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lieux sacrés
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18 janvier 2014

Le site gallo-romain de Compierre

Compierre_Champallement_plan_1Le vicus (nom latin donné à une petite agglomération) de Compierre, en pays éduen, fut occupé du Ier siècle avant notre ère au IVe siècle. Il se situait sur la voie reliant les villes d'Autun et d'Entrains-sur-Nohain puis Auxerre.

 

 

 

 

 

 

Compierre_Champallement_2C'est en 1824 que les premières fouilles dirigées par monsieur Mélines redécouvrirent ce site. Les ruines, situées en sous-bois, servirent pendant longtemps de carrière de pierres.

 

 

 

 

 

 

Compierre_Champallement_3Compierre, dont le nom antique demeure inconnu, fut une grosse bourgade rurale développée sur près de 800m de long. Elle s'organisait autour d'une place publique, fermée par des portiques et dominée par un temple, le fanum.

 

 

 

 

 

 

Compierre_Champallement_8Comptant entre 1 000 et  2 000 habitants, c'était une bourgade animée, avec un centre religieux, une nécropole, des activités artisanales, un marché, des maisons avec caves, échoppes et tavernes, théâtre...

Compierre_Champallement_7

 

 

 

 


Compierre_Champallement_6Son implantation semble liée à la présence de ressources naturelles abondantes: grès pour la construction, argile pour la poterie, minerai ferrugineux pour le travail du fer, bois et sources, la rivière La Férolle.

 

 

 

 

 

 

 

Compierre_Champallement_plan_fanum1

La place publique est construite autour du lieu de culte, le fanum. Cœur de la vie politique et commerciale, des échoppes et des bâtiments annexes la complètent. Elle est orientée selon les points cardinaux tout en subissant les contraintes des voies qui passaient à l'est et à l'ouest.

1-voie est

2-boutiques et ateliers

3-accès principal

4-portique (galerie couverte)

5-cella

6-voie ouest

Compierre_Champallement_4Le fanum de Compierre possède une cella et une galerie de forme octogonale, plan exceptionnel en Gaule. Seule la cella est circulaire à l'intérieur. Mélines, lors des premières fouilles en 1842, retrouvait au centre de la celle un autel recouvert de marbre.

 

 

 

 

 

 

 

 


Compierre_Champallement_plan_fanum_2Les fouilles mirent au jour des fragments de colonnes de calcaire blanc et de placages en marbre blanc veiné de bleu illustrant la richesse du décor intérieur du temple. Le nom du dieu vénéré en ces lieux demeure inconnu.

 

 

 

 

 

 

Compierre_Champallement_5Au centre de la cella se croisent deux cours d’eau souterrains et deux lignes de réseau solaire.

Compierre_Champallement_9



 

 

 

 

 

Compierre_Champallement_1a

http://fr.wikipedia.org/wiki/Champallement

http://www.youtube.com/watch?v=GAjyNU7q9lI

http://www.promenades-d-une-curieuse.com/article-35150037.html

http://saint-reverien.fr/compierre.htm

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1 décembre 2014

L’église Saint-Laurent

 

Saint_Laurent_les_Tours_9L’ancien village de Sanctus Serenus, aux pieds de la forteresse, possédait au XIIe siècle une église de plan en croix latine, dédiée à saint Laurent.

 

 

 

 

 

 

Saint_Laurent_les_Tours_5De cette époque il ne reste que l’abside en hémicycle. Les deux annexes, au nord et au sud, furent rajoutées au XIIIe siècle, puis un nouvel édifice au XVIe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Laurent_les_Tours_6Le clocher, grosse tour carrée prolongeant la nef au nord, fut aussi construit au  XVIe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Laurent_les_Tours_8Le chœur actuel, prolongeant une nef unique, est fermé par un mur droit.

 

 

 

 

 

 

Saint_Laurent_les_Tours_7Le porche, côté sud, fut rajouté au XIXe siècle.

21 novembre 2014

Carlat

 

Carlat_0Le plateau de roches basaltiques de Carlat, appelé le rocher, est habité depuis le Néolithique. Il est issu d'une coulée de lave ayant rempli le fond d'une vallée. L'érosion l'ayant dégagé, ses falaises font aujourd'hui plus de 20 mètres de hauteur.

 

 

 

 

 

 

Carlat_2On y accède par un escalier taillé dans une faille, appelé l'escalier de la Reine, en hommage à la reine Margot qui résida à Carlat en 1585.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Carlat_7Un deuxième escalier taillé côté nord part de la forêt et accède au plateau. Là se tient un très vieux hêtre que l'on aperçoit de très loin.

Carlat_4

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Le château



Carlat_3Il existe des traces d'un oppidum gaulois puis d'un antique castrum, certainement celui que prit en 508 Thierry Ier, fils de Clovis. Cela lui permit de contrôler entièrement l'Auvergne. Au VIIIe siècle, Pépin le Bref s'en servit d'appui dans le conflit qui l'opposait au duc d'Aquitaine.

 

 

 

 

 

Carlat_plan_1En 839, Carlat (Castrum quod vulgo Cartilatum dicitur) fut assiegé par Louis le Pieux, fils de Charlemagne. Carlat (Carlacum), chef-lieu d'un comté jusqu'au XIIe siècle, devint le centre de la vicomté du Carlazès, possession indivise entre les comtes du Rodez et les comtes de Barcelone.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Carlat_8C'est à cette époque que Raymond Beranger III de Barcelone, époux de Douce de Carlat, mit en place une commanderie templière dans l’enceinte de la forteresse qui devint la plus importante commanderie de l’ordre en Auvergne.

Carlat_11

 

 

 

 

 

Carlat_5Durant la guerre de Cent Ans, le château servit de base aux bandes armées à la solde des anglais pour les pillages de l'Auvergne. En 1455, il est la propriété de Jacques d'Armagnac, comte de Nemours, que le roi Louis XI voulut arrêter. Le siège de la place forte par les troupes royales dura 18 mois, et Jacques ne se rendit qu’après quelques promesses faites et non tenues : il fut exécuté pour conspiration.

 

 

 

 

 

Carlat_21aA nouveau occupé pendant les guerres de Religion, le château à la double enceinte et aux tours puissantes (les murailles avaient 4m d’épaisseur) apparaissant comme une menace pour le roi de France, fut rasé sous l'ordre d'Henri VI.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Carlat_plan_2Il fallut 6 mois et plus d'une soixantaine d'hommes pour le détruire et emmener les pierres afin d'éviter toute reconstruction. A cette époque, il est mentionné deux puits sur le plateau, un petit dans l'église, l'autre un peu plus loin, ainsi qu'un petit lac et une fontaine qui ne tarrissait jamais.

 

 

 

 

 

Carlat_6En 1643, Louis XIII donna la vicomté à Honoré II Grimaldi afin de le remercier pour son alliance et le dédommager de la perte de ses seigneuries en Espagne. Le Carladès devint donc propriété des princes de Monaco jusqu'à la Révolution : en 1791, le rocher fut saisi et tout ce qui s'y trouvait fut  vendu comme bien national. La société de la Haute-Auvergne le racheta puis le rétrocéda à la famille Grimaldi en 1914.

 

 

 

 

 

Carlat_Bruni_2La commune de Carlat est depuis peu jumelée avec celle de Bruni en Italie. Cela ne me fait même pas sourire, et pourtant je suis bon public. Ils ont osé... pauvre France.

 

 

 

L’église Saint-Avit de Carlat

 

Carlat_9En 1455, Jacques d'Armagnac mit en place un accord avec le commandeur de l'Ordre de l'Hôpital pour construire la deuxième église de Carlat, en contrebas du plateau. Elle ne fut pourtant construite qu’en 1503, grâce aux dons que firent à l'ordre Anne de Beaujeu (fille de Louis XI, vicomtesse de Carlat) et son époux Pierre de Bourbon, nouveaux propriétaires du rocher. Les travaux durèrent jusqu’en 1522.

Carlat_10

 

 

 

 

Carlat_12Elle fut dédiée à saint Avit, soldat gallo-romain enrôlé dans l’armée des wisigoths d'Alaric. Fait prisonnier lors de la bataille de Vouillé par Clovis, il fut emmené à paris où il est dit que Clotilde le convertit au christianisme. 12 ans après, il eut une vision, et retourna près de chez lui, sur le mont Dauriac, où il s’installa en ermite dans une grotte. Après avoir détruit le temple des idoles du village le plus proche, il éleva une chapelle à Notre-Dame.

 

 

 

 

Carlat_13L’église Saint-Avit fut restaurée en 1649 : les voûtes furent remplacées. Elle fut restaurée une deuxième fois au XIXe siècle, une sacristie fut rajoutée.

 

 

 

 

 



Carlat_23Près de l’église, dans l’ancien cimetière, se trouve un oratoire du XVIe siècle. Sous son toit en lauzes soutenu par 4 piliers d’andésite, un autel et un calvaire sculpté.

Carlat_25

 

 

 

 

 

http://carlat.fr.pagesperso-orange.fr/histoire%20complete.htm

 



4 février 2014

Theodulf d'Orléans



Germigny_benoit_d_aniane

 

C’est vers 755 au nord de l’Espagne, au sein d’une noble famille wisigothique, que naquit Théodulf (Theodelphus en latin). Après un début de vie laïque, où il se maria et eut un enfant, il entra au monastère d’Aniane. Remarqué pour son intelligence, il fut pris sous la protection de Benoit d’Aniane, abbé fondateur de l’abbaye.

 

 

 

 

 

 

Germigny_charlemagne_alcuin_1Theodulf devint théologien. Grand orateur, il fut aussi poète et écrivit beaucoup. Charlemagne l’appela à la cour impériale où il devint son conseiller, en même temps que le célèbre Alcuin, abbé de Saint-Martin-de-Tours.

Germigny_Raban_Maur_Alcuin_Otgar

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Germigny_des_Pres_4Vers 797 il fut nommé évêque d’Orléans et reçut les charges de nombreuses abbayes, dont la principale fut celle de Fleury, appelée plus tard Saint-Benoit-sur-Loire. Il y instaura la règle de Saint-Benoît d’Aniane.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Germigny_des_Pres_26Il développa l’enseignement élémentaire dans l’Orléanais et mit en place un enseignement supérieur à Sainte-Croix-d’Orléans et dans les abbayes dont il avait la charge, en même temps qu’il réforma le système hospitalier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Germigny_Septimanie_1Il fut l’un des missi dominici (envoyés chargés de faire respecter les ordres aux vassaux) de l’empereur. En tant que tel, il fit à l'Empereur la relation de son voyage en Septimanie dans un poème, le « Paraenesis ad judices ». Il y est fait mention de la ville de Redhae, devenue le village très connu de Rennes-le-Château.

