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Posté par madame_dulac à 17:30 - Commentaires [50] - Permalien [#]
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L’abbaye Saint-Pierre de Beaumont

Beaumont

 

Beaumont vue 2La vallée de l’Artière fut occupée dès le Néolithique. Sur le site de Beaumont furent retrouvés les restes d’un village d’une douzaine de maisons entourées d’une palissade. Au Ier siècle, une villa gallo-romaine s’y construisit (domaine foncier comportant des bâtiments d'exploitation et d'habitation).

 

 

 

 

 

Beaumont vue 4aElle fut abandonnée au IVe siècle. Mais c’est surtout pour son abbaye de femmes, probablement fondée au VIIe siècle, que Beaumont est connu. Ce lieu fut choisi judicieusement : perché sur une ancienne coulée de lave du volcan voisin de Gravenoire, il domine une vallée fertile favorable à l'agriculture et à la viticulture où la force de l’eau prédispose à la construction de plusieurs moulins.

 

 

 

 

Beaumont vue 3Étymologiquement, pas trop de surprises : Beaumont vient du latin bellus mons,le beau mont. Ce nom apparait dans une charte en 1124. L’abbaye connut son apogée aux XIIIe et XIVe siècles. Les guerres de Cent ans puis de Religion permirent au bourg de se doter de puissantes murailles. Pendant la Révolution la communauté monastique fut dissoute et le village devint chef-lieu de canton et prit le nom de Bourg-Montagne. C’est devenu depuis une ville résidentielle.

 

 

 

Historique

 

Beaumont 1L’abbaye bénédictine Saint-Pierre de Beaumont fut probablement fondée au VIIe siècle, entre 665 et 676, du temps de Genès, comte d’Auvergne, au cours de l’épiscopat de saint Priest, évêque de Clermont. L’abbaye aurait été l’un des premiers monastères féminins d’Auvergne, construit à la même période que ceux de Royat et Chamalières ainsi que de l’hospice de Vallières.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Beaumont 18Son emplacement exact reste incertain. Il se pourrait que la première construction ait été située dans la vallée plutôt qu’au sommet du mont, à la place de l’actuelle église Notre-Dame de la Rivière, ce qui serait plus typique des fondations mérovingiennes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Beaumont 4La première abbesse se nommait Gondiliane et les religieuses étaient le plus souvent issues de la noblesse Auvergnate. En 916, tous ces établissements autour de Clermont furent détruits par les Normands. Seul Beaumont renaitra de ses cendres. Il se pourrait d’ailleurs que la nouvelle abbaye ait été reconstruite, suite à ces attaques meurtrières, au sommet du mont (où elle se trouve toujours), plus facile à défendre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Beaumont 15L’abbatiale fut bâtie entre 1060 et 1090. Au XIIe siècle tous les bâtiments conventuels sont terminés. L’abbaye deviendra une puissante institution : en 1155, l’abbesse Cécilia obtint du pape Alexandre III la protection pontificale de son abbaye (ce qui retira à l’évêque de Clermont son pouvoir de juridiction directe).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Beaumont 19L’abbaye devint l’un des établissements les plus influents du diocèse de Clermont. Au XIIIe siècle, elle possède de nombreuses terres à blé en Limagne (trois moulins sont connus : Ronat, le Terrail et le moulin des Dames) et des vignobles en val d’Artière (Champ Madame). Elle connut son apogée spirituel, économique et politique de la fin du XIIIe siècle au milieu du XIVe sous l'impulsion de l'abbesse Ayceline.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Beaumont 21En 1448, l’abbesse Isabelle de la Forest obtint du roi Charles VII la reconnaissance de « Fondation Royale ». L'abbaye compta jusqu'à quarante religieuses qui élisaient leur abbesse, elle-même confirmée à cette fonction par Rome. La guerre de Cent Ans (de 1337 à 1453) amorça son déclin. La mauvaise gestion des abbesses successives en précipita la ruine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Beaumont 20Durant l’abbatiat de Jeanne de Luchat en 1545, la crosse d’apparat des abbesses fut donnée en gage à cause des dettes. En 1768, l’abbesse Marie-Thérèse de Lantilhac-Sedières laissa sa place à sa sœur Marie-Victoire après avoir définitivement ruiné le monastère. Cette dernière, après que les bâtiments et les terres soient vendus en 1791, fut expulsée avec dix autres religieuses en 1792. En 1793, les deux clochers furent détruits. Seul le clocher de la croisée fut reconstruit dans le style néo-roman en 1826. L’abbaye fut rachetée par la ville de Beaumont et fut classée monument historique en 1926.

