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lieux sacrés
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15 juin 2008

La Cathédrale Saint-Étienne de Toulouse, l'intérieur

Cath_drale_Saint_Etienne_de_Toulouse__30_aEn entrant dans la cathédrale, on remarque immédiatement que la nef et le chœur ne sont pas construits sur le même axe, puisque ce dernier fut construit sans tenir compte de la nef qui devait être détruite.


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Cath_drale_Saint_Etienne_de_Toulouse__12_aCelle-ci comprend trois travées de largeurs inégales.


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Cath_drale_Saint_Etienne_de_Toulouse__21_aTrès remaniée, la cathédrale conserve quand même quelques belles traces gothiques.


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Cath_drale_Saint_Etienne_de_Toulouse__8_aLes voûtes bombées s'appuient sur des ogives massives.


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Cath_drale_Saint_Etienne_de_Toulouse__5_aAu dessus de l’entrée la rosace, construite selon l'aspect de celle de Notre-Dame de Paris (6.70m de diamètre) est composée de morceaux de verre des XVème et XVIème siècles.


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Cath_drale_Saint_Etienne_de_Toulouse__11_aL'orgue érigé en 1613 est accroché à 17m de hauteur.


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Cath_drale_Saint_Etienne_de_Toulouse__10_aLe chœur comprend cinq travées, une abside à cinq pans et un déambulatoire sur lequel s'ouvrent 14 chapelles rayonnantes de forme pentagonale. Celles-ci (tout comme le déambulatoire) furent voûtées au XIVème siècle et le cœur ne le fut qu’en 1609 après un incendie qui avait détruit la charpente de bois.


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Cath_drale_Saint_Etienne_de_Toulouse__15_aOn y trouve une double rangée de 114 stalles, de style Louis XIII.

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16 juin 2008

La Cathédrale Saint-Étienne de Toulouse, historique

CathedraleStEtienne_zoom_aSi l'on suit le texte de la "Passio sancti Saturni", la cathédrale primitive fut la petite église établie dans la ville romaine dans la première moitié du IIIème siècle par Saturnin, le premier évêque et martyr de Tolosa. On ne connait ni l'emplacement exact (peut-être sous la cathédrale actuelle), ni la forme, ni l'évolution architecturale au cours des premiers temps chrétiens. L'évêque Exupère l'avait-il reconstruite et amplifiée à la fin du IVème siècle ou au début du Vème ?


 

Cath_drale_Saint_Etienne_de_Toulouse__24_aMême l'origine du vocable de Saint-Étienne n'est pas datée. Église épiscopale, la cathédrale était intégrée, à la fin de l'antiquité et pendant le haut moyen-âge, à un groupe d'édifices (une ou plusieurs églises, un baptistère, des oratoires...) nécessaires à l'action pastorale et liturgique de l'évêque, qui résidait aussi à proximité.




Saint_Etienne_facadeLa première mention que l'on en connaisse est fournie par une charte de Charles le Chauve donnée, en l'an 844, au profit des églises de la ville.
Son histoire commença réellement en 1073. L'évêque Isarn décida de construire une grande église en lieu et place de la vieille église romane alors en ruine (dont il ne reste aujourd'hui que des vestiges à la base du clocher et des chapiteaux dans la nef).




Saint_Etienne_coupeJusqu'au XIIIème siècle, les plans de l'église romane furent sans cesse modifiés. Ainsi, une révision de la hauteur prévue de l'édifice est visible par la coupe des fenêtres sur le mur sud, tandis que le mur nord, construit plus tard, ne présente pas cette anomalie.
C'est dans la première moitié du XIIIème siècle que Saint-Étienne fit l'objet de nouveaux travaux. La nef unique que l'on connait aujourd'hui, faussement appelée "raymondine" (car sa construction est attribuée à Raymond VI suite à son absolution le 18 juin 1209 dans l'abbaye de Saint-Gilles)s'imposa à cette époque.



 

Saint_Etienne_coupe2Vers 1275, époque où le comte de Toulouse se trouva rattaché à la couronne de France, Bertrand de l'Isle-Jourdain fut élu au siège épiscopal et décida d'édifier une église grandiose qui supposait la démolition de la cathédrale d'Isarn et aurait rivalisé avec celles d'Ile de France ou du Nord du pays. Il s'adressa à Jean Deschamps, maître d'œuvre de la cathédrale de Narbonne, qui avait aussi travaillé sur les cathédrales de Clermont-Ferrand, Limoges et Rodez.



