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lieux sacrés
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12 décembre 2008

Le pélerinage du Schauenberg et la statue miraculeuse

Pfaffenheim_Schauenberg_14Selon une légende, il débuta vers l'an 1400, quand des habitants de Pfaffenheim virent aparaitre sur la montagne une lueur mystérieuse, qui disparut rapidement. Il s'exclamèrent alors "Schau an Berg !", autrement dit, "regardez vers la montagne !". Sur le lieu de cette aparition, un ermite vint s'installer, Uldaricus, qui construisit une petite chapelle et la dédia à son saint patronyme : l'évêque Ulrich d'Augsbourg (890-973), premier saint catholique canonisé par le Pape Jean XV.



















Pfaffenheim_Schauenberg_15Une deuxième légende raconte qu'un chevalier, revenant de terre sainte et passant devant la montagne, entendit une voix mystérieuse lui dire "Schau an Berg". Curieux, il s'y rendit et découvrit une statue de la vierge sortant du sol, entourée de flammes. Il construisit en ce lieu la première chapelle.

Puis vint le miracle. D'après des documents du XVIIIème siècle basés sur des archives antérieures, en 1446, une comtesse de Hesse, malade, eut une vision lui indiquant le Schauenberg comme lieu de guérison. Elle y envoya un émissaire, et lui confia une statue de la vierge qu'elle vénérait. La comtesse fut guérie miraculeusement et la statue fut placée dans la chapelle. La tradition nous apprend qu'il fut impossible de l'en déloger, signe de la volonté de Marie d'être vénérée au Schauenberg.








Pfaffenheim_Schauenberg_4Quoi qu'il en soit, le Schauenberg devint un lieu de pèlerinage, et de nombreux ex-votos témoignent de la persistance de ce haut-lieu de guérison (une personne de Pfaffenheim fut guérie dans la chapelle même en 1823), et de miracles (comme celui qui sauva une jeune fille de Rouffach ayant fait une chute grave du haut d'un rocher et qui ne fut pas blessée).

En 1590, un témoignage de l'évêque de Strasbourg Jean IV de Manderscheidt Blankenheim nous apprend que la première statuette fut volée. Une autre sculpture fut faite et placée par les Franciscains en 1695 sur l'autel principal dans une niche splendidement nickelée. Le 15 mars 1912, elle fut volée à nouveau, mais 2 jours après elle fut retrouvée par les enfants de l'école. C'est celle que nous pouvons contempler de nos jours.
Pfaffenheim_Schauenberg_5

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22 juillet 2009

Vienne, historique

Vienne_5Vienne fut habitée depuis très longtemps : des traces de l'époque néolithique et de l'âge du Bronze en sont la preuve.












Vienne_2aAu IIIème siècle avant notre ère, les Celtes, originaires de la Hongrie actuelle, arrivent sur ce territoire et l'une de ces tribus, les Allobroges (les gens venus d'ailleurs), fonde sa capitale, Vienna. 




Vienne, entre les Vème et IIème siècle avant notre ère









Vienne_2bEn -44, une révolte gauloise chassa les Romains de Vienne qui fondèrent une autre colonie à proximité, à Lugdunum (Lyon). Mais sa fidélité à Rome, durant la guerre des Gaules, vaudra à Vienne le titre de colonie latine, donné par par Jules César sous le nom de Colonia Julia Viennensis, puis en l'an 40 celui de colonie romaine : les habitants possèdent alors tous les droits des citoyens romains.

Vienne fin du IIème siècle









Vienne_4Vienne fut aussi la ville où apparait pour la première fois en Gaule une colonie juive, et où fut exilé Hérode Archélaos, ethnarque de Judée en l'an 6 de notre ère. La ville se développa de chaque côté du Rhône et devint l'une des plus grandes villes de Gaule : elle possède une enceinte de 7 km et se pare de monuments, édifiés sur des terrasses successives dominant le Rhône.







Vienne_2cAu IVème siècle, la ville devint chef-lieu de la province Viennoise, puis capitale d'un diocèse de 7 provinces qui s'étendent sur la moitié sud de la France. Au Vème siècle, saint Mamert commença la construction de la basilique Saint-Pierre. Vers 470, Vienne devint l'une des villes principales du royaume burgonde. Durant cette période, la communauté chrétienne se développa et construisit églises et monastères.


Vienne entre les IVème et VIIIème siècles









Vienne_2dAu cours du IXème siècle, Vienne devint capitale du royaume de Provence, après l'élection du roi Boson en 879. Au XIème siècle, l'empereur d'Allemagne hérita du royaume, Vienne fit alors partie du Saint Empire Romain Germanique.
Vienne_2e

Vienne au XIIème siècle puis au XXème












Vienne_6En 1311, la cathédrale Saint-Maurice abrita le concile œcuménique qui, sous la pression de Philippe le Bel, prononça la condamnation de l'ordre du Temple.
En 1450, Vienne fut rattachée au royaume de France et sera peu à peu éclipsée par Lyon et Grenoble.










Vienne_3Sur un portique de la ville, la devise stoïcienne "Sustine et Abstine", "Supporte et Abstiens-toi" est gravée. Elle aurait pu être la devise de Vienne, qui pourtant fut "Vienna civitas sancta", "Vienne cité sainte", puis à partir du XVIIIème siècle "Vienna urbs senatoria", "Vienne, ville sénatoriale".

Vienne_7http://fr.wikipedia.org/wiki/Vienne_(Is%C3%A8re)
http://www.vienne.fr/rubrique.php?id_rubrique=6
Guide touristique de l'office du tourisme

10 décembre 2008

Eglise Notre-Dame de l’Assomption de Rouffach

Rouffach_48Les hommes se sont installés depuis bien longtemps à Rouffach puisqu'un habitat néolithique fut retrouvé au lieu dit Gallbühl, ainsi que des sépultures des âges du Bronze et du Fer. Du temps de la Gaulle romaine, le village fut appelée Rubeaquum. Des fouilles place de l'église ont mis à jour des constructions thermales avec un système de chauffage par le sol, des fresques et des sculptures datant du Ier et du IIIème siècle. Après les invasions barbares, la cité médiévale de Rubeaqua fit partie du domaine royal de la couronne d'Austrasie.











Rouffach_44Selon la tradition, le domaine fût offert au VIIème siècle au prince-évêque de Strasbourg Arbogast par le roi Dagobert II, reconnaissant de la résurrection miraculeuse de son fils Sigebert. L'évêché fit fortifier la ville d'une double enceinte aux XIème et XIIème siècles.
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Rouffach_51Parmi les vestiges des défenses de Rouffach, la tour des Sorcières (ou Hexenturm) s'élève à proximité de l'ancien Hôtel de ville. La base de ce bâtiment est cylindrique et remonte au XIIIème siècle.
Rouffach_15La partie supérieure, couronnée d'un parapet crénelé et d'un toit à quatre pentes, est carrée, mais ne date que des XIVème et XVème siècles. Elle servait de prison aux femmes accusées de sorcellerie juste avant leur exécution sur le bûcher. Rouffach restera la seule ville fortifiée du Haut-Rhin jusqu'au XIIIème siècle. L’âge d’or connaît un brusque arrêt, avec la guerre de Trente Ans : la ville est ravagée par les Suédois. A l’issue de la guerre et de l’annexion de l’Alsace par la France, le Haut-Mundat est supprimé.





La légende des femmes de Rouffach

Rouffach_12"Le jour de Pâques 1106, Henri IV (empereur depuis Pâques 1084) est de passage en Alsace et s’arrête au château d’Isenbourg. Le seigneur local ordonne qu’on enlève une des plus belles filles de la ville pour l’offrir à l’empereur. La mère de la malheureuse demande alors de l’aide aux hommes de la ville pour libérer sa fille, en vain. Les femmes de la ville se soulèvent et prennent l’initiative de forcer les portes du château où est séquestrée la jeune fille. Elles sont finalement suivies par toute la population.
L’empereur réussit à s’échapper et se réfugie à Colmar, abandonnant dans sa fuite son sceptre, son manteau et sa couronne que les rouffachoises déposent sur l’autel de l’église. Pour laver cet affront, l’empereur Henri IV revient punir les habitants en ravageant la ville.
La légende veut que, depuis ce jour et en l'honneur de leur courage, les bancs situés à la droite de l'autel, et traditionnellement réservés aux hommes, soient occupés par les rouffachoises.
"




Rouffach_50La construction de l'église Notre-Dame de l’Assomption, en grès jaune, débuta au XIème siècle : la partie la plus ancienne se situe dans le transept, avec deux absidioles décorées de bandes lombardes reliées par des arceaux dans les murs est. Le portail sud roman, surmonté d’une tête de Christ, date de cette époque.
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Rouffach_39Au-dessus du portail, quelques bas reliefs roman ornent la façade. Nous y retrouvons le beau symbole de l'arbre de vie.

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Rouffach_42Les bras du transept plafonnés furent voûtés à la fin du XIIème siècle, avec adjonction de larges contreforts percés de passages en arc brisé.







