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lieux sacrés
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30 septembre 2008

Saint Kevin

Glendalough__st_Kevin_2aSaint Kevin, ou Coemhghien (Coemgen)en gaélique, signifie "le bien engendré". Né en 498, on le dit descendant d'une famille régnante de Leinster. Il étudia, enfant, sous la direction de trois hommes, Eoghan, Lochan et Eanna, puis fut instruit par le Gallois saint Pétroc de Bodmin qui résida un temps en Irlande.
Sa légende a survécu grâce à l'Acta Sanctorum, basé sur un ancien manuscrit. L'auteur d'un commentaire sur ce manuscrit, le Père Francis Baert,  explique que " bien que la véracité de plusieurs des légendes rapportées soient douteuses, il a été décidé de les conserver en faveur de l'antiquité du document, ayant été écrit aux alentours du XIIème siècle".













Glendalough__st_Kevin_1aLa naissance et l'enfance de Kevin figurent en bonne place dans les légendes traditionnelles : un ange sachant que l'enfant était sur le point d'être baptisé, vint voir ses parents et leur dit que l'enfant devait être appelé Kevin. Cronan, le prêtre qui  procéda à la cérémonie, déclara : " Ce fut sûrement un ange du Seigneur, et comme il a nommé l'enfant, ainsi doit-il être appelé". Une mystérieuse vache blanche venait chez ses parents chaque matin et chaque soir pour fournir le lait pour le bébé. Sa légende raconte aussi qu’à l’âge de 7 ans, alors qu'il priait les mains  étirées vers le ciel, un merle est venu pondre ses œufs dans le creux de ses mains. Kevin resta immobile pendant que l’oiseau construisait le nid. Il ne bougea pas pour toute la durée du Carême. L’oiseau nourrissait Kevin avec des baies et des noix. À la fin du
Carême, les oisillons se sont envolés et le nid était vide.
Puis vient une longue série de miracles, allant de la guérison des corps à celle de l'âme.





Glendalough_1Kevin vint s'installer dans une grotte au bord du lac supérieur de Glendalough où il passa 7 ans en ermite. Il priait exclusivement dans la nature, au pied d’un arbre, sur le roc ou même dans la rivière. Quand il priait longtemps dans la rivière, une loutre venait lui porter du poisson pour qu’il conserve son énergie. Chaque jour, une vache sortait du troupeau et venait le voir pour lécher sa tunique pendant qu’il priait. Lorsque la vache revenait pour se faire traire, elle produisait d’immense quantité de lait. Le fermier, intrigué par les pouvoirs de Kevin, fut le premier à être converti dans la région. Kevin eut alors des visions lui demandant de construire un monastère sur les bords du Lac. Ce qu'il fit.

Glendalough__st_Kevin_3a

Il devint l'un des plus grands évangélisateurs d'Irlande après saint Patrick, consacrant le reste de sa vie à diriger son monastère où l'on soignait les malades et où l'on transcrivait les évangiles avec de merveilleuses enluminures. Il mourut en 618, à l'âge de 120 ans.

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20 juin 2010

Saint Gilles

 

Saint_Gilles_1Selon les traditions, c'est vers le milieu du VIIème siècle à Athènes, que naquit saint Gilles, de son nom grec Aegidius. Très vite, il s'illustra par des miracles mais du fuir sa renommée et aborda en Provence. Plus tard, on le retrouve à Orléans, Rome,  Nuria (en catalogne) , où il sculptera une vierge pour les bergers, et où par la suite son culte se développera.
Il se retire ensuite dans une forêt au sud de Nîmes, où il vivra en ermite. Il sera chaleureusement accueilli à Arles, au bord du Gardon, par saint Vérédème avant de se retirer en ermite dans la vallée Flavienne. Sa seule compagnie sera une biche qui le nourrira de son lait. C'est elle qui provoqua la rencontre de saint Gilles et du roi Womba :
Au cours d'une chasse, poursuivie par la meute royale, elle vint se réfugier auprès du solitaire. Wamba découvrit saint Gilles blessé par la flèche d'un chasseur. Emu, il lui offrit la vallée Flavienne pour y bâtir un monastère.






Saint_Gilles_6Devenu abbé, saint Gilles conseille les plus grands, pape et rois. On raconte qu'un grand personnage lui avait demandé l'absolution pour un très grand péché (ce fut, selon la tradition, un inceste de Charles Martel ou Charlemagne : ce qui n'est pas possible au yeux de l'histoire, les dates ne correspondant pas. Il faut voir dans cet épisode la symbolique du geste et le désir de faire correspondre les miracles à de grands personnages : alors que saint Gilles célébrait la Messe, un ange plaça sur l'autel un parchemin où était consignée la faute. Au fur et à mesure du déroulement de l'office, les traces écrites du péché s'effacèrent sur le parchemin.)

 

 

 

 

 

Saint_Gilles_3Placé sous la juridiction de Rome, le monastère autour duquel se bâtit la ville (actuellement Saint-Gilles du Gard), connut un très grand rayonnement. Dédié à saint Pierre et saint Paul, l'édifice verra mourir l'ermite le 1er Septembre 720 ou 721. Il se peut que le bâtiment ait été construit sur l'emplacement d'un ancien oppidum.
Son culte se répandit rapidement, de nombreux pélerins venus de pays lointains (Flandres, Danemark, Hongrie, Norvège, Pologne...) s'acheminèrent vers son tombeau, invoquant saint Gilles contre la peur et le feu, pour la guérison des maladies nerveuses et pour la protection des enfants. Mais le monastère, encore vers l'an 900, ne portait pas le nom de saint Gilles.
Plus tard, des villes et villages en France et à l'étranger portèrent son nom et plus de 2 000 églises le désignèrent comme patron.





Saint_Gilles_5Le saint, dont la première "vita" connue fut écrite vers l'an mil, a son tombeau dans la crypte. En 1050, ce lieu devint l'un des 4 plus importants pélerinages de la chrétienté, après Jérusalem, Rome et Saint-Jacques.



Saint_Gilles_du_Gard__7_aEn 1066, le monastère est affilié à Cluny, et en 1096, Urbain II consacre l'autel de la nouvelle église. En 1116, l'abbé Hugues rouvre le chantier de l'abbaye. De 1132 à 1179, c'est la période de prospérité. Le port sur le Rhône est en plein essor, marchands, croisés et pélerins animent la cité aux 7 paroisses. En 1208, l'assassinat du légat du pape Pierre de Castelnau envoyé pour enrayer l'hérésie cathare provoque le début du déclin. En 1226, l'abbaye est soumise au roi de France.



Saint_Gilles_4Gilles est le saint patron des infirmes, des lépreux, des mères allaitantes (par référence à la biche qui le nourrissait de son lait), des maréchaux-ferrants et même des écoliers. La simple invocation de saint Gilles efface tous les pêchés.

24 décembre 2010

Analyse symbolique de l'église Notre-Dame de Belleville

Belleville__7_a

Le parvis de l’église nous accueille déjà, avec un carré magique de 9 cases bien positionné.












P1060501aLe nombre 8+1, cher aux templiers, que nous retrouverons à l’intérieur, sur le dallage de l’absidiole nord, où une croix templière est gravée. Le sire de Beaujeu, Humbert III, y est surement pour quelque chose.












Belleville_croixMais les templiers eux-mêmes suivirent la symbolique plus ancienne de nos druides. Une croix celtique se trouve en haut de la façade ouest. Nous retrouverons leur influence à l’intérieur, avec les feuilles de chêne et les glands, tout au long des piliers.



Les portes sud


Belleville__16_aBelleville__19_aLes deux portes se trouvaient à l'époque à l'intérieur du cloître.


















Belleville__21_La première que nous trouvons nous montre, sur le chapiteau du pilier de droite, une sirène bifide. Elle est androgyne, moitié mâle, moitié femelle, ce qui nous fait comprendre qu'il faut arriver à la maitrise des côtés antagonistes afin de bien profiter des bienfaits énergétiques du lieu.









Belleville__20_aBifide, elle indique la présence de deux courants d'eau se croisant sous le bâtiment. Sa queue ne touche pas le sol, elle remonte vers le ciel, et la sirène la tient dans ses mains : retournement, maitrise, rapprochement du divin, permis par les énergies présentes.








Belleville__17_La deuxième, au pied du clocher sud, nous montre un singe sculpté sur le chapiteau de gauche. De sa bouche sortent des rinceaux, symbole du verbe.












Belleville__18_aLe singe représente habituellement la partie animale de l'homme, celle qu'il faut maitriser. Le verbe, c'est la création. L'homme, en tant qu'animal, serait-il aussi créateur ? Les pèlerins de Compostelle passaient par cette porte, se déchargeant sur la pierre de seuil qui est une pierre d’abaissement. Ils allaient ensuite se remplir des énergies de l’église.









Les piliers et leurs chapiteaux


Belleville__32_a

Les piliers de l’église nous montrent une progression des énergies, d’ouest en est. En commençant par les chevaliers, faisant face aux musiciens.
















Belleville__153_aUn monstre avale un personnage. Si tu fais le mal, tu iras en enfer. Mais non, je rigole. En fait, comme d’habitude, l’initié sort de la gueule du monstre pour renaitre. La partie animale, matérielle, l’a bien compris, elle qui ouvre ses oreilles. L’initié a les bras tournés vers le chœur, vers l’est.








Belleville__158_aEn face, un loup tient dans sa gueule des végétaux, sur fond vert. C’est le loup vert (l’ouvert), celui qui montre le départ du chemin intérieur.

Belleville__34_a
















Belleville__49_aUn homme est entièrement empêtré dans la matière. Ses jambes et ses bras, tordus, sont accrochés à la terre… Il va lui falloir se retourner.
















Belleville__45_aPuis deux aigles, les ailes repliées, regardent le sol. L’aigle, représentation tétramorphique de saint Jean (la voie ésotérique), se trouve souvent comme gardien de l’entrée de la partie haute du sanctuaire. Il montre le chemin, lui qui peut voler vers le soleil. Ici, les aigles sont prêts pour l’envol.









Belleville__149_aEn face, le serpent, symbolisant les énergies telluriques, est maintenu dans la bouche d’un homme. Les énergies sont maitrisées physiquement. La femme, tête penchée, comme pour mieux l’écouter, ou pour mieux regarder le ciel, tient dans ses mains un bâton, semblant guider l’animal. Elle est la mère des énergies tellurique, liaison entre ciel et terre.   








Belleville__159_aEnsuite vient le pilier des Atlantes, symbolisant la prise de conscience de l’homme qui va faire son « retournement ». Il a les bras tournés vers le ciel, se tenant à l’arbre de vie. Les initiés ont les jambes tournées vers le ciel, ce qui n’est pas encore le cas. Les accomplis se tiennent debout, les pieds posés à terre, les bras au ciel.













Belleville__62_aUn homme se perce la langue avec un couteau. Dans les explications données habituellement, il s'agit du mensonge. Oui, certes. Mais la langue tirée est aussi symbole de la parole, donc du verbe, comme dans le célèbre Baphomet des Templiers. Mais là, ne sommes-nous pas en face de la devise de silence est d’or, or que nous retrouvons sur le côté droit, et sur les oreilles, pour signifier que l’écoute est importante ? 










Belleville__162_aEn face, deux oiseaux buvant au même calice. Une patte a quitté le sol, les ailes sont déployées. On se rapproche.










Belleville__66_aLe sonneur de trompe, qui tient l’instrument avec deux et trois doigts. La tradition chrétienne retient le rythme ternaire comme la perfection, le binaire comme imparfait. La musique est une harmonie des nombres, un moyen d’arriver à la plénitude par la vibration. Et toujours les oreilles pour écouter.









Belleville__157_aLes pommes de pin, symbole de fécondité, des cycles de vie et d’éternel retour, d’immortalité.














Belleville__67_aPlus loin, le musicien tient son instrument avec Huit doigts (symbolique du 8), quatre dessus et quatre dessous, les énergies sont mieux maitrisées. Neuf trous sont visibles : le 8 des Templiers, plus le point central.










Belleville__63_aEn face, la tête de taureau, symbole tétramorphique de saint Luc, des forces telluriques maitrisées, souvenir de Mithra. Les bœufs ont remplacé le taureau dans le christianisme, chassant l’ancien dieu concurrent. Mais c’est lui qui découvre la vierge noire, il est le parèdre d’Hathor, et donc symbole lunaire en même temps que solaire.













Belleville__164_bLes deux piliers suivants montrent des porcs couronnés la gueule ouverte, d'où sortent les énergies : les telluriques, descendantes, et les cosmiques, montantes. La pomme de pin est aussi présente, rappel des cycles de fécondité. Le porc, ou le sanglier, est l’emblème des druides, du pouvoir sacerdotal, de la sagesse et de la maîtrise, qui pourrait être traduite par la lance posée entre eux.













Belleville__141_aC'est là où nous retrouvons les éclatoirs importants, avec une ligne brisée sous eux. L'énergie est puissante. C'est la première fois que je vois ainsi représentée l'énergie suivant le pilier pour arriver dans l'éclatoir où elle est dispersée, maintenant l'édifice dans un équilibre énergétique qui, s'il n'était pas respecté, ferait s'écrouler le bâtiment.








Belleville__175_aLes têtes de lions, l'une plus "humaine" que l'autre. Le lion, emblème tétramorphique de saint Marc, symbole solaire, peut représenter le courage et la force, mais aussi être associé au lion obscur de l’apocalypse. Deux natures s’affrontent. Que celui qui a des oreilles entende. D’ailleurs, les lions sont bien à l’écoute avec leurs grandes oreilles. Le gardien se trouve à ce niveau.







Belleville__53_aUn personnage dont la chevelure ressemble à un canal passant au dessus de sa tête : les cheveux sont symboles de la force physique (voir Samson) mais aussi spirituelle. Ils captent les énergies.











Belleville__44_aLa chèvre, symbole de puissance et de fécondité, comme Amalthée qui nourrit Zeus et dont la peau servit à fabriquer l’égide, dont les cornes nous ramènent à l’abondance, elle qui guida l’homme vers Delphes, nous montre comment poser les sabots sur terre et cornes au ciel.















Les piliers du chœur


Belleville__81_aBelleville__82_aBelleville__83_aBelleville__84_aBelleville__85_aBelleville__86_areprennent la symbolique des piliers du chœur d'Avenas.

















