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lieux sacrés
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30 septembre 2006

La tour Fenestrelle et la cathédrale Saint Théodorit

Uz_s_191Uzès possède des vestiges préhistoriques qui attestent de son ancienneté, autour de la source de l'Eure et dans les grottes de l'Alzon.

Au V ème siècle avant J.C., l'oppidum d'Ucetia fut le centre d'une colonie Grecque, dont il reste un tronçon de mur non loin de la fontaine Saint Théodorit. Puis les Celtes occupèrent le site à partir du III ème siècle.

Uz_s_033Plus tard, les romains s'installèrent et firent construire un aqueduc de 50 km (Le pont du gard en est un témoignage).

En 1090, sur l'emplacement d'un temple romain, un premier édifice de style roman est construit. Il est sous influence de Cluny.

Uz_s_020La cathédrale fut partiellement détruite plusieurs fois au cours des siècles, comme pendant la croisade des albigeois en 1177, puis en 1563 pendant les guerres de religion. Destruction totale en 1621. (merci beaucoup, circulez...)

Uz_s_021Seule la tour Fenestrelle, le campanile, resta debout, mais amputée de deux étages.

Reconstruite de 1642 à 1663, elle a été transformée en 1801 quand elle est passée d'église de l'évéché à église paroissiale.

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Rien de bien passionnant, peu d'énergie, reste la tour qui mérite le dé..tour. Une étude plus poussée de son symbolisme reste à faire.

Uz_s_183Finalement, la place aux herbes et sa fontaine m'a fait meilleure impression...

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11 septembre 2006

Plomeur et ses mégalithes.

aout_2005_bretagne_320Sur la carte des mégalithes de Bretagne on est surpris de constater le grand nombre de monuments existant sur le pays Bigouden. La seule commune de Plomeur possède une vingtaine de sites préhistoriques classés.

A Penmarc'h près du musée préhistorique de Porz-Carn  sont regroupés de nombreux menhirs et stèles ainsi qu'une sépulture à deux couloirs découverts dans les communes voisines. En 1866, on dénombrait plus de 700 mégalithes...Dommage....

aout_2005_bretagne_300Non loin du bourg de Plomeur se dresse la Torche (du Breton "torchenn" signifiant "siège".) Il s'agit d'un énorme rocher, séparé de la terre ferme par une crevasse profonde surnommée "le saut du moine".

L'éperon rocheux de la Torche marque la fin de l'immense baie d'Audierne. Ce paradis de la glisse rassemble les adeptes du surf et du funboard.

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aout_2005_bretagne_301Beg an Dorchen est un ensemble mégalithique formé d'un dolmen à chambre compartimentée et à couloir de plus de 6000 ans prolongé par une allée couverte désaxée plus récente.

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aout_2005_bretagne_309Le dolmen à couloir et à chambre compartimentée disposé en T de Kérugou, toujours sur la commune de Plomeur. C'est un dolmen à cabinet latéraux. La dalle supérieure est maintenue par une pierre sculptée venant probablement de la chapelle avoisinante.

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Les fouilles de 1876 ont donné de la céramique ornée de nervures verticales caractéristiques du style dit de "Kérugou" très répandu dans le sud de la Bretagne. Age : 5000 ans environ,néolithique final.( Waraezplomeur.com)

aout_2005_bretagne_314L'actuel phare d'Eckmühl est le troisième phare de Penmarc'h. Le phare a été construit conformément au testament de la marquise de Blocqueville, fille de Louis Nicolas Davout, Prince d'Eckmühl. La construction du phare commença en 1893. Il rentra en activité en octobre 1897.

l'inauguration fut reportée au 17 octobre en raison de la grande Foire de Pont l'Abbé. Mais cela n'empêcha pas la fête : aubade, course de vélos, banquet populaire, régates, vin d'honneur. Mais l'apothéose fut à 17 H 00 quand, pour la première fois, Eckmühl adressa son faisceau lumineux à tous les bâteaux en mer. La fête s'est achevée par un dîner avec, au menu :

Potage Reine

Croute au pot

Turban de filet de sole à la Normande

Filet de boeuf savarin

Ris de veau Toulouse

Chaudfroid de perdreaux

Faisans truffés

Pâtés de foie-gras de Strasbourg

Galantine de volaille truffée

Cèpes Bordelais

Petits pois à l'Anglaise

Mille-feuilles

Glace

Dessert

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Avec comme vins:Madère, Sauterne, Saint-Julien,Pichon, Longueville, Moulin-à-vent,Nuits, Champagne Montebello.

Comme vous avez pu le constater dans ma présentation, je ne pouvais pas passer à côté du monde de Troy... Et là, on est en plein dedans!!!!

Veuillez me pardonner, Eckmühl n'a rien d'un lieu sacré... quoi-que, dans le monde de Troy...

4 septembre 2006

La cathédrale Notre-Dame et Saint-Privat de Mende

lozere_001La région est un ancien site de peuplement remontant à l'âge du bronze, mais la ville à proprement parler ne date que du Moyen Âge. (Viculus Mimatensis, tiré du Mont Mimât où se trouve l'ermitage de Saint Privat). la montagne du Gévaudan était un lieu sacré pour les Celtes qui vénéraient la déesse-mère.

lozere_005951 est la date souvent avancée comme celle de la constitution de l'évêché de Mende. Avant celle-ci, une église devait s'élever, suivant la coutume, au-dessus de la crypte de Saint Privat pour glorifier ce martyre qui suscita de nombreux pèlerinage dans la ville de Mende.

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lozere_003Le Gévaudan, au XIIème siècle, c'était couvert d'églises romanes, humbles pour la plupart mais d'une austère beauté, en harmonie avec cette terre.

Ce fut le pape gévaudanais Urbain V qui offrit à son diocèse natal la cathédrale gothique. En mars 1369, il donne à la future cathédrale une relique précieuse: une épine de la couronne du Christ que Saint Louis avait ramenée de terre sainte.(Je vous dis pas le poids de ses valises à ce pauvre Louis, avec tout ce qu'il a ramené de là-bas. Heureusement pour lui, je pense qu'il avait des porteurs...) Il donne aussi le chef de saint Blaise et des reliquaires.

lozere_007Les travaux de 1369-70 permirent d'édifier la nef. De nombreux tailleurs de pierre étrangers se joignirent aux ouvriers du pays: on reconnait le maître d'oeuvre Pierre Morel, de Majorque.( Il a construit la Chaise-Dieu, qui a les mêmes dimensions que Mende, puis on le retrouvera à Lyon et à Avignon) et Pierre Juglar.(qui édifia plus tard La Sainte Chapelle de Riom et le palais du Duc de Berry)

lozere_021La mort du pape marque l'arret des travaux. Pendant 60 ans, la cathédrale fut réduite à la nef: au milieu, côté sud, l'autel de la Sainte-Croix, au desus de la crypte de Saint Privat, les taisseries des galères d'Urbain V décoraient les murs; dans l'armoire aux reliques, on avait enfermé la Vierge, saint Blaise et les joyaux précieux.

lozere_024la cathédrale fut consacrée en 1521, de même que la monumentale cloche de la tour nord, baptisée la " non pareille de toute la Chrétienté ".(plus grosse cloche au monde, fondue entre 1517 et 1521 à Villefort et détruite lors des guerres de religion. Il n'en subsiste que le battant. )

lozere_046Détruit en grande partie durant les guerres de Religion, l'édifice fut restauré en deux étapes : à chaque fois, on chercha à renouer avec le style gothique. Ce principe présida à la rapide reconstruction qui intervint au début du 17e siècle - ce qui est un fait exceptionnel -, mais aussi aux importants travaux entamés de 1868 à 1906, où les architectes cherchèrent à imiter le gothique du XV ème siècle. On restaura alors les décors sculptés - et parfois on les restitua. Les chapelles, voûtées en berceau, furent couvertes d'une voûte d'ogives.

Quelques dates et chiffres:

Longueur: 67 mètres, Largeur totale:29, Hauteur: 25. Abside entourée d'un déambulatoire (pas de transept ni de chapelles absidiales). Les chapelles latérales sont rectangulaires et les deux chapelles de Notre-Dame et de saint Privat sont pentagonales.

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image1105: consécration de l'autel

1308: Urbain V fait édifier la nef

1452-1467: achèvement de la nef et construction de l'abside.

1508-1516: construction des deux clochers

1581: Merle détruit la plus grande partie de la nef

1599-1605: reconstruction sans ornements

1846: installation de 9 cloches venues d'Avignon

1855: On dégage l'édifice au sud par la démolition du palais episcopal. On refait les portails nord et sud dans le style flamboyant

1896-1905:on édifie le grand porche d'entrée sous la rosace.

lozere_029De temps immémorial, l'Église de Mende est sous le patronage de Saint Privat. Dans son histoire des Francs, Grégoire de Tours relate les circonstances de sa mort et le range parmi les saints illustres des Gaules, avec Denis de Paris, Saturnin de Toulouse, Martial de Limoges, Martin de Tours, Ferréeol de Vienne, Julien de Brioude...
Saint Privat aurait été envoyé en Gévaudan par Saint Austremoine. Il serait né à Coudes, non loin de Clermont.

lozere_049La date du 21 août serait celle de son martyre. Grégoire de Tours le situe au temps de Valérien et Gallien (253-260). Dans son ouvrage sur Saint Privat le chanoine Remize dit qu'il fut martyrisé par les bandes de Chrocus aux vers l'an 258. A cette époque, des Alamans dévastèrent le Gévaudan après avoir ruiné Javols. La défense se concentra sur la forteresse de Grèzes qui tint en échec les envahisseurs.

lozere_050 Ceux-ci mirent la main sur Saint Privat réfugié dans la grotte du Mont Mimat. Il refusa d'ordonner la capitulation de son peuple. Maltraité et poussé à coups de bâtons jusqu'à Mende, on lui demanda de sacrifier aux idoles. Sur un nouveau refus, les bourreaux continuèrent à le supplicier et se retirèrent, croyant leur victime morte. N'ayant pu obtenir la réalisation de leur projet, les Alamans traitèrent avec les assiégés et quittèrent le pays. Saint Privat ne tarda pas à succomber et fut enseveli dans une crypte de la cathédrale de Mende.
Vers 631, son corps fut transporté à Saint Denis près de Paris. Vers 776, il fut transféré à Salone en Lorraine. Plusieurs localités du nom de Saint Privat, font état de ce séjour. Plus tard, un moine du nom de Clocbert le ramena en Gévaudan; sur le chemin du retour des églises furent bâties sous son vocable dans les environs d'Orléans et de Bourges.

lozere_047Les Mendois dissimulèrent les restes de Saint Privat dans les sous-sols de l'église Sainte Thècle à l'ouest du grand clocher actuel de la cathédrale jusqu'en 1170, où l'évêque Aldebert III du Tournel le ramena dans la crypte primitive. En 1579, les guerres de religion et plus tard la Révolution firent disparaître en partie ses reliques. Ce qui en subsiste est conservé en l'église de l'Ermitage.
Le culte de Saint Privat s'est toujours maintenu dans le diocèse de Mende. Le livre des « Miracles de St. Privat » relate un certain nombre de faits extraordinaires qui lui sont attribués.