Rouffach_45Au XIIIème siècle, la croisée du transept fut couverte d' une coupole à trompes sur colonnes, et surmontée d'une flèche à huit pans.

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Rouffach_19Les deux premières travées de la nef datent de la campagne du début du siècle, les vaisseaux étant séparés par des arcades en arc brisé, avec alternance de piles fortes et faibles. Les chapiteaux sont sculptés de feuillages, terminés par des crochets. La dernière travée de la nef avant le massif occidental fut élevée un peu plus tard, une rupture étant nettement marquée au niveau des moulures des voûtes d'ogives.






Rouffach_20A la fin du XIIIème siècle on décida de reconstruire le chœur.

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Rouffach_27Il fut fermé par un jubé vers 1300, qui fut détruit au XVIIIème siècle. Il ne reste que les deux tourelles d'escalier latérales.

















Rouffach_26Le massif occidental comprenant la façade antérieure fut commencé vers 1300, à la fois inspiré par la cathédrale de Strasbourg pour le portail et le gâble qui le surmonte et par l'église Notre-Dame de Paris pour la rose rayonnante à vingt lancettes, enfoncée dans un encadrement carré.
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Rouffach_14Les tours nord et sud furent élevées sur un niveau, laissées inachevées : celle du sud fut surélevée jusqu'à la hauteur du gâble au XVème siècle et à nouveau abandonnée. Des noms de maîtres d' œuvre sont connus, pour le XIVème siècle, Johann Behem et Woelflin de Rouffach, sans que l'on puisse leur attribuer une partie précise de la construction. Maître Woelflin exécuta sans doute les statues d'anges de la façade occidentale.






Rouffach_24La voûte du bras sud du transept fut reconstruite en 1508, ainsi que le mur sud  par le maître Hans de Saint-Gall, gendre de Lienhart de Haslach. L'église resta ainsi jusqu'au XIXème siècle, ses murs étant encombrés de boutiques dans leur partie inférieure. En 1866 une restauration importante fut entreprise : elle comprenait également la surélévation de la tour nord en style néogothique. Le grès rose de Phalsbourg fut utilisé pour ces derniers travaux, mais cette construction fut à nouveau interrompue par la guerre de 1870 et la tour sud resta inachevée. La dernière amélioration apportée au monument date de 1918, date à laquelle une nouvelle sacristie est construite côté sud du chœur.









Rouffach_37Sur le côté gauche de la nef, une belle Vierge à l’enfant, sous un ensemble décoratif en pierre.








Rouffach_29Quelques chapiteaux nous présentent une belle synthèse de symboles : un homme, entouré des représentations des 4 vivants (tout d'abord le taureau et le lion, puis l'ange et l'aigle), pose un pied sur une vouivre, et l'autre au dessus d'un "démon ailé" qui donne à boire à un autre homme se tenant presque couché sur la vouivre. Il donne l'impression de s'élever, la main droite posée sur son genou droit.







Rouffach_30Plus loin, un autre homme, entouré de femmes portant des jarres d'où sortent les fleuves du paradis, pose les pieds sur une créature ailée. Il y aurait beaucoup à dire.















Rouffach_bRouffach_cDans le chœur, l’ancienne porte de la sacristie est entourée de deux très beaux visages sculptés, d’une jeune fille et d’un jeune garçon. Cet ensemble est connu sous le nom du "sourire de Rouffach".





Rouffach_36Les fonts baptismaux en grès jaune, possèdent un couvercle et un mécanisme de levage. Ils datent de 1492.

















Rouffach_31Le maître-autel, néo-gothique, raconte l’histoire de Saint Arbogast, guérisseur du fils de Dagobert II. Le tabernacle date du XVème siècle.











Rouffach_aAu niveau du chevet, de profondes marques dans la pierre, sont les vestiges d’une ancienne pratique des vignerons, qui aiguisaient leurs serpettes ici, ce qui devait leur assurer de bonnes vendanges.


Rouffach_47les sculptures extérieures nous présentent des musiciens, ainsi que des anges et peut-être un maitre d'œuvre, regardant au loin entre deux colonnes... Jakin et Boaz ?
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Rouffach_10















http://www.alsace-passion.com/rouffach/rouffach_2.htm
http://www.rouffach.com/histoire.html
http://www.patrimoine-de-france.org/oeuvres/richesses-2-745-12224-M140076-34004.html
http://france.vadelis.fr/Champagne_Ardenne_Alsace_Lorraine/Haut_Rhin/Rouffach/Eglise_Notre_Dame_De_L_Assomption/
http://www.massif-des-vosges.com/aff_article.php?ref_article=1466&rubrique=68

8 juillet 2009

La pierre branlante des Salles

Les_Salles_Pierre_branlante_5Il faut arriver au hameau de Gouttemoire, sur la commune des Salles, où un très vieil arbre offre son ombre, avant d'emprunter le chemin forestier qui grimpe dans les bois noirs.

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Les_Salles_Pierre_branlante_7C'est une ballade merveilleuse. Tout est mousse, champignons, racines, fleurs et roches. Ombre et lumière.
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Les_Salles_Pierre_branlante_10En arrivant, la première pierre visible, celle que l'on nomme la pierre branlante des Salles, ressemble à une tête facétieuse.

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Les_Salles_Pierre_branlante_3A l'arrière, elle est striée d'une croix. Érosion naturelle ou due à la main de l'homme ?
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Les_Salles_Pierre_branlante_15Le site présente un ensemble de rochers, appelé chaos, très érodés. Ils portent une multitude de cupules et de bassins.
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Les_Salles_Pierre_branlante_16Non, décidément, ce n'est pas très naturel... sauf que là encore, une activité de carriers a laissé ses traces.
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Les_Salles_Pierre_branlante_20Comme le site de la pierre Ginich ou celui de l'autel de la Baronnie, cet endroit doit être activé. N'étant pas très connu, il a besoin d'un peu d'huile dans ses rouages.
Encore une fois, il faudrait nettoyer, enlever la mousse des bassins, éclaircir les abords. Certes, l'ambiance reste très romantique.
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Les_Salles_Pierre_branlante_14Parmi les blocs de granite autour de la pierre branlante, il en est un portant une grosse cupule située dans l'axe d'une faille du rocher. Très impressionnant.

























Les_Salles_Pierre_branlante_13A vous de ressentir ces pierres, à vous de trouver l'âme du lieu. Moi, je suis charmée...

8 juillet 2009

La Pierre du Loup ou le Petit Bateau, ou le Dauphin

Saint_Didier_sur_Rochefort_Le_Dauphin_4Toujours sur la commune de Saint-Didier sur Rochefort se trouve la pierre du Dauphin. Cette pierre est protégée par une triple enceinte, et nous devons passer par des portes énergétiques pour y acceder.










Saint_Didier_sur_Rochefort_Le_Dauphin_5L'endroit est pourtant serein. D'aucuns y voient une tête de loup, d'autres une proue de navire, d'autres encore la tête d'un dauphin émergeant de l'eau.

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Saint_Didier_sur_Rochefort_Le_Dauphin_6Toujours est-il que la pierre a la particularité, si l'on sait lui demander et bien se positionner, de donner des réponses aux questions que l'on pose.

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Saint_Didier_sur_Rochefort_Le_Dauphin_1Elle travaille avec le chakra frontal, cela ne vous étonnera pas...

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1 juillet 2009

Statue de la déesse Sekhmet

Le_Louvre_Egypte_239De dimensions colossales, la statue assise représente Sekhmet, "la puissante", au corps féminin et à tête de lionne. Crinière et chevelure se fondent harmonieusement sous l'astre disqué au cobra-uræus. Une inscription gravée à l'avant du siège mentionne : "Aménophis III, aimé de la déesse". C’est la statue la plus exemplaire de toute la série conservée au Musée du Louvre.
Taillée dans un bloc monolithe de diorite sombre, elle est de belle qualité par sa facture, le degré de finition de la tête et le décor du siège. Sur la façade de ce siège était gravée, en symétrie : ", aimé de la Grande Sekhmet, qui lui donne la vie pour l'éternité".
La déesse est vêtue d'une robe moulante entièrement lisse jusqu'aux chevilles. Elle est également parée du collier-ousekh. Loin d'être monstrueuse, la statue montre l'alliance réussie de la crinière épanouie en collerette autour du mufle avec la chevelure féminine. Elle est coiffée du disque solaire d'où jaillit l'uræus. Son aspect ambivalent exprime bien la double nature et l'humeur versatile de la déesse. Elle peut être redoutable et sauvage, capable de déchaîner sa colère, mais est aussi capable d'être protectrice de l'Égypte et du Pharaon sous sa forme apaisée. C'est dans son cet état maîtrisé qu'elle apparaît ici, assise sur un trône orné et tenant de sa main gauche le signe de la vie.

http://www.louvre.fr/llv/commun/home.jsp

10 juillet 2008

L'autel de la Baronnie

L_autel_de_la_Baronnie_Cervi_res_28Cervières, village médiéval posé sur un mamelon rocheux, apparut pour la première fois dans la chartre de 1173 comme repère géographique du partage du comté de Lyon. Il fut un point stratégique important pour le contrôle du Grand chemin de Forez en direction de l'Auvergne (dont il reste des vestiges de la voie romaine reliant Lugdunum à l'Aquitaine) et la surveillance des féodaux montagnards de Couzan et d'Urfé.