Belleville__51_aD'autres chapiteaux parlants

Belleville__52_a














24 décembre 2010

La vierge de Belleville

Belleville__106_aL'église de Belleville est consacrée à Notre-Dame. Une représentation de la vierge, sous forme de vierge noire, se trouve dans la chapelle de l'absidiole sud.
Belleville__93_a
















Belleville__100_a

Malheureusement, la statue n'est pas d'époque. Nulle part trace d'une vierge noire en ce lieu, et pourtant tout est réuni pour son implantation. La statue fait quand même son effet, même si elle ne véhicule pas les énergies dues à son rang.
















Belleville__90_a


Belleville__94_a

24 décembre 2010

L'église Notre-Dame de Belleville

Belleville_planConsacrée à la vierge Marie, l’église offre un heureux assemblage du style roman finissant et du style gothique. Ses dimensions sont imposantes : 63.33 m de long sur 17.45m de large et 28.65m au transept.
















Belleville__4b_La façade, de pur style roman, forme un tout régulier et simple, qu'embellit le portail principal, coiffé de quatre voussures encadrées de colonnettes. La remarquable rosace qui le domine est l'une des premières réalisées et date de 1175.

Les portails jumeaux du flanc sud marquaient le passage vers le cloître.
Belleville__3_a












Belleville__15_aLe clocher comporte deux étages, l’un ouvert sur chaque face de deux baies en plein-cintre, l’autre, de deux baies géminées reposant des colonnettes ornées de chapiteaux.
Sur le clocher, des éclatoirs nombreux sont le signe d'une énergie puissante se dégageant de l'édifice.

Belleville_1b












Belleville__30b_Le dallage refait conserve une dénivellation de 1cm par mètre, ce qui semblerait traduire l'effort à fournir pour approcher le Sancta Sanctorum.

















Belleville__78_aA la base du chœur, les baies de pur style roman ont été condamnées au XIVème siècle lors de l'élévation de l'abside en style ogival. Dieu le père en représentation sur la clé de voûte domine.
P1060494a









Belleville__58b_La nef s’élève sur deux étages. Elle se partage en neuf travées voûtées sous croisées d’ogives et bordées de bas-côtés couverts de voûtes d’arêtes. 18 lucarnes flanquées au dehors et au-dedans de colonnettes engagées l’éclairent.











Belleville__41_aDe 1850 à 1870, les voûtes reçurent leur badigeon bleu de Prusse et les murs leurs tracés géométriques. Les chapiteaux et les clés de voûte comportent des peintures paraissant plus anciennes, peut être certaines sont-elles d’origine.










Belleville_aAu centre du transept, on remarque 3 ouvertures au sommet des voûtes. Elles sont destinées au passage des cordes des cloches, laissant supposer qu'initialement 3 clochers étaient prévus. Seul celui du sud fut achevé au XIII ème siècle, haut de plus de 30 mètres. Celui du nord fut en partie brûlé par les huguenots, celui du centre ne fut jamais construit.














Belleville__177_Les piliers de plan cruciforme sont ornés à mi-hauteur de consoles sculptées. La sculpture était, à l'époque, le moyen de communication pour une population en majorité illettrée, et bien pratique pour faire passer le message ésotérique qui se devait d’être caché aux yeux de l'inquisition.
Belleville__43_a
















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16 février 2010

Belleville

Belleville__2_aBelleville, petite cité du Beaujolais, a une très longue histoire, ainsi que l'attestent des outils de silex découverts sur place. A l’époque romaine, on retrouve le toponyme de Luna. Luna, Séléné chez les grecs, supplantée plus tard par Artémis/Diane, le lieu était peut-être déjà dédié au culte de la déesse.












Belleville__13_aCette ville romaine de Luna s’étendait du nord au midi le long de la voie romaine qui la traversait, reliant Lyon à Autun par Avenas et Cluny. Ville forte, elle fut ravagée au Vème siècle par les troupes d’Attila puis anéantie en 732 par les musulmans d’Espagne. Reconstruite, elle prit le nom de Bellavilla à la fin du XI ème siècle.










Belleville__119a_ Entourée de hautes murailles doublées de larges fossés remplis d’eau courante que fournissait la rivière d'Ardière, elle fut la seconde prévôté du Beaujolais.
Belleville__191a_















Belleville_armoiries2Les drapeaux portaient une salamandre dans le feu sur fond vert parsemé de fleurs de lys avec le mot "Durabo" (je durerai). Les armes actuelles de Belleville : « d’azur à la salamandre d’argent, sur un feu de gueule, la tête retournée » sont incontestablement les héritières de ces drapeaux et la devise est restée.







P1060538A l'époque des Croisades, Humbert III, Sire de Beaujeu, régnait sur le Beaujolais. Engagé dans la milice du Temple, il partit pour la Palestine. Il fut rappelé par son proche parent, Pierre le Vénérable, abbé de Cluny, qui obtint du pape le retour du baron et l'annulation de ses vœux, sur la demande de son épouse en proie aux convoitises des seigneurs voisins.








Belleville__5_aContraint de déporter du vœu qu'il avait fait à l'ordre des templiers, et afin d'expier cette faute qu’il considérait comme une apostasie, il choisit Belleville pour recevoir le gage de sa soumission et de sa générosité. Il y fonda une commanderie, puis en 1158, un prieuré de l'ordre de Saint-Augustin, élevé en 1164 au rang d'abbaye par Dreux, archevêque de Lyon, qui y installa comme premier prieur Étienne, prieur de Saint Irénée.







Belleville__179a_En 1168, Landric, troisième abbé, bénit la première pierre, posée sur une pièce d'or. Onze années suffirent à élever cet imposant monument, consacré à la Vierge en 1179. Il devint même avant son achèvement le tombeau de son jeune fils Guichard. A sa suite, les princes de Beaujeu furent inhumés en ces lieux. A cette époque, 30 chanoines vivaient dans l'enceinte de l'abbaye, qui couvrait le septième de la ville intra-muros. L’abbaye renfermait dans son enceinte une première église disparue sous la révolution, un cloître, une salle capitulaire, un cellier, un cimetière.







Belleville__56b_Ravagé par les Huguenots en 1567, l'église fut pillée et mutilée, l'abbaye fut livrée aux flammes. Le malheur des temps ne permit que de modestes réparations, et la mauvaise administration des abbés qui se succédèrent acheva la ruine de cet établissement. Le chapitre se dépeupla au cours des siècles, et fut finalement réuni en 1768 à la Congrégation de France.

L'église Notre-Dame de Belleville constitue le seul vestige de l’abbaye.

L'église Notre-Dame de Belleville

Belleville_planConsacrée à la vierge Marie, l’église offre un heureux assemblage du style roman finissant et du style gothique. Ses dimensions sont imposantes : 63.33 m de long sur 17.45m de large et 28.65m au transept.
















Belleville__4b_La façade, de pur style roman, forme un tout régulier et simple, qu'embellit le portail principal, coiffé de quatre voussures encadrées de colonnettes. La remarquable rosace qui le domine est l'une des premières réalisées et date de 1175.

Les portails jumeaux du flanc sud marquaient le passage vers le cloître.
Belleville__3_a












Belleville__15_aLe clocher comporte deux étages, l’un ouvert sur chaque face de deux baies en plein-cintre, l’autre, de deux baies géminées reposant des colonnettes ornées de chapiteaux.
Sur le clocher, des éclatoirs nombreux sont le signe d'une énergie puissante se dégageant de l'édifice.

Belleville_1b












Belleville__30b_Le dallage refait conserve une dénivellation de 1cm par mètre, ce qui semblerait traduire l'effort à fournir pour approcher le Sancta Sanctorum.

















Belleville__78_aA la base du chœur, les baies de pur style roman ont été condamnées au XIVème siècle lors de l'élévation de l'abside en style ogival. Dieu le père en représentation sur la clé de voûte domine.
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Belleville__58b_La nef s’élève sur deux étages. Elle se partage en neuf travées voûtées sous croisées d’ogives et bordées de bas-côtés couverts de voûtes d’arêtes. 18 lucarnes flanquées au dehors et au-dedans de colonnettes engagées l’éclairent.











Belleville__41_aDe 1850 à 1870, les voûtes reçurent leur badigeon bleu de Prusse et les murs leurs tracés géométriques. Les chapiteaux et les clés de voûte comportent des peintures paraissant plus anciennes, peut être certaines sont-elles d’origine.










Belleville_aAu centre du transept, on remarque 3 ouvertures au sommet des voûtes. Elles sont destinées au passage des cordes des cloches, laissant supposer qu'initialement 3 clochers étaient prévus. Seul celui du sud fut achevé au XIII ème siècle, haut de plus de 30 mètres. Celui du nord fut en partie brûlé par les huguenots, celui du centre ne fut jamais construit.














Belleville__177_Les piliers de plan cruciforme sont ornés à mi-hauteur de consoles sculptées. La sculpture était, à l'époque, le moyen de communication pour une population en majorité illettrée, et bien pratique pour faire passer le message ésotérique qui se devait d’être caché aux yeux de l'inquisition.
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La vierge de Belleville

Belleville__106_aL'église de Belleville est consacrée à Notre-Dame. Une représentation de la vierge, sous forme de vierge noire, se trouve dans la chapelle de l'absidiole sud.
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Belleville__100_a

Malheureusement, la statue n'est pas d'époque. Nulle part trace d'une vierge noire en ce lieu, et pourtant tout est réuni pour son implantation. La statue fait quand même son effet, même si elle ne véhicule pas les énergies dues à son rang.
















Belleville__90_a


Belleville__94_a




Analyse symbolique de l'église Notre-Dame de Belleville

Belleville__7_a

Le parvis de l’église nous accueille déjà, avec un carré magique de 9 cases bien positionné.












P1060501aLe nombre 8+1, cher aux templiers, que nous retrouverons à l’intérieur, sur le dallage de l’absidiole nord, où une croix templière est gravée. Le sire de Beaujeu, Humbert III, y est surement pour quelque chose.












Belleville_croixMais les templiers eux-mêmes suivirent la symbolique plus ancienne de nos druides. Une croix celtique se trouve en haut de la façade ouest. Nous retrouverons leur influence à l’intérieur, avec les feuilles de chêne et les glands, tout au long des piliers.



Les portes sud


Belleville__16_aBelleville__19_aLes deux portes se trouvaient à l'époque à l'intérieur du cloître.


















Belleville__21_La première que nous trouvons nous montre, sur le chapiteau du pilier de droite, une sirène bifide. Elle est androgyne, moitié mâle, moitié femelle, ce qui nous fait comprendre qu'il faut arriver à la maitrise des côtés antagonistes afin de bien profiter des bienfaits énergétiques du lieu.









Belleville__20_aBifide, elle indique la présence de deux courants d'eau se croisant sous le bâtiment. Sa queue ne touche pas le sol, elle remonte vers le ciel, et la sirène la tient dans ses mains : retournement, maitrise, rapprochement du divin, permis par les énergies présentes.








Belleville__17_La deuxième, au pied du clocher sud, nous montre un singe sculpté sur le chapiteau de gauche. De sa bouche sortent des rinceaux, symbole du verbe.












Belleville__18_aLe singe représente habituellement la partie animale de l'homme, celle qu'il faut maitriser. Le verbe, c'est la création. L'homme, en tant qu'animal, serait-il aussi créateur ? Les pèlerins de Compostelle passaient par cette porte, se déchargeant sur la pierre de seuil qui est une pierre d’abaissement. Ils allaient ensuite se remplir des énergies de l’église.









Les piliers et leurs chapiteaux


Belleville__32_a

Les piliers de l’église nous montrent une progression des énergies, d’ouest en est. En commençant par les chevaliers, faisant face aux musiciens.
















Belleville__153_aUn monstre avale un personnage. Si tu fais le mal, tu iras en enfer. Mais non, je rigole. En fait, comme d’habitude, l’initié sort de la gueule du monstre pour renaitre. La partie animale, matérielle, l’a bien compris, elle qui ouvre ses oreilles. L’initié a les bras tournés vers le chœur, vers l’est.








Belleville__158_aEn face, un loup tient dans sa gueule des végétaux, sur fond vert. C’est le loup vert (l’ouvert), celui qui montre le départ du chemin intérieur.

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Belleville__49_aUn homme est entièrement empêtré dans la matière. Ses jambes et ses bras, tordus, sont accrochés à la terre… Il va lui falloir se retourner.
















Belleville__45_aPuis deux aigles, les ailes repliées, regardent le sol. L’aigle, représentation tétramorphique de saint Jean (la voie ésotérique), se trouve souvent comme gardien de l’entrée de la partie haute du sanctuaire. Il montre le chemin, lui qui peut voler vers le soleil. Ici, les aigles sont prêts pour l’envol.









Belleville__149_aEn face, le serpent, symbolisant les énergies telluriques, est maintenu dans la bouche d’un homme. Les énergies sont maitrisées physiquement. La femme, tête penchée, comme pour mieux l’écouter, ou pour mieux regarder le ciel, tient dans ses mains un bâton, semblant guider l’animal. Elle est la mère des énergies tellurique, liaison entre ciel et terre.   








Belleville__159_aEnsuite vient le pilier des Atlantes, symbolisant la prise de conscience de l’homme qui va faire son « retournement ». Il a les bras tournés vers le ciel, se tenant à l’arbre de vie. Les initiés ont les jambes tournées vers le ciel, ce qui n’est pas encore le cas. Les accomplis se tiennent debout, les pieds posés à terre, les bras au ciel.













Belleville__62_aUn homme se perce la langue avec un couteau. Dans les explications données habituellement, il s'agit du mensonge. Oui, certes. Mais la langue tirée est aussi symbole de la parole, donc du verbe, comme dans le célèbre Baphomet des Templiers. Mais là, ne sommes-nous pas en face de la devise de silence est d’or, or que nous retrouvons sur le côté droit, et sur les oreilles, pour signifier que l’écoute est importante ? 










Belleville__162_aEn face, deux oiseaux buvant au même calice. Une patte a quitté le sol, les ailes sont déployées. On se rapproche.










Belleville__66_aLe sonneur de trompe, qui tient l’instrument avec deux et trois doigts. La tradition chrétienne retient le rythme ternaire comme la perfection, le binaire comme imparfait. La musique est une harmonie des nombres, un moyen d’arriver à la plénitude par la vibration. Et toujours les oreilles pour écouter.









Belleville__157_aLes pommes de pin, symbole de fécondité, des cycles de vie et d’éternel retour, d’immortalité.














Belleville__67_aPlus loin, le musicien tient son instrument avec Huit doigts (symbolique du 8), quatre dessus et quatre dessous, les énergies sont mieux maitrisées. Neuf trous sont visibles : le 8 des Templiers, plus le point central.










