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lieux sacrés
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27 juillet 2011

L’église San Procolo, la crypte



V_rone_San_Procolo_18L’ancien escalier, accroché au mur, date du XIe siècle. Sous l’escalier contemporain, une ancienne pierre portant une inscription latine.
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V_rone_San_Procolo_17Dans la partie ouest fut dégagée une partie de l’ancienne nécropole romaine,

 

 

 

 

 

 

 

V_rone_San_Procolo_16et les fondations de l’église paléochrétienne, en galets.
S’y trouvent des dalles funéraires en calcaire, un sarcophage romain, et un cercueil de plomb.

 

 

 

 

 

V_rone_San_Procolo_25La crypte, accessible par trois arcs en plein cintre, comporte trois nefs reliées par des voûtes romanes.

 

 

 

 

 

 

V_rone_San_Procolo_23aLes voûtes sont soutenues par 6 colonnes de récupération.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

V_rone_San_Procolo_2412 pilastres sont encastrés dans les murs.

 

 

 

 

 

 

 

V_rone_San_Procolo_27Les chapiteaux datent de différentes époques, les plus anciens, du VIIIe siècle, sont corinthiens. Les plus récents, des IXe et Xe siècles, portent des figures géométriques, mais aussi la représentation d’animaux et de plantes, comme ces deux oiseaux buvant au même calice.

 

 

 

 

V_rone_San_Procolo_26L’autel, dédié aux saints Cosma et Damiano, date de 1695 et conserve des reliques de deux martyrs syriens du IVe siècle. Derrière lui, accroché au mur de l’abside, une dalle en marbre du Ve siècle porte une inscription mentionnant plusieurs saints, dont Proculus. Certains pensent que cette dalle recouvrait le tombeau du saint évêque. C’est en tout cas un ancien autel de la basilique paléochrétienne.

 

 

 

 

V_rone_San_Procolo_21La dernière restauration de 1984 a mis au jour des fresques des XIIe, XIIIe et XIVe siècles.

V_rone_San_Procolo_22

 

 

 

 

 

 

 

 

V_rone_San_Procolo_19aLa crypte était entièrement peinte, parfois de plusieurs couches superposées. Les principaux sujets restent les évêques et la Vierge portant l’enfant,

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V_rone_San_Procolo_33ainsi qu’une Marie-Madeleine revêtue de ses longs cheveux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.archeoveneto.it/portale/?page_id=849&album=18&gallery=135

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23 octobre 2010

Les vierges noires de Clermont



La vierge d’Etienne II



Notre_Dame_de_l_Assomption_VN_10C’est au Xe siècle à Clermont qu’apparut la toute première statue d’une vierge en majesté. Vers 946, Etienne II, alors évêque, commanda à Alleaume, un clerc à la fois architecte, sculpteur et orfèvre, une statue reliquaire pour la Vierge. N’oublions pas qu’Etienne fut tout d’abord évêque de Conques, où nous trouvons la statue de sainte Foy, statue reliquaire dorée à l’or fin, fabriquée sans doute au IXe siècle. Etienne a du s’en inspirer. Cette première statue, destinée à orner l’autel de la nouvelle cathédrale, est sans doute l’archétype des vierges romanes auvergnates. Cette statue reliquaire avait une tête en vermeil entourée de pierreries, son corps étant recouvert de plaques d’or, d’argent et de cuivre, la chaire rehaussée d’or et de pierres précieuses.
Détruite et fondue pour la monnaie de Paris pendant la révolution, sa trace fut retrouvée dans le « Codex Claramontanus » de la bibliothèque de Clermont-Ferrand. Le Codex, copié au XIe siècle en latin, décrit, par l’intermédiaire du diacre Arnaud racontant la vision de Robert, abbé de Mozac, les circonstances de la réalisation de la statue : « Il la (la cathédrale) dédia en l’honneur de la Mère de Dieu toujours vierge, et la fit si belle qu’en nos temps on n’en trouverait pas de pareille dans tout l’univers ».
Au verso de la page se trouve un dessin à la plume représentant la statue. La Vierge est assise sur un trône, l’enfant sur les genoux, représenté avec une tête adulte. Les mains sont démesurées. 9a rappelle quelque chose il semblerait…



Notre-Dame de la Bonne-Mort



Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_VN_1La vierge noire présentée à l’heure actuelle dans la cathédrale n’est pas la vierge d’Etienne. Personne ne sait d’où elle provient vraiment. Elle fut retrouvée en 1972 dans le tombeau d’un évêque de Clermont qui s’était fait enterrer avec elle, et porte à cause de cela le nom de Notre-Dame-de-la-Bonne-Mort.

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_VN_4aC’est une vierge en majesté du plus pur style auvergnat, proche de Notre-Dame de Marsat. Elle fut restaurée, transformée en vierge noire et dorée au XIXe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le trésor de la cathédrale nous présente trois autres vierges auvergnates :



Notre-Dame de Chalus-Lembron




Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_VN_Chalus_1Le château de Chalus et sa chapelle, devenue église paroissiale, possédait une vierge en majesté. Sans doute cachée pendant la révolution, elle fut retrouvée par une petite fille de 7 ans, Marie Panel, en 1886 alors qu’elle jouait à cache-cache avec des copains dans une cave du village.

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_VN_Chalus_2Réalisée au XIIe siècle, de couleur rouge et verte, elle mesure 75 cm. Elle ressemble trait pour trait à Notre-Dame de Tournus.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre-Dame de Colamine-sous-Vodable

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_VN_ColamineCette vierge en majesté fut retrouvée en compagnie de 6 autres statues polychromes, cachée derrière le retable du maître-autel de l’église du village le 16 août 1979 lors de travaux de réfection. Elle fut réalisée au XIIe siècle, et possède des plis verticaux sur sa robe avec bandeaux à mi-manche.

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_VN_Colamine_1

 

 

 

 

 

 

 

Notre-Dame de Roche-Charles

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_VN_Roches_charlesC’est dans la chapelle du château de Roche-Charles, perchée sur un piton escarpé et encore à l’écart de toute route, que se trouvait une vierge en majesté du XIIe siècle. Près de l’église coulait une source, la fontaine Notre-Dame. La statue est partie pour Clermont, mais le pèlerinage, chaque 15 août, continue.
Cette vierge a la particularité de tendre ses bras, comme l’enfant qu’elle porte, vers celui qui la regarde.

 

 

 

 

 

 

Et le musée d'art Roger-Quilliot possède deux autres vierges en majesté :



Notre-Dame de Vernols



Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_VN_Vernols_1Datant de la fin du XIIe, la vierge, droite, porte un voile maintenu sur le front par un bandeau circulaire. Un pallium noué au cou retombe droit sur son torse. Le pallium est un ornement liturgique catholique dont le port, sur la chasuble, est réservé au pape, aux primats et aux archevêques métropolitains pendant la célébration de la messe. Bizarre de le retrouver sur une Vierge. La statue aux longs doigts, en bois fruitier, mesure 78cm de haut, sur une base de 30 cm. Elle est restée dans son église jusqu’en 1911.

 

 

 

 

 

 

Notre-Dame d’Usson



Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_VN_Usson_1La vierge en majesté en bois sculpté et peint polychrome, date du XIIe siècle. Usson est certes plus connu par son château, démoli sur l'ordre du cardinal de Richelieu : il fut en 1585 le lieu de résidence surveillée de Marguerite de Valois dite la Reine Margot, première épouse du roi de France Henri IV.

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27 avril 2011

Chartres, présentation




Chartres_1« Cuiridh mi clach air do chàrn », « Je déposerai une pierre sur ton cairn », dit-on en gaëlique. Cairn, mot dont l’étymologie nous donne comme base KARN, la colline ou bien le tas de pierres. C’est ce que je vais m’efforcer de faire. Karn, cairn, carnutes, Chartres. Je me servirai pour cela de mon savoir, acquis dans les livres, de mes connaissances, trouvées dans l’expérimentation et le ressenti, et de quelques sites, dont celui de monsieur Bernard Gaste, qui m’en a aimablement donné l’autorisation, et je vous invite à le visiter. Si vous désirez une description complète du sanctuaire, c’est ici

 

 

 

 

 

Chartres_18Le plateau chartrain est, à lui seul, un immense mégalithe lancé à l’assaut du ciel. Cet état de fait, plus les courants telluriques puissants le parcourant, ne pouvaient laisser nos ancêtres indifférents, et c’est probablement à cette époque que fit son apparition le premier enclos sacré. Ces forces naturelles en font un haut lieu, et je citerai encore une fois Robert Graffin :

 

 

 

 

 

 

 

"Un lieu sacré, avant d'être utilisé par l'homme pour ses rituels, fonctionne à l'état naturel comme point d'échange des forces entre la terre et le ciel. Les rituels humains, quels qu'ils soient, ne font qu'intensifier le processus et le mettre à la disposition des vivants. Le bâtiment, temple ou église ou tout autre nom qu'on lui donne, est un appareil qui démultiplie encore, à la fois le phénomène naturel et l'action humaine qui s'y déroule éventuellement. Cet appareil doit être en prise avec le lieu.
Un lieu peut se passer des hommes et de l'appareil. L'appareil ne peut se passer du lieu, ni des hommes pour son entretien. Les hommes peuvent utiliser le lieu en se passant de l'appareil. Ils peuvent aussi se passer de l'un et de l'autre à partir d'un certain stade d'évolution. La conjonction des trois, lieu, homme et appareil, permet (parfois) des miracles, lesquels n'existent pas, étant les effets de lois naturelles intelligemment mises en œuvre."
 

Chartres_32Nos ancêtres pré-celtiques se sont donc servi du lieu pour intensifier un processus dont le but me semble être d’accéder à des états modifiés de conscience. L’histoire de la construction de l’appareil ne restera qu’humain. 

 

 

 

 

 

Chartres_23La première occupation du pays chartrain remonte au Paléolithique, mais c’est du Néolithique que nous provient le plus de vestiges : les fouilles du quartier d’Aboville, situé dans la plaine et séparé du plateau rocheux par l’Eure, ont mis à jour une abondance d’objets d’une période appelée Campignienne, qui se situe aux environs de – 4 800. Il n’est donc pas étonnant que mes ressentis radiesthésiques m’aient indiqué la présence d’un mégalithe sous le parc du Clos Pajot.

 

 

Chartres_84L’époque celtique nous montre Chartres, Autrikon, comme une importante cité des Carnutes (peuple de la Gaule établi entre la Loire et la Seine). La principale cité, selon les fouilles archéologiques, restant Cenabum, ou Orléans, qualifiée d’« emporium des Carnutes » par Strabon. Le nom pré-gaulois de l’Eure, Autura, nous a probablement donné Aut(u)rikon, où le « pont sur l’Eure ». Romanisée en Autricum, la cité devint plus importante. Protégée par des buttes de terre, elle était alimentée en eau par deux aqueducs, on y trouvait également un important amphithéâtre, au moins un forum ainsi que des temples, le principal étant parait-il dédié à Coré, la Perséphone des grecs.

 

Chartres_87Temples, certes, mais contrairement à ce qui est prétendu, aucune preuve de la présence d’un quelconque culte druidique, encore moins d’une assemblée de druides en ce lieu, si ce n’est par la légende. Nul témoignage de vierge noire, de puits sacré, de mégalithe, avant au moins le XII ème siècle, et César ne mentionne jamais Autricum, mais le pays Carnute : « Ji (Druidi), rerto anni tempore, IN finibus carnutum, quœregio totiusgalliœ média habetur, considunt in loco consecrato. » « Chaque année, à date fixe, ils (les druides) tiennent leurs assises en un lieu consacré, dans le pays des Carnutes, qui passe pour occuper le centre de la Gaule. »

 

 

 

 

 

Chartres_79Certains auteurs proposent Lèves, Dreux, Senautes ou bien Alluyes pour le collège général des Druides. Mais enfin, il est vrai que nulle part ailleurs il n’y a concentration aussi importante de monuments mégalithiques qu’autour de Chartres. Finalement, les légendes sont souvent très explicites, soyons-en persuadés. La vierge devant enfanter, la virgini pariturae dans sa grotte sacrée, les pieds posés sur la puissante vouivre et la tête reliée aux étoiles, nous offre un voyage, qui, s’il ne peut être perçu par le premier venu, se présentera déjà à l’initié comme la première étape de la connaissance de soi : « visita interiora terrae rectificandoque invenies occultum lapidem ». L’alchimie peut commencer.

