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lieux sacrés
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12 mai 2007

La vierge de la Victoire de Thuir

Thuir_vierge_noireCette statue haute de 50 cm datant de la fin du XIIème siècle, est en étain et en plomb moulé. Celle de Châteauneuf-les-Bains, dans le Puy-de-Dôme, sort du même moule.
















vierge"Bien que le revêtement métallique soit d'un poids modeste, on peut supposer que nombre d'entre elles ont été fondues. Notre-dame de Châteauneuf peut être comparée aux Vierges de Thuir (Pyrénées-Orientales), Saint-Georges-de-Batailles (Loire) et de Barcelone (Espagne).
Une légende rapporte qu'elle aurait été ramenée d'Orient par un seigneur de Montmorin St Héreme qui avait participé aux Croisades. Cachée durant la Révolution par Mme Foussat, du Got, cette vierge fut exposée en l'église St-Valentin avant d'échouer à la cure, où l'abbé Rance l'a prise pour l'installer en bonne place dans l'église.
"





Thuir__vierge_noire__9_aCelle-là porte une couronne ornée de crochets et de perles, surmontée d'une sorte de boule, ce qui semble une allusion à son appellation de "Notre-Dame de la Victoire" et à une légende qui nous ramène au temps de Charlemagne.















Thuir__13_"Charlemagne, prêt à marcher contre les Sarrasins, se trouvait dans la plaine de Thuir, et il avait placé la statue de la Vierge au milieu de son armée (on remarquera l'anachronisme fréquent dans ce type de légende). L'ennemi se trouve sur les hauteurs de Passa ; il contemple les Francs épuisés par la chaleur et par la soif, désespérés, laissant l'un après l'autre tomber leurs armes. Semblable à Moïse, l'empereur est sur le point d'être abandonné par ses troupes lorsqu'il se décide à invoquer la Vierge et à plonger son épée dans le sable d'un torrent desséché : aussitôt jaillit une source abondante qui redonne des forces aux soldats francs. Une fois désaltérés, ces derniers n'auront aucun mal à chasser l'ennemi au-delà des montagnes. Aussitôt après la bataille, Charles décide de fonder sur le lieu du miracle un monastère qu'on appellera plus tard le Monestir del Camp.









Thuir__24_aPar la suite, les Sarrasins ayant de nouveau envahi les terres chrétiennes, la statue sera cachée jusqu'à ce qu'un berger à la recherche d'une bête égarée la découvre dans un bois épais, sur l'emplacement de l'actuelle ville de Thuir qui n'existait pas encore. En hommage à cette Vierge miraculeuse, on bâtit une chapelle au milieu du bois, et peu à peu les habitants de l'ancien village de Thuir viendront bâtir leurs maisons auprès de la chapelle, sous la protection de la Vierge."



La Vierge de Thuir était l'objet d'un culte très important, et lors des cérémonies on ne manquait pas de la recouvrir de vêtements et de pierreries: un prêtre élu chaque année avait même pour mission de l'habiller et de la déshabiller. On peut penser que l'ancien manteau de soie de provenance orientale, dont l'église de Thuir a conservé quelques fragments, lui était destiné.


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12 mai 2008

L'église Notre-Dame de la Victoire

Thuir__26_aThuir, capitale  de l'Aspre, est située aux pieds des Pyrénées. Mis à part quelques vestiges gallo-romains, sa trace remonte au Xème siècle  : le premier texte connu, de 953, évoque une vente faite par un nommé Eldebrand au monastère de Cuxa. La ville, fortifiée à la fin du XIIIème siècle (une première enceinte appelée aussi "cellera" entourait déjà l'église et un château), eut à subir de nombreux assauts au fil des siècles et fut pillée tantôt par les Français, tantôt par les Espagnols.












Thuir__25_aL'église sainte Marie de la Victoire de Thuir est un édifice reconstruit sur les bases d'une église romane dédiée initialement à saint Pierre. Elle était inscrite à l'intérieur des deux remparts de la ville. De l'église initiale il reste quelques rares éléments architecturaux, comme une inscription du XIIIe siècle ou les fonds baptismaux de la même époque. La bénédiction de la première pierre eut lieu en 1785 et la consécration définitive sous le vocable de Notre-Dame de la Victoire se fit en 1816.












Thuir__3_aLa nouvelle église a un côté massif, avec un large fronton auquel on accède par des escaliers montant de la place en contrebas.
Thuir__1_a

















Thuir__4_aA l'intérieur, une vaste nef en plein-cintre, soutenue par cinq arcs doubleaux, conduit à un chevet semi-circulaire, comme le sont aussi les absidioles des deux chapelles latérales situées devant le choeur et formant un transept.
















La vierge de la Victoire

Thuir_vierge_noireCette statue haute de 50 cm datant de la fin du XIIème siècle, est en étain et en plomb moulé. Celle de Châteauneuf-les-Bains, dans le Puy-de-Dôme, sort du même moule.
















vierge"Bien que le revêtement métallique soit d'un poids modeste, on peut supposer que nombre d'entre elles ont été fondues. Notre-dame de Châteauneuf peut être comparée aux Vierges de Thuir (Pyrénées-Orientales), Saint-Georges-de-Batailles (Loire) et de Barcelone (Espagne).
Une légende rapporte qu'elle aurait été ramenée d'Orient par un seigneur de Montmorin St Héreme qui avait participé aux Croisades. Cachée durant la Révolution par Mme Foussat, du Got, cette vierge fut exposée en l'église St-Valentin avant d'échouer à la cure, où l'abbé Rance l'a prise pour l'installer en bonne place dans l'église.
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Thuir__vierge_noire__9_aCelle-là porte une couronne ornée de crochets et de perles, surmontée d'une sorte de boule, ce qui semble une allusion à son appellation de "Notre-Dame de la Victoire" et à une légende qui nous ramène au temps de Charlemagne.















Thuir__13_"Charlemagne, prêt à marcher contre les Sarrasins, se trouvait dans la plaine de Thuir, et il avait placé la statue de la Vierge au milieu de son armée (on remarquera l'anachronisme fréquent dans ce type de légende). L'ennemi se trouve sur les hauteurs de Passa ; il contemple les Francs épuisés par la chaleur et par la soif, désespérés, laissant l'un après l'autre tomber leurs armes. Semblable à Moïse, l'empereur est sur le point d'être abandonné par ses troupes lorsqu'il se décide à invoquer la Vierge et à plonger son épée dans le sable d'un torrent desséché : aussitôt jaillit une source abondante qui redonne des forces aux soldats francs. Une fois désaltérés, ces derniers n'auront aucun mal à chasser l'ennemi au-delà des montagnes. Aussitôt après la bataille, Charles décide de fonder sur le lieu du miracle un monastère qu'on appellera plus tard le Monestir del Camp.









Thuir__24_aPar la suite, les Sarrasins ayant de nouveau envahi les terres chrétiennes, la statue sera cachée jusqu'à ce qu'un berger à la recherche d'une bête égarée la découvre dans un bois épais, sur l'emplacement de l'actuelle ville de Thuir qui n'existait pas encore. En hommage à cette Vierge miraculeuse, on bâtit une chapelle au milieu du bois, et peu à peu les habitants de l'ancien village de Thuir viendront bâtir leurs maisons auprès de la chapelle, sous la protection de la Vierge."