Cath_drale_Saint_Etienne_de_Toulouse__55_aAprès avoir fait raser le chevet de l'ancien édifice, il commença d'entreprendre un immense chœur - dit chœur des chanoines - deux fois plus large que la nef d'Isarn et aussi long qu'elle. Son idée était de démolir l'une au fur et à mesure que l'autre avancerait.
La mort de Bertrand de l'Isle et des difficultés financières interrompirent les travaux et le choeur fut couvert d'une charpente provisoire qui brûla en 1609. Après cet incendie, qui détruisit également le mobilier, on abandonna le projet d'un étage très élevé (40m), qui fut remplacé par une voûte hâtivement dressée à 28 m, par l'architecte Pierre Levesville. C'est à la même époque que les contreforts furent surélevés dans les parties hautes du chœur de la cathédrale.




Cath_drale_Saint_Etienne_de_Toulouse__49_aPar la suite, divers travaux exécutés selon des plans parfois radicalement différents, apportent la fantaisie de réalisations quelque peu énigmatiques. Ce sont, entre autres, le portail de l'archevêque Denis Du Moulin (1447), le gros pilier du transept et le clocher du cardinal Jean d'Orléans (XVIème siècle). Au XIXème siècle on songea même, dans un élan rationaliste et au nom de l'unité de style, à "achever" l'édifice, prévoyant de jeter bas les parties les plus anciennes. Le XXème siècle a quant à lui vu la construction du portail nord et d'un inutile bras de transept réalisé au détriment d'une chapelle du XVème siècle.






Cath_drale_Saint_Etienne_de_Toulouse__56_a




http://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Saint-%C3%89tienne_de_Toulouse
http://saint.etienne.tlse.free.fr/historique.html
http://www.uquebec.ca/musique/orgues/france/toulousese.html
http://www2.culture.gouv.fr/culture/sites-sdaps/sdap31/apercu-cathedrale_saint-etienne-15.htm (pour les dessins)

30 janvier 2008

La Pierre du Destin, Lia Fail.

Hill_of_Tara_12aC'est à Tara qu'étaient désignés les futurs rois d'Irlande. Dans la mythologie celte, Lia Fail aurait été amené en Irlande par les Tuatha De Danann (le peuple de la déesse Dana). Ils voyagèrent dans les îles du Nord où ils apprirent l'habileté et la magie dans les 4 villes que sont Failias, Gorias, Murias et Finias. Ensuite ils continuèrent leur chemin vers le nord de l'Ecosse où ils passèrent 7 ans à Dobhar et à Lardobhar apportant avec eux un trésor de chaque ville, dont la fameuse pierre du destin (provenant de la ville Failias d'où le nom Lia Fail).




 

Hill_of_Tara_11aCette pierre serait magique : quand le roi "légitime" d'Irlande posait son pied sur cette pierre, on dit qu'elle se mettait à crier. D'ailleurs, tous les rois d'Irlande furent couronnés à cet endroit. Un jour, le fameux Cuchulainn fissura cette pierre avec son épée car elle n'avait pas crié lorsque son protégé Lugaid Riab nDerg posa le pied dessus. Depuis ce jour la pierre aurait cesser de gronder. On attribue aussi à cette pierre le pouvoir de rajeunir le souverain et de le doter d’un long règne, ainsi que de protéger l’Irlande pour qu’elle ne soit pas engloutie par les vagues.







Hill_of_Tara_13aLia Fail était placée, à l'origine, c'est à dire dans les temps néolithiques, à l'entrée du Mont des Otages. Ce n'est qu'en 1798 que la pierre fut transportée à son emplacement actuel pour marquer la tombe massive de 400 insurgés tombés lors de la Rébellion du 26 mai 1798. Une légende affirme que ce n'est que l'une des quatre pierres placées aux 4 points cardinaux sur Tara.

14 mars 2007

Saint-Jean, la manécanterie



Lyon_124aIl s'agit vraisemblablement de l'ancien réfectoire canonial des chanoines de Saint-Jean, qui devint le logement des chantres au XIVème siècle, d'où son nom :"mane cantare" qui veut dire "chanter de bon matin". Elle est le seul édifice civil d'époque romane à Lyon.







Lyon_125aSa façade du XIème siècle est romane et comporte un étage d'arcatures richement décoré, notamment une figure debout pointant l'index vers une étoile à 8 branches (astronomie?), un musicien, un géomètre et une femme dans l'attitude de la vierge à l'enfant entourée de 4 personnages dont un homme d'armes.