 

 

http://cathedrale.chartres.free.fr/index.htm

http://architecture.relig.free.fr/chartres.htm

http://www.cathedrale-chartres.fr/ (description)

 http://www.france-secret.com/chartres_art2.htm

http://www.top-philo.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=70:symbolique-de-la-cathedrale-gothique-de-chartres-partie-1&catid=36:philosophie (reprise du livre de Louis Charpentier)

http://philippe-gavet.com/gavet/livre5/Chap12.htm (plan de Fulbert)


Films de Bernard Gaste
Jacques Bonvin : « Vierges noires »
René Quérido : « l’âge d’or de Chartres »
Louis Charpentier : « Les mystères de la cathédrale de Chartres »
Emile Mâle : « Notre-Dame de Chartres »
Roger Joly : « La cathédrale de Chartres avant Fulbert »
Georges Prat : « L ‘architecture invisible »
Stéphane Cardinaux : « Géometries sacrées »
Eugène Lefevre-Pontalis : « Le puits des Saints-Forts et les cryptes de la cathédrale de Chartres »
Eugène de Buchère de Lépinois : « Histoire de Chartres »

25 juillet 2011

Milan, historique



Milan_plan_IMilan, autrefois Mediolanum (étymologiquement le « sanctuaire central »), existait depuis longtemps déjà lors de l’invasion d’une peuplade celte, les Insubres, venue du nord italien vers 600 avant notre ère. La ville fut développée par son chef, Bellovèse.

 

 

 

 

 

Milano_2La légende de la fondation de Milan veut que Bellovèse construisit un oppidum à l’endroit où il trouva l'animal magique que la déesse Belisama (déesse guerrière et guérisseuse, patronne des forgerons et maîtresse du Feu) lui révéla dans un rêve : la laie mi-poilue, medio lanum.

 

 

 

 

 

Minerve

 

 

Selon certains archéologues, à l'origine de Milan il ya un lieu sacré en forme d’ellipse, occupant la partie nord de la ville. C’est sur le pourtour immédiat de ce cercle que l’on retrouve les églises paléochrétiennes, construites sur d’anciens sanctuaires païens, comme le Duomo, érigé sur l’ancien temple dédié à Minerve. Minerve est identifiée à Belisama. 

 

 

 

 

Milan_plan_IVEn -222, la ville fut prise par les Romains et prospéra sous l'empire. Elle devint, en 286, sous Dioclétien, la résidence des empereurs occidentaux, puis la seconde plus grande ville d’Europe avec plus de 300 000 habitants au IVe siècle. En 313, Constantin y promulgua l’édit de Milan qui légalisait le culte chrétien, et l’évêque saint Ambroise, l’un des 4 pères de l’église d’Occident en fit l’un des lieux les plus importants de la chrétienté naissante. La ville fut ensuite saccagée par Attila vers 450, pillée par les Goths en 539, prise par les Lombards. Elle retrouva son indépendance au VIIIe siècle, fut gouvernée par des archevêques, puis par une noblesse féodale, et connut un certain essor.

Milan_viscontiEn 1162, les armées de Frederic Ier Barberousse prirent d'assaut et détruisirent la ville. Les habitants de Milan s'allièrent alors avec les villes lombardes voisines et formèrent la ligue lombarde. Ils vainquirent l’armée de Frederik Ier à Legnano en 1176. La famille des Visconti arriva au pouvoir en 1277.

 

 

 

Milan_D_me_48C'est  à cette époque que la cathédrale (Il Duomo en italien) fut construite. Un autre symbole de la ville de Milan, le « Biscione », est devenu le blason de cette famille. En héraldique, il représente un« issant » (figure d'un enfant à mi-corps sortant de la gueule d'un animal) sortant d’une « guivre » (un serpent en pal ondoyant). Tout un programme. Même chez Alfa Roméo.

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Milan_plan_VIIIPlus tard, la famille des Sforza prit le pouvoir, et Milan, après une époque particulièrement riche, devint un centre scientifique, artistique et littéraire. Ludovic le More, descendant des Sforza, s'entoura d'artistes comme Bramante et Léonard de Vinci, qui y vécut de 1482 à 1513.

 

 

 

 

 

Milan_D_me_Da_VincIl y peignit la Cène, dans l’église Santa Maria delle Grazie. Puis la ville fut à nouveau envahie, par les français, les suisses, les autrichiens, les espagnols. En 1861 Milan rejoignit le Royaume d'Italie et prospéra de nouveau.

26 juin 2011

Abbaye San Lorenzo de Trente


Trente__abbaye_de_San_Lorenzo_1L'abbaye de Saint- Lorenzo remonte à la seconde moitié du XIIe siècle. Elle fut construite par les bénédictins de l'abbaye de Vallalta (Bergame), qui, envoyés par l’évêque Altemanno, vinrent à Trente en 1146.
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Trente__abbaye_de_San_Lorenzo_24Ils s’installèrent sur les ruines d’une première église chrétienne. Selon un document du XIIe siècle, les moines bénédictins aidés de «plus de cinq cents frères», s’engagèrent dans la reconstruction de l'église en 1183.

 

 

 

 

 

 

 

 

Trente__abbaye_de_San_Lorenzo_12Suivant la règle bénédictine, ils alternent les prières et les travaux des champs, sur une grande parcelle de terrain située vers le fleuve Adige, qui n’avait pas à l’époque situé au même endroit.

 

 

 

 

 

Trente__abbaye_de_San_Lorenzo_19Sur une note de la seconde moitié du XIIe siècle, il est dit que l'abbaye fut construite sur l`"île" près de la rivière, en dehors des murs de la ville.

 

Trente__abbaye_de_San_Lorenzo_21En 1226, un incendie endommagea les bâtiments, en 1231 survint une grande inondation. En 1234, l’abbaye passa aux frères dominicains.

 

 

 

 

 

 

Trente__abbaye_de_San_Lorenzo_2L’église est bâtie à un niveau inférieur de l’actuel, qui fut surélevé en raison des inondations du fleuve. 
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Trente__abbaye_de_San_Lorenzo_5La façade principale présente un portail surmonté d'une fenêtre à trois meneaux avec deux bas-reliefs romans sur les côtés.

 

 

 

 

 

Trente__abbaye_de_San_Lorenzo_26L'abside de style roman, est caractérisée par des pilastres semi-cylindriques qui séparent des baies.

 

 

 

 

 

 

Trente__abbaye_de_San_Lorenzo_23Le clocher, avec une fenêtre belle double, fut relevé au XVIIIe siècle.


 

 

 

 

 

Trente__abbaye_de_San_Lorenzo_6L'intérieur présente trois nefs voûtées, peinte avec des étoiles rouges et bleues sur fond blanc, soutenues par quatre colonnes romanes cylindriques à chapiteaux.

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Trente__abbaye_de_San_Lorenzo_16Le presbytère, fermé par une abside semi-circulaire, est divisé par un arc d'ogive légèrement surélevé.

 

 

 

 

 

 

Trente__abbaye_de_San_Lorenzo_14Une statue de padre Pio est constamment fleurie.
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Trente__abbaye_de_San_Lorenzo_17Dans l’absidiole nord, une reproduction de Notre-Dame de Lorette (Madonna di Loreta). La légende de Notre-Dame de Lorette rapporte qu'au Moyen-âge, un paysan labourait son champ à Alan lorsqu'il vit tout à coup ses bœufs s'agenouiller et refuser d'avancer. Saisi d'étonnement, il aperçut au fond du sillon une statue de la vierge.
   

 

 

 

 

 

 

 

Trente__abbaye_de_San_Lorenzo_madonna_di_loretaLes voisins prévinrent aussitôt le clergé et les habitants des environs qui accoururent sur les lieux, et recueillirent la statue que l'on baptisa du nom de "Vierge Noire". La communauté d'Alan acheta bientôt le terrain pour y édifier une Montjoie, petite construction destinée à exposer la vierge noire et recueillir des offrandes. Elle devint vite l'objet de dévotions et de pèlerinages. Les nombreuses offrandes qui permirent vers 1140 d'édifier une chapelle. Deux siècles plus tard on la nomma « Notre-Dame de Lorette ».
   

 

 

 

 

 

 

Trente__abbaye_de_San_Lorenzo__santa_casa_loretoUne autre légende raconte que pour protéger la maison de la vierge Marie des envahisseurs, les anges l'avaient transportée dans les airs et déposée près d'Ancône dans un bois de lauriers. D'où le nom de Lorette : laurier. C'est en référence à ce transport par les airs que Notre-Dame de Lorette est devenue la patronne des aviateurs .
   

 

 

 

 

Trente__abbaye_de_San_Lorenzo__casa_di_loreta_2En réalité, c'est un prince byzantin, Nicéphore I Doukas Commène, qui prit en 1290 l'initiative de transférer une maison typique de Palestine depuis Nazareth jusque dans les Marches italiennes. La maison fut démontée à Nazareth en 1291, débarquée ensuite sur les côtes de Dalmatie et finalement réassemblée à Loreto en 1294. La Santa Casa fait l'objet de nombreux pèlerinages aujourd'hui dans le village. Pourquoi pas... Mais quand on sait qu'au début de notre ère, Nazareth n'existait pas... Ce n’est pas bien grave, hein, du moment que tout le monde est content et que la foi fait des miracles.

 

 

Trente__abbaye_de_San_Lorenzo_25À côté de l'église se trouvait les bâtiments conventuels, qui maintinrent leurs fonctions jusqu'en 1778. L’abbaye fut progressivement transformée en prison, en hôpital, puis en caserne jusqu'à sa démolition en 1930 durant l'ère fasciste.

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27 juillet 2011

L’église San Procolo, description



L’extérieur



V_rone_San_Procolo_5La façade date du XIIe siècle. Elle présente le toit d’un ancien porche, décoré de fresques du XIVe siècle. De chaque côté, deux doubles fenêtres à meneaux. Sur le dessus, une fenêtre octogonale du XVIIIe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

V_rone_San_Procolo_3Sur le côté sud fut construit au XVe siècle un porche à colonnes de marbre rouge, partiellement fermé au XVIIe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’intérieur



V_rone_San_Procolo_planL’église possède une nef unique.
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V_rone_San_Procolo_32De chaque côté de l’entrée, des monuments funéraires, construits en 1492, gardent les reliques des saints : à droite Procolo et Agapito, à gauche Euprepio et Cricino, représentés par un sculpteur anonyme du XVe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

V_rone_San_Procolo_13Le chœur et l’imposant arc de triomphe, réalisés selon une technique typique de l'art roman de Vérone avec alternance de galets, de briques et tuf, ont été bien mis en valeur lors de la restauration.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

V_rone_San_Procolo_11Derrière l’autel, une peinture de 1764 de Giorgio Anselmi, représentant saint Blaise guérissant des malades. Les fresques murales ont été réalisées au XIIe siècle.

 

 

 

 

 

V_rone_San_Procolo_12Aux pieds du mur de l’abside, un fossé  rend visible les fondations du Ve siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

V_rone_San_Procolo_10A gauche de l’abside, une statue en pierre sculptée par Giovanni di Rigino en 1392. Elle représente saint Proculus bénissant sur son trône, et se trouvait dans la basilique de San Zeno.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

V_rone_San_Procolo_9Une statue de Vierge noire, de facture récente, contribue à donner à l’église une ambiance de recueillement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

V_rone_San_Procolo_14Sur la gauche, une peinture de 1710, les pèlerins d’Emmaüs, attribué à Pasquale Ottino.

 

 

 

 

 

V_rone_San_Procolo_15Plus loin, les peintures des portes de l'orgue de Saint-Zénon de 1490, sur lesquelles sont représentés Saint Zénon, saint Benoît et l'Annonciation, insérés dans une structure qui représente une église à deux étages.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un escalier central descend vers la crypte. 

27 avril 2011

Le labyrinthe de Chartres



Chartres_labyrinthe_aIl faut savoir que les premiers labyrinthes datent du paléolithique. La meilleure définition du labyrinthe, finalement, je l’ai trouvée sur le net :


« Le cercle dans lequel s'inscrit le labyrinthe symbolise l'unité, la perfection : il renvoie à la finitude de la vie. Dans de nombreuses cultures, l'Univers est représenté par une série de cercles concentriques. L'ovale représente en général le féminin, les lignes brisées rappellent les rivières, et les lignes droites, la pluie (l'eau étant le symbole de la vie). Le carré, quant à lui, représente l'Univers ou la Terre, la Création, et la croix centrale, le Cosmos, avec une ligne verticale (symbole de l'esprit masculin) et une ligne horizontale (symbole de la matière féminine), dont le point de rencontre est l'humanité.

