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lieux sacrés
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5 août 2009

Abbaye Saint-André-le-Bas, l'abbatiale

Vienne_Saint_Andr__le_Bas_21C'est, mis à part l'abside et quelques adjonctions postérieures, l'église reconstruite vers le milieu du XIIème siècle que l'on découvre en entrant à l'intérieur du bâtiment. Elle fut difiée sur une plateforme artificielle romaine, dont un passage voûté subsiste sous les travées occidentales. Du Xème siècle ne subsistent que l'élévation des murs gouttereaux, aux baies en plein cintre comblées ainsi que l'abside, reconnaissable à l'alternance d'assises de briques et de pierre.
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Vienne_Saint_Andr__le_Bas_44C'est un édifice basilical sans transept remployant de part et d'autre de l'abside deux colonnes antiques aux chapiteaux corinthiens. Une nef unique se termine par l'abside dont l'ouverture est à peine moins large.










Vienne_Saint_Andr__le_Bas_50Le rythme des travées est souligné par des pilastres cannelés qui évoquent l'architecture romaine. Les doubleaux, en arc brisé, polychromes, retombent sur les pilastres par des chapiteaux. C'est là en particulier que le maître Guillaume a créé des œuvres de belle qualité : une inscription placée à la base d'un des pilastres de la nef, "Willelmus Martini me fecit anno Domini 1152" (Guillaume fils de Martin m'a fait ou m'a fait faire en l'an du Seigneur 1152) en fait foi. 
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Vienne_Saint_Andr__le_Bas_51L'influence antique imprègne aussi les chapiteaux à feuillages de type corinthien. Deux chapiteaux figurés s'inspirent d'épisodes bibliques, Samson terrassant le lion, et les malheurs de Job.











Vienne_Saint_Andr__le_Bas_58Sur les pilastres des arcatures méridionales, des chapiteaux s'ornent de scènes énigmatiques : des Vénus s'opposent aux forces du mal, des créatures monstrueuses.
La décoration se déploie aussi sur les parties hautes de la nef : un bandeau horizontal avec masques et fleurs, une frise souligne la division des murs, deux fenêtres hautes à colonnettes sont portées par un lion et un acrobate.
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Vienne_Saint_Andr__le_Bas_49L'arc triomphal de l'abside retombe sur des chapiteaux corinthiens et des colonnes cannelées d'origine antique.
La nef est recouverte selon une technique nouvelle à l'époque : voûte à nervures avec un profil très bombé.

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Vienne_Saint_Andr__le_Bas_61A partir du XIIIème siècle, des chapelles sont ajoutées à l'édifice. Les stalles du chœur datent du début du XVIIIème siècle. La partie occidentale, la façade, sont des restaurations récentes (1928).
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22 juillet 2009

Le mont Salomon

Vienne_mont_Salomon_4Le site d’origine de la ville est enfermé entre le Rhône et cinq collines, disposées en arc de cercle : le mont Salomon (Sospolium), la colline Sainte-Blandine (Quiriacum), le mont Pipet (Eumedium), le mont Saint-Just (Crappum) et le mont Arnaud (Prompaeciacum).









Vienne_mont_Salomon_7Deux d’entre-elles se détachent du paysage : le mont Salomon, et le mont Pipet. Se sont aujourd’hui deux hauts-lieux symboliques qui étaient au Moyen Age, en raison de leur intérêt stratégique, possessions de l’Eglise de Vienne.
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Vienne_mont_Salomon_2Au nord, le mont Salomon se termine brutalement au-dessus du Rhône. Le château de la Bâtie qui le couronne a été construit au XIIIème siècle par un des grands archevêques de Vienne, Jean de Bernin. Cette bâtisse est le seul élément survivant des fortifications médiévales de la cité.

31 août 2008

Le dolmen des Fades de Pépieux dans l'Aude

Dolmen_des_Fades_17Situé au milieu d'un bosquet de pins un peu à l'écart de la route, le dolmen s'élève sur un coteau au lieu-dit "Lo Morrel dos Fados"ou  "Morrèl de las Fadas", ce qui veut dire en Occitan coteau des Fées. Le monument, connu aussi sous le nom de "Palet de Roland", est le plus grand dolmen à couloir large (autrefois appelé allée couverte ) du sud de la France.








Dolmen_des_Fades_2Il fut construit, d'après les archéologues, vers 3 500 avant notre ère (fin du Néolithique) par le peuple de la culture de Véraza : des vestiges de cette culture furent retrouvés sur place d'abord en 1903, après un labourage en profondeur, puis en 1946 après les fouilles plus minutieuses d'Odette et Jean Taffanel qui révélèrent une nécropole du type "Champs d'Urnes". On y a retrouvé entre autres, un poignard à rivets de cuivre, pièce très originale conservé au musée d'Olonzac.






Dolmen_des_Fades_4Au début du XXème siècle, la partie visible du dolmen ne comportait qu'une grosse dalle calcaire inclinée reposant d'un côté sur le sol, de l'autre sur trois piliers de grès.
Dolmen_des_Fades_3










Dolmen_des_Fades_11De 1962 a 1965, une action de sauvetage est entreprise sous la direction de Jean Guilaine : fouilles et construction d'un pilier postiche pour soutenir la table de couverture, pesant environ dix tonnes, qui fut vraisemblablement apportée du causse de Siran, le site le plus proche comportant ce matériau.
Dolmen_des_Fades_15














Dolmen_des_Fades_6Cette restauration aboutit au classement définitif du dolmen par arrêté ministériel du 5 Mars 1969. En 1972, une consolidation générale du monument est réalisée par la Conservation Régionale des Bâtiments de France.










Dolmen_des_Fades_9Vingt-cinq ans après la dernière action de sauvegarde, une remise en état s'avérait nécessaire afin que la plus grande tombe dolménique de la France méridionale soit présentée au public et aux spécialistes sous une image plus proche de son état initial. Les travaux ont été réalisés sous la conduite de Régis Martin, architecte en chef des monuments historiques, et le contrôle de Jean Guilaine ainsi que de l'archéologue Yann Geay, en ce qui concerne les murets.












Dolmen_des_Fades_7Les piliers orientaux ont été remontés à leur hauteur initiale qui était connue. La teinte, la patine et la forme, ont été reconstituées. La restauration a l'avantage de soustraire à la vue le pilier artificiel supportant la dalle de couverture dont l'effet était disgracieux. Un remblaiement a été effectué pour redonner au tumulus, dégradé par l'érosion, un aspect plus proche de l'origine. Les murets en pierre sèche du couloir d'accès ont été repris. De vieilles pierres, récupérées dans l'environnement du monument, ont été utilisées.





Dolmen_des_Fades_5Avec son axe approximativement sud-ouest nord-est, il est constitué par une galerie mégalithique de 24 m de long incluse dans un tumulus de quelque 35 m de longueur, comprenant trois parties :










Dolmen_des_Fades_8- Un couloir de 11,40m de développement sur 2,10 m de large, marqué par des piliers disposés face à face, alternant avec des murets de pierres sèches dont subsistent quelques témoins d'origine.










Dolmen_des_Fades_14- Une antichambre de 6 m de longueur, ayant conservé son importante table de couverture ( 6,70m de long sur 2,80 m de large) reposant sur des piliers dont deux viennent d'être restaurés.
















Dolmen_des_Fades_10- Une "cella" terminale, barrée par une épaisse dalle de chevet.