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14 mars 2007

Fourvière, la vierge noire



Lyon_043aLa vierge est très présente sur la colline. Comme Cybèle en son temps, on lui voue un culte ardent.  Je n'ai pas compté les représentations de Marie, je vous en présente quelques-unes. Et bien sûr, quand un culte à la déesse-mère se met en place, son parèdre n'est pas loin. C'est pourquoi Saint Michel est à la place d'honneur, tout en haut de la cathédrale, lui qui est habitué aux sanctuaires élevés. La colline de Lug devient la colline de Saint Michel...













Lyon_042aNotre-Dame de Fourvière est une statue en bois, haute d'un mètre. Elle date de 1598. La statue originelle, la vierge noire, a été détruite par les protestants en 1562. La légende veut en faire une vierge de Saint Luc, envoyée en Gaulle par Saint Polycrate, disciple de Saint Jean. Saint Pothin lui aurait élevé un culte dans la crypte de Saint Nizier, puis au XVIIème siècle la statue se retrouve sur la colline. Aucun document ne vient prouver cette affirmation.
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25 juin 2008

La nef

Basilique_Saint_Sernin_de_Toulouse__21_aLa nef principale (7), longue de 115 mètres, large de 8 et qui s'élève à plus de 21, est voûtée en berceau et partagée en onze travées par des arcs doubleaux qui retombent sur des demi-colonnes engagées. Ceux des trois travées orientales présentent un double rouleau clavé de pierres et de briques.
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Basilique_Saint_Sernin_de_Toulouse__26_aL'élévation est à deux niveaux. Au dessus des grandes arcades cintrées, on trouve des tribunes à arcades géminées reposant sur deux colonnettes. Le remplage de chaque baie est plein.
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Basilique_Saint_Sernin_de_Toulouse__20_aL'éclairage de la nef est fourni par la claire-voie des tribunes et par les baies des collatéraux. Comme souvent dans les édifices romans, il est donc uniquement indirect.
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Basilique_Saint_Sernin_de_Toulouse__108_aLes chapiteaux de la nef et des collatéraux sont ornés de motifs variés : végétaux, animaux et historiés.
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Saint_Sernin_Toulouse__22_aC'est dans la galerie inférieure du bas-côté nord qu'une fresque astronomique du XIIIème siècle, nommée « carte du ciel ». C'est une peinture murale ocre rouge sur badigeon de chaux blanc, restaurée en 1998 et 2000 .

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29 octobre 2007

Thira

Santorin__81_aLa capitale de l'île, fondée au XVIIIème siècle, est elle aussi construite sur les falaises. Un petit port, 260 m plus bas, est desservi par un téléphérique ou plus traditionnellement par un chemin de 580 marches, parcouru par des mules.
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Santorin__107_aLa ville présente des ruelles tortueuses d'architecture cycladique. La ville basse a été reconstruite avec des terrasses en étage après le violent séisme de 1956.











Santorin__72_aUn nombre impressionnant d'églises : la cathédrale orthodoxe reconstruite en 1970,  les églises Agios Minas et Agios Ionis du XVIIIème siècle, avec leurs dômes bleus, l'église catholique (en croix grecque) et son clocher multicolore, le couvent des Dominicains de style baroque, la chapelle Agios Stylianos du XVIIIème siècle et le monastère des Frères de la Charité.
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21 janvier 2006

La chartreuse de Sainte-Croix, historique

Sainte-Croix-en-Jarez, au confluent de deux ruisseaux, fut une position fortifiée dès la protohistoire, comme l’ont révélé de récents sondages selon la technique de "l’éperon barré" : un fossé profond isolant une petite fortification dans la pointe de l’éperon.



Fondation de la chartreuse

Chartreuse_de_Sainte_Croix_en_Jarez__18_aLe monastère fut fondé en 1277 par Béatrix de la Tour du Pin, veuve de Guillaume de Roussillon, tué dans d'étranges circonstances pendant les croisades. Cette pieuse femme, logeant en son château de Châteauneuf, refusant le remariage auquel sa famille la vouait, préféra, selon la tradition, se retier avec ses 8 enfants dans un monastère. L'un de ses oncles, Bernard de la Tour, ayant été le 13ème Général de l'Ordre des Chartreux (1253-1258), c'est à eux qu'elle en confia la construction. Ce monastère, elle en avait eu la vision en songe. Un rêve miraculeux, à cette époque, quelle opportunité ! Elle dit elle -même dans la lettre qu'elle ne connaissait pas l'endroit où la "sainte-Croix" la guida...






