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lieux sacrés
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8 avril 2009

Le cloître

Saint_Hilaire_7Après avoir prospéré sous la protection des comtes de Carcassonne, le monastère est soupçonné de sympathies cathares.
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Saint_Hilaire_11Les terres puis le monastère sont cédés à la communauté dominicaine de Prouille (jusqu'en 1217). L'abbaye perd 1/3 de ses terres.
Une fois le conflit apaisé, St Hilaire redevient ensuite une abbaye d'hommes.

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Saint_Hilaire_13L'abbatiale puis le cloître sont alors reconstruits sous les abbatiats de Guillaume (1237-1260) et de Bertrand de Touron (1323-1340).

En forme de trapèze irrégulier, avec des côtés de seize (sud), douze (est et ouest) et 14 baies (nord), il comporte donc 54 arcades ogivales.







Saint_Hilaire_10Toutes les arcades reposent sur des colonnes géminées dont les chapiteaux sont très abîmés. Les galeries du cloître sont couvertes d'un toit mais ne sont pas voûtées.











Saint_Hilaire_9Au centre du jardin se trouve un bassin quadrifeuille et une vasque du XVIème siècle.

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9 janvier 2009

Sainte-Foy de Sélestat, historique

Sainte_Foy_S_lestat_1Une légende fait remonter la fondation de Sélestat à l'époque lointaine où des "géants" régentaient la région. Le plus fort d'entre eux aurait creusé à lui seul la vallée de Leberthal. Il précipitait dans la plaine les rocs énormes et les troncs d'arbre qu'il arrachait à la montagne. Puis, il se serait servi de ces matériaux pour bâtir un immense château à l'endroit même où se situe actuellement la ville. Pendant longtemps, on put voir sous la porte de l'hôpital un fragment de squelette, laissant supposer que l'ancien "propriétaire" de ces ossements avait une taille de vingt pieds au minimum. La population pensait que cette relique avait appartenu au géant Schletto, d'où serait venu le nom de la cité.









Sainte_Foy_S_lestat_2En fait, il s'agissait tout simplement des restes d'un fossile de saurien, qui avait été découvert près de l'Ill. La réalité est très différente. Les fouilles ont prouvé que la région de Sélestat fut habitée dès l'âge néolithique et les Celtes y apparaissent vers l'an 600 avant notre ère. En l'an 406, les légions romaines quittèrent l'Alsace pour protéger l'Italie. L'année suivante, les Alamans traversèrent le Rhin. Sur les ruines calcinées de l'agglomération celto-romaine, ils bâtirent un village qu'ils appelèrent Sladistat, de Slade qui signifie marécage et Stat (ou Statte) qui veut dire lieu : le lieu des marécages.
En l'an 775, Charlemagne, venant de Thionville, et se dirigeant vers l'Italie pour combattre les Sarrasins, passe à Sélestat et y reste plusieurs jours. Dans la chapelle de la villa, sur l'emplacement de la future église paroissiale, il assiste aux fêtes de Noël "revêtu d'un surplis, en chape et en épée". Son séjour prolongé prouve que la "villa" était vaste et bien aménagée, puisqu'elle pouvait abriter, même en hiver, le monarque ainsi que sa nombreuse suite de soldats et de fonctionnaires.



Sainte_Foy_S_lestat_3En l'an 775, Charlemagne, venant de Thionville, et se dirigeant vers l'Italie pour combattre les Sarrasins, passe à Sélestat et y reste plusieurs jours. Dans la chapelle de la villa, sur l'emplacement de la future église paroissiale, il assiste aux fêtes de Noël "revêtu d'un surplis, en chape et en épée". Son séjour prolongé prouve que la "villa" était vaste et bien aménagée, puisqu'elle pouvait abriter, même en hiver, le monarque ainsi que sa nombreuse suite de soldats et de fonctionnaires.
Vers 1087, Hildegarde d’Eguisheim, veuve de Frédéric Von Büren Hohenstaufen, fit élever un premier édifice, sans doute pour se faire pardonner l’assassinat dans le palais épiscopal, lors d’une entrevue avec l’évêque, de son parent le comte Hugues d’Eguisheim, adversaire des Hohenstaufen et partisan de la papauté dans l’affaire des Investitures. Cette chapelle, dédiée Saint Sépulcre, fut consacrée par son fils Othon, évêque de Strasbourg.




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Vers 1092 le même Othon fit étape à Conques, sur le chemin de Saint Jacques, avec ses frères Frédéric et Conrad de Hohenstaufen. Il fit venir en 1094 des moines de Conques à Sélestat. La même année, par charte, le petit monastère fut donné à l'abbaye de Conques avec tous les privilèges y afférant. La crypte, ainsi que quelques remplois sculptés témoignent de cette église primitive.






Sainte_Foy_S_lestat_49Puis une église prieurale fut érigée entre 1152 et 1190, grâce à des dons de Frédéric Barberousse, bienfaiteur à la même époque du mont Sainte-Odile. Le nouvel édifice, construit sur un plan basilical avec un transept peu marqué, présentait alors un style qui se rapprochait davantage des réalisations lorraines et bourguignonnes que de l'art roman rhénan.
Sainte-Foy de Sélestat, prieuré de l'abbaye bénédictine de sainte Foy de Conques, fut sans doute jusqu'en 1498 le seul monastère ayant été peuplé de moines de culture et de langue françaises. Les bénédictins veillèrent sur le sanctuaire jusqu'au début du XVème siècle, quand Frédéric II de Hohenstaufen accorde le statut de ville libre à Sélestat. Le pouvoir passa dès lors progressivement aux bourgeois. Sélestat prospère, devint membre de la décapole, agrandit ses fortifications, reçut des ordres monastiques et fit du commerce.

Sainte_Foy_S_lestat_29Aux XVème et XVIème siècles, Sélestat connaîtra la gloire avec son école humaniste qui devint célèbre aux yeux de toute l'Europe. On appela à la tête de cette école latine les plus grands éducateurs, qui introduisirent les idées et les méthodes de l'humanisme rhénan puis italien.

L'évêché de Strasbourg, qui prit l'église et le prieuré en charge, les mit en 1615 à la disposition des jésuites de la province de Mayence. Ceux-ci, y établissant un collège, engagèrent alors des transformations de style baroque. La tour nord fut surhaussée.
En 1767, Après la suppression de la Compagnie, la ville de Sélestat achète les bâtiments conventuels. Le Cardinal de Rohan réussit à sauver l'édifice de la destruction, la ville voulant construire à sa place une promenade pour les officiers.

Sainte_Foy_S_lestat_12L'église fit l'objet d'une restauration par l'architecte Charles Winkler, entre 1889 et 1893. La tour nord fut rabaissée et la tour sud fut élevée d'un niveau supplémentaire, avec l'adjonction de flèches rhomboïdales avec un pignon néo roman. Les tribunes de la nef seront supprimées et un nouveau toit fut posé sur le vaisseau central, ainsi que sur les bas-côtés. Des sculptures néo romanes furent installées à l'intérieur et à l'extérieur. Certains chapiteaux des tours et les deux lions du porche furent remplacés, les anciens étant conservés au musée de Sélestat.

C’est à Sélestat qu’est conservée la plus ancienne mention connue au monde à ce jour en rapport avec une tradition d’arbre de Noël.

S_lestat_Sainte_Foy_plan_1_copielongueur totale 44,20 m
longueur du transept 18,60 m
largeur des trois nefs 14,85 m
hauteur à la croisée 42 m 
hauteur de la grande nef 11,10 m






Sainte_Foy_S_lestat_41http://www.visit-alsace.com/selestat/index_fr.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Sainte-Foy_de_S%C3%A9lestat
http://www.alsace-visite-guidee.info/eglf.htm




23 mars 2009

L'église Saint-Aventin

Saint_Aventin_17L’ensemble (à l’exception d’une partie du clocher oriental, du clocher occidental et du décor sculpté extérieur postérieur) date de la première moitié du XIème siècle.
















Saint_Aventin_5Les murs extérieurs portent de nombreux remplois de stèles et d'autels païens :  restes d'une auge funéraire, représentant des animaux fantastiques en train de croquer des raisins, symbole d'immortalité, deux cippes (autels), dont l'un est dédié au dieu Abellio par Cisonten, fils de Cissobon, et l'autre, également consacré à Abellio, ayant pour dédicataire Taurinus, fils de Bonecon, un dieu et des noms typiquement locaux.







Saint_Aventin_2Beaucoup de représentations de jumeaux, les bessons. Cela est-il dû à la présence du culte d'Abellio, autrement dit Apollon, jumeau d'Artémis ? Artémis, racine "Art", l'ours...

