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lieux sacrés
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3 mars 2007

Notre-dame de Béconne, la Roche-saint-Secret

dr_me_provencale_484Notre-dame de Béconne à la Roche-saint-Secret est aussi appelée Notre-Dame de la fistule. Au moyen-âge, elle est le siège d'une paroisse du diocèse de Die.











dr_me_provencale_492L'église est entourée d'un cimetière et offre une vue remarquable sur les ruines du château de Béconne. Réputée pour ses guérisons miraculeuses, elle devint un lieu de pélerinage : de nombreux ex-votos y sont déposés.















dr_me_provencale_494L'église date du XIV ème siècle. La nef unique, décorée à l'est et au nord d'une litre funéraire aux armes des Seigneurs de Vesc, est couverte d'une voûte romane en berceau.











saint_secret_b_conneAu XVII ème siècle, l'édifice st agrandi : on y ajoute des chapelles latérales et on reprend le choeur. L'abside présente désormais un fond plat et une voûte en plein-ceintre peinte en bleu.

Elle fait 16 m de long, 4,25m de large, et 4m de haut. Dans la chapelle latérale de droite se trouve une statue primitive de la vierge, dite miraculeuse. Malheureusement l'église était fermée quand je suis arrivée.

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18 février 2007

Le musée de Cluny II (Paris)

paris_408aVierge auvergnate du XIIème siècle


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paris_388aSaint Jacques, XII ème siècle


Sainte Barbe, XII ème siècleparis_391a




















paris_395aVierge entourée du Christ et du Père

paris_429Saint Michel









paris_396Baptème de Clovis






















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paris_449Têtes de lion en quartz, ornement d'un siège, empire romain (entre 300 et 550)














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paris_412aChrist en gloire provenant de Saint-Germain-des-prés



















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Devant d'autel de la cathédrale de Bâle, début du XIIème siècle















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Crosses d'évèques

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Joueurs d'échecs, vitrail provenant de l'hôtel de la Bessée à Villefranche sur Saône









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paris_400 Le portail qui donne accès à la salle consacrée aux statues de Notre-Dame provient de l'église Saint-Germain-des-Prés de Paris. Ce dernier donnait accès à la chapelle de la Vierge construite par Pierre de Montreuil.




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28 février 2007

L'église Saint Martin de Valaurie

dr_me_provencale_154aValaurie, petit village de la Drôme, possède un riche passé. Non loin a été découvert un atelier préhistorique de pierres de taille, puis des fouilles ont dégagé une nécropole gallo-romaine au lieu dit Le Crespias. Des sarcophages, des monnaies des inscriptions funéraire furent mises à jour.






















dr_me_provencale_158aL' église paroissiale Saint Martin dépendait du chapitre des chanoines de la cathédrale de Saint-Paul-Trois-Châteaux. Elle a été bâtie au XII ème siècle sur la pente au dessous de l'enceinte du village fortifié. Il est dit qu'elle a été construite sur un ancien lieu de culte païen, comme souvent les églises dans la région.
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dr_me_provencale_179aSaint martin est située sur un replat de la pente sud-ouest de la butte supportant le bourg castral de Valaurie, mentionnée à la fin du XIII ème siècle. Reconnaissable de loin à son clocher surmonté d'une pyramide, elle a été sous la dépendance du chapitre de Saint Paul, par l'intermédiaire d'un prieuré séculier.









dr_me_provencale_182aConstruction à nef unique comportant trois travées, l'église de Valaurie est bâtie dans un bel appareil de pierres calcaires dans ses parties les plus anciennes, montrant parfois un décor de chevrons.










dr_me_provencale_169aLe choeur est rythmé par de simples piles engagées, que prolongent des arcs doubleaux qui viennent renforcer une voûte en berceau de profil écrasé. Cette dernière aurait été restaurée dans la seconde moitié du XVII ème siècle. Les murs gouttereaux sont soulagés par des arcs de décharge en plein-cintre pour la plupart. Un bandeau souligne le départ de la voûte et constitue le seul décor intérieur.
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dr_me_provencale_161aLa partie la plus remarquable est l'abside, semi-circulaire, à l'intérieur et pentagonale à l'extérieur. Quatre pilastres plats viennent s'appuyer aux quatres angles de chaque pans, reposant sur une banquette de plan circulaire légèrement débordante. Ces pilastres qui comportent encore leurs châpiteaux corinthiens, supportent une corniche moulurée, elle-même soutenue par des modillons. On retrouve ce genre de chevet à la cathédrale de Saint-Paul-Trois-Châteaux où dans l'église de Saint Restitut.
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dr_me_provencale_159aMises à part  les chapelles qui ont été ouvertes postérieurement sur la face nord, la travée occidentale semble avoir été ajoutée à la construction primitive, à la fin du XII ème siècle. Le clocher-porche ne serait guère antérieur au début du XVI ème siècle.
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16 août 2006

Chapelle Sainte Blandine d'Ainay

Au Sud-Est de la basilique, des passages ouverts au XIXe siècle donnent accès à la chapelle sainte Blandinesaint_martin_d_ainay_026

Un petit chœur domine une nef dont la voûte en berceau plein-cintre repose sur de solides piliers adossés aux murs latéraux. Le chœur, surélevé au-dessus d’une crypte de quelques mètres carrés,(VII ème siècle) est couvert d’une demi-coupole pourvue de deux trompes et décorée de colonnettes et de chapiteaux à entrelacs.(X ème siècle). saint_martin_d_ainay_027

Dans la crypte, le petit carré central, voûté d'arêtes, est agrandi de deux caveaux latéraux.

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La crypte était censée renfermer les reliques de Sainte Blandine contenues dans une caisse, ainsi que les ossements de saint Pothin et de ses compagnons.saint_martin_d_ainay_029

La mosaïque date de 1854, mais reste dans la tradition et nous rappelle que les énergies sont ici bien présentes.

Pour Georges Prat, c'est dans cette crypte que les énergies sont les plus fortes, et que se trouve une étoile énergétique  saint_martin_d_ainay_097

16 août 2006

La basilique saint Martin d'Ainay

Sur son emplacement fut construit le premier sanctuaire chrétien de Gaule. Une première chapelle fut édifiée en cet endroit au II ème siècle, sur un temple très ancien.saint_martin_d_ainay_001


Le confluent, entre Rhône et Saône, était une zone marécageuse parsemée d'iles. Après la période romaine, les premiers chrétiens construisirent vraisemblablement un monastère qui fut détruit plusieurs fois : par les Huns, les Vandales, les crues du fleuve, les Arabes....

Sabin, compagnon de Romain, aurait été abbé d'Ainay au début du V ème siècle. Salonius aurait restauré les bâtiments du monastère et lui aurait donné le vocable de Saint Martin. Anselme, abbé au VI ème siècle, aurait construit l'église saint Pierre pour remplacer saint Martin détruite.

L'abbaye est mentionnée à l'époque d'aurélien au milieu du IX ème siècle.

Enfin, la nouvelle abbaye fut construite et consacrée par le pape Pascal II, le 27 Janvier 1107. Amblard commence sa restauration au début du XII ème. Gauceran en achève la construction. Le pape Innocent IV réunit à Lyon sous le reigne de Saint Louis le concile qui excommunie l’empereur Frédéric II. Après six ans passé à Ainay, il reconnaît à l’abbaye 71 églises, abbayes et prieurés dispersés de la Bourgogne à la Provence, ce qui aida son essor.saint_martin_d_ainay_025(Une des photos représente la dédicace du pape, retrouvée sous le choeur en 1852)

A la renaissance, le monastère possède un port sur le fleuve, son abbé habite un palais, les moines disposent d’importants bâtiments conventuels, de deux cloîtres, d’un jardin, d’une vigne. En 1562, les troupes réformées du baron des Adrets détruisent de nombreux bâtiments. En 1600, Henry IV y séjourne à l’occasion de son mariage avec Catherine de Médicis. Louis XIII y passe quatre fois avec son ministre Richelieu, puis Louis XIV quelques années plus tard. La Révolution lui est fatale : palais des abbés rasé, bâtiments et terres vendues, église transformée en grenier.

Les clochers.

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Ses deux clochers sont caractéristiques de l’art roman. Le plus haut, au dessus de la façade, contient les cloches.Il se détachait en avant de l'église au XI ème siècle. J'ai mis plusieurs années avant de me rendre compte qu'un acrobate s'accrochait sur l'un de ses angles...

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L'acrobate représente le retournement, comme celui que l'on trouve par exemple avant de pénétrer dans l'église de Thuret.
"Il est le reflet de nous même, il nous permet d'acceder à notre propre image intérieure."
Il nous indique le chemin, et quand les énergies basculent, c'est à nous de trouver un nouvel état de conscience pour que "de simple pélerin nous puissions grandir en force, en sagesse et en gloire". saint_martin_d_ainay_087

L’autre est un clocher lanterne qui éclaire la croisée du transept; typique de la région Lyonnaise.saint_martin_d_ainay_004

Entre les fenêtres des 2e et 3e étages de la facade, la surface de la pierre est occupée par une croix de briques qui semble suspendue à un collier d’émail rouge et blanc. Sous ce collier, on distingue une frise comportant une quinzaine de sujets taillés en méplat et représentant des animaux symboliques, comme le lion, le griffon ou le cerf repris à l'intérieur.(Cernunnos).

Deux gardiens de chaque côté du porche d'entrée...

saint_martin_d_ainay_006saint_martin_d_ainay_007

Le volume intérieur de la nef est ample (34 m de long sur 17 m de large, bas-côtés compris). Remaniée de nombreuses fois au cours des siècles, la charpente primitive de la nef a été remplacée au XIXe siècle par une voûte. A cette même époque, les murs latéraux ont été percés d’arcs ouvrant sur des chapelles.

