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lieux sacrés
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10 septembre 2010

L'église Saint-Étienne de Dijon

Dijon_Saint_EtienneSaint-Étienne fut le siège d'une communauté de clercs séculiers, et ponctuellement le lieu de résidence des évêques de Langres entre la fin du Vème et la fin du VIème siècle. Reconstruite au milieu du XIème siècle et remaniée à la fin du XVème par l'abbé Richard Chambellan, elle s'élevait au cœur d'un vaste enclos monastique. L'abbaye Saint-Étienne rivalisait alors de puissance avec Saint-Bénigne. De l'église médiévale, il reste le chœur et le transept auxquels on accède en pénétrant dans le musée Rude. Dans le chœur, on voit les substructions de la crypte consacrée en 1077, ainsi que celles du mur d'enceinte primitif de la ville, le castrum gallo-romain. La nef fut entièrement rebâtie, dans la seconde moitié du XVIIème siècle.
Devenue cathédrale en 1731 lors de la création de l'évêché de Dijon, l'église perdit son statut à la Révolution et de ce fait, son tympan sculpté du martyre de Saint-Étienne fut alors déplacé à Saint-Bénigne. Transformée en halle aux blés en 1793, elle perdit aussi son clocher à cette époque. Désaffectée à la fin du XIXème siècle, Saint-Étienne fut réutilisée et restaurée pour héberger la Chambre de Commerce et d’Industrie.

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Saint-%C3%89tienne_de_Dijon

Voir la carte ici.

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6 septembre 2010

L’église Notre-Dame de Talant, le labyrinthe

Talant_labyrinthe_2aÉtonnant. Ce labyrinthe, situé sur le parvis de l’église côté nord, existe parait-il, depuis plusieurs siècles… Celui que l’on peut voir aujourd’hui fut refait récemment.
Il est fait de briques de granit gris disposées en un cercle avec plusieurs chemins intérieurs dessinés avec le même matériau. Un tout petit couloir fabriqué avec les mêmes couleurs et types de pierre se trouve dans l’ancienne entrée ouest de l’église.

24 août 2011

Les variolites


Maguelone_4Les variolites sont des pierres que l’on trouve dans le sud de la France, plus exactement dans le lit de la Durance et sur le lido de Maguelone. Ces pierres, originaires des Hautes-Alpes ou du Queyras, ont été charriées par la rivière jusqu’à la mer, où les courants les ont emportées vers la plage. Elles se sont formées au Jurassique moyen (160 millions d'années), quand les volcans sous-marins rejetèrent des laves basaltiques.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Variolites_1aAu contact de l’eau, le basalte refroidissant très vite se parsema de petites sphères de quelques millimètres de diamètre constituées essentiellement de minéraux silicatés blanchâtres, des plagioclases, ou vert pâle, des chlorites et des actinotes. Quand les Alpes se soulevèrent (70 millions d'années), ces roches furent sorties de l’eau, soulevées, plissées, et se retrouvèrent dans le Queyras et dans le massif du Chenaillet. L’érosion les transforma en cailloux qui, transportés par les rivières, prirent la forme de galets polis.

 

 

 

 

 

 

Variolites_2aLe nom de variolite provient du fait qu’elles semblent présenter les boutons de la variole. Quand à leur surnom de « pierres à venin », ou « pierres à la Picote », ce sont les bergers qui le leur ont donné. En effet, depuis le néolithique, les variolites semblent avoir eu une réputation de pierres de protection. Les druides de la Gaule méridionale les utilisaient. Plus récemment, les bergers de Provence, du Languedoc ou des Cévennes, gardant les anciennes traditions, les inséraient dans les murs des bergeries, les mettaient au cou des bêtes, ou dans l’abreuvoir.

 

 

 

 

 

Variolites_3aElles les protégeaient de la clavelée (picota en langue d'Oc), du piétin (dermatite des ovins, caprins et bovins, qui peut entraîner la boiterie ou le décollement des sabots), des morsures de serpent, mais aussi des esprits errants de la montagne et des attaques des loups. Les femmes s’en frottaient le ventre pour être fécondes. Les variolites étaient utilisées en application directe, ou parl’eau de trempage que l’on buvait.

Un site où vous retrouverez tout sur les variolites, et bien plus encore : http://www.variolite.fr/

9 août 2010

Saint-Jean de Narosse

Santenay_Saint_Jean_de_Narosse_9Au pied de la falaise surplombée par le Mont de Sène, en-dessous du Bois de la Fée, se trouve l'église romane de Saint-Jean de Narosse.
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Santenay_Saint_Jean_de_Narosse_13Construite à partir de 1220 dans la partie de Santenay appelée alors Narosse, maintenant Santenay-le-Haut, Saint-Jean ne fut à l'origine qu'une chapelle dédié à saint Jean-Baptiste et ne devint église paroissiale que vers 1270.
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Santenay_Saint_Jean_de_Narosse_14Elle est formée alors d'une nef flanquée de deux collatéraux en style roman tardif, avec probablement un chœur plat surmonté d'un clocher à peigne.
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Vers 1480, le mur du chœur et des collatéraux fut démoli pour permettre la construction d'un nouveau chœur complété par deux chapelles latérales qui furent consacrées le 7 octobre 1490.
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Santenay_Saint_Jean_de_Narosse_4Il reste de cette époque quelques fresques  dans le collatéral de gauche, figurant Saint-Michel le peseur d'âmes.













Santenay_Saint_Jean_de_Narosse_3Vers la fin du XVI ème siècle, une importante campagne de rénovation fut entreprise : remplacement des poutres des toits de la nef et des collatéraux, construction d'un clocher au centre du faux transept qui abrite deux cloches neuves. Ces travaux furent terminés en 1603.
Santenay_Saint_Jean_de_Narosse_1














Santenay_Saint_Jean_de_Narosse_17La construction de Notre Dame du Rosaire à Santenay-le-Bas entraîne la fermeture de Saint-Jean au culte, le 27 octobre 1892.

http://loeilduphotographe.forumactif.net/bourgogne-f23/saint-jean-de-narosse-santenay-le-haut-cote-d-or-t9.htm

13 juillet 2010

L'église Saint-Symphorien de Nuits-Saint-Georges

Nuits_Saint_Georges_1le site de Nuits-Saint-Georges fut occupé depuis les temps préhistoriques :  les grottes des Trous-Légers en font foi. L'époque gauloise donne à Nuits son patronyme.











Nuits_Saint_Georges_11À l'époque gallo-romaine, une première cité se construit, au sud, en un lieu-dit appelé plus tard  "Les Bolards". Au XIVème siècle, la construction de remparts crée le cœur actuel de la ville, réunissant Nuits-Amont (quartier des commerçants et de l'église Saint-Symphorien) et Nuits-Aval (cité commerçante qui sera fortifiée, halles, grenier à sel, bailliage, beffroi).








Nuits_Saint_Georges_5L'église romane Saint-Symphorien fut construite au XIIIème siècle dans le quartier des vignerons.
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Nuits_Saint_Georges_7Édifiée sur un plan de croix latine régulière, son architecture présente l'austérité des écoles byzantine et romaine.
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Nuits_Saint_Georges_9Son entrée est abritée d'un porche datant de 1624.
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Nuits_Saint_Georges_3A la croisée du transept, un clocher carré et trapu percé de deux étages de baies en plein cintre abrite un carillon manuel de 37 cloches.
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Nuits_Saint_Georges_2Classé Monument historique, l’église Saint-Symphorien a été restaurée (les travaux ont fini en 2007).

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Nuits_Saint_Georges_12http://www.ot-nuits-st-georges.fr/fr/nuits_ville_eglise_st_symphorien.htm
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28 juin 2010

La fontaine de Saint-Emiland

Saint_Emiland_9Non loin du village de Saint-Emiland passe l'ancienne voie romaine "Agrippa". Dans la forêt du même nom se trouve une fontaine miraculeuse.











Saint_Emiland_11La source jaillit, selon la légende, à l’endroit même où périt Saint-Émilien, l'évêque guerrier arrivant du fond de la Bretagne  pour combattre les Sarrasins.
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Saint_Emiland_10Il est dit qu'Émilien prit la place de saint Jean. Mais avant Jean... La fontaine garde la mémoire d'un ancien pèlerinage païen. L'eau de la source était réputée pour guérir toutes les maladies.
















Saint_Emiland_13Encore de nos jours, tous les vendredi suivant le 24 Juin, ce pèlerinage attire bon nombre de gens. 

















Saint_Emiland_12L'eau de la fontaine est bénie, ainsi que des linges pour les malades. Les douleurs, les problèmes de visions, de stérilité et de délivrance sont les principales causes des prières. Vois, et tu créeras.
















Saint_Emiland_16Plus loin, la pierre des sacrifices. Et encore un peu plus loin, la pierre Guénachère. Deux blocs de granit qui ont nourri l'imagination des populations locales. La légende rapporte  qu'un jour, alors qu'une famine sévissait au village, les habitants de Saint-Emiland s'y rendirent pour implorer Dieu de leur venir en aide. Après bien des prières, leur vœu fut exaucé.








