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lieux sacrés
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13 avril 2007

La Chapelle-aux-Chasses

La_chapelle_aux_chasses_6aSainte Anne est la patronne de la commune et de l'église. Non loin de la place centrale, en partant sur la droite de l'église, à la fin d'un petit chemin, se trouve la fontaine Sainte-Anne. Elle se déverse dans un bassin probablement d'époque gauloise. La statue de la sainte, dans sa niche, est de facture bien plus récente...

Nous sommes en présence de l'ancien culte à la déesse Ana. L'eau de la fontaine est réputée pour guérir les maladies oculaires. Regardez-bien !


















La_chapelle_aux_chasses_8a"Comme le dieu Janus qui avait deux faces, Ana est non seulement une déesse de la fertilité, mais également une déesse de la mort, du monde souterrain et de l’au-delà, qui règne sur les marais (ana, en gaulois), considérés comme l’entrée des enfers. Déesse de la vie et de la mort, elle est à la fois, comme la terre elle-même, symbole de fécondité et de décomposition, tout naissant de la terre et retournant à la terre.
Le culte de la déesse Ana s’est perpétué soit dans le culte de Marie, notamment en tant que « vierge noire », soit dans celui de sainte Anne, mère de Marie. Lorsque François Villon prie Marie en la nommant « emperière des infernaux paluds », il rappelle que Marie règne, comme Dana, sur le monde souterrain, dont les marais sont un accès.
Le dimanche de Pâques 776, le jour de la consécration de la cathédrale d’Apt, en présence de Charlemagne, fut retrouvé, dit-on, le corps d’Anne. Un aveugle, sourd et muet de naissance, commença à fouiller le sol comme s’il cherchait quelque chose. On creusa aussitôt à cet endroit, et l’on découvrit une chapelle souterraine, éclairée par une lampe. L’infirme fut miraculeusement guéri et l’on trouva dans la chapelle souterraine une châsse portant l’inscription : « Hic est corpus beatae Annae matris virginis Mariae » (Ici se trouve le corps de la bienheureuse Anne, mère de la Vierge Marie).
Chapelle_aux_Chasses__9_C’est à partir de la cathédrale d’Apt où avaient été découvertes les reliques de la sainte que son culte a semblé se développer en Europe. Cependant, la dévotion à sainte Anne, très forte en Bretagne et très nettement identifiable en Suisse, est certainement plus ancienne que cette découverte. Souvenons-nous pour le comprendre qu’aucun des évangiles ne nomme les parents de Marie." http://www.arbredor.com/edh/dieux.html

Ana , également connues sous les noms d' Anna, Dana , Anu , Danu (ou encore Dôn au Pays de Galles), est la « Déesse-Mère » dans la mythologie celtique, elle qui donne son nom auxTuatha Dé Danann, les gens de la déesse Dana, dans la tradition irlandaise.

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10 janvier 2007

Notre-Dame la Brune de Tournus

Tournus_104aLa facture soignée de cette Vierge en bois de cèdre, certains détails du siège ainsi que le costume invitent à la dater du XIIème siècle.

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Tournus_116aOn remarquera en particulier les visage d'adulte de l'enfant Jésus et l'importance des mains de la Vierge. Elle a été dorée au XIXème siècle. Elle était vénérée dans la crypte, près du puits...
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19 avril 2007

Notre-Dame de Taxat-Senat ?

Riom__7_aAu musée Mandet se trouve la statue présumée de Notre-Dame de Taxat-Senat. Cette statue représentant une vierge en majesté date du XIIème siècle et provient donc de la région de Clermont-Ferrand.

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Riom__8_ Elle a une cavité creusée dans son dos et une trace de médaillon au niveau du cou qui laissent à penser qu'elle servait de reliquaire, comme Notre-Dame de Vauclair.
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10 mai 2007

Le cloître de Saint-Philibert

Tournus_009aLe cloître est adossé au côté sud de la nef. Il ne possède que deux galeries au nord et à l'est.

La galerie nord s'ouvre sur le jardin par des arcades cintrées qui reposent sur de massifs piliers carrés, encadrés par des colonnes trapues, aux chapiteaux végétaux et géométriques.Cette galerie est couverte d'une voûte d'arêtes reçues par des colonnes engagées.






Tournus_014aLa galerie orientale est couverte par une charpente. Elle donne sur la salle capitulaire (fermée).
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Tournus_016aUn petit musée lapidaire rassemble un certain nombre de pièces originales du cloître et de l'église.

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Tournus_019aOn y trouve notamment des chapiteaux. Les mieux conservés présentent un bestiaire fantastique. Les chapiteaux historiés sont plus endommagés.   

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10 mai 2007

Les mosaïques de l'église Saint-Philibert

Tournus_091aEn France, très peu de mosaïques ont été conservées en place datant de cette période. Les thèmes du calendrier et du zodiaque, qui représente le temps de Dieu à travers le cycle cosmique, celui de la nature et celui des travaux des hommes, en illustraient d'autres pourtant au XIIème siècle.









Tournus_092aLes tesselles sont taillées dans les calcaires de provenance locale, gris-beige roses ou noirs pour l'essentiel. Mais on noteaussi quelques éléments de marbre, blancs ou bleutés, et quelques fragments de roche d'importation très colorés, sans doute récupéré de placages antiques , ainsi que des morceaux de terre cute. On peut distinguer les étapes successives du travail des mosaïstes, à des lignes de césure qui marquent les différents mortiers de préparation. Style et technique relèvent d'une influence antique, peut-être relayée par des modèles italiens.





Tournus_094aQuatre médaillons, au sud, sont bien conservés : le mois de mai, illustré par un splendide cavalier, blanc comme sa monture ; le signe du gémeaux, représenté par deux personnages nus, accompagnés de l'inscription entièrement conservée « SOL : IN : GEMINIS » ; le mois de juin, « IUNIUS », avec un faucheur, torse et pieds nus ;

enfin, le signe du cancer formulé par son inscription et un animal à carapace rouge, avec huit pattes fourchues. Un demi médaillon figurant le mois de juillet - « ...LIV... » pour « IULIUS »-, dont ne reste que la demi couronne décorative, s'inscrit à l'extrémité sud-ouest de l'hémicycle

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16 juillet 2007

Itinéraire vers le monastère

Les ruines

Sacra_San_Michele_098aDe la terrasse de l'église, les ruines imposantes du grand monastère bâti entre le XIIème et le XIVème siècle s'offrent à la vue. C'est ici, que pendant des siècles, se dressa l'ancienne forteresse des Ligures, puis le castrum romain.C'est la partie de l'abbaye qui occupe la plus grande surface. Elle s'étendait en direction du Nord-Ouest sur près de 50 mètres. les puissantes arcades rappellent que cette partie du monastère avait la capacité d'accueil nécessaire pour un grand nombre de moines.






