02 novembre 2009
Mode d'emploi
BONJOUR A TOUS
Vous êtes plus de 225 000 à m'avoir rendu visite depuis la création de ce blog, et je voudrais vous en remercier (et maintenant plus de 750 000 pages vues).
Ce blog a donné naissance à un site, nouvellement réalisé : http://www.lieux-sacres.com/
Les reportages sont basés sur les sites que je trouve sur le net, sur des documents trouvés sur place ou bien sur les livres de ma bibliothèque, et bien sûr, sur mes ressentis personnels. Dans la mesure du possible, tous sont cités. Les photos sont de madame_dulac pour la plupart, et de Remlug quand j'égare les miennes (si si, ça arrive...)
Sincèrement vôtre, Madame Dulac.
You are already more than 225 000 persons who came to visit this blog and I want to thank you for your interest... (and now more than 750 000 pages read)
Sincerly yours... And if you want the english version, clik here : http://crownedplaces.canalblog.com/
PETITE NOTE EXPLICATIVE
Pour accéder à un lieu particulier, il vous suffit de parcourir sur la gauche, "CATEGORIES" et choisir votre destination dans la liste, par ordre alphabétique. Vous pouvez accéder aussi à une région particulière en vous rendant dans "ACCUEIL", sur la droite sous les albums photos, puis "liste des articles par région", ou bien "Localisation Google Map".
Les dossiers sont à la fin de "CATEGORIES", précédés d'un Z, comme par exemple "Z- Vierges noires", ou "Z- Bibliographie". Bien vérifier qu'il n'y ait pas "Page suivante" en fin de page. Si oui, cliquez dessus.
Voici ma bannière. Merci à Remlug, sans lui, le site n'existerait pas.
Pour
ce qui est de la motivation de telles études, je laisse la parole à
Gwelan qui l'a expliqué d'une façon qui m'a beaucoup touchée dans son
site sur les niveaux vibratoires:
"Pour la très grande majorité d'entre nous, notre implication dans cette discipline radiesthésique a muri avec la fréquentation de hauts lieux vibratoires. Ils nous ont interpellés, instruits, nourris... Ils ont été l'ingrédient indispensable de nos prises de conscience.
Je ne sais pas ce qui s'est ainsi donné, révélé à nous. Je suppose que chacun y mettra le nom qui convient à ses croyances, mais c'est un quelque chose qui nous a mis en vie, davantage, et parfois même qui nous a révélé à nous-mêmes.
Il y a, entre ce qui se dégage de ces lieux et nous-mêmes, une intimité voire une nouvelle forme d'intelligence qui s'est constituée petit à petit. C'est à cette intimité, cette intelligence là, qu'il me semble intéressant aujourd'hui de faire appel, pour s'efforcer d'entrevoir ce qui est (peut-être) en train de se passer : un phénomène que nous n'aurions pas nécessairement à subir, mais qui est peut-être une grande opportunité de progression sur le plan individuel."
Qu'il en soit remercié...
Saint-Germain-l'Auxerrois, historique
Fondée comme oratoire vers l'an 500, en souvenir du passage de saint Germain, évêque d'Auxerre, l'église mérovingienne (qui se nommait alors Saint-Germain-le-Rond à cause de sa forme), fut construite au VIIème siècle sous le règne de Chilpéric I, fut transformée en baptistère pour les enfants de la rive droite qui risquaient de mourir sans baptême aux moments des débordements de la Seine.
Convertie en place forte par les normands faisant le siège de la ville, elle fut saccagée et brûlée en 885-886, puis rebâtie au XIe siècle. C'est Robert le Pieux qui la reconstruisit en 1025. Elle prit le titre d'église collégiale royale et paroissiale de Saint-Germain-l'Auxerrois.
Elle prit la forme que nous connaissons aujourd'hui à l'époque où la population ne cessait de croître aux abords du Louvre, nouvellement construit par Philippe Auguste au début du XIIIème siècle.
Elle devint l'église attitrée de la famille royale au moment où les Valois s'installent à nouveau au Louvre.