 

 

 

Chartres_labyrinthe_1Le labyrinthe est donc une représentation de la vie même. La spirale peut aussi représenter le devenir : elle implique une vision cyclique de l'histoire, « Tout revient éternellement, mais avec une dimension nouvelle, parfaite contradiction de la ligne, de la conception unilinéaire du temps. »

 

 

 

 

Chartres_labyrinthe_2Le labyrinthe est aussi un archétype de la Connaissance. Son itinéraire se situe entre les Cornes du Monstre que l'initié doit affronter. Son parcours est un chemin d'épreuves correspondant à l'imagerie symbolique d'un pont à traverser.

 

 

 

 

 

Chartres_labyrinthe_3Ce pont archétypal est dénommé, dans la tradition mazdéenne Pont de Cinvat. Il sépare deux univers selon Henry Corbin. Le passage d'un univers à l'autre s'effectue au prix de cette traversée qui s'accomplit selon des stratégies précises, où rien n'est laissé au hasard, à l'instar de la sortie d'Égypte. Les directives devant mener à la sortie du labyrinthe sont consignées dans les rites et traditions.

 

 

 

 

 

 

 

Chartres_labyrinthe_5Le labyrinthe est également symbole de voyage. Union entre la spirale et la tresse, il représente un voyage différent selon le but recherché : le traverser ou atteindre son centre. Dans le premier cas, l'épreuve est unique (le dernier voyage de l'homme vers la mort, ou le passage vers l'au-delà). Dans le second cas, l'épreuve peut être double, triple... car après avoir atteint le centre, encore faut-il pouvoir ressortir. C'est l'image même de l'individu qui traverse une épreuve (physique, psychologique...), et qui doit sacrifier une partie de lui-même pour survivre.

 

 

 

 

 

 

Chartres_labyrinthe_8Celui qui a réussi devient un initié ; il entre dans une nouvelle vie (d'où l'importance des rites initiatiques depuis les hommes préhistoriques). Le face à face avec la mort permet à l'individu sa résurrection.

 

 

 

 

 

Chartres_labyrinthe_9Pour Alain Benoist, le thème du labyrinthe associe une construction royale et une promesse non tenue, qu'il s'agisse du roi Minos et du labyrinthe, de la construction des murailles de Troie, ou de la forteresse d'Asgaard... En outre, le thème implique obligatoirement une femme ou une déesse (Hélène pour Troie, Ariane en Crète, ...) ».

 

 

Chartres_labVitruve_1Je m’étais amusée à superposer le labyrinthe de Chartres et celui de Cnossos avec une représentation de l’homme de Vitruve faite par Léonard de Vinci…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chartres_lab_Cnossos_Vitruve2A vous de voir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chartres_MarellePour les connaisseurs, je les renvoie au cycle des « 9 princes d’Ambre », écrit par Roger Zelazny, avec sa Marelle. 

19 septembre 2011

La symbolique de la roue de la Fortune



Trente_San_Vigilio_85Sur le transept nord de la cathédrale de Trente se trouve une rosace appelée la roue de la fortune. Effectivement, la symbolique de la rosace ne laisse aucun doute.

 

 

 

 

 

 

 

Trente_San_Vigilio_roue_de_fortune_6Tout d’abord le cercle, la roue, la rosace : de tout temps, pour célébrer le sacré, les civilisations ont connu soit des réunions en cercle, soit des rondes autour d’un feu, d’un arbre, d’une source, d’une statue. Les druides ont pratiqué ces  rondes, les évêques aussi et tout le monde connaît les   rondes de la saint Jean. Le rond, le cercle, la roue ont donc une valeur sacrée bien spéciale, symbole du monde en état de rotation.

 

 

 

 

 

 

Trente_San_Vigilio_roue_de_fortune_11Dans les représentations hindoues égyptiennes ou grecques, c’est le serpent qui est disposé en cercle et qui signifie ainsi la vie universelle dont l’agent magique, l’agent moteur, est la lumière.

 

 

 

 

 

 

 

 

Trente_San_Vigilio_roue_de_fortune_12C’est le serpent enroulé qui est au moyen-âge appelé ouroboros et, comme la circonférence  entourant les croix hermétiques, il représente pour les alchimistes, l’unité de la matière et en  même temps le fluide universel ou la rénovation perpétuelle de la nature. Ce n’est pas le cercle  en soi qui a une profonde signification sacrée, c’est le cercle en mouvement, c’est la ronde ou la   roue.

 

 

 

 

 

 

Trente_San_Vigilio_roue_de_fortune_10Pour les initiés extrême-orientaux, la fleur de lotus en rotation marque la connaissance suprême  et Bouddha est représenté dans les temples avec à ses côtés des roues, fleurs de lotus  stylisées (la roue du Dharma est aussi appelée roue de la loi ou Dharmachakra. 

 

 

 

 

 

 

 

Trente_San_Vigilio_roue_de_fortune_9Elle représente la loi Bouddhiste, enseignée par le Bouddha. Sa connaissance mène à la sagesse, à la discipline génératrice de bien-être, à l’éthique.

 

 

 

 

 

 

 

 

Trente_san_Vigilio_roue_de_fortune_14Pour la découvrir, il faut s’affranchir des illusions et des perceptions superficielles. Lorsque le Bouddha commence à enseigner, il met symboliquement en marche la roue de la loi. Elle symbolise aussi le cycle éternel de la réincarnation, le samsâra. C’est le principe de vie. En cercle aussi sont les représentations des chakras (dérivé du sanscrit et qui signifie roue ou disque).

 

 

 

 

 

 

Trente_san_Vigilio_roue_de_fortune_15aAu moyen-âge, en Europe, il en est de même avec les rosaces censées représenter le mouvement circulaire de la rose emblématique des initiés. C’est pourquoi la grande rosace des cathédrales était appelée à l’origine «rota», la roue.

 

 

 

 

 

 

 

Trente_San_Vigilio_roue_de_fortune_4Lucien Carny nous propose une explication supplémentaire : « La rosace est un abrégé encyclopédique des connaissances et des croyances depuis les temps anciens jusqu'au Moyen Age. Cet abrégé, cette image en raccourci de la nature et des quatre éléments, le microcosme, est représenté symboliquement par l'homme qui est la clef de la création et  aussi le Roi de la création divine.

 

 

 

 

 

 

 

Trente_San_Vigilio_roue_de_fortune_13Cette ascension de la roue de la fortune, c'est la tentative de reconquête de l'état primordial d'avant la chute. La chute de l'homme, c'est la dualité, l'histoire étant le déroulement de l'incarnation du Verbe Divin initiant l'homme à l'intelligence pour le conduire à la Connaissance. C'est l'obscurcissement, par la bêtise humaine, des  révélations divines conduisant à la perte du Verbe. C'est le passage du Paradis Terrestre qui est le centre de la roue, à la chute, c'est-à-dire aux rayons, jusqu'à la circonférence de la roue. Le temps est l'énorme illusion et la plus belle invitation au  sommeil.»

 

 

 

 

Trente_San_Vigilio_roue_de_fortune_3Puis la Fortune. Elle eut ses déesses : Fortuna (du latin fors : sort ou de fero : porter, apporter), la déesse romaine du hasard, était représentée tenant une roue à la main. Elle est aussi identifiée à Tyché. Dans la mythologie grecque, Tyché (du grec ancien Túchê : chance) est la divinité tutélaire de la fortune, de la prospérité et de la destinée d'une cité ou d'un État. Son équivalent germanique est Heil, le salut de l'âme. Tyché décidait du destin des mortels. Les représentations innombrables de la Fortune ont comme attributs principaux la roue, la sphère, le gouvernail, la proue de navire, la corne d'abondance. La déesse est tantôt assise, tantôt debout ; elle porte parfois des ailes.

 

 

 

 

 

Trente_San_Vigilio_roue_de_fortune_5La roue et la Fortune s’associent : bâtie sur le modèle de l’univers visible, la roue de fortune en intègre le symbolisme. Rien n’est fixe dans le cosmos sauf l’axe central, l’axe du monde matérialisé par l’étoile polaire et la pierre levée, le menhir, la montagne sacrée, ou l’arbre. La roue de la fortune est une image du mouvement du cosmos et de sa rotation autour de l’étoile Polaire, mais aussi du rythme des saisons, de l’alternance du jour et de la nuit, des cycles lunaires, de la course du soleil, de la course du Zodiaque dans le ciel, de la répétition des solstices marqués dans la chrétienté par la Saint-Jean d’été et la Saint-Jean d’hiver. Le recommencement est sans fin, inexorable.

 

 

 

 

 

Trente_San_Vigilio_roue_de_fortune_2Nous retrouvons ce thème dans l’arcane X du Tarot, qui clos le premier cycle décimal des arcanes majeurs. Elle met en mouvement le cycle suivant. Le X, 10, est symbole de l’univers, exprimant l’ensemble des connaissances humaines. Le 1, l’unité et le 0, la matière et le chaos duquel tout est sorti, représentent le créé et l’incréé, le commencement et la fin, la série des différents états que nous devons franchir jusqu'à notre libération finale.  5+5 représente les deux sens de courants contraires de la conscience : involution et évolution.
1 L’arcane X évoque la fin d'un cycle et le début d'un autre, le 10 c'est la Tetraktys de Pythagore. C'est le nombre parfait. Chez les Pythagoriciens, la Tetraktys est invoquée comme le dieu de l'Harmonie, qui préside à la naissance de tout être.
1+2+3+4=10, racine essentielle de 4,  nous ramène à l'arcane IIII, l'Empereur, que nous retrouvons en tant que roi au sommet de la roue, ou sphinx dans le Tarot. Ce personnage couronné, c'est le Vieux Roi, c'est Saturne, c'est le Grand Architecte, celui qui a créé le monde et le surveille. C'est également celui qui conduit la Vie ( Zoé Diaconé, conduire la vie), qui surveille le Zodiaque. Dans la Kabbale, Malkout est le royaume personnifié par le Roi assis au sommet de la rose. Le point central de la rose, c'est aussi le Soleil hermétique, autour duquel évolue toute la création, l'or des Alchimistes, le Logos.


Trente_San_Vigilio_5La roue de Trente est divisée par 12 colonnes à chapiteaux décorés de motifs végétaux, reliés par paires par un arc de manière à former douze pétales.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Trente_San_Vigilio_21Au centre, un personnage fait tourner une roue plus petite sur laquelle sont sculptées des feuilles de vigne et des grappes de raisin (la vigne, arbre sacré des grecs, symbole de la renaissance et de l’initiation, de l’accès au spirituel). Peut-être la représentation du temps.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Trente_San_Vigilio_2Au sommet de la roue se tient un homme couronné, au sourire un peu ironique, tenant dans ses deux mains une coupe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Trente_San_Vigilio_87Sur le pourtour de la roue, 11 personnages (ce qui nous donne 12 avec le roi) semblent tomber à gauche

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Trente_San_Vigilio_91et remonter à droite, ce qui donne à la roue un sens antihoraire.

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Trente_San_Vigilio_aPetite remarque : le roi ainsi que deux autres personnages de la roue, portent une broche (une croix à l'intérieur d'un cercle) qui ferme son manteau. On retrouve la même sur l’un des atlantes du portail est de la cathédrale.

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http://claudedarche-intuition.over-blog.com/article-arcane-x-la-roue-de-fortune-arcane-de-l-alternance-72436224.html
Miniature de l'Hortus Deliciarum de Herrade de Landsberg du XIIe siecle, Paris, Bibliothèque Nationale de France.

8 mars 2011

La collégiale de Saint-Bonnet-le-Château, description


Saint_Bonnet_le_Ch_teau_plan5Cette collégiale fut construite en gothique flamboyant au XV ème siècle sur une ancienne église datant du XII ème, elle-même remaniée au XIII ème.

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Bonnet_le_Ch_teau_4Elle est de type basilical, et se compose d'une nef de quatre travées à trois vaisseaux.  La pente du terrain s'accentuant vers l'est, un étage de soubassement qui contient une chapelle dédiée à la Vierge et à saint Michel, et connue pour ses peintures murales du XV ème siècle, fut aménagé sous le chœur lors de l’agrandissement de l’édifice. Malheureusement, je n’ai pu visiter l’intérieur : l’église était fermée.