Dolmen_des_Fades_13
















Dolmen_des_Fades_12La transition du couloir à l'antichambre et de celle-ci à la cella est assurée par deux portes réalisées par des dalles jointives sculptées en hublot. Les matériaux qui ont servi à la construction de ce monument sont d'extraction locale. On distingue du grès rouge, dont certains affleurements sont encore visibles auprès de la butte portant le mégalithe, du grès grisâtre, affleurant également à proximité du site, et du calcaire dont l'origine est plus éloignée : une énorme dalle, qui pèse entre vingt et trente tonnes, a été transportée sur près de deux kilomètres.




Dolmen_des_Fades_16Cet endroit est vraiment bien nommé le dolmen des Fées : à l'intérieur de la dernière chambre, celle que l'on appelle la cella, se passent des choses bizarres. Il m'a semblé que c'était une porte ouverte sur un espace-temps différent...








31 août 2009

Le dolmen des Fades

Dolmen_des_Fades_17Situé au milieu d'un bosquet de pins un peu à l'écart de la route, le dolmen s'élève sur un coteau au lieu-dit "Lo Morrel dos Fados"ou  "Morrèl de las Fadas", ce qui veut dire en Occitan coteau des Fées. Le monument, connu aussi sous le nom de "Palet de Roland", est le plus grand dolmen à couloir large (autrefois appelé allée couverte ) du sud de la France.








Dolmen_des_Fades_2Il fut construit, d'après les archéologues, vers 3 500 avant notre ère (fin du Néolithique) par le peuple de la culture de Véraza : des vestiges de cette culture furent retrouvés sur place d'abord en 1903, après un labourage en profondeur, puis en 1946 après les fouilles plus minutieuses d'Odette et Jean Taffanel qui révélèrent une nécropole du type "Champs d'Urnes". On y a retrouvé entre autres, un poignard à rivets de cuivre, pièce très originale conservé au musée d'Olonzac.






Dolmen_des_Fades_4Au début du XXème siècle, la partie visible du dolmen ne comportait qu'une grosse dalle calcaire inclinée reposant d'un côté sur le sol, de l'autre sur trois piliers de grès.
Dolmen_des_Fades_3










Dolmen_des_Fades_11De 1962 a 1965, une action de sauvetage est entreprise sous la direction de Jean Guilaine : fouilles et construction d'un pilier postiche pour soutenir la table de couverture, pesant environ dix tonnes, qui fut vraisemblablement apportée du causse de Siran, le site le plus proche comportant ce matériau.
Dolmen_des_Fades_15














Dolmen_des_Fades_6Cette restauration aboutit au classement définitif du dolmen par arrêté ministériel du 5 Mars 1969. En 1972, une consolidation générale du monument est réalisée par la Conservation Régionale des Bâtiments de France.










Dolmen_des_Fades_9Vingt-cinq ans après la dernière action de sauvegarde, une remise en état s'avérait nécessaire afin que la plus grande tombe dolménique de la France méridionale soit présentée au public et aux spécialistes sous une image plus proche de son état initial. Les travaux ont été réalisés sous la conduite de Régis Martin, architecte en chef des monuments historiques, et le contrôle de Jean Guilaine ainsi que de l'archéologue Yann Geay, en ce qui concerne les murets.












Dolmen_des_Fades_7Les piliers orientaux ont été remontés à leur hauteur initiale qui était connue. La teinte, la patine et la forme, ont été reconstituées. La restauration a l'avantage de soustraire à la vue le pilier artificiel supportant la dalle de couverture dont l'effet était disgracieux. Un remblaiement a été effectué pour redonner au tumulus, dégradé par l'érosion, un aspect plus proche de l'origine. Les murets en pierre sèche du couloir d'accès ont été repris. De vieilles pierres, récupérées dans l'environnement du monument, ont été utilisées.





Dolmen_des_Fades_5Avec son axe approximativement sud-ouest nord-est, il est constitué par une galerie mégalithique de 24 m de long incluse dans un tumulus de quelque 35 m de longueur, comprenant trois parties :










Dolmen_des_Fades_8- Un couloir de 11,40m de développement sur 2,10 m de large, marqué par des piliers disposés face à face, alternant avec des murets de pierres sèches dont subsistent quelques témoins d'origine.










Dolmen_des_Fades_14- Une antichambre de 6 m de longueur, ayant conservé son importante table de couverture ( 6,70m de long sur 2,80 m de large) reposant sur des piliers dont deux viennent d'être restaurés.
















Dolmen_des_Fades_10- Une "cella" terminale, barrée par une épaisse dalle de chevet.

Dolmen_des_Fades_13
















Dolmen_des_Fades_12La transition du couloir à l'antichambre et de celle-ci à la cella est assurée par deux portes réalisées par des dalles jointives sculptées en hublot. Les matériaux qui ont servi à la construction de ce monument sont d'extraction locale. On distingue du grès rouge, dont certains affleurements sont encore visibles auprès de la butte portant le mégalithe, du grès grisâtre, affleurant également à proximité du site, et du calcaire dont l'origine est plus éloignée : une énorme dalle, qui pèse entre vingt et trente tonnes, a été transportée sur près de deux kilomètres.




Dolmen_des_Fades_16Cet endroit est vraiment bien nommé le dolmen des Fées : à l'intérieur de la dernière chambre, celle que l'on appelle la cella, se passent des choses bizarres. Il m'a semblé que c'était une porte ouverte sur un espace-temps différent...










Dolmen_des_Fades_19Et comme il se doit dans le midi, les gardiennes du site ont un chant prononcé... Les cigales cymbalisent !

D'après les documents mis à disposition sur le site
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dolmen_Lo_Morrel_dos_Fados
http://www.le-minervois.com/fr/history/support/fades.php

30 août 2008

Le menhir de la Lèque, à Lussan

Lussan_Menhir_de_la_Pierre_Plant_e_4Appartenant à un espace de plateaux calcaires et de combes particulièrement propices à l'habitat primitif, la région de Lussan est riche au point de vue préhistorique. Si le témoignage le plus spectaculaire de cette richesse est le menhir de la Lèque, dit de Pierre Plantée ou Peyrefiche, nombreuses sont les grottes qui ont servi à l'habitat préhistorique ou aux sépultures de ces temps reculés.
Lussan_Menhir_de_la_Pierre_Plant_e_14












Lussan_Menhir_de_la_Pierre_Plant_e_3Un certain nombre d'entre elles, à la suite des découvertes qui y ont été faites, figurent en bonne place sur la carte de l'archéologie préhistorique de notre région comme le site de Las Très Tinos ("tinno", cuves, marmites de géant, en patois languedocien), la Grotte des Fées, la grotte sépulcrale du Renard, l'aven du Camelier (à l'origine Camp Milhièr : champ de maïs, francisé en chamelier). Les habitats temporaires nés de la nécessité de se défendre (oppida des Serres, de Saint Martin et de Saint Pierre, de la Lèque et probablement de Prades et de Lussan) vont soit être abandonnés dans les époques les plus sûres, soit devenir l'objet d'un habitat permanent.









Lussan_Menhir_de_la_Pierre_Plant_e_8Dominant le site des Concluses et à 3 km du hameau de Beth, au lieu-dit du bois du Vallat-de-Nerderie, la Pierre Plantée est donc un menhir de grande taille : il mesure 5,60 m de hauteur. Il est le plus haut du sud de la France.
Lussan_Menhir_de_la_Pierre_Plant_e_7














Lussan_Menhir_de_la_Pierre_Plant_e_17Les archéologues pensent qu'il date de la période Chalcolithique : le chalcolithique désigne la « période où un outillage principalement en pierre peut être complété par des objets en cuivre », ce qui est caractéristique, en archéologie, de certaines cultures ayant existé à la fin du Néolithique ou au début de l'Âge du bronze (vers -2300 à -1800 en Europe occidentale). Quand à moi, je trouve pour date de sa mise en place -11 500, avec réutilisation en - 7 500 et - 2 400.