Saint_Emiland_15Du ciel tombèrent de beaux pains tout chauds.  Les ventres bien remplis, on décida pour remercier le ciel de consacrer les pains qui n'avaient pas été consommés. Alors survint un deuxième miracle. Mie et miettes se muèrent en pierre, se regroupèrent et formèrent un gros rocher.









Saint_Emiland_2Ne pas oublier que dans les temps anciens, on fabriquait en ce lieu des meules de moulin...


Pour voir la carte, cliquer ici.

30 juin 2010

Les dolmens de Ternant

Ternant_1Entre Ternant et la ferme de Rolle, à la lisière du bois, deux dolmens ont été restaurés en 1975 par l'association des amis de Vergy en accord avec la direction des antiquités préhistoriques.











Ternant_8Déjà en 1932 des fouilles ont été effectuées, qui ont permis de retrouver des grattoirs, des silex, des monnaies gauloises, des poteries et des outils. On les data du premier âge du bronze, soit 2 000 ans avant notre ère.

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Ternant_4L'un des dolmens est surnommé "la chambre au prêtre". Sa table de 5m12 sur 1m93 a un poids estimé à 15 tonnes.

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Ternant_5Ayant chutté, les restaurateurs ont du utiliser quatre vérins à vis pour l'élever. Les dalles latérales furent remises d'aplomb et consolidées.

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Ternant_2Le deuxième, plus petit, possède une table rectangulaire de 2m67msur 1m26 et pèse déjà près de 5 tonnes.

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Un troisième dolmen, 800 mètres plus loin, au flanc d'un petit massif calcaire, nous a échappé. Il parait qu'il se mérite... (informations tirées du livret de Patrice Vachon, "De menhirs en dolmens")

Ternant_7Par contre, je pense qu'il y a plus dans le bois que des dolmens...

29 juin 2010

Le tilleul

 

Veilly_3Le tilleul de Sully, situé derrière l'église, fut planté sous le règne d'Henri IV, au XVIIème siècle.

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Veilly_5La particularité de cet arbre est qu'il est creux.











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Il est donc possible d'entrer à l'intérieur de son tronc.





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Il mesure 25 mètres de hauteur, et 10 mètres de circonférence.


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Pour voir la carte, cliquer ici.

  

28 juin 2010

Saint-Émiland

Saint_Emiliand_3Le village possède une église romane du XIIIème siècle, et dans son cimetière un oratoire classé aux Monuments Historiques.
L'on fabriquait en ce lieu des meules de moulin, et aussi des sarcophages ou cercueils de pierres. Ceci est important pour la suite de l'histoire.
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Saint_Emiliand_5Cette commune a plusieurs fois changé de nom à travers les âges. Dans l'antiquité ce fut d'abord Leusia ou Lausia, relevé dans des chartes très anciennes, nom en rapport sans doute avec l'exploitation importante de carrières qui eut lieu en ces endroits dès l'antiquité. (Lauze désignant en effet les dalles ou pierres plates employées jadis pour la couverture des maisons). Ce nom évolue plus tard en Luze.







Saint_Emiliand_4Plus tard, après l'apparition du christianisme et l'institution des paroisses, nous trouvons Saint-Jean-de-Luze, la chapelle du village étant placée sous le vocable de Saint-Jean.
Puis ce sera Saint-Emiland, que la commune retient aujourd'hui, et qui se rattache à la légende du saint évêque combattant l'invasion des Sarrazins.
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Saint_Emiliand_7Jusqu'au seizième siècle la légende de saint Emiland (étymologie latine : "aemulus", émule
) n'est connue que par la tradition locale, sans être appuyée par aucun docu­ment écrit ni soutenue par aucune formule liturgique : légende conservant le souvenir d'un évêque guerrier arrivant du fond de la Bretagne avec une armée pour combattre les Sarrasins, rencontrant ceux-ci à Saint-Jean-de-Luze, succombant en ce lieu après un sanglant combat et inhumé avec ses compagnons dans des cercueils de pierre tombés du ciel, que l'on voyait en grand nombre sur le théâtre pré­sumé de cette rencontre.

http://www.ateliers-habitatvivant.fr/index_fichiers/pierres_71.htm
http://www.bourgogne.cybercommunes.com/71/SAINT_EMILAND/tourisme/patrimoine/index_patrimoine.php

29 juin 2010

Le menhir de Pierre-Pointe

Sussey_pierre_pointe_1La pierre est située sur le haut d'une collline, au milieu d'un champ près du hameau de Vousvres (qui ressemble fort à vouivre...). Elle se trouve exactement au point de partage des eaux du bassin de l'Yonne et de la Loire. C'était également la limite des trois anciennes divisions des Eduens :
- le Pagus Morvinnensis ou Morvan
- le Pagus Alesiensis ou Auxois
- le Pagus Arebrigus ou région d'Arnay le Duc.






Sussey_pierre_pointe_5C’est un bloc de granit de 4m30 de haut sur une largeur de près de 1m50. Sa partie enfouie mesure 1m30, ce qui en fait un monolithe de 5m60. Daté du Néolithique, il fût classé Monument Historique le 7 mars 1910.

Sussey_pierre_pointe_8

















Sussey_pierre_pointe_6Au siècle dernier, on pouvait encore y voir, adossée, une sorte de table de pierre ou autel, constituée d’une pierre de 1m50 de long sur 1m de large. Enlevée en 1808, elle a, de nos jours, disparu.
Sussey_pierre_pointe_3














Sussey_pierre_pointe_4Une légende raconte qu’on voulut un jour l’abattre :
Afin d’aller chercher sous la pierre un trésor, un seigneur voulut la faire tomber. On l’attacha à l’aide de solides cordes que l’on fit tirer par des bœufs. La pierre commença à basculer. Elle appela alors sa voisine, la pierre Sarazine, à son secours. « Sârâienne, ma bonne Vouâienne, si tu ne vins ai mon aide, les bœufs de devez pierre pointe m’emmeunent ! »











Sussey_pierre_pointe_2Les cordes alors cassèrent et les bœufs, pris de panique, se sauvèrent. Ce fut l’affolement et l’on vit même un pigeon blanc s’échapper. C’était la fée qui habitait la pierre. Depuis ce jour, personne n’a jamais plus osé recommencer un tel sacrilège.

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28 janvier 2010

Les menhirs d'Epoigny

Couches_Epoigny_1aL'alignement de menhirs se trouve sur la commune de Couches, célèbre pour sa fête du Dragon-Vivre organisée tous les vingt ans (tiens tiens, un dragon...)








Couches_Epoigny_13(re tiens tiens : le nombre 20 est considéré comme néfaste pour saint Jérome parce qu'il indique la lutte universelle, mais il représente également la source de toute l'énergie du monde. Chez les anciens Mayas, le nombre vingt représentait le Dieu Solaire en tant qu'Homme Parfait...)









Couches_Epoigny_10"La légende en date de 1328 rapporte qu'un monstre,"la vivre", semait la terreur dans la région. Le magicien Yoata réussit à l'ensorceler avec sa flûte et l'emmena brûler, mais il fut lui aussi victime du brasier."
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Couches_Epoigny_12Mais les pierres furent dressées  il y a plus de 5 000 ans, au néolithique. Cette légende nous rapporte simplement que les énergies telluriques sont puissantes dans ce coin de Bourgogne.

Les gaulois Éduens ne s'y sont pas trompés, qui consacrèrent le site à Epona, déesse des cavaliers. Les romains firent passer la  voie "Agrippa" d'Autun à Châlon à proximité.







Couches_Epoigny_5aL'alignement comporte sept pierres dont cinq ont été redressés en 1984, malheureusement à quelques mètres des emplacements de leurs découvertes, pas dans le bon sens et fixées dans du béton. 

L'alignement forme actuellement un "V", mais il est  possible que ces pierres aient pu former un cromlech ( elles formaient une ligne orientée de 30 à 35° vers le nord-est).












Couches_Epoigny_2aLes menhirs sont constitués de granite à deux micas dont les gisements les plus proches sont à cinq kilomètres. Des blocs identiques ont été trouvés dans le lit du ruisseau au niveau de l'ancien moulin qui pourraient également être des menhirs.










Couches_Epoigny_4aLe plus grand d'entre eux  mesure 7 m 30 (à l'époque néolithique, il mesurait 7 m 70) et un poids estimé de 30 tonnes.

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Couches_Epoigny_3bL'un d'entre eux, qui servait depuis 1840, de parapet au pont de Vigny, a été dressé au bord de la route.

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Couches_Epoigny_6aPlusieurs des pierres, provenant de grands monolithes débités, trouvés dans la prairie voisine, ont été transportés et sont encore couchés.











Couches_Epoigny_16Quelques-unes portent encore des traces à peine visibles de gravure et de cupules.