Sacra_San_Michele_124aLes hautes murailles, les arcs, les piliers et les barbacanes sont tout ce qui reste de ce bâtiment grandiose à cinq étages qui se termine au bord du précipice de la montagne avec la célèbre Tour de la Belle Alda.
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Sacra_San_Michele_130aLa tour peut être vue de loin puisque elle est isolée du reste du monastère. Selon la légende populaire, la Belle Alda se jeta de la tour pour échapper à un groupe de mercenaires et en sortit indemne. Lorsque elle décida cependant de se jeter à nouveau, cette fois par vanité et pour de l'argent, elle s'écrasa contre les rochers de la montagne. Tiens, ça me rappelle une légende similaire qui se passait à...la chapelle Saint Michel d'Aiguilhe.
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Les étages

Sacra_di_San_Michele_033aDe l'église, un escalier nous emmène vers le troisième étage, et vers l'atelier. C'est le niveau du monastère ancien, sur le côté Sud et Ouest, qui est encore occupé par les pères Rosminiens. L'atelier est une pièce caractéristique, avec une voûte en berceau de briques, noircies par le temps et par la fumée. On y faisait des travaux d'entretien des outils ou l'on créait artisanalement de nouveaux produits manufacturés. Une forge se trouve au fond de la pièce.
Nous trouvons de nombreux locaux similaires. La structure des salles s'appuie sur la roche dure que l'on voit apparaitre souvent. Dans cette partie, les chambres de l'ancienne partie claustrale.



Sacra_di_San_Michele_034aAu deuxième étage, également habité par la communauté et appelé étage des Chartreux, la cuisine, le réfectoire, la buanderie, les salons, parloirs, et le petit cloitre.
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Sacra_di_San_Michele_037aPuis empruntant à nouveau un escalier, nous trouvons le premier étage. Là nous avons la bibliothèque, des salons de receptions, des halls, l'ancien bûcher, l'ancien cellier et la salle des archives. Le hall d'entrée à conservé son aspect millénaire avec son sol en cailloutis et ses affleurements de roche.

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Sacra_San_Michele_141aDehors, l'ancienne citerne, encore emplie d'eau, et quelques pièces ouvrant sur l'extérieur. Nous voilà revenus au point de départ, c'est à dire davant l'escalier monumental arrivant devant le grand porche d'entrée.
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16 juillet 2007

L'église


Sacra_San_Michele_061Après avoir passé la porte du zodiaque, nous arrivons dans les derniers escaliers menant au porche de l'église. Les contreforts sont du XIXème siècle, mais il reste quelques marches originelles qui tournaient derriere les absides quand l'escalier des morts n'existait pas.















Le portail

Sacra_San_Michele_064aIl fut construit par les architectes d'Hugues de Montboissier au début du XIIème siècle. Réalisé en pierre verte et grise, constitué de plusieurs arcs, arêtes et cordons, il est soutenu par une série de demi-colonnes caractérisées par des chapiteaux floraux.









Sacra_San_Michele_068aEn haut, l'archivolte formant le larmier est terminé par une tête de moine encapuchonnée. De l'autre côté existait la tête d'un jeune moine aux cheveux coupés en couronne. Janus ?

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Sacra_San_Michele_063aLes colonnettes, de part et d'autre du portail, surmontées d'arcs gothiques trilobés, sont une adjonction postérieure. ce sont les restes d'un portique qui protégeait le portail. Les deux battants ont été réalisés en 1826. En haut à gauche, on distingue, enchassée, la stèle romaine  du Ier siècle qui porte la dédicace à la divinité alpine.
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L'intérieur de l'église

Sacra_San_Michele_074aGrande et solennelle, malgré ses dimensions modestes, (22 mètres depuis l'entrée du choeur ancien jusqu'à l'abside), l’abbatiale compte trois nefs de dimensions réduites séparées par des piliers fasciculés, dont les voûtes croisées en ogive expriment une fusion parfaite entre art roman et gothique. Plus de la moitié de la surface de l’église repose sur un unique grand pilier de pierre très haut qui se trouve au centre du soubassement inférieur, dans l'escalier des morts.






Sacra_di_San_Michele_028aL'église d'Hugues de Montboissier occupait en longueur un peu plus de la moitié de la nef principale, et arrivait  avec ses absides jusqu'aux deux piliers ronds.

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Sacra_San_Michele_115aL'un des piliers  est posé directement sur le roc, et il s'en dégage une énergie incroyable. Heureusement que l'on trouve de beaux éclatoirs sur les chapiteaux. On en compte 139 dans toute l'église. La symbolique est riche.
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Sacra_San_Michele_087aLa grande baie de l'abside montre un décor sculpté de l'école de Plaisance et comporte 6 statues, placées les unes au dessus des autres, dans l'encadrement. Les prophètes sont présents, Isaïe, Jérémie, Daniel et Ezéchiel. Ils tiennent à la main une tablette sur laquelle sont gravées les promesses de l'ancien testament.
Au dessus des pilastres absidaux il est possible d'admirer les quatre évangélistes et les symboles correspondants (de droite à gauche: Mathieu, Marc, Luc, Jean).
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Sacra_di_San_Michele_031aLa partie inférieure est occupée par la scène de l'annonciation de l'archange Gabriel à Marie : ce sont, dans ce cas, le visage et la contenance de Marie qui méritent une attention particulière et qui suscitent une profonde admiration pour la spiritualité et la douceur mystique qu'ils expriment. Il est le seul a n'avoir pas été dégradé par le temps. 

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Sacra_San_Michele_112aMarie, parèdre de Saint Michel, est présente dans toute l'église, et surtout sur la fresque de Secondo del Bosco da Poirino. Elle occupe toute la paroi au fond du collatéral Sud. On retrouve ici la fresque de la légende, étudiée plus haut.