 

 

 

 

Germigny_pallium_Saint_Apollenaris_RavenneIconoclaste, il rédigea au nom de l’empereur le « Libri Carolini » dans lequel il condamne la pratique de l’adoration des images.  En 816, le pape Etienne IV lui conféra le privilège de porter le pallium.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Germigny_Louis_le_PieuxPeu après la mort de Charlemagne, il fut accusé en 818 d’avoir soutenu la révolte du roi Bernard en Italie (contestant le partage de l’empire carolingien) contre le fils de l’empereur, Louis le Pieux. Il fut exilé à Angers où il mourut le 18 décembre 821. C’est là qu’il composa l'hymne "Gloria Laus" qui est toujours chanté à Orléans et à Germigny-des-Prés lors de la procession des Rameaux. Il fut canonisé ensuite par l’Eglise.

 

 

 

 

 

 

 

Germigny_des_Pres_8En tant que participant à la renaissance carolingienne, membre de l’académie Palatine (fondée par Alcuin et Charlemagne, comptant autant de membres que de muses, c'est-à-dire 9, modèle de toutes les académies occidentales), grand érudit de son temps, Théodulf, devant parfois recevoir quelques intellectuels de son monde, fit reconstruire une villa dans le Val d’Or, sur les bords de la Loire, non loin de son évêché d’Orléans.

16 janvier 2014

Les Bolards

 

Nuits_Saint_Georges_1Au sud-est de Nuits-Saint-Georges, au  lieu-dit « Les Bolards », ou « Pré-de-Nuits », des fouilles menées de 1964 à 1985 mirent à jour les restes d’une ancienne agglomération éduenne dont le nom reste inconnu et d’un grand sanctuaire.

 

 

 

 

 

Les_Bolards_7Les premiers vestiges sont datés de la fin de l’Age du Bronze (-1200 à -700) et vont jusqu’à la fin de l’empire, au Ve siècle.

 

 

 

 

 

 

 

Les_Bolards_6La petite ville gallo-romaine située sur l’ancienne voie d’Agrippa nous a laissé des habitations, des édifices publics comme la basilique, des rues bordées de boutiques et d’ateliers, une nécropole et un centre cultuel.

 

 

 

 

 

Les_Bolards_9Des axes perpendiculaires délimitent des quartiers d'habitations. Les maisons possèdent souvent une cave et un puits.

 

 

 

 

 



Les_Bolards_plan_5aLe temenos ou sanctuaire, bâti sur le lieu de culte primitif, est entouré d’un mur. Il comprend un fanum et des constructions annexes, un temple dédié à Mithra.

 

 

 

 

 

Les_Bolards_1Les rares inscriptions parlent d’Apollon et de Mars (Segomos), quelques indices laissent penser qu’un culte à Cybèle était aussi présent.

Les_Bolards_2



 

 

 

 

Les_Bolards_5Le fanum de plan concentrique rectangulaire, entouré de son péribole, fut édifié au milieu du Ier siècle sur l'emplacement d'un petit temple carré plus ancien et fut abandonné vers la fin du Ve siècle.

 

 

 

 

 

Les_Bolards_3Il était constitué d'une cella rectangulaire entourée d’une galerie s’ouvrant par un portique sur une avant-cour dallée comportant un autel à libations. L'ensemble était entouré par une galerie en forme d’hémicycle autour du temple.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

fanum_Arcenant_2A quelques kilomètres à l’ouest de Nuits-Saint-Georges fut retrouvé au milieu des bois un autre sanctuaire gallo-romain, celui d’Arcenant. Plus rural, il comporte lui aussi un fanum carré.

 

 

 

 

 



« Les agglomérations antiques de Côte-d'Or », volume 522, publié par Jacky Bénard

http://www.artehis-cnrs.fr/IMG/16_%20B_%20de%20cde%20Bolards%281%29.pdf

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/galia_0016-4119_1948_num_6_2_2094

http://www.academia.edu/2057053/G._Maza_B._Montandon_Nuits-Saint-Georges_le_sanctuaire_romain_de_Pre_de_Nuits_Cote-dOr_In_M._Redde_dire._Les_lieux_de_culte_du_Nord-Est_de_la_Gaule_a_lepoque_de_la_romanisation_1er_s._av._J.-C._-_1er_s._ap._J.-C._Collection_Bibracte_21_2011_p._603-617

http://lerandonneur.centerblog.net/rub-arcenant-bouilland-savigny-dept-21--3.html

http://www.academia.edu/2057053/G._Maza_B._Montandon_Nuits-Saint-Georges_le_sanctuaire_romain_de_Pre_de_Nuits_Cote-dOr_In_M._Redde_dire._Les_lieux_de_culte_du_Nord-Est_de_la_Gaule_a_lepoque_de_la_romanisation_1er_s._av._J.-C._-_1er_s._ap._J.-C._Collection_Bibracte_21_2011_p._603-617

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15 décembre 2012

La basilique du Sacré-Cœur



Montmartre_Sacr__Coeur_0Le Sacré-Cœur fut érigé à la fin du XIXe siècle, à la suite d’un vœu de pénitence. Déjà, ça coince. Mais bon. Admettons, et allons à la rencontre de Montmartre.

 

 

 

 

 

 

Montmartre_Sacr__Coeur_22C’est en arrivant sur l’esplanade que mon regard fut attiré par la petite église située sur la gauche.

 

 

 

 

 

 

Montmartre_Sacr__Coeur_6Peut-être est-ce dû à ma déception de ne rien ressentir de particulier devant la basilique, sauf cette joie fugace de pouvoir regarder Paris en position dominante.
Montmartre_Sacr__Coeur_3

 

 

 

 

 

 

Montmartre_Sacr__Coeur_4Je remarquai quand même les deux statues équestres en bronze posées en 1927 de chaque côté de l’entrée, Jeanne d’Arc tenant son épée levée à l’est (la sainteté) et saint Louis son épée baissée à l’ouest (la justice).
Montmartre_Sacr__Coeur_5

 

 

 

 

 

Montmartre_Sacr__Coeur_19aAprès avoir joué des coudes pour rentrer, je n’ai eu que le temps de voir les gardes officiels plantés devant les chaines empêchant le passage et l’énorme panneau interdisant de prendre des photos (hum...). Un bref regard sur le sanctuaire et je suis ressortie.
 

 

 

 

 

Montmartre_Sacr__Coeur_10Je suis quand même allée renifler du côté de la crypte, qui, finalement, ne manque pas d’intérêt. Au moins peut-on apprécier le calme d’un lieu chargé d’histoire sans la foule des touristes. La personne au guichet (et oui, il faut payer) n’a pu me donner le nom de la petite église située à quelques mètres de là… J’appris par la suite qu’il s’agissait de Saint-Pierre.

 

 

 

 

 

 

 

Montmartre_Sacr__Coeur_13La crypte occupe en sous-sol la totalité de la surface de l’église supérieure. Elle possède un déambulatoire, qui mène à la chapelle Saint-Pierre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Montmartre_Sacr__Coeur_12Cette chapelle, rappelant les cryptes romanes à piliers massifs, est située sous le chœur. Une certaine force se dégage de l’endroit.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Montmartre_Sacr__Coeur_11De l’autre côté, la chapelle de la Piéta, contenant des reliques.
Montmartre_Sacr__Coeur_15

 

 

 

 

 

 

 

Montmartre_Sacr__Coeur_14Entre les deux, le trésor, comprenant beaucoup d’ex-voto.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Montmartre_Sacr__Coeur_7Je vous laisserai aller chercher par vous-même l’historique de cette basilique, d’autres l’ont fait mieux que je ne pourrai le faire, n’étant pas passionnée par le sujet…
Montmartre_Sacr__Coeur_9

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Montmartre_P_rigueuxJuste une petite remarque : le Sacré-Coeur, en forme de croix grecque ornée de quatre coupoles, fut réalisé par l'architecte Paul Abadie, qui prit modèle sur la cathédrale Saint-Front de Périgueux qu'il avait eu à restaurer. Franchement, je préfère la vraie.

14 novembre 2012

L’église Sainte-Marie-Madeleine de Neuilly-en-Donjon



Historique



Neuilly_en_Donjon_0La présence de statuettes en bronze de Cérès, Mars et Hercule indique que l’endroit était fréquenté par les gallo-romains. Neuilly (Nulhi, Nuilliacus, ecclesia de Nulleyo au XIVe siècle) provient du nom latin Novellius ou Nobilis, propriétaire des terres, Donjon fut rajouté plus tard et provient de la châtellenie du Donjon dont la commune dépendait. La bourgade fut réellement créée lors des invasions Vikings, quand les habitants d’Avrilly, au bord de la Loire, se réfugièrent sur les hauteurs.

 

 

 

 

 

Neuilly_en_Donjon_12Les villageois firent appel aux constructeurs de la rive droite pour la construction de leur église, vers 1140,  c’est pour cette raison qu’elle se rapproche des églises du Brionnais, comme Montceaux-l’Etoile. Là, un bel exemple de retournement.


 

 

 

 

 

 

 

Neuilly_en_Donjon_17Elle fut dédiée à Marie-Madeleine et dépendait à l'origine du diocèse d'Autun. Elle fut placée sous le patronage du prieuré de Marcigny.  D'importants travaux de rénovation (toiture, charpente, façade occidentale et portail) furent entrepris entre 2008 et 2010, dont une partie à la charge de la petite commune. Un mécène américain les prit alors en charge.

 

 

 



L’extérieur


Neuilly_en_Donjon_9L’église est construite en blocs irréguliers de grès et de granite reliés par un épais mortier.  Les plus belles pierres furent gardées pour les angles, les parties basses de la façade et pour le portail.  La toiture est surmontée d’un petit clocher en bâtière.

Neuilly_en_Donjon_7

 

 

 

 



Neuilly_en_Donjon_6La façade ouest est constituée d'un mur avec fronton triangulaire, d'une fenêtre romane dans sa partie haute et d'un portail finement taillé, étudié plus loin. Deux voussures forment l'arc du tympan.


 

 

 

 

 

Neuilly_en_Donjon_8L’abside en hémicycle présente un seul modillon centré.  Il est la représentation d’un Baphomet qui est, comme le dit Fulcanelli,  «l’hiéroglyphe complet de la science, figurée ailleurs dans la personnalité du dieu Pan (tout, universel), image mythique de la nature en pleine activité».

 

 

 

 

 

Neuilly_en_Donjon_Baphomet_aApporté en occident par les Templiers, c’est l’image synthétique de toute leur science et de leur tradition.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



L’intérieur


Neuilly_en_Donjon_14Très sobre, sans aucun motif architectural particulier, il se compose d’une nef unique charpentée, d’une travée de chœur voûtée en berceau et d’une abside en cul-de-four.


 

 

 

 

 

Neuilly_en_Donjon_16La nef initiale ne possédait que 4 fenêtres toujours visibles et 3 portes. Au XIXe siècle, une voûte en plâtre la surmontait, ce qui provoqua la perte des fenêtres romanes, remplacées par de larges baies ouvertes. L’église fut entièrement rénovée en 2010, l’intérieur enduit, ce qui le rend plat.


 

 

 

 

Neuilly_en_Donjon_19Avant 1950, l'église possédait un autel en bois et l'office se déroulait normalement, face à l'est, dos à l'assistance. Il fut remplacé par un autel en pierre pas trop moche présentant un bas-relief très moche.