Belleville__63_aEn face, la tête de taureau, symbole tétramorphique de saint Luc, des forces telluriques maitrisées, souvenir de Mithra. Les bœufs ont remplacé le taureau dans le christianisme, chassant l’ancien dieu concurrent. Mais c’est lui qui découvre la vierge noire, il est le parèdre d’Hathor, et donc symbole lunaire en même temps que solaire.













Belleville__164_bLes deux piliers suivants montrent des porcs couronnés la gueule ouverte, d'où sortent les énergies : les telluriques, descendantes, et les cosmiques, montantes. La pomme de pin est aussi présente, rappel des cycles de fécondité. Le porc, ou le sanglier, est l’emblème des druides, du pouvoir sacerdotal, de la sagesse et de la maîtrise, qui pourrait être traduite par la lance posée entre eux.













Belleville__141_aC'est là où nous retrouvons les éclatoirs importants, avec une ligne brisée sous eux. L'énergie est puissante. C'est la première fois que je vois ainsi représentée l'énergie suivant le pilier pour arriver dans l'éclatoir où elle est dispersée, maintenant l'édifice dans un équilibre énergétique qui, s'il n'était pas respecté, ferait s'écrouler le bâtiment.








Belleville__175_aLes têtes de lions, l'une plus "humaine" que l'autre. Le lion, emblème tétramorphique de saint Marc, symbole solaire, peut représenter le courage et la force, mais aussi être associé au lion obscur de l’apocalypse. Deux natures s’affrontent. Que celui qui a des oreilles entende. D’ailleurs, les lions sont bien à l’écoute avec leurs grandes oreilles. Le gardien se trouve à ce niveau.







Belleville__53_aUn personnage dont la chevelure ressemble à un canal passant au dessus de sa tête : les cheveux sont symboles de la force physique (voir Samson) mais aussi spirituelle. Ils captent les énergies.











Belleville__44_aLa chèvre, symbole de puissance et de fécondité, comme Amalthée qui nourrit Zeus et dont la peau servit à fabriquer l’égide, dont les cornes nous ramènent à l’abondance, elle qui guida l’homme vers Delphes, nous montre comment poser les sabots sur terre et cornes au ciel.















Les piliers du chœur


Belleville__81_aBelleville__82_aBelleville__83_aBelleville__84_aBelleville__85_aBelleville__86_areprennent la symbolique des piliers du chœur d'Avenas.

















Belleville__51_aD'autres chapiteaux parlants

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16 février 2010

L'église Saint-Nicolas de Beaujeu

BeaujeuLorsque les premiers sires vinrent s'établir sur le rocher de Pierre-Aigüe, au fond du vallon qu'occupe Beaujeu, s'étendait, si l'on en croit une tradition très vraisemblable, un petit lac. Le chemin venant de Belleville prenait de l'altitude en côtoyant les flancs de la montagne de Gonty pour arriver à la forteresse des sires. C'est là, sous les murs protecteurs du château, que Beaujeu commence à naître. La construction de l'Eglise de St-Nicolas, vers 1130, créa un nouveau point d'attraction pour les nombreux artisans qu'amenait à Beaujeu sa situation sur la grande route de la Saône à la Loire. En, 1260, la ville obtint de Guichard IV des privilèges semblables à ceux de Villefranche. Dès lors elle prit un rapide développement.



L'église Saint-Nicolas de Beaujeu

Beaujeu__3_aC'est une des plus importantes églises romanes du Beaujolais. C'est le 12 février 1132 que l'église fut consacrée par le pape Innocent II, venu en France chercher un soutien contre son compétiteur, l'Antipape Anicet II (Pierre de Léon). Passant par Beaujeu, il consacra l'église et la dédia à Saint-Nicolas, qui était le patron du monastère dont il avait été l'Abbé.








Beaujeu__4_aL'église avait été fondée par le puissant Seigneur de Beaujeu, Guichard III. La légende raconte que le lieu où est implanté cette église était un étang, que le fils du prince Guichard III, revenant de chasse, y voulu faire boire son cheval et tomba dedans et ne parut plus; la nouvelle de cet accident, si inopiné, étant portée à sa mère, elle voua de faire bâtir une église au lieu où son fils paraîtrait, ce vœu ne fut pas plutôt énoncé de la bouche de cette princesse, qu'on vit le prince fils, remonter du fond de l'étang au dessus, ce qui fit que Guichard III fit bâtir l'église au lieu où elle est encore présente.
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Le Clocher

Beaujeu__5_aImposant par son antiquité, c'est le monument le plus ancien de la ville. C'est le clocher clunisien en forme de lanterne, se terminant par une croix surmontée d'un coq. Ce genre était en honneur au XIIème Siècle.
C'est un lourd clocher carré à trois étages: l'étage supérieur est percé sur chaque face de deux fenêtres à plein cintre dont la retombée intérieure des archivoltes vient reposer sur un massif de trois colonnettes disposées en demi-quinconces; la retombée extérieure des archivoltes se fait sur des pieds-droits cantonnés chacune d'une colonnette. Les deux groupes de fenêtres géminées sont séparés par une colonne engagée qui, reposant sur le cordon d'où s'élève l'étage, va soutenir la corniche de la flèche. Les arêtes verticales du clocher sont cantonnées elles-mêmes, chacune des deux colonnettes. L'étage médian n'a qu'une fenêtre amortie en plein cintre sur des pieds-droits cantonnés de colonnettes. L'étage inférieur, très bas, est aveugle.




La Nef

Beaujeu__7_aUne longue nef, sans colonne ni pilier, est éclairée par sept fenêtres: trois sur le portail et quatre dans la nef, celle-ci est séparée du transept par un grand mur sur lequel deux puissants contre forts à ressauts contrebutent les piliers du clocher; ce mur est percé d'un grand arc triomphant en ogive doublée, surhaussée, et latéralement de deux étroits passages haut voûtés en arc brisé. Les travées du chœur sont voûtées, la centrale, en berceau brisé, les extérieures en compartiments d'arêtes. La dimension de la nef est de 30 mètres du portail au choeur, et de 12 mètres de largeur. Deux petites absides ou absidioles, voûtées comme la principale, flanquent celle-ci, éclairées chacune par une fenêtre en plein cintre.


Beaujeu__9_aLe carré du transept, qui communique avec la travée de chœur par une arcade en ogive doublée, est circonscrit par quatre forts piliers carrés, cantonnés de colonnes engagées et supportant une coupole octogonale sur trompes. Les bras de la croisée, voûtés en berceau par une fenêtre, ils sont séparés du chœur par des arcs simples et du carré du transept par des arcs doublés; tous sont en cintre brisé.
Au centre de la croisée des transepts, une dalle de couleur grise fait en sorte de séparer l'âme du corps. Pratique utile quand on pose le cercueil du défunt dessus.
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Les Pilastres de l'Abside

Beaujeu__17_aBeaujeu__19_aL'abside, en cul-de-four, est entouré - ce qui est rare - d'une arcature à cinq baies en plein cintre; les deux extérieurs sont aveugles, les trois autres, refaites, ébrasées en sens contraire. Les retombées des arcs s'atténuent sur des pilastres.
Ces pilastres, qui, dans l'abside, encadrent les vitraux, sont au nombre de quatre, avec des chapiteaux composés de motifs différents. Ces sculptures représentant des guirlandes, des spirales savantes, des décorations faites d'entrelacs compliqués.

Ils semblent reprendre la symbolique des piliers d'Avenas, en moins complets. Nous retrouvons les 7 chakras avec la fleur correspondant aux organes qu'ils gouvernent, puis une kundalini partant de la bouche d'un homme. Des feuilles d'acanthes et des roses de Jéricho complètent la décoration.
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La chapelle sainte-Anne   
         

Beaujeu__27_aCette chapelle fut édifiée à la période du beau style gothique flamboyant, c'est-à-dire vers le début du XVème siècle.
La voûte est garni de nervures savantes, qui viennent se résoudre aux quatre angles en des corbeaux finement sculptés qui révéleraient plus de détails s’ils n’étaient recouverts de peinture. La clé de voûte est dentelée.
La chapelle est éclairée par une remarquable ouverture partagée par un meneau central, qui s'entrelace avec ceux de étale avec beaucoup de grâce les figurines contournées dans l’ogive. Il est dommage que le temps n'ait pas respecté le vitrail qui garnissait cette ouverture, une simple fenêtre le remplace.
L'autel de la chapelle est en bois. Dans une niche creusée au dessus du tabernacle, on voit une grande statue de Sainte Anne debout. À sa gauche, on trouve la Sainte Vierge Marie encore fillette, tenant un livre ouvert et lisant les Saintes Écritures sous la surveillance de sa mère.
Au pied des statues, un petit tonnelet sur lequel on lit : « Confrérie de Sainte Anne. 1866. » indique que Sainte Anne est la patronne des vignerons. N'est-elle pas la grand'mère de Jésus, dont le premier miracle a été de changer l'eau en vin aux noces de Cana ?

L'enfeu de la chapelle

Beaujeu__26_aL'enfeu est cet enfoncement dans le mur de séparation de la nef avec la chapelle, enfoncement dont la paroi est ajourée par de superbes ouvertures taillées dans la pierre. Sa dimension est de 2,20 m de base, de 0,60 m de profondeur. Le mot « enfeu » vient de enfouiret désigne une sorte de caveau funéraire pratiqué dans un mur, comme on en voit dans les catacombes.
On prétend qu'à la mort d'un Sire de Beaujeu, son corps était exposé dans cet enfeu avant l'inhumation. La forme, la grandeur et surtout l'étymologie du mot enfeu, enfouir, caveau, semble être vraisemblable.

http://www.beaujeu.com/histoire.html

28 septembre 2009

L’église Saint-Saturnin, l’extérieur

Saint_Saturnin_42C’est sur le chevet, le massif barlong, les transepts et les murs latéraux que se concentrent les décors : arcatures, frises en damiers, modillons à copeaux, cordon à billette et grande rosace.










Saint_Saturnin_11Elles utilisent l’alternance des deux pierres très répandues dans la région, l’arkose blonde de Montpeyroux avec des incrustations décoratives de lave noire de Volvic.
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Saint_Saturnin_14Le chevet possède de puissantes assises : le premier demi-cercle correspond au déambulatoire, le deuxième à l’abside. Les arcades sont groupées par 3. Sur le long rectangle du transept s’élève le massif barlong (posé perpendiculairement par rapport à l’axe du bâtiment), propre aux églises romanes d’Auvergne.
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Saint_Saturnin_13Le tout est couronné d’un clocher octogonal de deux étages à baies jumelées creusées dans l'épaisseur du mur et d’une flèche flèche de pierre à huit pans.
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Saint_Saturnin_36La façade occidentale est constituée d'un simple mur pignon, renforcé par deux contreforts. Trop exposée aux intempéries, cette façade ne comporte aucune ornementation.

9 septembre 2009

L'abbatiale de Cruas, l’extérieur

Cruas_9Le portail en plein cintre devait être précédé d'un porche (achevé ou seulement projeté) dont on aperçoit les amorces des arcs latéraux. Il est établi sous une profonde arcade portée par deux colonnes jumelées avec des chapiteaux à feuilles lisses et recourbées. Ces derniers ont été restaurés au XIXème siècle, excepté deux d'entre eux très usés paraissant en marbre.







Cruas_10A l'étage, une archivolte à 6 lobes, murée dans sa partie basse au XVème siècle.

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Cruas_15L'angle sud-ouest contient des éléments de circulation qui mettaient l'édifice en communication avec d'autres parties : escalier en colimaçon vers les parties hautes de la travée occidentale, et porte latérale.










Cruas_24Dans les remplages gothiques de la fenêtre romane, la rosace, dominant le parvis, présente l’un des plus grands svastikas sacrés de France.











Cruas_21Du côté est, lui répond un grand triskel...













Cruas_22Le chevet est composé d’une abside et de deux absidioles semi-circulaires échelonnées s’ouvrant directement sur le transept bas et saillant. Elles sont ornées d’un décor classique du XIème siècle de bandes lombardes surmontées d’une frise en dents d’engrenage. On peut voir les fenêtres de la crypte sur l’étage inférieur, qui n’est pas vraiment délimité avec le niveau supérieur.











Cruas_2Adossé à l’absidiole sud, la petite chapelle funéraire gothique fut construite au XIVème siècle pour l'abbé Jean Le Merle de Rébé (1525-1542). Après avoir été démontée lors de travaux de dégagement, elle fut reconstruite en 2003 et sert de sacristie.










Cruas_3Un lanternon cylindrique à deux étages, ou tour lanterne, ajouré au niveau supérieur de quatre ouvertures géminées, repose sur la croisée du transept. L’ensemble est également orné de bandes lombardes et de cordons en dents d’engrenage.
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Cruas_17Ce décor se retrouve également sur les façades latérales de la nef. Les murs gouttereaux sont coiffés de modillons représentant des personnages et des animaux.











Cruas_5Le lanternon offre la particularité de combiner des structures rondes, octogonales et carrées, ce qui en fait une quadrature du cercle réussie.

























Cruas_14La travée occidentale est surmontée d’un clocher carré de taille imposante ajouré à l’étage supérieur de quatre baies géminées à colonnette centrale. Les ouvertures en plein cintre sont soulignées par un bandeau de billettes qui court sur les quatre faces du clocher.









Cruas_6Les murs gouttereaux des bas-côtés sont animés par une série d'arcatures aveugles, procédé traditionnel de soutien et de renforcement dans un édifice voûté.

26 septembre 2009

Notre-Dame-du-Cros

Notre_Dame_du_Cros_3Le site de Notre-Dame-du-Cros se trouve à quelques kilomètres à l'est de Caunes. Ce site fut habité depuis très longtemps : des fouilles récentes ont permis de retrouver sur le sommet de la falaise surplombant les gorges du ruisseau du Cros (affluent de l'Argent-Double) une ancienne muraille en U conservée sur environ 250 m de long. La porte primitive de l'enceinte est doublement protégée par un mur long de 11 mètres. L'intérieur de l'enceinte a livré de nombreux vestiges.







Notre_Dame_du_Cros_2La première occupation du site date du premier âge du Fer, probablement à la charnière des VIIIème et  VIIème siècles avant notre ère. Le mobilier céramique modelé compte des coupes hémisphériques, des écuelles à bord droit, des jattes à col court et des gobelets. Une datation radiocarbone 14C appartenant au niveau situé entre la strate la plus ancienne et celle de réoccupation du site se place entre de 775 et 649 av. J.-C.




