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lieux sacrés
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17 octobre 2007

La chapelle Saint Félix de Montségur-sur-Auzon

Monts_gur_sur_Lauzon_1Cette chapelle du diocèsede Saint-Paul-trois-châteaux a été construite au pied du rocher portant le château, à l'intérieur de l'enceinte fortifiée du village.
















Monts_gur_sur_Lauzon_3Elle était desservie par les religieux du prieuré de Saint Amand, dépendance de l'abbaye de Cluny depuis le milieu du X ème siècle.

L'abside et la nef centrale datent du XII ème siècle.









Monts_gur_sur_Lauzon_2L'église fut agrandie au XVII ème siècle, par la création de deux grands arcs ouvrant sur une chapelle étroite au nord et sur une nef latérale au sud.
















Monts_gur_sur_Lauzon_5Des sépultures rupestres creusées dans le roc sont visibles au fond de la nef, quand l'église est ouverte bien entendu...

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31 octobre 2007

Venise, historique

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La lagune semble avoir été habitée dès 1300 avant Notre ère, à l'age du bronze, par les Euganéens. Puis virent les Vénètes, un peuple indo-européen originaire de la lointaine Paflagonie (actuelle Turquie) qui arrivèrent après la destruction de Troie. Ils vivaient tranquillement en petites communautés, au sein de l'Empire romain puis de l'Empire byzantin. C'était un peuple essentiellement pacifique.

Venise__cIls avaient leur propre langue et écriture et une forte religiosité. Leurs nombreux sanctuaires dédiés aux différentes divinités dont la principale était Reitia, étaient des centres d'éducation en plus que religieux.






Venise__dIls habitaient principalement le long des fleuves dans des maisons de bois semblables aux grandes bâtisses de la lagune vénitienne. Ils se dédiaient à l'agriculture, à la pêche, à l'artisanat, au bronze et en particulier à l'élevage des chevaux pour lesquels ils étaient célèbres dans l'antiquité. Le cheval et la couleur bleue étaient leurs symboles. Ce furent les premiers, déjà pendant le premier millénaire avant notre ère, à commercialiser l'ambre, qui était alors très recherchée.


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Venise__eC'est au Vème siècle que les habitants de la région, pour fuir les invasions des Goths d'Alaric Ier et des Huns d'Attila, trouvèrent tout naturellement refuge sur les lagunes, pas spécialement hospitalières, mais sur lesquelles les armées d'envahisseurs ne pouvaient prendre pied.










Venise__23_aIl faudra attendre l'an 810 et les assauts de Pépin, l'un des fils de Charlemagne, pour que la Cité prenne conscience de son unité et s'installe sur une île moins accessible encore, au centre de la lagune, en un lieu appelé "Rivo Alto", qui donnera "Ri'Alto", puis Rialto. À partir de cet embryon de ville va rapidement se développer une cité marchande qui sait tirer profit de sa situation, entre les Empires franc et byzantin, entre Occident et Orient. Venise restera indépendante pendant près de dix siècles.








Venise__43_aLes Arts et en particulier la peinture de l'Ecole Vénitienne avec Tiziano, Giorgione, Veronese, Canaletto, Tiepolo et bien d'autres fleurirent merveilleusement, l'Architecture avec Longhena et Palladio créateur des célèbres demeures Vénitiennes, la Littérature avec Goldoni et Casanova, la Sculpture avec Canova, la Musique avec Vivaldi, Monteverdi, Tartini.

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http://www.venetoimage.com/storia_fra.html
http://www.e-venise.com/index.html
Le routard


29 octobre 2007

Santorin, historique

Santorin__4_aSantorin... Je m'attendais à ressentir quelque chose de fort. Il n'en fut rien, l'île est trop visitée par des hordes de touristes. J'aurais aimé visiter le site archéologique, mais malheureusement, à la suite d'un accident, il est fermé aux visiteurs.














Santorin__7_aJ'ai quand même pu apprecier la beauté du paysage, et le charme d'Ioa et de Thira. Les églises sont nombreuses, comme partout dans les cyclades, mais souvent fermées. Le seul endroit où j'ai vraiment ressenti des forces puissantes, ce fut en mer, au centre de la caldeira, en un point bien précis. Activité volcanique sous-marine ?








Santorin__77_aLe site de Santorin vaut quand même le détour, et pour vous donner une idée, une adresse internet magnifiquement faite : http://www.ile-de-santorin.com/index.php . Vous y trouverez le plus important sur les fouilles, l'histoire de l'île et des maquettes vous permettant de visualiser l'effondrement du volcan.

Un petit résumé de l'histoire de Santorin :

Santorin__9_aL'île est habitée depuis la période Néolithique. Dans les alentours de 3600 avant notre ère, l'influence de la culture minoenne semble évidente d'après des ruines d'Akrotiri. Les fouilles permettent de voir un village entier avec des maisons décorées semblable à ceux trouvés dans le palais de Mimos en Crête.








Santorin__53_aLongtemps, on a cru que Santorin était une colonie de la Crète voisine. Mais on commence à mieux connaître cette extraordinaire civilisation perdue, à la croisée du monde cycladique et du monde minoen. Car Santorin n'était pas une colonie. Plutôt un comptoir indépendant qui commerçait certes avec la Crète, mais aussi avec les autres îles et tout le pourtour de la Méditerranée, Mycènes, la Syrie, l'Egypte. Ni palais ni temple, ici. Mais de grandes maisons bourgeoises richement garnies, des ateliers d'artisanat, des bateaux. Une société indépendante, où hommes et femmes jouissaient d'une grande liberté, et de services collectifs pour assurer la voirie. Une société raffinée où les artistes peignaient la vie et non les rois, avec une créativité, une sûreté de trait, dignes des plus grands chefs-d'oeuvre. Durant l'antiquité, l'île de Santorin était appelée "Strongylé", la "Circulaire".






Puis survint l'éruption.

Santorin__84_aLa date exacte de l'éruption volcanique dite éruption minoenne est connue grâce à la datation au carbone 14 et à d’autres méthodes radiologiques: on estime actuellement qu’elle eut lieu entre 1650 et 1598 avant notre ère.
Après une série de tremblements de terre précurseurs assez puissants pour effrayer la population et l’inciter à évacuer l'île (les archéologues ne retrouvèrent aucun corps et presque aucun objet de valeur), l'éruption projeta des pierres ponces et des cendres tout autour du volcan et jusqu'à 900 km au sud et créa un panache de cendres qui monta à près de 30 km d'altitude.










Santorin__87_aLe volume de ponces éjecté lors de cette explosion est estimé à 30 km3 : en accord avec l'effondrement de 300 m de la partie centrale du Santorin. L' explosion et l'effondrement du volcan provoquèrent un gigantesque raz-de-marée, avec des vagues de 200m de haut, qui dévasta la côte nord de la Crète distante de 70 km et qui détruisit certainement une grande partie de la flotte minoenne.







Santorin__98_aLa physionomie de l'île fut profondément modifiée suite à l’effondrement d’une partie de ses falaises et les retombées de cendres volcaniques ensevelirent Akrotiri, stérilisant le sol de l'île pour de nombreuses années et provoquant la fin de la société qui s'était développée sur Santorin.
Cet effondrement créa une caldeira (non donné pour désigner un immense cratère d'effondrement) qui explique la disposition circulaire des îles de Théra et de Thérasia. (http://druine.free.fr/santorin/histoire.htm)





Santorin__94_aEnsuite, l'île fut envahie à plusieurs reprises par diverses civilisations : les lacédémoniens, puis les grecs et les romains. Elle prit le nom de "Kallisti, "la très belle",  puis "Thira", en raison de Thira, fils d'Antesionas, héros thébain et petit-fils de Kadmos. Le nom de Santorin lui fut donné par les Vénitiens au XIIIème siècle en référence à Sainte Irène, la Aghia Irini que les marins étrangers appelaient "Santa Irini". Cette appelation fut conservée et évolua en "Santo Rini" puis "Santorini".
Entre 1579 et 1821 (date de la révolution grecque), Santorin a été occupée par l'Empire Ottoman.