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La grotte du Mont Mimat, n'a jamais cessé d'être un lieu de pèlerinage fréquenté. Dès le Xlle siècle l'évêque y installe à demeure, un chapelain. Les divers édifices qui l'avoisinent de nos jours, constituent un site propice au recueillement et à la prière.
Une quinzaine de paroisses lozériennes s'honorent du patronage de Saint Privat. L'aire de son rayonnement s'étend bien au delà du diocèse. Tout cela marque le crédit dont jouit encore le Saint que le Gévaudan a eu pour apôtre.

11 septembre 2006

Fontaine Saint Colomban, Carnac

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Saint Colomban est un hameau, près de la mer, sur la commune française de Carnac dans le Morbihan.

aout_2005_bretagne_101Sa fontaine, du XVI ème siècle, abritait autrefois une statue du Saint. L'ensemble a été inscrit à l'inventaire des monuments historiques en mai 1966, en même temps que le village situé un peu plus loin et auquel on accède par une route ouverte en 1968 seulement. Jusqu'en 1475, ce hameau portait le nom de Lez-énez Bras. (Village de la presqu'île)

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Les restes d'un habitat abrité par une falaise témoignent de la présence de l'homme en ce lieu au paléolithique ancien, vers 450 000 ans avant J.C.aout_2005_bretagne_112

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Personne ne semble faire attention aux menhirs disposés en arc autour de la fontaine, qui servait aux lavandières et abreuvait les troupeaux. Les bassins me semblent quand même bien druidiques...

C'est un endroit d'une grande beauté, il est étonnant qu'il n'y ait pas plus d'informations sur lui. Il semblerait que le saint ait été invoqué pour les simples d'esprits, c'est peut-être pour ça....

aout_2005_bretagne_114La plage, un peu plus loin, m'a touchée aussi.

29 août 2006

Cham des Bondons

cham_des_bondons_075Pas de commentaires avant d'avoir visité les sites suivants:

http://perso.orange.fr/deesse-mere/1menhir.htm

http://prehist.free.fr/bondons/

Le premier étant plus proche de ma vision des choses, le deuxième ayant une approche plus archéologique.

Nous voici donc dans la Cham des Bondons....tirant son nom de l'occitano-patois Cham (plateau ou causse) et de la proximité de la commune des Bondons en Lozère. C' est un plateau calcaire d'une dizaine de kilomètres carrés s'étendant au pied du Mont Lozère.

cham_des_bondons_007(Wikipédia):Avec ses 154 menhirs de granit, le site constitue la deuxième concentration de monuments mégalithiques en Europe après les alignements de Carnac en Bretagne.cham_des_bondons_013

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cham_des_bondons_009 On estime que la mise en place de ces pierres doit se situer entre la fin du Néolithique et l'âge du Bronze. (Moi je demande à voir... Personne n'a osé jusqu'à présent donner des dates plus conformes aux travaux de radiesthésistes, sauf un site présentant des mégalithes de Bretagne dont j'ai perdu le lien, et qui proposait des -25 000 ans...)

cham_des_bondons_090Ce site recèle également une curiosité géologique : deux mamelons calcaires ayant résisté à l'érosion et dominant la vallée du Tarn. Ces puechs (du latin podium, terre élevée), comme on les appelle, seraient issus selon la légende de la boue tombée des sabots de Gargantua. (On le retrouve vraiment partout ce brave géant...)

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cham_des_bondons_020cham_des_bondons_014cham_des_bondons_024Sur une aire d’à peine 10 km² ont été plantés il y a plus de 4000 ans (Ca c'est au moins...) plus de 150 menhirs. Certains chercheurs avancent le nombre de 154 et d’autres au-delà de ce chiffre. Le premier grand inventaire de ces monolithes remonte aux années 1940 avec le docteur Morel.

cham_des_bondons_025cham_des_bondons_027Depuis, peu ou pas de publications sur ce site, sinon confidentielles. Grâce aux collectivités territoriales et au Service des Antiquités dirigée en Lozère par Gilbert Fages, ce patrimoine est en train de sortir petit à petit de l’ombre.( oui, il sort de l'ombre, et c'est tant mieux... Dommage que les pierres ne soient pas relevées  tout à fait comme elles ont été plantées.)

cham_des_bondons_030En effet, tout au début du XXe siècle, c’était tout au plus entre 3 et 7 menhirs qui étaient encore debout. Dans les années 1980-1990, une trentaine de pierres avaient été relevées. Aujourd’hui, ce sont au moins 80 menhirs qui ont retrouvé la verticale.

cham_des_bondons_125cham_des_bondons_127Parmi ces derniers, on notera au sud des hameaux de la Vaissière et de la Fare, deux très grands menhirs mesurant respectivement 4,80 m et 4,50 m hors sol. Encore couchés il y a quelques années mais aujourd’hui remis à la verticale, ils avoisinaient 6 m de long.

cham_des_bondons_049cham_des_bondons_048cham_des_bondons_046cham_des_bondons_044En premier lieu, on remarque que tous les menhirs de cet ensemble sont en granit extrait des pentes sud du massif du Mont Lozère. Or, ces pierres ont été plantées en terrain entièrement calcaire. Elles ont donc été transportées pour être érigées à cet endroit sur une distance minimum de 800 m. Pour certaines pierres, la distance entre le lieu d’extraction et le lieu d’érection doit se compter en kilomètres.

cham_des_bondons_056cham_des_bondons_062En second lieu, les menhirs ne semblent pas disposés dans l’espace de manière rationnelle. On trouve un grand nombre de menhirs seuls, des menhirs par paires et plus rarement en ligne de trois. Des demi-cercles et de vagues cercles (cromlechs) se dessinent aux groupes n°2 de la Fage et à la Baraque de l’Air.

cham_des_bondons_117Il n’y a donc pas ici de longs alignements du type Carnac en Bretagne ou des dispositions en cercles parfaits comme sur le Causse de Blandas (département du Gard) Les plus grands menhirs sont souvent sur des buttes mais là encore ce n’est pas une généralité.

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cham_des_bondons_088cham_des_bondons_095cham_des_bondons_101En troisième lieu et le plus sujet à hypothèses, c’est bien sûr de connaître la motivation des constructeurs préhistoriques d’élever autant de pierres en un endroit aussi restreint. On a ainsi parlé de balisages de chemins antiques par temps de fortes neiges,( j'avais pas pensé à ça), de bornes indicatrices d’entrées de mines,(non plus) de jalons d’une « route de l’uranium » (à voir)…

cham_des_bondons_131Rien ne permet aujourd’hui d’étayer ou de réfuter totalement telles ou telles hypothèses. Néanmoins, on peut avancer l’idée que ces monolithes dressés par dizaines auraient pu démontrer le fort sentiment religieux et la puissance d’une tribu sur d’autres.(pourquoi vouloir toujours mêler la religion aux mégalithes... Sauf si on prend le mot dans sa première signification qui est "relier à".)

Nombreuses sont les légendes arrivées jusqu’à nous et qui rappellent le pouvoir de fertilité et de force attaché aux pierres plantées.( on se rapproche)

cham_des_bondons_135En planter autant sur quelques kilomètres carrés devait revêtir une très importante symbolique religieuse (encore!!!) sinon politique (si la politique se mêlait d'initiation aux courants telluriques...) et ainsi conférer à la Cham des Bondons il y a plus de 4000 ans la notion de « lieu sacré » . Ce qui est sûr aujourd’hui, c’est que la mystérieuse Cham des Bondons garde jalousement le mystère des peuples qui ont dressés ces monolithes dirigés vers le ciel et leur fonction originelle. La Cham des Bondons, en plus d’être la seconde plus importante concentration française de menhirs après Carnac, est aussi un très agréable lieu de randonnée très facile à explorer et où la Préhistoire lozérienne et cévenole se dévoile à chaque détour de chemins.(Wikipédia)

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Bon, je me moque un peu, mais cet article est très bien fait et a le mérite de parler d'un des sites les plus extraordinaires que je connaisse. Mes photos vous l'auront, je l'espère, démontré.

Il est vrai qu'il n'est plus très brillant aux niveau des énergies, mais quelques endroits marchent très bien encore. De plus, à chacun ses ressentis: il y a tant de pierres levées, que toute personne doit pouvoir trouver celle qui va la faire vibrer...

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Et que de bonheur de pouvoir toucher les pierres, les renifler, leur parler, sortir son pendule, tourner autour, les caresser, méditer, danser si le coeur vous en dit, sans zones interdites ni foule dévisageante... j'ai même pensé voir, sur une colline au loin, plusieurs pierres dressées côte à côte: zoom x 24. Surprise...

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La Cham des Bondons se compose de plusieurs groupes de menhirs de taille et d’intérêt variable :

Le groupe de la Fage, fort d’une vingtaine de menhirs couchés, se confond dans un reboisement et les monolithes sont de taille moyenne (entre 1,50 et 2,50 m). Du fait de son occultation par la végétation et de la relative petitesse des menhirs, l’intérêt de ce groupe est peu élevé.

cham_des_bondons_080Le groupe n°2 de la Fage est certainement le plus connu et le plus visité. Il compte plus d'une vingtaine de menhirs redressés, un dolmen et des tumulus.

cham_des_bondons_105Le parking aménagé est implanté très près du point de départ de ce groupe et de son menhir emblématique « la Pierre des Trois Paroisses ». On reconnaît facilement cette belle pierre aux marques taillées dans la roche laissées par des essais de débitage effectués par des carriers. Autrefois couchée, elle aurait avoisiner 5,45 m de longueur. Elle a été en partie amputée par les carriers et aujourd’hui, une fois redressée, elle culmine à moins de 3 m de hauteur.

cham_des_bondons_142Tout autour de cette pierre et en se rapprochant du hameau des Combettes (en contrebas dans la vallée), on rencontre en suivant le GR le dolmen de la Fage, quelques menhirs isolés et sur un replat un peu plus bas, le bel ensemble formé par les trois menhirs alignés de Chabusses.

cham_des_bondons_097cham_des_bondons_026Une fois traversé la petite pinède située juste à côté et en suivant le GR, ce sont des menhirs seuls ou par groupes de deux qui attendent les randonneurs et cela jusqu’aux Combettes. En allant vers l’est à partir de « la Pierre des Trois Paroisses », plusieurs paires de menhirs ont été replantés et cela jusqu’au sommet d’un mamelon.

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Le groupe de la baraque de l'Air compte une vingtaine de menhirs dont la taille moyenne se situe entre 1,70 et 2 m. Ils sont pour leur grande majorité implantés aux sommets de petites croupes situées au sud de la maison dite de la Baraque de l’Air. Ces pierres semblent dessiner pour certaines des demi-cercles de petites envergure ou des alignements imparfaits.

cham_des_bondons_136Le groupe de la Vaissière présente les plus grands menhirs de la Cham des Bondons. Situé au sud des hameaux quasi-abandonnés de la Vaissière et de la Fare, c’est un ensemble numériquement très important (une quarantaine de menhirs) mais aussi très étalé sur le terrain.

cham_des_bondons_149C’est ce groupe qui a le plus bénéficié des dernières restaurations, ce qui a permit de revoir érigé en majesté de très grands monolithes avoisinant les 5 mètres de hauteur. En se baladant dans ce groupe, on remarque encore près d’une dizaine de pierres couchées, pierres qui devraient être replantées dans les mois ou les années à venir.

cham_des_bondons_126Très proche du groupe de la Vaissière mais séparé par un profond ravin, le groupe de Colobrières est facile à atteindre en une demie-heure de marche. L’intérêt vient surtout du beau menhir de Colobrières haut de près de 4 mètres et planté en haut d’une croupe. Les autres menhirs alentours sont toujours couchés et de taille inférieure.

