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lieux sacrés
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4 juillet 2008

Fontenay, historique

Fontenay_234aEn 1118 le vallon de Fontenay est intégré dans les terres d'Eudes II, duc de Bourgogne. Au village de Touillon, distant de quelques lieues, les évêques d'Autun se sont construit un château, leur villégiature d'été. Dans un contexte plus local, les terres appartiennent à Raynard de Montbard, oncle maternel de saint Bernard. Ainsi, quand celui-ci décide de construire une abbaye dans la région, Montbard lui fait don de quelques terres, situées sur le plateau selon quelques-uns ou au nord de la combe selon d'autres. Un premier établissement est édifié en 1118.
Le succès grandissant oblige le premier abbé, Geoffroy de Roche-Vanneau, autre oncle de Bernard, à solliciter un nouvel emplacement. L’abbaye trouve son emplacement définitif en 1130, plus bas dans la vallée boisée, dit vallon des Egrevies, à l'intersection de la Combe Noire où coule un ruisseau, et d'une autre vallée parcourue d'un ru capricieux.







Fontenay_242aChacun se mit au travail pour éliminer l'eau stagnante et dompter les cours d'eau, construire des digues pour assainir les lieux. La première digue fut construite au nord, et forme un petit étang qui est encore ne nos jours régulé par une buse alimentant le canal qui se pert sous l'abbaye. La seconde part du flanc de la vallée. Les eaux sont déviées vers le sud.

Une première chapelle, Saint-paul, un cloître et un dortoir furent construits vers 1132, avec des pierres provenant  de Massangis, à trente kilomètres du val. L'abbaye reçut le nom de Fontenay, par allusion aux nombreuses sources du site.    




Fontenay_245aL’abbaye se développa pendant les années suivantes et c’est en 1139 que fut commencée la construction de l’abbatiale actuelle. En 1146, Ebrard, évêque exilé de Norwich, arriva à Fontenay. Il lègua ses biens à l'abbaye pour financer le chantier de l’abbatiale (Il est enterré dans son choeur). Celle-ci fut consacrée en 1147 par le pape Eugène III. Le monastère fut complété à la fin du XIIème siècle. En 1259, le roi de France Louis IX exempta l'abbaye de tout droit fiscal, et en 1269, Fontenay devint abbaye royale : les rois Jean II, puis Charles VIII, et Louis XII continueront ces largesses.





Fontenay_269aLes XIIème, XIIIème, et début du XIVème siecles seront d'une grande prospérité pour l'abbaye qui développa ses activités métallurgiques et sidérurgiques : au plus haut de sa renommée, trois cents personnes logeaient dans ses bâtiments.











Fontenay_281aLes siècles qui suivirent furent difficiles pour l’abbaye, qui fut pillée à plusieurs reprises : au milieu du XIVème siècle, en 1359,  par les Anglais, ensuite en 1419 par les routiers et autres brigands, puis saccagée vers 1557 pendant les Guerres de Religion. Bien que des restaurations aient été effectuées en 1450 après l'incendie du dortoir (pose d'une nouvelle charpente), le déclin de l’abbaye commenca au XVIème avec l'établissement du régime de la Commende en 1547. En 1745, faute de pouvoir l'entretenir financièrement, le porche de l'abbatiale, les cuisines et le réfectoire des moines furent démolis, et en 1746,  le sol de l'église fut élevé de près d'un mètre pour limiter les inondations.



Fontenay_350aAprès la Révolution française l’abbaye fut sécularisée, puis vendue comme bien national avec toutes ses terres en 1791 et transformée en papeterie par Claude Hugot. Les frères Montgolfier, dont Elie,  papetier d'Annonay, achetèrent l’abbaye vers 1820 et commencèrent la construction de plusieurs bâtiments industriels.  En 1830, les premiers essais de pisciculture moderne eurent lieu à Fontenay. En 1864, une partie des archives de l'abbaye fut retrouvée à Paris chez un bouquiniste des bords de Seine.






Fontenay_311aAprès le classement Monument Historique de 1862, l’abbaye dut attendre jusqu’à 1906 pour être restaurée. C’est Edouard Aynard, époux de Rose de Montgolfier, banquier lyonnais et amateur d'art (gendre de Raymond de Montgolfier), qui acheta l’abbaye et lui redonna son aspect médiéval en détruisant les bâtiments modernes de la papeterie. Les travaux durèrent jusqu’à 1911 : les usines furent démolies, le sol de l'église dégagé sur 80 cm et l'aile gauche du cloître remontée pierre par pierre. Plusieurs bassins seront mis en place.












Andr_e_PutmanEdouard est le grand-père d'Andrée Putman, une femme que j'admire particulièrement. Elle passa une partie de son enfance dans les murs de l'abbaye. Cette première rencontre avec l'architecture va marquer durablement sa sensibilité artistique, forgeant son goût pour les espaces sobres, simples, voire austères.
http://www.andreeputman.com/francais/index.html
Quelques phrases d'Andrée, que je trouve magnifiques : « Ne pas oser, c’est déjà perdre. Réjouissons-nous de tout projet ambitieux, voire utopique, car les choses ne bougent que si l’on rêve.»,
« Les maisons les plus belles sont celles qui ne trichent pas », « Un intérieur est le portrait de celui qui l’habite.», « J'ai une espèce de grande obsession de la vérité. Réaliser quelque chose de vrai, quelque chose de vécu qui n'ait rien à voir avec une astuce ou de la frime.», « Le luxe, ce n'est pas ce qui est cher, mais ce qui est rare. L'espace est un luxe.», « J’ai été élevée dans une abbaye romane du XIIème siècle, là où ma famille fabriquait depuis plus de cent ans le plus beau papier du monde, le papier chiffon. Ce lieu m'a marquée pour toujours. Obsédée, imprégnée de cette architecture hautement spiritualiste, j'ai recueilli, consciemment, la moisson d'émotions, d'obsessions, nées de la géométrie. ». C'est en 1978 qu'elle créé le bureau de style ÉCART. Si vous le lisez à l'envers, cela donne...

