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lieux sacrés
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16 avril 2007

Cathédrale Notre-Dame de Moulins

Moulins__1_aLa première mention d'habitations dans un lieu se nommant Moulins remonte à 990.
Moulins est devenue capitale du duché de Bourbon, au détriment de Souvigny, à partir de l'accession au duché, en 1488, de Pierre II (1438-1503), dit Pierre de Beaujeu, époux depuis 1474 d'Anne de France (1461-1522).






La cathédrale

Moulins__10_aAvant 1390, il existait, à l'emplacement du choeur, une petite chapelle dédiée à Notre-Dame.A l'initiative de Louis II, elle fut démolie pour construire une collégiale, remplacée à son tour en 1468 par l'actuelle collégiale aux dimensions plus vastes.

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Moulins_planPartie la plus ancienne de l'édifice actuel, construite en style gothique flamboyant, sa première pierre fut posée par Agnès de Bourgogne, mère de Jean le Bon, duc de Bourgogne, et veuve du duc Charles Ier de Bourbon. Les travaux continuèrent sous le duc Pierre II de Bourbon et sa femme, la duchesse Anne de France, fille de Louis XI. Ils se terminèrent vers 1540 par un simple mur de façade orné d'une rose. La collégiale, construite en grès jaune et rouge, était composée d'un vaisseau orienté, flanqué de bas-côtés sur lesqueles s'ouvraient des chapelles latérales. Sa façade orientale avait un chevet plat. Elle constitue actuellement le chœur de la cathédrale.

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Moulins__26_aMoulins fut érigée en évêché en 1822. Le premier évêque, Antoine de La Grange de Pons, établit son siège épiscopal à Notre-Dame et décida de l'agrandissement de cette église, devenue trop exigüe. Son successeur, Pierre-Simon-Louis-Marie de Dreux-Brézé entreprit d'importants travaux : la nef, dont la surface est doublée, les deux collatéraux et la façade harmonique avec ses deux flèches hautes de 81 mètres.

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Moulins__41_aCes ajouts architecturaux sont réalisés en style néogothique, sous l'influence de Viollet-Le-Duc. L'architecte parisien Lassus - auquel on doit la restauration de Notre-Dame de Chartres, de la Sainte Chapelle et de Notre-Dame de Paris dont il construisit la sacristie - commença les travaux qui furent continués par Millet et Selmersheim après la mort de Lassus en 1857.

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23 avril 2007

L'église Notre-Dame de Domérat

Dom_rat__1_L’église Notre Dame est construite sur d’anciennes parties du XIIème siècle, conservées lors de sa restauration entre 1860 et 1865.
Elle est surtout célèbre pour sa crypte du XIème siècle dans laquelle on peut trouver une statue de Notre Dame de la Râche.

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Dom_rat__5_bLes chapiteaux sont très imagés, et l'on retrouve ici les acrobates, donc futurs initiés, les entrelacs formant caducée, les éclatoirs sur le porche d'entrée montrant que l'énergie est bien présente.

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La Crypte

Dom_rat__19_aCette crypte, la plus grande et l'une des plus anciennes du Bourbonnais,  s’étend sous tout le chœur, à l’emplacement d’une nécropole mérovingienne. Véritable petite église, elle comprend trois nefs de cinq travées, voûtées d’arêtes.
Ces voûtes retombent, dans le vaisseau central, sur des colonnes à chapiteaux simplement épannelés, autrefois peints, et à socle bagué.


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La crypte fut bâtie aux environs de 1090. L'évolution de Domérat est liée à cette église, construite grâce à la présence des moines qui ont planté de la vigne sur le terroir.
La lèpre fit son apparition en 1195, et les habitants du pays se tournèrent vers celle qui aurait pu les aider, Notre-Dame.




 


 

Dom_rat__8_aUne statue lui fut dédiée, qui s'appellera Notre-Dame de la Râche, puisque dans le patois du pays, la lèproserie était baptisée la "Râcherie". On construisit alors de petites chapelles autour de cet enclos, au champ des chapelettes.
Lorsqu'avec le temps la maladie disparut, la statue fut conduite dans la crypte actuelle. Petit à petit naitra la dévotion qui portera sur les maladies ressemblant à la lèpre.

LDom_rat__15_aa vierge en bois sera, à la fin du XVIème siècle, remplacée par une statue en pierre, la vierge à l'oiseau, réplique semble-t-il de l'originale. Mutilée à la révolution, elle fut restaurée en 1971.

Le rituel se déroule selon une tradition antique, avec cette phrase prononcée :" dépouillez-vous du vieil homme pour vous revêtir de l'homme nouveau."



Dom_rat__28_aDans la crypte, certains points permettent de recevoir le son amplifié. Ces points sont situés sur un croisement du réseau Hartmann. Le son envoie des vibrations qui sont senties jusque dans le choeur situé au dessus.

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L'église

Dom_rat__41_aL'église en elle même est simple. L'entrée de la crypte se fait par le côté gauche du choeur, et je pense que la sortie du côté droit à été murée. Quelques peintures anciennes, quelques statues et chasses donnent à l'ensemble une atmosphère sereine.


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13 avril 2007

La source Sainte-Thorette à Villefranche d'Allier

Villefranche_d_Allier_24aTout près de l'oratoire Sainte-Thorette se trouve une source à laquelle les pèlerins en route pour Compostelle venaient puiser de l’eau à laquelle ils ajoutaient un peu de roche sacrée qu’ils avaient récupérée par grattage des pierres de la maison natale de la sainte ou de celles de l’église comme en témoignent les cupules encore visibles sur le portail ouest.












Villefranche_d_Allier_23a La source est bien plus vieille qu'il n'y parait, et ma foi, est bien accompagnée. Une chouette nous y a accueilli, mais elle n'était pas seule.

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13 novembre 2006

Maeshowe

maeshowe_a_rienneJe tenais à garder le meilleur pour la fin. Je vous présente donc Maeshowe, qui pour moi est l'équivalent de la pyramide initiatique de Khéops sur le plateau de Ghizey. Ce n'est donc pas pour rien que les Orcades sont  appellées l'Egypte du nord.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Orcades_279Maeshowe (2750 av. J-C) est considérée par les archéologues comme l'une des dernières sépultures communes, avant que les tombes individuelles ne les remplacent. C'est un des plus beaux cairns d'Europe, construit avant les pyramides d'Egypte et avant l'âge d'or de la Chine. Mélange de simplicité et de sophistication, il doit sa survie à la qualité remarquable de sa pierre.

 

 

 

 

 

 

C'est un tumulus de 35 m de diamètre et de 7 m de haut qui était à l'origine entouré d'un large fossé.

 

maeshowe_7Le passage d'entrée, long de 9 m, remonte légèrement avant de déboucher dans la salle principale carrée (environ 4,6 m²) où s'ouvrent trois petites chambres funéraires. Les murs sont de pierres taillées se chevauchant légèrement jusqu'à former le toit, soutenu par quatre contreforts situés dans les coins. Un énorme bloc de pierre logé dans un renfoncement du tunnel permettait de fermer l'entrée du cairn de l'intérieur (sans doute pour les cérémonies).

 

 

 

 

 

maeshowe_2Maes Howe fut construit de manière à ce qu'au solstice d'hiver, les rayons du soleil couchant s'infiltrent par le couloir pour venir frapper la chambre située en face. À cette occasion, les passionnés viennent voir l'événement... lorsqu'il a lieu : le 21 décembre, le soleil couchant réussit rarement à percer les nuages orcadiens !

 

 

 

Au XII ème siècle, les Vikings y laissèrent de nombreux graffitis à l'origine de sa renommée auprès des passionnés d'histoire scandinave.

 

maeshowe_runesmaeshowe_dragonVoilà pour la présentation officielle. Il faut savoir que les pierres s'adaptent parfaitement, sans aucun mortier. On ne peut faire passer une feuille de papier entre elles. Le site fut redécouvert en 1852, après les Vikings qui laissèrent les marques de leur passage en défonçant le toit par exemple et en "taggant" les pierres (Ils font pas dans la dentelles, ces hommes là...). Sur les murs du tombeau, l'ensemble le plus étendu au monde d'inscriptions runiques vikings. Les gravures d'un dragon et d'un serpent se rajoutent aux inscriptions.

 

 

 

Dans "Orkneyinga saga"(saga viking des Orcades), on  apprend que pendant l'absence du comte Rognvald Kali, parti pour Jérusalem, Harald Maddadarson lança une attaque surprise sur l'île le 6 janvier 1153. Pris dans un orage violent, il trouva refuge dans Maeshowe avec quelques-uns de ses hommes. Le lendemain, deux d'entre eux devinrent fous...

 

 

maeshowe_8La connaissance de l'astronomie des constructeurs va juqu' au symbolisme le plus poussé. Les rayons du soleil, avant de taper directement sur le mur arrière de la chambre le jour le plus court de l'année, illuminent le hall central pendant... 40 jours. No comment. Enfin si... 40, c'est le nombre du passage, comme par hasard.(voir Barnhouse) Il existe un site qui propose de regarder un film pris par une caméra posée dans le couloir d'entrée le 21 Décembre...  http://www.maeshowe.co.uk/

 

 

 

 

 

 

 

 

maeshowe_rayonDe plus, une recherche récente sur Maeshowe a montré un autre phénomène lumineux interessant: pendant quelques minutes, le soleil se couchant derrière la colline de Hoy, en ligne directe avec l'entrée du cairn, disparait puis réaparait avant de disparaitre définitivement. C'est le "clignotant solaire", qui amène des flashs à l'intérieur de la chambre principale.

 

 

 

 

 

maeshowe_12Il y a trois "chambres dans les murs qui ont été scellés avec les blocs en pierre gisant maintenant sur le plancher. Le passage d'entrée est constitué de pierres énormes, la plus grande pesant plus de 3 tonnes. Le fait que la pierre de blocage à l'entrée du passage semble être conçue pour être fermée de l'intérieur suggère que les activités avaient  lieu dans le cairn. Ce qui exclut, pour quelqu'un de logique, la fonction de chambre mortuaire...

 

 

 

 

maeshowe_5Encore une fois, les archéologues  présentent ce qu'ils ne comprennent pas comme des tombeaux, comme pour Khéops. Marre à la fin...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y a des trous  tout autour de Maeshowe qui semblent être les emplacements vides pour de grandes pierres levées. Un autre cercle disparu?

 

 

 

 

maeshowe_9_1maeshowe_10Maeshowe a été construit sur un plateau de terre avec un fossé circulaire autour. Le fossé étant empli de tourbe, la datation au C14 c'est faite sur les ossements retrouvés dedans. Il est donc soit-disant contemporain de Stenness , Brodgar et Skara Brae. Bien. Récemment, les archéologues laissent entendre que le cairn a déjà été construit sur une première structure...

 

 

 

Maeshowe est donc relié directement aux cercles de Stenness, Brodgar, Bookan, et un peu plus loin Skara Brae par les portails de pierres levées comme Barnhouse, Watchstone, Comet, Odin, plus toutes celles que nous avons perdues.