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Les colonnades de la nef rappellent les églises de 4e siècle. On devine pourquoi : Lyon avait été une capitale antique dont les ruines étaient loin d’avoir disparu. Pour construire une nef, il était tout simple de réutiliser les colonnes romaines qu’on avait sous la main. C’est ce qui explique l’originalité de cette église, peut-être unique en France.

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Les quatre monolithes qui supporte le clocher lanterne à la croisée du transept proviennent des restes du sanctuaire des Trois-Gaules dont l’autel était encadré par deux colonnes gigantesques que les gallo-romains avaient jadis fait venir d’Egypte. Ces deux colonnes furent sciées en deux, embarquées sur la Saône et hissées sur le chantier de Saint-Martin d’Ainay. saint_martin_d_ainay_043

Dans l'abside, des frises horizontales présentent des médaillons carrés ou circulaires, encadrés par des rinceaux. (1120-1135). Nous retrouvons ici notre ami le cerf, ainsi que le pélican, l'homme dont la bouche est le départ de ramures (voir symbolique dans Thuret).




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La basilique est en cours de restauration, c'est pourquoi je ne peux vous proposer les vues de la façade est...

Lyon_015aBon cette fois la restauration est faite, je vous propose quelques photos. Je dois dire qu'ils ont fait un travail extraordinaire, c'est magnifique...


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16 février 2007

L'église abbatiale Saint-Germain-des-prés (Paris)

paris_495L'église et le monastère de Saint-Germain des Prés remontent, comme l'église cathédrale de Notre-Dame dans la Cité, et comme l'église collégiale de Saint-Germain-l'Auxerrois sur la rive droite, aux plus anciennes époques de la monarchie mérovingienne, c'est-à-dire à Childebert Ier, un fils de Clovis, et à Ultrogothe, sa femme, qui régnèrent à Paris de 511 à 538.


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L'actuelle abbaye de Saint-Germain-des-Prés a été fondée à l'emplacement de l'ancienne abbaye créée par Childebert dans les années 540. Il souhaitait y abriter la Tunique de Saint Vincent obtenue des arabes lors de la prise de Saragosse en 542. L'abbaye est alors dédiée à la Sainte-Croix et à Saint Vincent. Il y fait venir des moines de l'Abbaye Saint Symphorien d'Autun.
Les historiens considèrent généralement que cette église est la plus ancienne de Paris.




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Elle tient son nom de l'évêque Germain (496-576) qui participa à sa fondation et qui l'administra. Dès 557, Germain, évêque de Paris en fait un lieu de culte et lorsque celui-ci meurt en 576, sa tombe y est déposée et l'église devient un lieu de pélerinage. Elle prendra le nom de Saint-Germain (des Prés) au IXe siècle.

Childebert Ier y fut inhumé et, après lui, l'abbatiale recevra les sépultures des rois mérovingiens de Paris : Childebert Ier en 558, Chilpéric Ier en 584, Frédégonde en 598 et Clotaire II en 628.

Les corps, entourés d'un suaire ou vêtus, furent déposés dans des tombeaux placés dans le chœur des moines, ainsi l'abbaye de Saint-Germain-des-Près, fut, avant l'abbaye de Saint-Denis, la première nécropole royale. Charlemagne lui donne des privilèges et immunités qui la rendent indépendante de autorités civiles et religieuses de Paris.




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En 861, l'abbaye est incendiée par les Vikings, elle fut reconstruite de 990 à 1021 sous la direction de l'abbé Morard. Un Lombard, Guillaume de Volpiano, devient Abbé en 1024. Il réforme le monastère qui suit alors la règle de Saint Benoît. Le nombre de moines s'étant accru, , le choeur est agrandi , il est consacré par le Pape Alexandre III en 1163. Au XIIIème siècle les bâtiments conventuels sont reconstruits.



paris_531L'abbaye demeura longtemps isolée sur le versant méridional du petit Pré aux Clercs ; les hautes murailles élevées autour du couvent en 1239 par Simon, abbé de Saint-Germain, devinrent en 1368 de véritables fortifications par ordre de Charles V, qui, en guerre avec les Anglais, craignait une surprise de leur part contre les faubourgs de Paris ; en même temps fut creusé un petit canal large de huit à onze toises et profond de cinq toises, qui mettait les fossés de l'abbaye en communication avec la Seine. Ce canal, appelé la petite Seine ou la Noue, et qui séparait le petit Pré aux Clercs du grand, comblé vers le milieu du XVIe siècle, devint ensuite la file des Petits-Augustins, puis la rue Bonaparte.

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Une petite agglomération s'est formée peu à peu autour de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, située comme son nom l'indique à l'extérieur de l'agglomération au Moyen Âge, c'est elle qui va former le Quartier Saint Germain des prés. Plus tard elle cède une partie de ses terrains au bord de la Seine (le Pré-aux-Clercs) à l'Université de Paris.


Pendant tout le Moyen-Âge, l'abbaye a été très riche et très puissante. Le monastère devient, avec les siècles, un des grands centres intellectuels européens.


paris_551Pendant l'Ancien Régime (XVI - XVIIIème siècles), l'Abbaye se transforme, elle adopte la règle des Bénédictins de Saint Maur en 1631 et bénéficie d'un renouveau intellectuel. De nouveaux bâtiments sont construits.

L'abbaye est dissoute lors de la révolution française et, en 1791, l'église devient d'abord une église paroissiale puis est convertie en usine de salpêtre. Les anciennes tombes des rois mérovingiens sont dispersées, les statues du portail sont détruires et la bibliothèque disparait dans un incendie en 1794.  Les batiments et annexes de l'Abbaye sont finalement vendus. Les terrains sont lotis par des immeubles d'habitation.
Les bâtiments sont dévastés par le percement de la rue de l'Abbaye en 1800.

paris_568aEn 1803, l'église est rendue au culte et au cours des années qui suivent, elle menace alors de tomber en ruines au point qu'on envisage de la démolir. Les deux tours au niveau du chevet sont détruites. De 1819 à 1823, la nef de l'église est condamnée pour raison de sécurité. Grâce à l'active campagne de sauvegarde menée par Victor Hugo et par le curé de la paroisse, l'église et la palais abbatial, rue de l'Abbaye, sont restaurés au XIXe siècle par l'architecte Goddle alors que le peintre Hyppolite Flandrin couvre la nef de compositions murales.




paris_497A l'extérieur, la vieille église s'annonce par un porche mesquin, construit au XVIIe siècle et surmonté d'une grosse tour carrée ; à son plus haut étage, deux baies cintrées du XIIe siècle, accompagnées de colonnes, s'ouvrent sur chacune de ses quatre faces et laissent échapper les vibrations de ses cloches sonores ; terminée par une haute flèche couverte en ardoises, la tour de Saint-Germain des Prés, avec ses arceaux romans, domine majestueusement cette région de Paris, qui est née et s'est développée sous son ombre. Un souvenir curieux s'y rattache : le 2 novembre 1589, Henri IV, assiégeant Paris, monta au sommet de la tour, accompagné d'un seul religieux, pour examiner la situation de la ville ; il fit ensuite le tour du cloître sans entrer dans l'église, et se retira sans dire un mot.

paris_574L'édifice incorpore des éléments d'époques très différentes. La voûte en ogives de la nef date du XVIIè siècle, le presbytère du XVIIIè et une grande partie de la décoration intérieure du XIXè siècle. Enfin, le charmant square, attenant à l'église, abrite les ruines de la Chapelle de la Vierge

Avec ses 65 mètres de longueur, 21 mètres de largeur, 19 mètres de hauteur, l'église est de petite taille. Si l'architecture abbatiale romane a beaucoup changé d'aspect depuis le XIème siècle, au gré des destructions et des restaurations multiples, il reste néanmoins un grand nombre d'éléments d'origine.




paris_563aLes chapiteaux du choeur à quatre travées présentent des thèmes traditionnels caractéristiques du style roman. Des trois clochers d'origine, subsiste aujourd'hui la massive tour de façade, dit le clocher-porche (construit entre 990 et 1014) qui est l'une des plus anciennes tours de France. C'est au XIIème siècle que l'on donnera à cette tour ses arcades et sa flèche, restaurée au siècle dernier. La façade principale date du XIIème siècle, et l'on discerne encore les souches des deux tours latérales primitives.


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Le déambulatoire conserve également à peu près intacte son architecture romane du XIIème siècle. Il est bordé par cinq chapelles rayonnantes, voûtées d'ogives et consacrées en 1163 par le pape Alexandre III. Les vitraux de la quatrième chapelle sont les seuls à être composés de fragments de verrières du XIIIème siècle.





paris_538_copieLes arcades, construites vers 1163 sur le modèle de Senlis, de Saint-Denis et de Noyon (dont une partie est encore en plein cintre), supportaient autrefois des tribunes (comme à Notre-Dame), supprimées en 1646. Les fûts de marbre sont beaucoup plus anciens et proviennent de l'édifice primitif de Childebert. Ils constituent les plus beaux vestiges mérovingiens de la capitale. Le choeur présente d'admirables les colonnes du triforium. Elles proviennent de la toute première basilique mérovingienne, construite au VIème siècle.


paris_545Au cours de sa dernière restauration, l'église entière, depuis la voûte jusqu'aux murailles, a été peinte de diverses couleurs, sous la direction de l'architecte Baltard ; cette décoration polychrome s'applique même aux colonnes, dont les chapiteaux sont dorés.

http://www.paris-pittoresque.com/monuments/40b.htm

http://www.insecula.com/salle/MS01891.html



paris_543Quelques pieds de colonnes représentent surement des indications quand aux courants telluriques présents sous l'église.


paris_569Un beau bénitier nous accueille sur la gauche en entrant. C'est un gros coquillage, le tridacne.