Le Volcan

Santorin_carteLe volcan Santorin est composé aujourd'hui de cinq îles distinctes. La partie volcanique active est formée les îles de Paléa Kameni et Néa Kaméni,  apparue au cours du XVIIIème siècle.
Marinatos et de nombreux savants à sa suite virent dans le cataclysme survenu à Santorin, l'événement ayant inspiré Platon pour sa parabole sur la disparition de l’Atlantide. Marinatos suggéra également que l'éruption volcanique et ses conséquences fussent la cause de la disparition de la civilisation minoenne en Crète, ce qui est partiellement remis en question par le fait qu’un certain nombre de sites minoens qui se situaient sur le Sud de la Crète furent épargnés par le raz de marée. Un épais nuage s'est installé sur l'hémisphère nord, plus précisément en Amérique du Nord, ce qui causa un refroidissement climatique sans équivalent depuis. Cet événement força les habitants des lieux à émigrer vers le sud pour échapper au climat glaciaire.(Wikipédia)









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Santorin possède encore à l'heure actuelle une activité souterraine bien réelle. Car l'île est située dans une région extrêmement sensible où les continents d'Afrique et d'Europe s'affrontent régulièrement suivant un mouvement de tectonique des plaques à l'origine de séismes et de volcanismes. Santorin n'a cessé au cours des siècles, d'être engloutie et de ressurgir des eaux : plusieurs éruptions volcaniques successives faisant disparaître et apparaître de nouvelles îles.

14 novembre 2007

Abbaye Sainte-Marie de Fontfroide, le cloître

Le cloître
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Galerie ouest

Fontfroide__24_aDans la ruelle des convers une porte de ferronnerie fait passer au cloître lumineux. La lumière y est diffusée par des arcatures et des oculi. Cette cour intérieure est le cœur même de l’abbaye. C’est par la galerie ouest longeant le bâtiment des convers qu’on aborde cet espace clos enserrant un petit jardin.

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Fontfroide__26_aL’arc brisé ouvrant la première travée découvre la perspective des massifs fleuris qui entourent le puits devant l’angle des grandes arcades dominées par le clocher. Deux périodes de construction et deux styles différents se sont succédé ici.
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Fontfroide__28_aUn premier cloître, bâti de la fin du XIIème au début du XIIIème siècle, fut élevé selon les règles de l’art roman. L’ensemble des parties basses, notamment la double procession des colonnettes et leurs chapiteaux à décor de feuillages supportant des petits arcs plein cintre, appartient à cette époque, mais c’est alors une charpente de bois avec son toit en appentis qui couvrait les quatre galeries.







Fontfroide__99_aDans la seconde moitié du XIIIème siècle, quand Fontfroide, riche de multiples donations, entame le temps de sa plus grande prospérité, un important remaniement est réalisé suivant le goût et les techniques nouvelles, celles de l’âge gothique. Dans chaque travée, les colonnettes romanes, toujours en place, sont désormais surmontées d’un haut tympan, percé d’oculi différemment répartis et qui s’inscrit lui-même dans un profond arc brisé.






Fontfroide__101_L’ancienne couverture de bois est remplacée par la pierre et, à l’intérieur des galeries, les voûtes d’ogives retombent le long des murs sur d’élégants culots, à deux mètres du sol. Il faut encore parcourir la galerie sud pour atteindre le portail donnant accès à l’église abbatiale.










Galerie sud

Fontfroide__34_aElle jouxte le collatéral de l’abbatiale et fût bâtie la toute première, aussi bien lors de la construction romane que lors du remaniement ogival.

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Fontfroide__36_aLes colonnettes sont ici groupées, dans chaque travée, en cinq paires : leurs marbres alternent le rose de Caunes, la griotte des Pyrénées, le blanc veiné de gris ou de vert ; leurs chapiteaux offrent les motifs végétaux les plus variés.
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Fontfroide__98_aAu dessus, les deux tympans centraux s’aèrent par trois oculi, au lieu de l’unique, présent partout ailleurs. Mais ce sont les voûtes qui recèlent les particularités les plus curieuses. La croisée d’ogives y est accompagnée d’un lierre longitudinal torique et les compartiments très bombés sont appareillés en lit concentrique comme à la voûte du carré du transept dans l’église.







Fontfroide__33_aTout au long de la galerie existent des bancs où les moines venaient s’asseoir soit pour lire individuellement, soit pour se reposer en méditant ce que leur mémoire et leur cœur avaient retenu de la liturgie ou de la lecture. Dans cette même galerie, deux bassins de pierre servaient au rite du "mandatum", le lavement des pieds que les Cisterciens pratiquaient mutuellement chaque semaine.








Galerie est et salle capitulaire

Fontfroide__37_aFontfroide__49_aLe mur de la galerie est, immédiatement contigu à la porte de l’église et laisse deviner, derrière une statue bourguignonne de la Vierge à l’Enfant et au panier de roses, l’emplacement obturé de l’armarium. Dans cet évidement ménagé sous l’escalier du transept étaient conservés les livres nécessaires aux offices, les textes de l’Ancien et du Nouveau Testament, les œuvres des Pères de l’Église.







Fontfroide__47_aLa porte qui s’ouvre aussitôt après introduit à la sacristie, belle pièce voûtée en berceau. Cinq travées rythment la galerie Est et la travée centrale apparaît vers le jardin entièrement évidé, sans arcature de colonnettes au-dessus de la banquette et sans tympan, ouverture symétrique de celle qui, lui faisant face, constitue l’entrée de la salle capitulaire.
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Fontfroide__46_aLe seuil servant de transition entre le cloître et la salle elle-même marie la sobriété et la majesté, la puissance et la légèreté. L’arcade centrale en plein cintre s’appuie sur deux groupes de quatre colonnes de marbre entourant une cinquième. La salle a vraisemblablement été construite entre 1180 et 1280.
Fontfroide__43_aContre les trois murs pleins, arcs et nervures reposent sur les chapiteaux très simples de colonnes engagées. Au centre, ogives et doubleaux sont soutenus par quatre colonnes de marbre. Leurs chapiteaux évasés s’ornent de deux rangs de feuilles plates, représentations stylistiques du « citel », le roseau d’eau des étangs de Bourgogne qui a donné son nom à Cîteaux.


Fontfroide__42_aD’ici, à travers les colonnes du chapitre et de la galerie, répétée au-delà par celles des autres travées du cloître, se découvre une surprenante perspective : fûts de marbre et arcs de pierre multipliés imposent l’image d’une forêt au profond recueillement.
Fontfroide__44_aDeux bancs de pierre superposés courent le long des murs. À l’Est, trois fenêtres éclairent la salle Au-delà de la salle capitulaire, un passage conduit au second cimetière, celui de la communauté du XIXème siècle. À l’origine, il servait pour le rangement des outils que prenaient les religieux avant de rejoindre les jardins ou les ateliers.

14 novembre 2007

Abbaye Sainte-Marie de Fontfroide, l’église abbatiale

Fontfroide__25_aFontfroide__116_aUne analyse métrologique des constructions amène à conclure que l'unité de mesure employée à Fontfroide fut la "canne lombarde", équivalant à 188 de nos centimètres. Elle se trouvait subdivisée en unités appelées "pans" et organisée en "modules".
Ici, la largeur de la nef de 9,40m correspond à 5 cannes, en 12 modules. Celle des collatéraux en représente la moitié et le carré du transept multiplie de 12 modules par 12.












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Le parti pris de dépouillement se retrouve à l'extérieur de l'église. Point de porche richement sculpté mais une simple porte qui ne s'ouvrait que pour recevoir les dépouilles mortelles des membres de la famille des vicomtes de Narbonne.
Le chevet exprime également parfaitement cet esprit de simplicité et de logique qui apparaît partout dans les abbayes et églises cisterciennes.

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La nef

Fontfroide__56_aLa construction de la nef fut entreprise dès l’affiliation à Cîteaux en 1145 ou, au plus tard, après la donation définitive par la vicomtesse Ermengarde de Narbonne en 1157. Contrairement aux usages, on commença les travaux par la nef.
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Fontfroide__53_aRythmées par cinq travées, la nef élève jusqu’à vingt mètres sa voûte en berceau brisé que soutiennent de massifs doubleaux rectangulaires. Ces arcs prennent appui sur des colonnes géminées, engagées dans de gros piliers carrés et s’arrêtant sur des consoles en quart de rond, à deux mètres du sol. Des stalles sont disposées de part et d’autre de la nef pour constituer le chœur des moines.