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Bonnet_le_Ch_teau_9Les deux tours encadrant la façade, reliées par une terrasse, s'élèvent au-dessus de la première travée de la nef. Elles présentent quelques différences qui traduisent des fonctions distinctes. La tour sud est conçue principalement pour la sonnerie. La tour nord, plus grande et située sur le point le plus élevé de la ville, servait aussi de tour de guet.
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Saint_Bonnet_le_Ch_teau_17La façade ouest, datant du XVI ème siècle,  possède un portail surmonté d'une rose et flanqué de deux piliers en forme de tourelles qui servent de contreforts. Le portail marque la transition du Gothique à la Renaissance. Il est encadré de part et d'autre par quatre niches vides surmontées d'un dais.

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Saint_Bonnet_le_Ch_teau_11De l’ancienne église du XIII ème siècle ne restent que deux chapelles, à gauche du porche ogival nord, dont les baies à deux formes sont surmontées d'un oculus.
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Saint_Bonnet_le_Ch_teau_15Le mur porte quand à lui une corniche ornée de motifs sculptés qui pourrait dater du XII ème.

 

 

 

 

Saint_Bonnet_le_Ch_teau_21Le porche sud, qui donne accès à la chapelle basse, est bien conservé. Il comporte deux accolades flanquées de pinacles. Les célèbres momies de Saint-Bonnet, une trentaine de corps bien conservés grâce à la composition du sol (présence d’alun et d’arsenic),  furent découvertes en 1837.
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Saint_Bonnet_le_Ch_teau_22La légende rapporte que ces gens furent victime du baron des Adrets en 1562. Des recherches au carbone 14 ont montré que les momies dataient en réalité des  XV ème, XVI ème et XVII ème siècles. Il s'agit en fait simplement du caveau d'une famille de notables locale.

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Bonnet_le_Ch_teau_25Sur le contrefort central, cette tête m’a parue bizarre. Les énergies présentes ne sont pas du meilleur cru… Est-ce du aux « momies » conservées dans un caveau de la crypte ? Finalement, je ne regrette pas de n’avoir pas pu y entrer. Il y a des endroits qui m’attirent, et d’autres.... J’ai eu beaucoup de mal à faire ce reportage.

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19 octobre 2010

Notre-Dame de Vievy


Dijon_Mus_e_art_sacr__ND_Vievy_2Nous ne possédons aucune information sur cette vierge à l'enfant, si ce n'est qu'elle appartenait à la commune de Vievy, plus exactement à l'église Saint-Christophe.

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Dijon_Mus_e_art_sacr__ND_Vievy_4La statue est datée du XIV ème siècle et porte des traces de polychromie.











 

 

Dijon_Mus_e_art_sacr__ND_Vievy_7Par contre, elle a tous les critères d'une vierge noire, ne serait-ce que sa taille, ses larges mains, la posture de la mère assise sur une cathèdre et de l'enfant dans son giron, le visage moins travaillé de l'enfant...

 

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1 mars 2011

Le prieuré de Saint-Romain-le-Puy, la crypte



Saint_Romain_le_Puy_plan_2aLe tracé de la crypte Saint-Jean-sous-Terre reproduit à peu près le plan du chœur de l’église.

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Romain_le_Puy_crypte_6Deux escaliers de part et d’autre mènent l’un dans la nef, l’autre à une porte condamnée vers l’extérieur.

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Saint_Romain_le_Puy_crypte_8Elle comporte cinq arcs, dont deux aveugles.

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Saint_Romain_le_Puy_crypte_7Ils reposent sur des colonnes dont les chapiteaux sont ornés d’animaux affrontés, des lions, des phénix et des paons, des oiseaux buvant dans le même calice, des fleurs épanouies. 
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Saint_Romain_le_Puy_crypte_9A l’ouest, la voûte retombe sur deux piliers doublés de colonnes encadrant une niche à laquelle on accède par deux marches : elle devait abriter les reliques de saint Romain.

25 février 2008

L'église de Luriecq

Luriecq_1Luriecq, village connu pour son dolmen de Roche-Cubertelle, était, au début du moyen-âge, éloigné de toute voie de communication.

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Luriecq_9Des moines bénédictins virent s’installer et lui donnèrent son nom, Lidriaco ou Loutrio qui signifierait « lieu humide ». Le monastère se dota d’une première église aux alentours de l’an 1000.

 

 

 

 

 

Luriecq_7La première mention historique de la paroisse date de 1214, date à laquelle le seigneur de Saint-Bonnet, Robert, fit don de la moitié de la dîme perçue à l’église Saint-Just de Lyon. L’église est alors sous le vocable de Saint-Polycarpe, évêque de Smyrne.
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Luriecq_8L’église fut reconstruite au XV ème siècle, gardant toutefois des parties romanes. En 1662, elle prend le nom de Saint-Irénée, évêque de Lyon.

 

 

 

 

 

 

 

Luriecq_2De style gothique flamboyant, elle a gardé l’arc principal en plein cintre roman du porche d’entrée.

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Luriecq_4De chaque coté, des contreforts sont surmontés de clochetons. Un pyramidion en maçonnerie, souvent détérioré par la foudre, surmonte le campanile.

 

 

 

 

 

 

Luriecq_10Un pyramidion en maçonnerie, souvent détérioré par la foudre, surmonte le campanile.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.premiumorange.com/luriecq/spip.php?article3

26 juin 2011

La cathédrale San Vigilio de Trente, la crypte


Trente_San_Vigilio_plan_crypteElle fut découverte pendant les travaux effectués entre 1964 et 1977. Elle garde les traces de l’ancienne basilique paléochrétienne du VIe siècle, ainsi que les édifices successifs des IXe, XIe et XIIe siècles. On y accède par de nouveaux escaliers latéraux.

 

 

 

Trente_San_Vigilio_crypte_8L’ancien pavement en mosaïque est posé devant une marche en pierre rouge, placée transversalement au milieu de l’ancienne église. Ce serait le reste d’un ancien bêma (le bêma désigne en grec le sanctuaire, la zone, dans les églises paléochrétiennes, située à l'extrémité orientale de l'édifice, devant l'abside, où est placé l'autel. Il est en général surélevé par une plateforme et clos. Son accès est réservé aux membres du clergé qui célèbrent la liturgie).

 

 

 

Trente_San_Vigilio_crypte_3A l’est, l’ancienne église du XIe siècle comportait deux ailes entourant l’abside, qui garde les restes d’un ancien autel dédié aux martyrs compagnons de Vigile, Sisinius, Marturius et Alexandre. Au centre de l’abside se trouvait à l’origine l’emplacement du tombeau de Vigile.

 

 

 

 

 

Trente_San_Vigilio_crypte_4De chaque côté, les pierres tombales de deux évêques, Albert de Ortenburg (1363-1390) et Georges Hack (1445-1465).

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Trente_San_Vigilio_crypte_7Les deux chapelles latérales datent du IXe siècle et remontent vraisemblablement au temps de l’évêque Hitilgar. Dans l’une d’elles est entreposé un sarcophage portant un fragment d’épitaphe médiéval au nom de l’évêque Hatto, datant de 1055.

 

 

 


Trente_San_Vigilio_crypte_9La basilique paléochrétienne, à nef unique, mesurait 14 mètres de large et 50 mètres de long. On peut encore voir les murs de cette époque. Les piliers à base carrée datent de l’église du IXe siècle, où deux contre allées furent ajoutées.

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Trente_San_Vigilio_crypte_11Dans la nef de la basilique, sous le pavement, se trouvaient les sépultures, des tombeaux recouverts de dalles de pierre mises bout à bout, couverte par un lit de mortier. Certaines sont encore conservées, comme le sarcophage de l’évêque Adelpret, mort en 1172.

 

 

 

 

 

Trente_San_Vigilio_crypte_12Au centre est placé un sarcophage en marbre du VIe siècle, peut-être celui de Vigile lui-même.

26 juin 2011

Trente, historique

 

Armoiries_Trentin(Trento) est le chef-lieu de la province autonome de Trente et de la région du Trentin-Haut-Adige. La région, ancien territoire vénitien composé du Tyrol méridional et des Dolomites, fut transformée en département français du Haut Adige par Napoléon Bonaparte jusqu’en 1814, puis fut rattachée à l'Autriche, puis à l'Italie à l'issue de la Première Guerre mondiale en 1919.

 

 

 

 

 

 

 

 

trentin_haut_adige_1La région du Haut-Adige fut habitée depuis le paléolithique. De nombreux mégalithes sont répertoriés dans la région, dont des menhirs-statues. C’est dans ses glaciers que Ötzi fut découvert. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Trente_San_Vigilio_plan_1aLa ville de Trente, dont le nom latin est Tridentum, fut développée par les Romains. Elle tire sa célébrité du concile qui s'y tint de 1545 à 1563. Celui-ci fut convoqué pour répondre aux menaces du protestantisme sur l'Église catholique. Il en découla le mouvement de la Contre-Réforme. Le Congrès antimaçonnique de Trente y eu lieu en 1896. Pas commodes les tyroliens du sud…

 

 

 

 

Trente_San_Vigilio_place_du_D_me_1Dans son centre historique, sur fond de Renaissance, se trouvent les palais des XIV, XV et XVIe siècles. 

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La place du Dôme ornée de la fontaine de Neptune datant du XVIIIe siècle, de la maison Cazuffi et de la cathédrale San Vigilio (saint Vigile), où s’est déroulé le Concile. 

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Trente_San_Vigilio_san_Lorenzo1Plus éloignées, les églises San Lorenzo et Santa Maria Maggiore.

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Saint Vigile

Trente_Saint_VigileVigile, dont le nom dérive du latin Vigilius (vigilance), est le saint patron de Trente. Né à Rome en 355, il déménagea avec sa famille à Trente, termina sa formation théologique et philosophique à Athènes où il se lia d'amitié avec Jean Chrysostome.

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Trente_saint_Vigile_5En 380, il revint à Trente où il fut nommé troisième évêque de la ville en 385, sous la directive de saint Ambroise. En compagnie de Sisinius, Marturius et Alexandre, missionnaires provenant de Grèce ou de Cappadoce (martyrisés en 397), il s’employa à affermir dans son territoire l'œuvre d’évangélisation et à extirper complètement les restes d’idolâtrie. 

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Trente_Saint_Vigile_2Cela ne lui aura pas porté chance, puisqu’il fut lapidé lui aussi en 405 par les habitants, très en colère lorsqu’il jeta dans le fleuve une statue de Saturne. Ses restes furent recueillis et enterrés dans la cathédrale qu'il avait construite. Pour l’anecdote, de nos jours, ce n’est plus Saturne mais Neptune qui domine la place du haut de la fontaine… Quand je vous disais qu’ils n’étaient pas commodes, les tyroliens du sud…  

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19 mai 2011

Saint-Bertrand-de-Comminges, la cathédrale Sainte-Marie, l’intérieur



Saint_Bertrand_de_Comminges_Plan_2bL'édifice roman du XIe siècle, à plan basilical pyrénéen, fut construit sur un édifice plus ancien.
35 De l'édifice roman subsiste l’avant-nef et le narthex, constitué d'arcs brisés et au dessus duquel s’élève le clocher-tour.

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Bertrand_de_Comminges_31Le buffet d'orgue attribué à Nicolas Bachenier et datant de 1550, est placé dans l’un de ses angles. Il est élevé sur pilotis grâce à 5 colonnes cannelées. Ses sculptures représentent des scènes profanes champêtres et les travaux d'Hercule.

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Saint_Bertrand_de_Comminges_29La nef gothique comporte un vaisseau unique à trois travées, de 75 mètres de long, 16 de large et 28 de haut. Des chapelles latérales sont situées entre les contreforts.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Bertrand_de_Comminges_29aLe chevet polygonal loge cinq chapelles rayonnantes entre les énormes contreforts qui assurent la stabilité des voûtes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Bertrand_de_Comminges_37Dans la chapelle Notre-Dame se trouve le tombeau d'Hugues de Chatillon. Réalisé par le maître de Rieux, en marbre, il est considéré comme l’une des plus belles œuvres de l'art funéraire français.

 

 

 

 

 

Saint_Bertrand_de_Comminges_38Le gisant de l'évêque, encadré d'animaux et d'angelots, repose sur une dalle en marbre noir qui le sépare du sarcophage sculpté d’une procession funèbre de 70 personnages.

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Les chapiteaux

 

Saint_Bertrand_de_Comminges_66Les chapiteaux historiés sont l'œuvre de maîtres aragonais et des ateliers toulousains. Parmi les sculptures romanes de l’avant-nef, nous retrouvons l’acrobate, les jambes pliées vers le ciel. Le retournement commence.

 

 

 

 

 

Saint_Bertrand_de_Comminges_67Plus loin, un homme se tient à un bout de bois, encore ancré dans la matière. A ses côtés, l’homme couronné, l’initié, tient sa tête d’une main : le matériel supporte le spirituel.