La Vierge de Thuir était l'objet d'un culte très important, et lors des cérémonies on ne manquait pas de la recouvrir de vêtements et de pierreries: un prêtre élu chaque année avait même pour mission de l'habiller et de la déshabiller. On peut penser que l'ancien manteau de soie de provenance orientale, dont l'église de Thuir a conservé quelques fragments, lui était destiné.

Si j'osais... Bon, allez, j'ose : un moule pour une vierge noire, ce serait alors un... dark moule, bien connu des amateurs de space-opéra. Oups. Aïe. Pas sur la tête.

http://jeantosti.com/villages/thuir.htm
http://www.thuir-roussillon.info/historique/notredame/notredam.htm
http://histoireduroussillon.free.fr/Villages/Histoire/Thuir.php

11 mai 2007

Notre-Dame-de-Vie

Notre-Dame-de-Vie

Am_lie_les_Bains__5_aLa vierge romane d'Amélie-les-Bains, dans les Pyrénées Orientales, Notre-Dame-de-Vie, est une vierge de majesté du XIIIème siècle qui provient de l'ancienne église. L'enfant est assis sur l'avant bras gauche replié de la vierge, ses pieds reposant sur ses cuisses.
















Am_lie_les_Bains__7_aSa polychromie est traditionnelle, rouge et verte. Ses mains sont démesurées, elle est assise sur une cathèdre, l'enfant parait plus agé. Nul doute, c'est bien une vierge noire.

Il existe d'autres chapelle sur le territoire : la chapelle Saint-Joseph, celle de Saint-Félix (XIème siècle), et un oratoire, celui de la source de la Madone.

Am_lie_les_Bains__10_a












22 mai 2008

Le cloître


Saint_Martin_du_Canigou_xLes restaurations des années 1900-1920 furent assez libres dans le cloître, dont il est difficile d'imaginer l'aspect original. Il a la forme d'un quadrilatère irrégulier (

14 mètres

de longueur pour les galeries nord, sud et est,

10 mètres

pour la galerie occidentale).

 






Saint_Martin_du_Canigou__31_aIl comportait deux niveaux, construits pour le premier au tout début du XIème siècle et pour le deuxième à la fin du XIIème siècle. Le niveau inférieur, qui présentait des galeries voûtées et des arcades en plein cintre dénudées de tout décor, n’a conservé que trois galeries qui ont été fortement restaurées, leur faisant perdre leur caractère d'origine.






Saint_Martin_du_Canigou__14_aLe niveau supérieur, couvert en appentis, possédait des chapiteaux de marbre, qui furent éparpillés après la fermeture du monastère à

la Révolution.

Saint_Martin_du_Canigou__28_aLa

restauration a permis d'en récupérer certains, qui furent intégrés dans la nouvelle galerie méridionale. Cette galerie est en effet pure fantaisie, car l'aile méridionale des bâtiments conventuels avait totalement disparu et sa reconstruction était invraisemblable : d'où l'établissement de cette galerie sud, ouvrant sur le précipice, et réutilisant des chapiteaux tant de l'ancien étage supérieur (en marbre blanc, vers 1170) que d'autres leur étant postérieurs (marbre rose, courant XIIIème siècle).

Saint_Martin_du_Canigou__29_a

 







Saint_Martin_du_Canigou__19_aQuelques uns sont historiés. Nous trouvons la danse de Salomé, expliquée bien entendu comme une allégorie de la luxure (arghhh),  








Saint_Martin_du_Canigou__21_aune procession liturgique de moines,









Saint_Martin_du_Canigou__24_ades animaux ailés tenant dans leurs gueules le bout de leurs ailes,











Saint_Martin_du_Canigou__33_aun arbre de vie sous lequel ondule un serpent (connaissance) ou un poisson (Ichtyus, symbole de l’ère des poissons que nous quittons),Saint_Martin_du_Canigou__42_a








Saint_Martin_du_Canigou__25_a la représentation de colonnes torves surmontées de grenades (temple de Salomon ?). Difficile de trouver une progression.










Saint_Martin_du_Canigou__18_aLes pierres tombales, de style gothique, de trois abbés de Saint-Martin sont insérées dans les piliers du cloître.

Saint_Martin_du_Canigou__26_a

 

 





Saint_Martin_du_Canigou_bbLe reste des bâtiments conventuels date du début du XXème siècle : il ne restait pratiquement plus rien des anciens locaux.

17 octobre 2007

L'église Saint-maurice de Vicq

Vicq__glise_aVicq dérive de « vicus » désignant un centre gallo-romain d’administration locale. La paroisse de Vicq appartenait autrefois au diocèse de Clermont. Le prieuré était, à l'origine, la propriété des bénédictins de Menat, puis de l'abbaye Saint-Leger d'Ebreuil.

Vicq__7_a













Vicq__4_aL'église Saint-Maurice est située sur les bases d'un ancien sanctuaire chrétien, ayant laissé trois couches de sépultures mérovingiennes et carolingiennes, datées du Vème et du VIIIème siècle.
Vicq__3_a















Vicq_abEdifice roman, elle est comosée d'une nef de trois travées, flanquée de bas-côtés, et d'un transept saillant, sur les bras duquel s'ouvrent des absidioles en hémicycle et une abside de même plan, précédée d'une travée droite. L'absidiole nord  est remplacée au XVIème siècle par une chapelle de plan rectangulaire qui sert actuellement de sacrtistie.
Vicq__1_a













Vicq__6_aLes culs-de-four de l'abside et de l'absidiole sud, ainsi que la croisée d'ogives du choeur, datent du XIIIème siècle. La porte en plein cintre ouvre sur un auvent de bois du XIIème siècle.
















VicqLe clocher aujourd'hui tronqué fut construit au début du XIVème. Sa restauration est en cours et consistera à remplacer les éléments défectueux de sa charpente. La couverture de l'appentis sommital de la flèche sera réalisé en plomb... (argh...). Les façades seront consolidées avec changement des pierres en mauvais état et rejointement des parements.

Une crypte remarquable du Xème ou XIème siècle renfermait les reliques de saint Mesmin.


http://www.valdesioule.com/fr/communes/commune.asp?code_commune=19

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23 janvier 2008

Le temple Na Skellig et le lit de Kevin

Glendalough_2Cette petite église rectangulaire située sur la rive sud du lac supérieur n'est accessible qu'en bateau. Et bien sûr, pendant la saison touristique. Tant pis, je préfère rater ça que d'avoir la foule en cet endroit magique.
Des huttes d'habitation se tenaient probablement autour. L'église, partiellement reconstruite au XIIème siècle, possède une porte de granit. Non loin de là se trouve le "lit" de Kevin, une grotte creusée dans la roche à environ 8 mètres au dessus du niveau du lac. Cette grotte aurait été un lieu de retraite de Kevin, et plus tard, de saint Laurence O'Toole. Entièrement due à la main de l'homme, elle s'enfonce d'environ 2 mètres dans le rocher. L'approche de la grotte est très difficile, et les historiens la considèrent comme le témoin d'une époque très reculée. Il est impossible de se tenir debout à l'intérieur, c'est pourquoi les pèlerins ont pensé que Kevin ne l'utilisait que comme endroit pour se coucher, d'où son nom de "lit".