 

 

Cet ensemble mégalithique me fait penser à un centre initiatique, avec école à Skara Brae et à Gurness, travaux pratiques sur les cercles de pierre, et passage du diplôme dans Maeshowe.

 

 

Orcades_278Maeshowe est un lieu sacré avec un seuil d'entrée. Je n'ai pas eu le plaisir de renconter le gardien, mais nul doute qu'il est bien là. Les personnes n'ayant pas atteind ce seuil en ressortent impressionnés, mais pas transformés. En tout cas pas visiblement.

 

 

 

 

 

Maeshowe_028Je ne sais pas si j'ai atteind le seuil, mais je peux vous dire qu'en me tenant au centre de la chambre principale, le guide n'existait plus, je n'entendais plus ses paroles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Maeshowe_109J'avais l'impression de m'élever rapidement pour atteindre le centre du tout, tous chakras ouverts, tangant sous l'effet des énergies du lieu. Je n'ose même pas imaginer la sensation que je pourais éprouver en passant une nuit entière dans le cairn, surtout au solstice d'hiver.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Maeshowe_106Peut-être la même chose que les impétrants passant la nuit dans la chambre du roi...

 

 

Merci à Jean....

12 avril 2007

La fontaine de Chateloy

ChateloyOccupé depuis la préhistoire, le site de Chateloy a été lieu de culte druidique, avant l'implantation de la cité gallo-romaine de Cordes.

















Chateloy__3a La vierge à l'enfant présentant une grappe de raisin est en grès d'Alsace. Oeuvre du céramiste A. Wattel, elle fut d'abord installée dans la petite abside de l'église. Par la suite, un emplacement convenant mieux à ses dimensions fut trouvé près de l'ancien lavoir et du puits attenant. Inspiration, quand tu nous tiens...
Chateloy__1_












http://herisson.planet-allier.com/eglise/eglise.htm

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14 mars 2007

La colline de Fourvière

Lyon_120La colline de Fourvière domine la ville par une dénivellation de 120 mètres. La Saône la contourne à son pied. C'est le dernier relief du Massif central avant la plaine du Dauphiné. De Fourvière la vue vers l'Est couvre la chaîne des Alpes.















Lyon_022aOn est assuré de la présence d'hommes à Lyon au moins depuis le Néolithique. De nombreux vestiges en témoignent, notamment dans l'actuel quartier de Vaise. Plus tard, on retrouve la trace d'une petite bourgade celte nommée Condate, située au bord de la Saône, au pied de la colline de la Croix-Rousse. Rhône et Saône sont alors les frontières naturelles des territoires de plusieurs peuples celtes. La ville est déjà une ville frontière marquée par l'importance des deux cours d'eau. Depuis 61 avant J-C, les premiers marchands italiens s'étaient installés à Condate, après avoir été chassés de Vienne.



Lyon_092aLa colline de Fourvière avait déjà alors une vocation religieuse : les Ségusiaves (peuple celte local) l'appelaient Lugdunum, la colline (dunum) de Lug (dieu corbeau) où se trouvait un sanctuaire dédié à cette divinité. Lug est associé à Mercure ou Apollon, eux mêmes reliés à... Saint Michel.
C'est en 48 av. J.-C. que Jules César implante six légions sur la colline. Cette base d'implantation militaire sert alors de trame à la fondation de Lugdunum en 43 av. J.-C. par Munatius Plancus.
Sous Auguste (27 av. J.-C. ; 14 ap. J.-C.) se construit un Forum prenant par la suite le nom de Forum vetus qui par évolution étymologique devient Fourvières perdant son " s " final au XIXe siècle.
Une pieuse tradition raconte que saint Pothin (premier évêque de Lyon) aurait apporté avec lui une icône de la Vierge, vers 150.

Sur la colline de Fourvière  s'était développée une ville gallo-romaine commerçante et prospère qui attirait beaucoup d'étrangers, Italiens et habitants d'Asie mineure, de Phrygie surtout, qui était un ardent foyer de christianisme mais aussi la patrie d'un culte à mystères : celui de Cybèle et Attis. Cybèle permettait la résurrection à ses initiés quand renaissait Attis à chaque équinoxe de printemps.


Lyon_027aCe culte prit à Lyon une grande importance. Ce sont sans doute les fidèles de Cybèle qui déclenchèrent la persécution des Chrétiens en 177 (au cours de laquelle périrent saint Pothin et sainte Blandine), car leur fête joyeuse de la renaissance d'Attis coïncida cette année-là avec le vendredi saint. Ils virent peut-être dans le deuil des Chrétiens martyrs une offense à Cybèle et, bien écoutés des autorités romaines, ils se débarrassèrent de la communauté chrétienne, minoritaire à Lyon.





Lyon_096En 196, lorsque deux empereurs prétendirent à la direction de l'Empire, Lyon choisit Albin. Septime-Sévère, le vainqueur, pilla la ville. Le rôle politique de Lyon s'affaiblit alors au profit de Trêves et d'Arles au cours du IIIè siècle. Les incursions des Francs et des Alamans, ainsi que les Bagaudes (paysans brigands), la destruction des aqueducs (pour se produire le plomb des tuyaux), ruinèrent la ville aux IVè/Vè siècles.
Une partie du forum s'écroula au IXeme siècle à la suite d'un glissement de terrain.

Un nouveau site fut choisi au pied de la colline de Fourvière, le long de la Saône. La colline ne retrouvera que sa vocation religieuse (et non plus son rôle urbain) dans un premier temps, et seulement au XIIè siècle, par la fondation d'une chapelle en l'honneur de la Vierge Marie et de saint Thomas, dotée d'un chapitre dépendant de la cathédrale Saint-Jean.





Lyon_035aEn 1168 une chapelle est construite sur la colline. Elle est détruite par le baron des Adrets en 1562 et reconstruite presque aussitôt.
Durant le Moyen-Age, la plus grande partie de la colline est remise en culture (vigne). A partir du XVIème siècle, l’installation de congrégations religieuses sur la colline (Ursulines, Visitandines, frères Minimes) donne à Fourvière son nom de " colline qui prie ".
Le culte marial à Fourvière se développe. Il devient particulièrement populaire lorsqu'en 1638 Louis XIII consacre la France à la Vierge.

















Lyon_049aLes pèlerinages se développent considérablement et la chapelle ne peut bientôt plus contenir le flot des pèlerins.

En 1848, le Cardinal de Bonald crée une commission pour s'occuper de la reconstruction du clocher de l'ancienne chapelle. Les membres fondateurs sont surtout des notables lyonnais.

Lyon_058a


















Lyon_047ahttp://fr.wikipedia.org/wiki/Fourvi%C3%A8re
http://www.lyon-fourviere.com/his_.htm
http://cathedrale-lyon.cef.fr/visite_guidee/histoire_lyon.html

http://www.lyon.fr/vdl/sections/fr/arrondissements/5arrdt/tourisme_decouverte4601/histoire
http://www.visitelyon.fr/fourviere/nef-fourviere.php

12 avril 2007

La Fontaine de Saint Pardoux

Saint_Pardoux_2aLa fontaine de Saint Pardoux capte les eaux d'une source ferrugineuse de la commune de Theneuille. On attribuait à l'eau de cette fontaine de nombreuses propriété, notamment de jouvence et de digestion.
Elle n'est plus exploitée aujourd'hui, cependant, une pompe existe toujours à l'entrée pour votre permettre de goûter à tous les bienfaits de cette eau.

Saint Pardoux l'aurait fait jaillir en frappant le sol de son bâton pour abreuver les pélerins assoifés.

12 avril 2007

Frontenat, fontaine Saint-Pierre

Frontenat_Archignat_1aAu lieu-dit Frontenat, sur la commune d'Archignat, la fontaine Saint-Pierre est une ancienne source sacrée druidique appelée Font Ana. Puis les romains en firent un culte à Dispater.
Frontenat_Archignat_11b















Frontenat__Archignat_5aElle fut christianisée et elle est maintenant surmontée d'une niche abritant la statue de Saint Pierre. On trempait la statue dans la fontaine pour obtenir la pluie.

Elle coule près de la chapelle Saint-Pardoux et est considérée comme souveraine contre les maux de ventre.
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3 mars 2007

Notre-Dame-de-la-Calle à Dieulefit

dr_me_provencale_590Mentionnée dès 1031 dans la «Gallia Christiana» comme une chapelle de la «vicaria» de Comps, NotreDame-de-la-Calle à Dieulefit, en ruine depuis quelques siècles, se trouve dans le cimetière, à l'ouest de la ville.










dr_me_provencale_591Construite sur un site gallo-romain, elle ne présente plus que quelques pans de mur en petit appareil, recouverts de lierre. A l’est, les vestiges de l'église romane reposent sur des murs plus anciens, entre lesquels on a découvert des pièces de revêtement de marbre en «opus sectile», et des tombes recelant des armures, probablement celles des Vesc qui sont enterrés ici.











dr_me_provencale_594En effet, la coseigneurie de Dieulefît était pariée entre les seigneurs de Comps, puis de Vesc et les Hospitaliers de Saint-Jean de Poët-Laval tout proche. Notre-Dame-de-la-Calle fut utilisée jusqu'aux guerres de religion.










dr_me_provencale_593Elle avait été restaurée à l'époque gothique, ce qui pas sa ruine quelques années après. A l'ouest par contre, l’analyse des murs permet de restituer un édifice de plan polygonal.

http://www.centcols.org/les_rendez-vous/damian/monuments_romans_suite.htm

10 avril 2007

Saint Grelichon

Bourbon_l_Archambault_1aNous retrouvons ce Saint régional dans une ruelle de Bourbon l'Archambault, représenté en buste et vêtu d'habits sacerdotaux, abrité dans une niche d'une façade de maison.
Il est un des personnages les plus populaires et les plus énigmatiques de la ville. Il avait le pouvoir de guérir les femmes stériles selon la légende. Une certitude, c'est qu'il ne fut jamais évêque et ne fut jamais canonisé. Pire, l'église a combattu son culte.
Dans l'ancien temps, les noms portés révélait la personnalité et l'on assignait aux guérisseurs un pouvoir en rapport avec leur nom : Grelichon viendrait de "grelicher", chatouiller, ou bien de "grelot", testicules ? Etait-il un guérisseur, un moine, sage et érudit, faisant partie des capucins installés à Bourbon depuis 1622 ?













Bourbon_l_Archambault_16bLe rituel du culte est connu : les patientes allaient prier dans la chapelle guidées par un père capucin avant d'aller gratter la cheville de bois fixée sur le bas-ventre de la statue. Après une nuit passée en prières (accompagnées toujours du capucin), elles buvaient la poudre miraculeuse macérée dans du vin blanc.

Bien que le diocèse de Bourges ait interdit l'exercice du culte de Saint Grelichon vers 1820, les femmes n'en continuèrent pas moins de s'en remettre à la statue pour combler leur désir de maternité. Au milieu du XIXème siècle, le curé exaspéré fit remplacer la statue de bois par une en pierre peinte, celle-là même que l'on retrouve au musée Augustin Bernard. La statue réapparut dans un grenier et fut remise dans la niche de la maison. Pour plus d'informations sur Saint Grelichon, demander à l'office du tourisme de Bourbon l'Archambault la plaquette de Madame Paulette Debordes.

http://www.coldev.org/sanctuaires/index.php?r=cons&sr=cons&id=211

11 mars 2007

San Miniato al Monte

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San_Miniato_al_Monte_3La belle église romane de San Miniato est située sur l'une des collines de Florence, d'où on a une très belle vue sur la ville.

