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lieux sacrés
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14 mars 2007

Fourvière, la façade


Lyon_029a20 ans (1875 - 1895) : c'est le nombre d'années qu'il aura fallu pour que la facade de la basilique de fourvière soit construite.
35 mêtres : c'est la largeur totale de la facade.
56,70 mêtres : c'est la hauteur de la facade.
Quelques éléments d'architecture frappent le regard. Il s'agit avant tout du contraste séparant les tours caractérisées par leur simplicité (peu de décoration) et le centre de la facade caractérisé par un grand nombre d'ornements en tous genres.

Le lion de juda, au centre de la facade, domine l'entrée de la crypte.
Ce lion, imaginé et sculpté par Dufraisne entre 1884 et 1888, constitue un double hommage à Saint-Joseph et à la ville de lyon. Originairement, Dufraisne était résponsable du fronton. Bossan, architecte principal, ne lui a finalement confié que la seule charge du lion, reprochant à son collègue de "tomber dans le baroque".
- Les portes de la crypte : faites de bronze, elles ont été installées dans un objectif de simplicité.







Lyon_030aPlus haut, sur le fronton, 12 personnages (de gauche à droite : J. Planchon, L. Brun, A. Frapet, P. Dugas, A. Boissieu, P. Brac de la Perrière, Carndinal Coullié, Cardinal Cavert, Mgr Ginoulhiac, Cardinal de Bonald, P. Bossan). Il s'agit des grandes figures lyonnaises du XIXeme siècle. Au dessus d'eux : la vierge. A la gauche de celle-ci est représenté l'archange Raphaël, à sa droite, l'archange Michel.






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19 octobre 2007

Santa Scolastica

Bari__1_aL'ensemble conventuel de Santa Scolastica s'élève sur le point le plus éloigné des murs de l'ancienne cité. L'histoire connue du couvent date de 1102, quand l'abbesse Agnès reçu une donation de la part de Landolfo, Gouverneur Byzantin de Bari.
Guisanda Sebasti, dont la pierre tombale est conservée au chateau de Bari, succéda à Agnès. Elle acheva la construction du monastère dans les premières années du règne du Prince de Grimoaldo (1119-1131).






Bari__4_aLe couvent, agrandi en 1308 en incorporant la petite église de San Basil, puis réactivé plusieurs fois, est divisé en trois cours et présente une intéressante gallerie du XVIIème siècle.
L'ensemble fut partiellement restauré au XVIIIème siècle et dans la première partie du XIXème.  En 1856, la communauté fut supprimée et le monastère transformé en maison de retraite. En 1945, il fut endommagé par l'explosion d'un bateau dans le port de la ville. Après sa restauration en 1971, l'église reprit son activité liturgique pendant que le monastère devint un important lieu d'initiatives culturelles.










Bari__3_aL'église, reconstruite au XIIème siècle et consacrée de nouveau en 1579, fut complètement rénovée au XVIIIème siècle. Elle présente une facade divisée en trois parties par des pilastres qui supportent une corniche curviligne surmontée d'un pignon avec un toit conique. Le portail est rehaussé par un fronton vide en arc de cercle, surmonté d'une statue de sainte Benedicte au centre et de deux anges sur les cotés. Au dessus, une grande fenêtre vitraillée illumine l'intérieur. Que je n'ai pas pu admirer, l'ensemble étant fermé...











Bari__5_aLe beffroi, completement restauré, est basé sur un plan rectangulaire avec des fenètres à ballustrades.

Bari__6_a

14 mars 2007

Saint-Nizier, étude tellurique

Saint_Nizier_39Georges Prat a fait une étude géobiologique de l'égise. Il trouve deux cheminées cosmo-telluriques , l'une à la croisée des transepts et l'autre dans la chapelle des fonds baptismaux. dans l'axe de l'église, un courant d'eau souterrain de la largeur de la porte principale. Sur l'emplacement de l'autel, se croisent ce courant, un autre courant ainsi qu'une faille. Un autre courant sert de jourdain. La faiblesse de l'énergie tellurique a été paliée par l'ajout de lits de galets (bandes bleues) qui agissent comme de vrais courants d'eau.

Saint_Nizier_29

Saint_Nizier_17

26 mai 2008

L'énergie de la Dame

Vin_a_vierge_noireEtonnant quand même. Cela a commencé dès les années 50, tout doucement. Depuis quelques mois, le phénomène s'intensifie gravement : les vierges noires sont volées, disparaissent des musées et atterrissent dans les réserves, sont déplacées, partent en restauration. Même Fourvière n'échappe pas à la règle : la vierge dorée au dessus du sanctuaire a été enlevée par une grue hier, et la vierge romane en dessous est en restauration depuis un bon moment.

Une intention particulière ? L'énergie de la Dame doit-elle être mise en sourdine, et si oui, par qui et pourquoi ?







Saint_Martin_du_Canigou__84_aLaisser la place aux énergies de Michel afin qu'il puisse bosser tranquille, qu'elle puisse revenir une fois le boulot fait avec une intention nouvelle destinée aux humains de l'ère du Verseau ?

Ou bien un bâillon pour qu'elle ne puisse plus parler à ses enfants ?

L'imbécilité à l'état brut et l'appât du gain, ou l'intelligence, malhonnête ou pas ?

Ou ma propension à la parano, je n'exclus pas non plus...

13 juin 2007

Notre-Dame de la Daurade, la vierge noire

Basilique_Notre_Dame_la_Daurade_de_Toulouse__25_aComme nous l’avons vu, le culte marial de Notre-Dame de la Daurade fut le premier en Gaulle. Puis Toulouse, étape obligée vers Saint-Jacques-de-Compostelle, attire de nombreux fidèles qui viennent vénérer la vierge Marie. Au Xème siècle, il est fait mention d’une d'une vierge brune. La statue est volée au XIVème siècle, et est remplacée par une copie.
Dès le XVIème siècle, Notre-Dame la Brune fut connue sous le nom de Notre-Dame la Noire.













Basilique_Notre_Dame_la_Daurade_de_Toulouse__10_aAu début du XVIIème siècle, le Parlement de Toulouse confie le couvent aux bénédictins de Saint-Maur qui rendent au sanctuaire tout son éclat : le culte de la Vierge s’affirme avec force chaque jour d’avantage. De multiples processions sont organisées avec beaucoup de faste et les sorties de Notre-Dame sont nombreuses.







Basilique_Notre_Dame_la_Daurade_de_Toulouse__13_aLes bénédictins de Saint-Maur ont rédigé un précieux manuscrit tenant le compte de ces « descentes » réalisées de 1627 à 1790. Seuls les Capitouls sont habilités à décider de l’intervention de Notre-Dame lorsqu’un fléau - feu, sécheresse, inondation ou épidémie - menace la ville. Elle aurait sauvé le quartier Saint-Michel d'un incendie en 1672. La dernière des processions triomphales eut lieu le 23 juin 1790.








Basilique_Notre_Dame_la_Daurade_de_Toulouse__12_aAprès la révolution, lorsque le culte est rétabli en 1795, la dévotion mariale est loin d’être éteinte. Lors du retour de la statue de la vierge qui avait été déposée au Musée, la foule se presse avec une telle ferveur que l’administration prend peur et ordonne la destruction de la sculpture.
Le 14 juin 1807 une copie aussi fidèle que possible est réalisée et présentée aux Toulousains, lors d’une grande procession. Elle connaît les plus grands honneurs et suscite toujours respect et dévotion.











solsona_1aUne hypothèse récente semble démontrer que la statue primitive a émigré en Espagne : ce serait la vierge noire de Solsona, en Catalogne.
solsona_2a

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13 juin 2008

Notre-Dame de la Daurade, la vierge noire

Basilique_Notre_Dame_la_Daurade_de_Toulouse__25_aComme nous l’avons vu, le culte marial de la Daurade fut le premier en Gaulle. Puis Toulouse, étape obligée vers Saint-Jacques-de-Compostelle, attire de nombreux fidèles qui viennent vénérer la vierge Marie. Au Xème siècle, il est fait mention d’une d'une vierge brune. La statue est volée au XIVème siècle, et est remplacée par une copie.
Dès le XVIème siècle, Notre-Dame la Brune fut connue sous le nom de Notre-Dame la Noire.













Basilique_Notre_Dame_la_Daurade_de_Toulouse__10_aAu début du XVIIème siècle, le Parlement de Toulouse confie le couvent aux bénédictins de Saint-Maur qui rendent au sanctuaire tout son éclat : le culte de la Vierge s’affirme avec force chaque jour d’avantage. De multiples processions sont organisées avec beaucoup de faste et les sorties de Notre-Dame sont nombreuses.







Basilique_Notre_Dame_la_Daurade_de_Toulouse__13_aLes bénédictins de Saint-Maur ont rédigé un précieux manuscrit tenant le compte de ces « descentes » réalisées de 1627 à 1790. Seuls les Capitouls sont habilités à décider de l’intervention de Notre-Dame lorsqu’un fléau - feu, sécheresse, inondation ou épidémie - menace la ville. Elle aurait sauvé le quartier Saint-Michel d'un incendie en 1672. La dernière des processions triomphales eut lieu le 23 juin 1790.








