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lieux sacrés
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30 octobre 2008

Le temple de Vesta

Forum_Romanum_VestaHestia, déesse du foyer et l'aînée des trois filles de Cronos et de Rhéa, identifiée par les Romains à Vesta, fut courtisée par Apollon et par Poséidon. Elle refusera de se marier et restera vierge.
Forum_Romanum_Vesta_2Vesta avait un culte qui, en Asie et en Grèce, remontait à la plus haute antiquité. Elle était honorée à Troie, longtemps avant la ruine de cette ville, et ce fut Énée qui, croit-on, apporta en Italie son culte et son symbole : il l'avait parmi ses dieux pénates.

L'édification de son temple est accordée par certains à Romulus, mais la tradition l'attribue au second roi de Rome, Numa Pompilius, au VIIème siècle avant notre ère.

Forum_Romanum_34Le temple de Vesta (Aedes Vestae) était rond, possédait un dôme ayant pour hauteur la moitié du diamètre de l'édifice, et aurait été construit à l'origine en acacia avec un toit couvert de chaume.
























Forum_Romanum_Vesta_3C'est au milieu de ce temple que l'on entretenait le feu sacré. Selon Ovide, sa forme ronde avec un foyer central est une représentation symbolique de la Terre, avec son feu central. Si ce feu venait à s'éteindre, on ne devait le rallumer qu'aux rayons du soleil, au moyen d'une sorte de miroir. Même sans que le feu s'éteignît, il était renouvelé tous les ans, le premier jour de mars.

Il contenait le Palladium, une effigie de Minerve apporté par Énée depuis Troie, ainsi que d'autres objets sacrés, gardés dans des coins secrets appelés Penus Vestae.









Forum_Romanum_36Ce temple fut sans doute incendié lors du sac de Rome en -390 et à nouveau en -241. L'un des pontifes, Lucius Caecilius Metellus, se précipita dans le temple en flammes et sauva les objets sacrés dont le Palladium, y perdant la vue. Cicéron affirma que ce fut la vue des objets sacrés qui le rendit aveugle, et non l'incendie.








Forum_Romanum_65aEn -210, il fut sauvé d'un autre incendie grâce à la dévotion de treize esclaves, qui seront rachetés aux frais de l'état et obtiendront la liberté. Après le grand incendie de 64 Néron le reconstitua. En 191, Julia Domna, la femme de Septime Sévère, le restaura. Il fut fermé par Théodose en 394.














Forum_Romanum_VestalesLe temple était surveillé par l'unique corps sacerdotal féminin de Rome, les Vestales, qui devaient maintenir le feu sacré perpétuellement allumé (son extinction signifiant le malheur pour Rome). Les six jeunes filles, filles du roi à l'époque archaïque et ensuite choisies parmi les filles des familles nobles, entraient dans le temple à l'âge de six ans pour un sacerdoce de trente ans en faisant vœu de virginité.

(Jacob de Witt, Les Vestales, huile sur toile en trompe-l'œil)








Forum_Romanum_Vestales_2Si elles ne respectaient pas le vœu elles étaient enterrées vives, tandis que le coupable était condamné à mort par fustigation devant la curie. En compensation de règles si sévères, les vestales, considérées presque des divinités, jouissaient de nombreux privilèges : elles n'étaient pas soumises à l'autorité paternelle et ne répondaient qu'au Grand Pontife et jouissaient de moyens financiers et de prestige, elles pouvaient se déplacer en char, elles disposaient de places réservées pour tous les spectacles et elles participaient à toutes les cérémonies, leurs sépultures étaient dans la ville.
Les vestales étaient l'objet d'un respect universel : comme les hauts dignitaires, elles étaient précédées d'un licteur, ne dépendaient que du pontifex maximus ; elles étaient appelées souvent pour apaiser les dissensions dans les familles : on leur confiait les secrets des particuliers et quelquefois ceux de l'État. C'est entre leurs mains qu'étaient déposés les testaments.





Forum_Romanum_Vestales_3Elles avaient la tête ceinte de bandelettes de laine blanche, qui leur retombaient gracieusement sur les épaules et de chaque côté de la poitrine. Leurs vêtements étaient d'une grande simplicité, mais non dépourvus d'élégance. Par dessus une robe blanche elles portaient une sorte de rochet de la même couleur. Leur manteau, qui était de pourpre, leur cachait une épaule et laissait l'autre demi-nue. Primitivement elles se coupaient les cheveux, mais plus tard elles portèrent toute leur chevelure.






Forum_Romanum_37La maison des vestales, encore visible juste derrière le temple, était une grande maison dans laquelle vivaient les six prêtresses. Au centre de la maison, une cour à péristyle longue de 69 m, dont le grand axe est souligné par l’échelonnement de trois bassins rectangulaires de dimensions différentes. Le bassin du centre fut ultérieurement couvert d’une construction octogonale, d’usage inconnu. Sur chacun des quatre cotés de la cour, s’alignaient des pièces et des salles, dont certaines étaient pavés de marbre coloré. Les départs d’escalier prouvent la présence d’un ou deux étages, dont certains communiquaient avec la via Nova.

Elle fut abandonnée seulement quand Théodose déclara en 394 l'abolition des cultes païens et elle fut alors occupée, dans un premier temps, par les fonctionnaires de la cour impériale et ensuite par ceux de la cour pontificale.


http://www.insecula.com/oeuvre/O0021267.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Temple_de_Vesta
http://www.romaviva.com/Fori-Imperiali/temple_de_vesta.htm

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30 octobre 2008

Le Temple de Saturne

Forum_Romanum_25Le Temple de Saturne (Templum Saturni ou Aedes Saturni), édifié en l'honneur du dieu qui avait appris au Romains à cultiver la terre, fut construit sous la monarchie romaine en -497. En -174, un portique est construit entre le Capitole et le temple, reliant ce dernier à la Curie. En -42, le temple est reconstruit par Lucius Munatius Plancus.












Forum_Romanum_27Il est mentionné par Tacite en 41, car un arc de triomphe est édifié à côté. L'édifice sera restauré par Dioclétien en 283 à la suite d'un incendie. Les huit colonnes du pronaos, hautes de 11 m et surmontées de chapiteaux ioniques en marbre, datent de cette période, tandis que le podium en travertin,  haut de 5 m, large de 22 m et long de 38 m,  remonte au Ier siècle avant notre ère.













Forum_Romanum_28Ce temple abritait le trésor public de l’État (Ærarium)  dans son soubassement, ainsi que les lois gravées dans le bronze, les décrets du Sénat, et d’autres registres importants. Il abritait également en temps de paix (Pax Romana) les flammes et insignes des différentes légions de l'empire. Le 17 décembre, on y célébrait les « saturnales », dans une fête sans retenue, où les rôles étaient inversés. Une sorte de carnaval libérant les contraintes sociales et morales.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Temple_de_Saturne_(Rome)
http://www.insecula.com/oeuvre/O0021265.html

30 octobre 2008

Le temple de Castor et Pollux

Forum_Romanum_10Le temple des Dioscures, appelés aussi temple de Castor et Pollux, était un temple de type grec. L'origine ce temple coïncide avec la naissance de la République romaine. Sa fondation remonte au Vème siècle avant notre ère.























Forum_Romanum_65L'édifice commémore la légende transmise par Plutarque selon laquelle deux cavaliers, après avoir fait boire leurs chevaux à la fontaine de Juturne, auraient annoncé à Rome la victoire de son armée le soir de la célèbre bataille du lac Régille, en -499. Ces cavaliers, qui disparaîtront aussitôt, étaient les mystérieux soldats divins Castor et Pollux, qui avaient conduit Rome à la victoire et mis en déroute les Latins et Tarquin le Superbe, dernier roi de Rome. Le dictateur Aulus Postumius Albinus, qui avait conduit la guerre contre les Latins, fera le voeu d'élever en l'honneur des Dioscures un temple à l'emplacement de la source. Le sanctuaire sera consacré par son fils en -484. Les trois colonnes et le fragment d'architrave qui subsistent, déblayés en 1811, datent d'une reconstruction entreprise à l'époque d'Auguste. Elle appartenaient au coté gauche de l'édifice, qui a conservé son emplacement d'origine.

Forum_Romanum_64Le Temple fit l’objet de nombreuses restaurations, dont à la fin du IIème siècle avant notre ère, celle de Lucius Caecilius Metellus Delmaticus, qui le décora également de tableaux et de statues, puis sous Auguste en l’an 6 celle de Tibère et de son frère Drusus, qui correspond à l'ultime bâtiment dont on peut voir les vestiges.








Forum_Romanum_CanalettoIl s'élevait sur un soubassement recouvert de tuf et de travertin, de 50 m par 30 m, avec sur chaque côté des escaliers étroits recouverts de marbre. Il était octostyle et périptère, c'est-à-dire avec huit colonnes corinthiennes en façade, et onze colonnes sur chaque côté. A l'intérieur (cella), deux rangées de colonnes bordaient chaque paroi. Les ruines actuelles laissent voir une partie du soubassement et trois colonnes de 12,5 m, portant un fragment de l’entablement. Le temple abritait les statues de Castor et Pollux considérés comme les gardiens de la liberté de Rome. ( Peinture de Canaletto)



















Forum_Romanum_Dioscures_3Il était aussi un centre économique : le bureau des poids et des mesures était abrité dans le sanctuaire et une « table de mesures » (poids et longueur) était dans le pronaos.
L’espace sacré comprenait aussi la fontaine de l’ancienne source de Juturne, où Castor et Pollux auraient fait boire leurs chevaux après la bataille.














Qui étaient les Dioscures ?

Forum_Romanum_Dioscures_1Dans la mythologie grecque, Castor  et Pollux appelés Dioscures (c'est-à-dire « fils de Zeus »), sont les fils jumeaux de Léda et les frères d'Hélène de Troie et de Clytemnestre.
Ils prennent part à la chasse du sanglier de Calydon et à l'expédition des Argonautes. Ils combattent Thésée pour récupérer leur sœur Hélène que celui-ci a ravie et enlèvent à leur tour les filles de Leucippe. Lorsque Castor, fils mortel de Tyndare, est blessé à mort dans le combat contre Idas et Lyncée, Pollux décide de partager son immortalité avec lui : ils passent ainsi la moitié de leur temps aux Enfers, l'autre moitié sur l'Olympe, parmi les dieux.




Forum_Romanum_Dioscures_2Le culte des Dioscures dérive du culte indo-européen des jumeaux divins : ils s'apparentent ainsi aux Aśvin, les cavaliers célestes de la mythologie védique. Ils sont le symbole des jeunes gens en âge de porter les armes. Ils apparaissent comme des sauveurs dans des situations désespérées et sont les protecteurs des marins. Le feu de Saint-Elme est considéré comme leur manifestation physique et ils sont associés à la constellation des Gémeaux. Castor est le prototype du dompteur de chevaux, et Pollux, celui du boxeur, invincible au pugilat. On en fait donc aussi les patrons des athlètes et des compétitions.




