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lieux sacrés
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9 septembre 2006

L'abbaye royale de Santes Creus, historique

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L'abbaye de Valldaura-Santa Creus fut fondée le 4 décembre 1150, date de la cession par le grand sénéchal Guillem Ramon de Montcada d'un domaine qu'il possédait à l'abbaye cistercienne de la Grandselve, située à proximité de Toulouse.

Une fois arrivé à Valldaura, Guillaume de Montpellier, délégué de l'abbé de Grandselve , donna une appréciation négative, les terres n'étant pas assez fertiles pour le bon fonctionnement d'une abbaye. La première communauté s'installa en cherchant d'autres terres. Elles arrivèrent par l'intermédiaire des dons du comte Raymond Berenguer IV et de Guerau Alemany.

 

 

poblet_santa_creus_113La première étape de la construction de l'abbaye de Santes Creus dura une centaine d'années, les parties les plus caractéristiques étant édifiées entre la fin du XII ème siècle et le début du XIII ème.

Pere de Valldaura (1158-1184), le premier abbé né dans le pays, fut le véritable fondateur. Entre 1158 et 1174, il approuve le plan qui reprend le shéma cistercien classique et est copié de la maison mère de la Grandselve, ruinée pendant la révolution.

 

 

 

 

 

 

 

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Les travaux de l'abbatiale de Santes Creus furent engagés en septembre 1174. Puis vint, après quelques déboires, un siècle de splendeur. L'abbaye devint désormais le tombeau des comtes-rois qui multiplièrent les dons. Les travaux furent financés par les souverains. Le seul problème, c'est qu'ils oublièrent quelque-peu les idéaux Bernardins... La transformation au gothique suivit.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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1835, la communauté abandonne l'abbaye en août. La cessation légale des activités intervient le 11 octobre. L'église est incendiée et l'abbaye est dévastée.

1870, le bagne de Tarragone est transferé à Santes Creus. 700 forçats sont installés en ses murs.

1921, l'abbaye est déclarée monument national le 13 juillet.

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Je me permets une intervention perso... Le nom de l'un des abbés nommés à vie à santes Creus m'interpelle. Je n'oserai pas dire au niveau de mon vécu, mais... presque ?

Cet homme s'appelait Guillem de Ferrera, abbé de 1347 à 1375. Si parmis vous quelqu'un peut me donner de plus amples renseignements sur lui, je l'en remercie d'avance.

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6 mai 2007

L'église Saint-Victor et Sainte Couronne d'Ennezat

Ennezat__8_aPlacée sous le patronnage de deux martyrs syriens, saint Victor et sainte Couronne, l'église d'Ennezat, que ses dimensions et son emplacement l'ont fait surnommer  la cathédrale des marais, offre cette particularité qui frappe au premier regard, d'être mi-romane mi-gothique. Elle est construite en arkose pour la partie romane, en andésite pour la gothique.



Ennezat_aA Ennezat fut fondé par Guillaume VI d'Aquitaine, comte d'Auvergne, sous le pontificat d'Alexandre II (1061-1073) un chapitre de 12 chanoines réguliers. C'est sans doute aussitôt après que fut entrepris la construction de leur église, dans le style d'alors, le roman. Vers la fin du XIIème siècle, les chanoines se trouvèrent ammenés à agrandir leur collégiale. Ils entreprirent de la reconstruire entièrement dans le style gothique, mais seul le choeur fut reconstruit.

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Ennezat__10_aL'architecture de la nef et du transept de l'église romane est particulièrement remarquable : "une des plus belles choses qu'on puisse voir en Auvergne", "un des chefs d'oeuvre de l'art roman" disent les archéologues qui ont le plus récemment étudié cette église.









Ennezat__40_aOn y constate que, dès la fin du XIème siècle, l'art roman auvergnat avait mis au point les données sur lesquelles seront bâties les églises de type Notre-Dame du Port.
Malgré ses petites dimensions (nef : longueur 18,17m, largeur 3,75m, hauteur sous voûte 13,30m, bas côtés largeur 2m, hauteur 6,20m), l'architecture est d'aspect tout à fait monumental. L'église a un axe dévié légèrement vers le sud-est d'où son inégal raccordement avec la partie occidentale.






Ennezat__3_aA l'extérieur, c'est le clocher et le petit massif qui le supporte qui offre le plus d'intérêt, le reste ayant été très modifié.

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Ennezat__82_aLa partie gothique (longueur 31m, largeur de la nef  5m, hauteur de la voûte de nef 17,50m, du choeur 16m) n'est pas sans interet. Elle se compose d'une nef à trois travées droites àvec bas-côté. Le chevet, vu de l'extérieur, d'un bel effet, n'est pas sans rappeler celui de la cathédrale de Clermont, construit auparavant.








Ennezat__32_aLes deux fresques qui ornent cette partie en sont le plus grand attrait.
A gauche, une fresque de 1420, qui représente la rencontre des trois morts et des trois vifs. Trois seigneurs à cheval, allant à la chasse, voient de l'autre côté d'une croix, placée au centre de la scène, trois quelettes enveloppés dans un linceul. Un poème, difficile à lire donne la morale de cette histoire : "chacun doit passer par ce pas".




Ennezat__51_abDans la première travée du collatéral droit, une fresque de 1405 représente le jugement dernier.
Au centre, le Christ accompagné de la vierge et des saints, à sa droite le paradis avec ses élus aux crénaux, à sa gauche l'enfer, grande gueule béante où s'engouffrent les damnés que tourmentent les démons.
Dans le bas, scène de resurrection et inscriptions : "Fais bien tandis que tu vis, car après la mort n'auras nul amis".

Ennezat__75_aParmi le mobolier, un panneau de bois sculpté, du XVIIème siècle, représente saint Jacques habillé en pélerin, guidant ceux qui vont à compostelle.

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Ennezat__44_aUne statue portative de Saint Blaise en costume d'évêque à cabochons de verre. Une piéta expressive du XVIIème siècle, et plusieurs statues très colorées.

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Le plus célèbre des chapiteaux d'Ennezat

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le supplice de l'avare. Il porte sa bourse au cou. A ses pieds, le pot de terre où était son trésor. Sur la banderole : CANDO USURAM ACCEPISTI OPERA MEA FECISTI : "en pratiquant l'usure, c'est pour moi que tu travailles".

            

Le narthex

Ennezat__52_aComposé de deux salles et d'une tribune, ce narthex était surmonté d'une tour carrée avant d'être remaniée. Il n'est pas de plein pied avec le reste de l'église, étant surélevé d'une marche. La chambre centrale est couverte d'une voûte plus haute qu'à Notre-Dame du Port à la hauteur des tribunes.

Ennezat__18_aLes chambres latérales sont voûtées en berceau transversaux légèrement surbaissés. la voûte centrale, en trapèze,a une largeur de 3,15m à l'ouest et 3,70m à l'est. A la fin du XIIème siècle, le narthex a été remanié pour agrandir l'église. Les chapiteaux de cette partie romane sont en général décorés de simples feuilles d'eau.