Fontenay_233aL'abbaye demeure de nos jours la propriété de la famille Aynard. Après les restaurations des années 1960 et 1990, on peut admirer l’abbaye entièrement restaurée et en 1981, l’ensemble fut classé patrimoine mondial par l’UNESCO.

Mon arrivée fut saluée par le héron, mon départ par Goupil.
florence_fontenay_355a








Plan

381052824_small1- église
2- sacristie
3- salle capitulaire
4- passage
5- grande salle
6- prison
7 - petit chauffoir
8- grand chauffoir
9- cloître
10- lavabo
11- réfectoire
12- cuisine
13- forge
14- hôtellerie
15- concergerie
16- chapelle des hôtes
17- boulangerie
18- four
19- colombier
20- communs
21- cellier
22- infirmerie
23- jardin des simples
24- moulin
25- vivier

http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_Fontenay
http://architecture.relig.free.fr/fontenay.htm
http://edu.saline.free.fr/01-cites/1-thema/02-fontenay.html
http://www.ho-net.nl/BourgogneRomane/edifices/fontenay.htm
http://www.abbayedefontenay.com/abbayedefontenay.htm

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4 juillet 2008

Le cloître

Fontenay_295aIl mesure trente-six mètres sur trente-huit. Les quatre galeries, tout en conservant une grande unité, présentent certaines différences de construction.











Fontenay_264aElles sont composées chacune de huit travées formant archivolte et double arcade reposant sur des piliers avec double colonnette à chapiteaux lancéolés.












Fontenay_292aAucun ornement ne vient affecter la simplicité des remplages, excepté quelques oculi.
Fontenay_271a


















Fontenay_286aLa plupart des activités liées à l'utilisation de l'eau se déroulent dans la galerie sud, près du lavabo, que cette galerie avait la particularité d'accueillir, dans une excroissance côté cour. Aussi les historiens y situent, tout naturellement à proximité de la source, le lavement du mandatum.
Fontenay_272a










Fontenay_278aChaque galerie avait sa fonction : la galerie septentrionale sert à la collation, la méridionale à la vie domestique, l'orientale dessert les pièces destinées à la gestion de l'abbaye.
Fontenay_289a












florence_fontenay_270L’ensemble peut être daté du milieu du XIIème siècle.
Fontenay_290a

4 juillet 2008

La salle des moines

Fontenay_275a

Dans le prolongement de la salle capitulaire et du parloir, se trouve une grande salle romane, la salle des moines. C'est sans doute ici que les moines copistes recopiaient et enluminaient les manuscrits. Elle mesure trente mètres de long, elle est recouverte de douze voûtes d'ogives dont les doubleaux en plein cintre reposent sur cinq colonnes monolithes et sur les culots des murs latéraux, et forme six travées.

4 juillet 2008

Le dortoir

Fontenay_330aIl occupe tout le premier étage du bâtiment des moines, au dessus de la salle capitulaire. On y accède par un escalier d'une vingtaine de marches.
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Fontenay_279aIl fut incendié au XVème siècle, et la charpente fut remplacée par celle que l'on peut admirer de nos jours et qui a une forme de coque de navire renversé. La règle de saint Bernard imposait une salle commune avec des paillasses disposées à même le sol, et non des chambres individuelles.
Les baies du côté ouest sont romanes, celles du côté est sont modernes.

30 juin 2006

Le bois sacré du val-des-Nymphes

dr_me_provencale_301aLe site  du Val des Nymphes est entouré d'un bois, que je dirais sacré. On y trouve des chênes et des cerisiers. Le bassin druidique m'a fait forte impression, ainsi que la source qui alimente le grand bassin devant la chapelle.







dr_me_provencale_302aLes trois bassins sont présents: le rond, d'où la source jaillit, puis une rigole qui emmène l'eau dans le bassin carré, après avoir fait une rotation à 90°. Puis le bassin rectangulaire d'où l'eau, qui poursuit sa route, passe sous terre.







dr_me_provencale_384aL'endroit est très chargé, et il est vrai que l'on a l'impression que les nymphes sont toujours là comme dirait un ami très cher... C'est typiquement un endroit de guérison, où l'élément eau est magnifié.

Ah oui, j'oubliais... Si Saint Martin est présent en dédicace d'une première construction, c'est le signe d'une présence païenne développée...Et d'un culte ancien, voire mégalithique.



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12 mai 2008

L'abbatiale d'Arles-sur-Tech

Arles_sur_Tech__10_aLa première mention connue d’Arles concerne l'église Sant-Pere-de-Riuferrer, appelée au IXème siècle Sancti Petri in Arulas. Ce nom d'Arulas, qui a donné Arles, a suscité de multiples interrogations, mais on admet dans l'ensemble qu'il signifie "petits autels" (latin ara = autel), et qu'il pourrait être lié au culte des nymphes (ou autres divinités) pratiqué aux Banys .
L'abbaye bénédictine d'Arles, au cœur du Vallespir, est l'une des plus anciennes abbayes carolingiennes  fondée en Catalogne, aux premières heures de la reconquête de Charlemagne (778-780).

















Arles_sur_Tech__63_aA sa fondation par l'abbé espagnol Castellanus, l’abbaye primitive s'installe dans les ruines de thermes romains situés à l'emplacement de l'actuelle Amélie-les-Bains. Au IXème siècle, vers 881, à la suite des terribles incursions normandes, recherchant une plus grande sécurité, les moines transférèrent l'abbaye sur le site actuel, sous la direction de l'abbé Suniefred, membre de la famille comtale du Roussillon.







Arles_sur_Tech__69_aCette protection de la famille comtale, puis celle des comtes de Barcelone et des rois d'Aragon qui leur succédèrent, assure privilèges, protections et donations de saintes reliques. De nombreuses donations assurent à Sainte-Marie d'Arles un essor tout particulier, la plaçant aux premiers rangs des abbayes catalanes du moyen-âge.








Arles_sur_Tech__56_aEn 960, l’abbé Arnulfe la dote des reliques des saints Abdon et Sennen, obtenues du pape lui-même, et qui vaudront à Arles le surnom de "ville des Corps Saints". L’église subit un agrandissement du temps de l’abbé Sintillus (980-1001). Puis vint une période de grands travaux qui réalisent quasiment l’édifice actuel, consacré en 1046.