Cette église fut commencée au moment où l'élan extraordinaire de l'art gothique entrainait toute la chrétienté : il fallut quatre siècles pour l'achever. Dès le départ elle eut une double vocation : d'une part elle est une église paroissiale, et d'autre part, elle abritait un collège de chanoines qui chantaient dans le chœur.
La chapelle à droite de l'entrée, séparée du reste de l'église par une paroi de chêne, fut construite au XIIIème siècle, ainsi que le chœur, l'abside et le portail central. La nef et les bas-côtés datent du XIVème, le porche et les deuxièmes bas-côtés furent construits au XVème, ainsi que les deux portails latéraux.
La renaissance apporta des vitraux, la porte donnant sur la cour de l'école voisine, rue de l'Arbre Sec fut construite en 1529.
La cloche qui reste, la "Marie", date de 1529. Le clocher qui l'abrite n'est pas le beffroi entre l'église et la mairie du Ier arrondissement, mais la tour qui se trouve du côté sud du chœur. Il est de forme romane et repose sur les fondements de l'église de Robert le Pieux. Son tocsin marqua le commencement du massacre des protestants de Paris lors de la Saint-Barthélemy en 1572.
Le beffroi fut construit en 1859 par Ballu et possède un carillon.
Sur la façade principale, le porche extérieur fut construit de 1431 à 1439, le seul restant à Paris avec celui de la Sainte-Chapelle.
Pendant la révolution, l'église fut fermée et devint successivement une fabrique de salpêtre, un magasin de fourrage, une imprimerie, un bureau de police. En 1795, le culte théophilanthropique y fut pratiqué.
Elle ne fut rendue au culte catholique qu’en 1802. Au cours des journées d'émeute des 14 et 15 février 1831, l'église fut profanée puis de nouveau fermée. Ce n’est que le 13 mai 1837, qu’eut lieu la cérémonie de réouverture. Une sérieuse restauration s'imposa : ce fut Viollet-le-Duc et Jean-Baptiste Lassus qui s'en occupèrent.
Ils réparèrent les ravages de la révolution, mais aussi les mutilations causées par le mauvais goût du XVIIIème siècle : c'est ainsi que les chanoines, en 1728, pour avoir un meilleur éclairage, avaient remplacé par des verrières blanches le vitraux de la nef datant du XIVème siècle, mais aussi, ils avaient recouvert les voûtes d'un épais badigeon blanc, afin de faire disparaitre cet "affreux gothique". Les piliers massifs du chœur furent cannelés, les colonnettes supprimées, les chapiteaux ornés de guirlandes, la flèche et les 4 clochetons abattus.
L'église Saint-Germain l'Auxerrois est, depuis l'Ancien Régime où les artistes étaient logés au Louvre, la "paroisse des artistes". Une messe célébrée à leur intention chaque année le Mercredi des Cendres en perpétue le souvenir.
Pour la carte, c'est ici.
http://www.saintgermainauxerrois.cef.fr/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Germain-l%27Auxerrois
http://architecture.relig.free.fr/auxerrois.htm
http://homepage.mac.com/brendanking/huysmans.org/troiseglise/germain.htm
Saint-Germain-l'Auxerrois
L'extérieur
Face à la cour carrée du Louvre, la façade ouest, surmontée d’une statue de l’archange saint Michel et éclairée au centre par une rosace, possède un portique d'honneur, précédé d'un vestibule couvert, le narthex. 
Le baptistère était autrefois sous ce porche. Construit en 1425 par Jean Gaussell, il est de style gothique flamboyant, composé de cinq arcades ogivales couronnées de balustres et de combles fleuronnés en façade et de deux arcades latérales. 
Les statues en pierre du porche et du portail ont été remplacées au XIXème siècle. Deux seulement nous sont parvenues, et sont conservées à l'intérieur : un saint François d’Assise du XIIIème siècle, une Marie l’Égyptienne du XVIème siècle, enveloppée de ses cheveux qui ont conservé des traces d’or. Elle tient les trois pains qui doivent l’alimenter dans le désert et penche mélancoliquement une petite tête oisive dont les yeux sont clos. 
Au trumeau de la porte centrale, on peut voir la Vierge tenant l’enfant, de facture moderne. 