Les tribunes

Ennezat__17_aL'étage des tribunes est remarquable. Au dessus de chaque arcade s'ouvrent deux baies géminées d'un dessin sobre et parfait. Elles ne portent aucune mouluration faisant saillie sur les murs. Leurs claveaux sont extradasses et les portions de mur comprises entre chaque tribune sont en grand appareil.







Les bas-côtés

Ennezat__54_aIls se divisent en autant de travées que la nef. Les voûtes d'aretes présentent le curieux artifice de construction que l'on retrouve dans les grands édifices auvergnats, et dont le modèle d'Ennezat offre le modèle primitif. La voûte d'arete sur plan barlong un peu longue étant difficile à établir, on l'a fait retomber sur une imposte dans le mur la laissant sur un petit rectangle completé par un voutin en berceau à l'est et à l'ouest.
Le bas-côté sud possède un chapiteau avec deux sirènes aux angles.
Ils sont éclairés par 4 fenetres assez larges

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La nef

Ennezat__14_aElle est en plein cintre et couverte d'un beau berceau continu de blocage dont la naissance n'est accusée par aucune moulure. C'est un plan en trapèze, la largeur variant entre le narthex et le transept de 3,75 à 3,51m. C'est un procédé qui permet d'augmenter la perspective et donne une plus grande solidité au clocher.

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Le transept

 

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Il est régulier et étroit. D'une profondeur de 4,05m, sa largeur est de 17m.

Cinq compartiments le divisant, la croisée est surmontée d'une coupole flanquée de deux bas-côtés voûtés en quart de cercle et des croisillons voûtés en berceau.

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Le choeur

Ennezat__34_aHexagonal, il est couvert par une voûte d'ogive à 6 branches. Une seule fenêtre l'éclaire. Son étage supérieur est en blocage.


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27 avril 2007

L'église Saint-Pierre de Châteloy

Chateloy__10_aCette église du XIIème siècle, construite sur un promontoire dominant l'Aumance, est pourvue de larges contreforts. Les chapiteaux sont ornés de feuillages, d'oiseaux ou d'écailles. Les peintures murales de l'abside datent du XIIIème siècle et ont fait l'objet de réparations au XVème. L'église présente des modillons, des sculptures et une porte à pinacle. La porte principale est en bois sculpté du XVIème siècle.

Occupé depuis la préhistoire, le site de Châteloy  a été lieu de culte druidique, avant l'implantation de la cité gallo-romaine de Cordes. Si le nom de Châteloy remonte à l'appellation latine "Castellum Oculi", à traduire par 'Castel sur l'Oeil", il convient de préciser que ce n'est plus l'Oeil, mais l'Aumance qui coule maintenant à ses pieds. Le changement de dénomination provient d'une erreur du cartographe Cassini.

Chateloy__9_aDéjà éprouvée par la grande invasion de 257, la ville de Cordes fut détruite par les Wisigoths en 475. Délaissée quelque temps, la localité subsiste au moyen-âge et reprend de l'importance comme paroisse chrétienne d'abord et comme siège d'un prieuré par la suite.









Chateloy__8_aL'actuelle église romane a été précédée au début de notre ère par un temple païen, auquel ont succédé une église primitive, où saint Principin a accompli un miracle, et une chapelle carolingienne. Dédiée à Saint-Pierre, elle a été construite au XIIème siècle. Elle fut consacrée en 1170, comme en témoigne une date gravée dans le choeur. A l'origine église d'un Prieuré, elle dépendait de l'Abbaye Royale de Saint-Cyran en Brenne, diocèse de Bourges. Rattachée au XIIIème siècle au chapitre collégial de Hérisson, elle resta l'église paroissiale de cette ville jusqu'en 1725, époque où, pour des raisons de commodité, fut élevée à Hérisson même l'ancienne église Notre-Dame, détruite lors de la construction de l'église paroissiale actuelle .








Chateloy__6_aVendue à la Révolution comme Bien National , l'église fut acquise par Jean Gilberton le 26 Germinal, an 7. Son fils en fit don à la commune de Hérisson , le 23 novembre 1852. Le 22 janvier 1909, elle fut classée Monument Historique.

Les parties les plus anciennes de l'édifice sont à rechercher dans le mur ouest qui clôt la nef : certains fragments du parement de pierre proviennent probablement d'une chapelle pré-romane. Cependant, l'essentiel de la construction s'est effectué, en deux campagnes, au XIIème siècle. La chapelle des Villelume et les arcs-boutants appartiennent au style gothique tardif et furent édifiés au XVIème siècle. La flèche du clocher dans sa forme actuelle date du XIXème siècle.







Chateloy__5_aAvant d'emprunter le couloir conduisant vers l'église, on passe à côté d'un couvercle de sarcophage, orné d'une longue croix, taillée en bas-relief.

http://herisson.planet-allier.com/eglise/eglise.htm

19 octobre 2007

L'intérieur de la basilique

Bari_016aLa tradition lombarde se manifeste dans le plan basilical en forme de croix latine. Son axe dévie sur la droite (à vérifier si l'angle correspond avec la date de la fête de saint Nicolas...)
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Bari__37_aLe corps de l'édifice est divisé dans le sens de la longueur en trois nefs séparées par 12 colonnes, six de chaque côté, et deux piliers polystyles. le transept est situé au dessus des voûtes de la crypte.
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Bari__100_aUne coupole à tambour octogonal aurait du en dominer le chevet. L'entrée solennelle du choeur est marqué par une iconostase monumentale, soutenue par trois archivoltes et dominée par l'arc de triomphe.

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Bari__102_aDans les murs latéraux des bas-côtés, des demi-colonnes correspondent à chaque colonne et pilier de la nef centrale. Les voûtes d'arêtes partant de ces demi-colonnes, sont contrebalancées par de robustes soutiens centraux.
Un matroneum court d'un rythme continu le long des murs de la nef centrale et du transept. A l'intérieur des vastes arcades s'ouvrent des triforiums, six de chaque côté.







Bari__110_aDans la première moitié du XVème siècle, trois arcs transversaux furent ajoutés pour consolider l'édifice, en partie endommagé par un tremblement de terre. C'est là que l'on se rend bien compte de l'axe dévié de l'édifice, ainsi que des contraintes d'emplacement des piliers devant suivre les courants telluriques.

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Bari__84_aA l'origine, la nef centrale avait une couverture en bois, qui fut cachée au XVIIème siècle par un riche plafond à caissons, décoré par Carlo Rosa en 1662. Les peintures évoquent la vie de saint Nicolas. Dans le transept, c'est une vision du paradis. Ce  plafond fait un contraste saisissant entre l'austérité de la construction romane et le goût décoratif du XVIIème siècle. Moi, j'ai choisi...













