crâne des marques droites et parfaitement espacées, qui apportent la preuve de l'utilisation d'une roue de polissage moderne. Un polissage manuel aurait conduit à la formation de minuscules traces réparties aléatoirement.
Le cristal utilisé vient du Brésil, les techniques utilisées pour le couper et le polir sont résolument européennes. En fait, il a probablement été fabriqué en Allemagne au XIXème siècle.








Pour plus d'informations sur les différents crânes, voir ici.

British_Museum_2Cinq crânes ont été étudiés récemment par les scientifiques : celui de Nick Nocerino baptisé "Sha-Na-Ra", celui de Jo Ann Parks, "Max", celui de Norma Redo (crâne à la croix reliquaire) ainsi que celui du British Museum et celui du Smithonian Institute.Trois ont été définitivement considérés comme faux. Mais... pour "Max" et "Sha-Na-Ra", silence radio. Le mystère des crânes continue.


9 septembre 2009

L'abbatiale de Cruas, la crypte

Cruas_79La crypte semi souterraine de Cruas s’étend sous le chœur monastique, c'est-à-dire l'ensemble des trois absides et du transept. C’est l’endroit le plus ancien de l’abbatiale, édifié au milieu du XIème siècle.










Cruas_82Sa vocation était de permettre aux fidèles et aux pèlerins de vénérer les reliques de saint Torquat  et de saint Josserand. Le premier fut l’un des plus grands évangélisateurs de la région et premier évêque de Saint-Paul-Trois-Châteaux au IVème siècle, le second l’un des premiers moines de l’abbaye de Cruas au IXème siècle.








Cruas_61Elle est située en léger contrebas de l’église basse, et les fenêtres s'ouvrent sur l'extérieur au ras du sol de l’ancien cimetière. A l’époque de sa construction, elle communiquait de pleins pieds avec les bas-côtés de l'abbatiale.










Cruas_60Elle est de type crypte halle divisée en deux vaisseaux transversaux et se termine dans sa partie la plus orientale par trois absides semi-circulaires. Les voûtes d’arêtes reposent sur des colonnes monolithiques et piles rectangulaires décorés de chapiteaux de forme cubique travaillés dans un style primitif, archaïsant.








Cruas_73Les thèmes représentés sont riches et multiples, tantôt empruntés au répertoire antique : volutes, rosettes, feuilles d’acanthe stylisées, crocettes en volutes d’angle, tantôt à l’art païen : rouelles, figures géométriques
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Cruas_67et un bestiaire naïf représentant des animaux domestiques : coq, poule, âne, loup…
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Cruas_70Plusieurs chapiteaux présentent des figures géométriques intrigantes. Il m’a semblé y voir la représentation de la triple enceinte druidique.
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Cruas_59Beaucoup de roues solaires, au nord de la crypte, illuminant l’endroit le plus sombre. La roue est symbole du mouvement et de la vie, des cycles terrestres et cosmiques, énergie en circulation.










Cruas_64Un chapiteau animalier représente un coq, côté est tourné vers l’autel, un âne côté nord aux pieds humains, un loup côté sud.
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Cruas_63Le coq annonce l'aube et donc l'arrivée de la lumière. Par extension, il est celui qui annonce la libération, le passage des ténèbres à la clarté.
L’âne représente l’homme dans ses passions qu’il faut maîtriser.
Le loup est l’équivalent lunaire du lion solaire… au sud. La gueule du loup est un puissant symbole initiatique, le loup dévorant le novice (mort), puis le rejetant une fois initié (renaissance).








Cruas_75Un seul chapiteau accueille une représentation humaine, celle d’un orant stylisé. Ce chapiteau est le plus chargé en énergie de toute l’abbatiale. Les mains du personnage sont démesurées, touchant le ciel.










Cruas_76De côté, tournée vers l'autel, la roue solaire à 6 rayons.
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Cruas_62Derrière lui, l'ancien maître-autel de l'abbatiale, sur lequel est posée une piéta. Cette statue date probablement du XIIème siècle, et fut retrouvée lors des fouilles.
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17 septembre 2009

Les dolmens du Bois-Bas

Minerve_1La région de Minerve, Menèrba en occitan (Men = pierre et Erbes = pays), est habitée depuis très longtemps. Ces hommes ont laissé des traces, comme ces empreintes datant du paléolithique supérieur dans la grotte de l'Aldène, ou des peintures murales aurignaciennes, une cinquantaine de tumulus et de dolmens, des habitats néolithiques et chalcolithiques, puis un oppidum de l'âge de fer.

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Minerve_4"Les dolmens du Bois Bas, comme la majorité de ceux du Causse, se rattachent à une tradition de pasteurs semi-nomades vivant en petits groupes familiaux ;











Minerve_7leur mode de vie reste Néolithique mais ils sont contemporains des peuples agriculteurs de la plaine avec lesquels ils ont des échanges, la plupart du temps pacifiques car les pasteurs ignorent le concept de propriété du sol et les conflits qui en découlent; leurs errances saisonnières les ramènent cependant avec régularité dans des lieux qui ont pour eux "une âme" et où ils ont choisi d'enterrer leurs morts."







Minerve_13Le groupe des dolmens du Bois-Bas est construit avec des dalles en calcaire provenant du causse. L'orientation en est  sud-ouest et sud-est. D'après mes mesures, la première utilisation du lieu date de 2 350 avant notre ère (fin du Néolithique), avec une réutilisation vers - 400.









Minerve_16Le groupe est composé d'au moins 12 dolmens, disséminés dans la garrigue au bord d'une falaise. Ils sont plutôt petits, d'une architecture qui va du caisson simple au dolmen à antichambre,  et à l'allée couverte.
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Minerve_6Le premier rencontré est composé de trois orthostases (dalles verticales) et d'une dalle de couverture. Il possède une allée bordée de chevêtres (dalles d'extrémité ou d'entrée). Il semblerait que la plupart d'entre eux aient possédé un tumulus, vu les pierres éparses autour.

Pour voir la carte, cliquez ici







Minerve_14http://dolmen2.free.fr/oc2/dolmens_Bois_B.html
www.prehistoirepassion.com/.../LES%20DOLMENS%20DE%20MINERVE.doc










Minerve_23Une petite poulette faisane nous attendait au détour du chemin...
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25 novembre 2009

La collégiale Notre-Dame d’Espérance

Notre_Dame_de_Montbrison_0La collégiale Notre-Dame d’Espérance fut fondée par Guy IV comte du Forez (1196-1241), mort à son retour de Terre Sainte et inhumé dans l’église.













Notre_Dame_de_Montbrison_2Sa construction commença en 1212 mais ne fut achevée que deux siècles plus tard, en 1466, lorsque les ducs de Bourbon succédèrent aux cotes du Forez, qui firent construire les deux dernières travées et la façade, flanquée de deux clochers dont un est inachevé.

 Le but du fondateur fut de faire de Montbrison, où il avait son château le plus important, sa capitale, et d’y installer un chapitre de 13 chanoines où il pourrait trouver des fonctionnaires instruits et dévoués pour l'administration du comté.

 












Notre_Dame_de_Montbrison_17Guy acheta le terrain alors sur le territoire de Moingt, à un seigneur voisin. Le sol était marécageux, aussi des poteaux de bois furent enfoncés dans la terre avant de faire de très profondes et solides fondations. La pierre d’honneur fut posée par son fils alors âgé de 5 ans.

Le premier office fut célébré le 23 novembre 1226 et fut commémoré par la pierre d’honneur scellée au fond de l’abside, en présence de Renaud de Forez, l'archevêque de Lyon, oncle du comte. Sur cette pierre est gravé l’inscription suivante : « Lecteur, souviens-toi toujours qu’en la fête de Clément, deux fois cent, quatre fois cinq six ajouté, l’an du seigneur une fois mil, deux fois cent, quatre fois cinq six ajouté, la première pierre de cette église fut placée. Elle témoigne que Guy IV, tout enfant, l’a posée, représentant le comte son père et son oncle l’archevêque de Lyon. Le père a fourni librement l’emplacement, a pourvu la construction et l’a dotée. Sa dot est la seigneurie de Moingt, la dîme de Verrières et 60 livres du marché de Montbrison. » Guy fit transférer la statue de la Vierge (Notre-Dame d'Espérance) de son château à la collégiale ainsi que les reliques de saint Aubrin, patron de la ville.

Notre_Dame_de_Montbrison_6François 1er vint à Montbrison en 1536 pour le rattachement du Forez au royaume de France et devint premier chanoine de Notre-Dame. Pendant les guerres de religion, la ville fut prise le 14 juillet 1562 par les protestants, pillée, Notre-Dame saccagée, le trésor volé. Lors de la Révolution, les chanoines furet chassés, l'église encore une fois saccagée : elle servira de temple de la Raison, de cantonnement pour les troupes : plus de vitraux, de boiseries, de peintures. Après le Concordat (1803), elle devint église paroissiale.

 





Notre_Dame_de_Montbrison_4Le style en est le gothique forézien ou gothique « étalé ». La pierre fut tirée des carrières de Ruffieu et de Moingt.

La façade occidentale donne une impression de puissance.













Notre_Dame_de_Montbrison_2Les lignes en sont sévères.


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Notre_Dame_de_Montbrison_3Le portail est encadré par deux tours épaulées de deux contreforts. Il a perdu son trumeau, le pilier central qui supportait son linteau. Il est encadré avec une richesse qui contraste avec l’austérité de la façade. Il comporte un tympan sculpté surmonté de voussures en arc d’ogive. Des emplacements sont prévus pour recevoir des statues, mais seule la place d’honneur est occupée par la Vierge portant l’enfant, du XIIIème siècle.

