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lieux sacrés
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4 janvier 2009

La chapelle Notre-Dame du Bon-Secours de Châtillon

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Ch_tillon_d_Azergues_11Le village de Châtillon d'Azergues est juché sur un promontoire rocheux, entre les vallées de l'Azergues et d'Alix, au pays des pierres dorées.

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Ch_tillon_d_Azergues_19__1600x1200_Le bourg fut fortifié dès la fin du Xème siècle, d'où l'étymologie de son nom : du latin "castellio, castellionis", qui signifie petite forteresse. Le château date du XIème siècle.












Ch_tillon_d_Azergues_22__1600x1200_Jouxtant le château, la chapelle  fut construite au XIIème siècle sur l'emplacement d'un édifice plus ancien. Deux chapelles en fait se superposaient : Saint-Barthélemy au dessus de Nostre-Dame. Le vocable de Saint-Barthélemy, donné à la chapelle supérieure, fut conservé jusqu'en 1854 au moment de sa restauration par Tony Desjardins, puis l'ensemble devint chapelle Notre-Dame du Bon-Secours.







Ch_tillon_d_Azergues_5On y accède par un bel escalier, puis par une ruelle qui croise  le... "chemin de l'enfer" !

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Ch_tillon_d_Azergues_15La chapelle supérieure possède une abside en encorbellement (Il n'en existe que deux exemplaires de cette époque en France), le chœur rectangulaire est de même largeur que la nef.

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Ch_tillon_d_Azergues_8De la pierre blanche fut utilisée à titre décoratif aux fenêtres du premier niveau et aux chaînes d'angle.

















Ch_tillon_d_Azergues_1Dans la chapelle inférieure, une dalle permettait autrefois l'accès à la crypte.












Ch_tillon_d_Azergues_3Le chœur est voûté en trois parties, avec une coupole sur trompes dans la partie centrale et des voûtes en berceau pour les chapelles latérales. Au Nord de la nef, une arcature en plein-cintre ouvre sur l'oratoire qui comprend deux travées inégales, l'une voûtée d'arêtes, l'autre sur croisée d'ogives.

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Ch_tillon_d_Azergues_20__1600x1200_Ch_tillon_d_Azergues_7Au sud est encore visible une porte romane murée au XVème siècle. En partie haute, la façade est percée de trois ouvertures qui éclairent la nef de la chapelle haute. Deux autres petites fenêtres s'ouvrent dans le chœur. En partie basse, deux petites fenêtres s'ouvrent dans la chapelle inférieure.








Ch_tillon_d_Azergues_10Côté ouest, la chapelle fut agrandie au XVème siècle par Geoffray de Balsac qui fut enterré dans l'oratoire. Deux portes de style gothique flamboyant, ajoutées à cette époque, donnent accès en haut à la chapelle seigneuriale, et en bas à l'église paroissiale.
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Ch_tillon_d_Azergues_14La flèche du clocher de style clunisien est construite en pierres et briques alternées : il présente sur chaque face deux rangs de baies géminées, dont les arcs en plein-cintre s'appuient au premier niveau sur des piliers carrés et au second, sur des colonnettes doubles, couronnées de chapiteaux en pierre blanche. On peut le comparer à celui de Notre-Dame de l'ile Barbe, qui date de la même époque.
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Ch_tillon_d_Azergues_17A demi ruinée, après abandon au XVIIIème siècle, la chapelle fut restaurée entre 1849 et 1852. La décoration intérieure date du XIXème siècle.

Les photos d'intérieur sont tirées du site : http://www.edelo.net/roman/images/rhone/chatillon/photos.htm

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12 décembre 2008

Le rocher du Teufelstein

Pfaffenheim_Schauenberg_19Suite à l'afflux des pèlerins, il fallut agrandir la chapelle, ce qui fut fait en 1515. Orientée nord/sud et de style gothique, elle accueillait la statue miraculeuse de la vierge. C'est à cette époque que vint se greffer la légende du rocher du diable :










Pfaffenheim_Schauenberg_27Le diable, pour empêcher la construction du sanctuaire et retrouver son influence sur la forêt et les pierres druidiques, aurait lancé une grosse pierre sur le chantier afin de détruire l'édifice. C'est alors qu'un miracle se produisit, la pierre devenant subitement molle au moment où il la soulevait. Il ne put  l'envoyer, et ses griffes laissèrent de profondes marques dans le rocher.













Pfaffenheim_Schauenberg_18D'après une autre légende, le diable aurait voulu faire obstacle à la construction d'un chemin au Schauenberg en y roulant sans cesse des rochers pour empêcher les pèlerins de monter à la chapelle pour prier.

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Pfaffenheim_Schauenberg_20Plus sérieusement, le christianisme s'est encore mêlé au paganisme, puisque cette pierre comporte quelques cupules, voir un siège, certainement utilisés pour les cérémonies initiatiques druidiques.

27 août 2008

Santa Maria in Cosmedin, l'intérieur

Santa_Maria_in_Cosmedin_20Malheureusement, la plupart des touristes venus place de la Bocca de la Vérità ne rentrent pas à l'intérieur de cette merveille d'église. Pourtant, c'est l'une des seules, avec San Clemente et Santa Maria in Aracoeli, qui vibrent encore de l'énergie puissante accordée aux hauts-lieux.
















Santa_Maria_in_Cosmedin_18Conservée dans sa simplicité primitive du VIIIème siècle, elle présente un plan basilical à trois nefs.

1- Façade
2- Portique
3- Nef centrale
4- Sacristie
5- Chapelle du chœur
6- Schola cantorum
7- Entrée de la crypte
8- Autel majeur
9- Abside
10-11 Absidioles
12- Chapelle de la confession
13- Chapelle de Saint Jean de Rossi
14- Baptistère





Santa_Maria_in_Cosmedin_21On y retrouve les éléments essentiels du décor des églises primitives : le presbytérium, réservé aux prêtres, ainsi que la Schola Cantorum, espace réservé aux chanteurs, séparé des fidèles par une balustrade derrière laquelle s'élève un autel surmonté d'un baldaquin de style gothique florentin, œuvre de Déodat Cosma, troisième fils de Cosma le jeune (1294).















Santa_Maria_in_Cosmedin_31Sous ce dais gothique de la fin du XIIIème siècle, une baignoire de porphyre orange sombre sert d'autel depuis 1123. On peut imaginer qu'un riche citoyen byzantin, ou un citoyen de la Rome impériale, ait pris des bains parfumés dans ce futur autel chrétien.
Derrière l'autel, la cathèdre ou trône épiscopal, surélevée de trois marches, est une oeuvre d'Alfano, du XIIIème siècle. Les accoudoirs du siège représentent deux lions, le dossier en marbre est surmonté d'un disque en porphyre rouge.
















Santa_Maria_in_Cosmedin_4A droite de la Schola s'élève le cierge de Pâques, ainsi que le pavement aux décors géométriques, les deux travaillés par les Cosma, nom générique donné aux marbriers, sculpteurs, ornementistes romains du XII et XIIIème siècles.
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Santa_Maria_in_Cosmedin_22La nef centrale, la plus large, est séparée des deux nefs collatérales par des colonnes de marbre. Un plafond plat en bois, typique des basiliques byzantines, la couvre. Les peintures situées juste sous le plafond sont du XIIème siècle.

Dans la nef de gauche, près de la porte et dans la sacristie, les grandes colonnes à chapiteaux corinthiens prises dans les murs sont  encore dans leur position d'origine, appartenant au siège du praefectus annonae qui s’étendait transversalement sur la moitié de l’église actuelle.
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Santa_Maria_in_Cosmedin_21Du VIIIème siècle, époque du pape Adrien Ier, il reste le chœur à 3 absides parallèles, dérivé du plan des églises orientales.
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Santa_Maria_in_Cosmedin_39L'accès à la sacristie se fait par le couloir de droite. Dans la sacristie se trouve une mosaïque du VIIIème provenant de l'oratoire de l’originelle basilique Saint Pierre. Elle fut comanditée par Jean VII en 706 et représente l'Epiphanie, avec Marie tenant l'enfant sur ses genoux, et un des mages offrant son présent. Les autres pièces de la mosaïque sont conservées au Vatican et un fragment à l'Uffizi de Florence.