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J'allais oublier mon petit pote...

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28 août 2006

Dolmen de la Crousette à Roffiac

Le dolmen se situe sur la commune de Roffiac, près de Verdenat.

lozere_200Il est  orienté Est-Ouest et le tertre qui le recouvrait dans son dispositif originel a disparu : ne subsiste qu’une partie de la superstructure.
Il s’agit de deux supports (orthostate), au Sud, (1,50m x 0,95m x 0,35m) et au Nord (1,40m x 1m x 0,20m) et de la dalle de couverture (1,8m x 1,30m x 0,50m) réalisés à partir des affleurements de basalte doléritique (type Bouzentés) présents sur le secteur. Il a été restauré en août 2003
Le dolmen de la Crousette est le témoin majeur de la vie d’il y a 5 000 ans.

lozere_208La restauration de ce dolmen a consisté notamment en la reconstitution de la chambre mégalithique, composée de deux orthostates menaçant de s’écrouler, et sur lesquels reposait une table, mais de manière instable. Pour ce faire, il a été procédé dans un premier temps à des fouilles archéologiques et des sondages, afin de comprendre la position initiale des orthostates. Cette opération a permis la découverte d’un mobilier : éléments de poterie hétérogènes, des objets lithiques et des fragments de diaphyse d’os.

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Il occupe une position géographique interessante, à l'extremité d'un éperon rocheux surplombant Roffiac. Il est aussi entouré de bois de pins, ce qui ajoute à son charme...

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Sur le chemin menant au dolmen, une croix nous rappelle que le christianisme est aussi passé par là.

8 août 2006

Le palais Jacques Coeur

"A coeur vaillant rien d'impossible..."vezelay_msm_bourges_st_bertrand_216

Le palais se trouve dans la vieille ville de Bourges.

Il est fait mention, sous le palais, d'une entrée d'un réseau souterrain aboutissant à la "salle des saintes eaux". Les autres entrées se situeraient sous l'hôtel Lallemand et dans la crypte de la cathédrale...

Jacques Coeur:

Homme d'affaires français, il envoya ses vaisseaux dans presque toutes les parties du monde alors connu, et acquit en peu de temps la fortune la plus considérable de l'Europe. Il noua des relations commerciales avec les pays du Levant, l'Espagne, l'Italie, et établit des comptoirs à Avignon, Lyon, Limoges, Rouen, Paris et Bruges. Ses activités étaient multiples (banques, change, mines, )vezelay_msm_bourges_st_bertrand_218vezelay_msm_bourges_st_bertrand_217

Charles VII le nomma son argentier (trésorier de son épargne), l'ennoblit. Il lui confia plusieurs missions diplomatiques, et eut plus d'une fois recours à sa bourse : en 1448, Jacques Cœur lui prêta 200 000 écus d'or. Il remplit des charges officielles (maître des monnaies en 1436, argentier du roi en 1439, conseiller du roi en 1442) et contribua à l'assainissement des monnaies.

Il fit construire un fastueux palais à Bourges, ainsi que des collèges à Paris, Montpellier et Bourges.

Jacques Cœur étant très jalousé pour sa grande fortune, ses ennemis et ses envieux parvinrent à le perdre. Après la mort d'Agnès Sorel qui le protégeait, Charles oublia ses services et l'abandonna à l'avidité des courtisans, qui se partagèrent ses dépouilles.vezelay_msm_bourges_st_bertrand_221

Accusé de crimes imaginaires, il est arrêté pour malversation et condamné à mort. Il s'évade en 1454, après 3 ans de prison et se sauve à Rome, le pape Calixte III lui donnant le commandement d'une partie de la flotte qu'il avait armée contre les Turcs. Jacques Cœur tombe malade pendant la campagne, et meure à Chio, en 1456.

Sa mémoire fut réhabilitée par Louis XI.(Wikipédia)

Jacques Cœur avait mis en place une organisation importante pour la construction de son palais:

La maîtrise d'œuvre est assurée par deux "hommes à lui", Pierre Jobert et Jacquelin Collet, aidé à partir de 1447 de Guillot Trépan.vezelay_msm_bourges_st_bertrand_222

La maîtrise d'ouvrage est effectuée par les gens d'expérience qui avaient travaillé à la construction du palais du duc Jean de Berry. C'est dans la mouvance de Beauneuveu et Dammartin que ce chantier se déroule, mais l'homme de la situation est Colin le Picard, "maître des œuvres du roi" , il habite à Bourges dès 1413.vezelay_msm_bourges_st_bertrand_229

Pour les charpentes, très importantes, le responsable se nomme Jean de Blois.

Le bois viendra de la forêt de Blois, mais aussi d'Aubigny, alors que les pierres, de manière classique à Bourges proviennent de Vallenay, Saint Florent et bien entendu de Charly pour les pierres sculptées.

Pour la partie décoration, sculpture ou héraldite, il ne fait pas de doute que Jacques Coeur a participé à certains choix. http://jacques-coeur.bourges.net/le%20palais%20Jacques%20Coeur.htm

De nombreux ouvrages ont été édités sur la symbolique alchimiste du palais, en particulier le livre de Fulcanelli. Je ne connais pas grand chose du grand-oeuvre. Je me suis laissée porter par mon ressenti pour les différentes photos que j'ai pu prendre. Je me rappelais vaguement que l'escargot fait partie des symboles, et que le palais avait une sculpture d'un alchimiste... Je crois que je l'ai eu...vezelay_msm_bourges_st_bertrand_226

7 août 2006

Etude symbolique de la cathédrale Saint Etienne de Bourges

Les mesures au sol donnent :

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121,60 mètres de longueur, 40,50 mètres de largeur, 37,15 mètres de hauteur.

La metrologie ésotérique donne des dimensions dites pythagoriciennes :

399 pieds (longueur totale), 333 pieds (longueur de la nef), 133 pieds (largeur intérieure). Le pied est clunisien (0,3048 M) 

La coupe en transversale présente un triangle équilateral de 133 pieds et 2 pouces de côté et de 123 pieds 4 pouces de hauteur.

Nous voici dans la tetraktys de Pythagore.

L'absence de transept donne à la nef une longueur impressionnante 13 travées, en continu, 3 niveaux en hauteur (grandes arcades, triforium vitraillé, et fenêtres hautes), un choeur rayonnant à 5 chapelles.http://medieval.mrugala.net/Roman/Bourges/Bourges.html

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L'emplacement de la cathédrale fut utilisé depuis fort longtemps. Les Gaulois y étaient déjà installés. L'aevnsa cite une vierge noire à Bourges. Aucun récit, aucune trace pourtant.

Trois grands courants telluriques se croisent sous le côté gauche de la cathédrale, un se dirigeant vers Saint Jacques de compostelle, un autre vers le Mont Sainte odile et Srasbourg et un autre vers Marseille.(les nefs latérales nord et sud, construites entre 1225 et 1250, suivent deux de ces courants)

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Dans la crypte, le tellurisme est très puissant, surtout dans la partie nord. Je me souviens l'avoir visitée, il y a longtemps, avec Henri Blanquart. Il me semble qu'en entrant dans la crypte par la gauche, les sculptures enseignent le chemin aux visiteurs: un centaure par exemple, vise avec son arc l'endroit où le pélerin doit se rendre pour ressentir et utiliser au mieux les forces du bâtiment...bourges_cr Il existe normalement une "petite crypte" sous le choeur, qui n'est pas "la grande crypte", mal nommée puisqu'au niveau du sol et ouverte par les vitraux sur l'extérieur.bourges_cry

7 août 2006

Cathédrale Saint Etienne de Bourges

Six Cathédrales en France ont pour patron Saint-Étienne :

Cathédrale Saint-Étienne d'Auxerre, de Bourges, de Cahors, de Limoges, de Metz et de Toulouse.

Je voudrais juste préciser, avant tout, qu'il est très difficile de trouver des infos sur Bourges. C'est une des cathédrales les plus importantes de France pourtant. C'est comme si le travail devait se faire seul, ou bien que les informations qu'elle contient ne devaient pas être connues. Ca me fait penser à Notre-Dame de l'épine dans un autre style...

En 1195, Henri de Sully, archevêque de Bourges, fait une donation au chapitre de la cathédrale de Bourges.

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Cette donation sera le point de départ de la construction d'une nouvelle cathédrale, destinée à remplacer la cathédrale romane, jugée trop petite, datant des XI ème et XII7me siècles, dont nous ne connaissons pas grand chose. On sait seulement qu'il y a eu sur le site un centre de culte chrétien depuis le III ème siècle, à l'époque où la ville romaine d'Avaricum abritait la première communauté chrétienne de Gaule. Quatre édifices se succédèrent sur le lieu de l'actuelle cathédrale : des cryptes monumentales furent érigées par saint Ursin au III ème siècle, saint Palais, archevêque au IV ème siècle, et Raoul de Turenne, archevêque au IX ème siècle. Gozlin, archevêque de sang royal  (il était le frère de Robert II le Pieux) , fut le constructeur de la première cathédrale romane, au début du XI ème siècle.vezelay_msm_bourges_st_bertrand_181

Bourges, ville royale depuis 1100, était située à l’époque à la limite sud du domaine royal, à quelques lieues de l’Aquitaine, possession anglaise. L’archevêque de Bourges avait d'ailleurs le titre de  Primat d’Aquitaine  et son autorité, souvent contestée, s’étendait jusqu’à Bordeaux.

Cette nouvelle cathédrale est le premier édifice gothique construit au sud de la Loire, et elle apparaissait d’une grande importance aussi bien pour le prestige du roi de France, que pour celui de l’archevêque.vezelay_msm_bourges_st_bertrand_207

Figure de proue du domaine capétien face au midi de la France, la cathédrale Saint-Etienne de Bourges se devait d'être unique dans sa conception. Il fut donc décidé de réaliser un édifice de grande envergure, comparable à Notre-Dame de Paris, et d'innover.

Pour ce faire, il fallait construire au-delà du vieux mur d’enceinte gallo-romain sur lequel s’était appuyé le chœur roman et déborder dans les fossés. La différence de niveau nécessitait la construction d’un soubassement qui anticipe exactement le plan du chevet. C’est l'église basse que l’on appelle à tort la crypte.vezelay_msm_bourges_st_bertrand_183

La construction fut entreprise dès 1195, et en 1214 près de la moitié du bâtiment ( à un peu plus du chœur actuel) était achevée.

Le plan de la nouvelle cathédrale est simple, mais harmonieux. Il s'agit d'une forme de basilique avec des chapelles qui entourent la nef. Ce qui rendra le nouvel édifice remarquable, ce sont la perspective des murs latéraux et l'unité de l'espace intérieur. Au départ, l'archevêque Henri de Sully, semble s'être inspiré du plan de Notre-Dame de Paris. Mais, il meurt en 1199.

vezelay_msm_bourges_st_bertrand_198 Son successeur l'archevêque Guillaume de Dangeon, ancien abbé cistercien, prend une part importante dans le développement du chantier et dans la définition du programme iconographique. Le décès de Guillaume en 1209, bientôt suivi de sa canonisation, entraîne un afflux de dons de la part des fidèles et des pèlerins.