Basilique_Notre_Dame_la_Daurade_de_Toulouse__12_aAprès la révolution, lorsque le culte est rétabli en 1795, la dévotion mariale est loin d’être éteinte. Lors du retour de la statue de la vierge qui avait été déposée au Musée, la foule se presse avec une telle ferveur que l’administration prend peur et ordonne la destruction de la sculpture.
Le 14 juin 1807 une copie aussi fidèle que possible est réalisée et présentée aux Toulousains, lors d’une grande procession. Elle connaît les plus grands honneurs et suscite toujours respect et dévotion.











solsona_1aUne hypothèse récente semble démontrer que la statue primitive a émigré en Espagne : ce serait la vierge noire de Solsona, en Catalogne.
solsona_2a

13 juin 2008

Basilique Notre-Dame de la Daurade

Notre_Dame_de_la_Daurade_plan_2De ce qui fut l'un des édifices les plus originaux et les plus ornés de la Gaule chrétienne il ne reste plus que des plans, des descriptions, des collections de chapiteaux de marbre et un souvenir qui s'accroche au nom de la Daurade : la Dorée,  Deaurata, qui veut dire couverte d'or pour évoquer un riche décor de mosaïques à fond d'or.



Basilique_Notre_Dame_la_Daurade_de_Toulouse__27_aSon histoire commence au Vème siècle, quand l'empereur Honorius donna aux Chrétiens un certain nombre de temples désaffectés pour en faire des églises. Saint Exupère (405-411 environ) était alors évêque de Toulouse.






Basilique_Notre_Dame_la_Daurade_de_Toulouse__7_aLe sanctuaire primitif, bâti donc sur les vestiges d'un temple romain dodécagonal, sans doute dédié à Apollon, était en briques et de forme décagonale, surmonté d'une coupole côtelée. On a retrouvé des colonnes "soit unies, soit à cannelures torses, soit à cannelures droites revêtues de pampres et de raisins," avec des chapiteaux ioniques ou corinthiens.

Et pour la première fois en Gaule, un sanctuaire marial se dresse sur les bords de la Garonne, Sainte-Marie de Toulouse.

Elle est intégrée au IXème siècle à un monastère bénédictin. Au XIème siècle, l'église, restée dodécagonale, est prolongée par une nef romane. Elle est rattachée à l’abbaye de Moissac en 1077, et le monastère est augmenté d’un cloître.




Basilique_Notre_Dame_la_Daurade_de_Toulouse__6_aLa coupole est détruite en 1703, alors qu'elle manquait de s'écrouler. Un dôme est alors posé en 1760, entamant un peu plus la solidité des murs. En 1761, mal entretenue, toute l'église romane doit être démolie. Un projet de reconstruction débuté en 1764 est arrêté afin de permettre la construction des quais de la Garonne, en contrebas, et sur lesquels les plans de la basilique empiétaient.

Le nouveau projet était ambitieux. Il s'agissait de reproduire Saint-Pierre de Rome. Neuf ans plus tard, l'on modifia les plans, et l'on opéra une rotation et une translation de l'ensemble. Ainsi, le chœur de la basilique primitive, qui était bâtie sur les vestiges du temple romain, sert aujourd'hui de transept. Les travaux furent interrompus par la Révolution. L'église fut consacrée basilique par le pape Pie IX en 1876, soit deux ans avant la Basilique Saint-Sernin. Elle ne fut réellement terminée qu'en 1883.






Basilique_Notre_Dame_la_Daurade_de_Toulouse__9_aL'édifice actuel date du XVIIIème siècle. Basilique à nef unique flanquée de chapelles, elle abrite une étonnante Vierge Noire à laquelle les Toulousains sont restés très attachés.

C'est aussi à cet endroit que l'Académie des Jeux floraux bénit chaque 3 mai les fleurs destinées aux lauréats de ses concours littéraires.

Basilique_Notre_Dame_la_Daurade_de_Toulouse__5_a









http://fr.wikipedia.org/wiki/Notre-Dame_de_la_Daurade
http://www.jacobins.mairie-toulouse.fr/patrhist/jourpatri/textes/N_D_La_Daurade.htm

13 juin 2008

Saint Saturnin

Le nom de saint Saturnin, ou saint Sernin après évolution, provient de Saturne, qui vient du latin « serere » = ensemencer.
Saturne était dans la mythologie le dieu de l’agriculture et du temps. Signification : le semeur.

st_saturninSaint Saturnin de Toulouse, aujourd'hui connu sous le nom de saint Sernin, est le premier évêque chrétien de Toulouse connu. Il est fêté le 29 novembre. Le nom de Saturnin (Saturninus) a subi de multiples évolutions que l'on retrouve dans de nombreux toponymes et patronymes aujourd'hui.
Saturnin est envoyé de Rome par le pape Fabien, pour évangéliser la Gaule. En passant par Nîmes, un disciple se joint à lui, Honest. Ensemble, ils vont jusqu'à Pampelune, en Espagne. Ils y rencontrent et consacrent le futur saint Firmin. Honest subit le martyre, et Saturnin, accompagné de Hilaire, son futur successeur, revient sur ses pas pour s'arrêter à Toulouse. Saturnin sillonne la région à des fins d'évangélisation. En 250, attribuant le silence des oracles à ses passages fréquents devant le Capitole (temple majeur de la cité antique, dédié à Jupiter), des prêtres païens lui demandèrent d'honorer l'empereur en lui sacrifiant un taureau. Son refus valut à Saturnin d'être attaché au taureau du sacrifice.





Saint_Saturnin_bLes historiens ont longtemps débattu pour savoir où se situait le Capitole à l'époque antique. Ce n'est qu'en 1993 grâce aux fouilles archéologiques du parking de la place Esquirol qu'on a pu déterminer que le temple se situait à cet endroit. La Passion de saint Saturnin, probablement écrite au cinquième siècle, nous apprend qu'il était pourvu d'un escalier monumental. La légende raconte que le taureau, pris d'une rage folle, descendit à toute allure les marches du Capitole, traînant derrière lui l'évêque. Sa tête explosa sur les marches du temple. Le taureau aurait rejoint la campagne en passant par la porte nord de la ville, la Porterie, alors protégée par des remparts, suivant le « cardo » romain (rue Saint Rome).

saint_Saturnin_cLe taureau aurait abandonné Saturnin sur la route de Cahors, la rue du Taur, lui donnant ainsi le nom qu'on lui connaît aujourd'hui. Le corps sans vie du malheureux fut recueilli par les saintes Puelles, deux jeunes femmes. Elles l'inhumèrent à l'endroit exact où son corps fut trouvé, dans un fossé assez profond pour que les païens ne puissent pas profaner la dépouille.


Saint_Saturnin_a

La légende dit que, battues par la foule, les saintes Puelles quittèrent la ville pour se réfugier dans le petit village près de Castelnaudary qui porte leur nom, le Mas-Saintes-Puelles. Hilaire, évêque au quatrième siècle, fit construire une petite église en bois, un oratoire, sur la tombe du martyr. C'est l'emplacement de l'église du Taur que nous connaissons aujourd'hui.








Saturne_4Saturne est une ancienne divinité romaine, agraire à l'origine (on lui attribuait notamment la protection des semailles), qui a été peu à peu assimilée au grec Cronos. Il régnait sur les cieux et sur la terre avant que Jupiter ne l'en chasse : il avait été prédit que l'un de ses enfants le détrônerait un jour. Et pour éviter cela, il dévora chacun de ses enfants à leur naissance.











saturne_3Mais un jour, son épouse Cybèle et sa mère Tellus réussirent à sauver Jupiter en lui faisant avaler une pierre enveloppé dans des langes à la place de son fils. Plus tard, ce dernier réussira effectivement à chasser son père du pouvoir et l'obligera à régurgiter ses frères et sœurs (Neptune, Pluton, Cérès, Junon et Vesta).






jupiterJupiter, dieu romain du Ciel, est aussi le père des dieux. On retrouve également des divinités semblables dans d'autres panthéons : Taranis chez les Gaulois, Thor et Odin chez les Scandinaves ou encore Dyaus Pitar et Varuna chez les hindous. Parmi les divinités, Jupiter tenait toujours le premier rang et son culte était le plus solennel et le plus universellement répandu. Ses trois plus fameux oracles étaient ceux de Dodone, de Libye et de Trophonius. Les victimes les plus ordinaires qu'on lui immolait étaient la chèvre, la brebis et le taureau blanc dont on avait eu soin de dorer les cornes. On ne lui sacrifiait pas de victimes humaines; souvent on se contentait de lui offrir de la farine, du sel et de l'encens. L'aigle, qui plane en haut des cieux et fond comme la foudre sur sa proie, était son oiseau favori. Le jeudi, jour de la semaine, lui était consacré (Jovis dies).

janus_aNous avons donc à Toulouse Saturne (Saturnin-Sernin), tué par les adeptes de son fils Jupiter...  Et pourtant, Saturne, ou Cronos, était souverain de l'âge d'or de l'humanité. C'est pour lui que Janus, le dieu à deux têtes, qui l'avait recueilli quand il fut chassé par Jupiter, créa les Saturnales, afin de commémorer son règne.
Ces fêtes consistaient principalement à représenter l'égalité qui régnait primitivement parmi les hommes. Elles commençaient le 16 décembre de chaque année : d'abord elles ne durèrent qu'un jour, mais l'empereur Auguste ordonna qu'elles se célèbreraient pendant trois jours auxquels plus tard Caligula en ajouta un quatrième. Pendant ces fêtes, on suspendait la puissance des maîtres sur leurs esclaves, et ceux-ci avaient le droit de parler et d'agir en toute liberté. Tout ne respirait alors que le plaisir et la joie : les tribunaux et les écoles étaient en vacances ; il n'était permis ni d'entreprendre aucune guerre, ni d'exécuter un criminel, ni d'exercer d'autre art que celui de la cuisine ; on s'envoyait des présents, et l'on se donnait de somptueux repas. De plus tous les habitants de la ville cessaient leurs travaux. Les esclaves pouvaient critiquer les défauts de leurs maîtres, jouer contre eux, et ceux-ci les servaient à table.