Et qui était Juturne ?

Nous l'avons déjà rencontrée au Largo di Torre Argentina. Juturne était la déesse romaine des fontaines, des puits et des sources. Elle passait pour donner la guérison aux malades. Elle aurait été l'aimée de Jupiter, qui la remercia en lui accordant l'immortalité et le contrôle des sources. Cette liaison secrète aurait été trahie par une autre nymphe, Lara (ou Larunda), que Jupiter punit en la rendant muette. Fontus serait le fils qu'elle aurait eu avec Janus, son mari.
Vigile, dans l'Énéide, en fait à la fois la fille de la déesse Vénilia, divinité antique des papiers peints eaux douces tantôt considérée comme la parèdre de Neptune tantôt comme celle de Janus, et la sœur du roi rutule Turnus ; elle se métamorphose en son cocher Metiscus et lui rend l'épée forgée par Vulcain qui l'avait perdue. Elle fut obligée par une Furie envoyée par Jupiter, de laisser son frère à son destin, et retourna en pleurant à sa fontaine.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Juturne
http://fr.wikipedia.org/wiki/Castor_et_Pollux
http://fr.wikipedia.org/wiki/Temple_des_Dioscures
http://www.insecula.com/oeuvre/O0021260.html

11 juin 2008

Le lavabo

Abbaye_de_Valmagne__61_aIl se trouve devant le réfectoire, afin que les moines puissent se purifier les mains avant d'aller manger. Son eau provient de la source de Diane, déjà découverte par les romains. C'est cette source, passant sous l'église, qui alimente tous les bassins de l'abbaye, avant d'aller se perdre dans l'étang de Thau.
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Abbaye_de_Valmagne__66_aL'eau, sortant de la gueule de "griffouls", se déverse dans un bassin octogonal.
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Abbaye_de_Valmagne__47_aLa clôture octogonale est composée des éléments du premier cloître :
Abbaye_de_Valmagne__b



















Abbaye_de_Valmagne__70_ades colonnettes jumelées coiffées par 8 nervures fermées au centre par une clef pendante.



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19 septembre 2008

La Pyramide de Cestius

Pyramide_de_Cestius_13La Pyramide de Cestius se trouve près de la Porte Saint-Paul et du cimetière "non chrétien" de la ville de Rome. Il se dresse au carrefour de la Via Ostiensis, qui menait à Ostie, et de la route qui longeait le Tibre.










Pyramide_de_Cestius_32La pyramide fut construite vers 18 avant notre ère pour servir de tombeau à Caius Cestius, préteur, tribun du peuple, et membre du collège des septemviri epulones, l'une des quatre grandes sociétés religieuses à Rome : il était chargé de veiller aux grands festins sacrés. Elle s'inspire des modèles égyptiens, très à la mode à Rome après la conquête de l'Égypte en 30 avant notre ère.

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Pyramide_de_Cestius_17Le bâtiment est en briques, revêtu de plaques de marbre blanc, et mesure 36,4 mètres de haut pour une base de 29,5 mètres de large.
Pyramide_de_Cestius_18
















Pyramide_de_Cestius_7A l'intérieur se trouve la chambre funéraire, un simple petit caveau rectangulaire de 5,95 mètres de long, 4,10 de large et 4,80 de haut, voûté en plein cintre, dont les murailles recouvertes de stuc portent des peintures très abimées.
Pyramide_de_Cestius_1














Pyramide_de_Cestius_11Une dédicace est gravée sur les faces est et ouest de la pyramide de manière à être visibles des deux côtés :
"C(aius) Cestius L(uci) f(ilius) Pob(liliatribu) praetor, tribunus plebis, (septem) vir epolonum" , Caius Cestius, fils de Lucius, de la Tribus Publilia, préteur, tribun du peuple et Septemvir epulonum

Une deuxième inscription mentionne que le monument fut érigé en 330 jours sous la surveillance de son héritier Lucius Pontius Méla, fils de Publius, et de l'affranchi Pothus.










Pyramide_de_Cestius_33La pyramide fut incorporée à l'enceinte des murs auréliens au IIIème siècle. Les travaux commencèrent vers 272 et durèrent onze ans jusqu'au règne de Probus (276-282). Le mur comportait un soubassement en blocage (opus caementicium), haut d’environ 8 mètres, surmonté de chambres voûtées appuyées contre un mur extérieur de un mètre d’épaisseur. Un chemin de ronde couronnait l’édifice. Les chambres servaient de salle d’armes et de magasins, et diminuaient le volume à construire.












Pyramide_de_Cestius_20Tous les 30 mètres une tour quadrangulaire faisait saillie.
L’enceinte fortifiée n’était pas destinée à résister en cas d’un long siège, ce que les barbares n’étaient pas capables de réaliser, mais seulement à préserver Rome d’une attaque soudaine en attendant une armée de secours. Le tracé s’appuya un certain nombre de monuments existants, tels que la caserne de la garde prétorienne, un petit amphithéâtre, des tombeaux dont la pyramide de Cestius, les arches des aqueducs sur l’Esquilin, les substructions des jardins en terrasses sur le Pincio.











Pyramide_de_Cestius_3Les origines de la pyramide ont été oubliées au cours du Moyen-Age. Les habitants de Rome pensaient alors que c'était le tombeau de Remus et que son homologue à proximité du Vatican était celui de Romulus. Sa véritable origine fut clarifiée par le pape Alexandre VII lors des fouilles des années 1660, quand la végétation envahissante fut enlevée et que l'on découvrit les inscriptions.  Le tombeau était scellé, et pour y acceder, il fallut creuser un tunnel et ouvrir une petite porte sur le côté ouest.





Pyramide_de_Cestius_16Près de la pyramide s'ouvre la Porte Ostiense, d'où sortait la Via Ostiensis, route qui reliait la ville avec le port d'Ostie. Elle prit le nom de porte Saint-Paul, en référence à l'église voisine.











Pyramide_de_Cestius_22Elle est intéressante pour son système défensif demeuré quasiment intact. La partie extérieure date de la construction des murs mais fut modifiée par Honorius au début du Vème siècle. Une galerie au dessus de la porte s'appuie sur deux tours cylindriques crénelées.
C'est par cette porte que Totila, ou Baduila l'Immortel, roi ostrogoth, entra en 546 dans Rome.







Pyramide_de_Cestius_14Sur un terrain adjacent acheté par les étrangers résidant à Rome au XVIIème siècle, naquit le cimetière non catholique où furent enterrés entre autres, les poètes anglais Shelley et Keats, le fils de Goethe et Antonio Gramsci. Marrant, plus de japonais, plus de bus bondés, plus d'agitation, juste le silence et la paix. Endroit magique.

Le gardien doit s'y ennuyer un peu. Il ne faut pas entamer la conversation, il ne vous lâche plus... Quel homme gentil ! Si la pyramide est imposante, elle vaut moins le coup que ce bout de paradis.
Pyramide_de_Cestius_30


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http://fr.wikipedia.org/wiki/Pyramide_de_Cestius
http://www.rome-roma.net/pyramide_cestius.html
http://www.romaviva.com/Piramide/home_fra.htm

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17 septembre 2008

Le triclinium Leoninum

Saint_jean_de_latran_aaSur la place en face de la basilique se trouve une niche richement décorée d'une mosaïque, témoin de ce qui reste de l'une des plus grandes salles de l'ancien palais du pape Léon III, l'abside de la salle à manger, le Triclinium Leoninum. La mosaïque que nous voyons aujourd'hui conserve certaines parties d'origine.















saint_jean_de_latran_bbElle représente le Christ, dans une position centrale, qui confie aux Apôtres leur mission. Sur la gauche, le Christ donne les clés à Sylvestre II et la bannière à Constantin, sur la droite, saint Pierre, avec le pape Léon III et l'empereur Charlemagne.  Le pape Léon III a une auréole carrée, montrant qu'il était en vie quand la mosaïque fut faite, vers l'an 800, lorsque Charlemagne fut couronné à Rome.

27 août 2008

Santa Maria in Cosmedin, la crypte d'Adrien

Santa_Maria_in_Cosmedin_32Le sens du mot Krypte, dérivé du grec qui signifie "cacher, occulter", prend ici toute son ampleur. Il a fallu que je me faufile, en prenant garde que personne ne me voie, afin d'y accéder. Point de gardiens en vue, sauf peut-être de ceux qui ne sont pas humains. 
















Santa_Maria_in_Cosmedin_33La crypte est composée, à l'image de l'église du dessus, de trois nefs séparées par 6 colonnes, avec des chapelles latérales. La base des colonnes est enchâssée profondément dans le sol. Un petit autel dans la nef centrale est creusé dans une colonne romaine, fragment de l'Ara Maxima Herculis, et contient les reliques de sainte Cirille. Il est surmonté d'une mosaïque du VIIIème siècle.








Santa_Maria_in_Cosmedin_34La crypte est connue sous le nom de crypte d'Adrien, en l'honneur du pape qui demanda sa restauration. Elle date du IIIème siècle, époque des persécutions de Dioclétien, quand les premiers chrétiens décidèrent de profiter des fondations du temple païen de Cérès qui se trouvait ici, pour y édifier une petite église secrète. Des bouts de pierre, qui ressortent sur le revêtement du mur sont les restes du temple.

17 septembre 2008

La chapelle Saint-Laurent, Sancta Sanctorum

Saint_Jean_de_Latran_Sancta_SanctorumC'est une annexe de l'archibasilique. Ce sanctuaire, ancienne chapelle privée des papes ou Sancta Sanctorum, était reliée au palais pontifical. A la suite du départ des Papes pour Avignon en 1313, le palais primitif du Latran ayant été démoli et remplacé, il resta isolé, bien que faisant toujours partie de la basilique.









La Scala Santa

Saint_Jean_de_Latran_scala_sanctaOn donne ce nom à l'escalier montant directement en face de la porte principale du sanctuaire. De chaque côtés, d'autres escaliers à l'usage du commun des mortels, donnent accès à l'étage supérieur.
Cet escalier, appelé auparavant  Scala Pilati et que le pape Sixte V plaça là lorsqu'il fit construire l'édifice englobant le Sancta Sanctorum, constitue la partie la plus importante du bâtiment. Ayant appartenu au palais habité par Ponce Pilate à Jérusalem, il faisait partie du tribunal ou prétoire de ce gouverneur, et le Christ l'aurait gravi à plusieurs reprises. Hélène, mère de Constantin le grand, le fit venir à Rome.
Il comporte 28 marches en marbre, à l'heure actuelle recouverte d'estrades de bois. À plusieurs endroits, des panneaux de verre dans le bois laissent voir des taches dans le marbre : des gouttes de sang du Christ, répandu quand il a monté l'escalier. Il se monte à genoux, et rapporte l'indulgence pour ses péchés, à défaut de 100 jours par marche.