Arles_sur_Tech__30_aAutour de 1150, l’abbé Raymond 1er consacre 6 églises relevant de Sainte-Marie. Cette dernière est consacrée une deuxième fois en 1157. Dans le dernier quart du XIIème siècle, l’abbé fait construire un mur d’enceinte avec barbacane et tours. En 1260, l’abbé Raymond Deç Bach construit le cloître, à partir du marbre blanc de Céret et de calcaire gris à numulithes de Gérone pour les colonnettes.













Arles_sur_Tech__26_aA la fin du XIIIème siècle, l’église est agrandie de chapelles gothiques qui donnent sur les collatéraux. Les chapelles du nord sont surmontées au XIVème siècle d’un nouveau toit qui repose sur le mur de la nef centrale au-desus des fenêtres. Ainsi, l’église est privée d’une partie de son éclairage primitif. A la fin du XIVème siècle, les moines de l’abbaye sont sécularisés et vivent de leur bénéfice perdant en même temps l’idéal de Saint Benoit. Comme de nombreuses abbayes, Sainte-Marie connaît une longue et lente agonie.
A la révolution française, les six derniers moines quittent le monastère, et l'abbatiale devint l'église paroissiale du village tandis que ses biens et dépendances sont vendus. Signalons quand même que  tous les 30 juillet a lieu la fête patronale, avec pour point d'orgue la procession de la Rodella (roue dans laquelle est entouré un long fil de cire). Cette tradition fut créé au XVème siècle et elle est toujours en vigueur aujourd'hui.

Arles_sur_Tech_001aL'église est une construction à trois nefs, de type basilical, qui présente une particularité fort rare : son chevet est tourné non vers l'est, mais vers l'ouest. A l’origine, elle était couverte d’une charpente. Voûtée en berceau brisé au XIIème siècle, elle a été embellie de chapelles latérales aux XIIIème et XIVème  siècles. Intérieurement, le mur de façade reçoit trois absides d'un mode architectural carolingien.







Arles_sur_Tech_002aLes fresques du XIIème qui ornent l'abside de la chapelle haute présentent un Christ en majesté entouré des 4 évangélistes et au-dessous deux figures d'anges.









Arles_sur_Tech__25_aDes armoires à reliques sont creusées dans les piliers de la deuxième travée. Elles servaient à garder les reliques de saint Abdon et saint Sennen.













Arles_sur_Tech__41_La façade comporte un portail avec un linteau de granit en forme de bâtière, portant l’alpha et l’oméga et les lettres AA. Il appartient peut-être à l’église du XIème siècle.











Arles_sur_Tech__42_aLe décor sculpté dans le tympan est lui du XIème et représente un Christ en gloire entouré des symboles des évangélistes, ce que l’on appelle les 4 vivants.
















Arles_sur_Tech__43_aAu-dessus, au sommet de la façade, une série d’arcatures caractéristiques du style lombard du premier art roman, ensemble de dix grandes baies cintrées dont deux seulement sont à claire-voie. Cet ensemble est surmonté par un pignon orné d'une galerie d'arcades aveugles.









Arles_sur_Tech__50_aLa contre–abside de l’église possède une chapelle haute située au-dessus du portail, où l’on accédait par un escalier à double volée. Cette chapelle est dédiée à saint Michel et aux archanges. Elle est décorée de fresques du XIIème siècle.

Les tours de défense du XIème siècle étaient au nombre de 4 : à l’ouest les deux clochers de l’église (un seul subsiste) , à l’ouest les deux tours de défense qui encadrent le parvis.

5 novembre 2007

La cour Saint-Eutrope

Narbonne__112_aFaisant suite au choeur gothique de la cathédrale, elle correspond au transept de l'église. Elle est délimitée à l'Ouest par l'amorce de la nef qui devait à l'origine comporter 5 chapelles pentagonales de chaque côté et dont deux seulement ont été élevées. L'édifice achevé aurait avoisiné les 120 mètres de longueur.

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Narbonne__108_a
Vers 1340 sont réalisées les parties basses du bras Nord du transept, décelables à la teinte plus claire de la pierre. La poursuite des travaux exige que l'on détruise une section de l'enceinte fortifiée d'origine antique. les consuls s'y opposant, il s'ensuit un long procès.








Narbonne__111_aPuis surviennent la peste noire de 1348 et le raid dévastateur du prince noir suivi d'un déclin économique sévère, lié notamment à l'ensablement du port. Le chantier est alors arrêté. Il est relayé par la construction du cloître et l'extension du palais attenant.
En 1840, Viollet-le-Duc y travaillera brièvement, ébauchant un pont fortifié, avant que le chantier ne soit définitivement abandonné.

30 juin 2006

Les arbres de Sainte-Apolline

Broc_liande_1"Jour de Sainte-Apolline renfrogné, c'est trois beaux mois d'été qu'elle nous a gardés."

Une belle petite fontaine à Brocéliande, où les gens du coin viennent remplir des bouteilles pour leur consommation personnelle.Toujours faire confiance au bon sens des autochtones...

Broc_liande_2Les arbres en amont s'écartent, laissant passer l'eau miraculeuse. On dirait bien une photo exemple pour le réseau Hartmann : les arbres s'en écartent.

Broc_liande_3

25 juin 2008

La basilique Saint-Sernin, historique

Saint_Sernin_Viollet

Basilique_Saint_Sernin_de_Toulouse__128_aCe sanctuaire est placé sous le vocable de Sernin, ou Saturnin, et fut bâti à l'emplacement de sa tombe. À l'origine, ce n'était qu'un oratoire construit sous l'impulsion du premier évêque de Toulouse, Hilaire, qui fit dresser un oratoire pour honorer la mémoire de son prédécesseur.
Au Vème siècle, devant l'exceptionnelle popularité du sanctuaire et la dévotion des fidèles à la mémoire du martyr, les évêques Sylve et Exupère firent construire une petite église. Les restes de Saturnin furent placés dans un sarcophage de marbre à l'intérieur de l'église. Ce fut à cette époque qu'une première communauté de chanoines s'installa à cet emplacement.