23 janvier 2008

Le premier pilier

Il est composé de 6 cercles dans lesquels on trouve une fleur, chaque fois différente. Chaque cercle correspond aux 6 premiers chakras.

 

chakra_1« Les chakras se placent tous dans le corps éthérique de l’Homme. Ils ressemblent aux calices des fleurs, ils ont la forme d’un entonnoir, avec un nombre inégal de pétales. Les orientaux évoquent très souvent la fleur de lotus à leur propos. Les divisions de ces ‘fleurs’ en plusieurs ‘pétales’ représentent les nâdis ou canaux énergétiques, par lesquels l’énergie pénètre dans les chakras, pour être transportée ensuite vers les corps subtils. Le centre de chaque calice est creux ; il part de celui-ci un autre canal allant vers la colonne vertébrale. »

 

 





Avenas_059ASur le chapiteau, une fleur stylisée, dont les 3 feuilles se dressent vers le ciel. Le chapiteau correspond au 7ème chakra, le coronal, siège de l'accomplissement de l'être humain. Il est situé au sommet du crâne. Ce chakra est celui des mystiques. Centre de l'extase et de l'illumination, il libère de la roue des réincarnations. Il est le siège du savoir, de l'intelligence du raisonnement et de la conscience. Il est le point d'entrée dans le corps humain de l'Energie Universelle, de l'énergie cosmique, dont la puissance n'a aucune limite. C'est par une communion avec cette énergie, une acceptation de la présence Divine, que l'être inspiré pourra réaliser des guérisons.












Avenas_070ABCPareil à la lumière incolore qui réunit toues les couleurs du spectre, le chakra supérieur réunit toutes les énergies des chakras inférieurs. Par le développement du septième chakra, les derniers blocages limitatifs des autres chakras seront également libérés, et leurs énergies pourront atteindre les fréquences les plus élevées.

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Chakra

 http://aboudet.chez-alice.fr/doc_humain/chakras.html

23 janvier 2008

Eglise Notre-Dame d'Avenas

Extrait des "Archives historiques et statistiques du département du Rhône", Publié 1825 par J.M.Barret, copie de l'exemplaire de l'Université de Harvard par Google-books :

Avenas_120a"Avenas est situé à une lieue de Beaujeu : la route de Lyon à Autun passait, du temps des romains, par Avenas. Quelques traces de cette route subsistent encore près de Saint-Jean-d'Ardière. Au haut de la montagne, il existe des ruines d'un ancien monastère dont l'origine remontait au berceau du christianisme. La tradition rapporte que, dans la suite, les moines de Cluny ayant introduit la réforme dans l'ordre de Saint Benoit, plusieurs monastères l'adoptèrent, entre autres celui d'Avenas. On remarque dans l'église qui est sous le vocable de l'assomption de Notre-Dame, et qui dépendait du diocèse de Mâcon, l'épitaphe suivante : Hic jacet dominus Joannes Minet P. curatus hujus ecclesioe, qui obiit anno Domini MCCXCII (1292).

Avenas_123aSévert, dans son histoire, prétend que Louis , traversant nos provinces gouvernées alors par Balmundus, environ l'an 824, résolut de raser entièrement le château de Ganelon, bâti sur le sommet de la montagne de Torvéon, dans la paroisse de Chenelette, et que Charlemagne avait déjà fait détruire en partie.
Ce fut, suivant le même auteur, pour rendre grâces à Dieu de la victoire remporté sur Ganelon, que l'empereur fit bâtir l'église d'Avenas, dont il confia le service à des religieux de l'ordre de Saint-Benoit qui résidaient alors dans le même territoire, près de Foux ou Fouteau d'Avenas. Le bas-relief était destiné à conserver la mémoire de cet évenement dont Sévert place la date au 12 de juillet.
Le cardinal de Tournon, au nom du roi, vendit, par acte du 21 novembre 1537, à Guillaume Barjot, écuyer, la prévôté et justice de Varennes et de la terre d'Avenas.
"

 

 

 

 

Avenas_006aLe village, habité par les Avenaudis, est donc situé sur une ancienne voie romaine allant de Lyon a Autun, non loin de la forêt voisine du col du Fût d’Avenas (760 m). Cette voie est connue sous le nom de Chemin Ferré ou Chemin des Romains. On sait par les Romains que la région était habitée à l'époque de l'invasion de la Gaule mais il n'existe que tres peu de vestiges de ce passé.

 

 

 

 

 

Le village fut marqué par les légendes, dont celle de la " Source des Fées ", aux vertus curatives pour guérir le paludisme. La source existe toujours, un peu plus haut sur un terrain communal accessible au public. Elle vibre encore de nos jours.

Avenas_011aAu début du Moyen-Age, entre 880 et 910, des moines cisterciens fondèrent un monastère et construisirent une église de style roman entre 1088 et 1150. Le village se nommait alors Avenacum.

 

 

 

 

 

 

Avenas_012aUne légende parle des origines de la construction de l'église : "Il fut décidé de reconstruire une église sur les ruines de l'ancien monastère du Pélage, détruit par les barbares. Le chantier commença, mais tous les matins, les outils des ouvriers se retrouvaient dispersés... Le maitre d'ouvrage, pensant que Dieu ne voulait pas de cet emplacement, eut une idée : il lancerait son marteau, et là où il retomberait, sera le futur chantier. Il retomba à 1200 mètres, dans un buisson d'aubépine, près de la fontaine sacrée d'Avenas..."

 

 

 

 

 

 

 

Avenas_108aL'aubépine est plante sacrée des druides, près de laquelle plusieurs vierges noires ont été trouvées. Cette plante est aussi appelée l'arbre aux fées... L'église n'est-elle pas dédiée à Notre-Dame, représentant l'ancienne Déesse-Mère ? Et le marteau n'est-il pas attribut de Thor ? Le monachisme bénédictin transporte bien l'ancien savoir des druides.
A l'avènement du Christianisme, nombreux furent les pèlerins participant à l'Assomption le 15 août. Réminiscence du culte à l'ancienne déesse...

 

 

 

 

Avenas_022aL'église, modeste par sa taille, a suscité plusieurs hypothèses pour son origine, entre l'époque carolingienne et l'intervention protectrice du roi Louis VII qui contrôle le Mâconnais. Le remarquable autel sculpté et classé, avec son Christ en majesté entouré des douze apôtres et la représentation de la fondation de l'église par le roi Louis, en fait une des merveilles de l'art roman clunisien finissant du XIIème siècle.

 

 

 

 

 

Avenas_037aL'église a été restaurée au 20ème siècle : la tourelle à 8 faces et la sacristie datent de cette époque.