Santa_Maria_in_Cosmedin_41Dans la chapelle du Choeur ou de la madone, construite en hiver 1686, est conservée  une image de Theotokos, la mère de Dieu, du XIVème siècle. Elle était posée avant dans l'abside, et on lui attribue plusieurs miracles.

















Santa_Maria_in_Cosmedin_28Santa Maria in Cosmedin abrite aussi les reliques d'un certain... Saint Valentin, martyr romain.  La fête de la Saint Valentin fut instituée pour contrer la Lupercalia, fête païenne donné le jour de la fertilité et dédiée à Lupercus, dieu des troupeaux et des bergers, et Junon, protectrice des femmes et du mariage romain. Tiens, pas loin du dieu des bovins et de Cérès on dirait.
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http://www.rome-passion.com/santa-maria-in-cosmedin.html
http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-3710_Rome___Sainte_Marie_in_Cosmedin.html
http://www.italie1.com/santa-maria-in-cosmedin-rome-6327.html

29 décembre 2008

Sainte-Paule

Sainte_Paule_14Sainte-Paule est un petit village du Beaujolais très accueillant. J'ai eu la chance de rencontrer son ancien maire, qui venait fermer l'église. Non seulement il nous a laissé entrer, mais il est retourné chez lui afin de rapporter les clés de la sacristie pour pouvoir allumer et nous permettre de prendre de meilleures photos. Merci à lui. Rares sont les villages ayant encore leur église ouverte, rarement sont ouverts le cœur de leurs habitants.

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Sainte_Paule_10Sainte-Paule, seule commune en France à porter ce nom (il existe une autre Sainte-Paule, mais au Canada), fait partie du pays des pierres dorées, appelé ainsi à cause des pierres calcaires jaunes ocres qui caractérisent l'architecture locale. 

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Sainte_Paule_0L'origine de ce patronyme vient de sainte Paule. " Cette grande dame romaine avait épousé à dix-sept ans un mari qui la rendit heureuse et dont elle eut cinq enfants. Elle souffrit beaucoup quand elle le perdit. Alors elle décida de rejoindre saint Jérôme en Palestine puisqu'elle l'avait connu à Rome. Elle distribua son héritage à ses enfants et partit en 385 en pèlerinage avec l'une de ses filles, sainte Eustochium, dans l'un des monastères fondés par saint Jérôme à Bethléem où elle mourut en 404.
Elle assura à saint Jérôme deux biens précieux : une grande part de sa fortune pour continuer les travaux du monastère, une grande patience pour calmer ses colères. On dit que son corps repose depuis le IXème siècle siècle dans la cathédrale de Sens."







Sainte_Paule_32La première église de Sainte-Paule fut construite au XIème siècle et fut à l'origine du village. En 1078, elle fut donnée à l'abbaye de Savigny, abbaye bénédictine fondée à l’époque carolingienne, aujourd’hui disparue (les textes anciens attestent qu'elle existait en l'an 817). Cette abbaye, haut lieu de la chrétienté, prospéra autour de l’an mil.










Sainte_Paule_31Elle possédait de nombreuses propriétés, non seulement dans le département du Rhône, mais aussi dans les diocèses de Mâcon, Genève, Lausanne, Saintes et Die (paroisse de Comps ). Sa richesse attirant les convoitises, elle se protégea en faisant édifier des châteaux et des maisons fortes dans les communes alentours ( Bibost, Sain-Bel, L'Arbresle,  Montrottier, forteresses de Chessy et de Saint-Romain de Popey, etc..). Sainte-Paule dépendait du prieuré de Saint-Laurent d'Oingt.
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Sainte_Paule_27En 1562, Sainte-Paule fut victime des ravages du baron des Adrets et connut une terrible épidémie de peste. En 1763, les habitants se révoltèrent pour protester contre les corvées et les charges. La Révolution lui enleva son nom, trop religieux aux yeux du gouvernement révolutionnaire. Elle devint la commune de Roche-Guillon. En 1808, elle fut érigée en paroisse.








Sainte_Paule_30L'église d'origine romane, construite aux XIème et XIIème siècles, a connu plusieurs transformations au cours du temps, jusqu'à sa restauration en 1979. Il en subsiste les ouvertures en plein cintre qui sont inscrites à l'inventaire des monuments historiques.

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Sainte_Paule_12Le clocher de l'église fut érigé au XIVème siècle, et malheureusement il ne fut pas restauré aussi bien qu'il l'aurait mérité.

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Sainte_paule_33La chapelle saint Joseph, la dernière travée de la nef et la façade furent construites en 1867. C'est pour cette raison qu'un décalage se retrouve à l'extérieur, où l'on voit très bien la position de l'ancienne façade.

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Sainte_Paule_6Le bas-côté droit, dit chapelle de la sainte Vierge, de style gothique, est soutenu par des culots d'angles, curieux culs-de-lampe : un chantre à bésicles, un prophète portant phylactère.

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Sainte_Paule_20Une piéta en marbre du XVème siècle avec un écusson représentant la passion se trouve au dessus de l'autel, ainsi que la statue de sainte Paule, du XVIIème siècle.
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Sainte_Paule_9Le bénitier en pierre datant du XIVème siècle, provient de l'ancienne église. C'est l'un des plus beaux de la région lyonnaise.











Sainte_Paule_4Devant l'autel se trouve le tombeau présumé de 5 personnes de la famille des Vaurion, anciens seigneurs de Chamelet.

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Sainte_Paule_15Sur la place du village se trouve une très belle croix sculptée, datée de 1596. On reconnait le couronnement de la vierge face à l'église, et à l'opposé le christ avec dessous saint Jacques bénissant un pèlerin.

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Sainte_Paule_8http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte-Paule_(Rh%C3%B4ne)

22 décembre 2008

La chapelle Saint-Michel et l’ossuaire

Kaysersberg_23Cette chapelle située au nord-est de l'église Sainte-Croix, restaurée en 1974, est le seul vestige qui rappelle l'emplacement de l'ancien cimetière transféré extra muros dès 1511. L'ancien cimetière est transformé en musée lapidaire.

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Kaysersberg_24Kaysersberg_25Construite en 1463, à l'extérieur de l'enceinte primitive du XIIIème siècle, contre le mur d' enceinte du deuxième agrandissement de la ville de la première moitié du XVème siècle, la chapelle est placée sous le patronage de saint Michel qui au jugement dernier vérifiera avec sa balance les bonnes et les mauvaises actions des hommes. C'est dans cette chapelle que fut relégué au milieu du XVIIIème siècle le Christ Colossal qui domine actuellement la nef centrale de l'église Sainte-Croix, réinstallé à l'église aux environs de 1905. Malheureusement, fermée.

Kaysersberg_27Le mur nord est adossé au mur d'enceinte de la ville et comporte encore l'ancien chemin de ronde ménagé dans l'épaisseur du mur, en contrebas du comble, au niveau de l'extrados des voûtes de la chapelle. Il est actuellement accessible par un escalier extérieur et une porte haute à l'extrémité nord du mur ouest. Les murs ouest et sud sont épaulés de contreforts. La charpente a des assemblages en queue d' aronde et en dents de scie. Elle a été coupée au-dessus des voûtes d'ogives, un peu sous l'entrait actuel et comporte une panne faîtière.




Kaysersberg_29Les voûtes de l'ossuaire et de la chapelle sont décorées de peintures du début du XVIème siècle, celles de l'ossuaire portent la date 1514. Une inscription en allemand sur l'ossuaire, aujourd'hui disparue, rappelait qu'il est juste que le maître repose à côté du valet. La partie ouest de l'ossuaire est occupée par des ossements provenant de l'ancien cimetière (déplacé hors les murs en 1511) , la partie est servait aux offices pour les morts.

http://pagesperso-orange.fr/location.gite/html/fr/st_michel.htm
http://www.patrimoine-de-france.org/oeuvres/richesses-2-633-10502-M137887-28694.html

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19 novembre 2008

Le menhir de Langenstein

Soultzmatt_2Le nom du village Soultzmatt dérive de "Sulz" ou source minérale, et de "Matte" ou pré. A l'époque romaine, il s'appelait "Rubeaquum", eau rouge, en raison de la présence d'une source d'eau ferrugineuse. Six sources d'eau minérale y furent découvertes au XVème siècle.















Soultzmatt_1Près du village, un menhir dit Langenstein ou longue pierre. Ce monolithe en grès rose extrêmement caillouteux, ou poudingue, se dresse dans un sentier boisé, non loin du cimetière roumain dans la vallée des bergers.










