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lieux sacrés
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9 septembre 2009

L'abbatiale de Cruas, la mosaïque

Cruas_98Sur les deux pavements de mosaïques décrits au XVIIIème siècle par les religieux de Saint-Maur lors de leur passage à Cruas, seule celle de l'abside centrale nous est parvenue, l’autre ayant été détruite lors de la mise en place, au XVIIIème siècle du nouveau maître-autel.









Cruas_97Datant du premier quart du XIIème siècle, elle représente le prophète Elie et le patriarche Hénoch sous la main de Dieu, les deux seuls personnages enlevés vivants au ciel dans l’ancien testament. Encadré par les deux personnages, une représentation du jardin d’Eden sur un panneau central, avec l’arbre de vie, lignum, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal, ficus (le figuier).













Cruas_96En dessous des arbres sont représentés les 4 monts, mais aussi les 4 bras du fleuve du Paradis qui semblent irriguer l’ancien emplacement de l’ancien maître-autel, qui se trouve actuellement dans la crypte. On voit encore, sur la dalle, les trous ayant servi à le fixer.
Les quatre bras du fleuve du Paradis irriguent l’univers et donnent naissance à la Création. On est face à une vision chrétienne du monde, une géographie du sacré avec l’eau qui marque les limites de l’univers. Les 4 bras du fleuve, courants cosmiques nécessaires à la création ?




Genèse : chapitre II.9/14 : "Dieu planta un jardin en Éden, à l'orient, et il y mit l'homme qu'il avait modelé. Dieu fit pousser du sol tout espèce d'arbres séduisants à voir et à manger, et l'arbre de vie au milieu du jardin, et l'arbre de la connaissance du bien et du mal. Un fleuve sortait de l'Éden pour arroser le jardin et de là il se divisait pour former quatre bras. Le premier s'appelle le Pishôn : il contourne le pays d'Havila, où il y a de l'or ; l'or de ce pays est pur et là se trouve le bdellium et la pierre cornaline.  Le deuxième fleuve s'appelle le Gihôn : il contourne le pays de Kush.  Le troisième fleuve s'appelle Hiddékel : il coule à l'orient d'Assur. Le quatrième fleuve est le Phrat."

Certains ont vu dans les fleuves le Gange, le Nil, le Tigre et l’Euphrate. Les plus anciennes civilisations ?

L'inscription qui borde la mosaïque porte la date de 1097. L’autel, d'après des descriptions anciennes, aurait été consacré en 1095 (date qui était portée sur la mosaïque perdue de la croisée du transept) par le pape Urbain II à son retour de Clermont-Ferrand où il avait prêché la première croisade. La mosaïque commémore son passage.

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12 août 2009

La Madone

Beauvoir_de_Marc_1Beauvoir-de-Marc fut une possession et un lieu de séjour des Dauphins de France. Son château fort, habité par les puissants seigneurs de Beauvoir-de-Marc qui ont dominé la région de 980 à 1702, fut abandonné en 1336 et ruiné.















Beauvoir_de_Marc_2Sur son emplacement se trouve à l'heure actuelle une statue de la vierge Marie, appelée la Madone. Cette statue, bien que de facture contemporaine, est reliée à d'autres lieux sacrés marials.

17 octobre 2007

Menhir de Freydefond

Au nord de Saint Nectaire, ce menhir de dimension modeste (1 mètre 50 ) est visible de très loin. Il est situé sur un plateau basaltique tabulaire. Il était surmonté d'un petit bloc de basalte dans lequel était fiché une croix. Elle fut brisée à la révolution, restaurée et à nouveau détruite faute d'entretien. Il travaille sur la sphère "amortisseur".A sa droite, le dolmen de la Pineyre.polignac_076polignac_075polignac_078polignac_079

17 octobre 2007

Dolmen de la Pineyre

Il est distant de seulement 500 mètres du menhir de Freydefond. Son nom rappelle le petit bois de pins qui l'entoure. Il est enchassé dans un tumulus d'une quinzaine de mètres de diamètre, et seule émerge une partie de l'énorme dalle de couverture dont le poids est supérieur à 25 tonnes. C'est une plaque de basalte, arrachée à une coulée de lave, qui a glissé sur les supports qui sont au nombre de 4, et ne repose plus que sur deux d'entre eux.polignac_095polignac_096

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10 mai 2006

chapelle de Jurieu

P1020168aOn retrouve la première trace de Jurieu dans un vieil écrit datant de 1225, mais sous une orthographe différente: "Giureu". Le surnom couramment employé pour la chapelle romane est celui de "chapelle des fous".
La légende de la pierre qui chante prétend que quiconque s'y endort dessus, se réveille soit avec la connaissance universelle, soit en ayant définitivement perdu la raison. Une autre légende toujours transmise par la mémoire collective nous précise que Jurieu aurait été construite sur un antique tumulus.

La pierre qui chante délivre une connaissance qui n'admet ni les curieux ni les mégalomanes.



P1020169aElle écarte ceux qu'elle ne juge pas dignes, et peut même, selon leur degré de perversion, les tuer ou les rendre fous, d'où la présence en contrebas de la chapelle au hameau de Jurieu: il y a en cet endroit une énergie qui guérit les personnes qui n'ont pas supporté le choc...

http://regardsdupilat.free.fr/CLOCHER.html

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10 juillet 2006

Rosslyn (Ecosse)

Je remercie la providence de m'avoir permis de visiter ce lieu avant l'engouement du à un certain livre sorti depuis....

 

05_08_62__1600x1057_La  Rosslyn chapel (anciennement nommée Collégiale Saint-Matthieu) est une église qui fut construite au XVe siècle dans le village de Roslin, dans le Midlothian en Écosse.

 

 

 

 

 

rosslyn2Elle fut dessinée par William Sinclair (orthographe alternative Saint-Clair) de la famille Sinclair, une famille noble écossaise descendant des chevaliers Normands de Saint-Clair et, selon la légende, liée aux Chevaliers du Temple. La construction de la chapelle commença en 1440 – bien que la date officielle de fondation soit 1446 – et s'acheva quarante ans plus tard.(Wikipédia)

 

 

 

 

 

 

 

 

05_08_64__800x1200_05_08_66__804x1200_Les fouilles réalisées au XIXe siècle suggèrent que la chapelle faisait partie autrefois d’un ensemble plus grand, dont la construction aurait été interrompue à la mort de William Sinclair.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

05_08_65__803x1200_Cependant certains auteurs émettent la théorie selon laquelle le mur ouest de la chapelle serait en fait une représentation du mur des lamentations de Jérusalem et qu’il fait donc partie de la structure comme élément de décoration, plus qu’être une preuve de la volonté d’extension de l’église, ce qui lui aurait donné les dimensions d’une cathédrale. Ajoutons que la chapelle de Rosslyn ressemble beaucoup au chœur est de la cathédrale de Glasgow.

 

 

 

 

 

 

 

05_08_63__1600x1052_La chapelle est connue pour deux de ses piliers : le pilier de l'apprenti et le pilier du maitre, de chaque côté du pilier de l’Artisan. Ces deux piliers ont des sculptures différentes.

 

 

 

 

 

rosslyn1La légende veut que le maître maçon entamma la réalisation de ce qu'on nomme aujourd'hui le pilier de l'apprenti, jusqu'au jour où se sentant incapable de le terminer, il part en voyage d'études à Rome afin d'améliorer ses compétences. Pendant son absence, son apprenti termina lui-même l'oeuvre, ce qui déclencha la colère du maître-maçon qui tua l'apprenti.

 

 

 

rosslyn3Je ne peux vous donner le ressenti des courants cosmo-telluriques, ne sachant même pas à l'époque qu'ils puissent exister... Mais en regardant les photos, je m'aperçois qu'il y a un bien bel exemple de Moïse cornu... Je me souviens juste d'avoir le sentiment, dans la crypte, qu'un autre endroit était caché derrière les murs.

 

 

 

 

 

 

 

rosslynWallace-Murphy et Hopkins ont été les premiers à écrire sur ce lieu:

 

 

 

 

" Ce qui est en haut et comme ce qui est en bas ", disait Hermès Trismégiste. Cette célèbre maxime en tête, Tim Wallace-Murphy et Marilyn Hopkins sont partis sur les traces des plus grands mystiques de l'histoire spirituelle européenne, des néo-platoniciens aux templiers, des gnostiques aux francs-maçons, des cathares aux bâtisseurs de cathédrales, tous membres d'une informelle confrérie initiatique du Graal. Or, c'est en Egypte qu'ils trouvent la clé de l'une des plus formidables révélations de ce siècle : depuis la nuit des temps, des sanctuaires - des oracles - ont été construits et fréquentés en des lieux de pouvoirs fonctionnant comme d'authentiques centres d'énergie, des chakras terrestres. Après l'Egypte, les auteurs découvrent qu'il en était de même en Europe. L'un après l'autre, ils retrouvent ces chakras géographiques - logiquement au nombre de sept comme les chakras du corps humain - chacun sous l'égide d'une divinité planétaire.