Par reconnaissancepour Janus, le dieu détrôné doua d'une rare prudence qui rendait le passé et l'avenir toujours présents à ses yeux, ce qu'on a exprimé en le représentant avec deux visages tournés en sens contraires. Le nom de Janus est assimilable à un nom commun signifant « passage », ou gardien des portes. L'irlandais a dérivé de la même racine le mot désignant le « gué » et la porte d'une maison se dit en latin janua. Il est le dieu qui préside à toute espèce de transition d'un état à un autre...

26 mai 2008

L'ermitage de Galamus, historique

Galamus_R__3_aL'Agly, la rivière des aigles, a tranché dans les roches calcaires des gorges, uniques par leur profondeur et leur étroitesse, qui furent pendant des millénaires un bout de monde, un désert au sens religieux du terme. La rivière est alimentée par de nombreuses sources et résurgences parfois chaudes (27°C) que l'on trouve tout le long des gorges.
http://fr.youtube.com/watch?v=KCi1rDqQDv8







Historique

Ermitage_de_Galamus__4_aHabitées sans doute depuis des centaines de siècles, les grottes naturelles s'ouvrant dans les entrailles de la paroi devinrent un refuge pour les ermites qui, depuis le VIIème siècle, y construisirent leurs modestes cellules, vécurent dans la prière et l'abstinence et moururent ici.
Ermitage_de_Galamus__7_a















Galamus_baIls placèrent le site sous la protection d'Antoine, leur saint patron, patriarche des moines du désert. Les premiers documents écrits concernant l'ermitage datent du XVème siècle. En 1482, les chanoines du chapitre de Saint-Paul-de-Fenouillet donnèrent Galamus aux franciscains, "pour y entretenir la dévotion". Mais rapidement les deux communautés religieuses furent en désaccord et les procès, jugés au parlement de Toulouse, succédèrent aux procès.
Ermitage_de_Galamus__17_a












Ermitage_de_Galamus__14_aEn 1560, les religieux de saint François abandonnèrent l'ermitage qui redevint propriété du chapitre. Jusqu'à la révolution française des ermites gardiens continuèrent à y vivre, Galamus étant pour les habitants de Saint-Paul-en-Fenouillet un lieu sacré où l'on se rendait souvent en solennelle procession pour invoquer la protection de saint Antoine. Témoin celle qui fut organisée en 1782 lors de la grande épidémie de suette (sorte de gangrène ) qui tua 14 personnes en 4 jours mais s'arrêta après cette manifestation de foi.










Galamus_aaEn 1791, comme tous les biens appartenant à l'église, l'ermitage fut vendu aux enchères. Mais son acquéreur, Pierre Baudet, ermite lui-même, ne fit que protéger ce bien qu'il rendit en 1807 à la fabrique de l'église de Saint-Paul, association qui gérait les biens paroissiaux.
Ermitage_de_Galamus__91_a















Galamus_caCe n'est qu'en 1843 que l'ermitage retrouve la tradition franciscaine avec l'arrivée du Père Joseph Chiron appelé "Père Marie".
Le XIXème siècle fut celui de la modernité. La municipalité de Saint-Paul avait défendu depuis longtemps le projet d'une route reliant les Pyrénées Orientales à l'Aude, et qui passerait par les gorges de Galamus. Celle-ci fut percée, non sans mal, et achevée en 1892. Cet exploit technique fut chanté par le poète local Léonce Rives et son quatrain en occitant, gravé dans la roche, au-dessus du tunnel, marque l'entrée des gorges.

   










Ermitage_de_Galamus__96_a « Dins aquel roc pelat que trauco la sabino
    Oun l'aglo dins soun bol gausabo soul beni
    Penjat per un courdel ambe la barromino
    L'home coumo l'ausel a troubat un cami »

    « Dans ce roc pelé que troue la sabine
    Où l'aigle dans son vol osait seul venir
    Pendu par une corde avec la barre à mine
    L'homme comme l'oiseau a trouvé un chemin »

L'ermitage est aujourd'hui propriété du bureau de bienfaisance de Saint-Paul, (action sociale), et une exposition permanente retraçant l'historique de ce site va y être ouverte.

Anciennes photos tirées du site :

http://jeantosti.com/galamus/galamus.html

 

Texte sur Galamus écrit en 1995 pour la mairie de Saint-Paul de Fenouillet par Guy Normand

19 octobre 2007

Les façades de San Nicola

Bari__136_aLa façade principale, qui révèle la division intérieure en 3 nefs, est décorée par les grandes arcades aveugles, et, au sommet, par de petits arcs murés d'origine lombarde. Pour alleger cette grande surface, des ouvertures ont été percées. Celles-ci se succèdent en ordre ascendant en réalisant aussi une subdivision dans le sens horizontal.

Bari__137_a












Bari__30_aLes deux tours latérales ne sont pas de la même époque : celle de droite est construite sur le soubassement d'une autre construction antérieure à l'église. La tour de gauche est postérieure. Le bas comprend un large passage. La partie supérieure est divisée par des pilastres et des semi-colonnes cylindriques terminées par de petits arcs aveugles. 








Bari__35_aLe portail de la grande façade Ouest est de la seconde moitié du XIIème siècle. L'influence de l'art musulman est évidente, dans la stylisation des arabesques et des figures symboliques sur les montants. Les oves, les denticules, les feuilles de laurier et les petites roses des corniches sont des reminiscences plus classiques.


Bari__142_a














Bari__133_aL'encadrement de la porte est dominé par un tympan de forme triangulaire qui s'appuie sur deux colonnes soutenues par deux taureaux en saillie, placés sur de solides supports.

Bari__132_a










Bari__24_aSur le côté Nord s'ouvre le "portail des lions". Fait au XIIIème siècle, il est formé de trois sortes de pierres différentes. Les lions, comme les taureaux, sont en saillie.

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Bari__27_a












Bari__26_aBari__29_aLa frise se rattache par le style à la France occidentale, plus particulièrement au style toulousain, alors que l'ornementation des montants et de la bande extérieure de l'arcade conserve des motifs de tradition byzantine. A noter la représentation des mois de Fevrier et de Juin sur les chapiteaux.








Bari__22_aAu dessus des grandes arcades ouvertes sur le côté de la construction s'insère l'élégante galerie à "hexafore", d'inspiration lombarde. Les petites arcades sont soutenues par des colonnettes avec des chapiteaux à "stampella", communs aux cloitres bénédictins de Conversano Brindisi et de Bari. La base des petites arcades est décorée par des "protomes", têtes humaines presque toujours féminines.






Bari__23_aLes arcades sont peut-être d'inspiration auvergnate. Au XIVème siècle, elles furent murées afin de faire des chapelles privées à l'intérieur de l'église. Elles ne furent réouvertes que lors des restaurations commencées en 1927, qui ont redonné au monument son aspect originel.









Bari__11_aLa façade arrière, à l'Est, se présente comme un grandiose parallélépipède de front carré. A l'extérieur, les absides sont masquées par une muraille nue qui s'élève jusqu'à la hauteur du transept. Le chevet laisse aux angles extérieurs l'emplacement des tours qui n'ont jamais été construites. Cet arrangement a été repris dans les cathédrales de Bari, Bitonto, Molfetta et Giovinazzo. Cette facade n'appartient pas à la construction primitive, ayant été rajoutée ultérieurement.






Bari__13_aLe schéma architectural de la fenêtre centrale reprend des motifs propres aux constructions du Monte Cassino et de la Campanie. Elle s'articule en un ordre triple de linteaux rentrants, flanquée de deux colonnes posées sur le dos d'éléphants en saillie. Semblable à un portail, cette fenêtre perce les puissants murs de pierre pour en interrompre la compacité.

Bari__19_a












Bari__16_aLa frise du dessous reprend le thème du sphinx, décidément bien présent Quelle énigme la basilique nous propose-t-elle ?
Bari__15_a











Bari__121_aOn retrouve au portail de la façade Sud, daté de la seconde moitié du XIIème siècle, des motifs classiques ainsi que byzantins et musulmans, ainsi que lombards.

Bari__122_a













Bari__125_aLes deux animaux sont difficilement identifiables. Le tombeau à baldaquin est de style gothique, facilement reconnaissable au motif treflé du sommet, que l'on retrouve sur le devant du sarcophage.