Lussan_Menhir_de_la_Pierre_Plant_e_13Très isolé dans la garrigue, il est encore très puissant pour ceux qui peuvent mesurer les énergies. Autour de lui, des "paliers" ou "portes énergétiques" sont encore en place.
Lussan_Menhir_de_la_Pierre_Plant_e_12
















Pas très loin du hameau de la Lèque, Le dolmen de la table des Turcs se situe aussi non loin du hameau de la Lèque. A ma prochaine visite, les photos...

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30 août 2009

Le menhir de la Lèque

Lussan_Menhir_de_la_Pierre_Plant_e_4Appartenant à un espace de plateaux calcaires et de combes particulièrement propices à l'habitat primitif, la région de Lussan est riche au point de vue préhistorique. Si le témoignage le plus spectaculaire de cette richesse est le menhir de la Lèque, dit de Pierre Plantée ou Peyrefiche, nombreuses sont les grottes qui ont servi à l'habitat préhistorique ou aux sépultures de ces temps reculés.
Lussan_Menhir_de_la_Pierre_Plant_e_14












Lussan_Menhir_de_la_Pierre_Plant_e_3Un certain nombre d'entre elles, à la suite des découvertes qui y ont été faites, figurent en bonne place sur la carte de l'archéologie préhistorique de notre région comme le site de Las Très Tinos ("tinno", cuves, marmites de géant, en patois languedocien), la Grotte des Fées, la grotte sépulcrale du Renard, l'aven du Camelier (à l'origine Camp Milhièr : champ de maïs, francisé en chamelier). Les habitats temporaires nés de la nécessité de se défendre (oppida des Serres, de Saint Martin et de Saint Pierre, de la Lèque et probablement de Prades et de Lussan) vont soit être abandonnés dans les époques les plus sûres, soit devenir l'objet d'un habitat permanent.









Lussan_Menhir_de_la_Pierre_Plant_e_8Dominant le site des Concluses et à 3 km du hameau de Beth, au lieu-dit du bois du Vallat-de-Nerderie, la Pierre Plantée est donc un menhir de grande taille : il mesure 5,60 m de hauteur. Il est le plus haut du sud de la France.
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Lussan_Menhir_de_la_Pierre_Plant_e_17Les archéologues pensent qu'il date de la période Chalcolithique : le chalcolithique désigne la « période où un outillage principalement en pierre peut être complété par des objets en cuivre », ce qui est caractéristique, en archéologie, de certaines cultures ayant existé à la fin du Néolithique ou au début de l'Âge du bronze (vers -2300 à -1800 en Europe occidentale). Quand à moi, je trouve pour date de sa mise en place -11 500, avec réutilisation en - 7 500 et - 2 400.












Lussan_Menhir_de_la_Pierre_Plant_e_13Très isolé dans la garrigue, il est encore très puissant pour ceux qui peuvent mesurer les énergies. Autour de lui, des "paliers" ou "portes énergétiques" sont encore en place.
Lussan_Menhir_de_la_Pierre_Plant_e_12















Pas très loin du hameau de la Lèque, Le dolmen de la table des Turcs se situe aussi non loin du hameau de la Lèque. A ma prochaine visite, les photos...

http://pagesperso-orange.fr/tourisme.gard/tourisme/LUSSAN.htm

20 août 2009

Le couvent des Cordeliers et la tour des Valois


Sainte_Colombe_1Au début du XIIIème siècle arrivèrent à Vienne des religieux cordeliers de l'ordre de saint-François d'Assises. Ils s'installèrent près du ruisseau Saint-Gervais, non loin de la gare actuelle de Vienne. Trop à l'étroit dans cette maison, l'archevêque de Vienne Jean de Bernin leur fit construire un couvent plus spacieux sur la rive droite du Rhône, à Sainte-Colombe.  Les frères mineurs en prirent possession en 1250.







Sainte_Colombe_11Le monastère connut très vite une grande célébrité. Les notables viennois voulurent avoir leur tombeau dans le cimetière attenant, d'autre se faisant enterrer dans le choeur de l'église.











Sainte_Colombe_12Durant le concile de Vienne, les voyageurs de marque logeaient chez les Cordeliers. Le roi Philippe le Bel y reçut la visite du pape Clément V, du roi d'Angleterre et du roi d'Aragon.











Sainte_Colombe_3En 1335, le roi Philippe VI de Valois exigea de l'archevêque de Vienne Bertrand de la Chapelle lui remette Sainte-Colombe et la rive droite du Rhône. Il fit construire la tour dite des Valois à l'entrée du pont qui relie Vienne. Une nouvelle chapelle fut construite.
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Sainte_Colombe_6En 1343, Philippe VI s'installe à nouveau au couvent des Cordeliers  lors du transport du Dauphiné à la France par Humbert II.

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Sainte_Colombe_10Le couvent  fut pillé et incendié au cours des guerres de religions du XVIème siècle.

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Sainte_Colombe_9Les crues fréquentes du Rhône endommagèrent régulièrement les bâtiments et obligea à de constantes remises en état.

Le cloître actuel date de 1690 et remplace l'ancien cloître du moyen âge.









Sainte_Colombe_4La vie conventuelle fut présente jusqu'à la révolution. les Cordeliers disparurent alors et le couvent fut vendu aux enchères publiques en 1789. En 1793, la façade est, en bordure du Rhône, fut réhaussée. Plus tard, la chapelle du couvent servit au culte de la paroisse de Sainte-Colombe, les bâtiments furent repris par l'enseignement catholique.
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22 juillet 2009

La pyramide

Vienne_la_pyramide_1Ce monument qui s'élève à plus de 20 mètres de hauteur se dressait en place centrale du cirque, lieu réservé aux courses de chars. Son emplacement sur une plate-forme axiale (barrière centrale séparant les deux côtés de l'hippodrome) a été confirmé par des fouilles faites au XIXème siècle.














Vienne_la_pyramide_2Le cirque mesurait 460 m de long, et fut construit à la fin du IIème siècle, succédant à un cirque plus petit, datant de la fin du Ier siècle. L'ensemble était une réplique du cirque Maxime de Rome où l'empereur Auguste avait placé un obélisque provenant du temple d'Héliopolis en Egypte.
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Vienne_la_pyramide_3Cette pyramide est en réalité un ouvrage maçonné en pierre rappelant la forme d'un obélisque, édifié au-dessus d'un tétrapyle tenant lieu de piédestal. Appelé spina, il servait sert de compte tour et de temple.










Vienne_la_pyramide_4La pyramide de Vienne fut longtemps surnommée l'aiguille par les Viennois. Jusqu'aux fouilles de 1853, elle était considérée comme un monument funéraire. Les légendes populaires y voyaient même le tombeau de Ponce Pilate qui, après avoir été gouverneur de Judée, serait mort à Vienne en exil.

Mais, mais, mais.... Ce n'est pas vraiment un lieu sacré me direz-vous ???












pointLa place de la Pyramide a pris un autre nom, elle est devenue place Fernand Point, non loin du fameux restaurant "La Pyramide". Et qui était Fernand Point ? C'était le pionnier de la gastronomie française, le premier chef à obtenir trois étoiles au Guide Michelin en 1933, considéré comme un des pères de la nouvelle cuisine. Il dirigea le célèbre restaurant La Pyramide de 1925 à 1955 et en fit pendant une trentaine d'années une référence de la gastronomie française. Ben voilà où se situe le sacré. Faut pas plaisanter avec ces choses là.