 

 

 

 

L’abbatiale Saint-Pierre

 

Beaumont 2L’église romane fut commencée à la fin du XIe siècle (premiers travaux entre 1060 et 1090 (10 ans après le début de la construction de Notre-Dame de la Rivière), terminée au XIIe et remaniée au XVIIe.

 

 

 

 

 

 

Beaumont 3Le portail ouest de l’église est surmonté d’une frise à double niveau, composée de feuilles d’acanthe (ou de chélidoine), de feuilles de vigne et de raisins. Au XVe siècle, la frise fut creusée au centre pour loger une niche dans laquelle se trouve une statue de saint Pierre. Dans la partie haute, une fenêtre et deux pans murés sont séparés par quatre colonnettes. L’appareil est composé de pierres noires, blanches et rouges.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Beaumont plan 3D’un plan basilical, l’église est constituée d’une nef à quatre travées flanquée de deux collatéraux, d’un transept et d’un chœur semi-circulaire lui aussi flanqué de deux collatéraux. La nef servait d’église paroissiale, le transept et le chœur d’église monastique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Beaumont 10La nef, sans doute recouverte au départ par une charpente en bois, fut voûtée au XIe siècle par un berceau en plein cintre. Les arcatures, en berceau à peine brisé, sont tenues sur d’épais piliers rectangulaires surmontés de simples tailloirs d’origine carolingienne.

 

 

 

 

 

 

Beaumont 13Les bras du transept et le chœur datent du XIIe, quand l’église fut agrandie. Cette partie servit d’église monastique alors que la nef était utilisée comme église paroissiale. Deux chapelles en cul-de-four sont percées dans le mur est du transept.

 

 

 

 

 

 

Beaumont 24

L’autel en chêne date du XIVe siècle et représente autour du Christ les quatre évangélistes et leurs attributs.

 

 

 

 

 

 

Beaumont 25Beaumont 26

On reconnait Jean et l’aigle, Marc et le lion, Luc et le taureau et Matthieu et l’ange.

 

 

 

 

 

 

 

 

Beaumont 11Dans le chœur se trouve la pierre tombale de Béatrice Arneuf, supérieure du monastère de Beaumont de 1270 à 1287.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Beaumont 12Les chapiteaux portent des entrelacs, des feuillages. Une arcature, séparant le chœur de ses collatéraux, est portée par une colonne en marbre d’origine mérovingienne provenant peut-être du tout premier édifice. Dans le chœur, deux anciens chapiteaux posés sur une colonne servent de support aux plantes vertes.

Beaumont 8

 

 

 

 

 

Beaumont 17Sur l’un d’entre eux est représenté un personnage à tête de chèvre tenant une épée. Difficile d’en donner la symbolique sans le contexte exact. Y aurait-il un lien avec la fête des Cornards de Beaumont, en sachant que la chèvre apparait comme le symbole de la nourrice et de l’initiatrice, mais aussi de puissance et de fécondité ?  La chèvre, c’est Amalthée qui nourrit Zeus de son lait, dont peau servit à fabriquer l’Égide. Ses cornes nous ramènent à l’abondance que nous étudierons un peu plus loin. 

 

 

 

 

 

 

 

http://histoiresetbiographies.over-blog.com/2014/12/histoire-d-un-bourg-viticole-beaumont-les-clermont.html

http://www.beaumont63.fr/l-histoire-de-la-ville

http://www.auvergne-centrefrance.com/geotouring/villages/pdd/beaumont/beaumont.html

Posté par madame_dulac à 17:23 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

Les Vierges de Beaumont

 

Beaumont, chose rarissime, possède plusieurs statues de vierges en majesté, toutes appelées Notre-Dame de la Rivière et toutes conservées dans l’ancienne abbatiale Saint-Pierre.

Beaumont Notre-Dame de la Rivière 1bL’originale, qui a probablement servi de modèles aux autres, aurait pu se trouver dans la petite église en contrebas du bourg, près de la rivière Artière, là où il se pourrait que le premier monastère ait été construit. C’est une vierge en majesté du XIIe siècle, assise sur une cathèdre, typique des vierges noires auvergnates.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Beaumont ND 1

Malheureusement la statue est très abimée et l’enfant a disparu. Comme elle ressemble pratiquement trait pour trait à Notre-Dame de Saulzet-le-Froid et à celle de Colamine-sous-Vodable, et même à celle de Taxat-Senat, on peut imaginer l’enfant tenant un livre de la main droite et bénissant de l’autre.