 

 

 

 

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Neuilly-en-Donjon

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Sainte-Marie-Madeleine_de_Neuilly-en-Donjon

http://www.art-roman.net/neuillyendonjon/neuillyendonjon.htm

http://www.donjonvallibre.com/tourisme_1.asp?ref_com=9

http://mydas.ath.cx/bourgogneromane/edifices/neuillyendonjon.htm

http://www.jacquet.fr/references/eglise-saintemariemadeleine-de-neuillyendonjon

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/ccmed_0007-9731_1965_num_8_31_1349



5 novembre 2012

L’église Saint-Pierre et Saint-Paul de Montceaux-l'Étoile



Montceau_l_Etoile_1435aQuel joli nom porte ce village, issu des seigneuries de Montceaux (du latin Monticulum, petite montagne) et de l'Étoile, unies au XVIIe siècle. Probablement édifiée vers 1120, l’église apparaît dans une bulle papale en 1164 sous le nom d’Ecclesiam de Moncellis, confirmant son appartenance à l’abbaye d’Autun.

 

 

 

 

Montceau_l_Etoile_1

Cette annexe de la paroisse de Versauges fut desservie par les moines d’Anzy-le-Duc. Elle ne devint paroissiale qu'à la fin du XVIIe siècle, Anzy partageant ses droits avec la famille de Vichy, propriétaire de la seigneurie de Montceaux. En 1777, Abel de Vichy fit éventrer l'abside romane pour édifier une chapelle de style baroque, destinée à être le mausolée de sa femme Claudine de Saint-Georges, décédée en 1775.

 

 




L’extérieur



Montceau_l_Etoile_15Les murs latéraux sont construits en moyen appareil régulier et conservent quelques modillons, témoins du début du XIIe siècle. Des reprises en grandes pierres sont visibles sur la façade, les contreforts et le clocher.


 

 

 

 

 

 

 

Montceau_l_Etoile_14Le clocher, de plan carré, comporte deux étages de baies géminées séparées par des colonnettes aux chapiteaux sculptés. Il est coiffé d'une pyramide à quatre pans couverte de tuiles plates. Sous la corniche sommitale court une rangée d'arcatures lombardes.



 

 

 

 

 

 

 

Montceau_l_Etoile_2Le portail ouest, autrefois précédé d’un porche dont il reste des traces sur la façade, présente un tympan et un linteau sculptés dans un même bloc de pierre calcaire, encadrés par une large archivolte à cinq voussures en plein cintre.
Montceau_l_Etoile_3

 

 

 

 

 

 

 


Montceau_l_Etoile_1396cLa porte est doublée de planches horizontales à l'extérieur et verticales à l'intérieur, avec des ferrures du XIIe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 



Montceau_l_Etoile_32Le tympan, qui témoigne des influences clunisiennes, représente la scène de l'Ascension. Le Christ, debout, tenant dans sa main droite le bois de sa croix, est porté au ciel dans une mandorle par deux anges aux ailes déployées.



 

 

 

 

 

 

 

 

Montceau_l_Etoile_1398aLe linteau est sculpté de quatorze personnages debout qui représentent les 12 apôtres, la Vierge nimbée et un ange au centre. Ils tournent leur regard vers le Christ et le ciel. Saint Pierre est reconnaissable à sa clé. Leur posture n’est pas figée et une impression de mouvement se dégage du tout.




Montceau_l_Etoile_1399Le portail présente aussi deux chapiteaux et deux corbeaux historiés. Côté lunaire, le chapiteau  montre un personnage portant bouclier sortant des feuilles de chélidoine, symbole de l’accès à la lumière. Il est coiffé d’un bonnet pointu dressé vers le ciel. Sa taille est ceinturée, matérialisant la frontière entre le haut et le bas, le céleste et le terrestre, ce qui est confirmé par ses jambes couvertes de plumes se terminant par des pattes d’oiseau (de chouette ?) . Une des pattes est bien accrochée à l’astragale, tandis que sa jambe gauche se soulève en direction du corbeau. L’oiseau, dans le monde roman, illustre une phase particulière du processus d’accès à la vie spirituelle.


 

 

 

 

Montceau_l_Etoile_9Le corbeau côté lunaire va nous montrer le combat de saint Michel, pieds nus au contact du tellurique mais portant la côte de maille, la guerre sainte intérieure contre les énergies de la matière (le dragon) et leur maitrise afin de pouvoir accéder à la dimension spirituelle.


 

 

 

 

Montceau_l_Etoile_1403Côté solaire, les énergies sont inversées. C’est sur le chapiteau que nous allons découvrir l’archange Gabriel montrant la voie menant au sanctuaire à saint Jean.


 

 

 

 

 

 

 

 

Montceau_l_Etoile_1405aSur le corbeau, l’homme du chapiteau lunaire porte cette fois une couronne sur ses cheveux tressés. Ses ailes, capteurs cosmiques de l’énergie divine, sont en place, mais touchent le sol. Il semble implorer l’archange de lui montrer la voie. Ses jambes sont terminées par des sabots de taureau, bien posés sur l’astragale. Nous sommes bien dans le solaire.

 

 

 

 

 

 



L’intérieur

Montceau_l_Etoile_plan_2De plan simple, l’église comporte une nef unique de trois travées, une travée de chœur réduite, les restes de l’abside semi-circulaire et la chapelle funéraire servant de chœur en prolongation.


 

 

 

 

 

 

 

Montceau_l_Etoile_26A l'entrée, mal placé à droite, le bénitier en simplicité bien mis en valeur. Sur un mur, une croix de consécration.
Montceau_l_Etoile_27

 

 

 

 

 

 

 

 


Montceau_l_Etoile_17La nef couverte d'une voûte en berceau plein cintre fut refaite au XIXe siècle. Les colonnes supportant les voussures comportent des chapiteaux feuillus.


 

 

 

 

 

 

 

 

Montceau_l_Etoile_19Les fenêtres sont à double ébrasement.

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Montceau_l_Etoile_23On retrouve au niveau de la travée du chœur la coupole et les arcs de décharge en plein cintre qui supportent le clocher.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Montceau_l_Etoile_21On peut encore voir les structures de l'abside romane, semi-circulaire, couverte d'un cul-de-four, reposant partiellement sur une arcature en plein cintre.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

Montceau_l_Etoile_18L’église fut restaurée au XIXe siècle, et la dernière restauration, récente, fit découvrir des peintures murales datant du XVIe siècle.

 

 

 

 

 

 

Montceau_l_Etoile_22a

http://fr.wikipedia.org/wiki/Montceaux-l%27%C3%89toile

http://mydas.ath.cx/bourgogneromane/edifices/montceaux.htm

http://pjpmartin.pagesperso-orange.fr/site/Chemins_du_roman.htm#Montceaux

31 décembre 2012

L’église Saint-Fortunat


Charlieu_Saint_Fortunat_1Mis à part les fondations dégagées en 1950, le narthex et les piliers de la première travée, quelques chapiteaux et colonnes conservées dans la salle capitulaire, il ne reste plus rien de la prieurale Saint-Fortunat. Et vu ce qu’il nous en est parvenu, elle devait être d’une grande beauté, tant par son architecture que par la symbolique de ses sculptures.

 

 

 

 



Le narthex



Charlieu_Saint_Fortunat_2Ce terme est en fait passé dans le langage courant en se dénaturant. Il vaudrait mieux parler de galilée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Charlieu_Saint_Fortunat_3Un narthex, en architecture religieuse, avait une fonction bien précise : c’était un portique intérieur précédant la nef, ouvert sur celle-ci mais fermé sur le dehors, accueillant ceux qui n’avaient pas le droit d’entrer dans le sanctuaire, les catéchumènes et les pénitents.

 

 

 

 

Charlieu_Saint_Fortunat_13Cette fonction liturgique disparut avec le temps et le narthex devint une simple avant-nef. A Charlieu, le narthex, comportant une salle haute destiné aux hôtes, fut ajouté à la nef dans le deuxième quart du XIIe siècle.

 

 

 

 

 

Charlieu_Saint_Fortunat_17Le rez-de-chaussée du narthex, voûté en cintre brisé, contient deux sarcophages. L’un d’eux, gallo-romain, date du IIe siècle et porte cette inscription : "Au repos éternel de Maria Severolia... son mari et son fils ont fait élever ce tombeau et l'on dédié sous l'ascia (hache)".

 

 

 

 

 

Charlieu_Saint_Fortunat_18Le deuxième est de facture plus récente.

 

 

 

 

 

 

 


Le grand portail


Charlieu_Saint_Fortunat_5Fait rarissime, il s’ouvre côté nord, peut-être par manque de place à l’époque de la construction du narthex, au premier tiers du XIIe siècle, ou pour une fonction qui nous échappe. Sculpté avec élégance, finesse et précision, il est l’œuvre du « maitre de Charlieu », ou de son école, qui fit probablement le portail de Saint-Julien-de-Jonzy et influença les artistes travaillant à Semur-en-Brionnais.

 

 

 

 

 

 

 

Charlieu_Saint_Fortunat_4Le tympan, surmonté de l’agneau Pascal,  représente dans une mandorle le Christ en majesté, les pieds sur la Jérusalem céleste, entouré de deux anges et des symboles des évangélistes. Le linteau est sculpté de la Vierge entourée de deux anges au centre, et des 12 apôtres.

 

 

 

 

 

 

 

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A gauche le roi David et le bienfaiteur, le roi Boson, et à droite Saint-Jean-Baptiste et le fondateur, l’évêque de Valence Ratbert. De chaque coté de l’archivolte, deux musiciens nous indiquent que la musique va jouer un grand rôle dans la construction et la symbolique du bâtiment.


 

 

 


Le petit portail


Charlieu_Saint_Fortunat_7Situé à droite du grand, il représente au linteau un sacrifice d’animaux au temple, et sur le tympan, le premier miracle, les noces de Cana.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Charlieu_Saint_Fortunat_8L’archivolte présente saint Pierre, Elie, Moïse, le Christ, saint Jean et saint Jacques. Les différentes églises (ésotériques et exotériques) et différentes voies d’initiation sont représentées.

 

 

 

 



L’ancien portail de la façade


Charlieu_Saint_Fortunat_14Datant des environs de l’an 1100, protégé à présent par le narthex, c’est l’un des plus anciens de la région.


 

 

 

 

 

 

 

 

Charlieu_Saint_Fortunat_15Le linteau est orné des 12 apôtres assis sous des arcs en plein cintre.


 

 

 

 

 

 

Charlieu_Saint_Fortunat_16Très sobre, le tympan représente un Christ en majesté dans une mandorle portée par deux anges.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

Charlieu_Saint_Fortunat_72Un escalier à vis monte à l’étage.


 

 

 

 

 

Charlieu_Saint_Fortunat_32Aussi voûtée en cintre brisé, la salle haute s’ouvre côté est par  une baie en plein cintre.


 

 

 

 

 

Charlieu_Saint_Fortunat_33De chaque côté des chapiteaux intéressants, comme cette sirène telle qu’elle était représentée dans la mythologie grecque avant le IIIe siècle avant notre ère : une tête de femme sur un corps d’oiseau.