Sacra_San_Michele_082aDans l'abside de droite, un ancien autel dont on dit qu'il serait construit par la juxtaposition d'un autel païen et d'une table chrétienne reposant sur 4 colonettes. Une tradition l'attribue à Saint Jean Vincent.







Le portail des moines

Sacra_San_Michele_102aAu fond du collatéral Nord, il conduisait autrefois aux édifices claustraux. Aujourd'hui, il donne accès à une terrasse d'où l'on domine la vallée et les ruines du monastère. Il est divisé par un pilastre, orné à l'origine de deux colonnettes d'angle. Le tympan comporte deux arcades trilobées. Deux autres pilastres constituent les ébrasements de ce portail, qui présente des similitudes avec le portail d'entrée dans l'église.







Sacra_San_Michele_104bnL'archivolte se termine par une tête grimacante, d'un homme qui se tient la bouche écatrée. On vous dira que c'est un bouffon ou un diable. Mais que veut-il nous dire ?








Le sanctuaire primitif

Sacra_di_San_Michele_023aSitué sous le dallage de la basilique, on y accède depuis la nef centrale. Il est composé de trois chapelles juxtaposées qui permettent de suivre l'évolution progressive de l'oratoire du castrum romain devenu sanctuaire de l'archange.









Sacra_San_Michele__13La dernière chapelle, au Nord, la plus petite, au sol de roche vive, fait penser à une construction du Vème siècle. La chapelle du milieu, plus ample et élaborée, serait l'ajout effectué par les premiers moines. La plus vaste avec une belle abside et des parois de roche, est attribuée à Saint Jean Vincent. C'est elle qui aurait été consacrée par les anges, et demeure le lieu le plus vénérable de la Sacra.




La cellule érémitique

Sacra_San_Michele__11ll s'agit d'une petite pièce découverte en 1987 au dessus du plancher du couloir qui parcourt l'étage sous "l'ancien choeur".
C'est un espace étroit de 2 mètres environ de coté. Au moment de sa découverte, il était encombré de décombres. Une fois dégagé, on a retrouvé deux précieuses monnaies d'argent frappées par les évêques du Puy (fin Xème siècle) et par les vicomptes de Limoges (fin Xème siècle, début XIème). Cette découverte a permis, en partie, de dater l'espace retrouvé et aussi d'en indiquer l'utilisation comme probable débarras, avant qu'il fût oublié. Il y a d'autres hypothèses sur l'utilisation de cet épace: qu'il pût être la cellule de l'ermite Jean Vincent ou bien une cellule érémitique utilisée par les moines pour se retirer et prier en solitude, au calme, mais proches de la communauté.
Sa position et sa construction en matériaux solides amènent aussi à penser que la petite pièce devait faire partie de la première église abbatiale avant de se réduire à un entrepôt.

10 mai 2007

La crypte de Saint-Philibert de Tournus

Tournus_049adédiée à St Valérien, martyrisé à Tournus au IIème siècle, à demi-enterrée en raison de la pente du terrain, elle sert d'assise au chevet de l'église. On remarquera les particularités du voûtement, réalisé en une sorte de béton grossier et laissé brut de décoffrage, héritage des techniques de voûte préromane.
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Tournus_062aLe choeur de la crypte est décoré de colonnes du XIIème siècle. La chapelle centrale abrite le sarcophage présumé de Saint-Valérien.Tournus_054




















Tournus_051La crypte reproduit le plan du choeur. Plusieurs chapelles orthogonales, voûtées en berceau, viennent se greffer sur le déambulatoire. On y trouve de nombreuses fresques.
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Tournus_068aLa partie centrale de la crypte est presque entièrement isolée du déambulatoire par un mur épais. Quelques arcades cintrées permettent d'y pénétrer. Cet espace est divisé en quinze petites travées voûtées d'arêtes par de fines colonnes. 
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Tournus_064aDans la partie ouest est logé un puits, encadré par deux colonnes galbées aux chapiteaux végétaux.
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16 juillet 2007

Le grand escalier

Sacra_San_Michele_027aA l'intérieur du soubassement fut érigé un immense escalier, appelé escalier des morts. Un dénivelé de 20 mètres sépare le départ de l'escalier du niveau de l'église et de son dallage, ce qui le rend particulièrement raide.










Sacra_San_Michele_037aLorsque l'on monte les premières marches, sur le côté gauche, un pilier de 18 mètres. Ses grands arcs qui prennent appui sur lui soutiennent le choeur de l'église.











Sacra_San_Michele_041aCôté Nord et Est, deux occulus. Celui du Nord est décalé par rapport à la fenêtre du dessous. M'est avis que l'architecte savait très bien ce qu'il faisait...
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Sacra_San_Michele_040aSur le pilier, gravé à la base des arcs, un ouroboros dans lequel se trouve un personnage. Un pied dedans, un pied dehors. Une main dedans, une main dehors... Signe de maîtrise ?











Sacra_San_Michele_029aLe long des parois rocheuses, à intervalle régulier, s'ouvrent des niches où, jusqu'en 1937, se trouvaient les sépultures d'abbés et de bienfaiteurs du monastère. D'où son nom d'escalier des morts.

















Sacra_San_Michele_034aSacra_San_Michele_017aJ'irai même plus loin, comme dirait l'un des Dupon t/d. Si vous connaissez la toile de Jérôme Bosch représentant un tunnel, avec la lumière au bout et les anges accompagnant les âmes, vous aurez une idée de ce que l'on ressent en commençant l'ascension.

10 mai 2007

L'église St Philibert de Tournus

Tournus_001aC'est l'un des plus grands monuments romans de France. Elle a été construite principalement au XIème siècle. Elle est composée d'un ensemble de sanctuaires répartis sur trois niveaux : la crypte, la grande église de plain-pied, nef et choeur, l'avant-nef formant entrée, et une église supérieure. Adjacents à l'église sur son flanc sud, subsistent les principaux bâtiments conventuels, cellier, réfectoire, salle capitulaire disposés autour du cloître.

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Tournus_135aLa façade est ornée d'un jeu de bandes lombardes. Le massif se compose de deux principaux niveaux. Le premier, assez haut, voit l'alternance d'ensembles de deux bandes à quatre arcs pendants avec des bandes à sept arcs. Le portail cintré, surmonté d'un fronton triangulaire, s'incrit dans ces bandes.
Au deuxième étage, on trouve des bandes à trois arcs pendants, interrompus par une bande très large dont les arcs échelonnés répondent au fronton du portail. Des créneaux remplissent l'espace entre la tour et l'amorce de tour sud, percé de baies géminées.