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Chacun de ces points de force a fait l'objet d'un culte ancestral et son emplacement est encore marqué par la présence de certains des plus envoûtants sanctuaires : Saint-Jacques de Compostelle, Toulouse, Orléans, Chartres, Paris, Amiens et la moins connue mais non moins inspirante et puissante chapelle écossaise de Rosslyn. En somme, l'itinéraire médiéval du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle. Pour mieux appréhender le mystère de l'authentique pèlerinage initiatique, les deux auteurs empruntent à leur tour - avec le lecteur - cette route, revivant l'initiation ancienne en redécouvrant, étape après étape, la symbolique des lieux. Ils ressentent dans leur être la manifestation des chakras terrestres sur leurs propres chakras. " Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas ". Ainsi est résolue l'énigme dissimulée dans la symbolique extraordinaire de la chapelle de Rosslyn et dans la configuration même de ces sept lieux de pèlerinage : la date de l'Apocalypse, la Révélation ultime.

 

 

 

 

10 mai 2006

Le Puy, les entrées

polignac_177Un escalier de 134 marches, qui se continue sous le porche, débouche sous la nef. Cet escalier occupe toute la largeur de l'édifice durant les deux premières travées, puis se rétrécit pour ne plus avoir que celle de la nef principale pendant les deux travées suivantes contre les murs desquelles ont été placées les portes en bois sculpté, qui se trouvaient autrefois sur la façade. On les appelle les "portes de cèdre" bien qu'elles soient  en bois de pin. Elles datent du XIIème siècle te sont les seules portes romanes sculptées de ce genre en France, inspirées de l'art oriental. L'encadrement des portes contient des caractères arabes en écriture coufique qui, selon l'érudit égyptien Ahmad Fikry, répètent l'invocation Mâ Châllah:" voilà ce que Dieu a bien voulu".

L'escalier se termine maintenant par un palier où, jusqu'en 1780, s'ouvrait la porte Dorée. De chaque côté, deux colonnes de porphyre rouge encadrent l'entrée . On sait qu'elles proviennent du temple romain primitif. Derrière la porte, dix-sept marches conduisaient au centre de la nef. On aboutissait entre deux piliers, exactement en face du maître-autel et de la vierge noire. Ce qui a permis à un religieux (le frère Théodore... le bien nommé) de dire que « l'on entrait dans l'église par le nombril et que l'on en sortait par les deux oreilles. » (Wikipedia)

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"Emprunter le passage du nombril de la cathédrale c'est subir un nouvel enfantement, renaitre symboliquement à la vraie vie que dispense la vierge noire, et en même temps réintégrer le sein maternel, c'est à dire effectuer le trajet inverse de la naissance car en pénétrant dans le sanctuaire on retourne dans "la ténèbre" originelle d'où vient toute source de vie et toute lumière. Initiatiquement, la leçon qu'on peut en dégager est que la naissance est une mort en soi et la mort une renaissance sur un autre plan de conscience" (Derderian)

En ressortir par les oreilles, c’est avoir effectué le contact avec le divin, le sacré, l’universel cosmique... C’est avoir eu connaissance du souffle qui engendre le Verbe, le Mot, l’initiation Orale, primordiale qui n’a plus besoin du livre ni de l’écrit... C’est avoir entendu...(France-secret)

Malheureusement, Mgr De Galard fit obturer le passage en 1781. Il donnait des courants d'air... Oui, dans le cerveau, puisqu'il n'y avait pas grand chose entre les deux oreilles de ce monsieur...(non, je suis méchante...Mais bon, des fois, ça fait du bien!) ( ça me fait penser que je le mettrais bien dans le même sac avec celui qui a enlevé le labyrinthe d'Amiens... oups, scuzez)

Les grands escaliers étaient réservés aux évêques et au peuple. Au nord-est, le porche saint Jean, près du baptistère dont il porte le nom, recevait les rois et les princes. Au sud-est, le porche du For (du latin forum, que les latins avaient installé en ce lieu) abrite la porte papale. La placette est soutenue par un mur vertigineux contenant les vestiges du mur d'enceinte gallo-romain.

P1020775__1600x1200_Le porche du For date du XIIIème siècle. Sur le plan architectural, il repose sur des blocs de basalte d'origine romaine. Ces pierres sont reconnaissables par l'entaille en leur centre qui permettait leur prise par des engins de levage. Les colonnes latérales sont dites gaufrées.

P1020773__1600x1200_Deux portes donnent accès à l'église. La porte papale, réservée aux pontifes, est la plus grande. Sur le pilier massif, on retrouve une sirène bifide, accompagnée d'une jumelle.  Donc le message est clair, il y a quatre courants d'eau se croisant sous le porche.




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On peut remarquer aussi un atlante. (Le porche du For est une coupole cosmique de plan carré à la base, la terre, et dont la voûte circulaire est portée par des ogives dessinant une croix ornée de symboles célestes "la symbolique, Eds que sais-je"). Il fait pendant à la main de dieu soutenant la retombée d'ogive symbolisant l'univers entier, c'est à dire la création.

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Sur la gauche on peut voir un petit personnage scrutant la porte. Il est le jumeau de l'alchimiste de Notre-Dame de Paris. Il est le maitre, l'adepte qui veille et observe. Il est le gardien de la porte

La porte a reçu, en 1847, un linteau retrouvé lors de fouilles, portant l'inscription : Scutari papa Vive Deo, donnant ainsi le nom de l'architecte, Scutaire. Son sépulcre, d'origine païenne, montre sur une face jadis exposée au public, un soleil, emblème de Mithra. (Je ne serais pas étonnée qu'en dessous se trouve l'ancien lieu du culte mithriaque).


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Au dessus du tympan, une frise de "S", que l'on retrouve dans les fondations de la cathédrale au niveau des vestiges romains. Les "S" sont séparés les uns des autres par une barre verticale. Il ne reste plus qu'à lire: -ISISISIS-. Celà peut aussi représenter les énergies sortant du lieu.

On retrouve donc cette frise dans la cour donnant accès au clocher. Celle-là se trouve au dessus de fresques représentant des lions chassant des cerfs et des biches. (de nouveau Mithra, on retrouve aussi le serpent caché sous une biche). st_michel_bourges_le_puy_v_zelay_011__1600x1200_

Ces blocs datent du Ier siècle et ornaient le premier temple qui enserrait le dolmen. C'est là aussi que se trouve le puits. Il est aujourd'hui condamné, mais eut autrefois la renommée d'une eau miraculeuse, ainsi qu'en fait foi l'inscription située sur le mur au dessus des blocs sculptés: "Fons ope divina languentibus est medicina subveniens gratis ubi deficit ars Ypocratis" " par œuvre divine, cette fontaine est une médecine qui subvient gratuitement aux malades là où l'art d'Hyppocrate fait défaut". Tout un programme...

Cette eau provient surement de la source qui jaillissait près du dolmen. Plus de dolmen, plus de source, plus de miracles...

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L'accès oriental de la cathédrale nous réserve une surprise: il faut passer sous un porche au nom particulier, qui existe depuis le XIIème siècle, Grateloup. Sous l'arche, une pierre encastrée a été martelée. Elle représentait un Hermès ithyphallique, d'origine romaine. Elle surmontait une petite fontaine dont on voit encore le trou d'écoulement.

En gros, le thème païen de la virilité fécondante n'a pas plu à tout le monde...

polignac_202Quelques pas plus loin, le baptistère saint Jean, du Xème siècle, dont l'entrée est affublée de deux lions sculptés, représentant les gardiens du seuil. (Symbolique de l'initiation qui passe par le fait d'être dévoré par un monstre, avalé par les lions, pour renaitre à la vie nouvelle de l'initié) Il est construit sur les ruines d'un ancien temple romain dédié à Diane.



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De là, on peut voir en entier le clocher de sept étages,dont chaque angle est affublé d'un personnage vêtu à la mode du XIIème siècle, et qui esquissent des gestes que l'on peut interpréter comme initiatiques .






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Ils sont accompagnés d'une tête d'animal (bélier, taureau, lion , le quatrième angle étant encastré dans la cathédrale.

On peut y voir les Keroubim placés par dieu aux quatre portes du paradis . Ils en défendaient l'accès avec des épées flamboyantes. Le clocher prend sa place de pilier du monde.polignac_189

2 août 2006

Vézelay, la basilique

Toujours quand je m'approche d'un haut-lieu, un milan vient me souhaiter la bienvenue...Cette fois, ils étaient plusieurs, je ne les ai pas tous sur la photo...vezelay_msm_bourges_st_bertrand_002

L'histoire de l'abbaye et de la ville de Vézelay est longue et importante. Les origines se trouvent dans la vallée de la Cure au pied de la colline, à l'emplacement du vieux village de Saint Père, où l'existence d'un temple païen et d'un oratoire Saint-Jean-Baptiste est connue depuis longtemps. L'abbaye de Vézelay trouve son origine avec la fondation vers l'an 858 d'un monastère de femmes moniales dans la vallée, par le comte Girard de Roussillon et sa femme Berthe. Le couvent obtient la protection directe du pape en 863. Quelques années après, le couvent est détruit par les Normands et on décide de le déplacer sur la haute colline voisine, plus facile à défendre. Ici est alors créé un nouveau monastère bénédictin d’hommes, dirigé par l'abbé Eudes, avec des moines venus probablement d’Autun. Le monastère s'entoure d'une enceinte et est dédié à Saint-Pierre, Saint-Paul et Sainte-Marie. Une première église carolingienne est consacrée en 878. Un incendie au début du Xème siècle nécessite des restaurations. L'abbaye devient de plus en plus importante après l'arrivée des reliques de Sainte-Maire-Madeleine, venues du Provence et confirmées vers 1050 par le pape. L'abbatiale est alors dédiée à Sainte-Marie-Madeleine. vezelay_msm_bourges_st_bertrand_023

La façade de la basilique est composite, mutilée et restaurée, datant du XII ème au XIX ème siècle.  Sa construction achevait la grande abbatiale romane. Les trois portails de l'étage inférieur sont de cette époque, mais les sculptures et tympans romans mutilés au cours de l'histoire ont disparu.