 

 

 

 

 

 

Le mausolée de Saint-Bertrand

 

Saint_Bertrand_de_Comminges_33Il fut élevé au début du XVe siècle par l'évêque Pierre de Foix pour recueillir les restes de saint Bertrand. La face tournée vers le chevet est couverte de peintures sur pierre datant du XVIIe siècle, reproduisant les scènes miraculeuses de la vie du saint.

 

 

 

 

 

Saint_Bertrand_de_Comminges_34Un autel y est adossé, au-dessus duquel s’ouvre une niche où est conservée la tête de saint Bertrand, dans un buste argenté.

 

 

 

 

 

Saint_Bertrand_de_Comminges_34aLa face tournée vers le chœur est percée d'une cavité contenant la grande châsse d'argent et d'ébène où repose le corps. Cette châsse ne sort à l’extérieur en procession qu’à l’époque des grands jubilés, quand le 3 mai tombe un vendredi.

 

 

 

 

 

Les stalles du chœur    

 

Saint_Bertrand_de_Comminges_52L’église de bois insérée dans l'église de pierre par l'évêque Jean de Mauléon et inaugurée la nuit de Noël 1535, fut réalisée par des artisans français, italiens, espagnols et allemands. Au sommet du jubé, un aigle tourné vers l’autel donc vers le soleil levant, dominait les stalles.

 

 

 

 

 

Saint_Bertrand_de_Comminges_53Le dispositif des stalles permettait aux chanoines du chapitre de s’isoler du public pour l’office. On compte 66 stalles, 38 hautes et 28 basses.

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Saint_Bertrand_de_Comminges_58aChacune se compose d’un siège à charnière muni d’une étroite banquette appelée miséricorde. Les parcloses, cloisons se terminant par des accoudoirs, les séparent.

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Saint_Bertrand_de_Comminges_56Plusieurs thèmes sont abordés, qu’ils soient religieux ou totalement païens. Par exemple la représentation des 12 Sibylles, prêtresses d'Apollon personnalisant la divination et prophétesse (d'Erythrée, de Tibur, d'Hellespont, de Marpessos, de Cumes, phrygienne, persique, libyque, cimmérienne, delphique, samienne, et Agrippa), symbole de la sagesse du paganisme.

 

 

 

 

Saint_Bertrand_de_Comminges_55La sagesse du monde ancien est prolongée par les 7 vertus théologales qui adaptent les facultés de l’homme à la participation de la nature divine (charité, foi, espérance, tempérance, prudence, justice et force).

 

 

 

 

 

Saint_Bertrand_de_Comminges_63Le thème de la luxure parait déplacé…. Mais nous voyons ça avec nos yeux du XXIe siècle, et du mauvais côté. Ce n’est pas du tout le péché qui est représenté, mais la transmission du savoir, la symbolique en étant le vecteur. Comme pour l’homme chevauchant la sirène, qui ne laisse aucun doute là-dessus. Dans la tradition pythagoricienne, la sirène chante la musique des sphères. Celui qui la chevauche retrouve l’harmonie primordiale.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le trésor

 

Saint_Bertrand_de_Comminges_44Dans le trésor de la cathédrale se trouve la mitre en soie brodée de fils d'or du XIIe siècle que la tradition attribue à Bertrand. D’autres pièces datent du XIIIe siècle, comme la crosse en bronze doré retrouvée dans le tombeau de Bernard de Mirement, évêque de 1263 à 1286.

 

 

 

 

 

Saint_Bertrand_de_Comminges_45Le reliquaire en forme de tour, le coffret en bois plaqué d'os ou la bourse à reliques datent du XIVe siècle.

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Saint_Bertrand_de_Comminges_49Des fragments de broderie et des sandales, des gants liturgiques datent du XVe.

 

 

Saint_Bertrand_de_Comminges_47Mais la pièce la plus mystérieuse, c’est la « Licorne ».  Ce serait la hampe d’une crosse épiscopale. A l’époque, elle était sensée être une corne de licorne, elle n’est qu’une pièce d’ivoire faite en défense de narval. Au Moyen Age, ces cornes, vendues par les peuples du nord des fortunes, avaient la réputation de posséder de nombreux pouvoirs de guérison et des vertus de contrepoison.

 

 

narval_aCes propriétés attribuées dès le XIIIe siècle en ont fait l'un des remèdes les plus chers et les plus réputés au cours de la Renaissance dans les cours royales. Bertrand de Got, ancien évêque de Comminges (qui prendra le pseudonyme d’évêque à la Licorne), vouait une véritable fascination à l’objet, qu'il lèguera à la cathédrale.

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19 février 2011

Saint Bertrand et le crocodile


Saint_Bertrand_zBertrand, fils d’Aton-Raymond, seigneur de L'Isle-Jourdain (Tiens, Aton… Peu commun comme nom. Aton, le dieu égyptien, qui dispense la lumière, la chaleur et la vie, dieu cosmique primordial, le grand créateur...). Je disais donc, Bernard, lié à la famille des comtes de Toulouse et aux rois capétiens, naquit en 1050 et mourut à Lugdunum Convenarum en 1123.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Bertrand_wIl reçut tout d’abord l’éducation d’un futur chevalier, mais choisit d’entrer dans les ordres. Il fut successivement prêtre, chanoine et archidiacre de Toulouse puis évêque de Comminges en 1073. Son épiscopat dura 50 ans. Il reconstruisit la cathédrale qu’il dota d’un cloître, et qu’il fit desservir par un chapitre de chanoines réguliers astreints à la Règle de saint Augustin.

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Bertrand_yIl mit en application dans son diocèse les principes de la réforme grégorienne, accomplit nombres de miracles, et par sa force tranquille et son intelligence clairvoyante, devint aux yeux de ses fidèles un véritable saint. Vers 1167, l'archevêque d'Auch chargea un clerc du nom de Vital de rédiger sa vie et l'envoya à la Curie pour obtenir sa canonisation, obtenue vers 1220.

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Bertrand_xL'hagiographie de Vital donne une part importante aux miracles qu'aurait accompli Bertrand. Parmi eux, et sans doute le plus connu, l’épisode du crocodile. Bertrand fait en effet parti des saints saurochtones (tueurs de serpents), à l’égal de saint Michel. D’après la légende, il existait un monstre avant son arrivée, tapi dans la vallée de Labat-d’Enbès. Il imitait le vagissement des enfants pour attirer ses victimes et les dévorer. Pour en débarrasser le pays, Bertrand alla à sa rencontre, armé de son seul bâton épiscopal. Le monstre s’avança vers lui la gueule ouverte. Le saint toucha sa tête du bout de sa crosse, et le reptile devint plus doux qu’un agneau. Il suivit docilement Bernard jusqu’au seuil de la cathédrale, où il mourut.

 

 

 

 

 

Saint_Bertrand_de_Comminges_32Bertrand ne tue pas le crocodile, il le maitrise. Toute la symbolique de saint Michel est présente dans cette histoire, (dragon ou crocodile, lance ou crosse, colline élevée, église dédiée à la Vierge, etc…) ce qui peut expliquer le fait que Saint-Bertrand-de-Comminges soit appelé le Mont Saint-Michel des terres. Et même si le crocodile naturalisé, accroché dans le narthex de la cathédrale, n’est qu’un ex-voto apporté d’Orient par un croisé, ou une simple curiosité d’histoire naturelle conservée dans l’église, même si cette "relique" n’est exposée que depuis le XVIIIe siècle et que le premier écrit y faisant allusion ne date que du XVIIe siècle, cette légende nous apprend beaucoup.


 

 

 

nephthys_1Mieux encore. Nous retrouvons dans l’Egypte ancienne le dieu Seth, représenté parfois par un crocodile. Seth, avec  Nephtys, forme un couple, antithèse d’Isis et Osiris. Ce n’est pas l’évocation d’une représentation tranchée du mal et du bien, ces deux aspects de la réalité sont complémentaires et n’existent que l’un par rapport à l’autre.

 

 

 

 

 

 

seth_apopisDans un monde où règne l’ordre de Maât, Seth constitue la face sombre du pouvoir tout en restant nécessaire à une certaine forme d’équilibre. Seth est même indispensable à l’équilibre du monde, puisque placé à la proue de la barque de Rê, il envoie, d'un coup de pique, le serpent monstrueux Apophis, représentant du Chaos, aux confins du monde.

 

 

 

 

Saint_Bertrand_Horus_3Seth est aussi connu pour son combat contre Horus. Au musée du Louvre se trouve une stèle où l’on voit Horus enfant foulant aux pieds le crocodile. Ce genre de stèle était érigé dans tous les sanctuaires d'Egypte, et avait pour fonction de soigner les fidèles victimes d'attaques d'animaux sauvages. Elles étaient la plupart du temps gravées, au dos, ou sur le socle, de formules magiques. Bertrand, digne représentant d’Horus, Horus, ancêtre de saint Michel…

 

 

 

 

 

 

Saint_Bertrand_Horus_1Au musée du Louvre encore se trouve un bas-relief en grès du IVe siècle, faisant partie des antiquités égyptiennes chrétiennes. Pas la peine de commenter, n’est-ce pas ?

 

 

 

 

 

 

 

 

oeil_de_crocodile_1Le crocodile, souvent titré cosmophore ou porteur du monde, prend la symbolique du dragon de par sa ressemblance aux monstres préhistoriques. À ce titre, il est le maître des mystères de la mort et de la renaissance, le grand initiateur, le symbole des connaissances occultes…

19 mai 2011

Saint Bertrand et le crocodile


Saint_Bertrand_zBertrand, fils d’Aton-Raymond, seigneur de L'Isle-Jourdain (Tiens, Aton… Peu commun comme nom. Aton, le dieu égyptien, qui dispense la lumière, la chaleur et la vie, dieu cosmique primordial, le grand créateur...). Je disais donc, Bernard, lié à la famille des comtes de Toulouse et aux rois capétiens, naquit en 1050 et mourut à Lugdunum Convenarum en 1123.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Bertrand_wIl reçut tout d’abord l’éducation d’un futur chevalier, mais choisit d’entrer dans les ordres. Il fut successivement prêtre, chanoine et archidiacre de Toulouse puis évêque de Comminges en 1073. Son épiscopat dura 50 ans. Il reconstruisit la cathédrale qu’il dota d’un cloître, et qu’il fit desservir par un chapitre de chanoines réguliers astreints à la Règle de saint Augustin.

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Bertrand_yIl mit en application dans son diocèse les principes de la réforme grégorienne, accomplit nombres de miracles, et par sa force tranquille et son intelligence clairvoyante, devint aux yeux de ses fidèles un véritable saint. Vers 1167, l'archevêque d'Auch chargea un clerc du nom de Vital de rédiger sa vie et l'envoya à la Curie pour obtenir sa canonisation, obtenue vers 1220.

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Bertrand_xL'hagiographie de Vital donne une part importante aux miracles qu'aurait accompli Bertrand. Parmi eux, et sans doute le plus connu, l’épisode du crocodile. Bertrand fait en effet parti des saints saurochtones (tueurs de serpents), à l’égal de saint Michel. D’après la légende, il existait un monstre avant son arrivée, tapi dans la vallée de Labat-d’Enbès. Il imitait le vagissement des enfants pour attirer ses victimes et les dévorer. Pour en débarrasser le pays, Bertrand alla à sa rencontre, armé de son seul bâton épiscopal. Le monstre s’avança vers lui la gueule ouverte. Le saint toucha sa tête du bout de sa crosse, et le reptile devint plus doux qu’un agneau. Il suivit docilement Bernard jusqu’au seuil de la cathédrale, où il mourut.

 

 

 

 

 

Saint_Bertrand_de_Comminges_32Bertrand ne tue pas le crocodile, il le maitrise. Toute la symbolique de saint Michel est présente dans cette histoire, (dragon ou crocodile, lance ou crosse, colline élevée, église dédiée à la Vierge, etc…) ce qui peut expliquer le fait que Saint-Bertrand-de-Comminges soit appelé le Mont Saint-Michel des terres. Et même si le crocodile naturalisé, accroché dans le narthex de la cathédrale, n’est qu’un ex-voto apporté d’Orient par un croisé, ou une simple curiosité d’histoire naturelle conservée dans l’église, même si cette "relique" n’est exposée que depuis le XVIIIe siècle et que le premier écrit y faisant allusion ne date que du XVIIe siècle, cette légende nous apprend beaucoup.