12 décembre 2008

La chapelle

Pfaffenheim_Schauenberg_12Après la première chapelle de l'ermite Uldaricus, et son agrandissement en 1515, le flot des pèlerins s'intensifiant toujours, une nouvelle construction plus grande fut entreprise en 1685. L'orientation fut changée d'est/ouest en nord/sud à cause de la disposition du terrain.















Pfaffenheim_Schauenberg_17Les franciscains de Rouffach terminèrent la nouvelle chapelle et la consacrèrent en 1695. Pendant la révolution, elle fut saccagée puis vendue comme bien national. Réouverte au culte en 1810, elle fut rénovée à la fin du XIXème siècle.
Pfaffenheim_Schauenberg_21














Pfaffenheim_Schauenberg_13L’architecture est caractérisée par la présence de deux arcs, l’un gothique, l’autre roman. Le premier est situé dans l’axe de la chapelle actuelle orientée sud-nord. Il s’ouvre sur le chœur avec l’autel principal en grès surmonté d’un crucifix en bois du XVIIIème siècle.









Pfaffenheim_Schauenberg_3Sur le côté droit le deuxième arc, roman en plein cintre, ouvre sur une chapelle latérale. Cet espace correspond au chœur de la chapelle primitive orientée ouest-est. La porte de cet ancien édifice est située en face.


http://www.schauenberg.org/

20 août 2009

La cathédrale Saint-Maurice de Vienne, les cloîtres

Saint_Maurice_Vienne_27Le groupe cathédral comprenait au moyen âge un baptistère (Saint-Jean), une église principale (des Maccabées) et une église Notre-Dame. L'église majeure fut reconstruite aux XIème et XIIème siècles.
Saint_Maurice_Vienne_30









Saint_Maurice_Vienne_29Au XIIIème siècle, l'archevêque Jean de Bernin agrandit et suréleva l'église cathédrale dédiée à saint Maurice (fenêtres hautes et arcs boutant). Au XIVème siècle, des chapelles furent insérées entre les arcs boutant, des arcatures romanes furent alors placées au-dessus.









Saint_Maurice_Vienne_31Jean de Bernin fit aussi construire pour les chanoines deux cloîtres séparés par la salle capitulaire et le réfectoire. les corbeaux des galeries sont encore visibles place Saint-Paul.
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20 août 2009

La cathédrale Saint-Maurice de Vienne, la chapelle Saint-Théodore


Saint_Maurice_Vienne_60Le portail, autrefois surmonté de trois blasons, faisait communiquer la galerie nord du cloître de la cathédrale avec la chapelle fondée à la fin du XVème siècle par le chanoine Claude de Virieu et sa sœur Jeanne.
















Saint_Maurice_Vienne_61De part et d'autre, des inscriptions funéraires des XIIème et XIIIème siècles, insérées dans le mur, rappelaient les donations que les défunts avaient faites pour servir à l'entretien de l'église de Vienne les jours anniversaire de leur mort ou pour certaines fêtes.

4 janvier 2008

Sainte-Paule

Sainte_Paule_14Sainte-Paule est un petit village du Beaujolais très accueillant. J'ai eu la chance de rencontrer son ancien maire, qui venait fermer l'église. Non seulement il nous a laissé entrer, mais il est retourné chez lui afin de rapporter les clés de la sacristie pour pouvoir allumer et nous permettre de prendre de meilleures photos. Merci à lui. Rares sont les villages ayant encore leur église ouverte, rarement sont ouverts le cœur de leurs habitants.

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Sainte_Paule_10Sainte-Paule, seule commune en France à porter ce nom (il existe une autre Sainte-Paule, mais au Canada), fait partie du pays des pierres dorées, appelé ainsi à cause des pierres calcaires jaunes ocres qui caractérisent l'architecture locale. 

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Sainte_Paule_0L'origine de ce patronyme vient de sainte Paule. " Cette grande dame romaine avait épousé à dix-sept ans un mari qui la rendit heureuse et dont elle eut cinq enfants. Elle souffrit beaucoup quand elle le perdit. Alors elle décida de rejoindre saint Jérôme en Palestine puisqu'elle l'avait connu à Rome. Elle distribua son héritage à ses enfants et partit en 385 en pèlerinage avec l'une de ses filles, sainte Eustochium, dans l'un des monastères fondés par saint Jérôme à Bethléem où elle mourut en 404.
Elle assura à saint Jérôme deux biens précieux : une grande part de sa fortune pour continuer les travaux du monastère, une grande patience pour calmer ses colères. On dit que son corps repose depuis le IXème siècle siècle dans la cathédrale de Sens."







Sainte_Paule_32La première église de Sainte-Paule fut construite au XIème siècle et fut à l'origine du village. En 1078, elle fut donnée à l'abbaye de Savigny, abbaye bénédictine fondée à l’époque carolingienne, aujourd’hui disparue (les textes anciens attestent qu'elle existait en l'an 817). Cette abbaye, haut lieu de la chrétienté, prospéra autour de l’an mil.










Sainte_Paule_31Elle possédait de nombreuses propriétés, non seulement dans le département du Rhône, mais aussi dans les diocèses de Mâcon, Genève, Lausanne, Saintes et Die (paroisse de Comps ). Sa richesse attirant les convoitises, elle se protégea en faisant édifier des châteaux et des maisons fortes dans les communes alentours ( Bibost, Sain-Bel, L'Arbresle,  Montrottier, forteresses de Chessy et de Saint-Romain de Popey, etc..). Sainte-Paule dépendait du prieuré de Saint-Laurent d'Oingt.
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Sainte_Paule_27En 1562, Sainte-Paule fut victime des ravages du baron des Adrets et connut une terrible épidémie de peste. En 1763, les habitants se révoltèrent pour protester contre les corvées et les charges. La Révolution lui enleva son nom, trop religieux aux yeux du gouvernement révolutionnaire. Elle devint la commune de Roche-Guillon. En 1808, elle fut érigée en paroisse.








Sainte_Paule_30L'église d'origine romane, construite aux XIème et XIIème siècles, a connu plusieurs transformations au cours du temps, jusqu'à sa restauration en 1979. Il en subsiste les ouvertures en plein cintre qui sont inscrites à l'inventaire des monuments historiques.

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Sainte_Paule_12Le clocher de l'église fut érigé au XIVème siècle, et malheureusement il ne fut pas restauré aussi bien qu'il l'aurait mérité.

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Sainte_paule_33La chapelle saint Joseph, la dernière travée de la nef et la façade furent construites en 1867. C'est pour cette raison qu'un décalage se retrouve à l'extérieur, où l'on voit très bien la position de l'ancienne façade.

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Sainte_Paule_6Le bas-côté droit, dit chapelle de la sainte Vierge, de style gothique, est soutenu par des culots d'angles, curieux culs-de-lampe : un chantre à bésicles, un prophète portant phylactère.

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Sainte_Paule_20Une piéta en marbre du XVème siècle avec un écusson représentant la passion se trouve au dessus de l'autel, ainsi que la statue de sainte Paule, du XVIIème siècle.
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Sainte_Paule_9Le bénitier en pierre datant du XIVème siècle, provient de l'ancienne église. C'est l'un des plus beaux de la région lyonnaise.