L'intérieur, très simple, a une nef de 15 par 5,50 mètres environ, couverte en charpente, avec transept saillant, coupole sur trompes à la croisée et abside en cul-de-four décorée de pilastres.

Avenas_015a

 

 

 

 

 

 

Avenas_020Les fonds baptismaux, simple cuve en pierre, ont un couvercle en bois sur lequel est inserré une croix que l'on peut comparer avec la croix templière du "gratte-cul de Chartres", servant de maitre-étalon à l'édifice.

Avenas_107a

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://notes.romanes.free.fr/images/rhone/avenas/photos.htm
http://www.aucoeurdubeaujolais.fr/article.php3?id_article=176

11 février 2008

La crypte de la cathédrale Christ Church


Christ_Church_Dublin__24_Construite en 1172, elle est l'une des plus vastes cryptes médiévales des îles britanniques, originale par sa disposition sous la nef aussi bien que sous le choeur.











Christ_Church_Dublin__18_aAu cours des XVIème et XVIIème siècles, elle fut utilisée comme marché, lieu de rencontre pour les commerçants, et même comme taverne en 1633.











Christ_Church_Dublin__plan_crypte_Mesurant 63,4 mètres de long, elle comporte une multitude de piliers massifs en pierre brute soutenant le poids entier de la cathédrale et de la tour centrale.








Christ_Church_Dublin__27_aLa crypte renferme plusieurs objets historiques ayant survécu simplement parce qu'ils ne gênaient personne...
Christ_Church_Dublin__14_a












Christ_Church_Dublin_crypte_st_gabriel_aSur les murs de la chapelle Saint-Gabriel, une fresque représentant saint Jean-Baptiste.
Christchurch_nd_a

14 mai 2008

Notre-Dame de Pena

Cases_de_P_ne_vierge_noire__3_La découverte d’une statue de la vierge dans la grotte située au-dessus de l’ermitage a été à l’origine de la construction de la chapelle de l’ermitage. Voici le récit de la découverte :

 









Cases_de_P_ne_vierge_noire« Malgré l’aridité des rochers, quelques bœufs d’Espira de l’Agly étaient venus y paître. Tandis qu’ils cherchaient leur nourriture, l’un d’eux se détachant, allait fréquemment vers la grotte, comme attiré, et il y découvrit l’image de Marie. Le berger intrigué monta à la hâte vers l’animal et aperçut à son tour l’image. Sa joie fut grande ainsi que celle de toute la contrée, à qui il communiqua la nouvelle, de telle sorte qu’on décida l’érection de la chapelle sur le rocher d’en face. »

Cases_de_P_ne_vierge_noire__2_

 








Cases_de_P_ne_vierge_noire__4_Le père Camos donne une description de la statue : « Elle est d’un bois très ancien, faite comme en demi-relief, assise sur un trône dont le dossier remonte à la hauteur de la tête. Elle est peinte d’une couleur très ancienne. Sa dimension est d’un peu moins de trois palmes. L’enfant est assis sur le genou gauche de la vierge, soutenu par sa main. Il bénit de sa main droite et tient de la gauche un livre. »

Cases_de_P_ne_vierge_noire__5_

 








Cases_de_P_ne_vierge_noire__1_Il y a de cela quelques années, une autre statue de Notre-Dame, datant du XVème siècle, a été retrouvée dans un coin de l’ermitage. Elle deviendra la reine du sanctuaire après 1793, lorsque la première statue sera emmenée à Baixas. C’est elle qui fut volée.

 

14 mai 2007

Notre-Dame de Vinça


Vin_a_vierge_noire_1La vierge noire de Vinça est une vierge en majesté aux grandes mains, du XIVème siècle, qui a la particularité d'avoir les pieds posés sur deux dragons. Il n'en existe qu'une autre celle de Valfleury dans la Loire.


Vin_a_vierge_noire_2






Vin_a_2_vierge_noire_aNous nous trouvons donc en présence d'une Mère maîtrisant la vouivre. Comme d'habitude, la vierge n'était pas sur place, mais en rénovation. Bizarre, non ? Toutes les vierges noires du coin, volées ou parties ?

13 mai 2008

L'église saint Julien et sainte Baselisse de Vinça

Vin_a_13aLe nom de Vinçà vient du latin Vincianum, c'est-à-dire que la fondation de ce village, sous cette appellation tout au moins, remonte à l'époque romaine. Il se rencontre pour la première fois en 939  et il est qualifié dès cette date de castrum, c'est-à-dire de village fortifié.

 

Vin_a_12a







Vin_a_15a

Ancienne possession des comtes de Cerdagne, Vinça devint tout naturellement ville royale jusqu' en 1358, date où elle releva de seigneurs particulier . La ville possède de nombreuses fontaines. L'eau du Canigou est très présente.

Vin_a__8_









Vin_a_11aDédiée à saint Julien et à sainte Baselisse, l'église est citée dès le XIème siècle, mais il ne reste pas vraiment de traces de l'édifice roman, sinon peut-être les ferrures de la porte et quelques pierres de réemploi. Construite de 1734 à 1769 sur l'emplacement agrandi d'une ancienne église romane devenue trop petite,  elle est de style gothique catalan.








Notre-Dame de Vinça

Vin_a_vierge_noire_1La vierge noire de Vinça est une vierge en majesté aux grandes mains, du XIVème siècle, qui a la particularité d'avoir les pieds posés sur deux dragons. Il n'en existe qu'une autre celle de Valfleury dans la Loire.


Vin_a_vierge_noire_2






Vin_a_2_vierge_noire_aNous nous trouvons donc en présence d'une Mère maîtrisant la vouivre. Comme d'habitude, la vierge n'était pas sur place, mais en rénovation. Bizarre, non ? Toutes les vierges noires du coin, volées ou parties ?





http://jeantosti.com/villages/vinca.htm

13 mai 2007

Notre-Dame d'Espira de Conflent

Espira_de_Conflent__11_aLe seul élément roman qui subsiste à l'intérieur de l'église est une Vierge reliquaire à l'Enfant, en bois délicatement travaillé.
Espira_de_Conflent__14_a

















Espira_de_Conflent_vierge_noireSon visage est serein, une  fine tresse retombant avec grâce sur les plis du vêtement. Sa construction iconographique originale englobe, dans le plissé de la robe, l'ensemble du siège qui n'apparait pas. Elle n'a pas de dos, étant entièrement creuse, de manière à pouvoir y déposer les reliques sacrées.















Espira_de_Conflent__15_aUne vierge noire étonnante. Bon, encore une fois, la statue n'était pas dans l'église. Elle n'est pas volée, comme beaucoup d'autres, mais simplement en dépot à Perpignan pendant les travaux de restauration entrepris dans l'église.

13 mai 2008

L'église Notre-Dame-de-l'Assomption d'Espira de Conflent

Espira_de_Conflent__7_aLe village est cité à la fin du Xème siècle sous la forme villa Asperi (973, 981), puis Aspiranum (1003, 1011). C'est en 1081 qu'un prieuré de  chanoines augustins fut fondé par les moines de Serrabone à Espira. Ce prieuré prit rapidement une grande ampleur et eu une influence importante en Conflent. Il fut ramené à l'état séculier au XVème siècle et le prieur devint alors le curé de la paroisse d'Espira.