De chaque côté sont représentés : à gauche, Salomon et la reine de Saba (Guilhermy pense à Childebert et Ultrogothe, sa femme), saint Vincent (diacre et martyr, un livre à la main) 
et à droite, saint Germain (crossé et mitré), sainte Geneviève tenant un cierge ...
qu’un petit diable placé au-dessus d’elle s’efforce de souffler et
enfin un ange souriant, un flambeau au poing, prêt à rallumer, s’il
s’éteint, le cierge de la sainte. A moins que le diable, qui ressemble fort à un baphomet, ne lui transmette la parole du savoir...
La voussure, au-dessus des vantaux, détient encore trois cordons de personnages, anges, démons, ribaudes et vierges. Le portail date quand à lui du XIIIème siècle, même si son tympan, qui était consacré au Jugement dernier, est détruit.
Les façades du transept datent du XVème siècle.

Le clocher situé à l’angle du bras sud du transept et du chœur, date du XIIème siècle. La flèche qui le surmontait fut supprimée dans le courant du XVIIIème siècle et remplacée par une balustrade. 
L'extérieur du bâtiment est flanqué de contreforts, hérissé de gargouilles. Tout un bestiaire nous apprend les leçons du symbolisme. 
L'intérieur
Le plan de l'église a la forme d'une croix (80 mètres de long sur 40 de large au transept).
L’église est composée d’une nef quatre travées de style gothique flamboyant, flanquée de deux bas côtés et de chapelles peu profondes. Au-delà d’un transept non saillant, le chœur, la partie la plus ancienne remanié au XVIIIème siècle, comporte un double déambulatoire, qui devient unique au chevet, et se termine par une abside avec un mur plat.
L’élévation est partout à deux niveaux, grandes arcades et fenêtres hautes à cinq lancettes.
Les vitraux du croisillon droit datent du XVIème siècle. Les verrières représentent des épisodes de la vie de la Vierge (Assomption, Couronnement de la Vierge) ainsi que l'incrédulité de Saint Thomas, et l'Ascension du Christ.
On peut admirer une vierge à l’Enfant du XIVème siècle.
Chiots à vendre
Le gérant d’une boutique clouait une pancarte au dessus de sa porte, où l’on pouvait lire :
« Chiots à vendre. »
Les affiches ont le don d’attirer les enfants. Bientôt un petit garçon fut séduit par l’annonce et demanda :
- « A quel prix vendez-vous ces chiots ? »
Le propriétaire du magasin répondit :
- « entre 30 et 50 dollars »
Le petit garçon chercha dans sa poche et sortit de la monnaie.
- « Je n’ai que 2,37 dollars, mais est-ce que je peux les regarder ? »
Le
propriétaire du magasin sourit et siffla sa chienne, nommée Lady,
courut hors du chenil vers l’allée du magasin, suivie par 5 petits
chiots. Mais l’un d’eux resta loin derrière, boiteux. Immédiatement, le
petit garçon le repéra et demanda :
- « De quoi souffre ce petit chien ? »
L’homme
expliqua que le vétérinaire lui avait annoncé que le chiot avait une
malformation de la hanche de naissance, qui le ferait boiter toute sa
vie.
Le petit garçon devint vraiment enthousiaste, et dit :
- « C’est le chiot que je veux acheter ! »
L’homme lui répondit :
- « Non, tu ne peux pas acheter ce petit chien. Si tu le veux vraiment, je te le donne ! »
Le petit garçon fut bouleversé. Il regarda l’homme droit dans les yeux et lui dit :
-
« Je ne veux pas que vous me le donniez. Il vaut tout autant que les
autres chiens, et je vous paierai le plein prix. En fait, je vous
donnerai 2,37 dollars maintenant et 50 cents chaque mois jusqu’à ce que
j’ai fini de le payer.
L’homme lui répondit alors :
- « Mais ce chiot ne sera jamais capable de courir, de sauter et de jouer ! »
Alors
le petit garçon se pencha en avant, et releva une jambe de son pantalon
et montra sa jambe malade, tordue et estropiée, supportée par une
grande tige de métal.