Lettre de Béatrix


"A religieux et dévôt personnage, notre frère en Notre-Seigneur-Jésus-Christ, Jean, Prieur de Val-Vert près de Paris, monastère de l’ordre des Chartreux. Béatrix de la Tour, épouse de feu noble chevalier Guillhaume de Roussillon, seigneur d’Annonay, servante de Jésus-Christ et de la glorieuse Vierge : salut.
Apprenez la grande joie que nous avons éprouvée, quand, à notre arrivée, nous avons vu vos premières lettres. Nous vous avions, en effet, longuement fait connaître comment, dans une vision, le Seigneur nous avait inspiré de vous fonder une maison, selon la volonté de notre Dieu Jésus-Christ et de sa glorieuse mère. Nous n’ignorions point, néanmoins, qu’après la mort du seigneur Guillhaume, notre époux, nous nous étions trouvée dans les mille occupations de ce monde ; nos plus grandes sollicitudes venaient de nos amis terrestres, qui nous poussaient à des secondes noces. Nous en étions très fâchée et chagrine, car, dans nos premières années, nous avions résolu en Dieu et Marie, sa glorieuse mère, de ne jamais accepter d’autre époux que celui que Jésus nous avait donné.
Alors, dans ces peines et grandes tribulations, nous avons prié le Seigneur qu’il daigne nous délivrer de ces tourments, et aussi nous arriva-t-il qu’une certaine nuit, pendant notre sommeil, une magnifique croix d’argent toute éclatante de blancheur nous apparut, autour d’elle de belles et brillantes étoiles, dont l’une, plus brillante encore, paraissait plus près de la croix. Une autre nuit, pendant que, plongée dans le même chagrin, nous demandions à la mère de Notre Seigneur Jésus-Christ une consolation à notre grande douleur ; le Dieu Vérité et sa glorieuse Mère entendirent nos voeux et nous eûmes encore la même vision, de telle sorte que la croix et les étoiles étaient si près de nous qu’elles paraissaient vouloir nous toucher, et elles se dirigèrent vers l’endroit où devait être fondé notre monastère. De grand matin nous nous levâmes, nous nous rendîmes à l’église et là, après avoir satisfait aux devoirs de notre dévotion, nous fîmes dire la messe de la sainte et vraie Croix ; et, après la messe, nous mandâmes notre écuyer et lui dîmes de faire préparer notre cheval de voyage et le sien, ainsi que d’autres chevaux de services, pour une course que nous avions à faire.
Nous partons, et la rapidité de notre marche nous fait devancer les autres ; alors apparaissent marchant devant nous, la croix et les étoiles que nous avions déjà vues, jusqu’au moment où, arrivée vers l’endroit où devait être élevée notre maison, elles s’arrêtèrent. Jamais nous n’étions venue là, nous n’avions non plus fait connaître à personne notre projet de fonder un monastère. A notre arrivée dans ce lieu, celui qui en était propriétaire, nous aborde et nous dit : « Dame, qu’êtes-vous venue faire ici ? J’ai rêvé que vous désiriez acheter cette propriété ».
A ces paroles nous connûmes que telle était la volonté de Notre seigneur Jésus-Christ et de sa Mère bénite, et nous fîmes acheter ce terrain par deux hommes prudents et sages. Ces fonds étaient exempts de tout usage et servi, mais le susdit possesseur nous devait anciennement hommage. Comme ce jour était jour de pénitence, c’était le vendredi, nous prîmes là notre réfection. Or, il nous arriva par hasard un maître tailleur de pierres au service du duc de Savoie ; nous lui demandâmes le but de son voyage, il nous répondit : « Madame, je me suis présenté devant vous parce que j’ai pensé que vous vouliez fonder une maison de l’ordre des Chartreux ». Ce langage me détermina à faire prix avec lui pour la construction des bâtiments, et, quoique nous n’eussions que peu d’argent, nous lui donnâmes une somme fixée. Nous avions des enfants et d’autres charges, mais, pourtant, avec l’aide de Dieu, le produit de nos revenus a suffi pour faire face, et aussi rendons grâce à Dieu de toute notre âme, de ce qu’il nous a donné de vouloir, d’entreprendre et d’achever cette oeuvre de Dieu, en effet, qui a tout opéré, et conduit à bonne fin ; car c’est lui qui est le commencement et la fin de tout. Qu’il nous conduise à une fin heureuse. Ainsi soit-il".