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Saint_Aventin_20Le clocher principal a la particularité d'être barlong, rectangulaire à la base et carré dans sa partie supérieure, par un système de retraits successifs, que l'on retrouve dans d'autres églises de la vallée, comme Cazeaux.
Au deuxième étage du clocher, deux baies comptant trois arceaux, qui reposent sur deux colonnettes dépourvues de socle ou de chapiteau. Un autre clocheton, édifié au-dessus du cœur, date pour sa part du XIème siècle.












Saint_Aventin_24L'ensemble de l'édifice semble avoir été construit par des bâtisseurs venus du sud (Andorre), dans le style catalano-lombard. Le plan de la construction est basilical à trois nefs, une centrale et deux latérales, plus minces, débouchant sur une abside en cul-de-four et deux absidioles.



Saint_Aventin_30L’église reçoit son décor peint de fresques murales plus d’un siècle après sa construction.

Saint_Aventin_28Le bénitier préroman est sculpté d'animaux symboliques.










Saint_Aventin_21Le côté nord de l'église est adossé à la montagne, laissant juste un petit passage dont les arcs rejoignent le rocher.

23 mars 2009

La légende de saint Aventin

Saint_Aventin_de_BigorreJadis, les habitants du Pays de Luchon étaient païens. Une femme souffrait les douleurs de l'accouchement depuis plusieurs heures, sans pouvoir être délivrée... Une servante raconta que l'eau bénite des chrétiens faisait des miracles. On en envoya chercher, et effectivement, elle fut délivrée instantanément. Le petit Aventin naquit, en 778.

Une fois adulte et devenu ermite, son zèle de prédicateur fut mal vu des Maures qui occupaient la région. Ceux-ci le firent enfermer dans le château de Saint-Blancat, près de Luchon. Mais Aventin sauta sans mal du haut du sommet de la tour... traversa toute la vallée et retomba sans mal de l'autre côté, imprimant l'empreinte de son pied dans une pierre. (Cette pierre est toujours visible, sur le seuil de la chapelle du Miracle édifiée à cet emplacement).






Saint_Aventin_1Un autre épisode met Aventin en lien avec le roi des animaux Pyrénéens. Un ours de la montagne, fou de rage, s'était jeté sur le saint. Celui-ci retira de sa patte une épine, ce qui creva l'abcès. De ce moment, l'ours devint docile et suivit partout son sauveur.

Les Maures finirent par s'impatienter pour de bon, et décapitèrent Aventin en l'an 800. Il prit sa tête coupée entre les mains, descendit la vallée d'Oueil, remonta la vallée du Larboust. Là, il alla s'enterrer lui-même sous la pierre où s'était gravé jadis son pied, lorsqu'il avait sauté de la tour.

Trois siècles passèrent, et nul ne se souvenait de l'emplacement du tombeau d'Aventin. Au XIème siècle, un berger s'aperçut que le taureau de son troupeau ne paissait plus et grattait autour de cette pierre. Les villageois creusèrent, et découvrirent le corps de Saint-Aventin qu'ils tentèrent d'extraire, mais un essaim d'abeilles le protégeait. Le pape autorisa l'exhumation du corps et les insectes disparurent. La dépouille fut alors transportée sur un chariot par des bœufs, qui s'arrêtèrent en un lieu où l'on décida de construire une église, qui porte toujours son nom.

Le jour de sa fête, le 13 juin, le pèlerinage attirait des foules venues en particulier de Bénasque, du moins jusqu'à la Révolution qui mit fin à ces festivités. Selon la tradition, pendant une épidémie de peste qui ravageait leur contrée, les Bénasquais se placèrent sous la protection de saint Aventin et le fléau disparut.

Aventin, saint céphalophore, est invoqué pour obtenir le soulagement des maux de tête. Pendant longtemps, les jeunes gens qui passaient sur la pierre gravée de son pied devaient trouver rapidement l'âme sœur.

4 janvier 2008

Saint-Jean-des-Vignes

Saint_Jean_des_Vignes_2Saint-jean-des-Vignes, village situé dans le Beaujolais à 353 mètres d'altitude, fait partie du canton d'Anse.

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Saint_Jean_des_Vignes_5L'église dédiée à saint Jean fut construite aux XIIème et XIIIème siècles sur un promontoire rocheux, dans une situation dominant la vallée du Rhône. De forts courants telluriques arrivent des contreforts.
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22 décembre 2008

Kaysersberg, l'église de la Sainte-Croix

Kaysersberg_1Kaysersberg (la montagne de l'empereur) est située sur une ancienne voie romaine qui reliait la plaine d'Alsace au versant lorrain des Vosges. Au XIIIème siècle, on construisit le château, un rempart urbain et l'église paroissiale sous l'impulsion des Hohenstaufen.






















Kaysersberg_13A côté de l'histoire vient naturellement s'insérer la légende : "L'empereur Barberousse passe pour avoir construit le château de Kaysersberg. Il commença aussi la construction de l'église de la ville. Au milieu des travaux, l'argent lui manqua. Il voulut mettre en gage la couronne de son épouse. Le ciel fut touché de cette pieuse résolution et deux anges vinrent, chacun avec une bourse pleine. Ils enlevèrent la couronne de l'impératrice de la maison de vente où elle était exposée et la rapportèrent à l'empereur. La construction fut achevée la même année."











Kaysersberg_2L'église dédiée à la Sainte-Croix fut commencée en 1227. Il est probable qu'elle détenait déjà une relique de la croix. Une statue de l'impératrice Hélène, moderne, dans une niche du fronton de l'église et celle de l'empereur Constantin, du XVIème siècle, sur la belle fontaine devant le sanctuaire rappellent la tradition suivant laquelle l'impératrice Hélène aurait découvert la vraie croix en 327 à Jérusalem.













Kaysersberg_3A la suite d'importantes transformations effectuées au XVème siècle, il ne subsiste de l'église romane primitive que quelques éléments à l'intérieur et à l'extérieur le remarquable portail avec son tympan historié.
















Kaysersberg_4Le portail à ressauts présente une tendance archaïsante. Édifié vers 1235, il est orné de voussures en plein cintre séparées par des boudins. Les impostes et les chapiteaux portent des aigles (dont les pattes reposent sur les boudins, ils doivent encore se séparer de la matière), des sirènes bifides (montrant le nombre de courants d'eau souterrains) et des palmettes.
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Kaysersberg_9L'artiste, ou l'architecte, est représenté sur le tympan, tenant un livre portant son nom : Conradus.

Le style est celui d'un sculpteur local, de tradition romane, qui copie une œuvre gothique importante et novatrice. Cette œuvre est inspirée des tympans du portail sud de la cathédrale de Strasbourg. On trouve aussi des similitudes avec le tympan de Sigolsheim.












Kaysersberg_7Le tympan fut réalisé vers 1235 et représente le couronnement de la vierge, assise à gauche du Christ. Les archanges Michel et Gabriel les encadrent.











Kaysersberg_15La nef, aux piliers massifs, assez lourde, laisse place au gothique primitif.

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Kaysersberg_30L'église est longue de 29 m et sa hauteur à la clef de voûte est de 12,35 m. Le transept et le chœur surélevé abritent une crypte hexagonale dont les nervures de la voûte sont interceptées par une colonne centrale. malheureusement, cette crypte sert plus à un entrepôt qu'aux fidèles.









Kaysersberg_17L'abside triangulaire et la travée du chœur remontent au XVème siècle. A cette époque, le sanctuaire étant devenu trop exigu, les travaux d'élargissement des bas-côtés commencèrent le 20 juillet 1448, en la fête de Sainte Marguerite. Une inscription sur la façade sud indique le jour, de l'ouverture des travaux.
Les nefs latérales montrent de belles voûtes, gothiques dont les clefs de voûte sont ornées d'écussons.
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Kaysersberg_36Sérieusement endommagée pendant la dernière guerre mondiale (hiver 1944-1945), l'église fut restaurée.
Au-dessus de l'intersection de la nef s'élève sur des piliers massifs un beffroi haut de 41 m. Sa forme actuelle remonte à 1827 où les Kaysersbergeois voulaient avoir une sonnerie de 5 cloches. A ce moment le clocher fut transformé et rehaussé, sa flèche primitive remplacée par une calotte aplatie.












Kaysersberg_26La nef centrale est dominée par un calvaire monumental. Cette œuvre nommée "Christ Colossal" date de la fin du XVème siècle et le corps allongé et svelte du Christ en bois de tilleul d'une hauteur de 4,25 m est disproportionné par rapport à celui de la Sainte Mère et du Disciple bien aimé, Saint Jean, qui mesurent quant à eux 2,60 m.