L_autel_de_la_Baronnie_Cervi_res_26Concernant le nom de Cervières, il semblerait qu’il vienne de « cerfs » mais une autre hypothèse le fait dériver de « kerc’hier » c’est à dire « faiseurs de cercles ». Les constructeurs des sites mégalithiques du coin ?
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L_autel_de_la_Baronnie_Cervi_res_25Les pierres de la Baronnie, appelées "autel" ou "pierre branlante" sont entre Noirétable et Cervières.
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L_autel_de_la_Baronnie_Cervi_res_3J'ai daté la première utilisation de ces roches en -9 800 avant notre ère. Donc bien avant leur réemploi par les druides que nous connaissons.
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L_autel_de_la_Baronnie_Cervi_res_20Elles sont recouvertes d'une multitude de cupules et de petites cuvettes. A. Compigne des Bordes dit à son sujet: "Des cupules, remplies d’eau puisée à la source sacrée, dans l’enceinte de la forêt permettaient la macération de la verveine et du gui…".
























L_autel_de_la_Baronnie_Cervi_res_22L'endroit est magnifique, l'un des plus beau sites sacrés qu'il m'ait été donné de voir.
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L_autel_de_la_Baronnie_Cervi_res_13La mousse envahissante nous fait rater les cupules mais donne au lieu une magie supplémentaire.
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L_autel_de_la_Baronnie_Cervi_res_18Méfiez-vous, le chemin indiqué par le panneau n'indique pas la porte du sanctuaire, et mieux vaut dire bonjour au gardien si l'on veut pouvoir profiter des enchantements...
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L_autel_de_la_Baronnie_Cervi_res_19Les pierres ont chacune une fonction : nous trouvons entre autres une pierre d'accouchement. C'est un véritable hôpital !
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L_autel_de_la_Baronnie_Cervi_res_15Même la plante des alchimistes trouve l'endroit accueillant, c'est dire. Oui, il y a véritablement transmutation en ce lieu.
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L_autel_de_la_Baronnie_Cervi_res_23http://www.forez-info.com/encyclopedie/memoire-et-patrimoine/194-la-legende-des-siecles-foreziens.html
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10 juillet 2008

La pierre Ginich

Pierre_Ginich_1Près du lieu-dit Les Cros d'Arconsat, aux pieds du Montoncel ( la plus haute montagne du Bourbonnais, culminant à 1299 m de hauteur dont le sommet forme un plateau circulaire d'une régularité presque géométrique de 80 m de rayon, avec au centre une pierre appelée "pierre des seigneurs", délimitant les trois départements de l'Allier, de la Loire et du Puy-de-Dôme), se trouve la pierre Ginich.



Pierre_Ginich_7Son nom provient du patois auvergnat et veut dire "Pierre aux milieu des Genets".
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Pierre_Ginich_13Elle fut redécouverte dans la fin des années 70 par le peintre vichyssois Pierre Frobert, suite à un rêve qu'il fit. Atteint d'une leucémie en phase terminale, il eut une rémission complète après avoir passé une nuit dans le bassin situé sur la pierre principale.

Il parla à l'époque du tombeau d'un géant dans l'axe de la pierre, mais personne ne le trouva jamais. La légende commença à se répandre.





Pierre_Ginich_28Avant d'arriver, il faut suivre non pas le chemin balisé, mais une ligne directe qui passe par la croisée des chemins. C'est là que se trouve le gardien.
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Pierre_Ginich_6C'est sur le chemin balisé que l'on trouve des tas de pierres, posées là comme sur le site de la roche de Merlin : "On sait que les voyageurs de l'antiquité faisaient ce geste en l'honneur de Mercure, le dieu de la route, et pour marquer le chemin par ces tas accumulés; c'est la bible qui nous le dit, en parlant de celui qui jette une pierre sur "le tas de Mercure" : Sicut qui mittit lapidem in acervum Mercurii (livre des proverbes)."
J.P.Roux voit un exemple de l'âme collective: "Toute accumulation d'objets modestes doués d'âme renforce la potentialité de chacun d'eux et finit par créer une nouvelle âme extrêmement puissante. On constitue cette force en amassant des pierres en certains lieux choisis et, là encore l'âme collective et sacrée est inséparable de l'âme sacrée du sol sur lequel on l'a dressé..."

Pierre_Ginich_5Ce que l'on nomme la pierre Ginich est en fait une masse de blocs de granite gris empilés sur 4 niveaux, orientée nord/sud.
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Pierre_Ginich_9Certains de ces blocs sont en équilibre, comme les pierres branlantes de la région.

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Pierre_Ginich_23D'autres sont calés par des pierres plus petites. Sauf que... ces pierres de calage sont d'un granite différent, plus rose, dont le gisement le plus proche ne se trouve qu'à 20km du site.
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Pierre_Ginich_27Le site a besoin d'un coup de pouce pour s'ouvrir.













Pierre_Ginich_11Une pierre en contrebas sert d'interrupteur. Mais celui qui arrive avec un cœur pur ne sera pas déçu. C'est un endroit de guérison, comme l'autel de la Baronnie.
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Pierre_Ginich_14Les cupules et bassins, même avec les feuilles en décomposition, présentent une eau non putréfiée.
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Pierre_Ginich_15Il y a une progression, un chemin des cupules, qui nous amène à une montée en conscience. Ces cupules sont surtout situées sur les blocs au sommet de la pierre Ginich, et sont souvent séparées par des failles.










Pierre_Ginich_10Les pierres ont des fonctions différentes, ce qui explique peut-être leurs formes animales, comme pour aller chercher la puissance et les qualités de chaque bête. Nous trouvons la tortue, le loup, le poisson, le serpent, la grenouille.
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Pierre_Ginich_26D'après Pierre Frobert, d'autres formes apparaissent, ainsi que des signes, comme des croix ou des figures humaines. Mais la mousse et le défilement des ans les ont rendus difficile à discerner.
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Pierre_Ginich_19Pour lui, Ginich représente un zodiaque : sont représentés l'étoile polaire et les constellations de l'époque de sa mise en service.
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Pierre_Ginich_17aJe vous présente les deux endroits qui m'ont le plus marquée...



























Pierre_Ginich_25Laissez-vous aller !

19 novembre 2007

Le menhir de Langenstein

Soultzmatt_2Le nom du village Soultzmatt dérive de "Sulz" ou source minérale, et de "Matte" ou pré. A l'époque romaine, il s'appelait "Rubeaquum", eau rouge, en raison de la présence d'une source d'eau ferrugineuse. Six sources d'eau minérale y furent découvertes au XVème siècle.















Soultzmatt_1Près du village, un menhir dit Langenstein ou longue pierre. Ce monolithe en grès rose extrêmement caillouteux, dit "poudingue", se dresse dans un sentier boisé, non loin du cimetière roumain dans la vallée des bergers.










Soultzmatt_7Il fut érigé à cet endroit en 1906 par un archéologue passionné, l'industriel Kessler de Soultzmatt, qui reconnut dans ce bloc un menhir renversé, afin que les curistes, se promenant au-dessus des thermes de Soultzmatt, puissent l'admirer.

Le menhir fut dressé en 1904 par un industriel de Soultzmatt, qui reconnut dans ce bloc un menhir renversé. Une légende nous conte que durant les nuits de pleine lune, les fées ou des Dames blanches, viennent danser autour du Langenstein. Durant cette cérémonie, la pierre se mettrait à tourner sur elle même.









Soultzmatt_8Ce menhir possède une base presque carrée. La dimension de la face Nord est de un mètre, celle de la face Est de 1,16 mètre, celle de la face Sud de 1,04 mètre et celle de la face Ouest de 1,04 mètre. Sa hauteur est de 4 mètres.















Soultzmatt_10Il semble être placé dans le prolongement de l'alignement de l'Appenthal. Il n'est pas très vaillant, mais semble avoir tiré à lui quelques réseaux...

http://www.alsace-route-des-vins.com/newversion/index.cfm/fuseaction/Villages.ShowVillage/ID/56/Language/fr.cfm
http://www.vallee-noble.net/tourisme/soultzmatt.htm
http://www.lieux-insolites.fr/alsace/langenstein/langenstein.htm

 
30 octobre 2008

Le temple de Romulus

Forum_Romanum_38Ce temple circulaire est généralement identifié avec celui du fils de l'empereur Maxence, Romulus, mort très jeune en 307. Il semblerait que ce temple fut construit sur un autre bien plus ancien : aux premiers temps de Rome, cet endroit aurait été occupé par un sanctuaire à ciel ouvert dédié à Jupiter Stator ( "stator" : s'arrêter. Selon la légende, les Sabins de Titus Tatius seront arrêtés ici par une intervention miraculeuse, alors qu'il s'apprêtaient à envahir Rome coupable d'avoir enlever leurs femmes), fondé selon la tradition par Romulus. Les deux salles en abside qui flanquent la rotonde, dont celle de droite est encore précédée de deux colonnes originales en cipolin, marbre verdâtre provenant de l'île grecque d'Eubée, étaient destinées au culte des Pénates.  Protectrices du foyer domestique introduites au Latium par Enée, héros troyen ancêtre de Romulus, leur temple originel avait disparu lors de la construction de la basilique voisine.   