Plus grand mollusque du monde après le calmar géant, le bénitier ou tridacne géant fait partie de la triste liste des animaux en voie  de disparition. Pêché de manière excessive pour l'intérêt de sa coquille et parce qu'il est comestible, le tridacne est aujourd'hui en danger et fait     l'objet d'une protection internationale.

Ce coquillage énorme dont les valves sont bien connues à l'entrée   des églises et des cathédrales, peut atteindre des dimensions   assez surprenantes.
Le record connu avoisine 1,40 m pour près de 250kg.
Cet   animal jouit d'une mauvaise réputation: la légende dit qu'il pourrait   happer le bras ou la jambe d'un plongeur et ne plus les lâcher... Une   simple observation de la biologie de cet animal montre qu'il est totalement   incapable de faire de mal à quiconque.

tridacneA cela deux raisons :
la première vient du fait que notre géant débonnaire ne   peut se refermer sur une proie éventuelle sans se blesser lui-même   en pinçant la chair de son manteau qui déborde de la coquille,   ce mouvement lui demandant plusieurs minutes.
La deuxième raison vient du fait que le tridacne est végétarien.   Ce régime végétarien qui nous rassure sur les intentions   de l'animal, est assez peu commun. En effet, pour se procurer sa nourriture,   il abrite et "cultive" dans ses tissus vivants, des algues vertes   microscopiques dont il se nourrit. Pour se développer, ces algues ont   besoin de lumière, ce qui explique que le bénitier vive dans les   eaux peu profondes des récifs coralliens du sud-ouest Pacifique.
Comme toutes les autres espèces de bénitiers (il en existe 6),   le tridacne géant vit parmi les coraux des récifs, enfoncé   verticalement, l'ouverture de la coquille dirigée vers le haut.
Lorsqu’il est jeune, l’animal sécrète un byssus, touffe de filaments qui passe par l’ouverture de la coquille et par laquelle il se fixe au fond marin, la charnière dirigée vers le bas. A mesure que la colonie grandit, des coraux, des éponges, des algues la recouvre ou l’entourent, la dissimulant sous leur masse, n’en laissant dépasser que le bord. Les valves légèrement écartées laissent entrevoir le manteau brillamment coloré en vert, en rouge, ou en bleu. Les bords de ce manteau sont hérissés de protubérance enfermant les organes hyalins, sortes de de lentilles qui concentrent la lumière dans les profondeurs des tissus et y favorisent par la photosynthèse, la multiplication d’algues microscopiques. Il est plus beau dans l'eau, non ?

paris_521Quelques photos de chapiteaux expressifs, d'anciennes sculptures.


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16 février 2007

Eglise Saint-Julien-le-pauvre (Paris)

paris_356Au croisement des voies romaines, vers Orléans et vers Lyon puis l'Italie, un sanctuaire occupait le lieu depuis le VIè siècle. Depuis le VIème siècle s'élevait à l'emplacement de l'Eglise actuelle un oratoire bâti sur la route de Saint-Jacques de Compostelle qui eut successivement pour patron Saint-Julien le Martyr, êveque de Brioude, Saint-Julien le Confesseur, êveque du Mans dit le Pauvre et Saint-Julien l'Hospitalier. Ce fut un lieu de sépulture mérovingienne. L'église est offerte à l'état de ruines par le roi Henri premier au chapitre de Notre-Dame en 1045.







paris_358 Détruite par les Normands, une église plus grande fut élevée de 1165 à 1220 par les religieux de Longpont pour les pélerins et les voyageurs sans argent sous le Nom de Saint-Julien le Pauvre, accompagnée d’un hospice.

Les recteurs y sont élus.
















paris_359Du XIIIème au XVIème, l'Eglise est le siège des assemblées de l'université. L'Eglise leur est cependant fermée en 1524 après que les étudiants aient malmené l'Eglise lors d'une réunion agitée. En 1655, l'Eglise devient une chapelle de l'Hôtel-Dieu.














paris_361Fortement endommagée au XVIIème siècle, , où l'on remplaça notamment la façade par celle quel'on voit aujourd'hui, elle sert de grenier à sel et de magasin de fourage pendant la Révolution. Par la suite, Saint-Julien est redevenu une simple chapelle, rattachée au XIXè siècle à l'Hôtel Dieu.










paris_364Aujourd’hui encore, elle a l’allure d’une église de campagne gothique encore marquée par le roman. Ainsi, les gros contreforts  qui soutiennent les absidioles (les petites chapelles rondes derrières le chœur) sont caractéristiques du 12è siècle. Au 17è siècle, l’église était si endommagée quelle fut en partie démolie. Servant de grenier à sel pendant la Révolution, l'église fut affectée en 1889 au culte catholique grec melkite, c'est à dire Eglise catholique de rite byzantin comme en témoigne sa décoration intérieure.











paris_362A l'intérieur, Saint-Julien offre un décor simple, les piliers portent des chapiteaux restaurés, la nef de quatres travées est voutée en charpente et en platre. Le puits que l'on voit à l'extérieur, du VII ème siècle, était jadis installé dans l'eglise. La source située à l’extérieur de l’église Saint Julien le Pauvre était réputée miraculeuse et était vendue au profit de l’église.













paris_363Il faut vraisemblablement mettre la titulature de la chapelle Saint Julien de Saint Bertrand de Comminges en relation avec l'église parisienne. 











Histoire de Saint Julien:

De retour de chasse, le jeune et noble Julien crut un jour surprendre son épouse au lit avec un amant. Dans un accès de fureur, il tua le couple. Horrible méprise : en son absence, sa femme avait accueilli les propres parents de son mari venus voir leur fils et les avait fait coucher, par respect, dans leur propre chambre qui était la plus belle du logis. Nouvel Oedipe tuant sans le savoir ses propres parents, Julien, effaré de son acte fit voeu de pauvreté et d'humilité se retira sur les bords d'une rivière ayant décidé de consacrer le restant de sa vie à faire passer les voyageurs de l'autre côté du fleuve.
Un soir terrible de tempête, un humble pélerin, lépreux, se présenta au passeur et lui demanda, malgre les grands dangers de le faire passer de l'autre côté.
Après quelques hésitations, Julien accepta et invita l'étranger sur sa barque. Au milieu du fleuve, la tête du lépreux se nimba d'une aura lumineuse. Julien reconnut alors Jésus venu relever de ses péchés le malheureux parricide.
L'histoire fut reprise par flaubert : http://fr.wikisource.org/wiki/La_L%C3%A9gende_de_saint_Julien_l%E2%80%99Hospitalier

5 février 2007

Les arbres remarquables

La_c_te_Saint_Andr__106La côte Saint André possède deux arbres plus que centenaires, deux saules, qui malheureusement vont bientôt être cernés par un lotissement, chemin                 du Pollard.
L'un d'eux présente une association originale : un frêne, d'une cinquantaine d'années, a poussé au milieu de son tronc.

Ils sont pour l'instant au milieu des gravats, et le bruit des bulldozers doit bien casser les oreilles de ceux qui auraient pu trouver refuge dans leurs ramures...




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26 février 2007

L'église saint Michel de la Garde-Adhémar

dr_me_provencale_268a Le bourg de La Garde-Adhémar a conservé sa structure médiévale, enserrée dans des remparts en bordure d'un éperon rocheux dominant la plaine de Pierrelatte.






dr_me_provencale_279aCette plaine a été colonisée à l'époque romaine par les vétérans des légions romaines (I er siècle). Les recherches archéologiques récentes ont révélé de nombreuses traces d'occupation humaine, en partie liée à une activité viticole.








dr_me_provencale_283aLa via Agrippa passait au pied de La Garde. Des traces d'habitat gallo-romain sont repérées dans les collines. Le site du Val des Nymphes, à 2 km du village perché actuel, témoigne d'un culte aux divinités des eaux et aux déesses mères.









dr_me_provencale_202aComme beaucoup d'autres églises du Moyen-Age bâties sur des hauteurs, l'église de la Garde-Adhémar est dédiée à Saint Michel.  L'Eglise actuelle aurait été érigée lors de la seconde moitié du XII ème siècle.



dr_me_provencale_204a_copieLa première mention de la présence en ce lieu d'une chapelle figure dans une bulle du pape Pascal II du 24 Avril 1105. Elle est citée parmi les dépendances de l'abbaye bénédictine Saint-Philibert de Tournus, dont elle relevait par l'intermédiaire du monastère du val des nymphes.













dr_me_provencale_205aElle devint au début du XII ème siècle église paroissiale, dépendante de l’abbaye de Tournus jusqu'en 1540, époque où le pape Paul III la donna au chapitre de l’église collégiale de Grignan, qui en perçut les revenus jusqu’à la Révolution.











dr_me_provencale_262Elle fut restaurée en 1849 et 1850 grâce à Mérimée, alors inspecteur des monuments historiques.
Par son style, cette église appartient à l'école romane de Provence qui, par le jeu des conditions historiques, est apparenté à l'école Rhénane, la Provence faisant partie du Saint Empire Romain Germanique.












dr_me_provencale_237aCet édifice de modestes dimensions étonne par la verticalité de ses lignes non interrompues par des corniches. Les deux collatéraux, voûtés en quarts de cercle, servent de contreforts. On peut remarquer  son abside occidentale, détail architectural particulièrement rare. Le plus souvent en effet, l'abside est située en direction de l'orient.
L'Intérieur basilical à deux travées n'a pas de transept.











dr_me_provencale_284aProportions élancées mais petites : 3m 70 pour la largeur des travées. En tout, 22 mètres par 20 au sol, la nef s'élevant à 14 mètres.

les pierres de construction portent de nombreux signes lapidaires, marques fréquentes des maitres d'oeuvre et des compagnons. "Peturs" est le plus visible.