Beaumont Notre-Dame de la Rivière 1dLa Vierge porte des traces de sa polychromie d’origine. Elle mesure environ 70 cm de haut et porte une robe couverte d’un pallium (vêtement à capuche et à longues manches) à plis verticaux réguliers avec des bandeaux à mi-manche.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Beaumont Notre-Dame de la Rivière 1eSuivant les règles précises de réalisation de ses sœurs, elle se tient droite dans une pose aristocratique. Elle possède des mains démesurées, son visage aux yeux légèrement en amande ne reflète aucun sentiment. Le regard est froid, droit et lointain, comme s’il fixait un point au loin. Toutes ces caractéristiques ne sont pas dues au hasard et chacune possède une explication symbolique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Beaumont Notre-Dame de la Rivière 2bLa deuxième Vierge date du XIVe siècle. Dérobée le 23 avril 2008, elle fut retrouvée après sa mise en vente en Belgique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Beaumont Notre-Dame de la Rivière 2aElle fut restaurée au Louvre et exposée au ministère de la Culture en 2013 avant de retrouver sa place à Beaumont. La polychromie d’origine montre un certain respect des règles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Beaumont Notre-Dame de la Rivière 2cSes mains sont disproportionnées et au vu du reste de la statue, ce n’est pas une erreur mais bel et bien voulu. Le visage de la Vierge est admirable et l’enfant est représenté avec un visage d’adulte.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Beaumont Notre-Dame de la Rivière 2dCette statue annonce quand même le style Renaissance. Cette fois, l’enfant tient un globe dans la main droite, ce qui laisserait présager que la statue du XIIe siècle n’ait finalement pas servi de modèle.

 Beaumont Notre-Dame de la Rivière 2e

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Beaumont Notre-Dame de la Rivière 5aLa troisième date du XVe siècle. Si la Vierge est encore assise et tient l’enfant sur ses genoux, cette fois-ci la symbolique des attitudes, des couleurs et des proportions n’est plus respectée.

 

 

 

 

 

 

 

 

Beaumont Notre-Dame de la Rivière 1a

Posté par madame_dulac à 17:20 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

Église Notre-Dame de la Rivière de Beaumont

 

Beaumont ND de la Rivière 3aLa petite église Notre-Dame de la Rivière, nommée « église basse », est située en contrebas de l’église Saint-Pierre de Beaumont, près de la rivière Artière. C’est ici que furent retrouvés les vestiges d’un ancien village gallo-romain, abandonné vers 425 puis réoccupé entre les VIIe et le IXe siècles. Il se pourrait que ce soit le lieu de l’implantation originelle de l’abbaye qui remonte, selon la tradition, à 665 ou 670. Notre-Dame de la Rivière serait alors construite sur l’emplacement de la première église abbatiale.

 

 

 

 

 

Beaumont ND de la Rivière 1Ce sanctuaire remonte donc à la plus haute antiquité. La fête traditionnelle en était fixée au 2 février, jour de la Purification de Marie, date qui a certainement un lien avec la présence de la rivière qui pouvait avoir d'importantes crues. L'eau est purificatrice.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Beaumont ND de la Rivière 2Une vieille légende raconte qu'en des temps très anciens une inondation de l'Artière menaçait les vieux quartiers du bourg aux pieds des remparts. Les habitants promirent de construire une chapelle si la statue de la Vierge les protégeait. L’inondation s’arrêta, la chapelle fut construite là où l'on avait déposé la statue. Chaque année, pendant la neuvaine de la fête, la statue était posée sur un reposoir fabriqué par une des familles de Beaumont.

 

 

 

 

 

 

 

 

Beaumont Notre-Dame de la Rivière photo 1Le sanctuaire devint paroisse à une époque inconnue, sous l'autorité de l'abbesse de Beaumont et le resta jusqu'en 1734, date à laquelle l'évêque Massillon la rattacha à celle de Saint-Pierre. Un pèlerinage en l’honneur de la Vierge est encore pratiqué à l’heure actuelle tous les 15 août et le jour de la fête des mères.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Beaumont Notre-Dame de la Rivière plan 1cLa partie occidentale, la plus ancienne de l’édifice actuel, voûtée en berceau, date de 1050.

 

 

 

 

 

 

 

Beaumont ND Rivière 6La façade pignon s’élève sur deux niveaux. Un clocher, peut-être un ancien beffroi servant de tour de guet avant que le mur d’enceinte de la partie basse de Beaumont ne soit construit, lui fut accolé plus tardivement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Beaumont ND de la Rivière 5aLe chevet polygonal voûté d’ogives et la deuxième travée de la nef voûtée d’arêtes datent du XIVe siècle. Elle fut remaniée aux XVIe et XIXe siècles et resta église paroissiale jusqu’en 1934.