Saint_Sernin_Toulouse__25_aLa basilique était alors une collégiale, c'est-à-dire une église tenue par un collège de chanoines dirigés par un abbé. Ce dernier s'opposait souvent à l'évêque de Toulouse, dont la cathédrale Saint-Étienne avait beaucoup moins de rayonnement que Saint-Sernin. La communauté s'agrandit et une abbaye fut construite autour de l'église, régie par les règles de saint Augustin.
L'essor du pèlerinage de Compostelle, faisant de Toulouse une étape obligatoire de la via Tholosqua ou Arelatensis augmenta encore le nombre des visiteurs. À cela s'ajoutèrent de nombreuses reliques dont la réputation attira très tôt des foules considérables.










Basilique_Saint_Sernin_de_Toulouse__156_aL'église, devenue trop petite, la construction de l'actuelle basilique, plus importante, fut décidée à la fin du XIème siècle. Elle débuta sous l'égide de l'architecte Raymond Gayrard par le chevet, en 1080, au dessus de la chapelle. On peut toujours visiter aujourd'hui l'église primitive, qui fait office de crypte.










Basilique_Saint_Sernin_de_Toulouse__137_aSeize ans après le début de la construction, en 1096, le pape Urbain II en consacra l'autel sculpté par Bernard Gilduin. L'achèvement du transept et d'une partie de la nef est effectif en 1180. Les constructeurs utilisèrent d'abord la pierre et la brique jusqu'à hauteur des tribunes. Mais le coût élevé du matériau les contraignit à n'utiliser que la brique dans les parties hautes de l'édifice. C’est dans la basilique Saint-Sernin que survint la première expérimentation du gothique français.







Basilique_Saint_Sernin_de_Toulouse__136_bUn magnifique cloître et une importante abbaye flanquaient le nord de la basilique. Ensuite les travaux traînèrent en longueur avec des modifications de structure jusqu'au XIVème et même au XVIème siècle pour certains éléments. Les tours occidentales ne furent jamais achevées.
Basilique_Saint_Sernin_de_Toulouse__33_a















Saint_Sernin_Toulouse__1_aÀ la Révolution, le chapitre de Saint-Sernin fut supprimé. Mais la basilique ne fut ni modifiée ni saccagée. Une restauration est ordonnée au XIXème siècle, effectuée par Alexandre du Mège. Mais le résultat est médiocre et la restauration est poursuivie par Viollet-le-Duc. Il rétablit alors l'étagement des toits des bas-côtés et de la nef principale qui avait été supprimée au XIVème siècle.
Après la Révolution et avec l'abandon des bâtiments de l'abbaye, il est décidé de dégager la basilique et de rendre accessible son parvis et ses différentes portes. Ce projet ne sera mis en exécution qu'au début du XIXème siècle. De 1804 à 1808, le cloître de l'ancienne abbaye fut démantelé. Quelques chapiteaux furent conservés et sont maintenant visibles au musée des Augustins. Puis, par expropriation et rachats, les bâtiments et édifices sont détruits tout autour de l'église sous l'impulsion de Jacques-Pascal Virebent afin de former une place elliptique. Il ne reste que le musée Saint-Raymond, un des anciens bâtiments de l'abbaye. Saint-Sernin resta une simple église collégiale jusqu'en 1878, date à laquelle elle fut enfin consacrée basilique.
À la fin du XXème siècle, une nouvelle restauration a supprimé l'étagement de Viollet-le-Duc pour le remplacer par l'état du XIVème siècle.

Basilique_Saint_Sernin_de_Toulouse__14_aAujourd'hui, c'est la plus grande église romane conservée en Europe. L'édifice possède encore 260 chapiteaux romans ainsi que de nombreuses fresques. Il garde une parfaite cohérence, puisque les constructeurs successifs  respectèrent le projet initial bien au-delà de la période romane. Par sa structure, Saint Sernin appartient à la famille des églises dites "à reliques et pèlerinages" : vaste nef flanquée de collatéraux, large transept saillant, choeur profond entouré d'un déambulatoire avec chapelles rayonnantes.

Je remercie les "sociétés savantes de Toulouse", Georges Prat, Coline Meunier, ainsi que tous les sites internets ci-dessous :



Basilique_Saint_Sernin_de_Toulouse__36_a

http://www.coline-design.eu/infographie-@/5-index.html#project22
http://fr.wikipedia.org/wiki/Basilique_Saint-Sernin_de_Toulouse
http://architecture.relig.free.fr/sernin.htm
http://catholique-toulouse.cef.fr/site/161.html
http://www.augustins.org/fr/monument/accueil.htm
http://www2.ac-toulouse.fr/culture/dossierspdf/Saintsernin.pdf.
http://archives.arte.tv/hebdo/archimed/19971230/ftext/archi.html
http://www.societes-savantes-toulouse.asso.fr/samf/geo/31/toulouse/stsernin/ftol98il.htm
http://pmaude.free.fr/Sernin/

4 juillet 2008

L'église abbatiale

Fontenay_246aElle a été construite de 1127 à 1150 selon un plan cruciforme et des proportions, qui lui valent d'être considérée comme une église-type de l'architecture cistercienne.