 

Notre_Dame_de_Montbrison_7











 

 

 

Notre_Dame_de_Montbrison_1Le clocher nord, haut de 42,70 m et seul achevé, possède deux étages de fenêtres géminées portant le blason des comtes du Forez et des ducs de Bourbon, avec à son sommet l’écusson de France à trois fleurs de lys.

 

 












 


Notre_Dame_de_Montbrison_8Le portail latéral nord est précédé d'un porche et le tympan porte un ensemble sculpté par Fabisch. Notre-Dame de Bon-Coeur trône au centre, entourée de Saint-Aubrin, patron de Montbrison, et Saint Claude, évêque de Besançon. Ce groupe remplace la statue de Notre-Dame de Bon-Coeur, détruite à la Révolution.

 















Notre_Dame_de_Montbrison_9La collégiale fait 67 m de long et 20 m de haut. La nef principale comporte 6 travées. La première est du XIIIème siècle, les suivantes des XIVème et XVème siècles.

Notre_Dame_de_Montbrison_13














 


Notre_Dame_de_Montbrison_10La différence d’époque est surtout visible dans les fenêtres du haut. Les plus anciennes sont lancéolées, les autres sont en forme de rectangle trilobé reposant sur un faux triforium.

 












Notre_Dame_de_Montbrison_26Les piliers ont tous une base polygonale, présentant 4 colonnes et 4 colonnettes moins engagées. Sur les chapiteaux s’épanouit la flore du Forez : chêne, marronnier, vigne, chou frisé, géranium et de rares bouquets de roses. Aux voûtes, les clés d’ogive se ferment sur des figures humaines.

 










Notre_Dame_de_Montbrison_15Dans le chœur se trouve le gisant de Guy IV. Le comte est représenté couché, les mains jointes sur la poitrine, les pieds posés sur un lion. La tête, appuyée sur un coussin, est couverte d’une calotte à fond plat surmontée d’un bouton. Il est vêtu d’une longue cote, fermée au cou par une pièce d’orfèvrerie. Un manteau largement ouvert est retenu sur les épaules par un long cordon. La ceinture est enrichie de barrettes et de quintefeuilles en relief ;








Notre_Dame_de_Montbrison_16une sorte de baudrier orné de barrettes et de dauphins en relief y rattache l’épée dont la poignée et le haut du fourreau sont finement décorés. Une bourse pend à la ceinture du côté gauche. Les pieds sont chaussés de souliers légers et portent des éperons, alors que le comte est en habit civil. Le tombeau de Guy IV résume sa vie : l'épée (le guerrier), le bonnet (l'homme cultivé), l'aumônière (l'homme charitable), le lion (l'homme courageux)

La Mure rapporte que six hommes vêtus de grands manteaux entouraient autrefois le tombeau de Guy IV, profané par les Huguenots pendant les guerres de religion puis lors de la Révolution.

 










Notre_Dame_de_Montbrison_11Se trouve également dans le chœur la croix des Saints ou d'Estiallet : pour demander la fin de la peste et, à l'avenir protection du ciel, les habitants érigèrent une croix, sur la rive du Vizézy, au hameau d'Estiallet, à un quart de lieue à l'ouest de la ville. En grès, elle porte sur un fût haut de 2 m 21 six statues étagées deux par deux de saints invoqués contre les épidémies : Jean-Baptiste, Laurent, Catherine, Barbe, Madeleine et Pierre. Ces statues furent peintes de couleurs vives comme en témoignent encore des traces de polychromie. Le croisillon d'origine a malheureusement été perdu. Louis Bernard l'avait daté de 1628.












Notre_Dame_de_Montbrison_12aCette croix qui avait franchi l'époque révolutionnaire fut restaurée une première fois en 1820 et était encore en place près de la rivière montbrisonnaise au début du XXème siècle.

 













Notre_Dame_de_Montbrison_14L’abside est la partie la plus ancienne de l’édifice. Le plan en est polygonal, sans transept ni déambulatoire. Elle est éclairée par 4 hautes fenêtres. Il y en avait primitivement 5, mais l’une d’elle fut murée lors de la construction de la sacristie.

 











Notre_Dame_de_Montbrison_22Un petit passage permet de rejoindre le collatéral sud. Il fut ouvert au début du XVIème siècle par Claude de Saint-Marcel entre l’abside et la chapelle Saint-Roch, faisant disparaître l’une des baies à lancettes de l’abside.

















Notre_Dame_de_Montbrison_18L'autel Saint-André, d'une décoration Renaissance, se trouve dans ce passage. Il fut fondé par le chanoine André Vendes dont les initiales entrelacées se remarquent à plusieurs endroits. Sa décoration est de style renaissance.

 











Notre_Dame_de_Montbrison_19Sur ses montants se trouvent de bien curieuses sculptures...

Notre_Dame_de_Montbrison_20



















Notre_Dame_de_Montbrison_21  Lui faisant face, une niche d’où débordent deux culs de lampe sur lesquels devaient être placés des statues

 













Notre_Dame_de_Montbrison_23L’ancienne chapelle Saint-André, primitivement appelée Sainte-Catherine, servit de salle capitulaire. La restauration de l’église vers 1960 fit apparaître une peinture murale du XIIIème siècle représentant sainte Catherine d'Alexandrie sous une arcade trilobée, terrassant le dragon. A ses pieds un chanoine de Notre-Dame agenouillé et priant. Au dessus de lui, l’inscription « clamens rose » identifiée comme étant la sépulture de Clément Rosset, chanoine administrateur de l’Hôtel-Dieu qui fit construire la chapelle.

Notre_Dame_de_Montbrison_23a













Notre_Dame_de_Montbrison_29L'église conservait quelques statues : la plupart sont désormais gardées à l'abri, comme le reliquaire de saint Aubrin.  La plupart sont du XVIIIème comme celles de saint Roch et de saint André.

 

Notre_Dame_de_Montbrison_28















 

Notre_Dame_de_Montbrison_plan21- Portail d’entrée XVème siècle
2- Sixième travée surmontée de la tribune et des orgues
3- Clocher nord
4- Clocher sud inachevé
5- Chapelle des morts
6- Chapelle Saint-Louis
7- Chapelle de la Vierge
8- Chapelle de la Vierge
9- Chapelle Saint-André
10- Porte latérale sud
11- Chapelle du Sacré-Cœur
12- Sacristies
13- Autel Saint-Roch
14- Tombeau de Claude de Saint-Marcel
15- Tombeau de Mathieu de Bourbon
16- Passage renaissance
17- Pierre d’honneur
18- Tombeau du comte Guy IV de Forez
19- Autel du XIXème siècle
20- Croix d’Estiallet
21- Chapelle Saint-Aubrin
22- Tombeau de Pierre du Verney
23- Chapelle Sainte-Cécile
24- Reliques de saint Aubrin
25- Chapelle des Robertet
26- Porte aux armes des Robertet
27- Portail latéral nord

Pour voir la carte, c'est ici.

http://forezhistoire.free.fr/notredame.html

http://www.forez-info.com/encyclopedie/memoire-et-patrimoine/1957-notre-dame-desperance.html

http://www.ville-montbrison.fr/spip.php?rubrique16

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2 novembre 2009

Saint-Germain-l'Auxerrois

L'extérieur

Saint_Germain_l_Auxerrois_12Face à la cour carrée du Louvre, la façade ouest, surmontée d’une statue de l’archange saint Michel et éclairée au centre par une rosace, possède un portique d'honneur, précédé d'un vestibule couvert, le narthex.
Saint_Germain_l_Auxerrois_74















Saint_Germain_l_Auxerrois_24Le baptistère était autrefois sous ce porche. Construit en 1425 par Jean Gaussell, il est de style gothique flamboyant, composé de cinq arcades ogivales couronnées de balustres et de combles fleuronnés en façade et de deux arcades latérales.
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Saint_Germain_l_Auxerrois_45Les statues en pierre du porche et du portail ont été remplacées au XIXème siècle. Deux seulement nous sont parvenues, et sont conservées à l'intérieur : un saint François d’Assise du XIIIème siècle, une Marie l’Égyptienne du XVIème siècle, enveloppée de ses cheveux qui ont conservé des traces d’or. Elle tient les trois pains qui doivent l’alimenter dans le désert et penche mélancoliquement une petite tête oisive dont les yeux sont clos.
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Saint_Germain_l_Auxerrois_28Au trumeau de la porte centrale, on peut voir la Vierge tenant l’enfant, de facture moderne.
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Saint_Germain_l_Auxerrois_31De chaque côté sont représentés : à gauche, Salomon et la reine de Saba (Guilhermy pense à Childebert et Ultrogothe, sa femme), saint Vincent (diacre et martyr, un livre à la main)
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Saint_Germain_l_Auxerrois_39et à droite, saint Germain (crossé et mitré), sainte Geneviève tenant un cierge ...
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Saint_Germain_l_Auxerrois_40qu’un petit diable placé au-dessus d’elle s’efforce de souffler et enfin un ange souriant, un flambeau au poing, prêt à rallumer, s’il s’éteint, le cierge de la sainte. A moins que le diable, qui ressemble fort à un baphomet, ne lui transmette la parole du savoir...









Saint_Germain_l_Auxerrois_37La voussure, au-dessus des vantaux, détient encore trois cordons de personnages, anges, démons, ribaudes et vierges. Le portail date quand à lui du XIIIème siècle, même si son tympan, qui était consacré au Jugement dernier, est détruit.
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Saint_Germain_l_Auxerrois_11Les façades du transept datent du XVème siècle.
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Saint_Germain_l_Auxerrois_10Le clocher situé à l’angle du bras sud du transept et du chœur, date du XIIème siècle. La flèche qui le surmontait fut supprimée dans le courant du XVIIIème siècle et remplacée par une balustrade.
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Saint_Germain_l_Auxerrois_16L'extérieur du bâtiment est flanqué de contreforts, hérissé de gargouilles. Tout un bestiaire nous apprend les leçons du symbolisme. 
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L'intérieur

Saint_Germain_l_Auxerrois_2Le plan de l'église a la forme d'une croix (80 mètres de long sur 40 de large au transept).
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Saint_Germain_l_Auxerrois_63L’église est composée d’une nef quatre travées de style gothique flamboyant, flanquée de deux bas côtés et de chapelles peu profondes. Au-delà d’un transept non saillant, le chœur,  la partie la plus ancienne remanié au XVIIIème siècle, comporte un double déambulatoire, qui devient unique au chevet, et se termine par une abside avec un mur plat.