Soultzmatt_7Il fut érigé à cet endroit en 1906 par un archéologue passionné, l'industriel Kessler, qui reconnut dans ce bloc un menhir renversé, afin que les curistes, se promenant au-dessus des thermes de Soultzmatt, puissent l'admirer.

Une légende nous conte que durant les nuits de pleine lune, les fées ou des Dames blanches, viennent danser autour du Langenstein. Durant cette cérémonie, la pierre se mettrait à tourner sur elle même.









Soultzmatt_8Ce menhir possède une base presque carrée. La dimension de la face Nord est de un mètre, celle de la face Est de 1,16 mètre, celle de la face Sud de 1,04 mètre et celle de la face Ouest de 1,04 mètre. Sa hauteur est de 4 mètres.















Soultzmatt_10Il semble être placé dans le prolongement de l'alignement de l'Appenthal. Il n'est pas très vaillant, mais semble avoir tiré à lui quelques réseaux...

http://www.alsace-route-des-vins.com/newversion/index.cfm/fuseaction/Villages.ShowVillage/ID/56/Language/fr.cfm
http://www.vallee-noble.net/tourisme/soultzmatt.htm
http://www.lieux-insolites.fr/alsace/langenstein/langenstein.htm

19 novembre 2008

La chapelle Saint-Gangolph de Schweighouse

Schweighouse_2La chapelle Saint-Gangolph se trouve dans un endroit merveilleux situé à la limite nord de Schweighouse et à l’entrée du vallon qui mène au col du Banstein. Le petit sanctuaire renferme des fresques murales datées de l’époque de Martin Schongauer et retraçant la vie du saint. Il était honoré comme saint patron des sources et comme gardien de l’harmonie conjugale.







Schweighouse_1D’après la légende, Gangolph était un noble chevalier du palais mérovingien de Bourgogne qui vivait à Varennes près de Langres sous Pépin le Jeune au VIIIème siècle. Après une campagne guerrière, en passant par la Champagne pour retourner chez lui, il s'arrêta au bord d'une source dont les eaux étaient pures et bonnes à boire. Il proposa au paysan qui en était le possesseur de la lui acheter. Celui-ci rit sous cape, espérant vendre sa source et la reprendre une fois Gandolf reparti chez lui. Gangolf d'Avallon lui fit compter cent sous et retourna à Varennes. Gangolf planta son bâton dans le voisinage de sa demeure, et le lendemain, manquant d'eau pour se laver, il ordonna à un de ses domestiques de retirer le bâton et d'apporter l'eau qui coulerait dessous. Le domestique obéit et recueillit l'eau de source qui n'était autre que celle du paysan. Gandolph découvrit alors l´adultère de son épouse avec un prêtre. Il demanda la justice par le feu, et bien que maintenu dans l’eau de la fontaine, le bras de sa femme fut brûlé. Ce phénomène permit à la justice divine de prouver la culpabilité de l’épouse. Gangolph fit alors refluer la source dans son bâton et aurait ensuite quitté les lieux pour se retirer à Avalon dans la paix religieuse. Un jour, il arriva sur une prairie couverte de plantes aromatiques et entourée de vertes forêts, dans le pays d'Alsace. Là il laissa couler la source et se bâtit une cellule bientôt visitée par de nombreux pèlerins. Puis il fut tué d’un coup d’épée par l’amant de la femme le 11 mai 760. Ses deux tantes, Willetrude et Willegise firent rapporter son corps à Varennes. Les Acta sanctorum ne placent aucune mention de leur récit en Alsace, cette province n'est désignée que dans la légende orale.

Plusieurs miracles se produisirent sur sa tombe à Varennes et il fut canonisé dès la fin du IXème siècle. Sa fête est célébrée à Schweighouse le premier ou le deuxième dimanche de mai avec une cérémonie religieuse et un petit «marché du coucou».
http://www.mythische-orte.com/dn_saint-gangolph-lautenbach/

19 novembre 2008

La Forclaz

La_Forclaz_2Premier édifice religieux de Montmin édifié par les Bénédictins de Talloires, il fut construit au XIème siècle. En 1658 c'était une petite chapelle dans laquelle on pouvait célébrer la messe.

L'oratoire actuel a été restauré par M. Girod, fondateur des aciéries d'Ugine, et par la paroisse.

La_Forclaz_1











La_Forclaz_3La_Forclaz_4La statue de saint Roch d'origine, en bois sculpté, fut volée au siècle dernier. L'actuelle statue fut donnée par M. Ernest Rulland.    

19 novembre 2008

Le dolmen de Saint-Cergues

Saint_Cergues_Reignier_094aLe massif des Voirons connut une occupation précoce aux temps néolithiques. La tradition place à son sommet un lieu de culte à Jupiter, et plusieurs statuettes d'Hercule ont été retrouvées dans le secteur. Puis le massif fut christianisé et ne cessera d'attirer dévotions et édifices religieux.









Saint_Cergues_Reignier_126aUn monument commémore le parcours de saint François de Sales venu en ces lieux en septembre 1594, dans le cadre de sa mission de reconquête du Chablais alors passé à la réforme. La croix fut érigée en 1868 et marque l'endroit où il serait venu confier sa mission à l'ange gardien du Chablais. Depuis cette date, elle marque l'entrée de cette région.














Saint_Cergues_Reignier_097aDe l'autre côté de la RN 206, le dolmen de Saint-Cergues, appelé "la cave aux fées", est relié à celui de Reignier : "Ce dolmen faisait partie d'un groupe de 7, dont il ne reste que celui de Saint-Cergues et celui de Reignier. Ont disparu ceux de Pers-Jussy, détruit en 1864, Cranves-Salles, en 1864 également, Bons-en-Chablais au XIXème siècle, Larringues en 1820 et Etremblières en 1836. Mais leur emplacement reste connu.






Saint_Cergues_Reignier_100aPers-Jussy, Cranves-Salles, Reignier et Cergues sont sur une ligne droite nord-sud qui ne fait un écart que de 5° avec l’axe des pôles, sur laquelle vient s'ajouter un peu décalé Bons-en-Chablais. Etramblières, Cergues et Larringues sont aussi alignés... Il y a là matière à recherche sur les courants telluriques, et sur les réseaux sacrés. Peut-être chercher l'axe passant par Amancy, où l'on retrouve un menhir appelé "Pierre du milieu du monde ?""









Saint_Cergues_Reignier_121aDaté lui aussi de 2 500 à 3 000 avant notre ère, il se situe en amont du pont sur la Chandouze, torrent qui descend des Voirons, et qui l'ensevelit partiellement sous les alluvions. Il comporte 6 dalles en protogine et en roche feuilletée assemblées formant une chambre rectangulaire de 3,20 m sur 2,30 m.

Saint_Cergues_Reignier_102a












Saint_Cergues_Reignier_108aUne ouverture située au nord-ouest au milieu d’un des grands côtés, haute de 1 mètre et large de 1 mètre 30, permet d’y accéder. La dalle de couverture en arkose, mesurant 5 m x 3 m x 0,4 m et d'environ 15 tonnes, est brisée. Le dolmen contenait des ossements partiellement carbonisés. Les montants verticaux, non jointifs, présentent dans les interstices un appareillage de petites pierres.
Reignier_Saint_Cergues_116a












Saint_Cergues_Reignier_110aComme à Reignier, le dolmen possède des légendes liées aux fées : il aurait été l'une de leur demeure. Il fut classé monument historique le 10 juin 1910.

http://www.saint-cergues.fr/spip.php?article184
http://www.saint-cergues.fr/spip.php?article30
http://www.lieux-insolites.fr/hsavoie/cergues/cergues.html
Revue du syndicat d'initiative, 1950

15 décembre 2008

La chapelle Saint-Ulrich d'Avolsheim

Avolsheim_Saint_Ulrich_7La chapelle Saint-Ulrich de plan en croix grecque (en forme de trèfle à quatre feuilles), qui s’élève au milieu du village, entre l’église Saint-Materne et la Bruche, se signale par son clocher octogonal roman et ses quatre absidioles tronquées. Initialement ces absidioles étaient circulaires. Elles sont orientées selon les points cardinaux.