17 octobre 2007

Chapelle Saint-Bonnet de Montmelas-Saint-Sorlin

Chapelle_Saint_Bonnet__3_aLa chapelle de Saint Bonnet, du XIIème siècle, était un lieu de pélerinages pour la guérison de la goutte et des maux de tête.

Chapelle_Saint_Bonnet__9_a










Chapelle_Saint_Bonnet__12_aLe clocher, très massif, repose sur des portiques en plein cintre, intégrés dans la maçonnerie. Deux chapiteaux romans ornent la porte d'entrée.

Chapelle_Saint_Bonnet__17_a














Chapelle_Saint_Bonnet__11_aL'église est à l'abandon, les ouvertures sont condamnées par des grilles qui permettent de voir à l'intérieur le désastre. La porte d'entrée est même maçonnée.

Chapelle_Saint_Bonnet__13_a

Chapelle_Saint_Bonnet__20_a













Deux routes mènent au promontoire où est implantée la chapelle.

Chapelle_Saint_Bonnet__1_aL'une, en partant sur la droite du parking, large, ensoleillée, serpente autour de la colline sur plusieurs kilomètres.
Chapelle_Saint_Bonnet__2_












Chapelle_Saint_Bonnet__7_aChapelle_Saint_Bonnet__8_aLe chemin est facile, bien entretenu. Deux magnifiques arbres gardent l'entrée de la dernière montée au sanctuaire. Un chêne et un cèdre.
















Chapelle_Saint_Bonnet__29_aL'autre, en partant sur la gauche, entre dans un bois assez dense de sapins tordus. Là, pas de lumière, une atmosphère sombre et oppressante, mais le chemin est droit et plat et mène directement et sans détour à la chapelle.
Chapelle_Saint_Bonnet__32_a









Voie sèche, voie humide ?

Chapelle_Saint_Bonnet__26_aCurieusement, des abeilles ont choisi un trou dans le mur sud de la chapelle pour élire domicile, comme sur le mur nord de l'église de Salles-Arbuissonas...

Salles_Arbuissonas_en_Beaujolais__11_a
http://www.rhonetourisme.com/site/page_main.asp?ContentID=43&FromContentID=61&VersionID=1&isRub=2 

26 mai 2008

Saint Antoine

Galamus_saint_antoine_le_grand_gaAntoine, né vers 251 en Haute Egypte, avait dix-huit ans lorsque moururent ses parents, chrétiens à la fortune considérable, qui lui laissaient le soin d'élever sa petite sœur. Observant et pratiquant, il fut un jour vivement frappé par cette invitation de Jésus : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel : viens et suis-moi ! » (Mat, XIX 21). Il obéit, mais fit toutefois une réserve des ressources nécessaires à sa sœur. Bientôt il fut impressionné par une autre parole du Sauveur : « Ne vous mettez pas en peine du lendemain. » (Mat, VI 34).










Galamus_saint_antoine_le_grand_aaIl se débarrassa de sa réserve, confia sa sœur à une communauté de vierges, et se retira dans une solitude voisine de Qéman, entre Memphis et Arsinoé ; conduit par un vieil ascète, Antoine partagea son temps entre la prière et le travail. Cette demi-retraite ne lui suffit pas longtemps ; quand sa réputation lui amena trop des visiteurs, il se réfugia dans un des anciens tombeaux égyptiens de la montagne où, de temps à autre, un ami lui apportait des provisions. Là commencèrent ses tribulations : le démon lui livrait de furieuses attaques. Un matin l'ami charitable le trouva étendu inanimé sur le sol ; il le rapporta au village où, le croyant mort, on prépara ses funérailles. Antoine reprit ses sens et demanda à être ramené immédiatement dans sa grotte.









Galamus_saint_antoine_le_grand__jaLes assauts du démon continuèrent. Antoine chercha une retraite encore plus profonde, au delà du Nil. Vingt ans, il vécut enfermé dans un château ruiné, toujours aux prises avec Satan.
Sollicité par les visiteurs qui venaient lui demander ou des miracles ou une règle de vie, il établit en 305 des ermitages où ses disciples, attentifs à ses discours et s'inspirant de ses exemples, pratiquaient un héroïque détachement.













Galamus_saint_antoine_le_grand__laEn 311, Antoine entendit dire que la persécution de Maximin ensanglantait l'Egypte ; il descendit à Alexandrie pour encourager les martyrs et partager leurs souffrances. Il s'attendait à être mis à mort, mais il ne fut pas inquiété. L'année suivante, il reprit le chemin de sa solitude ; animé d'une sainte émulation, il s’y imposa des jeûnes et des veilles plus austères. Il s'enfonça dans le désert de la Haute Egypte pour fixer sa résidence au mont Qualzoum, appelé plus tard Mont Saint Antoine, où il s'installa près d'une source, au milieu d'une palmeraie. Il cultivait lui-même un petit jardin pour aider à sa subsistance.

Galamus_saint_antoine_le_grand__kaLes disciples restés près du Nil construisirent le monastère de Pispir où Antoine les venait visiter à intervalles réguliers. Dans ses dernières années, il permit à deux de ses disciples, Macaire et Amathas, de rester près de lui. De 312 jusqu'à sa mort, Antoine demeura dans son ermitage où il y recevait des visiteurs animés de dispositions fort diverses : les uns lui demandant des miracles ou des enseignements, les autres cherchaient à l'embarrasser, comme ces philosophes grecs ou ces ariens qu'il réduisit au silence. Athanase, son futur biographe, y vint à plusieurs reprises ; l'empereur Constantin lui écrivit pour se recommander à ses prières.










Galamus_saint_antoine_le_grand__iaVers 340, se place la rencontre d'Antoine et de l'ermite Paul dans les circonstances qu'a décrites saint Jérôme, dans la vie du second. Antoine ambitionnait d'imiter plus parfait que lui ; il apprit en songe qu'un anachorète, riche en mérites, vivait depuis longtemps dans une partie du désert qu'il croyait inhabitée. Sans tarder, il se mit à la recherche du saint homme, parvint non sans peine jusqu'à sa cellule, mais la trouva fermée. Paul qui l'avait pressenti, ne veut voir aucun être humain. Enfin, Paul céda aux instances réitérées d'Antoine, et les deux ermites tombèrent dans les bras l'un de l'autre, se saluant mutuellement par leur nom, s'entretenant des choses de Dieu, pendant qu'un corbeau apportait leur nourriture, un pain entier ce jour-là. ( http://www.eglise-armenienne.com/Hagiologie/Saints_universels/Antoine.htm )

Voici leur conversation telle que nous la rapporte le Synaxaire :

Galamus_saint_antoine_le_grand__eaAlors Paul demanda:" " Le monde subsiste-t-il ? " - " Oui. " - " L'injustice existe-t-elle encore sur la terre ? " - " Oui. " - " Les magistrats gouvernent-ils avec l'erreur de Satan dans l'esprit, en tyrannisant les faibles ? "
L'autre répondit: " Il en est ainsi. "
Paul prophétisa ensuite le développement du monachisme, et les divers troubles qui toucheraient l'Eglise. Le corbeau vint leur apporter un pain entier, pour la première fois depuis quatre-vingts ans. Peu après cette visite, Antoine vit l'âme de Paul monter au ciel dans la joie des anges. Il trouva le corps de Paul, l'enveloppa du manteau offert par l'empereur Constantin à saint Athanase, et, aidé par deux lions, il l'ensevelit en ce lieu, où se trouve depuis le IVe siècle le monastère Saint-Paul. Antoine offrit la tunique de Paul, en feuilles de palmier, à Athanase, qui la portait lors des grandes fêtes.

Galamus_saint_antoine_le_grand__daSur la fin de sa vie, Antoine descendit une seconde fois à Alexandrie où il convertit nombre d'hérétiques et d'infidèles. Peu après son retour, il annonça à ses deux disciples sa mort prochaine, leur fit promettre de ne révéler à personne le secret de sa tombe, légua à saint Athanase son manteau de peau et celui sur lequel il dormait. Il expira doucement en 356, un 17 janvier selon la tradition.

Les religieux ayant adopté le mode de vie solitaire de saint Antoine sont appelés anachorètes, s'opposant aux cénobites qui choisissent la vie en communautés monastiques.

La vie de saint Antoine et ses tentations ont inspiré de nombreux artistes, notamment Jérôme Bosch, Pieter Bruegel, Dali, Max Ernst, Matthias Grünewald, Diego Vélasquez. Gustave Flaubert lui a également consacré un récit (La Tentation de saint Antoine).

( explication des détails de la tentation de saint Antoine de Bruegel )


Galamus_saint_antoine_le_grand__baDe nombreuses représentations du saint nous le montrent accompagné d'un cochon portant une clochette. Selon Émile Mâle, qui signale que cette tradition date de la fin du XIVème siècle, le cochon n'a rien à voir avec la vie du saint mais avec un ordre religieux fondé en Dauphiné en 1095 (les Antonins) : les porcs n'avaient pas le droit d'errer librement dans les rues, à l'exception de ceux des Antonins, reconnaissables à leur clochette.