Sainte_croix_en_jarez_monast_reEn réalité, elle donna aux Chartreux une place forte qu'elle possèdait sur le site actuel du village, à la condition de pouvoir y finir ses jours. Il faut noter qu'à l'époque, la présence d'une femme dans l'enceinte d'un monastère d'hommes n'était jamais admise... Et pourtant, elle avait même droit d'assister aux offices, d'une petite loge fut construite pour elle dans l'église. Elle y fut même enterrée en 1306.  Des fouilles archéologiques en 1896 ont permis de retrouver sa tombe dans le chœur de l'église primitive, qui à cause de son mauvais état sert aujourd'hui d'annexe à la sacristie.




 

Chartreuse_de_Sainte_Croix_en_Jarez__8_aL'église primitive du monastère fut construite non loin de la forteresse, chose rare pour l'époque puisque les chartreux vivaient en communauté, mais comme des ermites, sans s'adresser la parole, le plus loin possible des agglomérations. Le nom de la forteresse primitive est inconnu, il semble probable que celui de Sainte-Croix fut choisi par la suite par les moines chartreux qui vénéraient la Sainte-Croix comme symbole de la Chrétienté, leur devise était d'ailleurs « Stat Crux dum volvitur orbis », « Le monde tourne, la Croix demeure ».









Sainte_croix_en_Jarez_B_atrixBéatrix commanda une statue de Sainte Anne, représentée avec un livre fermé, portant la vierge elle même portant l'enfant. La statue est conservée à Châteauneuf, et Anne, selon la tradition, a le visage de Béatrix...














Chartreuse_de_Sainte_Croix_en_Jarez__13_Plein de mystères donc dans la fondation de cette chartreuse, que l'on retrouve au fil du net en relation avec les Bogomiles, Rennes-le-Château, les Templiers, Gargantua, le langage des oiseaux, la sainte ampoule, les exorcismes, la voie du sang et le chemin des initiés. Sa proximité avec la "chapelle des fous" de Jurieu et par delà le site mégalithique des "roches de Merlin" y est surement pour quelque chose. Les Chartreux restèrent en ces murs du 24 février 1280, date de la signature de la charte de fondation du monastère, jusqu’en 1792 où le dernier prieur, Dom J.B. Livinhac, ferme les porte de cette “maison” vendue aux enchères comme bien national en 1794. Elle fut divisée et vendue en 44 lots aux familles des environs qui s'établirent à l'intérieur de celui-ci. Le monastère devint donc un village sous le nom de Sainte-Croix-en-Pavezin, avant de prendre son nom définitif de Sainte-Croix-en-Jarez. C'est le seul village de France se tenant à l'intérieur d'un monastère...

Les habitants actuels, la mairie, l'école, l'accueil des touristes et des commerces occupent certains ermitages et des locaux communs, tels que l'ancienne boulangerie et l'hostellerie. Ce village est ainsi un exemple très particulier de la transformation d'un ensemble religieux en un ensemble laïc.

http://www.forez-info.com/encyclopedie/balade/balade_en_pilat_dans_la_vallee_du_couzon_137.html
http://saintecroix42.free.fr/index.htm
http://www.france-secret.com/stcroixenjarez_art.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte-Croix-en-Jarez

14 novembre 2007

Abbaye Sainte-Marie de Fontfroide, la chapelle des étrangers

Fontfroide__115_aA l’extérieur de la clôture et seule construction qui subsiste du premier monastère, elle permettait aux pèlerins et aux étrangers d’assister aux offices sans déranger les moines. Elle se trouvait à proximité de la seule porte d'entrée du XIIème siècle, blottie contre la colline.
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Fontfroide__111_aAu XIVème siècle, des contreforts permettent de surélever le bâtiment et de construire une salle, peut-être utilisée comme chapelle par les pères abbés.

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Fontfroide__15_aPrès d'elle, contre la paroi, une source accueille les visiteurs, humains ou non.
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19 octobre 2007

Cathédrale San Sabino de Bari

Bari__162_aDedicacée à la vierge, mais plus connue sous le nom de San Sabino, dont les reliques sont conservées dans la crypte depuis que l'évêque de Canosa, Angelario, les a transférées au IXème siècle, la cathédrale se dresse sur le site d'une ancienne église dont les traces en sont encore visibles dans le sous-sol extérieur.
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Bari__171_aConstruite au XIème siècle, elle a été partiellement détruite, comme l'ensemble de la ville, en 1156. À la fin du XIIème siècle, l'archevêque Rainaldo a commencé la reconstruction de l'église.

Le bâtiment a suivi le modèle de la basilique San nicola, en utilisant des murs qui étaient déjà existants, les portails et les magnifiques séquences de colonnes, importés de Constantinople, réduisant toutefois à un simple élément ornemental la galerie, qui reste factice, et portant un dôme avec une frise islamisante à l'intersection du transept.
Seul l'un des deux clochers a gardé sa hauteur.