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Au milieu du XVIII siècle (vers 1766), le magistrat en fonction considéra que ce calvaire "masquait et défigurait toute l'église"...
Il le fit donc descendre et le relégua a la chapelle St-Michel située derrière l'église. Et ce n'est qu'en 1905 que cette œuvre fut remise à sa place, place qu'elle occupe encore aujourd'hui.













Kaysersberg_31L'imposant autel de la passion qui domine le chœur est l'œuvre de Jean Bongratz, de Colmar, et a été réalisé en 1518. Autour d'un panneau central qui représente une crucifixion déjà achevée, quatorze reliefs dorés et polychromes relatent la passion du Christ depuis son entrée à Jérusalem jusqu'à sa Résurrection. Le retable est couronné de saint Christophe de l'impératrice Hélène et de sainte Marguerite. Sur le revers du retable, des tableaux de Matthias Wuest de 1622 racontent l'histoire de la découverte et de l'exaltation de la croix.






Kaysersberg_16Dans le bas-côté nord, des fonts baptismaux gothiques de 1448, saint Jean, et, dans le genre des anciennes statues de pèlerinage, Jacques le Majeur. Il fut sculpté en 1523 pour l'église située sur la grande route des pèlerins entre l'Allemagne et Saint-Jacques de Compostelle.
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Kaysersberg_11Le relief de la Déploration, œuvre la plus précieuse de l'église de Kaysersberg, a repris tout son éclat grâce à une excellente rénovation entre 1956-1957. Pour les uns cette œuvre date de 1500 et pour les autres, dont Hans Rott, elle date de 1521 et est l'œuvre du maître Georges Berringer, de Lucerne.














Kaysersberg_18http://www.location-kaysersberg.fr/html/fr/eglise.htm
http://www.visit-alsace.com/kaysersberg/index_fr.html

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11 mars 2008

Menhir Peyro-Hitto

Saint_Martory_7Le menhir Peyro-Hitto (ce qui signifie pierre plantée), daté du Néolithique, est actuellement situé en bordure de la N117, dans l'enceinte de l'église, à coté d'une stèle funéraire gallo-romaine. Il a été déplacé : son emplacement d'origine était le quartier de Peyro-Hitto à Saint-Martory (route de Montsaunès) où il avait été abattu vers 1850. Donné à la ville par son propriétaire en 1962, il est maintenant classé monument historique.













Saint_Martory_8Il s'agit d'une dalle calcaire d'épaisseur à peu près constante. Sa partie visible est d'environ 3 mètres de haut sur 0,90 mètre de large et 0,40 mètre d'épaisseur. Il est classé monument historique. Sa mise en place permit de découvrir un fragment de l'ancienne voie romaine reliant Toulouse à Saint-Bertrand de Comminges.

Il est apparenté aux menhirs de Mancioux.

http://www.t4t35.fr/Megalithes/AfficheSite.aspx?NumSite=9482

 
11 mars 2009

Menhir Peyro-Hitto

Saint_Martory_7Le menhir Peyro-Hitto (ce qui signifie pierre plantée), daté du Néolithique, est actuellement situé en bordure de la N117, dans l'enceinte de l'église, à coté d'une stèle funéraire gallo-romaine. Il a été déplacé : son emplacement d'origine était le quartier de Peyro-Hitto à Saint-Martory (route de Montsaunès) où il avait été abattu vers 1850. Donné à la ville par son propriétaire en 1962, il est maintenant classé monument historique.













Saint_Martory_8Il s'agit d'une dalle calcaire d'épaisseur à peu près constante. Sa partie visible est d'environ 3 mètres de haut sur 0,90 mètre de large et 0,40 mètre d'épaisseur. Il est classé monument historique. Sa mise en place permit de découvrir un fragment de l'ancienne voie romaine reliant Toulouse à Saint-Bertrand de Comminges.

Il est apparenté aux menhirs de Mancioux.

http://www.t4t35.fr/Megalithes/AfficheSite.aspx?NumSite=9482

18 décembre 2008

L'église Saints Pierre et Paul

Sigolsheim_7La toponymie de Sigolsheim provient d'un germain nommé Sigwald ou Sigold qui s'y serait établi, au croisement de deux anciennes routes romaines. Sigolsheim, localité mérovingienne, est reconnue dès le VIIIème siècle pour la qualité de son vignoble.
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Sigolsheim_3De nombreuses abbayes, attirées par la réputation de ses vins, y obtinrent des donations dès l'époque carolingienne. Au IXème siècle, Sigolsheim avait déjà trois chapelles. L'une d'entre elles, première chapelle d'une cour domaniale de l'abbaye d'Etival, fut fondée par Sainte Richarde, épouse de l'empereur Charles le Gros. Elle devint plus tard l'église paroissiale du village, qui fut entièrement détruit pendant la dernière guerre.
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Sigolsheim_27L'église Saint-Pierre, de type rhénan, fut construite sur l'ancienne à l'extrême fin du XIIème siècle, profondément transformée au XVème (la nef fut allongée de 12m), puis restaurée entre 1950 et 1960.
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Sigolsheim_9De l'église primitive, il ne reste que quelques éléments à l'intérieur, et à l'extérieur le portail avec son tympan historié.

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Sigolsheim_30Les jambages à colonnettes et à triple ressauts sont surmontés par des chapiteaux ornés de sirènes, d'oiseaux et de têtes humaines. Un tailloir montre une cigogne capturant un serpent, la frise de l'architrave est décorée de rinceaux de vignes et d'oiseaux .

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Sigolsheim_32Sur le tympan, le Christ en gloire remettant les clés à saint Pierre et le livre à saint Paul, est entouré par les donateurs : un noble et un vigneron présentant leurs offrandes.
Le linteau représente l'agneau pascal entre les symboles des évangélistes. L'ensemble du portail et du style de son décor présente des analogies avec le portail Saint-Gall de la cathédrale de Bâle, achevé en 1191.
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Sigolsheim_13La façade fut reconstruite à l'identique au XIXème siècle, c'est sur elle que se concentre l'essentiel du décor. Les bas-côtés sont ornés par une bande lombarde dont les modillons représentent alternativement des têtes d'hommes et de chats.
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Sigolsheim_26Le clocher, composé de deux étages avec des baies géminées et surmonté d'un toit en bâtière, fut entièrement reconstruit après 1945, en partie avec des éléments anciens retrouvés sur place.


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Sigolsheim_14L'église a un plan basilical à 3 travées au transept non saillant dans l'alignement des bas-côtés, avec une tour à la croisée. Le chœur est composé d'une seule  large abside centrale semi-circulaire.
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Sigolsheim_23La voûte centrale se caractérise par l'emploi simultané de l'arc en plein cintre et de l'arc brisé. Ce choix explique l'apparence coupoliforme du voûtement. les sections de la voûte sont rythmées par les doubleaux prenant appui sur les piles hautes. Les nervures sont toriques dans la nef centrale et rectangulaires sur les bas-côtés.
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Sigolsheim_4Les travaux de restauration menés après 1945 ont permis de retrouver les traces de l'église primitive, notamment l'abside, qui était plus large que le vaisseau central et qui fut découverte sous le chœur néo-roman.

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Sigolsheim_15La nef est composée de trois travées doubles et d'une travée simple. Les piliers carrés supportant les arcs, en alternance de taille forts et faibles, correspondent au voûtement. Les travées doubles sont surmontées par des arcs en plein cintre dans lesquels s'inscrivent les baies de la haute nef.
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Sigolsheim_19L'intérieur est orné de plusieurs statues dont un Christ en croix, le groupe de sainte Anne trinitaire du XIVème siècle, la Vierge de Pitié du XVème.

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http://www.alsace-route-des-vins.com/NewVersion/index.cfm/fuseaction/Villages.ShowVillage/ID/53/Language/Fr.cfm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sigolsheim

11 mars 2008

Les menhirs de Mancioux

Mancioux_menhirs_1Les deux menhirs de Mancioux sont dressés côte à côte à la bifurcation d'une ancienne voie romaine (en fait ancienne voie celte, voire ancienne voie préhistorique) qui reliait Toulouse à Lugdunum Convenarum, l'actuel Saint-Bertrand-de-Comminges, près du pont dit 'romain' sur la Noue (en fait, il date du moyen-âge).














Mancioux_menhirs_2Ils sont datés de - 4 000, et sont de même nature que le menhir de Peyro-Hitto à Saint-Martory. Ils sont constitués d'une dalle calcaire Nankin, que l'on trouve dans la région. Ils sont tous deux d'une hauteur d'environ 350 cm sur 90 cm de large et font 40 cm d'épaisseur. Le menhir de droite a été brisé en deux et recimenté.