Galamus_saint_antoine_le_grand__caFlaubert écrivit trois versions de ce long poème cosmique où l'anachorète de la Thébaïde dialogue avec des apparitions successives. Antoine, évoquant les souvenirs trop vivaces de son passé, connaît à nouveau les tentations démoniaques : des visions de luxe, les séductions du pouvoir ou de la volupté le sollicitent ; plus troublante encore est l'apparition de son disciple, Hilarion, qui lui présente « tous les dieux, tous les rites, toutes les prières, tous les oracles », soulignant les contradictions des Écritures. Et quand, sous le nom de Sciences, le démon dévoile à Antoine les secrets de l'univers, l'anachorète aspire un moment à se fondre dans la matière dont il aperçoit l'extraordinaire foisonnement.









Extrait de "La Tentation de Saint Antoine" de Gustave Flaubert :

Galamus_saint_antoine_le_grand__fa- ISIS : "Ô Neith, commencement des choses ! Ammon, seigneur de l'éternité, Ptha, démiurge, Thoth son intelligence, dieux de l'Amenthi, triades particulières des Nomes, éperviers dans l'azur, sphinx au bord des temples, ibis debout entre les cornes des boeufs, planètes, constellations, rivages, murmures du vent, reflets de la lumière, apprenez-moi où se trouve Osiris !
Je l'ai cherché par tous les canaux et tous les lacs, -plus loin encore, jusqu'à Byblos la phénicienne. Anubis, les oreilles droites, bondissait autour de moi, jappant, et fouillant de son museau les touffes des tamarins. Merci, bon Cynocéphale, merci !
Elle donne au singe, amicalement, deux ou trois petites claques sur la tête.
Le hideux Typhon au poil roux l'avait tué, mis en pièces ! Nous avons retrouvé tous ses membres. Mais je n'ai pas celui qui me rendait féconde !"
Elle pousse des lamentations aiguës.
- ANTOINE est pris de fureur. Il lui jette des cailloux, en l'injuriant : "Impudique ! va-t'en, va-t'en !"
- HILARION : "Respecte-la ! C'était la religion de tes aïeux ! tu as porté ses amulettes dans ton berceau."

( http://pagesperso-orange.fr/jb.guinot/pages/antoine1.html )

22 mai 2008

L’abbaye Saint-Martin du Canigou

Saint_Martin_du_Canigou__9_aL’abbaye Saint-Martin du Canigou se situe sur le territoire du village de Casteil, sur les pentes du Canigou. Elle fut construite sur un piton rocheux. Dédiée à Saint-Martin, il serait étonnant qu'elle ne fut pas la suite de quelque site mégalitique.

Saint_Martin_du_Canigou_R9Il est bien connu que Martin détruisait les mégalithes, et qu'il les remplaçait par des églises chrétiennes... Les légendes en font foi. Le conflent est riche en menhirs et dolmens. Je me demande si la pierre servant à receuillir l'eau destinée à désaltérer les marcheurs à l'arrivée sur l'abbaye...








Saint_Martin_du_Canigou__2_aCes marcheurs doivent grimper sur le chemin de Saint-Martin, qui s’amorce à Casteil, et traverser la forêt de Marialles. Les chataigners en sont les gardiens. L'eau descend de la montagne en suivant des canalisations étonnantes.
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Saint_Martin_du_Canigou__3_aIls doivent passer par une belle porte de vie, qui marque une première enceinte énergétique, avant d'arriver à la chapelle de Saint-Martin le Vieux, qui servit de chapelle funéraire à l'abbaye et qui fut la première église paroissiale de Casteil.
















Saint_Martin_du_Canigou__4_aCette longue ascension est nécéssaire, comme dans tous les sanctuaires d’importance, afin de se vider physiquement et spirituellement, et se remplir d’énergie nouvelle arrivant en haut.











L’historique

Saint_Martin_du_Canigou_dbL’abbaye est fondée le 12 juin 1005 par Guilfred Cabreta, comte de Conflent et de Cerdagne, avec la collaboration de son jeune frère Oliba, évêque d'Elne, sur l'emplacement d'une ancienne église.
Le 13 novembre 1009, l'abbé Oliba "vint au lieu appelé Canigou, pour consacrer en l'honneur de Saint Martin, de la Sainte Vierge Marie et de St Michel archange, l'église située en ce lieu qu'on appelle monastère du Canigou, construite dans la montagne par un prêtre que l'on nomme Sclua."
Les parèdres Saint Michel et Marie, sur l'ancien site sacré.











Saint_Martin_du_Canigou_fbQuelques années plus tard, l'église se dote des reliques de saint Gaudérique, que Guilfred, avec l'aide de ses hommes, a gentiment dérobées à l'église St Sernin de Toulouse. L'abbatiale est alors agrandie par l'afflux des dons et re-consacrée.
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Saint_Martin_du_Canigou__76_aLe comte se fera moine et rejoindra la communauté bénédictine qu'il avait créé. Il creusa lui-même sa tombe dans le roc du Canigou Il mourut en 1049 et y fut enterré. La taille de cette tombe montre que le comte mesurait près de 2 mètres, au contraire de sa femme, nettement plus petite.
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Saint_Martin_du_Canigou__7_aL'abbaye commença alors rapidement à décliner : dès le XIIème siècle, elle est rattachée à l’abbaye de Lagrasse, dans l'Aude. Cela fut cause d'un conflit, avec mise à sac et pillage, qui se régla finalement par arbitrage du pape. Les moines survivants réinstallèrent le monastère. Les deux siècles suivants marquèrent une période de calme et de prospérité. Mais le terrible tremblement de terre de 1428 ébranla sérieusement le monastère : de nombreux bâtiments furent détruits, le clocher fut écrêté, l'église résista tant bien que mal.  Ce fut quasiment la fin de l'abbaye car les terres qu'elle possédait, et donc les revenus engendrés (en argent ou en main d'œuvre) n'étaient pas suffisantes pour tout reconstruire.



Saint_Martin_du_Canigou_R1En 1506 l'abbaye est placée sous commende et finit par être sécularisée en 1782 par Louis XVI.
Lors de la Terreur, l'abbaye fut fermée après expulsion des derniers religieux, et tous ses biens furent éparpillés, les reliques de saint Gaudérique sont transférées à Perpignan et les ossements de Guilfred furent descendu dans l'église de Casteil. En 1793 ils seront dispersés par les soldats de Ricardos. Les bâtiments se transformèrent alors en carrière de pierre pour les habitants des environs, les chapiteaux du cloître furent pillés, de même que les sculptures et le mobilier.




Saint_Martin_du_Canigou_lbIl faudra attendre le début du XXème siècle pour que l'abbaye reprenne vie. L'évêque de Perpignan alors en fonction, monseigneur de Carsalade du Pont, entreprit la reconstruction du monastère, dont il ne restait plus grand chose, si ce n'est le clocher, l'église (dont une partie de la voûte s'était effondrée), et trois galeries du cloître inférieur.
De 1952 à 1983, dom Bernard de Chabannes achève la restauration de l’abbaye et y rétablit la vie spirituelle. Le monastère est actuellement occupé par la communauté des béatitudes.













http://architecture.relig.free.fr/canigou1.htm
http://notes.romanes.free.fr/images/catalan66/stmartin/texte.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_St_Martin_du_Canigou
http://www.encyclopedie-universelle.com/abbayes%20-%20plans.html (plan)

18 mai 2008

L'église de Serrabone

Serrabone__26_aL'église actuelle est formée par la nef de l'église primitive, constituée d'une nef unique, voûtée en berceau brisé. La venue de la communauté de chanoines entraîne au XIIème un important chantier de transformations : le chevet primitif est remplacé par un transept saillant à l'extérieur flanquée de deux absidioles encloses dans les murs.











 

Serrabone__24_aLes bâtisseurs ont aussi élevé une deuxième nef au nord : il est probable que cette nef était celle qui servait pour les paroissiens de Serrabone. Le baptistère conservé rappelle cette destination. C'est dans ce collatéral que la population de Serrabone était baptisée, assistait aux messes. Un mur aveugle séparait la chapelle primitive, où se déroulait la vie clôturée, et le collatéral.





Serrabone__62_aLa nef, vaisseau long et étroit de 5 mètres de large, éclairé par des baies en plein cintre, est voûtée en berceau brisé et le collatéral en demi berceau. Les deux vaisseaux communiquent entre eux par deux arcades percées dans le mur les séparant (mur faisant partie de l'édifice du XIème siècle). La voûte en berceau brisé atteint 10 mètres de hauteur. Les trois absides sont voûtées en cul-de-four.







Serrabone__34_aLes murs épais de la nef sont construits en schiste local débité en moellons allongés. L'appareillage de la seconde construction est plus élaboré, constitué de gros blocs de schiste taillés et ajusté avec soin. Les sculptures du cloître, du portail, de la fenêtre absidiale et de la tribune sont entièrement ouvragées en marbre rose du Conflent. Elles font un contraste étonnant avec le vert gris du schiste. Des traces de fresque subsistent encore sur le mur droit de la nef.







Serrabone__33_aLe chœur est voûté en cul-de-four. Il est éclairé par une minuscule baie cintrée, encadrée de deux colonnettes surmontées de chapiteaux : à gauche, les feuilles d'acanthe, à droite, des lions ailés se métamorphosant en griffons. A demi mammifère, à demi oiseau, mi-terre mi-ciel, mi-matière mi-esprit...