Bari__220_aSur le flanc nord, l'ancien baptistère, le trulla, avec un plan circulaire, utilisé depuis les premières années du XI ème siècle.




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Bari__213_aPour la cathédrale, tout comme pour la majeure partie des monuments des Pouilles, l'arrivée du baroque a marqué le début d'opérations importantes. Ici signé par l'architecte napolitain Domenico Antonio Vaccaro, ce travail a cependant été enlevé pendant les travaux de restauration dans les années cinquante.
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Bari__215_aLa façade à double pente, soulignée par de petites arches et par des porte-à faux zoomorphes et anthropomorphes, porte une triple rangée de piliers et reçoit le portail du XVIII ème siècle.

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Bari__223_aSous le portail central on trouve encore des traces de l'original, sur les côtés duquel sont posés deux lions.

Au-dessus de la corniche, une statue de la vierge, encadrée par celles de San Nicola et San Sabino. Au dessus de la niche, une double fenêtre à arcatures, séparées, au centre, par une petite colonne torsadée.
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Bari__211_aDans la partie supérieure de la rosace, les sculptures remontent au XII ème et XIII ème siècles.

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Bari__170_aAu-dessus de ces sculptures se trouvent d'élégantes corniches faisant le tour du bâtiment, en passant par le front extérieur de la courbe du dôme, les deux grandes fenêtres du transept et la grande fenêtre de l'abside.











Bari__212_aLe bâtiment a été conçu sur un plan comportant trois nefs avec un transept.

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Bari__191_aL'espace est articulé avec une double rangée de colonnes sur le sommet desquelles est fixée une série d'arcades surmontées par une fausse galerie  qui surplombe la nef principale.












Bari__184_aLe pourtour de la nef est marqué par de petits arcs.













Bari__186_aÀ l'intérieur de la cathédrale, la chaire épiscopale, le tombeau de l'archevêque Romualdo Grisone, le tabernacle et la chaire de Alano da Termoli sont du XIII ème siècle.

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Bari__204_aLa crypte conserve les stucs, le revêtement de faux marbre des colonnes et les autels conçus par Domenico Antonio Vaccaro autour de 1740.
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Bari__210_aDans le sous-sol extérieur, au niveau de la nef centrale, on peut encore apercevoir les structures du bâtiment existant avant la cathédrale, la position des trois nefs et de l'abside centrale.
















Bari__221_aSur le portail Nord, on trouve, sculptés dans un des piliers de la porte, la représentation des 7 chakras principaux, avec l'énergie qui les relie. Les 4 chakras supérieurs sont séparés des trois inférieurs par une fleur stylisée.

Nous retrouvons cette représentation dans les églises du Beaujolais, en particulier les églises d'Avenas et Belleville

3 novembre 2007

La cathédrale Saint-Nazaire

Beziers__45_bLa cathédrale Saint-Nazaire de Béziers est le plus grand monument de style gothique de la ville de Béziers. Elle est édifiée dans la partie ouest de l'ancienne ville médiévale, sur une éminence qui domine la plaine de l’Orb s'étalant en contrebas. Elle est un des symboles de la ville, visible de très loin par sa position en hauteur.



Historique

Beziers__10_aVers 650, peut-être la construction des premières parties de l'église St Nazaire, construites sur l’emplacement d’un temple dédié à Auguste. Un écrit mentionne l'existence d'un édifice dès le VIIIème siècle. Une église romane fut reconstruite en 1130, dont il ne reste plus que les murs de la travée orientale de la nef et les chapiteaux de l’arc triomphal, car, lors du sac de Béziers, le 22 juillet 1209, un incendie provoqua la destruction entière du bâtiment :  il est raconté que la cathédrale se "fendit comme une grenade".
Les travaux de reconstruction de la cathédrale débutèrent au milieu du XIIIème siècle. L'édifice est alors en partie construit sur un ancien cimetière. La cathédrale est dédiée aux saints Nazaire et Celse.