Sainte_Paule_4Devant l'autel se trouve le tombeau présumé de 5 personnes de la famille des Vaurion, anciens seigneurs de Chamelet.

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Sainte_Paule_15Sur la place du village se trouve une très belle croix sculptée, datée de 1596. On reconnait le couronnement de la vierge face à l'église, et à l'opposé le christ avec dessous saint Jacques bénissant un pèlerin.

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Sainte_Paule_8http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte-Paule_(Rh%C3%B4ne)

 
1 juillet 2009

Amon-Rê

Le_Louvre_Egypte_255C'est le dieu le plus important de la mythologie égyptienne. Malgré son nom, sa véritable forme est celle d'Amon. Il prend les titres d'Amon-Rê lorsqu'il est dans toute sa gloire. Son lieu de culte principal est dans la ville antique d'Ouaset, ou Louxor (Thèbes) mais surtout à Karnak, le temple le plus riche du pays. Son nom dépassa vite la ville et le pays l'adora.
Amon le caché apparaît comme un dieu souverain. Certaines légendes racontent que par sa semence, il fertilisa le cosmos. Il avait la peau bleue car sa chair était constituée de lapis-lazuli, pierre magique par excellence. Sous la VIe dynastie, il fut associé à Rê, dieu solaire d'Héliopolis.

Il est Imen achâ renou, (Amon aux noms multiples). Les attributs d'Amon sont : Le disque (Image du soleil), les cornes et le fléau, mais il est surtout représenté ou avec une tête de bélier, ou sous forme humaine, portant des cornes de bélier. Il est l'époux de Mout et le père du Dieu Khonsou avec lesquels il forme une triade.

http://www.louvre.fr/llv/commun/home.jsp

4 juillet 2009

Église Notre-Dame-de-l' Isle

Vienne_Notre_Dame_de_l_Isle_13Très peu de documents sur cette église, située dans l'enceinte d'une maison de retraite.

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Vienne_Notre_Dame_de_l_Isle_15Il semblerait néanmoins qu'elle fut bâtie aux XIème et XIIème siècles.
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Vienne_Notre_Dame_de_l_Isle_14Appartenant à l'art roman rhodanien, les soubassements comportent des pierres de remploi antiques.
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Vienne_Notre_Dame_de_l_Isle_8De plan cruciforme, l'église parait sereine.
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Vienne_Notre_Dame_de_l_Isle_5la façade fut sans doute refaite au siècle dernier, et présente une curieuse étoile à 5 branches sous la vierge Marie.
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Vienne_Notre_Dame_de_l_Isle_10Le plafond de la nef est voûté d'ogives.
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Vienne_Notre_Dame_de_l_Isle_11Il reste de beaux chapiteaux.
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8 juillet 2009

L'autel de la Baronnie

L_autel_de_la_Baronnie_Cervi_res_28Cervières, village médiéval posé sur un mamelon rocheux, apparut pour la première fois dans la charte de 1173 comme repère géographique du partage du comté de Lyon. Il fut un point stratégique important pour le contrôle du Grand chemin de Forez en direction de l'Auvergne (dont il reste des vestiges de la voie romaine reliant Lugdunum à l'Aquitaine) et la surveillance des féodaux montagnards de Couzan et d'Urfé.







L_autel_de_la_Baronnie_Cervi_res_26Concernant le nom de Cervières, il semblerait qu’il vienne de « cerfs » mais une autre hypothèse le fait dériver de « kerc’hier » c’est à dire « faiseurs de cercles ». Les constructeurs des sites mégalithiques du coin ?
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L_autel_de_la_Baronnie_Cervi_res_25Les pierres de la Baronnie, appelées "autel" ou "pierre branlante" sont entre Noirétable et Cervières.
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L_autel_de_la_Baronnie_Cervi_res_3J'ai daté la première utilisation de ces roches en -9 800 avant notre ère. Donc bien avant leur réemploi par les druides que nous connaissons.
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L_autel_de_la_Baronnie_Cervi_res_20Elles sont recouvertes d'une multitude de cupules et de petites cuvettes. A. Compigne des Bordes dit à son sujet: "Des cupules, remplies d’eau puisée à la source sacrée, dans l’enceinte de la forêt permettaient la macération de la verveine et du gui…".
























L_autel_de_la_Baronnie_Cervi_res_22L'endroit est magnifique, l'un des plus beau sites sacrés qu'il m'ait été donné de voir.
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L_autel_de_la_Baronnie_Cervi_res_13La mousse envahissante nous fait rater les cupules mais donne au lieu une magie supplémentaire.
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L_autel_de_la_Baronnie_Cervi_res_18Méfiez-vous, le chemin indiqué par le panneau n'indique pas la porte du sanctuaire, et mieux vaut dire bonjour au gardien si l'on veut pouvoir profiter des enchantements...
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L_autel_de_la_Baronnie_Cervi_res_19Les pierres ont chacune une fonction : nous trouvons entre autres une pierre d'accouchement. C'est un véritable hôpital !
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L_autel_de_la_Baronnie_Cervi_res_15Même la plante des alchimistes trouve l'endroit accueillant, c'est dire. Oui, il y a véritablement transmutation en ce lieu.
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L_autel_de_la_Baronnie_Cervi_res_23http://www.forez-info.com/encyclopedie/memoire-et-patrimoine/194-la-legende-des-siecles-foreziens.html
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12 août 2009

Notre-Dame de Beauvoir-de-Marc

Beauvoir_de_Marc_3L'église Notre-Dame de Beauvoir date de la fin du XIème siècle. Elle fut bâtie sur une construction plus ancienne, mentionnée en 896. Elle était le siège d'un important archiprêtré comprenant 18 paroisses : Bournay, Chalon-Saint-Michel, Charantonnay, Chaumont, Eyzin, Jardin, Meyssiez, Meyrieu, Moidieu, Royas, Savas-Mépin, Saint-Jean-de-Bournay, Saint-Julien-de-Lherms, Saint-Sorlin-en-Fournache, Sainte-Anne-d'Estrablin, Esrtablin et Villeneuve-de-Marc.






Beauvoir_de_Marc_4Au XVIIIème siècle, il sera divisé en 3 autres archiprêtrés : Communay, Artas et Saint-Jean-de-Bournay.












Beauvoir_de_Marc_9Le plan de l'église est en forme de croix latine, avec une abside rectangulaire. Mainte fois remanié au cours des siècles, c'est une architecture romane du XIème et XIIème siècle qui s'en dégage, avec quelques parties gothiques.
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Notre_Dame_de_Beauvoir_25Cette date est d'ailleurs avancée par Allmer et Terrebasse pour la dédicace gravée sur le tympan de la porte du clocher, classé monument historique.
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Beauvoir_de_Marc_17Le plafond à caissons de la nef a été reconstitué et peint. Les deux tympans surmontant les portes d'entrée des bras du transept sont classés Monuments historiques depuis le 28 janvier 1958.
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Beauvoir_de_Marc_5Le portail est du XIVème siècle.
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Beauvoir_de_Marc_21Cet édifice religieux est parvenu jusqu'à nous malgré les vicissitudes du temps dont sans doute un incendie au XVIème siècle lors des guerres de religions. Des travaux sont régulièrement effectués depuis les années 1960, afin de sauvegarder ce témoignage du riche passé de la commune de Beauvoir.
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Beauvoir_de_Marc_19Une peinture murale représentant Saint-Antoine, du milieu du XVème siècle, se trouve dans l'abside.
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Beauvoir_de_Marc_12La plaque dédicacée de frère don Jean Thononne de Beauvoir se trouve dans le chœur.