Avolsheim_Saint_Ulrich_10L'édifice semble avoir été construit à l'extrême fin du Xème siècle ou au tout début du XIème, sur le modèle des chapelles tétraconques des pays slaves (noyau central circulaire, coupole et dôme, absidioles en fer à cheval voûtées en cul-de-four), faisant de ce monument le second témoin d’architecture religieuse rurale de l’époque carolingienne connu en Alsace, après le Dompeter.













Avolsheim_Saint_Ulrich_1Entre 1160 et 1180, le lanternon qui surmontait le tambour de la coupole fut remplacé par le clocher octogonal actuel et l'intérieur de la chapelle fut orné de peintures. (Sur le côté nord une fenêtre géminée, plus petite que les autres et richement ornée, surmonte une porte d’accès au clocher. Une belle flèche couverte de tuiles, accentue encore le plan central de la chapelle.)













Avolsheim_Saint_Ulrich_8En 1774, Saint-Ulrich devint l’église paroissiale du village. On lui ajouta, à l’est, une nef et un chœur, la chapelle faisant alors fonction de porche pour l'église. Pour ouvrir le passage vers la nef, on supprima l’absidiole est. L’entrée ouest, qui est toujours utilisée, fut sobrement ornée d’un fronton triangulaire portant deux pots à feu.
Pour les aligner sur les murs latéraux de la nef on tronqua les absidioles nord et sud, que l’on munit de fenêtres plus grandes.






Avolsheim_Saint_Ulrich_5aC’est à côté de l’église existante, devenue trop petite, que fut édifiée en 1911 une nouvelle église de style néo-roman, Saint-Materne. On démolit un peu plus tard la nef et le chœur de Saint-Ulrich pour ne conserver que la partie ancienne, dont on referma l’absidiole est. Cette absidiole fut munie d’une fenêtre et couronnée d’un fronton semblable à celui de l’entrée. Le sol de la chapelle reçut alors son carrelage de terre battue ou cuite.












Avolsheim_Saint_Ulrich_11Au XIX ème siècle, en raison de son plan circulaire, plusieurs historiens avaient supposé que l’édifice - devenu vestibule d’église - était un ancien baptistère. Un sondage archéologique destiné à vérifier cette hypothèse fut effectué en 1937 ; il fut négatif sur ce point, mais révéla l’existence, sous le carrelage de 1916, des remblais et des sols plus anciens.

Malgré la distance entre la chapelle Saint-Ulrich et le Dompeter, ces deux monuments éloignés de 700 m. l’un de l’autre, pourraient fort bien avoir été à l’époque carolingienne, réunis dans un même domaine, dont ils seraient les seuls bâtiments parvenus jusqu’à nos jours.









Avolsheim_Saint_Ulrich_6De nos jours, où l'endroit est gardé, tel un capitole alsacien, par les oies de la Bruche...













Les fresques

Avolsheim_Saint_Ulrich_2En 1967, le Service des Monuments historiques suscita le dégagement de peintures murales dans la coupole et le tambour, le même service projeta pour la fin de l’année 1981 la restauration de l’ensemble du monument.

Les fresques mises au jour dans la coupole et dans les absidioles, suite à l'intervention des services des Monuments historiques en 1968, sont uniques en Alsace et sont estimées dater du XII ème siècle, puisque apparentées par leur style aux fresques romanes des pays rhénans et du sud de la France.










Avolsheim_Saint_Ulrich_3Trois couleurs, le vert, le rouge et l’ocre y prédominent. Hélas, leur état défectueux rend difficile la lecture de leur signification.
Elles se présentent sur trois niveaux : dans la calotte de la coupole où figure un ciel étoilé avec la Sainte Trinité, sur le tambour où sont représentés les quatre évangélistes, et sur la partie basse, où quatre tableaux sont séparés par quatre fenêtres romanes

(Tiré du document présenté dans la chapelle)

http://www.actuacity.com/avolsheim_67120/
http://syth85.free.fr/Eglises/Eglises%20Molsheim.htm
http://www.art-roman.net/avolsheim/avolsheim1.html
http://www.cc-molsheim-mutzig.fr/sysmodules/RBS_fichier/admin/download.php?fileid=193

18 juin 2008

Le clocher

Le_couvent_des_Jacobins_de_Toulouse__43_aLe clocher repose sur le flanc nord de l'église et mesure 45 mètres de haut. Il a été construit entre 1275 et 1298 de façon similaire à celui de la basilique Saint-Sernin toute proche. C'est un clocher octogonal de 6 niveaux : les deux premiers, qui constituent l'assise de la tour, sont aveugles. Les quatre suivants, percés de baies géminées couvertes d'arc en mitre sur chaque face, sont en retrait successif.
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Le_couvent_des_Jacobins_de_Toulouse__2_aDes lignes de dents d'engrenage relient les colonnettes d'angles à chaque étage, comme au niveau supérieur du clocher de Saint-Sernin.
quatre étages en retrait percés de baies géminées couvertes d'arc en mitre. Sa flèche originale a été détruite à la Révolution, parce que d'après la municipalité révolutionnaire de 1795, « elle outrageait le principe de l'égalité... »
Le_couvent_des_Jacobins_clocher_2

17 juillet 2008

L'alpinisme

monts_gur2L'alpinisme est l'art de parcourir les montagnes en affrontant les plus grands dangers avec la plus grande prudence.

On appelle ici art l'accomplissement d'un savoir dans une action.
On ne peut pas rester toujours sur les sommets. Il faut redescendre...
A quoi bon, alors? Voici : le haut connaît le bas, le bas ne connaît pas le haut. En montant, note bien toutes les difficultés de ton chemin; tant que tu montes, tu peux les voir. A la descente, tu ne les verras plus, mais tu sauras qu'elles sont là, si tu les as bien observées.
IMG_7162Il y a un art de se diriger dans les basses régions, par le souvenir de ce qu'on a vu lorsqu'on était plus haut. Quand on ne peut plus voir, on peut du moins encore savoir.
Tiens l'oeil fixé sur le sommet, mais n'oublie pas de regarder à tes pieds. Le dernier pas dépend du premier. Ne te crois pas arrivé parce que tu vois la cime. Veille à tes pieds, assure ton pas prochain, mais que cela ne te distraie pas du but le plus haut. Le premier pas dépend du dernier.
flanc_FujiLorsque tu vas à l'aventure, laisse quelque trace de ton passage, qui te guidera au retour : une pierre posée sur une autre, des herbes couchées d'un coup de bâton. Mais si tu arrives à un endroit infranchissable ou dangereux, pense que la trace que tu as laissée pourrait égarer ceux qui viendraient à la suivre. Retourne donc sur tes pas et efface la trace de ton passage. Cela s'adresse à quiconque veut laisser dans ce monde des traces de son passage. Et même sans le vouloir, on laisse toujours des traces. Réponds de tes traces devant tes semblables.

RENE DAUMAL

14 mars 2007

Fourvière, les fresques


Lyon_052bSaint pothin arrive à Lyon : dans la partie supérieure de cette scène terrestre, la Vierge Marie, assise, l'Enfant Jésus dans son giron, est entourée de six anges qui planent et lui offrent des couronnes, et, sur une légère ligne de nuages, les martyrs de Lyon, victimes de la persécution de Marc Auréle en 177, nommément désignés dans la lettre des chrétiens de Lyon et de Vienne aux églises de Phrygie.
Inscription : Saint Pothin, disciple de Saint Polycarpe, apportant la foi chrétienne des plages de l'Orient, institua à Lyon, au IIeme siècle, le culte de la Vierge Marie.

Cette belle composition devait être le dernier ouvrage du peintre Charles Lameire (1832-1910). Le grand artiste était venu à Lyon pour présider à l'achèvement de son oeuvre; il eut la supréme joie de la voir en place le jeudi 11 aout 1910. Quelques jours plus tard il s'alitait et il mourait chrétiennement, le dimanche 21 aout, à l'age de 78 ans. Une inscription posée à gauche du panneau et dans le bas rappelle la douloureuse coïncidence de l'achèvement de l'ouvrage et de la mort du peintre.

29 octobre 2008

La curie Hostilia

Forum_Romanum_9La curie Hostilia serait édifiée sous le règne du premier roi de Rome sur le Forum Romanum. C'est un des lieux de réunion du sénat républicain.
Dans la Rome antique, le mot curia, traduit en français par curie, est riche de sens. À l'époque républicaine, la Curie (en latin Curia) désigne le bâtiment où se réunissait le Sénat romain, bâtiment toujours visible sur le forum romain aujourd'hui. Le terme désignait aussi des subdivisions civiques à Rome et dans les cités de droit latin.
Lieu de réunion habituel des sénateurs, elle se dressait à côte du Comitium, espace où s’assemblait au tout début de la République le peuple romain réuni en comices tributes ou en comices centuriates.


