Pont-Saint-Esprit, historique
Le site de Pont-Saint-Esprit fut habité dès la préhistoire. Ce fut une place de commerce dès le Vème siècle avant notre ère. La cité fut construite sur un rocher situé sur la rive occidentale du Rhône, l'actuelle place Saint-Pierre. L'eau était partout présente : au moins 4 sources sur place, sans parler du fleuve et des nombreux ruisseaux descendant des collines.
Lieu de passage, Il y aurait eu un pont dès la période celtique, et, lors des guerres puniques, Annon, l'un des lieutenants d'Hannibal, y aurait fait franchir le Rhône à ses éléphants. Le premier nom connu est celui d’une villa gallo-romaine : la Villa Clara.
La présence d'une communauté religieuse est attestée dès 942, et mentionnée dans l'acte de donnation de la bourgade à l'abbaye de Cluny en 948. L'essor de la commune, baptisée alors Saint-Saturnin-du-Port, Portum Sancti Saturnini, (Saturnin, ou Cernin, premier évêque de Toulouse, serait venu y prêcher l’évangile), date de cette période. Les édifices religieux, de vastes monuments monastiques, s'édifièrent.
Les moines bâtirent en 1150 une église romane dédiée à Saint-Pierre dont le style fut influencé par l'architecture du temple païen de Diane, à Nimes. Au XIIIème siècle, la construction du pont sur le Rhône par la confrérie des pères Pontifes Hospitaliers, créée à Avignon pour construire le pont Saint-Bénezet, engendra un nouvel essor pour la bourgade qui prit le nom actuel de Pont-Saint-Esprit.
Le pont, le plus ancien sur le Rhône, fut construit entre 1263 à 1309. Long de 919 mètres, il comportait 25 arches dont 19 sont encore présentes. Les deux extrémités étaient défendues par des bastilles et par deux tours en son milieu, aujourd’hui disparues. Les légendes concernant sa construction étaient connues dans l'Europe entière : la réussite de cet ouvrage serait due à l'intervention de l'Esprit Saint, pour qui l'on bâtit un oratoire, dressé à la tête du pont sur la rive droite du Rhône. D'où le nouveau nom que prit la ville.
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http://fr.wikipedia.org/wiki/Pont-Saint-Esprit
http://www.sitesclunisiens.org/article.php?sid=175
http://jeancharles.griebel.free.fr/tourisme/tourisme/Pont-st-Esprit.htm
http://www.paperblog.fr/1289030/pont-saint-esprit-suite-1/
http://www.saint-apollinaire-de-rias.fr/rubrique.php3?id_rubrique=83
L'église Saint-Saturnin
Dédiée à saint Saturnin, l'église primitive aurait été construite en 822. Elle est mentionnée pour la première fois dans l'acte de donation du village à Cluny en 948.Guillaume de Volpiano, prieur en 988, la réaménagea. 
Puis elle fut reconstruite entre 1143 et 1164. Seul vestige de cet édifice roman, un carreau sculpté provenant d'une frise et représentant un bœuf accroupi, est encastré dans le mur de la crypte Saint-Félicien, sous la chapelle du Sacré-Cœur.
C'est dans cette crypte, faite selon le schéma de certaines confessions des églises de Rome, que sont conservées les reliques de Félicien, trouvées en 1841 dans les catacombes de Saint-Laurent-Hors-les-Murs et rapportées par l'abbé Dalmières en 1851.
En mauvais état au début du XIVème siècle, elle reçut en 1345 un début de reconstruction, vite interrompu faute de ressources. La nef ne fut couverte qu'au siècle suivant. Cette nouvelle église, bénite en 1535, fut saccagée au moment des guerres de religion.
Dévastée une nouvelle fois en 1793, elle perdit son clocher et sa flèche. Les travaux reprirent aux alentours de 1848, 7 chapelles furent construites. Seule la chapelle de l'angle nord -ouest à gardé son aspect d'origine.
L'édifice se caractérise par une architecture gothique méridionale. Sur la nef unique (27,5 m sur 10,7m), peu élevée et large, s'ouvre une abside plus basse et plus étroite. L'élévation est simplifiée à deux niveaux : celui des fenêtres hautes et celui des arcades des chapelles, logées dans les contreforts.
Le portail, attribué à Blaise Lécuyer, est daté entre 1484 et 1491. Sur la partie inférieure de l'ébrasement, 6 socles devaient porter des statues de apôtres, disparues avec celles de la voûte du portail.
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Le prieuré Saint-Pierre
En 948, les moines s'installèrent dans la demeure de la famille comtale d'Uzès, au sud de l'actuelle chapelle. Ils construisirent leur lieu de culte vers 1150, une nef unique bordée de chapelles et terminée à l'est par une abside semi-circulaire. Mayeul, abbé de Cluny de 954 à 994, favorisa le développement du prieuré Saint-Pierre. Entre 1303 et 1306, un nouveau choeur remplace l'abside romane. C'est la première construction gothique de la basse vallée du Rhône.
Très vite, cette fille de Cluny trouve un rôle prépondérant, et à la fin du XIIIème siècle, le monastère compte 30 moines et son doyen représente l'ensemble de l'ordre auprès du pape Boniface VIII.
Laissée sans entretien et malmenée au XVIème siècle lors des guerres de religion, la chapelle est désaffectée. En 1779, on la reconstruit en s'appuyant sur les parties encore debout du bâtiment médiéval.
La maison des chevaliers
Construite au XIIème siècle sur le plan habituel des habitations du moyen-âge autour d'une cour, la maison fut modifiée et embellie durant les siècles par les Piolenc.
Son nom vient du fait que l'on croyait que les templiers venaient s'y reposer à leur retour de terre sainte. Mutilée et divisée aux XIXème et XXème siècle, elle fut acquise par le département en 1988 et fut classée monument historique.
Elle est à l'heure actuelle devenue musée d’art sacré du Gard.
Le jardin est aménagé sur l'emplacement du grand hangar détruit par un incendie au XVème siècle, destiné à abriter les barques. La margelle du puits du moyen-âge fut rétablie. Ce puits possède une histoire. En 1633, Joachim de Piolenc, encore adolescent, y tomba accidentellement. Il fut sauvé par l'intervention de la Vierge Marie. Ses parents firent alors réaliser un ex-voto en action de grâce à Notre-Dame de Rochefort.