 

 

 

nephthys_1Mieux encore. Nous retrouvons dans l’Egypte ancienne le dieu Seth, représenté parfois par un crocodile. Seth, avec  Nephtys, forme un couple, antithèse d’Isis et Osiris. Ce n’est pas l’évocation d’une représentation tranchée du mal et du bien, ces deux aspects de la réalité sont complémentaires et n’existent que l’un par rapport à l’autre.

 

 

 

 

 

 

seth_apopisDans un monde où règne l’ordre de Maât, Seth constitue la face sombre du pouvoir tout en restant nécessaire à une certaine forme d’équilibre. Seth est même indispensable à l’équilibre du monde, puisque placé à la proue de la barque de Rê, il envoie, d'un coup de pique, le serpent monstrueux Apophis, représentant du Chaos, aux confins du monde.

 

 

 

 

Saint_Bertrand_Horus_3Seth est aussi connu pour son combat contre Horus. Au musée du Louvre se trouve une stèle où l’on voit Horus enfant foulant aux pieds le crocodile. Ce genre de stèle était érigé dans tous les sanctuaires d'Egypte, et avait pour fonction de soigner les fidèles victimes d'attaques d'animaux sauvages. Elles étaient la plupart du temps gravées, au dos, ou sur le socle, de formules magiques. Bertrand, digne représentant d’Horus, Horus, ancêtre de saint Michel…

 

 

 

 

 

 

Saint_Bertrand_Horus_1Au musée du Louvre encore se trouve un bas-relief en grès du IVe siècle, faisant partie des antiquités égyptiennes chrétiennes. Pas la peine de commenter, n’est-ce pas ?

 

 

 

 

 

 

 

 

oeil_de_crocodile_1Le crocodile, souvent titré cosmophore ou porteur du monde, prend la symbolique du dragon de par sa ressemblance aux monstres préhistoriques. À ce titre, il est le maître des mystères de la mort et de la renaissance, le grand initiateur, le symbole des connaissances occultes…

24 février 2011

Le prieuré de Pommiers, l’église Saint-Pierre et Saint-Paul


Pommiers_9L’église date des XI ème et XII ème siècles et a gardé son style roman.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pommiers_21Au XIV ème siècle, à l’époque de l’édification des fortifications du village, on construisit un grenier adossé au collatéral nord, ce qui explique l’asymétrie de la façade occidentale. Deux gaines en bois assuraient l’évacuation des grains : un dégorgeoir en pierre existe encore.
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Pommiers_16L’église prieurale devint paroissiale en 1821, lorsque l’église Saint-Julien fut désaffectée. 
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Pommiers_13Le carré du transept supporte au dessus d'une coupole un clocher de type clunisien percé sur ses faces de fenêtres jumelées. Sa toiture date par contre du XIX ème siècle, ainsi que la sacristie.
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Pommiers_26L’église possède trois nefs et cinq travées. Les piliers sont larges et carrés, dépourvus d'ornements y compris dans leurs chapiteaux.
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Pommiers_29L’abside possède un plan trapézoïdal, le bras nord du transept de grands arcs aveugles. Des fenêtres rares et étroites, comme les trois baies nord, diffusent une faible lumière.
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Pommiers_35Une trentaine d'échéas en terre cuite (vases acoustiques) sont déposés dans l'épaisseur de la voûte, dans la grande nef au-dessus de la dernière travée, ce qui donne à l’église une exceptionnelle acoustique.
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Pommiers_50Dans l'abside sud, on découvre une statue en bois de saint Julien du XVII ème.

 

 

 

 

 

 

 

 

Pommiers_46Les bâtisseurs utilisèrent d’anciennes pierres romaines pour la construction, comme le prouve une colonne en marbre dans le chœur, ou le sol de l’abside. Le maître autel est un ancien couvercle de sarcophage datant de l’antiquité tardive.
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Pommiers_33Le tombeau de sainte Prève, dans le bras nord du transept, date du XI ème siècle.  Ce sarcophage est décoré d'un ange en pierre sans aucune ornementation. Il porte l’inscription suivante, du XVI ème siècle, à l’arrière : Tumul Stae Prevae virgis et martiv (?) Hujus monrii fondat.

 

 

 

 

 

La légende de sainte Prève

Sainte Prève, fille du comte Gérard II de Forez, fut la fondatrice mythique du monastère de Pommiers au XI ème siècle. Voici son histoire :


« Le Comte de Forez avait trois fils, Artaud, Geoffroy-Guillaume et Conrad, et deux filles, Rotulphe, mariée au seigneur Guigues de Lavieu, et Prève. Prève ne désirait pas se marier et souhaitait se retirer du monde. Son père lui donna comme retraite le château de Pommiers. Mais un jeune seigneur qui la désirait lui fit des avances. La jeune femme lui déclara qu'elle avait déjà fait choix de son époux et l'amoureux éconduit, sans comprendre le sens de ces paroles, s'en alla trouver les frères de Prève, qui étaient de ses amis, pour leur annoncer que leur jeune sœur s'était déshonorée. Ceux-ci allèrent au couvent où elle s’était retirée, lui coupèrent la tête qu’ils jetèrent avec son corps dans un puits. La stérilité frappa alors toute la contrée et des signes de feu annonçaient dans le ciel le courroux céleste. Si on cherchait de l'eau dans le puits, on n'en tirait que du sang, et, à l'endroit où avait roulé sa tête, sur une dalle de pierre, avait fleuri un lis d'une éclatante blancheur. Convaincus par ces manifestations de la volonté divine, les frères s'en retournèrent au couvent, donnèrent la sépulture au corps de la jeune fille, lui consacrèrent une fondation pieuse, et depuis ce temps Prève compte, dans le martyrologe, au nombre des vierges saintes. A titre de réparation à sa mémoire outragée, le château de Pommiers fut converti en un prieuré bénédictin. »

En fait, le comte de Forez, Gérard II, donna la terre de Pommiers à sa fille qui demandait à vivre seule avec les pauvres. La Prève historique n’a jamais été assassinée.

15 février 2011

Saint-Denis, l’intérieur

basilique_Saint_Denis_plan_2année 475, église mérovingienne : 20,6 m (68 pi) de long sur 9,5 m (31 pi) de large
année 775, église carolingienne : 63 m (206 pi) de long sur 22,6 m (74 pi) de large
année 1140, église gothique : 108 m (354 pi) de long sur 39 m (128 pi) de large, 29 m (95 pi) de haut

















La nef

basilique_Saint_Denis_36Elle date des XIIème et XIIIème siècles, unissant ainsi deux époques de construction, celle de Suger en 1140 et celle du maitre d'œuvre de 1231. Après les deux travées du narthex construites par Suger, aux ogives massives, la nef comporte sept travées.
























basilique_Saint_Denis_44aLes trois travées orientales recevaient le chœur des moines. Elles étaient jadis séparées du reste de la nef par un jubé. Au niveau des deux dernières travées, les bas-côtés s'élargissent pour recevoir des tombeaux.










basilique_Saint_Denis_39Son élévation est à trois niveaux : les grandes arcades, le triforium ou galerie de circulation avec des fenêtres hautes à quatre lancettes et trois roses. Le triforium à mur de fond ajouré comporte des séries de quatre baies géminées aux arcs tréflés. La nef est couverte de voûtes d'ogives quadripartites sur plan barlong.















basilique_Saint_Denis_42Les collatéraux sont larges et voûtés d'ogives sur plan carré. Leurs soubassements sont ornés d'arcatures tréflées aveugles. Ils sont surmontés de fenêtres à deux lancettes et de grandes roses rayonnantes.

















Le chœur et le chevet   

basilique_Saint_Denis_64Le chœur, voûté d'ogives sur plan barlong et consacré aux reliques, et le double déambulatoire, sont largement surélevés pour laisser plus de place à la crypte qui n'est pas complètement souterraine. Ils datent du XIIème siècle.
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basilique_Saint_Denis_45Le chœur s'entoure de deux cercles concentriques de douze colonnes, symbolisant les douze apôtres et les douze prophètes mineurs. Formant une couronne de lumière en hémicycle, les sept chapelles rayonnantes sont intégrées au déambulatoire. L'emploi de la voûte d'ogives et la lumière créée par les vitraux sont des innovations gothiques.
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Les stalles

basilique_Saint_Denis_62Alignées face à face dans la nef de l'église , elles datent du XVIème siècle et proviennent du château de Gaillon, en Normandie. Elles furent exécutées vraisemblablement par un artiste italien pour la chapelle de l'archevêque de Rouen, le cardinal Georges d'Amboise. Les panneaux de marqueterie de couleur au-dessus des sièges présentent les Vertus et les Sibylles, et les bas-reliefs des hauts dossiers représentent les épisodes de la vie du Christ et de la Vierge, et du martyre de saint Jean Baptiste. Viollet-le-Duc décida de les placer dans la nef lors de la restauration.







Les retables

basilique_Saint_Denis_47a À partir de 1952, d'importants travaux de restauration et d'aménagement sont réalisés sous la direction de l'architecte Jules Formigé. Les chapelles rayonnantes du chœur sont débarrassées de leurs peintures du XIXème siècle et reçoivent des parties de dallages médiévaux et des retables des XIIème et XIIIème siècles retrouvés au cours des fouilles archéologiques.








basilique_Saint_Denis_54La chapelle Saint-Firmin, la première au nord dans le déambulatoire, présente un superbe retable du XIIème siècle figurant le Christ et les Apôtres.












Mosaïque de pavement

basilique_Saint_Denis_49Cette mosaïque de pavement provient d'une chapelle, dédiée à saint Firmin. Elle représente le portrait du moine Aubry, donateur, signant son œuvre comme Suger sur le vitrail de l'Annonciation. Cette pièce de mosaïques du XIIème siècle fut très restaurée au XIXème siècle, et remise à son emplacement d'origine en 1957. Ce médaillon fait partie d'une mosaïque plus importante aujourd'hui disparue, dont il nous reste aussi la représentation du mois d'octobre.
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Les regalia

basilique_Saint_Denis_60Le trésor de Saint-Denis est célèbre pour son rôle de gardien des instruments du sacre, les regalia, que l'abbé doit apporter à Reims pour chaque sacre royal. Ce trésor fut dispersé et fondu à la Révolution, toutefois, une centaine d'objets furent épargnés pour être déposés au cabinet des médailles de la Bibliothèque nationale et au Louvre.
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basilique_Saint_Denis_58Aujourd'hui, Saint-Denis possède les insignes de la royauté reconstitués pour les funérailles de Louis XVIII en 1824. La vitrine de ces ornements restaurés présente le grand manteau de catafalque en velours de soie violet orné de trois cent soixante dix fleurs de lis d'or, le heaume et son ' timbre ', petite couronne royale, les éperons et les gantelets d'or, les copies du sceptre d'or de Charles V et de l'épée dite de Charlemagne, la main de justice et les deux couronnes du roi et de la reine.
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Autel de la confession

basilique_Saint_Denis_53La dénomination d'autel de la confession désigne l'aménagement cultuel du chœur de l'église au-dessus du tombeau d'un saint. Viollet-le-Duc succède à l'architecte Debret, en 1846, et reprend les travaux de restauration en restituant l'aspect originel de l'intérieur de l'église. Il dessine d'une manière néogothique le nouvel autel de la confession présentant les châsses des trois martyrs : saint Denis, saint Rustique et saint Éleuthère. L'autel de Viollet-le-Duc fait allusion au célèbre autel des Corps Saints disparu en 1626, mais il remplace, aussi, les trois célèbres reliquaires fondus en 1793.




















Tombeau de Dagobert

basilique_Saint_Denis_tombeau_3Le tombeau fut exécuté au milieu du XIIIème siècle à la demande des moines de Saint-Denis. Il adopte la forme d'un enfeu à haut pignon dont le fond est traité comme un tympan. Les bas-reliefs nous racontent le rêve de l'ermite Jean ayant vu l'âme de Dagobert emportée par les démons et finalement sauvée par saint Denis, saint Maurice et saint Martin. Aux piédroits, les statues de Nanthilde, sa femme, et de Clovis II, son fils, ainsi que le gisant sont des restitutions de Viollet-le-Duc au XIXème siècle.