Espira_de_Conflent__1a_A l'entrée du village, une fontaine dite "du miracle". Les plus anciens habitants ne se souviennent plus en quoi il consista. Ils ne peuvent que dire que l'eau a toujours été abondante et fraiche...
















Espira_de_Conflent__4_aL'église  Notre-Dame-de-l'Assomption, dédiée à la Vierge, est un édifice roman avec une nef unique couverte en berceau brisé sans doubleaux, une abside ornée d'une rangée de dents d'engrenage entre 2 bandeaux qui en font le tour, et des absidioles semi-circulaires.

Les croisillons du transept et l'absidiole méridionale sont d'une époque ultérieure.








Espira_de_Conflent__25_aLe portail est en pierres de taille avec de minces tailloirs décorés de têtes. Les chapiteaux sont du XIIème siècle. Cette église a été consacré en 1145, sans doute une seconde fois, suite à de travaux. Elle fut restaurée au début du XVIIème siècle avec la construction de chapelles latérales et du porche d'entrée.
Espira_de_Conflent__23_a














Espira_de_Conflent__2_aL'absidiole nord semble avoir été supprimée lors de la construction de la sacristie percéé d'un œil de bœuf, au XVIIIème siècle. Le campanile est très récent (1919), il a remplacé un clocher-tour tombé en ruines et abattu en 1909. Un puits reste en place à l'extérieur.
Espira_de_Conflent__5_a















Espira_de_Conflent__27_aLa grille en fer forgé , d'inspiration catalane, présente une tête de dragon. La coutume voulait que les mauvaises âmes, effrayées, ne pourraient ainsi pénetrer dans l'église...





Notre-Dame d'Espira

Espira_de_Conflent__11_aLe seul élément roman qui subsiste à l'intérieur de l'église est une Vierge reliquaire à l'Enfant, en bois délicatement travaillé.
Espira_de_Conflent__14_a

















Espira_de_Conflent_vierge_noireSon visage est serein, une  fine tresse retombant avec grâce sur les plis du vêtement. Sa construction iconographique originale englobe, dans le plissé de la robe, l'ensemble du siège qui n'apparait pas. Elle n'a pas de dos, étant entièrement creuse, de manière à pouvoir y déposer les reliques sacrées.















Espira_de_Conflent__15_aUne vierge noire étonnante. Bon, encore une fois, la statue n'était pas dans l'église. Elle n'est pas volée, comme beaucoup d'autres, mais simplement en dépot à Perpignan pendant les travaux de restauration entrepris dans l'église.

http://histoireduroussillon.free.fr/Thematiques/Batiments/Histoire/PrieureDEspiraDeConflent.php
http://pagesperso-orange.fr/arizmendi.ruquet/Espira/esp2.htm

6 février 2008

Knowth

Newgrange_Knowth__21_aPour mémoire : to know “connaître”…

Knowth, en gaelic "Cnogba", Cnoc Bua, la colline de Bua, est le plus important des tumulus de la vallée de la Boyne, et il semblerait qu'il soit aussi le plus âgé, au moins 500 ans avant Newgrange. La légende raconte qu'une noble dame, Bua, a été enterrée ici et que la "grande colline" a été construite par dessus sa tombe. Knowth est aussi appelé "the Great Mother’s grave" ou “la Tombe de la Grande Mère”.
Knowth est aussi associé à Englec, la fille d'Elcmar, lui même frère du Dagda et premier mari de Boann. Englec fut aussi la maitresse d'Oengus, fils de Boann.

 

Newgrange_Knowth__19_aLe tumulus est entouré de 17 autres tumulus plus petits, que l'on appelle les satellites. Au mois l'un d'entre eux existait déjà avant que le tumulus principal ne fut construit, qui fut considéré comme suffisamment important pour y avoir été incorporé.




 

Newgrange_Knowth__9_aKnowth a été abandonné aux environs de - 2 500. Une tombe de l'âge de bronze a été installée dans le tumulus 500 ans plus tard.






 

Newgrange_Knowth__f_Un cercle composé de pieux datant de cette époque, à l'intérieur duquel furent retrouvés un nombre important d'objets, d'offrandes, laisse penser qu'il était utilisé comme un espace sacré ou rituelique après que le grand monticule fut déjà tombé en désuétude.





 


Newgrange_Knowth__11_aKnowth fut de nouveau utilisé à l'âge de fer, le site fut fortifié et un immense fossé fut creusé autour de la butte. Aux premiers temps de l'ère chrétienne, Knowth devint la capitale du royaume de Brega. Même les normands l'ont utilisé comme forteresse entre le IIème et le IVème siècle.


 






Newgrange_Knowth_Entr_e_aPuis les entrées ont été bouchées et oubliées. Knowth devint propriété des moines de l'abbaye de Mellifont. Après la dissolution des monastères, le site a été utilisé essentiellement à des fins agricoles jusqu'à ce que la majeure partie en fut acheté par l'Etat en 1939.





Newgrange_knowth_plan_aD'une hauteur de 12 mètres pour un diametre de 65, il est bordé de 127 pierres (3 d'entre elles ont disparu, 4 sont gravement endommagées) et contient deux galeries principales dont les entrées se situent côtés est et ouest. Elles font respectivement  40 et 34 mètres de long. Les 2 "chambres funéraires" sont à quelques mètres dos à dos au centre du tumulus, et l’une possède un bassin en pierre gravée. La découverte de ces deux passages fut faite en 1967 par l'archéologue George Eogan.






Newgrange_Knowth__15_Une théorie longtemps admise selon laquelle les galeries étaient orientées sur le lever et le coucher du soleil aux équinoxes du printemps et de l'automne est remise en question. Il semblerait que l'alignement des couloirs soit en rapport avec la lune, nouvelle théorie confirmée si l'on en croit l'interprétation faite des gravures représentant les différentes phases du satellite.

Newgrange_Knowth__12_a




Newgrange_Knowth__16_aNewgrange, cercle du soleil. Knowth celui de la lune. Dowth, celui des étoiles ? Celà me rappelle Brodgar, Stenness et O'Bookan dans les Orcades...






Newgrange_Knowth__masque_Knowth à lui tout seul représente 1/4 des pierres gravées mégalithiques d'Europe. Un certain nombre d'objets ont été découverts au cours des 40 années de fouilles à Knowth : une tête de massue en silex, une pierre phallique, un bassin gravé également connu sous le nom de chaudron de  Dagda, sont parmi les plus importants.


Newgrange_Knowth__i_





Newgrange_Knowth_pierres_4aUne théorie d'un universitaire suédois parle de la gravure de ce bassin comme d'une carte d'Atlantis, la capitale de l'Atlantide telle que décrite par Platon, avec ses trois canaux concentriques. On retrouve la même explication sur le site de Tara...








Newgrange_Knowth__22_aLes pierres sont gravées de symboles, le plus souvent de spirales. Il est intéressant de remarquer qu' une bonne partie de cette œuvre a été sculptée sur le dos des pierres, comme à Newgrange.