L'extérieur

Beziers__23_aDe l'extérieur, la cathédrale présente des airs de forteresse, avec ses éléments architecturaux empruntant au château fort. Elle est dominée par une imposante tour carrée de 46 mètres de hauteur.
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Beziers__20_aLa partie supérieure, du XVème siècle, est ornée de colonnes dont chacune des bases représente un visage humain. De nombreuses gargouilles ornent les murs de la cathédrale.
La sacristie construite sous Guillaume de Montjoie, qui jouxte l'abside, plus basse que cette dernière, date du XVème siècle.
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Beziers__12_aLa façade Ouest de l'édifice domine l'Orb. Cette façade, imposante, se voit de loin, et donne une impression de forteresse, davantage que d'édifice religieux.
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Beziers__25_aElle est surmontée de deux tours et d'un ensemble de créneaux. Une tour ronde est placée en retrait, véritable tour de guet avec des créneaux.
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Beziers__13_aElle est ornée d'une immense rosace de 10 mètres de diamètre. En dessous, se trouve le portail d'entrée surmonté d'un mâchicoulis.
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Beziers__15_aLes sculptures de la façade ont presque toutes été détruites. Il ne reste que deux statues situées de part et d'autre du portail, représentant la synagogue et l'Eglise du Christ.

Sur la façade nord du transept, se trouve la porte d'entrée, créée au XVIIème siècle, surmontée d'un linteau de bois qui évoque le martyre des saints Nazaire et Celse.












L'intérieur

Beziers__1_aCurieusement, l'intérieur de la cathédrale forme une croix grecque. L'édifice mesure 50 mètres de long, la nef 14 mètres de large. Largeur du transept : 33 mètres. Hauteur maximale de la voûte : 23 mètres 58.

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Beziers__3_aOn remarque des colonnes et des chapiteaux romans, vestiges de la cathédrale romane. La majorité des colonnes date de la période gothique. Les arcs doubleaux qui soutiennent la voûte sont du XIVème siècle.
Les appuis des tribunes, situées dans la nef, près du chœur, présentent des frises à triglyphes et métopes. Ces frises sont des imitations de style gallo-romain dégénéré, datant de l'époque romane (XIIe siècle).
Le chœur renferme d'anciens vitraux de l'âge gothique.
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Beziers__6_aLes murs sont en partie recouverts de fresques anciennes, remises en état en 1917. Ces fresques présentent un intérêt artistique certain, même si elles ont été gravement endommagées lors des guerres de religion, puis enduites d'un badigeon qu'il a fallu enlever par la suite. Ces fresques sont datées des XIVème et XVème siècles. La grande rosace, d'un diamètre de dix mètres, fait passer la lumière.
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31 octobre 2007

L'église de Santo Stefano à Venise

Venise__73_aL'église Santo Stefano est une des dernières grandes expressions du gothique flamboyant et peut également être considérée comme l'une des plus importantes et des plus belles architectures sacrées de Venise. Elle est aussi la dernière des trois des plus grandes églises de Venise ayant appartenu à un ordre mendiant, celui de Saint Augustin.












Venise__71_aL'église de Santo Stefano a en effet été commencée en 1294 par des ermites de l'ordre de Saint Augustin et elle fut terminée en 1325. Elle fut ensuite totalement reconstruite au XIVème siècle avant de subir de nouvelles modifications pendant la première moitié du XVème siècle. Des transformations importantes furent également effectuées à l'intérieur au XVIIème siècle. Si l'on en croit les voyageurs de l'époque, l'église de Santo Stefano se trouvait en piteux état à la fin du XIXème siècle, avant la dernière restauration effectuée entre 1900 et 1904.





Venise__68_aElle possède un magnifique portail de style gothique, réalisé de 1438 à 1442 et attribué au sculpteur vénitien Bartolomeo Bon.


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Venise__66_aLa nef de l'église est en forme de carène de navire. Elle est en forme de croix latine conventuelle, mais l'intérieur possède toutefois des travées beaucoup plus étroites que celles que l'on peut observer dans les églises franciscaines ou encore dominicaines. Elle dût être consacrée six fois à cause des agressions qui y avaient été perpétrées.
Elle est composée de trois nefs dont une nef principale entièrement construite en bois, semblable à une coque de bateau retournée.







Venise__67_aDu fait de ce choix architectural, la structure générale de l'église est d'un aspect particulièrement aérien car cette immense carène de navire qui constitue la nef n'est soutenue que par de fines colonnes de marbre rouge et blanc, de la brocatelle rouge de Vérone ainsi que du marbre grec, qui sont suffisantes pour supporter le poids de cette nef allégée.

On retrouve sur les murs intérieurs le même motif de décoration en losange déjà présent sur le Palais des Doges, un motif totalement d'inspiration orientale. Ce type de dessin en losange était en effet réalisé à l'origine en briques à la fois dans l'Est de la Turquie mais également en Iran.