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http://www.lieux-insolites.fr/saoneloir/couches/couches.htm
http://microservice71.chez-alice.fr/couches/histoire.html#menhirs
http://laboutiqueajacques.com/Vivre_Couches_2008.html

29 juin 2010

L'église Saint-Pierre et Saint-Paul

Sussey_4Étymologiquement, Sussey vient du latin « le domaine de Sucius ». Il en est fait mention dès 920 sous le nom de Succiacus. On y a retrouvé les vestiges d’un gîte d'étape celtique, d'une villa gallo-romaine, d'un cimetière mérovingien. L’occupation humaine remonte encore plus loin dans le temps : la commune possède un très beau menhir, le menhir de Pierre-Pointe, au lieu-dit Le Maupas.







Sussey_7Située au centre du village, cette église remonte, pour ses parties les plus anciennes, au XIIème siècle. Elle était située dans l’enceinte du château dont il ne reste que l'arcade d'entrée.

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Sa tour du clocher, son avant chœur, son chœur et sa nef principale sont de style roman.


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Sussey_1Les peintures murales du chœur et de l'avant chœur sont les œuvres majeures de l'église de Sussey, classées monument historique par arrêté du 29.12.1983. Ces peintures murales des XIIème et XVème siècles ont été découvertes fortuitement, sous les enduits qui les recouvraient, à l'occasion de travaux de restauration menés en 1982-83.







http://www.petit-patrimoine.com/fiche-petit-patrimoine.php?id_pp=21615_1
http://pagesperso-orange.fr/cantondeliernais/communes/Sussey%20Le%20Maupas/Sussey%20le%20Maupas.
htm http://www.sussey.net/Pages/lescuriosites.htm

28 juin 2010

Les menhirs d'Epoigny

Couches_Epoigny_1aL'alignement de menhirs se trouve sur la commune de Couches, célèbre pour sa fête du Dragon-Vivre organisée tous les vingt ans (tiens tiens, un dragon...)








Couches_Epoigny_13(re tiens tiens : le nombre 20 est considéré comme néfaste pour saint Jérome parce qu'il indique la lutte universelle, mais il représente également la source de toute l'énergie du monde. Chez les anciens Mayas, le nombre vingt représentait le Dieu Solaire en tant qu'Homme Parfait...)









Couches_Epoigny_10"La légende en date de 1328 rapporte qu'un monstre,"la vivre", semait la terreur dans la région. Le magicien Yoata réussit à l'ensorceler avec sa flûte et l'emmena brûler, mais il fut lui aussi victime du brasier."
Couches_Epoigny_8a















Couches_Epoigny_12Mais les pierres furent dressées  il y a plus de 5 000 ans, au néolithique. Cette légende nous rapporte simplement que les énergies telluriques sont puissantes dans ce coin de Bourgogne.

Les gaulois Éduens ne s'y sont pas trompés, qui consacrèrent le site à Epona, déesse des cavaliers. Les romains firent passer la  voie "Agrippa" d'Autun à Châlon à proximité.







Couches_Epoigny_5aL'alignement comporte sept pierres dont cinq ont été redressés en 1984, malheureusement à quelques mètres des emplacements de leurs découvertes, pas dans le bon sens et fixées dans du béton. 

L'alignement forme actuellement un "V", mais il est  possible que ces pierres aient pu former un cromlech ( elles formaient une ligne orientée de 30 à 35° vers le nord-est).












Couches_Epoigny_2aLes menhirs sont constitués de granite à deux micas dont les gisements les plus proches sont à cinq kilomètres. Des blocs identiques ont été trouvés dans le lit du ruisseau au niveau de l'ancien moulin qui pourraient également être des menhirs.










Couches_Epoigny_4aLe plus grand d'entre eux  mesure 7 m 30 (à l'époque néolithique, il mesurait 7 m 70) et un poids estimé de 30 tonnes.

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Couches_Epoigny_3bL'un d'entre eux, qui servait depuis 1840, de parapet au pont de Vigny, a été dressé au bord de la route.

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Couches_Epoigny_6aPlusieurs des pierres, provenant de grands monolithes débités, trouvés dans la prairie voisine, ont été transportés et sont encore couchés.











Couches_Epoigny_16Quelques-unes portent encore des traces à peine visibles de gravure et de cupules.

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Pour voir la carte, cliquer ici.

http://www.lieux-insolites.fr/saoneloir/couches/couches.htm
http://microservice71.chez-alice.fr/couches/histoire.html#menhirs
http://laboutiqueajacques.com/Vivre_Couches_2008.html

4 octobre 2009

L'église Saint-Saturnin

Pont_Saint_Esprit_3Dédiée à saint Saturnin, l'église primitive aurait été construite en 822. Elle est mentionnée pour la première fois dans l'acte de donation du village à Cluny en 948.Guillaume de Volpiano, prieur en 988, la réaménagea.
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Pont_Saint_Esprit_6Puis elle fut reconstruite entre 1143 et 1164. Seul vestige de cet édifice roman, un carreau sculpté provenant d'une frise et représentant un bœuf accroupi, est encastré dans le mur de la crypte Saint-Félicien, sous la chapelle du Sacré-Cœur.










Pont_Saint_Esprit_22C'est dans cette crypte, faite selon le schéma de certaines confessions des églises de Rome, que sont conservées les reliques de Félicien, trouvées en 1841 dans les catacombes de Saint-Laurent-Hors-les-Murs et rapportées par l'abbé Dalmières en 1851.

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Pont_Saint_Esprit_14En mauvais état au début du XIVème siècle, elle reçut en 1345 un début de reconstruction, vite interrompu faute de ressources. La nef ne fut couverte qu'au siècle suivant. Cette nouvelle église, bénite en 1535, fut saccagée au moment des guerres de religion.









Pont_Saint_Esprit_26Dévastée une nouvelle fois en 1793, elle perdit son clocher et sa flèche. Les travaux reprirent aux alentours de 1848, 7 chapelles furent construites. Seule la chapelle de l'angle nord -ouest à gardé son aspect d'origine.
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Pont_Saint_Esprit_15L'édifice se caractérise par une architecture gothique méridionale. Sur la nef unique (27,5 m sur 10,7m), peu élevée et large, s'ouvre une abside plus basse et plus étroite. L'élévation est simplifiée à deux niveaux : celui des fenêtres hautes et celui des arcades des chapelles, logées dans les contreforts.








Pont_Saint_Esprit_11Le portail, attribué à Blaise Lécuyer, est daté entre 1484 et 1491. Sur la partie inférieure de l'ébrasement, 6 socles devaient porter des statues de apôtres, disparues avec celles de la voûte du portail.

Pour voir la carte, cliquer ici.

 

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12 mai 2009

Notre-Dame de Confession, l'antique Vierge noire de Marseille

Abbaye_Saint_Victor_Marseille_87Le vocable de Notre-Dame de Confession est connu à partir du XIIème siècle. La statue, d’une hauteur de 98 centimètres, fait partie de la renommée de l'abbaye, et se situe dans la crypte. Quant à son histoire, elle est ancienne. On affirmait autrefois qu'elle avait été rapportée par Lazare, et sculptée par saint Luc dans un bois de fenouil. En réalité, elle serait du XIIIème siècle, et en bois de noyer très sombre. Son autre surnom de Feunou serait issu, non pas de fenouil, mais du feu nouveau. La Vierge, couronnée et voilée, trône en majesté, tenant, de la main gauche, l’enfant Jésus sur ses genoux.

 

Il semble attesté qu'à la Chandeleur, le 2 février, la Vierge était et est habillée de vert, et que les fidèles appelés à la procession reçoivent des cierges bénis de couleur verte. François Marchetti signale cette pratique dans son livre "Explications des usages et coutumes marseillais", paru en 1683.
Pendant la Révolution, cette statue a pu être sauvée mais le trésor, constitué de vêtements et bijoux, est dispersé en 1794. La statue est vendue aux enchères et adjugée à M. Laforêt, officier municipal ; elle est ensuite exposée dans différentes églises.
Le 19 mai 1804, veille de Pentecôte, l'église supérieure est rendue au culte et devient paroissiale. Le lendemain, 20 mai, on rapporte la Vierge Noire de l'église de Saint-Jérôme (aujourd'hui Saint-Charles), à Saint-Victor. Le 2 février 1822, la Vierge Noire est descendue dans sa chapelle souterraine enfin restaurée.

 

Abbaye_Saint_Victor_Marseille_2Actuellement, l'office se célèbre dans les catacombes et la tradition est de toucher la robe verte de la statue avec des cierges verts et de ne les allumer qu'ensuite. On y vend des patisseries dont la fabrication est gardée secrète de père en fils. Elles portent le nom de navettes et affectent très exactement la forme de la barque d'Isis, ou, pour les marseillais, la barque qui, selon la légende, aurait amené aux Saintes-Maries-de-la-Mer Marie Salomé, Marie Jacobé et Marie Madeleine accompagnées de Sarah. Cette fête, typiquement marseillaise, très populaire, a rassemblé au début du XIXème siècle entre 60 000 et 80 000 personnes.