Après une interruption d’une dizaine d’années, la deuxième campagne de construction ( gros œuvre de la nef et de la façade occidentale) commence en 1225 et se poursuivra jusqu’en 1230. A cette date le gros œuvre est terminé.vezelay_msm_bourges_st_bertrand_212

Ensuite, les travaux de la façade ont été effectués au ralenti. En 1313, il fallut étayer la tour sud, dans laquelle étaient apparues des fissures, en implantant un énorme pilier butant. Il n'a jamais été possible, en raison de cette fragilité, d'y implanter des cloches, d'où son nom de " tour sourde " ou " la muette " car il aurait été imprudent, parait-il, de faire sonner les cloches à l'intérieur... D’autres travaux de consolidation de la façade furent entrepris, et la tour nord était encore inachevée lors de la consécration de la cathédrale le 13 mai 1324.

Les architectes qui ont succédé au premier Maître de Bourges (dont on ignore le nom) ont su préserver la cohérence et la simplicité apparente du programme, l'absence de transept contribuant à l'effet d'unité de l'espace.

Lorsqu’on voulut achever la tour nord, à la fin du XV ème siècle, celle-ci s’écroula, en 1506, et fut reconstruite en harmonie avec la façade gothique bien qu'elle comporte certains éléments décoratifs Renaissance. On l'a appelée la " tour du beurre ", parce qu’elle fut en partie financée par les sommes versées par les fidèles et qui leur valurent d'être dispensés de jeûne pendant le carême.

Le beffroi contient 7 grosses cloches: louise, Célèstine, Martine, Daniel-Mathilde, Marie-Thérèse, Henri, Guillaume-Etienne ou Gros-Guillaume.

Lors des guerres de religion, en 1562, Bourges ayant été prise par les Protestants, les sculptures de la cathédrale furent gravement endommagées.vezelay_msm_bourges_st_bertrand_204

La face occidentale est la plus large des édifices gothiques de France (plus de 40 m), avec cinq portails, tous à double porte, correspondants exactement aux cinq nefs, dont les sculptures sont particulièrement magnifiques. Le portail central offre au regard la magnifique scène du jugement dernier.vezelay_msm_bourges_st_bertrand_211

La cathédrale de Bourges surprend tant par son absence de transept que par son double bas-côté. Cette particularité offre une perspective longitudinale continue que la coupure traditionnelle d'un transept rompt ailleurs. La coupe transversale offre un profil pyramidal. Cette disposition originale découvre un volume intérieur unifié.vezelay_msm_bourges_st_bertrand_191

Les vitraux de la cathédrale de Bourges sont pour une part du XIII ème siècle ; au XVI ème siècle, on ajouta de nouveaux vitraux, réalisés par l'artiste berruyer Jean Lecuyer. (Wikipédia)

2 août 2006

La croix de Vézelay

Beaucoup de visiteurs peuvent passer à côté d'une petite merveille, la croix de Vézelay, située aux pieds de la colline. Il suffit, devant la façade de la basilique, de prendre sur la gauche en direction d'une chapelle du XII ème siècle.

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La pente est périlleuse... Mais l'on est récompensé, au bout du chemin, par la vison de grosses pierres empilées les unes sur les autres sur lesquelles une immense croix est posée. Et quand on a fait le tour de la croix, on peut apercevoir les belles cupules creusées dans la pierre. Elles sont en fait plus de la taille de bassins.

En ce lieu, moins de bruit, moins d'agitation, moins de pelerins... Et pourtant! La vibration est énorme!

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31 mai 2023

Manosque, Notre-Dame-de-Romigier

 

Manosque, historique

 

Manosque fouilles 1On sait, d’après les vestiges retrouvés en centre-ville près de l’église de Notre-Dame-de-Romigier, que le site de Manosque fut occupé dès le Néolithique (IIIe millénaire avant notre ère) et que cette occupation fut poursuivie de façon continue jusqu’à l’époque romaine (des fouilles archéologiques ont mis à jour les vestiges d’un premier centre urbain du IIIe siècle dans ce secteur), et le haut Moyen-âge.

 

 

 

 

Manosque 1D’autres habitats castraux étaient établis sur les hauteurs des cinq collines avoisinantes, comme les castrums du Mont d’Or, de Toutes Aures, de Montaigut, Saint-Pierre et Saint-Maxime. Vers l’an 900, les Sarrasins pillèrent et incendièrent la ville. Les habitants revinrent peu à peu s’installer et Manosque en se développant se dota de remparts ouverts par des portes posées aux quatre points cardinaux. Deux ont survécu au temps.

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L’église Notre-Dame-du-Romigier

 

Manosque église ND de Romigier 3C'est vraisemblablement au cinquième siècle que la première église de Manosque fut construite et dédiée à Notre-Dame. Cette église primitive fut bâtie sur l’emplacement d’un ancien sanctuaire dédié à Cybèle, déesse de Phrygie dont le nom signifie la caverne. C’est la personnification des forces naturelles, la Magna Mater, la Grande-Déesse, mère des Dieux, l’initiatrice adoptée par la suite par les Grecs puis les Romains.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cybèle 2Les anciens mystères phrygiens comprenaient un rituel d’initiation où un taureau était sacrifié. Pour de nombreux historiens, la Vierge Marie aurait hérité de ses symboles et de ses fonctions. De cette époque furent retrouvés, concentrés autour de l’église, des éléments qui témoignent d’une vie communautaire déjà organisée (céramique fine estampée grise des Ve et VIe siècles, des sculptures du VIIIe).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Manosque église ND de Romigier 2C’est après la destruction de la ville par les Sarrasins vers l’an 900 que l’église fut reconstruite. On a fêté le millénaire de l’église en 1960 mais les travaux de construction ne furent achevés qu’autour de 980. L’église de Notre Dame devint le lieu le plus important de la ville autant sur le plan religieux que sur celui des affaires de la cité. Une charte de l’abbaye de Saint-Victor datée de 984 relate la présence de Guillaume 1er, comte de Provence, dans l’église où il tenait ses cours de justice. Guillaume 1er, dit le Libérateur, est célèbre pour avoir vaincu et chassé les Sarrasins de Provence en 979.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Manosque église ND de Romigier 10A cette époque, l’église et ses dépendances constituaient un prieuré placé sous l’autorité de l’abbaye Saint-Victor de Marseille. Jusqu’au XIIe siècle, Notre-Dame restera la seule église paroissiale de la ville. De nombreux miracles furent attribués à la Vierge noire de Notre-Dame de Romigier. Cette reconnaissance suscita la jalousie de l’autre église de Manosque, Saint-Sauveur, construite entre le XIIe et le XIVe siècle et dépendante du chapitre de Forcalquier, qui devait recevoir beaucoup moins de dons.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Manosque église ND de Romigier 21Au début du XVIIe, la voûte, effondrée suite à un tremblement de terre, fut reconstruite. L’église fut transformée en magasin de fourrages durant la période de la Révolution après le pillage et le saccage du mobilier. Heureusement, encore une fois, la Vierge noire fut cachée et protégée de la fureur destructrice des hommes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Manosque église ND de Romigier 26aDans la deuxième moitié du XIXe siècle (entre 1886 et 1890) elle fut entièrement rénovée par des artistes italiens et la Vierge noire fut posée dans une niche tapissée d’un tissu bleu qui ne la mettait pas en valeur.. Restaurée dans les années 1970, elle n’est véritablement réouverte au culte qu’en l’an 2000.

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Description

 

Manosque église ND de Romigier 18L’église Notre-Dame-de-Romigier est un édifice de style roman remanié au cours des siècles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Manosque église ND de Romigier 6Les travées 2 et 3 sont les seuls vestiges de l’édifice du Xe siècle. Elles sont séparées par des pilastres flanqués de quarts de colonnes engagées et surmontés de frises-chapiteaux très finement décorés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Manosque église ND de Romigier 7Les murs latéraux, massifs, dont on remarquera le dévers, sont ornés d’arcs de décharge à double rouleau très large et pas très haut.

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Cette nef romane en voûte d’arêtes nervurées se prolonge par une travée de chœur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Manosque église ND de Romigier 22Se substituant très vraisemblablement au sanctuaire du Xe siècle, le chœur actuel, composé d’une abside pentagonale flanquée d’absidioles également pentagonales, précédées de petits croisillons réunis par un passage assez étroit à la travée de chœur, correspond à une extension du monument réalisé dans la première moitié du XIIIe siècle.

 

 

 

 

 

Manosque église ND de Romigier 8L’abside centrale, éclairée par trois baies qui s’ouvrent sur une arcature de plein cintre, est couverte d’une voûte d’arêtes dont les nervures, rayonnant autour d’une clef ornée de l’Agneau pascal, prennent appui sur des colonnettes.

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Manosque église ND de Romigier 20Les bas-côtés ainsi que la première travée de la nef, bien que du XVIIe siècle, sont également couverts d’une voûte d’arêtes nervurées.

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Manosque église ND de Romigier 25Le portail occidental, très sobre, présente un tympan sans sculpture et un encadrement renaissance. Cet encadrement, abimé au cours des ans, se trouvait dans un état lamentable il y a 30 ans. Il a été restauré ainsi que le parvis.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Manosque église ND de Romigier 3Le chevet roman est décoré de petites arcatures saillantes portées par des modillons historiés.

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Le pentagramme

 

Manosque église ND de Romigier 23Sur le parvis de l’église apparait un pentagramme, une étoile à 5 branches fabriquée en mosaïque de cailloux noirs et blancs et de briques rouges, les trois couleurs du Grand Œuvre. Ici, ce pentacle (étoile à cinq branches composée grâce au tracé des diagonales du pentagone régulier) est censé, d’après les guides de voyage, être la représentation des 5 plaies du Christ. Le pentagramme est fondé sur le nombre 5, union du 2, principe féminin et du 3 masculin. Il représente donc l’union des contraires ou l’androgynie. Le pentagramme droit (pointe en haut) représente l'esprit sur la matière, le pentagramme inversé (pointe en bas) représente le contraire, la matière sur l'esprit.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Manosque église ND de Romigier 24Déjà utilisé chez les Sumériens chez qui il représentait les cieux et les 4 directions de l’espace, il devint signe de reconnaissance chez les pythagoriciens (selon Pythagore, le pentacle est un signe symbolisant l'harmonie, la beauté et la santé et il ouvre la voie du secret). Chez les gnostiques, il était le symbole des 5 éléments (esprit, terre, eau, feu et air). Plus tard, il prendra, en plus de sa représentation symbolique de la connaissance, une connotation magique et les adeptes de magie s’en serviront comme moyen de conjuration et d’acquisition.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Vierge noire

 

Manosque église ND de Romigier 10Sculptée dans une seule pièce de bois d’aulne, elle mesure 70 cm de haut, 24 de large, 18 d’épaisseur.

C’est une Vierge en majesté, assise sur une cathèdre. Elle tient l’enfant sur son genou gauche. Elle est vêtue à la mérovingienne d’une tunique, d’une longue robe ornée d’une large bordure (stola), et d’un manteau fermé d’une agrafe ronde (pallium). Sa tête, portant une couronne, est couverte et encadrée d’un voile court. Sa main gauche repose sur la cuisse de l’enfant, sa main droite a disparu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Manosque église ND de Romigier 12L’enfant est vêtu d’une robe longue et d’un manteau revenant sur ses genoux et décoré d’un col à large bordure. Il porte lui aussi une couronne de style mérovingien.  