Saint_Germain_l_Auxerrois_59L’élévation est partout à deux niveaux, grandes arcades et fenêtres hautes à cinq lancettes.
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Saint_Germain_l_Auxerrois_71Les vitraux du croisillon droit datent du XVIème siècle. Les verrières représentent des épisodes de la vie de la Vierge (Assomption, Couronnement de la Vierge) ainsi que l'incrédulité de Saint Thomas, et l'Ascension du Christ.

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Saint_Germain_l_Auxerrois_58On peut admirer une vierge à l’Enfant du XIVème siècle.
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2 novembre 2009

Saint-Germain-l'Auxerrois, historique

Saint_Germain_l_Auxerrois_9Fondée comme oratoire vers l'an 500, en souvenir du passage de saint Germain, évêque d'Auxerre, l'église mérovingienne (qui se nommait alors Saint-Germain-le-Rond à cause de sa forme), fut construite au VIIème siècle sous le règne de Chilpéric I, fut transformée en baptistère pour les enfants de la rive droite qui risquaient de mourir sans baptême aux moments des débordements de la Seine.




Saint_Germain_l_Auxerrois_4Convertie en place forte par les normands faisant le siège de la ville, elle fut saccagée et brûlée en 885-886, puis rebâtie au XIe siècle. C'est Robert le Pieux qui la reconstruisit en 1025. Elle prit le titre d'église collégiale royale et paroissiale de Saint-Germain-l'Auxerrois.








Saint_Germain_l_Auxerrois_6Elle prit la forme que nous connaissons aujourd'hui à l'époque où la population ne cessait de croître aux abords du Louvre, nouvellement construit par Philippe Auguste au début du XIIIème siècle.










Saint_Germain_l_Auxerrois_22Elle devint l'église attitrée de la famille royale au moment où les Valois s'installent à nouveau au Louvre.
Cette église fut commencée au moment où l'élan extraordinaire de l'art gothique entrainait toute la chrétienté : il fallut quatre siècles pour l'achever. Dès le départ elle eut une double vocation : d'une part elle est une église paroissiale, et d'autre part, elle abritait un collège de chanoines qui chantaient dans le chœur.












Saint_Germain_l_Auxerrois_13La chapelle à droite de l'entrée, séparée du reste de l'église par une paroi de chêne, fut construite au XIIIème siècle, ainsi que le chœur, l'abside et le portail central. La nef et les bas-côtés datent du XIVème, le porche et les deuxièmes bas-côtés furent construits au XVème, ainsi que les deux portails latéraux.
La renaissance apporta des vitraux, la porte donnant sur la cour de l'école voisine, rue de l'Arbre Sec fut construite en 1529.






Saint_Germain_l_Auxerrois_10La cloche qui reste, la "Marie", date de 1529. Le clocher qui l'abrite n'est pas le beffroi entre l'église et la mairie du Ier arrondissement, mais la tour qui se trouve du côté sud du chœur. Il est de forme romane et repose sur les fondements de l'église de Robert le Pieux. Son tocsin marqua le commencement du massacre des protestants de Paris lors de la Saint-Barthélemy en 1572.







Saint_Germain_l_Auxerrois_27Le beffroi fut construit en 1859 par Ballu et possède un carillon.
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Saint_Germain_l_Auxerrois_41Sur la façade principale, le porche extérieur fut construit de 1431 à 1439, le seul restant à Paris avec celui de la Sainte-Chapelle.
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Saint_Germain_l_Auxerrois_20Pendant la révolution, l'église fut fermée et devint successivement une fabrique de salpêtre, un magasin de fourrage, une imprimerie, un bureau de police. En 1795, le culte théophilanthropique y fut pratiqué.

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Saint_Germain_l_Auxerrois_48Elle ne fut rendue au culte catholique qu’en 1802. Au cours des journées d'émeute des 14 et 15 février 1831, l'église fut profanée puis de nouveau fermée. Ce n’est que le 13 mai 1837, qu’eut lieu la cérémonie de réouverture. Une sérieuse restauration s'imposa : ce fut Viollet-le-Duc et Jean-Baptiste Lassus qui s'en occupèrent.








Saint_Germain_l_Auxerrois_60Ils réparèrent les ravages de la révolution, mais aussi les mutilations causées par le mauvais goût du XVIIIème siècle : c'est ainsi que les chanoines, en 1728, pour avoir un meilleur éclairage, avaient remplacé par des verrières blanches le vitraux de la nef datant du XIVème siècle, mais aussi, ils avaient recouvert les voûtes d'un épais badigeon blanc, afin de faire disparaitre cet "affreux gothique". Les piliers massifs du chœur furent cannelés, les colonnettes supprimées, les chapiteaux ornés de guirlandes, la flèche et les 4 clochetons abattus.




Saint_Germain_l_Auxerrois_1L'église Saint-Germain l'Auxerrois est, depuis l'Ancien Régime où les artistes étaient logés au Louvre, la "paroisse des artistes". Une messe célébrée à leur intention chaque année le Mercredi des Cendres en perpétue le souvenir.

Pour la carte, c'est ici.

http://www.saintgermainauxerrois.cef.fr/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Germain-l%27Auxerrois
http://architecture.relig.free.fr/auxerrois.htm
http://homepage.mac.com/brendanking/huysmans.org/troiseglise/germain.htm

2 novembre 2009

Chiots à vendre

Le gérant d’une boutique clouait une pancarte au dessus de sa porte, où l’on pouvait lire :

« Chiots à vendre. »

ChiotsLes affiches ont le don d’attirer les enfants. Bientôt un petit garçon fut séduit par l’annonce et demanda :
- « A quel prix vendez-vous ces chiots ? »
Le propriétaire du magasin répondit :
- « entre 30 et 50 dollars »
Le petit garçon chercha dans sa poche et sortit de la monnaie.
- « Je n’ai que 2,37 dollars, mais est-ce que je peux les regarder ? »
Le propriétaire du magasin sourit et siffla sa chienne, nommée Lady, courut hors du chenil vers l’allée du magasin, suivie par 5 petits chiots. Mais l’un d’eux resta loin derrière, boiteux. Immédiatement, le petit garçon le repéra et demanda :
- « De quoi souffre ce petit chien ? »
L’homme expliqua que le vétérinaire lui avait annoncé que le chiot avait une malformation de la hanche de naissance, qui le ferait boiter toute sa vie.
chiots_2Le petit garçon devint vraiment enthousiaste, et dit :
- « C’est le chiot que je veux acheter ! »
L’homme lui répondit :
- « Non, tu ne peux pas acheter ce petit chien. Si tu le veux vraiment, je te le donne ! »
Le petit garçon fut bouleversé. Il regarda l’homme droit dans les yeux et lui dit :
- « Je ne veux pas que vous me le donniez. Il vaut tout autant que les autres chiens, et je vous paierai le plein prix. En fait, je vous donnerai 2,37 dollars maintenant et 50 cents chaque mois jusqu’à ce que j’ai fini de le payer.
L’homme lui répondit alors :
- « Mais ce chiot ne sera jamais capable de courir, de sauter et de jouer ! »
Alors le petit garçon se pencha en avant, et releva une jambe de son pantalon et montra sa jambe malade, tordue et estropiée, supportée par une grande tige de métal.
- « Moi non plus je ne peux pas courir et le petit chien aura besoin de quelqu’un qui le comprenne ! »
L’homme mordait maintenant sa lèvre inférieure. Des larmes lui piquaient les yeux… Il sourit et dit :
- « Fils, j’espère que chacun de ses chiots aura un maître te que toi ! »

Tiré de "Histoires extraordinaires d'outre-espace" de Michel Dogna

30 octobre 2009

La basilique Saint-Nazaire-et-Saint-Celse de Carcassonne

Carcassonne_Saint_Nazaire__58_Les grands vents du sud-est et de l'ouest qui règnent à Carcassonne firent ouvrir la porte principale sur le flanc nord de la nef.
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Carcassonne_Saint_Nazaire__33_Le tympan, encadré de multiples voussures, ne porte pas de programme iconographique spécifique. Seuls les chapiteaux des ébrasements sont ornés de motifs végétaux et d'animaux fantastiques.
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Carcassonne_Saint_Nazaire__30_L'un des chapiteaux nous montre des lions. Deux de chaque côté, tenant une fleur. Ils sont les représentations des énergies masculine, à droite et féminine, à gauche. Leur queue est tournée vers le bas, et touche la représentation de la Terre. Leurs têtes regardent aussi vers le bas, vers les énergies basses, telluriques.
Les lions au centre n'ont qu'une seule tête, tournée vers le haut : réunion des contraires ? Leur queue respective n'en forment plus qu'une qui se tourne vers le ciel, vers les énergies cosmiques.




Carcassonne_Saint_Nazaire_aAu niveau du croisillon, on trouve un second portail. Il est surmonté d'un gâble gothique, encadré par deux pinacles et deux gargouilles. Il se dresse devant une rose rayonnante.