Fontfroide__50_aCette nef est contrebutée par deux collatéraux dont la voûte en demi-berceau monte à quatorze mètres. Ils communiquent avec la nef par de grandes arcades, à rouleaux soutenus par des colonnes engagées dans les piliers et reposant sur des piédestaux, à la même hauteur que les consoles de la nef. Dans le collatéral sud s’ouvrent cinq chapelles qui datent très certainement du XVème siècle.

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Le transept et le chœur

Fontfroide__70_aÉlevé après la nef, à la fin du XIIème siècle, le transept a peut-être été remanié un siècle plus tard ou même au début du XIVème siècle. Au fond de la croisée du transept nord, un escalier relie directement l’église au dortoir des moines.
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Fontfroide__64_aDans chacun des croisillons s’ouvrent deux chapelles, toutes quatre orientées à l’Est. Les plus proches du sanctuaire ont une forme rectangulaire à chevet plat, les autres plus profondes, se terminent par une petite abside à cinq pans.
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Fontfroide__57_aÀ la croisée centrale du transept, la clef de voûte est remplacée par une ouverture circulaire, un oculus. L’édifice de l’église a dû s’achever par le sanctuaire, comportant chœur et abside. Légèrement surélevé de deux marches, le premier est couvert d’une voûte d’ogives. Du côté de l’Évangile, on aperçoit les vestiges, très mutilés, de tombeaux dont on peut penser qu’ils furent ceux des vicomtes de Narbonne.
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La vierge de Fontfroide

Fontfroide_1aPersonne ne sait d'où elle vient, cette merveilleuse dame, tenant l'enfant dans son giron (tous deux porteurs de la fleur de lys) avec son ventre laissant présager un nouvel enfantement. Assise sur sa cathèdre, surmontée de l'étoile à 7 branches, entourée des deux colonnes, ne dirait-on pas la papesse ? Seraient-ce les rois mages lui portant hommage ?












La crypte

Fontfroide__114_aPartie basse de l'église abbatiale, elle est creusée dans le rocher sur son côté sud. Elle est construite en pierres de taille dans ses parties nord. Elle rattrape ainsi la déclivité du roc et sert de fondation au monastère. Les murs massifs, la courbe large du choeur et l'épaiseur imposante des arcs en plein cintre au dessus du transept sont les traits essentiels de son architecture.













Fontfroide__126_aCes éléments, hétités de l'antiquité romaine, caractérisent au XIIème siècle l'éclosion du style roman provençal. La taille parfaite de la pierre rend compte du savoir faire remarquable des carriers. Certaines pierres sont gravées de lettres majuscules, marque des confréries des tailleurs ou tâcherons. Les 7 chapelles de la crypte étaient vouées à la liturgie, à la célébration de messes privées et aux offices funéraires. Ainsi, un accès direct conduit au cimetière qui enveloppe le chevet.

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21 octobre 2007

L'Erechteion, description

Ath_nes_iIl comporte un corps, deux portiques (nord et sud), et des annexes.
L'ensemble actuel ne représentait que la moitié d'un projet primitif. Ces deux portiques du nord et du sud, qui sont totalement décentrés, auraient été au milieu et auraient permis d'accéder à un vestibule central. Ce devait être un ensemble allongé et amphiprostyle. Seule la moitié est du projet fut réalisée. De l'est à l'ouest, le corps de l'Erechteion comprend un pronaos à six colonnes ioniques, puis la cella d'Athéna, et en troisième lieu, séparée par un mur plein, la cella de Poséidon et d'Erechtée, à deux mètres en contrebas.



Ath_nes_e2Sous le dallage de cette double cella, la crypte qui servait de cage aux serpents sacrés. Un vestibule à l'extérieur ouest, auquel on accède par les deux portiques et qui abrite la citerne, ancienne source sacrée ? La colonnade de la partie occidentale est accolée au mur ouest du vestibule et elle est posée sur un mur pour compenser les inégalités de niveaux.



Ath_nes__21_aAu nord, un portique classique, à fronton, composé de six colonnes. Ce porche abritait les trous creusés dans le roc par le trident de Poséidon. Il donne dans le vestibule par une porte remarquable, avec des moulures et des rosaces d'une grande finesse. Les Byzantins, cependant, l'ont retouchée.

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Les Caryatides

Ath_nes__16_aAu Sud il y a le fameux portique des Caryatides où six statues de jeunes filles drapées servent de colonnes supportant l'entablement. Ces femmes sont les citoyennes de la ville de Caryatide (ville du Péloponnèse).









Ath_nes__28_aLa ville ayant collaboré avec l'envahisseur Perse, les athéniens lui déclarent la guerre et vendent ses femmes comme esclaves. Pour que cela serve d'exemple, ces statues sont sculptées dans le marbre pour rappeler le sort de ceux qui collaboreront.



1 août 2007

Le réfectoire

Noirlac_005aSitué dans l'aile sud, il en forme l'axe principal. Transformée au XVIIIème siècle par un plancher à mi-hauteur, afin d'édifier l'appartement des hôtes, cette salle a retrouvé aujourd'hui son volume primitif : 24 m de longueur, 11 de largeur, 9 de hauteur.

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Noirlac_007aElle est couverte de 8 voûtains sur croisée d'ogives dont les retombées prennent appui sur une file de trois colonnes médianes. Elle est éclairée au sud par quatre hautes lancettes surmontées de deux roses polylobées.
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refectoire_noirlacLa restauration recente a permis de retrouver la chaire du lecteur et les banquettes en pierre qui courent au bas des murs. L'implantation biaise du mur sud s'explique par la présence du cours d'eau des pêcheries, comblé depuis le XVIIIème siècle. Au début, le refectoire communiquait avec une cuisine rasée en 1725.

1 août 2007

Le cloître

noirlac_075aLe cloître dessert par ses galeries toutes les parties essentielles de l'abbaye : la salle capitulaire, la sacristie, la salle des moines, le réfectoire.
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Noirlac_033aSes galeries s'ouvrent sur un jardin dont le puits est décentré. On  peut imaginer qu'un premier cloître, carré, existait avant la reconsrtuction de l'actuel. Ses voûtes d'arêtes sont encore visibles dans les galeries nord et sud. La reconstruction commença par les galeries nord, contre l'église, puis ouest, contre le cellier. Les colonnettes permettent d'attribuer ces galeries à la période 1270-1280.
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Noirlac_018aLa galerie sud a été très remaniée, et on lui assigne une datation autour de 1300.

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Noirlac_037aLa partie orientale quand à elle date de la première moitié du XIVème siècle : voûtée d'ogives sur plan carré, elle présente de larges arcades formé d'une quadruple arcature et d'un tympan évidé d'une rose accostée de deux triangles curvilignes, aux profils treflés et polylobés. On remarquera la dernière arcature, dont  le tympan forme une rose à 5 pétales, contrairement aux trois autres qui ont une ouverture en trèfle. Que se passe-t-il là ?






Noirlac_024aDans le décor de feuillage ((feuilles de vigne et cistelle) qui orne les chapiteaux, face à la salle capitulaire, deux têtes d'homme et de femme. Celà est inattendu dans une abbaye cistercienne, et un message est surement caché.
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Noirlac_022aUn peu plus loin, une tête regarde de l'autre côté de la galerie, où nous trouvons un echo (oiseau?) entouré de feuillages. La bouche est ouverte en forme de O. Il me semble qu'un réseau sacré passe à cet endroit.

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Noirlac_026aC'est dans cette galerie qu'en 1893, des fouilles ont permis de retrouver la tombe du fondateur, l'abbé Robert de Châtillon, qui mourut vers 1163. Le corps était revêtu d'une robe de bure marron, coiffé d'un capuchon, chaussé d'une paire de sandales. Une étole violette et or entourait le cou. A côté, une crosse en bois.








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5 novembre 2007

La cathédrale Saint-Just et Saint-Pasteur, le cloître

Narbonne__85_aIl relie le choeur fortifié de la cathédrale au palais des archevêques. Il occupe l'emplacement de l'église carolingienne de Théodard, dont le clocher est toujours visible.