 

 

 

 

 

Charlieu_sir_ne_2aCes sirènes-oiseaux, Platon, dans « La République », nous dit qu’elles produisaient la musique des sphères célestes ou Harmonie. Elles symbolisaient donc la Musique et inventèrent l’harmonie ou chant choral qui est instinctif chez certains peuples. Elles  ne sont pas là pour détourner les hommes de leur route, mais pour les inciter à reproduire dans leur vie l'harmonie dont elles donnent l'exemple.

 

 

 

 

 

 

 

Charlieu_sir_ne_BaDans les nécropoles funéraires de Grèce, on retrouve des figurines de sirènes-oiseaux en argile déposées pour accompagner le défunt dans son Grand Passage. Ces sirènes funèbres sont des Stryges, des Sphinges qui figurent l’esprit des morts qui, bienheureux, s'élève droit au ciel vers les étoiles. Les Égyptiens eux aussi représentaient l'âme des morts comme un oiseau à tête humaine.

 

 

 

 

 

 

 

Charlieu_Saint_Fortunat_34aDe l’autre côté de la baie, un homme/animal sortant du feuillage, ses oreilles bien dressées pour entendre la musique, regarde le soleil se coucher au solstice d’été. La sirène, lunaire, regarde au solstice d’hiver. Il semblerait que, comme à Mailhat, cet homme/animal se débarrasse de sa matière fécale, lourde, de ses pulsions animales qui maintiennent dans la matière et empêchent de monter vers le cosmique.

 

 

 

 

Charlieu_Saint_Fortunat_35aUne tête d’animal nous montre les dents… Attention, dent j’ai ? Pourtant, ce n’est pas un chat, situé la plupart du temps sur des endroits aux énergies puissantes. De quel danger nous parle-t-il ? Les yeux et les oreilles ont bien ouverts. Peut-être est-ce pour nous prévenir de bien entendre la musique des sirènes.

 

 

 

 

 

Charlieu_Saint_Fortunat_36Le chapiteau suivant nous montre la lune, yeux fermés par des mains, bouche ouverte, comme si elle chantait. Encore la musique. Sur sa tête, les cornes symbolisent la vache, à l’instar d’Hator, symbole lunaire de la Terre-Mère, la grande nourrice, modèle par excellence du principe féminin, souveraine des quatre coins du ciel et maîtresse des points cardinaux. C’est le monde des apparences, de la transformation intérieure. Puis le soleil, yeux ouverts mais bouche fermée. Les rayons en forme de pétale de fleur sont rabattus sur son front. C’est le monde de la réalité, de la lumière révélée, de l’évolution.

 

 

 

 


Charlieu_Saint_Fortunat_27Au revers de la façade occidentale, on retrouve la baie en plein cintre de l’étage du narthex. De ce côté, nous retrouvons une sirène, mais à queue de poisson bifide cette fois. Elle indique la présence de deux courants d’eau souterrains, à moins que par sa ceinture solaire et sa place en haut de l’édifice elle ne nous montre l’eau du ciel.

 

 

 

 

 

Charlieu_Saint_Fortunat_26En face d’elle, le signe du Capricorne, mi chèvre mi poisson.

 

 

 

 

 

 

 

Charlieu_Saint_Fortunat_23Côté nord de la baie, nous avons un acrobate particulier, le même que celui de Briennon avec quelques différences.

 

 

 

 

 

 

 

 

Charlieu_Saint_Fortunat_22Ses pieds, nus, semblent de détacher du sol, de la matière. Ses mains ne séparent pas sa barbe (symbole de sagesse) en deux morceaux, mais au contraire les rassemble. Ses oreilles sont bien ouvertes, il entend la musique harmonieuse de la sirène.

 

 

 

 

 

 

 



La première travée



Charlieu_Saint_Fortunat_19C’est la seule qui nous reste, avec les collatéraux voûtés d’arêtes.
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Charlieu_Saint_Fortunat_28Elle est encore ornée de quelques chapiteaux intéressants, comme au sud ces coquilles Saint-Jacques montrant le passage des pèlerins de Compostelle, surmontées du symbole de l’eau.

 

 

 

 

 

Charlieu_Saint_Fortunat_29En face, deux centaures affrontés se tiennent par la barbichette. Le premier des deux sages qui rira, aura...


 

 

 

 

 

 

Charlieu_Saint_Fortunat_31Au nord, un chapiteau reprend le thème de l’homme sortant des feuillages. Dans un premier temps, deux lions, symbole de la force brutale, mais aussi maitre de la puissance solaire, posent leurs pattes sur la tête d’un homme qui sort des feuillages. Au-dessus, proche du ciel, la fleur solaire.


 

 

 

 

Charlieu_Saint_Fortunat_24Dans un deuxième temps, l’homme, nu, est totalement sorti des feuilles. De sa main droite, il supporte sa tête, la main en direction du ciel. Les lions lui lèchent les épaules et la fleur solaire s’épanouit. Du tellurique, il va passer au cosmique.

26 novembre 2012

Marcigny



Marcigny_30Marcigny ne possède plus de son glorieux passé que quelques souvenirs. Le prieuré de la Trinité, fondé en 1054 par l’abbé de Cluny Hugues de Semur, fut l’un des trois plus importants monastères clunisiens féminins du Moyen-âge.

 

 

 

 

 

 

 

 

Marcigny_planSeules les femmes de haute noblesse y étaient admises, comme ce fut le cas pour  Hermengarde, sœur d’Hugues et première prieure, Aremburge de Vergy, sa mère, Raingarde de Semur, sa nièce, mère de Pierre le Vénérable. Il y eut aussi Adèle d'Angleterre, fille de Guillaume le Conquérant, les saintes Véraise et Frédoline, filles de rois d'Espagne, Mathilde de Boulogne, femme d'Etienne de Blois, roi d'Angleterre, la sœur de saint Anselme de Cantorbéry.

 

 

 

 


Marcigny_31Un petit prieuré adjacent fut construit pour les moines devant s’occuper des questions spirituelles (la messe) et temporelles (administration), mais la prieure gardait toute autorité sur l’ensemble des monastères, masculins et féminins. Parmi les premiers administrateurs, on compte Geoffroy de Semur, le frère d’Hugues, Rainald de Semur, son neveu (qui deviendra plus tard abbé de Vézelay et archevêque de Lyon), Hugues, un autre neveu. Hugues laissa une prière pour les filles de Marcigny. Edifiant… Je vous laisse lire entre les lignes :

« Ô bon Jésus, ô Jésus très clément, Vous qui avez honoré la pécheresse Marie après qu’elle eut souillé son âme et son corps, et l’avez glorifiée, si bien qu’au jour de votre Résurrection elle obtint d’être l’Apôtre des Apôtres et le premier témoin de votre Résurrection. Accordez à tous ceux qui procureront en votre Nom quelque consolation ou quelque aide à ces moniales qui se sont volontairement faites pauvres pour Vous, de partager au jour de la résurrection le même sort que celui de Marie-Madeleine. Et s’il arrivait que quelqu’un s’oppose à elles au point de les empêcher de Vous servir dans la paix, s’il ne se corrigeait pas en venant à résipiscence par une satisfaction convenable, qu’il éprouve votre vengeance et votre puissance de juge en ce siècle comme dans le siècle futur. »

Marcigny_7En 1056, Hugues fit construire l’église priorale, dédiée à la Vierge, sur le même modèle que celle d’Anzy-le-Duc. Le prieuré prit de l’importance, même si le nombre de moniales, par décret, ne put dépasser 99, la centième place ou "centesima" étant réservée à la Vierge. Il reçut d’illustres voyageurs, comme le cardinal de Richelieu en 1642. C’est après la révolution que le prieuré fut vendu comme bien national et tout fut détruit.

 

 

 



L'église Saint-Nicolas


Marcigny_8Cette église fut construite pour les moines vers 1130, alors que l'église principale de Marcigny le fut pour les moniales. Elle fut agrandie en 1378, puis affectée à la paroisse en 1620.

 

 

 

 

 

 

Marcigny_9De roman il ne reste que le chevet semi-circulaire et la partie centrale de la façade, très abimée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Marcigny_17Les nefs latérales quand à elles furent ajoutées en 1820.

 

 

 

 

 

 

 

Marcigny_10Le portail central est encadré par une archivolte à triple voussure. Au tympan, saint Nicolas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Marcigny_15A sa droite, le portail fait en 1820 reprend sur ses chapiteaux quelques thèmes de style roman.
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Marcigny_19A l'intérieur, seuls les piliers de la croisée du transept aportent un peu de lecture. Nous retrouvons notre loup vert, l'ouvert, passant la tête entre les feuillages. Il nous montre, côté lunaire, la marche à suivre pour atteindre la lumière.

 

 

 

 

 

 

 

 

Marcigny_20Des feuilles de chélidoine, symbole de l'accès à la lumière, sortent des fleurs tripartites épanouies, peut-être la représentation du corps, de l'âme et de l'esprit.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Marcigny_18Le griffon, côté solaire, déploie ses ailes vers le ciel et regarde vers le choeur, vers l'endroit où se passe la transformation.



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.narthex.fr/sitemap

http://www.sitesclunisiens.org/article.php?sid=149

http://fr.wikipedia.org/wiki/Marcigny

http://pjpmartin.pagesperso-orange.fr/site/histoire_Marcigny.htm

5 novembre 2012

La tour de Cagliostro




Montceau_Vichy_1Abel Claude Marie, marquis de Vichy et comte de Champrond, né en 1740 et issu de familles de l’ancienne noblesse charollaise et forézienne, hérite en 1769 de son père Gaspard de la seigneurie de Montceaux, terres données à son aïeul par saint Louis en 1248 en remerciement de sa participation aux croisades. Il épousa  Claudine de Saint-Georges qui mourut en donnant naissance à leur deuxième fils en 1875.

 

 

 

 

 

 

 

Montceau_l_Etoile_21Dès lors, après avoir détruit l’abside romane de l’église pour y installer dans une nouvelle chapelle sa bien-aimée, il s’enferma dans son château et s’adonna à la physique et à la chimie. Après avoir été initié à Lyon en Franc-maçonnerie à la loge des Neuf Sœurs, il loua en 1784 une maison à Paris, vint y étudier le magnétisme en 1785.

 

 

 

 

 

Montceau_Alessandro_CagliostroC’est à cette période qu’il rencontra Joseph Balsamo, alias le comte de Cagliostro. Abel tomba sous son charme, plongea dans l’alchimie et l’astrologie et fit construire une tour attenante au château de l’Etoile où il pourra travailler.

 

 

 

 

 

 

 

 

Montceau_tourLa tour, haute de 17 mètres, possède 99 marches, une plate forme panoramique, trois étages, des pièces carrées orientées aux quatre points cardinaux, des doubles volets aux fenêtres, une riche décoration intérieure agrémentée de préceptes inscrits sur les murs.  