 

Newgrange_Knowth__14_aEt comme à Newgrange et à Dowth, les galets de quartz blanc et de granit noir...


Pour ceux qui veulent voir plus de pierres : ici




http://www.knowth.com/knowth.htm
http://www.mythicalireland.com/ancientsites/knowth/index.html
http://en.wikipedia.org/wiki/Knowth
http://www.megalithicireland.com/Knowth.htm

6 février 2008

Dowth

Newgrange_Dowth__103_Dowth, en gaëlic "Dubad", veut dire "ténèbre" ou "obscurité". Ce tumulus, daté d'environ 5 000 ans, mesure 15 mètres de hauteur pour 85 mètres de diamètre. Il est bordé de 115 pierres, et comporte 2 galeries. La galerie la plus au nord mène à une salle cruciforme où se trouve un bassin en pierre. Elle est également connecté à un passage souterrain avec 2 cellules annexes.







Newgrange_dowth_planLa galerie la plus au sud mène à une chambre funéraire de 4 mètres de diamètre. L’une des galeries communique avec un passage souterrain datant de l’ère chrétienne.
Au moins trente-huit pierres sont gravées, le cercle étant le motif le plus utilisé. De petites pierres de quartz ont été trouvées, montrant que la façade de l'entrée, comme à Newgrange, était blanche.





Newgrange_Dowth_1775_aDowth est le monument qui a le plus souffert de l’érosion. Il fut pillé en 1059 puis incendié en 1170.  Au siècle dernier, une maison a même été construite sur le sommet de la butte. De plus, les pierres ont été utilisées pour les routes et comme matériaux de construction. L’intérieur reste officiellement inaccessible au public.



Newgrange__Dowth__108_Comme Knowth, ce tumulus possède donc deux couloirs, opposés l'un à l'autre : un au nord, et un autre plus petit au sud qui fait face à Newgrange. Au solstice d'hiver, le matin, les rayons du soleil illuminent Newgrange, et illuminent le couloir sud de Dowth à la fin de la journée. Par contre, les rayons sont bien plus puissants à Dowth, qui permettent d'éclairer toute la pièce centrale. Cette pièce possède un renfoncement sur la droite dans lequel se trouve une pierre gravée de symboles circulaires.





Newgrange__Dowth__109_Quand les rayons du solstice parviennent au fond du couloir, cette pierre convexe est mise en valeur. Deux autres pierres gravées, de chaque côté de la pièce principale sont aussi décorées de symboles.
Newgrange_Dowth_pierre_a
















Newgrange_Dowth_pierre_2aPendant les quelques jours avant et après le solstice, ces pierres sont éclairées les unes après les autres. Le symbolisme de Dowth semblerait se rapprocher du cycle lunaire. Ce qui confirmerait son alignement sur le satellite.







Newgrange_Knowth__5_aD'autres tentatives ont été faites pour expliquer le sens de ces symboles : certains disent qu'ils sont des représentations du soleil à différentes époques de l'année, d'autres disent qu'ils représentent des corps célestes tels que les comètes, ou bien l'alignement des Pléiades.









Newgrange_Dowth__96_Cet alignement de Dowth au coucher su soleil le soir du solstice d'hiver, alors que les jours sont les plus courts, le place à la fin du cycle solaire et au début de la plus longue nuit de l'année. Il symbolise donc les ténèbre, l'obscurité.
Newgrange_Knowth__4_a










Newgrange_Dowth__121_Les légendes s'y rapportent : "Le druide Bresal voulut construire une tour montant jusqu'au ciel. Pour celà, il demanda au peuple Irlandais de l'aider pendant une journée. Comme celà ne fut pas suffisant, sa soeur jeta un sort au soleil, afin qu'il ne se couche qu'à la fin des travaux. Le frère et la soeur commirent un inceste, et le charme fut rompu. La tour ne fut jamais finie, et l'endroit fut appelé Dubhaigh, Dowth, qui veut dire "obscurité". Dans cette légende, nous trouvons un contraste avec les rites de souveraineté où le roi prend pour maitresse la Déesse-Mère afin d'assurer la fertilité de la terre et la prospérité pour le peuple...



Newgrange_Dowth_interieur_aLe couloir principal, de 8,2 mètres de long, est composé de pierres verticales soutenant le toit en linteau. Il conduit à une pièce cruciforme avec un grand bassin en pierre au milieu. Une série de petites pièces ouvertes au sud-ouest occupent une si petite partie de l'ensemble monticule que l'on peut se demander si d'autres pièces restent encore à découvrir.
Le tunnel paléochrétien conduit à une série de pièces à chaque extrémité. Ce souterrain a probablement été construit au premier millénaire, lorsque le monticule a servi à la création d'une forteresse.
http://www.megalithicireland.com/Dowth.htm

6 février 2008

Bru na Boinne

Newgrange__11_a"Les hommes d’Irlande firent le Brug sous la royauté des mystérieux et divins Tuatha de Danann venus des Îles du Nord du Monde".

Parmi eux, le Dagda, le père des dieux, le dieu des druides. Il a en charge le sacré, la science, les contrats. Il règne sur le temps, l'éternité et sur les éléments, ainsi que sur le Sidh (l'autre monde celtique) mais lui-même habite le Brug na Boinne. Cette résidence, qui n'est autre qu'un Sidh.
Dagda s'unit à Boann, l'épouse d’Elcmar, son frère, ou de Nechtan, forme gaélique de Neptune. Afin de cacher leur aventure, Dagda demanda au soleil de se maintenir au zénith pendant neuf mois, ainsi Oengus fut conçu, porté et accouché en un jour. Il était d'une grande beauté et quatre oiseaux planaient toujours au-dessus de sa tête.
Pour réparer sa relation coupable, et voulant se purifier de ses fautes, elle se baigne dans l’eau lustrale et mortelle de la fontaine de la rivière Segais, dans laquelle elle perd un bras, une jambe et un œil. Dans sa fuite vers l’océan elle devient la rivière Boyne.

Newgrange__10_aDans la mythologie celtique irlandaise, Boann est un des aspects de la grande divinité féminine des Celtes : son nom qui provient de Bo Vinda, "Vache Blanche", en fait une représentation de la prospérité. Les autres aspects de cette déesse primordiale sont Brigit et Étain. Elle est liée au culte des eaux douces et se retrouve dans le personnage encore inexpliqué de Viviane, la fée aimée de Merlin, qui est aussi la "Dame du Lac". Gniark.

17 octobre 2007

Le menhir de Givarlais

Givarlais__4_aFacile à trouver, le menhir se trouve dans le bourg : il mesure près de 2 m de hauteur et est surmonté d'une croix depuis le XVIIème siècle.
Givarlais__3_a
















Givarlais__1_a(Beaucoup de pierres furent christianisées au Moyen Age et à l'époque moderne, pour chasser les dernières traces de paganisme).
La paroisse fut mentionnée en 802 (restituée à l'abbaye de Saint-Denis) et devint ensuite possession de l'abbé de Saint-Cyran-en-Bresne jusqu'à la Révolution.
Givarlais__2_a

12 mai 2008

Le cloître

Arles_sur_Tech__15_aLe cloître actuel, qui a peut-être succédé à un autre plus ancien, est l’œuvre de l’abbé Ramon Desbac (1261-1303).