Forum_Romanum_70Les restes de l'édifice que l'on peut encore voir à l'heure actuelle, datent donc du bâtiment construit par l'empereur Maxence en 307 en mémoire de son fils. Inachevé à sa mort, en 312, il fut achevé sous Constantin. Une inscription nous apprend que le temple fut de nouveau dédicacé et dédié à Constantin par le sénat.
Au VIème siècle, ce temple ainsi que la bibliothèque de la Paix, furent transformés en l'église Santi Cosima e Damiano, qui fut donnée en 1512 à l'ordre de saint François.

Le temple possède encore la porte de bronze du IVème siècle, encadrée de deux colonnes de porphyre rouge qui portent une corniche de marbre blanc, et dont la serrure fonctionne toujours.
La chapelle centrale qui possède une façade en arc est couverte d'une coupole de 15 m de diamètre, elle même surmontée d'une lanterne.

12 novembre 2008

L'église Saint-Maurice de Soultz

Soultz_St_Maurice_1L'occupation de Soultz remonte à la préhistoire, mais ce n'est qu'au VIIème siècle qu'apparait le nom de Sultza, ou "source saline", dans une donation d'Adalric, le père de sainte Odile, au couvent d'Ebersmunster. En 818 un document fait mention d'une église mère et d'une cour seigneuriale.

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Soultz_St_Maurice_4De l'abbaye d'Ebermunster, Soultz passa aux mains des seigneurs évêques de Strasbourg à l'aube du XIème siècle, puis fut confiée en 1118 à la comtesse d'Eguisheim, en 1254 à Guillaume de Soultz et pour finir aux nobles de Pfaffenheim. Fortifiée avant le milieu du XIIIème siècle, vers 1250, Soultz devient "ville" et grandit par la disparition des villages voisins et devint le siège d'un bailli épiscopal.
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Soultz_St_Maurice_9Vers 1254 les bénédictins de l'abbaye de Citeaux y fondent un couvent et y construisent une église et une léproserie, les hospitaliers de Saint Jean, devenu plus tard l'ordre de Malte, y fondèrent une Commanderie vers 1234.

L'actuelle église paroissiale Saint-Maurice vint remplacer au début du XIIIème siècle un bâtiment roman dont il reste certains vestiges de maçonnerie, et qui lui même était précédé d'un premier sanctuaire. La pierre employée provient de deux carrières : le grès jaune près de Rouffach, et le rose de la mariagrube, près du "Nez de Soultz".
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Soultz_St_Maurice_2Entièrement voûtée d'ogives, elle fut construite de 1270 à 1489 en plan de croix latine entourant un chœur carré, que surmonte une tour-clocher octogonale datant du XIVème siècle.

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Soultz_St_Maurice_12Les éléments les plus anciens sont les piliers est de la croisée, qui datent du milieu du XIIIème siècle.
L'abside à chevet plat, l'étage inférieur du clocher et la première travée de la nef datent du début du XIVème tandis que le reste de la nef avec ses deux types de supports et ses bas-côtés simples puis la chapelle latérale furent bâtis entre 1320 et 1340.

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Soultz_St_Maurice_5Le portail sud consacré à saint Maurice à cheval portant les armes de Soultz et à une adoration des Mages date environ de 1325 et se place dans l'héritage de Strasbourg et Colmar.











Soultz_St_Maurice_10La façade-pignon occidentale, le porche à voûte réticulée et le portail du Jugement Dernier furent achevés en 1489.
Quant à la partie supérieure du clocher octogonal dominant l'église avec sa flèche à double balustrade, elle fut terminée en 1611.










Soultz_St_Maurice_20La décoration de l'église se limite aux sculptures des chapiteaux et des clés de voûte, ainsi qu'à des peintures murales encore mystérieuses.

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Soultz_St_Maurice_18Les 4 premiers chapiteaux de la nef sont ornés de feuillages, alors que ceux de la pile fasciculée de l'entrée du chœur présente des têtes humaines. L'une des clés de voûte présente les armoiries de Robert de Bavière, seigneur-évêque des années 1400.
Sur les deux enfeus du transept furent peints en 1320 les membres d'une famille de chevaliers du XIVème siècle, les Pfaffenheim, dans une attitude de prière.






Soultz_St_Maurice_21Un bas-relief en bois polychrome du XVème siècle montre saint Georges terrassant un dragon.

















Soultz_St_Maurice_23Les pierres de l'édifice ont révélés bien des secrets : le bouton en cuivre doré situé  au sommet du clocher-beffroi contenait des documents relatant les évènements mémorables de la ville, alors que dans la main courante de la chaire renaissance on trouva un document très précis stipulant les conditions d'édification de cette chaire en 1628.








Soultz_St_Maurice_17Le premier orgue sera construit vers 1600 dans la travée ouest. Il sera remplacé en 1750 par l'instrument actuel, construit par Jean-André Silberman et ses frères.

























Soultz_St_Maurice_22Aujourd'hui, le chœur a retrouvé le dépouillement des temps de sa conception. Au fond à gauche, la custode, à droite une niche recevant les reliques de saint Maurice.

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Soultz_St_Maurice_15http://www.soultz68.fr/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Soultz-Haut-Rhin
http://www.alsace-route-des-vins.com/NewVersion/index.cfm/fuseaction/Villages.ShowVillage/ID/54/Language/fr.cfm

1 juillet 2009

Le grand sphinx de Tanis

Le_Louvre_Egypte_228Celui-ci a été inscrit successivement des noms des pharaons Amenemhat II (12e dynastie , 1929-1895 av. J.-C.), Mérenptah (1212-1202 av. J.-C., 19e dynastie) et Chéchonq Ier (22e dynastie, 945-924 av. J.-C.). Des archéologues voient dans certains détails l'indice d'une époque plus reculée, l'Ancien Empire (vers 2600 av. J.-C.).



















Le_Louvre_Egypte_227C'est un des plus grands sphinx conservés hors d'Égypte. Il a été trouvé en 1825, parmi les ruines du temple d'Amon-Rê, à Tanis, capitale des 21e et 22e dynasties. Le travail de taille de la pierre est admirable dans la précision des détails, le poli des surfaces et le rendu imposant du monument.
Le lion couché, corps tendu et griffes sorties, donne l'impression qu'il est prêt à bondir. Sous chacune de ses pattes est sculpté, sur le socle, un signe hiéroglyphique chen qui peut évoquer un cartouche, confirmant le caractère royal du monument.
Sa place dans l'architecture et le décor est toujours celle du gardien et du protecteur des lieux d'apparition divine, comme l'horizon et l'entrée des temples, ou celle du défenseur de l'Égypte contre les forces hostiles, debout sur ses pattes, écrasant les ennemis.

http://www.louvre.fr/llv/commun/home.jsp

29 octobre 2008

Le Colisée

Rome_389Le Colisée, à l'origine amphithéâtre Flavien, est un amphithéâtre elliptique, le plus grand jamais construit dans l'Empire romain. Il est l'une des plus grandes oeuvres de l'architecture et de l'ingénierie romaines.
Sa construction, juste à l'est du Forum romain, a commencé entre 70 et 72, sous l'empereur Vespasien, et s'est achevée en 80 sous Titus. D'autres modifications ont ensuite été apportées au cours du règne de Domitien (81-96). Le nom d'amphithéâtre Flavien dérive du nom de famille (gens Flavia) des deux empereurs Vespasien et Titus.






Colis_ePouvant accueillir entre 50 000 et 75 000 spectateurs, le Colisée a été utilisé pour les combats de gladiateurs et autres spectacles publics. Il est resté en service pendant près de 500 ans, les derniers jeux se prolongeant jusqu'au VIème siècle.

Outre les jeux traditionnels de gladiateurs, de nombreux autres spectacles y ont été organisés, tels que des simulacres de batailles navales (des naumachies), des chasses d'animaux sauvages, des exécutions publiques, des reconstitutions de batailles célèbres et des drames basés sur la mythologie romaine. Le bâtiment a finalement cessé d'être utilisé au cours du haut Moyen Âge. Il a plus tard été réutilisé pour des buts variés tels que des habitations, des ateliers d'artisans, le siège d'un ordre religieux, une forteresse, une carrière et un sanctuaire chrétien.