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Serrabone__entr_e_aLe portail, constitué d'un arc plein cintre, est orné d'un tore semi-circulaire en marbre reposant sur deux colonnes aux chapiteaux ouvragés, de 37cm sur 37 cm, traités au trépan (foret actionné par un arc qui permettait de perforer le marbre). Ces mesures sont celles systématiquement utilisées pour la totalité des autres chapiteaux du prieuré.


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Serrabone__2_aA gauche, le Christ en majesté est entouré de deux anges à 4 ailes ornées d'yeux, balançant leurs encensoirs. Il est assis sur le trône de la sagesse.








Serrabone__1_aA droite, une seule gueule de lion s'ouvre sur deux corps séparés. Cette sculpture se retrouve dans le cloître et dans l'église.

Malheureusement volés en 2000, les chapiteaux ont été remplacés par des copies.

8 juin 2008

Elne, historique

Elne__6_aOn trouve des traces de la présence de l’homme sur le site dès la fin de l’Âge de Bronze.
Les auteurs antiques connaissent Elne sous le nom ibère d'Illiberis, latinisation d'un nom d'origine qui ressemblait probablement à Illimberes signifiant en langue celtique "collines au milieu des limons", ou bien "la ville neuve" en ibère.







ElneDès le VIIIème siècle, à l'époque préromaine, Illiberis fut déjà une cité prestigieuse. Devenue capitale du Roussillon, bâtie sur un oppidum, Elne surveillait le passage entre Languedoc et Catalogne. Plusieurs auteurs ont pensé que le site d'Elne pourrait être celui de Pyrène (ou Pyréné), important comptoir grec mentionné par Hérodote au Vème siècle avant notre ère.
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Elne__78_aAu IVème siècle, la ville prend le nom de Castrum Helenae, peut-être en l'honneur d'Hélène, mère de Constantin le Grand et grand-mère de l'empereur Constant, qui y sera assassiné en 350.
Au Vème siècle, l'empire romain se désagrège sous les assauts des invasions germaniques. A partir de 413, le territoire est sous la domination des wisigoths. La cité devient le siège d'un évêché vers 568. Les arabes, après leur conquête de la péninsule ibérique, traversent les Pyrénées et occupent le Roussillon en 719. Ils s’y maintiendront jusqu'en 770 environ.



elne_eglise_1835_aEn 1060, la cathédrale est construite sur l’emplacement d’anciens édifices religieux. Sa construction dura tout le long du Xème siècle. Dédiée aux saintes Eulalie et Julie, elle est consacrée en 1069.
En 1150, les habitants reçurent l'autorisation de fortifier leur ville, qui fut assiégée et prise quatre fois dans son histoire : par Philippe le Hardi en 1285, puis par Pierre d'Aragon en 1344, par Louis XI en 1474, et par les troupes de Louis XIII en 1641.
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Elne__6_bA partir du XIVème siècle, son activité économique déclina au profit de Perpignan. Le 30 juin 1602, la résidence épiscopale fut transférée d'Elne à Perpignan ainsi que les reliques de sainte Eulalie et sainte Julie, patronnes de la cité. Le 7 novembre 1659, le Traité des Pyrénées scelle définitivement l'annexion du Roussillon à la France.
2008_Pyr_n_es_025a














http://www.ville-elne.com/?r=culture_tourisme&sr=a_visiter&l=fr
http://notes.romanes.free.fr/images/catalan66/elne/texte.htm
http://histoireduroussillon.free.fr/Thematiques/Batiments/Histoire/CathedraleElne.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Sainte-Eulalie-et-Sainte-Julie_d%27Elne
http://fr.wikipedia.org/wiki/Clo%C3%AEtre_d%27Elne
http://architecture.relig.free.fr/elne.htm
http://jeantosti.com/villages/elne.htm
http://www.lyc-lurcat-perpignan.ac-montpellier.fr/presenta/region/elne.htm
http://www.ciao.fr/Elne_Pyrenees_Orientales__Avis_985537

17 octobre 2007

L'église de Chervinges à Gleizé

Beaujolais_131aGleizé a la chance de posséder une longue histoire et un patrimoine riche et diversifié.
Cette ancienne terre des Sires de Beaujeu, dont certains quartiers remontent à l'époque gallo-romaine, a connu des modifications importantes depuis le XIème siècle, où quelques domaines ruraux étaient établis dans une région couverte de forêts.







Beaujolais_130aIl faut attendre la venue des moines bénédictins au XVème siècle pour que s'organise le village de Gleizé autour de son église, située alors dans la vallée du Morgon.

En 1809, la commune de Chervinges est réunie à Gleizé.
L'église de Chervinges est donc rattachée à la paroisse de Gleizé, sa partie la plus ancienne date du XIIIème siècle.







Beaujolais_133aElle fut vendue en 1836 et passa de main en main. Aujourd'hui, l'église est devenue une propriété privée mais son propriétaire l'a restaurée.

10 mai 2007

L'abbaye Saint-Philibert de Tournus

Tournus_134a Tournus est située au bord de la Saône sur une terrasse facile à défendre et à l'abri des crues. Située sur de grandes voix de communication, Tournus était déjà un castrum romain. En 175, les Romains ont implanté un camp fortifié sur le site. Il sert de relais pour les légions et les courriers de l'Empire. Entre 177 et 179, Valérien évangélise à Tournus. Les Romains le décapitent. Il est alors inhumé à l'emplacement de la crypte actuelle de l'église et le tombeau du martyr devient alors un lieu de recueillement clandestin pour les chrétiens. Au IVème siècle, ils construisent le premier oratoire sur la tombe du saint. Au VIème siècle, le roi de Bourgogne Gontran  implante un communauté monastique sur les lieux : c'est un monastère de fondation royale ne dépendant pas des puissances locales.

Le 19 mars 875, l'abbaye de Saint-Valérien et ses dépendances ainsi que la ville de Tournus et son castrum sont donnés par l'empereur Charles II le Chauve à la communauté des moines  bénédictins de l'abbaye Saint-Philibert de Nourmoutier. Les moines fuyaient depuis 836 pour se protéger des invasions vikings.En mai 875, les moines de Saint-Philibert s'installent à proximité des moines de Saint-Valérien. Ils apportent les reliques de saint Philibert.

Tournus_086a Le corps de saint Philibert est déposé dans le choeur, ce qui provoque l'ire des partisans de saint Valérien. Le problème est réglé par le dépôt du corps de Valérien dans la crypte.   
Une consécration de l'abbatiale a lieu en 1019. A cette date le choeur et le transept sont probablement terminés. L'édifice est quasiment achevé lors de la dédicace en 1120. Deux tours, une sur la croisée et l'autre au nord de la façade, sont ensuite ajoutées.

Tournus_025a Quatre chapelles gothiques (trois dans le collatéral nord et une au sud du déambulatoire) ont été adjointes au reste. La plupart des bâtiments conventuels datent des XI-XIIème siècles. La salle capitulaire a été refaite au XIIIème siècle. Le palais abbatial actuel est construit au XVème siècle. Un collège de chanoines remplace les moines en 1627. L'abbatiale est restaurée par l'architecte Questel entre 1845 et 1850. On procède à un nettoyage au début du XXème siècle. Les bâtiments conventuels sont également remis en Etat.

http://www.tournugeois.fr/
http://fr.structurae.de/structures/data/index.cfm?id=s0003188 :
http://architecture.relig.free.fr/tournus.htm :
http://www.art-roman.org/abbaye.php

18 mai 2008

Le prieuré de Serrabone

Serrabone__4_aSitué dans la vallée du Boulès au coeur des forêts de chêne verts, Serrabone est construit sur un des versants du Canigou. Cette région est habitée dès le néolithique final. Une stèle, dite du Mas Nou, est présentée à l'entrée du prieuré de Serrabone. C'est un bloc de schiste qui servait de seuil d'entrée d'un mas proche du col des Arques. La pierre mesure 1,30 m de long sur 0,40 de large. Les deux motifs gravés peuvent paraître anthropomorphiques : le premier, sans doute symbole féminin, est composé d'un axe vertical avec un petit trait horizontal au sommet. Un autre trait horizontal coupe l'axe au milieu et est surmonté de deux points. Dans sa partie inférieure, l'axe traverse un cercle incomplet.
Le second représente peut-être la partie masculine : l'axe corporel se termine par deux traits écartés, avec au-dessus deux parallèles. La partie supérieure montre un  losange coupé d'un petit chevron au dessus duquel se trouve une cupule. Une autre cupule ovale occupe l'espace entre les deux motifs.






Serrabone_abSainte-Marie de Serrabone (Serra bona : la bonne montagne) est une église fondée au Xème siècle, la plus ancienne mention du lieu remontant à 1069, date à laquelle une église paroissiale dédiée à la Vierge est citée. C'était à l'époque un lieu de pèlerinage, où de nombreux miracles s'étaient produits. En 1082, sous le patronage de seigneurs locaux et du vicomte de Conflent, qui lui donnent des biens et des revenus, l'installation d'un collège de chanoines est décidée, suivant la règle de Saint Augustin.