Le Sancta Sanctorum

Saint_Jean_de_Latran_sancta_sanctorum_8Ce nom désigne la chapelle placée au sommet de la Scala Santa, que l'on voit à travers des barreaux de fer.











saint_jean_de_latran_dCe nom fait référence au Saint des Saints du temple de Jérusalem, où seul le grand prêtre peut entrer : c'est une chapelle privée pour le Pape. Au-dessus de l'entrée de l'abside se trouve l'inscription NON EST IN TOTO SANCTIOR ORBE LOCUS,  "il n'y a pas lieu plus saint au monde".

Saint_Jean_de_Latran_sancta_sanctorum_4












Saint_Jean_de_Latran_sancta_sanctorum_6Cette chapelle, que l'on dit construite pour Fausta, femme de Constantin, est l'unique reste de l'ancien Patriarcat du Latran et date du VIIIème siècle. Elle fut décorée au XIIème siècle par les Cosma. Ce fut saint Sylvestre qui consacra le premier ce lieu, et l'autel érigé en cet endroit fut à l'origine dédié à saint Laurent. De nos jours encore, c'est un autel sur lequel seul le pape peut célébrer.









Saint_Jean_de_Latran_sancta_sanctorum_9Actuellement, cette chapelle, toujours fermée, ne s'ouvre que lorsque les chanoines de la basilique de Saint-Jean-de-Latran vont découvrir ou voiler l'image, et en ces circonstances même, elle reste encore fermée aux femmes, étant de clôture papale.
Saint_Jean_de_Latran_sancta_sanctorum_14














saint_jean_de_latran_mCette chapelle était autrefois utilisée comme trésorerie du palais des papes, et aurait contenu des reliques comme un morceau de pain de la Cène, le manteau se saint Jean-Baptiste, l'épaule de saint Matthieu, le menton de saint Barthélémy, et les têtes des saints Pierre, Paul , Agnès et Euphemia.

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L'Image Achiropite

Saint_Jean_de_Latran_sancta_sanctorum_3Ce mot derive du grec "acheiropoiétès" qui signifie "non fait de main d'homme".  La légende dit que cette icône aurait été exécutée par un agent céleste. Elle fut apportée de Constantinople à Rome lors des persécutions des iconoclastes sous le pontificat de Grégoire II.









Saint_Jean_de_Latran_sancta_sanctorum_11Peinte sur une planche épaisse, elle fut recouverte de lames d'argent et l'on ne voit plus que la tête et les pieds du Christ.

La tradition l'attribue à saint Luc par l'intermédiaire d'un ange.

8 septembre 2008

Sant'Omobono

Sant_Omobono_3Situé à l'angle de la Via del Teatro di Marcello Iugario et Vico se trouve ce que l'on appelle la zone sacrée de Sant'Omobono. Des fouilles en 1936 et 1937 ont mis à jour les restes des sanctuaires dédiés à la Fortuna et à la Mater Matuta par Servius Tullius.
En l'état actuel de préservation des vestiges, ainsi que des travaux d'excavation, il est difficile de comprendre la structure de l'ensemble.










Sant_Omobono_2Toutefois sont reconnaissables la chaussée impériale en travertin, les traces d'un double arc de triomphe, un puits sacré et les restes des deux temples. 

Le temple de la Fortune au-dessus duquel fut construite l'église de Sant'Omobono, était déjà bâti sur l'emplacement d'une construction datant du cinquième siècle avant notre ère.
Il y a les restes des deux autels qui ont été placés devant des temples et entre eux ont été retrouvés des fragments du puits sacré.



Sant_Omobono_1À la fin du VIème siècle le temple de Mater Matuta fut détruit et une église paléochrétienne bâtie à la place. Au XIIème siècle, l'église fut restaurée et un sol posé par les Cosma. En 1482 l'église fut reconstruite et dédiée à San Salvatore in Portico, puis en 1575, elle fut donnée à l'université dei Sarti, une association de tailleurs qui lui donnèrent le nom de leur saint patron, Homobonus de Crémone.

15 septembre 2008

Santa Maria Sopra Minerva

Santa_Maria_Sopra_Minerva_9Santa Maria Sopra Minerva (Sainte-Marie sur la Minerve) est bâtie sur la piazza della Minerva : cette petite place attire l’attention par le monument qui se trouve en son centre, le "Pulcino della Minerva", un éléphant portant un obélisque. L’obélisque a été trouvé au XVIIème siècle dans le jardin du couvent dominicain attenant à l'église. Il aurait été l'un des deux obélisques de Sais, construits là bas dans les années 589 -570 avant notre ère, durant le règne d'un pharaon identifié par différentes sources comme étant Apriès, Waphres, Wahibre ou Hophra, de la vingt-sixième dynastie d'Égypte. Les deux obélisques ont été amenées à Rome par l'empereur Dioclétien, au cours de son règne de 284 à 305, pour le temple d'Isis.









Santa_Maria_Sopra_Minerva_1L'inscription latine sur le socle, choisie par le pape qui a commandé la sculpture au Bernin, Alexandre VII, serait "... un esprit fort est nécessaire pour soutenir une solide connaissance". Bien vu.
La statue fut conçue par le sculpteur, et réalisée par son élève Ercole Ferrata en 1667. Elle se veut symbole d’intelligence et de piété, socles du christianisme.











Santa_Maria_Sopra_Minerva_11Santa Maria sopra Minerva fut fondée au VIIIème siècle, reconstruite au XIIIème siècle, souvent modifiée jusqu'au XIXème siècle, c'est l'une des rares églises romaines de style majoritairement gothique. Comme d'autres églises romaines antiques, elle fut construite sur les fondations d'un lieu de culte antérieur, dédié à la divinité romaine Minerve Chalcidica.

Santa_Maria_Sopra_Minerva_8On sait peu de choses sur le temple de Minerve, qui aurait été construit par Pompée vers -50. Un temple dédié à Isis et Sérapis aurait également existé sur les lieux actuels de l'église. La crypte de l'église renferme quelques vestiges antiques. Il est probable que le temple ait existé jusqu'au règne du pape Zacharie (741-752), qui offrit le lieu à des moines venus d'Orient. Cette première église du VIIIème siècle a aujourd'hui disparu. L'édifice actuel doit son existence aux Dominicains, qui en reçurent la propriété du pape Alexandre IV au XIIIème siècle, et y bâtirent une église et un couvent.




Santa_Maria_Sopra_Minerva_10En effet, les Dominicains voulurent bâtir une église nouvelle et moderne pour abriter leur quartier général romain. Deux religieux, Fra Sisto Fiorentino et Fra Ristoro da Campi, qui avaient travaillé à la construction de l'église Santa Maria Novella, à Florence, commencèrent la construction du nouvel édifice en 1280, sous le pontificat de Nicolas III. Le pape Boniface VIII finança largement les travaux, et l'église fut achevée en 1370.
Santa_Maria_Sopra_Minerva_19












Santa_Maria_Sopra_Minerva_12Par la suite, elle fut rénovée et modifiée par Carlo Maderno, entre autres, qui lui donna une façade classique, puis de nouveau restaurée au XIXème siècle, dans le style néo-gothique. Les portes de l'église datent du XVème siècle. De belles colonnes antiques rythment les arcades et montent jusqu’aux voûtes peintes de bleu et d’or.

Santa_Maria_Sopra_Minerva_22















Santa_Maria_Sopra_Minerva_17Sainte Catherine de Sienne, qui devint la patronne de l'Italie, est enterrée dans l'église. Derrière la sacristie, la chapelle qui lui est dédiée fut construite en 1637 sur la décision du cardinal Antonio Barberini, en transportant les murs de la pièce où la sainte mourut en 1380 depuis le couvent voisin des Dominicaines. Catherine, docteur de l'Église, ne savait pas écrire et ignorait le latin, dit-on! Les œuvres qu'elle a dictées sont considérables, par leur ampleur, leur contenu et aussi leur importance dans l'histoire de la langue italienne.
Elle est la sainte patronne des journalistes et des médias (Internet inclus), ainsi que de tout les métiers de la communication


Santa_Maria_Sopra_Minerva_29Fra Angelico, le peintre de la Renaissance, mourut dans le couvent attenant et fut enterré dans la chapelle à gauche du chœur. De même les papes Paul IV, Léon X et Clément VII sont enterrés dans le chœur dans des tombeaux d’Antonio da Sangallo le Jeune réalisés en 1541. En effet, avant la construction de l'église Saint-Jean-des-Florentins, Santa Maria Sopra Minerva était l'église de la nation florentine à Rome et abrite à ce titre de nombreuses sépultures de prélats, de nombreux membres éminents de la famille des Médicis, seigneurs et citoyens toscans.

La sacristie de l'église fut le lieu de deux conclaves. Le premier se tint en mars 1431, et aboutit à l'élection du pape Eugène IV, le second, en mars 1447, à celle du pape Nicolas V.







Santa_Maria_Sopra_Minerva_21Le transept droit abrite la chapelle Carafa, construite de 1489 à 1493 et revêtue de fresques de Filippino Lippi représentant sur les trois murs la vie de Saint Thomas d'Aquin, l’Assomption et l’Annonciation où le saint présente à la Vierge le cardinal Carafa.










Santa_Maria_Sopra_Minerva_20Cette fresque de la Renaissance fait partie des plus célèbres.

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Santa_Maria_Sopra_Minerva_27A côté de la chapelle, le tombeau d’un évêque, surmonté d’une mosaïque représentant une Vierge à l’enfant.

















Santa_Maria_Sopra_Minerva_28Devant le pilastre gauche du chœur figure une statue du Christ ressuscité de plus de deux mètres, sculptée entre 1519 et 1521, commencée par Michel-Ange à Florence et achevée par ses élèves. Un pudique voile doré fut ajouté après coup sur la statue, la nudité de Jésus étant assez peu répandue dans les églises. On la qualifie "d'atypique" parce qu'elle associe un thème religieux chrétien à l'image d'un héros athlétique.

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Santa_Maria_Sopra_Minerva_14http://www.rome-passion.com/santa-maria-sopra-minerva.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_de_la_Minerve
http://www.rome-decouverte.com/vers-la-piazza-della-rotonda/sainte-marie-de-la-minerve.html
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26 mai 2008

L'ermitage de Galamus

Ermitage_de_Galamus__2_aJusqu'au début du siècle, soit pendant 100 ans, Galamus fut un sanctuaire respecté, où de nombreux pèlerins venaient partager un instant de vie de ces saints hommes. Ils arrivaient à l'ermitage par le petit sentier qui serpente dans la forêt. Celui-ci, transformé en 1843 en chemin de croix, voyait se dérouler tous les ans des processions à l'occasion desquelles de profanes et joyeux repas champêtres se mêlaient au sacré du rite.