 

 

 

 

 

 

 

 

Montceau_2aIl suivit Cagliostro en Angleterre en 1886 après l’incarcération du comte lors de l’affaire du collier de la reine, et fut contraint de brader ses biens afin de lui fournir ce dont il avait besoin, c'est-à-dire beaucoup. Il décèdera en 1793, fusillé lors du siège de Lyon. Cagliostro l’aura ruiné. On peut imaginer, vu les pouvoirs dont se targuait le mage (notamment celui de faire apparaitre les morts), qu’Abel fut aveuglé par son désir de retrouver sa femme.

 

 

 

 

 

 

 

Montceau_1aLa croyance populaire fit le reste. La tour, encore debout de nos jours, porte la légende de la venue du grand Joseph Balsamo qui n’a jamais mis les pieds à Montceaux. Au musée de Marcigny, des instruments de chimie sont exposés. Ce sont sans doute ceux qu’Abel utilisa à Paris, et dont Cagliostro se servit.

 

 

 

 

jean_de_alembertPour la petite histoire et le clin d'oeil à un ami, la demi-soeur d'Abel, Julie de Lespinasse, fille de Gaspard de Vichy et de Julie d'Albon, princesse d'Yvetot, fut l'amie de Jean Le Rond d'Alembert.

19 septembre 2012

Bâgé-le-Châtel, historique



B_g__le_Chatel_tour_2Situé au carrefour des axes Bourg/Mâcon et Lyon/Châlon, anciennes voies romaines, Bâgé-le-Chatel est un village faisant partie des trois paroisses de Bâgé du Moyen-âge, avec  Saint-André où les seigneurs avaient édifié leur église et Bâgé-la-Ville, la paroisse la plus peuplée. L’endroit fut habité depuis le Néolithique, mais le nom de Bâgé proviendrait d’une villa gallo-romaine, propriété d’un certain Balgiacus.


Il est dit que les sires de Bâgé édifièrent un premier château au IXe siècle au sommet d’une motte castrale. Le premier d’entre eux, Hugues Ier, aurait reçut en 830 de Louis le Débonnaire, fils de Charlemagne, l’abbaye de Saint-Laurent (fondée au IVe siècle) et la seigneurie de Baugé. En réalité, il n’était que le fils puiné du duc de Bourgogne. C’est dans un texte du cartulaire de Saint-Vincent-de-Mâcon, daté de 1020, qu’apparaît pour la première fois un sire de « Baugé et de Bresse », Rodolphe, et dans lequel Gauslein, évêque de Mâcon, lui offrait l’abbaye « à perpétuité ».  Rodolphe en profita pour construire une petite forteresse au sud de l’abbaye.

Le fils de Rodolphe, Renaud, ayant amassé fortune en combattant au côté du duc de Savoie fit le vœu de construire une église. C’est son fils, Ulrich, qui le réalisa, en faisant construire Saint-André-de-Bâgé. Un des  neveux d’Ulrich, Etienne, fut évêque d’Autun. C’est lui qui fit construire la cathédrale Saint-Lazare mais aussi les basiliques Notre-Dame de Beaune et Saint-Andoche de Saulieu.


 
L’église Notre-Dame



B_g__le_Chatel__glise_Notre_Dame_1Les sires de Bâgé firent donc construire leur château au Xe siècle, et une chapelle castrale sous le vocable de Saint-Maurice mentionnée pour la première fois en 1158, mais il semblerait qu’une autre chapelle dédiée à l’Assomption et dépendant de Saint-André fut construite dans le village. Devenue trop petite, elle fut agrandie au XVIe siècle, mais resta une annexe de Saint-André jusqu’en 1689, date à laquelle elle devint paroissiale.

 

 

 

 

 

 

 

B_g__le_Chatel__glise_Notre_Dame_9L’étage supérieur du clocher fut rajouté au XVIIIe siècle, l’intérieur fut refait au XIXe et le porche néogothique mis en place.
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B_g__le_Chatel__glise_Notre_Dame_5Elle est construite en carrons savoyards, tout comme la chapelle Saint-André d’Aigrefeuille.

 

 

 

 

 

 


B_g__le_Chatel__glise_Notre_Dame_3Le clocher du XVIe siècle, mesurant 35 m de haut,  et est flanqué d'une tourelle d'angle percée de lucarnes.
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B_g__le_Chatel__glise_Notre_Dame_plan_1Il est posé au-dessus de la chapelle initiale, normalement orientée vers l’est, alors que l’agrandissement fut fait vers le sud.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

B_g__le_Chatel__glise_Notre_Dame_2aL’église comprend une nef unique à trois travées, encadrée de deux chapelles.

 

 

 

 

 

 

 

B_g__le_Chatel__glise_Notre_Dame_6Le chœur, voûté d’ogives, se termine par une abside à trois pans percée de trois hautes fenêtres du XVIe siècle.

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Petite précision : l’Office du Tourisme du canton de Bâgé-le Châtel, situé non loin de l’église, vous fournira tous les renseignements nécessaires, et en plus l’accueil y est des plus chaleureux. Je les ai félicités pour la présentation de Saint-André, que vous découvrirez plus tard.

http://decouvrir-dombes-valdesaone.fr/types-de-constructions/carron.html
http://conference.ptvaux.over-blog.com/

8 septembre 2012

La Chapelle-sous-Brancion, l’église Notre-Dame


Brancion_menhir_6C’est à La Chapelle-sous-Brancion, aux pieds de l’éperon rocheux de Brancion, que furent retrouvées les plus anciennes traces de la présence de l’homme : quelques outils de Neandertal, datant du Paléolithique moyen (-250 000/- 28 000).  Un peu plus loin, vers le château de Nobles se dresse le menhir du Champ de la Fa. Les Celtes passèrent par là.

 

 

 

 

 

 

 

Brancion_La_Chapelle_sous_Brancion_3Le village de Capella ad Brancedunum prit le nom d’Aquis au VIIe siècle, puis celui de villa Aquarias avant de devenir Chapelle-sous-Brancion. Il est vrai que de nombreuses fontaines et lavoirs sur le territoire montrent la présence importante de l’eau.

 

 

 

 

 

Brancion_La_Chapelle_sous_Brancion_2Dès sa construction au milieu du XIIème siècle, l'église fut placée sous le vocable de l’Assomption de la Vierge. Orientée au sud-est, encore entourée de son cimetière, elle possède un faux transept sous forme de chapelles latérales accolées à la dernière travée de la nef.

 

 

 

 

 

 

 

 

Brancion_La_Chapelle_sous_Brancion_8La travée du chœur, un peu plus étroite, supporte le clocher.

 

 

 

 

 

 

 

Brancion_La_Chapelle_sous_Brancion_10La nef, fortement en pente, a été refaite ultérieurement, et c'est alors qu'ont été édifiées les chapelles latérales.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Brancion_La_Chapelle_sous_Brancion_9Les actuelles restaurations mettent à jour une fresque dans la voûte de l'abside représentant le Couronnement de la Vierge, plus quatre personnages restant à identifier.
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Brancion_La_Chapelle_sous_Brancion_6A l'extérieur, le portail ouest est ouvert dans un massif rectangulaire en saillie avec pilastres cannelés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Brancion_La_Chapelle_sous_Brancion_7L'archivolte en plein cintre retombe sur deux colonnettes monolithes, associées aux pilastres. Les chapiteaux sont ornés de feuillage et de petites volutes.

 

 

 

 

 

 

Brancion_La_Chapelle_sous_Brancion_5Le clocher, de plan carré, est éclairé à l'étage par des baies géminées en plein cintre dont les chapiteaux possèdent des feuillages rustiques recourbés en crochets.
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Brancion_La_Chapelle_sous_Brancion_15Le chevet roman est constitué d'une abside semi-circulaire ornée de petites arcatures et de colonnes engagées malheureusement abimées. L'abside est percée de trois fenêtres et est recouverte de lauzes.


 

 

 

 

 

 

 

http://www.tournugeois.fr/fr/a-voir/les-eglises-romanes/eglises-romanes.htm

23 juillet 2012

Le dolmen du bois de Glenne



Saint_Martin_du_Lac_dolmen_du_bois_de_Glenne_9Glenne provient du gaulois Glanna, qui veut dire « la rive aux eaux pures ». Il y avait autrefois un étang, donnant naissance à un ruisseau qui se jetait dans la Loire au sud de Baugy.

 

 

 

 

 

Saint_Martin_du_Lac_dolmen_du_bois_de_Glenne_2

C’est dans le bois de Glenne que se trouve ce dolmen, ou ce qui reste d’une construction plus importante, prise parfois pour un cromlech.

 

 

 

 

 

 

Saint_Martin_du_Lac_dolmen_du_bois_de_Glenne_4Au XIXe siècle, les ouvriers agricoles avaient surnommé l’endroit le « cimetière », ou « la terre des os ». La présence de ces pierres, de ces ossements, le nom même du lieu, laissent à penser qu’un culte a pu être rendu ici à une divinité des eaux.

 

 

 

 

 

Saint_Martin_du_Lac_dolmen_du_bois_de_Glenne_5Le « dolmen » en lui-même est formé d’un bloc de silex d’environ deux mètres posé obliquement sur un petit alignement de pierres plus petites.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Martin_du_Lac_dolmen_du_bois_de_Glenne_7L’endroit est truffé de murs assez larges, d’une hauteur d’environ 50 cm., formés de deux parements de silex d'appareil cyclopéen et dont l'intérieur est formé de pierres plus petites. Certains d’entre eux sont très rectilignes, faisant penser à d’anciennes ruelles. Une vaste enceinte, en partie visible, délimitait ce qui a pu être un village.
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Saint_Martin_du_Lac_dolmen_du_bois_de_Glenne_8Aucune fouille récente n’a été entreprise. Les dernières, faites par un groupe d'archéologues de Marcigny, datent de 1910, et rien d’intéressant n’a été découvert mis à part quelques fragments de poteries. Par contre, la présence du village pourrait être en relation avec un gisement de fer et son exploitation aux alentours de l’an 800 avant notre ère. Pour ma part, je verrai bien une belle assemblée druidique.

 

 

 

 

 

http://lvdp.fr/Archives/St_Martin_gisement_ferrugineux.pdf

http://pjpmartin.pagesperso-orange.fr/site/histoire_Marcigny.htm

16 septembre 2012

Alès, la cathédrale Saint-Jean-Baptiste



Al_s_18L'origine de l'église Saint-Jean-Baptiste se situe loin dans le temps. Tout d’abord temple gallo-romain, puis église carolingienne édifiée au VIIIe siècle.L'église romane fut partiellement détruite au XIIe lors de la guerre entre le comte Raymond V de Toulouse et le roi d'Aragon.

 

 

 

 

 

Al_s_12L'église gothique fut construite par les moines bénédictins de Cendras au XIIIe, rasée en 1622 par les Protestants, reconstruite en 1663.

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Al_s_vieux_5ajpgDevenue cathédrale en 1694 par la volonté du roi Louis XIV, la nef fut reconstruite au XVIIe siècle, le chevet et les collatéraux au XVIIIe.  