Serrabone_daUn désaccord surgit alors entre les fondateurs et l'évêque d' Elne, révélateur des tensions engendrées par la "réforme grégorienne", qui voudrait soustraire les fonctions religieuses de l'autorité des laïques. L'évêque entend se réserver la nomination du prieur, mais les riches fondateurs refusent. Un compromis est trouvé, seuls les chanoines éliront leur chef.






Serrabone_faLes religieux augustins mènent une vie communautaire, comme des moines, mais assurent aussi le service paroissial. Dans la première moitié du XIIème siècle, à côté de l'église, ils construisent des lieux qui leur sont propres : cloître, salle capitulaire, réfectoire, dortoir... et dotent le prieuré d'une parure sculptée.








Serrabone_plan70 ans s'écoulent avant que l'église rurale ne se transforme en prieuré. En 1151 a lieu la consécration du nouvel édifice par l'évêque d'Elne. L'évocation de cette cérémonie est matérialisée par des croix gravées dans les murs de la nef et de l'abside. L'édifice fera alors l'objet d'importants travaux d'agrandissement et d'embellissement. Ils ont aussi élevé un clocher au sud, une galerie cloître et un bâtiment en angle comprenant trois salles superposées.












Serrabone__54_aLe collège était mixte, car comprenant des hommes et des femmes (qualifiées de converses).
L'apogée du prieuré fut de courte durée : les troubles commencent aux XIIIème et XIVème siècles avec l'individualisme croissant des chanoines (la vie en communauté a laissé place à des cellules individuelles par exemple...). La décadence devient alors inéluctable et atteint un tel degré au cours du XVIème siècle que le pape sécularise alors le prieuré, comme tous ceux rattachés à la règle de Saint Augustin en Espagne.




Serrabone_eaRattachée à Solsona en Catalogne (nouveau diocèse établi à cette époque), la collégiale devient église paroissiale et tombe lentement dans l'abandon et l'oubli.
L'église Sainte Marie reste pendant deux siècles la paroisse du petit village de Serrabone.
On signale que bergers et troupeaux se réfugient occasionnellement dans le cloître ou l'église. En 1819  toute la partie occidentale de l'église s'effondre, minée par les intempéries, de même on n'hésite pas à démonter, dans le cloître, la rangée intérieure de colonnes et chapiteaux pour constituer un retable dans l'abside.

Serrabone__42_aEn 1822 la commune de Serrabone, pauvre et dépeuplée, est supprimée.
Remarquée par les archéologues, elle est visitée par Mérimée en 1834 : elle devient l'un des tout premiers "monuments historiques".
A partir de 1836 les premiers travaux de consolidation sont réalisés, complétés au XXème siècle par de nombreuses campagnes de restauration qui vont assurer le sauvetage définitif de l'édifice. Offert au Département des Pyrénées-Orientales par la famille Jonquères d' Oriola en 1968, le Prieuré de Serrabone est depuis cette date ouvert au public.

http://www.cg66.fr/culture/patrimoine_catalanite/monuments/serrabone/index.html
Wikipédia
http://notes.romanes.free.fr/images/catalan66/serrabone/cadre.htm
http://histoireduroussillon.free.fr/Thematiques/Batiments/Histoire/PrieureDeSerrabone.php

10 mai 2008

Le Canigou = Sirius ?

Pyr_n_es_R_019Les Catalans accordent une nature sacrée au Canigou,  un nom qui signifie ‘le chien’.  Gérard Lacoste décrit parfaitement certaines constellations reportées au sol sur le paysage de cette région des Pyrénées dont la montagne sacrée du Canigou représente une pièce essentielle.

Par ailleurs, selon les Légendes antiques, le chasseur Orion est toujours accompagné de 2 chiens, un grand et un petit. Aussi, comme un calque parfait du Ciel sur la Terre, on retrouve à l'Est du Midi/Sud de l'observation du 17 janvier, la Constellation du Grand Chien (Canis Major) avec, symboliquement ses 3 étoiles principales balisées au sol par le Mont Canigou (Canis,canicule=Sirius l'étoile la plus brillante du Ciel), et les 2 autres à proximité et en alignement parfait : Puig l'Estelle et Puig Tres Estelles (trois Etoiles, celles du baudrier).

http://big.chez.com/t3m/doc-orion.htm

Une étude interessante sur la symbolique :

http://www.geneawiki.com/index.php/Canigou

4 juin 2008

La chapelle de la trinité

Saint_Michel_de_Cuxa__83_aLe bâtiment à l'ouest de l'abbatiale correspond à la maison du sacristain majeur, bâtie au XVIIème siècle sur le site de la chapelle de la trinité,  fait afin de proteger les vestiges de la chapelle de la trinité découverts en 1950. Cette chapelle fut élevée au XIème siècle par Oliba, au dessus de celle de la vierge du Pessebre, et fut probablement détruite lors du tremblement de terre de 1428.







Saint_Michel_de_Cuxa__84_aLes restes trouvés dévoilent une construction de plan complexe unique en forme de trois cercles inscrits dans un carré, qui s'imriquent formant un symbole triple.
Elle se composait d'une nef circulaire avec une abside orientée à l'est, exactement comme la chapelle de la vierge du dessous, et d'une tribunesurélevée à l'ouest.








Saint_Michel_de_Cuxa__78_aLes pèlerins pouvaient acceder à cette tribune en empruntant l'un des deux escaliers en colimaçon qui se trouvaient sur les côtés nord et sud, reliés directement à l'extérieur. De cette façon, il était possible de vénerer les reliques sans déranger les prières.

4 juin 2008

Le cloître

Saint_Michel_de_Cuxa__24_aSa construction fut entreprise vers 1140-1150. A l'origine, le cloître occupait un grand quadrilatère irrégulier adossé à la paroi nord de l'église.

















Saint_Michel_de_Cuxa_clo_treOn dut niveler le terrain, ce qui obligea à rabaisser le dallage de la galerie sud, et il fallut pour cela condamner l'ancienne porte latérale du Xème siècle, en ouvrir une autre et construire un escalier qui descendait de l'église jusqu'au niveau du cloître;






Saint_Michel_de_Cuxa__21_aIl reste très peu de chapiteaux intacts à leur emplacement originel. Abandonné, dévasté, détruit par la chute du clocher, ses éléments furent dispersés. En 1913, un sculpteur américain, George Grey Barnard, se rend à Cuxa et achète des chapiteaux du cloître (32 colonnes et chapiteaux ).


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Saint_Michel_de_Cuxa_fontaineCes achats sont à l'origine de la reconstitution du cloître au Cloisters Museum de New York, et de la présence de la fontaine à Philadelphie.

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St_Michel_de_Cuixa_chapiteau_4L'actuel cloître fut reconstruit avec les éléments restants retrouvés en 1950. Sept chapiteaux proviennent de l'ancienne tribune.
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Saint_Michel_de_Cuxa__23_aLes linteaux et les arcs ont été taillés récemment dans le marbre rose de la carrière de Ria, celui-là même qui fournit le matériau des anciens chapiteaux.

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St_Michel_de_Cuixa_chapiteau_2La décoration est entièrement profane, pas une seule allusion à la bible. Les artistes se sont inspirés d'anciens thèmes orientaux, comme celui de l'épopée de Gilgamesh (issu de la mythologie sumérienne), trouvés probablement dans les manuscrits de la bibliothèque de Cuxa.











Saint_Michel_de_Cuxa__26_aLes motifs, végétaux ou animaliers, sont dominés par des lions. Certains ont une crinière tressé, qui traduit une influence de l'art égyptien.
D'autres ont des bras qui leur sortent de la bouche, comme s'ils dévoraient des hommes (ou bien que les hommes sortent de leurs gueules, symbolisant l'initié). On retrouve ce sujet à Serrabone.   

On ne trouve que deux chapiteaux historiés : un Christ bénissant et un Christ entouré d'anges, avec St Pierre à ses pieds.


Saint_Michel_de_Cuxa__102_aDans la galerie sud, la tombe du doge de Venise, Pierre Orseolo, moine à Cuxa de 978 à 988, qui fut plus tard canonisé.

12 mai 2007

Notre-Dame de Corneilla

Corneilla_de_Conflent_vierge_noireL'église de Corneilla de Conflent, malheureusement fermée à mon arrivée, abrite plusieurs vierges : Notre Dame de Corneilla (la Mare de Déu de Cornellà, XIIème  siècle, la vierge noire),

















Corneilla_de_Conflent__vierge_romaneune vierge romane, Notre Dame de la Crêche (la Mare de Déu del Pessebre, XIVème  siècle), venant de l'abbaye  St Michel de Cuxa, et une Vierge romane (XIIIème  siècle), de Barcelone.
Corneilla_de_Conflent__vierge_romane_2














4 juin 2008

Saint-Michel de Cuxa, historique

Pyr_n_es_Saint_Michel_de_Cuxa_2L'abbaye Saint Michel de Cuxa est située au-dessus de la vallée de Prades, avec au nord le massif de Madrès et les Corbières, et au sud le Canigou. Son histoire commence ailleurs : au monastère de Saint André d'Eixalada, situé dans une gorge de la Têt, où quelques clercs et laïcs s'étaient installés en 840 à l'emplacement de sources chaudes déjà connues dans l'antiquité.