Elle fut construite quelque temps après l'an 1000 sur l'Oratoire pré-existant bâti par San Miniato (Saint Minias), le premier évangéliste et martyr chrétien de Florence.













San_Miniato_al_Monte_4Victime des persécutions de l'empereur Decio (249-251) on dit que Miniato était peut-être un prince arménien: la légende raconte qu'après avoir été décapité, il ramassa sa tête, la remit sur son cou et s'en alla mourir dans la grotte du sommet du mont Fiorentinus, appelé aujourd'hui le mont alle Croci où il vivait en ermite et où ensuite on construisit l'oratoire et l'église portant son nom. Son tombeau se trouve dans la crypte.







San_Miniato_al_Monte_14La construction du temple, qui reste un des plus beaux exemples de pure architecture romane florentine, commença en 1018 grâce à l'évèque Ildebrando et se poursuivit jusqu'en 1207. La façade fut réalisée en marbre blanc de Carrara et vert de Prato (XII-XIIIème siècles) et divisée en deux ordres reliés entre eux par des marqueteries de forme rhomboidale qui font allusion à l'opus reticolatum, tissage mural romain typique de l'âge impérial, qui fut également repris par Leon Battista Alberti pour les bases du Palais Rucellai. Elle est caractérisée par trois nefs et un choeur surélevé au-dessus de la crypte.



San_Miniato_al_Monte_2Il s'agit d'une église romane à plan basilical à 3 nefs et monastère qui a remplacé la chapelle initiale en 1018 sur les ordres de l'évèque Hildebrand.

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San_Miniato_al_Monte_11La façade comporte une mosaïque sur fond d'or, du XIIème siècle dans laquelle sont rassemblés la Vierge, le Christ et San Miniato. L'aigle d'or de la corporation florentine Calimala trône au sommet.
Elle inspira Alberti pour l'achèvement du revêtement des façades de Santa Maria Novella, du Dôme et de Santa Croce.














San_Miniato_al_Monte_9Mais l'originalité de San Miniato réside dans les colonnes de la nef qui viennent d'édifices romains, d'une nef qui possède un pavement comportant du marbre et inspiré du zodiaque et d'une charpente en bois polychrome ce qui rend l'ensemble encore plus disparate.













San_Miniato_al_Monte_8La crypte à 7 nefs, du XIe siècle dédiée aux reliques du saint, est en partie recouverte de vestiges de fresques de Taddeo Gaddi datant de 1341.











http://fr.wikipedia.org/wiki/San_Miniato_al_Monte
http://www.florencewelcome.com/eglises-florence/san-miniato-eglise.htm

10 avril 2007

L'église Saint-Georges de Bourbon-l'Archambault

Bourbon_l_Archambault_26aBourbon-l'Archambault dont le nom est tiré à la fois du dieu celte des sources, Borvo, et de la première famille des Bourbons, les Archambault, est connue depuis l'Antiquité pour les vertus de son eau thermale. Situé sur la voie romaine venant de Bourges (Avaricum), Bourbon-l'Archambault était le chef-lieu d'une châtellenie dont dépendaient Franchesse et Saint-Aubin-le-Monial.
C'est dans cette ville que se situe au XIIème siècle le "Roman de Flamenca", histoire d'amour écrite en langue d'oc. Le Bourbonnais, fondé dès le Xème siècle à partir de la forteresse des sires, puis des ducs de Bourbon, constitue la frontière entre le royaume de France et le duché d'Aquitaine. Cette position-clé explique la fortification impressionnante, dont quatre des quinze grosses tours encore intactes permettent d'en mesurer la toute puissance.









L'église Saint-Georges

Bourbon_l_Archambault_37b Simple chapelle bénédictine jusqu'au XIIIème siècle, l'église Saint-Georges de Bourbon-l'Archambault est d'inspiration bourguignonne.
Construite dans la seconde moitié du XIIème siècle, sur l'emplacement d'un ancien temple romain dédié à Apollon, l’église n’était à l'origine qu'une simple chapelle abbatiale des "Dames de Saint-Menoux". Elle ne devint église paroissiale qu'au XVIIIème siècle, et fut alors le siège d'un important archiprêtré du diocèse de Bourges.





Bourbon_l_Archambault_38aPendant la Révolution, elle est devenue dépositaire d'un trésor constitué par l'insigne Relique de la Vraie-Croix et une épine de la Sainte-Couronne, l'une et l'autre apportées à Bourbon en 1287 par Robert, le fils de Saint-Louis, époux de Béatrice, Dame de Bourbon et dernière descendante de la lignée des sires de Bourbon.










Bourbon_l_Archambault_49aLe plan de la chapelle primitive était celui de la "croix latine", peu prononcée en raison du faible développement du transept. Elle comportait trois nefs, la nef principale étant flanquée de deux chapelles absidiales dédiées à la Sainte-Trinité et à Notre-Dame. Le chœur était légèrement incliné à gauche.









Bourbon_l_Archambault_86aAu XVème siècle, les bas-côtés furent élargis, au niveau de la troisième travée, par la construction de deux chapelles latérales de style gothique constituant une sorte de faux transept à la chapelle primitive. Celle située au sud date probablement du début du XVème siècle (début du gothique) ; elle s'ouvre par une baie en anse de panier ; elle est voûtée sous quatre bandes d'ogives et éclairée par deux fenêtres tréflées ; primitivement placée sous le patronage de Saint-Crépin, elle est devenue "chapelle Saint-Georges". La construction de la chapelle au nord est nettement postérieure à celle de la précédente. Elle porte en effet la marque d'un gothique plus avancé. Voûtée d'ogives avec liernes et tiercerons, elle est éclairée par une baie à "rampage flamboyant" annonçant le gothique du même nom. Primitivement dédiée à "Messire Saint-Antoine", elle porta successivement les vocables de "Vigier" et de "Saint-Aubin" ; elle est devenue la "chapelle de la Sainte-Croix" depuis le 12 juin 1791, date à laquelle le maire de Bourbon y fit transporter les Reliques conservées jusqu'alors dans la Sainte-Chapelle du château.


Bourbon_l_Archambault_65aEntre 1845 et 1851, d'importants travaux d'agrandissement et d'aménagement furent entrepris. Les chapelles absidiales disparurent. L'église fut prolongée par un nouveau chœur profond, précédé de deux travées et entouré d'un déambulatoire flanqué de trois chapelles rayonnantes. A l'issue de ces travaux, les dimensions de l'église furent portées à 52 mètres de long et 14m40 de large.







Bourbon_l_Archambault_74aEntre 1871 et 1880, les bras du transept furent prolongés par deux chapelles au plan semi-circulaire : la chapelle de la Sainte-Vierge en 1872, la chapelle du Sacré-Cœur en 1879.
Le monument lui-même est de style roman bourguignon "de transition".















Bourbon_l_Archambault_89aLa porte, construite dans un profond ébrasement sur l'axe de la nef centrale, est formée de quatre puissantes archivoltes qui reçoivent huit colonnes engagées dans des angles rentrants et dont les chapiteaux sont couronnés de feuillages, d'ornements géométriques et de têtes humaines dans le style de celles qu'on rencontre à Souvigny. Deux autres colonnes, plus volumineuses, sont engagées sur la face, surmontées de chapiteaux de même style que les précédents. Enfin, la voussure de l'archivolte extérieure est ornée de rudentures (moulures en forme de bâtons rappelant les éléments constitutifs de la frise "dorique" de l'architecture grecque) pressées (visibles seulement sur les côtés) s'apparentant à des triglyphes antiques.
L'ancien tympan en pierre a disparu pour faire place à une figuration en bois de Saint-Georges terrassant un dragon.

Bourbon_l_Archambault_34a La partie supérieure du bahut est couverte d'un rampant soutenu par une corniche fruste que supportent neuf modillons formés par des têtes humaines, dont seuls ceux des extrémités sont en relativement bon état. Sur les vingt-huit autres, répartis sous la corniche et dans les murs des bas-côtés, on trouve encore quelques têtes humaines, mais plus encore certains ornements géométriques d'inspiration régionale.
Les fenêtres de la façade sont en plein cintre, entourées d'un cordon de billettes.
Une gargouille à tête de démon part du point d'amorce de la chapelle de la Sainte-Croix avec le "bas-côté".

Bourbon_l_Archambault_82a En entrant dans l'église, on remarque les caractères distinctifs du style roman bourguignon : voûte principale dépourvue de fenêtres, en tiers-point, ou berceau brisé, interrompu par les arcs en plein cintre des croisillons, le tracé en arc brisé, en mitre, se retrouvant sur les grandes arcades réunissant la nef aux bas-côtés qui, eux, sont voûtés d'arêtes. Ces arcades reposent sur des piles cruciformes flanquées de quatre colonnes engagées dont les bases sont allégées par une assez large "scotie" ouverte entre deux "tores" parfois agrémentées d'un "câble".






Les chapiteaux

Bourbon_l_Archambault_67a Placés sous des tailloirs ornés ou simplement creusés d'un cavet qui se prolonge, le long de la nef, dans un bandeau, plusieurs des chapiteaux sont demeurés "épannelés", mais d'autres sont revêtus de feuilles d'eau, de marques ou de scènes intéressantes. A l'opposé de l'influence bourguignonne qui caractérise l'église, ces chapiteaux relèvent plutôt du style sculptural auvergnat : chapiteaux ornés de rinceaux symétriques et enroulés, hautement décoratifs, ou d'oiseaux, ou de feuilles de plantes aquatiques, chapiteaux à personnages.











Bourbon_l_Archambault_52aL'église ancienne comptait soixante-six chapiteaux au galbe uniforme. Un certain nombre d'entre eux ont disparu lors des travaux d'agrandissement de l'église. Il en subsiste un peu plus de cinquante. Certains sont sculptés, d'autres sont peints ; plusieurs sont à la fois peints et sculptés ; neuf, enfin, sont des chapiteaux dits "à personnages" de style typiquement auvergnat.
Bourbon_l_Archambault_51a


















Bourbon_l_Archambault_68aParmi ces derniers, il y a lieu de citer :






Bourbon_l_Archambault_48acelui se trouvant sur la face du premier pilier gauche (peint et sculpté) représentant un évêque avec sa crosse et entouré de trois infirmes ;











Bourbon_l_Archambault_80bcelui dit "des musiciens", l'un des plus remarquables, sur la face du pilier gauche de la chapelle du Sacré-Cœur, avec un personnage semblant battre la mesure, entouré d'autres jouant du syrinx (flûte de Pan), de la viole et du cor ;















Bourbon_l_Archambault_53aceux des piliers du transept représentant : l'un des anges sonnant de la trompette au jugement dernier et l'autre des anges présentant des phylactères énumérant les bonnes et mauvaises actions ;
d'autres, sur chaque pilier du chœur (de face), représentant : l'un des anges adorateurs étendant les bras comme les anges "orants" des catacombes, l'autre deux anges bénissant le peuple ;









Bourbon_l_Archambault_54asur le pilier gauche du chœur (côté nef) sont représentés deux anges portant une couronne, représentant la Très Sainte Trinité au milieu de laquelle se tient l'Agneau Pascal;

sur le pilier droit du chœur (côté nef) on peut voir un mélange de têtes humaines et d'oiseaux fantastiques affrontés au milieu de volutes de feuillages et de grappes de fruits ;











Bourbon_l_Archambault_77ale dernier des chapiteaux "à personnages" (sur la face, côté neuf, de la "Vierge de Pierre") est celui dit de la "Luxure" représentant un diable cornu entouré de deux personnages montés sur un bouc et soufflant dans un cor.