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Beauvoir_de_Marc_15La Vierge à l'enfant, bois polychromé du XVIIème, se trouve en hauteur, dans une niche.
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1- Peinture murale de Saint-Antoine
2- Plaque dédicacée de frère don Jean Thononne de Beauvoir
3- Vierge à l'enfant, bois polychromé du XVIIème
4- Porte romane dédicacée
5- Portail gothique du XIVème
6- Narthex, fin du XIVème

12 décembre 2007

Le Schauenberg, la pierre du diable du Teufelstein

Pfaffenheim_Schauenberg_19 La chapelle du Schauenberg dut être agrandie suite à l'afflux des pèlerins en 1515. Orientée nord/sud et de style gothique, elle accueillait la statue miraculeuse de la vierge. C'est à cette époque que vint se greffer la légende du rocher du diable :










Pfaffenheim_Schauenberg_27Le diable, pour empêcher la construction du sanctuaire et retrouver son influence sur la forêt et les pierres druidiques, aurait lancé une grosse pierre sur le chantier afin de détruire l'édifice. C'est alors qu'un miracle se produisit, la pierre devenant subitement molle au moment où il la soulevait. Il ne put  l'envoyer, et ses griffes laissèrent de profondes marques dans le rocher.













Pfaffenheim_Schauenberg_18D'après une autre légende, le diable aurait voulu faire obstacle à la construction d'un chemin au Schauenberg en y roulant sans cesse des rochers pour empêcher les pèlerins de monter à la chapelle pour prier.

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Pfaffenheim_Schauenberg_20Plus sérieusement, le christianisme s'est encore mêlé au paganisme, puisque cette pierre comporte quelques cupules, voir un siège, certainement utilisés pour les cérémonies initiatiques druidiques.

 
4 juillet 2009

Le musée du Louvre

Le_Louvre_19Le musée du Louvre est l'un des plus importants et des plus vieux du monde. À l'origine du Louvre existait un château fort, érigé par le roi Philippe Auguste en 1190, et qui occupait le quart sud-ouest l'actuelle Cour Carrée. Le plan de la forteresse constituait un quadrilatère d'environ 70 à 80 mètres de côté, entouré de fossés, flanqué de tours et possédant deux entrées, au milieu duquel se trouvait un puissant donjon : la Grosse tour du Louvre. L'une de ses principales missions était la surveillance de la partie aval de la Seine, l'une des voies traditionnelles empruntée lors des invasions et razzias depuis l'époque des Vikings. Avec le transfert des biens de l'Ordre du Temple à l'Ordre de l'Hôpital, le Trésor royal précédemment conservé à la Maison du Temple de Paris est transporté en 1317 au Louvre. Charles V fait du château une résidence royale.

Le_Louvre_1Devenue obsolète, la Grosse tour est détruite par François Ier en 1528. En 1546, le roi commence la transformation de la forteresse en résidence luxueuse en faisant abattre la partie ouest de l'enceinte médiévale qu'il fait remplacer par une aile de Style Renaissance érigée par Pierre Lescot. Ces travaux se poursuivent sous le règne d'Henri II et de Charles IX : la partie sud de l'enceinte du "vieux Louvre" est à son tour démolie pour laisser, là aussi, la place à une aile Renaissance.

En 1594, Henri IV décide d'unir le palais du Louvre au palais des Tuileries construit par Catherine de Médicis : c'est le « Grand Dessein », dont la première étape est la Grande Galerie qui joint le pavillon de Lesdiguières (en l'honneur de François de Bonne, baron de Champsaur, dernier connétable de France et premier duc de Lesdiguières) au pavillon de La Trémoïlle (en l'honneur d'Henri de La Trémoïlle (1598-1674), mestre de camp de la cavalerie légère de France).

Paris_LouvreLa Cour Carrée est édifiée sous le règne de Louis XIII et Louis XIV, quadruplant la taille de l'ancienne cour de la Renaissance (nécessitant donc la démolition du reste de l'enceinte médiévale). La décoration et l'aménagement du palais sont alors dirigés par des peintres comme Poussin, Romanelli et Le Brun. Mais tout ceci est brutalement interrompu lorsque Louis XIV choisit Versailles comme centre du pouvoir et résidence royale en 1678. Le Louvre reste alors longtemps tel quel. Ce n'est qu'au XVIIIe siècle que de nouveaux projets, menés notamment par Gabriel et Soufflot, viennent continuer et achever le « Grand Dessein ». Un de ces nouveaux projets est celui de transformer le Louvre en musée. Il prend naissance sous Louis XV mais n'aboutira véritablement qu'avec la Révolution.

La Pyramide du Louvre est une pyramide de verre et de métal, située au milieu de la cour Napoléon du Musée du Louvre. Commandée par le président de la République François Mitterrand en 1983, la pyramide a été conçue par l'architecte sino-américain Ieoh Ming Pei. La structure, qui a été entièrement construite de segments de verre, s'élève à 20,6 mètres sur une base carrée de 35 mètres de côté. La pyramide est composée de 603 losanges et 70 triangles en verre.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mus%C3%A9e_du_Louvre

1 juillet 2009

Osiris

Le_Louvre_Egypte_Osiris_277Osiris est le nom grec d'un dieu de la mythologie égyptienne. La traduction de ce nom présente des difficultés et plusieurs hypothèses sont proposées. Ainsi « Ousir », ou « Iousiris », selon une ancienne graphie, a été traduit par « Siège de l'Œil » (du soleil ?), « L'œil puissant », « Celui qui fait son trône » (par allusion à son siège), « Le siège de la puissante » (par référence à la couronne), « Celui qu'elle a remis en fonction » (se rapportant à sa résurrection et à sa nouvelle puissance créatrice, grâce à la magie d'Isis).




















Le_Louvre_Egypte_276Son nom égyptien est Ousir ou Asir ; on l'appelait aussi Ounen-Néfer (« L'éternellement beau »), Khenty-Imentyou (« Celui qui est à la tête des Occidentaux », c'est-à-dire des défunts) ou encore Ousir Kem-Our (Le Grand Noir).







Le_Louvre_Egypte_284Il fait partie de la grande Ennéade d'Iounou (Héliopolis). C'est le dieu des morts et le garant de la survie du défunt dans le monde souterrain. Son symbole est le pilier Djed, ses attributs sont la barbe postiche, la crosse Héka, le flagellum Nékhekh et la couronne Atef.

Dans les textes des pyramides, le roi défunt est identifié à Osiris. Au Moyen Empire, l'immortalité n'est plus le privilège du souverain : chaque défunt pouvait accéder à la vie éternelle, devenant lui-même pareil à Osiris.











Le_Louvre_Egypte_251À Abydos, où devait être conservé un reliquaire-fétiche censé renfermer la tête du dieu, la sépulture du roi Djer, pharaon de la Ire dynastie, fut assimilée au tombeau d'Osiris. Séthi Ier y fit construire un cénotaphe qui reprenait l'architecture de ce tombeau et l'accola au temple dédicatoire qu'il construisit sur la route de pèlerinage de la ville sainte. Abydos était la porte reliant le monde souterrain au monde des vivants et le lieu de la « Grande Procession » annuelle.