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Carcassonne_Saint_Nazaire__24_Sur une sculpture, le combat d'un chevalier avec le dragon. Il est ailé, porte une queue de serpent. Il symbolise les énergies que l'homme doit maitriser et non pas tuer. Sa patte est posée sur l'écu de l'homme. Dommage que l'usure du temps ait fait son œuvre.
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Carcassonne_Saint_Nazaire__26_Carcassonne_Saint_Nazaire__27_













Carcassonne_Saint_Nazaire__14_A l'angle, une tourelle octogonale, percée de petites baies à son dernier niveau est surmontée d'une terrasse.











Carcassonne_Saint_Nazaire__16_Le chevet gothique est très sobre. Ses fenêtres, longues et étroites, sont séparées par des contreforts entre lesquels court une balustrade.
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Carcassonne_Saint_Nazaire__15_L’église primitive fut remplacée au XIIème siècle par un édifice roman, qui n’existe plus que dans la nef.












Carcassonne_Saint_Nazaire__35_La nef romane est composée de six travées. Les arcs doubleaux de la voûte en berceau brisé retombent, de même que les arcs en plein cintre des nefs collatérales, sur des piliers ronds en alternance avec les carrés.
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Carcassonne_Saint_Nazaire__36_Sombre, la nef n'était éclairée à l'origine que par d'étroites fenêtres percées dans les murs des collatéraux très étroits ainsi que par des petits oculi ouverts dans le mur ouest.
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Carcassonne_Saint_Nazaire__34_La décoration des chapiteaux est variée et comprend divers motifs : damiers, palmettes, entrelacs. La nef rejoint le transept gothique dans une parfaite harmonie architecturale, le choeur roman ayant été remplacé par un transept gothique à partir de 1270.
Il y a une grande différence de style entre la nef romane et l'ensemble gothique formé par le chœur et le transept. Cependant, les architectes ayant tenu compte de la hauteur de l'édifice roman, le passage de l'un à l'autre se fait sans rupture majeure.









Carcassonne_Saint_Nazaire__56_La première travée est mobilisée par la tribune d'orgues, parfois considérées comme les plus anciennes de France. Elles étaient déjà là au XVIème siècle












Carcassonne_Saint_Nazaire__48_Le transept et le chœur sont édifiés à l’emplacement du chœur roman. La construction en débuta en 1269, l'ensemble fut achevé en 1330. Avec 36 mètres de largeur, chaque bras est composé de 3 travées rectangulaires terminées à l’est par 3 chapelles à chevet plat. Ces chapelles ont reçu de grandes verrières dont certaines datent du XIVème siècle. Les vitraux du chœur datent des XIVème et XVIème siècles.







Carcassonne_Saint_Nazaire__42_La rosace sud du transept gothique date du début du XIVème siècle et comporte les armes de l'évêque Pierre de Rochefort (1300-1321). Les couleurs sont plus claires que celles de la rosace nord.  Leurs teintes se fondent dans le mauve. Le quadrilobe central représente le Christ en majesté. À la circonférence, les quadrilobes figurent des animaux symbolisant les quatre évangélistes ainsi que les pères de l'Église. Pierre est reconnaissable aux clefs du ciel et de la terre, Paul à son glaive.









Carcassonne_Saint_Nazaire__44_Des deux côtés du sanctuaire, entre les contreforts, sont disposés deux petits sacraires qui ne s'élèvent que jusqu'au-dessous de l'appui des fenêtres. Ces sacraires sont munis d'armoires doubles, fortement ferrées et prises aux dépens de l'épaisseur des murs. A l’intérieur était conservé le trésor. Dans celle-ci, une piéta polychrome du XVIème siècle.














Carcassonne_Saint_Nazaire__53_On trouve dans le croisillon sud un bas-relief appelé «pierre du siège». Ce fragment date de la première moitié du XIIIème siècle : l’assaillant force les lices d’une ville fortifiée, les assiégés font jouer un mangonneau. Des anges enlèvent dans les airs l'âme d'un personnage, sous forme humaine. Plusieurs hypothèses ont été émises sur la représentation de ce bas-relief, notamment celle de la mort de Simon de Montfort tué en 1218 devant les murs de Toulouse lors de la croisade contre les cathares.











Carcassonne_Saint_Nazaire__57_A côté, on a placé une dalle funéraire que l’on attribue au tombeau de Simon de Montfort, ce qui ne peut être vrai : ce tombeau fut élevé près de Montfort-l'Amaury, dans l'église de l'abbaye des Hautes-Bruyères, et la gravure de cette dalle et l'inscription sont tracées par un faussaire ignorant et inhabile.
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Carcassonne_Saint_Nazaire__46_Un gisant en albâtre du XVème siècle représente Guillaume du Puy, qui fut évêque de 1415 à 1420.














Carcassonne_Saint_Nazaire__54_http://www.carcassonne.org/carcassonne2.nsf/vuetitre/DocPatrimoineBasiliqueStNazaire5
http://fr.wikisource.org/wiki/La_Cit%C3%A9_de_Carcassonne_-_%C3%89glise_Saint-Nazaire
http://medieval.mrugala.net/Architecture/France,_Aude,_Carcassonne,_Basilique_Saint_Nazaire/
http://architecture.relig.free.fr/nazaire.htm
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28 septembre 2009

L’église Saint-Saturnin

Saint_Saturnin_37Décidément, ce voyage fut fait sous l’égide de Saturnin/Sernin. Après Saint-Hilaire et son sarcophage lui étant dédié, après Toulouse, après Pont-Saint-Esprit qui s’appelait avant Saint-Saturnin-du-Port, voici le village de Saint-Saturnin en Auvergne.










Saint_Saturnin_2Le village fut la résidence des barons de la Tour d'Auvergne, qui devinrent Comtes d'Auvergne. De cette famille est issue Catherine de Médicis, fille de Laurent II de Médicis et de Madeleine de la Tour d'Auvergne. Le village est enraciné sur une coulée de lave provenant de l’éruption volcanique des Puys de la Vache et de Lassolas.














Saint_Saturnin_1Perché sur cet éperon, l’édifice roman fut l’église d’un prieuré bénédictin fondé en 1040 qui dépendait de l’abbaye Saint-Austremoine d’Issoire.  Quelques vestiges du cloître primitif sont accolés au sud de l’église.
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Saint_Saturnin_16L’église, construite au XIIème siècle (on sait qu’elle fut terminée en 1157) est la plus petite des 5 églises romanes majeures d’Auvergne. Elle s’en distingue par l’absence de chapelles rayonnantes autour du chevet. La forme pyramidale de l’ensemble mène le regard vers le ciel par l’intermédiaire du massif barlong et du clocher octogonal.
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Saint_Saturnin_18Lors de la révolution, sous la terreur, l’église fut rachetée par monsieur Verdier de Pagnat, afin qu’elle soit soustraite à la profanation. Le clocher, épargné, servit de modèle à ceux de Saint-Austremoine d’Issoire et Notre-Dame du Port de Clermont, reconstruits au XIXème siècle.
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Saint_Saturnin_48On dit que l'église fut dédiée à saint Saturnin, premier évêque de Toulouse martyr au IIIème siècle, dont les reliques parvinrent en Auvergne au VIème siècle, ainsi que le rapporte Grégoire de Tours. Mais...

Le père Travers, l'ancien curé de Saint-Saturnin, pense qu'il s'agissait de celui qu'on appelait "le saint masqué", représenté au modillon sud de l'église sous la forme d'un Janus à 2 visages, celui  qui regarde l'avenir étant masqué. Dans années 1920, on chantait encore dans les écoles religieuses une chanson qui parlait du saint masqué et dont une partie du refrain disait :" Nous irons tous à Shamballa"... Histoire confirmée quelques années plus tard par une octogénaire élevée chez les bonnes soeurs.

Saint Saturnin serait donc la représentation du dieu Saturne. L'église est calée sur le concept Saturne-Lune et sur le rapport 1/3 2/3 au niveau des proportions.

Pour voir la carte, cliquez ici

http://saint.saturnin.free.fr/prome/decouverte.html
http://www.art-roman.net/stsaturnin/stsaturnin.htm
http://pagesperso-orange.fr/marc.champommier/st-sat0.html
http://homepage.mac.com/joel.jalladeau/dome/6/6.html

30 octobre 2009

Carcassonne, historique

Carcassonne_Saint_Nazaire__2_La région carcassonnaise, vers 3 500 avant notre ère, comprenait des habitats néolithiques. Le site de Carcassonne lui-même fut habité depuis fort longtemps. Les restes d’un oppidum (oppidum Carcaso) sur le plateau font remonter au VIème siècle, voire au VIII avant notre ère les premiers signes d’un habitat humain. Vers -300, les Volques Tectosages, arrivés d’Europe centrale, prirent possession du village (Carcaso Volcarum Tectosage) et le fortifièrent.





Carcassonne_Saint_Nazaire__5_Puis les romains s’installèrent à la fin du premier siècle avant notre ère et la ville se transforma (les remparts sont encore visibles dans certaines parties de l'enceinte et servent de soubassements aux actuelles murailles : les tours de la Marquière, de Samson et du Moulin d'Avar sont les témoins en partie intacts de cette enceinte primitive).








Carcassonne_Saint_Nazaire__6_Les murailles ne purent contenir l’invasion des Wisigoths au Vème siècle, sous le commandement d’Alaric, après leur pillage de Rome.
Les Francs voulurent les déloger. Après les échecs de Clovis en 508 puis de Gontran, la ville tomba aux mains des Sarrasins. Ce n’est qu’en 759 que les francs, sous l'impulsion de Pépin le Bref, arrivèrent à reprendre la ville qui, en 1082, devient la propriété de la famille Trencavel.