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Narbonne__77_aLes travaux, relayant ceux de la cathédrale, commencent en 1349 par la galerie Nord et se poursuivent par les galeries Est et Ouest. Après une interruption, ils sont repris en 1417, avec l'édification de la galerie et de la porte Sud.

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Narbonne__84_aLe cloître comporte 4 galeries voûtées d'ogives, éclairées chacune par 5 arcades en arc brisé.
A l'Ouest, le mur extérieur du cloître est contreforté. Autrefois fortifié, il présente encore quelques mâchicoulis.
A l'Est, la galerie communique avec la salle capitulaire, devenue chapelle de l'annonciade.

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Narbonne__71_aLes galeries du cloître qui servaient de cimetiere sont restées inachevées : absence de balustrade, de pinacles sur les deux côtés et de remplages aux arcades.
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22 octobre 2007

Saint Blaise, patron de la ville

Dubrovnik_aaLa légende raconte que Saint Blaise sauva Dubrovnik au Xème siècle...
Des galères vénitiennes avaient jeté l'ancre à Gruz et près de Lokrum afin de renouveler leurs provisions d'eau avant de continuer leur périple vers le Levant.















Dubrovnik__12_aAccueillis amicalement, les Vénitiens, en sournois ennemis, prévoyant une attaque de la cité, profitèrent de cette opportunité pour reconnaître la ville et son système de défense... C'est alors que Saint Blaise apparu à Stojko, pasteur de la cathédrale, qui à son tour révéla au conseil les détails du plan pernicieux des Vénitiens appris lors de la visitation nocturne de Saint Blaise.
Ainsi Dubrovnik fût elle sauvée !
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Dubrovnik__17_aLa cité fut dès lors dévouée au culte du Saint Patron : églises et sculptures lui furent dédiées, les initiales SB ornaient le drapeau d'apparat, l'éfigie du saint figurait sur le sceau de la République et sur les monnaies jusqu'au XVIIIème siècle.
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22 octobre 2007

Place Milicevic et sa fontaine

Dubrovnik__106_aL'eau provient d'une source, Rijeka Dubrovacka, située à environ quinze kilomètres de là. La fontaine est située à l'entrée de la ville, tout près de la porte Pile. Avant d'aller plus loin, les visiteurs devaient s'y laver afin de protéger la cité de la peste.










Dubrovnik__3_aConstruite au début du XVème siècle par l'architecte italien Onofrio de la Cava (1438-1444), la fontaine était à l'origine ornée de sculptures. Détruite pas le séisme de 1667, seuls les seize masques sculptés persistent. L'eau sort de leurs bouches, glisse dans le bassin avant de rejoindre le très élaboré réseau d'eau de la ville.

3 novembre 2007

La collégiale Saint-Paul-Serge, intérieur

Narbonne__8_aPlusieurs fois remaniée, cette ancienne collégiale demeure le premier témoignage à Narbonne du nouveau style qui s’empare des églises françaises au XIIIème siècle : le gothique. Dès 1180-1200, la nef qui sera allongée de deux travées à la fin du XIVème siècle, subit d’importants travaux faisant de Saint-Paul l’une des plus anciennes églises gothiques du midi de la France.
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Narbonne__41_aEn 1224, c’est au tour du chœur d’adopter les nouvelles formules du gothique : une élévation à trois niveaux composée de grandes arcades, d’un double triforium éclairé (galerie ajourée ménageant des jeux de lumière) et de fenêtres hautes, un déambulatoire à voûtes, cinq chapelles absidiales. Le maître-autel en baldaquin du XVIIIème siècle a une chasse d'apparat qui contenait jusqu'à la révolution le corps présumé de Saint-Paul.






Narbonne__5_aLa voûte d’ogives, qui culmine à 22 m, domine un déambulatoire haut desservant des chapelles rayonnantes à sept pans. La longueur totale est de 82 m. Les contreforts soutenant habituellement les voûtes d’ogives dans l’art gothique sont remplacés ici par le mur enserrant l’ensemble des chapelles du chevet. L’aspect ondulé si particulier de ce chevet à couverture unique est renforcé par de fines arcatures aveugles.

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De l’époque romane subsistent les trois premières travées de la nef.



Narbonne__46_aL’orgue de chœur de la basilique, signé Baptiste Puget et datant probablement des années 1880, a été restauré en 2006 et inauguré lors du festival européen Musique et Orgue en Pays narbonnais.
















Narbonne__16_aDans la nef, des piliers cruciformes à colonnes engagées, spécimens de l’art primitif d’Ile de France, uniques dans le midi, la curieuse galerie, témoins d’âges divers, qui court autour de l’église, le triforium réputé par ses baies à claire-voie ajourées sur l’extérieur (aujourd’hui aveugles) qui annonce les belles galeries gothiques.
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Narbonne__3_aAu fond de l’église, la sculpture de Jésus au puits de la samaritaine (sur un sarcophage de l’époque romaine, IVème siècle)











Narbonne__2_aDans la seule travée subsistant du cloître roman, une cuve archaïque de sarcophage, un tympan décoré d’un bas relief où huit abbés mitrés entourent deux évêques. On peut voir dans le plus grand de ces personnages, le saint évêque Paul. L’inspiration byzantine de ce bas-relief permet en effet de penser que la taille du personnage est le symbole de sa grande sainteté.

Narbonne__4_aAu fond de l’église, de part et d’autre des fonts baptismaux qui occupent l’ancien narthex de l’église, sont visibles des sarcophages paléochrétiens.











La grenouille du bénitier

Narbonne__22_aL'un des piliers supporte le fameux bénitier à grenouille, de forme jacquaire, dont la légende veut que fut pétrifié là un animal qui avait troublé l’office. Se rattache à cette sculpture le conte d’un jeune compagnon tailleur de pierre, contraint par son père de revenir à Narbonne parce qu’il avait oublié de l’admirer dans son tour de France. Il se vengea en cassant une des pattes de la grenouille.
Narbonne__23_aUne autre légende raconte que saint Paul, venant de Rome, aborda à Bages. Il y fut mal reçu par les habitants qui, pour se moquer de lui, l’obligèrent à rouler un rocher et à monter sur ce rocher pour traverser l’étang. Il faisait un vent de tempête et d’énormes vagues menaçaient d’engloutir le rocher et le saint évêque. Mais saint Paul, plein de foi, monte sur le rocher qui se transforme en nacelle. C’est alors qu’une grenouille sauta dans l’embarcation et conduisit saint Paul sur le rivage de la Nautique. De là, il atteignit la ville de Narbonne. Le bénitier avec la grenouille providentielle rappellerait la miraculeuse nacelle qui amena saint Paul dans la ville qu’il allait évangéliser.

3 novembre 2007

La collégiale Saint-Paul-Serge, éxtérieur

Narbonne__50_aL’ensemble apparaît typiquement méridional. Maintenant qu’il vient d’être dégagé, nous pouvons apprécier l’élégance discrète du chevet. Cette construction de structure ogivale ne ressemble en rien aux édifices contemporains du nord de le France : aucun arc boutant, le mur épais est soutenu par des contreforts, les étroites fenêtres des chapelles sont encadrées de fines colonnes engagées aux chapiteaux ornés de crochets, feuillages et monstres.












Narbonne__48_aLe clocher du XVIème siècle est une énorme tour de 40 m de haut que la suspension en ferronnerie des cloches domine de dix mètres.
L'ancienne entrée, sur la façade Ouest, a été murée lors de la construction des remparts au XVIème siècle.
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5 novembre 2007

Narbonne, historique

Narbonne__51_aDe nombreux sites aux alentours de Narbonne témoignent d’un peuplement existant déjà à l’époque de la Préhistoire. Dès le VIIème siècle avant notre ère, le territoire de la basse vallée de l'Aude était occupé par les Elisyques, peuplade d'origine ibère à l'origine de la ville. C'est à 4 km de l'oppidum primitif que les romains fondèrent en -118 une colonie du nom de "Colonia Narbo Martius" d'après le nom du consul romain Quintus Marcius Rex.
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Narbonne_laNarbo, leur première colonie en Gaule, était située au bord de la voie domitienne (première route romaine permettant de relier l'Italie et l'Espagne), et elle deviendra au siècle suivant la capitale de la vaste province de Narbonnaise. Elle fut jusqu'à la fin de l'antiquité romaine l'une des villes les plus importantes de la Gaule avec une superficie de plus de 2 kilomètres carrés.