Ermitage_de_Galamus__101_aCe chemin fut ouvert dans le lit d'un ruisseau, le Rec de la Coume Daniel, à la fin des années 20. Il fut terminé en 1929 grâce au syndicat d'initiative qui s'occupait alors du site. Malheureusement, l'innondation catastrophique d'octobre 1940 détruisit complètement toutes les parties de cet ouvrage. Il fallut attendre 1945 pour que les escaliers et le pont soient reconstruits, le tunnel dégagé de toutes les roches qui s'y étaient accumulées.













Ermitage_de_Galamus__1_aCertains ne se sentent pas à l'aise en ce lieu : "L'ermitage de Saint-Antoine-de-Galamus est construit dans un lieu désert, sauvage ; son aspect inspire un vague sentiment de tristesse : encaissé entre deux hautes montagnes, taillées à pic, au fond d'une gorge étroite et sombre.
Parvenu à l'ermitage par un sentier, ayant, d'un côté, un précipice dont l'oeil ne sonde la profondeur qu'avec effroi, et, de l'autre, la roche abrupte et nue, on est tellement à l'étroit dans ce sanctuaire mystérieux, qu'il semble qu'on y manque d'air et de lumière : on y a froid... La chapelle est creusée dans les flancs du granit ; l'eau qui suinte de ses parois vous fait éprouver un malaise indéfinissable.
" (Joseph Sirven)
d'autres, comme moi, prennent de la vitesse afin d'arriver le plus vite possible, attiré par un indéfinissable sentiment d'appel. Exaltation, joie, admiration, respect et enthousiasme furent mes compagnons pendant la descente.





Galamus_R__13_aDe nombreux genévriers de Phénicie agés de plus de cinq cent ans s'accrochent aux rochers surplombant les escaliers descendant sur la cour intérieure.








Ermitage_de_Galamus__95_aDans un petit renfoncement de la paroi rocheuse, la très modeste tombe de Pierre Verdier, ermite mort pendant le rude hiver 1870. Ce religieux la creusa lui-même, choisissant de demeurer pour l'éternité dans ce lieu.
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Ermitage_de_Galamus__12_aDès la première grotte, on devine comment le sacré et le profane se mêlent : dans une vasque naturelle qui recueille les eaux de ruissellement, on peut voir les piecettes, témoins de voeux dont on ne sait s'ils furent exaucés. cette première grotte serait dédiée à Marie-Madeleine. Il est vrai que l'on retrouve ici un peu de l'atmosphère de la sainte-Baume.







Galamus_R__9_a"Cette partie des cavités de Galamus devait avoir une extension considérable sous la forme d’une galerie dont l’accès comblé est aujourd’hui introuvable. Effectivement, en 1597, Albert Fonçay Map (archives Louis P. Poincet) s’aventure dans ce boyau circulaire en compagnie d’un religieux du nom de Marie-Bernard Brauge. On ne saura jamais ce qu’il advint de ce dernier… car seul Albert Fonçay Map fut retrouvé 3 jours plus tard par des journaliers ! Couvert de blessures, il ne se souvient de rien. Sortant parfois d’une léthargie agitée il profère des propos incohérents. Il décède 3 semaines plus tard dans une crise de délire apparemment sous l’emprise d’une terreur incontrôlable. Ermitage_de_Galamus__10_aLe récit des derniers jours de ce malheureux est tenu dans la note manuscrite (1601) d’un certain P. Poincet (on ignore sa fonction et son prénom dont on a seulement l’initiale ‘P’) qui, assistant le chirurgien, recueille minutieusement les propos et circonstances de l’accident.
Sans doute à la suite de cette tragédie le père Albouys, constatant l’effondrement près du départ de cette faille cylindrique, fait obstruer définitivement cette ‘gueule infernale’.
Aujourd’hui seul le regard habitué à ce genre de détail ‘géologique’, aidé de l’information du père Albouys, permet de deviner le départ ‘cylindrique’." (http://www.societe-perillos.com/galamus.html)









Ermitage_de_Galamus__18_aSur la place de l'ermitage, un prodige : un magnifique platane, enraciné dans le roc, pousse pratiquement sans eau. Il est aujourd'hui immense. Selon la tradition, l'arbre daterait de la procession durant l'épidémie de suette, en 1782.
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Galamus_R__40_aLa cloche de l'ermitage a une légende mêlant, là aussi, la superstition au sacré : elle exaucerait les voeux de celui qui la fait sonner, surtout ceux concernant les mariages.
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Ermitage_de_Galamus__22_aLa grotte chapelle est l'endroit le plus chargé de mysticisme. Elle fut le premier refuge des ermites dès le haut moyen-âge. Des reliques de saints y furent entreposées à cette époque, comme dans tous lieux de procession ou de pèlerinage. Cette grotte fut aménagée en église en 1910 par le curé de Saint-Paul.Ermitage_de_Galamus__31_a














Ermitage_de_Galamus__66_aS'y trouve une sculpture de Saint-Antoine, réalisée dans du platane par un artiste Saint-Paulais. Le saint possède les traits d'un ermite de Galamus, le Père Joseph Chiron, appelé "Père Marie".
Chiron, fils de Cronos et de l'Océanide Philyra, réputé pour sa sagesse et sa science. Artémis et Apollon lui avaient enseigné la chasse, la médecine, la musique et la divination. Versé dans la connaissance des plantes, il en avait retiré l'art de guérir : il fut le maître d'Asclépios. Saint Antoine le guérisseur... Remarquable clin d'oeil du temps.











Ermitage_de_Galamus__65_aS'y trouve aussi un carré Sator, trouvé sur des papyrus Egyptiens, en Asie Mineure, en Europe centrale, à Pompéi, dans le temple dédié à l´amour, bien avant que n´y soit implanté le christianisme.
http://60gp.ovh.net/~yakaasso/yaka/soleil/ls_car5.php
http://www.letarot.com/Maitre-Jacques/pages/carre-magique-Rota.html

Galamus_f_eLes deux grottes naturelles de Galamus qui s'ouvrent dans la paroi rocheuse servirent-elles de lieu de culte à des rites païens ? Et les anciennes fées reviennent-elles nous visiter ?
Cette photo a été prise par les caméras de surveillance de l'ermitage, le gardien actuel ayant demandé que le site soit protégé, suite à des visites innoportunes. Ces caméras se déclenchent au mouvement ou à la chaleur, et les images sont envoyées à une société de télé-surveillance et enregistrées. La "lueur" est ici à plus de 8m de haut dans le platane. Elle s'est déplacée, s'arrêtant parfois.
Les tentatives d'explication impliquant des phares de voiture, des lampes torches etc. n'ont pas été concluantes. Demandez donc au gardien, si vous allez lui rendre visite qu'il vous montre les photos. Il se fera une joie.

11 septembre 2008

Santa Sabina

Santa_Sabina_13En montant sur la colline de l'Aventin, un jardin magnifique nous accueille : une fontaine pour nous désaltérer, des pins pour nous donner un peu d'ombre, une vue sur Rome à couper le souffle. C'est là, pile dans l'axe de la fontaine, que se tient l'église de Santa Sabina. (Sainte-Sabine)
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Santa_Sabina_10Santa Sabina fut construite sous le pontificat de Célestin Ier, entre 422 et 432, sur l'ancien site du temple de Junon Regina, devenu le titulus Sabina. Ce fut l'évêque Pierre d'Illyrie, originaire de Dalmatie, qui la fit construire à ses frais après le sac de Rome par les Barbares.
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Santa_Sabina_29Dès l'origine, elle fut dédiée à sainte Sabine, dont la légende indique qu'en ce lieu elle fut passée par le fil de l'épée au IIème siècle, vers l'an 114. Sous une grille posée au sol, on aperçoit une ancienne pièce d'origine romaine, qui a fait l'objet de fouilles. Il se pourrait qu'elle ait fait partie de l'ancien titulus. Un mystérieux escalier, au fond de l'aile sud, laisse envisager des merveilles...
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Santa_Sabina_18Les proportions de l'église sont fondées sur les principes hellénistique, tel que décrit par Vitruve. Elle fut construite suivant un plan basilical rectangulaire à 24 colonnes de marbre.
Elle fut restaurée aux VIIIème et IXème siècles. Au Xème siècle, on adjoignit à l'église un campanile, modifié au XVIIème siècle.









Santa_Sabina_19En 1219, le pape Honorius III, qui avait approuvé la fondation de l'ordre des Prêcheurs, donna l'église à Dominique de Guzman, pour qu'il y installe ses futurs dominicains. Celui-ci y fit bâtir un cloître et des bâtiments conventuels. Des vingt six fenêtres, il n'en reste que six, les autres ayant été murées, selon les prescriptions du concile de Trente qui avait préconisé de supprimer l'importante luminosité peu propice à la méditation des âmes. Depuis lors, il est resté le siège de la maison des dominicains. Saint Dominique vécut dans ce monastère peu avant sa mort en 1221.




Santa_Sabina_planAu XVIème siècle, l'empereur Charles Quint fit considérablement transformer l'intérieur de la basilique antique, en y adjoignant des décorations dans le style de la Contre-Réforme.










Santa_Sabina_40Les ajouts baroques furent supprimés lors d'une importante restauration au XXème siècle, qui redonna à l'église une apparence plus proche de son origine. Seule la chapelle baroque dédiée à sainte Catherine de Sienne, datant du XVIIème siècle, fut conservée.
















Santa_Sabina_16Au fond du porche datant du XIVème siècle contenant d'anciens sarcophages se trouve la porte en bois de la basilique, de 5,30m sur 3,12m.
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Santa_Sabina_34C'est la porte originale, datant du Vème siècle. Elle est composée de panneaux en bois de cyprès, dont 18 sur les 28 ont conservé leurs sculptures en bas-relief représentant des scènes de la Bible.
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Santa_Sabina_2aCelui figurant la crucifixion serait l'exemple le plus ancien d'une telle représentation : Jésus entre les deux larrons a les clous enfoncés dans les paumes de ses mains, la croix est absente. Il a les yeux ouverts, son visage ne transmet aucune marque de souffrance.










Santa_Sabina_36À l'intérieur, le dessus de la porte porte une mosaïque représentant la dédicace originale de l'église, en hexamètres latins. La frise qui orne la nef centrale est également un vestige du Vème siècle. La vingtaine de colonnes corinthiennes proviennent de l'ancien temple de Junon.








Santa_Sabina_20Sur le sol de la nef, le seul tombeau en mosaïque de Rome, datant du début du XIVème siècle, représente un maître Général des Dominicains, probablement Monoz de Zamora, mort en 1300.
















Santa_Sabina_21La mosaïque originale du Vème siècle de l'abside fut remplacée par une fresque similaire de Taddeo Zuccari en 1559.













Santa_Sabina_23La schola cantorum remonte au IXème siècle. Les bas-reliefs sont inspirés par le style persan.
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Santa_Sabina_26Santa_Sabina_28













http://www.rome-decouverte.com/la-colline-de-l-aventin/santa-sabina.html
http://www.rome101.com/Christian/Sabina/
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Sainte-Sabine_de_Rome

30 août 2008

San Clemente, la basilique du IVème siècle

San_Clemente_53Juste avant le narthex de la basilique du IVème siècle, en bas de la première volée d'escalier construite en 1866, se trouve la reconstitution, avec les fragments retrouvés, de l'inscription dédicatoire de l'ancienne basilique par le pape Sirice.