Lors de sa restauration en 1993 elle perdit sa couleur noire et des traces de polychromie apparurent sur les vêtements : du bleu pour la robe de la Vierge, du rouge pour celle de l’enfant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Manosque église ND de Romigier 11Les experts délégués par les Monuments historiques l’ont datée du Xe siècle ce qui fait que Notre-Dame du Romigier est l’une des plus anciennes Vierges noires de France.

Elle est classée aux Monuments Historiques depuis 1909.  Au XIXe siècle, la statue était recouverte de vêtements et d’étoffes luxueuses comme on peut encore le voir sur les ex-voto qui la représentent.

Elle avait le pouvoir de ramener à la vie les enfants mort-nés le temps de leur baptême. Cette Vierge Noire était particulièrement invoquée pour protéger les femmes en couches, pour redonner la vie aux enfants mort-nés et contre les chutes mortelles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La légende de la Vierge noire

 

Manosque église ND de Romigier 8Une très ancienne légende parle de la vénération des habitants de Manosque pour une antique statue de la Vierge. Beaucoup de gens venaient en pèlerinage l’invoquer pour sa protection. Vers l’an 900, Manosque fut pillée et incendiée par les Sarrasins. La statue fut cachée puis oubliée. Les habitants, qui s’étaient réfugiés dans les collines environnantes du Mont d’Or, de Toutes Aures et de Montaigut, revinrent peu à peu s’établir dans le bourg. Dans la ville, en partie reconstruite, les jardins et les petits champs labourés étaient nombreux.

Un jour vers l’an 973, un paysan défrichait et labourait près des ruines de l’ancienne église dédiée à la Vierge. Ses bœufs soudainement s’arrêtèrent devant un roncier (roumi en provençal). Le laboureur mit le feu au buisson et reprit son travail mais son attelage refusa d’avancer et les bœufs s’agenouillèrent. Stupéfait, le paysan appela les passants et ensemble ils décidèrent de creuser là où se trouvait le roncier. Ils trouvèrent alors un sarcophage sculpté en marbre blanc. Ils firent venir un prêtre qui procéda à son ouverture. Le sarcophage contenait, enveloppé d’étoffes précieuses, une statue de la Vierge tenant son enfant sur ses genoux. Aussitôt la foule réclama la construction d’une église pour abriter la statue. Il fut décidé de relever de ses ruines l’antique église dédiée à Notre-Dame et on y installa la statue qui fut appelée Notre-Dame-de-Romigier en souvenir de sa découverte miraculeuse.

Le sarcophage a servi d’autel à la statue de la Vierge puis est devenu l’autel majeur de l’église.

 

 

 

 

 

 

Le sarcophage de l’Anastasis

 

Manosque église ND de Romigier 14Classé monument historique le 25 janvier 1898, l’autel majeur est un sarcophage paléochrétien en marbre de Carrare attribué aux ateliers d’Arles et daterait de la fin du IVe siècle ou du début du Ve.

 

 

 

 

 

 

 

 

Manosque église ND de Romigier 15En haut relief, sous la voûte céleste suggérée par des étoiles, sont représentés les 12 apôtres faisant le geste d’acclamation vers le signe de la résurrection, la croix de l’Anastasis (mot grec signifiant résurrection, action de se relever, utilisé pour dénommer le sanctuaire de la Résurrection abritant, à Jérusalem, le tombeau du Christ). Cette croix coiffée d’une couronne a disparu lors de la restauration du tombeau. De part et d’autre de son emplacement, le soleil et la lune. Au pied, deux soldats à qui il manque la tête sont les gardiens du sépulcre.

 

 

Manosque église ND de Romigier 17Sur la face latérale gauche, le péché originel : Adam et Eve au jardin d’Eden.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Manosque église ND de Romigier 16Sur la face droite, 3 hébreux ayant refusé d’adorer la statue d’or de Nabuchodonosor, sont jetés dans la fournaise : ils chantent et ne brûlent pas. Le roi reconnait alors qu’il n’y a pas d’autre Dieu qui puisse délivrer ainsi (Livre du prophète Daniel, ch.3).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La croix de pierre

 

Manosque église ND de Romigier 13C’est une croix du début du XVIe siècle qui se trouvait dans le cimetière de l’église Notre-Dame, placée à l’intérieur de l’église au XIXe siècle. Du côté visible elle porte l’image de la Vierge, de l’autre le Christ en croix posant les pieds sur un crâne. Elle est entourée d’un décor gothique, le seul de tout l’édifice.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

https://notre-dame-de-romigier.jimdofree.com/historique/

https://www.ville-manosque.fr/

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Notre-Dame-de-Romigier_de_Manosque

http://www.paleotime.fr/rue-sans-nom-manosque-alpes-de-haute-provence/

 

 

 

19 juin 2006

Le menhir de pierre-fiche de Champeix



Ludesse_11Il est situé sur la petite commune de Ludesse, sur la route qui mène à Champeix. Planté au milieu d'un champ de blé, il s'élève à près de 3 mètres 37. Son poids total est de 10 tonnes. C'est l'un des plus gros monolithes d'Auvergne.

 

 

 

 

 

Ludesse_7Il est visible de très loin et est connu sous plusieurs appelations qui témoignent de son empreinte profonde dans le paysage et dans les croyances :  pierre Fichade, pierre des Fées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ludesse_1La légende raconte que ce sont les fées qui ont érigé le menhir. Les fées sont très présentes dans la région.

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Ludesse_8Constitué d'arkose, il est daté par les archéologues de la fin du néolithique (environ 4 000 avant notre ère).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ludesse_6Le menhir est orienté est/ouest.
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Ludesse_2Sa face ouest est parcourue de deux grandes fissures obliques qui lui donnent l'aspect d'un hyppocampe, ou d'une tête de cheval repliée sur elle-même.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ludesse_3Le menhir était relié à un dolmen dont il reste la trace vibratoire sur le sommet de la colline qui le surplombe à l'est. Il est placé sur une CCT puissante.

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10 juillet 2006

Loch Ness (Ecosse)

La légende de Nessie est particulièrement ancienne, puisqu'on en retrouve les premières traces dans les chroniques de Saint Colomban. Les "apparitions" se sont multipliées depuis....(Wikipédia)

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Le château d'Urquart, date du XIIe siècle mais le promontoire était occupé depuis la préhistoire semble-t-il. Il appartenait à la ligne défensive du Great glenn et eut une part active et sanglante dans la formation et le développement de l'Écosse, dixit la pancarte qui présente le site. En 1692, sur ordre gouvernemental, il fut détruit pour contrer toute occupation jacobite.

En 565 de notre ère, Saint Colomban rendit visite au seigneur du lieu, Brude, et aperçut un monstre marin dans le loch... La légende était née. A rattacher aux légendes de dragons et de vouivre ?

Toujours est-il que l'écossais arrivant pour jouer Scotland the brave à la cornemuse sur l'un des murs du château m'a donné pas mal de frissons...

10 septembre 2006

La fontaine Saint Tugen

saint_tugenLa découverte de nombreux pointes de flèches en silex et de haches en pierre polie à la pointe du Kastel atteste une présence humaine au néolithique sur le territoire de Primelin. Des pierres ovoïdes et des tombes de l'âge de bronze témoignent de la continuité de cette occupation, ainsi que des stèles de l'âge de fer. Au Vème siècle, saint Primel aurait évangélisé la région, Primelin faisant alors partie de sa paroisse mère Plougon-Plogoff.

Au VIème siècle, saint Tugen y construit son ermitage. L’actuelle chapelle Saint-Tugen, fut fondée en 1535 par René du Menez, seigneur de Lézurec, et Marie du Faou son épouse, sur les vestiges du XI ème siècle. De cette époque subsiste notamment le porche sud, magnifique exemple de l’architecture et de la sculpture de la Renaissance bretonne, mais l’édifice a subi depuis de nombreux remaniements : construction de la tour du clocher de 1569 à 1582, puis de la "prison" située au nord en 1593, doublement du bras nord du transept en 1611, construction de la sacristie en 1720, modification du bras sud du transept en 1750.

st_tugenLa tradition veut que ceux qui sont mordus par un chien enragé doivent regarder le reflet de leur visage dans l'eau du bac en pierre situé près de la fontaine. Si l'eau reste limpide, celà signifie que le chien a été attiré par la fontaine pour se justifier devant Saint Tugen. Si l'eau renvoie l'image de l'animal, celà signifie qu'il est bien enragé et qu'ayant précédé la victime, il la prive du secours du saint.

Les malades ainsi découverts étaient autrefois enfermés dans une pièce de la chapelle où ils mourraient de faim...

Afin que le rituel soit entièrement accompli, il faut faire trois fois le tour de la fontaine en rempant à genoux.

st_tugen4On ne sait presque rien de Tugen, si ce n'est sa légende qui prétend que n'ayant pu interdire à sa soeur de courir le guilledou, il se serait écrié:" Il est plus facile d'empêcher les chiens enragées de mordre que d'empêcher une jeune fille de mal faire." ailleurs il aurait dit:" je préfererais garder  toute une troupe de chiens enragés plutôt qu'une seule femme."  Dieu, le prenant au mot, l'a chargé de soigner la rage.

Un peu mysogine sur les bords, le Tugen, moi je vous dit...

aout_2005_bretagne_022Curieusement, Saint Tugen est représenté avec un poignard en fer de 13 cm, qui se termine par une grosse poignée en fer forgé. Cet objet, dont on ne connais pas l'origine, est conservé dans un étui d'argent du XVI ème siècle. Il a une forme de clé et est vénéré comme étant "la clé de Saint Tugen".

aout_2005_bretagne_023Cette clé est l'objet magique qui guérit la maladie. Le jour du pardon, on fait bénir des pains de clés sans levain, sensés guérir les rages de dents...

Ce pardon a lieu le dimanche précédant la Saint Jean, jour de la fête de l'équinoxe d'été, célébrée par les Celtes. Ceci laisse à penser que la chapelle fut érigée sur un lieu de culte solaire.(Daniel spoerri)

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18 avril 2007

L'église Saint-Vosy de Culhat

Culhat__22_aCulhat dépendait de la commanderie de templiers de La Foulhouze jusqu'au XIVème siècle, puis passa à la commanderie des chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem de Montferrand.
























Culhat__15_aOn retrouve son passé dans ses armoiries, qui sont : d'azur à la lanterne des morts du lieu d'or, accompagnée en chef de deux croix de Malte d'argent. On y trouve des vestiges préhistoriques et gallo-romains découverts au domaine de l'Eguille et au Champ Saint-Martin.
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Culhat__21_aL'église Saint-Vosy est du XIIème siècle : 3 nefs et transept refaits au XIXème en style roman, chevet avec patine dorée, façade avec mosaïques. Fermée, malheureusement. On dit dans le pays que de la cave de la maison d'à côté partait un souterrain qui rejoignait l'ancienne crypte.

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18 avril 2007

Cusset

Cusset__11_aLa statue actuelle est une copie de substitution. On possède encore les mains de l'ancienne statue, dans le trésor de l'église. Elles sont datées du Xème siècle et sont ornées de bracelets de vermeil sur lesquels sont fixés des godets contenant une calcédoine pour la main gauche et pour la main droite deux cornalines, intailles romaines représentant Athéna-Minerve et un bouquet avec un gouvernail.
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Cusset__12_aLa statue fut trouvée vers le Xème siècle, selon la légende, sur une fontaine de l'abbaye de Cusset. Le culte de Notre-Dame de Cusset fut considérable et les rois de France Louis XI et Philippe le Bel vinrent l'honorer et la couvrir de cadeaux. En 1629, elle stoppa la peste qui ravageait la ville.