Narbonne__57_aA la fin du Vème siècle, en 462, Narbonne tombe aux mains des Wisigoths et au début du siècle suivant elle fait partie de la province la plus septentrionale de leur royaume d'Espagne. Brièvement occupée par les Arabes au cours du VIIIème siècle, elle est par la suite rattachée au domaine carolingien. En 859, Narbonne est pillée par les Vikings du chef Hasting, qui vennaient de Nantes et avaient hiverné en Camargue.
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Narbonne__52_aAu cour du Moyen-Âge, Narbonne s'affirme à la fois comme une métropole religieuse de premier plan et comme une ville marchande et dynamique. Elle est gouvernée par deux seigneurs : l'archevêque et le vicomte.

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Narbonne__56_aLe Palais des Archevêques est composé du palais Vieux d'origine romane et du palais Neuf de style gothique. Au début du XVIème siècle, directement rattachée au royaume de France, elle joue face à l'Espagne le rôle de place forte, clé et garde de la province de Languedoc.
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21 octobre 2007

Chapelle Theotokos Gorgoepikoos

Ath_nes__89_aDans le quartier de Plaka, juste à côté de la cathédrale d'Athènes, qui, après le séisme de 1999, est derrière les échafaudages, se trouve une petite chapelle bizantine.

Elle a été construite à la fin du XIIème siècle, sur les ruines d'un ancien temple dédié à la déesse Ilithias (Eleutho/Ilithias, déesse de la naissance, fille de Zeus et d'Héra, est née dans une grotte près de Knossos en Crète. Soeur d'Arès, d'Hestia et d'Hebe, elle est généralement considérée comme une déesse vierge, mais parfois comme une déesse-mère).










Ath_nes__91_aDans la continuité de culte, elle fut consacrée à la Vierge Marie, la Panagia Gorgoepikoos. En 1841, elle abritait la bibliothèque publique d'Athènes. Plus tard, en 1863, elle a été dédiée à Aghios Eleutherios, ce qui explique le double nom.











Ath_nes__101_aLes murs de l'église sont composés d'anciens blocs de marbre, bien plus anciens que l'église elle-même. On retrouve dans les bas-reliefs(quatre-vingt-dix au total) la représentation des mois, avec leurs symboles du zodiaque et les fêtes qui les accompagnent. Les croix ont été ajoutées au XIIème siècle.

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Ath_nes__97_aLe narthex, encore ensoleillé par l'entrée, nous laisse parvenir l'atmosphère typique des églises byzantines, avec ses effluves d'encens et ses couleurs chaudes.
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Ath_nes__100_aSur la place, devant la chapelle, un prêtre orthodoxe se ballade, la poussette de son enfant devant lui, sa femme enceinte à son bras. Que du bonheur.

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29 octobre 2007

Oia

Santorin__31_aA l'extrémité Nord de l'île, le village d'Oia est construit sur le rebord de falaises vertigineuses (150 à 300 m haut). Jusqu'à la Seconde Guerre Mondiale, il était le grand centre économique.















Santorin__33_aIl est composé d'élégantes bâtisses à deux étages aux façades ocres et blanches, et aussi un grand nombre d'habitats traditionnels, en partie troglodytiques, aux formes arrondies éclatantes de blancheur ou bien encore vivement colorées.










Santorin__30_aEt surtout un nombre incalculable de chapelles aux coupoles bleues.

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Santorin__39_aLa rue principale, piétonnière, est pavée de marbre. Elle traverse tout le village et longe la falaise jusqu'aux ruines d'un vieux château fort vénitien.
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Santorin__34_aOia est même réputé pour son coucher de soleil. Il attire tous les jours des centaines de touristes qui se massent sur les parapets et applaudissent à l'instant magique.

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Santorin__25_aLes deux églises orthodoxes principales se trouvent l'une sur la place centrale, l'autre non loin.
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Santorin__45_aFermées toutes les deux, j'ai pu quand même visiter une chapelle dédiée à saint Michel.
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5 août 2007

L'église de Salt-en-Donzy

Salt_en_Donzy_1Entre Forez, Lyonnais et Roannais, les Montagnes du Matin sont situées dans un cadre de vallons et collines, du point culminant des Monts du Lyonnais au fleuve Loire.











Salt_en_Donzy_35Salt-en-Donzy, niché dans ces montagnes, possède un antique et riche passé. L'homme y a laissé des traces de tous les temps : de l'époque gallo-romaine où une activité se développe autour des thermes à l'époque médiévale avec le site de Donzy, l'église de style roman, le prieuré …
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Salt_en_Donzy_34Mais aussi bien avant, comme en témoigne la découverte du site préhistorique de la vallée de la Charpassonne. Salt, dont le nom signifie "qui jaillit", allusion à la source d'eau chaude du Gour-Chaud, a été une ville importante au croisement de deux chaussées romaines.
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Salt_en_Donzy_38L'église fut, à sa fondation, l'église du prieuré bénédictiin dont le bâtiment doté d'une tour subsiste à quelques pas de là, au bord de la route. Ce bâtiment dont les fondations sont gallo-romaines, fut donné en 1018 dans un état de vétusté à l'abbaye de Savigny pour devenir prieuré en même temps qu'une église proche sous le vocable de Saint Julien. Les donateurs étaient deux seigneurs de Donzy, Girlin et Jarenton, dont le chateau nous offre encore des ruines imposantes à deux km d'ici.





Salt_en_Donzy_33Des fouilles récentes ont restitué les fondations de cette église primitive de 1018. Elle possédait trois absidioles au chevet visibles sur le côté nord de l'église actuelle. Son sous-sol comportait de nombreuses sépultures du haut moyen-âge avec leur rites funéraires (ablation des pieds, réduction de squelette). Des fragments d'os gravés et une monnaie burgonde les accompagnait, ainsi que des poteries.













Salt_en_Donzy_13Cette église pré-romane fut démolie au début du XIIème siècle, et ses matériaux réintégrés dans la nouvelle construction, à l'usage des moines et de la paroisse qui se développait autour du prieuré.










Salt_en_Donzy_24L'église actuelle, de 1140, est romane, d'influence méridionnale, dans un ensemble austère.
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Salt_en_Donzy_22Les croisillons du transept sont décorés d'arcatures dont l'une, dotée d'un fût de colonne ayant probablement supporté un autel, se terminait par une absidiole peinte. Coupole en blocage sur trompes rudimentaires et piliers carrés supportaient le clocher.
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Salt_en_Donzy_14Le choeur présente des ouvertures en plein cintre : la petite fenêtre de gauche donne la dimension primitive, les autres ouvertures ayant été élargies plus tard.
A la croisée du transept, le clocher repose sur quatre énormes piliers de granit. Chaque pilier comporte 3 redans afin de donner plus de légèreté à l'ensemble. Deux de ces piliers sont couronnés de chapiteaux très simples : ce sont les seules sculptures de l'édifice.
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Salt_en_Donzy_29Côté méridionnal, dans le bras droit du transept, le mur plein est soutenu par deux arcades en plein cintre. Entre les deux, un fragment de colonne, vestige du temple romain sur les ruines duquel fut élevé le prieuré de Salt.







Salt_en_Donzy_11L'église souffrit pendant les guerres de religion. En 1570, elle fut incendiée et la charpente de la nef fut détruite. L'église fut alors réduite à son seul transept. Des travaux de restauration furent entrepris après 1614. La restauration de 1977 permit de rétablir l'église dans sa disposition primitive et fit tomber les enduits. On redécouvrit alors les arcatures du croisillon sud, la porte du clocher, la porte du croisillon nord, dite "porte des moines".






Salt_en_Donzy_16Dans l'abside, une cavité formant "dépositorium" fut dégagée et forma le tabernacle actuel. Le dépositorium était à l'origine un tabernacle inviolable, solidement fermé, où l'on plaçait les saintes espèces lors des périodes troublées.