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Le clocher a deux étages d'arcades surmontées d'une pyramide à 8 pans rappelant le style clunisien de l'édifice, dû aux moines bénédictins. En 1849, il ne restait que le premier étage et la base du second.





 

dr_me_provencale_257La partie haute du clocher, le second étage et la pyramide octogonale qui le surmonte sont des créations du XIXe siècle, par l'architecte Questel  qui s'inspira d'un modèle identique avec celui que représentait le clocher de l'église majeure de Bourg-Saint-Andéol. Aussi, quand après les bombardements de 1944, on voulut restituer le clocher de Bourg-Saint-Andéol gravement endommagé, les architectes n'eurent qu'à recopier celui de la Garde-Adhémar.





 

dr_me_provencale_236Les deux absides sont opposées, ce qui est rare en France et ne se retrouve pratiquement que dans les vieux monuments des bords du Rhin. L'abside orientale en hémicycle est encadrée par deux absidioles, toutes les trois voûtées en cul-de-four.
















dr_me_provencale_233aOn peut remarquer la voûte en berceau brisé sur doubleaux des deux premières travées, la coupole à 8 pans sur trompes coniques de la dernière travée.














dr_me_provencale_239aA gauche de l'entrée, une colonne tronquée que les anciens élevaient sur les tombeaux, appelé "cippe funéraire". On y lit les lettres D et M qui doivent signifier "Diis Manibus", "aux dieux mânes". Elle a été découverte au val des nymphes.

dr_me_provencale_241aA droite, un vestige d'autel païen votif gallo-romain porte l'inscription "Matris Nymphis", qui signifie "aux mères nymphes".









dr_me_provencale_263aUne table d'autel aux sacrifices mouluré sur ses 4 côtés, a été retrouvé au val des nymphes où il a longtemps servi d'autel pour le culte catholique. Il sert à présent d'autel principal.










garde_adh_mar_1A l'extérieur, une frise me semble représenter le nombre de courants d'eau souterrains ainsi que les cheminées-cosmo-telluriques et les failles.

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dr_me_provencale_245bLa vierge à l'enfant, de style auvergnat, en bois, date probablement du XIème siècle. Elle fut découverte il y a quelques années par l'abbé Silhol, curé du village, dans sa propre église, alors qu'elle se dissimulait sous des habits brodés, des couronnes et le vocable de Sainte Anne.


dr_me_provencale_219aLa statue passa de longs siècles vénérée par les moines de l'abbaye d'Aiguebelle. Mais à la révolution, un moine mura la statue dans une niche, empêchant qu'elle ne subisse le triste sort réservé à la vierge du Puy par exemple.










dr_me_provencale_256aElle ne devait revoir le jour qu'au XX ème siècle. Après sa redécouverte, l'abbaye d'Aiguebelle en fit don à l'abbé Girard, curé de la Garde-Adhémar, en 1944. Le bon curé ne sut qu'en faire. Il avait déjà dans son église une belle statue de la vierge, polychrome, du XVI ème siècle, vénérée par ses paroissiens: Notre-Dame du val des nymphes. Il se demanda un instant si la nouvelle statue, Notre-Dame de la miséricorde, n'allait pas porter tort à celle qui était déjà en place depuis fort longtemps.





 


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Par contre, l'église ne possédait pas de statue de Sainte Anne, mère de Marie. Monsieur le curé élimina la rivale d'une façon élégante et peu banale. Il habilla la statue de bois avec des ornements de style saint-Sulpicien, la baptisa Sainte Anne et décréta que l'enfant Jésus pouvait honorablement représenter la vierge Marie enfant. Il plaça sous vitre la statue et fit inscrire dessous: "Sainte Anne priez pour nous".


 

dr_me_provencale_254aL'abbé Silhol était un amateur d'art éclairé. Intrigué par cette étrange Sainte Anne, il devait découvrir la vérité et constater avec émerveillement qu'il était en présence d'un fort beau témoignage de l'art roman.(article d' Olivier Serre.)

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Cette statue possède plusieurs des caractéristiques des vierges noires. Au vu de la longueur de ses mains, de sa position assise sur la cathèdre, de la date de sa "naissance", de ses proportions, je pense qu'elle fleure bon la Dame de sous-terre... L'endroit d'où elle provient est un lieu magique aussi, avec ou sans sa vierge noire. J'en ferai l'article plus tard. A signaler : la vierge du val des nymphes a été volée en 2006...








dr_me_provencale_269bSous l'église, aux pieds de la falaise, un jardin de simples a été aménagé. Surprise: une source gargouille gentiment, veillée par un faune. Le pendant des nymphes du val ?


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dr_me_provencale_290aDe l'autre côté de la colline, d'autres sources jaillissent, comme celle qui a attiré mon regard en passant.

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dr_me_provencale_297 Elle alimente le lavoir un peu plus bas, où quelques pierres anciennes se trouvent encastrées dans le mur. L'intérieur de la fontaine m'a beaucoup impressionnée. Encore un lieu où l'eau devient sacrée...


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dr_me_provencale_270bhttp://www.cs.cmu.edu/~celine/lga/la_garde-adhemar.html
http://www.la-garde-adhemar.com/historique.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Garde-Adh%C3%A9mar
http://pmarecha.free.fr/roman/tricastin.htm

21 janvier 2007

Le bosquet sacré

montbrison_051Toujours sur la commune de Biesse, à quelques mètres de la pierre aux sacrifices, voici le "bosquet sacré"...



















montbrison_054Après en avoir fait le tour, nous avons remarqué dans la prairie une ligne marquée dans l'herbe. Réseau sacré ? Sa largeur était de plusieurs mètres...











montbrison_060 L'endroit est relié à la pierre des sacrifices. Et semble avoir un rapport étroit avec l'eau. Ce site a une signature de 250 000, la Dame... (vous trouverez la pierre aux sacrifices juste dans l'alignement de la trouée de la pierre du bosquet, de l'autre côté de la prairie)












montbrison_063Il travaille sur l'appareil génital féminin, étonnant, non ?

26 août 2006

Eglise Saint André de Massiac, vierge noire de Chalet

lozere_115L'église, fondée  à l'époque romane, fut plusieurs fois pillée ou incendiée (1379 et 1446). Ses parties les plus anciennes sont le chevet et la porte sud, le reste ayant été remanié ou reconstruit  en 1870.lozere_117

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En elle-même, cette église n'a que peu d'attraits. Sauf... La statue de la vierge de Chalet, trouvée dans la chapelle sainte Madeleine.(voir la chapelle Sainte madeleine). Elle a toutes les caractéristiques d'une vierge noire. Et en a la force. Quelle merveilleuse beauté !

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Plus loin, une statue de Madeleine myrophore, trouvée aussi dans cette chapelle. Et un très beau retable qui ne laisse pas non plus indifférent. Encore une autre statue de vierge à l'enfant, datant du XVII ème siècle, qui provient de la chapelle saint Etienne près de Massiac où elle fut découverte en 1954 au cours d'une expoitation forestière.Tout celà fait que cette cité de Massiac vaut bien le détour.lozere_093

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26 août 2006

Menhir de la Chassagne

lozere_059Ce menhir fait partie à mon avis d'une longue série linéaire commencée vers Loubaresse, où se trouvent les trois menhirs de Foujichi. Cet alignement contraste avec l'isolement de la majorité des pierres levées du cantal. Celui de Chassagne a évité la destruction de peu, étant posé sur le tracé de l'autoroute Clermont-Montpellier... Malheureusement, deux autres menhirs couchés n'ont pas eu cette chance.

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Il mesure 2 m 80 et avait été enfoui d'un tiers. Il a été déplacé donc, sur l'aire d'autoroute de Chalet, en arrivant sur Massiac. Il était parfaitement aligné avec la chapelle de Madeleine et celle de Victor, de l'autre côté de la vallée. Précieux renseignement pour retrouver le réseau sacré qui parcours cette région.

De plus, sur la ligne joignant ce menhir et la chapelle, nous retrouvons une bien belle croix,(enfin, croix...) posée là comme un souvenir d'une chose bien plus ancienne....

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16 août 2006

Etude symbolique de la basilique saint Martin d'Ainay

Pourquoi Ainay ?

Certains parlent d'athanacum, d'autres d'Ainacum ou d'Ageniacum. Il y a même une thèse rapprochant Ainay d'Athéna, déesse de la sagesse. Il semble que l'origine la plus probable soit celle d'Athanatos ou Athanoï au pluriel," l'immortel "en grec. Une autre explication fait dériver Ainay de es nao, vers le temple.

Belle entrée pour l'étude d'un lieu sacré...

Je me fie à  Georges Prat dans son livre "résonnances du sacré" pour l'étude géobiologique:

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Il y a présence d'un courant d'eau souterrain important dans l'axe de la nef principale, plus un courant d'eau parallèle sous chacun des bas-côtés, un dans l'axe de la chapelle sainte Blandine (comme nous l'avons vu précédemment) et l'autre dans l'axe de la chapelle Saint Joseph. Des courants d'eau secondaires, perpendiculaires aux premiers, se croisent sous les autels. Deux séries de failles viennent conforter le système. Présence de trois cheminées cosmo-telluriques.





saint_martin_d_ainay_064saint_martin_d_ainay_066saint_martin_d_ainay_076

Tout au long de la visite, des chapiteaux nous rappellent la présence de ces énergies.