Forum_Romanum_11La curie a été remaniée à plusieurs reprises, agrandie par Sylla, puis détruite en -52 dans l’incendie allumé par les partisans de Clodius Pulcher qui y avaient dressé le bûcher funéraire de leur chef. Jules César bâtit un nouveau forum sur l’emplacement des ruines de la Curia Hostilia.
A côté, l'église Santi Luca e Martina, commandée par le pape Honorius en 625, restaurée d'abord en 1256 sous Alexandre IV puis en en 1634-1635. C'est à cette époque que furent retrouvés les restes de San Martina, martyrisé en 228.

25 juin 2008

Le transept

Basilique_Saint_Sernin_de_Toulouse__135_aLe transept est long de 64 mètres. Son organisation générale est semblable au nord et au sud. Les portails sont entourés de baies. On trouve également quatre baies cintrées, séparées par des contreforts, au-dessus des portails. Côté nord, les portails sont murés. Côté sud, la porte des Comtes.














Basilique_Saint_Sernin_de_Toulouse__49_aDans le croisillon nord (9), on trouve des fresques romanes dans la première travée du collatéral ouest et dans la dernière du collatéral est.


















Basilique_Saint_Sernin_de_Toulouse__46_bOn peut également observer un sarcophage paléochrétien (de Guillaume Taillefer, Comte de Toulouse) datant de la fin du IVème siècle ou du début du Vème.
Il provient de l'enfeu des comtes où il a été remplacé par un moulage. La cuve et le couvercle ne correspondent pas en taille, impliquant leur appartenance respective à plusieurs sarcophages, qui viennent probablement de la nécropole paléochrétienne de Saint-Sernin, dans le sous-sol du musée Saint-Raymond, où une partie de ce cimetière antique a été mise à jour.
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L'autel roman de 1096 (10), réplique de celui se trouvant dans le choeur, nous est présenté.

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20 novembre 2008

L'église Saint-Sébastien de Soultzmatt

Soultzmatt_Saint_S_bastien_4aDès le VIIIème siècle, on note la présence à Soultzmatt d'une petite communauté avec lieu de prière et cimetière. La première église paroissiale, citée à ce moment là, était dédiée à saint Grégoire.
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Soultzmatt_Saint_S_bastien_15De nombreux sarcophages datent de cette époque, et même d'avant : certains sont datés des VIème et VIIème siècles. Au XIIème siècle, la localité est déjà suffisamment importante pour nécessiter la construction d'une grande église romane. Cette église ne fut consacrée à saint Sébastien qu'en 1309, après les actes de vandalisme perpétrés en 1298 par les bandes du comte Thiébaut de Ferrette. En 1375, des mercenaires anglais la mirent de nouveau à sac. En 1444, les Armagnacs investirent la ville, l'église fut partiellement détruite par un incendie : seuls le clocher et le portail ouest en réchappèrent. La nef fut reconstruite en style gothique.


Soultzmatt_Saint_S_bastien_6L'église Saint-Sébastien garde le témoignage d'une ancienne église de style basilical à trois nefs du XIIème siècle . Elle est flanquée au coté nord d'une tour carrée romane à lésènes. Des meurtrières marquent chaque étage jusqu'aux deux tiers de la hauteur. La partie haute abritant les cloches comporte trois niveaux de baies à arcatures. Celle du bas est à deux colonnettes à chapiteaux cubiques tandis que celles du haut en ont chacune trois. Ce clocher, érigé en 1130, abrite la fameuse cloche "Suzanne", 1 800 kg, datée de 1367, l'une des plus anciennes de France.
La toiture est en bâtière.










Soultzmatt_Saint_S_bastien_1Le chœur fut reconstruit au XVIIIème siècle, le maître autel représente le martyre de Saint Sébastien.
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Soultzmatt_Saint_S_bastien_3La nef conserve la colonnade d'origine du coté nord et de fortes colonnes rondes à chapiteaux cubiques. Les deux colonnes arrières appartiennent à l'extension de la nef vers l'ouest au XIXème siècle.
Les autels latéraux représentent d'un coté saint Joseph entrant dans la gloire céleste, couronné par un médaillon avec sainte Barbe, de l'autre coté la mort de saint François-Xavier avec un médaillon saint Ignace.
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Soultzmatt_Saint_S_bastien_9Le bas coté sud est un élargissement du XVème siècle et sert comme chapelle funéraire du Chevalier Guillaume Kappler et de son épouse, sous verre. Il contient aussi les dalles funéraires des Breitenlandenberg et autres.

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Soultzmatt_Saint_S_bastien_2La chaire en bois est de style baroque. En 1895, l’ancienne façade fut démolie et la nef agrandie de deux travées. Le décaissement du dallage à l’intérieur de la nef, ainsi que dans le bas-côté sud, permit la mise à jour de treize dalles funéraires de nobles.

http://www.vallee-noble.net/tourisme/soultzmatt.htm
http://www.paroisses-valleenoble.org/000001985b0e5e29a/000001985f0d1bf04/index.html
http://flieg.free.fr/pages_fr/page21081fr.htm

14 mars 2007

Fourvière, l'église

Depuis longtemps on projetait de construire un nouveau sanctuaire. En 1870, les prussiens sont aux portes de la ville. A la suite de la demande de Lyonnaises, Mgr Ginoulhiac fait un vœu : une Basilique sera édifiée si Lyon échappe à l'occupation ennemie. Le voeu est exaucé. La première pierre est posée en 1872. La construction est très rapide : le nouvel édifice votif dédié à la Vierge est inauguré en 1896.

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Lyon_032aBossan (1814-1888), l'architecte lyonnais, avait déjà réalisé l'église Saint-Georges et l'Immeuble de rapport de J. Blanchon (membre de la Commission de Fourvière), de style "mauresque".
Son séjour en Sicile et surtout sa rencontre avec le curé d'Ars sont décisifs pour son premier projet (gravé en 1856) confié par la Commission de Fourvière pour la construction de la future Basilique.
Lyon_048aA sa mort en 1888, son collaborateur, Sainte-Marie Perrin (1835-1917), lui succède.
Autres réalisations de Bossan : les Basiliques d'Ars et de Saint-François-Régis à la Louvesc, l'églises de l'Immaculée-Conception à Lyon, Valfleury.
Dès 1872, le chantier est très populaire car il reproduit les modes de construction du Moyen Age mais également parce que les Lyonnais sont invités à participer au projet en achetant des pierres situées sur un plan nominatif qui leur est remis.


Lyon_036aTrès éclectique, la basilique a été surnommé "l'éléphant renversé" selon l'expression d'Huysmans. De forme très massive, elle est flanquée de quatre tours crénelées dont la hauteur avoisine les 48 mètres, symbolisant chacune une vertu cardinale. Au sud-ouest, c'est la tour de la Justice ; au nord-ouest, celle de la Force. Le nord-est représente la Prudence  et la sud-est la Tempérance. Il faut savoir que les croix que l'on aperçoit aux sommets des deux tours de chaque côté de l'abside sont en fait des relais téléphoniques. (argh....)





Lyon_024aLes façades nord et sud-ouest sont décorées de scènes ou personnages de l'Ancien Testament. Du parvis, on peut distinguer, au fronton, la Vierge. A sa droite, les échevins l'implorent de les sauver de la peste et à sa gauche, le clergé la supplie de protéger la ville des allemands...



30 octobre 2008

L'arc de Titus

Forum_Romanum_51L'arc de Titus n'est pas à proprement parler un lieu sacré, mais sur l'une de ses faces intérieures, les bas-reliefs montrent des soldats portant les objets pillés du temple de Jérusalem : le chandelier à sept branches ou Menorah, la table des pains de proposition et les trompettes sacrées en argent.
Le cortège impérial est représenté au début de la cérémonie, au moment où il traverse la porte triomphale.