 

 

 

 

 

 

https://www.patrimoine-religieux.fr/eglises_edifices/63-Puy-de-D%C3%B4me/63032-Beaumont/176196-EgliseNotre-DamedelaRiviere

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Les Cornards de Beaumont

 

Corne 13aBeaumont, à l’instar du Puy-en-Velay, fête ses cornards. Comme dans la capitale vellave, la légende n’a pas qu’une origine populaire et folklorique. L’histoire, ici, se déroule dans l’église Notre-Dame de la Rivière lors d’un office pascal au siècle dernier. Un bouc eut la malencontreuse idée de pénétrer dans le sanctuaire lors du sermon du curé qui, fâché, demanda à ce que l’on fasse sortir le « cornard » (nom du bouc en patois auvergnat mais aussi celui du cocu).

 

 

 

 

 

Corne 5aCertains disent qu’alors ce fut un malheureux boulanger, connu pour les infidélités de sa femme, qui fut mis dehors. D’autres encore affirment que ce fut la moitié des hommes qui se leva et partit… Depuis, chaque année le lundi de Pâques, les cornards sont fêtés à grand renfort de manèges, fanfares, danseurs, défilés avec chars décorés de fleurs jaunes. A la fin des festivités, l’effigie d’un bouc en papier est brûlée pour conjurer le mauvais sort.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Corne 16aQue se cache-t-il sous ces pratiques bien anodines en apparence ? Cherchons du côté des cornes. « La corne est un important symbole d’origine préhistorique, largement utilisé dans toutes les civilisations. Son sens est directement lié aux animaux à cornes, cerfs, béliers, taureaux, mais aussi la lune qui affecte la forme d’une corne quand elle croit et décroit. Les animaux cornus ont la réputation et la faculté d’être particulièrement puissants au sens sexuel et physique du terme.

 

 

 

 

 

 

Amalthée 1aD’où la notion de virilité, de fertilité, de puissance sexuelle et vitale associée à la corne. Cette fertilité par analogie sera associée à la terre par la corne d’abondance déversant ses fruits et ses fleurs ». La corne d’abondance est l’une des cornes d’Amalthée, la chèvre qui nourrit Zeus enfant de son lait. Zeus, ne maitrisant pas sa force, la lui avait arrachée. Les cornes d’abondance peuvent s’assimiler au chaudron celte.

 

 

 

 

 

 

Artémis 4aGuénon dit que les cornes de bélier sont de caractère solaire et les cornes de taureau de caractère lunaire. La corne du bélier est un principe actif et masculin, le symbole solaire de la force et de la puissance, de la virilité, et, de par sa forme, du principe actif de pénétration. La corne peut devenir croissant de lune, porté par le taureau, symbole de la grande déesse. Principe passif et féminin, par son ouverture en forme de réceptacle, elle devient symbole de la fertilité, de l’abondance, de la création, un instrument de régénération. La corne peut réunir ces deux principes et amener à un équilibre parfait.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Corne 9aLe mot corne (du latin corna, proche de l’hébreu keren,du gallois carn ou cyrn, du breton karn et kern, le thème kern  désignant en celtique le sommet de la tête) provient de l’indo-européen commun ker, qui veut dire « tourner ») possède une racine proche de la courone de l‘élu. CoRNe, CouRoNne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cernunnos 2aOn peut aussi le rapprocher de Cernunnos, le dieu du panthéon celtique porteur de cornes de cerf. Une théorie fait de Cernunnos un archétype issu du chamanisme ancestral, incarnant le cycle biologique de la nature et la régénération. Associé aux forêts, aux animaux, et à la chasse (comme Diane ou Artémis, la sœur d’Apollon Karneios), il est considéré comme le maitre de la vie et de la mort (ses cornes solaires de cerf repoussant chaque année), associé à la fécondité (corne d’abondance), garant de l’équilibre. Il est le parèdre de la Grande Déesse Mère, porteuse des cornes lunaires du taureau.

 

 

 

 

 

 

Beaumont CoucouDu côté des cocus peu de choses. Difficile d’en donner l’étymologie, les uns disent qu’il vient du latin coculus qui signifiait coucou (oiseau dont la femelle pond ses œufs dans le nid d'autres espèces ce qui la rend volage). Mouais. Sur le site internet de « idees-beaumont.org », on trouve ce texte qui me semble plus approprié : « Le cocu du village gaulois était le premier marié de l’année, exploit qui faisait de celui qui avait dû être la coqueluche des femmes le coq de la petite communauté.

 

 

 

 

 

Cernunnos 3aOn le coiffait des cornes de Cernunnos, on l’admirait et on le fêtait. L’année écoulée, il passait son trophée à un successeur. Il a fallu beaucoup de temps pour que cette transmission de pouvoir soit assimilée à la déchéance d’un « cornard » et que le mot cocu prenne le sens que nous lui connaissons trop bien ».