La Chapelle de la Sainte-Vierge

Bourbon_l_Archambault_59a Elle est dominée par l’admirable statue, en marbre blanc, de la "Vierge à l'Enfant" datant du XIVe siècle, qui provient de la première Sainte-Chapelle du château (autel de Notre-Dame, au-dessus du Trésor). Cette statue fut apportée à l'église le 12 juin 1791, en même temps que les Saintes-Reliques, ce qui la préserva probablement d'une totale destruction.

http://www.ot-bourbon.com/fr/l_eglise_saint-georges_79.php

9 avril 2007

Notre-Dame des Vernusses

Bresnay_Les_Vernusses_10abNotre-Dame de Vernusse est une vierge en majesté en noyer du XIIème siècle. Elle mesure 72 cm de haut. Jusqu'à la révolution, elle fut toujours vénérée dans l'ormeau ou elle fut découverte. Pourtant, Vernusse provient de "vern", qui veut dire aulne...
























Bresnay_Les_Vernusses_9abElle est pour l'instant dans une petite chapelle, au milieu du hameau des Vernusses, sur la commune de Bresnay. Cette vierge noire de toute beauté semble oubliée de tous. Heureusement, depuis peu, le maire a promis qu'il enverrait quelqu'un de temps en temps pour nettoyer l'endroit. La dame est reliée à Notre-Dame de Rocamadour et travaille avec le feu.

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11 mars 2007

San Lorenzo

San_Lorenzo_3C'est l'une des églises les plus célèbres en Europe et des plus visitées à Florence. Elle sera consacrée une première fois par l'évêque saint Ambroise de Milan en 393, puis une seconde fois en 1059 à la suite d'importants travaux d'agrandissement.










San_Lorenzo_2Se dressant au dessus de ses larges escaliers, l'église a été reconstruite plusieurs fois. L'actuelle est considérée le premier bâtiment religieux de style Renaissance. Ses proportions absolument pures à l'intérieur permettent sans aucun doute d'y reconnaître le génie de Brunelleschi.









San_Lorenzo_1A l'intérieur, on trouve deux sacristies (la vieille de Brunelleschi et la nouvelle de Michel-Ange), qui représentent le mausolée des Médicis, et qui sont les meilleurs exemples de structures architecturales Renaissance. Malheureusement, les photos sont interdites.















San_Lorenzo_5C'est l'une des églises les plus célèbres en Europe et des plus visitées à Florence. Elle sera consacrée une première fois par l'évêque saint Ambroise de Milan en 393, puis une seconde fois en 1059 à la suite d'importants travaux d'agrandissement.       

11 mars 2007

Santa Croce

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Histoire de Santa Croce

Santa_Croce_18Si les origines du premier oratoire franciscain restent vagues, nous avons en revanche beaucoup de documents sur la construction de la nouvelle Basilique de Santa Croce, qui commença officiellement le 3 mai 1294 losrque l’architecte Arnolfo di Cambio posa la première pierre en réalisant un des chefs d’oeuvre du style gothique italien.





 


Santa_Croce_3Construite aux frais du peuple et de la République florentine, elle s'éleva sur les fondations d'une petite église bâtie en 1252 par les frères peu de temps après la mort de Saint François, hors des murs de la ville. Les restes de l'ancien édifice ne purent être localisés qu'en 1966 quand, à la suite des inondations qui envahirent et dévastèrent la ville, une partie du pavement de l'église actuelle s'effondra. Dès son origine, l'histoire de Santa Croce est très intimement liée à l'histoire même de Florence.





Santa_Croce_2Au cours des sept siècles qui se sont écoulés depuis sa fondation, elle a constamment fait l'objet de remaniements et de nouveaux projets de modernisation, acquérant ainsi au fur et à mesure de nouvelles connotations symboliques:
Santa_Croce_17de sa nature primaire d'église franciscaine jusqu'à acquérir le rôle de municipe religieux pour les grandes familles et les corporations de la Florence médicéenne, de laboratoire et d'atelier artistique - humaniste tout d'abord puis Renaissance - jusqu'à centre théologique, de panthéon des gloires italiennes jusqu'à muer en un lieu de référence, au XIXe siècle, de l'histoire politique de l'Italie pré et post-unitaire.



santa_croce_13Les murs minces, soutenus par des arcs en ogive sur piliers octogonaux, rappellent les basiliques paleochrétienne de Rome où Arnolfo travailla longtemps et les problèmes structuraux constituèrent un  véritable défi aux capacités techniques du temps. Il s'agit de la plus grande église franciscaine au monde. Selon la tradition franciscaine, le plafond de la nef principale est agencé avec de simples chevrons en bois.














L’intérieur de la Basilique. 
      

Santa_Croce_11Elle fut construite selon le plan d’une croix égyptienne (en forme de T), avec un intérieur à trois nefs (longues de 114,45 m), un coeur et un transept rempli de chapelles dont le patronage était réservé aux familles les plus illustres du quartier. Les murs de cette chapelle et de l’intérieur de l’église furent immédiatement couverts de fresques, toutes oeuvres de Giotto et de ses élèves, faisant de la basilique un musée de la peinture florentine du XIVème siècle. Ces mêmes artistes dessinèrent également les magnifiques et lumineux vitraux.








Santa_Croce_4De tout temps, Santa Croce fut un symbole prestigieux de la ville de Florence et un lieu de rencontre pour les plus grands artistes, théologiens, religieux, hommes de lettres, humanistes et hommes politiques. Mais elle le fut également pour les puissantes familles qui, dans le bonheur comme dans l’adversité, participèrent à la création de l’identité de la Florence de la fin du Moyen Âge et de la Renaissance.

Santa_Croce_15Son couvent offrit l’hospitalité à des personnages célèbres de l’histoire de l’Eglise, saint Bonaventure, saint Antoine de Padoue, saint Bernardin de Sienne, saint Louis d’Anjou, évêque de Toulouse.

Santa_Croce_16Elle fut aussi un lieu de repos et d’accueil pour plusieurs papes, Sixte IV, Eugène IV, Léon X, Clément XIV. Avec son architecture gothique imposante, ses merveilleuses fresques, les retables d’autel, les précieux vitraux, les nombreuses sculptures, cette église représente l’une des pages les plus importantes de l’histoire de l’art florentin dès le treizième siècle.





Santa_Croce_7La présence, notamment, de Giotto et de toute son école en fait un ouvrage très complet, précieux témoignage de l’art florentin du quatorzième siècle.

Santa Croce est considérée le panthéon des grands italiens. En effet, Michel-Ange, Galilée, Alfieri, Machiavel, Foscolo, Rossini et d'autres "génies" y ont leurs tombes.

http://www.mega.it/fra/gui/monu/xbasilic.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Santa_Croce

5 avril 2007

Eglise Sainte-Marie de Chappes

Chappes_1aL'église a fait partie d'un monastère proeuré dont des documents de 907,1095 et 1124 prouvent l'existance. Cette communauté religieuse dépendait de l'abbaye de Souvigny et a longtemps bénéficié des libéralités des ducs de Bourbon. Elle a cessé d'exister au milieu du XVIème siècle pour des raisons inconnues à ce jour. Beaucoup d'indices laissent à penser que les bâtiments se situaient au sud et à l'est de l'église.





L'église

Chappes_6Le clocher s'élève à une trentaine de mètres à la verticale du choeur. On remarquera le cordon de mascarons sculptés qui entoure l'abside et les deux absidioles, cordon que l'on retrouve sur les façades nord et sud.
















Chappes_3Le "caquetouer", ajouté au XVIIème siècle sur la façade sud, permet aux paroissiennes de "caqueter" (bavarder) à l'abri des intempéries à la sortie des offices.
Les contreforts de la façade sud ont dû être réalisés au XIXème siècle pour conforter l'édifice.









Chappes_9aLe portail roman de la façade ouest se compose d'une archivolte, d'un plein-cintre parfait, supporté par des colonnes engagées surmontées de chapiteaux à crochets rappelant les feuilles d'acanthe.
Elles s'élèvent jusqu'à la corniche en saillie le long de laquelle se développe un cordon d'arcs entrelacés. Les portes symétriques sont soutenues par des pentures en fer forgé qui dateraient du XIIème siècle. Leurs pointes sont en forme de serpents.
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L'intérieur

Chappes_29aL'église se compose d'une nef à quatre travées flanquée de bas-côtés symétriques et d'un transept non saillant. Les travées plus petites du transept font la liaison avec l'abside et les deux absidioles arrondies qui, à l'est, ferment le choeur.











Chappes_27aLes quatre travées de la nef centrale sont couvertes d'un berceau continu, soutenu par des arcs en doubleaux et les collatéraux ont reçu des voûtes en quart de cercle. le choeur, à la croisée du transept, est surmonté d'une coupole sur trompe.

Chappes_23a

















Chappes_19aLes piliers sur lesquels retombent les arcs latéraux dénotent plusieurs périodes dans la construction. Les deux piliers orientaux su transept, cruciformes, peuvent remonter au XIème siècle. La première ravée orientale de la nef présente des piles carrées flanquées de colonnes latérales regardant le vaisseau central. Elle daterait du début du XIIème siècle. Les trois autres travées de la nef avec leur piles carrées cantonnées de quatre colonnes engagées, sont elles aussi du XIIème siècle. Ces dernières sont couronnées de chapiteaux sculptés représentant des végétaux ou des êtres fantastiques.




Chappes_24aLes chapiteaux historiés sont au fond de l'église. On voit sur le pilier sud le plus proche du portail une sirène bifide (deux courants d'eau).









Notre-Dame de Sans-Parler de Chappes

Chappes_32acette vierge à l'enfant est une sculpture sur bois datée du XIIème siècle, restaurée "richement" au XIXème. La restauration n'est pas des plus heureuses, certes. On a mis sur la tête de la vierge et de l'enfant des couronnes en doublé ornées de verroteries, et on a recouvert de couleurs éclatantes et de dorures, chairs et costumes.














Chappes_38aLes étudiants la prient la veille des examens, elle guérit et commande à la pluie. Elle fut trouvée à la suite d'un orage, près d'une fontaine. Un sanctuaire lui fut construit, qui devint rapidement très fréquenté. Notre-dame de Sans-parler rendait la vie aux enfants morts-nés, le temps d'un baptême.