Tournus_139aLa tour nord se détache du massif par trois niveaux. Au premier sont percées de petites baies géminées retombant sur des colonnettes. Au-dessus d'une frise d'arcatures aveugles, on trouve de niveaux de baies cintrées garnies d'abat-sons : au premier étage, elles sont quatre (géminées), reposant sur de fines colonnes.
Au niveau supérieur elles sont trois, plus larges, reposant sur des colonnettes et deux statues colonne, représentant Valérien et Philibert.    
On trouve deux autres statues aux angles sud-ouest et nord-est. Les autres angles sont ornés de colonnes à motifs géométriques.

   









L'avant-nef ou narthex

Tournus_030aElle est sombre et massive avec d'énormes piles rondes maçonnées.  Le narthex comporte trois travées centrales voutées d'arêtes et bordées de collatéraux coiffés de berceaux perpendiculaires au vaisseau central.

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Tournus_037aSes piliers cylindriques sont particulièrement massifs. Des vestiges de peintures murales du XIIème et du XIVème siècles.

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La nef

Tournus_040aL' élan des piles rondes, la hauteur des voûtes, la lumière, la couleur à dominante rose semée de blanc, l'équilibre et la puissance des masses architecturales constituent à chaque visite autant de sujets d'admiration pour le visiteur.
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Tournus_042aLa série des cinq berceaux transversaux qui couvrent les travées de la partie centrale constitue l'une des originalités les plus frappantes de Tournus.

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Tournus_122aCette solution architecturale audacieuse offre un double avantage : elle reporte les poussées sur les massifs de l'abside et de l'avant-nef ce qui a permis de décharger les murs latéraux et d'ouvrir dans ceux-ci les dix larges fenêtres hautes qui inondent de lumière le grand vaisseau.

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Tournus_124aCette étonnante réussite architecturale n'eut cependant pas de suite du fait certainement de sa technique très élaborée et de son prix élevé. A remarquer également : quelques peintures murales ainsi qu'une très belle statue-reliquaire Notre-Dame-la-Brune installée dans le bas-côté sud. On admirera le majestueux buffet d'orgues du XVIIème siècle de style Renaissance, classé Monument Historique.
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La croisée du transept

Tournus_097aElle est voûtée d'une coupole octogonale sur trompes. Ces dernières sont soutenues par des groupes de six colonnettes entre lesquels s'intercalent des baies.
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Tournus_102aLes piliers de la croisée sont ornés de chapiteaux historiés.  Chaque bras, couvert par un berceau, ouvre sur une absidiole. Le collatéral nord est éclairé par une grande baie gothique.
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Le chœur et le déambulatoire

Tournus_093bLe chœur a été restauré au XIIème siècle . Elégance et richesse de la décoration et des chapiteaux : feuillages, personnages fantastiques, scènes historiées. Le reliquaire placé au centre abrite les reliques de Saint Philibert.
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Tournus_086aLe déambulatoire ouvre sur 5 chapelles rayonnantes dont la centrale dédiée à Saint Philibert. Ensemble exceptionnel de mosaïques du XIIème siècle découvertes lors de la dernière campagne de restauration, représentant des signes du zodiaque et les activités humaines liées aux saisons.
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16 juillet 2007

L'arrivée à la Sacra di San Michele

Sacra_San_Michele_186aCette "merveille" se voit de loin, et l'on a cette impression furtive que l'on va la toucher bientôt. Furtive certes, car il faut, comme au Mont Saint-Michel au péril de la mer, faire une bonne marche avant de trouver l'entrée.










Sacra_San_Michele_187aComme d'habitude dans un haut-lieu, il faut un exercice physique permettant de se vider avant de se remplir à nouveau. L'énergie reçue, la vision du mont et de la vallée en contrebas, sont déjà une récompense.










Sacra_San_Michele_204aLe chemin d'accès est bien dans la tradition magique. Plusieurs portes de vie se présentent, ainsi qu'un premier gardien.
Le passage est emprunté, mais à peine dégagé. Son entrée par contre est bien cachée. Il faut montrer patte blanche, monsieur gardien n'est pas commode. Mais il fait bien son travail.














Sacra_San_Michele_198aUne fois entré sur la voie, un deuxième gardien pointe le bout de son nez. Plus loin, une "station" sous une pierre me fait penser aux trous creusés dans la roche le long de l'escalier montant à la chapelle Saint-Michel  d'Aiguilhe au Puy.
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Sacra_San_Michele_181aLe vrai chemin, plus haut que la route bétonnée reservée aux touristes ignorant les vertus des énergies, serpente sur la crête du passage. Un vrai dos de dragon.











Sacra_San_Michele_168a__640x480_Je n'ai pas compté précisément le nombre de portes, gageons qu'elles sont au nombre de 12.
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Sacra_San_Michele_175aUne pierre me fait penser au rocher de Merlin dans le massif du Pilat...












Sacra_San_Michele_183aPlusieurs pierres présentent des cupules. Je ne connais pas leur signification, (je ne pense pas qu'elle servaient à fabriquer de l'eau lustrale, plutot un signe, ou une trace d'ancienne barrière), mais étant donné que l'endroit était sacré bien avant la construction de l'édifice du Xème siècle, elles représentent les traces de reconnaissance par les anciens de l'énergie dégagée au sommet de la montagne.

Nous voilà prets pour la rencontre avec le sanctuaire...

31 août 2006

Monestir de Poblet, le réfectoire et le dortoir

poblet_santa_creus_096poblet_santa_creus_097L'ancien dortoir du XIII ème conservait à l'époque les pressoirs qui servaient à faire le moût (actuellement le parloir où se trouve la statue de Saint Bernard ).

 

 

 

 

 

 

 

 

 poblet_santa_creus_089Le refectoire a été transformé en cellier (on rabaissa le niveau du sol pour poser les cuves) qui porte encore les traces des conduits pour le vin et un silo en pierre).