Notre_Dame_du_Cros_4La fondation de l'enceinte se situerait donc nécessairement avant cette date approchée.
La deuxième phase d'occupation du site est datée des environs de 600 av. J.-C. Elle est marquée par la réparation de la muraille en au moins deux endroits. Le mobilier comportait deux amphores vinaires étrusques, un petit récipient en tonnelet en pâte rose clair, un fragment de coupe ionienne.









Notre_Dame_du_Cros_27Depuis longtemps donc, ce site fut protégé. Aux pieds de la falaise, à l'entrée du vallon du Cros, nous avons maintenant la chapelle Notre-Dame. Mais aussi une source miraculeuse, une grotte,  une vierge noire, un ermitage, tous marques du sacré. On pressent que la dévotion à la vierge Marie a succédé à un ancien culte.







Notre_Dame_du_Cros_5Une légende parle d'une bergère qui avait pour habitude de garder ses bêtes près de la source en compagnie de son enfant malade. Un jour, alors qu'elle priait la Vierge, lui demandant d'avoir pitié, elle sentit une force lui demander d'aller le faire boire à la source.









Notre_Dame_du_Cros_41L'enfant fut instantanément guéri. Les villageois, reconnaissants, firent construire trois petites chapelles en pierres sèches, adossés à la falaise. Ce sont les "capeletos", dont une seule subsiste aujourd'hui. Trois statues y furent placées : la Vierge, saint Joseph et saint Jean.














Notre_Dame_du_Cros_11Notre_Dame_du_Cros_28Sous ses petites chapelles existe une petite grotte surmontée d'une énorme pierre, ressemblant fortement à une table de dolmen... On y célébrait le culte des 3 niches, avant de construire, suite au nombre grandissant des pèlerins, une église de l'autre côté de la rivière.







Notre_Dame_du_Cros_20Une autre légende parle d'une vierge trouvée dans le creux d'un rocher, à l'emplacement de la chapelle actuelle. L'endroit étant désert et trop éloigné du village, on transporta la statue à Caunes, mais toutes les nuits, la statue disparaissait pour regagner son creux de rocher...
Notre_Dame_du_Cros_21














Notre_Dame_du_Cros_23On voulut alors construire une chapelle pour la recevoir; mais le travail exécuté pendant le jour était systématiquement détruit pendant la nuit. Finalement, on jeta  en l'air un marteau de marbrier qui s’en alla tomber à l'endroit même où l'église est aujourd'hui bâtie. On retrouve souvent cette légende du marteau dans les anciens sanctuaires païens christianisés. Mémoire de Thor ?
La statue présentée à droite du maître-autel dans l'église est une copie. L'originale de la fin de l'époque romane est conservée au trésor de la cathédrale de Carcassonne. Tout laisse à penser qu’elle fut une vierge noire.











Notre_Dame_du_Cros_30Une autre légende encore, extraite de "La Minerve française"de février 1818, fut rapportée par  E. de Jouy :"Une femme pieuse tourmentée par la fièvre et la soif n'osait tremper ses mains dans le creux de la fontaine de Notre-Dame-du-Cros pour se désaltérer de son eau.















Notre_Dame_du_Cros_31Elle invoque la Vierge: une coupe sort du rocher; elle boit, elle est guérie; et depuis ce temps des milliers de fiévreux attestent par leur guérison la vertu fébrifuge de la tasse de Cros. Nul homme jusqu'ici n'a pu connaître la matière dont cette coupe miraculeuse est composée.









Notre_Dame_du_Cros_35Cette écuelle ou coupe est d'une matière rougeâtre inconnue; elle porte au dos des caractères que nul n'a pu déchiffrer. Les pèlerins cherchaient à en prélever des parcelles, si bien qu'un aumônier du Cros, l'abbé Jaffus, crut devoir la protéger en la faisant revêtir d'une cuirasse en argent."

La source sacrée guérit de la fièvre, mais aussi la vue, et peut-être…






Notre_Dame_du_Cros_40Le mardi 30 juin, descendant de la carrière de marbre, un incendie gagnait le chemin du sanctuaire à une allure vertigineuse. L'espoir était mince que survive le site. Le mercredi matin, le feu s'est arrêté... devant la croix de pierre qui, traditionnellement, marquait l'entrée de la colline du sanctuaire.








Notre_Dame_du_Cros_6La chapelle fut fondée vers l’an 900. La bulle du pape Gélase II de 1119, adressée à l'abbé Arnaud de Caunes, cite la villa du Cros et son église parmi les possessions du monastère. Une confrérie de Notre-Dame du Cros apparaît à Caunes à la fin du XIIème siècle, mais il n'existe de renseignements sur les processions qui se déroulaient au Cros qu'à partir du XVIIème siècle.













Notre_Dame_du_Cros_8Elles avaient lieu régulièrement pour les fêtes de l'assomption et de la nativité de la Vierge. On en organisait aussi avec les reliques des martyrs de Caunes pour demander la pluie en période de grande sécheresse.










Notre_Dame_du_Cros_10La semaine sainte était encore une période de grande activité liturgique. Depuis une date indéterminée un ermite veillait à l'entretient du site et assurait la garde de la chapelle. Des foires s'y tenaient les 8 et 9 septembre. La puissance de la tradition était telle qu'elle brava la révolution.









Notre_Dame_du_Cros_9Une procession avec les reliques eut lieu le 25 août 1793. Mise en vente le 11 thermidor an IV, la chapelle fut achetée par le frère de l'ermite qui s'empressa de la rétrocéder, le 21 messidor an V, à une association groupant 300 citoyens de Caunes.















Notre_Dame_du_Cros_18Il ne subsiste rien de l'église mentionnée en 1119. Tout fut reconstruit au XIVème siècle. On commença par la nef à laquelle fut ajouté un chœur rectangulaire de même largeur.
















Notre_Dame_du_Cros_26On éleva ensuite le porche du midi et diverses chapelles au nord, au sud et à l'ouest, cette dernière remaniée en 1915.












Notre_Dame_du_Cros_17Tout était voûté d'ogives, mais le couvrement a été refait a deux reprises comme le prouvent d'anciennes nervures entre la dernière travée de la nef et le chœur.











Notre_Dame_du_Cros_7On a conservé trois clés de voûte gothiques, dont l'une en l'honneur de la vierge, qui est représentée entre deux anges porteurs de cierges.

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Notre_Dame_du_Cros_14Sous le porche figure une vierge à l'enfant qui appartient au groupe des vierges audoises de la première moitié du XIVème siècle. Elle est présentée dans une niche du XVème siècle qui fut retaillée pour la recevoir.
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Pour voir la carte, cliquez ici.

23 mars 2009

Le porche

Saint_Aventin_6Roman, avec ses colonettes et ses archivoltes ornée de boudins et de billettes, le porche fut plaqué sur un mur antérieur de plus d’un siècle. Le tympan représente un Christ en gloire dans une mandorle cantonnée par le symbole des quatre évangélistes, chacun porté par un ange, schéma plutôt original.









Saint_Aventin_13Le sculpteur du tympan a consacré un bas-relief à la découverte de la sépulture de saint Aventin par un taureau, placé aujourd’hui sur un contrefort extérieur.















Saint_Aventin_7Seuls les chapiteaux doubles intérieurs sont historiés, ceux de droite sont consacrés à la relation du martyre de saint Aventin (une décollation). Deux autres chapiteaux présentent, sans contestation possible, la suite de l'histoire de saint Aventin : son arrestation par les Maures et sa décapitation.

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Saint_Aventin_10A droite du portail une sculpture représente un musicien, les pieds croisés, jouant de la lyre.

















Saint_Aventin_9La dispersion de fragments sculptés tout au long de la façade méridionale laisse penser qu’il devait y avoir un second ensemble sculpté. Ainsi, sur le côté droit du portail, une petite dalle présente une Vierge en majesté, œuvre à l’évidence d’un maître-sculpteur de la fin du XIIème siècle. Ce bas-relief rappelle celui du Christ en majesté de la cathédrale Saint-Sernin de Toulouse.

Sur un trône aux montants en forme de bêtes fantastiques orné à ses deux extrémités de têtes animales, richement vêtue, hiératique, elle foule aux pieds deux vouivres de style oriental. Notre vierge noire (elle en possède tous les attributs) porte l'enfant, qui tient un évangile et bénit, dans son giron.
Au dessus d'elle, une sorte d'arc architectural, orné à ses deux extrémités de têtes animales. Une inscription figure sur cet arc: RES MIRANDA NIMIS MATER DEI ERAT VI NIMIS, que l'on a traduit par : "Chose des plus admirables, la mère de Dieu était toute-puissante".

23 septembre 2009

L'abbaye de Caunes-Minervois, historique


Caunes_Minervois_64Saint Benoit d’Aniane, vers la fin du VIIIème siècle, réforma l’ordre bénédictin et entreprit une restauration monastique. Il fut aidé par des compagnons, dont Anianus, qui fonda l’abbaye de Caunes en 780 sur les rives de la rivière l’Argent Double. Les bâtiments remplacèrent une ancienne villa gallo-romaine dénommée Bufentis. L’église abbatiale fut consacrée entre 808 et 820 et dédicacée aux saints Pierre et Paul.







Caunes_Minervois_16L’absence de reliques fut vite comblée, et c’est en 983 que l’on mentionne la présence des restes des saints martyrs de Caunes : l’évêque Amand et ses frères Luce, Alexandre et Audalde. Leurs actes semblent avoir été fabriqués à partir de sources plus anciennes concernant des martyrs homonymes dont l’existence n’est pas d’avantage établie. Mais leurs reliques font encore l’objet de processions de nos jours.







Caunes_Minervois_30Quoi qu’il en soit, l’abbaye reçut de nombreuses offrandes et prit son essor. Placé à l’origine sous la protection directe du roi, elle passa aux mains des comtes de Carcassonne puis de Barcelone et aux Trencavel,  vicomtes de Béziers. Ce n'est qu'au XIIème siècle que l'abbaye se libéra de cette tutelle laïque grâce à une bulle du Pape Gélase II qui confirma ses possessions en 1119.













Caunes_Minervois_15Au XIIIème siècle, Caunes fut l’un des centres de la reconquête catholique dans un pays gagné au catharisme. L’abbé reçoit plusieurs fois les représentants du pape venus prêcher l’orthodoxie. En 1227, Pierre Isarn, évêque cathare du Carcassès, y fut brûlé sous l’ordre de l’archevêque de Narbonne. L’abbaye reçut des parts des biens confisqués aux hérétiques.







Caunes_Minervois_12Puis vint le déclin, après la commende en 1467 puis les guerres de religion. Caunes fut assiégée et prise par les troupes du duc de Joyeuse, qui auraient fait raser les murs et les portes de la ville, ainsi que l’enclos abbatial. Après cet épisode, les moines n’eurent plus la vocation.









Caunes_Minervois_51Il fallut attendre le début du XVIIème siècle pour que soit engagée une série de réformes par l’abbé Jean d’Alibert, qui fit restaurer les bâtiments et reconstruire le logis abbatial. Il fut enterré en 1626 dans le chœur de l’église. Un inventaire de 1664 révéla un état de désolation important, et le salut vint d’une autre congrégation bénédictine, celle de Saint-Maur, qui redressa l’abbaye en 1663 et fit reconstruire une partie des bâtiments monastiques. Le cloître actuel fut sur les restes du cloître médiéval.











Caunes_Minervois_28Lors de la Révolution, le monastère fut fermé, et l’abbaye devint bien national en 1791, à l’exception de l’église qui devint propriété communale. Les bâtiments furent vendus à des particuliers. L’église fut classée monument historique en 1916, les bâtiments monastiques inscrits à l’Inventaire en 1948.

Caunes_Minervois_planhttp://www.caunesminervois.com/abbaye-romane.php
http://www.payscathare.org/1-6504-Histoire.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/Caunes-Minervois
http://www.languedoc-roussillon.culture.gouv.fr/fr/0index/01actu/protection_historique/fiches11/caunes.htm
Dépliant de l'office du tourisme

Pour voir la carte, cliquez ici.

12 septembre 2010

Les lanternes des morts

 

Culhat__3_Une lanterne des morts est un édifice maçonné, de forme variable, souvent élancé (comme une petite tour élancée), généralement creux et surmonté d'un pavillon ajouré (au moins trois ouvertures), dans lequel au crépuscule, on hissait, souvent avec un système de poulies, une lampe allumée, supposée servir de guide aux défunts.
Culhat__11_a













 

Culhat__4_aConstruites pour la plupart aux environs du XIIème siècle, on pense que ces petites tours creuses, surmontées d'un pavillon ajouré et dans lequel on hissait au crépuscule une lampe allumée, jouaient le rôle d'une sorte de phare destiné à guider les âmes des disparus vers le repos éternel. D'autant plus qu'on ne les retrouve pratiquement qu'aux abords des cimetières, bien que certains aient pu disparaître au fil du temps. La présence d'une lanterne, si elle n'a pas été déplacée, peut matérialiser alors l'emplacement d'un ancien lieu de sépulture aujourd'hui oublié.






Culhat__7_aSurvivance d'un rite religieux d'origine celte, on pensait aussi que la lumière protectrice dégagée de ces lieux durant la nuit, pouvait retenir la mort et l'empêcher d'aller rôder faire de nouvelles victimes. Ceci notamment en période d'épidémie où la flamme du lampier pouvait également servir à alimenter en feu les foyers, évitant ainsi un contact inutile entre les villageois qui aurait pu leur être fatal.

Les lanternes peuvent avoir une fonction de guidance des âmes. L'énergie qui s'en dégage est à ce moment là destinée à permettre leur ascension. Comme je l'avais remarqué dans celle de Culhat, elles sont positionnées sur des croisements telluriques importants, et souvent sont accompagnées d'un vortex. Mais elles ne sont pas reliées entre elles...