3 mars 2007

La chapelle Saint Félix de Montségur sur Auzon

Monts_gur_sur_Lauzon_1Cette chapelle du diocèsede Saint-Paul-trois-châteaux a été construite au pied du rocher portant le château, à l'intérieur de l'enceinte fortifiée du village.
















Monts_gur_sur_Lauzon_3Elle était desservie par les religieux du prieuré de Saint Amand, dépendance de l'abbaye de Cluny depuis le milieu du X ème siècle.

L'abside et la nef centrale datent du XII ème siècle.









Monts_gur_sur_Lauzon_2L'église fut agrandie au XVII ème siècle, par la création de deux grands arcs ouvrant sur une chapelle étroite au nord et sur une nef latérale au sud.
















Monts_gur_sur_Lauzon_5Des sépultures rupestres creusées dans le roc sont visibles au fond de la nef, quand l'église est ouverte bien entendu...

11 mars 2007

Orsanmichele

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Orsanmichele_1Ce site fut un couvent bénédictin aux débuts de l'ère chrétienne, et les terres alentour cultivées en jardin maraîcher, probablement jusqu'à l'Arno.




Orsanmichele_2En 750, l'oratoire devint une petite église, dédiée à St Michel Archange, "San Michele in Orto" (St Michel au Jardin), abrégé en un nom qui subsiste encore : Orsanmichele.

Orsanmichele_3La première église fut démolie complètement en 1240, lorsque la République Florentine décida de construire un bâtiment public sur le site, pour abriter un marché aux céréales.





Orsanmichele_4Construit par Arnolfo di Cambio (1284-1290), le bâtiment fut détruit par un incendie en 1304, et remplacé (1337-1350) par le bâtiment actuel dont la réalisation fut confiée aux architectes florentins les plus renommés de l'époque : Francesco Talenti, Benci di Cione, Neri di Fioravante qui a aussi construit le Ponte Vecchio. Le projet comportait l'agrandissement du local, et l'ajout d'étages supplémentaires. Les piliers extérieurs furent attribués aux différentes corporations, qui eurent la charge de les décorer avec des stat

Orsanmichele_6La structure du bâtiment est modifiée en 1367-1380, puis terminée en 1404 par Simone Talenti : les arches furent fermées, et l'édifice fut à nouveau consacré à la religion. Au dessus de l'église subsistaient des greniers à grain, jusqu'à ce que le Grand Duc Cosimo les fasse transformer en centre d'archives notariales, en 1569.



Orsanmichele_8Actuellement, cette partie du bâtiment qui se visite sur rendez-vous, est utilisée pour la conservation d'archives, et des expositions d'art. Ces pièces sont accessibles également depuis le Palazzo dell'Arte della Lana, situé en face d'Orsanmichele, les étages des deux bâtiments étant reliés par une large arche du XVIème siècle. A l'extérieur, on peut admirer 14 statues, abritées dans des niches, chacune étant financée par une des corporations majeures de l'époque. Les corporations demandèrent aux artistes les plus célèbres du moment de décorer les niches et de réaliser des statues en marbre ou en bronze, dédiées à leurs saints patrons.

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http://www.creusot.net/creusot/histoire/monuments/statues/st_eloi/florence.htm

11 mars 2007

Histoire de Florence

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Florence (en Italien Firenze) est une ville d'Italie, capitale de la Toscane et chef-lieu de province. Située au pied de l'Apennin septentrional, elle est traversée par l'Arno.

Florence_mLe site fut occupé dès l'époque préhistorique, comme le prouve certaines découvertes.
Vers 200 av. J.-C., La cité étrusque de Fiesole fonde une colonie. A l'époque romaine, celle-ci devient Florentia, une ville de garnison protégeant la via Flaminia qui relie Rome au nord de l'Italie et à la Gaule.








Florence_fLa fondation de Florence date donc de l'époque romaine, en 59 av. J.-C. Dans la partie la plus ancienne de la ville, on peut voir les traces de cette occupation romaine, lorsque le site était une colonie de César. Pour se défendre, la ville fut bâtie à l'intérieur de la confluence de deux fleuves: l'Arno et le Mugnone, où s'étaient établies les premières populations.
Florence_p







Florence_lDe plan rectangulaire, elle était enfermée à l'intérieur de murs, d'une longueur de 1800 mètres. L'espace délimité, comme toutes les villes fondées par les romains, se caractérise par des rues droites qui se croisent à angle droit.















Florence_aLes deux routes principales conduisent à 4 portes et se rejoingnent sur une place centrale, l'Urbis del Forum, aujourd'hui Piazza della Reppublica , lieu qui fut ensuite laissé à la Curie et au Temple édifié en l'honneur de la Triade Capitoline (Jupiter, Junon et Minerve). Les trouvailles archéologiques, principalement faites lors des travaux ayant « donné une nouvelle vie » au vieux centre urbain, ont permis d’identifier les restes d’importantes infrastructures comme le Temple d’Iside, sur la Piazza San Firenze.





Florence_eA cette époque, l’Arno ne se trouvait pas à l’intérieur des murs de la ville; c’était un port fluvial, qui représentait une infrastructure très importante pour la ville car à l’époque romaine le fleuve était navigable depuis son embouchure jusqu’à son confluent l'Affrico, en amont de Florence.















Florence_jLes premiers indices de la naisssance de la religion chrétienne parlent du culte du doyen Lorenzo et de la Sainte palestinienne, Felicita. Ainsi, les premières églises construites à Florence furent: San Lorenzo, consacrée en 393, premier diocèse de la ville, et Santa Felicita, dont les origines remontent au IVème ou au Vème siècle. Toutefois, les florentins ne semblaient pas avoir d’évèque avant la fin du IIIème siècle. Le premier évèque de florence est San Felice (Saint Félix) qui participa à un synode romain en 313.





Florence_iEn 541-544 les nouvelles murailles de la ville furent bâties, sur la structure même de différentes grandes constructions romaines: le Campidoglio, le réservoir d’eau des Bains et le théatre. Les murs étaient de forme trapezoïdale.
Durant la domination des Lombards, particulièrement après la conversion de la reine Teodolinda à l’Eglise de Rome, plusieurs édifices religieux furent bâtis y compris le Baptistère de San Giovans -il a été refait depuis naturellement- dont on peut encore voir les fondations dans les souterrains de l’église.










Florence_nPendant la période Carolingienne, VIIIème siècle, on instaura un système féodal et Florence se transforma en un Conté de l'Empire Romain Sacré. Les témoignages parlent d'une renaissance de la ville durant la période Carolingienne: au IXème siècle une école publique écclésiastique vit le jour et le pont sur l'Arno, qui avait été détruit précédemment, fut reconstruit.
Vers la fin du Xème siècle, la Contessa Willa, veuve du Marquis de la Toscane, qui possédait un district entier à l'intérieur des murs, fonda une abbaye bénédictine

http://www.aboutflorence.com/florence/histoire-de-Florence.html

28 août 2006

Bredons

lozere_174Michel Rouche, professeur d'histoire médiévale à la Sorbonne,a tenu une conférence sur le thème:" 15 siècles d'histoire de Bredons".
Une histoire jalonnée de luttes intestines, de rivalités pour le partage du pouvoir et des privilèges.
Ainsi il précisait que le nom de Bredons vient du mot celtique dunum, qui signifie : site élevé, forteresse.
Les premiers habitants se sont installés sur des collines aisément fortifiables, ce qui explique une présence
humaine sur le site de Bredons dès le néolithique.
Un monastère y sera fondé au XI° La communauté ne dépassera jamais 6 moines.Le territoire de Bredons dépendait au XI ième siècle des biens de la famille de Henry, noble famille possédant de vastes domaines entre Murat et Saint-Flour.

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La construction du prieuré Saint-Pierre-Saint-Paul de Bredons débute en 1050, sous l’impulsion de Durand de henry, converti moine bénédictin et originaire d’une famille importante de Murat. Il deviendra, en 1057, abbé de Moissac.
Construite en 1075, l’église prieurale est consacrée en 1095 par l’évêque de Clermont, à l’occasion de la visite du pape Urbain II. Elle est édifiée à l’emplacement de l’ancienne chapelle Saint-Timothée et de la Sainte croix, et est dédicacée aux saints Pierre et Paul.

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En 1284, par un contrat entre le Prieur de Bredons et le Bailly des Monts d'Auvergne aux termes duquel est partagée la souveraineté judiciaire et financière, le Roi St. Louis fit élever sur le rocher de Bredons, au point culminant, la tour de Beccoire. Il ne reste rien de ces constructions. Cette tour qui dominait le prieuré de Bredons à portée de voix apparaissait parfois sans doute au Prieur comme un symbole encombrant du pouvoir laïque.

Vers 1350, en haute Auvergne, apparurent des bandes de pillards connus sous le nom de "Bandes Anglaises ". Beaucoup d'églises furent incendiées. La région sortait à cette époque d'une longue période de misère où le simple manque d'entretien avait pu précipiter la ruine des constructions. C'est peut-être dans ces temps que disparaissent les voûtes de la nef de l'église.lozere_188

En 1384, l'évêque de Saint-flour autorise le chapitre de Murat à construire une église indiquant que le voisinage des Anglais et la guerre sans merci que se faisaient les prétendants à la vicomté de Murat empêchaient les habitants de la ville d'aller remplir leurs devoirs religieux à Bredons. Elle fut construite en deux ans. Cette décision fut l'objet de querelles entre le Prieur de Bredons et le chapitre de Murat

Vers 1704, la cure de Murat est donnée au prieuré. Depuis cette époque, la ville a pour église paroissiale celle de l'abbaye. Les relations entre Murat et Bredons ne cesseront de se dégrader, nécessitant parfois l'intervention du pape. Ainsi Urbain II (1088-1099), qui a prêché la première croisade, doit trancher des procès concernant leprieuré.
Les chanoines de la collégiale Saint-Martin à Murat contestent l'autorité du prieuré de Bredons. Des différends apparaissent au début du XIV° entre le vicomte de Murat et le prieuré de Bredons. Cette communauté entre en conflit avec les moines de la collégiale Notre-Dame de Murat.

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A la fin du XV ièmè siècle, de grandes réparations furent entreprises à l'église de Bredons par le prieur Jean II des Prez de Montpezat. Entre 1517 et 1542, le nouveau Prieur Antoine d'Auriol, amateur éclairé à l'époque de l'influence italienne dota l'église d'un ensemble de stalles et boiseries de grande qualité dont on peut regretter qu'une partie seulement nous soit parvenue.
Antoine d'Anglade, dernier Prieur régulier de Bredons entrepris d'importants travaux de restauration de la partie sud-ouest de l'église où son blason est visible au revers de la façade occidentale. Entre 1664 et 1757, l'esprit de la réforme transforme le décor intérieur de Bredons, mais les importants retables que l'on peut aujourd'hui y admirer furent surtout dus aux curés et marguilliers : les Prieurs d'alors abandonnent volontiers l'administration du temporel entre les mains d'un fondé de pouvoir et résident de moins en moins sur place.lozere_194
Une loi de L'assemblée nationale ayant ordonné la vente des biens nationaux avant le 15 septembre 1790, la municipalité de Murat mit en vente le Prieuré de Bredons. Aucun acquéreur ne se présenta. La population, fuyant les prêtres assermentés, venait suivre à Bredons les offices des réfractaires. En 1791, la municipalité de Murat fermait l'église de Bredons. Des émeutes assez violentes s'en suivirent.
En 1795 le quartier du " Fontillou " à Murat ayant brûlé, le conseil municipal autorisa les sinistrés à prendre des pierres des bâtiments du Prieuré pour reconstruire leurs maisons. A la même époque le clocher fut démoli et reconstruit dans son état actuel.
En 1840 l'église de Bredons fut classée Monument Historique et on répara les désordres qu'avait provoqué dans les maçonneries la démolition des bâtiments du Prieuré. (d'après Michel Jantzen ,
Architecte en chef des M.H.)