Les vitraux, bien que de facture récente, nous proposent  une bien belle vision de l'oeuvre...saint_martin_d_ainay_059saint_martin_d_ainay_060saint_martin_d_ainay_058 Nous allons retrouver le cheminement alchimique et toute sa symbolique.saint_martin_d_ainay_061

saint_martin_d_ainay_057

Si Blandine fait office de Déesse-Mère, dans sa crypte souterraine, alors il nous faut trouver son parèdre, Saint Michel. Et bien nous n'avons pas loin à chercher...saint_martin_d_ainay_018 La chapelle Saint Michel se trouve à l'emplacement d'une ancienne chapelle dédiée à la vierge en 1107. Sa consécration date de 1690, mais il est là, flamboyant...saint_martin_d_ainay_084

13 novembre 2006

Standing stones of Stenness

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Stenness__Orcades_010"This didn't immediately 'wow' me like I thought it would. It wasn't that I was disappointed exactly but I didn't get that 'buzz'. It was only when I got up very close to the individual stones, particularly the really wafer thin one, that this place excited me. The angle of the top of each stone was thrilling and had a really angry graphic quality."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Stenness__Orcades_008"These stones live up to the hype. The flat flagstone means that as you walk around the site, each stone presents a continouously changing aspect. The combination of the three tallest makes the number of angles even greater.
It seemes that the stones have a distinct relationship with the hills of Hoy, which are rather prominent throughout the whole area."

 

Stenness__Orcades_013Pareil... En arrivant devant le cercle, je me suis dit qu'il n'était pas aussi fort que celui de Brodgar. Erreur.... Il suffit de rester un moment autour des pierres pour être complètement envoûté par la magie qu'elles dégagent encore. L'énergie vous enveloppe, comme pour vous préparer à quelquechose de fort, de puissant, de grand.

 

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Une promesse d'envolée...

 

Stenness__Orcades_024Le cercle se voit de très loin. Les trois pierres qui restent debout, reliquat d'un ensemble de 12, mesurent de 4m 80 à 5m 70. La datation au C14 sur les restes organiques trouvés sur place fait remonter à au moins 5 100 ans le monument, ce qui en fait déjà l'un des plus vieux de Grande Bretagne. Comme Brodgar, le cercle fut à l'origine entouré d'un fossé de 6 mètres de large pour 2 mètres 40 de profond. Pendant les dernières fouilles, le fossé s'est rempli d'eau. Le fond se trouve sous le niveau des lacs voisins. Peut-être qu'à l'époque de sa pleine utilisation en était-il ainsi...

 

 

 

 

 

Stenness__Orcades_067Son diamètre est d'environ 44 mètres.(il semblerait qu'au départ, ce fut une éllipse). La chaussée servant d'entrée fait face à l'ancien village de Barnhouse. Les pierres d'un soit-disant dolmen en son centre furent apparement ramenées de ce village. il a été retrouvé quand même un trou laissant penser qu'un mât ou un poteau en bois se dressait au milieu du cercle.

 

 

 

 

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Tout autour de Stennes on retrouve les fameuses pierres jumelles de Watchstone, d'Odin et de Barnhouse formant des portails. Le lien entre ces pierres  et les cercles nous ammène jusqu'à Maeshowe...

Le "temple de la lune", voisin du "temple du soleil" et de celui "des étoiles" nous transporte loin dans le temps... Mais est-ce si loin, et qu'est-ce que le temps ?

 

 

 

 

 

Orcades_286Il nous reste les traces d'un sermon, rapporté dans 'l'Orcadian" du 20 Juillet 1801, prononcé par le curé de la paroisse:

"On the main festival of Beltane the sun sets on the Barnhouse Stone,
From there slightly north to the circle of the moon,
Then a little east to that of the serpent, the Odin Stone,
Now to the stone of mercury (Watch Stone) at the Ring of   Brogar,
Next to the height north that is the temple-house of the moon,
North again to the stones of Saturn & Jupiter (Comet Stone)
Finally near the circle of the sun the stone of Venus the King of Brogar.
At the last all go home to light the fires.

On the summer solstice the symbol of the serpent is taken to the mound near the ring of Bhokin to be condemned to death. After which it goes to the King of Bhokin where it is pulled to pieces and eaten."

Hum...essai de traduction...

 

Orcades_293"Pendant la fête de Beltaine le soleil se place sur la pierre de Barnhouse,
Légèrement au nord du cercle de la lune,
Puis un peu à l'est du serpent, la pierre d'Odin,
Puis à la pierre de Mercure (Watchstone)) à l'anneau de Brogar,
Ensuite au grand nord où se trouve le temple/maison de la lune,
Au nord encore aux pierres de Saturne et de Jupiter (Comèt stone)
Enfin près du cercle du soleil à la pierre de venus le roi de Brogar.
Pour terminer,tout le monde rentre à la maison allumer les feux.

Au solstice d'été, le symbole du serpent est emmené au monticule près de l'anneau de Bhokin pour être condamné à la mort. Après quoi il va au roi de Bhokin où il est mis en morceaux et mangé."

Rituel se rapportant aux mythes d'Osiris et de Mithra avec une pointe d'eucharistie... Tout est dans tout.




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5 novembre 2006

Stone O'Quoybune

Orcades_381Datant de 2 200 ans avant J.C. et s'élevant à presque 4 mètres de haut, ce menhir est un exemple des nombreux mégalithes solitaires qui jalonnent le paysage des Orcades. Il se tient dans un champ, près de la route, ce qui rend sa visite plus aisée.

Il fait partie des légendes de géants pétrifiés.

Comme le Yetnasteen sur l'île de Rousay, l'O'Quoybune voyage chaque matin de la nouvelle année. Il se rend près du lac tout proche afin de se désalterer dans ses eaux froides. Un dicton raconte qu'un voyageur se trouvant en face de lui cette nuit là, ne verra pas le jour de l'an suivant....

Beaucoup d'histoires ont circulé, beaucoup sont oubliées.













Orcades_383Il en reste une pourtant, relatée dans des écrits de 1884. On peut lire qu'un jeune homme écossais s'est retrouvé en face de la pierre, le soir du nouvel an, vers minuit. Se rendant compte tout d'un coup où il se trouvait, il fut pris de tremblements et vit la pierre marcher vers le lac... Ses amis le retrouvèrent le lendemain matin, inanimé et dans un état de fatigue surprenant. Celui là s'en est bien sorti, puisque la plupart des autres étaient retrouvés morts purement et simplement!

5 février 2007

L'église Saint Loup de Penol

La_c_te_Saint_Andr__004Dans l'église Saint-Loup de Penol, seule l'abside et les absidioles remontent au Moyen-Age et peuvent être datées de la seconde moitié du XII ème siècle. L'église est classée Monument historique pour l'abside et inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques pour la nef et la baie du clocher.






















La_c_te_Saint_Andr__045L'intérêt de ce monument réside dans le riche décor des colonnes à chapiteaux. Son portail du XIème siècle, fortement en saillie, est remarquable. Il se compose de 2 colonnes cylindriques avec chapiteaux à feuilles d'acanthe et volutes accompagnées de masques grimaçants (je dirais la représentation du verbe jaillissant) supportant une arcade en plein cintre.














La_c_te_Saint_Andr__0143 baies éclairent le chœur leurs colonnes présentent les mêmes caractéristiques que celles du portail.


















La_c_te_Saint_Andr__021aUne autre explication pour les sculptures des chapiteaux: il pourait s'agir d'indications quand aux énergies du lieu. On retrouve souvent les nombres 2, 3 et 8, représentés par les pétales de la rose, les traits horizontaux entre les feuilles, les liens enserrant ce qui sort de la bouche des "monstres".










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La_c_te_Saint_Andr__026aDe plus, ce qui sort se termine en volutes. Donc je dirais deux failles, trois cours d'eau et deux cheminées cosmo-telluriques. Plus un réseau sacré, ce qui donne 8. La présence des éclatoirs nous montre bien que les énergies sont importantes ici.



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La_c_te_Saint_Andr__018aDans l'église, une grille protège une cavité se trouvant à droite du choeur. Il est dit dans le village que le bâtiment fut construit sur un ancien cimetière et que la cavité est l'une des tombes. Il me semble que les anciens évitaient ce genre d'emplacements pour leurs lieux de culte. Par contre, une ancienne crypte mithraïque ne me déplairai pas.

Des travaux ont révélé un sol pavé de mosaïques. L'église aurait donc été construite sur les ruines d'une villa gallo-romaine. Ou bien d'un ancien temple.

La_c_te_Saint_Andr__037_bLe titre de Saint-Loup, bien connu en Champagne, fut aussi donné à quelques églises de la région Dauphinoise, comme celle de Penol et celle de la minuscule paroisse d’Uriol, initialement placée sous la protection de Saint Michel (vocable fréquent dans les lieux élevés, l’archange étant censé relier la terre et le ciel), qui subsiste jusqu’à la Révolution.

Saint Loup, (évêque de Troyes de 426 à 470), issu d’une famille de l’aristocratie gallo-romaine, fut d’abord marié. Au bout de six ans de vie commune, les époux décidèrent, par consentement mutuel, de se séparer : elle, pour devenir moniale ; lui, pour entrer à l’abbaye de Lérins. C’est là qu’on vint le chercher pour le placer à la tête de l’Eglise de Troyes. Il dut bientôt s’absenter de son diocèse, en 429 accompagner l’évêque Germain d’Auxerre en Angleterre où sévissait l’erreur du pélagianisme. Passant à Nanterre, il eut l’occasion d’y bénir une petite fille qui deviendra Sainte Geneviève. Plus tard, il osa affronter le terrible Attila qu’il parvint à émouvoir, grâce à sa grandeur d’âme.