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Le grand portail central possède un tympan au Jugement Dernier sculpté en 1856. Le grand Christ en Majesté, le linteau, les voussures et le trumeau sont tous de cette époque moderne et remplacent les sculptures romanes partiellement conservées au musée de l'abbaye. Les deux portails latéraux sont plus modestes. 

Quelques chapiteaux datent du XII ème siècle, les autres sont des copies modernes. La partie centrale de la façade est occupée par un pignon du milieu du XIII ème siècle avec plusieurs statues du Christ, de la Vierge, d'anges et de saints. Le pignon est flanqué des bases des deux tours, aux arcatures du XII ème siècle, seule la tour sud est achevée. C'est la Tour Saint Michel dont l'étage supérieur est du XIII ème siècle,  restauré par Viollet le Duc qui a construit la balustrade au XIX ème siècle.

le grand narthex, ajouté vers 1140-1150 comme espace d'accueil pour les pèlerins, lieu de rassemblement et de préparation

VEZELAYnar2 est doté de sculptures romanes qui sont parmi les plus belles qui soient: une collection de chapiteaux complémentaires à ceux de la nef, mais surtout les trois portails qui s'ouvrent sur la nef. Le portail central est la gloire de Vézelay et l'un des plus beaux portails romans en France. L'ensemble d'une richesse énorme est sculpté vers 1125-1130 et représente le miracle de la Pentecôte, avec l’envoi des Apôtres autour du Christ en Majesté. Son corps majestueux occupe le mandorle, ses mains envoient des rayons aux têtes des douze apôtres. La scène est entourée par huit compartiments où sont sculptées plusieurs scènes de saints et peuples variés.VEZELAYchrist

Le large linteau sous le tympan est peuplé par des personnages étranges: on remarque des scythes, le monde romain, les macrobii, les Pygmées et les Panotii avec leurs oreilles démesurées.

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Il est supporté par le trumeau où la figure de Saint-Jean-Baptiste fut mutilée à la Révolution. Deux rangées de voussures entourent cet ensemble: la première est composée de 29 médaillons contenant les Signes du Zodiaque et les Travaux des Mois; la deuxième est sculptée de palmettes. Sur les chapiteaux on peut reconnaître Adam et Eve chassés du paradis terrestre, une Faunesse et un oiseau fabuleux.

Après le narthex, on continue avec la grande nef, dont l'architecture est antérieure. C'est sans doute la plus belle partie de la basilique: une merveille romane, construite entre 1120 et 1140, pénétrée par une lumière abondante et mystique. vez1

Plus encore que le narthex, la nef est remarquable par ses chapiteaux romans. Les sculptures sont datées de 1125-1140. Sur l'ensemble de 100 chapiteaux de la nef, 8  sont remplacés au XIX ème siècle par des copies et 25 sont sculptés de feuillages et motifs floraux. Les autres chapiteaux sont historiés et on peut y découvrir la bible en pierre, un monde médiéval plein de mystères.vezelay_msm_bourges_st_bertrand_047

Le choeur et le transept sont construits à la fin du XII ème siècle dans le nouveau style gothique primitif après l'incendie en 1165 qui détruisit le choeur roman des années 1100. Cette partie de l'église est très lumineuse et s'oppose à la nef romane par son style très différent.VEZELAYcr

Sous le choeur se trouve la crypte où sont conservées les reliques de Sainte-Madeleine. Elle conserve les vestiges d'une première crypte de l'abbatiale carolingienne du IX ème siècle: le petit espace voûté en berceau sur le côté ouest de la crypte, où est conservée la chasse des reliques, serait de cette époque. st_michel_bourges_le_puy_v_zelay_075__1600x1200_La crypte actuelle fut construite après l'incendie de 1165 dans un style mi-roman, mi-gothique. Les voûtes d'arêtes des 7 travées sont portées par des colonnes monolithes aux chapiteaux lisses. Quelques fresques du XIII ème siècle y sont conservées, dont un Christ en majesté.

Autrefois, un ensemble important de bâtiments monastiques se trouvait au flanc sud de l'église autour d'un cloître central. Ces constructions furent en grande partie détruites après la Révolution. Aujourd'hui ne subsiste que le bâtiment des moines contre le transept de l'église. Le rez-de-chaussée de ce bâtiment date de la deuxième moitié du XII ème siècle et se compose de deux salles romanes. La plus importante est la salle capitulaire, aujourd'hui chapelle du Saint-Sacrement, restaurée par Viollet le Duc. On y trouve un médaillon de Saint Michel terrassant le dragon... st_michel_bourges_le_puy_v_zelay_067__1600x1200_

La salle suivante  est également voûtée d'ogives, elle ne se visite pas. Ce bâtiment était à l'origine flanqué au côté ouest du cloitre, reconstruit au XIII ème siècle puis détruit à la fin du XVIII ème siècle siècle.  L'emplacement du préau du cloître est clairement visible et un puits y est encore conservé. Ici se trouve sous terre une citerne d'eau romane, importante mais inaccessible, à deux nefs en berceau porté par neuf colonnes. Contre le mur latéral de la basilique sont déposées depuis 1851 les grandes pierres de l'ancien tympan de la façade. ( Eduard Van Boxtel, site sur l'art roman)

10 mai 2006

Le puy, la cathédrale

polignac_169Au commencement de notre ère, les romains édifièrent sur le mont Anis, prenant l'allure d'une véritable acropole, une série d'édifices religieux dont le temple de Diane, à l'emplacement actuel du baptistère, et le temple qui englobait la source et le dolmen. Il devait avoir les dimensions et l'aspect de la maison carrée de Nîmes.

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A l'époque du déclin de l'empire, les chrétiens investirent les lieux, détruisant les temples mais conservant le dolmen et la source. Ils bâtirent autour d'eux, aux alentours du Vème siècle, ce qui allait devenir la basilique.

L'église primitive ne comprenait qu'une seule nef dont l'abside était probablement pentagonale. Puis eurent lieu divers remaniements dont il ne reste pratiquement plus rien. Au XI ème siècle, la nécessité d'agrandir le bâtiment se fit sentir. On construisit deux travées supplémentaires et les deux transepts. Ces derniers étaient aussi grands que la nef, ce qui donnait à l'église la forme d'une croix grecque. Les constructeurs ont utilisé tout l'espace à leur disposition.

Au milieu du XIIème siècle, devant l'afflux des pèlerins venus prier la vierge noire, l'agrandissement se poursuit. Pas à l'est puisque la pierre sacrée et la source se trouvent là, donc on dut prolonger le sanctuaire dans le vide. Deux travées reposant sur d'énormes piliers furent mises en place. Deux chapelles, Saint Gilles et Saint Martin prirent place dessous, fermées par les portes de cèdres.(Derderian)

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La cathédrale est de style roman, d'inspiration byzantine. Elle est entièrement dédiée à la vierge noire, jouant le rôle de la crypte. Il est vrai que la pénombre reste de mise dans l'édifice, posé à même le roc.

L'ascension au sanctuaire, par la montée des marches, devient un parcours où le corps et l'esprit se préparent à recevoir la Dame, comme à Rocamadour, et bien d'autres lieux.

Neuf degrés pour arriver à la première travée, onze pour la suivante. Arrêt sur les septième et huitième marches, où l'on trouve une inscription latine: "Ni caveas crimen caveas contingere limen/nam regina poli vult sine sorde coli", " si tu ne te gardes du crime, garde-toi de franchir ce seuil, car la reine du ciel exige un culte sans tâche". C'est l'ultime barrière magique, analogue aux avertissements que l'on retrouve dans chaque lieu initiatique.polignac_264

De part et d'autres, de magnifiques fresques du XIIIème siècle, dont la Theotokos, mère de Dieu trônant sur sa cathèdre.

L'intérieur de la cathédrale ne présente plus son aspect d'autrefois. Elle avait deux chœurs, comme les églises byzantines. A l'est celui des chanoines contenant la pierre et la vierge, à l'ouest celui de Saint André, (Andros, l'homme) réserve au peuple.

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Je terminerai en faisant la comparaison entre Chartres et le Puy.
Chartres fut le centre sacré de la Gaulle du nord, le Puy celui du sud. L'un et l'autre furent des centres druidiques importants dont un dolmen servit d'assise à la cathédrale. Chacun abrita une vierge noire qui furent parmis les plus célèbres. Toutes deux eurent le même sort à la révolution. (Les deux sanctuaires abritaient des statues plus anciennes). Aucun des deux sanctuaires ne peuvent recevoir de sépultures, si de dépouilles, tant le lieu était saint et ne pouvait célébrer que la vie.

polignac_263A Chartres on adore la vierge du pilier, et la vierge du Puy est la "regina poli", reine du pôle (pilier et pôle ont la même symbolique). Il y a aussi homophonie avec le puits des saints Forts à Chartres et la place du For au Puy. Présence d'une source sacrée ou d'un puits aux eaux curatives...

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Et voilà... Un dernier hommage à Cernunnos, à l'intérieur de l'édifice. Et le départ pour Compostelle...