Bari__83_aLe grand ciborium qui surmonte le maitre-autel est daté du XIIème siècle. Il s'élève sur 4 colonnes en brèche rouge et violette qui vont en s'amincissant vers le haut. Les maitres d'oeuvre y laissèrent les symboles de leur art : équerre, marteau et compas. Sa structure est celle d'une petite église : 4 architraves soutiennent une double pyramide octogonale dont les différentes parties sont réunies par une double rangée de petites colonnes.
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Bari_009aLa chaire de l'évêque Elie, placée derrière le ciborium est datée du XIème siècle. On y retrouve des hommes écrasés par le poids de la chaire (et de l'évêque ?) ou bien accablés par les charges matérielles...ainsi que des lions dévorant une tête humaine à l'arrière.











Bari_012aUn pélerin, seul, lève la tête. La transition de la partie basse à la partie haute est ponctuée par une inscription qui fait l'éloge d'Elie : "INCLITUS ATQUE BONUS SEDET HAC IN SEDE PATRONUS PRAESUL BARINUS HELIAS ET CANOSINUS"

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Bari__95_aPendant les restaurations de 1927, on a retrouvé des fresques du XIVème siècle ornant l'abside du côté droit, témoignage de ce que devait être la décoration de la basilique entière à cette époque.

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3 octobre 2007

La crypte

Saint_Gilles_du_Gard__59_aL'église basse ou crypte, fut remaniée  aux XIème et XIIème siècles et abrite le sarcophage de Saint Gilles, redécouvert en 1865 par l'Abbé Goubler, et portant l'inscription : IN HTML QI C B AEGD (dans ce tombeau repose le corps du bienheureux AEGIDIUS).

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Saint_Gilles_du_Gard__86_aSur la voûte  qui surplombe le tombeau on devine des traces de fresques. Au plafond, les clés de voûte représente les différents éléments, la Terre, l'Air, le Feu, l'Eau et l'Aether.
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Saint_Giles_du_gard_plan_crypte_aLongue de 50m et large de 25, la crypte était capable de recevoir les foules de pélerins venant prier autour du tombeau du saint. Dans la partie noire au Nord-Est,  deux  parties du collatéral ont été fermées. Elles ont servi de sépulture à deux moines  lors de la peste de 1348.




Saint_Gilles_du_Gard__37_aElle est composée de trois nefs dont l'appareillage présente des compositions architecturales différentes indiquant des interruptions et des reprises de travaux.











Saint_Gilles_du_Gard__67_aEn parlant de travaux, j'ai pu apercevoir les fouilles situées sous l'escalier extérieur menant à l'église haute. A l'aplomb de la façade, il me semble bien qu'il y ait, à un niveau encore inférieur, l'ébauche d'une ancienne voûte. La vraie crypte ? (Ce qui semblerait correspondre avec le niveau de l'ancienne margelle du puits...) Mais bon, je suis pas archéologue, hein ? Tout juste chercheur. Souvent d'em...







Saint_Gilles_du_Gard__51_aLe puits de la crypte a une profondeur de 7m47, la margelle primitive est à 3 m en dessous du niveau actuel. C'est dans le puits voisin et identique du cloître que furent précipités les prêtres et enfants de choeur lors du début des troubles religieux en 1562. On aperçoit au-dessus la trappe qui permettait de puiser depuis la basilique.
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Saint_Gilles_du_Gard__61_aL'escalier des abbés ou plan incliné fut construit au XIIIème siècle, détruit pendant les troubles du XVIème, réparé et réouvert en 1885. Il aboutissait au centre de la basilique et permettait aux pélerins de circuler et aux moines de descendre chanter l'office.
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Saint_Gilles_du_Gard__45_aAutel privilégié, dit "de saint Gilles" : la base de cet autel est une pierre antique retrouvée sur le tombeau en 1865 et qui passe pour avoir été utilisée par saint Gilles lui-même.











Saint_Gilles_du_Gard__62_a3 cippes romains se trouvent aussi vers le plan incliné, ainsi que des sarcophages. Il y a aussi le tombeau de Pierre de Castelnau, mais c'est marrant, je n'ai pas eu envie de le prendre en photo celui-là...
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Saint_Gilles_du_Gard__68_aUn des chapiteaux m'a intepellée... par son regard.

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Saint_Gilles_du_Gard__69_aSaint_Gilles_du_Gard__92_a

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17 octobre 2007

La Fontaine de Saint Pardoux

Saint_Pardoux_2aLa fontaine de Saint Pardoux capte les eaux d'une source ferrugineuse de la commune de Theneuille. On attribuait à l'eau de cette fontaine de nombreuses propriété, notamment de jouvence et de digestion.
Elle n'est plus exploitée aujourd'hui, cependant, une pompe existe toujours à l'entrée pour votre permettre de goûter à tous les bienfaits de cette eau.

Saint Pardoux l'aurait fait jaillir en frappant le sol de son bâton pour abreuver les pélerins assoifés.

17 octobre 2007

Beaune-d'Allier, fontaine Saint-Aignan

Beaune_d_Allier__2_aBeaune-d'Allier vient de Belna, du nom de Belenos (dieu gaulois), emplacement certain d'un temple à Bélénos et Minerve sur une source à l'emplacement de la chapelle Saint-Porcien.
La fontaine Saint-Aignan est également une source sacrée gauloise christianisée qui guérissait les maladies oculaires.














Beaune_d_Allier_14Saint Aignan naquit dans  une noble famille chrétienne, réfugiée à Vienne. Jeune, il se fit ermite dans une grotte de la région, puis il se plaça sous la conduite de Saint Euverte, évêque d'Orléans. Il fut abbé du monastère de Saint-Laurent-des-Orgerils puis succéda à Saint Euverte en 391. Il sauva sa ville assiégée par les Huns d'Attila. Beaucoup de miracles furent faits en son nom.

17 octobre 2007

La fontaine de Chateloy

ChateloyOccupé depuis la préhistoire, le site de Chateloy a été lieu de culte druidique, avant l'implantation de la cité gallo-romaine de Cordes.

















Chateloy__3a La vierge à l'enfant présentant une grappe de raisin est en grès d'Alsace. Oeuvre du céramiste A. Wattel, elle fut d'abord installée dans la petite abside de l'église. Par la suite, un emplacement convenant mieux à ses dimensions fut trouvé près de l'ancien lavoir et du puits attenant. Inspiration, quand tu nous tiens...
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http://herisson.planet-allier.com/eglise/eglise.htm

17 octobre 2007

Sainte-Anne à La Chapelle-aux-Chasses

La_chapelle_aux_chasses_6aSainte Anne est la patronne de la commune et de l'église. Non loin de la place centrale, en partant sur la droite de l'église, à la fin d'un petit chemin, se trouve la fontaine Sainte-Anne. Elle se déverse dans un bassin probablement d'époque gauloise. La statue de la sainte, dans sa niche, est de facture bien plus récente...

Nous sommes en présence de l'ancien culte à la déesse Ana. L'eau de la fontaine est réputée pour guérir les maladies oculaires. Regardez-bien !


