Mancioux_menhirs_3Ils furent découverts dans le mur en pierres sèches et redressés en 1962. Situés sur un petit chemin à quelques mètres de la rue, ils sont très faciles d'accès.

 
12 septembre 2008

San Bartolomeo all'Isola

San_Bartolomeo_10L'église San Bartolomeo all'Isola (Saint-Barthélémy-en-l'Isle) fut fondée à la fin du Xème siècle par l'empereur Otton III, dernier empereur du Saint Empire romain germanique, et était initialement consacrée à l'évêque Adalbert de Prague, un de ses amis.










San_Bartolomeo_8Elle est située sur l'île Tibérine, à l'emplacement de l'ancien temple d'Esculape, et conserve les reliques de saint Barthélemy. Elle fut rénovée par le pape Pascal II en 1113, puis de nouveau en 1180, après l'arrivée des reliques de l'apôtre, provenant du Bénévent, et avant d'Arménie, où elles étaient encore en 809. Le clocher roman du XIIème siècle, la Torre dei Caetani, est tout ce qui reste de l'époque médiévale.

L'église fut gravement endommagée par une inondation en 1557 et fut reconstruite, avec une façade baroque, en 1624, d'après les plans de Orazio Torriani. D'autres restaurations ont été entreprises en 1852.
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San_Bartolomeo_2Les reliques sont actuellement dans une ancienne baignoire romaine en porphyre sous l'autel principal. D'anciennes pierres sont encastrées sous le portique.
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San_Bartolomeo_14Un grand bassin en bronze datant du Xème siècle a servi, selon la tradition, à transporter les reliques de saint Barthélemy de Bénévent à la basilique d'Otton.
















San_Bartolomeo_16Le puits en marbre devant les escaliers du chœur représente le Christ, Adalbert, Barthélémy et Otton. D'après la légende, il doit se trouver à l'emplacement de la source sacrée que contenait le temple d'Esculape.
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San_Bartolomeo_11L'intérieur de l'église conserve quatorze anciennes colonnes romaines, et deux sculptures de lions en marbre datant de la première rénovation.


















San_Bartolomeo_18L'accueil sur l'île s'est plutôt bien passé, les mouettes m'ont laissée entrer.














La légende d'Esculape, d'après monsieur René Patouillard

San_Bartolomeo_1Une légende explique comment l'île Tibérine fut consacrée a Esculape: Pendant la peste qui sévit a Rome en 293 av. J.-C. et y fit de grands ravages, le Sénat, après avoir consulté, suivant l'usage, les livres de la Sybille, envoya des ambassadeurs a Épidaure, où se trouvait le principal sanctuaire d'Asklépios, le dieu grec de la médecine; un des serpents conserves dans le temple comme symboles vivants de la divinité entra de lui-même dans leur vaisseau qui le ramena à Rome. En remontant le Tibre, arrive aux portes de Rome, il s'élança dans l'Ile et y disparut. Sa venue fit cesser le fléau. En souvenir de cette manifestation divine on éleva dans l'ile un temple consacré au dieu Esculape, ainsi qu'un hôpital pour les malades, et elle fut reliée aux rives par deux ponts.
San_Bartolomeo_7Plus tard on ajouta de nouvelles constructions pour maintenir les terres de l'Ile et on lui donna, en décorant les deux pointes en forme de poupe et de proue, l'aspect d'un gigantesque vaisseau ancré devant Rome, dont un obélisque placé au centre figurait le mat.
La nouvelle divinité sous la forme du serpent prospéra miraculeusement et la croyance en son immortalité, favorisée par les prêtres, dura plusieurs siècles. Comme à Epidaure les malades venaient en foule implorer leur guérison et ils étaient logés sous des portiques avoisinant le temple. Pendant leur sommeil, le dieu leur apparaissait et leur donnait ses prescriptions pour soigner les maux dont ils souffraient.
San_Bartolomeo_4L'Ile Tibérine a renfermé, outre le temple d'Esculape et ses dépendances, divers édifices dont les principaux sont: le temple de Jupiter Jurarius, dieu protecteur des serments; celui de Faunus, patron des moissons et un monument à Tibérinus, génie tutélaire du fleuve.



San_Bartolomeo_5L'église San Bartolomeo a été construite sur les substructions du temple d'Esculape. Une statue colossale d"Esculape en marbre fut découverte à la Renaissance dans l'île. Elle se trouve actuellement au Musée de Naples et provient certainement du temple.
Les murs du temple devaient être décores d'ex-votos offerts par la reconnaissance des malades guéris, statues ou statuettes, têtes ou autres parties du corps en marbre, en métal ou en terre cuite. Quantité de ces ex-votos ou donaria ont été retrouvés dans le Tibre près du pont Cestius.
Sous le temple se trouvaient des salles, favissæ, dans lesquelles on renfermait les donaria qui ne pouvaient trouver place dans le temple même. Le temple était entouré d'un petit bois sacré dans lequel s'élevaient les monuments votifs consacrés au dieu par la piété des malades.








Les ponts de l'île


San_Bartolomeo_21Les deux ponts en pierre subsistent encore. Le pont Fabricius a été restauré en brique au moyen age, son parapet est moderne, mais les deux hermès à quatre faces qui y sont incrustés doivent provenir du parapet antique, lequel devait être composé d'une série de ces hermès entre lesquels courait une balustrade en bronze dont on voit encore les trous de scellement sur les faces latérales.







San_Bartolomeo_19Ce sont ces hermès qui ont donné au pont son - nom actuel de ponte Quattro Capi.












San_Bartolomeo_20Le pont Cestius a été réparé ou reconstruit une première fois au IVe siècle, puis, après différentes consolidations, reconstruit à nouveau en 1892. L'arche centrale a été montée avec les matériaux anciens. Le pont antique ne comportait qu'une seule grande arche accompagnée de deux petites. Le nouveau pont, plus long que l'ancien, en comprend trois, sensiblement égales. Les socles des parapets étaient vraisemblablement surmontés de statues des empereurs.

( http://www.isolatiberina.it/W_Testi_16.pdf )


8 septembre 2008

Santa Prisca

Santa_Prisca_7L'église est consacrée à sainte Prisca, première martyre de Rome au 1er siècle, et fait partie des plus anciens lieux chrétiens de l'Aventin.

L'identité de Prisca reste incertaine. Une tradition prétend qu'elle ne fait qu'une avec Priscilla, qui est mentionné dans le Nouveau Testament, une autre qu'elle était la fille d'Aquila et de Priscille. La tradition dit qu'elle fut baptisée des mains de saint Pierre lui-même, qui fut accueilli à Rome par ses parents.






Santa_Prisca_1L'église fut bâtie au IVème ou Vème siècle sur les restes d'un ancien temple de Mithra, célèbre pour ses inscriptions et ses fresques.









Santa_Prisca_3(Dans certaines des chambres, plusieurs fresques représentent le culte, avec les sept étapes de l'initiation et la tête du dieu Soleil, du IIIème siècle, conservée au musée national romain en fait partie).







Santa_Prisca_8Elle est inscrite comme Titulus Priscae dans les actes du Synode de 499. Le pape Adrien Ier (772-797) reconstruisit son toit, et Léon III (795-816) l'embellit et la nomma «Très Sainte Prisca et Aquila".  Endommagée à la suite du sac de Rome par les normands, elle fut restaurée à plusieurs reprises. Une première fois par le pape Calixte III en 1456, après l'effondrement de trois travées, où l'intérieur fut raccourci, mais c'est la restauration de 1660 qui lui laisse son aspect actuel : les anciennes colonnes furent intégrés à des pilastres, et une nouvelle façade construite par Carlo Lombardi.










Santa_Prisca_4A l'intérieur, 7 colonnes ioniques sont les seuls vestiges de l'ancienne église. La tradition dit que les fonds baptismaux ont été utilisés par saint Pierre. En fait, les premiers baptistères étaient faits pour une immersion totale du cathéchumène, et celui-ci est trop petit. La légende se rapporte à une inscription du XIIIème siècle sur ces fonds : "Baptismus Sancti Petri".
L'autel de la crypte renferme les reliques de sainte Prisca.
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16 février 2009

Hexenhöle, ou grotte des sorcières

Saint_Michel_de_Saverne_22__1600x1200_Entre la chapelle et le rond des sorcières, sur la droite, descend un escalier taillé dans la pierre. Il nous amène à la grotte des sorcières, ou grotte des fées, immense abri sous roche.