Carcassonne_Saint_Nazaire__12_A l'intérieur de la ville, on trouve les maisons des nobles seigneurs, le château du vicomte, le palais de l'évêque et la cathédrale Saint-Nazaire, achevée vers le premier tiers du XIIème siècle. Les cathares arrivèrent alors des régions balkaniques et s’implantèrent dans la région. Les Trancavel, tolérants, leur permirent de s’installer et leur religion prit de l’ampleur. Puis vint la croisade, épisode malheureux de notre histoire. Carcassonne fut assiégée, Raymond Roger se livra aux croisés et sauva ainsi la population. Les terres et les biens des Trencavel furent attribués à l'un des seigneurs de la croisade, Simon de Montfort, qui devint le nouveau vicomte de Carcassonne.



Carcassonne_Saint_Nazaire__8_C'est de la cité que partirent alors les expéditions contre les villages hérétiques et les seigneurs insoumis. A la mort de Simon, les Trancavel reprirent leur ville, mais son fils, Amaury de Montfort, cèda au roi Louis VIII ses droits sur le Languedoc. Les seigneurs furent excommuniés en janvier 1226, et une nouvelle croisade se mit en place. La ville, lasse des guerres, fit remettre les clés de la cité au roi. Elle devint sénéchaussée royale.













Carcassonne_Saint_Nazaire__10_La ville se transforma à nouveau : construction de l'enceinte extérieure, aplanissement des lices (espace situé entre les deux enceintes), et consolidation de certains pans de murs dont les fondations avaient été mises à jour. Raymond Trencavel, qui tenta de reconquérir sa ville, fut exilé, puis gracié. Il revint en 1247 et s’installa hors les murs, sur la rive gauche, et construisit la nouvelle ville, sur un plan en damier autour d’une place centrale. Deux paroisses furent créées : Saint-Vincent au nord et Saint-Michel au sud. La construction de l'actuelle cathédrale Saint-Michel débuta à la fin du XIIIème siècle, celle de l'église Saint-Vincent au début du XIVème.



Carcassonne_Saint_Nazaire__9_Dans la cité, des travaux furent réalisés au cours du XIIIème siècle sous les règnes de Philippe III le Hardi et de Philippe IV le Bel, afin de renforcer la vocation militaire de l'édifice : la tour carrée de l'évêque et la tour Saint-Nazaire à la porte sud, à l’est les deux énormes tours de la porte narbonnaise. Le mur romain, jugé trop faible, fut rasé et apparut en retrait d'une muraille haute et puissante.













Carcassonne_Saint_Nazaire__7_Les XIIIème et XIVème siècles furent marqués par l'Inquisition. Durant les guerres de religion, la cité fut attaquée, mais seuls les villages alentours furent détruits. Au XVIIème siècle, sa juridiction fut transférée dans la ville basse, et la cité fut abandonnée aux plus pauvres. Les lices furent progressivement occupées par des maisons et des greniers furent installés dans les tours. La Cité se dégrada rapidement. Le siège épiscopal fut transféré en 1745 de la cathédrale Saint-Nazaire à l'église Saint-Michel.











Carcassonne_Saint_Nazaire__11_En 1790, le chapitre fut aboli et le palais épiscopal et le cloître furent vendus puis détruits en 1795. En 1794, les archives de la tour du Trésau furent détruites par un incendie. Sous l'Ancien Régime puis sous la Révolution, la cité fut réduite sur le plan militaire au rôle d'arsenal, entrepôt d'armes et de vivres puis, entre 1804 et 1820, fut rayée de la liste des places de guerre et abandonnée. La ville haute perdit son autonomie municipale et devint un quartier de Carcassonne. Le château comtal fut transformé en prison. L'armée fut alors prête à céder la cité aux démolisseurs et récupérateurs de pierres. En 1849, la cité fut sauvée de la démolition et des ravages du temps par son classement aux Monuments Historiques : les travaux de restauration, menés par Viollet le Duc, purent commencer. En 1997, elle fut classée Patrimoine Mondial de l'UNESCO.

Carcassonne doit depuis sa renommée à sa double enceinte, atteignant près de 3 km de développement et comportant cinquante-deux tours, qui domine la vallée de l'Aude.



http://pedagogie.ac-toulouse.fr/histgeo/monog/carcas/histoire.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cit%C3%A9_de_Carcassonne
http://mescladis.free.fr/histoire.htm

9 octobre 2009

La chartreuse de Valbonne

Le portail d'entrée

Chartreuse_de_Valbonne__1_Il est surmonté du symbole des chartreux, la Terre surmontée d'une croix, qui signifie "le monde change mais la croix demeure". Les 7 étoiles des armoiries commémorent le souvenir de la création de l'ordre au XIème siècle par saint Bruno et 6 compagnons. Au dessus, l'ange gardien.








La cour d'entrée

Chartreuse_de_Valbonne__13_Sur la gauche, l'ancienne hôtellerie des chartreux. A droite le mur d'enceinte avec en son centre une tour carrée de style renaissance édifiée en 1634 sous le prieurat de Don François Laurent. Ce portail monumental, autrefois muni d'une herse et d'une bretèche à mâchicoulis, constituait, avec les deux tours d'angle munies de meurtrières, les éléments de défense du monastère.







Chartreuse_de_Valbonne__12_Les deux niches accueillent saint Bruno, fondateur de l'ordre en 1084 et saint Jean-Baptiste, guide spirituel de Bruno. Entre les deux, un cartouche dédié à Guilhem de Vénéjan, le fondateur.












La cour d'honneur

Chartreuse_de_Valbonne__16_Après le porche,  cette cour fermée à l'acoustique naturelle remarquable, est bordée à gauche par les anciens ateliers des frères (boulangerie, confection de vêtements, de fromages,...)
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Chartreuse_de_Valbonne__14_et au-dessus les cellules des frères actuellement aménagées en chambres d'hôtel. A droite, la cave de vinification toujours utilisée pour l'élaboration de vins. A l'étage, l'appartement du père prieur.
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Chartreuse_de_Valbonne__15_La façade de style baroque de l'église conventuelle, de la fin du XVIème siècle, donne sur cette cour. Elle est dédiée à la vierge Marie.












Les chapelles des étrangers

Chartreuse_de_Valbonne__39_Elles étaient réservées aux pèlerins de passage. A gauche, la chapelle sainte Philomène, avec une voûte en croisées d'ogives à liernes et tiercerons, date du XVème siècle.











Chartreuse_de_Valbonne__40_C'est une période où le monastère s'embellit, grâce notamment à l'évêque d'Uzès Nicolas de Maufgras, dont le blason est apposé sur deux piliers.
A droite, la chapelle saint Joseph du XVIIème siècle présente une voûte simple en croisées d'ogives.
















Le chœur des frères

Chartreuse_de_Valbonne__37_Il est composé de 24 stalles et de deux autels, surmontés chacun d'un tableau, l'un de sainte Roselyne, l'autre de saint Bruno.
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Le chœur des pères

Chartreuse_de_Valbonne__25_Un jubé, ou cloison de marqueterie, sépare les deux parties de la nef, le chœur des frères et le chœur des pères.












Chartreuse_de_Valbonne__42_Les stalles du XVIIIème siècle sont l'oeuvre d'ébénistes lyonnais et présentent une diversité de motifs végétaux réalisés en relief et en marqueterie de noyer, d'ébène, d'acajou et de buis.











Chartreuse_de_Valbonne__26_Au-dessus des stalles, des chapiteaux recouverts de soufre fondu. L'autel de style baroque est surmonté d'un baldaquin à colonnes torses. Il abritait autrefois une statue de la Vierge, remplacée aujourd'hui par celle de St Jean-Baptiste.
Le chœur à pans coupés est recouvert de marbre d'Italie, l'autel et son baldaquin de style baroque sont en marbre polychrome. est en marbre polychrome.







Chartreuse_de_Valbonne__38_La nef de l'église avec sa voûte de pierres sèches fut construite à la fin du XVIIIème siècle (1770-1780 ) pendant le prieurat de Dom François Baffier, par deux compagnons spiripontains: Briat et Pépin, selon les plans directeurs de l'architecte Franque d'Avignon.










La chapelle de la compassion

Chartreuse_de_Valbonne__31_Du XVIIIème siècle, elle présente un autel de style baroque surmonté d'une piéta où il est inscrit " je languis d'amour".


















La chapelle des familles

Chartreuse_de_Valbonne__32_Elle date de la fin du XVIIIème siècle.

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Chartreuse_de_Valbonne__33_L'autel en marbre représente l'arrivée de Marie chez sa cousine Élisabeth.
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La chapelle Sainte-Madeleine

Chartreuse_de_Valbonne__29_Sur la croisée d'ogives est sculpté l'agneau portant étendard. Au-dessus de la niche où se trouvait la statue, une croix de Camargue rappelle l'histoire de la sainte.












La chapelle des reliques

Chartreuse_de_Valbonne__43_Construite en 1712, elle est restaurée en 1870. L'autel en bois est en forme de tombeau.













L'ancienne salle du chapitre

Chartreuse_de_Valbonne__62_C'est la salle capitulaire. Elle date du XIIIème siècle et possède une voûte sur croisées d'ogives.












Le petit cloître

Chartreuse_de_Valbonne__19_Témoin de l'art roman provençal du début du XIIIème siècle fut achevé en 1219. Les galeries sont couvertes de berceaux en plein cintre, soutenues par ds doubleaux retombants sur des consoles. Il est la forme achevée de la fusion des styles, roman et gothique régionaux.
Chartreuse_de_Valbonne__22_








Chartreuse_de_Valbonne__20_Le petit cloître était réservé au prieur et aux entretiens particuliers demandés par les pères chartreux.












Chartreuse_de_Valbonne__24_Un puits y est encore actif.
Chartreuse_de_Valbonne__23_


















Le vestibule

Chartreuse_de_Valbonne__46_Passage entre les deux cloîtres, il ouvre sur le réfectoire des pères. Il possède une très belle voûte formée par une coupole aplatie.