La_chapelle_aux_chasses_8a"Comme le dieu Janus qui avait deux faces, Ana est non seulement une déesse de la fertilité, mais également une déesse de la mort, du monde souterrain et de l’au-delà, qui règne sur les marais (ana, en gaulois), considérés comme l’entrée des enfers. Déesse de la vie et de la mort, elle est à la fois, comme la terre elle-même, symbole de fécondité et de décomposition, tout naissant de la terre et retournant à la terre.
Le culte de la déesse Ana s’est perpétué soit dans le culte de Marie, notamment en tant que « vierge noire », soit dans celui de sainte Anne, mère de Marie. Lorsque François Villon prie Marie en la nommant « emperière des infernaux paluds », il rappelle que Marie règne, comme Dana, sur le monde souterrain, dont les marais sont un accès.
Le dimanche de Pâques 776, le jour de la consécration de la cathédrale d’Apt, en présence de Charlemagne, fut retrouvé, dit-on, le corps d’Anne. Un aveugle, sourd et muet de naissance, commença à fouiller le sol comme s’il cherchait quelque chose. On creusa aussitôt à cet endroit, et l’on découvrit une chapelle souterraine, éclairée par une lampe. L’infirme fut miraculeusement guéri et l’on trouva dans la chapelle souterraine une châsse portant l’inscription : « Hic est corpus beatae Annae matris virginis Mariae » (Ici se trouve le corps de la bienheureuse Anne, mère de la Vierge Marie).
Chapelle_aux_Chasses__9_C’est à partir de la cathédrale d’Apt où avaient été découvertes les reliques de la sainte que son culte a semblé se développer en Europe. Cependant, la dévotion à sainte Anne, très forte en Bretagne et très nettement identifiable en Suisse, est certainement plus ancienne que cette découverte. Souvenons-nous pour le comprendre qu’aucun des évangiles ne nomme les parents de Marie." http://www.arbredor.com/edh/dieux.html

Ana , également connues sous les noms d' Anna, Dana , Anu , Danu (ou encore Dôn au Pays de Galles), est la « Déesse-Mère » dans la mythologie celtique, elle qui donne son nom auxTuatha Dé Danann, les gens de la déesse Dana, dans la tradition irlandaise.

17 octobre 2007

Fontaine Saint-Rémy à Saint-Sauvier

Saint_Sauvier_aLa paroisse de Saint-Sauvier , à la limite de l'Allier et de la Creuse, a été fondée au début du VIème siècle, en 501, par Saint Rémi, venu dans le pays à la suite des armées de Clovis, afin de chasser les Wisigoths.










Saint_Sauvier__4_aIl y avait déjà en ce lieu une source très ancienne, celte ou gallo-romaine. Saint Rémi, dit-on, pour mettre fin aux pratiques idolâtres, bénit la source, et avec son eau, guérit ceux qui vinrent à lui. Les habitants, frappés par ces miracles, détruisirent l'enceinte sacrée du sanctuaire et élevèrent une chapelle.














Saint_Sauvier__8_aLa chapelle actuelle, dédiée à Jean-Baptiste, fut construite au XVIIème siècle sur la fontaine. De haut débit, elle se déverse dans un bassin empierré. La source sort sous la nef, ou se trouve, dans une niche située au dessus de la fontaine, une statue de Marie-Madeleine.
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17 octobre 2007

Fontaine Saint Patrocle à Colombier

Fontaine_Saint_Patrocle___Colombier_8aOutre l’église, la dévotion à saint Patrocle se centre sur la fontaine. Cette eau, toujours fraîche, est réputée avoir des vertus thérapeutiques. La légende rapporte que celui-ci manquant d’eau lorsqu’il construisit le monastère, il lança un marteau de telle force qu’il retomba à près de 300 mètres en créant la source. D'autres appellent l'endroit "le marteau de Thor". Pourtant, c'est Sucellus, le dieu gaulois, qui aurait été le mieux placé : "Sucellus, dieu au maillet et au chaudron, protecteur de la fécondité, il fait jaillir les sources sylvestres en frappant le sol de sa masse. Il a été assimilé à Sylvain ou à Vulcain. On le représente sous la forme d'un vieillard ou d'un homme d'âge mûr, vêtu à la gauloise d'une tunique à capuche, de braies et de bottes, et portant un maillet et parfois un chaudron, souvent accompagné d'un chien. Il est souvent accompagné de la déesse Nantosvelta. Contrairement aux autres dieux gaulois, qui ont leur équivalent en Irlande et au pays de Galles, on ne le trouve qu'en Gaule. "
La source est réputée pour la guérison des maladies de peau et pour que les jeunes filles à marier trouvent un partenaire. Il suffit pour celà qu'elles trempent leur pied droit deux fois dans le dernier bassin. Une procession à la fontaine a lieu le dernier Dimanche de Juillet. Le pélerinage à Saint Patrocle, survivance probable d'un culte gaulois, n'a cessé qu'en 1970.

Né dans la région de Bourges, Patrocle s'intruisit très vite dans les sciences, les lettres sacrées et profanes. L'évêque de Bourges l'ordonna diacre à l'âge de vingt-cinq ans, puis archidiacre. On le considérait comme l'un des hommes les plus saints et les plus cultivés de son époque.
Devenu le précepteur des fils de Clodomir, roi des Francs, il eut pu vivre à la cour, être l'un des conseillers du royaume. Les honneurs ne le tentaient pas, une existence fastueuse ne convenait pas à son caractère. Le clergé séculier lui parut même trop attaché aux biens de ce monde. Il avait l'ardent désir de se consacrer uniquement à Dieu et il se retira dans la solitude, pour y vivre, prier, méditer. Légende de Saint Patrocle

Fontaine_Saint_Patrocle___Colombier_5aIl s'arreta à Neris où il construisit une maison, un oratoire et une école. Les guérisons qu'il opérait lui valurent le renom de sainteté. Cherchant la solitude, il partit avec sa bêche et sa hache à deux tranchants, et s'installa en ermite à la Celle, dans la forêt. Dix ans plus tard, il repartit pour Colombier où il fondit un monastère. Le monastère fut vendu au prieuré de Souvigny au XIème siècle.




















Fontaine_Saint_Patrocle___Colombier_2aNous avons donc là un saint portant la francisque, ou le marteau cher aux dieux nordiques, une source miraculeuse, c'est à dire de l'eau chargée, l'ermitage dans la forêt, la biche compagne du saint... Voilà bien des ingrédients laissant paraitre un fond de druidisme. Quand à la forme de la fontaine elle-même, avec ses trois bassins, rond, carré et rectangulaire, nous y voici plongés. Les ondes de forme des bassins font le reste.
On peut voir, dans le premier bassin de forme ronde, l'eau qui bouillonne.




Fontaine_Saint_Patrocle___Colombier_10al'endroit a été christianisé, mais de très beaux arbres entourent encore cette fontaine miraculeuse qui se déverse dans le champ en contrebas.

