Pyr_n_es_Saint_Michel_de_CuxaEn 878, la Têt en crue inonde et détruit le monastère, à l'époque dirigée par l'archiprêtre Protais. Sous sa conduite, les 35 survivants s'installèrent alors près du village de Codalet, au lieu-dit Cuxa, où une église consacrée à saint Germain, propriété de Protais lui-même, les attendait.
Le monastère se développa rapidement grâce à la protection des comtes de Cerdagne-Conflent. Cuxa se distingua par une politique d'ouverture au monde, originale pour l'époque en région catalane. Ce fut Garin, moine venu de Cluny et abbé de Cuxa, qui poursuivit cette ouverture. Il entretint des relations avec Gerbert d'Aurillac, futur pape Sylvestre II, avec le doge de Venise, Pierre Orseolo, qui fut plus tard canonisé,  avec le futur saint Romuald et le futur saint Marin.



Saint_Michel_de_Cuxa__20_aEn 1008, c'est le petit-fils du comte Sunifred, Oliba, qui fut élu abbé de Ripoll et de Cuxa. Il sera aussi évêque de Vic en 1017. Il va profondément transformer l'abbaye en construisant devant l'église les deux chapelles superposées de la Crèche et de la Trinité, qui communiquent avec Saint-Michel par des galeries. Il augmenta aussi le sanctuaire de trois absides, voûte les bas-côtés de la nef, construit les clochers.



scriptoriumLes périodes suivantes du Moyen Âge sont moins fastes pour Cuxa, et même s'il devient un grand monastère seigneurial, il conserva peu d'importance dans le monde ecclésiastique et les bâtiments de l'abbaye ne furent pas renouvelés. Après l'époque des commendataires (dont Jules de Médicis, futur pape Clément VII) et le passage définitif au royaume de France en 1659 avec les conséquences des guerres, la révolution fit son œuvre, et l'abbaye fut mise à sac. Le toit de l'église s'effondra en 1835 et le clocher nord en 1839.




Saint_Michel_de_Cuxa__17_aEn 1913, un sculpteur américain, George Grey Barnard, se rend à Cuxa et achète des chapiteaux du cloître (32 colonnes et chapiteaux ). Ces achats sont à l'origine de la reconstitution du cloître au Cloisters Museum de New-York, et de la présence de la fontaine à Philadelphie.


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Saint_Michel_de_Cuxa__91_aEn 1919, Ferdinand Trullès acquit l'abbaye pour y reloger les Cisterciens de Fontfroide qui avaient quitté la France à l'époque des lois sur les congrégations.

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Les Cisterciens s'installent, et seront remplacés en 1965 par les Bénédictins de Montserrat. Depuis les années 1920, l'abbaye fait l'objet de campagnes de restauration par le service des Monuments Historiques.

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Saint_Michel_de_Cuxa__21_aEn 1952, sous les constructions de l'habitation du sacristain majeur, les ruines de l'église de la Trinité sont mises au jour. En 1954, Pablo Casals,  réfugié en France sous la dictature franquiste, inaugure le festival de Prades dans l'église encore dépourvue de toit. Elle sera couverte en 1957.






http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_Saint-Michel_de_Cuxa
http://notes.romanes.free.fr/images/catalan66/cuxa/texte.htm
http://www.cuxa.org/cuxa.html
http://histoireduroussillon.free.fr/Thematiques/Batiments/Histoire/AbbayeStMichelDeCuxa.php

12 mai 2008

Eglise Sainte-Marie de Corneilla de Conflent

Corneilla_de_Conflent__5_aL'occupation préhistorique est attestée par la découverte, aux grottes d'Embullà, de gisements datant du Paléolithique supérieur et du Paléolithique moyen. A noter aussi deux dolmens, aux lieux-dits el Corbatorat et el serrat d'en Perot, ainsi que des roches à cupules.
Corneilla fut à partir du Xème siècle, et peut-être avant, la résidence préférée des comtes de Cerdagne, qui y firent bâtir un château au XIème siècle (palatium Cornelani, 1047).








Corneilla_de_Conflent__6_aDans son testament de 1094, le comte Guillem Ramon avait prévu de fonder un prieuré de chanoines augustins, ce que réalisa deux ans plus tard son fils, Guillem Jordà, avant de partir en croisade (fondation en 1097). Au cours des siècles suivants, le prieuré, qui détenait bien évidemment la seigneurie du village, eut une importance croissante, acquérant de nombreux biens en Conflent et en Cerdagne. Son déclin commence au XVème siècle, mais jusqu'à la Révolution le prieur restera seigneur de Corneilla.











Corneilla_de_Conflent__8_aL'éxistence de l'église, dédiée à la Vierge, est attestée en 1018 (testament de la comtesse de Cerdagne Guisla). Elle devient siège du prieuré et s'agrandit considérablement à partir de 1097, puis dans le dernier quart du XIIème siècle, où la façade et le chevet sont reconstruits.














Corneilla_de_Conflent__10_aAu centre de la façade, un portail en marbre rose de Conflent avec son tympan représentant une Vierge en majesté. La Vierge à l'enfant se trouve dans une mandorle, entourée d'anges. Ce tympan est encadré de boudins toriques ornés de motifs géométriques reposant sur des chapiteaux finement sculptés.
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Corneilla_de_Conflent__12_aRemarquez les sculptures des chapiteaux : d'un coté, au nord, une femme et un homme, au milieu de feuillages; les autres représentent les lions et les griffons.
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Corneilla_de_Conflent__13_aAu sud, les mêmes personnages, mais avec quelques différences... Ils sont passés par l'initiation.
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Corneilla_de_Conflent__17_aLe tympan est surmonté d'une petite baie cintrée. Des créneaux couronnent le tout.

















Corneilla_de_Conflent__4_aUn clocher-tour de la fin du XIème siècle, à base carrée, s'élève sur le flanc sud de cette façade. Il comporte quatre niveaux. Les deux premiers niveaux sont simplement percés de petites baies meurtrières. Le troisième niveau est percé de deux baies cintrées. Enfin, le troisième niveau est percé d'une baie unique mais plus large. On trouve entre les niveaux des frises de petites arcatures.













Corneilla_de_Conflent__28_aLe chevet roman est très sobre. Son sommet est orné de petites arcatures. Les principaux éléments décoratifs sont les trois baies ébrasements garnis de colonnettes soutenant des boudins toriques. Une archivolte à redents les surmonte.










Corneilla_de_Conflent__26_a"Les trois fenêtres extérieures de l'abside sont décorées d'une abondance de sculptures qui, du nord au sud, offrent un récit itinérant de lions en griffons et d'aigles en végétaux, permettant de transiter depuis les lions de la terre jusqu'aux promesses végétales de l'arbre de la connaissance."
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Corneilla_de_Conflent__30_aCorneilla_de_Conflent__24_a

















Corneilla_de_Conflent__7_aA l'extérieur encore, les vestiges de deux cloîtres successifs.









Corneilla_de_Conflent_vierge_noireL'église, malheureusement fermée à mon arrivée, abrite plusieurs vierges : Notre Dame de Corneilla (la Mare de Déu de Cornellà, XIIème  siècle, la vierge noire),

















Corneilla_de_Conflent__vierge_romaneune vierge romane, Notre Dame de la Crêche (la Mare de Déu del Pessebre, XIVème  siècle), venant de l'abbaye  St Michel de Cuxa, et une Vierge romane (XIIIème  siècle), de Barcelone.
Corneilla_de_Conflent__vierge_romane_2













http://architecture.relig.free.fr/corneilla.htm
http://jeantosti.com/villages/corconfl.htm

17 octobre 2007

Eglise Saint-Martin de Coulandon

CoulandonaLa partie orientale de l'église date du XIème siècle début XIIème siècle.












Coulandon__1_aEn avant du pignon de façade, un porche de plan rectangulaire fut élevé au XVème siècle, appelé dans la région caquetoire (lieu où l'on bavarde).
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Coulandon__20_aLe clocher carré, de plan barlong, du XVIIème siècle, élevé sur le chœur, a été couronné d'une toiture en pavillon exécutée en 1608, suivant l'inscription gravée sur le coq faîtier. Selon la tradition, il possédait une flèche en pierre démolie à la Révolution, ainsi que la majeure partie de sa base. L'étage de beffroi a été remonté à partir de quelques assises de soubassement.

Deux vitraux du XIIIème siècle représentent un évêque mitré, tenant une crosse et bénissant : il s'agit vraisemblablement de saint Martin.










Coulandon__2_bL'église possède un transept et une abside de la fin du XIIème siècle, ainsi qu'une nef unique, de quatre travées, couverte par une voûte en berceau avec arcs doubleaux.
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Coulandon__10_aL'abside en hémicycle est précédée d'un chœur dont les parties droites étaient terminées par deux absidioles démolies en 1871. Il a encore  deux petites travées, avec bas-côtés, fermées par des berceaux en plein cintre.
Une bulle de 1152 mentionne l'église comme dépendant du prieuré de Souvigny.


Coulandon_vierge_aCoulandon possédait une nierge noire, qui se trouve actuellement à Moulins. En bois polychrome, elle est haute de 77 cm et a été apportée au grand séminaire. (voir ici)

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