Salt_en_Donzy_4Le bénitier, à l'entrée, témoigne aussi de l'église de 1018. Dans le bras droit du transept, sur le sol, une énigmatique étoile est tracée...
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28 octobre 2007

Les 1000 églises de Mykonos

Mykonos_figurineL’homme ne fait son apparition dans les cyclades qu’au néolithique, entre 5 300 et 4 500 avant notre ère. Vers -3200, à l’âge du bronze, se développa dans l’archipel une civilisation très originale, dont on ne sait pas grand-chose, faute de témoignages écrits, mais qui laissa une multitude de petits chefs-d’oeuvre, pour la plupart retrouvés dans des tombes et qui inspireront, bien des siècles plus tard, les plus célèbres de nos cubistes. Véritables emblèmes des Cyclades, ces petites idoles de marbre blanc, aux lignes épurées et étonnamment modernes, illustrent au moins deux périodes. Les plus "primitives" représentent des femmes (ou déesses) en forme de violon, dont le long cou ne portait généralement pas de tête.









Mykonos_figurine_4aLes suivantes sont un peu moins abstraites, ont des visages au nez très marqué, les bras croisés sous la poitrine et de simples traits en guise d’entrejambe. Le rôle de ces statuettes, dont la taille varie de quelques centimètres à plus de 1,5 mètre reste un mystère, tout comme celui des disques d’argile surnommés "poêles à frire" et recouverts de dessins géométriques aussi indéchiffrables que le disque crétois de Phaistos.
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Mykonos__1_aLes premiers habitants de Mykonos furent des Lélèges ou des Cariens, auxquels succédèrent probablement des Egyptiens, des Phéniciens, des Crétois et enfin, vers 1000 avant notre ère des loniens. Aujourd'hui, on a repéré dans le quartier de Kastro, à Hora, des traces d'une civilisation cycladique préhistorique, tandis qu'au lieu-dit Linos subsistent des ruines de deux tours et des tronçons de murailles datant de l'époque classique. Les Mykoniotes devaient être, dans l'antiquité déjà, des marins et des paysans, qui vivaient éparpillés, comme aujourd'hui.





demeterAux temps historiques, ils adoraient Poséidon et Apollon, dieux ayant une relation directe avec les ressources naturelles de l'île. Des pièces de monnaie représentant le Dieu Dionysos entouré de grappes de raisin ou d'autres représentant la déesse Déméter tenant des épis de blé laisse supposer que ces deux divinités étaient aussi vénérées sur cette île. Mykonos fut membre de la 1ère Ligue Athénienne, fondée en 478 avant notre ère.
apollon












DionysosMykonos tire son nom du fils du Roi Aniou de Délos, ce dernier étant lui même fils d'Apollon et de la nymphe Rios, fille de Dionysos. Selon la mythologie grecque, Hercule y lutta contre les géants.  Les ayant tués, il les jeta à la mer. Les géants se sont alors pétrifiés et transformés en énormes rochers, qui formèrent une île : Mykonos.

hercule












Mykonos__35_aSur une colline située à 500m du centre se trouvent les six moulins à vent de Kato Myli. C'est là que se trouvait la ville antique de Mykonos. Mais, ce qui impressionne surtout à Mykonos, ce sont les innombrables petites églises, les "1 000 chapelles" de Mykonos, qui ne sont que 300 à 400.









Mykonos__53_aElles témoignent du profond sentiment religieux des habitants et surtout de celui de nombreux marins en péril, ayant fait le vœu d'ériger une église s'ils étaient sauvés. Ce qui explique la pléthore de chapelles dédiées à St Nicolas (Agios Nicolaos), patron des marins. Leur grand nombre s'expliquerait aussi par la piraterie, activité principale des habitants pendant des siècles : les "accidents" professionnels et de navigation étaient donc fréquents et ceux qui en réchappaient faisaient vœu de consacrer une chapelle à leur saint favori.
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Mykonos__32_aL'église catholique, Panagia Rodariou,  se trouve dans le quartier d'Alefkandra. Fondée au XVIème siècle, elle fut restaurée au XVllème, puis au XVIIIème, époque à laquelle elle fut décorée de peintures vénitiennes. Elle possède une belle coupole bleue.
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Mykonos__15_aDans le quartier du Kastro, l’église Panagia Paraportiani, du XVIème siècle, est la plus ancienne de l'île : 5 chapelles  imbriquées sur 2 niveaux. Son architecture originale comporte un clocher cintré et une seule porte située sur le côté. Elle est souvent considérée comme la plus belle église byzantine des Cyclades.














Mykonos__11_aA l'extrémité des quais, la chapelle Haghios Nikolaos.

Sur une petite place, l'église Haghios Kiriaki qui renferme de belles icônes.










Mykonos__58_aJuste à côté se dresse la Métropole orthodoxe : la Panagia héotokos ou Pigadiotissa, dotée de belles icônes et d'un riche décor intérieur.

Agia Eléni, qui est située dans un quartier de Kastro et renferme de belles icônes byzantines, est l'une des plus grandes églises de l'île et fut jusqu'en 1878 la métropole de Hora.

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3 octobre 2007

La façade

Saint_Gilles_du_Gard__0_La façade de l'abbatiale a été classée au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO le 2 Décembre 1998 à Tokyo au titre d'étape sur les chemins de Compostelle. Elle est considérée comme un des fleurons des sculptures romane du Sud de la France et date du XIIème siècle.





Saint_Gilles_du_Gard__2_aL'art religieux des Xième et XIIème siècles est d'abord monastique. Les sculptures sont tirées des évangiles et de la bible. C'est un enseignement iconographique universel destiné à aider les fidèles (souvent analphabètes) à comprendre la religion à travers le livre de pierre. Mais aussi, étant universel, il véhicule un message bien plus subtil, reconnaissable par les initiés.
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Saint_Gilles_du_Gard__4_aRéalisée entre 1120 et 1160, 3 portails avec pilastres et portiques en occupent toute la largeur. Le trumeau du portail central a une largeur égale à la longueur de la coudée sacrée égyptienne, et la largeur de son socle correspond à celle du flux du réseau de l'Or qui la traverse.
La partie supérieure a été démolie lors de l'abaissement de l'édifice, lors de la restauration de 1650 (La façade sera ensuite restaurée de 1842 à 1868). Les statues ont été mutilées lors des guerres de religion et sous la Révolution.

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Saint_Gilles_du_Gard__6_aCette façade a été élevée en plusieurs étapes et plusieurs sculpteurs y travaillèrent, dont le fameux Brunus qui signa les statues de Saint Mathieu et de Saint Barthélémy.
Les tympans représentent l'Adoration des mages, le Christ en majesté et la Crucifixion.

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La frise, de gauche à droite :

1 Préparatifs de l'entrée à Jérusalem
2 Le cortège des apôtres
3 Jésus entrant à Jérusalem
4 Les habitants de Jérusalem accueillant Jésus
5 Judas recevant le prix de la trahison...Saint_Gilles_du_Gard__20_a
6 Jésus chassant les marchands du temple
7 La résurrection de Lazare




8 L'annonce du reniement de Pierre
9 Le lavement de pieds
10 La cène
11 Le baiser de JudasSaint_Gilles_du_Gard__15_a






12 L'arrestation de JésusSaint_Gilles_du_Gard__21_a




13 La comparution devant Pilate
14 La flagellation


15 Le portement de croixSaint_Gilles_du_Gard__23_a






16 Jésus et Marie-Madeleine...
17 Les femmes achetant des parfumsSaint_Gilles_du_Gard__8_a
18 Les femmes au tombeau
19 L'apparition de Jésus





Le registre inférieur

A Personnages renversés par des lions...
B Boucs attaqués par des lions
C Singes, chameaux, chasse aux lions...Saint_Gilles_du_Gard__16_a







D Le meurtre d'Abel Saint_Gilles_du_Gard__10_a









E Offrandes d'Abel et CaïnSaint_Gilles_du_Gard__27_a







F Centaure chassant un cerf
G Prophète Balaam, Samson, lionne allaitant
H Appel de l'ange à DavidSaint_Gilles_du_Gard__12_a







I Mort de Goliath
J Ours et personnagesSaint_Gilles_du_Gard__9_a


K Personnages agenouillés




Les statues du registre médian

I Saint Michel terrassant le dragonSaint_Gilles_du_Gard__18_a
II Saint Mathieu (Brunus Me Fecit)
III Saint Barthélémy
IV Saint Thomas
V Saint Jacques le mineur







VI Saint Jean l'évangélisteSaint_Gilles_du_Gard__13_a
VII Saint Pierre









VIII Saint Jacques le majeurSaint_Gilles_du_Gard__14_a
IX Saint Paul








X Saint Michel terrassant le dragon... (très présent, isn't it ?)Saint_Gilles_du_Gard__25_b



http://viatolosana.free.fr/pat/vt_pat02_stgilles.htm

16 juillet 2007

La rencontre avec le sanctuaire

Le sépulcre des moines

Sacra_San_Michele_013aLa première rencontre, et non des moindres, se fait avec les ruines d'une petite église romane de plan centré, dont sont encore visibles les absidioles. Sa construction remonte aux années 1000.
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Sacra_di_San_Michele_029aLes restes ainsi que l'amas de pierres de la partie effondrée suggèrent un édifice de forme octogonale, formé de 4 chapelles rectangulaires greffées aux extrémités d'une croix grecque, reliées entre elles par quatre niches circulaires. On reconnait le type "baptistère".