19 décembre 2007

Ars

ars_031L'église Saint Sixte d'Ars date de la fin du XVIème siècle. Elle fut construite, comme beaucoup, sur un ancien lieu de culte dont il ne reste rien. Elle a été construite selon les normes énergétiques courantes à toutes les églises, avec la présence de deux courants d'eau parallèles à la nef et deux autres sensiblement perpendiculaires, dont l'un sert de "jourdain".



 

ars_004Par contre, la nouvelle basilique, construite fin XIXème en extension de l'ancienne église, et la crypte, construite en 1961, n'ont rien d'énergétique. Les tonnes d'acier et de béton, plus les installations électriques véhiculent même des énergies que l'on nomme "vert electrique".












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La seule présence de la chasse du curé d'Ars, jean- Marie Vianney, fait que le lieu se classe parmis les lieux sacrés. Il se dégage une énergie protectrice incroyable de son corps, exhumé au XXème siècle.






2007_Stampf_094b Il n'a pas subi de putréfaction, et seul son visage a été recouvert de cire.












10 mai 2006

Le puy, la façade

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La façade de la cathédrale se dresse au haut d'un grand escalier. Elle comporte cinq étages d'architecture en appareil polychrome avec décoration de pierres disposées comme une mosaïque, et provenant des carrières de la région. Certains ont voulu voir l'origine de cette ornementation mozarabe dans le nombre considérable d'espagnols qui fréquenta, au Moyen Age, le pèlerinage à la Vierge noire. D'autres l'attribuent à l'influence des Croisés.

Avec ses arcs en plein cintre, cette façade appartient au style roman et peut être datée de la fin du XIIème siècle.

st_michel_bourges_le_puy_v_zelay_028Un escalier de 102 marches, qui se continue sous le porche, débouche sous la nef. Cet escalier occupe toute la largeur de l'édifice durant les deux premières travées, puis se rétrécit pour ne plus avoir que celle de la nef principale pendant les deux travées suivantes contre les murs desquelles ont été placées les portes en bois sculpté, qui se trouvaient autrefois sur la façade.(Wikipédia)

On a invoqué une influence mauresque pour la polychromie de la façade: le sommet est une mosaïque de pierres noires, blanches et rouges (les trois couleurs du grand-œuvre alchimique). Autour de chaque porche, l'alternance des claveaux noirs et blancs ne répond pas seulement à un souci d'esthétique:ils dessinent des rayons lumineux qui émanent de l'intérieur de l'édifice.



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On peut voir dans l'opposition des pierres sombres et claires l'amorce de la symbolique initiatique de la vierge noire Déesse de la vie (blanc), maitresse de la mort (noir) et de l'initiation qui réunit le noir et le blanc: les ténèbres et la lumière, l'ignorance et la connaissance.

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Le triple étagement de la façade renvoie à la trinité, mais aussi à la triple constitution de l'homme (corps, âme, esprit), aux trois étapes de la connaissance initiatique, aux triades druidiques, etc...( Derderian)

10 mai 2006

Le Puy, la vierge noire

Voir: http://lieuxsacres.canalblog.com/archives/vierges_noires__fichier/index.html

polignac_182La statue du XVIIème siècle, qui se trouve actuellement sur le maître-autel, provient l'ancienne chapelle Saint-Maurice du Refuge.

Elle fut couronnée par l'évêque du Puy au nom du Pape Pie IX, le 8 juin 1856, jour anniversaire de la destruction de la précédente effigie qui fut brûlée par les ultra-révolutionnaires de Louis Guyardin (le représentant de la Convention en mission en Haute-Loire) le 8 juin 1794, jour de Pentecôte, devenu celui de l'Etre Suprême.


st_michel_bourges_le_puy_v_zelay_005Au Xème siècle, le concile du Puy avait autorisé pour la première fois les reliquaires en ronde bosse à l'image humaine, d'où la floraison des statues dites « chefs » et des Vierges en majesté d'abord dans le centre de la France, puis dans tout le pays. La Vierge noire du Puy a pu contenir des reliques, étant la plus ancienne connue, il est tout à fait possible qu'elle ait servi de modèle aux autres.

Il ne reste aucune trace de l'image de la Vierge vénérée dans la cathédrale avant la fin du Xème siècle, sinon quelques représentations hypothétiques. À cette époque, elle aurait été remplacée par celle offerte par le roi Louis IX (Saint-Louis) au retour de la 7ème croisade.

Faujas de Saint-Fons a put l’étudier à loisir, il laissa, en 1777, une description et un dessin certainement très fidèles.

Il s'agissait d'une statue en cèdre représentant la Vierge assise sur un trône, l'Enfant Jésus sur les genoux. Si les visages de là Mère et de L'Enfant étaient d'un noir foncé, les mains, en revanche, étaient peintes en blanc. Sur le visage de Marie se détachaient des yeux en verre et un nez démesuré. La Vierge était vêtue d'une robe de style oriental dans les tons rouge, bleu-vert et ocre et était couronnée d'une sorte de casque à oreillettes en cuivre doré, orné de camées antiques. La statue était entièrement enveloppée de plusieurs bandes d'une toile assez fine, fortement collées sur le bois et peintes. Selon Faujas de Saint-Fons, il s'agissait d'une statue très ancienne d'Isis, que l'on avait métamorphosé en Vierge, Il est vrai que des statuettes d'Isis tenant Osiris sur les genoux lui ressemble de façon frappante.

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En janvier 1794, la Vierge Noire arrachée de son autel fut dépouillée de ses richesses et reléguée aux Archives. On se souvint malheureusement d'elle : le 8 juin 1794, jour de la Pentecôte, les représentants du pouvoir révolutionnaire vinrent la chercher pour la brûler place du Martouret. Quand les toiles enduites de couleur eurent fini de se consumer, une petite porte secrète pratiquée dans le dos de la statue s'ouvrit et une sorte de parchemin roulé en boule en sortit; malgré les protestations, on ne chercha pas à savoir ce qu'il contenait.(Wikipédia)





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D'après l'étude de Derderian, la  vierge noire du Puy est d'origine celto-gauloise."le caractère archaïque comme l'antiquité et la renommée de son culte, l'un explicant l'autre, provient de la continuité fidèle du culte de la grande déesse-mère vévérée au Puy sous le nom d'Anis, qu'un sculpteur probablement chrétien aura reproduit aux alentours du VI ème siècle pour en substituer l'ancienne représentation."


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polignac_265On retrouve de partout dans la ville des représentations de la Dame.

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On en retrouve aussi dans le musée du cloitre.







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La Statue présentée aux fidèles dans le chœur de la cathédrale n'a pourtant pas les vibrations de celle de la chapelle des reliques, qui est la réplique de l'ancienne statue brûlée au moyen-âge. Cette chapelle, située sur la gauche du transept, est l'un des endroits les plus "habités par l'esprit" de la cathédrale. Il faut descendre 8 marches pour y pénétrer. De chaque côté de la porte, de nombreux éclatoirs...




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10 juillet 2006

Ben nevis (Ecosse)

J'ai fait ce voyage il y a longtemps, et n'ai pas de documents auxquels me référer. (je ne me souviens plus du nom des sites visités par exemple...)

Aussi ne vous proposerai-je qu'une vue d'ensemble de cette merveilleuse contrée, qui m'appelle du haut de son Ben Nevis.

On commence par lui, la montagne la plus haute d'Écosse, et par là même de la Grande-Bretagne. Mais l'Écosse n'a rien à voir avec l'Angleterre, même géologiquement:05_08_70__806x1200_

05_08_69__1600x1067_"Pendant la période du Silurien (443-416 millions d'années avant J-C), le territoire qui allait devenir l'Écosse faisait partie du continent Laurentia. De l'autre côté de l'océan Iapetus, au sud, se trouvait le continent Baltica. Les deux continents se sont progressivement heurtés, joignant l'Écosse à ce qui allait devenir l'Angleterre et l'Europe. Cet événement est connu comme l'orogénèse calédonienne, et la ligne de faille des Highlands marque aujourd'hui cette jonction entre les deux continents." (Wikipédia)

Je ne sais pas pourquoi cette montagne m'a interpellée, il n'y a aucune trace de présence humaine à son sommet, comme des mégalithes ou autres temples. Finalement, c'est peut-être pour ça....

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Il parait que le Ben Nevis est dans les nuages 355 jours pas an... J'ai eu de la chance, non ?

Ah si, lieux sacré quand même...

Et aux dernières nouvelles:

Le sommet du Ben Nevis, la plus haute montagne du Royaume-Uni, située au nord-ouest de l'Écosse et qui culmine à 1.344 mètres d'altitude : drôle d'endroit pour découvrir un piano. C'est pourtant là que quinze bénévoles de l'association John Muir Trust, venus nettoyer le sommet, ont découvert l'instrument. Ils ont lancé un appel à témoin pour comprendre comment ce piano avait pu se retrouver là.

«Nos gars n'en croyaient pas leurs yeux», a rapporté Nigel Hawkins, directeur de l'association. «Au début, ils ont pensé que c'était un coffre en bois, mais ils ont ensuite vu l'ensemble du cadre métallique ainsi que les cordes.» «La seule chose qui manque est le clavier, et ça, c'est un autre mystère. Il est peut-être dissimulé ailleurs sur la montagne», a-t-il ajouté.