Forum_Romanum_67Bien qu'il soit maintenant en état de ruine en raison des dommages causés par les tremblements de terre et la récupération des pierres, le Colisée est considéré comme un symbole de la Rome Impériale. Aujourd'hui, il est l'un de ceux de la Rome moderne, une des attractions touristiques les plus populaires et a encore des liens étroits avec l'Église catholique romaine : chaque Vendredi saint, le pape mène une procession aux flambeaux sur un chemin de croix aboutissant à l'amphithéâtre.

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Le Colisée est représenté sur la pièce de monnaie italienne de 5 centimes d'euro.

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17 juin 2009

Eglise Saint-Just et Saint-Pasteur, l'extérieur

Valcabr_re_2Avant d'entrer dans le sanctuaire, nous passons sous un portail moderne composé d'un arc en plein cintre et de colonnettes gothiques surmontées de deux paires de chapiteaux superposées et entouré de deux pierres en remploi.










Valcabr_re_35A droite une inscription funéraire du Ier siècle.
Valcabr_re_3A gauche un chrisme roman.






Valcabr_re_4Puis, traversant une partie du cimetière, l'église nous attend.











Valcabr_re_34La façade nord n'offre d'autre décor que des fragments antiques remployés, par exemple à droite du portail, une sculpture présentant un personnage avec un agneau.
















Valcabr_re_33Puis un fragment comportant les bustes de sept personnages drapés tournés vers celui du milieu.












Valcabr_re_30Sur la droite, au-delà du contrefort, a subsisté un enfeu gothique.

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Le portail

Valcabr_re_5La façade présente un portail roman rajouté à la fin du XIIème siècle en saillie entre deux contreforts, dernière œuvre romane de la basilique. L'archivolte retombe sur des piédroits ornés de statues-colonnes polychromes dressées sur des animaux accroupis : trois jeunes gens imberbes tenant un livre et une femme couronnée portant une croix.














Valcabr_re_8Bien que le sculpteur de Valcabrère les ait représentés comme des jeunes gens, il faut reconnaître les deux martyrs espagnols. L'un et l'autre sont habillés comme des prêtres. Les chapiteaux qui les surmontent racontent leur martyre.















Valcabr_re_11Celui de droite montre l'arrestation et le supplice de l'un d'entre eux. Celui de gauche les représente décapités recevant leur tête dans leurs mains.
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Valcabr_re_7L'église de Valcabrère possédant une relique de la Vraie Croix, on peut reconnaître sainte Hélène dans le personnage féminin de droite. Le troisième jeune homme est facile à identifier grâce au chapiteau de la lapidation et à l'acte de consécration de 1200: c'est le diacre saint Etienne.
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Valcabr_re_10Le chapiteau surmontant sainte Hélène représente une femme s'apprêtant à monter le cheval que lui présente un serviteur barbu armé d'un bâton portant un tonnelet. Derrière eux apparaît un ange dans les feuillages. Il semble encourager les deux voyageurs. L'un et l'autre portent une panetière en sautoir.








Valcabr_re_6Le tympan tétramorphe, entouré d'un bandeau orné de billettes en damier et reposant sur un linteau nu, est assez inhabituel. Le Christ en majesté dans une mandorle, dont la tête s'orne d'un nimbe cruciforme, est encadré par deux anges thuriféraires (brandissant leur encensoir) et par les symboles des évangélistes.









Le chevet

Valcabr_re_21Le chevet de la basilique, fait de blocs de marbre, est composé d'une abside et de deux absidioles enfermées dans un massif rectangulaire formant trois absides accolées séparées par des contreforts, reliées entre elles par des petites voûtes en arc de cloître évoquant des trompes et utilisant un maximum de grandes pierres antiques.














Valcabr_re_23L'une d'elles représente soit-disant un masque de théâtre antique. Je ne sais pas pourquoi, il m'inspire plus une déesse primordiale.











Valcabr_re_15Au-dessus du niveau des fenêtres, le réduit central est couvert d'une voûte en berceau et les autres, de trompes en cul-de-four. Plus haut, la voûte qui couvre l'abside centrale est enfermée dans un mur polygonal et couverte d'une toiture à pans coupés.















Valcabr_re_17Le clocher carré prolonge le mouvement ascendant des toitures et couronne l'ensemble. Le bandeau sur lequel prennent naissance les voûtes des réduits est orné de cartouches carolingiens. Plus haut, le mur se termine par une corniche décorée de demi-disques.















Valcabr_re_19Selon Emmanuel Garland, "l'ordonnancement des volumes, l'articulation subtile, le jeu des tuiles et de la pierre blanche, le recours aux arcades et aux voûtes extérieures confèrent une saveur antiquisante au chevet de l'église de Saint-Just ". Le chevet, vu son architecture, ne peut être antérieur au XIIème siècle.
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Plan du sanctuaire

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Violet : murs modernes de séparation de propriétés englobant les vestiges de construction médiévale, peut-être le cloître.
Bleu moyen : murs modernes symbolisant de manière incomplète le tracé du cloître du XIIIème siècle.
Bleu foncé : enclos funéraire d'époque romaine tardive
Bleu ciel : chapelle funéraire, transformation de l'enclos initial par adjonction d'un chevet plat.
Vert foncé : Monument préroman indéterminé : église ou baptistère du haut- moyen-äge.
Vert clair : Annexe préromane.
Jaune : basilique romane des XIème et XIIème siècles.
Jaune clair : enfeu du XIVème siècle.

Valcabr_re_20Ce n'est pas une chèvre qui vint m'attendre, mais une vachette impétueuse, inquiète de me voir tourner autour de son coin tranquille...

12 novembre 2008

Saint Leger




saint_leger_1a Saint Leger ou Léger d'Autun (voir la légende de Voragine),francisation du germanique Leudgari, de "leud" (peuple) et "gari" (lance), est un évêque martyr du VIIème siècle qui a joué un rôle politique important dans les soubresauts de la monarchie mérovingienne finissante. Il est lié aux villes de Poitiers, où se fit sa formation et où se trouvent ses reliques, et d'Autun dont fut l'évêque, ainsi qu'à la région de Fécamp et d'Arras où il est mort vers 677/678. Un concile d'évêques a proclamé sa sainteté en 681 et l'Église catholique célèbre sa fête le 2 octobre.

saint_leger_2aDes récits de la vie de saint Léger existent, en latin et en langue romane : ils fournissent des informations nombreuses mais parfois discordantes, et avec une forte tendance à l'hagiographie qui donne le beau rôle au martyr. Les dates restent approximatives et les situations politiques embrouillées de l'époque mérovingienne compliquent l'évocation biographique. "La Vie de Saint Léger" est le recit de la vie et du martyre, composée par un auteur anonyme au cours de la deuxième moitié du Xème siècle, probablement dans la région wallone. Strophes d'hymne de 6 vers d'octosyllabes, assonancés 2 à 2, destinées à être chantées :

Domine Deu devemps lauder,
Et a sos sancz honor porter.
In su' amor cantomps dels sanz,
Quœ por lui augrent granz aanz;
Et or es temps et si est biens
Quœ nos cantumps de sant Lethgier.

saint_LegerD'origine germanique, Léger naît dans une famille riche et noble des bords du Rhin,en Austrasie, vers 615. À la mort de son père, à dix ans, il est envoyé à Poitiers, auprès de son oncle maternel Didon qui occupe la charge d'évêque, pour y étudier, il y devient à 20 ans diacre puis archidiacre au service du diocèse de Poitiers. En 650, il prend l'habit monastique à l’abbaye de Saint-Maixent et en est bientôt élu abbé.
En 656 il est appelé à la cour mérovingienne par la veuve de Clovis II en tant que précepteur des enfants royaux, les futurs Clotaire III, Childéric II et Thierry III/Théodoric. Il est en même temps chargé de responsabilités administratives par la reine régente : il fait ainsi abolir l'esclavage des populations gauloises.

saint_L_ger_aAprès de nombreux déboires entre les prétendants au trône, Léger, conseiller principal du roi, se fait le défenseur des pouvoirs régionaux et ecclésiastiques ce qui entraîne assez vite sa disgrâce. Il est envoyé en exil au monastère de Luxeuil.
Ebroïn, ancien conseiller principal de Théodoric, alors que Leger soutenait Childeric, fait arracher les yeux, puis les lèvres et la langue de son prisonnier qui n'oppose que la prière à la barbarie.