Arles_sur_Tech__12_aC’est un cloître très simple, non voûté, d’esprit gothique par son élégante légèreté.












Arles_sur_Tech__68_aIl est bâti en marbre blanc de Céret et en pierre de Gérone, qui permet d’élancer de fines colonnes résistantes.
Arles_sur_Tech__56_a

















Arles_sur_Tech__17_aLa salle capitulaire s’ouvre sur le cloître par 3 baies gothiques, et servait de lieu d’assemblée à la communauté des moines.

17 octobre 2007

Le menhir de Bègues

B_gues__1_aDu celte Bec ou Beg signifiant "pointe rocheuse avancée", Bègues surplombe la vallée de la Sioule et Du celte Bec ou Beg signifiant "pointe rocheuse avancée", Bègues surplombe la vallée de la Sioule et communique avec elle par des passages situés entre deux escarpements.
De nombreuses découvertes archéologiques ont révélé l'ancienneté du site : un menhir, des éléments dans une grotte, la "cafrotte", creusée dans le rocher au niveau de la Sioule, témoignent aussi d'une occupation préhistorique. Présence aussi de tumuli avec des haches de bronze.
Plus tard, les gaulois ont fortifié le lieu en oppidum. Le site représentait probablement un camp avancé arverne faisant face aux Bituriges de l'autre côté de la Sioule.
Après la conquête romaine, la fonction commerciale de Bègues s'est confirmée. La voie romaine venant de Clermont passait par là, pour preuve la borne militaire rerouvée, datant du règne de Trajan (98-117).



11 mai 2008

Le Pont de Céret, dit "Pont du diable"

C_ret_le_pont_du_diable__5_a"Anciennement, dit la légende, Céret ne communiquait avec la rive gauche du Tech qu'au moyen d'une simple passerelle de planches posées sur de gros cailloux. Au moindre orage, les eaux emportaient ce pont rudimentaire." Il fallut un nouveau pont.

Construit entre 1321 et 1341, d'une portée d'arc de 45,45 mètres, 4 mètres de largeur, la distance de sa clef de voûte au niveau des eaux ordinaires est de 22,30 mètres. Il fut à la base de la légende du diable à qui il doit son nom. Ce n'est pas vraiment un lieu sacré, mais le diable n'est pas là pour rien...





La légende du pont du Diable

Nous sommes au XIVème siècle. A cette époque les deux rives du Tech étaient joints par un pont de bois régulièrement emporté par les crues de ce fleuve côtier si imprévisible.

C_ret_le_pont_du_diable__1_aIl vint un jour aux cérétans une idée fort naturelle : faire un pont solide en maçonnerie; mais les rives du Tech étaient fort escarpées, à quelle endroit le construirait-on ? On manda les ingénieurs du pays qui, après une sérieuse inspection des lieux, déclarèrent le projet irréalisable. L'un d'eux pourtant, après bien des hésitations, alléché par la grosse somme offerte, se chargea de l'entreprise et prit l'engagement de l'amener à bonne fin dans un an. Notre ingénieur dressa les plans, tandis que les habitants se mirent en mesure de réunir l'argent promis. Les travaux commencèrent et furent poussés rondement. Bientôt les deux culées se dressèrent au Grau d'Exala. Les charpentiers établissaient l'échafaudage de la voûte. Malheur ! Un gros orage survint qui fit déborder le fleuve de ses rives; les eaux emportèrent culées et échafaudages ! Les cérétans, très contrariés, crièrent après l'ingénieur qui, cependant, n'eu pas de peine à leur faire comprendre qu'il n'y avait pas de sa faute. Pour se remettre à l'ouvrage il demanda 5000 ducats de plus. Il les eut. Six mois après le pont enjambait le Tech avec son grand arc de pierre, en une semaine tout allait être fini. Les cérétans jubilaient et félicitaient l'ingénieur.

C_ret_le_pont_du_diable__2_aTout à coup  on entendit un terrible et long craquement : les claies de l'échafaudage se rompirent, la voûte s'écroula, plus de pont ! La colère des cérétans fut à son comble. Ils accusèrent l'ingénieur d'être l'auteur de tout le mal et lui signifièrent, par la bouche de leurs consuls, qu'il aurait à relever le pont dans un délai de six mois, et cela sans nouvel appel à leurs bourses, ou ils le pendraient haut et court.

Le pauvre ingénieur se remit au travail; ce qu'il sua et trima Dieu seul le sait. Cependant le jour fixé, jour fatal, approchait. La veille tout allait bien, mais de larges nuages se traînaient sur les cimes du Boularic, puis descendirent dans la vallée. Un vent froid, rapide, violent, se précipita et tourna dans la plaine; le tonnerre gronda, les éclairs déchirèrent les nuages : c'est un orage, une tempête, une trombe d'eau ! Le fleuve descendit à grand bruit, se gonfla, gorgea les berges, emporta tout ce qui lui faisait obstacle. Le pont de Cérêt n'était déjà plus ! L'ingénieur désespéré pris la fuite par les sentiers de montagne. Tout à coup une espèce d'homme, grand, maigre, sec, le saisit par le bras.

04- "Où vas-tu ?"
- "Que t'importe; laisse-moi passer"
- "Je sais qui tu es et je veux te sauver"
- "Et toi, qui es-tu ?"
- "Que t'importe; laisses moi faire. Ce soir à minuit, le pont sera relevé; seulement je met une condition : tu me livreras le premier vivant qui le traversera."


L'ingénieur tressailli de frayeur; reconstruire le pont en quelques heures ! Le Diable seul était capable d'un pareil effort.

PontCeret- "Et bien que dis-tu de cela ?"
- "J'accepte", murmura l'ingénieur.




C_ret_le_pont_du_diable__3_aAussitôt une forte odeur de soufre se répandit dans l'air et l'homme disparut; cet homme c'était bien le diable en personne.

Lui parti, l'ingénieur regagna furtivement sa demeure à la faveur des ténèbres. Là, il se mit à réfléchir sur son aventure. Que faire ? Vers onze heure, alors que tout reposait en silence de la nuit, il sortit de chez lui et se dirigea vers le Tech; il portait sur son dos un sac de toile dont le Diable lui-même n'aurait deviné le contenu. D'ailleurs celui-ci était fort occupé en ce moment. En effet, fidèle à la parole donnée, il travaillait avec ardeur à la reconstruction du pont, entassant les matériaux avec l'habileté d'un maître maçon. Notre ingénieur le vit et se blottit derrière un rocher de la rive. Onze heure et demie ! La voûte maintenant se dessinait sous les pâles rayons de la lune qui venait de monter sur la crête de l'Albère.