Saint_Michel_de_Saverne_23__1600x1200_Les récentes fouilles archéologiques ont démontré son occupation ancienne : au mésolithique de transition, entre 6 000 et 4 000 avant notre ère, puis au deuxième âge du fer, à l'époque gallo-romaine, carolingienne, puis du Moyen-Âge à l'époque moderne où la présence d'ermites est attestée par les textes.








Saint_Michel_de_Saverne_29_a1 - Cellule du fond arrondie en abside
2 - Trou des sorcières
3 - Tombe orientée
4 - Anciennes latrines
5 - Terrasse abritée
6 - Traces de portes
7 - Abri sous roche
8 - Traces d'un ancien bâtiment
9 - Ancienne citerne de collecte des eaux de pluies
10 - Porte d'accès principale






Saint_Michel_de_Saverne_24aIl me semble que c'est le centre névralgique initiatique. La grotte est déjà un beau symbole à elle seule.
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Saint_Michel_de_Saverne_26Avant d'entrer, un gardien assis sur le trône taillé dans la pierre.












Saint_Michel_de_Saverne_27Le sarcophage est orienté, mais n'est pas contemporain de la première utilisation du site. Il est daté de l'époque carolingienne et a pu servir de sépulture à un ermite. Ou bien il est là pour rappeler la fonction initiatrice de l'endroit. Je date la première utilisation du site en 4 500 ans avant notre ère.
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Saint_Michel_de_Saverne_32Le fond de la grotte, où a été aménagé un banc contre la paroi, est situé juste en dessous du rond des sorcières. C'est là que devait officier la grande prêtresse. Elle ammenait à elle les énergies du lieu, et, comme le cinquième élément dans le film de Luc Besson, envoyait le tout en haut, directement dans le rond, qui, rempli d'eau, devait la propager sur les gens se tenant là.








Saint_Michel_de_Saverne_31L'expérience faite avec un homme s'est mal terminée, prouvant que l'endroit est bien spécifiquement destiné aux femmes. Les hommes devaient se tenir à l'endroit de la chapelle, là où saint Michel, principe mâle, les accueille.










Saint_Michel_de_Saverne_28La grotte reste dédiée au principe féminin, à la déesse, à Hertha, à Gaïa. D'ailleurs, le trou des sorcières est de forme très suggestive, ne trouvez-vous pas ? Quand au voyage que ces énergies rendent possible, je vous laisse le soin d'aller vérifier par vous-même. Peut-être une porte des étoiles ?

9 septembre 2008

Santa Maria in Domnica

Santa__Maria_in_Domnica_7aSanta Maria in Domnica (Sainte-Marie) fut construite au VIIème siècle, sur l'emplacement d'une ancienne caserne romaine. Aux IIIème et IVème siècles, les premiers chrétiens venaient s'y retouver. L'origine de son nom "Domnica" est probablement une corruption de "dominicum", "du seigneur", nom latin donné aux églises. Il est dit que cet édifice se tenait près de la maison appartenant à une certaine Cyriaca, dont le nom signifie "appartenant au seigneur", Dominica en Latin.
L'église fut entièrement reconstruite par le pape Pascal Ier  entre 818 et 822, époque à laquelle les mosaïques furent posées, puis restaurée en 1513 par le Cardinal Giovanni de Médicis, futur Pape Léon X. 18 colonnes en marbre d'un ancien temple, couronnées de chapiteaux corinthiens, sont réutilisées.

Santa_Maria_in_Domnica_8Cette église est aussi connue sous le nom de Santa Maria alla Navicella, "Sainte-Marie au petit bateau", en référence à la sculpture en marbre d'un navire placée en face de l'église et transformée en fontaine par Léon X. La sculpture est une copie du XVIème siècle d'une plus ancienne, probablement un ex-voto offert à la déesse Isis par des marins du Cap Misène ayant survécu à un naufrage. Il n'est donc pas étonnant d'y retrouver Marie, en tant que vierge noire protectrice des marins, comme à Rocamadour.










Santa__Maria_in_Domnica_4aL'abside possède donc une mosaïque datant du IXème siècle, où nous retrouvons Marie avec l'enfant sur les genoux, ainsi qu'à ses pieds le pape Pascal Ier. Son auréole carrée signifie qu'il était vivant pendant la réalisation. C'est l'un des premiers exemples d'une mosaïque avec Marie au centre, plutôt que le Christ.








Santa__Maria_in_Domnica_2aIl existe une crypte, qui parait-il est intéressante par avec de nombreux fragments de sculptures. Encore une fois, fermée.

Le plafond à caissons date du XVIème siècle.
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14 janvier 2008

Le menhir Langenstein (Bas-Rhin)

Dorlisheim_Langenstein_3__1600x1200_Ce petit menhir, situé sur la commune de Dorlisheim (au lieu-dit Gansweidt), entre Molsheim et Altorf, fut utilisé comme borne de limite mitoyenne aux trois localités. Il est posé sur l'ancienne via romana, la Bergstrasse, reliant Strasbourg au col stratégique du Donon.
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Dorlisheim_Langenstein_5__1600x1200_En grès rose des Vosges et mesurant 1mètre 40, il fut sculpté tardivement du blason d'Altorf, représentant un crampon de piège à loup accroché à un anneau. La légende voulait que ce soit le tombeau d'un géant. Il est daté de 2 000 avant notre ère.

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Dorlisheim_Langenstein_2__1600x1200_Le pauvre, il se retrouve presque dans une décharge, les employés municipaux déversant à côté de lui les végétaux encombrants... Difficile à remettre en marche. Il dort vraiment.
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17 décembre 2008

Le Dompeter d'Avolsheim

Dompeter_8L'église Saint-Pierre, le "Dompeter", de son patronyme "Ecclesia ad domnum Petrum", ou "Domus Petri", se situe à proximité d'une ancienne voie romaine allant du Mont Sainte-Odile (Altitona) à Saverne (Trestabernae).















Dompeter_11Elle est considérée comme la plus ancienne église d'Alsace, fondée par Materne.
La légende de Materne fait remonter sa mission apostolique au Ier siècle : saint Pierre l'aurait envoyé évangéliser la plaine rhénane en compagnie de Valère et Euchaire.









Dompeter_7Certains annoncent qu'il fut le fils ressucité de la veuve de Naïm. Après avoir fondé plusieurs villes (Tongres, Huy, Dinant, Ciney, Namur, Waremme et Walcourt), mis en place des lieux de culte (Ehl, Dompeter, église Saint-Pierre-le-Vieux à Strasbourg, Namêche, Leffe, Foy-Notre-Dame, Maastricht, Trèves et Cologne), sculpté la vierge noire de Walcourt et fait de nombreux miracles, il mourut de chagrin de n'avoir pu convertir Starsbourg (Argentoratum).












Dompeter_21Valère et Euchaire l'enterrèrent à Ehl, et partirent à Rome en avertir Pierre. Celui-ci leur donna son bâton et leur ordonna de retourner chercher Materne. Grâce au bâton, Materne ressucita une deuxième fois (chance) et pu continuer sa route, en compagine de Pétronille, la fille spirituelle de Pierre, qui le rejoignit.








Dompeter_3Au XIIème siècle les bénédictins d’Ebersmünster reprirent cette légende en précisant qu’après sa résurrection Materne fonda le Dompeter. Pratique pour assoir une réputation, et assurer la venue de nombreux pèlerins.










Dompeter_1En fait, saint Materne, saint Euchaire et saint Valère vécurent au IVème siècle. Euchaire et Valère, missionnaires, furent évêques de Trèves, et Materne, originaire de Lombardie, évêque de Cologne. Appelé par Constantin, il participa au concile de Rome en 313 et à celui d'Arles en 314. Réputé pour sa sagesse et son savoir, il mourut à Trèves en 344. Mais comme la sagesse le dit, il n'y a jamais de fumée sans feu, et les légendes nous parlent plus surement que les historiens, quand on sait bien lire entre les lignes.





 

Avolsheim_plan_1Avolsheim_4En ce qui concerne l'église, les fouilles de 1914 révélèrent les traces des fondations d'un édifice daté du VIIème siècle, comportant 3 vaisseaux et un chœur semi-circulaire flanqué d'une chambre à reliques et d'une sacristie.






 

 

Dompeter_13Une deuxième église fut construite sur le même plan, mais allongée de 2 travées vers l'ouest. Elle fut consacrée par le pape Léon IX en 1049.
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Dompeter_25De cette époque subsistent le vaisseau central avec ses piliers et grandes-arcades, les linteaux des portes latérales et quelques vestiges d'inscriptions.