San_Clemente_28Puis vient le narthex, du IVème siècle, qui servait aux catéchumènes et aux pénitents afin qu'ils puissent entendre la messe. L'ancienne cour, sous l'atrium actuel, reste inexplorée.
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San_Clemente_8Les premières découvertes de Mullhooly se sont passées dans la nef latérale nord en 1857.
Sur toute la longueur de la nef s'étend l'épais mur de blocage qui fut construit en 1100 pour relier les colonnes entre elles afin d'offrir une fondation solide au mur nord de la basilique supérieure.
Des fresques fragmentaires sont encore visibles. La plus belle à mon goût reste celle dite de "la Vierge à l'enfant". Il se pourrait que ce soit un portrait de l'impératrice Théodora, épouse de Justinien, fait par un artiste contemporain au VIème siècle et transformé 300 ans plus tard : l'artiste a rajouté un trône afin de l'asseoir, puis a rajouté l'enfant sur ses genoux et rallongé le bras gauche qui devait l'entourer.
















San_Clemente_14Plusieurs sarcophages païens furent aussi retrouvés, certainement réutilisés pour des inhumations chrétiennes. L'un d'eux représente la légende d'Hippolyte et de Phèdre.
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San_Clemente_30La nef centrale fut réduite en hauteur par la basilique supérieure et de lourds piliers furent posés entre 1862 et 1870 afin de remplacer les tonnes de décombres enlevées qui servaient de fondations.
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San_Clemente_15Là aussi, plusieurs fresques du IXème siècle,(comme la translation des reliques de Clément et une descente aux limbes) ainsi que dans la nef latérale sud, où se trouve le lieu présumé de la tombe de saint Cyrille.

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San_Clemente_67Là, d'anciens fonts baptismaux furent mis à jour en 1967 : ils dateraient du VIème siècle. Polygonaux et décorés de vagues stylisées, ils ont un intérieur rond recouvert de marbre et font 2 mètres de diamètre. Une rigole semble les traverser.

 

La basiliquSan_Clemente_62e primitive était rectangulaire. Elle reposait sur les murs de l'insula.

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17 juillet 2008

Le chant des étoiles



callanish_2En cette nuit là, le temps n'existait plus.

Pas de vent, pas de bruit. Seule la clarté de l'aurore grandissante rendait les rochers d'alentour plus sombres.

Dans une vallée circulaire, baignée de lumière orange, un cratère béant dont l'intensité du noir intérieur permettait de supposer la profondeur inquietante.

Tout pres de ce cratère, sur un monticule, une grande pierre sombre, droite comme un menhir. Sa silhouette se détachait parfaitement sur la clarté de l'herbe environnante et son ombre s'y déplaçait lentement, plongeant ce qu'elle recouvrait dans un mysterieux violet.

stonehenge_ms_1024Plus loin, à terre, près du cratère, une autre grande pierre, plate cette fois, luisait comme une large lame ou comme un miroir géant regardant le ciel.

La grande pierre levée, aux rudes contours d'un beau bleu sombre, ressemblait aux vestiges lointains que des civilisations inconnues pointaient vers le ciel.

Plus la clarté montait, plus les contours s'adoucissaient. Elle ressemblait maintenant à une forme humaine qui aurait pris une grande robe de pierre pour franchir sans crainte les siècles attendus. Puis elle prit des formes plus précises, bougea lentement; se retourna, comme un golem petrifié dont le poids et le long réveil auraient ralenti la giration.

merrivale_3La métamorphose s'accomplit progressivement. Ses derniers aspects rudes se fondirent et s'évaporèrent dans un halo lumineux.

C'est une femme qui se trouvait maintenant empreinte encore de la raideur de son sarcophage de grès, reprenant peu à peu vie. Une grande robe bleu-noir, couleur du firmament sous les étoiles, la couvrait toute entière, un châle dissimulait sa tête et ses épaules et quelques mèches blondes s'évadaient vers la lumière.

De visage, il n'y avait point. Seules deux lueurs verdâtres phosphorescentes remplaçaient les yeux et animaient ce visage de vide.

Ses bras bougèrent quelque peu et ses deux mains, longues, fines, blanchâtres, glissèrent sur les plis raides de sa robe. Un murmure grandissant sortit alors de sa personne, prenant des sons plus précis pour former des mots que la brise matinale emportait.

Orcades_295"Je suis demeurée fixée au regard des étoiles, disait-elle, j'étais placée près de la bouche de la terre pour entendre son chant et écouter la musique sans fin des astres qui nous entourent.

Le mouvement a son rythme, sa lumière, sa mélodie et le vide sa symphonie. Je me suis maintenue là depuis des siècles en un corps dur et froid pour un enchantement de mon esprit. Ma compagne, allongée dans l'herbe, est faite pour entendre et moi pour voir et nous pouvons nous compléter.

Maintenant, les temps sont venus. Je peux parler et je veux bien révéler ce que je sais. Mais que personne ne cherche à voir mon visage, ou à le reconnaitre. Je suis celle qui demeure incréée, celle qui fut poursuivie pendant des millénaires et que mon manteau de fille de la montagne dissimulait.

Une partie de mon peuple dort encore, inerte dans ces hauteurs. L'autre partie est disséminée sur la face de la terre, en autant d'êtres sensibles. Certains sont devenus des choses utiles; d'autres des choses glorieuses, d'autres enfin des choses sacrées.

Orcades_341C'est à dire que chacune de nos parcelles n'a eu que le langage que l'homme a bien voulu lui donner. Mais c'est aussi par la faute de l'homme et par son ignorance que d'autres sont perdues ou gâchées.

Rappelez-vous de moi.

Alors vous apprendrez à vivre les pierres, celles qui sont levées dans les matins du Nord, celles que l'on a empilées sous les cieux plus limpides, celles qui sont sculptées pour des aurores plus douces.

Il vous faudra chercher leur nombre et le mien et celui de ma compagne qui dort encore."

Pendant qu'elle murmurait ainsi, le bord du cratère était devenu un grand cercle blanc et, lentement vers l'est, le soleil entamait sa course quotidienne.

Le murmure reprit.

Orcades_175"Dans vos civilisations successives, il y a toujours eu des hommes qui connaissaient les mystères de la marche du monde. Ils avaient des doigts pour les déterminer, pour figurer les symboles. Ils ont eu des pierres pour les y graver. Du nombre est venu le signe, puis du signe le symbole et, plus tard, le chiffre.

Par la voix de l'homme, le nombre prit un son, puis une gamme et enfin un chant. Dans ce chant, il y avait un rythme et tout cela provoquait une résonance, résonance du coeur de l'homme sur le coeur de la nature, à travers le coeur des pierres et ceci afin d'être compris par le coeur des dieux.

Et les dieux envoyèrent sur terre des fées pour guider les hommes vers un merveilleux perpétuel. Ces fées étaient des femmes, mais ces femmes furent des rêves.

Il plait à l'homme de revivre ces rêves, il lui plait de rejoindre ces fées, parce que ces fées dorment dans la pierre.

Orcades_244Et ces pierres furent les premiers médiums de l'homme vers la création et son harmonie."

C'est dans un faible souffle que les derniers mots s'évanouirent. Une lueur subite se fit dans la vallée verte, jaillissant au-dessus des cimes.

Les yeux de la femme disparurent et une brume légère sortant de de sa face vide, comme la rosée matinale, s'évapora doucement en la tiédeur des premiers rayons du soleil.

On eut pu distinguer un sourire d'une douceur ineffable et d'une indicible joie comme un envol vers un appel mystérieux. Des volutes de ces vapeurs matutinales, rosée des philosophes, pierres des sages, furent absorbées intimement en leur montée allègre.

Il ne resta plus bientôt, au bord du cratère toujours sombre, qu'une grande pierre figée dans le sol indiquant les mystères d'un temps.

D'autres pierres seront d'autres femmes. Il se peut que l'une d'entre elles, Venus hyperboréenne ou fille de kheops, prêtresse du soleil ou odalisque orientale revenue aux bords de la mer bleue vivre tout à son souvenir de cristal une réminiscence du passé et une vibration de l'avenir, comme l'émeraude au milieu des roses rouges.

Le nombre lui sera peut-être froid, mais elle saura aussi que son ombre est celle du mystère qui voile les choses et les rends plus vraies.

La connaissance apporte une joie et c'est cette joie que nous essayons de partager.

Maurice Guingand

11 mai 2008

Amélie-les-Bains

Am_lie_les_Bains__14_aLe lieu semble avoir été occupé dès l'âge du fer : des blocs de gneiss découverts étaient gravés de signes de cette époque. On a trouvé aussi au siècle dernier, dans la partie dite Lo Gros Escalador, des plombs gravés qui ont fait couler beaucoup d'encre (ils seraient dédiés à des divinités au nom mystérieux, Kantae Niskae, si l'on en croit la fameuse inscription "KANTAS NISKAS ROGAMOS ET DEPRECAMUS").
Les Romains y construisirent des thermes, les "Aquae Calidae", dont subsistent une salle voûtée et une petite piscine.

Plus tard, au VIIIème siècle, vers 780, fut érigé un monastère dédié à la Vierge (Santa Maria del Vallespir), par un certain Castellan, vraisemblablement au sein même des thermes antiques.







Am_lie_les_Bains__11_aCependant, les raids Normands au IXème siècle mènent les moines à déplacer leur monastère à Arles-sur-Tech.
Les Bains vont dépendre de l'abbé du monastère transféré à Arles jusqu'en 1237, date à laquelle le seigneur du Roussillon et du Vallespir, Nunyo-Sanche, en fait l'acquisition. Les abbés firent construire une église consacrée à St Quentin (sant Quintí). C'est ainsi que, protégés par des abbés, les bains d'Arles se transformèrent en ville prospère durant le Moyen-age.











Am_lie_les_Bains__12_aL'église romane du XIIème siècle a été démolie vers 1870. L'église actuelle du village date de 1868 pour le début de la construction, mais ne fut consacrée qu'en 1871 sous le nom de Notre Dame de Vie et dédiée elle aussi à saint Quentin. C'est un édifice construit dans un style qui se veut médiéval, avec une étrange tourelle surmontant la façade.















Notre-Dame-de-Vie

Am_lie_les_Bains__5_aLa vierge romane, Notre-Dame-de-Vie, est une vierge de majesté du XIIIème siècle qui provient de l'ancienne église. L'enfant est assis sur l'avant bras gauche replié de la vierge, ses pieds reposant sur ses cuisses.
