Cusset__13_aMais celà n'empêcha pas la statue d'être détruite à la révolution, et malgré la nouvelle statue refaite à la manière de l'ancienne, son culte, qui fut un des plus grands pélerinages au moyen-âge, tomba dans l'oubli.(Jacques Bonvin, Vierges noires)


3 mars 2007

L'église Saint Andéol

dr_me_provencale_817Le premier nom connu de la ville est Bergoïata, nom d'origine celtique  qui rappelait sa position élevée sur un rocher dominant le Rhône. Au début de l'ère romaine, ce nom devint Bergus ou Burgum. Les sénateurs gallo-romains avaient couvert de leurs villas cette colline riante, assise sur les bords de la Tourne.






















Bourg_Saint_And_ol_1La cité subit l'invasion des barbares à partir du V ème siècle siècle, puis retrouva une periode de paix sous l'administration des évêques de Viviers, seigneurs de Bourg-Saint-Andéol.

Le nom actuel, qui remonte au XVe siècle, perpétue la mémoire d'Andéol, sous-diacre de l'église de Smyrne venu évangéliser la région et qui fut persécuté et assassiné dans la ville.
Sous la Révolution, la ville a porté le nom de Bourg-sur-Rhône.













L'église Saint Andéol

Bourg_Saint_And_ol_3On peut considérer cette église comme une église romane typique de la fin du XI ème siècle. La quasi absence de décor permet de mettre en avant les formes architecturales et de définir les traits essentiels de l'architecture romane.

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Bourg_Saint_And_ol_plan_2aElle peut être le prétexte d'appréhender les diverses formes de voûtement (berceau, voûte d'arêtes, croisées d'ogives, coupole), le plan type de l'église avec ses parties constitutives et leur fonction (abside, chœur, transept, nefs, chapelles latérales).















 

 

 

Bourg_Saint_And_ol_4La restitution des parties occidentales disparues permet d'apprécier un type d'église exceptionnel en France (église à contre-abside). La présence du sarcophage de saint Andéol est l'occasion de considérer à la fois le rôle des reliques dans l'histoire de l'Eglise médiévale et le développement de l'architecture romane et l'apparition tardive de la sculpture romane dans cette région.

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Bourg_Saint_And_ol_18A l'extérieur, depuis le sud-est, on peut apprécier le plan d'origine de l'église (chevet triabsidial, transept, trois nefs), l'emplacement de l'accès originel à l'église (portail sur la façade sud, mais très refait au XIXe siècle) les adjonctions au bâti primitif (clocher, chapelles, clocheton sur la façade), les types d'appareils utilisés (moellons, pierre de taille), l'ornementation murale typique du premier art roman méridional (bandes lombardes), l'insuffisance du système originel de contrebutement compensée par de grands arcs-boutants plus tardifs.
Le portail d'accès actuel et la façade ouest correspondent à une transformation du XVIIIe siècle. Cette façade est dominée par la statue de saint Andéol.



Bourg_Saint_And_ol_2A l'intérieur il faut faire abstraction des éléments sculptés, pour la plupart exécutés lors des restaurations du XIXe siècle. Architecture très épurée dont l'ornement est constitué par des éléments constructifs : jeux de lumière produits par les doubleaux, le double rouleau des arcs...























Bourg_Saint_And_ol_16La voûte en berceau est équilibrée par les berceaux des bas-côtés. La voûte de la nef, portée plus haut que celles des collatéraux, permet, comme dans les autres grandes églises de la région, un éclairage direct de l'espace central. La croisée du transept est marquée, comme c'est l'habitude, par une coupole sur trompes. Celle-ci est d'un type rare, avec ses séries d'arcatures entre les trompes.







Bourg_Saint_And_ol_20A l'ouest, la contre-abside, dont on aperçoit l'amorce de part et d'autre de la tribune d'orgue, relevait d'un type exceptionnel d'organisation en France mais bien connu en Allemagne. A cette contre-abside était superposée une tribune qui se prolongeait dans la première travée de la nef (une restauration récente l'a restituée dans sa dimension d'origine).











Le sarcophage

Bourg_Saint_And_ol_10Le sarcophage de saint Andéol est un sarcophage antique : sur sa face d'origine un cartouche porté par des génies ailés contient le nom du défunt, un jeune garçon, et son âge, sept ans.
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Ce sarcophage a été réutilisé au début du XIIe siècle pour abriter les reliques du saint. On a alors sculpté la face opposée avec au centre une longue inscription latine à la gloire du saint et de part et d'autre, sous des arcs, les figures de saint Polycarpe et saint Bénigne, décor complété par une frise d'entrelacs en haut et des animaux affrontés en bas.

Bourg_Saint_And_ol_12Tout près de là est présentée l'épitaphe de l'évêque de Viviers Bernoin sous l'épiscopat duquel les reliques d'Andéol ont été découvertes en 858. L'épitaphe est entourée d'une bande ornée d'entrelacs.






Histoire de Saint Andéol

Bourg_Saint_And_ol_15Saint-Andéol, qui était venu prêcher en Vivarais aux environs de cette colline (vers l’an 166 de notre ère, il fut envoyé par Polycarpe, évêque de Smyrne (Turquie actuelle) pour évangéliser le midi de la Gaule), souffrit le martyre à Gentibus, situé sur la rive gauche de la branche orientale du Rhône, vis-à-vis la colline appelée Insula Martis.
L’Empereur Septime Sévère, de passage dans la région, entendit parler de lui et le fit mettre à mort le 1er Mai 208. Son corps fut jeté dans le Rhône.
S'il faut en croire l'antique légende, le corps de l'apôtre fut ensuite poussé par le courant sur le rivage de la colonie du Bourg ou de Berg-Oïati, là, il fut recueilli par Amycia Eucheria Tullia, fille du sénateur Eucherius Valerianits, dont l'aïeul est mentionné dans les Commentaires de César.

Bourg_Saint_And_ol_17Sainte Amycie fit creuser dans le roc un oratoire, où elle déposa les restes de saint Andéol. Lors de l'invasion des Vandales, Tullie les transporta sur les bords de la Durance; dans ce lieu, un village a été construit, qui porte encore le nom de Sainte-Tullie.
Au VIII ème siècle, les Maures ravageaient les bords du Rhône, et le Vivarais était sur le point de perdre la foi; alors l'évêque saint Béravin 1er fut averti, par une vision, du lieu où étaient les reliques de saint Andéol, et les rapporta lui-mème à Berg-Oïati, dans le tombeau que sainte Amycie lui avait fait creuser. Depuis cette époque, Berg-Oïati devint le but d'un célèbre pèlerinage, et, au lieu de Berg, qui signifie forêt, fut appelé Burg ou ville; puis on le nomma par la suite Burgus Sancti Andeoli.








Bourg_Saint_And_ol_19Au onzième siècle, le saint cardinal Lager, évêque de Viviers, fit construire, en l'honneur de saint Andéol, la vaste et belle église qui y existe encore. L'erreur populaire a longtemps donné le nom de tombeau de saint Andéol à un sarcophage antique, en marbre blanc, qui est placé près de la porte de cette église.

http://www.ardecol.ac-grenoble.fr/bases/edpatr3.nsf/0/ccf04cc35c1519efc12569eb0049fc1b?OpenDocument
http://www.nimausensis.com/ardeche/Gravures/StAndeol.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bourg-Saint-And%C3%A9ol

5 février 2007

La halle

La_c_te_Saint_Andr__102_aLes Halles, un bâtiment en voûte à charpente de bois, furent construites vers la fin du 13e siècle par Maître Jacques de St Georges.
La date exacte de construction de l'édifice se situe sans doute entre 1257 et 1309, date à partir de laquelle il est fait mention d'une "maison de marché". Avec 76 mètres de long sur environ 29 de large, il s'agit de l'une des plus vastes halles de la France médiévale. La toiture, à quatre pans, est faite de bois de charpente de la région.








La_c_te_Saint_Andr__100La Halle est composée de cinq allées. Autrefois, chacune était réservée aux commerçants de même profession : tisserands, merciers, marchands, cuiratiers et escoffiers (cordonniers) et bouchers.

Classée monument historique, la Halle continue à accueillir comme dans le passé le marché le jeudi matin. Lieu d'échange, de rencontre et de contact, la Halle est aussi un lieu culturel où se produisent les concerts du Festival Berlioz.

Rien de sacré, mais remarquable.

3 novembre 2006

Skara Brae, Broch of Gurness, villages néolithiques

 

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Orcades_369Skara Brae est un site archéologique très important situé sur la côte occidentale de l'île principale des Orcades.

Il comprend les restes d'un village néolithique qui grâce à leur enfouissement dans le sable ont passé les siècles sans subir d'importants dommages. L'état de conservation est si exceptionnel que ce site a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial  par l' Unesco.

 

 

 

 

Orcades_371Jusqu'en 1850, Skara Brae reste enfoui sous des dunes non loin de la plage. Cette année-là, une mer particulièrement agitée et des vents violents arrachèrent l'herbe et dégagèrent plusieurs constructions ; en 1924 des conditions météorologiques similaires achevèrent de mettre à jour les vestiges du village. Bien que le site ait connu plusieurs périodes d'occupation et d'habitation, ce qui en est visible aujourd'hui remonte à la plus récente d'entre elles.

Les fondations de huit logements semblables, réunis par une série de basses allées, furent intégralement découvertes entre 1928 et 1930.

 

 

 

Orcades_375Le nombre d'habitants de Skara Brae n'a probablement jamais dépassé 50 à 100 unités pour une même période. Apparemment ces habitants fabriquaient et utilisaient des poteries de type "Grooved Ware". Les murs et le toit des maisons étaient recouverts de terre mais, plutôt que d'être enfouies dans le sol, elles étaient construites à partir de monticules de déchets préexistants appelés "middens" qui sont constitués de divers éléments (détritus, poteries brisées, os, coquilles et restes d'animaux...). Bien que ce "midden" ne procure qu'une faible stabilité aux constructions, son utilité principale était de fournir une bonne isolation aux habitations soumises au rude climat hivernal des Orcades.

 

 

 

Les maisons, d'une superficie moyenne de 40 mètres carrés, possédaient une large salle carrée contenant un grand foyer qui devait servir à faire la cuisine et se chauffer. Comme il y avait peu d'arbres sur l'île, les personnes de Skara Brae utilisaient du bois apporté par l'océan, des fanons de baleine et du chaume de gazon pour couvrir leurs maisons.

Orcades_361Les logements contiennent un certain nombre de meubles construits en pierre tels que des armoires, des commodes, des sièges et des lits clos (bordés de larges pierres). Le village bénéficiait même d'un système sophistiqué de canalisations qui incluait peut être une forme primitive de toilettes dans chaque logement.

On pense que le site de Skara Brae a été occupé pendant approximativement 600 ans à partir de -3100 et jusqu'aux environs de -2500. A cette époque le climat s'est refroidit et est devenu plus humide, entraînant l'abandon du site par ses habitants. (wikipédia)

Une autre explication de la désertion du village est l'émergence d'un groupe régional provoquant l'effondrement de l'ancienne organisation communautaire qui s'était développée dans des villages autonomes. Le nouvel ordre a pu remettre en cause la nécessité de vivre dans des villages très fermés. L'équilibre entre des besoins de la cellule familliale et de la collectivité a pu être bouleversée par l'établissement du groupe régional.