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Dompeter_26Vers 1160 les pilastres à l'entrée du chœur furent renouvelés, les accès furent élargis et une tour occidentale fut édifiée, ornée de frises d'arceaux.
Doté d'habitations et de fortifications, le Dompeter devint un lieu de pèlerinage qui pendant tout le Moyen-Age attire de nombreux pèlerins venus guérir leurs maux de tête ou leurs maladies des yeux. A cette même époque se développe le pèlerinage de Compostelle, et Avolsheim fait encore aujourd'hui partie du chemin.












Dompeter_14Le Dompeter devint l'église de la ville de Molsheim selon un document datant de 1337. En 1675, elle sert de quartier général à Turennes pour le siège de Dachstein et en 1745, un incendie provoqué par la foudre détruisit la vieille tour romane. Celle-ci fut reconstruite dans sa forme actuelle en 1767.

En 1828, les murs des bas-côtés, ajourés de fenêtres gothiques, furent reconstruits avec des fenêtres néo-romanes et avec remploi des portes du XIème siècle.










Dompeter_15En 1835, le chœur semi-circulaire roman, probablement partiellement mérovingien, fut remplacé par l'actuel chœur à pans coupés.

Après avoir subi les méfaits de la Révolution, l'édifice se trouva en situation d'abandon total et malgré des réparations épisodiques ne cessa de se dégrader.







Dompeter_19Perdant son statut d'église paroissiale d'Avolsheim au début du XXème siècle, suite à son éloignement de l'agglomération et à la construction de l'église Saint-Materne, le Dompeter fut laissé à l'abandon jusqu'en 1933, date à laquelle les scouts de France, avec l'accord de l'évêché, entreprennent sa restauration avec l'appui des services des Beaux-Arts et la participation de la population d'Avolsheim. Consacré par Mgr Ruch le 1er juillet 1934, c'est depuis un lieu de pèlerinage pour le mouvement scout.





Dompeter_16Une statue de vierge noire fut posée au-dessus de la porte d'entrée en 1946. Elle fut sculptée par les scouts après leur pèlerinage au Puy.







Dompeter_22Sous le porche d'entrée, le gardien des lieux, tranquille, s'est posé dans un coin, et nous regarde passer avec un petit sourire en coin.

 

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Dompeter_6Petit apparté : c'est près l'église Saint-Pierre que l'on découvrit un sarcophage, datant de l'époque romaine, prétendu contenir les restes de Pétronille. Il avait la réputation de guérir de la fièvre ceux qui s'y couchaient. Au XVIIème siècle, lors du décryptage des inscriptions qui y figuraient, les archéologues découvrirent qu'il s'agissait du tombeau de Dame Terentia Augustula, une patricienne romaine et non celui de Pétronille. La réalité ne sut venir à bout de la légende et c'est pour mettre un terme à la pratique qualifiée de superstition que le cardinal de Rohan fit don du sarcophage à l'historien Schoepflin qui le fit transporter à Strasbourg. Il disparut ainsi que toute la collection archéologique de Schoepflin lors du bombardement de la ville en 1870.



Le tilleul

Dompeter_28La légende rapporte que Materne aurait prêché sous un tilleul, celui-là même qui se trouvait encore devant l'entrée du Dompeter en 2006. Ce vieil arbre fut victime de la tempête de 1999, qui lui enleva la moitié de son feuillage, et en 2006, il tomba définitivement. Heureusement, un greffon fut planté en décembre 2000.
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Dompeter_4http://www.cc-molsheim-mutzig.fr/sysmodules/RBS_fichier/admin/download.php?fileid=194
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Materne
http://www.fides.org/aree/news/newsdet.php?idnews=8682&lan=fra
http://syth85.free.fr/Eglises/Eglises%20Molsheim.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dompeter

12 janvier 2009

La chapelle Sainte-Marguerite d'Epfig

Epfig_1Le site d'Epfig fut peuplé dès l'époque préhistorique. Son nom provient soit du celtique "abh", eau et "aighe", coteau, ou du latin "apex", sommet. Jules César y construisit un petit château fort du nom de Apica, puis le village, Apsiacum, s'étendit. Il réapparaît dans les documents anciens au VIIIème siècle (762), en tant que villa royale carolingienne. Il devint possession de l'archevêque de Strasbourg jusqu'à la révolution.













Epfig_28La chapelle Sainte-Marguerite est située dans le hameau du même nom, proche d'Epfig, qui existait dès le haut moyen-âge. La fonction liturgique de son porche, qui prend la forme d'une galerie, n'est pas précisément fixée.










Epfig_plan_aDe plan cruciforme, cette chapelle constitue, avec l'octogone d'Ottmarsheim et le tétraconque d'Avolsheim, l'un des édifices les plus originaux de l'architecture romane alsacienne du XIème siècle. L'usage du plan cruciforme est peu fréquent dans les pays germaniques. On considère généralement que pour Sainte-Marguerite, l'inspiration architecturale vient de modèles de l'Italie du nord.





Epfig_30Sainte-Marguerite est le résultat de deux périodes de constructions romanes. L'ensemble formé des 4 bras surmontés par la tour est du XIème siècle, la galerie-porche du XIIème siècle. C'est autour du carré central que s'organise l'édifice primitif, reproduisant une croix latine.









Epfig_29Les murs de la chapelle sont en moellons de grès, recouverts de crépis.












Epfig_24Les pierres de chaînage d'angle, des linteaux et des jambages des portes sont apparentes et ornées au ciseau d'un décor en arêtes de poisson, comme celui qu'on trouve dans la crypte de la cathédrale de Strasbourg et de l'église de Rosheim. L'emboîtement particulier du linteau dans les jambages des portes est une façon de faire de l'époque carolingienne.
Epfig_4













Epfig_14L'aile occidentale s'allonge pour former une nef. Les bras du transept, couverts de berceaux plein cintre, la croisée, voûté d'ogives et le chœur possèdent la même dimension.

Epfig_13














Epfig_7Seule la nef a conservé son aspect originel, avec ses murs épais, percés de trois petites fenêtres romanes à profond ébrasement. Les petites fenêtres du transept et du chœur ont été remplacées au XVIème siècle par des baies gothiques.
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Epfig_6La chapelle gothique au sud-est, ouverte dans l'angle du chœur et du croisillon sud, est du XVIème siècle (1516). Une petite sacristie qui lui faisait pendant sur la face nord, fut détruite à la fin du XIXème siècle : il en reste la massive porte en bois en plein cintre à gauche du chœur.

Le bras qui constitue la nef est plus large que les trois autres. C'est cette partie qui a le plus conservé son caractère d'origine.












Epfig_12Tout l'édifice est vouté en berceau, hormis la chapelle sud-est et la croisée qui sont voûtées d'ogives gothiques.

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Epfig_10Les peintures murales sont du XIVème siècle, et représentent un Christ en majesté, entouré des symboles des quatre Évangélistes et des croix. Ces peintures furent restaurées entre 1990 et 1997.

Epfig_11













Epfig_23La tour de croisée, reposant sur quatre piliers à l’intersection des transepts, est très sobre. Ses faces sont percées d'ouvertures rectangulaires étroites, en forme de meurtrières, surmontées de baies géminées dont la colonnette médiane ressemble à celles du portique.
Epfig_19














Epfig_15La galerie-porche, coudée, relie les deux entrées de l'édifice. Faussement identifiée à un cloître, avec ses arcades jumelées, elle fut vraisemblablement construite au XIIème siècle, comme l'indiquent la taille et l'aspect de ses colonnettes en grès qui reposent sur une base en forme de chapiteau renversé.









Epfig_17Les tailloirs des chapiteaux, allongés en marteau et profilés en console, sont allongés de façon à répondre à l'épaisseur des murs.
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Epfig_2Les ouvertures s'organisent de façon asymétrique, groupées par deux et par cinq :

sur la paroi ouest, arcade d'entrée en plein cintre suivie de deux arcatures jumelées,









Epfig_21sur la paroi sud, arcature de deux baies géminées suivie d'une arcature de cinq baies géminées et enfin grande arcade de passage.
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Epfig_8La table de l'autel primitif, découverte lors des dernières fouilles, est exposé sous la galerie. Le linteau de l'entrée primitive, sous la galerie, est couvert de dessins géométriques exécutés au pic.
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Epfig_22A l'extérieur, l'ossuaire de la guerre des paysans de 1525, venant probablement de l’ancien cimetière du village disparu de Collwiller, fut reconstruit au XIXème siècle (1875) sur les fondations plus anciennes.










Epfig_25Dans le jardin bordé d'ifs, au nord, une petite fontaine glougloute au milieu des simples.