Abbaye_Saint_Victor_Marseille_5La Vierge noire de Marseille ouvre, symboliquement, le Mystère des Cathédrales de Fulcanelli, dont elle fournit la première planche.
"Notre Dame de Confession, célèbre Vierge noire des cryptes saint Victor, à Marseille, nous offre un beau spécimen de statuaire ancienne, souple, large et grasse. Cette figure, pleine de noblesse, tient un sceptre de la main droite et a le front ceint d'une couronne à triple fleuron", commente brièvement Fulcanelli. Les Vierges noires figurent, dit-il, "dans la symbolique hermétique, la terre primitive, celle que l'artiste doit choisir pour sujet de son grand ouvrage. C'est la matière première, à l'état de minerai, telle qu'elle sort des gîtes métallifères, profondément enfouie sous la masse rocheuse. Dans le cérémonial prescrit pour les processions de Vierges noires, on ne brûlait que des cierges de couleur verte."







Abbaye_Saint_Victor_Marseille_70"Une jeune fille de l'antique Massilia, nommée Marthe, simple petite ouvrière, et depuis longtemps orpheline, avait voué à la Vierge noire des Cryptes un culte particulier. Elle lui offrait toutes les fleurs qu'elle allait cueillir sur les coteaux, - thym, sauge, lavande, romarin, - et ne manquait jamais, quelque temps qu'il fît, d'assister à la messe quotidienne.
La veille de la Chandeleur, fête de la Purification, Marthe fut éveillée, au milieu de la nuit, par une voix secrète qui l'invitait à se rendre au cloître pour y entendre l'office matinal. Craignant d'avoir dormi plus qu'à l'ordinaire, elle se vêtit en hâte, sortit, et comme la neige, étendant son manteau sur le sol, réfléchissait une certaine clarté, crut l'aube prochaine.
Elle atteignit vite le seuil du monastère, dont la porte se trouvait ouverte. Là, rencontrant un clerc, elle le pria de bien vouloir dire une messe en son nom; mais, dépourvue d'argent, elle fit glisser de son doigt un modeste anneau d'or - sa seule fortune -, et le plaça, en guise d'offrande, sous un chandelier d'autel.
Aussitôt la messe commencée, quelle ne fut pas la surprise de la jeune fille en voyant la cire blanche des cierges devenir verte, d'un vert céleste, inconnu, vert diaphane et plus éclatant que les plus belles émeraudes ou les plus rares malachites ! Elle n'en pouvait croire ni détacher ses yeux...
Quand l'Ite missa est vint enfin l'arracher à l'extase du prodige, quand elle retrouva au dehors le sens des réalités familières, elle s'aperçut que la nuit n'était point achevée: la première heure du jour sonnait seulement au beffroi de Saint-Victor.

 

Abbaye_Saint_Victor_Marseille_6Ne sachant que penser de l'aventure, elle regagna sa demeure, mais revint de bon matin à l'abbaye; il y avait déjà, dans le saint lieu, un grand concours de peuple. Anxieuse et troublée, elle s'informa; on lui apprit qu'aucune messe n'avait été dite depuis la veille.
Marthe, au risque de passer pour visionnaire, raconta alors par le menu le miracle auquel elle venait d'assister quelques heures plus tôt et les fidèles, en foule, la suivirent jusqu'à la grotte. L'orpheline avait dit vrai; la bague se trouvait encore au même endroit, sous le chandelier, et les cierges brillaient toujours sur l'autel, de leur incomparable éclat vert."










Abbaye_Saint_Victor_Marseille_88Citant l'abbé Laurin, et sa Notice sur l'antique abbaye saint Victor de Marseille (1915, nombreuses rééditions), et Hippolyte Matabon et sa Légende des cierges verts (1889), il précise, s'agissant de la légende:
"Cette légende contient, derrière le voile allégorique, la description du travail que doit effectuer l'alchimiste pour extraire, du minéral grossier, l'esprit vivant et lumineux, le feu secret qu'il renferme, sous forme de cristal translucide, vert, fusible comme de la cire, et que les sages nomment leur vitriol."












Abbaye_Saint_Victor_Marseille_72Dans le numéro 26 de la revue Liber Mirabilis (2002-2003) Myriam Philibert revient elle aussi sur la signification symbolique, hermétique et alchimique de la verdeur des cierges de "Marseille la mystérieuse": "Il faut se rappeler qu'il s'agit de naissance, sur le plan végétal donc de printemps. En matière d'alchimie, deux interprétations sont possibles: les trois couleurs de l'OEuvre, le noir qui devient vert, le blanc et le rouge. Mais on peut aussi envisager les trois principes: soufre (rouge ou jaune), mercure (blanc), sel (vert)."

 








 

Notre-Dame de la Sagesse, la nouvelle Vierge noire

 

Abbaye_Saint_Victor_Marseille_107Cette Vierge en majesté de 1m20, installée à l'entrée de la chapelle du Saint-Sacrement, a été réalisée en bois de châtaigner d'après une Vierge catalane du XIème siècle appartenant à un collectionneur de l'Aude. L'artiste a redonné l'austérité des Vierges romanes, qui n'ont pas l'attitude d'une mère : l'enfant reste dans son giron, ses mains ne le touchent pas. La Vierge est assise sur un trône, mains ouvertes. L'enfant se tient sur son genou gauche, côté du coeur, de la force vitale. De sa main droite, il bénit.

 

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22 juin 2009

Le Zodiaque de Dendérah

Denderah_1Denderah était la capitale du VIème nome de Haute-Egypte. Ce site doit sa notoriété au célèbre temple d'Hathor, qui remonte à la période gréco-romaine. Ce site est extraordinairement bien conservé, avec ses cryptes très profondes, creusées dans l'épaisseur des murailles et décorées de bas-reliefs savants.
Sur le toit ont été élevées six chapelles dédiées à Osiris, car on pensait que Denderah était une sépulture du dieu : le plafond d'un de ces édifices représentait le célèbre Zodiaque.









Denderah_2L'original du zodiaque de Dendérah, prélevé par le général français Desaix, de l'expédition d'Égypte et apporté en France en 1821, est exposé au musée du Louvre. Il était à l'origine au plafond d'une chapelle dédiée à Osiris élevée sur le toit du temple d'Hathor à Dendérah qui fut commencé sous les derniers Ptolémées, et dont le pronaos fut ajouté lors du règne de l'empereur Tibère. Ce zodiaque de Dendérah exposé au Louvre, que l'on croyait à l'époque dater du Nouvel Empire est en réalité d'environ -50, d'après la disposition des corps célestes.





Denderah_5Le zodiaque de Denderah est un planisphère, carte représentant le ciel étoilé en projection plane, avec les douze constellations de la bande zodiacale, les constellations formant les 36 décans et les planètes. Ces décans sont des groupes d’étoiles de premier ordre dans le ciel nocturne. Ils sont utilisés dans le calendrier égyptien, basé sur les cycles lunaires d'environ 30 jours et la récurrence annuelle du lever héliaque de l'étoile Sothis (Sirius).






Denderah_3Cette représentation d'un zodiaque circulaire est unique dans l'Égypte antique. Deux autres zodiaques, rectangulaires, ornent le plafond du pronaos du temple.
La voûte céleste est représentée par un disque soutenu par quatre piliers du ciel sous forme de femmes, entre lesquelles sont intercalés des génies à tête de faucon. Sur la première circonférence, 36 génies symbolisent les 360 jours de l’année égyptienne.

Sur un cercle intérieur, on trouve des constellations, lesquelles figurent les signes du zodiaque dont la représentation est proche de leur désignation comme par exemple le Bélier, le Taureau, le Scorpion, ou le Capricorne. Pour d'autres, l'iconographie est plus égyptienne : le Verseau est représenté comme le dieu de l’inondation Hâpy, tenant deux vases d’où jaillit de l’eau.

Denderah_4Les cinq planètes connues alors sont associées avec certains signes zodiacaux : Vénus appelée "le-dieu-du-matin" derrière le Verseau, Jupiter "Horus-qui-dévoile-le-mystère" près du Cancer, Mars "Horus-le-rouge" sur le dos du Capricorne. Mercure s'appelle "l'Inerte" et Saturne "Horus-le-taureau". Deux éclipses ont été représentées à l'endroit précis où elles se sont produites. L'éclipse solaire du 7 mars 51 est figurée sous l'aspect de la déesse Isis retenant un babouin par la queue, c'est-à-dire empêchant la lune, sous la forme du dieu Thot, de cacher le soleil. L'éclipse lunaire du 25 septembre 52 est un oeil - oudjat (qui signifie "être intact"), car une éclipse lunaire a toujours lieu à la pleine lune.









http://khemet.online.fr/monuments/temples/denderah.html
http://secretebase.free.fr/civilisations/egyptiens/denderah/denderah.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Zodiaque_de_Dend%C3%A9rah
http://www.louvre.fr/llv/oeuvres/detail_notice.jsp?CONTENT%3C%3Ecnt_id=10134198673225460&CURRENT_LLV_NOTICE%3C%3Ecnt_id=10134198673225460&FOLDER%3C%3Efolder_id=9852723696500776

8 juillet 2009

La Pierre de l’Éléphant

Saint_Didier_sur_Rochefort_L__l_phant_1Située dans les bois, cette pierre fait partie des pierres de légende de la région. Il est vrai qu'elle est protégée par une enceinte, peut-être druidique, voire antérieure.