La_c_te_Saint_Andr__020_a"... En ce temps-là, florissait le bienheureux Saint-Loup, évêque de Troyes. Quand Attila attaquait cette ville, le bienheureux Loup lui demanda de dessus la porte à haute voix qui il était pour venir fondre ainsi sur eux. " Je suis, lui répondit-il, Attila, le fléau de Dieu." L'humble prélat lui répliqua avec gémissement : " Et moi je suis Loup; hélas! je ravage le troupeau de Dieu et j'ai besoin d'être frappé par le fléau de Dieu." Et à l'instant il fit ouvrir les portes. Mais Dieu aveugla les ennemis qui passèrent d'une porte à l'autre, sans voir personne et sans aucun mal. Le bienheureux Germain prit avec lui Loup et partit pour les îles Britanniques où pullulaient les hérétiques..." (la Légende Dorée,Jacques de Voragine XIIIè siècle) "


La_c_te_Saint_Andr__005Le bénitier semble ancien, ainsi que les traces à l'extérieur d'un cadran solaire et d'une ancienne porte comblée.

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2 novembre 2006

Cathédrale Saint Magnus, Kirkwall

 

 

 

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Les Orcades (Orkney Islands en anglais) sont un archipel situés au nord de l'Ecosse. Cet archipel compte 67 îles légèrement vallonnées, dont 16 seulement sont habitées. Les 20 000 Orcadiens vivent pour la plupart sur l'île principale, Mainland, dans les villes de Kirkwall et Stromness.

La langue parlée dans ces îles est restée le vieux norrois (langue dérivée du scandinave ancien) jusque vers 1750, avant d'être remplacée par l'anglais. Cet héritage scandinave reste très marqué aujourd'hui encore, aux Orcades comme aux Shetlands.

Donc, pas facile de comprendre ces gens, adorables, très accueillants, souriants et contents d'habiter un pays aussi beau. L'accent me fait penser à celui des Berrichons en France, sauce anglaise.

Orcades_006En arrivant dans Kirkwall, on ne peut rater la cathédrale, visible de très loin.
La cathédrale saint Magnus est un mélange des styles roman et gothique primitif. La première construction peut-être aperçue dans l'enceinte du choeur, vers les transepts et la nef orientale.

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Orcades_015Il y a  de fortes chances pour que les piliers transversaux aient été construits bien plus tard, ceci suggérant que le remplacement d'une tour plus ancienne aurait nécessité des travaux de renforcement.

La construction du XII ème siècle se terminait par une abside vers l'est et deux tours jumelles auraient été construites côté ouest à quelques 9 mètres du côté est de la facade principale.
Une autre théorie est que la construction des tours aurait été prévue, mais jamais aboutie.

 

 

 

 

 

Orcades_037Début XIII ème siècle, le bâtiment fut agrandi vers l'est. Cette construction est actuellement la chapelle dédiée à Saint Rognvald et est d'une construction plus laborieuse que la construction antérieure quoique la même simplicité architecturale ait été conservée. Les travaux plus récents peuvent se voir à l'extrème ouest du bâtiment. Certains arguments portent à croire que la partie basse de la façade auraient été plus éloignée de la façade actuelle, formant une sorte de porche avant d'être jointe au corps principal de l'église au XIV ème siècle.

 

 

 

 

 

Orcades_060La cathédrale a donc été fondée en 1137 par le comte Rognvald-Kali, neveu du comte Magnus. Elle est dédiée à Magnus et recèle également ses ossements.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Orcades_088Qui fut Saint Magnus ? Il hérita du comté Norvégien d'Orkney avec la co-régence de son cousin, le comte Haakon Paulson.
Les deux cousins luttèrent pour le pouvoir. En 1116, ils envisagèrent une approche de paix et décidèrent de se rencontrer sur l'ïle d'Egilsay. Le comte Haakon ne fit pas honneur au contrat. Il était convenu que chaque partie devait se munir d'un seul bateau et d'environ une trentaine d'hommes. Haakon arriva avec une flotte de 8 bateaux et environ 300 hommes armés.

 

 

 

Orcades_102Voyant celà, Magnus s'avoua perdu et demanda grâce, ce qui ne fut pas accordé. Plutôt que d'exécuter Magnus lui même, Haakon ordonna à son cuisinier personnel de pourvoir au forfait et Magnus fut assassiné pour le "bien de la paix dans les Orcades". Après son décès, les histoires et légendes de la sainteté de Magnus prirent une grande importance et lorsque Rongvald-Kali reçut le comté des Orcades, après le trépas de Haakon dans les années 1120, il demanda protection et conseil divin à son illustre oncle martyrisé et promit également de construire un grand édifice divin en pierre solide à sa mémoire.

 

 

 

 

 

 

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Magnus et Rognvald furent sanctifiés et leurs gisements sont à jamais dans les deux piliers se trouvant près du choeur.

 

 

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Orcades_049Au niveau des énergies, la cathédrale est bien posée sur un croisement important. Il faut remarque les arcs trilobés en chevrons, qui montent bien l'énergie passant dans l'édifice.

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J'ai l'impression qu'elle est double, des figures accolées se faisant face étant posées sur chacun des piliers. Un dragon tirant la langue est aussi posé en pleine nef, aux yeux de tous. L'énergie, par moment, est triple, ce que l'on voit sur les chevrons et ce qui est indiqué sur la porte.Orcades_052

 

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Les gargouilles extérieurs sont assez réussies. Toujours la même symbolique romane, présente de partout.

 

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Quand aux piliers, je n'ai pas ressenti de vibrations déterminantes... Ce Magnus était-t-il aussi saint qu'on veut bien nous le faire croire, ou bien ses ossements sont-ils ailleurs  ?

 

 

Orcades_075Orcades_033Présence d'éclatoirs un peu partout, délestant comme il faut la puissante énergie de cette terre du nord.

Vu aussi la représentation de Cernnunos sur une pierre tombale...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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23 octobre 2006

Chartreuse de Portes

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Dans le Bugey, sur la commune de Bénonces, la chartreuse de Portes se blottit dans un vallon magique. La visite est interdite, et j'ai respecté le vœu de solitude des moines. je n'ai donc pas de photos de l'abbaye en elle même, mais de l'entrée, oui...













Bugey_082 C'est un chemin forestier, qui débute par une belle porte de vie....

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Impressionnant !


porteLes photos des bâtiments sont donc tirées de deux sites:








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http://www.chartreux.org et marius.bernard.free.fr/ain.html.

porteSituée dans les montagnes du Bugey à distance presque égale de Lyon et de Genève, la chartreuse de Portes est blottie au haut d'un col, à l'écart des grands-routes, à 7 km du village le plus proche. A près de 1.000 m d'altitude, elle jouit du climat rude et sain des montages.

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Première maison de France à s'être ralliée à la Grande Chartreuse, Portes a été appelée : " la fille aînée de l'Ordre cartusien ". Elle reçut également la dénomination de " Chartreuse des saints " car elle abrita à l'origine des moines de haut mérite, dont quelques-uns furent canonisés.

En 1115, Bernard de Varey et Ponce, moines de l'abbaye bénédictine d'Ambronay, se retirent au massif de Portes, désireux de vivre la vie cartusienne dont ils ont entendu parler. La construction du premier monastère bâti en pierre date de 1125.chartrportescorr03

Pendant la Révolution, la communauté se disperse. Les biens furent tranformés en ferme avec plus ou moins de bonheur qui conduisit a la ruine des bâtiments.










 

portes_4En 1855, les chartreux rachètent le domaine de  Portes, dont les bâtiments ont été laissés à l'abandon par les divers propriétaires et remirent tout en état selon les plans d'origine. Le domaine est d'environ 250 hectares.

Avec ses 12 cellules, la chartreuse de Portes a gardé le type traditionnel des anciennes maisons de l'Ordre.

En gros, le premier village de bungalows de l'histoire de France.... (je plaisante...:)) )

21 janvier 2007

La pierre aux sacrifices de Biesse

Dans les Gorges de la Loire, les pierres à bassin sont nombreuses.

montbrison_007Les cupules, cuvettes et bassins creusés dans les rochers de granit sont à l’origine de légendes où interviennent des lutins, des fées, le diable aussi bien que les saints (surtout Saint-Martin) et la Vierge Marie.
Sur l’île de Grangent, la pierre à bassin toujours visible et remplie d’eau de pluie aurait servi à la Vierge Marie qui y lavait les langes de Jésus.








montbrison_013Aux Echandes, certains rochers présentent des sillons incurvées en sabot qui selon la tradition « attestent »
la présence du diable.
Entre Boulain et Le Dorier dans le bois de Châtelard, la pierre du Rachat, énorme galet de 2 m de haut et 3 m de large évoque les sacrifices comme la pierre Beneytière de Saint-Maurice-en-Gourgois.







montbrison_014Les rochers jouissaient comme les plantes, selon la tradition populaire, de la possibilité de croître à l’infini. Les pierres qui pointaient dans la cuisine au sol en terre battue comme celles qui obligeaient le laboureur à faire un détour étaient considérées comme une fatalité. Le laboureur avait bonne conscience de se dire qu’il était inutile de les extraire ou de les rogner puisqu’elles allaient repousser de plus belle !













montbrison_019Les pierres avaient également la possibilité de se déplacer. Quant aux objets qui disparaissaient ou changeaient de place, ils prouvaient la présence de lutins facétieux qui s’ingéniaient à donner du travail supplémentaire à la ménagère.
Ils s’appelaient : le Culard ou Fardelet, le Mami… (extrait du dépliant sur les gorges de la Loire) www.smagl.com/telechargement/lettre_info25.pdf -


montbrison_023La pierre aux sacrifices de Biesse se situe juste sur les hauteurs de la vallée de la Loire. Le chemin à parcourir pour y accéder n'est pas aussi simple qu'il n'y parait. Les photos de pierres ci-dessus font partie de ce cheminement. Il y en a d'autres, comme cet endroit où la voie se scinde en deux de chaque côté d'un affleurement rocheux. Il m'a semblé trouver la partie réservée aux femmes et celle réservée aux hommes, sénestrogyre pour les unes, dextrogyre pour les autres.