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Il est étonnant que dans l'historique du prieuré, personne ne parle de la vierge noire, merveilleuse statue romane de majesté, volée en 1953. On lui accordait une parenté orientale grâce à saint Louis qui en aurait fait don à l'église.(décidément, ses valises devaient être bien lourdes à son retour).

Celà explique aussi pourquoi, de l'autre côté de la vallée, la vierge noire de Murat, bien que postérieure en date, tienne à se rattacher à Saint Louis.( Jacques Bonvin )

Avant d'arriver au prieuré, dans le village de Bredons, une magnifique fontaine et ses différents bassins me fait penser au druidisme. Surtout quand on voit la figure d'où coule l'eau...lozere_196

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Non loin, une pierre posée à même le sol rappelle un menhir couché.lozere_197

Le paysage alentours est magnifique, et le deck volcanique servant de base vibre très fort.

16 octobre 2006

Le menhir de Simandre

Simandre_1Nous sommes ici dans la vallée du Suran, entre Bourg en Bresse et Oyonnax, non loin des merveilleuses gorges de l'Ain. France profonde gardienne de nos traditions...

Simandre_3Occupé très tôt dans l’histoire comme le montrent les traces préhistoriques et gallo romaine, à l’origine Simandre était un hameau bâti le long de la voie romaine qui a disparu lors de l’édification de la chartreuse de sélignat au XIII ème siècle.

Dans un champ de maïs se dresse un mégalithe impressionnant. Les propriétaires des lieux, un peu moins bornés que leurs voisins, ont conservé cette merveille et donnent la possibilité aux voyageurs de tous poils de rendre hommage à ce géant.

Simandre_5Il mesure 3 m 80 de haut, 50 cm d'épaisseur et dans sa plus grande largeur, il atteind 1 m 30. Les fouilles qui ont été faites sur le site disent que la pierre est enfonçée de 4 m dans le sol !

Penché vers l'est, il est orienté nord/sud. La pierre provient d'une carrière proche du village de Thioles qui se trouve à quelques kilomètres.

Simandre_8La toponymie va nous éclairer un peu:

" les "Thioles" ou "les Thyolières" sont les "Tuilières" ou les"Tuileries" si fréquentes autrefois quand tout le travail se faisait à la main. Elles s'installaient à côté d'une carrière d'argile - un creux de terre - et dévoraient le bois de feu des environs.Ce nom de Thiole ou Thieules est à remarquer; il ne se rapproche par sa forme d'aucun langage connu; nous permettra-t-on de penser qu'il s'agit d'un reste du langage de nos très anciens pères? La Thiolles et un certain nombre de ces toponymes, en des endroits où l'on ne rencontre que de la pierre et pas d'argile, pourraient donc bien indiquer l'emplacement de menhirs existants ou disparus."

Le lieu-dit s'appelle "Pierre-fiche"...

Il y avait à l'origine au moins deux menhirs. Ils éxistaient encore au milieu du XVIII ème siècle. Celui qui se situait dans le champ voisin, plus au nord, avait la même taille et fut enlevé par le propriétaire...

Simandre_7On parle aussi d'un troisième menhir que plusieurs archéologues ont pensé voir dans la passerelle du moulin tout proche. Et aussi d'un dolmen disparu depuis longtemps, dont la couverture de tuiles aurait "donné son nom à Thioles" (voir la légende et la toponymie). Il se serait situé plus près du village de Chavannes, et servait de cabane aux fées.

Simandre_9la légende des trois fées est parvenue jusqu'à nous:

"Trois fées s'en allant à la veillée, passant sur le chemin reliant Blanchin à Thioles, s'arretèrent dans un champ et plantèrent leurs quenouilles. Les quenouilles se transformèrent en menhirs..."

SimandreA notre arrivée, la pierre semblait déjà opérationnelle (20 %).  Elle nous a parlé. Il semblerait qu'elle s'adresse à chacun suivant ses besoins. Travaillant sur les poumons chez quelqu'un, sur l'enracinement chez un autre, ventre chez un troisième...

Mon petit doigt me dit que toutes ces pierres étaient reliées entre elles... Les trois menhirs plus le dolmen devaient être reliés par un même courant tellurique. Mais je pense qu'ils étaient reliés par autre chose de plus subtil...

Avec mes remerciements au propriétaire.

28 février 2007

Chapelle Saint André de Mitroys

dr_me_provencale_909La voie romaine de Narbonne à Lyon passait par Saint André de Mitroys. Cette église est vraisemblablement d'origine gallo-romaine.
Elle apparaît dans l'histoire au début du Vllème siècle, soit à l'époque mérovingienne. Les fondations et la base des murs remontent au XIème siècle ; du XIIème au XVIIème siècle, des modifications lui ont donné son aspect actuel et elle devint église paroissiale.










dr_me_provencale_905aSon nom indique une origine antique en rapport avec le sanctuaire du dieu Mithra (bas-relief de Bourg-Saint-Andéol). C'est un édifice roman sur voûte à une seule nef, achevé au XIIème siècle. La parcelle à côté, bordée de cyprès, est l'ancien cimetière. Comme toutes les églises de la région, elle a subit les dégats du temps et des guerres encore visibles sur l'édifice restauré.













dr_me_provencale_938En 1969 cette chapelle était totalement abandonnée, recouverte de lierre et vouée sans aucun doute à une proche ruine totale. En 1970, à l'initiative de l'abbé Arnaud, la retauration put commencer.















dr_me_provencale_915aL'édifice actuel, composé d'une longue nef de trois travées, est prolongé par une petite abside semi-circulaire, qui est certainement très ancienne, et l'on peut penser que les fondations et la base des murs remontent au XIe siècle.
dr_me_provencale_919



















dr_me_provencale_909dr_me_provencale_924aL'église primitive devait avoir les mêmes dimensions au sol ; elle n'était pas voûtée, mais simplement recouverte d'une charpente. Au début du XIIème siècle, on dut vouloir la voûter ; les murs étaient assez minces, on ne les toucha pas, mais on les suréleva, ce qui se voit très nettement par le changement d'appareil à partir de la mi-hauteur : à la base, maçonnerie de petites pierres grisâtres, du calcaire local ; c'est la construction du XIème siècle.












dr_me_provencale_920aAu XIIème, lorsqu'on suréleva les murs, l'appareil change, les pierres sont du calcaire blanc, plus soigneusement taillées, bien équarries. On lance donc la voûte, mais comme cette voûte est pesante et risque de faire s'écarter les murs, on applique contre ces derniers des contreforts, qui sont simplement plaqués, mais ne pénètrent pas dans les murs.
dr_me_provencale_921













dr_me_provencale_941En même temps, pour les consolider de l'intérieur, on établit contre eux de grandes arcades latérales. Il fut alors possible d'asseoir la voûte romane, renforcée de trois arcs doubleaux à simple rouleau établis plus ou moins de guingois car, paradoxalement, les contreforts, de part et d'autre de la nef, ne se font pas exactement face. L'abside, elle, n'a pas changé ; c'est certainement l'abside primitive.




















dr_me_provencale_934aDevant l'église, sur le muret bordant les marches menant au parvis, se trouve une pierre gravée. Elle est probablement issue du premier temple situé en ce lieu, dédié à Mithra. La région devait vouer à ce dieu un culte important. De partout nous retrouvons des traces de cet ancien culte, comme les têtes de taureau dans la cathédrale de Viviers, ville toute proche.








dr_me_provencale_945L'eau reste très présente ici aussi, comme à saint Montan. Tout autour de l'église, on retrouve des puits de forme bizarre (n'est-il pas ?).











dr_me_provencale_931aSur le seuil de l'église, cette pierre me fait penser à une pierre à cupule.

http://www.sauvegarde-ardeche.com/visites/mitroys.htm
http://www.mairie-st-montan.fr/pages/decouverte.htm#02

28 février 2007

Saint Montan

dr_me_provencale_903aSituée dans le Bas-Vivarais, entre Viviers et Bourg-Saint-Andéol, la commune de Saint-Montan s'étend autour de son ancien bourg médiéval.
Saint-Montan a pour originalité d'être la seule commune de France à porter ce nom.








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Les préhistoriens reconnaissent dans le Bas-Vivarais une des régions les plus peuplées de France méridionale pendant la période du néolithique. A l'origine, l'habitat se trouve dans des grottes ou abris sous roche, qui ont constitué un refuge privilégié.

Au premier siècle après J-C, une localité importante existe au Nord de Saint-Montan. Avec l'occupation romaine et l'Empereur Auguste, elle connaît un développement considérable et devient Alba Augusta Helvirium, capitale de l'Helvie. La voie romaine de Narbonne à Lyon traverse Bourg-St-Andéol, puis se dirige vers le Nord et Alba en passant par Saint-Montan.







dr_me_provencale_894L'origine du village de Saint-Montan remonte au Vème siècle lors du séjour d'un ermite du nom de Montanus, apparenté à la maison de Lorraine et issu d'une famille princière d'Austrasie.  La légende nous rapporte qu'au Vème siècle vivait à Laon un pieux personnage appelé Montanus. Sa réputation de sainteté était grande et il prédit à dame Célini qu'elle mettrait au monde un fils et qu'il aurait une grande destinée. Ce fils fut Saint Rémi, archevâque de Reims, qui baptisa Clovis en 496. Montanus, importuné par l'affluence des visiteurs qu'attirait sa réputation de sainteté, quitta Laon et vint chercher dans le midi une solitude où il put prier Dieu en paix. Le val chaud le séduisit par son âpreté et sa proximité avec Bourg-Saint-Andéol. Il aurait vécu 30 ans dans la grotte du val chaud une vie de solitude. Puis il fut découvert par les chasseurs et reçu la visite de Saint Rémi et de Jean, évêque de Viviers, qui le prièrent de s'installer dans un lieu plus accessible (lieu actuel de la chapelle San Samonta). L'affluence de visiteurs l'obligea à quitter le pays et il se retira à la Fère, en Picardie, où il serait mort et où on conserverait ses reliques.
Le nom du village vient donc de ce saint ermite, et s'écrit correctement sans T. " Per la san Montan l’oulivo à la man " devient un dicton du pays ( à la Saint Montan, on peut cueillir les olives...)