Depuis... On a retrouvé : C'est un groupe de déménageurs originaires de Dundee qui l'avait monté, il y a 20 ans, accomplissant cet exploit au profit d'une œuvre caritative.

7 juillet 2006

Iles d'Aran, Dun Aengus

Selon une ancienne légende irlandaise, la baie de Galway formait autrefois un lac, séparé de l’Océan par une barre de terre, jusqu’au jour où, par une tempête plus violente que les autres, les flots ont tout balayé: les trois îles d’Inis Oirr, Inis Meain et Arainn ( plus connues sous leurs noms anglais d’Inisheer, Inishmaan et Inishmore ) sont tout ce qui reste de ce bras de terre.

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Géologiquement, les trois îles prolongent les escarpements des Burren, dans le comté Clare, à quelques kilomètres de l’autre côté de la baie de Galway.  La surface du sol, du calcaire ou du schiste, fracturée par des milliers de fissures parallèles plus ou moins larges, a été sculptée par l’érosion.

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Le Gaélique est encore la première langue parlée sur l'île, et il y règne une ambiance spéciale de "vieille Irlande". Sur ces îles vous trouverez partout des vestiges de monastères Chrétiens, de fortifications et d'églises. Les vestiges de The House of Saint Edna, édifice religieux d'époque Médiévale le plus important sur Inishmore, peut être encore visité.

On y trouve plusieurs forts de l’âge du fer : Dun Aengus (Dún Aonghasa), le fort noir (Dún Dúchathair) et Dún Eoghanachta tous les trois en bon état de conservation.

Le site se compose d'une triple enceinte(voir plus bas la symbolique de la croix celtique) dont le mur interne entoure un espace de quatre hectares. En avant du mur extérieur, de très nombreuses pierres dressées forment des chevaux de frise dont le rôle défensif est d’empêcher les attaques d’assaillants. De forme semi-circulaire, il est délimité, à l’autre extrémité par une falaise d’une centaine de mètres de hauteur. Dans la partie centrale le mur s’élève par endroits à 4 mètres, et a 5 mètres d'épaisseur.

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Le début de la construction remonterait à la fin de l’âge du bronze (début du dernier millénaire avant JC) et le site aurait été occupé jusqu’au IVème siècle après JC.

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Selon la mythologie celtique, cette forteresse aurait été édifiée par le peuple légendaire des Fir Bolg réfugiés dans l'île après leur défaite, dans la guerre qui les opposa aux Tuatha Dé Danann. Le nom viendrait de leur chef qui se nommait Aengus ou Aonghus (à ne pas confondre avec le dieu Oengus) et le mot dun signifie « forteresse » en Gaélique.(Wikipédia)

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"Dun Aengus was named after the mythical hero Aonghas.  Dun Aonghasa is thought to have been built around the time of the birth of Christ during the Celtic Iron Age.  Although Dun Aonghasa has the appearance of a military fort, experts say it was used as a ceremonial theatre."  We heard many other stories about what the fort could have been used for.  Seeing that the fort is prehistoric, they really don't have record of what it was exactly used for."

Comme ils disent.... Moi je reste persuadée que ce site est bien plus ancien, orienté vers l'océan Atlantique. Une vision m'a montré l'endroit comme un comptoir, relié à un peuple de navigateurs. Je n'oserai pas mettre le nom de l'Atlantide en avant (en plus je me ralie à l'hypothèse de l'Atlantide en Antartique), mais ça y ressemblait fort.

Le ressenti que j'ai eu, allongée sur la pierre regardant la mer, reste unique.

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Il existe aussi les ruines d'un monastère datant du V ème siècle. Il abrita 7 ermites qui, selon la tradition, se construisirent chacun une chapelle. Tiens, 7, d'habitude c'est 12...

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Le cimetière, de pure tradition Celte, est vraiment d'une beauté surprenante.  Non loin de là, sur le continent, beaucoup de mégalithes.

P.S.: Je ne sais pas si vous avez remarqué, sur plusieurs de mes photos, il y a dans le ciel un truc bizarre...

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Rappel du symbolisme de la croix celtique, tiré du site Lux Sanctuary:

La croix Celtique :

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Le cercle central, le gwenved représente la lumière (le monde des Dieux)… le second cercle (à la jonction des Quatre branches) le premier le plus au centre est le cercle d’annoum, l’abysse le néant (Le monde souterrain) le second le plus à l’extérieur est le cercle d’abred le cercle de l’expérience humaine ( le monde terrestre) et enfin le tout derniers cercle qui entour la croix est le Keugant le cercle de l’Incréé de l’Univers, représentant la Source.
La croix celtique est un symbole majeur car il représente ainsi l’expérience humaine et son évolution. La croix en elle-même est un symbole puissant. Elle rappelle la quadripolarité et la concrétisation physique de l’Un au travers la matière, la Quintessence. C’est ainsi l’expression des forces de l’univers primaires, élémentales.

Le talisman d’Hyperborée :

talisman_hyperboreeCe talisman très puissant est similaire à la croix celtique sauf que la branche du bas (nommée le socle ) est plus longue tout simplement … sinon pour plus de détail sur ce talisman il y d’autres éléments sur la croix : la croix en elle-même est souvent en argent et les cercle autour du centre en argent mais beaucoup plus brillant beaucoup plus clair. Au centre exacte de la croix il y a un petit cercle (le Gwenved) dans lequel se trouve un cristal de roche ou une améthyste en haut de la croix sur la branche « nord » se trouve un tribann doré et en bas sur la base du socle se trouve un triskèle bleu marine ou or.
Ce talisman nous vient des hyperboréens et plus loin encore des atlantes dont les druides en sont des héritiers d’après la légende. Pour entrer plus en détail dans la symbolique les cercles représentent divers niveau du monde et de l’expérience humaine comme sur la croix celtique, ils représentent des liens vers la source une connections entre nous même et ce qu’il y a part delà, dans l’astral et ses plus hautes sphères. Le cristal central agis comme un condensateur projetant un fin rayon énergique qui nous connecte avec l’au-delà nous met en résonance avec les forces d’autres mondes, diffusant l’antiques sagesse et la mémoire des atlantes. Qui le porte dispose en outre d’une protection idéale et puissante. Plus encore pour qui médite dessus…

http://time.mystiek.net/croix%20celtique.htm

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11 mai 2006

La sainte Baume

la_sainte_beaume_003Avant de recevoir le nom de Sainte-Baume, le massif était connu comme Le Gargare. Garganos, héros celte bon vivant dont Rabelais s'inspira librement, a prêté son nom à bien des sommets de nos contrées, de la Normandie à l'Italie du Sud. Outre sa richesse relictuelle, un massif aussi prestigieux que celui-ci ne pouvait pas laisser là aussi l'Église indifférente. Ses émissaires vinrent tailler 150 marches dans les côtes du géant Garganos, condamnant par la même occasion toute tentative de perpétuation de rites païens.

http://balades.contingences.com/La-Marie-Madeleine-de-la-Sainte

10 mai 2006

Valfleury

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Valfleury est située sur un rebord de la vallée du Gier à l’extrémité des Monts du Lyonnais. La commune est située à environ 16km de Saint-Etienne et à 50km de Lyon. Le sanctuaire se voit de loin, situé sur le dos du dragon.




Valfleury__19_L'église actuelle a été bâtie par Pierre Bossan, l'architècte de Fourvière, sur l'emplacement de l'ancien lieu de culte.

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Valfleury__13_La source sacrée a été conservée sous l'église, dans une crypte. Il y a encore quelques années, on pouvait s'y désaltérer, et nous avions même à disposition des gobelets, posés sur le bord. Malheureusement, les "autorités" sont passées par là, et la source a du être fermée au public et déclarée non potable, pour cause de non analyse sérieuse. Il faut dire que ces analyses coûtent cher, et la petite commune ne peut s'offrir cette dépense. Moi je conseillerai aux personnes qui s'occupent de l'église de mettre un gros panneau "NON POTABLE", mais de laisser l'eau s'écouler. Ceux qui savent... (clin d'oeil...). C'est par l'union des forces telluriques et acquifères que l'endroit peut rester miraculeux.




Valfleury__5_Le site peut paraitre déroutant. En effet, les pélerinages se sont succédés depuis fort longtemps afin de rendre hommage à la Dame, et nous nous retrouvons devant une église du XIXème siècle.

Valfleury__3_Même impression que devant Fourvière. Mais l'architecte savait, ou du moins avait connaissance d'une partie du sacré. Laissons donc nos premières impressions et laissons-nous porter par l'histoire.





Valfleury__24_Il y avait donc là une ancienne chapelle dédiée à la vierge où coulait une source guérisseuse. Notre Dame de Valfleury a été trouvée, la veille de Noël, un peu avant l'an 800. Un berger vit un genêt en fleurs au milieu d'un champ de neige. En ayant écarté les branches, il trouva la statue. Le curé la transporta dans l'église, et le lendemain, elle fut retrouvée dans son buisson...







Valfleury__21_Encore une fois un symbole chrétien vient se lier au rocher, à la source ancienne, comme si les anciens lieux de culte ne pouvaint se séparer des nouveaux. Les mêmes forces de la terre et du ciel donnent des lieux privilégiés se succédant au cours du temps. Les nombreux miracles et guérisons spontanés répertoriés au cours des derniers siècles prouvent l'importance des forces de Valfleury.