 

 

 

 

 

Al_s_14Il ne reste de roman qu’une partie de la façade ouest, partiellement cachée par le clocher-porche, tour fortifiée avec chemin de ronde, construit en 1430.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Al_s_17Sur sa partie basse, à gauche, figurent des rainures étalons des mesures en usage à Alès au XIIe siècle : l’aune (ou brasse) = 1,46 m, la toise (ou canne) = 1,94 m et l’arpent = 2,08 m.

 

 

 

 

 

Al_s_16A droite, la pierre tombale de maitre Bernard Dorlac, prêtre en 1251.

 

 

 

 

 

 

 

Al_s_19Si l’extérieur fait actuellement l’objet d’une restauration, l’intérieur est d’une tristesse à toute épreuve et en très mauvais état.

16 septembre 2012

Alès, historique



Al_s_5Alestum dériverait de deux mots celtiques : Al, la hauteur, et Es, région ou territoire. Alais, que l’on rencontre parfois, est un ancien nom employé après 1629 à la suite d'une erreur du secrétaire du roi Louis XIII.

 

 

 

 

 

 

Al_s_vieux_2aAlès fut l'un des berceaux des mines de charbon des Cévennes, exploitées depuis le XIIIe siècle.

 

 

 

 

 

Al_s_RegordaneLa ville est située sur ce que l’on appelait le chemin Regordane (de Gourd : vallée profonde), tracé par la faille des Cévennes, génératrice de nombreuses sources. Ce chemin, reliant le Puy-en-Velay à Saint-Gilles-du-Gard au XIVe siècle, fut emprunté depuis toujours par les animaux, puis par les hommes.

 

 

 

 

Al_s_9L'homme justement semble avoir fait son apparition dans les environs d’Alès il y a 200 000 ans, mais les vestiges restent rares. A l'époque glaciaire, les grottes de la colline de l'Ermitage servirent d’abri.

 

 

 

 

 

Al_s_4Caïn tua Abel, et les chasseurs cueilleurs nomades furent remplacés par les sédentaires. Vers -500, les Celtes Ligures s'y installèrent, puis les gaulois Volques Arécomiques. La province Narbonnaise devint romaine vers -121. Les habitants se répandirent dans la vallée.

 

 

 

 

Al_s_plan_1a

La ville fut envahie par les Wisigoths, puis par les Maures. Alès, devenue région franque, était gouvernée par le comte de Toulouse. L'origine de l'église Saint-Jean-Baptiste se situe vers l'an 900. Vers 1118-1120, les Templiers s'installèrent dans la commanderie Saint-Antoine, à l'emplacement du futur évêché. Saint-Jean fut brûlée lors de la guerre entre le comte Raymond V de Toulouse et le roi d'Aragon, puis reconstruite en style roman.

 

 

 

 

 

 

Al_s_6La Regordane et le développement industriel d'Alès mirent la ville au premier plan. En 1629, Louis XIII assiégea la ville, alors haut-lieu de la résistance protestante, qui capitula après neuf jours. Le dimanche 17 juin 1629 au matin, Alès se rendit.

 

 

 

 

 

Al_s_vieux_6aUn fort de type Vauban fut bâti après la révocation de l'édit de Nantes sur un point haut de la vieille ville, à l'emplacement des anciens châteaux des seigneurs afin d'y installer une garnison au milieu de la zone tenue par les protestants. Puis le XIXe siècle apporta la prospérité à la ville, grâce aux mines de charbon et de fer.

27 août 2012

Paray-le-Monial, l’enclos monastique et le palais abbatial



Paray_le_Monial_12C’est au XVe siècle, sous l’abbé Jean de Bourbon, que fut construit le palais abbatial ou château des abbés, lieu de villégiature pour les prélats clunisiens. Commencé en 1456, il fut achevé en 1485 par Jacques d’Amboise.

 

 

 

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_6Seule la tour sud subsiste. Au XIXe siècle, l’édifice ruiné fut racheté par les chapelains, communauté de prêtres chargés de l’accueil des pèlerins. Ils y firent construire leur maison, agrémentée d’un parc pour offrir un vaste espace à la célebration des offices pendant les pèlerinages.

 

 

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_13Les bâtiments conventuels étaient adossés à l’église. Ils furent entièrement reconstruits entre la fin du XVIIe et le début du XVIIIe siècle.
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Paray_le_Monial_4Le prieuré arbora alors une façade de style classique, surmontée d’un fronton triangulaire sur lequel étaient reproduites les armoiries du prieuré ou celles de Cluny.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_11Cette façade parfaitement régulière, percée de grandes baies dont certaines sont encore ornées de grilles en fer forgé du début du XVIIIe siècle, s’apparente à un hôtel particulier. Seule la toiture rappelle l’architecture bourguignonne.

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_16Le bâtiment fut racheté par la municipalité pendant la révolution et devint un lieu public abritant les écoles de la ville. Il fut réhabilité entre 1975 et 1985. Le jardin intérieur d’inspiration médiévale fut réalisé en 1999.

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_17Il ne reste plus rien de l’ambiance que l’on doit trouver dans un cloître, sauf peut-être… Quand vous rentrez, sur la gauche, au fond d’un vieux couloir voûté…

5 août 2012

La chapelle de la Visitation



Paray_le_Monial_Chapelle_de_la_Visitation_16Les visitandines s’installèrent à Paray-le-Monial en 1626 dans une maison monacale capable de loger une vingtaine de religieuses. Le logement devenant trop petit, elles échangèrent le bâtiment avec les jésuites en 1632. La construction de la chapelle commença en 1633.
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Paray_le_Monial_Chapelle_de_la_Visitation_15Restaurée au XIXe siècle puis en 1965 et en 2003, la chapelle fut rebâtie à partir des structures anciennes. La façade de style néo-roman utilise un vocabulaire iconographique emprunté à l’époque médiévale.
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Paray_le_Monial_Chapelle_de_la_Visitation_11Le tympan s’inspire de celui de Charlieu, représentant la Cène. C’est dans cette chapelle qu’entre 1673 et 1675 le Christ apparut à une religieuse, Marguerite Alacoque.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_Chapelle_de_la_Visitation_13A droite du chœur, une petite chapelle abrite la châsse de la sainte, contenant un moulage de cire recouvrant ses ossements.
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Paray_le_Monial_Chapelle_de_la_Visitation_26Une petite châsse contenant plusieurs reliques fut transportée en République Démocratique du Congo. Ce fut le début d’un tour du monde. Elle passa en Irlande du Nord, puis aux U.S.A. (Pennsylvanie), Allemagne, Belgique, Espagne, Italie (Basilique Saint-Pierre et chapelle privée du pape Benoit XVI), Australie, et 9 pays d’Amérique Latine.
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Paray_le_Monial_Chapelle_de_la_Visitation_19La première des apparitions eut lieu proche du solstice d’hiver, le 27 décembre. C’est le jour de la Saint-Jean, lui qui, dans l’iconographie chrétienne, repose sur le cœur du Christ. A Marguerite fut dévoilé le mystère du Sacré-Cœur.

 

 

 

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_Chapelle_de_la_Visitation_20La vie de celle qui devint sainte Marguerite-Marie en 1920 marqua  la spiritualité chrétienne: le culte du Sacré-Cœur se répandit en France et à l’étranger à partir du récit et des dessins de Marguerite-Marie.

 

 

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_Chapelle_de_la_Visitation_22Le cœur, surmonté d’une croix, est enflammé, rayonnant comme un soleil. Il porte la trace du coup de lance de Longinus, et il est entouré de la couronne d’épines. Le message associé à la première apparition fut : " Mon divin Cœur est si passionné d'amour pour les hommes, et pour toi en particulier, que ne pouvant plus contenir en lui-même les flammes de son ardente charité, il faut qu'il les répande par ton moyen".  Le cœur de Marguerite-Marie fut alors uni au cœur rayonnant, elle en garda une douleur  toute sa vie.

 

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_Chapelle_de_la_Visitation_29aEn gardant en mémoire le tableau de Philippe de Champaigne fait en 1650 représentant saint Augustin, et la conception de saint Jean-Eudes qui fait de l’union des cœurs de Jésus et de Marie l’œuvre du Saint-Esprit, attachons nous à la symbolique.

 

 

 

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_Chapelle_de_la_Visitation_18Le cœur du Christ désigne le Christ lui-même, son essence, et par son association à celui de Marie par l’intercession du Saint-Esprit, il mène à la trinité. Le salut ou la sanctification passe par la reconnaissance en chacun des hommes de ce principe. Le cœur, à la fois masculin et féminin l’emporte sur l’intellect. Il éveille dans l’esprit la conscience de la relation personnelle que chacun doit avoir avec le divin, l’étincelle du feu originel que l’on retrouvera en nous. Le culte du cœur sacré est finalement très ancien, et très solaire.

 

 

 

Paray_Hi_ronOn ne peut parler du Sacré-Cœur de Paray-le-Monial sans évoquer le Hiéron du Val d’Or. Le père jésuite Victor Drevon, délégué aux pèlerinages et aux congrès eucharistiques de Paray rencontra en 1873 le baron Alexis de Sarachaga. Ils créèrent ensemble une association appelée "Société du Règne Social de Jésus-Christ" ou "Institut des Fastes Eucharistiques" ou "Hiéron du Val d'Or". Ils la qualifièrent de franc-maçonnerie chrétienne du Grand-Occident, en opposition totale avec la franc-maçonnerie. Hieron est tiré du grec hierós, sacré, qui donne l’idée d’une enceinte consacrée à la divinité.

 

 


« Pour le baron Alexis de Sarachaga, le catholicisme accomplissait toutes les traditions religieuses antérieures de l'humanité et Paray-le-Monial se trouvait être le centre de la gaule druidique et donc les apparitions du Sacré-Cœur au XVIIe siècle étaient logiques parce qu'elles reprenaient un lieu déjà sanctifié dans une religion antérieure. Il s'agissait d'une filiation d'initiés avec une transmission de culte à culte. Avec cette filiation, le baron Alexis de Sarachaga laissait de côté tout l'arrière-plan juif de la religion chrétienne pour la remplacer par une tradition occidentale qui lui paraissait plus respectable » Alain Rauwel

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Le Hiéron reprenait cet ancien culte solaire du cœur sacré en l’appliquant au Christ non plus souffrant en croix mais au Christ Verseau, déversant son Amour et donnant aux hommes la possibilité de prendre « conscience ».   

http://www.paraylemonial.fr/d%C3%A9couvrir-paray/patrimoine/la-chapelle-de-la-visitation.html

http://www.narthex.fr/blogs/abbaye-de-cluny-910-2010/paray-le-monial

http://agora.qc.ca/dossiers/Paray-le-Monial

http://www.philippe-gavet.com/06/13/index.html

10 septembre 2012

L’église Saint-Gervais et Saint-Protais d’Ozenay


Ozenay_1Un beau juvénile de Balbuzard Pêcheur a croisé ma route avant que je n'arrive à Ozenay. Qu'avait-il à me dire ?