Notre-Dame, vierge de la Carole

basilique_Saint_Denis_Notre_Dame_6Cette statue de la Vierge à l'Enfant du XIIème siècle, dite de la Vierge de la Carole, est l'une des plus anciennes d'Île-de-France. Elle n'est pas originaire de Saint-Denis, mais elle provient d'une autre abbaye bénédictine de Paris, l'abbaye de Saint-Martin-des-Champs, transformée en conservatoire des arts et métiers par l'abbé Grégoire (1750-1831).
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basilique_Saint_Denis_Notre_Dame_5On retrouve des traces de ses anciennes peintures.  La composition de la statue reste hiératique, figée. Seul l'Enfant anime quelque peu le mouvement de l'ensemble de la composition.
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Les vitraux

basilique_Saint_Denis_vitrail_1Au XIIème siècle, l'architecture gothique apparait pour la première fois dans le chœur de la basilique de Saint-Denis. Ce chœur de Suger est entouré d'un double déambulatoire ouvert sur des chapelles rayonnantes et Suger fait exécuter des verrières, aussi bien pour les fenêtres de la crypte que pour celles des chapelles supérieures.
























basilique_Saint_Denis_vitrail_4Ici, une représentation de l’arche d’alliance ou quadrige Aminadab.












basilique_Saint_Denis_vitrail_2Les vitraux qui subsistent sont considérés comme les plus anciens de France. L'arbre de Jessé est le premier vitrail représentant ce thème de l'arbre généalogique du Christ, il est le modèle de celui de Chartres.
basilique_Saint_Denis_vitrail_3













L’orgue

basilique_Saint_Denis_50En 1806,  Napoléon décida de restaurer l'église et on envisagea de reconstruire un orgue. En 1836, l'architecte en chef de la basilique, François Debret dessina le buffet actuel qui, malgré ses dimensions, s'inspire de miniatures médiévales. Cavaillé-Coll est chargé de cette construction. L'inauguration officielle eut lieu le 21 septembre 1841. Ce fut le point de départ de la célébrité d'Aristide Cavaillé-Coll.
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Le cloître

basilique_Saint_Denis_cloitre_3De l’ancien cloître du XIIIème siècle, il ne reste qu’une arcature adossée au flanc sud de la basilique. Certains chapiteaux sont néanmoins conservés dans la basilique ou au musée de Cluny, à Paris.
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24 décembre 2010

Belleville, historique

Belleville__2_aBelleville, petite cité du Beaujolais, a une très longue histoire, ainsi que l'attestent des outils de silex découverts sur place. A l’époque romaine, on retrouve le toponyme de Luna. Luna, Séléné chez les grecs, supplantée plus tard par Artémis/Diane, le lieu était peut-être déjà dédié au culte de la déesse.












Belleville__13_aCette ville romaine de Luna s’étendait du nord au midi le long de la voie romaine qui la traversait, reliant Lyon à Autun par Avenas et Cluny. Ville forte, elle fut ravagée au Vème siècle par les troupes d’Attila puis anéantie en 732 par les musulmans d’Espagne. Reconstruite, elle prit le nom de Bellavilla à la fin du XI ème siècle.










Belleville__119a_ Entourée de hautes murailles doublées de larges fossés remplis d’eau courante que fournissait la rivière d'Ardière, elle fut la seconde prévôté du Beaujolais.
Belleville__191a_















Belleville_armoiries2Les drapeaux portaient une salamandre dans le feu sur fond vert parsemé de fleurs de lys avec le mot "Durabo" (je durerai). Les armes actuelles de Belleville : « d’azur à la salamandre d’argent, sur un feu de gueule, la tête retournée » sont incontestablement les héritières de ces drapeaux et la devise est restée.







P1060538A l'époque des Croisades, Humbert III, Sire de Beaujeu, régnait sur le Beaujolais. Engagé dans la milice du Temple, il partit pour la Palestine. Il fut rappelé par son proche parent, Pierre le Vénérable, abbé de Cluny, qui obtint du pape le retour du baron et l'annulation de ses vœux, sur la demande de son épouse en proie aux convoitises des seigneurs voisins.








Belleville__5_aContraint de déporter du vœu qu'il avait fait à l'ordre des templiers, et afin d'expier cette faute qu’il considérait comme une apostasie, il choisit Belleville pour recevoir le gage de sa soumission et de sa générosité. Il y fonda une commanderie, puis en 1158, un prieuré de l'ordre de Saint-Augustin, élevé en 1164 au rang d'abbaye par Dreux, archevêque de Lyon, qui y installa comme premier prieur Étienne, prieur de Saint Irénée.







Belleville__179a_En 1168, Landric, troisième abbé, bénit la première pierre, posée sur une pièce d'or. Onze années suffirent à élever cet imposant monument, consacré à la Vierge en 1179. Il devint même avant son achèvement le tombeau de son jeune fils Guichard. A sa suite, les princes de Beaujeu furent inhumés en ces lieux. A cette époque, 30 chanoines vivaient dans l'enceinte de l'abbaye, qui couvrait le septième de la ville intra-muros. L’abbaye renfermait dans son enceinte une première église disparue sous la révolution, un cloître, une salle capitulaire, un cellier, un cimetière.







Belleville__56b_Ravagé par les Huguenots en 1567, l'église fut pillée et mutilée, l'abbaye fut livrée aux flammes. Le malheur des temps ne permit que de modestes réparations, et la mauvaise administration des abbés qui se succédèrent acheva la ruine de cet établissement. Le chapitre se dépeupla au cours des siècles, et fut finalement réuni en 1768 à la Congrégation de France.

L'église Notre-Dame de Belleville constitue le seul vestige de l’abbaye.







8 mars 2011

Saint-Bonnet-le-Château, historique

 

 

Saint_Bonnet_le_Ch_teau_30Saint-Bonnet et ses environs furent habités dès le néolithique. Il nous en reste le beau dolmen de Luriecq.

 Saint_Bonnet_Luriecq__dolmen

 

 

 

 

 

 

Saint_Bonnet_le_Ch_teau_1aLes celtes s’y établirent (les Ségusiaves), puis les romains et les francs. La cité, un camp fortifié, s’appelle au départ Castrum Vari. Elle prend le nom de Castel-Vair puis celui de Saint-Bonnet-le-Castel en 722, suite au passage du cortège funèbre ramenant le corps de Bonnet de Lyon à Clermont.

 

 

 

 

 

Saint_Bonnet_le_Ch_teau_32Nous connaissons l’histoire de Bonnet grâce à un récit écrit en 715 par un moine de l’abbaye de Manglieu. Bonnet naquit en Auvergne en 623. Son père, sénateur romain, lui fit faire des études de droit. Il passa à la cour de Sigebert III, roi d’Austrasie, puis à Marseille en 677 où il exerça la fonction de préfet, s’opposant au commerce des esclaves.

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Saint_Bonnet_le_Ch_teau_3Puis il fut appelé à Clermont en 691 pour succéder à son frère Avitus à la charge d’évêque. Las de sa fonction, préférant l’ascèse, il démissionna en 701 et se retira à l’abbaye de Manglieu dans le Puy-de-Dôme.

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Saint_Bonnet_le_Ch_teau_7Il partit pour Rome en pèlerinage, et mourut sur le chemin du retour, à Lyon, dans l’abbaye de l’île Barbe, en 710. Il fallut attendre 722 pour que Clermont enfin récupère son corps.

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Saint_Bonnet_le_Ch_teau_19Le chemin que parcourut le cortège est jalonné de villages ayant pris son nom : Saint-Bonnet-le-Froid, Saint-Bonnet-le-Courreau, Saint-Bonnet-les-Oules, Saint-Bonnet-le-Château. Mais le nom de Bonnet, que prit notre saint, peut être aussi considéré comme une christianisation de Belénos. Son culte est alors en rapport avec un culte solaire.

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Saint_Bonnet_le_Ch_teau_5Au XIII ème siècle, la seigneurie de Saint-Bonnet-le-château devint la plus importante du Forez. Une chapelle y est mentionnée pour la première fois en 1225, qui devait servir le château.  Située à l’emplacement de l’actuelle collégiale, elle fut érigée en église paroissiale au XIV ème siècle.

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Saint_Bonnet_le_Ch_teau_8Des murailles défensives furent érigées lors de la guerre de Cent Ans, puis le 8 mai 1400 fut posée la première pierre de la collégiale, grâce à un don fait par un marchand drapier, Jean Taillefer. Elle fut terminée en 1418. En 1562, le baron des Adrets s'empara de la ville, et saccagea l’église. Elle fut ensuite réaménagée jusqu'au XVIII ème siècle.

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Le couvent des Ursulines

 

Saint_Bonnet_le_Ch_teau_33 Construit en 1620 dans l’enclos de l’ancien château, le couvent abrite une copie de la vierge noire du Puy-en-Velay, brûlée pendant la révolution. Elle fut faite au Puy. Elle est signée Samuel Fécit et datée au revers de  1723.

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http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Bonnet-le-Ch%C3%A2teau

http://www.insitu.culture.fr/article.xsp?numero=2&id_article=bd002-495

http://www.forez-info.com/encyclopedie/memoire_et_patrimoine/la_collegiale_saint-bonnet_588.html

http://www.st-bonnet-le-chateau.fr/contenu/collegiale.htm

http://www.bernard-guinard.com/Documents/saint_bonnet_le_chateau/Saint-Bonnet-le-Chateau.html

1 mars 2011

Le prieuré de Saint-Romain-le-Puy, l’extérieur



Saint_Romain_le_Puy_71Pour arriver sur le site, il faut suivre un chemin sinueux qui rejoint l’ancienne carrière de basalte. Son exploitation au XIX ème siècle détruisit une partie des enceintes et des maisons qui couvraient les pentes du pic.

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Romain_le_Puy_17Des anciens bâtiments conventuels et du château, il ne reste que quelques ruines. Le château formait un quadrilatère irrégulier long de 40 mètres et large de 20. Ses murailles avaient trois pieds d’épaisseur. Le cloître avait la forme d’un carré de 20 mètres de côté.
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Saint_Romain_le_Puy_75L’église Saint-Romain est posée sur le point le plus haut du pic, un rocher se terminant par une pente abrupte du côté nord, et se prolongeant au sud par une pente plus douce.
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Saint_Romain_le_Puy_73Le mur gouttereau sud de l’église, construit avant 980, présente les vestiges d’une ancienne porte dégagée en 1910. Le croisillon du transept est un  vestige du bâtiment initial.
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Saint_Romain_le_Puy_22Sur les murs, des panneaux sculptés du même type que celles qui se trouvent à la basilique de Saint-Martin d'Ainay. Sous le toit est gravée l’inscription « HEC EST ECCLESIA IN HOHORE …MUNDI », « cette église est construite en l’honneur du sauveur du monde ».
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Saint_Romain_le_Puy_61La frise présente des symboles empruntés au paganisme, comme les lions affrontés, et la signature d’Aldebertus.

 

 

 

 

 

 

Saint_Romain_le_Puy_18aLe chevet à l’est, élevé sur la crypte, date du début du XI ème siècle. Une ancienne porte offrait un accès direct à la crypte.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Romain_le_Puy_14Le clocher est construit au-dessus de la croisée du transept.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Romain_le_Puy_27Le portail occidental quand à lui date du XV ème siècle. Il fut réalisé vers 1430 par Jacques de Bouthéon en molasse, matériau friable, et ses décorations gothiques, qui contrastent avec la simplicité du reste de l’église, sont très abimées.

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1 mars 2011

Le prieuré de Saint-Romain-le-Puy, historique




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Saint_Romain_le_Puy_4Il est dit que la première chapelle fut construite au IV ème siècle sur le neck (piton volcanique) de Saint-Romain par saint Martin de Tours, bien connu pour avoir créé les premiers monastères en Gaule, et pour avoir remplacé les temples païens et les mégalithes par des églises. C’est exactement la même configuration que pour la chapelle de Saint-Michel d’Aiguilhe, au Puy en Velay. D’ailleurs, la même énergie s’en dégage.

 

 

Saint_Romain_le_Puy_5Il semblerait donc qu’il y ait eu, dans les temps reculés, un mégalithe posé au sommet de la colline (une pierre percée en forme d’auge, à ouverture circulaire, dont l’avocat Grangeon de Montbrison raconte que l’on y déposait les enfants chétifs pour les faire vivre), transformé en sanctuaire druidique au temps des celtes.

 

 

 

 

Saint_Romain_le_Puy_21aLa présence de nombreuses pierres de remploi d’origine gallo-romaine dans la structure même de l’édifice, des trois enceintes du château ainsi que la symbolique des chapiteaux tendent à prouver l’ancienneté du sanctuaire. La chapelle devint vite populaire, et un premier village se construisit à proximité.