Forum_Romanum_49C'est l'unique représentation contemporaine des objets, et cette Menorah  fut utilisée dans les armoiries d'Israël.
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Forum_Romanum_47L'arc (Arcus Vespasiani et Titi) fut érigé par l’empereur Domitien en l'an 81 en l'honneur de son père Vespasien et pour commémorer la victoire de son frère Titus sur les révoltes juives commencées en 66 et achevées par la prise de Jérusalem en 70. L’arc, situé sur le point le plus haut de la voie sacrée du Forum, fut consacré après la mort de Titus. Le plus ancien des arcs de triomphe romain, il fut sûrement légèrement déplacé et tourné quand le temple de Vénus et de Rome fut construit.












Forum_Romanum_arc_titusAu XIème siècle, l'arc fut intégré dans une forteresse construite par la famille Frangipani : une chambre fut construite dans sa partie supérieure. Les dommages à la structure étaient si grands qu’il s’effondra en 1822 et fut reconstruit par l’architecte Giuseppe Valadier, qui a reconstitué une grande partie de la partie supérieure et la moitié externe des deux piliers en travertin. (Tableau de Canaletto)













Forum_Romanum_53Au centre du plafond, Titus est représenté porté jusqu’au ciel par un aigle, signifiant par ce fait son apothéose et sa divinisation.


http://fr.wikipedia.org/wiki/Arc_de_Titus
http://www.insecula.com/oeuvre/O0021254.html
http://www.romaviva.com/Fori-Imperiali/arc_titus.htm

19 novembre 2008

L'église Saint-Jean-Baptiste de Buhl

Buhl_1On trouve la première trace écrite du village de Buhl dans un document établi par un abbé du prieuré des Augustins de Goldbach. Ce prieuré possédait à l'époque des terres sur cette partie de cette vallée encore envahie par la forêt. Dans ce document daté de 1135, l'abbé Erlof donne le nom de "Bühele" dont l'ortographe va changer au fil des années.














Buhl_4La présence d'un curé à Buhl est attestée dès 1243. A la suite d'une forte croissance démographique au XIXème siècle, une nouvelle église est bâtie pour remplacer l'ancien sanctuaire qui se trouvait sur place.










Buhl_2Elle est remplacée par un vaste édifice de style néo-roman. Langestein édifie la nef de 1868 à 1870, le chœur étant construit par Hartmann en 1877, après une interruption due à la guerre de 1870. Une partie de la cour primitive est reconstruite en 1899 et surmontée d'un clocher octogonal par l'architecte Kreyer.
















Retable de la Crucifixion

Buhl_5L'église abrite un retable de 7 mètres de large, consacré à la passion du Christ (volets ouverts) et à la Vierge (volets fermés). Ce chef d'œuvre est acheminé à Colmar pendant la Révolution lorsque les couvents sont vidés de leur mobilier. Deux habitants de Buhl ramènent le retable du XVème siècle caché dans leur transport de fourrage pour le rendre à l'église du village une fois la révolution passée.













Buhl_3Ce retable provient probablement d'un couvent des Dominicains et très probablement des catherinettes de Colmar. Le style du retable permet de penser que la réalisation est l'œuvre d'un peintre formé à l'école du colmarien Martin Schongauer.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Buhl_(Haut-Rhin)

30 octobre 2008

Le temple de Venus et de Rome

Forum_Romanum_8La construction de ce temple, le plus grand jamais édifié à Rome, commença sous Hadrien, en 121. Il fut inauguré le 21 avril 137, jour anniversaire de la fondation de Rome et sera achevé par Antonin le Pieux.
Il fut bâti sur des terrains qui faisaient partie de la Domus aurea de Néron.








Forum_Romanum_VenusUn important remblai fut nécessaire pour compenser une différence de niveau de 9 m et former une terrasse rectangulaire de 165 m sur 103 m, au milieu de laquelle se trouvait le temple proprement dit long de 108 m et large de 54m. Deux doubles colonnades bordaient les côtés les plus longs de la terrasse.
Il comportait deux cellae opposées dos à dos qui abritaient respectivement les statues colossales des deux déesses protectrices de la ville, Roma Aeterna et Venus Felix, mère d’Énée, ancêtre mythique des Romains.

Forum_Romanum_Venus_5L'édifice, suite à un incendie, fut restauré par Maxence en 307, qui refit les absides que l’on voit aujourd’hui. Au VIIIème siècle, le pape Paul Ier fit ériger dans la zone du temple un oratoire consacré aux apôtres Pierre et Paul, à l'endroit où mourut Simon le Magicien.










Episode de Simon le magicien

Pierre et Paul durent se mesurer à Simon en présence de l'empereur Néron dont il était le familier. Au terme d'un débat judiciaire, ils triomphèrent. Simon décida alors de s'envoler au ciel pour rejoindre son père. Il prit son envol. Pierre et Paul à genoux en prière, le firent s'écraser au sol. Les pierres de basalte où les apôtres se sont agenouillés et qui ont gardé leurs empreintes sont intégrées dans le mur sud du transept.

Forum_Romanum_45Cet oratoire devint sous Léon IV, au IXème siècle, l’église Santa Maria Nova. Un cloitre attenant construit au XIIème siècle recouvrit une partie des ruines du temple antique. Le pape Honorius II au XIIIème siècle, fit construire le campanile et poser les mosaïques de l'abside. Elle porte aujourd'hui le nom de Santa Francesca Romana.








Forum_Romanum_66http://fr.wikipedia.org/wiki/Temple_de_V%C3%A9nus_et_de_Rome
http://www.insecula.com/oeuvre/O0021255.html
http://www.insecula.com/oeuvre/O0021276.html

19 novembre 2008

Les Sept Fontaines

Les informations suivantes sont tirées du site admirablement bien fait de la commune de Montmin :

Montmin_7_Fontaines_5Le village de Montmin est composé de sept hameaux. Les plus anciennes maisons du village datent du moyen âge, et l'on peut supposer que les premiers hameaux datent du début du millénaire, après la fondation de l'abbaye de Talloires.
Un curieux monument situé près du hameau de Plan-Montmin, les "Sept Fontaines", ne ressemble à aucun autre sanctuaire chrétien au monde. Ses vertus curatives (prurits, eczémas) sont bien attestées et en font le plus grand mystère archéologique du canton.





Montmin_7_Fontaines_6Les livres qui décrivent ce monument, Histoire de Montmin et Notre Dame des Sept Fontaines, furent écrits par des curés, ce qui explique que l'interprétation conventionnelle est nécessairement axée sur une perspective on ne peut plus catholique: "... sept fontaines, dans lesquelles les fidèles aiment à voir l'emblème des sept douleurs de la très Sainte Vierge..."







Montmin_7_Fontaines_8Cinq des huit symboles gravés dans la niche centrale sont des variantes de croix chrétiennes. Tout un chacun reconnaîtra facilement la croix latine, la croix de Savoie, et même une variante de la croix de Jérusalem. Les trois autres symboles gardent tout leur mystère.

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Montmin_7_Fontaines_11Les quelques dates gravées sur la façade du monument sont probablement des témoignages de reconstructions successives, comme en témoigne la lettre R devant 1682. En revanche aucun document n'atteste la construction originelle du sanctuaire des Sept Fontaines, alors que dès la fin du premier millénaire, l'édification de toute chapelle était normalement signalée dans les registres paroissiaux ou épiscopaux.

Ce qui laisse entier le mystère de la date de construction de l'édifice. Et pourtant...




Montmin_7_Fontaines_7Quand l'on sait que dans la religion celte, l'eau, les sources et rivières étaient centrales à la pratique du culte, et quand l'on sait que les fleuves sacrés (comme la Seine, nommée pour la déesse Sequanna) avaient d'importants sanctuaires à leur source, il est aisé de comprendre que les Sept Fontaines auraient bien pu, à l'époque des Allobroges, avoir eu une grande importance, puisque le torrent qu'elles alimentent, le Nant de Montmin, descend jusqu'à un village qui porte encore aujourd'hui le nom d'une déesse celte de l'eau, Vesunna. (village de Vesonne)











Montmin_7_Fontaines_17Et quand on sait que le principe féminin de l'eau était souvent, à l'époque des Celtes, personnifié par des statues que les Romains appelaient virgo paritura (la vierge qui doit enfanter), et que ces statues dites de vierges noires ont souvent été reprises par le culte catholique, et qu'il y a justement aux Sept Fontaines une statue que l'on appelle la Vierge Noire, il devient difficile de nier la possibilité que le sanctuaire des Sept Fontaines puisse en fait avoir été fondé il y a plus de vingt ou vingt-cinq siècles.






la Vierge Noire des Sept Fontaines et la chapelle

Montmin_7_Fontaines_22Fondée à la suite d'un donation par testament de 1675, la construction de la chapelle fut ordonnée dès 1676. Achevée en 1678, elle est l'abri de la Vierge noire de l'Oratoire des Sept Fontaines, statue qui trônait à l'origine au dessus de la fontaine du milieu. Cachée et enterrée au temps de la Révolution, elle fut retrouvée en 1800 par un laboureur. Selon la légende, à peine le paysan avait-il tracé deux ou trois sillons que l'attelage s'arrêta net, refusant d'avancer. On se mit à fouiller le sol, quand soudain apparut la statue "en bon état", quoique l'état présent de l'objet laisse supposer que son séjour de plusieurs années sous une terre humide n'ait pas particulièrement favorisé la conservation d' une statue en bois.