 

 

 

 

 

 

Ozenay_Saint_Gervais_et_Saint_Protais_1Ozenay garde les traces d’une fréquentation humaine depuis plusieurs millénaires. Quelques installations gallo-romaines furent retrouvées sur la commune, et c’est du nom gallo-romain Ausone que proviendrait celui du village. Les premières archives connues datent l’église de 950. Il ne reste rien de l’église du Xe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

Ozenay_Saint_Gervais_et_Saint_Protais_6L’église actuelle fut construite à la fin du XIIe siècle (1180) par les chanoines de Châlon, et fut dédiée aux saints Gervais et Protais, connus par la Légende Dorée de Voragine.

 

 

 

 

Ozenay_Gervais_et_Protais_1

Compagnons de saint Nazaire, ils vécurent au Ier siècle et furent martyrisés à Milan par le général des armées de Néron, Astase. Leurs corps furent retrouvés en 386 grâce aux visions de saint Ambroise, et leur culte gagna toute la Gaule.

 

 

 

 

Ozenay_plan_2De plan en croix latine, typiquement bourguignonne, elle comporte une nef unique précédée d’un porche, d'un transept saillant dont la croisée supporte un clocher de plan barlong et d'une travée de chœur terminée par un chevet plat.

 

 

 

 

 

 

 

Ozenay_Saint_Gervais_et_Saint_Protais_12Au XIIIe siècle, la nef dut s’effondrer et fut remplacée par un voûtement plus élevé en berceau brisé sur doubleaux d’inspiration clunisienne. La croisée du transept forme une coupole octogonale sur trompes.
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Ozenay_Saint_Gervais_et_Saint_Protais_2Le clocher en bâtière fut aussi élevé au XIIIe siècle. De plan carré, il présente sur ses quatre faces des baies géminées dont la colonnette centrale est surmontée d'un petit chapiteau orné de crochets.

 

 

 

 

 

 

 

 

Ozenay_Saint_Gervais_et_Saint_Protais_11Au XVIIIe siècle, l’abside semi-circulaire fut remplacée par un chevet plat auquel fut rajouté le presbytère.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ozenay_Saint_Gervais_et_Saint_Protais_4C’est aussi de cette époque que datent le porche, le portail et l’élargissement des fenêtres.
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Ozenay_Saint_Gervais_et_Saint_Protais_8L’église est recouverte de ce que l’on appelle en Bourgogne des laves (dalles de calcaire, grossièrement taillées, posées à plat sur des charpentes de chênes), qui vient du mot patois signifiant lever la pierre. Ce mode de couverture serait apparu au cours du XVIIe siècle.

 

 

 

 

 

Ozenay_Saint_Gervais_et_Saint_Protais_5Jusqu’au milieu du XIXe siècle l’église était entourée du cimetière, dont il ne reste plus qu’une croix.
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Ozenay_2Le château voisin, au bord de la rivière, fut tout d’abord une maison forte entourée de fossés plein d’eau au XIIIe siècle. Il fut agrandi aux XVIe et XVIIe siècles.

 

 

 

 

 

 

Ozenay_4aComme à Brancion, les habitants d’Ozenay ont gardé quelques réminiscences des cultes païens. Au mois de février se perpétue les « Feux de Bordes » ou dimanche des Brandons. C’est une coutume se rapprochant d’un ancien culte solaire, peut-être liée au dieu gaulois Grannos (le brillant), comparable à Belenos, dieu guérisseur qui présidait au jaillissement des sources. Cette fête d’équinoxe de printemps, consistant à allumer des feux, à danser et à  parcourir les rues et les campagnes en portant des brandons ou des tisons allumés, fut reprise par le catholicisme et se célébra alors le premier dimanche de Carême, le dimanche de la Quadragésime (quarantième).

 

 

 

 

 

 

Ozenay_saint_Languy_1Dans l’église d’Ozenay, les bancs seigneuriaux du transept sud étaient réservés aux habitants du hameau de Messey. C’est à Messey que se tenait un mégalithe, connu sous le nom de pierre miraculeuse de Saint-Languy ou Saint-Languis. Ce saint plus ou moins mythique breton prit plusieurs noms, comme Yben, Ethbin, Idiunet, Iboan, Diboan, Iben ou Abibon. Non reconnu par l’église catholique, son nom peut être traduit du breton par "le saint qui enlève la douleur". Il était imploré pour résoudre de nombreux maux dont la surdité qui lui valut d'être représenté la majeure partie du temps les mains collées aux oreilles. A Messy, on allait la nuit toucher la pierre de saint Languy pour obtenir la guérison des enfants chétifs ou pour les yeux. On offrait des victuailles et on allumait une bougie qui devait se consumer entièrement. Parfois, on grattait la pierre pour obtenir une poudre guérisseuse que l’on diluait dans l’eau.

 

 

 

 

 

 

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http://romanes.blogspot.fr/2009/08/ozenay-trone-luvre-des-chanoines-de.html

31 juillet 2012

Notre-Dame de Romay



Paray_le_Monial_Notre_Dame_de_Romay_3La tradition attribue vers 960 la construction de la chapelle de Vallauris, le Val d’Or, à saint Mayeul, quatrième abbé de Cluny. Une première légende remonte à cette période, où des bœufs, sans guide, auraient transporté les pierres de la carrière proche nécessaires à l’édification des sanctuaires de Paray et de Romay. Mais les légendes fondatrices remontent à bien plus loin.


 

 

 

 

Paray_le_Monial_Notre_Dame_de_Romay_20Romay est un toponyme d’origine gauloise. Les druides se retrouvaient autour de la source sacrée, qui possédait des vertus guérisseuses, notamment pour retrouver la vue (faire confiance aux anciens pour laisser des indices : la vue peut être prise comme un sens physique, mais... la lumière peut être intérieure).
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Paray_le_Monial_Notre_Dame_de_Romay_18L’endroit était dédié à la grande déesse, maitresse des eaux. A la période gallo-romaine, Isis prit la place. Puis vint le christianisme et la chapelle fut dédiée à la Vierge. Elle prit le titre de « chapelle à répit » : les enfants mort-nés revenaient à la vie le temps de leur baptême.
«Six cents ans après le déluge, si l’on en croit la Tradition, un formidable incendie, relaté d’ailleurs par Diodore de Sicile, ravagea l’Ibérie et la Celtique. Epouvantés, les populations du Val d’Or implorèrent, dit-on, la Vierge qui devait enfanter et promirent de lui élever une pierre de témoignage. Le Val d’Or fut épargné et ce serait dans cette pierre de témoignage que, bien des siècles plus tard, l’image de Notre-Dame de Romay aurait été taillée».

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_Notre_Dame_de_Romay_12Notre-Dame de Romay, qui possède les attributs d’une vierge noire, n’en resta pas à ces miracles. Les Huguenots approchant, elle fut enterrée. Retrouvée grâce à des bœufs qui grattaient la terre, elle fut emmenée par les jésuites dans la chapelle de leur collège : elle retourna toute seule deux fois à Romay. Elle fut sauvée par une jeune fille et son frère lors de la révolution : Catherine Rouiller la plaça dans une niche cachée seulement par les rideaux de son lit. La chambre fut fouillée de fond en comble, mais personne ne souleva les rideaux.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_Notre_Dame_de_Romay_10Le dernier miracle remonte à 1807 lorsque François Lécué, couvreur de son état, vit une vive lumière à l’intérieur du sanctuaire. Ses deux compagnons pressèrent le pas, mais lui, plus courageux, s’approcha de la porte fermée. Les deux autres le rejoignirent et c’est alors qu’ils entendirent une voix commandant à François de mettre son âme en ordre puisqu’il allait mourir le lendemain à 19h.

 

 

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_Notre_Dame_de_Romay_2Il fit ce que lui demandait la voix, se réconciliant avec un ennemi, réglant ses affaires, demandant l’extrême onction et la bénédiction de sa famille. Effectivement, à 19 heures précise, il mourut. L'évènement attesté fit beaucoup de bruit, et provoqua une communication médicale à l'académie de Macon.

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_Notre_Dame_de_Romay_5Un mur, couvert d’ex-voto, témoigne encore de l’action guérisseuse de l’endroit.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_Notre_Dame_de_Romay_16A l’heure actuelle, la source est recouverte d’une très moche grotte pseudo-lourdesque.


 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_Notre_Dame_de_Romay_14Mais l’eau est toujours là, qui part à l’arrière abreuver un bassin où quelques poissons doivent profiter de ses bienfaits.
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Paray_le_Monial_Notre_Dame_de_Romay_8Les murs de la nef de la chapelle, où se trouvent encore des fenêtres romanes murées, datent du XIe siècle.
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Paray_le_Monial_Notre_Dame_de_Romay_7Le chœur fut repris au XIVe siècle, et fut agrémenté d’une fenêtre ogivale gothique.


 

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_Notre_Dame_de_Romay_1La façade fut reprise au XIXe siècle, intégrant au-dessus de la porte d’entrée une niche gothique contenant une statue de la Vierge. La chapelle Sainte-Anne construite en 1723 sur le côté sud, les deux aiguilles gothiques à clochetons et la croix du fronton furent détruites à cette époque.
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Paray_le_Monial_Notre_Dame_de_Romay_11La statue de la Vierge, représentée débout portant l’enfant sur le bras droit, date du XIe siècle. Même si elle n’est pas en majesté, elle porte les couleurs traditionnelles des vierges noires, le rouge et le vert. Le couronnement de la statue fut accordé par le pape Léon XIII le 17 juillet 1896.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Abbé François Cucherat, « Romay et Sancenay ou les traditions et les monuments du culte de la Vierge », 1853

http://paroisse-paray.fr/bienvenue/notre-paroisse/volesvres/

http://www.paraylemonial.fr/d%C3%A9couvrir-paray/patrimoine/la-chapelle-de-romay.html

1 avril 2012

L'eau de Coudes



Pour plus de compréhension, aller lire le reportage sur la provenance géologique des sources.

Coudes_1Coudes, traversé par une voie romaine (donc ancienne route gauloise), faisait autrefois partie de Montpeyroux. Le nom du village provient de sa situation, dans un coude de la route.

 

 

 

 

 

 

Coudes_2L’eau est partout présente : Coudes est situé à la confluence de l’Allier et de la Couze, et possède de nombreuses sources. Parmi elles, la source d’eau gazeuse très prisée des habitants du coin, qui viennent remplir leurs bouteilles pour la semaine.

 

 

 

 

 

 

 

coudes_bCette eau est, il est vrai, délicieuse à boire, très désaltérante. Son exploitation fut autorisée le 1er mars 1860, alors que la source appartenait à un certain monsieur Mallay, mais fut vite abandonnée. L’eau soulage les affections de l’estomac et des voies urinaires, la goutte, les dermatoses et les rhumatismes. C’est l’eau ferrugineuse par excellence. Oui !
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Coudes_3Elle aurait pu soigner bien plus si la source n’avait pas été captée et déplacée. Allez vous mettre sur la buse située un peu plus loin, juste devant l’entrée d’un garage. Heureusement, les coudois savent garder le sens de l’humour, eux qui ont instauré une foire à l’huile dans leur village de Coudes.