Fontenay_294aElle mesure 66 mètres de long, le transept mesurant 19 mètres. La nef, de 8 m de large, est flanquée de deux bas-côtés.
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Fontenay_252aLes arcades sont en voûte brisée reposant sur des colonnes aux chapiteaux à décor lancéolé, avec un faible relief, respectant ainsi la règle cistercienne.
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Fontenay_254aLe chœur, de forme carrée, est plus bas que la nef. Le pavage est fait de céramiques, qui recouvraient auparavant l'ensemble du sol de l'édifice.
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Fontenay_261aMalgré les interdits répétés du chapitre général, les bienfaiteurs obtiennent d'être enterrés dans ce choeur : il s'agit du chevalier Mello d'Epoisses et son épouse.












florence_fontenay_247Au Moyen Âge, et jusqu’en 1745, la façade était précédée d'un porche dont on voit encore les corbeaux. Le portail cintré est surmonté d'une rangée de quatre petites baies cintrées, elles-mêmes dominées par un ensemble de trois baies. La fenêtre centrale, plus grande, est garnie de colonnettes.
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Fontenay_263aDonc sept fenêtres (nombre symbolique) diffusent la lumière au couchant.
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Fontenay_309aLe chevet plat, peu élevé, est amplement dominé par le pignon de la croisée. Celui-ci, comme le chevet lui-même est largement ajouré par des baies cintrées.
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Fontenay_255aÀ l'intérieur, on peut admirer une Vierge à l'enfant datant du XIIème siècle. Cette statue fut longtemps exposée aux intempéries dans le cimetière de Touillon (commune voisine de l'abbaye).
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Fontenay_259aLa Vierge porte l'enfant Jésus sur son bras gauche, il entoure le cou de sa mère de son bras droit et tient sur sa poitrine une colombe aux ailes déployées avec sa main gauche. Protectrice de l'abbaye, la main droite aujourd’hui mutilée tenait autrefois un sceptre. On remarque quelques traces de polychromie dans les plis de son manteau.(bleu)

Nul autre mobilier n'est visible, les stalles originales ayant été abîmées par l'humidité, obligeant à un relèvement du sol de près d'un mètre à la fin du XVIIIème siècle.




Fontenay_312aUne Dame, nous devons retrouver son parèdre, saint Michel. Et oui, il est bien là, au nord de l'abbaye, sur son socle, en hauteur... Il foule aux pieds le dragon.

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4 juillet 2008

La salle capitulaire

Fontenay_267aDatant du XIIème siècle, elle s'ouvre sur la galerie est du cloître par une grande arcade cintrée, flanquée de chaque coté d'une double baie.
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Fontenay_266aÀ l'origine la salle capitulaire était parfaitement carrée, elle était formée de trois de 3 rangs de 3 travées en voûte d'ogive reposant sur des colonnettes. La troisième travée fut détruite par un incendie vers 1450.











Fontenay_308aA côté, un passage également voûté d'ogives fait communiquer le cloître et les jardins qui se trouvent derrière l'église.
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25 juin 2008

La porte des comtes

Basilique_Saint_Sernin_de_Toulouse__147_aC’est le portail (5) le plus ancien de la basilique. Situé au sud, il s’ouvre sur un bras du transept. Il est formé de deux baies semblables dites géminées inspirées de certaines portes de villes romaines. Il est surmonté d’une corniche qui repose sur des supports de pierre sculptés appelés modillons à copeaux. Ces motifs décoratifs viennent de l’art mozarabe, lui-même inspiré de la grande mosquée de Cordoue.














Basilique_Saint_Sernin_de_Toulouse__148_aLa statue de saint Sernin se trouvait au-dessus de la Portes des Comtes, en position dominante, dans une grande niche de pierre, protégée par deux lions. Elle a été détruite à l’époque révolutionnaire. Il reste une inscription qui permet d’identifier le personnage : "SANCTVS SATVRNINVS".

Les huit colonnes qui en supportent les arcatures sont décorées des chapiteaux les plus intéressants à étudier dans la basilique.








Basilique_Saint_Sernin_de_Toulouse__153_aIls retracent la parabole de saint Lazare et du mauvais riche et non, comme la tradition populaire l’a trop volontiers affirmé, la figuration des péchés capitaux. L'âme de Lazare se retrouve dans une mandorle, enlevée par deux anges. Passage par la matrice afin de s'élever soi-même.
Basilique_Saint_Sernin_de_Toulouse__155_a












Basilique_Saint_Sernin_de_Toulouse__154_aSur les deux chapiteaux centraux se trouve un thème non identifié : un homme assis au coin d’un chapiteau tient solidement un manche qui se termine par une volute. Deux personnages lui soutiennent les bras comme pour l’aider dans son effort; Un autre représente une femme entourée d'un serpent.
Basilique_Saint_Sernin_de_Toulouse__152_a

4 juillet 2008

La forge

Fontenay_342aLe bâtiment, une des plus vieilles usines métallurgiques d'Europe, se trouve à la limite sud de la propriété.
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Fontenay_334aIl mesure cinquante-trois mètres de long sur treize mètres cinquante, sur voûtes d'ogives reposant sur des colonnes centrales et aux murs sur des culots en pyramide tronquée.












Fontenay_339aDivisé en quatre salles, on y voit la salle des fourneaux avec sa grande cheminée. Au nord, un passage muré.
Il a été construit par les moines à la fin du XIIème siècle afin de travailler le minerai qui était extrait de la colline dominant le monastère.
Fontenay_337a










Fontenay_341aLa dérivation du ruisseau de Fontenay, le long du mur de la forge, faisait tourner des roues qui actionnaient les martinets pour battre le fer.
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4 juillet 2008

Les autres bâtiments

Fontenay_345aDu côté ouest de l’abbaye, devant la façade de l’abbatiale, on trouve le pigeonnier ou colombier et les communs qui datent du XIVème siècle et qui furent remaniés plus tard.

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Fontenay_237aEgalement du XIIIème siècle, la chapelle des étrangers et la boulangerie abritent le musée lapidaire et la salle d’accueil.
Un peu plus loin se dresse le chenil des ducs.

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Fontenay_346aLe logis abbatial et la maison rouge, destinés aux abbés nommés par le pape, habitations coquettes, loin de la rigueur cistercienne.









Fontenay_347aA l'entrée de l'abbaye, au côté ouest, se trouve encore la porterie ou conciergerie. Elle est du XVème siècle, mais ses origines remontent au XIIème siècle.

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Fontenay_238aEnfin, l’hostellerie du côté sud-ouest du carré abbatial, a été transformée en ferme au XIXème siècle. Le logement se trouve devant l'hostellerie. Il existe également des vestiges, de la fin du XIVème siècle, de l'enceinte qui protégeait l'abbaye.

30 juin 2006

Le Sully d'Innimond

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A Innimond, un Sully. Le site est incroyable, vue sur les Alpes et le Mont Blanc. L'église se dresse à la pointe d'une barre montagneuse, et la wouivre peut s'en donner à coeur-joie...