 

Georges Prat donne une explication du phénomène "lanterne" :

Glendalough__140_"L'énergie qui est puisée dans la terre se répand uniformément tout autour de la construction, monte le long du mur, est captée et concentrée par le chapeau cônique, devient sphère d'énergie éclatante au dessus de la pointe et se concentre en une espèce de rayon-laser pour partir en direction de l'espace. Pas de flux sacré entre les tours, cette énergie n'est pas destinée à améliorer le sort des êtres vivants, contrairement aux lieux de culte. Même rôle que les obélisques égyptiens.
Ces constructions ont toutes un socle circulaire dont le centre est vide de maçonnerie, la couronne des fondations ayant un noyeau de terre en contact direct avec le sous-sol."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Irlande_583a"Je pense que l'utilité de ces tours rondes est de capter toutes les vibrations spirituelles des moines décédés, de les épurer, les accelerer et les renvoyer sous forme de rayons concentrés en direction du ciel, où elles se rencontrent, s'additionnent, se complètent et participent à une oeuvre cosmique. Nous pouvons nous demander si les tours ne sont pas faites pour être des systèmes de résonnance des ondes cosmiques, d'autant plus qu'elles ne sont pas seulement des rectifieurs de courants, mais qu'elles ont aussi la possibilité de détecter, et emmagasiner l'énergie électro-magnétique entrante grace à leurs propriétés diélectriques (un système di-électrique est formé d'un guide d'ondes, qui peut-être tubulaire, pour collecter et guider l'énergie de la même manière qu'une antenne métallique de télévision.)"

 

 

 

 
Glendalough__139_Elles sont toutes élevées dans des cimetieres. Mais des cimetières monastiques. Les moines devaient de leur vivant avoir un taux vibratoire plus élevé que le commun des mortels...

 

http://lanternes.free.fr/presentation.htm

 

16 février 2010

Saint-Jean, la manécanterie



Lyon_124aIl s'agit vraisemblablement de l'ancien réfectoire canonial des chanoines de Saint-Jean, qui devint le logement des chantres au XIVème siècle, d'où son nom :"mane cantare" qui veut dire "chanter de bon matin". Elle est le seul édifice civil d'époque romane à Lyon.







Lyon_125aSa façade du XIème siècle est romane et comporte un étage d'arcatures richement décoré, notamment une figure debout pointant l'index vers une étoile à 8 branches (astronomie?), un musicien, un géomètre et une femme dans l'attitude de la vierge à l'enfant entourée de 4 personnages dont un homme d'armes.

Lyon_126a




19 juin 2022

La spirale

escargot_54aNous retrouvons cette « courbe qui tourne autour d'un point fixe en s'en éloignant » un peu partout dans la nature, de l’infiniment petit de la coquille du bébé limaçon aux nuages formant un cyclone, aux bras des galaxies.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

escargot_68aCette formation naturelle est aussi fréquente dans le règne végétal, comme dans les vrilles de la vigne ou les crosses de la fougère.

 

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Escargot_45La spirale est liée au mouvement et au temps. Elle figure un mouvement cyclique infini, partant d’un point central en évolution ou retournant au point central en involution. C’est une énergie qui part d’un point fixe, avec ses polarités, solaire dans un sens et lunaire dans l’autre, porteuse de vie et porteuse de mort.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chartres_labyrinthe_9aElle peut devenir labyrinthe initiatique, comme le jeu de l’oie, comme la lieue de Chartres.

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escargot_57On retrouve la représentation de ce symbole chez nos anciens, sur tous les continents. Il sera gravé sur les mégalithes, comme sur la pierre d’entrée de Newgrange. La spirale fut reprise abondamment par les Celtes dans leur iconographie, symbolisant le mouvement et la vie. Elle deviendra même double, à l’instar des serpents du Caducée, et triple dans le triskel.


 

 

 

 

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15 juin 2020

Saint Baudile de Nîmes

 

saint Baudile 7a

Baudile était peut-être un notaire sous l’empereur Dioclétien, sous-diacre à Nîmes, Gênes et Arles, qui refusa d’enregistrer un décret de persécution des chrétiens. Le plus souvent il est décrit simplement comme un homme originaire d’Orléans qui vint avec sa femme dans la région de Nîmes afin d’évangéliser les païens. Païens qui, voulant qu’on leur foute un peu la paix, n’apprécièrent pas qu’il vienne interrompre une de leurs cérémonies sacrificielles dans le bois sacré de chênes hors des remparts de la ville.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint Baudile 4a

N’ayant que peu le sens de l’humour, ils décidèrent d’un commun accord de punir l’importun en le décapitant manu militari. En gros, le sacrifié, ce fut lui, pour le plus grand bonheur du bélier prévu à cet effet. Sa tête roula et rebondit par trois fois, créant ainsi trois fontaines. Un oratoire fut construit en ce lieu, toujours présent rue des Trois Fontaines à Nîmes.

 

 

 

 

 

 

Saint Baudile 5

Dans le livre du chanoine Benoit Mathon, Le martyr de saint Baudile, écrit en 1837, il est écrit que cette cérémonie était celles des Agonales, une des plus anciennes fêtes romaines. Elle était célébrée plusieurs fois dans l’année (le 9 janvier en l’honneur de Janus, le 17 mars jours des Liberalia, fêtes du printemps, le 21 mai, le 11 décembre en l’honneur du Sol Invictus).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

saint Baudile 8a

L’histoire de Baudile se déroula le 21 mai (même si le jour de son natalice, jour de sa naissance au ciel, reste pour le calendrier chrétien le 20 mai), lors des Agonales en l’honneur de Vediovis, un Dieu étrusque pré-indo-européen, prince des révoltés et des insoumis, rebelle à toute forme d’injustice et d’oppression, protecteur des quêtes justes et désespérées. Toujours en colère, aimant par-dessus tout la lumière, il apporte la force, la volonté, l’énergie, l’intelligence et le charisme. Pas loin d’être un de mes Dieux préférés.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

16 janvier 2015

Notre-Dame de Baroille

Vierge de Baroillele hameau de Baroille dans la Loire abritait, depuis le XIIe siècle, la statue d’une vierge noire, Notre-Dame de Baroille. Tous les 8 septembre, jour de la nativité de la Vierge Marie, les pèlerins venaient lui faire leurs dévotions, jusqu’en 1952, date à laquelle le pèlerinage tomba dans l’oubli. La statue fut alors vendue au musée du Louvre, où elle se trouve exposée depuis, dans un caisson en verre du pavillon Richelieu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre-Dame de Baroille 5aLes Amis de Notre Dame de Baroille firent sculpter grossièrement une autre Vierge, et rétablirent la manifestation en 1997.

 

 

 

 

 

 

Notre-Dame de Baroille 2

Notre-Dame de Baroille, datée du XIIe siècle, mesure 52 cm de hauteur pour 21 cm de largeur et 16 de profondeur. La proportion est à peu près respectée, comme pour ses grandes sœurs en bois mesurant 70 cm sur une base de 30. Pourquoi toujours les mêmes nombres ?

Peut-être un début d’explication : le 3 représente la trinité, conjonction du 1 et du 2, ce qui produit l’union du ciel et de la terre, l’incarnation de la Vie, la descente de l’énergie primordiale dans la matière. Chez les druides et leurs triades, que l’on retrouvera dans la règle des templiers, ce sont les trois principes fondamentaux (eau, air et feu) d’où découleront les forces créées de l’univers. Ce sont aussi les trois aspects de la matière, les trois principes alchimiques (sel, soufre et mercure), les trois phases du Grand-Œuvre (noir, blanc et rouge). 

Le 7 est un symbole d’accomplissement, de virginité, de perfection et de transcendance. Selon Hippocrate, il dispense vie et mouvement. Il est le nombre de l’homme réalisé. Chez les hébreux, il est le symbole de la totalité humaine, mâle et femelle à la fois, l’androgyne. Chaque période lunaire dure 7 jours, chaque mois lunaire 7x4, 28 jours. 28 = 1+2+3+4+5+6+7. Il est aussi la représentation de la montée de la conscience, qui se fait en 7 étapes. Ce sont les 7 plans de l’existence manifestée, pouvant se rapporter aux 7 centres vitaux (chakras), aux 7 corps de l’humain (physique, éthérique, astral, mental, causal, spirituel et divin). C’est aussi le nombre des arts libéraux qui se divisent en deux degrés : le Trivium et le Quadrivium. Le Trivium (les trois chemins en latin) concerne le « pouvoir de la langue » et se divise en grammaire, dialectique et rhétorique. Le Quadrivium (les quatre chemins) se rapporte au « pouvoir des nombres » et se compose de l'arithmétique, de la musique, de la géométrie et de l’astronomie.

3x7=21, symbole de la maturité, de l’accomplissement, de la plénitude, de la perfection par excellence, de la sagesse divine. La lame 21, c’est le Monde.

 

 

 

 

 

 

 

Notre-Dame de Baroille 3aLa statue, polychromée,  a la particularité d’être faite d’un alliage de plomb repoussé.

Extrait du livre de Viollet-le-Duc et Pierrefonds, "Histoire d'un chantier" : « Les ornements à reproduire sont d'abord exécutés en plâtre pour servir de modèles, et ces modèles sont ensuite coulés en fonte de fer pour servir de matrices. L'épaisseur du plomb employé varie de 2 à 3 mm, selon la plus ou moins grande profondeur des ornements et selon la force qu'on veut donner. On étend une feuille de plomb sur le modèle en fonte et, avec des maillets à panne arrondie et des chasses en bois de peuplier, on lui fait prendre par le battage les formes générales du modèle. Le bois tendre de peuplier convient à ce premier travail parce qu'il repousse le plomb sans le maculer d'empreintes à chaque coup comme le ferait un bois dur. On achève l'ouvrage, au contraire, avec des chasses en buis ou en charme qui permettent de marteler le plomb et de le ciseler pour ainsi dire. L'habileté consiste à nourrir les creux avec de la matière prise dans les pleins, de sorte que le plomb repoussé présente partout la même épaisseur, comme avant le travail. »

Le travail sur le vil métal que l’on transforme…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Châteauneuf-les-Bains 6Une autre Vierge Noire est sortie du même moule, celle de Châteauneuf-les-Bains, petite bourgade du Puy-de-Dôme aux eaux thermales connues depuis l’antiquité, située sur les bords de la Sioule. Celle-là fut rapportée des croisades, selon la légende, par le seigneur de Montmorin.

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Colombe 1Les deux statues montrent la Vierge portant une colombe dans la main droite. La colombe, comme chacun le sait, est un symbole de pureté, de beauté. Elle est souvent messager des Dieux, ou illustration du principe féminin. Mais elle représente aussi l’âme, ou le Saint-Esprit descendant. Pour l’instant, l’oiseau est encore dans la main de la Vierge, puis bientôt la magie, l’âme agit.

 

 

 

 

Thuir 8Contrairement à ce que j’ai pu lire sur internet, la Vierge Noire de Thuir, elle aussi en métal, n’est pas faite à partir du même moule.

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Grand oeuvre 2aToutes les caractéristiques des Vierges Noires sont ici présentes. Les couleurs, bleue pour la tunique de la mère, rouge pour sa robe, verte pour la robe de l’enfant et rouge pour sa tunique, auxquelles est ajouté de l’or en garniture. Le bleu, couleur du féminin sacré, vert de la coupe, le graal, taillé dans l’émeraude de Lucifer, contenant le principe vital par excellence, le sang rouge du futur Christ. Le noir de la fonction, le blanc de la peau, le rouge de l’habit, l’or des décorations, nous sommes bien encore une fois dans le Grand Œuvre alchimique.  

 

  

Pour terminer, un petit cadeau de Jacques Bonvin qui, dans son ouvrage sur les Vierges Noires, donne une explication des couleurs : « Le vert est attribué à la Vierge, symbole des eaux primordiales. Le verre de couleur verte ne laisse passer à travers lui que les couleurs allant du jaune au violet, couleurs associées à l'évolution spirituelle. Le verre de couleur rouge ne laisse passer que ses propres radiations rouges et absorbe toutes les autres. Le rouge, attribué au fils, engendre l'énergie, créée la chaleur et la force. Il est la couleur de l'amour total. De leur union dans une Vierge Noire va se dégager une première symbolique. Par la position méditative, la statue de la Vierge capte l'énergie cosmique et tellurique qu'elle inverse et qu'elle envoie (qu'elle émet) par son fils, dont la couleur rouge engendre l'énergie. Le vert sert à neutraliser les forces extérieures et à recevoir uniquement les couleurs spirituelles. Le christ par le rouge ne peut recevoir que son propre rayonnement. Inversement, le fils, parce qu'il est l'énergie, le Verbe, canalise le courant émis par l'homme. La position du fils sur la statue fait qu'il est le catalyseur par qui tout passe. Il retransmet ce qu'il reçoit, par exemple une prière à sa mère, qui, par la puissance de son onde de forme et la puissance magnétique du vert, inverse les polarités et renvoie au fidèle la propre force de la prière transmutée. »

 

https://www.saintgeorgesdebaroille.com/les-amis-de-la-chapelle/

10 janvier 2007

Notre-Dame la Brune de Tournus

Tournus_104aLa facture soignée de cette Vierge en bois de cèdre, certains détails du siège ainsi que le costume invitent à la dater du XIIème siècle.

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Tournus_116aOn remarquera en particulier les visage d'adulte de l'enfant Jésus et l'importance des mains de la Vierge. Elle a été dorée au XIXème siècle. Elle était vénérée dans la crypte, près du puits...

11 avril 2008

La symbolique du serpent

 

Serpent_5aL’humanité telle qu’on la connaît, faite de chair et duelle, n’existerait pas sans le serpent qui, dans la Septante, est qualifié d’avisé (le temps passant, on le retrouve rusé dans la Vulgate. Le message n’est plus le même…).

 

 

 

 

 

 

ouroborosCe serpent avisé, on le retrouve dans les cosmogénèses diverses et variées, depuis l’aube des civilisations, maitre du principe vital des origines, maitre des énergies et des forces de la nature. Il sera ce qui anime, ce qui maintient. Il créera le temps en plus de la vie, dans sa représentation de l’ouroboros.

 

 

 

 

 



Atoum_3Les chaldéens n’avaient qu’un seul mot pour dire serpent et vie. Il sera dieu créateur aux origines comme Atoum chez les Egyptiens, représentant de l’incarnation de l’esprit dans la matière, maitrisant la vie, mais aussi la mort.

Il sera initiateur en portant les symboles des 4 éléments : la terre (la Déesse-Mère le maitrisera), le feu se transformant alors en dragon, l’air lorsque les ailes lui poussent (dragons ailés) et l’eau (vouivre). Il sera alors symbole des sciences, de la connaissance et de la sagesse.

 

 

 

 

 

 

Quetzalcoatl_1De part sa capacité à changer de peau, il sera symbole d’immortalité et de renaissance, comme Quetzalcoatl le serpent à plumes chez les Aztèques. Il deviendra protecteur sous la forme de l’uraeus au front des pharaons, guérisseur s’enroulant sur le bâton d’Asclépios. Chez les indiens, lové au niveau du premier chakra, il attendra d’être éveillé pour conduire à l’état de samadhi, état d’expansion illimitée de la conscience.