Epfig_26















Epfig_31http://www.alsace-passion.com/epfig.htm
http://www.art-roman.net/epfig/epfig.html
http://www.encyclopedie.bseditions.fr/article.php?pArticleId=5&pChapitreId=33360&pArticleLib=Epfig%A0%3A+sainte+Marguerite+%5BAlsace%A0%3A+l%92art+roman+en+Alsace%5D
http://www.ste-marguerite-epfig.fr/architecture.htm
http://pagesperso-orange.fr/jm.v/Epfig.htm

15 décembre 2008

Oratoire Sainte Pétronille

Dempeter_Sainte_P_tronille_4Avant d'arriver au Dompeter, il nous faut traverser plusieurs barrières énergétiques, dont l'une en forme de monticule de terre se situant entre la rivière Bruche et la source de sainte Pétronille.










Dempeter_Sainte_P_tronille_2Cette source miraculeuse, aujourd'hui tarie, était autrefois couverte d'une chapelle, et abritait dans une niche la statue de sainte Pétronille. La légende dit que la fille spirituelle de Pierre, Pétronille, rejoignit Materne et ses disciples en un lieu situé au carrefour des voies romaines menant vers Altitona (le mont Sainte Odile), vers Trestabernae (Saverne) et la Germanie et enfin vers les Gaules.

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Dempeter_Sainte_P_tronille_3Cette source était réputée pour avoir des vertus bienfaisantes dans le traitement des fièvres, et pour la stérilité. En déposant un sucre dans l'encadrement de la petite fenêtre, si le sucre disparaissait, le voeu d'enfant était exaucé.

9 janvier 2009

La nef de Sainte-Foy

Sainte_Foy_S_lestat_18De plan basilical, l'intérieur s'ordonne en une nef centrale voûtée d'ogives et deux nefs latérales voûtées d'arêtes. Un transept peu saillant relie ces vaisseaux au chœur voûté en cul-de-four. Tous les vitraux sont modernes et datent de la restauration du XIXème siècle.









Sainte_Foy_S_lestat_25L'élévation de la nef se compose des grandes arcades et des fenêtres hautes.
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Sainte_Foy_S_lestat_31Le vaisseau à trois nefs est composé de trois travées doubles, ce qui entraine l'alternance des supports forts, faits d'une pile avec 4 colonnes engagées, et faibles avec une section quadrilobée. De même les bases de ces piliers présentent une apparence originale. Le voûtement est caractéristique des édifices romans alsaciens de la fin du XIIème siècle avec une voûte d'ogive quadripartite dans la nef et des voûtes d'arêtes dans les bas côtés.












SELESTAT_Ste_Foy_L'ensemble des chapiteaux et des bases des piliers présente une décoration sculptée variée s'inscrivant dans un registre qui diffère de la tradition alsacienne. On observe qu'ici est privilégié l'ornementation à principe géométrique au détriment  des motifs figuratifs, que l'on trouve uniquement sur les chapiteaux du pilier sud ouest de la croisée et sur un bas relief vraisemblablement plus ancien.







Sainte_Foy_S_lestat_35Les chapiteaux néo romans des piles faibles du vaisseau central datent de 1891.
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Sainte_Foy_S_lestat_24Un couvercle de sarcophage d'enfant, mis au jour en 1892, est fixé au mur du bas-côté nord. On distingue, aux quatre coins de ce remarquable bas-relief roman, les attributs des évangélistes. 
















Sainte_Foy_S_lestat_19En 1892, on enleva l'ancien dallage pour le remplacer par une mosaïque. Ce pavement, à l'entrée de l'église, présente un labyrinthe entouré des 4 fleuves du paradis.
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Sainte_Foy_S_lestat_54Dans le transept sont représentés les signes du zodiaque. Dans le chœur, les symboles des 4 évangélistes. Au cours de l'enlèvement du vieux dallage, on découvrit l'ancienne crypte, fermée par les jésuites au XVIIème siècle.
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9 janvier 2009

Le porche de Sainte-Foy

Sainte_Foy_S_lestat_13Avant de pénétrer dans la nef, on traverse un porche voûté qu'on peut considérer comme un narthex, survivance d'une tradition paléochrétienne : les catéchumènes (postulants au baptême à l'époque de l'Eglise primitive) n'étaient pas autorisés à entrer dans le sanctuaire et devaient suivre les offices depuis ce vestibule.
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Sainte_Foy_S_lestat_53L'entrée du porche est surmontée de trois arcatures aveugles dans les archivoltes ornées de torsades retombent sur de fines colonnettes. L'arcature du centre en plein cintre est percée d'une grande arcade ronde, celles des cotés, en ogive, sont percées de deux baies géminées. Sur les clés de chaque arc et sur leurs retombées reposent sept colonnettes supportant, à hauteur du ressaut du soubassement des tours, un bandeau à dessin de losanges doublé d'une frise à rosaces. Le tympan repose sur deux atlantes formant console. Il est plat et recouvert d'une peinture moderne.










Sainte_Foy_S_lestat_15Les tailleurs de pierre responsables des chapiteaux des colonnes arrivant de Saint-Dié, d'un monastère de l'église primitive d'Irlande, possédaient une liturgie fortement emprunte de symboles celtes : on retrouve une forte ressemblance entre le décor des chapiteaux et ceux reproduits dans le manuscrit de Kells-Iona. Des chapiteaux à feuilles d'acanthes, provenant probablement de l'édifice primitif du XIème siècle, sont remployés lors de la reconstruction du XIIème siècle.

11 novembre 2008

Le prieuré de Thierenbach

Thierenbach_14Vers 730 des moines bénédictins, venus d'Irlande et d'Écosse virent s'installer en Alsace dans le but d'évangéliser la population. Ils s'installèrent et construisirent un peu partout des églises et chapelles. Quelques religieux auraient créé sur les terres du Rimbach des métairies avec un oratoire.









Thierenbach_18Petit à petit, dès la fin du VIIème siècle, ce lieu de culte dont on a retrouvé des traces aurait attiré les fidèles et serait devenu un lieu de rencontre où la population se réunissait. La légende nous dit que des enfants jouant dans les prés aperçurent dans le ruisseau un objet qu'ils prirent pour un animal.








Thierenbach_15Cet objet était une image de la Vierge qu’on fixa alors à un arbre, puis dans l'oratoire, gardé par un ermite. De là serait parti le pèlerinage marial.
Mais pour avoir une certitude de l'existence d'une chapelle ou d'une église, il faut se reporter au XIIème siècle.

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Thierenbach_7La tradition rapporte qu’en 1125 un jeune homme de Soultz était atteint d’une maladie incurable. Il avait fait le vœu qu’en cas de guérison il donnerait tous ses biens à la Vierge. Il fut transporté à Thierenbach et son vœu fut exaucé. Il fit don de ses biens dans le but de fonder un couvent pour desservir ce lieu de culte. Il se rendit en pèlerinage à l’abbaye de Cluny où il se fit moine.
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Thierenbach_5Il arriva à convaincre le père Abbé, Pierre le Vénérable, de s’arrêter à Thierenbach au cours d’une visite pastorale dans la région. Celui-ci fut saisi par le charme du site et le rayonnement du pèlerinage de sorte qu’il décida d’y implanter un prieuré.









Thierenbach_3Une donation du comte d’Eguisheim, Udalrich ou Ulrich et les nombreuses offrandes des pèlerins permirent la construction de deux prieurés, l’un pour des religieux, l’autre pour des religieuses, et d’une église. C’est en 1130 que l’évêque de Bâle, Berthold de Neuchâtel, de la juridiction duquel dépendait la région, confirme cette fondation qui sera soumise directement à l’abbaye de Cluny. Pour pouvoir subvenir, la ville de Soultz dota en 1135 ce prieuré clunisien de biens fonciers, champs et prés, et de l’usufruit de 61 arpents de forêt.





Thierenbach_6La basilique fut détruite lors de la guerre de Trente Ans et reconstruite entre 1719 et 1723 par l'architecte Peter Thumb. Le prieuré fut supprimé à la Révolution, puis l'église, devenue l'église paroissiale de Jungholtz en 1881, et l'ancien couvent, furent la proie des flammes en 1884, restaurés, avant d'être endommagés à nouveau par les bombardements de la Première Guerre mondiale. La nouvelle restauration s'achève en 1932 par l'édification d'un clocher à bulbe d'inspiration baroque. L'église fut érigée en Basilique mineure par Pie XI en 1936. En 1980 fut fêté le 1250ème anniversaire de la création du pèlerinage à la Vierge miraculeuse, connue sous le vocable de Maria Immerhilf, “Notre Dame de L'Espérance”.