Saint_Didier_sur_Rochefort_L__l_phant_2Un chemin particulier nous emmène vers l'éléphante et son petit.












Saint_Didier_sur_Rochefort_L__l_phant_14Le chaos rocheux fut utilisé comme carrière de pierre, comme vous pouvez le voir sur cette photo.

















Saint_Didier_sur_Rochefort_L__l_phant_6On arrive sur le site du côté masculin, les pierres étant posées durement les une sur les autres.












Saint_Didier_sur_Rochefort_L__l_phant_9L'autre côté est nettement plus féminin. La mère protège son petit.
La légende raconte qu'il est relié à elle par son cordon ombilical.
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Saint_Didier_sur_Rochefort_L__l_phant_4L'endroit fut sûrement utilisé à des fins thérapeutiques.
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Saint_Didier_sur_Rochefort_L__l_phant_11Plus loin, un autre rocher laisse imaginer un corps féminin allongé, symbole de fécondation.












Saint_Didier_sur_Rochefort_L__l_phant_5D'autres pierres alentours nous présentent des cupules et des bassins, signe que l'endroit fut utilisé.
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1 juillet 2009

Statue d'Osiris

Le_Louvre_Egypte_279Cette statue de bois enduit représente le célèbre dieu Osiris, souverain du monde des morts, assassiné par son frère Seth et ressuscité par sa sœur et épouse Isis. Elle est faite de bois stuqué, encore partiellement doré, et d'éléments rapportés en métal cuivreux, comme les détails de la couronne ou les sceptres. Les yeux, quant à eux, sont incrustés d'albâtre et de verre. Le dieu est représenté selon son iconographie habituelle, debout, le corps enserré dans un linceul, les bras croisés sur la poitrine, tenant le flagellum et le sceptre héqa. Il porte une barbe tressée et recourbée ainsi que la couronne atef, constituée d'une mitre, de deux plumes d'autruche, de deux cornes de bélier et de deux uræus.

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Le_Louvre_Egypte_283Fils de Geb, le dieu-Terre et de Nout, la déesse-Ciel, Osiris épousa sa sœur, Isis, et succéda à son père sur le trône d'Égypte. Une légende tardive, racontée par le Grec Plutarque, relate le meurtre du dieu par son frère, Seth, jaloux de son rayonnement. Les textes égyptiens se contentaient d'allusions pour des lecteurs supposés connaître les faits.














Le_Louvre_Egypte_282Au cours d'un banquet, Seth, après avoir fait fabriquer un coffre richement décoré aux mesures de son frère, promit de l'offrir à celui des convives qui en s'y couchant le remplirait parfaitement. Quand Osiris s'y allongea, les complices de Seth refermèrent et scellèrent le coffre avant de le jeter dans le Nil. Isis, après une longue quête, retrouva le cercueil de son époux. Malheureusement, Seth découvrit le cadavre et le découpa en morceaux qu'il dispersa à travers l'Égypte. Isis aidée de Nephthys reconstitua le corps et, avec Anubis, elles fabriquèrent la première momie. Isis utilisa ensuite sa magie pour concevoir de son époux défunt Horus, leur fils. Ainsi ressuscité et pourvu d'un héritier, Osiris put devenir le souverain des morts.










Le_Louvre_Egypte_284Dieu à la personnalité complexe, lié à la crue du Nil, à la lune et à la royauté, Osiris doit sa grande popularité à son rôle funéraire. Probablement à l'origine dieu de la fertilité et de la végétation, l'extension de son culte dès l'Ancien Empire lui permet d'assimiler des divinités souterraines et d'acquérir un caractère funéraire. Son mythe promet une vie après la mort à chaque individu ayant bénéficié des rites appropriés. Chaque défunt devient un Osiris et accède à l'au-delà, alors que les croyances plus anciennes n'accordaient qu'un devenir vague et collectif lié au roi mort.

http://www.louvre.fr/llv/commun/home.jsp

30 septembre 2008

Saint Aventin

Saint_Aventin_de_BigorreJadis, les habitants du Pays de Luchon étaient païens. Une femme souffrait les douleurs de l'accouchement depuis plusieurs heures, sans pouvoir être délivrée... Une servante raconta que l'eau bénite des chrétiens faisait des miracles. On en envoya chercher, et effectivement, elle fut délivrée instantanément. Le petit Aventin naquit, en 778.

Une fois adulte et devenu ermite, son zèle de prédicateur fut mal vu des Maures qui occupaient la région. Ceux-ci le firent enfermer dans le château de Saint-Blancat, près de Luchon. Mais Aventin sauta sans mal du haut du sommet de la tour... traversa toute la vallée et retomba sans mal de l'autre côté, imprimant l'empreinte de son pied dans une pierre. (Cette pierre est toujours visible, sur le seuil de la chapelle du Miracle édifiée à cet emplacement).






Saint_Aventin_1Un autre épisode met Aventin en lien avec le roi des animaux Pyrénéens. Un ours de la montagne, fou de rage, s'était jeté sur le saint. Celui-ci retira de sa patte une épine, ce qui creva l'abcès. De ce moment, l'ours devint docile et suivit partout son sauveur.

Les Maures finirent par s'impatienter pour de bon, et décapitèrent Aventin en l'an 800. Il prit sa tête coupée entre les mains, descendit la vallée d'Oueil, remonta la vallée du Larboust. Là, il alla s'enterrer lui-même sous la pierre où s'était gravé jadis son pied, lorsqu'il avait sauté de la tour.

Trois siècles passèrent, et nul ne se souvenait de l'emplacement du tombeau d'Aventin. Au XIème siècle, un berger s'aperçut que le taureau de son troupeau ne paissait plus et grattait autour de cette pierre. Les villageois creusèrent, et découvrirent le corps de Saint-Aventin qu'ils tentèrent d'extraire, mais un essaim d'abeilles le protégeait. Le pape autorisa l'exhumation du corps et les insectes disparurent. La dépouille fut alors transportée sur un chariot par des bœufs, qui s'arrêtèrent en un lieu où l'on décida de construire une église, qui porte toujours son nom.

Le jour de sa fête, le 13 juin, le pèlerinage attirait des foules venues en particulier de Bénasque, du moins jusqu'à la Révolution qui mit fin à ces festivités. Selon la tradition, pendant une épidémie de peste qui ravageait leur contrée, les Bénasquais se placèrent sous la protection de saint Aventin et le fléau disparut.

Aventin, saint céphalophore, est invoqué pour obtenir le soulagement des maux de tête. Pendant longtemps, les jeunes gens qui passaient sur la pierre gravée de son pied devaient trouver rapidement l'âme sœur.

16 février 2010

Eglise de la Nativité de Saint-Jean-Baptiste de Ternand

Ternand_12Le site de Ternand, promontoire rocheux barrant la vallée de l'Azergues, fut occupé dès le néolithique : on y a retrouvé plusieurs silexs taillés. Les Celtes donnèrent son nom au village, l'appelant "Ter nan", "ter" signifiant trois et "nan" ruisseau. Puis les romains s'y installèrent, comprenant l'intérêt stratégique du lieu. Il fut même occupé par les arabes pendant la première moitié du VIIIème siècle. Au Xème siècle, les bénédictins y fondèrent un prieuré. Au XIIème siècle, Ternand devint propriété des archevêques de Lyon qui en firent une place forte.




Ternand_13En 1190, pour contrarier les projets de Guichard IV, sire de Beaujeu, Jean de Bellesmains (1182-1193), archevêque de Lyon, fit élever un mur d'enceinte autour de la cité. Il la transforma ainsi en une véritable forteresse qui verrouillait l'accès de la vallée, considéré comme vital pour la ville de Lyon. Du château médiéval, il ne reste plus que des vestiges, transformés à présent en jardin public.







Ternand_6En 1210, Renaud de Forez (1199-1226), successeur de Jean, bâtit un puissant donjon. Du haut de ses 31 mètres d'origine (il n'en fait plus que 17), on pouvait surveiller tous les environs et prévenir en cas d'attaque. Cela n'a pas empêché les troupes huguenotes du baron des Adrets d'envahir et de détruire une partie du village en 1562. Un pont-levis situé entre le donjon et le château donnait l'accès à la cité.
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Ternand_11L'église romane datant du XIIème siècle fut implantée au cœur du village. La nef date de 1682.

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Ternand_8Au dessus de l'entrée principale, on peut lire "Seigneur, j'ai aimé la décoration de votre maison" et Que si quelqu'un profane le temple de Dieu, Dieu le fera périr".
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Ternand_10Sur la droite se trouve une galonnière du XVème siècle (porche donnant accès à l'intérieur de l'église, servant autrefois aux funérailles des pauvres), typique des églises beaujolaises avec un toit de tuiles creuses reposant sur des colonnes de pierre.