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A la fontaine Saint-Patrocle, christianisation d'un ancien culte païen, probablement à Dispater, l on trouve donc les restes bien conservés des captages gallo-romains de la source.

Le captage de la source est un puits gaulois de madriers, comme à Voingt.

 

17 octobre 2007

La source Sainte-Thorette à Villefranche d'Allier

Villefranche_d_Allier_24aTout près de l'oratoire Sainte-Thorette se trouve une source à laquelle les pèlerins en route pour Compostelle venaient puiser de l’eau à laquelle ils ajoutaient un peu de roche sacrée qu’ils avaient récupérée par grattage des pierres de la maison natale de la sainte ou de celles de l’église comme en témoignent les cupules encore visibles sur le portail ouest.












Villefranche_d_Allier_23a La source est bien plus vieille qu'il n'y parait, et ma foi, est bien accompagnée. Une chouette nous y a accueilli, mais elle n'était pas seule.

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17 octobre 2007

La fontaine Saint-Eloi de Vitray

Vitray__4aLa dédicace à Saint Eloy de l'église de Vitray, saint patron de tous les métallurgistes, date peut-être de l'installation des forges.
il faut évoquer la légende du gentil génie païen qui entretenait et fleurissait le château de Vitray, et qui à l'arrivée d'étrangers (peut être chrétiens) poussa de longs gémissements toute une nuit pour disparaître pour toujours le lendemain à l'aube.













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La fontaine Saint-Eloi, un peu en contrebas de la chapelle du château, alimente un abreuvoir destiné aux chevaux : le maréchal-ferrant étant installé là, les bêtes s'assuraient ainsi  la santé et le ferrage...
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16 juillet 2007

La Sacra di San Michele, histoire


Sacra_San_Michele_207aLe mont Pirchiriano, sur le versant duquel se trouve la Sacra di san Michele, domine à 962m, et se dresse dans la vallée de Suse, non loin de Turin. Le val fut formé lors de la période glaciaire et fut raboté par la puissance des glaces, comme le prouvent les coupoles de roches dures et la surface polie des escarpements. Ainsi se forma la "Chiusa", la cluse, du latin claustra, verrou dans une gorge étroite.









Sacra_San_Michele_002aLe nom ancien du Pirchiriano semble être la forme élégante du modeste porcarianus, le mont des porcs, par analogie avec ses voisins, le caprasio, le mont des chêvres, et le Musiné, le mont des ânes. Ces noms ont un lien avec la religion des Celtes, et nous retrouvons là nos druides, dont l'emblème était le sanglier. Ce n'est pas étonnant si cette montagne reçut un sanctuaire.

Sacra_San_Michele_004aLes premiers habitants connus furent les éleveurs néolithiques de Vaie et de Villarforchiardo, puis les habitants des villages lacustres de Trana et Avigliana.











Sacra_di_San_Michele_020aFortifié dès l'époque des Ligures, puis par les Celtes, le mont devint le fief des deux rois Cozius, dont le premier était un ami de César Auguste. A l'arrivée des Romains, en 63, ceux-ci placèrent le lieu sous la protection d'une divinité alpine dont on retrouve les traces sur des fragments de stèle en marbre.
En 461, les habitants furent envahis par les Burgondes, puis en 477 la vallée passe sous l'autorité bizantine.













Sacra_San_Michele_007aLes Lombards l'envahirent de 569 à 773, eux qui, les premiers construisent des fortifications. Charlemagne impose alors sa domination. Aux Carolingiens succèdent les Sarrasins, vers 888. Ils restèrent peu de temps. En 933, la vallée est réunie au royaume de Bourgogne, et en 942, le roi d'Italie, Hugues de Provence, désigne Arduin Glabrion comme comte de Turin. Celui-ci avait reçu en récompense la Marche de la vallée de Suse pour avoir défait les Sarrasins.








Sacra_San_Michele_159aUn jour, passe un noble seigneur d’Auvergne, Hugues de Paillers-Montboissier dit le Décousu, qui se rend a Rome pour expier ses fautes ; alors qu’il monte les marches de la basilique Saint-Pierre, il se sent arrêté, retenu en arrière. Le pape l’engage à voir là un signe divin et lui donne l’ordre de construire un monastère pour effacer ses péchés.








Sacra_San_Michele_016aRevenant en Gaule par la vallée de Suse, Hugues y fait halte chez des amis, qui, mis au courant de son dessein, lui parlent de l’oratoire de Saint-Michel. Une visite aux lieux, accompagnée d’un nouveau miracle, décide notre Auvergnat à concrétiser sur le Pirchiriano sa pénitence. Il se présente a Avigliana chez le marquis Arduin d’Ivrée et lui achète le terrain, afin de rendre sa fondation totalement indépendante du pouvoir temporel local ; il obtient aussi un privilège de l’évêque de Turin pour les futurs moines. C’est un certain Advert, abbé de Lézat, parti de son monastère où régnait l’indiscipline, qui devient le premier chef de la communauté monastique de La Cluse. Quelque temps plus tard, Hugues, qui était retourné en Auvergne (ou son fils), revient en Piémont parachever sa fondation et demander les diplômes confirmatifs au pape (Sylvestre II) et à l’empereur (Otton le Jeune).










Sacra_San_Michele_005Dans la seconde moitié du Xème siècle, un certain Jean « Vincent », ex-évêque de la région de Ravenne, voulant retourner à la vie solitaire, quitte sa cite épiscopale et se fixe sur le Monte Caprasio, au col de la Celle, face a l’antique lieu de culte du Monte Pirchiriano. Une nuit, saint Michel lui apparaît et lui ordonne de reconstruire un oratoire sur le Pirchiriano. Jean accomplit le vœu de l’archange, non sans s’être fait aider miraculeusement par des colombes dévouées a la tâche. L’oratoire auprès duquel l’ermite élit désormais domicile est, sur sa demande, consacré par l’évêque de Turin, après un second miracle pour convaincre celui-ci. Il devient un lieu de pèlerinage fréquenté.

Au XIIIème siècle, l'abbaye comptait plus de 100 bénédictins et dirigeait 140 monastères. Au XIVème siècle, elle possédait de nombreuses terres et vivait une période de grande puissance. Puis vint la décadence, avec ses deux derniers abbés et la mise sous commende.

Depuis 1836, les pères Rosminiens, appelés par la famille de Savoie, maintiennent une vie spirituelle au sommet du mont et accueillent les fidèles venus prier l’Archange.


Si vous voulez une autre version de l'histoire, plus... cocasse, rendez-vous sur http://patsand.blogspirit.com/archive/2006/10/index.html
On dit qu'Umberto Eco s'inspira de ce site pour son roman fameux "Le nom de la rose".