Le_Louvre_Egypte_Osiris_2_336On a pu identifier d'autres sépultures d'Osiris dont celle de Gizeh, récemment découverte, celle de Philaé, sur une île voisine du grand temple d'Isis, celles de Dendérah et de Karnak. D'autres encore sont attestées par les historiens antiques comme Hérodote, qui en a visité une à Saïs.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Osiris

12 décembre 2007

L'autel des druides de Pfaffenheim

Pfaffenheim_Schauenberg_11Les origines de Pfaffenheim sont sans doute liées à la présence des celtes dans la région. L'histoire du lieu peut se comprendre par l'étymologie de son nom : de l'allemand pfaffen, prêtre, et heim, habitat. Ce qui en fait à l'origine la demeure du prêtre, qui pourrait bien être un druide, si l'on se base sur la présence du dolmen situé sur le haut de la montagne surplombant le village, le Schauenberg.







Pfaffenheim_Schauenberg_26Appelé la table des druides, ce dolmen est naturel au départ, puis les hommes ont posé une seconde pierre plate plus petite sur la table originelle, afin de multiplier les énergies du lieu.
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Pfaffenheim_Schauenberg_23En effet, la table des druides fonctionne encore de nos jours. Protégé par une triple enceinte énergétique, que l'on peut deviner par la présence de portes délimitées par des rochers en grès, cet ancien lieu de culte est très puissant.










Pfaffenheim_Schauenberg_22Le sentier d'accès forme un labyrinthe, nécessaire pour la mise en fonction des pierres du dolmen. Il vous fera passer par les différentes portes, à condition de vous en échapper de temps en temps...
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Pfaffenheim_Schauenberg_8Un peu plus haut, une sorte de plateau auquel on accède par des marches succinctes taillées dans la roche. Il semblerait que ce fut là que les druides officiaient.

Il n'est donc pas étonnant que ce site sacré ait été récupéré par la tradition chrétienne.
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5 août 2009

Abbaye Saint-André-le-Bas, le cloître

Vienne_Saint_Andr__le_Bas_19Le cloître roman n'est pas mitoyen de l'abbatiale. Un passage, aujourd'hui ouvert, les sépare. L'irrégularité du plan trapézoïdal serait imposé par des structures antérieures qui ont été perçues lors des travaux de restauration. Le mur nord avec ses lits de briques peut remonter aux constructions du haut moyen âge.








Vienne_Saint_Andr__le_Bas_36Des bâtiments conventuels ne subsistent plus que les galeries du cloître qui ont été construites en une seule campagne : l'aile sud a été démembrée et les autres ont été intégrées dans des constructions adjacentes. Elles n'ont pas été voûtées mais couvertes d'un plafond en bois peint à caissons.









Vienne_Saint_Andr__le_Bas_38Une partie du plafond lambrissé actuel date de la fin du XVème siècle. Une gravure du début du XIXème siècle a aidé à sa restauration achevée en 1938, mais elle ne restitua pas intégralement les dispositions d'origine.  C'est ainsi que le "cloître haut", au-dessus des galeries du rez-de-chaussée, n'a pas été maintenu. Il reste quand même le seul cloître roman complet de la région Rhône-Alpes.
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Vienne_Saint_Andr__le_Bas_28Sur les 4 côtés le rythme des arcades est identique, mais pas leur nombre : deux travées sur les petits côtés nord et sud, trois sur les longs côtés.
Les baies sont constituées par trois arcades de plein cintre retombant d'une part sur deux groupes de colonnettes géminées reliées par le même tailloir, et d'autre part sur des piliers qui délimitent les travées.







Vienne_Saint_Andr__le_Bas_41Le mur bahut est doublé à l'intérieur d'une banquette. Sur le côté est, on voit encore la porte de la salle capitulaire, qui fut surmontée d'un arc gothique posé sur deux culs-de-lampe ornés de têtes. De chaque côté s'ouvraient les baies.
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Vienne_Saint_Andr__le_Bas_40Les chapiteaux sont essentiellement végétaux, plus ou moins fortement inspirés de modèles corinthiens. Parmi eux figurent Samson déchirant le lion ou encore un ours dans une vigne. Certains fûts de colonnes sont ornés de motifs inspirés de l'architecture antique : imbrications de feuilles, rais de cœurs, perles.
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12 décembre 2008

L'autel des druides

Pfaffenheim_Schauenberg_11Les origines de Pfaffenheim sont sans doute liées à la présence des celtes dans la région. L'histoire du lieu peut se comprendre par l'étymologie de son nom : de l'allemand pfaffen, prêtre, et heim, habitat. Ce qui en fait à l'origine la demeure du prêtre, qui pourrait bien être un druide, si l'on se base sur la présence du dolmen situé sur le haut de la montagne surplombant le village, le Schauenberg.







Pfaffenheim_Schauenberg_26Appelé la table des druides, ce dolmen est naturel au départ, puis les hommes ont posé une seconde pierre plate plus petite sur la table originelle, afin de multiplier les énergies du lieu.
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Pfaffenheim_Schauenberg_23En effet, la table des druides fonctionne encore de nos jours. Protégé par une triple enceinte énergétique, que l'on peut deviner par la présence de portes délimitées par des rochers en grès, cet ancien lieu de culte est très puissant.










Pfaffenheim_Schauenberg_22Le sentier d'accès forme un labyrinthe, nécessaire pour la mise en fonction des pierres du dolmen. Il vous fera passer par les différentes portes, à condition de vous en échapper de temps en temps...
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Pfaffenheim_Schauenberg_8Un peu plus haut, une sorte de plateau auquel on accède par des marches succinctes taillées dans la roche. Il semblerait que ce fut là que les druides officiaient.

Il n'est donc pas étonnant que ce site sacré ait été récupéré par la tradition chrétienne.
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22 juillet 2009

Le mont Pipet

Vienne_Mont_Pipet_4La colline de Pipet, située entre deux ravins escarpés et dominant le paysage viennois, est longée par l'ancienne voie gauloise vers l'est (rue Pipet).











Vienne_Mont_Pipet_2Le sommet fut aménagé à l'époque romaine en esplanade de 125m par 87, entourée de colonnades et terminée à l'est par un hémicycle, avec d'importants murs de soutènement encore visibles. Cette aire sacrée avec des temples formait un axe monumental avec le théâtre et le forum en contrebas.




Vienne_Mont_Pipet_1Une inscription faite sur une plaque de marbre de 2,50 m par 1,50 m, mentionnant les donations faites par une prêtresse à un temple, nous apprend que plusieurs divinités furent célébrées sur la colline :  "... par décret des décurions, Flaminique de Vienne a offert à ses frais, les tuiles en bronze doré avec les antéfixes et les ornements sculptés des bases, les statues de Castor et Pollux, avec leurs chevaux, et celle d'Hercule et de Mercure."
Il existe un passage voûté (3,20 m de large par 4,50 m de haut) au centre de l'hémicycle oriental de la plateforme, peut-être l'entrée principale du sanctuaire.

Vienne_Mont_Pipet_3Le site, transformé par les rois de Bourgogne au début du moyen-âge en forteresse avec un donjon carré, fut remis à l'église de Vienne en 1023. A partir de 1285, il fut possession des chanoines de la cathédrale Saint-Maurice de Vienne, alors que, sur le mont Salomon, le nouveau château de la Bâtie appartenait à l'archevêque.







Vienne_Mont_Pipet_17La forteresse médiévale n'est connue que par des gravures. Au centre du plateau s'élevait une haute tour carrée peut-être construite avec des matériaux de réemploi de l'époque romaine.
Aux XIVème et XVème siècles, la forteresse fut un enjeu dans les conflits entre les chanoines, l'archevêque et le dauphin. Au XVIème siècle, elle fut disputée au cours des guerres de religion et pendant la guerre entre les ligueurs et le roi Henri IV. la politique du cardinal Richelieu contre les féodaux et les huguenots aboutit à un arrêt de 1633, ordonnant la destruction des places fortes du Dauphiné : les fortifications de Pipet et de la Bâtie seront abattues.