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Ternand_2Sous le chœur aux chapiteaux carolingiens du XIème siècle, la crypte Saint-Benoît, sépulture gallo-romaine à l'origine, décorée sur toute sa surface de peintures à la détrempe d'époque carolingienne, fut découverte en 1948. Par mesure de protection, elles ne sont visibles que lors des journées du patrimoine.








Ternand_3"Les murs et la voûte de la crypte étaient entièrement peints, mais le décor a perdu beaucoup d'éléments et l'état sanitaire n'est pas stabilisé.
Le décor de la voûte représente sur toute sa surface le Christ en Majesté dans une mandorle, vêtu d'une tunique blanche et beige. Cette scène est complété sur le côté sud par des anges musiciens (à gauche, jouant de la trompette, et à droite, d'une harpe), entre ces deux anges, un séraphin. Aux quatre angles de la voûte, dans des médaillons, les quatre évangélistes. Seul Mathieu, au sud-ouest est identifiable. Il présente l'évangile ouvert sur sa poitrine et regarde vers la droite.



Ternand_4Au registre inférieur, du côté sud, on distingue un âne et un bœuf entourant un enfant emmailloté et la Vierge au premier plan : il s'agit de la Nativité. A côté de cette scène, on aperçoit une série d'apôtres. Sur le côté nord, on observe une composition identique ; la Fuite en Égypte et une autre série d'apôtres. Aux extrémités, du côté ouest, une Vierge voilée, en buste, dans un demi-cercle, tenant une olive et un rameau d'olivier. De la même manière, sur le côté est, un ange dans un demi-cercle.











Ternand_5De part et d'autre de l'entrée, à l'ouest, deux apôtres dont un tient un livre surmonté de deux personnages, à mi-épaule; En face, la même composition et au-dessus de la porte un personnage dans un demi-cercle. Dans l'embrasement de la baie est, à gauche, saint Grégoire le Grand, nimbé, avec la colombe de l'Esprit Saint, et un clerc avec un livre sous des arcs en mitre supportés par des colonnes."

Les photos d'intérieur sont tirées du site :
http://www.edelo.net/roman/images/rhone/ternand/photos.htm

http://www.ternandmedieval.com/index_bis.htm

15 janvier 2011

Les lieux sacrés

Pour ce qui est de la motivation de telles études, je laisse la parole à Gwelan qui l'a expliqué d'une façon qui m'a beaucoup touchée dans son site sur les niveaux vibratoires:

 

"Pour la très grande majorité d'entre nous, notre implication dans cette discipline radiesthésique a muri avec la fréquentation de hauts lieux vibratoires. Ils nous ont interpellés, instruits, nourris... Ils ont été l'ingrédient indispensable de nos prises de conscience.

Je ne sais pas ce qui s'est ainsi donné, révélé à nous. Je suppose que chacun y mettra le nom qui convient à ses croyances, mais c'est un quelque chose qui nous a mis en vie, davantage, et parfois même qui nous a révélé à nous-mêmes.

Il y a, entre ce qui se dégage de ces lieux et nous-mêmes, une intimité voire une nouvelle forme d'intelligence qui s'est constituée petit à petit. C'est à cette intimité, cette intelligence là, qu'il me semble intéressant aujourd'hui de faire appel, pour s'efforcer d'entrevoir ce qui est (peut-être) en train de se passer : un phénomène que nous n'aurions pas nécessairement à subir, mais qui est peut-être une grande opportunité de progression sur le plan individuel."

 

Qu'il en soit remercié...

 

Mont_Saint_Michel_16Depuis le début, les lieux sacrés se sont tenus au même endroit, ceux des vainqueurs s'implantant toujours sur ceux des vaincus. Ces lieux ont donc une particularité.












Brionnet_ALes anciens possédaient cette faculté de sentir les forces qui émanaient de ces lieux, faculté que nos contemporains ont perdu ou oublié depuis un bon moment.
Cette connaissance avait trait aux forces naturelles particulières de la terre et du ciel, et aux miracles que ces forces peuvent provoquer.

La réunion des énergies du ciel et de la terre, canalisées par les bâtisseurs de tout âge, servit pour la guérison du corps, de l'âme et de l'esprit. L'architecture créa artificiellement les conditions nécessaires pour que ces forces naturelles puissent s'exprimer pleinement.










Carnac

"Un lieu sacré, avant d'être utilisé par l'homme pour ses rituels, fonctionne à l'état naturel comme point d'échange des forces entre la terre et le ciel. Les rituels humains, quels qu'ils soient, ne font qu'intensifier le processus et le mettre à la disposition des vivants. Le bâtiment, temple ou église ou tout autre nom qu'on lui donne, est un appareil qui démultiplie encore, à la fois le phénomène naturel et l'action humaine qui s'y déroule éventuellement. Cet appareil doit être en prise avec le lieu.







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Un lieu peut se passer des hommes et de l'appareil. L'appareil ne peut se passer du lieu, ni des hommes pour son entretien. Les hommes peuvent utiliser le lieu en se passant de l'appareil. Ils peuvent aussi se passer de l'un et de l'autre à partir d'un certain stade d'évolution. La conjonction des trois, lieu, homme et appareil, permet (parfois) des miracles, lesquels n'existent pas, étant les effets de lois naturelles intelligemment mises en œuvre." (Robert Graffin)









Que se passe-t-il en ces lieux pour que ces énergies soient présentes ?

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Tout d'abord intéressons-nous au sous-sol. Nous savons, de par les études géologiques et géobiologiques, que sous ces lieux coulent des rivières, courent des failles, s’implantent des champs magnétiques modifiés, passent des réseaux dits « sacrés ». L’eau apparait comme l’élément indispensable : peuvent se présenter un croisement, un confluent, une boucle ou une chute. Les réseaux présentent des dispositions propres à chacun.  Les failles sont suivies soit par l’eau, soit par le fil d’un réseau.












Huelgoat_APar le ciel nous arrivent des rayons cosmiques provenant des étoiles, la plus proche étant notre soleil, mais aussi des constellations, des planètes, des trous noirs.  Notre étoile la plus proche, par ses vents solaires, génère des courants électro-telluriques qui se propagent dans le sol.











Le_Puy_CLa réunion de ces diverses énergies va faire qu’un lieu devient sacré. L’homme s’en servira pour se mettre en harmonie avec les forces de l’univers.

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12 septembre 2010

Sainte Agnès

 

Sant_Agnese_in_Agone_2La tradition veut que l'église Sant'Agnese in Agone, située sur la place Navone à Rome, ait été construite sur le lieu où la sainte fut martyrisée.
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Sant_Agnese_in_Agone_10"Née au IIIe siècle à Rome, Agnès, dont le martyre fut rapporté par saint Damase, par saint Ambroise et par Prudence (Peristephanon 14), mourut en 303 à l'âge de treize ans. Jacques de Voragine rapporte aussi son histoire, dans la Légende dorée.
À l'âge de douze ans, elle rejeta les avances du fils du préfet de Rome qui la courtisait avec empressement, lui déclarant qu'elle était déjà fiancée à quelqu'un de bien plus noble que lui. Le jeune homme tomba malade d'amour. Lorsque son père en connut la raison, il convoqua Agnès qui lui confia qu'elle était chrétienne et promise à Jésus-Christ. Le préfet lui ordonna alors de sacrifier aux dieux romains sous peine d'être enfermée dans un lupanar. Refusant de lui céder, Agnès fut dépouillée de ses vêtements et conduite, nue, à travers la ville, jusqu'au lieu de prostitution, mais ses cheveux se mirent à pousser miraculeusement recouvrant entièrement son corps. Arrivée dans le lupanar, un ange apparut et l'enveloppa d'une lumière éblouissante, et le lupanar devint un lieu de prière.

 

 

 

sainte_agnes_2Alors que le fils du préfet lui rendait visite, bien décidé à la conquérir, un démon l'étrangla et il mourut. Fou de colère, le préfet ordonna qu'Agnès soit brûlée en place publique comme une sorcière, mais le feu épargna la jeune fille et détruisit ses bourreaux ; finalement, Agnès fut égorgée.
Sur ce point, la Légende dorée diverge, et raconte que le gouverneur voulut qu'Agnès prouve qu'elle n'avait pas usé de magie en ressuscitant son fils, ce qu'elle fit par la prière ; les prêtres la firent alors arrêter, et le gouverneur, qui aurait voulu la libérer mais craignait la proscription, chargea un substitut de la juger. Ce dernier la fit brûler, mais le feu l'épargna et toucha le peuple déchaîné qui se tenait autour. Le substitut la fit alors égorger."

 

 





Sant_Agnese_in_Agone_3Un premier oratoire fut construit dès le VIIIème siècle, puis il fut agrandi et transformé en petite église par le pape Calixte II en 1123.