31 août 2006

Monestir de Poblet, les enceintes et le palais royal

poblet_santa_creus_001Le monastère se trouve entouré de trois enceintes.

poblet_santa_creus_004Dans la première, nous retrouvons une chapelle dédiée à sainte Marie, Saint Michel et Saint Georges (on retrouve les parèdres).



poblet_santa_creus_002Près de cette chapelle, la porte dite "dorée", qui doit son nom au métal dont elle était faire selon la tradition.

poblet_santa_creus_025Dans la deuxième se trouve la place avec au fond la muraille imposante du monastère et la façade de l'église. Cet espace était autrefois bien plus construit. On y trouve encore les restes de l'ancienne auberge du XIV ème siècle.

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Les tours royales permettent l'entrée à ce qui fut proprement la claustration. C'était à l'époque la seule porte d'entrée à l'enceinte fortifiée par les murailles.




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poblet_santa_creus_019Dans la troisième, après avoir traversé les tours, se trouvent l'entrée du palais royal et les dépendances auxilliaires de la communauté. Dans le palais, le musée, avec une statue de Sainte Anne portant la vierge et l'enfant. Rarissime, je n'en ai vu qu'une autre comme celle-là à Polignac, dans l'église romane. Elle date du XII ème siècle...

9 août 2006

Monestir de Poblet, historique

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Situé dans un site splendide de la contrée de la Conca de Barberà, Catalogne, habitée depuis les temps préhistoriques, protégé par les montagnes de Prades, le monastère de Poblet est l'un des plus importants et des mieux conservés du monde cistercien.Si vous voulez vous familiariser avec le monde cistercien, une adresse remarquable: http://www.cister.net/disc_larmes.htm

poblet_santa_creus_005Au milieu du XII ème siècle, le comte de Barcelone Raymond Bérenger IV, qui achevait la reconquete du territoire catalan, donna aux moines de Fondfroide le Hortus populeti (terre plantée de peupliers) afin d'y fonder un monastère. Douze moines commencèrent le défrichage et élevèrent quelques bâtiments en 1153, suivant le plan des Benedictins. L'axe de l'église est bien sûr est/ouest.

Durant le dernier tiers du XII ème siècle, on construisit les premiers bâtiments monumentaux tels que l'église, une partie du cloître, le refectoire, le temple de la fontaine et l'infirmerie. Le siècle suivant verra s'achever l'ensemble des dépendances régulières telles que la salle capitulaire, la salle des moines, le chauffoir, la cuisine, le dortoir et le reste de la zone des convers.

Les rois d'Aragon ne cessèrent de témoigner leur protection au monastère.. C'était, avec Santa Creus, leur étape favorite entre les deux capitales de Saragosse et de Barcelone, leur lieu de retraite auprès de l'abbé, qui avait charge d'aumonier royal.

poblet_santa_creus_102En 1835 la vie monacale prit brutalement fin. Les édifices furent incendiés, pillés et détruits. Les ruines impressionnantes furent protégées par la commission provinciale des monuments de Tarragone jusqu'à la création du patronage royal de Poblet en 1930.

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Le 24 novembre 1940, des moines cisterciens Italiens y reprirent la vie monacale.

30 mai 2007

L'église Saint-Nicolas de Beaujeu

BeaujeuLorsque les premiers sires vinrent s'établir sur le rocher de Pierre-Aigüe, au fond du vallon qu'occupe Beaujeu, s'étendait, si l'on en croit une tradition très vraisemblable, un petit lac. Le chemin venant de Belleville prenait de l'altitude en côtoyant les flancs de la montagne de Gonty pour arriver à la forteresse des sires. C'est là, sous les murs protecteurs du château, que Beaujeu commence à naître. La construction de l'Eglise de St-Nicolas, vers 1130, créa un nouveau point d'attraction pour les nombreux artisans qu'amenait à Beaujeu sa situation sur la grande route de la Saône à la Loire. En, 1260, la ville obtint de Guichard IV des privilèges semblables à ceux de Villefranche. Dès lors elle prit un rapide développement.



L'église Saint-Nicolas de Beaujeu

Beaujeu__3_aC'est une des plus importantes églises romanes du Beaujolais. C'est le 12 février 1132 que l'église fut consacrée par le pape Innocent II, venu en France chercher un soutien contre son compétiteur, l'Antipape Anicet II (Pierre de Léon). Passant par Beaujeu, il consacra l'église et la dédia à Saint-Nicolas, qui était le patron du monastère dont il avait été l'Abbé.








Beaujeu__4_aL'église avait été fondée par le puissant Seigneur de Beaujeu, Guichard III. La légende raconte que le lieu où est implanté cette église était un étang, que le fils du prince Guichard III, revenant de chasse, y voulu faire boire son cheval et tomba dedans et ne parut plus; la nouvelle de cet accident, si inopiné, étant portée à sa mère, elle voua de faire bâtir une église au lieu où son fils paraîtrait, ce vœu ne fut pas plutôt énoncé de la bouche de cette princesse, qu'on vit le prince fils, remonter du fond de l'étang au dessus, ce qui fit que Guichard III fit bâtir l'église au lieu où elle est encore présente.
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Le Clocher

Beaujeu__5_aImposant par son antiquité, c'est le monument le plus ancien de la ville. C'est le clocher clunisien en forme de lanterne, se terminant par une croix surmontée d'un coq. Ce genre était en honneur au XIIème Siècle.
C'est un lourd clocher carré à trois étages: l'étage supérieur est percé sur chaque face de deux fenêtres à plein cintre dont la retombée intérieure des archivoltes vient reposer sur un massif de trois colonnettes disposées en demi-quinconces; la retombée extérieure des archivoltes se fait sur des pieds-droits cantonnés chacune d'une colonnette. Les deux groupes de fenêtres géminées sont séparés par une colonne engagée qui, reposant sur le cordon d'où s'élève l'étage, va soutenir la corniche de la flèche. Les arêtes verticales du clocher sont cantonnées elles-mêmes, chacune des deux colonnettes. L'étage médian n'a qu'une fenêtre amortie en plein cintre sur des pieds-droits cantonnés de colonnettes. L'étage inférieur, très bas, est aveugle.