La Vierge miraculeuse

Thierenbach_2La statue originelle de Notre Dame de Thierenbach a disparu, mais elle fut remplacé par une très belle Pieta taillée dans du bois de tilleul. Évidée, elle est très légère, ce qui surprend lorsqu’on la déplace, vu sa hauteur de plus d’un mètre. Le corps du Christ est indépendant de celui de sa mère, assise, qui le porte sur ses genoux. Du XIVème siècle, elle se situe probablement parmi les plus anciennes Vierges de Douleur (Vesperbild) connues dans l’espace rhénan.

Voile blanc, robe rouge, manteau bleu. Les plis de ces trois vêtements tombent droits, dans l’esprit du gothique du XIIIème siècle. Les mains de la Vierge sont d'exécution plutôt raide, un peu rudimentaire même.
Chaque mois de mai, la communauté gitane lui rend hommage.












Thierenbach_8Une autre pietà, datant du XVème siècle, se trouve à l'entrée de l'église.


















Thierenbach_9Sur la face intérieure des piliers de la nef, quatre consoles portent des statues en bois peint et doré, comme sainte Marguerite au dragon guettant à ses pieds. Ces statues appartenaient déjà à l'ancien sanctuaire dès le XVème siècle.
















Thierenbach_4L'intérieur de la basilique de Thierenbach comporte une série d'images votives qui témoignent de la reconnaissance à Notre Dame pour la protection appportée au cours d'un évènement particulier. Ces images votives sont généralement appelées des Ex-Votos. La coutume des ex-votos est très ancienne. Dès le XVème siècle dans la basilique on trouve un ex-voto de la famille des Habsbourg qui remercia la Vierge de Thirenbach d'avoir exaucé un vœu. Plus de 800 existent encore aujourd'hui.






Thierenbach_11La basilique de Thierenbach possède un orgue Didier Fisher Krämer, datant de 1923.












Thierenbach_17La fontaine Saint-Antoine se trouve derrière la basilique, sous un calvaire de 1750, à côté d'un étang.
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http://www.thierenbach.org/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Prieur%C3%A9_de_Thierenbach

9 janvier 2009

Les portails de Sainte-Foy

Sainte_Foy_S_lestat_14Le portail principal de l'église, datant de la seconde moitié du XIIème siècle, conserve toutes ses sculptures d'origine. Les vantaux en bois et le décor, peint sur le tympan, datent de 1890.
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Sainte_Foy_S_lestat_4La porte nord romane, à colonnes, coussinets et rouleaux sculptés, date de la seconde moitié du XIIème siècle. Le tympan, orné d'une fuite en Égypte, est sculpté en 1847. Les chapiteaux présentent un décor de dragons ailés et d'entrelacs.
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Sainte_Foy_S_lestat_57Une ancienne porte gothique, datant peut-être de la fin du XIVème siècle, donnait autrefois accès depuis le cloître du prieuré au bas-côté de l'église. Probablement murée depuis la démolition du cloître par les jésuites, ses montants sont sans doute refaits à la fin du XIXème siècle. Un porc et un aigle sont représentés sous l'arc brisé du côté gauche et un chien sous l'arc du côté droit.





1 septembre 2008

Insula Romana

Insula_Romana_2Parmi les monuments découverts au pied du Capitole lors des travaux de 1926, se trouve ce que l'on appelle l'Insula Romana. Ce sont les restes très bien conservés des habitations plébéiennes. Le bâtiment, construit contre la roche et qui comprenait au moins 4 étages divisés en petits appartements, est daté du IIème siècle.














Insula_Romana_3Sur les ruines de cette insula fut construite au XIème siècle, par l'architecte Boccabella, l'église de San Biagio Mercatello, Saint-Blaise au marché. Le marché romain se trouvait à proximité durant la période allant du XIème siècle jusqu'en 1477, date à laquelle il fut transféré Piazza Navona.














Insula_Romana_1San Biagio fut donnée par le pape Alexandre VIIl en 1658 à la Confrérie de la Sainte-Couronne de Jésus-Christ, fondée par Mgr Cruciata de Cascia. L'église fut reconstruite et dédiée à Saint-Rita. Lors des travaux de 1926, fut redécouvert le clocher roman avec fenêtres à meneaux et une abside comportant une fresque du XIVème siècle, toujours visible, représentant la déposition du Christ entouré de la Vierge et de Saint-Jean.

25 juin 2008

L'enfeu des Comtes

Basilique_Saint_Sernin_de_Toulouse__149_aL’extrême sainteté de la Basilique Saint Sernin ne permit pas aux Comtes de Toulouse d’y avoir leurs sépultures. Celles-ci sont donc placées dans un enfeu (4) qui contient quatre sarcophages paléochrétiens, réutilisés au XIème siècle pour recevoir les corps de quelques membres de la dynastie comtale,  issus probablement de la nécropole qui entourait la basilique d'Exupère.







Basilique_Saint_Sernin_de_Toulouse__46_bOuvert le 23 mai 1989, le principal sarcophage conservé dans l'enfeu des comtes de la basilique Saint-Sernin a fait l'objet de fouilles archéologiques et de recherches : il renferme la dépouille du Comte Guillaume Taillefer, mort en 1030,  et dans les autres reposent les corps du Comte Raymon Bertrand (mort en 1037), celui du Comte Pons (mort en 1061) et dans le plus petit, les restes de deux enfants du comte Guillaume IV.



Saint_Sernin_chausse_1"Le premier inhumé avait gardé encore des restes de ses vêtements." raconte Christine Dieulafait (archéologue - DRAC Midi Pyrénées)
"C'est la chausse du comte de Toulouse, qui est une sorte de bas qui montait presque jusqu'en haut de la cuisse, et que nous avons retrouvé pratiquement intacte. Nous avons retrouvé les ongles, nous avons retrouvé les os de la jambe à l'intérieur de cette chausse. Nous l'avons nettoyée, grattée, micro aspirée, et nous avons été frappés par cette couture qui suit tout le long de la jambe et que l'on retrouve sous le pied. Ce qui est étonnant, c'est la hauteur de cette chausse, qui pour un homme de cette époque était tout à fait exceptionnelle. Il devait faire plus d'un mètre quatre-vingt dix..." Dany Nadal (restauratrice textile) On retrouve la légende des Comtes "géants roux"...
C’est en raison de ces sépultures que le double portail auprès duquel elles se trouvent est connu sous le nom Porte des Comtes.

Basilique_Saint_Sernin_de_Toulouse__151_Sur la partie gauche de l'enfeu, des pierres de remploi.
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25 juin 2008

Le clocher et le chevet

Basilique_Saint_Sernin_de_Toulouse__3_aLe clocher de forme octogonale établi à la croisée du transept s'élève à plus de 65 mètres de haut.
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Basilique_Saint_Sernin_de_Toulouse__1_aIl est composé de cinq niveaux : un premier étage d'arcatures aveugles, surmontés de deux niveaux percés de baies. Les deux derniers niveaux sont des surélévations gothiques.
Le niveau le plus bas correspond à la coupole : il se caractérise, sur chaque face, par deux fenêtres aveugles couvertes d'arcs en plein cintre. Les deux étages qui le surmontent, chacun en léger retrait, reprennent ce parti de deux fenêtres sur chaque face, mais celles-ci sont ouvertes et leurs arcs soulignés d'une archivolte de pierre. Les deux étages supérieurs, bâtis dans la seconde moitié du XIIIème siècle, sans doute avant 1283, poursuivent cette ascension pyramidale. Les baies sont désormais couvertes d'arcs "en mitre", une nouvelle réminiscence de l'architecture romaine à Saint-Sernin. Enfin, en 1478, sa flèche fut reconstruite en maçonnerie, portant son globe terminal sommé d'une croix.
Ce clocher a servi de modèle pour de nombreuses églises de la région (Caussade, par exemple).





Basilique_Saint_Sernin_de_Toulouse__144_aIl domine le chevet, dont la partie centrale est percée de baies cintrées séparées par des contreforts ronds et bicolores. Chaque baie est encadrée de fines colonnettes. Les contreforts sont reliés entre eux par une chaîne de modillons.

























Basilique_Saint_Sernin_de_Toulouse__146_aSur le niveau inférieur, celui du déambulatoire, viennent se greffer cinq chapelles rayonnantes. Elles sont chacune percées de trois baies avec des archivoltes à redents reliés entre elles.
Basilique_Saint_Sernin_de_Toulouse__139_a













Basilique_Saint_Sernin_de_Toulouse__157_aLes modillons qui ornent la corniche sont du XIXème siècle.

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