Selon la tradition, Léger survit miraculeusement neuf jours dans la forêt à proximité d'Autun, près de la Pierre de Couhard (l'église de Couhard est dédiée à saint Léger) avant d'être retrouvé par ses proches. Il est ensuite recueilli dans l'abbaye de femmes de Fécamp pendant deux ans où il retrouve miraculeusement la parole.

saint_leger_saint_maixent_aEbroïn, rallié de nouveau à Théodoric et maire du palais, décide finalement de faire mettre à mort celui qui est redevenu dangereux pour le pouvoir en représentant les libertés burgondes. Il ordonne de faire disparaître son corps après décapitation : ses sbires agissent le 2 octobre 678  et ce jour est depuis la fête de saint Léger. Son corps est enterré en pleine forêt près d'Arras, et bientôt des miracles se produisent sur sa tombe. Un concile d'évêques proclame la sainteté du martyr bien que sa mise à mort soit politique et non religieuse, mais son refus de la violence en faisait un exemple de chrétienté et sa défense des droits de l'Église comptait dans les luttes de pouvoir en cette époque aux pouvoirs instables.
La renommée de saint Léger grandit et, vers 683, le roi Théodoric fait assassiner Ebroïn par ses soldats et demande pardon pour ses manquements à l'égard du saint qu'il fait reconnaître et honorer. La translation de sa dépouille a finalement lieu en 684 à Saint-Maixent-l'École, près de Poitiers : on l'inhume dans une nouvelle église, proche de l'abbatiale, qui lui est dédiée. (Wikipédia)


2 juin 2009

Notre-Dame-de-Beaunant

2009_104__14_Depuis toute petite je passe devant cette chapelle sans avoir l'occasion de m'y arrêter. C'est chose faite. Cet endroit m'a appelée. Ce n'est certes pas la chapelle de style néo-byzantin, qui ne dégage pas grand chose. Mais alors quoi ?

Et bien, c'est ce qui se passe derrière.













2009_104__10_Une résurgence du Nant (rivière qui prend sa source à Chaponost, passe près de la Chapelle-de-Beaunant (et lui a donné son nom) et se jette dans l'Yzeron à Oullins), que l'on appelle la source de la Vierge, coule du côté de l'abside.










2009_104__11_Plusieurs légendes se rattachent à la source : elle fut longtemps considérée comme miraculeuse et bénéfique pour la fertilité, les jeunes filles buvant de son eau se mariaient dans l'année. Plusieurs guérisons lui sont imputées, les dernières datant de 1830 et 1866. Il reste quelques traces d'un ancien pèlerinage (en 1308, il est fait mention d'une chapelle de pèlerinage dans la vallée de Beaunant).













2009_104__3_Près d'elle aurait été cachée, à la révolution, une ancienne statue de la Vierge. Une source miraculeuse, un pèlerinage, une statue de la Dame... L'endroit serait-il un ancien lieu de culte à la Mater, l'Isis, la Vierge Noire de nos ancêtres ?
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2009_104__8_Il est vrai que l'ambiance fait penser à une clairière druidique. N'existe-t-il pas, non loin, une ancienne chapelle construite elle aussi près d'une autre source miraculeuse, l'ancienne chapelle de Lorette, construite en 1500 sous le vocable de Notre-Dame-des-Fonts ou des Fontaines, où l'on venait en pèlerinage pour implorer des guérisons ?














2009_104__13_Nous avons donc la trace, dès la fin du XIIème siècle, auprès du Nant, d'une petite chapelle de pèlerinage qui "attirait les foules". Sous le porche de l'église actuelle se trouve une pierre gravée qui porte cette inscription : "J'ai été faite des aumônes des bonnes gens. Priez Dieu pour eux, l'an 1519".









2009_104__7_Détruite à la révolution, elle fut reconstruite en 1857.

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2009_104__9_L'environnement de la chapelle est charmant et très romantique : une herbe accueillante, la fraicheur de l'eau, de vieux bancs où l'on profite de l'ombre des arbres majestueux protégeant des rayons du soleil.
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2009_104__2_Cet endroit est dédié à la Dame, la source vibre fort. Une grotte artificielle est d'ailleurs emplie d'ex-voto et de statues de Marie.
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27 mai 2009

L'église Saint-Jacques-la-Boucherie et la tour Saint-Jacques

Tour_Saint_Jacques_1L'actuelle tour Saint-Jacques est le vestige d'une église aujourd'hui disparue : Saint-Jacques-le-Majeur, dite Saint-Jacques-la-Boucherie, édifiée dans l'un des plus anciens quartiers du Paris médiéval.
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Tour_Saint_Jacques_21Les grands axes routiers étant déjà tracés à l'époque romaine, l'église primitive, une chapelle carolingienne dédiée à sainte Agnès, fut implantée à la jonction de ces voies, le cardo et le decumanus. Ses fondations furent découvertes lors des fouilles de 1852. La Chronique de Turpin affirme que l’église fut fondée par Charlemagne. 
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Tour_Saint_Jacques_19C'est après le IXème siècle que les parisiens, repliés sur l'île de la Cité à l'époque des invasions normandes, s'installent sur les terres marécageuses de la rive droite. Au XIIème siècle, les bouchers occupent cette banlieue. Ils formeront par la suite une communauté connue sous le nom de Grande Boucherie.

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Tour_Saint_Jacques_18La mention la plus ancienne que nous connaissions d'une église en ce lieu date de 1060. Dans une bulle du pape Callixte II, en 1119, il est fait mention pour la première fois de l'église sous le vocable de Saint-Jacques, devenue propriété de l'abbaye de Cluny, par l'intermédiaire du prieuré de Saint-Martin-des-Champs.
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Tour_Saint_Jacques_2La chapelle du Xème siècle fut remplacée vers le milieu du XIIème. Elle fut érigée en paroisse sous Philippe-Auguste, vers l'an 1200.  La première trace de son surnom de Saint-Jacques-la-Boucherie date de 1259.









Tour_Saint_Jacques_37Ce sanctuaire possédait une relique de saint Jacques et était un lieu de pèlerinage réputé: c’est à partir de cette église que s’organisèrent les pèlerinages en direction de l’Espagne et de Saint-Jacques-de-Compostelle, selon un itinéraire (la via Turonensis) qui empruntait, vers le sud, la rue Saint-Jacques, le cardo de Paris, jalonné de divers édifices cultuels consacrés au saint (dont il subsiste encore aujourd’hui l’église Saint-Jacques-du-Haut-Pas).
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Tour_Saint_Jacques_32Prise dans un  étroit réseau de ruelles et de constructions, l'église était de plan dissymétrique, car elle se développa par ajouts successifs, au gré des opportunités financières. Son portail nord fut offert en 1389 par l'écrivain et libraire Nicolas Flamel, dont la légende fit un grand alchimiste.

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Tour_Saint_Jacques_35En tant que donateur, il put se faire représenter sur le tympan, en compagnie de dame Pernelle son épouse, aux côtés de la Vierge et des saints Jacques et Jean-Baptiste.








Tour_Saint_Jacques_36Il logeait en face, à l'angle de la rue qui porte aujourd'hui son nom et de la rue des Écrivains, l'actuelle rue de Rivoli. Il prépara lui-même sa pierre tumulaire (le n° 92 au musée de Cluny) et fut enterré dans l'église le 24 mars 1417.

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Tour_Saint_Jacques_20Vers la fin du XVème siècle, les voies furent élargies et les nombreuses logettes d'écrivains publics qui étaient adossées aux murs de l'église furent détruites.

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Tour_Saint_Jacques_27La façade d'origine de l'église fut remplacée en 1487, ses ornements et figures furent achevés en 1491.
Saint-Jacques possédait un clocher carré datant du XIIIème siècle, situé sur le flanc nord de l'église, près du portail de Flamel et de deux logettes lui appartenant. A la fin du XVème siècle, il fut décidé de le remplacer.
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Tour_Saint_Jacques_34Comme ils le firent pour l'édification et les agrandissements de l'église, les paroissiens et les confréries, et particulièrement celle de la Grande Boucherie de Paris, financèrent la construction de leur nouveau clocher. Il fut choisi de le placer sur le flanc sud de l'église, en retrait de son angle sud-ouest. Bien que réalisée entre 1509 et 1523, sous Louis XII et sous François premier, sa tour est encore de style gothique flamboyant. Le nom de son architecte n'est pas assuré, mais on parle de Jehan de Félin, maître des œuvres de maçonnerie de la ville de Paris.











Tour_Saint_Jacques_28Vendue comme bien national pendant la Révolution française, elle devînt une carrière de pierre et fut démontée pierre par pierre. Seul le clocher fut épargné. En 1836, la ville de Paris fit l’acquisition du clocher subsistant, isolé et abandonné, qui devint, au XIXème siècle, la tour Saint-Jacques, ornement d’un des premiers jardins publics parisiens.








Tour_Saint_Jacques_10En 1852 les travaux engagés à l’occasion du percement de la rue de Rivoli font décider de la restauration.






Tour_Saint_Jacques_7Les travaux sont colossaux, ordonnés par l’architecte Baltard et dirigés par Théodore Vacquier et l’ingénieur Roussel.




Tour_Saint_Jacques_8La tour est entièrement reprise depuis les fondations, les parties basses presque entièrement refaites, ainsi que 19 statues et les gargouilles.


Tour_Saint_Jacques_9De 1854-1858 la restauration est confiée à l’architecte Théodore Ballu.