 

 

 

 

 

 

 

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Saint_Romain_le_Puy_11En 993, Boschitaleus Miles, le seigneur du lieu, fit ériger la première église et en fit don à l’abbaye d’Ainay. Ainay désigna Aldebertus comme premier prieur, et les premiers bâtiments du monastère se mirent en place ainsi que le château en 1007.

 

 

 

 

 

Saint_Romain_le_Puy_74Aldebertus fit agrandir l’église vers l’est. Il mit en place une crypte afin de recevoir les reliques de saint Romain, et pour cela, remplaça l'ancienne abside et les absidioles. Les travaux s’achevèrent en 1017, date à laquelle le nom de Saint-Romain-le-Puy apparut.

 

 

 

 

 

Saint_Romain_le_Puy_8En 1173 l’archevêque de Lyon céda les lieux au comte du Forez Guy II. Au XIII ème siècle, la vigne plantée alentours donnait le vin de Nuyts. Le vignoble disparut pendant la guerre de 14, mais en 1997 il fut replanté sur les pentes du pic : le Viognier depuis porte le caractère de son sol basaltique.

 

 

 

 

Saint_Romain_le_Puy_37La peste noire en 1348, qui ne laissa que trois habitants dans le bourg, puis la guerre de Cent Ans affaiblirent le prieuré.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Romain_le_Puy_28Au XV ème siècle, le prieur Jacques de Bouthéon fit édifier une chapelle sur le mur nord de la nef ainsi que le portail ouest. C’est grâce à lui et à ses mémoires, réalisées à partir d’anciennes archives en sa possession (comme les actes primitifs de l’église) que nous connaissons mieux l’histoire du sanctuaire.

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Romain_le_Puy_12Les reliques de saint Romain furent probablement détruites par le baron des Adrets et ses troupes calvinistes lors de leur passage en 1562. En 1633, sous Louis XIII, les murailles du château furent détruites par ordonnance de Richelieu.
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Saint_Romain_le_Puy_13Le prieur fut remplacé par un simple chapelain dépendant d’Ainay, les derniers moines furent transférés à Lyon. En 1666, Jacques de Bérulle, archevêque de Lyon et prieur non-résident de Saint-Romain, décida de mettre fin à la communauté. Les bâtiments tombèrent peu à peu en ruine, et ce qui restait du prieuré fut vendu comme bien national en 1789, pendant la révolution.

 

 

 

 

Saint_Romain_le_Puy_62La famille Jullien de Pommerol, alors propriétaire des lieux, donnèrent l’église à la commune en 1885 sous réserve qu'elle en assure l'entretien. Les premiers travaux furent entrepris, et les peintures murales dégagées en 1887.
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http://www.forez-info.com/encyclopedie/memoire-et-patrimoine/23-un-cri-vers-le-ciel-le-prieure-de-saint-romain-le-puy.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_prieurale_de_Saint-Romain-le-Puy

http://www.mairie-saintromainlepuy.fr/fr/information/14875/histoire


« Le prieuré de Saint-Romain-le-Puy » (Publications de l’université de Saint-Etienne, 1992)

19 octobre 2007

Le succorpo de San Sabino de Bari

Bari_San_Sabino_planLa cathédrale fut construite sur un très ancien lieu de culte. A la fin du XIX ème siècle, vers 1890, eut lieu une importante découverte : plusieurs salles, appelées maintenant le « succorpo », furent mises à jour.


















Bari_San_Sabino_15Les premières zones accessibles avaient été utilisées comme ossuaire, ce qui peut expliquer le désintéressement pour le reste des salles suivantes. La découverte de cette partie inconnue de la cathédrale, pratiquement oubliée, suscita un grand intérêt, et une campagne de fouilles fut lancée.









Les anciennes structures murales et les vestiges des différents bâtiments retrouvés, situés 5 mètres sous le sol de l’actuelle cathédrale, montrèrent l’occupation du site sur 4 grandes périodes :

Bari_San_Sabino_3la période romaine,













Bari_San_Sabino_5le début de la période chrétienne,















Bari_San_Sabino_4la médiévale et la moderne (XV-XVIII ème siècle).












Bari_San_Sabino_2Il fut décidé de restaurer l’endroit qui, cependant, devait d'abord être débarrassé des ossements humains. Le projet fut finalement réalisé de nombreuses années plus tard, entre 1966 et 1975. Après avoir vidé les salles, tout le succorpo, menacé par l'infiltration des eaux souterraines, des fissures dans les murs et une instabilité structurelle, fut consolidé et restauré.











Bari_San_Sabino_18C'est au cours de ces travaux que la mosaïque dite de Timoteo, les anciens murs porteurs de la colonnade supérieure et une partie des murs de l'église des premiers chrétiens furent retrouvés. Il est maintenant possible, après l’assainissement, la restauration et la transformation de l’endroit en musée, de pouvoir admirer ces témoins du passé.








Bari_San_Sabino_26Les fouilles archéologiques du succorpo montrent les ruines d'un grand bâtiment ayant occupé le sous-sol de la cathédrale au cours de la période romaine. Ce bâtiment, construit avec des pierres calcaires noires, présentait différentes pièces, dont l'une faisait 22 mètres de long et 9 mètres de large.









Bari_San_Sabino_8Dans la salle aux piliers, un alignement d'environ 10 mètres est visible, s'étendant transversalement. Une grande partie du sol en mosaïque, datant de la première moitié du I er siècle, et du V ème ou VI ème siècle, est encore présente.










Bari_San_Sabino_24Une première basilique y fut construite, probablement dédiée à Marie. C’est dans cette partie, délimitée par les structures de fondation de la cathédrale romane, que la plus grande section de sol du début de la période chrétienne est conservée.









Bari_San_Sabino_17La mosaïque dite de Timoteo, d’après le nom mentionné dans l'inscription, en fait partie. Cette mosaïque, composée de petites pièces polychromes de divers matériaux, comme le calcaire, la brique et le marbre, dispose d'un grand champ central, avec des éléments rectangulaires unis par une ceinture.








Bari_San_Sabino_16La mosaïque est bordée à l'est par une inscription latine dédiée à la mémoire d'un certain Timoteo, qui pendant l'épiscopat d'Andrea (758-761), avait commandé une partie du sol afin d'accomplir un vœu:
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Bari_San_Sabino_19La sainte église de Bari se réjouit, avec son évêque Andrea, avec son clergé et sa suite, exaltant Timoteo et sa suite, que lui, avec l’aide de Dieu, accomplissant son vœu, ait complété la décoration de cette salle avec talent, compétence et maitrise, l’éloge du saint peuple de Dieu.







Bari_San_Sabino_28Cette mosaïque se superpose aux restes fragmentaires de sols d’époques précédentes.




Bari_San_Sabino_910-11-15 Puis, au même endroit, fut construite l’église du XI ème siècle. Fondée en 1034 par l'archevêque Bizancio, continuée par son successeur Nicolas I (1035 - 1061) et complétée en 1064 par Andrea II (1061 - 1068), la nouvelle cathédrale avait une nef et deux bas-côtés voûtés d'arêtes, séparés par d’anciennes colonnes, le tout précédé d'un atrium ou vestibule.







Bari_San_Sabino_7Les restes de l'ancienne structure furent englobés dans le sol.




Bari_San_Sabino_15L’architecte de cette construction, œuvrant de 1034 à 1066, fut le célèbre maître sculpteur Acceptus, qui fit les corniches de cinq portails, des chapiteaux  retrouvés lors de la restauration, et l’ambon, commandé par Andrea II.










Bari_San_Sabino_10Cette église fut partiellement détruite, comme l'ensemble de la ville, en 1156. À la fin du XII ème siècle, vers 1170, l'archevêque Rainaldo commença la reconstruction de l'église actuelle.
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Bari_San_Sabino_25Une paroi transversale ferme la partie occidentale de la structure paléochrétienne et continue vers le nord et le sud, créant un passage qui à l'origine communiquait avec l'extérieur.
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Bari_San_Sabino_21 Les salles se trouvant de chaque côté du bâtiment principal sont des anciens lieux de sépulture, construits à l’extérieur de l’ancienne basilique. Ce sont des salles longues et étroites voûtés en berceau.
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Bari_San_Sabino_30Parmi les tombes découvertes, un tombeau carré de gros blocs de calcaire, du début de la période médiévale, est particulièrement bien conservé. L’endroit fut tout d’abord un cimetière, mais par la suite, devint une zone de service de la basilique, comme en témoigne un bassin médiéval accolé au mur.
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Bari_San_Sabino_6Les travaux d'excavation sur la place de l'archevêque Bisanzio et Rainaldo révélèrent la présence inconnue d'une petite église médiévale, datant des IX ème et XI ème siècles, dont le niveau est situé à environ deux mètres sous le sol de la place.







Bari_San_Sabino_12La petite église, orientée dans la même direction que l'ancienne basilique chrétienne, mais située 0,85 mètres plus haut, présente une nef se terminant par trois absides, dont celle du milieu est la plus large.










Bari_San_Sabino_14Dans l'axe de l'abside centrale, l'autel, sculpté dans un seul bloc de pierre calcaire. Un mur de séparation avec un passage central sépare la zone du célébrant de celle des fidèles qui, malheureusement, fut abimée par un réservoir d'eau.










Bari_San_Sabino_22Le sol, bien conservé dans de nombreux endroits, est fait de pierres calcaires disposées en motifs géométriques bordées par des carrés. On y trouve aussi une zone dense de sépultures. 
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18 octobre 2010

Eguisheim, historique

Eguisheim_20Comme souvent en Alsace, le site fut occupé dès le Paléolithique. Les Celtes de la tribu des Séquanes virent s’y installer, puis les romains érigèrent un camp à l'entrée du village et introduisirent la culture de la vigne (Eguisheim est considéré comme le berceau du vignoble alsacien). 











Eguisheim_planLe village, sous forme de résidence fortifiée, prit  son essor vers 720, après qu’un parent d'Aldaric (ou Etichon, premier comte d’Alsace et père de sainte Odile d’après la mémoire alsacienne), eut décidé de la construction d’une pfalz,  un premier château, le Castrum Egisheimiensis. C’est à cet homme, prénommé Egino ou Egeno, que la ville doit son nom.








Eguisheim_plan_2A l’extinction de la lignée des comtes, au début du XIII ème siècle, le village fut légué à l’évêché de Strasbourg. Eguisheim fut élevée au rang de ville, fortifiée en 1257 et rattachée au Haut-Mundat de Rouffach. L’ancien château fut reconstruit dans le style de Frédéric II Hohenstaufen, à l’intérieur d’une enceinte octogonale constituée de pierres à bossage en grès jaune de Rouffach.






Eguisheim_31Cette muraille, de parfois plus de 2 mètres de large, était entourée de fossés à eau, qui furent asséchés en 1835.  C’est autour du castrum que s’organisa la ville, en cercles concentriques suivant le tracé des fortifications successives.















Eguisheim_33Aux pieds de l’ancien castrum fut construite en 1557 la fontaine Saint-Léon, de forme octogonale, l’une des plus grosses d’Alsace. Le bétail venait s'y abreuver et les habitants y puiser l'eau pour des usages domestiques. Une statue de saint Léon fut placée en 1842  à son sommet.















Eguisheim_30Saint Léon, qui fut pape entre 1049 et 1054, est né Brunon d'Eguisheim-Dagsbourg. Son père, Hugues IV, est issu de la famille des comtes du Nordgau, seigneurs d'Eguisheim, lié aux rois de Germanie, et sa mère, Heiwige, est la fille du Comte de Dagsbourg (Dabo), lié aux Carolingiens de Francie occidentale. Brunon serait né au château d’Eguisheim le 21 juin 1002.











Eguisheim_15Or, les origines exactes du château d'Eguisheim sont aujourd'hui sérieusement contestées par les meilleurs spécialistes contemporains, et faire naître Brunon dans une petite à forteresse serait inéluctablement rabaisser ce fils du comte de Nordgau, l'un des plus puissants seigneurs de la vallée du Rhin et de l'empire othonien, au rang d'un vassal secondaire. Quoi qu’il en soit, Léon IX est encore vénéré à Eguisheim, où une chapelle lui fut dédiée en 1894.












Eguisheim_32http://www.eguisheim.net/
http://www.ville-eguisheim.fr/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Eguisheim
http://www.trivago.fr/eguisheim-105989/attractions/eglisecathedralemonastere/f_178=1
http://www.parcatho3chateaux.net/articles.php?lng=fr&pg=19
http://www.alsace-passion.com/eguis/eguisheim_2.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9on_IX
http://www.chateauxforts-alsace.org/page_consultation.php?page=eguisheim_chateau

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