La Nef

Beaujeu__7_aUne longue nef, sans colonne ni pilier, est éclairée par sept fenêtres: trois sur le portail et quatre dans la nef, celle-ci est séparée du transept par un grand mur sur lequel deux puissants contre forts à ressauts contrebutent les piliers du clocher; ce mur est percé d'un grand arc triomphant en ogive doublée, surhaussée, et latéralement de deux étroits passages haut voûtés en arc brisé. Les travées du chœur sont voûtées, la centrale, en berceau brisé, les extérieures en compartiments d'arêtes. La dimension de la nef est de 30 mètres du portail au choeur, et de 12 mètres de largeur. Deux petites absides ou absidioles, voûtées comme la principale, flanquent celle-ci, éclairées chacune par une fenêtre en plein cintre.


Beaujeu__9_aLe carré du transept, qui communique avec la travée de chœur par une arcade en ogive doublée, est circonscrit par quatre forts piliers carrés, cantonnés de colonnes engagées et supportant une coupole octogonale sur trompes. Les bras de la croisée, voûtés en berceau par une fenêtre, ils sont séparés du chœur par des arcs simples et du carré du transept par des arcs doublés; tous sont en cintre brisé.
Au centre de la croisée des transepts, une dalle de couleur grise fait en sorte de séparer l'âme du corps. Pratique utile quand on pose le cercueil du défunt dessus.
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Les Pilastres de l'Abside

Beaujeu__17_aBeaujeu__19_aL'abside, en cul-de-four, est entouré - ce qui est rare - d'une arcature à cinq baies en plein cintre; les deux extérieurs sont aveugles, les trois autres, refaites, ébrasées en sens contraire. Les retombées des arcs s'atténuent sur des pilastres.
Ces pilastres, qui, dans l'abside, encadrent les vitraux, sont au nombre de quatre, avec des chapiteaux composés de motifs différents. Ces sculptures représentant des guirlandes, des spirales savantes, des décorations faites d'entrelacs compliqués.

Ils semblent reprendre la symbolique des piliers d'Avenas, en moins complets. Nous retrouvons les 7 chakras avec la fleur correspondant aux organes qu'ils gouvernent, puis une kundalini partant de la bouche d'un homme. Des feuilles d'acanthes et des roses de Jéricho complètent la décoration.
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La chapelle sainte-Anne   
         

Beaujeu__27_aCette chapelle fut édifiée à la période du beau style gothique flamboyant, c'est-à-dire vers le début du XVème siècle.
La voûte est garni de nervures savantes, qui viennent se résoudre aux quatre angles en des corbeaux finement sculptés qui révéleraient plus de détails s’ils n’étaient recouverts de peinture. La clé de voûte est dentelée.
La chapelle est éclairée par une remarquable ouverture partagée par un meneau central, qui s'entrelace avec ceux de étale avec beaucoup de grâce les figurines contournées dans l’ogive. Il est dommage que le temps n'ait pas respecté le vitrail qui garnissait cette ouverture, une simple fenêtre le remplace.
L'autel de la chapelle est en bois. Dans une niche creusée au dessus du tabernacle, on voit une grande statue de Sainte Anne debout. À sa gauche, on trouve la Sainte Vierge Marie encore fillette, tenant un livre ouvert et lisant les Saintes Écritures sous la surveillance de sa mère.
Au pied des statues, un petit tonnelet sur lequel on lit : « Confrérie de Sainte Anne. 1866. » indique que Sainte Anne est la patronne des vignerons. N'est-elle pas la grand'mère de Jésus, dont le premier miracle a été de changer l'eau en vin aux noces de Cana ?

L'enfeu de la chapelle

Beaujeu__26_aL'enfeu est cet enfoncement dans le mur de séparation de la nef avec la chapelle, enfoncement dont la paroi est ajourée par de superbes ouvertures taillées dans la pierre. Sa dimension est de 2,20 m de base, de 0,60 m de profondeur. Le mot « enfeu » vient de enfouiret désigne une sorte de caveau funéraire pratiqué dans un mur, comme on en voit dans les catacombes.
On prétend qu'à la mort d'un Sire de Beaujeu, son corps était exposé dans cet enfeu avant l'inhumation. La forme, la grandeur et surtout l'étymologie du mot enfeu, enfouir, caveau, semble être vraisemblable.

http://www.beaujeu.com/histoire.html

14 mai 2007

L'église Saint-Nicolas de Murat

Murat__11_Murat le riche a été un fief réputé depuis plus de mille ans. Bordé par deux rivières, l'Aumance et le Murat, ce bourg historique montre fièrement les vestiges de son château du XIème siècle, ancien poste fortifié romain, puis domaine des Bourbons.









MuratL'église Saint-Nicolas fut construite aux XIème et XIIème siècles en grès rouge. Le clocher fut ajouté au XVIIIème siècle.

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16 avril 2007

La vierge noire


Moulins__17_aDepuis toujours, Moulins et sa région ont été consacrées à la déesse-mère, puis à la vierge. La vierge noire de Moulins est une vierge en majesté du XIème siècle, qui a été marouflée au XVème. la croyance populaire en fait un don de Saint Louis et l'histoire voudrait qu'elle ait été ramenée de Palestine par un sire de Bourbon.














Moulins__21_aIl y eut à Moulins deux vierges noires, dont l'une oeuvre d'un sculpteur local. La vierge noire arreta en 1655 l'incendie qui commençait à détruire la ville, par l'action d'un habitant qui jeta dans les flammes le manteau de la statue.















Moulins__15_aOn avait coutume de faire brûler devant Notre-Dame de Moulins une roue de cire, symbole solaire de régénération, comme à Marsat
(Vierges noires, Jacques Bonvin)

14 mai 2007

Eglise Saint-Pierre et Saint-Paul de Souvigny

Souvigny__2_C'est Aimard, ancêtre des Bourbons, qui, en 915 ou en 920, donna à l'abbaye de Cluny (elle même fondée en 910) quelques biens qu'il possédait à Souvigny ainsi qu'une église dédiée à Saint Pierre.










Souvigny__5_Le modèste monastère, établi vers 960, connaitra très rapidement un essor providentiel. Saint Mayeul et Saint Odilon, abbés clunisiens, y décédèrent successivement en 994 et 1049.
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Souvigny__24_Souvigny devint alors l'un des centres de pélerinage les plus fréquentés de l'occident chrétien. Jusqu'au milieu du XIIème siècle, alors que la puissance temporellle s'affirmait, le prieuré fut source d'un très grand rayonnement spirituel.
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Souvigny__22_Cette expansion est indissociable de l'ascension de la famille des Bourbons, fondateurs et protecteurs du monastère. Bien vite cependant, des frictions se manifestèrent  entre les deux pouvoirs, et c'est très certainement l'une des raisons qui conduisirent les sires de Bourbon, au début du XIIIème siècle, à délaisser leur résidence de Souvigny pour s'installer à Moulins.