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9 décembre 2014

Le Roc Rôti



Saint_Saury_le_roc_r_ti_2Entre Sousceyrac et Saint-Saury, sur la départementale 20, se dresse le « Roc Rôti ». C’est un ensemble naturel de rochers, dont le sommet du plus gros fut entaillé d'épaisses rainures.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Saury_le_roc_r_ti_6Le rocher est constitué de deux parties séparées par une faille due à l’érosion.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Saury_le_roc_r_ti_14Il semblerait qu’il y ait là une partie féminine, celle qui a été taillée, et une autre masculine, formant ce que l’on appelle une porte énergétique.

 

 

 

 

 

 

Saint_Saury_le_roc_r_ti_4Il est dit qu’il servit à un ancien culte druidique si l’on en croit la tradition. Il y est même précisé que du temps des gaulois, un druide ermite y pratiquait des sacrifices d’animaux. Chance, pour une fois, on ne parle pas de sacrifices humains.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Saury_le_roc_r_ti_5Merci Jules ! (allusion à La Guerre des Gaules, et aux commentaires de Jules César, le vainqueur, sur les gaulois, ces barbares vaincus, et leur religion, alors que tout le monde sait très bien que les gaulois avaient une civilisation bien plus raffinée que la romaine. Hein ? Mais si, je vous assure, allez chercher les bonnes infos !)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Saury_le_roc_r_ti_7Revenons au rocher. Personne ne sait d'où provient son  nom, regardons alors l’étymologie.

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Saint_Saury_le_roc_r_ti_8Rôtir vient du germanique raust ou rhost, qui veut dire cuire sur un feu, gril ou ce qui est cuit sur un gril, mais le sens au moyen-âge était un peu différent : en 1190 c'est « s'exposer à une forte chaleur, à un soleil ardent ».

 

 

 

 

 

Saint_Saury_le_roc_r_ti_9Dans "Le Monde primitif analysé et comparé avec le monde moderne" d'Antoine Court de Gébelin il est dit que la racine RO designe la lumière, le guide, R définissant l'élévation et O l'œil et la lumière. Les deux associés peuvent signifier une lumière élevée, un flambeau élevé pour diriger. On obtiendra OR le soleil et RO le rayon, le guide, le roi. Nous nous rapprochons des druides il me semble, eux, les connaissants, qui guidaient les rois.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Saury_le_roc_r_ti_10Mais il se pourrait aussi que l’endroit fut un lieu de culte dédié à une divinité solaire, tout simplement.

 

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Saint_Saury_le_roc_r_ti_1aUne ancienne carte postale datant de 1907 représente le Roc Rôti avec ce commentaire : le Roc Roti, avec les restes d’enceinte druidique près St Saury (Cantal).

 

 

 

 

Saint_Saury_le_roc_r_ti_3Effectivement, il existe tout autour du rocher de plus petites pierres et même en contrebas une source. Tout est là pour que ce soit bien un lieu sacré. Et pour finir, s’il persistait encore un doute, le simple fait qu’une croix chrétienne ait été fixée à son sommet suffirait à nous l’enlever.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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4 janvier 2016

Evolution spirituelle

Extrait de l’ouvrage de Paul Petrino « Le petit manuel de l’apprenti-dieu », aux éditions Mosaïque

 

S’il n’y a pas de chemin préétabli pour arriver à la réalisation de l’Être, par contre il y a une dynamique : on l’appelle communément l’évolution. Cette dynamique évolutive se manifeste sur Terre principalement par trois types de cheminement. Chaque humain choisit le sien.

Element_eauOn observe donc que, d’une manière quasi générale en matière d’évolution spirituelle, il y a trois cheminements (ou démarches), trois moteurs et trois outils.

Element_terre_4Chaque cheminement apporte un bénéfice spécifique mais comporte une dérive potentielle. D’une manière habituelle, les chercheurs de vérité ont commencé leur expérience terrestre  dans le premier cheminement (le plus répandu sur terre), puis sont passés dans le second.

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Un certain nombre y reste, d’autres désirent expérimenter la troisième voie. Chaque démarche a sa raison d’être car tout le monde n’évolue pas à la même vitesse et n’a pas dans cette vie les mêmes buts, les mêmes besoins. Aucun cheminement n’est supérieur à l’autre car ils sont tous à risque.

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TROIS DÉMARCHES
-   La démarche du croyant: elle propose la discipline et risque l’intolérance.
-   La démarche du sachant propose la lucidité et risque l’orgueil.
-   La démarche du connaissant propose l’admiration et risque la dominance.

TROIS MOTEURS D’ÉVOLUTION
-   Pour le croyant c’est la confiance.
-   Pour le sachant c’est la compréhension.
-   Pour le connaissant c’est l’assimilation.

TROIS OUTILS D’ÉVOLUTION
- Pour le croyant c’est la dévotion religieuse, avec pour risque le fanatisme.
- Pour le sachant, c’est la recherche intellectuelle avec pour risque le jugement.
- Pour le connaissant c’est la perception subtile, avec pour risque l’illusion.



Chaque démarche est légitime si elle est adaptée au niveau de l’être qui est venu sur terre pour se parfaire. Je connais un cardinal qui baigne dans la croyance la plus primaire alors qu’il est intellectuel et un berger qui vole au plus haut de la connaissance alors qu’il est illettré.

Précisions de vocabulaire :

CROIRE c’est prendre à son compte des informations ou des enseignements qu’on ne peut pas ou qu’on ne cherche même pas à vérifier, et s’y tenir fermement.
SAVOIR c’est se fier à des informations qu’on a reçues ou collectées mais que l’on n’a pas vérifiées soi-même.
CONNAITRE ce sont des informations qu’on a vérifiées ou des expériences qu’on a vécues et intégrées au plus profond de soi.

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14 septembre 2016

Stage en Brionnais

J'ai eu le plaisir et le privilège d'animer un stage sur la symbolique romane avec Jacques Bonvin dans cette merveilleuse région qu'est le Brionnais. Et bien ça y est, on repart !

Si la perspective de passer un moment avec nous vous semble intéressante, et pour plus de précisions, il vous faudra contacter l'ANGE :

Académie Nationale de
Géobiologie Environnementale
contact@academie-geobiologie.fr
Téléphone : (33) 05 63 32 06 18

ou vous rendre sur le site de Mosaïque ici et regarder dans les stages d'architecture sacrée. Sinon, vous pouvez laisser vos coordonnées en commentaire. Merci, et peut-être à bientôt.

Stage Brionnais 1

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3 juillet 2015

Midhowe Broch

 

Rousay_Midhowe_broch_1Avant toute chose, je vous invite à aller voir ce qu’étaient les brochs ici. Maintenant, nous pouvons passer à la description de Midhowe, qui fut, d’après les archéologues, l’un des plus vieux brochs des Orcades (dont une vingtaine ont été recensés actuellement).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rousay_Midhowe_broch_2Il est situé sur un promontoire étroit, entre deux criques escarpées. En face de lui, le broch of Gurness. Ils encadrent tous les deux l’ile d’Eynhallow et son détroit.

 

 

 

 

 

 

 

Rousay_Midhowe_broch_3Midhowe tient son nom de l’ancien norrois mid, le milieu, et haugr, monticule, en raison de sa situation au centre d’une concentration de 3 ou 4 brochs. Il est daté de 200 ans avant notre ère et fut utilisé jusqu’au IIe siècle.

 

 

 

 

 

 

Rousay_Midhowe_broch_4Le broch, d’un diamètre intérieur de 9,6m, était défendu d’un côté par la mer et deux profondes criques

 

 

 

 

 

 

 

Rousay_Midhowe_broch_24(le mur que l’on aperçoit devant lui fut construit dans les années 1930 afin de protéger le monument de l’érosion côtière),

 

 

 

 

 

 

 

Rousay_Midhowe_broch_22de l’autre par un rempart de pierres sèches et deux fossés en arc de cercle.

 

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Rousay_Midhowe_broch_10L’entrée monumentale se tient côté mer. La porte est surmontée d’un immense linteau et donne sur un long couloir.

 

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Rousay_Midhowe_broch_18Les restes des murs extérieurs du broch font encore plus de 4m de haut et 4,5m d’épaisseur. Leur particularité est qu’ils furent construits en pierres sèches avec deux murs séparés par des couloirs reliés entre eux par des escaliers. Ces couloirs furent remplis de terre à une date ultérieure.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rousay_Midhowe_broch_13L’intérieur, séparé par des cloisons en pierre qui furent remontées par les archéologues dans les années 1930, comprenait plusieurs pièces ayant chacune leur foyer.

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Rousay_Midhowe_broch_15Dans l’une d’entre elles se trouvait même une source alimentant une citerne, toujours active.

 

 

 

 

 

 

 

Rousay_Midhowe_broch_14Il semblerait, d’après les traces sur les pierres vers 3m de hauteur, qu’une galerie avec plancher de bois ait été mise en place.

 

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Rousay_Midhowe_broch_19Collées au mur extérieur du broch s’agglutinent les restes de plusieurs petites maisons. Ces bâtiments de moindre importance furent construits bien après le broch, pour preuve l’un d’entre eux monté au-dessus de l’ancien fossé défensif.

 

 

 

 

 

 

Rousay_Midhowe_broch_20Ils sont considérés par les archéologues comme des ateliers. L’une des maisons, où furent retrouvés des moules, des bijoux et des tessons de pots en cuivre, conserve son foyer sidérurgique.