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Une statue de Blaise Pascal, installée à la base de la tour, rappelle qu'il aurait renouvelé ses expériences sur la pesanteur du Puy-de-Dôme en cet endroit, mais d'autres sources indiquent l'église Saint-Jacques-du-Haut-Pas sur la montagne Sainte-Geneviève.
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Tour_Saint_Jacques_6En 2007, la ville de Paris en concertation avec la Conservation régionale des Monuments historiques a entrepris une restauration complète de la Tour.

La tour, carrée, mesure 52 mètres jusqu’à la balustrade, et fait 10,40 mètres de côté. En 1523, Rault, tailleur d’images, reçut 20 livres "pour avoir fait trois bêtes (trois des quatre symboles des évangélistes) et un saint Jacques sur la tour et clocher". Cette statue colossale mesurait, dit-on, 10 mètres de haut. La statue de saint Jacques, abattue à la Révolution, est remplacée par une autre, due à Paul Chenillon.










Tour_Saint_Jacques_23Tourné vers le Nord, saint Jacques regarde la colline protectrice de la ville qu’est Montmartre, devenue, par le martyre de saint Denis au premier siècle, haut lieu de pèlerinage, et qui depuis un siècle est le siège du Sacré-Cœur.
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Tour_Saint_Jacques_31"La restauration de Ballu, en 1858,  y rétablit les statues arrachées en 1797, en particulier celles des animaux évangéliques et du Saint-Jacques qui, depuis, veille toujours sur la croisée de Paris et qui est tournée vers le Nord, pôle du Minuit, des ténèbres, que doivent traditionnellement garder les Veilleurs apostoliques. Particularité remarquable de la « triangulation » providentielle de l’espace isiaque de Paris, la tour Saint-Jacques est très exactement sur la ligne droite qui joint la flèche de Notre-Dame à la basilique du Sacré-Cœur." Jean Phaure,  "Introduction à la géographie sacrée de Paris"




Tour_Saint_Jacques_33Les symboles sculptés des quatre évangélistes, le lion, le taureau, l'aigle et l'homme, apparaissent dans les angles.












Tour_Saint_Jacques_15Le symbole de la terre des alchimistes, le globe surmonté de la croix, est figuré par la disposition même de la tour et des rues Flamel et Pernelle. Sur le plan de la ville de Paris la tour saint-Jacques est figurée par un cercle. De ce cercle part vers le haut la rue Flamel, elle même coupée transversalement par la rue Pernelle. Nous avons bien là le globe crucifère.

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Tour_Saint_Jacques_24http://fr.wikipedia.org/wiki/Tour_Saint-Jacques
http://www.paris-pittoresque.com/jardins/4.htm
http://www.cosmovisions.com/monuParisEgliseSaintJacquesBoucherie.htm
http://signes-et-symboles.org/dossiers-symbole/index.php/2008/07/10/194-tradition-guenon-symbole

27 avril 2009

Saint-Gaudens, historique

Saint_Gaudens_2Dans l'antiquité, une voie romaine reliant Toulouse à Dax passait à proximité du site actuel de la ville, où se trouvait un domaine rural appelé Mansus. Des lieux de cultes païens existaient à l'emplacement de la collégiale. Le nom changea lors de la christianisation, et devint le Petit Mas, ou Mas-Saint-Pierre.








Saint_Gaudens_3Ce fut dans les troubles consécutifs aux invasions au VIème siècle qu'on situe la légende de saint Gaudens. Ce jeune berger de 13 ans fut sommé de renoncer à sa religion chrétienne par un parti de guerriers envahisseurs sous les ordres d'un général nommé Malet, ou bien de Abd-el-Rahman. La tradition populaire semble hésiter entre des Romains ou des Sarrasins, ennemis traditionnels de la foi chrétienne, mais historiquement les envahisseurs étaient plutôt des Wisigoths, adeptes de l'arianisme.





Saint_Gaudens_15La légende rapporte que Malet demanda au jeune Gaudentius de renier sa foi chrétienne. Face à son refus, Malet, ordonna à un de ses soldats de lui trancher la tête, ainsi qu'à sa mère Quitterie. Se produisit alors le "miracle" : le jeune berger se relevant prit sa tête entre ses mains et courut jusqu'au Mas-Saint-Pierre, se réfugiant dans l'église dont les portes se refermèrent aussitôt derrière lui.













Saint_Gaudens_14En 475 le lieu accueillit la sépulture du martyre décapité. À cette époque l'évêché de Lugdunum Convenarum (le futur Saint-Bertrand de Comminges) fut détruit. L'évêque se réfugia alors au Mas. Une communauté religieuse se forma. Une église et un monastère furent construits vers le VIIIème siècle, les religieux suivant les règles de vie de saint Chrodegand.













Saint_Gaudens_25Le bourg prit son nom actuel au IXème siècle, Castrum Sancti Gaudentii, en raison du culte développé autour du martyr et de sa mère, sainte Quitterie (à ne pas confondre avec Quitterie, la fille d'Aetius, roi wisigoth de Toulouse, qui, refusant la main de Germain, l'exécuteur des basses œuvres de son père, s'enfuit à Aire-sur-l'Adour. Germain finit par la retrouver et la décapita. La légende dit que quand sa tête toucha terre, une fontaine jaillit. Quitterie aurait pris sa tête bien lavée dans ses bras pour la déposer en haut du plateau du Mas, où se trouve aujourd'hui son sarcophage. Plusieurs similitudes quand même...).










Saint_Gaudens_35Au XIème siècle, la communauté religieuse se donna le statut de chapitre collégial. L'église, devenant collégiale, fut reconstruite à cette époque en s'inspirant de la Basilique Saint-Sernin de Toulouse. On conserva le gros œuvre des débuts de la construction de 1084, on commença à édifier les tribunes dans les deux premières travées du chœur. La voûte fut surélevée. Des tailleurs de pierre venus d'Aragon et de Navarre sculptèrent les chapiteaux de la deuxième travée du chœur. Puis, les ressources s'épuisant rapidement, les programmes seront quelque peu modifiés. Entre 1180 et 1185 on édifia au sud de l'église un cloître.



Saint_Gaudens_19Les conflits dûs au catharisme amenèrent, outre les guerriers croisés, de nouveaux ordres religieux, dont les frères prêcheurs, dits Jacobins, et avec eux des styles architecturaux venus du Nord. Les chanoines construisirent ainsi une salle capitulaire à l'angle nord du cloître.
Lors des guerres de Religion, les troupes de Montgomery, le 2 août 1569, détruisirent l'intérieur de l'église et y mirent le feu. La toiture et le clocher furent détruits. La collégiale restera dans cet état, avec une toiture sommairement reconstruite, le clocher à la flèche octogonale vaguement consolidé, jusqu'en 1874. Au XVIème siècle, on édifia le portail latéral Nord.



Saint_Gaudens_46À la Révolution, en 1791, l'église désaffectée est vendue comme bien national. Le cloître fut démoli pour servir de carrière de matériaux. L'église fut rendue au culte en 1804. La collégiale sera restaurée progressivement à la fin du XIXème siècle. La toiture à deux pentes fut remplacée par un toit à décrochements suivant la nef et les bas-côtés. La base carrée du clocher fut rehaussée pour lui donner son aspect actuel.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Gaudens
http://www.mairiestgaudens.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=34&Itemid=51
http://www.tourisme-stgaudens.com/web/fr/39-la-collegiale.php

9 janvier 2009

La crypte de Sainte-Foy


Sainte_Foy_S_lestat_32Deux escaliers coudés permettent d'accéder à la crypte située sous le chœur, vestige de la première église construite à la fin du XIème siècle. Le vestibule fut retrouvé presque intact, mais on dut reconstruire presque entièrement le petit pronaos, appelé "chapelle des anges", et reconstruire les escaliers.









Sainte_Foy_S_lestat_33Desservi par un vestibule rectangulaire, ce pronaos, un caveau funéraire (hypogée) de forme carrée et voûté d'arêtes expose un tombeau dépourvu de décor. Cet espace peut être considéré comme une copie du tegurium, lieu de sépulture du Christ à Jérusalem. Le sol primitif devait se situer bien en dessous du dallage actuel vu la faible hauteur des impostes.
Sainte_Foy_S_lestat_34










Sainte_Foy_S_lestat_moulageAu cours de ces travaux, parmi les gravats, on découvrit un moulage en creux : le buste d'une femme, probablement inhumée sous le dallage de la chapelle et dont le corps avait été préalablement recouvert de chaux vive, un usage du moyen-âge quand une personne mourrait de maladie suspecte. Cette femme, "la belle inconnue de Sélestat", morte dans la trentaine, est peut-être Adélaïde, la fille de la fondatrice, décédée vers l'an 1100.

1 juillet 2009

Statue du dieu Bès

Le_Louvre_Egypte_298Cette statue de nain nu et difforme, aux bras trop longs, aux jambes arquées, au visage mélangeant traits humains et léonins, est celle du dieu Bès. Cette statue a été découverte en 1851 par Auguste Mariette, lors des fouilles effectuées à Saqqara à la recherche du Sérapeum. Elle date de la XXXème dynastie, règne de Nectanebo II.