 

 

 

 

 

 

Ostara 3aQuant à la date… Pâques est fixé au premier dimanche après la première pleine lune qui suit le 21 mars (équinoxe de printemps, Ostara chez les païens qui donnera Easter, l'équivalent anglais de « Pâques », dérivé du nom de la déesse Éostre qui était célébrée à ce moment de l’année. Dans le druidisme c’est Alban Eilir, ce qui signifie lumière de la Terre). C’est une fête de la fertilité, du renouveau, de la lumière : les jours deviennent plus grands que les nuits. C’est pour Pâques que l’on sacrifiait le bélier puis l’agneau, en mémoire du sacrifice d’Abraham puis du Christ, agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Beaumont Cornards 2aNous sommes évidemment, avec cette fête des Cornards de Beaumont, dans une réminiscence d’anciens rituels dont la symbolique nous amène aux mystères des forces vitales de la Nature. On sait que les endroits élevés étaient dédiés aux dieux solaires. Beaumont a-t-il porté un culte à Cernunnos ou à Bel, ancêtres de saint Michel ? Notre-Dame de la Rivière est-elle la descendante de Belisama, de Sirona, de la grande Déesse des origines ? Les Vierges noires sont en bas, dans les profondeurs de la terre, dans les cryptes. Saint Michel, son protecteur, est placé en hauteur, sur les beaux monts. Saint Pierre a-t-il supplanté l’archange ? Les deux églises, complémentaires, ont-elles été bâties ensemble ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

corne 15a

http://www.idees-beaumont.org/A-propos-de-l-authentique-legende

« Le Puy, haut-lieu ésotérique » Jacques Derderian aux éditions Dervy

https://fr.wikipedia.org/wiki/Beaumont_(Puy-de-D%C3%B4me)

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08 janvier 2020

Les grottes de Jonas

 

Historique

Grottes de Jonas 8Ces grottes furent creusées par l’homme dans une falaise haute de 100 mètres et longue de 500, formée à la suite d’éruptions volcaniques.

 

 

 

 

 

 

Grottes de Jonas 43Le volcan fissural de Jonas (la lave sort suivant une ligne de faille horizontale) en forma la plus grande partie et le volcan voisin, le Pic Saint-Pierre, ajouta des projections de matière pyroclastique qui se mélangèrent à la lave. Il en résulta une roche rougeâtre appelée tuf, assez tendre pour être creusée.

 

 

 

 

Grottes de Jonas 31Les premiers hommes connus qui creusèrent la paroi furent les Celtes. Ils construisirent au IVe siècle avant notre ère un premier sanctuaire dont l’autel fut retrouvé.

 

 

 

 

 

 

 

Calvaire 1aPrès de là, dans la vallée, à Lomprat, un monticule de pierres creusé de niches et surmonté de pierres taillées rudimentaires, ancien ensemble païen christianisé en calvaire, date aussi de cette époque.

Calvaire 3a

 

 

 

 

 

 

Grottes de Jonas 25Une statue gallo-romaine atteste de la reprise de l’endroit puis, christianisme oblige, des moines cénobites s’installèrent et en firent un oratoire. Le monastère primitif date du VIIIe ou du IXe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Grottes de Jonas 34Le site, comptant plus de 70 grottes, devint refuge lors des invasions barbares (entre 856 et 916 les scandinaves arrivent en Limagne).

Grottes de Jonas 5

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Grottes de Jonas 29Au Xe siècle, une chapelle, dédiée à saint Laurent, fut creusée au-dessus du premier sanctuaire. Au début du XIIe siècle, le chevalier à qui appartenait les terres, Anet Dalmas de Jaunac, fit construire un manoir, c’est-à-dire une place forte capable de résister aux envahisseurs.

 

 

 

 

 

 

Grottes de Jonas 3Il pouvait ainsi contrôler la vallée. Un de ses descendants, Armand de Jaunac, quittant le château de son suzerain, vint s’y installer. Le site devint laïc. En 1223, il fit don de la chapelle Saint-Laurent à l’abbaye de Chantoin de Clermont avant de partir pour les croisades comme chevalier hospitalier.

 

 

 

 

 

Grottes de Jonas 46La seigneurie de Jonas, sous protection de l’abbaye, passa aux mains des riches seigneurs de La Tour d’Auvergne qui réaménagèrent le site.  En 1316, il est désigné comme « castrum repayrium », c’est-à-dire maison forte. C’est à cette époque que Jonas connut son apogée, plus de 600 personnes vivaient dans les grottes. Elles servirent encore une fois de refuge lors de la Guerre de 100 ans. Puis les propriétaires, las de l’inconfort, partirent vivre ailleurs et Jonas fut progressivement abandonné.