Le culte de Saint Michel

michelDiffusé rapidement en Italie depuis l'Orient, spécialement dans les lieux élevés et solitaires, le culte fut implanté aux Vème et VIème siècles par les moines Persans exilés de leur patrie, envoyés par Rome afin d'évangéliser le Nord de L'italie. La présence de ces moines est encore attestée aujourd'hui par la dédicace d'une petite chapelle à Saint Abacus, l'un des leurs, au pied du Mont Musiné.
Les Byzantins développèrent le culte. Les Lombards le célébrèrent, eux qui avaient comme protecteurs Saint Michel, Saint Pierre et Saint Ambroise.
Clemente Rebora, l'un des meilleurs représentants de la Poésie Religieuse du Xème siècle, définit l'Abbaye de Saint Michel comme un "sommet vertigineusement sacré".









michel2L'Abbaye est étroitement liée à la figure de Saint Michel, considéré comme le prince des milices célestes et comme le bras droit de la divinité. Le chroniqueur de l'Abbaye proposait déjà cette particulière description de Saint Michel lorsqu'il écrivait, à la moitié du onzième siècle, les vers suivants: "Grâce à plusieurs documents des Saintes Ecritures, nous savons maintenant que non seulement le Bienheureux Michel a, grâce à la volonté de Dieu,  la suprématie des milices célestes, mais il possède également, pour ainsi dire, une principauté sur la terre , qui se trouve, plus exactement, dans les contrées occidentales.









st_michel3l’Archange s’est choisi entre tous trois lieux particuliers dans ces régions occidentales du monde pour les visiter lui et les siens, et les inonder de sa lumière : le premier au mont Gargan, déjà très connu du monde entier ; le deuxième près de l’océan, qu’on appelle “au péril de la mer” ; le troisième placé très exactement à mi-chemin, c’est le mont Pirchirianus, au milieu des hautes montagnes, où il est possible de contempler de plus près la majesté divine ».













3 octobre 2007

L'ancien choeur

Saint_Giles_du_gard_154Sur un plan absidial, la nef centrale arrivait jusqu'au choeur semi-circulaire et les nefs latérales aboutissaient à un déambulatoire flanqué de 5  chapelles rayonnantes et 2 chapelles latérales orientées à l'Est.










Saint_Giles_du_gard_159Seules les bases des piliers principaux subsistent. Au centre de l'ancien chœur se trouve le buste de Clément IV, natif de Saint-Gilles, devenu Pape à Rome de 1265 à 1268.

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Saint_Gilles_du_Gard__145_On peut encore y remarquer sur l'extérieur du batiment de l'escalier à vis, une partie d'un occulus ainsi que le départ d'un arc ogival. Véritable chef-d’oeuvre de stéréotomie, « la Vis » est un modèle de construction datant du XIIème siècle, unique au monde pour l’époque.
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Saint_Giles_du_gard_157Cet escalier hélicoïdal a pour particularité d’avoir une voûte annulaire appareillée à neuf claveaux, dont l’art réside dans la double concavité et convexité. Il assurait le service interne de l’Abbatiale et permettait d’atteindre le grand clocher par les combles.
Dés le XVIIème siècle, les Compagnons du Tour de France viennent découvrir « la Vis » et vont marquer leur passage par des signatures encore visibles à l’intérieur de l’escalier.

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Saint_Gilles_du_Gard__149_aDans le déambulatoire s'ordonnent des sarcophages gallo-romains portant des cartouches avec des inscriptions entourées de motifs décoratifs tels que des amours ailés ou des guirlandes de fruits.
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C'est ici que les réseaux les plus importants se croisent : Or et cuivre, plus eaux souterraines et Hartmann/Curry.

17 octobre 2007

Chapelle de Chevesne à Denicé

Chevennes_5Nous retrouvons la trace du village de Denicé, en tant que Daniceus, dès XIème siècle.
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Chevennes_10La chapelle de Chevesne de Denicé date du XIIème siècle. Elle fut reconstruite au XVème  et restaurée récemment par l'architecte Catelan.
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Chevennes_9Le décor est de style gothique flamboyant avec des arcs brisés. Ce fut une étape sur le chemin de compostelle, et nous retrouvons la mérelle sur le fronton.

Au coin du clocher, des sculptures de têtes humaines encore en bon état.

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17 octobre 2007

L'église Saint-Laurent de Châtel-de-Neuvre

Ch_tel_de_Neuvre__24_aL' église romane de Châtel-de-Neuvre surplombe les méandres de la rivière Allier.

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Ch_tel_de_Neuvre__18_aLa paroisse de Châtel-de-Neuvre appartenait au diocèse de Clermont. L'église Saint-Laurent, située au sommet d'une butte dominant la vallée de l'Allier, occupe l'une des positions les plus spéctaculaires du département.










Ch_tel_de_Neuvre__20_aL'église comporte une nef très étroite, l'une des plus anciennes de l'Allier. Celle-ci est éclairée directement et contrebutée de bas-côtés voûtés en quart de cercle.

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Ch_tel_de_Neuvre__1_a Le transept peu saillant fut modifié au nord à l'époque gothique. Les absidioles, asymétriques, sont légèrement plus tardives que la nef. Le clocher, dont la souche remonte également à l'époque romane, a été amputé de sa flèche.

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Ch_tel_de_Neuvre__22_aA mi-hauteur de la façade ouest, de chaque côté, on remarque deux stèles funéraires gallo-romaines très usées, qui confirment, comme certains éléments sculptés remployés dans le parement du côté sud-ouest du transept, la présence d'un ancien établissement antique sur ce site.


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17 octobre 2007

Eglise Saint-Martin de Besson

BessonUne donation du 20 Septembre 1077, de l'évêque de Clermont, Durand, à Guillaume, prieur de Saint-Pourçain sur Sioule, fait figurer Saint-Martin de Besson parmi les possessions de l'abbaye de Tournus.










Besson__20_aA la révolution, l'église fut mise aux enchères et fut achetée par le marquis de Tilly, seigneur de Botz, afin de la sauver de la démolition.
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Besson__5_aC'est un édifice du XIIème siècle à nef de quatre travées, bas-côtés, transept non saillant, absides et absidioles en hémicycle. Sa construction s'est faite en deux temps : le choeur, les bras du transept et les bas-côtés de la nef dans un premier temps et l'achèvement de l'édifice dans un second temps.

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Besson__11_aRattachée à la période romane, la simplicité du plan est à remarquer. Les deux chutes successives du clocher en 1620 et 1700 ont entrainé la disparition des voûtes d'origine à l'exeption d'une partie de celle des bas-côtés.
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Besson__17_aLe bénitier me parait bien curieux, surmonté d'une tête double... Besson, le jumeau ?
Celà proviendrait de l'origine du vocable du village, du latin "bisso", deux fois.

















Besson__6_aLes chapiteaux sont remarquables, avec feuilles de marronniers, de chênes, de houx... La tradition des arbres sacrés se perpétue.
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Besson__14_aIl y avait encore, au XVIIème siècle, à Besson, une chapelle consacrée à Notre-Dame de Cussierges. la vierge de majesté date du XIIème siècle. Elle est en chêne et mesure 80 cm. On distingue encore des traces de polychromie, mais lma statue a perdu ses mains et l'enfant n'a pas été conservé. Elle est en collection particulière.
On retrouve à Besson une présence mégalithique avec le dolmen de la Pierre-Folle.