Extrait du fascicule Ackermann de 1871 aux Editions Guebey de Saint-Jorioz :

Montmin_7_Fontaines_1"Nous savons par tous les anciens documents que l'église et la paroisse de Montmin dépendaient autrefois pour le patronage et la collation du prieuré des Bénédictins de Talloires.
Une bulle du Pape Eugène III (1145) le constate pour l'année 1107. En1237, Guillaume, comte de Genève, eut à trancher un différend qui s'était élevé entre le prieuré et Pierre de Duyn au sujet des aumônes, ou œuvres pies qui se faisaient à Montmin Il décida que ces aumônes reviendraient à l'abbaye de Talloires.






Montmin_7_Fontaines_2Deux siècles plus tard, le 10 septembre 1445, Mgr Barthélémy, évêque de Corneto et Montesfiascone, remplaçant 1e cardinal de St- Marcel, se rend à Montmin pour la visite de la paroisse. Il constate que l'église a pour patron saint Maurice et que la cure est de la collation du prieuré de TaIloires.
Malgré ces titres formels, les Bénédictins se voyaient contester leur droit par la collégiale d'Annecy, quand en 1489, une sentence de l'official du Métropolitain de Vienne trancha définitivement la question en leur faveur. Faut-il attribuer la fondation des saintes Fontaines à ces religieux, dont la piété et la dévotion envers la Mère de Dieu sont bien connues ?



Montmin_7_Fontaines_3Montmin dépendait autrefois du prieuré des Bénédictins de Talloires. Dès leur arrivée dans ces montagnes ils établissent loin du couvent un oratoire appelé la sainte Fontaine présentant le même aspect que nos sept fontaines de Montmin, c'est-à-dire une fontaine encadrée dans un mur que surmontait la statue de Marie, patronne du prieuré.

Sur les bords du chemin qui conduisait à ce hameau, coulait une fontaine aux eaux limpides et abondantes. Est-il téméraire de conjecturer qu'à l'exemple de leurs frères de Bellevaux, ils aient eu la pieuse idée de placer une statue de Marie au-dessus de la source et de l'appeler du nom gracieux de Sainte Fontaine? Avec le temps et le concours des fidèles, on y aura d'abord construit un oratoire, puis un second et ainsi de suite: de là les Sept Fontaines. A quelle époque précise ? Nous l'ignorons absolument.
Nos aïeux ont toujours vu dans cet état ses Fontaines vénérées comme aussi ils gardent le souvenir des pèlerins qui venaient demander à leurs eaux la guérison de maladies et en particulier de la gale.



Montmin_7_Fontaines_4Les registres paroissiaux ont consigné plusieurs guérisons extraordinaires, et une note, dans ces mêmes registres, porte que des pèlerins nombreux y accourent des environs d'Annecy, de la Tarentaise, de Maurienne et même du Piémont. L'oratoire qui s'élève au milieu des Sept Fontaines possède un véritable trésor peut-être même une Vierge miraculeuse C'est une statue en bois détériorée par le temps. Elle est noire comme l'étaient les Vierges du moyen-âge, mais elle rayonne aussi de la douce auréole que lui ont faite les hommages de plusieurs siècles : Nigra sum sed formosa. La piété de nos pères les ramenait incessamment près de la statue bien aimée. C'était un bonheur pour eux de réciter à ses pieds l'Ave Maria, de boire à la source bienfaisante et de retourner ensuite au travail et à la maison."








Montmin_7_Fontaines_10Pour compléter ces informations, il me semble judicieux de faire un rapprochement des 7 fontaines avec les 7 chakras principaux. Chacune des eaux semble travailler sur l'un d'eux, même si les fontaines sont reliées à leur base par un petit passage. Et la légende de l'arche de Noé, qui se rapporte à la région, en fait encore plus un endroit magique...









L'arche de Noé

Montmin_7_Fontaines_19Une vieille légende raconte que l'arche de Noé s'arrêta à Montmin. Elle n'est point dénuée de fondement quand on considère la configuration de cette vallée allongée et étroite, semblable à une cale sèche où un grand paquebot serait très à l'aise.









Montmin_7_Fontaines_20Les habitants de l'arche n'eurent pas besoin de passerelle pour sortir de leur habitation : ils descendirent, les uns au col de l'Haut pour faire paître leurs troupeaux et descendre dans la vallée de Thônes ; les autres, au col de la Forclaz pour gagner Talloires où Noé planta la vigne ; et enfin, du côté sud, un certain nombre mit pied à terre dans les pâturages du Mont et du Solliet pour rejoindre la vallée d'Ugine et Faverges ...







Montmin_7_Fontaines_21Texte extrait du livre Histoire de Montmin du Chanoine F. Coutin. Nouvelle édition de 1993, complétée et mise à jour par Jean Brassod.

19 novembre 2007

Le dolmen de Saint-Cergues

Saint_Cergues_Reignier_094aLe massif des Voirons connut une occupation précoce aux temps néolithiques. La tradition place à son sommet un lieu de culte à Jupiter, et plusieurs statuettes d'Hercule ont été retrouvées dans le secteur. Puis le massif fut christianisé et ne cessera d'attirer dévotions et édifices religieux.









Saint_Cergues_Reignier_126aUn monument commémore le parcours de saint François de Sales venu en ces lieux en septembre 1594, dans le cadre de sa mission de reconquête du Chablais alors passé à la réforme. La croix fut érigée en 1868 et marque l'endroit où il serait venu confier sa mission à l'ange gardien du Chablais. Depuis cette date, elle marque l'entrée de cette région.














Saint_Cergues_Reignier_097aDe l'autre côté de la RN 206, le dolmen de Saint-Cergues, appelé "la cave aux fées", est relié à celui de Reignier : "Ce dolmen faisait partie d'un groupe de 7, dont il ne reste que celui de Saint-Cergues et celui de Reignier. Ont disparu ceux de Pers-Jussy, détruit en 1864, Cranves-Salles, en 1864 également, Bons-en-Chablais au XIXème siècle, Larringues en 1820 et Etremblières en 1836. Mais leur emplacement reste connu.






Saint_Cergues_Reignier_100aPers-Jussy, Cranves-Salles, Reignier et Cergues sont sur une ligne droite nord-sud qui ne fait un écart que de 5° avec l’axe des pôles, sur laquelle vient s'ajouter un peu décalé Bons-en-Chablais. Etramblières, Cergues et Larringues sont aussi alignés... Il y a là matière à recherche sur les courants telluriques, et sur les réseaux sacrés. Peut-être chercher l'axe passant par Amancy, où l'on retrouve un menhir appelé "Pierre du milieu du monde ?""









Saint_Cergues_Reignier_121aDaté lui aussi de 2 500 à 3 000 avant notre ère, il se situe en amont du pont sur la Chandouze, torrent qui descend des Voirons, et qui l'ensevelit partiellement sous les alluvions. Il comporte 6 dalles en protogine et en roche feuilletée assemblées formant une chambre rectangulaire de 3,20 m sur 2,30 m.