 

 

 

 

 

 

 

 

http://coudes.free.fr/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Coudes

4 mars 2012

Notre-Dame de Pegros


Palais_Saint_Pierre_mus_e_vierge_noire_Saint_Flour_1

Cette vierge noire en majesté, datant de la deuxième moitié du XIIe siècle, fut achetée à l’antiquaire parisien Brimo de Laroussilhe  par le musée des Beaux-arts de Lyon en 1934.  Elle provient de Saint-Flour, dans le Cantal. Elle fait partie des vierges de l’école auvergnate.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Palais_Saint_Pierre_mus_e_vierge_noire_Saint_Flour_2Taillée dans du bois de charme, elle mesure 71,5 cm de haut, 31 cm de large et 30,5 cm de profondeur.

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Palais_Saint_Pierre_mus_e_vierge_noire_Saint_Flour_3Elle possède encore des traces de sa polychromie originale et d'un revêtement en métal avec  cabochons et pierres précieuses. Les avant-bras de l'enfant manquent. 

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Palais_Saint_Pierre_mus_e_vierge_noire_Saint_Flour_5Les pieds de la vierge et les pieds postérieurs du trône furent refaits et la tête de l'enfant recollée. Les jambes de l'enfant sont désaxées vers la gauche.

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Palais_Saint_Pierre_mus_e_vierge_noire_Saint_Flour_6

 

 

 

4 novembre 2011

L'église Saint-Blaise de Montaigut-le-Blanc



Montaigut_le_Blanc_10L’endroit fut habité depuis fort longtemps, en témoigne le menhir de Gourdon, situé sur la commune. Le village de Montaigut-le-Blanc s’est perché sur un éperon granitique dominant la vallée de la Couze Chambon. Le nom provient de Mons Acutus, le mont pointu. Dès le XIe siècle, un château fut construit à son sommet.

 

 

 

 

Montaigut_le_Blanc_32Le village donna son nom à une illustre famille d'Auvergne dont sont issus de nombreux personnages historiques, comme Guérin de Montaigut (1180 - 1230) grand maréchal de l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, Pierre de Montaigut (1175 - 1233) grand maître de l'ordre du Temple, Astorg, archevêque de Nicorée à Chypre (1217), Odon de Montaigut, né vers 1270, grand prieur d'Auvergne de l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, et Bernard de Montaigut (1219- 1245) évêque du Puy.

 

 

 

 

 

 

Montaigut_le_Blanc_16Le château possédait une chapelle près du donjon, mais une église priorale, dédiée à saint Blaise, fut construite hors les murs, dépendant de l’abbaye de Sauxillanges. C’est pourquoi au nom du village fut rajouté le Blanc, couleur des habits des moines.

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Montaigut_le_Blanc_30Le village et le prieuré se développèrent autour de la vigne à la fin du XIe siècle, et en 1450, le dessin de Guillaume Revel figurant dans son « armorial d'Auvergne Bourbonois et Forestz » montre une enceinte autour du bourg et l’église en contrebas. Le prieuré, au XVe siècle, ne comptait plus que deux moines.

 

 

Montaigut_le_Blanc_14L’église Saint-Blaise fut donc construite au XIe siècle. Simon de Beaulieu, Archevêque de Bourges, y consacra 2 autels en 1286. De cette première église romane ne nous sont parvenus que l'entrée du chœur, la nef latérale gauche et quelques chapiteaux : la bâtisse ne cessa d'être remaniée.

 

 

 

 

 

Montaigut_le_Blanc_15En 1450, d'après le dessin de Revel, elle possédait des contreforts et un clocher polygonal tandis que le chœur voûté d'ogives était en construction. Une enceinte basse, doublée en contrebas d'un mur moins élevé, protégeait l'église en retrait du château.

 

 

 

 

 

Montaigut_le_Blanc_19Dans le mur crénelé à droite de l'église était percée une deuxième entrée de la cité, une porte gothique que l’on peut toujours voir.
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Montaigut_le_Blanc_12L'entrée de l'église se faisait alors par le côté, une petite chapelle était accolée au bâtiment à droite de l'entrée actuelle. La maison à l'entrée de la place servait de presbytère. Un incendie ravagea l'église en 1840. Après le sinistre, la nef fut reconstruite, un clocher neuf fut installé, et le cimetière, transformé en place, fut transféré.
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Montaigut_le_Blanc_26A l’extérieur, les chapiteaux nous montrent une sirène bifide, indiquant la présence de deux cours d’eau souterrains.

 

 

 

 

 

 

Montaigut_le_Blanc_27Deux griffons buvant dans la mêle coupe, le Graal, le vase contenant la boisson des dieux, ce que les dieux offrent aux hommes. La coupe, où les principes se rejoignent, peut représenter la destinée humaine. Le griffon, animal à corps de lion et tête d’aigle, solaire par excellence, représente l’union des énergies solaires terrestres et célestes, la matière et l’esprit, le haut et le bas, l’air et la terre, le tellurique et le cosmique. Il était, au moyen-âge, considéré au même titre que le dragon, gardien des trésors. Et notamment de l’émeraude tombée du front de Lucifer, dans laquelle fut taillé le Graal.

 

Montaigut_le_Blanc_24Nous avons ensuite un chapiteau feuillu et un autre très particulier, où l’on voit deux oiseaux (des oies ?) entrer par la bouche d’un homme, leurs têtes ressortant par ses oreilles. Qu’a voulu dire l’imagier ? L’oie est liée au passage, à la transformation, à un nouveau temps de conscience. Elles sont messagères des dieux et guides dans l’autre monde.

 

 

 

 

Montaigut_le_Blanc_21Certains modillons de la nef à enroulement et petites têtes ont été conservés.
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Montaigut_le_Blanc_31L’église était fermée, elle n’ouvre que très rarement. A l’intérieur, un chapiteau reprenant le thème des griffons et une cuve baptismale à décor d'arcatures du XIIIe siècle en pierre de Volvic.

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Montaigut_le_Blanc_25http://www.roelly.org/~fleur/dgw63/montaigut.htm
http://montaigut.leblanc.pagesperso-orange.fr/index.htm

28 octobre 2011

La cathédrale Notre-Dame de l’Assomption, la crypte



Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_crypte_2aLa crypte est la seule partie qui nous reste de la cathédrale romane d’Etienne II de 946 détruite en 1248, au moment de la construction de l’actuelle cathédrale gothique.
Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_crypte_1a

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_crypte_6aRedécouverte en 1885 par l’architecte Mallay, les fouilles montrèrent qu’elle fut insérée dans les fondations existantes. Par manque d’argent, elles ne furent reprise que plus tard, un accès ne fut ouvert qu’en 1946.

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_crypte_3aAfin de consolider les fondations de la cathédrale gothique, il fallut  détruire les voûtes, et combler une grande partie de la crypte. Plus tard, les murs furent éventrés afin d’y insérer les sarcophages. Malgré tout, il est encore possible de bien voir à quoi cette crypte pouvait ressembler.

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_plan_0aElle était composée d’une salle centrale carrée de 6m de côté, divisée en trois nefs par deux rangs de colonnes de 30 cm de diamètre. Elle comprenait un étroit déambulatoire et 4 petites chapelles rayonnantes, une première dans ce type de plan.

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_crypte_9aElle a du être conçue pour abriter le trésor de la cathédrale, les chapelles étant fermées par de lourdes portes de bois, mais aussi pour que les pèlerins puissent venir se recueillir devant les reliques.

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_crypte_5aLa construction des murs, très épais, est typique du Xe siècle, où l’on retrouve insérées des pierres provenant d’anciens édifices gallo-romains, et certainement de l’ancienne église de Namatius.

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_crypte_4aLes murs étaient entièrement peints, mais il n’en reste que quelques fragments. Il faut savoir que la crypte n’est ouverte au public que lors des journées du patrimoine, et les mois d’été.

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_crypte_12Dans la crypte se trouve un sarcophage en marbre du IVe siècle qui servait d’autel dans le transept nord de la cathédrale avant la Révolution. Il fut acheté en 1793 pour être transformé en abreuvoir. Récupéré après la tourmente, il servira d’autel pour la chapelle des Carmes Deschaux avant d’être transporté dans la crypte de la cathédrale en 1960. Sur la façade principale, les sujets se suivent en frise continue, encadrant la figure de la défunte dans l’attitude de l’orante, les bras levés vers le ciel, accueillie par saint Pierre et saint Paul.

 

 

 

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28 octobre 2011

La cathédrale Notre-Dame de l’Assomption, l’intérieur




Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_plan_aLa nef gothique, longue de quatre travées, fût construite vers 1350 par Pierre Juglar de Cébazat.


 

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_39aLes deux dernières travées, situées à l’emplacement de l’ancienne façade romane, datent de 1874.


 

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_35Elle est flanquée de deux collatéraux, sur lesquels se greffent 17 chapelles.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_48Au-dessus des arcades, un triforium de circulation est surmonté de verrières à lancette qui donnent beaucoup de lumière à l’édifice.
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Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_rosace_aLes murs du transept, non saillants, sont ornés de deux rosaces du XIVe siècle à 16 rayons (qui se subdivisent en 32 petits rayons ) inscrites dans un carré bien marqué. L’une est à dominante bleue au nord et l’autre orange au sud : les complémentaires dans la symbolique.
Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_rosace_b

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_41Entouré d’un déambulatoire, le chœur conçu par Jean Deschamps en 1248 est la partie la plus ancienne. Il comprend 5 chapelles polygonales et deux chapelles carrées. Les vitraux, datant du XIIIe siècle, furent peut-être financés par saint Louis à l’occasion du mariage de son fils Philippe en 1262.

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_54L'autel en cuivre doré, entouré de quatre anges porteurs des instruments de la Passion, fut dessiné par Viollet-le-Duc et installé en 1856.

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_44Les peintures murales datent de la fin du XIIe siècle jusqu’au milieu du XVe.

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_55Les thèmes abordés sont le plus souvent la vie de saints auxquels sont dédiées les chapelles, comme Agathe et Loup entourant le Christ en croix que l’on retrouve dans la chapelle Sainte-Agathe.

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_45Dans la chapelle Saint-Georges, un combat équestre entre croisés et sarrasins est surmonté de scènes du martyr du saint (écartèlement entre deux arbres, supplice de la roue, supplice des brodequins chauffés à rouge).

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_43aDes peintures du XIIIe siècle sont cachées par le buffet d’orgues.
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Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_58Le jacquemart, placé dans le transept, date de 1527. C’est une horloge à automates en bois doré, acheté par la ville de Clermont en 1577. Il provenait d’un monastère d’Issoire.


 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_57La statue centrale représente le Temps, vieillard aux ailes non déployées qui tenait à l’origine une faux dans la main droite. Il est entouré de Faunus, représentant les plaisirs, et Mars, dieu de la guerre.


 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_56Quelques statues méritent attention, comme cette piéta en bois polychrome du XIVème siècle,

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_64ou David, faisant partie de l’ancien arbre de Jessé,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_65mais aussi, moins âgé mais intéressant, ce saint Austremoine, premier évêque de Clermont et évangélisateur de l'Auvergne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_VN_1Notre-Dame de la Bonne Mort, vierge noire d’époque romane, mérite un post à part, ici.

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