Le grand cloître


    

Chartreuse_de_Valbonne__44_Sans doute l'un des plus grands d'Europe, il fut commencé au XVIIème siècle et ne fut achevé qu'un siècle plus tard.

















Chartreuse_de_Valbonne__47_La galerie forme un vaste rectangle de 118 mètres sur 55, soit 350 mètres environ de périmètre, et dessert les 24 cellules où vivaient les pères.











Chartreuse_de_Valbonne__45_84 grandes baies éclairent l'ensemble couvert de voûtes d'arêtes.













Les cellules

Chartreuse_de_Valbonne__54_Le père chartreux disposait de 180m2, comprenant : L'Avé Maria (où chaque fois qu'il entre, il récite la salutation angélique), le promenoir,











Chartreuse_de_Valbonne__57_l'oratoire ou cabinet de travail et de prière,













Chartreuse_de_Valbonne__55_le jardin,













Chartreuse_de_Valbonne__58_et l'atelier. Le Père demeurait 20 heures par jour dans sa cellule à prier, lire, écrire, méditer. Nul autre que lui ne peut y avoir accès.

Chartreuse_de_Valbonne__59_
















Le jardin

Chartreuse_de_Valbonne__52_Il offre une belle vue d'ensemble sur le cloître.
Chartreuse_de_Valbonne__9_












Chartreuse_de_Valbonne__51_On y retrouve le cimetière des chartreux avec leur ossuaire, une statue de saint Joseph, un bassin central avec le système d'irrigation.
Chartreuse_de_Valbonne__49_












La chapelle Saint-Jean

Chartreuse_de_Valbonne__61_Les chartreux reconstruisirent à partir de 1250 la chapelle de l'ancien couvent des moniales de Bondilhon, situé à quelques centaines de mètres de leur monastère. Ils la placèrent sous la protection de saint Jean Baptiste qui comme eux se retira au désert. Cette chapelle romane intègre des décors intérieurs de style gothique. Le clocher actuel est récent. Il fut rajouté par les chartreux dans les années 1870.














Chartreuse_de_Valbonne__7_

9 octobre 2008

La chartreuse de Valbonne

Le portail d'entrée

Chartreuse_de_Valbonne__1_Il est surmonté du symbole des chartreux, la Terre surmontée d'une croix, qui signifie "le monde change mais la croix demeure". Les 7 étoiles des armoiries commémorent le souvenir de la création de l'ordre au XIème siècle par saint Bruno et 6 compagnons. Au dessus, l'ange gardien.








La cour d'entrée

Chartreuse_de_Valbonne__13_Sur la gauche, l'ancienne hôtellerie des chartreux. A droite le mur d'enceinte avec en son centre une tour carrée de style renaissance édifiée en 1634 sous le prieurat de Don François Laurent. Ce portail monumental, autrefois muni d'une herse et d'une bretèche à mâchicoulis, constituait, avec les deux tours d'angle munies de meurtrières, les éléments de défense du monastère.







Chartreuse_de_Valbonne__12_Les deux niches accueillent saint Bruno, fondateur de l'ordre en 1084 et saint Jean-Baptiste, guide spirituel de Bruno. Entre les deux, un cartouche dédié à Guilhem de Vénéjan, le fondateur.












La cour d'honneur

Chartreuse_de_Valbonne__16_Après le porche,  cette cour fermée à l'acoustique naturelle remarquable, est bordée à gauche par les anciens ateliers des frères (boulangerie, confection de vêtements, de fromages,...)
Chartreuse_de_Valbonne__18_










Chartreuse_de_Valbonne__14_et au-dessus les cellules des frères actuellement aménagées en chambres d'hôtel. A droite, la cave de vinification toujours utilisée pour l'élaboration de vins. A l'étage, l'appartement du père prieur.
Chartreuse_de_Valbonne__17_















Chartreuse_de_Valbonne__15_La façade de style baroque de l'église conventuelle, de la fin du XVIème siècle, donne sur cette cour. Elle est dédiée à la vierge Marie.












Les chapelles des étrangers

Chartreuse_de_Valbonne__39_Elles étaient réservées aux pèlerins de passage. A gauche, la chapelle sainte Philomène, avec une voûte en croisées d'ogives à liernes et tiercerons, date du XVème siècle.











Chartreuse_de_Valbonne__40_C'est une période où le monastère s'embellit, grâce notamment à l'évêque d'Uzès Nicolas de Maufgras, dont le blason est apposé sur deux piliers.
A droite, la chapelle saint Joseph du XVIIème siècle présente une voûte simple en croisées d'ogives.
















Le chœur des frères

Chartreuse_de_Valbonne__37_Il est composé de 24 stalles et de deux autels, surmontés chacun d'un tableau, l'un de sainte Roselyne, l'autre de saint Bruno.
Chartreuse_de_Valbonne__41_












Le chœur des pères

Chartreuse_de_Valbonne__25_Un jubé, ou cloison de marqueterie, sépare les deux parties de la nef, le chœur des frères et le chœur des pères.












Chartreuse_de_Valbonne__42_Les stalles du XVIIIème siècle sont l'oeuvre d'ébénistes lyonnais et présentent une diversité de motifs végétaux réalisés en relief et en marqueterie de noyer, d'ébène, d'acajou et de buis.











Chartreuse_de_Valbonne__26_Au-dessus des stalles, des chapiteaux recouverts de soufre fondu. L'autel de style baroque est surmonté d'un baldaquin à colonnes torses. Il abritait autrefois une statue de la Vierge, remplacée aujourd'hui par celle de St Jean-Baptiste.
Le chœur à pans coupés est recouvert de marbre d'Italie, l'autel et son baldaquin de style baroque sont en marbre polychrome. est en marbre polychrome.







Chartreuse_de_Valbonne__38_La nef de l'église avec sa voûte de pierres sèches fut construite à la fin du XVIIIème siècle (1770-1780 ) pendant le prieurat de Dom François Baffier, par deux compagnons spiripontains: Briat et Pépin, selon les plans directeurs de l'architecte Franque d'Avignon.










La chapelle de la compassion

Chartreuse_de_Valbonne__31_Du XVIIIème siècle, elle présente un autel de style baroque surmonté d'une piéta où il est inscrit " je languis d'amour".


















La chapelle des familles

Chartreuse_de_Valbonne__32_Elle date de la fin du XVIIIème siècle.

Chartreuse_de_Valbonne__36_
















Chartreuse_de_Valbonne__33_L'autel en marbre représente l'arrivée de Marie chez sa cousine Élisabeth.
Chartreuse_de_Valbonne__34_



















La chapelle Sainte-Madeleine

Chartreuse_de_Valbonne__29_Sur la croisée d'ogives est sculpté l'agneau portant étendard. Au-dessus de la niche où se trouvait la statue, une croix de Camargue rappelle l'histoire de la sainte.












La chapelle des reliques

Chartreuse_de_Valbonne__43_Construite en 1712, elle est restaurée en 1870. L'autel en bois est en forme de tombeau.













L'ancienne salle du chapitre

Chartreuse_de_Valbonne__62_C'est la salle capitulaire. Elle date du XIIIème siècle et possède une voûte sur croisées d'ogives.












Le petit cloître

Chartreuse_de_Valbonne__19_Témoin de l'art roman provençal du début du XIIIème siècle fut achevé en 1219. Les galeries sont couvertes de berceaux en plein cintre, soutenues par ds doubleaux retombants sur des consoles. Il est la forme achevée de la fusion des styles, roman et gothique régionaux.
Chartreuse_de_Valbonne__22_








Chartreuse_de_Valbonne__20_Le petit cloître était réservé au prieur et aux entretiens particuliers demandés par les pères chartreux.












Chartreuse_de_Valbonne__24_Un puits y est encore actif.
Chartreuse_de_Valbonne__23_


















Le vestibule

Chartreuse_de_Valbonne__46_Passage entre les deux cloîtres, il ouvre sur le réfectoire des pères. Il possède une très belle voûte formée par une coupole aplatie.












Le grand cloître


    

Chartreuse_de_Valbonne__44_Sans doute l'un des plus grands d'Europe, il fut commencé au XVIIème siècle et ne fut achevé qu'un siècle plus tard.

















Chartreuse_de_Valbonne__47_La galerie forme un vaste rectangle de 118 mètres sur 55, soit 350 mètres environ de périmètre, et dessert les 24 cellules où vivaient les pères.











Chartreuse_de_Valbonne__45_84 grandes baies éclairent l'ensemble couvert de voûtes d'arêtes.













Les cellules

Chartreuse_de_Valbonne__54_Le père chartreux disposait de 180m2, comprenant : L'Avé Maria (où chaque fois qu'il entre, il récite la salutation angélique), le promenoir,











Chartreuse_de_Valbonne__57_l'oratoire ou cabinet de travail et de prière,













Chartreuse_de_Valbonne__55_le jardin,













Chartreuse_de_Valbonne__58_et l'atelier. Le Père demeurait 20 heures par jour dans sa cellule à prier, lire, écrire, méditer. Nul autre que lui ne peut y avoir accès.

Chartreuse_de_Valbonne__59_
















Le jardin

Chartreuse_de_Valbonne__52_Il offre une belle vue d'ensemble sur le cloître.
Chartreuse_de_Valbonne__9_












Chartreuse_de_Valbonne__51_On y retrouve le cimetière des chartreux avec leur ossuaire, une statue de saint Joseph, un bassin central avec le système d'irrigation.
Chartreuse_de_Valbonne__49_












La chapelle Saint-Jean

Chartreuse_de_Valbonne__61_Les chartreux reconstruisirent à partir de 1250 la chapelle de l'ancien couvent des moniales de Bondilhon, situé à quelques centaines de mètres de leur monastère. Ils la placèrent sous la protection de saint Jean Baptiste qui comme eux se retira au désert. Cette chapelle romane intègre des décors intérieurs de style gothique. Le clocher actuel est récent. Il fut rajouté par les chartreux dans les années 1870.