La famille individuelle était devenue plus importante, alors que la vie en communauté l'était moins. Les gens se sont alorsremis à vivre dans des fermes isolées, chacune d'entre elles se considérant désormais comme élément constitutif du groupe régionnal auquel il s'identifiait. Par conséquent, petit à petit, Skara Brae a du être abandonné.

 

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Le Broch  est une fortification construite à l'époque préhistorique  que l'on trouve en grand nombre dans le nord de l'Ecosse et aux Orcades.

 

 

 

 

 

 

Les brochs sont des constructions de l'âge du fer, qui ont environ 2 500 à 3 000 ans. Constituées généralement d'une double enceinte, il s'agit de massives tours circulaires comportant deux étages et pouvant s'élever à plus de 15 mètres au dessus du sol.

 

Orcades__Skara_Brae_Brough_of_Birsay__Eagles_074Autour, comme à Gurness,  on peut trouver les restes d'un habitat. Le broch, ancêtre sans doute du château fort, pouvait servir à abriter la population lors des conflits tribaux.

On pense que certains brochs ont été construits par les Pictes.

 

 

 

 

 

Orcades_424Construit entre 200 et 100 av. J-C, le Broch de Gurness (Broch of Gurness) s'élevait à l'origine à 8 m de haut. L'entrée ouvre dans la salle principale, où se trouve le foyer rectangulaire. Son double mur de pierre sèche lui assure solidité et stabilité : les deux parois séparées par un vide, sont reliées à intervalles réguliers par de grosses pierres. Entre les deux épaisseurs du mur, sont aménagés de petites cellules et un escalier de pierre en colimaçon menant à l'étage supérieur puis au toit. Dans la salle souterraine à laquelle on accède par des marches de pierre, un réservoir d'eau de source.

 

 

 

 

Orcades_425Des petites habitations disposées autour du broch, on découvre l'agencement intérieur : emplacement du foyer central, niches de rangement aménagées dans les murs de pierre... Le village qui hébergeait une quarantaine de familles, est entouré de trois fossés défensifs alternant avec trois talus. Sa situation est stratégique : les bateaux qui passaient dans le Eynhallow Sound, bras de mer entre Gurness et les îles de Rousay, Wyre et Eynhallow, ne pouvaient manquer d'être repérés. Les pictes d'abord, puis les vikings ont utilisé ce site : les fouilles ont mis au jour une maison picte (Shamrock House) et de nombreux objets vikings  qui se trouvent aujourd'hui au Musée de Tankerness House à Kirkwall.

 

 

Que viennent faire des villages néolithiques dans un site sur les lieux sacrés, me direz-vous ?

 

 

 

 

 

 

 

Orcades_445Et bien, c'est tout simplement parce que je l'ai ressenti ainsi. Il devait exister dans ces villages des prêtres bien informés du sacré, m'est avis... Loin des explications que l'on veut bien nous donner, je pense que ce village était bien plus qu'un regroupement de maisons.Et un broch, est-ce vraiment l'ancêtre du château-fort? Moi je pencherai plus pour un lieu sacré, comme la cathédrale posée au centre de la ville. Et ne serais-ce que pour la formidable énergie qui m'a laissée pantelante sur la grève, devant les rochers battus par les vents et marées.

 

 

 

 

 

 

 

Orcades__Skara_Brae_Brough_of_Birsay__Eagles_094J'ai retrouvé un site anglais qui parle des habitants de Skara Brae comme étant des Egyptiens. La version traduite par logiciel vaut le détour, je vous en donne un aperçu: "Tout ceci se dirige aux personnes de Skara Brae ayant provenu d'une société fortement civilisée.

Mdr... et je ne vous donne pas la suite. Je donne le lien en anglais, faites-vous votre propre opinion. je pense que l'auteur n'est pas si loin que ça de la vérité.

 

 

 

 

 

 

 

gurness

http://www.geocities.com/futhark_runes/SkaraBrae_AncientEgyptianSettlement.html

 


5 février 2007

Eglise Saint André

La_c_te_Saint_Andr__093Le nom du bourg de La côte Saint André  viens de "Santi Andréa de Costa", apparu pour la première fois sur des documents au moyen age. Cette ville est donc ancienne et possède de nombreux édifices présentant une architecture des XI ème, XVI ème et XIX ème siècles.
La Côte-Saint-André, capitale de la Bièvre, est idéalement placée à la croisée des chemins entre Vienne et Valence, Lyon et Grenoble. Située à 400 mètres d'altitude, sur le flan d'un coteau, elle offre un large panorama sur les Alpes et laisse deviner le relief des Cévennes et du Massif Central.

















La_c_te_Saint_Andr__056_aSa position centrale en fait une ville-étape idéale pour les touristes et les pélerins de Saint-Jacques de Compostelle, de passage dans notre région.











La_c_te_Saint_Andr__062_aEglise Saint André:

Elle fut bâtie entre 1088 et 1102 par les moines de Saint-Ruf, surnommés "curés blancs". Artistes, ils avaient un atelier de sculpture où ils taillaient la pierre et ciselaient les colonnes (celles actuelles du chœur). Son clocher est d'origine romane.













La_c_te_Saint_Andr__064_aL'église présente des styles roman, gothique et moderne qui donnent à cet édifice une physionomie originale.L'étude archéologique de cet édifice complexe reste à faire. La partie la plus ancienne en est assurément la croisée du transept avec sa coupole sur trompes, d'époque romane. Le clocher en briques qui développe ses deux étages de baies au-dessus, n'est pas sans évoquer celui de la cathédrale de Grenoble et, comme lui, pourrait dater du début du XIIIe siècle. Quant à la nef, diversement remaniée, on y reconnait plusieurs périodes de l'art gothique.




La_c_te_Saint_Andr__077_aInscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, l'église est dotée d'une acoustique exceptionnelle. Elle accueille, entre autres, les concerts du Festival Berlioz au mois d'août.










La_c_te_Saint_Andr__057Saint André

Frère de Simon-Pierre, saint André né à Bethsaïde, au nord du lac de Tibériade, habitait avec saint Pierre à Capharnaüm, et fut d'abord, comme saint Jean, un disciple de saint Jean-Baptiste. La tradition grecque appelle André le Protoclet, c'est-à-dire le premier appelé des douze apôtres.

Après saint Pierre et saint Paul, saint André est l'apôtre qui a le plus d'églises en France où il est le patron d’Agde, d’Avranches, de Bordeaux, d’Orange et de la Bourgogne dont le duc Philippe III le Bon mit sous sa protection l’ordre de la Toison d’Or. A l’étranger, saint André est le patron d’Amalfi, de Baeza (Andalousie) qui fut arrachée aux Maures le 30 novembre 1227, du Brabant, de Brescia (Italie), du Brunswick, de l’Ecosse, du Holstein, de Lunebourg (Hanovre), de la Hongrie, de Mantoue, de Minden (Westphalie), de Pesaro (Italie), de Ravenne, de Rochester (comté de Kent), de la Russie, de Santander (Espagne), du Sleswig, de Verceil (Italie) et de Wells (comté de Somerset). Saint André qui est le patron des pêcheurs de poissons d’eau douce, des poissonniers et des cordiers, est aussi invoqué par les femmes qui cherchent un mari et celles veulent devenir mères.

La_c_te_Saint_Andr__049_bLes diverses mentions de reliques ou d'édifices dédiés à l'apôtre André au haut Moyen Âge s'inscrivent, pour la plupart, dans l'aire de développement de la piété martyriale au Ve siècle. Parti des régions méditerranéenne et bourguignonne, son culte s'est répandu vers l'ouest et le nord de la Gaule.









saintandreSaint André dans la toponymie au Moyen Âge

Le vocable Saint-André s'est assez largement diffusé sur le territoire français. Les départements qui possèdent un taux élevé de toponymes Saint-André se situent au sud de la ligne Eu-Genève : l'Aude, le Gard, l'Hérault, l'Ardèche, la Sarthe, l'Isère et l'Ain. L'aire de développement du culte de saint André recouvre ainsi les provinces du Languedoc et du Dauphiné (Viennois), qui possèdent plusieurs édifices anciennement dédiés à saint André. Le vocable Saint-André a pu pénétrer en France par la Méditerranée, à la faveur des échanges avec l'Orient, pour remonter ensuite le long de l'axe rhôdanien.(http://theses.enc.sorbonne.fr/document24.html)







La_c_te_Saint_Andr__081Nous avons dans l'église la présence des reliques de saint Théodore.Et une roue représentant les instruments de son martyr.La_c_te_Saint_Andr__082







La_c_te_Saint_Andr__072Il est vrai que l'accoustique est merveilleuse. A peine entrée, je fus accueillie par le jeu d'orgue magnifique d'un musicien solitaire.
Rien de particulier, si ce n'est, derrière l'autel, une énergie douce. Et un petit quelque chose dans le baptistère.

La_c_te_Saint_Andr__074_a

20 février 2007

Rue du bac

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rue_du_bac_001Elle doit son nom au bac établi vers 1550 sur l'actuel quai Voltaire et qui servait au XVIe siècle au transport des blocs de pierre destinés à la construction du palais des Tuileries, en traversant la Seine à l'emplacement de l'actuel Pont Royal. Celui-ci a été construit sous Louis XIV à l'emplacement du pont rouge, édifié en 1632 par le financier Barbier.

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Primitivement, la rue fut appelée grand chemin du Bac, puis ruelle du Bac et grande rue du Bac.(Wikipédia)

rue_du_bac_006Au n°140 de la rue, un porche, celui qui mène à la chapelle de la vierge miraculeuse. Rien ne laisse paraître de l'extérieur qu'il passe en ce lieu un nombre impressionnant de visiteurs. Après le porche, l'entrée de la chapelle, gardée par saint michel. Normal, son parèdre est présent.miraculeuse

rue_du_bac_025C'est dans cette rue que la vierge est apparue à Sainte Catherine Labouré, en 1830. Elle est l'origine de la création de la médaille miraculeuse, portée aujourd'hui par des millions de catholiques. Exhumée en 1933, son corps fut retrouvé parfaitement conservé, et gît maintenant dans un cercueil de verre dans la chapelle.

Présence d'un gardien.

Je dois dire qu'une telle chapelle n'a rien de prime abord pour m'attirer. Je suis naturellement mieux dans les constructions bien plus anciennes, et plus dépouillées.

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Mais là, c'est autre chose. Il se dégage de ce lieu une telle énergie, qui n'est pas que le fait de la dévotion des fidèles et de l'égrégore que celà comporte.

rue_du_bac_015La Dame est bien là, énergie de la Terre-mère, nourricière généreuse qui ouvre ses bras à tous ceux qui sont présents. L'énergie est douce mais puissante, et pour m'y être rendue plusieurs fois, différente suivant le jour ou bien l'état d'esprit.

rue_du_bac_021Impossible pour quelqu'un de sensible aux mondes subtils de passer à côté de ce bain purificateur. Je crois savoir qu'une faille importante cours dans le sous-sol de la rue, de même nature que celle  qui passe à Lourdes. les lieux d'apparitions mariales ne sont pas implantés au hasard...

Dans la même journée, rencontre interessante. Un personnage haï d'un côté, admiré de l'autre. Je laisse à chacun le soin de se faire une oppinion. Juste une remarque, il me fait penser à quelqu'un...