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Un gardien au milieu des deux voies...









montbrison_029montbrison_030Puis les portes que l'on remarque le plus se présentent à nous, après avoir fait le tour du site que l'on a abordé par le bas, comme si l'on remontait de la Loire.

montbrison_031Le site est remarquable, par la beauté et la sérénité qui s'en dégage.








montbrison_034La pierre est creusée d'une cupule assez profonde, environ 25 cm, et de plusieurs rigoles, la première partant vers l'est se scindant en deux, d'un côté vers le nord de la pierre, l'autre vers le sud, et l'autre partant directement vers le sud.

montbrison_042La pierre semble travailler comme harmonisateur. Elle a été utilisée aussi comme lieu de culte, et doit avoir une fonction de guérison. En fait, chacun d'entre nous a trouvé sur place de quoi satisfaire l'amélioration de ses maux.

montbrison_043En partant, après avoir remercié, nous sommes passés par une autre porte que nous n'avions pas remarqué en arrivant. Elle nous a amenés vers le gardien végétal...



montbrison_048Bel arbre planté là, tu as du bien souffrir quand la foudre est tombée sur toi. Mais tu es resté un bon compagnon, et un merveilleux gardien.

montbrison_044Si j'avais plus de temps, j'irai dans tes bras pour que tu me racontes l'histoire de ta campagne.



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23 octobre 2006

Ordonnaz

Sully a fait planter quelques arbres afin de fournir du bois pour la construction des bateaux qui allaient vers la Nouvelle-France.

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""Cela dit, les faits sont un peu contradictoires : des forêts dans certains cas, des plantations le long des routes dans d'autres (et on disait qu'il faudrait nommer ces arbres des birons du nom d'un ancien courtisan et officier qui avait été décapité). Si on se reporte au contexte historique, il y a très peu d'arbres à l'époque et très peu de bois pour les bateaux ou les constructions de maisons sauf dans quelques régions montagneuses bien précises et généralement bien desservies par des rivières, il y avait beaucoup moins de bois qu'aujourd'hui, tout ou presque avait été défriché et on gardait juste en plaine quelques forêts pour la chasse.

Bugey_093

Le bois devient très très cher à ce moment, d'autant que l'on rentre dans ce que les historiens nomment le Petit Âge glaciaire (qui s'achève vers le début du XIXe s.) La pierre ou la brique se répand pour la construction des demeures bourgeoises parallèlement au refroidissement. La plantation le long des routes devait être une astuce ou une embrouille juridico-commerciale afin de ne pas payer le bois à des propriétaires de domaines ou à des communes.""http://correcteurs.blog.lemonde.fr/correcteurs/2005/10/servir.html

Bugey_090Voilà donc l'explication du nom des deux arbres à qui j'ai pu dire bonjour ce week-end, dans le Bugey... Les deux d'ailleurs plantés devant une église.

Commençons donc par Ordonnaz...

Petit village  sympatique, où la tradition veut que les convives aillent chercher le mouton tous ensemble dans le four commun, en chantant pour la bête sacrifiée.

Bugey_117Située en Ordonnaz le vieux, ou le bas, l'église a été reconstruite bien des fois. (voir les pierres enchâssées dans le mur nord...)

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Devant se dresse le vieux "Sully", magnifique arbre méritant à lui seul le déplacement. Tout autour de l'endroit, des pierres se dressent dans les champs. Je ne sais pas si le lieu a été habité par le peuple des mégalithes, (les vieux du village ne remontent pas l'histoire avant le XVIIIème...) mais quelques pierres intéressantes se retrouvent ça et là, et j'ai retrouvé, à l'abandon, une ancienne source qui m'a paru bien s'integrer au reste...

Dans l'église, un croisement eau/faille/réseau tellurique permet de recevoir les énergies.

29 août 2016

Plouhinec, l’allée couverte de Menez Korriged

 

Plouhinec Menez Korriged 17aPetite crique devenue port il y a 100 ans, Pors-Poulhan, situé à quatre kilomètres du bourg de Plouhinec, marque le partage des eaux entre le Cap Sizun et le Pays bigouden.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plouhinec Menez Korriged 2Sur la petite falaise dominant le port se dresse fièrement le Menez Korriged, une allée couverte ayant subi bien des déboires.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plouhinec Menez Korriged 3Dès 1825, mon ami Christophe-Paulin de la Poix de Fréminville décrivit l'allée couverte de Pors-Poulhan comme « l'un des plus beaux et plus grands dolmens de tout le Finistère ».

 

 

 

 

 

 

 

Plouhinec Menez Korriged 10Ce qui ne l'empêchera pas d'être mis à mal par une activité d'extraction de pierres de construction dès le Moyen-âge (la dalle de couverture s’inclina à force vers la fin du XIXe siècle), d'être utilisé au début du XXème siècle comme remise à charrettes et enfin d'être dynamité par les allemands en 1942, parce qu’il gênait la visibilité d'une batterie côtière.

 

 

 

 

 

 

Plouhinec Menez Korriged 6Ce site mégalithique, acquis par le Conseil Général, fut néanmoins fouillé entre 1986 et 1987, puis enfin restauré entre 1988 et 1989 grâce à différents plans, dont une lithographie du XIXe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

Plouhinec Menez Korriged 1aDe plan naviforme, orientée est/ouest et longue de 10,80 m, l’allée est composée de 16 piliers sur deux rangs parallèles, qui supportaient à l'origine trois ou quatre dalles de couverture (deux sont conservées à ce jour).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plouhinec Menez Korriged 7La fouille a révélé une conception architecturale particulière, que l'on retrouve principalement dans la péninsule ibérique, et un riche mobilier (poteries, armes, outils, bijoux) attestant un usage de sépulture, sur un temps assez long, de la fin du néolithique (entre 3300 et 2800 avant notre ère) à l'époque gallo-romaine(urnes cinéraires -contenant des cendres- retrouvées enfouies).

 

 

 

 

 

Plouhinec Menez Korriged 8Mais rien ne prouve qu’elle ait été construite dans ce but particulier : les églises romanes n’ont pas été bâties pour être des sites funéraires, on y trouve pourtant parfois des sépultures, toujours de personnages « importants » d’ailleurs…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plouhinec Menez Korriged 4Au centre se trouve la chambre « funéraire » dont l'entrée est rétrécie par un petit pilier sur lequel s'appuyait la dalle de fermeture, retrouvée brisée.

 

 

 

 

 

 

 

Plouhinec Menez Korriged 9Orientée est/ouest, la chambre est fermée à l'est par une dalle de chevet derrière laquelle se trouve une cella (petite cellule), précédée d'un parvis ogival limité par les pierres dressées.

Plouhinec Menez Korriged 11

 

 

 

 

 

Plouhinec Menez Korriged 19aA l'origine, un tertre recouvrait la chambre funéraire. Devant l’entrée, à l’est, un parvis dallé, en bordure une ceinture de petites pierres dressées: le périsalithe.

 

 

 

 

 

 

 

Plouhinec Menez Korriged 12Selon la légende, l'allée couverte représentait l'autel des sacrifices. Chaque mois d'août, un homme était immolé pour obtenir un temps favorable pour la récolte.

Les dépressions existantes sur la table de couverture inclinée, laissaient couler le sang. Cette légende date du XIXe siècle, puisque avant la dalle n’était pas inclinée. Mais que nous apprend l’étymologie de cette allée couverte ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Korrigan 1ab

Menez en breton, c’est une montagne, un terrain en hauteur. Korriged est issu de « korr », le nain, suivi du diminutif « ig » et du pluriel « ed ». Nous sommes en présence de la montagne des petits nains. Nous les connaissons actuellement sous le nom de korrigan, généralisation de nombreux termes désignant des esprits de la nature liés à la terre. En effet, le petit peuple breton est riche et diversifié.

 

 Korrigan 1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Korrigans 20

Nous trouvons, au travers des différentes régions, des kornikans, kourrils, korrigs, korils, courils, corrics, komaudons, korandons, kormandons, kérions, kriores, kéréores, boudics, boudiguets, fomiquets, folliquets, chorriquets, poulpiquets, polpicans, boléguéans, nozegans, ozégans, hoseguéannets, teuz, duz et autres bouffon noz, qui jouent dans les grottes, les tumuli, les dolmens, les menhirs, les sources, les fontaines et les landes.

 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.keris-studio.fr/blog/?p=6952

http://fr.topic-topos.com/allee-couverte-de-menez-korriged-plouhinec

Les dessins sont de Pascal Moguérou : http://pascal.moguerou.free.fr/pascal_moguerou_illustrations.php



 

 

17 octobre 2006

Chapelle Saint Romain de Roche

Simandre_St_alban_St_hymetiere_026Nous voilà donc sur le chemin de la chapelle Saint Romain après être passés devant le gardien des lieux. L'âne nous a montré que le site peut nous permettre de nous rapprocher de l'Initiation absolue  et d'être enfin digne de revêtir sa peau.

Qui était Saint Romain ?

Saint Romain de Condat était moine dans le Jura, fondateur de monastères et abbé. Il était le frère de Saint Lupicin de Lauconne, moine et abbé comme lui.

Gallo-romain, saint Romain aurait été originaire d'Izernore dans le Haut-Bugey (non loin de Nantua, actuel département de l'Ain).