Sacra_San_Michele_014aOn l'appelle sépulcre car autour s'étendait le cimetière des moines. L'église servait de chapelle mortuaire. Cependant, il est aussi possible que cette forme octogonale soit inspirée du Saint-Sépulcre de Jérusalem.










Sacra_San_Michele_015aUne tradition veut qu'elle soit construite sur un ancien temple païen (mais presque comme dirait patsand..), là où s'ouvrait le fossé qui bloquait l'entrée du castrum.
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Sacra_San_Michele_161aDétruite en partie en 1661 "grace" aux bombardements espagnols, elle fut dédiée à Saint Etienne. Les ruines furent restaurées par les monuments historiques.



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19 octobre 2007

San nicolas de Bari, la crypte

Bari_013aSon plan est rectangulaire (30,69m x 14,81m). Elle est divisée dans le sens de la longueur par trois rangées de colonnes, en 4 nefs couvertes de petites voûtes d'arêtes. Sur la paroi orientale s'ouvrent trois absides semi-circulaires selon un type architectural repris dans le transept de l'église supérieure.

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Bari__119_aLes 26 colonnes sont taillées dans des matériaux rares (deux en marbre de Numide, deux en brèche coralienne, une en marbre cipolin, les autres en marbre grec).
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Bari__76_aCertains des chapiteaux sont de tradition bizantine, sculptés de feuilles d'acanthe et de rinceaux variés, d'autres sont romans et nous présentent un symbolisme qui mériterait une étude approfondie. (remarquez le loup tenant le lapin par le coup... Tiens, un lapin ?)
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Bari__65_aJe pencherai pour les différentes étapes du grand-oeuvre, pour la transmutation du vil métal en or...le vil métal étant ce que l'on veut bien y mettre.
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Bari__129_aDe couleur rouge, veinée de blanc, le pilier miraculeux se trouve dans la partie Sud de la crypte. La légende, dont nous avons une trace écrite du conseiller de la reine giovanna I, le florentin Niccolo Acciaiuoli en 1359, parle d'une ancienne chapelle. Cette colonne en faisait partie, et a été posée des mains même de Nicola lors de sa construction.

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Bari__71_aA cette légende des premiers jours se sont rajoutées d'autres légendes, comme celle qui  parle d'un voyage de Nicola à Rome, où il aurait poussé la colonne dans le Tibre. Elle serait parvenue seule à Bari, où des marins la virent dans les eaux. Ils ne réussirent pas à la sortir. La nuit où les reliques de Nicolas ont été posées dans la crypte, le peuple entendit le son des cloches et vit Nicolas lui-même, aidé de deux anges, y placer la colonne. Le tableau sur le mur représentant cet épisode fut peint en 1660 par Nicola Gliri. Je ne sais pas s'il est vraiment miraculeux, mais quand j'ai posé ma main dessus, j'ai vraiment senti l'énergie qui s'en dégage.



Bari__60_aSous l'autel, le tombeau de san Nicola. L'endroit est énergétiquement très puissant. Les reliques du saint y sont pour beaucoup (les mesures radiesthésiques de l'huile sainte sont impressionnantes...). L'atmosphère y est prenante, la foi des pélerins forme un égrégore presque palpable.

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Bari_007De ses restes suinte la fameuse huile sacrée miraculeuse, que l'on peut se procurer dans le magasin du parvis.








Bari__52_aDans l'abside gauche, une chapelle orientale fut installée. Pour la première fois dans l'histoire, après la séparation des églises catholique et orthodoxe en 1054, on peut voir dans une église desservie par des catholiques une chapelle dans laquelle les orthodoxes peuvent celebrer leur liturgie. La dévotion à Nicola les a toujours rassemblés, et en l'église de san Nicolas, ils se retrouvent afin de prier ensemble.













Bari__63_aDans l'abside centrale, derrière l'autel érigé sur le tombeau du saint, nous trouvons une icône bizantine de Nicola. En haut, le christ et la vierge, en bas, en prière, les donnateurs : Etienne II Ouroch, roi de Serbie, et sa femme Hélène. De style typiquement bizantin des XIIIème et XIVème siècles, l'icône est recouverte d'argent doré, oeuvre des orfèvres siciliens d'origine grecque Ruggero de Juria et Roberto de Barolo.




Bari__46_aLa façade du sarcophage de l'abbé Elie, près de l'entrée de la crypte, est un remarquable exemple de la sculpture des Pouilles où les éléments d'inspiration classique se mèlent à l'élégance raffinée de l'ornementation byzantine.










Bari__64_aLe pavement remonte probablement à l'époque de l'abbé Eustache (1105-1123). Il montre des caractères orientalisants. Beau labyrinthe, non ?

16 avril 2007

Le triptyque du Maître de Moulins

Moulins_tryptique_3Le trésor de la cathédrale possède, dans la sacristie du chapitre, le célèbre triptyque de la Vierge en gloire (vers 1501) du « Maître de Moulins », dont l'identité demeure inconnue malgré diverses attributions dont celle du musée du Louvre au peintre Jean Hey.

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Moulins_tryptique_4Chef-d'oeuvre de l'art français, il fut exécuté pour Pierre II, duc de Bourbon, et Anne de France, que l'on voit tous deux de chaque côté de la Vierge en gloire, accompagnés de Suzanne, leur fille. Saint pierre présente le duc, Sainte Anne sa femme et sa fille.





Moulins_tryptique_2C'est un retable, avec une grisaille extérieure représentant l'annonciation. Puis à l'intérieur, c'est le jaillissement des couleurs, la qualité de la peinture, la sensibilité des visages et des mains.






 


Moulins_tryptiqueLa Vierge est enveloppée de soleil, elle a la lune sous les pieds et est couronnée de 12 étoiles :c'est la ierge de l'apocalypse.

http://triptyquemoulins.free.fr/












14 mai 2007

La colonne du zodiaque

Souvigny_001aLe musée de la colonne du zodiaque présente la pièce la plus singulière du patrimoine de l'abbaye, le fameux "calendrier" roman. Aussi connu sous le nom de pilier, d'octogone, ou de colonne du zodiaque, ce qui traduit bien la perplexité des spécialistes à son sujet, ce vestige est un fort pilier octogonal de 840kg, d'une hauteur de 1,80 m, qui est manifestement tronqué de la moitié.
Une face sur deux est sculptée : la première face de la colonne représente les travaux des mois, la seconde, les signes du zodiaque, la troisième et la quatrième, les peuples et les monstres les plus singuliers de l'Asie et de l'Afrique.
Entre ces faces à thèmes se développent des ornements abondants, grecques perlées, rinceaux, bandeaux d'entrelacs et palmettes, ce qui fait dater la colonne de la fin du XIIème siècle.