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Saint_Cergues_Reignier_108aUne ouverture située au nord-ouest au milieu d’un des grands côtés, haute de 1 mètre et large de 1 mètre 30, permet d’y accéder. La dalle de couverture en arkose, mesurant 5 m x 3 m x 0,4 m et d'environ 15 tonnes, est brisée. Le dolmen contenait des ossements partiellement carbonisés. Les montants verticaux, non jointifs, présentent dans les interstices un appareillage de petites pierres.
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Saint_Cergues_Reignier_110aComme à Reignier, le dolmen possède des légendes liées aux fées : il aurait été l'une de leur demeure. Il fut classé monument historique le 10 juin 1910.

http://www.saint-cergues.fr/spip.php?article184
http://www.saint-cergues.fr/spip.php?article30
http://www.lieux-insolites.fr/hsavoie/cergues/cergues.html
Revue du syndicat d'initiative, 1950

 
30 octobre 2008

Le temple de Vespasien et Titus

Forum_Romanum_3bTitus (dynastie des Flaviens : 69-96) fit construire ce temple en l'an 80 en l'honneur de son père Vespasien, empereur divinisé après sa mort. Il fut continué en 82 et terminé en 96 sous Domitien, le frère de Titus, et dédié aux deux empereurs, Titus et Vespasien.















Forum_Romanum_28De ce temple Il ne subsiste que le soubassement encore couvert de tuf et de travertin, trois colonnes corinthiennes en marbre de 15, 20m de hauteur, dont deux du devant et une du pronaos, et un fragment de frise représentant des instruments de sacrifice et des bucranes.

L'inscription de l'architrave, transcrite au VIIIème siècle et conservée au monastère d'Einsiedeln (Suisse), mentionne sa restauration par Septime-Sévère(193-211) et Caracalla(211- 217).

19 novembre 2007

Le Dolmen de Reignier

Reignier_067aCe dolmen faisait partie d'un groupe de 7, dont il ne reste que celui de Ceignes et celui de Reignier. Ont disparu ceux de Pers-Jussy, détruit en 1864, Cranves-Salles, en 1864 également, Bons-en-Chablais au XIXème siècle, Larringues en 1820 et Etremblières en 1836. Mais leur emplacement reste connu.













Reignier_060bPers-Jussy, Cranves-Salles, Reignier et Ceignes sont sur une ligne droite, sur laquelle vient s'ajouter un peu décalé Bons-en-Chablais. Etramblières, Cergues et Larringues sont aussi alignés... Il y a là matière à recherche sur les courants telluriques, et sur les réseaux sacrés.









Reignier_076aLe dolmen de Reignier est situé au hameau de Saint-Ange, sur la plaine des Rocailles, à la lisière d'un bois de chênes. C'est une région morainique parsemée de nombreux blocs erratiques laissés là par les glaciers. Il est composé d'une table de couverture en granit du Mont-Blanc nommé protogine, supportée par trois dalles.








Reignier_085aReignier_082aLa table mesure 4,90 m de long sur 4,50 m de large sur 1 m d'épaisseur et pèse 80 tonnes. Les dalles de support sont creusées de sillons verticaux permettant l’encastrement d'autres dalles, et la table elle même comporte des rainures sous son plafond. J'imagine que ce dolmen fut, il y a quelques temps, le cadeau d'un père à son fils : "Mon fils, il faut que tu saches monter des légos."





Reignier_062aTrêve. Le dolmen est prolongé par plusieurs dalles couchées de moindre importance, une dizaine. Peut-être des pierres ayant servi à la consolidation d'un cairn. Certains avancent la possibilité d'une allée couverte. Le dolmen est ouvert au sud-ouest.









Reignier_080aClassé monument historique, il est daté de 2 000 à 3 000 avant notre ère. Les radiesthésistes donnent pour sa première utilisation des dates bien plus éloignées dans le temps. De plus, trois courants d'eau souterrains se rejoignent sous le dolmen. Présence de croisements de réseaux ainsi que d'une cheminée cosmo-tellurique importante. L'énergie de la pierre est assez puissante, c'est peut-être pour cette raison que l'on trouve une rigole le long de la face orientale de la table, à son point culminant : l'eau recueillie devait avoir des vertus curatives, entre autres.




Reignier_092aUne légende nous rapporte qu'autrefois, le chevalier Raymond de Bellecombe, brave mais pauvre, tomba amoureux d'Alice, la fille du baron du Châtelet. Il demanda sa main, mais le baron, considérant qu'il n'était pas d'assez noble naissance et espérant l'éloigner, lui posa une condition : il devait, avant le lever du soleil, transporter 4 grosses pierres de la plaine afin qu'elles servent de table au repas nuptial.




















Reignier_093Les fées intervinrent : l'une d'entre elles mit la grosse pierre sur sa tête, en prit deux autres sous chacun de ses bras, et la dernière dans son tablier. Le lendemain matin, la table était dressée. Le baron honteux et confus, jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus...

http://www.ateliersante.ch/hauts-lieux.htm
http://www.larochesurforon.com/francais/index.htm?/francais/curios/fees.htm
http://www.lieux-insolites.fr/hsavoie/fees/fees.htm
http://site.voila.fr/louloufab/Reignier.htm
"Les mystères de Haute-Savoie", de Jean-Philippe Buard et jean-Jacques Gabut

 
19 novembre 2008

Le dolmen de la pierre aux fées

Reignier_067aCe dolmen faisait partie d'un groupe de 7, dont il ne reste que celui de Saint-Cergues et celui de Reignier. Ont disparu ceux de Pers-Jussy, détruit en 1864, Cranves-Salles, en 1864 également, Bons-en-Chablais au XIXème siècle, Larringues en 1820 et Etremblières en 1836. Mais leur emplacement reste connu.













Reignier_060bPers-Jussy, Cranves-Salles, Reignier et Saint-Cergues sont sur une ligne droite nord-sud qui ne fait un écart que de 5° avec l’axe des pôles, sur laquelle vient s'ajouter un peu décalé Bons-en-Chablais. Etramblières, Cergues et Larringues sont aussi alignés... Il y a là matière à recherche sur les courants telluriques, et sur les réseaux sacrés.  Peut-être chercher l'axe passant par Amancy, où l'on retrouve un menhir appelé "Pierre du milieu du monde ?"









Reignier_076aLe dolmen de Reignier est situé au hameau de Saint-Ange, sur la plaine des Rocailles, à la lisière d'un bois de chênes. C'est une région morainique parsemée de nombreux blocs erratiques laissés là par les glaciers. Il est composé d'une table de couverture en granit du Mont-Blanc nommé protogine, supportée par trois dalles.








Reignier_085aReignier_082aLa table mesure 4,90 m de long sur 4,50 m de large sur 1 m d'épaisseur et pèse 80 tonnes. Les dalles de support sont creusées de sillons verticaux permettant l’encastrement d'autres dalles, et la table elle même comporte des rainures sous son plafond. J'imagine que ce dolmen fut, il y a quelques temps, le cadeau d'un père à son fils : "Mon fils, il faut que tu saches monter des légos."





Reignier_062aTrêve. Le dolmen est prolongé par plusieurs dalles couchées de moindre importance, une dizaine. Peut-être des pierres ayant servi à la consolidation d'un cairn. Certains avancent la possibilité d'une allée couverte. Le dolmen est ouvert au sud-ouest.









Reignier_080aClassé monument historique, il est daté de 2 000 à 3 000 avant notre ère. Les radiesthésistes donnent pour sa première utilisation des dates bien plus éloignées dans le temps. De plus, trois courants d'eau souterrains se rejoignent sous le dolmen. Présence de croisements de réseaux ainsi que d'une cheminée cosmo-tellurique importante. L'énergie de la pierre est assez puissante, c'est peut-être pour cette raison que l'on trouve une rigole le long de la face orientale de la table, à son point culminant : l'eau recueillie devait avoir des vertus curatives, entre autres.




Reignier_092aUne légende nous rapporte qu'autrefois, le chevalier Raymond de Bellecombe, brave mais pauvre, tomba amoureux d'Alice, la fille du baron du Châtelet. Il demanda sa main, mais le baron, considérant qu'il n'était pas d'assez noble naissance et espérant l'éloigner, lui posa une condition : il devait, avant le lever du soleil, transporter 4 grosses pierres de la plaine afin qu'elles servent de table au repas nuptial.




















Reignier_093Les fées intervinrent : l'une d'entre elles mit la grosse pierre sur sa tête, en prit deux autres sous chacun de ses bras, et la dernière dans son tablier. Le lendemain matin, la table était dressée. Le baron honteux et confus, jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus...

http://www.ateliersante.ch/hauts-lieux.htm
http://www.larochesurforon.com/francais/index.htm?/francais/curios/fees.htm
http://www.lieux-insolites.fr/hsavoie/fees/fees.htm
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"Les mystères de Haute-Savoie", de Jean-Philippe Buard et jean-Jacques Gabut

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