Grottes de Jonas 6

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Grottes de Jonas 13L’abbaye de Chantoin conserva la chapelle jusqu’en 1633, date à laquelle elle passa aux mains des Carmes déchaux. La place forte de Jonas passa en 1683 à la famille de Montal-Nozières. Jacques de Montal-Nozières devint baron de Coteuges et Jonas. Un tremblement de terre en 1706 fit des dégâts considérables. La chapelle fut restaurée en 1718 et fut utilisée jusqu'en 1789. La commune en fit l’acquisition pendant la Révolution. Les grottes de Jonas ont été classées au titre des Monuments Historiques en 1886. Une dernière restauration se fit en 1958.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Templier 1

 

 

La légende parle de chevaliers templiers qui, fuyant les persécutions du roi de France Philippe le Bel, virent se réfugier à Jonas en 1309. Il se pourrait qu’il y ait eu confusion : il existait une maison forte, le mas Chantoin, dépendant de la commanderie Saint-Barthélemy du Puy-en-Velay. Les deux « Chantoin » furent peut-être confondus. Ce qui est vrai, c’est que lors de l’arrestation des Templiers en 1307, sur les 65 captifs de la sénéchaussée de Beaucaire dont dépendait le Velay, on comptait cinq frères servants de la commanderie du Puy, mais pas un seul chevalier. « L’eschapatoire » de ces frères leur aura peut-être permis de venir jusqu’à Jonas, emportant avec eux le trésor du Puy convoité par la royauté…qui ne fut jamais retrouvé.

 

 

 

 

 

 

L’oratoire

 

Grottes de Jonas 9C’est la partie la plus ancienne de Jonas, le premier sanctuaire celtique qui fut repris par les gallo-romains puis les premiers moines cénobites. La grotte n’a pas été creusée n’importe où, on sent bien une différence d’énergie avec le reste du site.

 

 

 

 

 

 

 

Grottes de Jonas 10Le pilier central fut mis en place lors de la restauration de 1958.

 

 

 

 

 

 

 

Grottes de Jonas 11Lors du tremblement de terre de 1706, une partie de la chapelle Saint-Laurent s’effondra et tomba dans l’oratoire. On peut encore voir un autel et une partie de la voûte avec le chapiteau d’une colonne d’angle. L’enduit de l’autel ne se retrouve que sur sa partie supérieure, ce qui montre qu’il était enchâssé dans une estrade.

 

 

 

 

 

 

La chapelle Saint-Laurent des Roches

 

Saint_Laurent 1La chapelle est dédiée à saint Laurent, fêté le 10 août. Né au début du IIIe siècle à Huesca en Espagne, il rencontra le pape Sixte II à Saragosse où il étudiait et fut pris à son service. Ses qualités lui permirent de devenir archidiacre de l’église de Rome. En tant que tel, il avait la garde du trésor de l’église. Il fut martyrisé en 258 à Rome lors des persécutions de l’empereur Valérien.

 

 

 

 

 

 

 

Saint Calice

La légende dit qu’il put envoyer, juste avant sa mort, le Saint Calice utilisé par le Christ lors de la Cène à ses parents à Huesca (la coupe finit dans la cathédrale de Valence).

 

 

 

 

 

Saint LaurentD’après ses hagiographes, le préfet de Rome voulut récupérer le trésor de l’église pour les dépenses publiques (tient, ça me rappelle un truc…), mais Laurent avait eu le temps de tout vendre et de donner l’argent aux pauvres. Dépité, le préfet ordonna qu’il fût fouetté puis attaché sur un grill et rôti vif. Il est dit que Laurent, qui possédait un vrai sens de l’humour, aurait prononcé ces mots lors de son martyr : « voici, ce côté est maintenant bien rôti. Retourne-moi pour que l’autre cuise aussi ! » Il est devenu le saint patron des rôtisseurs, des cuisiniers, des pompiers et des pauvres. On est proche de l’histoire des Templiers du Velay… Bis repetita placent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Grottes de Jonas plan 1aRevenons à notre chapelle. Au IXe siècle, les moines, désireux d’agrandir le sanctuaire, creusèrent juste au-dessus de l’oratoire, mais ne purent terminer correctement le volume rectangulaire voulu au départ : le mur ouest part en diagonale. Ils posèrent par contre bien à sa place l’autel à l’est, au soleil levant, du côté de la façade de la falaise. La chapelle est donc de plan irrégulier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Grottes de Jonas 50Juste en face de l’entrée, une ouverture au plafond indique l’emplacement du clocher. Les deux petits trous servaient à faire passer les cordes des cloches.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Grottes de Jonas 14La partie nord fut creusée probablement pour servir de sacristie. Au sud, deux petites chambres rectangulaires dont l’une sert d’emplacement à l’autel depuis 1718.