 

 

 

 

 

 

Rousay_Midhowe_broch_27Un bon nombre d’objets furent retrouves lors des fouilles : des outils en pierre et en os, tels que des meules, des pierres à aiguiser, des fuseaux à laine, des aiguilles à tisser. Quelques artéfacts d’origine romaine prouvent que les échanges commerciaux se faisaient avec ceux qui n’ont jamais pu envahir l’Ecosse…

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Rousay_Midhowe_broch_23Et c’est là que je vous donne cette réflexion qu’a faite Jacques Bonvin : les iles des Orcades ont toujours été respectées par ses envahisseurs : les vikings par exemple, qui pillaient et détruisaient systématiquement les territoires conquis, ont toujours épargné l’archipel.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rousay_Midhowe_broch_25Se passerait-il quelque chose de particulier sur ces terres ?  Ont-ils senti cette atmosphère envoûtante d’où s’échappent à longueur de temps des filets de magie ? Va savoir Rognar.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

https://en.wikipedia.org/wiki/Midhowe_Broch.

http://www.orkneyjar.com/history/brochs/midhowe/
http://www.undiscoveredscotland.co.uk/rousay/midhowebroch/

30 juin 2015

L’ile de Hoy

Hoy_plan_1L’ile la plus grande des Orcades après Mainland, se situe au sud de l’archipel. Son nom provient du vieux norrois Hàey, qui veut dire l’ile haute. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hoy_6En effet, c’est sur Hoy que se tient le point le plus élevé des Orcades, Ward Hill, séparée de sa sœur Cuilags par la vallée de Rackwick. Ces deux petites montagnes sont celles que nous voyons de Brodgar et Steness, entre lesquelles va se coucher le soleil.

 

 

 

 

 

 

Hoy_Hedin_et_H_gni_1Dans la mythologie scandinave, c’est sur Hoy que se déroule la bataille sans fin entre Hedin et Högni, respectivement époux et père de Hildr, une valkyrie ayant le pouvoir de ressusciter les soldats morts.

 

 

 

 

 

Hoy_1Le ferry nous emmène de Mainland et de la baie de Houton, où nous n’avons eu aucun problème, au petit port de Lyness.

 

Hoy_2

 

 

 

 

 

Hoy_3Une route longeant la  jolie petite baie de Lyrawa,

 

 

 

 

 

 

 

Hoy_5les petits lacs de la lande à tourbière à côtés desquels poussent les linaigrettes à feuilles étroites, cotton grass en orcadien, autrement dit l’Eriophorum angustifolium,

 Hoy_Linaigrette___feuilles__troites__Eriophorum_angustifolium__2a

 

 

 

 

 

 

Hoy_Dwarfie_stane_3

passe devant la Dwarfie stane…

 

Hoy_Dwarfie_stane_10

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hoy_7

 

 avant d’arriver dans la baie de Rackwick,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hoy_old_man_1

 

 

départ du sentier qui monte au Old Man of Hoy, petit bout des falaises les plus hautes du Royaume-Uni.

23 juin 2015

Papay ou Papa Westray

Papa_Westray_planL’ile de Papay, Papa Westray pour les anglais, se mérite. Située au nord de l’archipel des Orcades, elle est accessible de l’ile de Westray par un petit ferry ou en avion. Dans ce dernier cas, il faut prendre le vol régulier commercial le plus court du monde, environ deux minutes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Papa_Westray_1Dès l’arrivée l’ambiance particulière de cette ile vous enveloppe, laissant couler en vous des sensations de douceur et de bien-être, comme si cette terre offrait un havre de paix pour les visiteurs stressés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Papa_Westray_10Les habitants, environ quarante familles et quatre-vingt dix âmes, toujours souriants, sont d’une gentillesse à toute épreuve.

 

Papa_Westray_2

 

 

 

 

 

 

Papa_Westray_33La pointe nord de l’ile abrite la réserve naturelle de North Hill, surveillée par la RSPB, la société royale pour la protection des oiseaux.

 

 

 

 

 

 

 

Papa_Westray_12Aux creux des falaises, sous les pierres plates de grès, au détour de chaque sentier nichent des centaines d’oiseaux :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Papa_Westray_16les grands cormorans séchant leurs ailes au soleil ou protégeant leurs petits,  

 

Papa_Westray_14

 

 

 

 

 

Papa_Westray_29les pies de mer ou huitriers au sale caractère,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Papa_Westray_11les fulmars, oiseaux grégaires dont le nom provient du norrois fùll (puant) et màr (mouette),

 

 

 

 

 

 

 

Papa_Westray_32les guillemots de Troïl ressemblants à de petits manchots,

 

 

 

 

 

 

 

Papa_Westray_13les petits pingouins appelés ici les razorbills, se laissant tomber du haut de leurs plongeoirs surplombant la mer pour aller pêcher sous l’eau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Papa_Westray_23aLa réserve abrite également la Primula scotica, la primevère d’Ecosse, rare petite fleur violette endémique aux rivages nord de l’Écosse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Papa_Westray_Knap_of_Howar_2Le sol de l’ile étant en plus très fertile, les hommes sont venus s’y installer dès le Mésolithique, c'est-à-dire en 8 500 avant notre ère. C’est sur Papay que fut découverte la plus vieille maison du nord de l’Europe, le Knap of Howar.

 

 

 

 

 

 

Papa_Westray_30L’ile devint terre picte puis se fit annexer par les vikings norvégiens. C’est d’eux qu’elle tient son nom, Papay Meiri, ce qui veut dire la grande ile des papars. Les papars, cités dans de vieux écrits scandinaves du XIIe siècle, étaient des moines irlandais ou écossais qui habitèrent les iles du nord des Orcades après avoir quitté l’Islande. Il est fort possible d’ailleurs que ces moines furent à l’origine des prêtres païens christianisés par la légende.

 

 

 

Papa_Westray_31La petite église Saint Boniface nous parlera de toute cette histoire.

 

 

 

 

 

 

 

Papa_Westray_15

 

 

 

 

6 juillet 2015

Blackhammer

 

Rousay_Blackhammer_cairn_5A quelques enjambées de Taversoe Tuick, à flanc de colline et dominant le détroit de Wyre, se dresse le cairn de Blackhammer.

 

 

 

 

 

 

 

Rousay_Blackhammer_planPlus classique que le premier, daté de 3 500 ans avant notre ère, il mesure 13m de long et se divise en 7 compartiments.

 

 

 

 

 

 

Rousay_Blackhammer_cairn_3A l’origine, le cairn était recouvert d’un toit de pierre en encorbellement.

Rousay_Blackhammer_cairn_2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rousay_Blackhammer_cairn_6Une fenêtre en plexi nous montre (quand il ne fait pas trop humide…) que les constructeurs se sont donné beaucoup de mal pour monter le parement extérieur. Les pierres ont été posées et inclinées de façon à faire apparaitre des motifs triangulaires, faisant penser aux poteries de style Unstan.

 

Papa_Westray_Unstan_ware_2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rousay_Blackhammer_cairn_4Tout au fond du cairn, dans le dernier compartiment, on sent une énergie particulière, enveloppante et douce, peut-être liée à la guérison. Mais l’endroit le plus fort n’est pas celui que l’on croit.

 

Rousay_Blackhammer_cairn_1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rousay_Blackhammer_cairn_7Il suffit de grimper la pente de la colline de quelques mètres, de s’asseoir sur le bord de la petite paroi de rochers, et de laisser couler en soi la résurgence du courant tellurique venant du plateau supérieur…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.orkneyjar.com/history/tombs/blackhammer/

http://www.undiscoveredscotland.co.uk/rousay/blackhammercairn/

7 juillet 2015

L’ile de Rousay

 

Rousay_6Rousay, dont le nom provient du vieux norrois Hrólfs-oy qui signifie l’ile de Rolf, est séparée de Mainland par le détroit de Eynhallow.

 

Rousay_7

 

 

 

 

 

Rousay_plan_2

Rousay_8En raison de la présence de nombreux sites archéologiques, cette ile montagneuse façonnée par les glaciers est surnommée l’Egypte du nord. Ceux qui lui ont donné ce nom savaient-ils que le carré solsticial des Orcades (59° de latitude) est le miroir de celui de l’Egypte ?

 

 

 

 

 

 

Rousay_Midhowe_broch_1Rousay possède donc un important patrimoine : menhirs, cairns, brochs, vestiges vickings, et sur la petite ile d’Eynhallow, les ruines d’un ancien monastère du XIIe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rousay_FinfolkC’est sur Eynhallow qu’avaient élu domicile le peuple des Finmen, sorciers légendaires dont la magie était si puissante qu’elle pouvait faire naviguer leurs petits bateaux de Norvège jusqu’aux Orcades en très peu de temps. Naturellement amphibiens, ils pouvaient prendre l’apparence d’un très bel homme, ou d’une femme ravissante.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rousay_2Les Finmen, qui enlevaient les humains afin de devenir leurs conjoints, avaient le pouvoir de maitriser les tempêtes. Ils vivaient l’hiver dans leur majestueuse cité du fond de la mer, Finfolkaheem, alors qu’ils passaient l’été sur Eynhallow, l’ile magique. Ils en ont été dépossédés par les moines, rapporte la tradition…

Rousay_4Eynhallow fair, Eynhallow free
Eynhallow sits in the middle o' the sea
A roaring roost on every side,
Eynhallow sits in the middle o' the tide.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rousay_3Le nom de notre bateau a-t-il contribué à notre enchantement ? Sinon, pourquoi les vikings, qui ont rebaptisé toutes les iles après les avoir conquises, auraient appelé cette ile Eyin Helga, l’ile sainte, comme Iona ?