 

 

 

 

 



Caducee_dHermesL'image du serpent enroulé autour de l'arbre de la connaissance, du bâton d'Asclépios à la baguette d'Hermès, le caducée (les serpents: le feu et l’eau, la baguette : la terre, les ailes: le ciel) qui signifie le bâton du héraut, symbolise la communication, la connaissance et sa diffusion (voir le site sur la symbolique du caducée, très bien fait).

 

 

 

 

 

 

 

 

Caducee_alchimiqueEn alchimie, les deux serpents enroulés autour du caducée symbolisent le soufre et le mercure, les principes antagonistes, qui seront unis par le sel.

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serpent_2aAlors, avisé ou rusé le serpent ? Il faut savoir que ce n’est qu’au Moyen-âge qu’il deviendra la représentation directe du mal, le Satan, responsable du péché de la femme. Même au début du christianisme, la secte gnostique des ophites, considérés comme hérétiques assez rapidement somme toute,  considérait Nahash (le serpent en hébreu) comme le héros apportant la connaissance sous forme du fruit défendu aux hommes, le démiurge créateur étant un être diabolique ne sachant que maudire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Serpent_6aComme les ouvrages ophites ont beaucoup servi de combustible, il ne nous reste que les témoignages de leurs ennemis, et quelques écrits originaux trouvés à Nag Hammadi. Irénée de Lyon, dans son livre « Contre les hérésies »,  en parle en ces mots :

« Certains disent que c’est la Sagesse elle-même qui fut le serpent : c’est pour cette raison que celui-ci s’est dressé contre l’Auteur d’Adam et a donné aux hommes la gnose ; c’est aussi pour cela qu’il est dit que le serpent est le plus rusé de toutes les créatures. Il n’est pas jusqu’à la place de nos intestins, à travers lesquels s’achemine la nourriture, et jusqu’à leur configuration, qui ne ferait voir, cachée en nous, la substance génératrice de vie à forme de serpent. »

23 septembre 2008

L'abbaye de Caunes-Minervois, la crypte

Caunes_Minervois_41Les restes de l'église carolingienne furent exhumés à la fin des années 80, à l'occasion de travaux d'assainissements.












Caunes_Minervois_45Sont actuellement visibles les vestiges de l'abside quadrangulaire, qui offre la particularité d'emboiter les angles extérieurs arrondis. Après l'édification de l'église, ce sanctuaire a du faire fonction de martyrium afin de recueillir les reliques des saints martyrs caunois.





Caunes_Minervois_44Au fond, la troisième niche contient des fresques romanes.


















Caunes_Minervois_24Les fouilles se poursuivent pour déterminer si l'église carolingienne possédait un transept. Elles ont mis à jour deux sarcophages des Vème et VIème siècles.

















Caunes_Minervois_42Personne ne parle du puits sacré, mais il est bien là. Il se dégage une atmosphère très sereine de cette crypte, les énergies y sont toujours présente.

15 septembre 2008

Sant'Agnese in Agone

Sant_Agnese_in_Agone_9La piazza Navona fut à l'origine un stade construit par l'empereur Domitien en 86. Domitien y instaura un cycle de jeu à la grecque : course à pied, pugilat, lancer de javelot et de disque. Au Vème siècle, le stade n'est plus que ruines.
De là, la place tire son nom : in agones , "en les jeux", devint nagone et navone puis enfin navona qui signifie "grosse nef" en italien. Le nom de l'église de Sant'Agnese in Agone (Sainte-Agnès en Agone) témoigne encore de cette antique étymologie.






Sant_Agnese_in_Agone_2La tradition veut que l'église Sant'Agnese in Agone, située sur la place Navone à Rome, ait été construite sur le lieu où la sainte fut martyrisée.
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Sant_Agnese_in_Agone_10"Née au IIIe siècle à Rome, Agnès, dont le martyre fut rapporté par saint Damase, par saint Ambroise et par Prudence (Peristephanon 14), mourut en 303 à l'âge de treize ans. Jacques de Voragine rapporte aussi son histoire, dans la Légende dorée.
À l'âge de douze ans, elle rejeta les avances du fils du préfet de Rome qui la courtisait avec empressement, lui déclarant qu'elle était déjà fiancée à quelqu'un de bien plus noble que lui. Le jeune homme tomba malade d'amour. Lorsque son père en connut la raison, il convoqua Agnès qui lui confia qu'elle était chrétienne et promise à Jésus-Christ. Le préfet lui ordonna alors de sacrifier aux dieux romains sous peine d'être enfermée dans un lupanar. Refusant de lui céder, Agnès fut dépouillée de ses vêtements et conduite, nue, à travers la ville, jusqu'au lieu de prostitution, mais ses cheveux se mirent à pousser miraculeusement recouvrant entièrement son corps. Arrivée dans le lupanar, un ange apparut et l'enveloppa d'une lumière éblouissante, et le lupanar devint un lieu de prière.




sainte_agnes_2Alors que le fils du préfet lui rendait visite, bien décidé à la conquérir, un démon l'étrangla et il mourut. Fou de colère, le préfet ordonna qu'Agnès soit brûlée en place publique comme une sorcière, mais le feu épargna la jeune fille et détruisit ses bourreaux ; finalement, Agnès fut égorgée.
Sur ce point, la Légende dorée diverge, et raconte que le gouverneur voulut qu'Agnès prouve qu'elle n'avait pas usé de magie en ressuscitant son fils, ce qu'elle fit par la prière ; les prêtres la firent alors arrêter, et le gouverneur, qui aurait voulu la libérer mais craignait la proscription, chargea un substitut de la juger. Ce dernier la fit brûler, mais le feu l'épargna et toucha le peuple déchaîné qui se tenait autour. Le substitut la fit alors égorger."








Sant_Agnese_in_Agone_3Un premier oratoire fut construit dès le VIIIème siècle, puis il fut agrandi et transformé en petite église par le pape Calixte II en 1123. Cette église fut reconstruite dans le style baroque à la demande du pape Innocent X Pamphilj par Girolamo et Carlo Rainaldi en 1652. On leur doit le plan en forme de croix grecque et les niches des piliers de la coupole. L'église fut achevée de 1653 à 1657 par Francesco Borromini. Il dessina notamment la façade concave de l'église et la surmonta d'une coupole adjointe de deux campaniles.





Sant_Agnese_in_Agone_5A l'intérieur, la coupole est ornée de fresques peintes par Ferri représentant la Gloire du Paradis.
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Sant_Agnese_in_Agone_6Une chapelle, sur la gauche, contient un reliquaire avec la tête décapitée de la sainte.

De l'église on a accès à des souterrains où se trouvent une mosaïque romaine et des restes du stade de Domitien qui précédait la place Navone.

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Sant_Agnese_in_Agone_8http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Sainte-Agn%C3%A8s_en_Agone
hSant_Agnesttp://www.italie1.com/sant-agnese-in-agone-rome-6583.html

18 décembre 2011

Lexique de l'art roman

AgAbaque : Tablette rectangulaire attenante au chapiteau et surmontant la corbeille
Abbatiale : Eglise d'une abbaye
Abbaye  : Monastère autonome dirigé par un abbé
Abside : Extrémité orientale du chœur de l'église, souvent semi-circulaire ou parfois polygonale
Absidiole : Chapelle semi-circulaire (au transept ou chœur) ou abside secondaire
Ambon : L'ambon ou le lutrin se définit comme un pupitre pour lire et prêcher
Appareil : Façon de tailler et d'assembler les pierres dans la maçonnerie. Voir aussi: petit, moyen et grand appareils
Arc : Courbe dessinée par une voûte ou la partie supérieure d'une ouverture réunissant deux points d'appui
Arc à double rouleau : Arc à double rangée de claveaux
Arc brisé : Arc aigu formé de deux segments de cercle se coupant suivant un certain angle
Arc de décharge : Arc dans lequel s'inscrit une baie géminée
Arc diaphragme : Mur intérieur en pignon monté sur un arc transversal placé entre deux travées
Arc doubleau : Voir doubleau
Arc en mitre : Arc composé de deux segments droits coupés à angle aigu (triangulaire)
Arc en plein cintre : Voir plein cintre
Arc formeret : Arc placé à la rencontre d'une voûte avec le mur porteur
Arc outrepassé : Arc en fer à cheval dont la courbe dépasse celle du demi-cercle
Arc polylobé : Arc fait de plusieurs arcs ou parties de cercle
Arc rehaussé : Arc où le demi-cercle se prolonge par des parties droites
Arc triomphal : Arc qui se trouve à l'entrée du chœur
Arcade :  Ensemble d'un arc et des montants qui le soutiennent
Arcature : Série de petites arcades décoratives (aveugles ou ouvertes)
Arc-boutant : Arc extérieur d'un édifice pour transférer la poussée d'une voûte vers une pile de pierre
Architrave : Partie rectiligne de longue portée reposant sur des colonnes, parfois en bois
Archivolte : Arc qui surmonte l'ensemble des voussures ou ensemble des ornements qui circonscrivent une arcade en soulignant ses contours supérieurs
Arête : Voûte où deux berceaux se coupent perpendiculairement en pénétrant l'un dans l'autre
Arête de poisson : Voir opus spicatum
Assise : Rangée horizontale de pierres
Astragale : Moulure arrondie séparant chapiteau et fût de colonne (à la base d'une corbeille de chapiteau)
Avant-corps : Elément d'une construction se trouvant en avant de la façade
Avant-nef : Voir narthex
Aveugle : Arcade où l'ouverture est plaquée contre un mur pour ne servir que de décor (par opposition à ajouré)

 

 

BgBalustrade : rangée de balustres, c'est à dire de petites colonnettes. Cet élément décoratif peut se trouver à l'extérieur devant une claire-voie ou un pignon ou à l'intérieur le long des tribunes ou pour orner les croisillons.
Bandes lombardes : Bandes de faible saillie verticale ou lésènes reliées par de petits arcs
Baptistère : Lieu où se pratique le baptême, avec cuve baptismale, souvent intégré à l'église. Souvent une chapelle près d'une église à plan central.
Barlong : Plus large que longue (rectangulaire)
Bas-côté : Nef latérale de l'église flanquant la nef centrale, dont la voûte est moins élevée que la nef principale
Base : Partie moulurée du pied d'une colonne ou d'un pilier
Basilique :  à l'origine la basilique est un édifice antique, une sorte de forum fermé, formé d'un bâtiment rectangulaire divisé en trois nefs. Par la suite, les première églises ayant repris cette forme architecturale sont nommées ainsi. Ce sens n'est cependant pas celui qui est retenu aujourd'hui. Dans la majorité des cas, une basilique est un édifice qui a reçu ce titre honorifique (basilique mineure ou majeure), décerné par le pape, en raison de son prestige particulier. C'est pourquoi des cathédrales (maison de l'évêque) peuvent être aussi des basiliques. Voir aussi : plan basilical
Bâtière : Toit à deux versants inclinés comme les côtés d'un bât et posé sur deux pignons
Berceau : Voûte demi-cylindrique longitudinale en pierre
Berceau brisé : Berceau en arc brisé
Berceau transversal : Voûte en berceau perpendiculaire a l'axe de l'édifice
Billettes : Eléments décoratifs constitués d'une suite de tronçons de tores assemblés en damier
Boudin : Voir tore
Bras du transept : Parties du transept de chaque côté de la croisée

 