- « Moi non plus je ne peux pas courir et le petit chien aura besoin de quelqu’un qui le comprenne ! »
L’homme mordait maintenant sa lèvre inférieure. Des larmes lui piquaient les yeux… Il sourit et dit :
- « Fils, j’espère que chacun de ses chiots aura un maître te que toi ! »
Tiré de "Histoires extraordinaires d'outre-espace" de Michel Dogna
30 octobre 2009
Carcassonne, historique
La région carcassonnaise, vers 3 500 avant notre ère, comprenait des habitats néolithiques. Le site de Carcassonne lui-même fut habité depuis fort longtemps. Les restes d’un oppidum (oppidum Carcaso) sur le plateau font remonter au VIème siècle, voire au VIII avant notre ère les premiers signes d’un habitat humain. Vers -300, les Volques Tectosages, arrivés d’Europe centrale, prirent possession du village (Carcaso Volcarum Tectosage) et le fortifièrent.
Puis les romains s’installèrent à la fin du premier siècle avant notre ère et la ville se transforma (les remparts sont encore visibles dans certaines parties de l'enceinte et servent de soubassements aux actuelles murailles : les tours de la Marquière, de Samson et du Moulin d'Avar sont les témoins en partie intacts de cette enceinte primitive).
Les murailles ne purent contenir l’invasion des Wisigoths au Vème siècle, sous le commandement d’Alaric, après leur pillage de Rome.
Les Francs voulurent les déloger. Après les échecs de Clovis en 508 puis de Gontran, la ville tomba aux mains des Sarrasins. Ce n’est qu’en 759 que les francs, sous l'impulsion de Pépin le Bref, arrivèrent à reprendre la ville qui, en 1082, devient la propriété de la famille Trencavel.
A l'intérieur de la ville, on trouve les maisons des nobles seigneurs, le château du vicomte, le palais de l'évêque et la cathédrale Saint-Nazaire, achevée vers le premier tiers du XIIème siècle. Les cathares arrivèrent alors des régions balkaniques et s’implantèrent dans la région. Les Trancavel, tolérants, leur permirent de s’installer et leur religion prit de l’ampleur. Puis vint la croisade, épisode malheureux de notre histoire. Carcassonne fut assiégée, Raymond Roger se livra aux croisés et sauva ainsi la population. Les terres et les biens des Trencavel furent attribués à l'un des seigneurs de la croisade, Simon de Montfort, qui devint le nouveau vicomte de Carcassonne.
C'est de la cité que partirent alors les expéditions contre les villages hérétiques et les seigneurs insoumis. A la mort de Simon, les Trancavel reprirent leur ville, mais son fils, Amaury de Montfort, cèda au roi Louis VIII ses droits sur le Languedoc. Les seigneurs furent excommuniés en janvier 1226, et une nouvelle croisade se mit en place. La ville, lasse des guerres, fit remettre les clés de la cité au roi. Elle devint sénéchaussée royale.
La ville se transforma à nouveau : construction de l'enceinte extérieure, aplanissement des lices (espace situé entre les deux enceintes), et consolidation de certains pans de murs dont les fondations avaient été mises à jour. Raymond Trencavel, qui tenta de reconquérir sa ville, fut exilé, puis gracié. Il revint en 1247 et s’installa hors les murs, sur la rive gauche, et construisit la nouvelle ville, sur un plan en damier autour d’une place centrale. Deux paroisses furent créées : Saint-Vincent au nord et Saint-Michel au sud. La construction de l'actuelle cathédrale Saint-Michel débuta à la fin du XIIIème siècle, celle de l'église Saint-Vincent au début du XIVème.
Dans la cité, des travaux furent réalisés au cours du XIIIème siècle sous les règnes de Philippe III le Hardi et de Philippe IV le Bel, afin de renforcer la vocation militaire de l'édifice : la tour carrée de l'évêque et la tour Saint-Nazaire à la porte sud, à l’est les deux énormes tours de la porte narbonnaise. Le mur romain, jugé trop faible, fut rasé et apparut en retrait d'une muraille haute et puissante.
Les XIIIème et XIVème siècles furent marqués par l'Inquisition. Durant les guerres de religion, la cité fut attaquée, mais seuls les villages alentours furent détruits. Au XVIIème siècle, sa juridiction fut transférée dans la ville basse, et la cité fut abandonnée aux plus pauvres. Les lices furent progressivement occupées par des maisons et des greniers furent installés dans les tours. La Cité se dégrada rapidement. Le siège épiscopal fut transféré en 1745 de la cathédrale Saint-Nazaire à l'église Saint-Michel.