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Souvigny__10_Le XVème siècle, avec les prieurs Eudes de la Ferrière qui réinstaura la rigueur monastique, et Geoffroy Chollet qui remit de l’ordre dans les finances et releva les bâtiments, le retour des Bourbons qui y établissent leur sépulture et comblent de leurs largesses le prieuré, relève Souvigny.









Souvigny__12_Souvigny, qui avait été la première capitale du Bourbonnais, en demeura l'une des principales villes jusqu'au XVIIIème siècle. A l’époque de la Révolution, Il ne reste que quinze moines. Les bâtiments conventuels sont vendus comme Biens Nationaux. L’église prieurale devient paroisse. En 1991, l’église retrouve sa vocation prieurale avec l’installation à Souvigny des frères de la congrégation Saint-Jean.

L'immense église de pélerinage pouvait accueillir dix à douze mille fidèles a été maintes fois remaniée au cours des siècles. Elle a gardé une nef en grande partie romane, comme son chevet.










2 mai 2007

Chapelle Saint-Bonnet de Montmelas-Saint-Sorlin

Chapelle_Saint_Bonnet__3_aLa chapelle de Saint Bonnet, du XIIème siècle, était un lieu de pélerinages pour la guérison de la goutte et des maux de tête.

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Chapelle_Saint_Bonnet__12_aLe clocher, très massif, repose sur des portiques en plein cintre, intégrés dans la maçonnerie. Deux chapiteaux romans ornent la porte d'entrée.

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Chapelle_Saint_Bonnet__11_aL'église est à l'abandon, les ouvertures sont condamnées par des grilles qui permettent de voir à l'intérieur le désastre. La porte d'entrée est même maçonnée.

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Deux routes mènent au promontoire où est implantée la chapelle.

Chapelle_Saint_Bonnet__1_aL'une, en partant sur la droite du parking, large, ensoleillée, serpente autour de la colline sur plusieurs kilomètres.
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Chapelle_Saint_Bonnet__7_aChapelle_Saint_Bonnet__8_aLe chemin est facile, bien entretenu. Deux magnifiques arbres gardent l'entrée de la dernière montée au sanctuaire. Un chêne et un cèdre.
















Chapelle_Saint_Bonnet__29_aL'autre, en partant sur la gauche, entre dans un bois assez dense de sapins tordus. Là, pas de lumière, une atmosphère sombre et oppressante, mais le chemin est droit et plat et mène directement et sans détour à la chapelle.
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Voie sèche, voie humide ?

Chapelle_Saint_Bonnet__26_aCurieusement, des abeilles ont choisi un trou dans le mur sud de la chapelle pour élire domicile, comme sur le mur nord de l'église de Salles-Arbuissonas...

Salles_Arbuissonas_en_Beaujolais__11_a
http://www.rhonetourisme.com/site/page_main.asp?ContentID=43&FromContentID=61&VersionID=1&isRub=2   

9 septembre 2006

L'abbaye royale de Santes Creus, la salle capitulaire et le deuxième cloître

poblet_santa_creus_199La salle capitulaire occupe un vaste espace carré de 11 mètres de côté et couvert de 9 voûtes disposées sur des croisées d'ogive soutenues par 4 colonnes.

De la salle capitulaire part un escalier qui nous mène au dortoir. Cette immense salle de 46 mètres par 11 communique au nord avec l'église.

Le parloir ou corridor unissant le cloître gothique au deuxième cloitre, est suivi de l'entrée à la salle des moines transformée à l'époque moderne en chapelle Saint Bernard. La salle des moines fait 17 mètres par 11; elle est recouverte de 6 voûtes soutenues par 2 colonnes.C'est l'une des plus belles salles de l'architecture de Santes Creus, avec la salle capitulaire. Malheureusement, je n'ai pu la prendre en photo.

 

poblet_arches2Le deuxième cloître est construit sur un plan rectangulaire de 25 mètres par 37. Il est considéré par de nombreux chercheurs  comme une oeuvre de la première période de l'abbaye.

poblet_santa_creus_135Il serait donc antérieur au cloître principal. Il joua un rôle de trait d'union entre les espaces en intégrant le palais royal. On peut voir au sol les restes du premier lavabo.

Guillem de Ferrera intervint dans cet espace pour le réorganiser au plan plus fonctionnel. Il fit sculpter ses armes dans la cour du palais. Ce palais fut construit par Jacques II lorsqu'il décida de fixer sa résidence à Santes Creus.

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poblet_santa_creus_212Le palais était indépendant de l'abbaye et l'on pouvait y entreret sortir sans gêner les moines. La structure du palais est gothique: une cour entourée d'une zone d'habitation. De royal, il devint abbatial et fut réaménagé.

 

 

 

 

 

 

 

 

poblet_santa_creus_223La zone située derrière le cloître s'organisait autour d'une chapelle, qui fut la première église de l'abbaye avant de devenir chapelle de l'infirmerie au XIII ème siècle: c'est la chapelle de la trinité.

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Elle est construite sur un plan rectangulaire de10 mètres par 5. Elle reproduit le modèle typique des églises de la fin du XII ème siècle. Il n'y a pas d'abside se détachant de l'ensemble, la porte est orientée au sud, eu égard à la fonctionnalité de la chapelle et non pas au modèle. (fonctionnalité englobe réseaux telluriques)


 

 

 

 

poblet_santa_creus_218Ces premières dépendances de Santes Creus ont non seulement été modifiées, mais aussi démembrées en grande partie. Seuls subsistent aujourd'hui quelques pans de mur qui témoignent de leur existence. Il nous reste une merveilleuse fontaine... C'est ici que je me suis sentie le mieux.

10 mai 2007

L'église Saint-Valérien de Tournus

Tournus_142bConsidérée comme une chapelle de l'abbaye destinée à honorer Saint Valérien, patron primitif de Tournus martyrisé au IIème siècle, ce fut sans doute l'une des premières églises paroissiales de Tournus. Il ne subsiste aujourd'hui que la nef, voûtée en berceau brisé. A remarquer : le superbe portail, avec ses pilastres cannelés à l'antique et les effets de polychromie de l'arc.