CcCannelure : Moulure creuse
Cantonné : un pilier est cantonné lorsque ses angles saillants reçoivent des colonnes engagées. Une colonne est dite cantonnée lorsqu'elle intègre l'angle rentrant d'un pilier cruciforme
Capitulaire (salle) : également appelée salle du chapitre. Les moines s'y réunissaient quotidiennement pour y discuter un chapitre de la règle de Saint Benoit, pour y avouer leurs fautes ou pour y résoudre des problèmes administratifs. Le chapitre élisait l'abbé chargé de diriger l'abbaye. On trouve des salles capitulaires non seulement dans les monastères mais aussi dans la plupart des cathédrales : c'était en effet l'un des centres de décision de l'évéché
Cathèdre : Siège de l'évêque dans la cathédrale
Carolingien : Période de règne des souverains francs de 751-987 et son style architectural
Carré du transept : Voir croisée
Cathédrale : L'église principale d'un évêché où trône l'évêque
Chaîne : Renforcement vertical du mur ne formant pas saillie
Chaire : petite tribune surélevée accessible par un escalier qui permet au prêtre d'être des fidèles lorsqu'il prêche
Chancel : Clôture verticale entre le chœur et la nef
Chanoine : les chanoines sont initialement régis par une règle inspirée de saint Augustin, définie vers 654 par Chrodegang. Ils ne sont pas liés par des voeux contrairement aux moines.
Chanoines réguliers : Chanoines qui vivent en communauté
Chanoines séculiers : Chanoines en contact avec le monde, sans vie communautaire
Chapelle : Partie annexe d'une église comportant un autel secondaire, voir chapelle latérale et chapelle rayonnante.
Chapelle castrale : Chapelle du château, réservée au châtelain
Chapelle latérale : Chapelle des côtés Sud et Nord, souvent rajoutées postérieurement au reste de l'édifice
Chapelle orientée : Chapelle dirigée vers l'est, généralement ouvrant sur les croisillons
Chapelle rayonnante : Absidioles disposées de façon concentrique autour de l'abside et ouvrant sur le déambulatoire
Chapiteau : Pierre taillée qui forme le sommet d’une colonne, d'un pilastre ou d’un pilier, souvent sculptée.
Chapitre : Ensemble de moines ou de chanoines vivant sous une règle monastique ou autour de l'évêque
Chauffoir : Seule pièce chauffée de l'abbaye, abritant la cheminée, souvent attenant au scriptorium
Chevet : Extrémité orientale d'une église ou partie extérieure du chœur
Chevet plat : Mur droit fermant une abside
chœur : Partie d'une église dont l'accès est réservé au clergé, comprenant le sanctuaire qui abrite l'autel et la partie où se chante l'office
Chrisme : monogramme du Christ, formé des deux premières lettres de son nom en grec (X, P) ainsi que de l'alpha et de l'omega.
Christ en Majesté : Scène avec le Christ en gloire
Clair-étage : Voir fenêtres hautes
Claire-voie : Ensemble des fenêtres éclairant un vaisseau
Claustra : Ensemble de dalles ajourées fermant les baies
Claveau : Pierre entrant dans la composition d'un arc ou d'une voûte (taillée en forme de coin)
Claveau droit : Voir clef de voûte
Clerestoire : Voir fenêtres hautes
Clef de voûte : Claveau central ou pierre placée à l'intersection des nervures qui soutiennent une voûte
Clocher à peigne : Mur-pignon percé de baies dans lesquelles sont logées les cloches
Clocher-porche : Tour a l'entrée ouest d'une église
Clocheton : Petit clocher ornant la base d'une flèche ou les angles d'un édifice
Clôture : les clôtures enserrent le choeur et les stalles des chanoines. Elles marquent la séparation ente les religieux et les simples fidèles. A l'origine, elles étaient souvent totales, instaurant une rupture entre le choeur et la nef, marquée par un mur percé d'une porte. Elles étaient donc à la fois séparation et lien (surtout lorsqu'elles étaient surmontées d'un jubé) Elles sont souvent ornées de programmes iconographiques très développées, notamment lorsqu'elles séparent aussi le choeur du déambulatoire. Voir aussi Jubé.
Collatéraux : Voir bas-côtés
Collégiale : Eglise qui possède un chapitre de chanoines, sans être une cathédrale
Colonnade : Série de colonnes, par exemple au rond-point d'un déambulatoire
Colonne : support (pilier) généralement cylindrique. Les colonnes peuvent être monolithes ou composées de plusieurs tambours. Elles sont adossées lorsqu'une petite partie de leur fut est noyée dans la maçonnerie d'un pilier ou d'un mur. Elles sont engagées lorsqu'il n'y a plus qu'une demi-colonne qui ressort de la maçonnerie. Elles sont cantonnées quand elles se glissent dans les angles rentrant d'un pilier cruciformes. Elles sont fasciculées lorsque qu'elles sont réunies en faisceau. Elles sont accouplées lorsqu'elles se présentent par deux.
Colonne adossée : Colonne cylindrique située contre un pilier ou mur
Colonne engagée : Colonne en demi-cylindre faisant corps avec un mur ou un pilier plus large
Commende : le régime de la commende, instauré par Clément VI (1342-52) implique pour une abbaye de perdre partiellement son autonomie puisque son abbé est alors choisi par le Pape parmi les membres du clergé séculier. L'abbé ainsi nommé perçoit les revenus de l'abbaye et s'occupe de sa gestion tandis que le pouvoir spirituel est remis aux prieurs. Par la suite, la possibilité de confier un bénéfice ecclésiastique à un clerc ou même à un laïc s'étend aux souverains. En France, c'est le concordat de Bologne (1516) entre François Ier et Léon X qui permet l'instauration d'une commende royale et non papale. Le passage à ce régime marque souvent le début d'une décadence des moeurs, l'abbé ne se souciant que de son propre profit.
Confession : Petit espace ou crypte où reposent les reliques d'un martyr ou d'un saint
Console : Socle encastré dans un mur marquant un départ d'arc ou utilisé en support
Contrefort : Massif de maçonnerie élevé en saillie contre un mur pour l’épauler, assurant la stabilité d'un édifice
Contrefort-colonne : Colonnes adossées servant de contrefort
Convers : Membre non-clerc d'une communauté religieuse qui est chargé du service domestique
Corbeau : Pièce en saillie sur un mur, parfois sculptée, ayant un rôle de support
Corbeille : Partie principale du chapiteau (souvent décorée de sculptures) entre astragale et tailloir
Corniche : Membre saillant d'architecture qui sert à couronner le faîte d'un mur, voir aussi corbeaux et modillons
Coudée du lieu : Dimension de base propre à chaque lieu.
Coupole : Voûte hémisphérique sur plan carré, circulaire, elliptique ou octogonal, souvent sur la croisée ou le chœur, reposant sur trompes ou pendentifs
Courtine : Mur rectiligne reliant deux tours
Crochet : Ornement en forme de crosse végétale ou de bourgeon recourbé, souvent décorant souvent les chapiteaux
Croisée (du transept) : Partie centrale du plan de l'église où la nef principale coupe le transept, et souvent surmontée d'un clocher et d'une coupole
Croisée d'ogives : Voir ogives
Croisée régulière : Croisée où la hauteur de la nef, des croisillons et du chœur est identique; caractéristique des églises clunisiennes
Croisillon : Voir bras du transept
Crucifère : Ornement marqué d'une croix
Cruciforme : En forme de croix
Crypte : Espace souterrain généralement aménagé en dessous du chœur, abritant souvent les reliques de saints ou le tombeau d'un martyr
Cul-de-four : Voûte formée d'un quart de sphère (demi-coupole) couvrant les absides et absidioles
Cul-de-lampe : Pierre saillante servant à supporter une base de colonne, la retombée d'un arc, des nervures de voûte ou une statue
Culée : Massif de maçonnerie qui reçoit la volée d'un arc-boutant et dont le but est de contenir la poussée
Culot : Support d'une retombée d'ogive quand celle-ci ne repose pas sur une colonne

 


DgjpgDéambulatoire : Couloir entourant le chœur et reliant les bas-côtés, inventé pour permettre de circuler autour des reliques
Demi-berceau : Type de voûte en quart de cylindre, parfois utilisé pour voûter les bas-côtés ou tribunes
Demi-colonne : Voir colonne engagée
Détrempe : Technique de peinture avec adjonction de liants organiques, utilisée pour les fresques
Dormition : mort de la Vierge
Dosseret : Support rectangulaire dans lequel est engagée une colonne servant de départ à un arc doubleau
Double rouleau : Voir arc à double rouleau
Doubleau : Arc transversal en maçonnerie placé en doublure sous la voûte pour la soutenir et séparant deux parties de la voûte

 

EgEbrasement : Piédroit d'une baie ou d'un portail taillé en biais dans un mur
Ecoinçon : Surface triangulaire entre la courbe de deux arcs et le bandeau horizontal qui les surmonte
Elévation : Face verticale intérieure d'une travée d'un édifice (aussi extérieure)
Encorbellement : Elément en saillie d'un mur
Enfeu : niche abritant un tombeau (et souvent un gisant)
Entablement : Saillie au sommet des murs d'un bâtiment qui supporte la charpente de la toiture. Composé de l'architrave, de la frise et de la corniche
Entrelacs : Motif d'ornement à base de brins qui s'entrecroisent
Epannelé : Dégrossi par une taille en plans qui dégage la forme du sujet
Extrados : Surface extérieure convexe d'un claveau ou d'un arc

 

FgFenestrella : Fenêtre située entre la crypte et le chœur
Fenêtres hautes : Baies situées à l'étage supérieur de la nef éclairant directement le vaisseau central
Frise : Composition horizontale de peintures ou de sculptures
Fronton : Morceau d'architecture triangulaire ou en demi-cercle qui couronne une ordonnance architecturale ou l'entablement
Fût : Partie principale de la colonne, comprise entre la base et le chapiteau (généralement cylindrique)

 

GgGâble : Couronnement pointu triangulaire au-dessus d'une baie ou de l'archivolte
Géminé : Objets tels baies, arcades, colonnes groupés par deux sans être cependant en contact (souvent séparés par une colonne)
Gisant : Statue ornant un tombeau représentant le défunt allongé
Gloire : Auréole enveloppant le corps du Christ
Gnomon : Le gnomon fut le premier instrument d'observation utilisé pour fixer les points cardinaux. Il s'agit d'une règle dressée ou d'un triangle, dont l'ombre portée sur un cadran permet de repérer l'heure solaire, la position et les intervalles des équinoxes et des solstices.
Gorge : Moulure creuse demi-circulaire
Gothique : Style architectural (fin XIIe - début XVIe siècles). On distingue gothique premier, rayonnant et flamboyant
Grand appareil : Appareil soigné aux grandes pierres posées par assises égales en hauteur (appareil régulier)
Grandes arcades : Arcades faisant communiquer la nef centrale et les bas-côtés

 


HgHémicycle : Partie d'un édifice dont le plan est en demi-cercle

 

 

 

 

 

IgImposte : Pierre, bandeau ou petite corniche saillante reposant sur un pilier ou piédroit, recevant la retombée d'un arc
Intrados : Surface intérieure d'un ensemble d'arcs ou d'une voûte

 

 

 

 

JgJambage : Voir piédroit
Jessé : Jessé est le père de David. Il est lié à deux types de représentation:
- le songe de Jessé : on voit Jessé entouré de quatre prophètes (Daniel, Jacob, Isaïe, Michée) qui lui annonce la venue d'un Sauveur.
- l'arbre de Jessé : de Jessé allongé part la généalogie du Christ, présentée sous forme d'arbres dont les branches portent des rois et des prophètes. Le Christ trône à la cime. La représentation de l'arbre de Jessé avec les personnages reposant sur des calices de fleurs (et non plus directement sur les rameaux) rappelle les sièges des dieux extrême-orientaux.
Jubé : tribune transversale en forme de galerie, élevé entre la nef et le choeur, dans certaines églises. Le jubé marque la séparation entre le choeur des chanoines et l'église, occupée par les fidèles. La tribune repose souvent sur un mur percé d'une porte appartenant à la clôture. Le prêtre pouvait accéder au jubé depuis le choeur pour lire les évangiles et prêcher tout en étant visible aux fidèles. La plupart des jubés ont été détruits à partir du XVIIe siècle.

 

LgLancette : Baie haute et étroite, se refermant en arc brisé
Lanterne : Tour ajourée permettant de faire pénétrer la lumière, souvent à la croisée d'une église
Larmier : Ressaut de corniche visant à éviter le ruissellement de l'eau sur les murs
Lavabo : Partie du cloître d'une abbaye où les moines venaient se laver
Lésènes : Pilastre plat en légère saillie à l'extérieur de l'édifice
Lierne : nervure liant la clef de voûte aux clefs de voûtes secondaires des tiercerons
Linteau : Rectangle de pierre horizontal appuyé sur les jambages d'une ouverture, souvent sculpté et destiné à supporter le tympan
Linteau en bâtière : linteau monolithe en forme de triangle.
Lobe : Segment de cercle découpé dans un arc

 

 

MgMajesté : Statue du Christ, de la Vierge ou d'un Saint, faisant ressortir son caractère sacré
Mandorle : Gloire ovale en forme d'amande utilisée dans les décorations et qui entoure souvent le Christ en majesté
Massif barlong : Structure de forme rectangulaire surmontant la croisée et dont le côté le plus long se trouve perpendiculaire a l'axe de la nef
Massif occidental : Voir westbau
Meneau : Remplage de pierre qui sépare une baie en plusieurs parties (dans l'art gothique ou Renaissance)
Méplat : Elément peu entaillé d'une sculpture.
Mérovingien : Relatif à la période de règne des souverains francs descendants de Clovis (481 -751)
Modillon : Pierre sculptée saillante, souvent décorée, placée à intervalles réguliers sous une corniche pour la soutenir
Modillon à copeaux : Modillon orné d'enroulements rappelant les copeaux de bois obtenus au rabot
Moellon : Pierre dégrossie ou équarrie
Moyen appareil : Appareil soigné de pierres de taille de grandeur moyenne (appareil régulier), de 20 à 35 cm.
Mur gouttereau : Mur latéral qui porte une gouttière (par opposition au mur pignon)
Mur pignon : Voir pignon
Mozarabe : les mozarabes sont les hommes demeurés chrétiens dans l'Espagne musulmane. Dans le domaine artistique, l'adjectif désigne le mélange entre les traditions ibériques d'avant l'invasion et l'art musulman.
Mudéjar : art développé par les artistes arabes passés au service des chrétiens après la reconquista espagnole.

 


NgNaos : dans le monde byzantin, désigne habituellement la partie centrale de l'église, comprise entre le narthex et le choeur
Narthex : Vestibule ou porche couvert précédant la nef d'une église à l'ouest
Nef :Partie longitudinale d'une église, entre la façade et le transept, où se tiennent les fidèles. Elle peut se composer d'une nef unique ou d'une nef centrale flanquée de bas-côtés.
Nervures : Moulures arrondies et saillantes d'un arc
Nimbe : Auréole entourant le visage des Saints

 


OgOculus : Petite ouverture ronde
Ogive : Arc bandé en diagonale qui souligne les arêtes de la voûte d'une travée (quadripartite ou sexpartite)
Opus sectile : Décor composé de fragments (souvent marbres)
Opus spicatum : Petit appareil irrégulier diagonal utilisé a l'époque pré-romane
Orant : Personnage en prière levant les bras vers le ciel
Ottonien : Style des églises rhénanes, avec westbau et deux absides opposées
Oves : Ornement dessinant des œufs en série

 

PgPalmette : Ornement végétal qui affecte la forme de feuilles de palmier disposées en éventail et réunies à leur pied
Pantocrator : pancrator signifie « tout-puissant ». Ce qualificatif s'applique au Christ lorsqu'il est représenté de face, bénissant de la main droite et tenant un codex de la main gauche (Christ en majesté). On trouve ce type d'image sur de nombreux tympans (notamment dans ceux qui figure l'Apocalypse). Il s'agit d'une création iconographique byzantine
Parement : Face apparente d'un mur en pierre
Pendentifs : Triangles sphériques concaves soutenant une coupole qui permettent le passage du plan carré au plan circulaire
Penture : Bande de fer, souvent décorative, fixée à plat sur une porte et permettant de soutenir celle-ci sur le gond
Petit appareil : Appareil de pierres de taille brutes assemblées sans ordre (appareil irrégulier), à moins de 20 cm.
Phylactère : Banderole représentée sur des sculptures ou des fresques pour porter un texte
Piédroit ou Pied-Droit : Montant vertical encadrant un portail ou ouverture sur lequel s'appuient les retombées d'un arc, parfois décoré
Pignon : Mur qui limite une construction sur ses faces latérales dont le couronnement est souvent triangulaire suivant la pente d'un comble et dont le sommet porte le bout d'une toiture
Pilastre : Ressaut vertical rectangulaire engagé en saillie d'un mur
Pilastre cannelé : Pilastre décoré de cannelures sculptées
Pile : Voir culée
Pilier fasciculé : Pilier fait de plusieurs colonnes réunies en faisceau
Plan basilical : Le plan des édifices antiques, généralement rectangulaire, avec une ou plusieurs nefs et une abside
Plan bénédictin : Plan selon lequel l'église et les chapelles du chœur et du transept sont orientées parallèlement
Plein cintre : Composé d'un demi-cercle
Préroman : Epoque précédant la période romane et le style de cette époque (Xe siècle)
Prieuré : Monastère dépendant d'une abbaye et dirigée par un prieur
Priorale : Eglise d'un prieuré
Protomé : élément décoratif constitué d'un buste d'homme ou d'animal.
Psychomachie : combat allégorique des vices et des vertus.