Bugey_081Petit village du bas-Bugey, Innimond est situé à la pointe sud-est du plateau du Bois de la Morgne dont la bordure Est (falaises) domine les villages d'Appregnin et d'Ambléon et plus loin Belley. Le bourg fut détruit par un incendie en 1852.

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Il y avait ici un prieuré fortifié fondé au XI ème siècle par l'abbaye de Cluny.  L'église prieurale Saint-Laurent  (à 909 m d'altitude) seule en fait mémoire.





Bugey_065Son clocher accolé est du  XIX ème siècle, la nef est romane, un mur gothique du XV ème, et l'abside XVII ème montrent les étapes des restaurations successives.

A l'intérieur, autels anciens, statue de sainte Anne du XVII ème, grille et reliquaire de saint Laurent. mais malheureusement, encore une fois, porte fermée....

Bugey_073L'arbre fait office de gardien.












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30 juin 2006

Le Sully d'Ordonnaz

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Sully a fait planter quelques arbres afin de fournir du bois pour la construction des bateaux qui allaient vers la Nouvelle-France.









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""Cela dit, les faits sont un peu contradictoires : des forêts dans certains cas, des plantations le long des routes dans d'autres (et on disait qu'il faudrait nommer ces arbres des birons du nom d'un ancien courtisan et officier qui avait été décapité).

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Si on se reporte au contexte historique, il y a très peu d'arbres à l'époque et très peu de bois pour les bateaux ou les constructions de maisons sauf dans quelques régions montagneuses bien précises et généralement bien desservies par des rivières, il y avait beaucoup moins de bois qu'aujourd'hui, tout ou presque avait été défriché et on gardait juste en plaine quelques forêts pour la chasse.



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Le bois devient très très cher à ce moment, d'autant que l'on rentre dans ce que les historiens nomment le Petit Âge glaciaire (qui s'achève vers le début du XIXe s.) La pierre ou la brique se répand pour la construction des demeures bourgeoises parallèlement au refroidissement. La plantation le long des routes devait être une astuce ou une embrouille juridico-commerciale afin de ne pas payer le bois à des propriétaires de domaines ou à des communes.


""http://correcteurs.blog.lemonde.fr/correcteurs/2005/10/servir.html

30 juin 2006

Le tilleul des Barbattes à Mazirat

Les_Barbattes_aC'est un tilleul majestueux situé au carrefour des Barbattes. Il n'est pas très vieux, puisqu'il est daté du XIXème siècle, mais son aura est grande. Non loin de lui, les pierres à cupules de Saint Martin, sur l'ancienne voie romaine de Néris à Evaux .















Les_Barbattes__6_aSaint Martin, d'après la légende, aurait créé cette cupule en s'y asseyant. Et où se trouve Saint Martin... se trouvent des mégalithes.

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Les_Barbattes__10_a Bien pratique quand ceux-ci ont disparu pour connaitre leur implantation. Là, les pierres se trouvent au milieu d'un petit bosquet entouré d'un champ de pâturage.

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30 janvier 2008

Tara

Hill_of_Tara_gLe site se situe à environ quarante kilomètres au nord de Dublin et son installation remonte au néolithique. Il se compose de 5 enclos circulaires sur un rayon de 2 km dont deux se nomment Rath Lugh (Lug) et Rath Maeve (Medb Maeve, la déesse mère). Il y a environ 30 monuments visibles dont la construction s’étale du IVème millénaire avant notre ère au Vème siècle.
Ils sont mieux détectés par photographie aérienne. Par exemple,  un immense temple mesurant 170 mètres constitué de plus de 300 poteaux de bois, a été découvert récemment à Tara. (carte Johnny Le Saulnier)

Seuls deux monuments ont été fouillés Tara : le Mont des Otages dans les années 1950, et la forteresse des Synodes au tournant des XIXème et XXème siècles. Il est intéressant de noter que la grande salle de Tara est orientée nord/sud.

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Monuments les plus importants

 

Hill_of_Tara_26-Le Rath na Ríogh (le fort des rois) serait l’œuvre de Cormac Mac Airt, c’est un enclos fortifié (rempart et fossé) d’une superficie de près de 6 hectares.






Hill_of_Tara_5a-Dans le Rath na Ríogh, se trouve le Mount of the Hostage (le mont des otages), qui est une tombe mégalithique à couloir, du IVème millénaire. On y a trouvé la trace d'une quarantaine d'incinérations, et d'une inhumation qui présente une riche bijouterie d'origine méditerranéenne. Elle doit son nom à cette coutume qui voulait que les rois d'Irlande, par précaution, retiennent en otages des personnages importants de leurs royaumes vassaux afin de s'assurer de leur soumission. L'un des rois les plus célèbres pour ce type de fait est le légendaire Niall of the Nine Hostages qui détenait pas moins de 8 otages originaires de toutes les provinces d'Irlande et d'Angleterre.




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Hill_of_Tara_ba

Le couloir du mont des otages n'est pas très long, mais il est quand même aligné pour capter la lumière du soleil et de la lune les 8 novembre et 4 février, les jours de Samhain et Imbolc. A l'entrée, sur la gauche, se trouve une pierre gravée, ressemblant à celles de Newgrange.





 

-À proximité se trouve la Lia Fail (Pierre du Destin) et un enclos nommé Tech Cormac : la résidence du roi Cormac Mac Airt, dont il est souvent question dans les textes.

Hill_of_Tara_43-Le Rath of Synods (la forteresse des Synodes) appartient aux derniers siècles du Ier millénaire av. J.-C. et révèle de vastes constructions circulaires (de 15 à 30 mètres de diamètres) à poteaux dont la vocation est probablement destinée aux rites druidiques. Des fouilles partielles montrent que, selon les époques, des monuments ont été utilisés à des fins funéraires ou d’habitation.

-Le Míodhchuarta (Salle des banquets) est un espace qui se situe un peu au nord du Rath of Synods. Deux levées de terre parallèles distantes de 30 mètres courent sur une distance de 180 mètres. On ignore sa destination exacte, mais il ne peut s’agir que d’une « cour » d’apparat, ou d’un nemeton, espace sacré réservé aux cérémonies druidiques.