Le_Louvre_Egypte_245





















Le_Louvre_Egypte_244Malgré son aspect peu engageant, c'est une divinité bienveillante, amie des hommes, qui les protège pendant les périodes où ils sont vulnérables en éloignant tout esprit malfaisant. Il veille particulièrement sur les femmes enceintes.  Il est également invoqué dans les temples où il envoie par l'intermédiaire de rêves, les réponses aux questions des fidèles venus le consulter. Divinité aux multiples pouvoirs, il est aussi assimilé à un dieu guérisseur.

10 avril 2009

La chapelle Saint-André de Burgalays

Burgalays_1En contrebas du village de Burgalays, entourée du  cimetière, la chapelle Saint-André est le plus ancien monument de la commune. Elle adopte un plan typiquement roman : nef voûtée en berceau se terminant par une abside en cul-de-four. L’éclairage est concentré dans l’abside, qui constitue le sanctuaire, grâce à trois fenêtres en plein cintre à double retrait.







Burgalays_2A la chapelle Saint-André, le clocher-tour a été transformé en clocher-mur à baies géminées, ou ouvertures jumelles. Ici, son emplacement paraît anormal. Une pierre sculptée au décor de tête est utilisée en remploi sur le haut du clocher.
Burgalays_5














Burgalays_3Le portail est en marbre blanc de Saint-Béat. Deux voussures, ces deux arcs emboîtés surmontant la porte, retombent sur leurs pilastres par l’intermédiaire d’impostes, tablettes saillantes ornées ici de boules typiques du style roman pyrénéen. Pas de demi-cercle pour le tympan, mais une simple pierre quadrangulaire où sont sculptés une main bénissante timbrée d’une croix et un chrisme, monogramme du Christ, symbole chrétien dont l’origine remonte au IVe siècle. Traditionnellement, les lettres grecques X (khi) P (rho) désigneraient le Christ et S (sigma) le mot « Sauter », Sauveur.

C'est dans cette église que se tenait une vierge noire du XIIIème siècle.
Burgalays_4










http://www.comminges.info/art%20roman/COMM-BURGALAYS.pdf

8 novembre 2008

La basilique Saint-Pierre de Rome

Saint_Pierre_2Je ne vais pas m'étendre sur ce lieu, les articles le concernant sont nombreux et bien faits. Si vous voulez une bonne description et un historique complet, voici plusieurs liens :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Basilique_Saint-Pierre

http://www.rome-passion.com/place-saint-pierre-rome.html

http://www.rome-passion.com/basilique-saint-pierre.html










Saint_Pierre_5Je ne peux pas parler de cet endroit, je ne le sens pas du tout. Ceci étant du à plusieurs causes.
Tout d'abord, je suis un peu agoraphobe. C'est à dire que je préfère me recueillir dans une petite chapelle romane perdue au fond de la campagne que dans une immense basilique dorée remplie de touristes mal élevés.
Puis je n'aime pas les marchands du temple. Un ami, portant pantalon court à pinces en flanelle tout à fait correct s'est vu refuser l'entrée. Par contre, le gardien lui a proposé, moyennant obole, de le laisser entrer. Sans commentaires.










Saint_Pierre_9Peut-être aussi le fait que cette basilique est dédiée à Pierre, un personnage qui, s'il a vraiment existé, ne me plait pas du tout. Et aussi le fait qu'elle représente le pouvoir des papes. Là non plus, je n'adhère pas. Je présente mes excuses aux visiteurs du blog dont les convictions religieuses sont différentes et que je pourrai choquer par mes propos. Là n'est pas mon intention. Je veux juste dire que chacun est libre de penser, et d'écouter ce que son cœur a à dire. Ah oui, autre chose, elle représente à mes yeux le symbole absolu du prosélytisme. Ce n'est pas ma tasse de thé non plus. J'arrête là la liste, elle serait trop longue.










Saint_Pierre_13Toute église du catholicisme se doit d'être dédicacée et d'avoir des reliques depuis fort longtemps. Il a fallu trouver absolument les restes de Pierre, ce qui fut fait le 23 décembre 1950. Pour vous faire votre propre opinion, je vous donne deux liens avec deux conclusions différentes :

http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/pierre_et_paul_aux_origines_de_l_eglise_de_rome.asp

http://www.euaggelion2414.com/cpierretombfr.htm

Il reste de tout ça une certaine ferveur, formant un égrégore puissant. Et bien sûr la pietà de Michel-Ange.

Quelques photos quand même...





Saint_Pierre_1La fontaine avant d'arriver. Belle. j'aime. De plus, toutes les fontaines de Rome sont désaltérantes...

















Saint_Pierre_3Les gardes. Incontournable.


















Saint_Pierre_4la façade.













Saint_Pierre_6Le baldaquin.


















Saint_Pierre_8L'autel.


















Saint_Pierre_11La crypte ou grotte vaticane où sont enterrés les papes.


















Saint_Pierre_12Pierre. Il est partout.


















Saint_Pierre_15Le plafond.

22 juin 2009

Quelques merveilles du moyen-âge

Au gré de ma visite, je vous présente quelques œuvres qui m'ont touchée.

Le_Louvre_4Touraine, deuxième quart du XVème siècle : saint Michel terrassant le dragon.

Le_Louvre_6















Le_Louvre_5Bourgogne, dernier quart du XVème siècle : saint Jacques en pèlerin.


















Le_Louvre_8Ile-de-France, fin du XIIIème siècle : pierre provenant de l'abbaye de Saint-Denis.








Le_Louvre_9Ile-de-France, deuxième moitié du XIIème siècle : la Vierge et l'Enfant, provenant de Crespierres dans les Yvelines.

















Le_Louvre_12Gaule, VIème ou VIIème siècle : antéfixe ornée d'une tête surmontée d'une croix. Terre cuite retrouvée en 1881 dans les fouilles de la cathédrale de Séez (Orne).
















Le_Louvre_11Un bas-relief montrant bien que le monstre n'avale pas le pêcheur, mais que l'initié sort de sa geule en homme nouveau, reçu par une Dame. C'est une renaissance.










Le_Louvre_10Quelques Dames jolies.

http://www.louvre.fr/llv/commun/home.jsp

Le_Louvre_7














22 juin 2009

Vierge à l'enfant, titre inconnu

Le_Louvre_Vierge_Noire__1_Au Louvre, à côté de Notre-Dame de Baroille, se tient cette merveilleuse vierge. Elle fut acquise par le musée en 1894. Elle mesure 84 cm de hauteur, 27 cm de largeur et 36 cm de profondeur.
Le_Louvre_Vierge_Noire__3_
















Le_Louvre_Vierge_Noire__9_En bois de noyer, datant du deuxième quart du XIIème siècle, elle porte des restes de sa polychromie d'origine et des traces de plaques métaliques. Elle est composée de trois éléments distincts : la tête de la Vierge, celle de l'enfant et le corps.

Le_Louvre_Vierge_Noire__8_















Le_Louvre_Vierge_Noire__6_Cette vierge est une statue reliquaire, comportant une cavité, creusée postérieurement, destinée à abriter des reliques. 

















Le_Louvre_Vierge_Noire__10_Impossible, malgré mes efforts, de savoir d'où elle provient.... Si l'un d'entre vous peut éclairer ma lanterne ? Le vendeur, monsieur Bernard Montaut, affirmait qu'elle venait du Forez.

Sans titre-1

29 octobre 2008

L'arc de Constantin

Forum_Romanum_7L'arc de Constantin fut construit pour commémorer la victoire de Constantin au Pont de Milvius contre Maxence le 28 octobre 312. Inauguré en 315, c'est le dernier de la série des arcs de triomphe à Rome, dans laquelle il se distingue par son utilisation systématique de réemplois (spolia) de monuments antérieurs.









Forum_Romanum_5La partie inférieure du monument est construite de blocs de marbre, tandis que la partie supérieure, l'attique, est en maçonnerie de briques revêtue d'un placage de marbre. Un escalier est aménagé dans l'épaisseur de l'arc, auquel on accède par une porte située en hauteur sur le côté situé du côté du Palatin.














Forum_Romanum_6L'arc chevauche la Via Triumphalis, la route prise par les empereurs lorsqu'ils entrent dans la cité pour célébrer leur triomphe. L'itinéraire de cette route commence au Champ de Mars, conduit au Cirque Maxime et fait le tour du Palatin. Immédiatement après avoir franchi l'Arc de Constantin, la procession triomphale tourne vers la gauche et suit la Via Sacra jusqu'au Forum Romanum, puis au Capitole, en franchissant à la fois l'Arc de Titus et l'Arc de Septime Sévère.
Forum_Romanum_voie_sacr_e






Au Moyen-Âge, l'arc de Constantin est incorporé dans une des forteresses familiales de Rome. Des travaux de restauration sont entrepris pour la première fois dans les années 1990.

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