Am_lie_les_Bains__7_aSa polychromie est traditionnelle, rouge et verte. Ses mains sont démesurées, elle est assise sur une cathèdre, l'enfant parait plus agé. Nul doute, c'est bien une vierge noire.

Il existe d'autres chapelle sur le territoire : la chapelle Saint-Joseph, celle de Saint-Félix (XIème siècle), et un oratoire, celui de la source de la Madone.

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http://jeantosti.com/villages/amelie.htm
Wikipédia
http://histoireduroussillon.free.fr/Villages/Histoire/AmelieLesBains.php

11 juin 2008

L'église abbatiale

Abbaye_de_Valmagne__14_aFlanquée de deux tours enserrant le narthex orné d'une balustrade, de plan basilical en forme de croix latine, elle date de 1257.


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Le narthex


Abbaye_de_Valmagne__17_aDe style gothique classique, elle s'élève sur les fondations de l'ancienne église romane devenue trop petite et reprend le style des grandes cathédrales du Nord de la France.

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Abbaye_de_Valmagne__26_aSous le narthex, trois travées, séparées par des arcs doubleaux, présentent des chapiteaux et des culots intéressants.

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Abbaye_de_Valmagne__28_aLe secret de la sagesse, la dualité du moine partagé entre le bien et le mal,

Abbaye_de_Valmagne__29_aun moine soutenant des pêcheurs,











Valmagne_saint_louisou saint Louis soutenant l'archivolte.

Abbaye_de_Valmagne__24_a Pourtant, un visiteur ne semble pas très  impressionné...














L'église

Abbaye_de_Valmagne__31_aLes voûtes culminent à 24,50 mètres, 30 dans le transept, et la longueur de l'édifice dépasse 83 m. La nef principale est couverte de 7 travées sur croisée d'ogives, décorées de clefs de voûte.
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Valmagne_clef_de_vo_teLes clefs représentent le couronnement de la vierge, ou bien saint Bernard et saint Benoit tenant leur crosse d'évêque, ou bien encore saint Benoit et son disciple Placide.
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Abbaye_de_Valmagne__96_aPour créer un effet de profondeur, l'écartement des piliers du choeur diminuent vers le chevet. Les bas-côtés se poursuivent par un déambulatoire, autour duquel s'agencent 9 chapelles rayonnantes. Dans le chevet, une vierge du XVII ème siècle.





 


Abbaye_de_Valmagne__98_aA droite, la porte des matines, permettant eux moines de descendre directement du dortoir au transept, à gauche, la porte des morts, conduisant au cimetière.
Les collatéraux ont été solidifiés par des parois entre les arcs doubleaux. Aujourd'hui, l'église abrite des foudres de chêne où mûrissent les vins.

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17 octobre 2007

Eglise Saint-Pierre de Gipcy

Gip_y__2_aGipcy a une éthymologie gauloise. La paroisse de Gipcy appartenait autrefois au diocèse de Bourges et dépendait de l'abesse de saint-Menoux.
Construite en grès qui varient du jaune au gris, elle est constituée d'une longue nef de six travées avec voûte en berceau brisé soutenue par des doubleaux.
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Gip_y__8_aL'église est terminée, sans transept, par une abside en hémicycle. Ce fut au moyen-âge un prieuré bénédictin, non loin de l'abbaye de Grandmont, fortifiée au XIème siècle. Au XVIIème siècle, un pélerinage y était encore en vigueur.
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Gip_y__15_aL'église est vendue à la révolution comme bien national et fut restaurée au XIXème siècle. Le chevet d'époque romane est alors prolongé d'une travée et d'une absidiole. La sacristie est construite et une charpente vient remplacer la voûte écroulée.
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Gip_y__4_aA l'origine, elle fut sans doute décorée de peintures murales. Le portail en plein cintre est surmonté d'une archivolte à quatre voussures qui retombent sur des colonnettes et des pilastres sculptés. Au-dessus du clocher carré s'élève une flèche octogonale en pierre. Des chapelles voûtées d'ogives sont rajoutées au XVème siècle. On retrouve des signes lapidaires sur les façades.
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Gip_y__11_aDans la nef de l'église, le chapiteau roman présente, sous une rangée en dent de scie, un décor d'arcatures. Cet édifice présente le plan habituel des églises romanes bourbonaises. La nef centrale, voûtée en berceau, est accostée de deux collatéraux et dépourvue de transept.

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Gip_y__10_aLes fonds baptismaux sont encastrés dans le mur du bas-côté droit de l'église. La face centrale présente un écu mutilé et illisible entouré d'arcatures. les parois latérales ne sont pas décorées. Cet élément de pierre peut-être un réemploi. Il date du XVème siècle. Le couvercle, plus récent, est en bois.

12 mai 2008

La Sainte Tombe

Arles_sur_Tech__32_aLa Sainte Tombe d'Arles sur Tech est un sarcophage datant du IVème siècle placé dans l'abbaye. Il en existe une dizaine d'autres en France de ce type, mais celui-ci a la particularité de produire en continu une eau pure, censée être miraculeuse. Au dessus on trouve un gisant incrusté dans le mur. C'est celui de Guillaume de Gaucelme, seigneur du Teillet, qui légua sa fortune à l'abbaye à sa mort le 10 avril 1211. Cette sculpture est attribuée à Ramon de Bianya, sculpteur au début du XIVème siècle, qui a signé deux gisants dans le cloître d’Elne.

















Arles_sur_Tech__35_aLe sarcophage est fait de marbre bleu de Céret, taillé et sculpté d'un X entouré d'un cercle signifiant Iesous Chrestos (Jésus Christ). Il mesure 1m 88 à la base et s'évase jusqu'à 1m92 sur 50 centimètres de large au plus mince à 65 au plus large. Il est posé sur deux cales de 40 centimètres de côté.

Tout aurait commencé à une époque indéfinie, alors qu’Arles-sur-Tech était en proie à la fois à la peste, à des catastrophes naturelles et à des animaux féroces appelés "simiots". Ces animaux ont sans doute été représentés de part et d'autre de l'archivolte du portail de l'église abbatiale d'Arles. Ce seraient des singes monstrueux (en catalan simi = singe) qui auraient peuplé aux temps païens les forêts montagneuses des Pyrénées, notamment en Vallespir. Certains prétendent que ce serait des singes-lutins, sortes d'elfes très maléfiques.
Afin d'en finir avec cette série de catastrophes, l'abbé Arnulphe décide de partir pour Rome, et d'y obtenir quelque secours du pape. La suite nous est racontée par Prosper Mérimée (Notes d'un voyage dans le Midi de la France, 1835) :

Arles_sur_Tech__37_a"Il faut savoir qu'autrefois, je ne saurais dire précisément à quelle époque le territoire d'Arles fut infesté d'une grande quantité de bêtes feroces, lions, dragons, ours, etc., qui mangeaient les bestiaux et les hommes. La peste vint encore ajouter aux maux qui affligeaient la contrée. Un saint homme nommé Arnulphe, résolut d'aller chercher des reliques à Rome pour guérir l'épidémie et chasser les animaux féroces. Pendant longtemps ce fut l'unique remède dans toutes les calamités. Arrivé à Rome, Arnulphe exposa au Saint-père la misère de ses concitoyens et lui présenta sa requête. Le pape, touché de compassion, l'accueillit avec bonté, et lui permit de choisir parmi les reliques conservées à Rome, exceptant toutefois celles de saint Pierre et d’un certain nombre de saints, dont il eût été imprudent de se dessaisir.

Arles_sur_Tech__48_aArnulphe était embarrassé pour se décider, après avoir passé tout un jour en prières, il s'endormit et eut un songe dans lequel deux jeunes hommes lui apparurent: « Nous sommes, dirent-ils, Abdon et Sennen, saints tous deux. De notre vivant, nous étions princes. La Perse est notre patrie. Nous avons été martyrisés à Rome, et nos corps sont enterrés en tel lieu ; exhume-les et porte-les dans ton pays, ils feront cesser les maux qui l'affligent. »
Le lendemain, Arnulphe, accompagné d'une grande foule du peuple, et suivi de travailleurs pourvus d'instruments convenables, fit fouiller l'endroit indiqué. On trouva bientôt les corps des deux jeunes gens, parfaitement conservés, reconnaissables pour saints à l'odeur. Il les exhuma en grande pompe, et se disposa à les emporter. Arnulphe était un homme prudent ; il pensa que, pendant le long voyage qu'il avait à faire pour retourner dans son pays, il pouvait trouver bien des gens qui voudraient s'approprier le trésor qu'il portait, car on se faisait peu de scrupule alors de s'emparer, même par force, des reliques de vertus bien constatées.
Arles_sur_Tech__38_aPour détourner les soupçons, il mit ses saints dans un tonneau enfermé dans un autre beaucoup plus grand, qu'il remplit d'eau. Dès qu'il fut en mer, les matelots firent un trou au tonneau, croyant qu'il contenait du vin ; mais, s'étant aperçus qu'il n'y avait que de l'eau, ils ne poussèrent pas plus loin leurs recherches. Je passe rapidement sur les événements du voyage, tempêtes apaisées, vents favorables et le reste. Arnulphe, débarque à Reuss avec ses reliques en double futaille, entendit toutes les cloches sonner d'elles-mêmes et se garda bien d'expliquer la cause de la merveille.




Arles_sur_Tech__49_aLe chemin de Reuss à Arles était alors extrêmement mauvais et praticable seulement pour les mulets. Le tonneau est donc chargé sur un mulet, et le saint homme, avec un guide, se met en route. Dans un sentier dangereux, bordé d'affreux précipices, le muletier, homme grossier et brutal, crut qu'il fallait donner du courage à sa bête et lâche un gros juron. Soudain, le mulet tombe dans le précipice et disparaît. On juge du désespoir d'Arnulphe. Retrouver le mulet était impossible ; retourner à Rome en quête d'autres reliques ne l'était pas moins. Il prit le parti de poursuivre sa route et de rentrer dans sa ville natale. Quelle est sa surprise et sa joie en rentrant à Arles, d'entendre sonner les cloches et de voir, sur la place de l'église, tout le peuple à genoux entourant le mulet et son tonneau qui avait déjà opéré la guérison des pestiférés et fait déguerpir les lions et autres bêtes féroces.
Arnulphe tira d'abord les saints de leur tonneau et quant à l'eau, il la versa bonnement dans un tombeau vide pour s'en débarrasser, où un lépreux, qui vint s'y laver fut guéri dans l'instant. D'autres malades vinrent bientôt constater la vertu de cette eau miraculeuse.