 

 

 

 

 

 

 

Grottes de Jonas 24Côté est, sept piliers délimitent les six arcades en plein cintre d’un bas-côté très étroit. De petits culs-de-four étaient primitivement creusés le long de la paroi. Le quatrième en partant du nord, qui n'a pas de fenêtre et dont l'arc est abaissé, abritait l’autel principal.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Grottes de Jonas 15La sixième et dernière travée, effondrée en 1706, était la seule voûtée d’arêtes. Le deuxième autel, retrouvé dans l’oratoire, y était installé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

NDCet autel était probablement dédié à la Vierge Marie. Le chanoine Bernard Craplet, archiprêtre de la cathédrale de Clermont, parle, dans son livre « l’Auvergne romane » publié en 1955, d’une statue de vierge romane en majesté posée dans une petite niche dans la chapelle de Jonas. Il en est aussi fait mention dans des écrits du XVIIe siècle. La commanderie Saint-Barthélemy du Puy-en-Velay possédait une copie de Notre-Dame du Puy… qui ne fut pas retrouvée. Le couvent de la Providence de Clermont, construit en 1897 pour accueillir l’orphelinat jusqu’alors installé dans la maison des Carmes déchaux, possédait une statue de la Vierge, Notre-Dame de Gloire, provenant de l’ancienne abbaye de Chantoin où elle était appelée Notre-Dame des Lumières. Dans tous les cas, tout est là pour accueillir une Vierge noire : la crypte, la chapelle troglodyte, l’ancien culte celte, les énergies de l’ancien volcan… Dommage que Laurent ne se soit pas appelé Michel.

 

 

 

 

 

Grottes de Jonas 16La chapelle Saint-Laurent fut transformée lors de la restauration de 1718. Les autels changèrent de place : l’un fut posé côté sud, l’autre côté ouest. Les piliers, qui n’étaient que décoratifs, furent enlevés. La porte d’entrée fut refaite, la façade fut consolidée par de la maçonnerie, l’angle manquant fut muré. Elle fut utilisée jusqu’à la Révolution. Lors de la restauration de 1958, la maçonnerie de l’angle sud fut à son tour défaite, un contrefort fut posé contre la façade et les piliers furent reconstruits.

 

 

 

 

 

Les fresques

 

Grottes de Jonas 22Les fresques de Jonas, classées monument historique en 1886, sont les plus anciennes connues en Auvergne. Couvrant la voûte du bas-côté, les culs-de-four et les écoinçons des arcades, elles font l’objet d’un nettoyage régulièrement, le dernier fut fait en 2002. Elles représentent les épisodes de la fin de vie du Christ. Les plus anciennes furent datées du IXe siècle, les plus récentes du XIe.

 

 

 

 

 

Grottes de Jonas 23« Le mot fresque est une contraction du mot italien « dipingere a fresco », peindre à frais. Cette technique consiste à peindre directement sur un enduit frais (sable et chaux) tout juste posé sur un mur. Le peintre utilise simplement des pigments de couleurs (substances colorées réduites en poudre) délayés dans de l’eau.

 

 

 

 

 

 

Grottes de Jonas 27Les couleurs vont être fixées pour toujours sous l’épiderme protecteur (composé de sels de chaux) qui se crée naturellement à la surface d’un tel enduit lors de son séchage par une réaction chimique avec le gaz carbonique de l’air. Cette réaction chimique ne prend qu’une journée. Pour décorer un mur le peintre doit procéder par fragments : chaque matin il fait poser l’enduit de finition que sur la surface qu’il peut peindre dans la journée. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Grottes de Jonas 21L’artiste n’a utilisé que quelques pigments : un ocre rouge, un ocre jaune, un oxyde rouge, du noir (obtenu avec des matières calcinées) et du blanc (de la chaux). Il a fait son dessin à l’ocre rouge, peint son sujet et redessiné les contours en brun sombre.

 

 

 

 

 

 

Grottes de Jonas 20

Nous retrouvons ici, le reniement de Pierre (avec la présence du coq), Jésus devant Pilate, le couronnement d’épines, la descente de la croix avec un personnage qui recueille le sang du Christ dans une coupe, le Saint Sépulcre, la découverte par Marie-Madeleine du tombeau vide en présence de l’archange Gabriel et l'apparition du Christ à Marie-Madeleine.