C_ret_le_pont_du_diable__6_aMinuit sonne ! Aussitôt notre ingénieur, qui s'était mis au bout du pont, ouvre le sac d'où s'échappe un chat noir dont la queue traîne une casserole en fer. Le Diable pose la dernière pierre, la clef de voûte; il la laisse échapper pour mettre la main sur ce premier passant, qu'il prend pour un chevalier faisant sonner son armure. "Trompé, trahi", s'écria t-il en saisissant le matou ! Et il disparut, laissant le pont inachevé.

Il est resté tel, car tout le savoir des ingénieurs n'a pu réussir à fixer la pierre qui manque.

http://histoireduroussillon.free.fr/Decouvrir/Legendes/PontDeCeret.php

17 octobre 2007

La Pierre-clouée d'Andonville

Dolmen_de_la_pierre_clou_e_1Andonville est une commune française, située dans le département du Loiret (45). Son église, bâtie au XIVème siècle, sous le vocable de Saint-Pierre et de Saint-Loup, était à l'origine une chapelle castrale. Elle était comprise dans l'enceinte fortifiée. Une sorte de crypte ou caveau, dans les souterrains, contient les tombes des seigneurs du lieu. On retrouve encore des restes de fondations du château, détruit au XIXème siècle, et de l'enceinte. L'ancien pélerinage de Saint-Loup est encore fréquenté. Proche du village, on retrouve les sources de la Juine, de Fontaine et de Saint-Jacques.




Dolmen_de_la_pierre_clou_e__18Un peu plus loin, route d'Annemont, à 600 mètres au sud du bourg, se dresse la Pierre-clouée, ou Clouet, dite aussi Pierre Koraïre. C'est un dolmen daté du néolithique, classé monument historique depuis 1992. Il a plus de 6 000 ans.
Dolmen_de_la_pierre_clou_e__13









Dolmen_de_la_pierre_clou_e__12Au beau milieu des champs de blé, il était, selon la légende, le lieu de rendez-vous des chefs gaulois du coin.
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Dolmen_de_la_pierre_clou_e__3Formé de plusieurs blocs de grès, il présente sur l'un de ses côtés, des rainures de polissoir. Sa dalle de couverture fut brisée en trois morceaux.

Dolmen_de_la_pierre_clou_e__9









Dolmen_de_la_pierre_clou_e__10Sur l'une des dalles de support, plusieurs cupules ont été creusées. La plus profonde en haut, puis une série d'autres plus petites communiquant entre-elles. En bas de la dalle Est, on peut voir un trou. A quel rituel cette pierre servit-elle ?
Dolmen_de_la_pierre_clou_e__4














Chartres_212

Dolmen_de_la_pierre_clou_e__20

28 janvier 2008

Castelruddery

Castelruddery__13_aCe site fait partie des rares monuments cérémoniaux d'Irlande. Il est connu localement comme un "cercle de pierres", mais il appartient plus à un type de monument appelé enclos endigué ou henge. Les sites de ce type datent d'environ 2500 avant notre ère (d'après les archéologues), à la fin du néolithique et au début de la période du bronze.
Castelruddery__2_a







Castelruddery__15_aCes monuments en Grande Bretagne et en Irlande semblent avoir été alignés sur des événements astronomiques ou sur des caractéristiques du paysage qui avaient une importance rituelle.
Castelruddery__11_a
















Castelruddery__4_aLe site présente un talus de terre, d'environ 30 mètres de diamètre, bordé à l'intérieur de 29 pierres levées. L'entrée, au sud-est de l'enceinte, formée par deux énormes blocs de quartz blanc, reste énigmatique. Le quartz a toujours eu une importance dans les sites sacrés. Il reflète la lumière sans l'absorber, très différent du granit qui l'absorbe et la modifie suivant la position du soleil.
Un certain nombre de pierres couchées laissent penser qu'elles furent posées en duo.
Castelruddery__8_a











Castelruddery__17_aL'enceinte est entourée par un fossé extérieur d'environ 60 mètres de diamètre, soit exactement le double de la première enceinte (elle est maintenant uniquement visible par voie aérienne). Ceci est inhabituel. On peut penser que des cercles de pierres avaient une fonction purement cérémonielle, on peut penser également que les talus avec fossés extérieurs étaient purement défensifs. Pourtant, nous avons ici les deux ensemble, et leurs dimensions, l'une de moitié de l'autre, montrent qu'elles ont été construites à la même période.





castelruddery__22_aÀ gauche de l'entrée est posée une grande pierre couchée, qui possède sept petites cupules.










Castelruddery__1_aLa première approche m'a semblée rude. Je ne me sentais pas très bien. Puis, je me suis aperçue que de gros fils électriques passaient juste au dessus du cercle, reliés à une importante ligne haute-tension passant à proximité...





Castelruddery__19_a

Castelruddery__12_a












A proximité se trouve un château avec motte de terrassement qui a été construit par les anglo-normands à la fin du XIIème siècle, en surplomb de la rivière. Mais le site est interdit aux visiteurs.

23 janvier 2008

Le quatrième pilier

Avenas_062ABCIl nous porte dans les énergies les plus fortes, étant placé sur le réseau sacré. Nous retrouvons encore une fois nos chakras, de chaque côté cette fois, un côté féminin et un masculin ? Au centre, 12 fleurs reliées aussi par les énergies. Cycle cosmique ?

Sur le chapiteau, un amphisbène (du grec amphis, des deux côtés, et bainein, marcher). Dans la mythologie grecque et latine, l'amphisbène est une bête avec deux têtes, dont une au bout de la queue, si bien qu'elle pouvait avancer aussi bien en avant qu'en arrière. Quand une tête dormait, l'autre restait éveillée pour faire le guet. « Parce qu’il avance de ses deux têtes, l’animal traine son corps par un déplacement circulaire », déclare Isidore à la suite des naturalistes antiques. Indication d’un itinéraire approprié ?

















Avenas_095ABCNotre serpent, donc énergie ou vouivre, qui marche des deux côtés à la fois,  est relié au cosmique et au tellurique. Nous sommes en présence du pilier de l'homme arrivé au terme de sa quête, maitrisant complètement les énergies sans danger.









Avenas_092ABCUn trou de forme à peu près carrée se trouve sur le côté gauche du pilier. Il me fait penser à un bénitier posé là. Il faudrait essayer de le remplir d'eau au solstice d'hiver, et prendre des mesures ensuite. Je suis sûre que l'on aurait des surprises...

23 janvier 2008

Le troisième pilier

Avenas_061aIl nous fait avancer dans nos chakras. Toujours 7 fleurs centrales, cette fois-ci reliées entre elles par les fils d'énergie. Le chakra racine puise ses énergies directement dans le sol, la base du pilier. Le ciel du chakra coronal est voûté. On peut voir aussi, dans les octogones formés par les lignes, une chaine d'A.D.N… Nous sommes dans les énergies transformantes.























Avenas_068ABCSur le chapiteau, une fleur centrale à 7 pétales, un point central, et 28 trous autour (28 jours pour un changement de Lune). A la base 4 du pilier vient s'ajouter le 3, que l'on retrouve dans les 3 trous des fruits posés à l'intérieur des feuilles. 4, la terre, 3 le ciel... (voir plus haut la symbolique des nombres 4 et 3, puis 7.)

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