 

Le mystère est soit-disant résolu par la zététique. Malgré tout, j'ai ressenti une belle énergie. Peut-être la ferveur populaire ?

http://histoireduroussillon.free.fr/Thematiques/Batiments/Histoire/AbbayeSteMarieDArles.php
http://notes.romanes.free.fr/images/catalan66/arles/cadre.htm
http://dieuetcreation.blogs.nouvelobs.com/archive/2008/04/26/eau-miraculeuse-de-la-sainte-tombe.html

8 septembre 2008

Sant'Alessio all'Aventino

Sant_Alessio_6L'église Sant'Alessio all'Aventino (Saint-Alexis sur l'Aventin) fut construite au IIIème ou IVème siècle et initialement dédiée à saint Boniface. Au VIIème siècle elle devint un diaconat, au Xème les bénédictins vinrent s'installer. En 972, le pape Benoit VII donna cette église abandonnée à Serge de Damas, à la tête d'une communauté grecque, rendue célèbre pour l'austérité de la vie de ses membres.









Sant_Alessio_7Il semble que ce fut Serge qui apporta la vénération à saint Alexis. En 1217, on ajouta donc la dédicace à saint Alexis, nom qu'elle porte encore aujourd'hui. L'église actuelle fut construite au temps du pape Honorius III (1216 - 1227), et modifié par T. de Marchis in 1750 sur ordre d'Angelo Maria Quirini.  Après 1846, d'autres modifications ont été effectuées.
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Sant_Allessio_1Le sol de l'église fut fait par la famille Cosma.

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Sant_Alessio_4aUne partie de l'escalier sous laquelle saint Alexis a vécu est conservée. Il existe une crypte, de style roman, datant du Xème ou XIIème siècle, mais elle n'est ouverte au public qu'une fois par an, pour Noël. C'est la seule crypte de ce style à Rome. On dit que les reliques de saint Thomas Becket de Canterbury y sont conservées.

10 septembre 2008

San Gregorio Magno al Celio

San_Gregorio_al_Celio_1Le nom complet en est Santi Andrea e Gregorio Magno al Celio. (Saints-André-et-Grégoire-le-Grand)


















San_Gregorio_al_Celio_4L'église est bâtie sur l'emplacement d'un ancien oratoire dédié à l'apôtre André. Un monastère avait été construit sur les terres de la famille du pape Grégoire Ier le Grand, aux alentours de 575. Grégoire y vécut en tant que moine avant son élection : il formait de jeunes garçons qu'il achetait au marché aux esclaves et les envoyait en tant que missionnaires en Angleterre. Cette ancienne partie est certainement sous l'église et le couvent actuels.













San_Gregorio_magnoAprès la mort de Grégoire le Grand, le monastère fut abandonné. Le pape Grégoire II (715 - 731) le fit restaurer et fit construire une nouvelle église, elle même reconstruite après l'invasion des normands à la fin du XIIème siècle, et rénovée de 1629 à 1633 par le cardinal Cafarelli Borghese. C'est à cette époque que fut ajouté un large escalier partant de la via di San Gregorio, la rue qui sépare le Caelius du Palatin.
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San_Gregorio_al_Celio_12La façade est divisé en trois parties, avec une section centrale flanquée de deux pilastres et trois arcs couronnés par l'aigle de la famille Borghese.
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San_Gregorio_al_Celio_6L'intérieur quand à lui fut rénové au XVIIIème siècle par Francesco Ferrari.
L'église suit le plan basilical typique : une nef divisée par deux allées latérales, avec 16 colonnes antiques.
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San_Gregorio_al_Celio_8Le plancher, issu des Ateliers de la famille Cosma est du XIIIème siècle, le plafond est décoré d'une fresque de Placido Costanzi en 1727. Le motif en est la gloire de saint Grégoire.

Au bout de l'aile droite se trouve la chapelle de saint Grégoire : une salle de la chapelle intègre ce que l'on croit être les restes de sa cellule. Le marbre devant l'autel, datant du XIVème siècle, est sculpté d'un bas-relief représentant les 30 messes de saint Grégoire. Au dessus de l'autel, un panneau peint au XVème siècle montrant saint Michel Archange.










San_Gregorio_al_Celio_9Sur le mur de la chapelle Salviati, une fresque de la vierge : la tradition prétend que saint Grégoire pria devant cette image, et que la vierge lui répondit.
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8 septembre 2008

Santo Stefano Rotondo

Santo_Stefano_Rotondo_15bÉrigée sous le pape Simplice (468-483), Santo Stefano Rotondo (Saint-Étienne le Rond) reste bien conservée. À l'origine, l'église avait trois déambulatoires concentriques flanqués de 22 colonnes ioniques, qui entouraient le centre de l'espace circulaire surmonté d'un tambour de 22 m de haut sur 22 m de large, 22 fenêtres éclairaient le tambour.









Santo_Stefano_Rotondo_3aCette disposition pour le moins originale laissa penser que cet édifice fut autrefois construit sur les restes d'un temple païen, utilisé pour le culte de Faunus. Les fouilles récentes démontrèrent le contraire, car il est apparu qu'elle fut de tout temps utilisée comme église chrétienne.








Santo_Stefano_Rotondo_7aA l'extérieur, le long de la galerie, se trouvaient à l'origine 4 chapelles disposées en croix, dont une seule a été conservée près de l'entrée actuelle. Entre les chapelles s'étendaient des cours intérieures qui, avec les ouvertures de la coupole, constituaient la principale source de lumière du bâtiment central.







Santo_Stefano_Rotondo_8aL'église fut embellie par les papes Jean Ier et Félix IV, au VIème siècle. En 1130, Innocent II ajouta trois arcs transversaux pour soutenir le dôme. En 1454, le pape Nicolas V confia les ruines de l'église à la garde des Pères Paulins, seul ordre catholique fondé par les Hongrois. La plupart des fenêtres furent alors murées. En 1579, les Jésuites hongrois prirent la suite des Pères Paulins.
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Santo_Stefano_Rotondo_6aLe centre de l'église reste délimité d'un cercle de colonnes en marbre qui soutenaient les murs de la coupole aujourd'hui disparue, construite en briques légères. Les murs de l'église sont décorés de nombreuses fresques représentant 34 scènes de martyres, commandées par Grégoire XIII, au XVIème siècle. Toutes les peintures comportent une inscription relatant la scène représentée, avec le nom de l'empereur qui a ordonné l'exécution, ainsi que des citations de la Bible.





Santo_Stefano_Rotondo_12aSous l'église se trouve un mithraeum du IIème siècle, lié à la présence d'une caserne de soldats romains dans le quartier, du temps des Sévères. Malheureusement, encore une fois, il me fut impossible d'y accèder, car des fouilles sont actuellement en cours dans le mithraeum : les vestiges sous l'église sont fermés au public. Un bas-relief de marbre de couleur, qui figure Mithra tuant le taureau, du IIIème siècle, est aujourd'hui au musée National romain.

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http://www.romaviva.com/San-Giovanni-in-Laterano/santostefano_rotondo_fra.htm
http://www.romasegreta.it/monti/s.stefanorotondo.htm

9 septembre 2008

San Giovanni e Paolo al Celio

San_Gionanni_e_Paolo_al_Celio_2San Giovanni e Paolo al Celio (Saints-Jean-et-Paul), connue au départ sous le nom de Titulus Bizantiis, puis sous celui de Titulus Pammachii (Pammachius fut le fils de Bizantius et contemporain et ami de saint Jérôme) fut construite en 398 sur une maison romaine du IIème ou IIIème siècle, elle même bâtie par de riches propriétaires, qui y avaient installé des thermes privés, des fontaines et des fresques.










San_Gionanni_e_Paolo_al_Celio_3C'est à cet endroit que deux soldats, Jean et Paul, furent martyrisés par Terenziano sous le règne de Julien l'apostat en 362 et plus tard enterrés. L'église fut restaurée à plusieurs reprises, d'abord après le sac d'Alaric en 410 et après un tremblement de terre, par le Pape Léon I en 442. Sous le pontificat de Pascal II (817-824), le couvent et le clocher virent le jour.

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San_Gionanni_e_Paolo_al_Celio_5Il fallut de nouveau restaurer l'édifice après l'invasion des normands en 1082. L'église a pris un style baroque au début du XVIIIème siècle dans le cadre d'un projet de restauration entrepris par le Cardinal Fabrizio Paolucci. Le portique, libéré des murs construits en 1718, est du XIIème siècle, de 1158 exactement, et a été construit sur ordre du pape Adrien IV. Il est embelli par des colonnes dont certaines sont d'origine romaine. La chapelle avec la coupole est un rajout du XIXème siècle.






San_Gionanni_e_Paolo_al_Celio_9La façade fut restaurée entre 1946 et 1967, date à laquelle les fouilles de ruines romaines sous l'église ont également été achevées. Deux lions, dont un dévore un lapin, font office de gardiens.
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San_Gionanni_e_Paolo_al_Celio_22Un Antiquarium dans l'église abrite de nombreux objets découverts pendant les fouilles.
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San_Gionanni_e_Paolo_al_Celio_14Le clocher, terminé en 1150 reste typique de nombreuses églises médiévales de Rome. Il est décoré avec des disques de porphyre et des copies de carreaux en céramique. Chose étonnante, la plupart des céramiques originelles, conservées dans le musée, sont originaires de Malaga, en Espagne, qui à l'époque était sous la domination des Maures, et sont décorées avec des inscriptions dédiée à Allah.



San_Gionanni_e_Paolo_al_Celio_13Au troisième étage du monastère, une paire de fenêtres marque la chambre de saint Paul de la Croix, fondateur de la Congrégation Passionniste au XVIIIème siècleSan_Gionanni_e_Paolo_al_Celio_6.

















San_Gionanni_e_Paolo_al_Celio_16Il fut construit sur d'anciennes structures en travertin, restaurées en 1950,  qui supportaient un temple dédié à l'empereur Claudius. Les fondations sont très visibles lorsque l'on se rend sous le porche.
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San_Gionanni_e_Paolo_al_Celio_17De nombreuses pierres datant de l'époque du temple se retrouvent incrustées dans la façade. Les anciennes piles supportant le temple sont encore visibles.
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San_Gionanni_e_Paolo_al_Celio_25L'abside, unique à Rome, fut influencée par le style lombard roman.
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San_Gionanni_e_Paolo_al_Celio_11L'église, très prisée des romains pour les mariages, est divisé en trois nefs flanquée de piliers dont certains sont encore d'origine. Au centre de la basilique, une plaque où les deux saints ont été martyrisés, et sous l'autel central, un reliquaire en porphyre recueille leurs restes. Le pavement, encore une fois, est du à la famille Cosma...
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San_Gionanni_e_Paolo_al_Celio_21La rue étroite qui longe l'église descend à San Gregorio. Ces vieux murs sont les restes de l'aqueduc que l'empereur Claude fit construire afin d'amener l'eau sur le mont Palatin. Les arcs-boutants ont été ajoutés au XIIIème siècle.











San_Gionanni_e_Paolo_al_Celio_1Sur le plan de l'église est visible le positionnement des anciennes structures romaines.

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30 août 2008

San Clemente, la basilique du XIIème siècle

San_Clemente_cLe dernier niveau de San Clemente, celui auquel on accède directement par la piazza San Clemente, date du XIIème siècle. On y pénètre par un prothyron, comme à Santa Maria in Cosmedin, qui donne accès à une cour entouré sur trois côtés par un portique à colonnes ioniennes, située exactement au-dessus de celle du IVème siècle.