-Un autre enclos est nommé Rath Laoghaire, du nom de Laegaire Mac Néill, le roi qui selon la légende s’oppose à Saint Patrick, lors de la christianisation de l’île.

-Rath Grainne et Claoin-Fhearta sont des tertres funéraires, ce dernier est associé à une légende selon laquelle Dunlaing, roi du Leinster, aurait assassiné 30 princesses et 300 personnes de leurs suites.

Hill_of_Tara_3aDans le cimetière, à Tara, il ya deux menhirs, nommés Blucc et Blaigné, restes d'une époque où la colline portait de nombreuses pierres. La plus grande des deux pierres serait dotée d'une figure du dieu celte de la fertilité, Cernunnos. La légende raconte qu'en cet endroit se dressait un monument appelé "La Croix de Adamnan", commémorant un saint du VIIème siècle. Il aurait promulgué des lois dans la nouvelle église chrétienne donnant plus de droits aux femmes. Juste à côté, la statue de Saint Patrick.

30 juin 2006

Les gardiens de la Sainte-Baume

la_sainte_beaume_154 le premier accueil est fait par le chêne d'Heraklès, le bien nommé, tant il parait fort au milieu d'un champ de blé. A ses pieds, une pierre plate, posée là dans quel but.... premier gardien des lieux.

la_sainte_beaume_142Deuxième sentinelle, à deux pas d'Heraklès, le chêne de Merlin. Il a été baptisé ainsi depuis très longtemps, les légendes de duides étant encore présentes en ce lieu.

30 juin 2006

Les arbres de Galamus

Galamus_R__13_aDe nombreux genévriers de Phénicie agés de plus de cinq cent ans s'accrochent aux rochers surplombant les escaliers descendant sur la cour intérieure.










Ermitage_de_Galamus__18_aSur la place de l'ermitage, un prodige : un magnifique platane, enraciné dans le roc, pousse pratiquement sans eau. Il est aujourd'hui immense. Selon la tradition, l'arbre daterait de la procession durant l'épidémie de suette, en 1782.
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Galamus_R__40_aLa cloche de l'ermitage a une légende mêlant, là aussi, la superstition au sacré : elle exaucerait les vœux de celui qui la fait sonner, surtout ceux concernant les mariages.
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30 juin 2006

Les saules de La côte-Saint-André

La_c_te_Saint_Andr__106La côte-Saint-André possède deux arbres plus que centenaires, deux saules, qui malheureusement vont bientôt être cernés par un lotissement, chemin                 du Pollard.
L'un d'eux présente une association originale : un frêne, d'une cinquantaine d'années, a poussé au milieu de son tronc.

Ils sont pour l'instant au milieu des gravats, et le bruit des bulldozers doit bien casser les oreilles de ceux qui auraient pu trouver refuge dans leurs ramures...




La_c_te_Saint_Andr__104La_c_te_Saint_Andr__108














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30 juin 2006

Ponthus de Brocéliande

Ponthus_3Le dernier cycle de la Table Ronde, le Roman de Ponthus, oeuvre du XIVème siècle, a pour théatre Brocéliande où se passe l’un de ses principaux épisodes.
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Ponthus_12Ponthus, fils du roi de Galice, en Espagne, fait naufrage avec quatorze de ses compagnons. sur la côte du Morbihan et est recueilli à Vannes par le roi de la Petite Bretagne. Il rencontre à sa cour plusieurs seigneurs, entre autres le sire de Gaël, seigneur de Brocéliande, avec lequel il se lie d’amitié. Le sire de Gaël a une fille, Sydoine, belle comme l’aurore, et Ponthus en devient éperdument amoureux.








Ponthus_2La jouvencelle ne reste pas insensible aux sentiments qu’éprouve pour elle le chevalier espagnol ; elle y répond par un égal amour. Cependant, avant que la gente pucelle ne lui accorde sa main, Ponthus doit triompher d’un certain nombre d’épreuves ; adonc il s’éloigne en quête d’aventures chevaleresques qui le conduisent à Rennes, Saint-Malo, Monfort, au château de la Roche Perdue, jadis bâti sur un rocher par Merlin à la sortie du Val sans Retour. Revenant vainqueur à Vannes, il est fait connétable par le roi de la Petite Bretagne.





Ponthus_11Hélas ! des perfides, jaloux de sa renommée, le desservent vilainement dans l’esprit de Sydoine qui lui signifie sa disgrâce. Il se retire en Brocéliande, au château de Ballanton ou Barenton, depuis le château de Ponthus, et fait assavoir qu’il combattra, chaque mardi, dans le champ clos des Tournois, près de la fontaine de Barenton, tout chevalier qui voudra jouter contre lui. Cinquante champions se présentent successivement, il triomphe de tous et les envoie prisonniers à sa chère Sidonie auprès de laquelle il rentre en grâce et qu’il épouse. Depuis ce jour Ponthus resta seigneur d’une partie de Brocéliande.




Ponthus_4Au plus profond de la forêt de Brocéliande, le hêtre de Ponthus s'est élevé sur les vestiges d'un château détruit, jadis, par Dieu lui-même. En ces temps-là, le chevalier de Ponthus désespérait de ne point avoir de progéniture. "Il me faut un enfant, qu'il vienne du diable ou de Dieu !", s'écria-t-il du haut de la plus haute des tours de son château. Dieu fit la sourde oreille. Mais le diable était tout ouïe.














Ponthus_5Malin prit le chevalier au mot : neuf mois plus tard, à la faveur d'une éclipse de lune, la châtelaine accouchait d'un petit monstre velu. A peine sorti du ventre de sa mère, le petit diable sauta sur le haut d'une énorme armoire puis se blottit sous un buffet. "Sinistre présage !" prophétisa la sage-femme avant de s'enfuir à toutes enjambées.