En 1790, le chapitre fut aboli et le palais épiscopal et le cloître furent vendus puis détruits en 1795. En 1794, les archives de la tour du Trésau furent détruites par un incendie. Sous l'Ancien Régime puis sous la Révolution, la cité fut réduite sur le plan militaire au rôle d'arsenal, entrepôt d'armes et de vivres puis, entre 1804 et 1820, fut rayée de la liste des places de guerre et abandonnée. La ville haute perdit son autonomie municipale et devint un quartier de Carcassonne. Le château comtal fut transformé en prison. L'armée fut alors prête à céder la cité aux démolisseurs et récupérateurs de pierres. En 1849, la cité fut sauvée de la démolition et des ravages du temps par son classement aux Monuments Historiques : les travaux de restauration, menés par Viollet le Duc, purent commencer. En 1997, elle fut classée Patrimoine Mondial de l'UNESCO.
Carcassonne doit depuis sa renommée à sa double enceinte, atteignant près de 3 km de développement et comportant cinquante-deux tours, qui domine la vallée de l'Aude.
http://pedagogie.ac-toulouse.fr/histgeo/monog/carcas/histoire.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cit%C3%A9_de_Carcassonne
http://mescladis.free.fr/histoire.htm
La basilique Saint-Nazaire-et-Saint-Celse de Carcassonne, historique
L’enclos cathédral fut implanté au sud-ouest de la cité dans l’angle formé par le rempart intérieur. L’espace laissé disponible, entre le flanc sud de l’église et l’enceinte, est actuellement occupé par un jardin et un théâtre qui remplacent les bâtiments destinés aux chanoines (réfectoire, cloître, salle du chapitre etc.), tandis qu’au nord-ouest un hôtel jouxte la basilique et remplace le palais épiscopal et ses dépendances. Par conséquent, de l’enclos canonial ne subsistent que l’église, une chapelle (ancienne chapelle de l’infirmerie), trois arcades accolées au mur occidental de la sacristie et le rempart intérieur qui délimitait au sud et à l’ouest l’enclos.
La première église aurait été bâtie au VIème siècle, sous le règne de Theodoric, régent du royaume des Wisigoths. Le premier acte parfaitement authentique mentionnant cette église date de 925 sous l'épiscopat de l'évêque Gimer. C'est lui qui transféra son siège épiscopal de l'église Sainte-Marie et du Sauveur, dans le faubourg, à l'église Saint-Nazaire à l'intérieur des remparts. Le pape Urbain II, revenant de prêcher la croisade à Clermont en Auverge, s'arrêta à Carcassonne le 11 juin 1096, et bénit les pierres destinées à la construction du nouvel édifice roman.
L'édifice fut achevé dans la première moitié du XIIème siècle. Une communauté de chanoine vivait à proximité de la cathédrale avec une salle capitulaire et le dortoir à l'est, le réfectoire et les cuisines au sud et les caves et écuries à l'ouest.
Les archives révèlent qu'en 1269, saint Louis concéda à l'évêque de Carcassonne et à son chapitre une partie de la rue joignant l'église pour fonder un nouveau chevet. Ce fut un architecte du nord qui fut chargé des travaux destinés à remplacer l'église romane par une église gothique. Une bonne partie romane tomba. Elle aurait du disparaitre entièrement, mais les crédits manquant, la nef fut épargnée. La jonction fut réalisée de façon magistrale. Le transept fut remanié entre 1300 et 1311.
Les remaniements gothiques s'achevèrent au XlVème siècle sous les épiscopats de Pierre de Rochefort (1300-1321) et de Pierre Rodier (1323-1330). L'édifice, remanié de nombreuses fois, perdit son statut de cathédrale en 1803 au profit de l'église Saint-Michel, située dans la Bastide. Elle reçut en 1898 le titre de basilique octroyé par le pape Léon XIII.
Pour voir le plan, c'est ici.