16 septembre 2009

Rieux-Minervois, le nombre sept

Rieux_Minervois_26Comme nous l'avons vu sur le plan, le nombre 7 et ses multiples reviennent souvent. Ils sont même omniprésents et dirigent tout l'édifice : 7 côtés, 7piliers, 7 arcades, 14 colonnes, 14 pieds du chœur, 28 pieds du rayon, 54 pieds de diamètre...










Rieux_Minervois_32Associant le nombre quatre (les 4 piliers), qui symbolise la terre avec ses quatre point cardinaux et le nombre trois (les 3 colonnes) qui symbolise le ciel, sept représente la totalité de l’univers en mouvement. Il symbolise aussi l’achèvement du monde et la plénitude des temps : selon saint Augustin, il mesure le temps de l’histoire, le temps du pèlerinage terrestre de l’homme.







Rieux_Minervois_12Il symbolise un cycle complet, une perfection dynamique. Chaque période lunaire dure sept jours et les quatre périodes du cycle lunaire et de la Femme (7 x 4) ferment le cycle. Philon d’Alexandrie observe à ce propos que la somme des sept premiers nombres (1 + 2 + 3 + 4 + 5 + 6 + 7) arrive au même total : 28. Sept indique le sens d’un changement après un cycle accompli et d’un renouvellement positif. Il était chez les Egyptiens symbole de vie éternelle.






Rieux_Minervois_27Dans les contes et légendes ce nombre exprimerait les sept états de la matière, les sept degrés de la conscience, les sept étapes de l’évolution :

1 – conscience du corps physique : désirs apaisés de façon élémentaire et brutale ;
2 – conscience de l’émotion : les pulsions se compliquent de sentiment et d’imagination ;
3 – conscience de l’intelligence : le sujet classe, ordonne, raisonne ;
4 – conscience de l’intuition : les relations avec l’inconscient se perçoivent ;
5 – conscience de la spiritualité : détachement de la vie matérielle ;
6 – conscience de la volonté : qui fait pousser le savoir dans l’action ;
7 – conscience de la vie : qui dirige toute activité vers la vie éternelle et le salut.

Rieux_Minervois_53Tout ceci est renforcé par le fait que sept est un nombre premier, et donc indivisible autrement que par lui-même. De plus, c'est le premier polygone régulier non constructible avec la règle et le compas à partir d'un cercle. L'architecte de Rieux savait travailler...

On prête à Hippocrate cette sentence : « Le nombre sept, par ses vertus cachées, maintient dans l’être toutes choses ; il dispense vie et mouvement : il influence jusqu’aux êtres célestes ».

16 février 2010

La basilique saint Martin d'Ainay, Lyon

Sur son emplacement fut construit le premier sanctuaire chrétien de Gaule. Une première chapelle fut édifiée en cet endroit au II ème siècle, sur un temple très ancien.saint_martin_d_ainay_001


Le confluent, entre Rhône et Saône, était une zone marécageuse parsemée d'iles. Après la période romaine, les premiers chrétiens construisirent vraisemblablement un monastère qui fut détruit plusieurs fois : par les Huns, les Vandales, les crues du fleuve, les Arabes....

Sabin, compagnon de Romain, aurait été abbé d'Ainay au début du V ème siècle. Salonius aurait restauré les bâtiments du monastère et lui aurait donné le vocable de Saint Martin. Anselme, abbé au VI ème siècle, aurait construit l'église saint Pierre pour remplacer saint Martin détruite.

L'abbaye est mentionnée à l'époque d'aurélien au milieu du IX ème siècle.

Enfin, la nouvelle abbaye fut construite et consacrée par le pape Pascal II, le 27 Janvier 1107. Amblard commence sa restauration au début du XII ème. Gauceran en achève la construction. Le pape Innocent IV réunit à Lyon sous le reigne de Saint Louis le concile qui excommunie l’empereur Frédéric II. Après six ans passé à Ainay, il reconnaît à l’abbaye 71 églises, abbayes et prieurés dispersés de la Bourgogne à la Provence, ce qui aida son essor.saint_martin_d_ainay_025(Une des photos représente la dédicace du pape, retrouvée sous le choeur en 1852)

A la renaissance, le monastère possède un port sur le fleuve, son abbé habite un palais, les moines disposent d’importants bâtiments conventuels, de deux cloîtres, d’un jardin, d’une vigne. En 1562, les troupes réformées du baron des Adrets détruisent de nombreux bâtiments. En 1600, Henry IV y séjourne à l’occasion de son mariage avec Catherine de Médicis. Louis XIII y passe quatre fois avec son ministre Richelieu, puis Louis XIV quelques années plus tard. La Révolution lui est fatale : palais des abbés rasé, bâtiments et terres vendues, église transformée en grenier.

Les clochers.

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Ses deux clochers sont caractéristiques de l’art roman. Le plus haut, au dessus de la façade, contient les cloches.Il se détachait en avant de l'église au XI ème siècle. J'ai mis plusieurs années avant de me rendre compte qu'un acrobate s'accrochait sur l'un de ses angles...

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L'acrobate représente le retournement, comme celui que l'on trouve par exemple avant de pénétrer dans l'église de Thuret.
"Il est le reflet de nous même, il nous permet d'acceder à notre propre image intérieure."
Il nous indique le chemin, et quand les énergies basculent, c'est à nous de trouver un nouvel état de conscience pour que "de simple pélerin nous puissions grandir en force, en sagesse et en gloire". saint_martin_d_ainay_087

L’autre est un clocher lanterne qui éclaire la croisée du transept; typique de la région Lyonnaise.saint_martin_d_ainay_004

Entre les fenêtres des 2e et 3e étages de la facade, la surface de la pierre est occupée par une croix de briques qui semble suspendue à un collier d’émail rouge et blanc. Sous ce collier, on distingue une frise comportant une quinzaine de sujets taillés en méplat et représentant des animaux symboliques, comme le lion, le griffon ou le cerf repris à l'intérieur.(Cernunnos).

Deux gardiens de chaque côté du porche d'entrée...

saint_martin_d_ainay_006saint_martin_d_ainay_007

Le volume intérieur de la nef est ample (34 m de long sur 17 m de large, bas-côtés compris). Remaniée de nombreuses fois au cours des siècles, la charpente primitive de la nef a été remplacée au XIXe siècle par une voûte. A cette même époque, les murs latéraux ont été percés d’arcs ouvrant sur des chapelles.

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Les colonnades de la nef rappellent les églises de 4e siècle. On devine pourquoi : Lyon avait été une capitale antique dont les ruines étaient loin d’avoir disparu. Pour construire une nef, il était tout simple de réutiliser les colonnes romaines qu’on avait sous la main. C’est ce qui explique l’originalité de cette église, peut-être unique en France.

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Les quatre monolithes qui supporte le clocher lanterne à la croisée du transept proviennent des restes du sanctuaire des Trois-Gaules dont l’autel était encadré par deux colonnes gigantesques que les gallo-romains avaient jadis fait venir d’Egypte. Ces deux colonnes furent sciées en deux, embarquées sur la Saône et hissées sur le chantier de Saint-Martin d’Ainay. saint_martin_d_ainay_043

Dans l'abside, des frises horizontales présentent des médaillons carrés ou circulaires, encadrés par des rinceaux. (1120-1135). Nous retrouvons ici notre ami le cerf, ainsi que le pélican, l'homme dont la bouche est le départ de ramures (voir symbolique dans Thuret).




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La basilique est en cours de restauration, c'est pourquoi je ne peux vous proposer les vues de la façade est...

Lyon_015aBon cette fois la restauration est faite, je vous propose quelques photos. Je dois dire qu'ils ont fait un travail extraordinaire, c'est magnifique...


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Chapelle Sainte Blandine d'Ainay

Au Sud-Est de la basilique, des passages ouverts au XIXe siècle donnent accès à la chapelle sainte Blandinesaint_martin_d_ainay_026

Un petit chœur domine une nef dont la voûte en berceau plein-cintre repose sur de solides piliers adossés aux murs latéraux. Le chœur, surélevé au-dessus d’une crypte de quelques mètres carrés,(VII ème siècle) est couvert d’une demi-coupole pourvue de deux trompes et décorée de colonnettes et de chapiteaux à entrelacs.(X ème siècle). saint_martin_d_ainay_027

Dans la crypte, le petit carré central, voûté d'arêtes, est agrandi de deux caveaux latéraux.

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La crypte était censée renfermer les reliques de Sainte Blandine contenues dans une caisse, ainsi que les ossements de saint Pothin et de ses compagnons.saint_martin_d_ainay_029

La mosaïque date de 1854, mais reste dans la tradition et nous rappelle que les énergies sont ici bien présentes.

Pour Georges Prat, c'est dans cette crypte que les énergies sont les plus fortes, et que se trouve une étoile énergétique  saint_martin_d_ainay_097

Etude symbolique de la basilique saint Martin d'Ainay

Pourquoi Ainay ?