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Guy Gilbert, le curé des loubards, et Jean-Marie Vianney, le curé d'Ars...

30 juillet 2015

Stage en Brionnais avec Jacques Bonvin

J'ai le plaisir et le privilège d'animer un stage sur la symbolique romane avec Jacques Bonvin dans cette merveilleuse région qu'est le Brionnais. Si la perspective de passer un moment avec nous vous semble intéressante, et pour plus de précisions, il vous faudra contacter l'ANGE :

Académie Nationale de
Géobiologie Environnementale
contact@academie-geobiologie.fr
Téléphone : (33) 05 63 32 06 18

ou vous rendre sur le site de Mosaïque ici et regarder dans les stages d'architecture sacrée ici  puis  . Sinon, vous pouvez laisser vos coordonnées en commentaire. Merci, et peut-être à bientôt, presque à demain, si vous le voulez bien !

Stages_1

Stages_2

Stages_3

 

Neuilly_en_Donjon_21

20 juillet 2015

Barnhouse

 

Barnhouse_10Sur la rive sud du lac Harray, proche du cercle de pierre de Stenness et de l’emplacement de la pierre d’Odin, fut découvert en 1984 le « village » néolithique de Barnhouse. Son nom provient tout simplement de la ferme voisine de Barnhouse. Les fouilles mirent à jour une quinzaine de maisons, contemporaines du village de Skara Brae, c'est-à-dire datant de 3 300 ans, qui furent abandonnées en 2 600 avant notre ère.

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Barnhouse_plan_1bLes vestiges des murs restants, en pierre sèche et peu élevés, permirent de voir des structures de forme ronde, avec foyer central, cloisons, lits et vaisseliers en pierre. Les archéologues ont remonté quelques murs, afin que les touristes se rendent mieux compte de ce que fut Barnhouse à l’origine. Le « village » au départ s’étendait beaucoup plus loin en direction de Maeshowe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Barnhouse_1Barnhouse diffère pourtant de Skara Brae, situé 8km au nord/ouest : les maisons ne furent pas enterrées, aucun passage couvert ne les reliait entre elles, et il semblerait qu’il y eut une hiérarchie dans la structure sociale, absente de Skara Brae. De plus, les spécialistes estiment que chacune des maisons ont été délibérément détruites quand elles n’ont plus été utilisées, d’autres prenant leur place au fil des ans. Deux structures se démarquent.

 

 

 

 

 

Barnhouse_5La maison 2, plus grande que les autres et construite plus solidement sur une petite hauteur, avec deux pièces ayant chacune un foyer. Dans les murs intérieurs, 6 cavités rectangulaires intégrées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Barnhouse_cisteUn peu après le seuil d’entrée fut découverte une ciste (du latin cista, corbeille en osier et par extension coffre, boîte, sépulture individuelle, de petites dimensions, se présentant sous la forme d'un caisson de dalles de pierre où se fait un dépôt votif ou funéraire).

 

 

 

 

 

 

 

Barnhouse_6Au lever du soleil le matin du solstice d’hiver, les rayons passaient par l’entrée et allaient taper directement sur la dalle trapézoïdale qui la recouvrait. La maison 2 n’a jamais été démolie, contrairement aux autres.

 

 

 

 

 

 

Barnhouse_2Située en face, la maison 8 est la structure la plus grande de Barnhouse. Elle fut construite sur une plate-forme d'argile jaune après l’abandon des autres maisons, vers 2 600 avant notre ère. C’est une structure carrée massive de 7m de long, aux murs épais, entourée par 3 murs d’enceinte. L’entrée, orientée au nord/ouest sur le coucher du soleil au solstice d’été, et flanquée de deux menhirs, donne sur un couloir de 3m de long. Au milieu du passage, sous le plancher de dalles, fut retrouvée la trace d’un foyer.

 

 

 

 

 

 

Barnhouse_pitchstone

 

 

 

La structure possède aussi un foyer central, près duquel fut retrouvé une poterie de style Unstan Ware remplie de silex, très rare dans les Orcades. Un morceau de rétinite, pierre formée à partir de lave refroidie au contact de l’eau ou de la glace, utilisée pour fabriquer des outils tranchants mais aussi pour ses propriétés énergétiques, fut également retrouvé.

 

 

 

 

 

 

Barnhouse_Machrie_MoorCette pierre chamanique, verre naturel, qui facilitait la connaissance de l’inconscient et la purification, proviendrait de l’ile d’Arran (Eilean Arainn), de l’autre côté de l’Ecosse, habitée sans interruption depuis le début du Néolithique et où se dressent bon nombre de mégalithes comme ceux de Machrie Moor.

 

 

 

 

 

Barnhouse_12Il semblerait que le « foyer central » du cercle de pierre de Stenness, 200m plus bas, monté bien après les menhirs, fut construit avec les pierres de pavement de la maison 8.

 

 

 

 

 

Barnhouse_8Si Barnhouse ne fut pas un village comme les autres, à quoi a-t-il bien pu servir ? Même les archéologues disent que la découverte de ce site, de nature cultuelle, a conduit à la réinterprétation de l’histoire des Orcades. C’est dire. Voyons un peu. Premier indice, sa position orientée des entrées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Barnhouse_plan_aDe plus, le site est relié suivant un axe solsticial à la pierre de Barnhouse, elle-même reliée à Maeshowe. Cela forme un beau triangle rectangle isocèle. La pierre de Barnhouse est aussi reliée au centre de Brodgar, en passant par la Watchstone, suivant la ligne des rayons du soleil levant du 1er mai, à la fin de la saison sombre et au début de la saison claire.

 

 

 

Barnhouse_plan_6aLa maison 2, différente des autres, devait accueillir un personnage plus important, d’où la notion de hiérarchie. Si non, elle était différente d’un logement, la présente de la ciste en témoignant (lien avec les ancêtres ?), même si la possibilité qu’elle ait été mise là ultérieurement reste de mise.

 

 

 

 

 

 

 

Barnhouse_3La maison 8, ressemblant à un édifice religieux tel une église romane avec sa triple enceinte, fut construite après l’abandon du reste du site. Les temps changent, les pratiques religieuses et rituelles aussi, mais le lieu, espace sacré, semble rester dédié au culte. Là où les cérémonies eurent lieu à l’extérieur, dans les cercles de pierres ouverts à l'ensemble de la communauté, elles se firent ensuite dans un espace clos seulement accessible à quelques privilégiés. Le fait que l’entrée possède un foyer caché indique peut-être que l’on devait passer dessus avant d’entrer afin de se purifier. A moins que le foyer ne soit le vestige d’une ancienne cérémonie de fondation. A moins qu’il faille se servir du feu pour ouvrir le site énergétiquement parlant. Dans les trois cas, on note l’importance du feu.

 

 

 

Tous ces indices tendent à prouver que Barnhouse fut un village sacerdotal, où les premiers chamanes, puis les  prêtres, officiaient, en relation directe avec Maeshowe, le ness of Brodgar et les cercles de pierre voisins. Le fait qu’à l’intérieur des maisons, en interface les unes avec les autres, règne la permanence d’un état harmonique ne fait que confirmer la chose.

http://www.orkneyjar.com/history/barnhouse/

http://www.spirit-of-orkney.com/contents1a/2010/08/barnhouse-neolithic-settlement/

http://www.odinorkney.com/pages/maeshowe/barnhouse.html

http://www.ancient.eu/Barnhouse_Settlement/

6 février 2016

Bois-Sainte-Marie, historique

 

Bois-Sainte-Marie map 2Le village de Bois-Sainte-Marie se construisit sur une ancienne route gauloise. Il semblerait qu’une prieurale bénédictine, située sur la pente de la colline, fut construite dès l’époque carolingienne, mais ce n’est qu’en 974 puis en 998 que le village apparaît dans une charte clunisienne en tant que Sancta Mari de Boscum.

 Bois-Sainte-Marie 0a

 

 

 

 

Bois-Sainte-Marie 15La population augmentant, une église paroissiale, financée par le vicomte de Dun, fut bâtie en grès jaune au sommet de la colline au XIIe siècle, sous le vocable de la nativité de la sainte Vierge.  Bois-Sainte-Marie devint alors le siège d’un archiprêtré de 32 paroisses du diocèse d’Autun.

 

 

 

 

 

 

Bois-Sainte-Marie mapLe village fortifié, siège d'une châtellenie royale où les comtes de Mâcon battaient monnaie et où un prévôt rendait justice, prit de l’importance après 1181, quand la population de la proche citadelle de Dun, détruite par Philippe-Auguste lors de la guerre qu’il mena contre le vicomte de Mâcon suite à une plainte de l’abbé Pierre de Cluny, y vint se réfugier.

 

 

 

 

Bois-Sainte-Marie 2Bois-Sainte-Marie devint possession royale en 1239 et Louis IX, dit Saint-Louis, y demeura en 1245 lors du voyage qu’il fit à Cluny pour y rencontrer le pape Innocent IV. C’était un bourg important, au carrefour de plusieurs régions, organisant des foires réputées. Il fut saccagé durant les guerres de Religion, en 1420 par les Armagnacs puis en 1567 par les Calvinistes : l’église fut incendiée et le prieuré détruit. La ville voisine, La Clayette, organisa alors les foires, et doucement Bois-Sainte-marie périclita.

 

 

 

 

Bois-Sainte-Marie 13Au XVIIe siècle l’église était presque en ruine, la voûte du bas-côté nord en grande partie effondrée. Il faudra attendre 1845 pour que les Monuments Historiques commencent à s’en occuper et l’architecte Eugène Millet, élève de Viollet-le-Duc, commença la restauration en 1849. Un nouveau perron fut ajouté ainsi qu’une tour carrée d’accès au clocher (lui-même reconstitué), les piliers furent consolidés, certains chapiteaux refaits à l’identique, les murs du côté nord (où fut ouverte une porte) et du déambulatoire remontés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://association-egliseboisstemarie.org/

http://www.bourgogneromane.com/edifices/boisstemarie.htm

http://www.petit-patrimoine.com/fiche-petit-patrimoine.php?id_pp=71041_1

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bois-Sainte-Marie

http://www.pays-clayettois.fr/bois-sainte-marie.html

http://pjpmartin.free.fr/site/FMD1s.htm#r54

30 septembre 2008

Hathor

Le_Louvre_Egypte_254Hathor est ici représentée sous 4 formes : la vache, la femme, la lionne, le serpent.
Dans la mythologie égyptienne, Hathor est à l'origine une déesse céleste confondue avec Nout. Son attribut est le collier à contrepoids. Considérée comme l'œil de Rê, c'est elle qui, dans la version de la création d'Hermopolis, châtie les humains.













Le_Louvre_Egypte_253Mais elle est plus connue en tant que déesse des festivités et de l'amour. Dans ce rôle elle était adorée à Denderah et, associée au dieu Horus, dans la ville d'Edfou. Elle était représentée sous les traits d'une vache, ou d'une femme portant le disque solaire entre ses cornes. Elle avait également pour fonction de fournir la nourriture céleste pour les morts dans les enfers.

Le_Louvre_Egypte_294Hathor est certainement une des divinités les plus anciennes de l'Égypte, car sa représentation est marquée sur la palette du roi Narmer. Son nom signifie « Demeure du dieu Horus », ce qui fit d'elle l'épouse du dieu-faucon.

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