Saint_MontanL'ermitage devint un prieuré par la suite. La seigneurie de Balazuc s'y installa au début du XIe siècle et construisit un château à côté duquel naquit un village médiéval fortifié.

Le château fort, construit sur l'éperon rocher de l'Agache, va constituer le point de départ du bourg actuel. Le bâtiment central semble avoir été construit dans un but strictement militaire au XIème siècle. Puis au fil des siècles, le château s'est agrandi avec de nouvelles constructions ayant une vocation résidentielle. Au fur et à mesure de ces extensions, les remparts ont été agrandis pour assurer la protection des maisons. Dans le courant du XVème siècle, le bourg castral atteindra les berges des deux ruisseaux : sa superficie totale est de 2 hectares. Il sera entouré alors d'une importante enceinte tracée très régulièrement, qui existe en majeure partie encore aujourd'hui.
Au XVI ème siècle le bourg devient seigneurie des Serres, au XVII ème, co-seigneurie avec prédominance de l'évêque de Viviers.




Église San Samonta

San_Samonta_1Elle est située à la sortie du village, en direction de Larnas, sur l'emplacement de la seconde demeure de Montanus. C'est en son honneur que fut construite une chapelle. L'édifice actuel est composé de deux parties distinctes : une chapelle du Xème siècle et une église romane du XIIème siècle. Au XIIIe siècle, elle est l'église paroissiale du Castrum.





















Saint_Montan_2La petite chapelle a subi quelques petites modifications (fenêtres, porte d'entrée) qui ne dénaturent pas la construction initiale. Elle se compose d'une salle rectangulaire voûtée, suivie à l'Est d'une abside allongée.
















Saint_Montan_3Entre cette chapelle et l'église se trouve une salle rectangulaire qui a servi de cellule pour les moines. Elle communique avec l'église par une arcade en plein-cintre. L'église est d'une architecture déconcertante et a été remaniée à plusieurs reprises. Elle est implantée dans un lieu exigu, contre la falaise, ce qui explique une conception spéciale. C'est une église de l'ordre des cisterciens, d'où une grande sobriété, peu de décorations et pas de clocher. Le porche a été rajouté postérieurement vraissemblablement à la fin du XII ème siècle.











dr_me_provencale_887aA l'extérieur, on peut remarquer de nombreuses pierres de réemploi, des cadrans solaires, des signes lapidaires. Du côté Ouest on peut voir l'emplacement d'un ancien prieuré. A l'intérieur, deux inscriptions scellées provenant de l'église primitive.

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dr_me_provencale_885aCes lieux semblent avoir été fréquentés très tôt en raison de la présence de sources associées aux grottes, aux rochers et à la forêt toute proche.
La source la plus importante, qui ne tarit jamais normalement (je ne sais pas ce qu'ils ont fait, mais plus d'eau du tout quand je suis passée...par contre, c'est bien propre, les cailloux bien blancs... grrrrr) se nomme " la Fontaine des Fièvres" (Montanus lui ayant communiqué la vertu de guérir les fièvres) ; on l'aperçoit sourdre sous la route, à la hauteur du petit barrage. Elle est restée longtemps un des points d'eau principaux des villageois, le chemin qui la relie directement au château en fait foi.










dr_me_provencale_880J'ai pu me faufiler assez loin dans la grotte, et aisi m'apercevoir que le réseau acquifère se divise en plusieurs boyeaux, dont un qui monte en direction de l'église, et un autre qui s'enfonce dans les profondeurs de la terre.
Une petite source apparait maintenant plus en aval. Il reste, creusé dans la falaise, la rigole partant de la source sacrée, vide à présent...
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fontainedesfievresaJ'ai trouvé une photo où l'on voit la source avec son eau miraculeuse...













saint_Montan_4La grotte de Lourdes, édifiée dans une excavation de la falaise en face, a été érigée en 1905. Quelques miracles s'y seraient produits. La source devait encore couler à cette époque...Ce lieu est actuellement interdit d'accès pour des raisons de sécurité.







Saint Montain ou Montan, ermite à la Fère (Vème siècle)

dr_me_provencale_864Tandis que les Gaules, au 5ème siècle, étaient le théâtre des guerres, des concussions et des rapines, un solitaire, nommé Montain ou Montan (Montanus), vivait sur la Cher, près de Juvigny, dans le Luxembourg. Formé à la vertu dès l'enfance, il vivait séparé du monde pour n'avoir de commerce qu'avec Dieu et se livrer tout entier aux exercices de la pénitence. Inquiété dans sa retraite par les courses des Barbares, il la quitta et alla chercher une solitude plus profonde à La Fère (Aisne), lieu alors rempli de bois, environné de précipices et de marais. Là, Montan, tout occupé des besoins de l'Eglise troublée par les guerres et par l'hérésie de Nestorius que le Concile Oecuménique d'Ephèse (431) venait de condamner, ne cessait d'implorer le secours du Ciel. Ses prières ne furent pas sans effet. Un jour que Montan reposait d'un léger sommeil, il fut par 3 fois averti de prédire à Célinie, noble dame de la contrée, qu'elle aurait un fils, et de lui en déclarer en même temps le nom et les mérites. Tout à coup il lui semble que, par une grâce divine, il est transporté au milieu du choeur des Anges et de l'assemblée des saintes âmes, tenant ensemble conseil et conférant de la subversion ou de la restauration des l'Eglises des Gaules : tous déclarent que le temps est venu d'en avoir pitié; et, en même temps, une voix qui retentit avec douceur se fait entendre d'un lieu plus élevé et plus secret : "Le Seigneur a regardé du Saint des Saints, et dr_me_provencale_895adu Ciel en la terre, pour entendre les gémissements de ceux qui sont enchainés, et pour briser les fers des fils de ceux qui ont péri, afin que Son Nom soit annoncé parmi les nations, et que les peuples et les rois se réunissent ensemble pour Le servir". - La voix disait "que Célinie concevrait un fils, nommé Rémi, auquel le peuple serait confié pour être sauvé".
Après avoir reçu une si grande et si douce consolation, le saint personnage, 3 fois averti d'accomplir sa mission, vint annoncer à Célinie l'oracle de la céleste vision. Or, cette mère bienheureuse avait eu longtemps auparavant, dans la fleur de sa jeunesse, de son seul et unique mari Emile, un fils nommé Principe (ou Prince), depuis évêque de Soissons, et père de saint Loup, son successeur à l'épiscopat de la même ville : la bienheureuse Célinie s'étonne; elle ne peut comprendre comment, déjà vieille, elle enfantera son fils et le nourrira de dr_me_provencale_871son lait, d'autant que son mari et elle-même, grandement avancés en âge, épuisés, n'avaient plus ni espoir ni  désir d'avoir désormais des enfants. Mais le bienheureux Montan, devenu aveugle pour un temps, afin que les mérites de la patience abondassent en lui, déclare à Céline que ses yeux doivent être arrosés de son lait et qu'aussitôt il recouvrera la vue. Cependant les bienheureux parents se livrent à la joie d'une si grande consolation, et, "quand le moment est arrivé", le futur potife de Jésus-Christ vient au monde heureusement et reçoit, sur les saints fonts de Baptême, le nom de Rémi. L'heureuse promesse faite au saint Prophète est ainsi fidèlement accomplie : car, pendant l'allaitement, ses yeux sont arrosés du lait de la bienheureuse mère Célinie, et il recouvre la vue miraculeusement. - Dom Lelong dit "que c'est à Cerny, où était le château de Céline, que la scène précédente se serait passée". - Si Montan vécut encore quelques années après avoir recouvré la vue, il retourna dans sa solitude de La Fère, au lien dit la Fosse de Saint-Montan; il y mourut le 17 mai. La ville de La Fère et sa collégiale ont pris pour patron saint Montan. On conserve, encore aujourd'hui, une petite portion de ses reliques à l'église paroissiale et à la chapelle de l'Hôtel-Dieu; elles ont été reconnues authentiques par l'évêque romain de Beaulieu, mgr Leblanc. La fête du Saint se célèbre à La Fère avec une grande solennité le 17 mai; et, pendant les 9 jours suivants, les fidèles continuent de venir vénérer ses reliques. - La catbédrale de Laon possédait autrefois le chef et un bras du saint solitaire; l'abbaye de Juvigny avait la principale partie de son corps.

http://home.scarlet.be/amdg/sankt/mai17.html
http://www.mairie-st-montan.fr/pages/decouverte.htm#02
http://www.fetes-du-rhone.com/st_montan.htm

28 août 2006

Murat

La ville, située dans la vallée de l'Alagnon, est blottie au pied des contreforts orientaux du massif du Cantal.Au milieu du Volcan Cantalien (le plus grand Strato-volcan d'Europe avec 2 700 km² de superficie) le site de Murat dévoile son passé volcanique : trois necks ou cheminées volcaniques dessinent les contours de cet emplacement :
- le « Rocher de Bredons » et son église prieurale du XIe siècle (joyau de l'art roman)
- le « Rocher de Chastel-sur-Murat » et sa chapelle romane du XIIe siècle (décorée de fresques primitives)
- et le « Rocher de Bonnevie », habillé de ses orgues basaltiques (les plus fines d'Europe) et surmonté depuis 1878 de l’imposante statue de la Vierge, « Notre-Dame-de-la-Haute-Auvergne ». lozere_173

L'origine de Murat est inconnue. Tout ce que l'on sait, c'est que la naissance de cette ville remonte à très longtemps: sa première trace dans l'histoire se situe en 270 après J.C., à l'endroit des prédications de saint Mamet, envoyé pour apporter les "lumières de l'évangile". En langue celtique, Murat signifierait "roc escarpé".

Grace à sa position stratégique, Murat se développa à partir du Xe siècle et fut très prospère aux XIIe siècle et XIIIe siècle. Au XIVe siècle, Murat était une véritable ville fortifiée: à l'abri de ses murailles, elle constituait une cité active (foires et marchés, auberges, artisanat, professions libérales) et un nœud routier important. A l'époque, chacun des trois pitons volcaniques surplombant la ville était occupé par un château fort.

Murat fut tour à tour la propriété des Anglais, pendant la Guerre de Cent Ans, puis des Armagnacs, de la maison de Savoie et des Bourbons. En 1633, Richelieu fit raser l'imposant château situé sur le rocher de Bonnevie, qui avait appartenu successivement aux familles de Murat, de Cardaillac et d'Armagnac: il lui fallut six mois ! L'édifice dominait les orgues basaltiques.

Fondée en 1357, la collégiale de Murat était dédiée à Notre Dame des Oliviers. Elle abritait une statue de Notre Dame rapportée, dans la légende, de Terre Sainte par Saint-Louis.