Saint_Romain_1La jeunesse de Romain demeura pure de toute corruption du siècle. Après s'être mis quelques temps sous la conduite d'un saint abbé, qui lui fit étudier sérieusement la vie cénobitique, il se retira, âgé de trente-cinq ans, à Condat, dans les forêts du Jura, où il mena la vie des anciens anachorètes, au milieu des bêtes féroces, et oublié du monde, qu'il avait oublié le premier. Mais ce n'était là, dans les desseins de Dieu, qu'une préparation: la vocation de Romain était de fonder des monastères où l'on verrait fleurir toutes les merveilles de sainteté accomplies depuis plus de deux siècles dans les déserts d'Orient. Le premier de ses disciples fut son frère Lupicin. Pour leurs nombreux disciples, il fondèrent vers 425-430, au confluent de la Bienne et du Tacon, l'abbaye de Condat qu'ils gouvernèrent ensemble.

Simandre_St_alban_St_hymetiere_043Saint Romain et saint Lupicin avaient installé leur sœur Iola comme abbesse de leur fondation pour moniales à La Balme ou La Baume, dans une combe pittoresque qui s'ouvre sur la rive droite de la Bienne, appelée ensuite Saint-Romain-de-Roche.

Simandre_St_alban_St_hymetiere_051

C'est en effet là que fut enseveli saint Romain après sa mort en 460. Mais ce monastère devint plus tard un simple prieuré d'hommes dépendant de l'abbaye de Saint-Claude. Celle-ci enleva la relique au VIIe siècle pour en enrichir sa propre église.

Tous ces faits furent rapportés par un moine anonyme auteur de "la vie des pères du Jura". Cet ouvrage décrit l'installation de Romain" au bord de la Bienne, aux pieds d'un noir sapin, au milieu d'un désert...

Simandre_St_alban_St_hymetiere_034On identifie d'époque romane cette chapelle par son portail ouest encadré de colonnettes, sans doute de la première moitié du XIII ème siècle.

Simandre_St_alban_St_hymetiere_058

Simandre_St_alban_St_hymetiere_059

Simandre_St_alban_St_hymetiere_056_1Au fronton nous attend de nouveau l'âne initiateur.

Ses oreilles forment un angle d'environ 60°, la tête est penchée du côté droit, comme pour éviter un courant tellurique, (vraissemblablement une faille ou une caverne située juste en dessous) ce qui est confirmé par la vrille de l'arbre enraciné juste à côté.Saint_Romain5

Simandre_St_alban_St_hymetiere_057Sur la droite, une figure humaine se trouve à l'extrémité d'une ligne partant du haut des colonnettes, qui arrive au niveau de ses yeux. Bien regarder ce qu'il se passe ?

Simandre_St_alban_St_hymetiere_076Sur la facade nord, un bel éclatoir.

Saint_Romain_2Un peu plus haut se trouve une butte qui, dans la légende, servait de lieu de culte aux druides.

Simandre_St_alban_St_hymetiere_037

Saint_Romain_4Elle est desservie par un escalier en pierre qui part du pied de la butte, à l'endroit où se trouve un autel de plein air. Cet endroit vibre singulièrement...

Saint_RomainA l'intérieur de la chapelle, quelques apports du XVII ème siècle. Heureusement ils ne sont pas très nombreux...

Simandre_St_alban_St_hymetiere_050 Une poutre de gloire datée de 1627 ainsi qu'un muret qui sépare la nef du choeur. Par contre, la sculpture se trouvant sous un arc en plein cintre est d'une autre facture !

Simandre_St_alban_St_hymetiere_070_1

13 octobre 2006

Orphir, Earl's Bu

Orcades_652Orphir nous présente les restes de la seule église médiévale ronde d'Ecosse. malheureusement, les deux tiers de ses pierres servirent à la construction d'une nouvelle église paroissiale, en 1757.






Orcades_659









Orcades_656L'église se composait d'une nef d'environ 6 mètres de diamètre interne, jointe par un mur d'1 mètre d'épaisseur. L'église a été construite en 1123 et a été consacrée à Saint Nicholas. Elle reprend le plan de l'ancienne église du Saint Sépulcre à Jérusalem.









Orcades_658Orcades_657Selon la saga d'Orkneyinga, le comte Hakon, après le meurtre de magnus, ayant des remords, fit construire cette église? S'il n'eut pas de remords, le simple fait que ses sujets commencent à parler de Magnus comme d'un saint l'incita surement à faire des concessions... Il fit donc le pélerinage à jérusalem et à son retour, commença l'édification de l'église.

 

Orcades_665Il est mentionné aussi dans la saga qu'un palais du comte se tenait tout près de l'église, et qu'entre deux beuveries, ses gens allaient se repentir à l'intérieur... Les ruines de ce palais ont été découvertes en 1859. Il est bien difficile de s'imaginer un palais en ce lieu. Il s'agissait plus probablement d'une ferme importante.









ophir

 

 

12 novembre 2006

La pierre d'Odin

odin1024Jusqu'en hiver 1814 , la pierre d'Odin se tenait devant le cercle de Stenness. cette pierre a joué un rôle important dans la vie des Orcadiens. Elle a été datée de 3 000 environ avant J.C.; mesurait 2 mètres 50 de haut pour une largeur d'un mètre. Sa particularité était le trou qu'elle avait en son centre.

Les archéologues ont retrouvé précisément l'endroit où elle se tenait, et nous gardons quelques dessins faits par des gens avant sa destruction.(croquis d'Elisabeth, marquise de Stafford). Elle se situait à environ 150 mètres au nord du cercle de Stenness, près de la ferme dite d'Odin.

 

odinst19cElle fut détruite par un fermier qui louait les terres sur lesquelles elle se tenait. Il fut arrêté par les habitants de l'île avant qu'il ne continue son œuvre sur les pierres restantes du cercle de Stenness. Il réussit quand même à en détruire une ! (Il faillit d'ailleurs y laisser sa vie, sa maison ayant été incendiée peu après. On ne plaisante pas avec ça chez nous...)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un jour, un jeune homme fut conduit au tribunal par les anciens. Il avait abandonné sa belle. Rien de bien grave a dit le juge.... ben si, ont-ils répondu, il a cassé la promesse d'Odin... La promesse d'Odin ? Les vieux ont alors raconté l'histoire: les promis joignaient leurs mains au travers du trou de la pierre et faisaient une promesse, qui devenait alors la promesse d'Odin, et ne pas la tenir était sacrilège.
Les enfants étaient passés au travers du trou pour garder toute leur vie une bonne santé... Il était d'usage de laisser des offrandes, comme un morceau de pain, ou bien du fromage, un vêtement ou alors une petite pierre.

26 juin 2006

Notre-Dame du Romigier

La Vierge noire

 

Manosque église ND de Romigier 10Sculptée dans une seule pièce de bois d’aulne, elle mesure 70 cm de haut, 24 de large, 18 d’épaisseur.

C’est une Vierge en majesté, assise sur une cathèdre. Elle tient l’enfant sur son genou gauche. Elle est vêtue à la mérovingienne d’une tunique, d’une longue robe ornée d’une large bordure (stola), et d’un manteau fermé d’une agrafe ronde (pallium). Sa tête, portant une couronne, est couverte et encadrée d’un voile court. Sa main gauche repose sur la cuisse de l’enfant, sa main droite a disparu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Manosque église ND de Romigier 12L’enfant est vêtu d’une robe longue et d’un manteau revenant sur ses genoux et décoré d’un col à large bordure. Il porte lui aussi une couronne de style mérovingien.  

Lors de sa restauration en 1993 elle perdit sa couleur noire et des traces de polychromie apparurent sur les vêtements : du bleu pour la robe de la Vierge, du rouge pour celle de l’enfant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Manosque église ND de Romigier 11Les experts délégués par les Monuments historiques l’ont datée du Xe siècle ce qui fait que Notre-Dame du Romigier est l’une des plus anciennes Vierges noires de France.

Elle est classée aux Monuments Historiques depuis 1909.  Au XIXe siècle, la statue était recouverte de vêtements et d’étoffes luxueuses comme on peut encore le voir sur les ex-voto qui la représentent.

Elle avait le pouvoir de ramener à la vie les enfants mort-nés le temps de leur baptême. Cette Vierge Noire était particulièrement invoquée pour protéger les femmes en couches, pour redonner la vie aux enfants mort-nés et contre les chutes mortelles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La légende de la Vierge noire

 

Manosque église ND de Romigier 8Une très ancienne légende parle de la vénération des habitants de Manosque pour une antique statue de la Vierge. Beaucoup de gens venaient en pèlerinage l’invoquer pour sa protection. Vers l’an 900, Manosque fut pillée et incendiée par les Sarrasins. La statue fut cachée puis oubliée. Les habitants, qui s’étaient réfugiés dans les collines environnantes du Mont d’Or, de Toutes Aures et de Montaigut, revinrent peu à peu s’établir dans le bourg. Dans la ville, en partie reconstruite, les jardins et les petits champs labourés étaient nombreux.

Un jour vers l’an 973, un paysan défrichait et labourait près des ruines de l’ancienne église dédiée à la Vierge. Ses bœufs soudainement s’arrêtèrent devant un roncier (roumi en provençal). Le laboureur mit le feu au buisson et reprit son travail mais son attelage refusa d’avancer et les bœufs s’agenouillèrent. Stupéfait, le paysan appela les passants et ensemble ils décidèrent de creuser là où se trouvait le roncier. Ils trouvèrent alors un sarcophage sculpté en marbre blanc. Ils firent venir un prêtre qui procéda à son ouverture. Le sarcophage contenait, enveloppé d’étoffes précieuses, une statue de la Vierge tenant son enfant sur ses genoux. Aussitôt la foule réclama la construction d’une église pour abriter la statue. Il fut décidé de relever de ses ruines l’antique église dédiée à Notre-Dame et on y installa la statue qui fut appelée Notre-Dame-de-Romigier en souvenir de sa découverte miraculeuse.

Le sarcophage a servi d’autel à la statue de la Vierge puis est devenu l’autel majeur de l’église.

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