Ponthus_1En ces temps là, il fit grand vent. La tempête venait de l'océan. Elle épargna la forêt, mais détruisit le château qui, emporté par une bourrasque, s'écroula sur ses occupants. Le souffle de l'apocalypse avait renversé les remparts pour laisser place à un magnifique hêtre qui domine toujours les hauteurs de Brocéliande.

http://www.larcenciel-forum.com/spip.php?article218
http://www.britia.com/articles/ponthus.php

30 juin 2007

L'église Saint-Laurent

Outarville_1Outarville est une commune de 750 habitants. Située en pleine Beauce à 20 km à l'ouest de Pithiviers, elle est limitrophe de l'Eure-et-Loir. L'église Saint-Laurent a été refaite au XVIIème et restaurée au XIXème siècle. Inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques, elle possède un avant-porche du XIXème, qui abrite un portail roman en plein cintre, sa cloche date de 1656.













Outarville_11Elle est la troisième d'Outarville. La première fut construite au XIIème siècle. Le cimetière y était accolé, au sud, où se situe aujourd'hui la place du marché. La deuxième église fut bâtie vers 1400 par Jean II Le Vannier. Elle fut brûlée en 1567 au cours des guerres de religion. La troisième, celle d'aujourd'hui donc, fut rebâtie par Galéas de Frétard, seigneur d'Outarville.
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Outarville_2Si l'on fait le tour de l'église, on découvre en effet divers éléments qui correspondent à différentes époques : le porche témoigne des travaux les plus récents et évoque le début du XIXème siècle. Par contre le portail qu'il abrite est du XIIIème. Six colonnes soutiennent des chapiteaux.
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Outarville_4Le mur Nord est le plus ancien. Le pignon Est présente un triplet, la fenêtre du milieu surmonte un petit contrefort. Le mur Sud porte la trace d'une arche. Le clocher est une solide tour carrée. Ce genre de tour se voit dans toute la Beauce exposée au grand vent. En 1937, les anciennes tuiles plates composant la couverture, ont été remplacées par des ardoises. En 1968, l'ancien crépi de couleur rose fut décapé. Les pierres ont été alors rejointoyées, ce qui restitua à l'édifice son caractère premier. De même, le cadran émaillé blanc de la pendule, au pignon Ouest fut remplacé par un simple cercle en métal doré.










Outarville_6Le XVIIIème siècle nous a laissé deux statues de bois : St Laurent et St Jean Baptiste. Le XIXème siècle a vu construire la tribune et ouvrir une fenêtre dans le mur sud au niveau de cette tribune. Au XXème siècle, le chœur a été réaménagé vers 1930. En 1963, la grille de ce chœur a été réutilisée pour constituer une porte fermant le dessous du clocher. L'autel adossé au mur Est, ainsi que le rétable ont été enlevés.
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Outarville_7Un autel "face au peuple" fut installé sur une estrade de bois qui recouvre des marches de pierre. cette église fut construite sur une ancienne ligne sacrée templière. On remarque en clé de voûte une croix significative. Elle est remarquable quand à la progression des énergies. On peut sentir les traces d'un ancien mégalithe, probablement situé sous la partie Sud de l'édifice.
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http://beauce45-catholique-orleans.cef.fr/Html/eglises/outarville.htm

25 juin 2008

Le plan

Saint_Sernin_Toulouse__19_Je vous propose des images réalisées en infographie, en vue d'une publication sur l'église Saint-Sernin à Toulouse par Quitterie Cazes, historienne de l'art médiéval.












Saint_Sernin_Toulouse__20_Ces dessins furent réalisés par  Coline Monnier, et sont l'aboutissement d'un long travail de modélisation en 3d d'après relevés et photos, suivi pour chaque étape d'un rendu au trait. Le résultat est très parlant : on voit très bien les différentes phases de construction. 










Saint_Sernin_Toulouse_PlanPuis le plan de l'édifice, sur lequel vous pourrez trouver à l'aide des numéros l'emplacement des différentes parties.

Extérieur :

1 - Façade occidentale
2 - Ancien portail de l’abbaye
3 - Porte de Miègeville
4 - Enfeu des comtes
5 - Porte des comtes
6 - Ancien cloître

Intérieur :

7 - Nef
8 - Maître autel
9 - Fresques
10 - Ancien autel
11 - Déambulatoire
12 - Crypte supérieure










Plan de l'étude géobiologique faite par Georges Prat

Saint_Sernin_Toulouse__17_aLa basilique est une curiosité sur le plan géobiologique : son axe longitudinal couvre deux courants d'eau, rectilignes et parallèles, à 12 et 18 mètres de profondeur. Ce qui est marqué par la double porte. Dans le sens nord/sud, pas moins de 9 courants d'eau perpendiculaires aux précédents. Deux failles importantes se rencontrent à la croisée des transepts, plus une devant la façade ouest. Une importante cheminée cosmo-tellurique se trouve à l'emplacement de l'autel, sous le clocher.
Le plus important reste l'axe de la basilique superposé au parallèle de l'Or passant par Arles et Saint-Jacques de Compostelle (largeur du flux : 72cm), se croisant au centre du choeur avec le méridien d'Or venant de Chartres (largeur du flux : 72x2=144cm).

La profusion des reliques fait de ce lieu un vrai générateur d'énergie supplémentaire : la châsse de Saturnin-Sernin à elle seule dégage quelque chose de puissant. La basilique propose deux parcours spirituels et énergétiques, dont l'un est en forme de croix égyptienne, comme à Arles, ou Notre-Dame du Port à Clermont-Ferrand.

18 juin 2008

Le réfectoire

Le_couvent_des_Jacobins_de_Toulouse__55_aAchevé pour Noël 1303 sous le priorat de frère Loup (1301-1304),  le réfectoire est situé dans le prolongement de la galerie orientale du cloître. C'est une vaste salle de 60 m x 12 m, divisée en sept travées par des arcs diaphragmes portant une charpente lambrissée. Il mesure 17 m de hauteur et est l'un des plus vastes réfectoires monastiques de l'époque médiévale. Il accueille aujourd'hui des expositions temporaires.
C'est là que Gaston Phébus offrit un banquet fastueux au roi Charles VI et à sa suite lors de leur venue à Toulouse à la fin du XIVème siècle.

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