 

 

 

 

 

 

Rousay_9Une route côtière fait le tour de Rousay. Taversoe Tuick, Blackhammer, Knowe of Yarso et Midhowe cairn, le broch de Midhowe en face de celui de la pointe d’Hisber, et, proche du nord est de l’ile, le lac de Scockness et Yetnasteen, la pierre du géant aux pieds de la colline vous attendent.

 

 

 

 

 

 

Rousay_Yetnasteen_2aYetnasteen, grand monolithe solitaire de plus de 2m de hauteur, tient son nom du vieux norrois Jotunna-steinn, la pierre géante. La légende parle d’un géant qui fut transformé en pierre par les rayons du soleil d’un matin d’été alors qu’il était en train de boire.

 

 

 

 

 

 

Rousay_yetnasteen_3aDepuis, il reprend sa forme toutes les nuits du nouvel an à minuit : en deux enjambées seulement, il rejoint le lac, boit son verre d’eau, et retourne à son poste habituel.

 

 

 

 

 

 


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http://www.odysseyadventures.ca/articles/orkney-tombs/rousay_cairns.htm

http://celtijima.skynetblogs.be/c1-contes-legendes-des-iles-d-orcades/

http://www.discoverrousay.co.uk/historyandarchaeology.shtml

http://www.saintsandstones.net/stones-yetnasteen-journey.htm

30 juin 2015

Dwarfie Stane

 

Hoy_Dwarfie_stane_0Dans la vallée glaciaire encaissée menant à la baie de Rackwick se tient l’un des mégalithes les plus connus des Orcades, Dwarfie Stane.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hoy_Dwarfie_stane_3

On y accède par un chemin en lattes de bois aménagé au-dessus d’une tourbière.

 

Hoy_Dwarfie_stane_4

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hoy_Partick_stane_1Ce bloc erratique de grès rouge fut déposé là par les glaciers, comme son voisin Partick Stane, situé un peu plus haut.

 

Hoy_Partick_stane

 

 

 

 

 

Hoy_Dwarfie_stane_1Le fait remarquable, c’est que cette énorme pierre fut évidée de main d’homme, en deux petites cellules séparées par un couloir. Le plan ressemble à certains cairns des Orcades.

 

 

 

 

Hoy_Dwarfie_Stane_plan_1cLa pierre mesure 8,6 m de long, 4m de large et jusqu’à 2,5 m de haut. L’entrée est un carré d’1m, ouvert vers l’ouest, vers le soleil couchant. Le passage desservant les deux cellules arrondies, de 1,70m de long par 1m de large, mesure 2,2m de long. La hauteur du tout est de 1m.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hoy_Dwarfie_stane_15Chaque ouverture de cellule présente une bordure formant une ouverture carrée. La cellule de droite possède un rebord de pierre ou «oreiller» à son extrémité orientale.

 

Hoy_Dwarfie_stane_2

 

 

 

 

 

 

Hoy_Dwarfie_stane_8Devant l’entrée se trouve la pierre qui fermait le passage. Elle était encore en place au XVIe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hoy_Dwarfie_stane_6Dwarfie Stane fut pillée en forçant l’entrée par un trou dans le toit. Ce trou, mentionné au XVIe siècle, n’a été réparé (avec du béton) que dans les années 60.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hoy_Dwarfie_stane_20La pierre n’a pas échappé à la mode des graffitis. Le capitaine William Mounsey y a gravé son nom en latin et à l’envers en 1850, ainsi qu’une phrase en persan : « I have sat two nights and so learnt patience :  je me suis assis deux nuits et ainsi appris la patience ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hoy_Dwarfie_stane_7Les archéologues, qui ont daté la première utilisation de la pierre de 3 000 ans avant notre ère, pensent d’après la ressemblance avec les cairns des Orcades, qu’elle fut utilisée comme tombeau. Marrant quand même le nombre hallucinant de mégalithes ayant servi de tombe, presque autant que d’objets inconnus ayant servi au culte. D’autres explications parlent d’un ermitage chrétien, théorie basée sur le fait que les visiteurs laissaient derrière eux des offrandes. Mais en général, sur les terres du nord, les offrandes se font surtout aux esprits de la nature… Il semble quand même probable que la pierre fut utilisée par les habitants du village néolithique découvert à Whaness Burn, situé à 1,6 km plus au nord.

 

 

 

Hoy_Dwarfie_stane_10Nous sommes en présence ici de la pierre du nain (dwarf, le nain en anglais). Ce nom fut donné en raison de la petitesse de la taille des cellules ou du fait que ce sont des nains qui ont taillé la pierre. Paradoxalement, les légendes parlent aussi de géants. Selon une ancienne fable folklorique orcadienne du XVIe siècle, écrite par Jo Ben, c’est ici que vécurent le géant Trollid et sa femme. Un troisième géant, voulant se rendre maitre de Hoy, les enferma à l’intérieur. Mais Trollid cassa la pierre avec son marteau, et ils purent sortir. Cette histoire a au moins le mérite d’expliquer le trou dans le toit.

 

 

 

 

Hoy_Dwarfie_stane_13Une autre légende, écrite en 1700 par le docteur Wallace, parle d’une mystérieuse escarboucle ou d’un œuf de pierre cachés dans une grotte des falaises (Dwarfie Hammars) surplombant le mégalithe.

 

 

 

 

 

 

Walter_Scott_1_Sir Walter Scott parle de la pierre dans son roman de 1821, The Pirate. Il écrit qu’elle fut la résidence du nain Trollid :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hoy_Dwarfie_stane_11 « Put for my misfortune, I was chiefly fond to linger about the Dwarfie Stone, as it is called, a relic of antiquity, which strangers look on with curiosity, and the natives with awe. It is a huge fragment of rock, which lies in a broken and rude valley, full of stones and precipices, in the recesses of the Ward-hill of Hoy. The inside of rock has two couches, hewn by no earthly hand, and having a small passage between them. The doorway is now open to the weather; but beside it lies a large stone, which, adapted to grooves still visible in the entrance, once had served to open and to close this extraordinary dwelling, which Trollid, a dwarf famous in the northern Sagas, is said to have framed for his own favourite residence. The lonely shepherd avoids the place; for at sunrise, high noon, or sunset, the misshapen for over the necromantic owner may sometimes still be seen sitting by the Dwarfie Stone ».

 

 

 

 

 

 

 

 

Walter_Scott_2a« Pour mon malheur, j’aime à m’attarder sur la Dwarfie Stane, comme elle est appelée, un vestige de l’antiquité que regardent avec curiosité les étrangers et avec crainte les indigènes. C’est un énorme fragment de roche, qui se trouve dans une rude vallée encaissée, pleine de rochers et de précipices, dans un recoin de la colline de Ward sur Hoy. L’intérieur de la pierre possède deux chambres, creusées par des mains non humaines, reliées par un petit passage. L’entrée est maintenant ouverte aux quatre vents, mais sur le côté se trouve une grosse pierre qui, adaptée aux rainures encore visibles à l’entrée, servit autrefois à ouvrir et fermer cette demeure extraordinaire que Trollid, le nain célèbre des sagas nordiques, était sensé avoir pris pour sa résidence favorite. Le berger solitaire évite l’endroit ; au lever du soleil, à midi plein ou au coucher du soleil, le propriétaire, difforme pour plus de nécromancie, peut parfois être vu assis sur Dwarfie Stane ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hoy_Dwarfie_stane_14Que penser de toutes ces légendes ? Mon aphorisme préféré reste « il n’y a pas de fumée sans feu ». Les nains, comme les géants (au départ il n’est pas question de leur taille, et ils sont décrits comme alternativement grands ou petits), sont, dans la mythologie scandinave, liés à la mort, étant issus des vers trouvés sur le cadavre du géant primordial Ymir. Ils sont devenus ensuite des membres du petit peuple vivant sous terre, dans les pierres ou dans les tertres. Plus tard, le nain sera considéré comme un aspect primitif de la conscience. Que se passe-t-il près de Dwarfie Stane ?

 

 

 

 

Hoy_Dwarfie_stane_12Pour élargir sa conscience, il faut commencer par élargir ses sens. Premier passage dans les chambres, pour la vision, l’ouïe, le toucher, et les autres (il n’y en a pas que 5). En sortant, si tout s’est bien passé, on prend un peu d’eau dans la cupule, puis on « sent » une autre pierre posée plus haut.

 

Hoy_Dwarfie_stane_19

 

 

 

 

Hoy_Dwarfie_stane_23Là, debout, cheveux aux vents, regard tourné vers le ciel et pieds posés par terre, la conscience s’élargit et le corps s’oublie. Y’en a même qui disent qu’ils l’ont vu voler…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hoy_Dwarfie_stane_21On verra ensuite d’autres pierres, avec différentes fonctions. L’une d’entre elles vous redynamisera, l’autre vous fera oublier vos soucis mesdames, une autre encore vos problèmes messieurs. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hoy_Dwarfie_stane_9

 

http://www.orkneyjar.com/history/tombs/dwarfiestane/

https://en.wikipedia.org/wiki/Dwarfie_Stane

http://www.odysseyadventures.ca/articles/orkney-tombs/rousay_cairns.htm

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