 

RgRampant : Partie en pente d'un édifice ou d'une décoration
Redents (ou redans) : découpure en forme de dent, dont la répétition constitue un ornement.
Registre : Bande décorative de sculpture ou de peinture
Reliquaire : Voir châsse
Relique : Fragment du corps d'un saint ou d'un objet lui ayant appartenu
Réemploi : Utilisation d'éléments de construction pris dans un édifice plus ancien
Remplage : réseau de pierre garnissant une rose ou la partie supérieure d'une arcature.
Rinceau : Motif ornemental fait d'une tige végétale décrivant des méandres
Roman : Terme inventé au XIXe siècle pour le style répandu en Europe aux XIe et XIIe siècles
Ronde-bosse : Sculpture ne s'appuyant sur aucune surface et dont on peut voir tous les côtés
Rose : Grande baie circulaire, souvent placée dans la partie haute d'une façade
Rotonde : Espace en forme de cercle au sein d'une église, pour faciliter la circulation de pèlerins
Rouleau : Rangée de claveaux formant un arc

 

SgScotie : Moulure en creux placée entre les deux tores de la base d'une colonne
Sommier : Dernière pierre d'un pilier et qui reçoit la retombée de l'arc ou de la voûte
Stalles : Sièges en bois souvent sculptés et réservés aux chanoines dans le chœur, en forme d'un U au sein duquel se trouve l'autel
Statue-colonne     : Haute colonne sculptée d'un personnage
Stuc : Motif décoratif réalisé à partir d'une composition de poussière de marbre ou de plâtre avec un liant
Stylobate : Soubassement continu et servant de support à des colonnes

 


TgTailloir : Partie supérieure d'un chapiteau, tablette carrée ou polygonale sur laquelle repose la retombée des voûtes
Tambour : Pierre de forme cylindrique
Tétramorphe : Représentation symbolique des quatre évangélistes sous leurs formes allégoriques (l'ange pour St-Matthieu, l'aigle pour St-Jean, le taureau pour St-Luc et le lion pour St-Marc)
Tierceron : Nervure supplémentaire dans une voûte qui ne rejoint pas la clef de voûte principale (existe dans l'art gothique et Renaissance)
Tiers-point : Arc inscrit dans un triangle équilatéral
Tirant : Pièce de bois ou de fer stabilisant la construction
Tore : Anneau entourant le fût d'une colonne (moulure cylindrique)
Transept : Partie transversale coupant la nef principale et donnant au plan l'aspect d'une croix latine
Transept bas : Transept dont la hauteur est inférieure a celle de la nef, caractéristique des églises du premier art roman
Travée : Division transversale comprise entre deux piliers ou arcs doubleaux d'une partie d'une église
Triforium : galerie au-dessus des bas-côtés ou des tribunes, composée d'arcatures de faible hauteur, ouvrant sur la nef, le transept ou le choeur. Le triforium peut être aveugle si les ouvertures sont simulées. Si la galerie est réelle, elle peut avoir un mur de fond plein ou à claire-voie. Le triforium se distingue essentiellement de la tribune par la taille de ses baies, moins hautes et moins larges.
Tribune : Galerie voûtée au-dessus des bas-côtés ou du narthex, avec arcatures qui s'ouvrent sur la nef
Triforium : Galeries d'arcades parfois aveugles, constituant le second étage d'une élévation
Trompes : Arcs formant une diagonale à l'intérieur des angles d'un espace carré soutenant une coupole
Trumeau : Pilier central divisant en deux l'ouverture du portail pour soulager le linteau
Tympan : Espace compris entre le linteau et les voussures d'un portail et servant de support à des programmes iconographiques souvent très développés

 

VgVoussoir : Voir claveau
Voussures : Arcs concentriques en retrait les uns par rapport aux autres au-dessus d'un portail ou d'une fenêtre et surmontés de l'archivolte
Voûte : Couvrement intérieur en pierre d'une partie d'un édifice; voir aussi: berceau, berceau brisé, arête, coupole et ogive
Voûte à pénétrations : Voûte où deux berceaux se recoupent perpendiculairement sur des hauteurs différentes
Voûte d'arêtes : Voir arête
Voûte d'ogives : Voir ogive
Voûte en berceau : Voir berceau
Voûte en berceau brisé : Voir berceau brisé
Voûte en berceau transversal     Voir berceau transversal
Voûte en demi-berceau : Voir demi-berceau

 

WgWestbau : Massif occidental d'une église intégrant un deuxième chœur, caractéristique du style ottonien et carolingien

 

 

 


http://mydas.ath.cx/bourgogneromane/glossaire.htm

http://architecture.relig.free.fr/glossaire.htm

 

 

 

 

30 septembre 2010

Saint Saturnin

Le nom de saint Saturnin, ou saint Sernin après évolution, provient de Saturne, qui vient du latin « serere » = ensemencer.
Saturne était dans la mythologie le dieu de l’agriculture et du temps. Signification : le semeur.

st_saturninSaint Saturnin de Toulouse, aujourd'hui connu sous le nom de saint Sernin, est le premier évêque chrétien de Toulouse connu. Il est fêté le 29 novembre. Le nom de Saturnin (Saturninus) a subi de multiples évolutions que l'on retrouve dans de nombreux toponymes et patronymes aujourd'hui.
Saturnin est envoyé de Rome par le pape Fabien, pour évangéliser la Gaule. En passant par Nîmes, un disciple se joint à lui, Honest. Ensemble, ils vont jusqu'à Pampelune, en Espagne. Ils y rencontrent et consacrent le futur saint Firmin. Honest subit le martyre, et Saturnin, accompagné de Hilaire, son futur successeur, revient sur ses pas pour s'arrêter à Toulouse. Saturnin sillonne la région à des fins d'évangélisation. En 250, attribuant le silence des oracles à ses passages fréquents devant le Capitole (temple majeur de la cité antique, dédié à Jupiter), des prêtres païens lui demandèrent d'honorer l'empereur en lui sacrifiant un taureau. Son refus valut à Saturnin d'être attaché au taureau du sacrifice.





Saint_Saturnin_bLes historiens ont longtemps débattu pour savoir où se situait le Capitole à l'époque antique. Ce n'est qu'en 1993 grâce aux fouilles archéologiques du parking de la place Esquirol qu'on a pu déterminer que le temple se situait à cet endroit. La Passion de saint Saturnin, probablement écrite au cinquième siècle, nous apprend qu'il était pourvu d'un escalier monumental. La légende raconte que le taureau, pris d'une rage folle, descendit à toute allure les marches du Capitole, traînant derrière lui l'évêque. Sa tête explosa sur les marches du temple. Le taureau aurait rejoint la campagne en passant par la porte nord de la ville, la Porterie, alors protégée par des remparts, suivant le « cardo » romain (rue Saint Rome).

saint_Saturnin_cLe taureau aurait abandonné Saturnin sur la route de Cahors, la rue du Taur, lui donnant ainsi le nom qu'on lui connaît aujourd'hui. Le corps sans vie du malheureux fut recueilli par les saintes Puelles, deux jeunes femmes. Elles l'inhumèrent à l'endroit exact où son corps fut trouvé, dans un fossé assez profond pour que les païens ne puissent pas profaner la dépouille.


Saint_Saturnin_a

La légende dit que, battues par la foule, les saintes Puelles quittèrent la ville pour se réfugier dans le petit village près de Castelnaudary qui porte leur nom, le Mas-Saintes-Puelles. Hilaire, évêque au quatrième siècle, fit construire une petite église en bois, un oratoire, sur la tombe du martyr. C'est l'emplacement de l'église du Taur que nous connaissons aujourd'hui.








Saturne_4Saturne est une ancienne divinité romaine, agraire à l'origine (on lui attribuait notamment la protection des semailles), qui a été peu à peu assimilée au grec Cronos. Il régnait sur les cieux et sur la terre avant que Jupiter ne l'en chasse : il avait été prédit que l'un de ses enfants le détrônerait un jour. Et pour éviter cela, il dévora chacun de ses enfants à leur naissance.











saturne_3Mais un jour, son épouse Cybèle et sa mère Tellus réussirent à sauver Jupiter en lui faisant avaler une pierre enveloppé dans des langes à la place de son fils. Plus tard, ce dernier réussira effectivement à chasser son père du pouvoir et l'obligera à régurgiter ses frères et sœurs (Neptune, Pluton, Cérès, Junon et Vesta).






jupiterJupiter, dieu romain du Ciel, est aussi le père des dieux. On retrouve également des divinités semblables dans d'autres panthéons : Taranis chez les Gaulois, Thor et Odin chez les Scandinaves ou encore Dyaus Pitar et Varuna chez les hindous. Parmi les divinités, Jupiter tenait toujours le premier rang et son culte était le plus solennel et le plus universellement répandu. Ses trois plus fameux oracles étaient ceux de Dodone, de Libye et de Trophonius. Les victimes les plus ordinaires qu'on lui immolait étaient la chèvre, la brebis et le taureau blanc dont on avait eu soin de dorer les cornes. On ne lui sacrifiait pas de victimes humaines; souvent on se contentait de lui offrir de la farine, du sel et de l'encens. L'aigle, qui plane en haut des cieux et fond comme la foudre sur sa proie, était son oiseau favori. Le jeudi, jour de la semaine, lui était consacré (Jovis dies).

janus_aNous avons donc à Toulouse Saturne (Saturnin-Sernin), tué par les adeptes de son fils Jupiter...  Et pourtant, Saturne, ou Cronos, était souverain de l'âge d'or de l'humanité. C'est pour lui que Janus, le dieu à deux têtes, qui l'avait recueilli quand il fut chassé par Jupiter, créa les Saturnales, afin de commémorer son règne.
Ces fêtes consistaient principalement à représenter l'égalité qui régnait primitivement parmi les hommes. Elles commençaient le 16 décembre de chaque année : d'abord elles ne durèrent qu'un jour, mais l'empereur Auguste ordonna qu'elles se célèbreraient pendant trois jours auxquels plus tard Caligula en ajouta un quatrième. Pendant ces fêtes, on suspendait la puissance des maîtres sur leurs esclaves, et ceux-ci avaient le droit de parler et d'agir en toute liberté. Tout ne respirait alors que le plaisir et la joie : les tribunaux et les écoles étaient en vacances ; il n'était permis ni d'entreprendre aucune guerre, ni d'exécuter un criminel, ni d'exercer d'autre art que celui de la cuisine ; on s'envoyait des présents, et l'on se donnait de somptueux repas. De plus tous les habitants de la ville cessaient leurs travaux. Les esclaves pouvaient critiquer les défauts de leurs maîtres, jouer contre eux, et ceux-ci les servaient à table.

Par reconnaissancepour Janus, le dieu détrôné doua d'une rare prudence qui rendait le passé et l'avenir toujours présents à ses yeux, ce qu'on a exprimé en le représentant avec deux visages tournés en sens contraires. Le nom de Janus est assimilable à un nom commun signifant « passage », ou gardien des portes. L'irlandais a dérivé de la même racine le mot désignant le « gué » et la porte d'une maison se dit en latin janua. Il est le dieu qui préside à toute espèce de transition d'un état à un autre...

8 avril 2009

Le logis abbatial

Saint_Hilaire_25Il s'agit d'une petite pièce cossue, bien plus tardive que le reste des bâtiments. Cette pièce jouxte la salle capitulaire et était réservée à l'abbé. Utilisée comme salon particulier ou chambre, elle présente une décoration remarquablement bien conservée.










Saint_Hilaire_26Le plafond à solives date du XVIème siècle. Il fut commandé par l'abbé Gérard de Bonnet, qui administra l'abbaye de 1509 à 1536. Il fut ensuite masqué par un lattis garni de plâtre. Le chanoine Boudet, vers 1860, le remit à jour, le restaura et raviva les couleurs.









Saint_Hilaire_35C'est lui qui fit peindre les armoiries des 55 abbés ayant siégé à l'abbaye avec leur nom et date d'élection, auxquelles sont venus s'ajouter les blasons des curés de la paroisse.










Saint_Hilaire_37Les poutrelles du plafond sont ornées de guirlandes, dont les extrémités sont supportées par des têtes d'animaux. Une série de métopes du XVIème siècle agrémente ce plafond.




Saint_Hilaire_27Ce sont des scènes, parfois osées pour un logis d'abbé, des armoiries et des portraits (fauconniers, aliéné, Jeanne d'Arc, deux artisans huchiers, menuisiers, ...).











Saint_Hilaire_29http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_Saint-Hilaire
http://architecture.relig.free.fr/hilaire.htm
http://pagesperso-orange.fr/abbayedesainthilaire/







Saint_Hilaire_28Saint_Hilaire_30











Saint_Hilaire_39Saint_Hilaire_31













Saint_Hilaire_40Saint_Hilaire_36

8 avril 2009

La légende de Saint-Hilaire

Saint_Hilaire_5L’origine de la protection de l’abbaye de Saint-Hilaire par les comtes de Carcassonne vient probablement de l’histoire du combat du Lauquet qui eut lieu à la fin du Xème siècle. Cette bataille opposant Roger Ier, comte de Carcassonne, et Oliba Cabreta, comte de Cerdagne venu envahir la région, donna naissance à une légende.












Saint_Hilaire_47En effet, on raconte que les troupes de Roger, inférieures en nombre et peut-être moins assoiffées de bataille, étaient sur le point de perdre le combat et de s’enfuir ou d’être massacrées.
Alors, le comte de Carcassonne ne sachant plus à qui s’adresser, se tourna vers Dieu : il se mit à genoux et commença à prier.














Saint_Hilaire_48Il invoqua même saint Hilaire et lui demanda de l’aider à protéger le village des envahisseurs. Et c’est alors que le miracle se produisit : saint Hilaire, vêtu d’une robe éclatante, apparut à la tête d’une armée qui repoussa et extermina les troupes d’Oliba.









Saint_Hilaire_34Pour remercier saint Hilaire de son intervention miraculeuse, Roger s’engagea à vêtir les moines chaque année, à faire régulièrement des dons à l’abbaye et avec sa femme Adélaïde, il s’engagea à respecter les principes de la règle bénédictine. De plus, le couple carcassonnais choisit le monastère comme lieu de sépulture.

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