Vienne_Mont_Pipet_5Ce haut-lieu fut consacré par les viennois à la Vierge Marie, avec l'installation en 1873 d'une statue en pierre de Volvic et une tour en briques.
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Vienne_Mont_Pipet_10Plus tard, dans la même année, débuta la construction d'une chapelle de pèlerinage en l'honneur de Notre-Dame de la Salette.
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Vienne_Mont_Pipet_8Aux pieds de la tour est scellé un khatchkar (kar=pierre, kahtch=croix), une croix en pierre sculptée arménienne. La croix symbolise l'arbre de vie, victoire de la vie sur la mort. Ils se trouvent par milliers en Arménie : de hauteur variable, en moyenne 1mètre 50, ils sont orientés vers l'est. Ils servent à commémorer un évènement important. On les trouve isolés, en groupe, ou insérés dans les murs d'une église.

19 novembre 2008

Collégiale Saint-Michel et Saint-Gangolphe de Lautenbach

Lautenbach_14En 810, Beatus, abbé de Honau, près de Strasbourg, fonda à Lautenbach un couvent. Le village de Lautenbach s'édifia ensuite autour du monastère. Les moines irlandais commencèrent à défricher la vallée sur les bords de la Lauch, puis à construire la première église sous le patronage de saint Michel.
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Lautenbach_22La collégiale fut entourée de maisons de l'époque puis fut reconstruite au XIIème siècle, après sa destruction en 1080 par les troupes de l'empereur Henri IV. Elle fut occupée par des chanoines augustins.
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Lautenbach_2L'église de Lautenbach est un édifice d'architecture romane construite sur plan basilical en croix latine. La nef à trois vaisseaux, édifiée à la fin du XIème siècle, est la partie la plus ancienne.

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Lautenbach_18Légèrement postérieur, le transept saillant est prolongé par la chapelle au nord-est et par le chœur, bâtis à la fin du XIIIème siècle.

Au nord l'abside a cédé la place à une sacristie du XIIIème siècle, rectangulaire à voûtes d'arêtes surmontée de la chapelle dite 'des archives".
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Lautenbach_29Au milieu du XIIème, on construisit le massif occidental à la base duquel s'ouvre le porche. Toute la partie supérieure du massif occidental est le résultat de la restauration entreprise à partir de 1858, non terminé. Ce massif, d'une facture soignée avec parement en pierre de taille est décoré de bandes lombardes, composées horizontalement de frises d'arceaux et verticalement de lésènes.







Lautenbach_15Les murs de l'église, sur le bas côté, sont très anciens et pourraient dater du XIème siècle. Ce sont les vestiges de l'église primitive dont on trouve encore des pierres sculptées d'entrelacs et au sud, un linteau roman.
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Lautenbach_23L'église est dotée d'un clocher qui date de 1862 qui remplace celui du XVème siècle qui occupait la tour centrale gothique.

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Lautenbach_4Le porche ou narthex est est la partie la plus remarquable de l'église. Il est surmonté d'une chapelle supérieure consacrée à saint Michel, qui donne sur la nef. Comme à Marmoutier, il s'ouvre sur trois arcades mais est ici profond de deux travées.










Lautenbach_32Cette disposition permet le développement d'une voûte d'ogives dont tous les éléments, arcs doubleaux et branches, ont la même forme.

























Lautenbach_41Il date du XIIème siècle et tire sa réputation des formes élaborées et des proportions harmonieuses de l'ensemble. À gauche du porche, sculptée sur l'imposte, une frise se lit de l'intérieur vers l'extérieur.










Lautenbach_34Elle est sensée illustrer le péché de l'adultère et à droite l'homme en proie aux passions. À l'angle sud-ouest du porche on trouve des personnages qui attendent le jugement réservés aux pêcheurs.
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Lautenbach_6Le tympan, martelé à la révolution, comportait un Christ dans une mandorle entouré des saints patrons de l'église : saint Michel et saint Gangolphe (martyre de la fidélité conjugale).
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Lautenbach_17Sur le bras sud  du transept on aperçoit encore les vestiges d'une abside démolie au cours du XVIIIème siècle. Dans le jardinet qui le remplace sont exposés des sarcophages romans découverts lors des fouilles aux pieds du chœur. On y distingue sur l'une des dalles mortuaires la gargouille à bonnet juif.









Lautenbach_37Le chœur à chevet plat, de style gothique, avec ses frises tréflés et ses hautes fenêtres à lancettes, date également du XIIIème siècle.

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Lautenbach_38La nef s'ouvre sur les bas côtés par 6 grandes arcades qui retombent alternativement sur des piliers carrés et des colonnes. Nef et bas côtés ne sont pas voûtés mais couverts en charpente. Le deuxième niveau du massif occidental s'ouvrait à l'origine en tribune sur la nef avec une galerie d'arcades.








Lautenbach_39Alors que les murs du vaisseau sont en moellons recouverts d'un enduit, ceux du transept sont en pierre de taille, plus conformes aux pratiques en usage au XIIème siècle. les murs du fond des croisillons du transept sont percés de deux rangées de trois grandes baies en plein cintre.

La collégiale a subi au cours de son histoire plusieurs campagnes de restauration dont la plus récente entre 1989 et 2001 pour redorer les décors datant du XVIIème siècle. La restauration précédente en 1931 avait rendu à la nef ses colonnes et ses arcades romanes, recouvertes de stuc au cours du XVIIIème siècle pour les harmoniser avec le mobilier baroque. L'orgue classique des facteurs Toussaint de Westhoffen Date de 1772.

Lautenbach_12__1600x1200_Devant la collégiale, on peut admirer les fameux tilleuls de Lautenbach dont l'un aurait été planté lors de la révolution française de 1848.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Lautenbach

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1 juillet 2009

Antiquités égyptiennes du Louvre

Le_Louvre_Egypte_229Avant Champollion, le Museum central des Arts présente les statues égyptiennes des anciennes collections royales. Ce fonds s'enrichit sous Louis XVIII avec des sculptures importantes.

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Le_Louvre_Egypte_313Entre 1824 et 1827, un département est créé avec l'arrivée de collections entières (9000 oeuvres). Entre 1852 et 1868, les ensembles accumulés par des collectionneurs européens ayant fait carrière en Egypte enrichissent les salles : le docteur Clot, le comte Tyszkiewicz, le consul Delaporte.

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Le_Louvre_Egypte_316aMariette, en mission pour le Louvre, découvre le Sérapéum de Saqqara. Entre 1852 et 1853, il envoie à Paris 5964 oeuvres, dont le fameux Scribe accroupi. Devenu le premier directeur des Antiquités de l'Egypte, il protège les sites des pilleurs.




Le_Louvre_Egypte_301S'ouvre pour les musées occidentaux l'ère des partages de fouilles, conséquences des recherches archéologiques menées par des scientifiques, sur des concessions attribuées par le gouvernement égyptien : fouilles d'Abou Roach, d'Assiout, de Baouît, de Médamoud, de Tôd et de Deir el-Médineh.
Certaines oeuvres majeures entrent grâce à la générosité d'amateurs.








Le_Louvre_Egypte_300Ankh, prêtre d'Horus, statue IIIème dynastie (2700-2620 av. J.C.)

http://www.louvre.fr/llv/commun/home.jsp

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