Chartreuse_de_Valbonne__7_

9 octobre 2008

La chartreuse de Valbonne, plan

Chartreuse_de_Valbonne

1- Le portail d'entrée
2- La cour d'entrée
3- La cour d'honneur
4- Les chapelles dites "des étrangers"
5- Le chœur des frères
6- La chapelle de la compassion
7- La chapelle des familles
8- Le chœur des pères
9- La lampisterie
10- La chapelle Sainte-Madeleine
11- La chapelle des reliques
12- L'ancienne salle du chapitre
13- Le vestibule
14- Le grand cloître
15- Le jardin
16- La cellule
17- Le petit cloître

9 octobre 2009

La chartreuse de Valbonne, plan

Chartreuse_de_Valbonne

1- Le portail d'entrée
2- La cour d'entrée
3- La cour d'honneur
4- Les chapelles dites "des étrangers"
5- Le chœur des frères
6- La chapelle de la compassion
7- La chapelle des familles
8- Le chœur des pères
9- La lampisterie
10- La chapelle Sainte-Madeleine
11- La chapelle des reliques
12- L'ancienne salle du chapitre
13- Le vestibule
14- Le grand cloître
15- Le jardin
16- La cellule
17- Le petit cloître

9 octobre 2008

La chartreuse de Valbonne, historique

Chartreuse_de_Valbonne__2_Au XIème siècle, un monastère de religieuses bénédictines fut construit dans la vallée, au cœur d'une forêt millénaire. Notre-Dame de Bondilhon fut abandonné pour des raisons de sécurité à la fin du XIIème siècle.










Chartreuse_de_Valbonne__4_L'évêque d'Uzès, Guilhem de Vénéjan, attentif au péril hérétique que représentait l'expérience cathare pour les états du comte de Toulouse, demanda à l'ordre des chartreux de construire un nouveau monastère. Ainsi fut fondée, le 10 février 1204, la 41ème maison de l'ordre. 









Chartreuse_de_Valbonne__5_Une dizaine de moines s'y installèrent, défrichèrent et assainirent ce territoire. Une partie de la chartreuse actuelle repose sur des voûtes construites à cette époque. Cette vallée marécageuse, rendue fertile par le travail des chartreux, devint alors "vallis bona", Valbonne.









Chartreuse_de_Valbonne__8_En dépit des vicissitudes de l'histoire, des conflits avec le prieuré Saint-Pierre de Saint-Saturnin-du-Port, les pillages de la guerre de Cent Ans, les dévastations des guerres de religion (sa reconstruction commença dès le XVIIème siècle et de nouveaux moines arrivèrent en 1633 :









Chartreuse_de_Valbonne__33_le grand cloître et la porte d'entrée furent construits à cette époque, puis une nouvelle église fut bâtie entre 1770 et 1780), la dispertion des biens durant la révolution (le dernier prieur, Dom Gorce, quitta Valbonne le 1er octobre 1790, puis le 28 janvier 1836, les chartreux rachetèrent le monastère, le restaurèrent et firent de nouvelles constructions : la chapelle des familles ainsi que celle des reliques sont de cette époque),













Chartreuse_de_Valbonne__48_une communauté de moines suivant la règle de saint Bruno, vécut en ce monastère jusqu'en 1901. Abandonné, il fut racheté aux enchères en 1926 par le pasteur Philadelphe Delord qui y fonda l'association de secours aux victimes des maladies tropicales. L'ASVTM, œuvre protestante est toujours propriétaire.

Pour voir la carte, c'est ici.

http://www.chartreusedevalbonne.com/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Chartreuse_de_Valbonne

28 septembre 2009

L’église Saint-Saturnin, la crypte

Saint_Saturnin_65On y accède par deux escaliers latéraux. Son plan reproduit celui en fer à cheval du chœur.












Saint_Saturnin_46aQuatre colonnes supplémentaires, au centre de l'hémicycle, supportent le pavé du sanctuaire.












Saint_Saturnin_64Entièrement voûtée d’arêtes, elle est d’une grande sobriété.
Saint_Saturnin_61















Saint_Saturnin_59Trois fenêtres assurent un éclairage discret. Les colonnes n'ont pas de chapiteaux ni de bases.













Saint_Saturnin_60Elle arbitre un très beau groupe en pierre, une pietà en calcaire polychrome du XVème siècle. La Vierge est entourée de saint Jean et sainte Madeleine.

28 septembre 2009

La chapelle Sainte-Madeleine

Saint_Saturnin_12Cette petite chapelle dédiée à sainte Madeleine est un peu antérieure à l’église, peut-être du XIème siècle. Orientée au nord est, c’est le plus ancien monument de Saint-Saturnin.











Saint_Saturnin_4On ne connaît rien de ses origines et de sa fonction initiale. Elle pourrait avoir été la première église paroissiale du village ou la chapelle du prieuré bénédictin de 1040. Elle a servi aux baptêmes et au dépôt des morts aux XVII et XVIIIème siècles.










Saint_Saturnin_10Intégrée au système défensif du village lors de la guerre de Cent ans, elle fut surmontée d’une tour semi-circulaire qui avait son répondant de l’autre côté de la place.











Saint_Saturnin_6Transformée en habitation, puis en école en 1844, la chapelle fut acquise par la commune et restaurée dans le courant du XXème siècle en vue de l’utiliser comme salle d’exposition.
















Saint_Saturnin_9Sur le linteau de la porte jouxtant la chapelle est inscrit : « nous avons este comme vous un jour vous seres comme nous, penses y bien – 1668 ».











Saint_Saturnin_8C’est l’entrée de l’ancien cimetière, transformé en un jardin accroché au roc, dominant les gorges de la Monne et l’une des sources alimentant le village.

7 octobre 2009

L'église Notre-Dame et Saint-Michel

Goudargues_24Le village de Goudargues, situé dans la vallée de la Cèze, est surnommé "la Venise gardoise" grâce à son canal la Ganbionne.
Goudargues_26











Goudargues_31L'eau est partout. Dans le lavoir, une sculpture anonyme représentant une grenouille nous le fait savoir.
Goudargues_30






Goudargues_32








Goudargues_6Le site fut occupé dès les premiers siècles de notre ère, avec une présence gallo-romaine.
Goudargues_35









Goudargues_18Guillaume, comte de Toulouse, petit fils de Charles Martel, chargé par Charlemagne de poursuivre la mission guerrière de son grand père contre les sarrasins, y fit son camp retranché. Vainqueur, pour perpétuer le souvenir de sa victoire, il fit ériger en ce lieu vers 785 un oratoire du vocable de Saint-Michel. Sur la place principale du village, en construisant l'école en 1961, on a trouvé un mur épais en grand appareil irrégulier. Le rocher de Saint-Michel qui domine la Cèze et qui porte une chapelle carolingienne, pourrait être le castrum Planitium Gordanicus mentionné dans la charte de Louis le Débonnaire du 21 mai 815.


Goudargues_1Désigné à l'origine sous le nom de Casa Nova, le premier monastère construit sur les bords de la Cèze, autour de l'étang de gordanicus alimenté par des sources, fut cédé en 815 à Aniane.
Goudargues_7















Goudargues_5Dans un diplôme de 837, il est encore situé à l'endroit primitif, mais dans un diplôme de Charles le Chauve de 853, on parle de Casanova de Gordanicis. Le premier abbé, Sénégilde, est aussi abbé d'Aniane (815-866). Ses successeurs seront les archevêques d'Arles. En l'an 900, elle est citée sous le vocable Sancta-Maria ad Gordanicas.








Goudargues_10En 1065, Raymond, comte de Saint-Gilles, donne l'abbaye, Abbatia Gordiniacensis, à Cluny, mais 30 ans plus tard, la cède à la Chaise-Dieu qui la conserve jusqu'en 1127.











Goudargues_8Les moines d'Aniane contesteront cette décision et porteront l'affaire à Rome. Pascal II confirmera les droits d'Aniane en 113, mais la Chaise-Dieu revendiquera à son tour en 1119 : en pure perte, puisque Callixte II maintiendra la décision de son prédécesseur.










Goudargues_4L'abbaye devint prieuré conventuel. Aniane conservera son bien jusqu'à la révolution, mais avant, les bâtiments furent dévastés par les albigeois entre 1214 et 1230, puis durant les guerres de religion entre 1570 et 1590. L'église, reconstruite dans la seconde moitié du XIIème siècle, fut abimée en 1793.









Goudargues_15L’église paroissiale, du XIIe siècle, est inscrite aux monuments historiques par arrêté du 8 mai 1939. C'est vers 1840, que la porte de l'église fut rétablie et que les deux tours qui encadrent sa façade furent couronnées de leurs flèches.
Goudargues_16













Goudargues_27La salle capitulaire et le réfectoire du prieuré sont inscrits par arrêté du 8 mai 1939.
Goudargues_36











Goudargues_2Deux protecteurs, et non des moindres. Il s'agit de la Dame et de son parèdre, saint Michel. Que demander de mieux ?
Goudargues_3
















Goudargues_25Pour voir la carte, c'est ici.
Goudargues_14








http://www.villages-gard.org/detailcommune.php?cum=130

4 octobre 2009

La maison des chevaliers

Pont_Saint_Esprit_32Construite au XIIème siècle sur le plan habituel des habitations du moyen-âge autour d'une cour, la maison fut modifiée et embellie durant les siècles par les Piolenc. 











Pont_Saint_Esprit_34Son nom vient du fait que l'on croyait que les templiers venaient s'y reposer à leur retour de terre sainte. Mutilée et divisée aux XIXème et XXème siècle, elle fut acquise par le département en 1988 et fut classée monument historique.