Dans l'absidiole sud, dédiée à Saint-louis, une peinture le représente.

3 octobre 2007

La vierge de saint Gilles

Saint_Gilles_9Selon la tradition, Saint Gilles est arrivé dans la vallée de Nuria aux alentours de l'an 700. Il résida dans la vallée pendant quatre ans. Toujours selon la légende, ce saint sculpta une image de la vierge pour la vénération des bergers, la "Mare de Deù", qu'il cacha dans une grotte avant de fuir les romains et leurs persécutions contre les chrétiens. Il laissa aussi derrière lui la marmite qu'il utilisait pour faire la cuisine, la croix qu'il utilisait pour ses prières et la cloche avec laquelle il appelait les bergers pour venir manger.




Saint_Gilles_8En 1072, un pèlerin originaire de Dalmatie appelé Amédeus, suivant une révélation divine vint chercher l'image de la Vierge dans vallée. Il construisit une petite chapelle où venaient les pèlerins. En 1079 il trouva la statue ainsi que la croix, la marmite et la cloche, et il transféra tous les objets sacrés dans la chapelle.

La statue vénérée de nos jours est datée du XIIème siècle. Il s'agit d'une sculpture en bois de style roman et fait partie des vierges noires européennes. De traits primitifs, la sculpture conserve encore sa polychromie en parfait état. La Vierge tient l'enfant Jésus sur son genou gauche. Celui-ci a une de ses mains levée en signe de bénédiction. Tant Marie que l'enfant sont revêtus d'une cape et d'une tunique qui portent les couleurs traditionnelles des vierges noires. Avant la restauration, la statue avait une couleur noirâtre. Cette couleur lui a valu le surnom de  "moreneta du Pirineu".

Une curieuse tradition a survécu jusqu'à nos jours. Les femmes qui souhaitent avoir des enfants mettent leur tête sous la marmite de saint Gilles et font sonner la cloche. Chaque carillonnement représente un enfant que l'on espère béni par la Vierge. Les bergers considéraient la Vierge de Nuria comme la patronne de la fertilité.







Saint_Gilles_du_Gard__97_aSaint-Gilles du Gard possède une reproduction de cette vierge en majesté, copie (presque) à l'identique en bois, offerte à l'abbatiale le 8 Mai 2003.
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17 octobre 2007

L'église Saint-Aignan de Bègues

B_gues__1_aDu celte Bec ou Beg signifiant "pointe rocheuse avancée", Bègues surplombe la vallée de la Sioule et communique avec elle par des passages situés entre deux escarpements.
De nombreuses découvertes archéologiques ont révélé l'ancienneté du site : un menhir, des éléments dans une grotte, la "cafrotte", creusée dans le rocher au niveau de la Sioule, témoignent aussi d'une occupation préhistorique. Présence aussi de tumuli avec des haches de bronze.
Plus tard, les gaulois ont fortifié le lieu en oppidum. Le site représentait probablement un camp avancé arverne faisant face aux Bituriges de l'autre côté de la Sioule.
Après la conquête romaine, la fonction commerciale de Bègues s'est confirmée. La voie romaine venant de Clermont passait par là, pour preuve la borne militaire rerouvée, datant du règne de Trajan (98-117).











L'église Saint-Aignan de Bègues

B_gues__12_aLa paroisse de Bègues appartenait à l'ancien diocèse de Clermont, sous la dépendance de l'abbé d'Ebreuil.










B_gues__2_aEdifice du XIIème siècle, l'église Saint-Aignan comprend une nef occidentale flanquée de bas-côtés et un choeur composé d'une abside et de deux absidioles.
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B_gues__7_aLe chevet déstructuré témoigne des nombreux remaniements liés probablement à la surélévation des voûtes. Les grandes arcades en arc brisé sont portées par des piles rectangulaires. la nef, les bas-côtés et le transept sont couverts de berceaux brisés. Le clocher carré élevé sur la croisée du transept, date certainement de cette période.

 












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B_gues__13_aA l'intérieur, au dessus de la porte occidentale, il faut remarquer la présence d'une peinture murale de la fin de l'époque gothique. La scène représente l'annonciation : la Vierge est entourée de deux anges, à droite Gabriel lui annonce qu'elle va mettre un enfant au monde.Sur la gauche, un donateur est représenté par un évêque (peut-être Saint-Aignan). La partie inférieure de la composition a été détruite lors de la restauration de la porte.

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17 octobre 2007

Eglise Sainte-Croix de Saint-Pourçain sur Sioule

Saint_Pour_ain_sur_Sioule__4_aLa cité a été fondée au Vème siècle autour d'un petit monastère qui à l'époque mérovingienne devient une abbaye puis un riche et puissant prieuré.

C'est à partir du VIème siècle que l'on trouve des traces de la ville dans l'histoire lorsque Porcianus, un ancien porcher qui devint abbé d'un monastère et s'établit à une date inconnue sur cette petite hauteur dominant la rivière. Au Moyen Âge, le prieuré bénédictin, qui dépendait de l'Abbaye Saint-Philibert de Tournus prospèra en même temps que la ville. C'est au XIVème siècle que le bourg s'entoura de murailles. Si la ville s'est fortifiée, le prieuré également, preuve en est le beffroi qui était alors une des tours de guet de l'enceinte monastique.







Saint_Pour_ain_sur_Sioule__7_aCité prospère grâce à son vignoble, on en retrouve trace jusqu’à la Bibliothèque Nationale : pendant plus de 2 siècles, Saint-Pourçain aura été l’un des 8 ateliers monétaires royaux, frappant le royal d’or de Charles V et le jeton de Anne de Baujeu, reconnaissables par la présence d’un point sous la 11ème lettre de la légende.








Saint_Pour_ain_sur_Sioule__15_aL'ancienne prieurale Sainte-Croix, aujourd'hui paroissiale, est un vaste édifice qui nécessita plusieurs campagnes de construction. Elle présente un porche datant du début de l'époque romane au-dessus duquel s'élève le clocher. La nef gothique est couverte d'une charpente en carène de vaisseau. A l'intérieur,  le chœur dont le rond-point comporte des arcs aigus très élégants, est désaxé au sud et est entouré d'un déambulatoire à quatre chapelles rayonnantes avec maître-autel du XVIIIe siècle. Le porche nord a conservé les niches et les bases de ses anciennes statues-colonnes détruites à la Révolution.
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Saint_Pour_ain_sur_Sioule__18_aLes stalles de moines bénédictins du XVème siècle, la statue de l'Ecce homo en pierre polychrome de la fin du XVIème siècle et le maître autel du XVIIIème siècle constituent les plus beaux objets conservés à l'intérieur de cette église qui possèdent aussi un orgue Cavaillé-Coll du XIXème siècle.