Certains parlent d'athanacum, d'autres d'Ainacum ou d'Ageniacum. Il y a même une thèse rapprochant Ainay d'Athéna, déesse de la sagesse. Il semble que l'origine la plus probable soit celle d'Athanatos ou Athanoï au pluriel," l'immortel "en grec. Une autre explication fait dériver Ainay de es nao, vers le temple.

Belle entrée pour l'étude d'un lieu sacré...

Je me fie à  Georges Prat dans son livre "résonnances du sacré" pour l'étude géobiologique:

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Il y a présence d'un courant d'eau souterrain important dans l'axe de la nef principale, plus un courant d'eau parallèle sous chacun des bas-côtés, un dans l'axe de la chapelle sainte Blandine (comme nous l'avons vu précédemment) et l'autre dans l'axe de la chapelle Saint Joseph. Des courants d'eau secondaires, perpendiculaires aux premiers, se croisent sous les autels. Deux séries de failles viennent conforter le système. Présence de trois cheminées cosmo-telluriques.





saint_martin_d_ainay_064saint_martin_d_ainay_066saint_martin_d_ainay_076

Tout au long de la visite, des chapiteaux nous rappellent la présence de ces énergies.








Les vitraux, bien que de facture récente, nous proposent  une bien belle vision de l'oeuvre...saint_martin_d_ainay_059saint_martin_d_ainay_060saint_martin_d_ainay_058 Nous allons retrouver le cheminement alchimique et toute sa symbolique.saint_martin_d_ainay_061

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Si Blandine fait office de Déesse-Mère, dans sa crypte souterraine, alors il nous faut trouver son parèdre, Saint Michel. Et bien nous n'avons pas loin à chercher...saint_martin_d_ainay_018 La chapelle Saint Michel se trouve à l'emplacement d'une ancienne chapelle dédiée à la vierge en 1107. Sa consécration date de 1690, mais il est là, flamboyant...saint_martin_d_ainay_084

10 janvier 2011

La tapisserie de la dame à la licorne (Paris)

paris_430aDans une île bleu-nuit, flanquée de quatre essences d'arbres différentes (pin, chêne, oranger et houx), on distingue la silhouette élancée d'une jeune femme élégante...
La tapisserie représentant la Dame à la Licorne fait partie d'une série de six, dont l'histoire est longue et mouvementée.

paris_431aEn 1882, le musée de Cluny achète à la ville de Boussac, au centre de la France, un lot d'objets d'origine médiévale, dont ces tapisseries murales. Le conservateur du musée estima à l'époque qu'il s'agissait de tapisseries françaises sorties d'un atelier ambulant, qui travaillait dans les pays de Loire.
A l'époque de leur création, au XVè siècle, l'on distinguait les " tapisseries à hystoires " et les " verdures ". La Dame à la Licorne appartenait à ces dernières, appelées aussi " mille-fleurs ".

paris_433aEn 1965 et 1966, des experts internationaux les examinèrent, et cette thèse fut rejetée. Depuis, on incline à penser qu'elles sont originaires de Bruxelles, comme en témoigne leur haut degré de perfection et la technique complexe qu'elles révèlent. En outre, les personnages et les animaux qui y figurent rappellent le style puissant d'un excellent peintre, probablement Hans Memling, l'un des grands peintres bruxellois du XVe siècle.

paris_434aLa présence de cet animal dans les armes britanniques contribua à des erreurs d'interprétation de cette série de tapisseries.
Sur la tapisserie, la plus représentée, la licorne contemple son image dans le miroir que lui tend la dame, au centre de la composition. A droite, se trouve un lion qui tient entre ses pattes antérieures une hampe, dont la bannière porte un blason " de gueules à la bande d'azur chargée de trois croissants d'argent".
A ce propos, de nombreux experts se sont interrogés sur la signification de cet étendard. Certains ont suggéré que ces tapisseries aient pu être commandées par le prince Djem, fils infortuné de Mahomet II, le conquérant de Constantinople. L'idéal de ce prince, longtemps captif dans la Creuse consistait à réunir la Croix et le Croissant.

paris_441aFinalement Edmond du Sommerard, nommé conservateur du musée de Cluny en 1842, trouva la solution de cette énigme. Il s'agissait des armes des Le Viste, importante famille de juristes établie à Lyon, et dont plusieurs membres occupèrent des places en vue à la cour de Bourgogne. Le blason de cette famille à côté d'un lion, emblème de la noblesse, ne doit pas nous étonner : en effet, une demoiselle Le Viste épousa un gentilhomme dont la noblesse était d'épée. Ces emblèmes représentent l'union des deux familles. Ces tapisseries turent introduites plus tard par une descendante de cette union au château de Boussac, dont elle avait épousé le seigneur. Au cours d'un voyage dans la Creuse, George Sand découvrit ces tapisseries. Cette anecdote n'est qu'un épisode de plus dans l'histoire de la Dame à la Licorne.

paris_436aOn admet maintenant que ces tapisseries représentent les Cinq Sens, facilement discernables malgré leur symbolique discrète.

La vue est symbolisée par l'attitude de la licorne contemplant son image dans le miroir que lui tend la dame. Pour l'ouïe, la jeune femme tient un petit orgue. Le goût est évoqué par le geste de la suivante qui tend une coupe à sa maîtresse; de plus, le singe s'apprête à goûter un fruit, et le lion montre des signes de gourmandise. Dans la quatrième, l'odorat, la dame tresse une guirlande, et le symbole est accentué par la mimique du singe respirant une fleur.
Au cinquième tableau, le toucher, la dame effleure d'une main la corne de l'animal au pouvoir magique et, de l'autre, elle tient fermement la hampe de l'étendard.
Quant à la sixième tapisserie,connue sous le vocable "à mon seul désir", elle pourrait être une sorte de conclusion philosophique : la dame ne choisirait pas un bijou dans le coffret que lui présente sa suivante, mais, au contraire, y déposerait, en signe de renoncement, le collier qu'elle porte dans les cinq autres tapisseries. Selon certains auteurs, cette sixième tapisserie serait l'entendement, vertu qui, avec la vue et l'ouïe, définit les choses de l'esprit, alors que toucher, goût, odorat sont des sens de la matière.

Selon cette théorie, monde matériel et monde spirituel se sont unis dans cet animal fabuleux. Cette symbolique rejoint l'hermaphrodite de l'hermétisme et il n'en faut pas plus pour que certains aient vu dans ces tapisseries une représentation du Grand Oeuvre des alchimistes.

http://www.france-secret.com/dame_licorne_art2.htm

Autre interprétaion, complémentaire:

paris_438aDans la sixième et dernière tapisserie de la célèbre série du musée de Cluny, intitulée "La Dame à la Licorne", la jeune femme, qui se dépouille de ses bijoux, est sur le point d'être absorbée par la tente, symbole de la présence divine et de la Vacuité. L'inscription qui surmonte la tente, "A mon seul désir", signifie que le désir de la créature se confond avec celui de la volonté qui la dirige. Dans la mesure où notre existence est un "jeu divin", notre part devient libre et active, lorsque nous nous identifions au marionnettiste qui nous crée et nous dirige. Alors le Soi se dissout pour faire place au Grand-Soi, sous la tente cosmique reliée à l'étoile polaire.

La Dame par sa grâce et sa sagesse (Sophia - Shakti - Shekinah, c'est à dire, celle qui est sous la tente) autant que par sa pureté, pacifie les animaux antagonistes du Grand-Oeuvre : le lion qui symbolise le souffre, et la licorne, le mercure. Souvent la Dame est assimilée au sel philosophal. Elle est très proche de la parèdre d' Hevajra dont le nom signifie "celle qui  est sans ego". La corne dressée de la licorne, qui symbolise la fécondation spirituelle et qui capte le flux de l'énergie universelle est en accord avec le symbolisme axial de la tente, prolongé par une pointe avec le symbolisme des deux lances, de la coiffure de la Dame et de sa suivante, célèbrent les noces mystiques de l'Orient et de l'Occident (le chêne et le houx répondant à l'oranger et à l'arbre à pain.)  L'île ovale qui supporte la scène est découpée comme un lotus, symbole de l'épanouissement spirituel. Quand au petit singe assis devant la Dame, il désigne l'alchimiste en personne, le "singe de nature" veillant sur sa maîtresse, qui peut être assimilée à la "Materia Prima";

http://esotcelt.unblog.fr/2006/11/26/la-licorne-et-son-symbolisme/

paris_437aLe lion représente la force et en alchimie. La licorne représente la pureté et en alchimie le mercure. Le griffon sur le coussin représente la fidélité maritale. Le chêne, le houx, l'oranger et le pin représentent les quatre points cardinaux. Le petit singe représente l'animalité de l'homme. Les lièvres sont la symbolique de la vie souterraine. Le héron royal et le faucon symbolisent le bien et le mal.
La dame à la licorne se dépouille de ces bijoux pour passer de la vie matérielle à la vie spirituelle.

http://tapisserie.com.free.fr/Explications.htm

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