San_Clemente_36Cette cour est l'unique atrium médiéval connu à Rome, et possède une fontaine de purification.
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San_Clemente_bLes parties supérieures et le toit, plus tardifs, ont été érigés par Carlo Fontana, dans le style baroque. On doit également à l'artiste la façade, sur la via San Giovanni in Laterano, dont le pignon à volute supporte le clocher également baroque. C'est au niveau de cette église qu'aurait accouché la légendaire papesse Jeanne.















San_Clemente_7La basilique suit le plan de l'église inférieure et se compose d'une nef centrale et de deux bas-côtés.
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San_Clemente_43Le mur, près de la sacristie, incorpore les arcs de l'ancienne nef.













San_Clemente_27Plusieurs chapelles, dont celle de sainte Catherine, ont été construites sur les bas-côtés. Des fresques attribuées à Masolino da Panicale (1384-1447) et à son élève Masacciore présentent le martyr de Catherine, ainsi qu'un saint Christophe émouvant.
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San_Clemente_1Un beau candélabre du XIIème siècle se dresse au niveau du choeur, et un autel sur la gauche contient les reliques de saint Servulus (VIème siècle).
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San_Clemente_38La disposition typique d'une église paléochrétienne est reconnaissable : l'autel sous le tegurium, la cathèdre de l'évêque sur un podium au fond de l'abside, l'ambon pour la lecture des écritures, l'autel formant un tout avec la tombe d'un martyr, et la schola cantorum.
Sous le maître-autel se trouve la confession, ou tombeau du martyr, contenant un reliquaire des restes de saint Clément et de saint Ignace d'Antioche.




















San_Clemente_40Le tegurium (petit édifice à plan carré qui, depuis le temps de Constantin, s’élève au-dessus de l’autel) a probablement appartenu à l'autel édifié par Jean II (514-523 : anciennement nommé Mercurius, il changea son nom à consonance païenne en celui de Jean) dans l'église du IVème siècle, même si les colonnes sont du XVème. Plusieurs éléments en ont été retrouvés, encastrés dans les fondations de la schola. Deux des anciens piliers encadrent la tombe du cardinal Venerio (XVème siècle).






San_Clemente_44La schola cantorum fut transférée de la basilique de 1100. Il semblerait que son pavage, ainsi que le candélabre torsadé, soit l'oeuvre de la famille Cosma. (voir Santa Maria in Cosmedin)
Don du pape Jean II, les panneaux de marbre blanc qui séparaient l'autel du reste de l'église portent encore son monogramme.









San_Clemente_49Sur ces panneaux, la symbolique est importante : nous retrouvons les colonnes carrées les entourant avec la représentation d'une tige portant des fleurs, aux nombres significatifs (voir piliers de l'église d'Avenas).
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San_Clemente_48L'abside est surmontée d'une fresque du XIIème siècle représentant les apôtres, elle même surmontée par une mosaïque exceptionnelle.















San_Clemente_75Elle est décorée dans la tradition du IVème siècle, ce qui fait dire qu'elle est inspirée de l'ancienne mosaïque de la basilique inférieure.












San_Clemente_74Un bel arbre de vie à la base se termine par croix plantée sur la colline du paradis d'où jaillit le fleuve qui se sépare en 4 bras : Phison, Gehon, Tigris et Euphrates. Nous retrouvons aussi un bestiaire connu et très symbolique, avec les colombes, les cerfs, les paons, l'agneau et le phénix.










San_Clemente_76Le seul élément n'ayant pas un caractère typiquement protochrétien reste la crucifixion. La vigne tient une place importante. Instrument d'initiation ?

















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30 août 2008

San Clemente, historique

San_Clemente_2San Clemente (Saint-Clément) est située en bordure de l'ancienne route de la vallée comprise entre le Coelius et l'Oppius, qui monte actuellement vers San Giovanni in Laterano (Saint-Jean-de-Latran).











San_Clemente_13La basilique porte le nom du 3ème successeur de Pierre, Clément 1er, martyr victime des persécutions de Domitien, ayant détenu la charge épiscopale de 92 à 101. Selon Origène et saint Jérôme, il aurait été disciple de saint Paul. Il se pourait aussi que San Clemente doive son nom au consul Flavius Clemens, exécuté sur l'ordre de Domitien, le martyre de Clément et les miracles qui l'auraient accompagné étant une légende tardive.

Un miracle de Clément : fresque à l'intérieur de la basilique du IVème siècle.

Le saint avait été jeté dans la Mer d'Azov, en Mer Noire, les pieds attachés à une ancre marine. Les anges fabriquèrent alors une chapelle dans laquelle le corps du saint fut conservé. La chapelle apparaissait une fois par an, sortant des eaux. Un enfant fut pris par la remontée des flots. Sa mère le retrouva l'année suivante, endormi à côté du tombeau.






San_Clemente_17Un miracle de Clément : la conversion du préfet  Sissinus


















San_Clemente_3En 1857, Joseph Mullooly, prieur de San Clemente, commença des fouilles qui mirent à jour sous l'église du XIIème siècle, la basilique du IVème siècle, mais aussi, à un niveau encore inférieur, les restes d'une construction du 1er siècle, avec un mithraeum. En 1912, Louis Nolan, voulant installer une conduite d'eau permettant d'évacuer le lac souterrain qui menaçait ce niveau, en trouva un 4ème : celui des maisons détruites par l'incendie de Rome en 64, connu sous le nom d'incendie de Néron ( Je ne peux m'empêcher d'avoir des doutes quand au véritable incendiaire...). Le niveau de la vallée à cette époque était inférieur de 20 mètres au niveau actuel.



San_Clemente_18Il apparait donc, suite à ces découvertes, que l'endroit fut avant 64 une "insula" (maison à plusieurs étages conçue pour loger de nombreuses familles sur de petites superficies) comblée après l'incendie pour devenir les fondations de deux édifices, séparés par une étroite ruelle. L'un devint un hôtel de la monnaie, l'autre une maison privée, dont certaines pièces accueillirent un sanctuaire du dieu Mithra. Cet ensemble devait appartenir au consul Titus Flavius Clemens. Au début du IIème siècle, il semble que l'une des salles devint un titulus, sous le nom de Titulus Clementis. A cause de l'identité des noms, on a imaginé que le titulus Clementis était la maison du pape Clement 1er.









Qu'est un titulus ? Tout au long des premiers siècles, à cause des persécutions, la célébration de l'eucharistie et la catéchèse ont eu lieu dans des maisons privées, chez des familles chrétiennes, celles qui normalement avaient le plus de ressources et, de ce fait, de grandes demeures qu'elles mettaient au service de l'Église. Ce furent les premières églises domestiques. À Rome elles sont titulaires. Le titulus était une tablette en bois que l'on affichait à l'entrée des villas romaines, avec le nom de famille du propriétaire. Sa demeure portait aussi le nom de la gens, de sa lignée. Avec le temps, beaucoup d'églises domestiques furent léguées à l'Église et dès que la liberté fut recouvrée, ces lieux vénérables, dont l'histoire remontait à l'époque apostolique pour certains, et qui étaient rattachés à des martyrs chrétiens célèbres pour d'autres, furent le siège de temples chrétiens. À partir du IVème siècle, ces églises domestiques primitives furent toutes dédicacées à un saint. Souvent, ce fut le saint, ancien propriétaire de l'immeuble, qui avait livré non seulement sa maison, mais aussi sa vie pour la foi. (http://www.josemariaescriva.info/opus_dei/baptistere.pdf)


 

San_Clemente_20Au IVème siècle ce niveau fut comblé à son tour, afin de servir aux fondations de la première basilique chrétienne, à l'époque du pape Sirice (384-399). La dédicace se trouve encore à gauche de l'entrée. En même temps, côte à côte avec l'église, mais désormais à un niveau inférieur, le culte de Mithra fut maintenu jusqu'en 395, date à laquelle il fut déclaré illégal. Le clergé fit l'acquisition de ce qu'il restait du terrain, ce qui lui permit de compléter l'église rectangulaire par l'adjonction d'une abside ronde avançant au-dessus du vestibule du temple de Mithra, d'un narthex et d'un atrium, et par la création d'une nef et deux allées par l'ajout de deux colonnades. Le reste fut comblé. Aux VIème, VIIIème et IXème siècles, la basilique fut restaurée, avec l'ajout de fresques à chaque restauration.








San_Clemente_21La basilique survécut ainsi jusqu'en 1084, date à laquelle les normands de Robert Guiscard, appelés à la rescousse par le pape Grégoire VII à la suite de ses déboires avec l'empereur Henri IV, pillèrent Rome et l'incendièrent. La basilique fut gravement endommagée. A l'instigation d'Anastase, cardinal titulaire de San Clemente, le pape Pascal II la fit reconstruire. La basilique du IVème siècle fut à son tour comblée et une nouvelle église vit le jour. Les étages inférieurs tombèrent dans l'oubli pendant plus de 700 ans. En 1677, San Clemente fut donnée aux dominicains irlandais, qui desservent encore de nos jours la basilique. C'est l'un d'eux, Joseph Mullooly, qui en  1857 fit remonter l'histoire de ce haut-lieu.










27 août 2008

Santa Maria in Cosmedin, l'extérieur

Santa_Maria_in_Cosmedin_12La façade en brique rouge datant d'Adrien 1er possède un avant-porche, le prothyron, soutenu par quatre piliers de granit rouge, et un atrium à 7 arcades surmontées de 7 fenêtres. Sur la droite s'élève le clocher de style roman, érigé par Gélase II : haut de 34,20 mètres, il comporte 7 étages, dans lesquels s'ouvrent des rangées de fenêtres à 2 puis 3 arcs, ce qui donne 58.














Santa_Maria_in_Cosmedin_13Sous l'atrium se trouve le monument funéraire du prélat Alfanus qui s'occupa des restaurations de l'église au XIIème siècle. C’est sous l’atrium aussi que se trouve la  Bocca della Verità, la bouche de la vérité.











Santa_Maria_in_Cosmedin_5C'est à cause d'elle, ou grâce à elle, suivant les différents points de vue, que des files incessantes de touristes se font débarquer des cars afin de prendre la photo géniale de leurs connaissances mettant la main à l'intérieur de sa bouche. La légende rapporte que celui qui ment se fait mordre. Je n'ai jamais vu personne sortant sa main en criant, et pourtant les menteurs sont légion...














Santa_Maria_in_Cosmedin_6Basta. C'est un beau disque de marbre antique, de 1,66 mètre de diamètre, sur lequel est sculpté le visage d'une divinité, Neptune ou un des Tritons, fils de Neptune et d'Amphithrite. C'est sans doute une bouche d'égoût de l'ancien Cloaca Maxima, ou bien le dessus d'un puits.

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