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Saint_Pour_ain_sur_Sioule__2_aLa partie occidentale de l'église est la plus ancienne, remontant au XIème siècle, et forme l'avant-nef. L'architecte Nollet fit sa restauration en 1830 et utilisa le grès de Coulandon. Au dessus de la façade, côté sud, se dresse le clocher, lui aussi issu de plusieurs campagnes de travaux : sa base pourait dater du XIème siècle. Chacun de ses côtés est percé de deux fenetres en arc légèrement brisé, ce qui suppose une influence bourgignone : Saint-Pourçain fut longtemps liée à Tournus. La partie supérieure du clocher appartient au gothique et est disposé à 90° par rapport à sa base. Elle fut plusieurs fois refaite.
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17 octobre 2007

L'église Saint-Pourçain de Naves

Naves__2_aL'occupation de naves semble très ancienne. un mégalithe encore situé à la limite des communes de Vicq, Saint-Bonnet-de-Rochefort et Naves atteste de la présence humaine dès le néolithique. Il représente une chouette stylisée.
La commune était traversée par la voie romaine reliant Clermont à Bourges au lieu-dit Fontchambert, où une villa romaine était probablement installée.
La première mention connue de Naves date de 763. Un acte de Pépin le Bref place la vicairie de Chantelle, l'église de Naves et les terres qu'elle possède sous la protection de l'abbaye de Mozac en Auvergne. Puis on retrouve "Navas" en 833.









Naves__3_aA la fin du XIème ou du début du XIIème siècle est construit le château de Naves. Selon la légende, il aurait appartenu à Jacques Cœur.  En 1147, à la suite d'un conflit de vassalité avec Archambault V de Bourbon, Hugues de Naves cède à Pierre de la Châtre, archevêque de Bourges, son château et  ses domaines de Naves.








Naves__5_aL'édifice actuel du XIIIème siècle, construit par les archevêques de Bourges, Seigneurs de Naves, est bâti à l'emplacement d'au moins deux églises plus anciennes, datant de l’époque carolingienne et du XIIème siècle. Les piedroits du portail sont décorés à leurs extrêmités supérieures par deux têtes d'enfants dont la coiffure peignée est caractéristique du XIIIème siècle. D’autres sculptures sont visibles à l’extérieur et représentent des personnages ainsi que des outils médiévaux.

17 octobre 2007

L'église Saint-Pierre de Châteloy

Chateloy__10_aCette église du XIIème siècle, construite sur un promontoire dominant l'Aumance, est pourvue de larges contreforts. Les chapiteaux sont ornés de feuillages, d'oiseaux ou d'écailles. Les peintures murales de l'abside datent du XIIIème siècle et ont fait l'objet de réparations au XVème. L'église présente des modillons, des sculptures et une porte à pinacle. La porte principale est en bois sculpté du XVIème siècle.

Occupé depuis la préhistoire, le site de Châteloy  a été lieu de culte druidique, avant l'implantation de la cité gallo-romaine de Cordes. Si le nom de Châteloy remonte à l'appellation latine "Castellum Oculi", à traduire par 'Castel sur l'Oeil", il convient de préciser que ce n'est plus l'Oeil, mais l'Aumance qui coule maintenant à ses pieds. Le changement de dénomination provient d'une erreur du cartographe Cassini.

Chateloy__9_aDéjà éprouvée par la grande invasion de 257, la ville de Cordes fut détruite par les Wisigoths en 475. Délaissée quelque temps, la localité subsiste au moyen-âge et reprend de l'importance comme paroisse chrétienne d'abord et comme siège d'un prieuré par la suite.









Chateloy__8_aL'actuelle église romane a été précédée au début de notre ère par un temple païen, auquel ont succédé une église primitive, où saint Principin a accompli un miracle, et une chapelle carolingienne. Dédiée à Saint-Pierre, elle a été construite au XIIème siècle. Elle fut consacrée en 1170, comme en témoigne une date gravée dans le choeur. A l'origine église d'un Prieuré, elle dépendait de l'Abbaye Royale de Saint-Cyran en Brenne, diocèse de Bourges. Rattachée au XIIIème siècle au chapitre collégial de Hérisson, elle resta l'église paroissiale de cette ville jusqu'en 1725, époque où, pour des raisons de commodité, fut élevée à Hérisson même l'ancienne église Notre-Dame, détruite lors de la construction de l'église paroissiale actuelle .








Chateloy__6_aVendue à la Révolution comme Bien National , l'église fut acquise par Jean Gilberton le 26 Germinal, an 7. Son fils en fit don à la commune de Hérisson , le 23 novembre 1852. Le 22 janvier 1909, elle fut classée Monument Historique.

Les parties les plus anciennes de l'édifice sont à rechercher dans le mur ouest qui clôt la nef : certains fragments du parement de pierre proviennent probablement d'une chapelle pré-romane. Cependant, l'essentiel de la construction s'est effectué, en deux campagnes, au XIIème siècle. La chapelle des Villelume et les arcs-boutants appartiennent au style gothique tardif et furent édifiés au XVIème siècle. La flèche du clocher dans sa forme actuelle date du XIXème siècle.







Chateloy__5_aAvant d'emprunter le couloir conduisant vers l'église, on passe à côté d'un couvercle de sarcophage, orné d'une longue croix, taillée en bas-relief.

17 octobre 2007

L'église Sainte Radegonde de Cognat-Lyonne

Cognat__1_aL'église Sainte Radegonde de Cognat-Lyonne a été construite au XIIème siècle. Elle en a conservé son clocher octogonal, ses hauts pignons auvergnats à l'avant du transept et son chevet trifolié. C'est le seul vestige du village, qui fut détruit pendant les guerres de religions opposant catholiques et protestants.

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Dans le mur du coté gauche du porche, au niveau du sol, une pierre de remploi facilement repérable. Et quelques signes lapidaires...


 

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Cognat__9_aSur le sommet de la butte, un mémorial raconte la bataille, avec un peu d'humour : "C'est en hiver que s'entretuèrent les catholiques et les protestants, sur cette colline, le 6 Janvier 1568. L'armée protestante fut victorieuse, mais son chef, le capitaine Poncenat, fut tué par erreur par ses propres troupes, le soir après la bataille"...







Cognat__4_aUn bénitier est encastré à l'extérieur. Pour les abblutions ?

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2 mars 2007

L'église Saint Raphaël de Solérieux, intérieur

Sol_rieux__1_aL'intérieur est très sobre, sans aucune prétention. L'atmosphère porte au recueillement.












Sol_rieux_aL'ancien choeur, qui se trouvait en place du cimetière, est remplacé par l'une des chapelles latérales.
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Sol_rieux__10_aDe chaque côté, deux colonnes sculptées portent la symbolique des énergies, et bien plus encore. L'endoit est serein, bien que peu ou pas du tout entretenu. Mais nos amies arachnéennes s'y trouvent bien. Et moi aussi.

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