Le sanctuaire, petit au début,date du XIII ème et XIV ème siècle.Il s’est agrandi au cours des siècles pour devenir église paroissiale en 1782. A Murat, de tout temps, on invoque Notre Dame des Oliviers pour les malades, les futures mamans et pour demander protection contre les orages. A l'occasion du couronnement de la vierge, la statue monumentale de Notre Dame de la Haute Auvergne a été érigée sur le Rocher de Bonnevie qui domine la ville de 140 m. La fête de Notre Dame des Oliviers est célébrée tous les ans le dimanche qui suit le 15 août. La solennité s’ouvre la veille au soir par une procession au flambeaux : la statue est portée par les hommes et jeunes gens de l’église aux pieds de Notre-Dame de la Haute-Auvergne. Au retour, c’est un fleuve de feu qui descend de la montagne jusqu’à l’église au milieu des chants et de la ferveur des pèlerins. Le culte de Notre Dame des Oliviers est très étendu. Tous les ans arrivent des lettres d’Irlande, du Canada et des U.S.A., demandant la photographie, la prière à Notre-Dame ou des médailles.lozere_171

La slozere_169tatue de Notre-Dame des oliviers, qui aurait donc éré rapportée par Saint Louis des croisades, a été datée par les monuments historiques du XIV ème siècle. Saint Louis étant mort en 1270...

Sur le rocher voisin, Bredons et sa vierge ont fait des jaloux...

La statue actuelle donnée en adoration n'est pas Notre-Dame des Oliviers. Vous l'avez peut-être remarqué, je n'ai pas beaucoup aimé cet endroit... Mais la ville est très belle.

26 février 2007

L'abbaye d'Aiguebelle

dr_me_provencale_008aL'abbaye Notre-Dame d'Aiguebelle est une abbaye cistercienne française située sur les communes actuelles de Montjoyer et Réauville dans le département de la Drôme.




Aiguebelle_006aOn conserve, gravée sur une pierre rectangulaire de calcaire, le texte de fondation de l'abbaye d'Aiguebelle. Grâce à elle, nous connaissons le nom du donateur, Gontard Loup, seigneur de Rochefort en Valdaine mais aussi de l'abbaye fondatrice, Morimond en Champagne, quatrième fille de Cîteaux.


dr_me_provencale_065aAiguebelle a été fondée le VI des calendes de Juillet 1137, autrement dit le 26 Juin 1137, en l'honneur de la vierge Marie, aux confins du Dauphiné et de la Provence. Gaucher, abbé de Morimond et ancien prieur de Saint Bernard à Clairvaux, envoya 12 moines sous la conduite d'un abbé.




dr_me_provencale_113aPour réaliser cette fondation, Gontard Loup donnait un territoire, sorte de plateau couvert de bois et de broussailles, que l'on peut assimiler à peu près au territoire de la commune de Montjoyer avec des prolongements sur les communes de Roussas et de Réauville. Le monastère est bâti dans un vallon isolé, comme le voulait la tradition cistercienne, au confluent de trois ruisseaux, le Ranc, la Flammenche et la Vence, d'où le nom de "belles eaux", Aiguebelle.


Aiguebelle_008aAu XII ème siècle, le monastère bénéficie des donations des seigneurs voisins et accroît considérablement son domaine : il possède des terres jusqu'au pied du Mont Gerbier-de-Jonc, en Dauphiné, dans le Pays d’Orange et en Vivarais.
Sa belle prospérité lui fit faire à son tour des fondations: celle de l'abbaye de Feniers, en auvergne, en 1169, puis celle de l'abbaye de Bouchet.



Aiguebelle_009aA la fin du XIII ème siècle, l’Abbaye exerçait un grand rayonnement sur la Provence, le Dauphiné et l’Auvergne.

A partir du XIV ème siècle, les épreuves vont se multiplier : guerre de Cent Ans, peste noire, chute des vocations, surtout des frères convers qui entretenaient les granges et les terres. Les possessions sont pour la plupart données en bail. Après 1515, les abbés ne sont plus élus par les moines mais nommés par le roi : ce sont les abbés commendataires, extérieurs au monastère et qui ne se préoccupent donc pas toujours des nécessités de leurs moines ni de la ferveur de leur communauté. Lors de la dispersion des moines en 1791, ils ne sont plus que trois. Le monastère est alors pillé puis vendu comme bien national. Son éloignement par rapport aux voies de communication va le sauver de la démolition.

Aiguebelle_030aL'absence des moines durera moins de 25 ans : en 1815, un groupe de cisterciens trappistes vient faire revivre le monastère. Ils viennent de Suisse et sont issus d'un groupe de moines français de l’abbaye de La Trappe qui, sous la conduite du Père Augustin de Lestranges, ont parcouru toute l'Europe pourchassés par les armées révolutionnaires et permettent le renouveau monastique et cistercien en France après la chute de Napoléon.

Aiguebelle_048aL'abbaye a conservé, malgré quelques démolitions, quelques tremblements de terre et de nombreuses restaurations, la plus grande partie des bâtiments conventuels médiévaux : église, cloître, sacristie, chapitre, salle des moines, réfectoire, cuisine et tout le bâtiment des convers. Il est le seul monastère cistercien en France avec l'abbaye de Fontfroide à avoir encore la ruelle des convers primitive.




Aiguebelle_056aL'église mesure 50 m de longueur totale, 9 m de largeur dans la nef, 17 m avec les collatéraux et 10 m d'élévation. Régulièrement orientée, elle est établie au nord des cloîtres et forme une croix latine composée d'une nef et de bas-côtés, avec un transept sur chaque bras duquel s'ouvrent deux chapelles.




 

dr_me_provencale_038aAvec ses murs très épais, ses piliers massifs, ses arcs en plein cintre pour la plupart ou à peine brisés, ses voûtes d'ogives, ses rares fenêtres (dont certaines ont été agrandies), elle porte la marque du style de transition, qui caractérise le XII ème siècle. On remarque dans le sanctuaire une grande arcade qui à pu abriter jadis un tombeau. Dans le transept droit, un escalier conduit à l'ancien dortoir des moines.







Aiguebelle_061aLe chapitre, ou salle capitulaire, est la salle de réunion de la communauté. On y lit un chapitre de la Règle (d'où le nom de capitulum), dont le Supérieur donne ensuite un commentaire. Les Supérieurs ont leur siège à l'orient, tandis que les religieux se rangent sur les bancs de pierre disposés en amphithéâtre. C'est dans cette salle qu'ont lieu les prises d'habit et professions et que se tiennent les délibérations importantes.



Aiguebelle_010aParallèle au réfectoire dont elle est séparée par une cour jadis à ciel ouvert, la grande salle des moines s'ouvre au pied du grand escalier. Les voûtes d'arête retombent au centre sur quatre colonnes qui donnent ainsi deux rangées de cinq travées. Jadis cave ou cellier, c'est aujourd'hui la salle de lecture et d'études, le scriptorium, avec longues rangées de livres et bureaux en bois. Les cinq arcades jumelées qui dispensent la lumière ont remplacé les trois petites fenêtres primitives.



 


Aiguebelle_036aLe réfectoire s'ouvre sur la galerie méridionale du cloître. C'est l'une des salles les mieux conservées des bâtiments primitifs avec sa vaste nef de 25 m de long et 8 de large sur plus de 9 m d'élévation. Sa voûte en berceau légèrement brisée est soutenue par trois arcs doubleaux amortis en culots coniques qui semblent rentrer dans la muraille à 2,60 m au-dessous de la corniche. Le réfectoire était jadis éclairé de 12 fenêtres, mais plusieurs sont actuellement masquées par des constructions plus récentes. Une porte donne accès à la dépense (ancienne cuisine) et à la cuisine actuelle, qui sont deux salles largement voûtées. L'éclairage, dissimulé le long des corniches, met en valeur le berceau de la voûte du réfectoire. Il est daté du XIII ème siècle.

Aiguebelle_028aLa salle de communauté ou chapitre hors-cloître était anciennement le chapitre et la salle de lecture des frères convers. Les voûtes et les colonnes sont à l'identique de celles du scriptorium. Cette salle sert actuellement aux réunions communautaires de toutes sortes : chapitres, conférences et retraites communautaires.

Les livres de la communauté se répartissent essentiellement en trois lieux. Au scriptorium qui rassemble les livres les plus usuels. À l'armarium où se trouve les livres récents. Et enfin à la grande bibliothèque, beaucoup plus vaste, où est entreposé un grand nombre de livres dont les plus anciens, utilisés pour des études plus pointues. Le tout rassemble environ 90 000 livres.

Aiguebelle_014aLe cloître est daté du XII ème siècle et comprend quatre galeries carrées de 29 m de côté. Les voûtes, qui accusent la naissance de l'ogive, sont soutenues par des colonnettes accouplées surmontées de chapiteaux tous différents et d'une grande variété de feuillages et de crochets, mais seules les colonnettes de la galerie nord, longeant l'église, sont primitives. On lit sur plusieurs d'entre elles des graffitis et inscriptions du XIV ème siècle.


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Les autres galeries, en partie détruites en 1562, furent relevées par l'Abbé Adrien de Bazemont (1559-1601), mais de simples arcades fermées par des fenêtres remplacèrent les colonnettes brisées. Au XIX ème siècle, l'abbé Dom Gabriel Monbet fit restaurer la galerie orientale sur le modèle de la galerie nord et en 1936, Dom Bernard Delauze encastra de nouvelles colonnettes dans les arcades du XVIe siècle des deux autres galeries. Ces transformations expliquent la dissymétrie actuelle des quatre galeries du cloître.

Aiguebelle_007aA l'entrée du réfectoire se trouvait peut-être un lavatorium comme en nombre d'abbayes, mais il a complètement disparu. Une pierre tombale découverte à l'entrée de l'église abbatiale et qui est présumée être celle du fondateur, Gontard Loup, seigneur de Rochefort, a été placée dans la galerie méridionale. Une inscription en faux gothique dans la galerie orientale reproduit la teneur de la pierre de fondation de l'abbaye - 26 juin 1137 - dont un important fragment est conservé à la Bibliothèque. Des bancs, sous la galerie nord, permettent aux moines de s'asseoir. On remarque une ancienne statue en bois doré de la Vierge qui, avant la Révolution, trônait dans l'église au-dessus du maître-autel.

dr_me_provencale_245bIl ne faut pas oublier qu'avant la révolution, et depuis le XII ème siècle au moins, les moines d'Aiguebelle vénéraient une vierge en majesté, que l'un d'eux a emmurée pendant la période de troubles afin de la proteger. Retrouvée à la suite de rénovations, elle fut donnée au curé de la Garde-Adhémar. Elle se trouve à l'heure actuelle en l'église Saint Michel, après bien des périples. Voir içi.

dr_me_provencale_096aLe site de l'abbaye comprend aussi une grotte, dite de Lourdes. Il se passe en ce lieu quelquechose de magique. Une source est canalisée, qui nous dit que l'eau encore une fois est sacrée dans ce coin de France.

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L'énergie y est puissante. Juste à côté coule la rivière Flammenche, qui nous propose, le long de son lit, une ballade régénérante, ô combien.

















Je vous propose une page de pub: deux articles que je ne manque jamais d'acheter avant de partir... L'Alexion est une boisson absolument éffarante. J'ai connu le père Alexis, son inventeur. Il était le guérisseur de la région, des corps comme des âmes.

Et ce que j'appelle la "pommade des moines", géniale pour les arthroses, les luxations, la bronchite et même l'eczéma... J'en ai en permanence dans mon réfrigérateur !


http://www.abbaye-aiguebelle.com/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_Notre-Dame_d'Aiguebelle

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