Pont_Saint_Esprit_37Elle est à l'heure actuelle devenue musée d’art sacré du Gard.
Pont_Saint_Esprit_39

















Pont_Saint_Esprit_36Le jardin est aménagé sur l'emplacement du grand hangar détruit par un incendie au XVème siècle, destiné à abriter les barques. La margelle du puits du moyen-âge fut rétablie. Ce puits possède une histoire. En 1633, Joachim de Piolenc, encore adolescent, y tomba accidentellement. Il fut sauvé par l'intervention de la Vierge Marie. Ses parents firent alors réaliser un ex-voto en action de grâce à Notre-Dame de Rochefort.

4 octobre 2009

Le prieuré Saint-Pierre

Pont_Saint_Esprit_30En 948, les moines s'installèrent dans la demeure de la famille comtale d'Uzès, au sud de l'actuelle chapelle. Ils construisirent leur lieu de culte vers 1150, une nef unique bordée de chapelles et terminée à l'est par une abside semi-circulaire. Mayeul, abbé de Cluny de 954 à 994, favorisa le développement du prieuré Saint-Pierre. Entre 1303 et 1306, un nouveau choeur remplace l'abside romane. C'est la première construction gothique de la basse vallée du Rhône.






Pont_Saint_Esprit_31Très vite, cette fille de Cluny trouve un rôle prépondérant, et à la fin du XIIIème siècle, le monastère compte 30 moines et son doyen représente l'ensemble de l'ordre auprès du pape Boniface VIII.
Laissée sans entretien et malmenée au XVIème siècle lors des guerres de religion, la chapelle est désaffectée. En 1779, on la reconstruit en s'appuyant sur les parties encore debout du bâtiment médiéval.   

4 octobre 2009

Pont-Saint-Esprit, historique

Pont_Saint_Esprit_1Le site de Pont-Saint-Esprit fut habité dès la préhistoire. Ce fut une place de commerce dès le Vème siècle avant notre ère. La cité fut construite sur un rocher situé sur la rive occidentale du Rhône, l'actuelle place Saint-Pierre. L'eau était partout présente : au moins 4 sources sur place, sans parler du fleuve et des nombreux ruisseaux descendant des collines.








Pont_Saint_Esprit_5Lieu de passage, Il y aurait eu un pont dès la période celtique, et, lors des guerres puniques, Annon, l'un des lieutenants d'Hannibal, y aurait fait franchir le Rhône à ses éléphants. Le premier nom connu est celui d’une villa gallo-romaine : la Villa Clara.









Pont_Saint_Esprit_13La présence d'une communauté religieuse est attestée dès 942, et mentionnée dans l'acte de donnation de la bourgade à l'abbaye de Cluny en 948. L'essor de la commune, baptisée alors Saint-Saturnin-du-Port, Portum Sancti Saturnini, (Saturnin, ou Cernin, premier évêque de Toulouse, serait venu y prêcher l’évangile), date de cette période. Les édifices religieux, de vastes monuments monastiques, s'édifièrent.







Pont_Saint_Esprit_12Les moines bâtirent en 1150 une église romane dédiée à Saint-Pierre dont le style fut influencé par l'architecture du temple païen de Diane, à Nimes. Au XIIIème siècle, la construction du pont sur le Rhône par la confrérie des pères Pontifes Hospitaliers, créée à Avignon pour construire le pont Saint-Bénezet, engendra un nouvel essor pour la bourgade qui prit le nom actuel de Pont-Saint-Esprit.







Pont_Saint_Esprit_4Le pont, le plus ancien sur le Rhône, fut construit entre 1263 à 1309. Long de 919 mètres, il comportait 25 arches dont 19 sont encore présentes. Les deux extrémités étaient défendues par des bastilles et par deux tours en son milieu, aujourd’hui disparues. Les légendes concernant sa construction étaient connues dans l'Europe entière : la réussite de cet ouvrage serait due à l'intervention de l'Esprit Saint, pour qui l'on bâtit un oratoire, dressé à la tête du pont sur la rive droite du Rhône. D'où le nouveau nom que prit la ville.





Pour voir la carte, cliquez ici

Pont_Saint_Esprit_8http://fr.wikipedia.org/wiki/Pont-Saint-Esprit
http://www.sitesclunisiens.org/article.php?sid=175
http://jeancharles.griebel.free.fr/tourisme/tourisme/Pont-st-Esprit.htm
http://www.paperblog.fr/1289030/pont-saint-esprit-suite-1/
http://www.saint-apollinaire-de-rias.fr/rubrique.php3?id_rubrique=83

28 septembre 2009

L’église Saint-Saturnin, l’intérieur

Saint_Saturnin_19Le plan est traditionnel : trois nefs de quatre travées, transept et chevet à déambulatoire ou galerie de circulation qui entoure l’hémicycle de six colonnes. L’intérieur très clair est remarquable par l’harmonie des proportions et par l’intérêt architectural et symbolique.
Saint_Saturnin_25














Saint_Saturnin_20La nef voûtée en berceau sans doubleaux est flanquée de deux bas-côtés voûtés d'arêtes avec doubleaux surmontés d’une tribune. L'éclairage vient des fenêtres des murs gouttereaux des bas-côtés.               










Saint_Saturnin_26Les chapiteaux sculptés dans une pierre volcanique grise sont d’une grande sobriété, décorés de feuillages, à l’exception de quatre d’entre eux, au nord, qui comportent également des personnages et des animaux.
Saint_Saturnin_31














USaint_Saturnin_29n aigle aux ailes déployées, deux oiseaux buvant dans une même coupe,
Saint_Saturnin_51
















Saint_Saturnin_49et la représentation d’une tête d’homme placé en haut d'une tige végétale. Deux oiseaux semblent lui parler à l’oreille. De sa bouchent sortent des feuillages.











Saint_Saturnin_24A la croisée des transepts, 4 piliers au sol formant un plan carré (la terre), qui se transforme en hauteur, en passant par l’octogone, en cercle (le ciel). Les piliers sont carrés avec trois colonnes engagées : 4, la terre, 3, le ciel.















Saint_Saturnin_22Le chœur comporte un déambulatoire, mais aucune chapelle rayonnante. Les trois marches montant au chœur sont percées d’orifices donnant sur la crypte et représentant l’alpha et l’oméga.










Saint_Saturnin_32Une peinture murale, dans la deuxième travée nord du bas-côté, du début du XVIème siècle, représente l’annonciation, et ce qui est plus rare, la résurrection de Lazare.
Cette travée a probablement été utilisée comme chapelle funéraire et une cheminée d’aération des caveaux se voit contre le deuxième pilier de la nef.
Saint_Saturnin_34












Saint_Saturnin_46Récemment, une vierge romane en majesté, découverte dans le village, fut offerte à l'église par son propriétaire.
Saint_Saturnin_52
















Saint_Saturnin_54Elle possède tous les attributs d'une vierge noire, même si elle n'est pas répertoriée comme telle.

















Saint_Saturnin_53Il nous manque son histoire.

23 septembre 2009

L'abbaye de Caunes-Minervois, la crypte

Caunes_Minervois_41Les restes de l'église carolingienne furent exhumés à la fin des années 80, à l'occasion de travaux d'assainissements.












Caunes_Minervois_45Sont actuellement visibles les vestiges de l'abside quadrangulaire, qui offre la particularité d'emboiter les angles extérieurs arrondis. Après l'édification de l'église, ce sanctuaire a du faire fonction de martyrium afin de recueillir les reliques des saints martyrs caunois.





Caunes_Minervois_44Au fond, la troisième niche contient des fresques romanes.


















Caunes_Minervois_24Les fouilles se poursuivent pour déterminer si l'église carolingienne possédait un transept. Elles ont mis à jour deux sarcophages des Vème et VIème siècles.

















Caunes_Minervois_42Personne ne parle du puits sacré, mais il est bien là. Il se dégage une atmosphère très sereine de cette crypte, les énergies y sont toujours présente.

20 août 2009

La cathédrale Saint-Maurice de Vienne, la façade

Saint_Maurice_Vienne_19La cathédrale médiévale, au cœur d'un quartier clos habité par les chanoines du chapitre, dresse sa façade sur un parvis précédé de plusieurs degrés, s'élevant au-dessus des bords du Rhône.
Saint_Maurice_Vienne_14









Saint_Maurice_Vienne_12C'est la partie la plus récente de l'édifice, construite entre le XIVème et le XVIème siècle, dans le style gothique.
Saint_Maurice_Vienne_13












Saint_Maurice_Vienne_8Elle présente deux tours, une grande baie à rose et lancettes et trois portails de style flamboyant, richement décorés. Les sculptures ornant les tympans et les niches ont été détruites lors des guerres de Religion, mais heureusement les riches sculptures des voussures sont intactes.








Saint_Maurice_Vienne_10Le portail de droite se caractérise par le présence d'anges musiciens et de prophètes (fin du XIVème siècle).
Saint_Maurice_Vienne_18
















Saint_Maurice_Vienne_11Celui de gauche, dédié à la Vierge, présente des anges musiciens et des choristes qui célèbrent le couronnement de la mère du Christ (fin du XVème siècle).
Saint_Maurice_Vienne_16















Saint_Maurice_Vienne_9Enfin, le portail central date de la fin du XVème siècle et présente des scènes de l'Ancien et du Nouveau Testament, des prophètes et des rois. Au début de voussures, on remarque notamment des statues personnifiant l'Église (à droite) et la Synagogue (à gauche).
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lieux sacrés
  • Symbolique. Voyage initiatique. Anciennes civilisations. Menhirs et dolmens, églises romanes et gothiques, cathédrales, cloitres, vierges noires et gardiens, sources, arbres, fontaines sacrées et temples. Tous les hauts-lieux énergétiques.
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