 

 

 

 

Grottes de Jonas 21aAu-dessus de la porte d’entrée, la seule peinture qui demeure dans un cul-de-four est une représentation d’une Vierge en majesté aux mains longues et aux doigts effilés, assise sur une cathèdre, tenant l’enfant dans son giron. Marc Thibout, historien de l’Art, la qualifie de hiératique et figée. Elle est habillée de vert et de rouge à la mode auvergnate. Les attributs des Vierges noires sont là. Les visages ont malheureusement été grattés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Grottes de Jonas 42Sur quatre des écoinçons des arcades sont peints cinq personnages en pied, barbus, portant un livre. Ils pourraient être des prophètes montrant les cinq premiers livres de la Bible, le Pentateuque : Genèse, Exode, Lévitique, Nombres et Deutéronome.

 

 

 

 

 

La maison forte ou manoir

 

Grottes de Jonas plan 2Elle fut aménagée au début du XIIe siècle par le chevalier Anet Dalmas de Jaunac, qui la fit construire en fortifiant les grottes afin de contrôler la vallée riche et convoitée, de surveiller l’entrée du village et ainsi de protéger les moines et ses gens en cas d’attaque. Au XIIIe siècle, Armand de Jaunac vint s’y installer avec sa famille et aménagea les lieux.

 

 

 

 

 

 

Grottes de Jonas 39Au départ, le manoir comportait une seule partie, des pièces creusées dans la falaise et reliées par un escalier à vis. Plus tard, une deuxième partie fut construite, creusée et maçonnée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Grottes de Jonas 34De l’extérieur, on voyait contre la paroi une tour carrée munie de deux échauguettes (petite loge construite en encorbellement, munie de mâchicoulis et de meurtrières, destinée à abriter un guetteur) qui pouvait ressembler à un donjon. Elle est aujourd’hui détruite.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Grottes de Jonas 49Dans la partie creusée, au niveau de l’entrée, une grande salle sans fenêtre servait de cuisine et de logis pour les domestiques. Au-dessus, la pièce où le seigneur recevait. Elle possédait une cheminée.

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Grottes de Jonas 36Venait un couloir creusé plus tard qui reliait la partie ancienne à la tour. Au fond, les latrines.

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Grottes de Jonas 37A l’étage du dessus, la pièce à vivre du premier logis possédait une cheminée. Après la construction de la tour, la cheminée fut détruite pour creuser un poste de défense. Sans feu, la pièce ne servit qu’en tant que chambre à coucher. Les fenêtres étaient fermées par des volets en bois.

 

 

 

 

 

 

Grottes de Jonas 45Le grenier, voûté, était agrémenté d’une cave à laquelle on accédait par une trappe ouverte au sol.

 

 

 

 

 

 

 

Grottes de Jonas 38La bretèche, la plus haute salle du premier logis seigneurial, servait à la défense de la porte du manoir située juste en-dessous. Elle fut transformée en colombier et des trous pour les nids, appelés boulins, furent creusés dans la paroi. L’élevage des pigeons apportait au village les œufs et la viande, les fientes étaient utilisées comme engrais dans les cultures.

 

 

 

 

 

Le four à pain

 

Grottes de Jonas 32Situé hors du manoir, le four à pain faisait partie de ce qu’on appelait les banalités : des installations telles que le four, le moulin, le pressoir, étaient entretenues par le seigneur. En contrepartie, les usagers avaient l’obligation de s’en servir (pas le droit d’aller ailleurs) et devaient payer pour ça. C’est ce que l’on appelle des services publics.

 

 

 

 

 

Grottes de Jonas 33Le four banal était mis en marche deux fois par semaine et restait allumé toute la journée. Une tourte de pain de seigle pouvait durer, pour une famille, une dizaine de jours.  

 

 

 

 

 

 

Le mouroir 

 

Grottes de Jonas 40A la sortie du village, en haut d’un escalier assez raide, se tenait le mouroir. C’est là qu’étaient logés les malades. Les murs étaient recouverts de chaux, dont les propriétés antiseptiques sont connues : elle désinfecte et assainit l’atmosphère. De plus, la chaux laisse respirer les maçonneries et ainsi réduit l’humidité et évite la condensation de l’eau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.randoalsacevosges.com/2015/02/les-grottes-de-jonas.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/Grottes_de_Jonas

http://www.auvergne-centrefrance.com/geotouring/curieux/site-troglodyte-jonas/site-troglodyte-jonas.html

https://www.petit-patrimoine.com/fiche-petit-patrimoine.php?id_pp=63383_2

https://mapio.net/pic/p-77001412/

« Les grottes de Jonas et les peintures murales de leur chapelle » article de Marc Thibout, historien de l’Art, dans « Comptes rendus des séances de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres », 1945.

 

 

 

 

 

 

 

 

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