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A proximité de l'Abbaye, cette église appartenait à un autre monastère, antérieur à celui des moines de Saint-Philibert (ceux-ci sont venus de Noirmoutier après un voyage long et mouvementé). Propriété de la Ville, elle est actuellement louée à un antiquaire, spécialiste renommé du mobilier médiéval.

10 mai 2007

L'inscription mystérieuse dans Saint-Philibert

Tournus_inscriptionSur l'une des arcades, dite "arcade de Gerlannus", figure un mystérieux texte gravé dans la pierre qui n'a pu être déchiffré à ce jour; cela fait donc depuis environ mille ans.

Constatons tout d'abord qu'il ne s'agit pas là d'un simple graffiti. Les lettres, en majuscules romaines, bien formées, sont l'œuvre d'un sculpteur de métier. En outre, cette façon d'inverser le S, de lier des lettres entre elles dans un jambage commun - les deux N, le deuxième N et le V de Gerlannus (le V latin se lit U) - est tout à fait dans l'esprit volontairement énigmatique d'autres inscriptions que l'on trouve dans les églises romanes parmi les plus anciennes. Tout cela pour dire que ce n'est, ni par manque de place, ni par paresse, que le sculpteur a gravé les mots sans laisser d'espace entre eux, mais pour nous obliger à un effort ésotérique de déchiffrement.

Constatons ensuite que même en essayant, par tâtonnement, de rétablir des espaces, il est impossible de retrouver quelque chose qui ressemblerait à une phrase ou à des mots intelligibles. Un essai de traduction a été proposé, qui m'enchante :

"Extrayons de la troisième ligne les trois lettres EPI en faisant l'hypothèse qu'il s'agit du mot EPI(SCOPUS) qui signifie EVÊQUE. Il nous reste en fin de ligne VME, mot qui ne correspond à rien sauf... s'il s'agit d'une abréviation : V. ME.. Or, il est courant dans les antiques dédicaces d'offrandes que le donateur termine son texte par les abréviations V(OTUM) ME(RITO), ce que l'on pourrait traduire littéralement par VŒU, RECONNAISSANCE.

De RATEISI, nous tirons RAT(ION)E  ISIS. Nous traduisons l'expression RATIONE ISIS HOMO, par homme ou disciple de la philosophie, ou doctrine, d'Isis.

Donc la traduction peut se comprendre ainsi :  GERLANDUS, X, DISCIPLE D'ISIS ET EVÊQUE, J'OFFRE EN RECONNAISSANCE CETTE MAGNIFIQUE EGLISE


 

Lien sur l'étude complète ici

31 août 2006

Monestir de Poblet, l'église

poblet_santa_creus_006L'église a un plan de basilique avec 3 nefs et 7 travées et un large transept sur lequel s'ouvre deux chapelles absidiales et le chevet formé par un déambulatoire. Elle fut construite entre 1166 et 1198, mesure 85 mètres de long sur 28 de haut.

 

 

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poblet_santa_creus_072poblet_santa_creus_012poblet_santa_creus_056L'église abbatiale est longue et étroite. La nef septentrionale et le déambulatoire ont conservé leur toiture originale qui n'est pas encore de style gothique, contrairement à la nef méridionale qui possède une croisée d'ogives splendide. Dans le déambulatoire, à l'arrière de l'autel, de beaux éclatoirs que l'on retrouve un peu partout. Présence donc d'une énergie importante.

de partout sur les pierres, des signes lapidaires compagnoniques.poblet_santa_creus_018

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poblet_santa_creus_087Au XIV ème siècle, l'abbé Copons modifia la nef latérale méridionale pour rajouter les 7 chapelles. C'est lui également qui fit construire la lanterne qui se trouve au croisement  du transept.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

poblet_santa_creus_074L'abbatiale porte les tombes de 8 rois d'Aragon et comtes de Barcelone sur les 13 qui ont éxisté, de 6 reines, nombreux infants et princes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous ne finirons pas la visite sans parler de ce qui a toujours fait la grandeur des abbayes... Je veux parler de ça:

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Benoit, quand il fit sa règle, voulut rajouter le fait que les moines n'avaient pas le droit de boire de vin. C'est la seule fois, sous la pression de ses compagnons, qu'il dut faire marche arrière !

3 mars 2007

L'église Saint Vincent de Taulignan

taulignan_1L'église est celle d'un prieuré dépendant de l'abbaye de Saint Ruf. Elle est mentionnée dès 1119 dans un cartulaire de Die. Au XVI ème siècle, elle reçoit le titre de paroissiale, à la place de Saint pierre, ruinée. Saint Vincent est installée au somment du bourg d'origine castrale organisé de manière concentrique autour du château et détruit à la révolution.














taulignan_4taulignan_6L'église a été en partie reconstruite au XV ème siècle et à l'époque moderne.

Elle comprend une nef unique et deux travées, ainsi qu'un transept et une abside semi-circulaire. Les parties romanes sont visibles à l'extérieur, à la base des murs sud et ouest.












taulignan_2Par ailleurs, on opeut remarquer  de nombreux réemplois dans les refections : inscriptions médiévales dans le contrefort nord du mur occidental, petites têtes sculptées dans le mur sud.










taulignan_5L'église comprend un ossuaire, celui de Saint Martin des ormeaux qui vécut au VII ème siècle. Nommé évêque de Saint-Paul-trois-châteaux en 657, il fut atteint par la lèpre et se retira à Taulignan, dans une petite maison à proximité de la rivière Letz. C'est là qu'il mourut.
L'ossuaire exposé ici était dans une chapelle du XI ème siècle édifiée sur les lieux de son décès, chapelle Saint Martin, maintenant domaine agricole.








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2 mars 2007

Roussas

Roussas_1Niché autour d’un piton rocheux escarpé, Roussas porte les traces d’un passé qui remonte à l’antiquité. De l’ancien village défensif, perché sur son piton rocheux, il reste les ruines d’un château du XII ème siècle et quelques édifices religieux.























Roussas_2Pour y monter, il faut contourner  la colline de Majeyras. Là se trouve l'emplacement d’un ancien lieu de dévotion à Saint-Joseph.

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