A quoi était destiné ce fabuleux pilier ? On a imaginé qu'il servait de socle d'une lanterne funéraire, de gnomon pour un cadran solaire...















souvigny22Voici d'abord les peuples les plus étranges de la terre ; une seule figure personnifie chacun d'eux. Trois de ces personnages fantastiques se suivent sur la colonne : le satyre, le sciapode, l’hyppopode. Le satyre a deux cornes sur le front et des pieds de chèvre. Le sciapode n'a qu'une jambe, mais cette jambe unique lui permet de courir avec une merveilleuse vitesse ; parfois, il s'étend sur le dos et se sert de son pied comme d'un parasol. À Souvigny, le sciapode est debout. L’hyppopode, que l'on rencontre dans les déserts de Scythie, est un homme qui à deux sabots de cheval. Au-dessus de l’hyppopode, la colonne nous montre un être singulier, que n'accompagne aucune inscription, une sorte de chien qui a des pieds humains. C'est, suivant toutes vraisemblances, un cynocéphale, un de ces êtres qui ressemblent plus à une bête qu'a un homme. Vient ensuite un Éthiopien qui offre cette bizarrerie d'avoir quatre yeux. Si nous consultons le Polyhistor de Solin, nous trouvons le texte qui explique cette singulière : "Les Ethiopiens, qui habitent au bord de la mer passent pour avoir quatre yeux".


souvigny23Après ce tableau, des peuples étranges, dont nous n'avons qu'une partie car la colonne de Souvigny est à moitié brisée, nous rencontrons, sur une autre face, les monstres qui vivent aux extrémités de la terre. L'artiste s'inspire, ici, des chapitres qu'Honorius d'Autun a consacrés aux merveilles de l'Inde, car tous les monstres, dont le nom est inscrit sur la colonne, se retrouvent dans ce chapitre. Voici la mantichore de Ctésias, ce monstre à face humaine qui court plus vite que l'oiseau ne vole et qui siffle comme le serpent. Voici le griffon, à la fois aigle et lion, qui garde les trésors. Voici la licorne, avec sa corne sur le front : fidèle à une vieille tradition de l'art oriental, le sculpteur a représenté cette corne rejetée en arrière. Voici le plus célèbre des animaux de l'Inde, l'éléphant ; et voici enfin la sirène, moitié femme et moitié poisson.






souvigny17Ainsi la colonne de Souvigny était à la fois un calendrier et un tableau des merveilles du monde. Jadis elle s'élevait peut-être au milieu du cloître, portant à son sommet le gnomon d'un cadran solaire. Le moine méditatif y voyait une image de l'espace et du temps. Ce double tableau zoologique et ethnographique devint un des thèmes des artistes clunisiens.

http://www.ville-souvigny.com/SouvignyII/Souvigny/Tourisme/Musee/Zodiaque.html
http://www.art-roman.net/souvigny/souvigny2.htm

9 septembre 2006

L'abbaye royale de Santes Creus

poblet_santa_creus_109L'abbaye de Santes Creus possède l'un des shémas de construction les plus réussis de l'architecture cistercienne. La distribution des espaces épouse parfaitement le plan idéal du monastère bernardin. L'église est adossée à l'aile nord du cloître, comme dans la plupart des abbayes cisterciennes.

Nous pénetrons dans la première enceinte par un portail décoré dans le style baroque C'est dans cette enceinte que vivaient la majeure partie des serviteurs laïques de l'abbaye.

 

 

 

 

 

 

 

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Du porche royal nous accèdons à la deuxième enceinte. A l'intérieur, la fontaine et la façade de l'église principale, l'abbatiale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

poblet_santa_creus_125La visite de l'abbaye commence directement par le cloître principal. Il est de style gothique et sa construction de fit sur l'emplacement d'un ancien cloître roman dont seules les galeries est et nord étaient finies.

Les travaux commencèrent en 1313 sur ordre du roi Jacques II, désireux d'enrichir le monastère qui allait être son mausolée.

 

 

 

 

 

 

 

poblet_santa_creus_126 Mais sa construction n'avança vraiment qu'à partir de 1331, sous la direction d'un important architecte et sculpteur d'origine anglaise, Reinard des Fonoll.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

poblet_santa_creus_185Il devait terminer son ouvrage 10 ans plus tard, et nous le retrrouvons vraissemblablement représenté sur l'un des chapiteaux, tenant compagnie à un boeuf/taureau (Mithra ?)

17 octobre 2007

L'église de Salt-en-Donzy

Salt_en_Donzy_1Entre Forez, Lyonnais et Roannais, les Montagnes du Matin sont situées dans un cadre de vallons et collines, du point culminant des Monts du Lyonnais au fleuve Loire.











Salt_en_Donzy_35Salt-en-Donzy, niché dans ces montagnes, possède un antique et riche passé. L'homme y a laissé des traces de tous les temps : de l'époque gallo-romaine où une activité se développe autour des thermes à l'époque médiévale avec le site de Donzy, l'église de style roman, le prieuré …
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Salt_en_Donzy_34Mais aussi bien avant, comme en témoigne la découverte du site préhistorique de la vallée de la Charpassonne. Salt, dont le nom signifie "qui jaillit", allusion à la source d'eau chaude du Gour-Chaud, a été une ville importante au croisement de deux chaussées romaines.
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Salt_en_Donzy_38L'église fut, à sa fondation, l'église du prieuré bénédictiin dont le bâtiment doté d'une tour subsiste à quelques pas de là, au bord de la route. Ce bâtiment dont les fondations sont gallo-romaines, fut donné en 1018 dans un état de vétusté à l'abbaye de Savigny pour devenir prieuré en même temps qu'une église proche sous le vocable de Saint Julien. Les donateurs étaient deux seigneurs de Donzy, Girlin et Jarenton, dont le chateau nous offre encore des ruines imposantes à deux km d'ici.





Salt_en_Donzy_33Des fouilles récentes ont restitué les fondations de cette église primitive de 1018. Elle possédait trois absidioles au chevet visibles sur le côté nord de l'église actuelle. Son sous-sol comportait de nombreuses sépultures du haut moyen-âge avec leur rites funéraires (ablation des pieds, réduction de squelette). Des fragments d'os gravés et une monnaie burgonde les accompagnait, ainsi que des poteries.













Salt_en_Donzy_13Cette église pré-romane fut démolie au début du XIIème siècle, et ses matériaux réintégrés dans la nouvelle construction, à l'usage des moines et de la paroisse qui se développait autour du prieuré.










Salt_en_Donzy_24L'église actuelle, de 1140, est romane, d'influence méridionnale, dans un ensemble austère.
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Salt_en_Donzy_22Les croisillons du transept sont décorés d'arcatures dont l'une, dotée d'un fût de colonne ayant probablement supporté un autel, se terminait par une absidiole peinte. Coupole en blocage sur trompes rudimentaires et piliers carrés supportaient le clocher.
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Salt_en_Donzy_14Le choeur présente des ouvertures en plein cintre : la petite fenêtre de gauche donne la dimension primitive, les autres ouvertures ayant été élargies plus tard.
A la croisée du transept, le clocher repose sur quatre énormes piliers de granit. Chaque pilier comporte 3 redans afin de donner plus de légèreté à l'ensemble. Deux de ces piliers sont couronnés de chapiteaux très simples : ce sont les seules sculptures de l'édifice.
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Salt_en_Donzy_29Côté méridionnal, dans le bras droit du transept, le mur plein est soutenu par deux arcades en plein cintre. Entre les deux, un fragment de colonne, vestige du temple romain sur les ruines duquel fut élevé le prieuré de Salt.







Salt_en_Donzy_11L'église souffrit pendant les guerres de religion. En 1570, elle fut incendiée et la charpente de la nef fut détruite. L'église fut alors réduite à son seul transept. Des travaux de restauration furent entrepris après 1614. La restauration de 1977 permit de rétablir l'église dans sa disposition primitive et fit tomber les enduits. On redécouvrit alors les arcatures du croisillon sud, la porte du clocher, la porte du croisillon nord, dite "porte des moines".






Salt_en_Donzy_16Dans l'abside, une cavité formant "dépositorium" fut dégagée et forma le tabernacle actuel. Le dépositorium était à l'origine un tabernacle inviolable, solidement fermé, où l'on plaçait les saintes espèces lors des périodes troublées.










Salt_en_Donzy_4Le bénitier, à l'entrée, témoigne aussi de l'église de 1018. Dans le bras droit du transept, sur le sol, une énigmatique étoile est tracée...
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