 

Venise_fEn profitant de la marée basse, il est possible de passer en gondole sous le cœur. Le rio del Santissimo passe en effet tout droit sous l'église en partant du rio de San Anzolo au Campo du même nom, pour déboucher dans le Grand Canal. Une particularité unique à Venise.


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Question interessante : pourquoi les architectes ont-ils construit le choeur au dessus de l'eau ? Serait-ce pour se servir du courant acquifère et le faire se croiser avec les courants cosmo-telluriques ?

Parce que sinon, c'est se compliquer la vie pour pas grand chose quand même, non ? Même chose avec l'ancienne collégiale Saint-André à Chartres, édifice roman bâti au-dessus de l’Eure.

16 juin 2007

Notre-Dame du Coral

Notre_Dame_du_Coral_3Comme beaucoup de vierges anciennes, Notre-Dame du Coral de Prats-de-Mollo fut découverte au XIIIème siècle par un bouvier dont le boeuf meuglait obstinément devant un arbre. A l'intérieur, une vierge polychrome, assise, tenant un enfant bénissant sur ses genoux. Autour de la vierge, on construit une église qui devint l'église paroissiale du village disparu de Miralles, dépendant de l'abbaye de Camprodon.














Notre_Dame_du_Coral_2Notre-Dame du Coral devint le lieu de pèlerinage de prédilection des habitants de Prats-de-Mollo, Serralongue et Lamanère.
(tiré du reportage de Josiane Cabanas)

16 juin 2008

La Cathédrale Saint-Étienne de Toulouse, extérieur

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Plan de la cathédrale Saint-Etienne.











Cath_drale_Saint_Etienne_de_Toulouse__59_aLa façade ouest donnant sur la place Saint-Étienne et qui date de 1217 est écrasée par un " clocher-donjon " massif de 55m de haut. Deux contreforts en brique la soutiennent.


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Le double portail de style gothique flamboyant est curieusement décentré vers la droite. Il est couronné par une rosace datant de 1230, construite selon l'aspect de celle de Notre-Dame de Paris.







Cath_drale_Saint_Etienne_de_Toulouse__53_aLe flanc nord de la cathédrale de 105m de long, témoigne parfaitement de la juxtaposition des deux styles roman et gothique. La nef d'Isarn, à l'ouest, construite dans le style gothique méridional et le choeur, à l'est, dans le style gothique septentrional.

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Cath_drale_Saint_Etienne_de_Toulouse__2_aCette façade est ornée en son centre d'un portail majestueux.
Ces deux parties furent reliées au XVIème siècle par Jean d'Orléans. Le square actuel résulte de la démolition d'un groupe de maisons qui couvraient tout le flanc nord de la cathédrale.


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Cath_drale_Saint_Etienne_de_Toulouse__52_aL'arrière du bâtiment, ou abside, est orientée, comme dans la plupart des églises chrétiennes, vers l'Orient.

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Cath_drale_Saint_Etienne_de_Toulouse__45_aQuant au côté sud de la cathédrale, il jouxtait un cloître aujourd'hui disparu.


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Cath_drale_Saint_Etienne_de_Toulouse__46_aOn retrouve quelques traces de l'ancienne église.


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Cath_drale_Saint_Etienne_de_Toulouse__51_aLes gargouilles sont de ce côté surprenantes...











 










Saint_Etienne_planEdifié sur le modèle de celui de Moissac à la fin du XIème siècle et au début du XIIème, l'ancien cloître était situé entre la cathédrale et l'église Saint-Jacques. Sa forme était à peu près carrée, les côtés faisant environ 51 mètres.








Saint_Etienne_chapiteauxLes arcades cintrées étaient soutenues par des colonnes géminées, couronnées par des chapiteaux, dont certains se trouvent actuellement au musée des Augustins. Sur la galerie Est s'ouvraient la sacristie et la salle capitulaire.








Saint_Etienne_chapiteaux_3Au dessus du réfectoire, se trouvait la bibliothèque (le cloître était en effet un centre important d'études). Il a été démoli en 1812. Au milieu, une fontaine reposait sur des colonnes antiques en marbre. Cette fontaine recevait ses eaux des côteaux de Guilheméry.





Saint_etienne_chapiteaux_2Autour de la cathédrale, il y avait également plusieurs lieux de sépulture : le cimetière Notre-Dame devant l'église, le cimetière Saint-Jacques derrière le cloître, et le cimetière Saint-Sauveur sur l'emplacement actuel de la Halle aux Grains. Le haut-clergé était inhumé dans le cloître.
(Auteur : Danielle MONTARIOL,  professeur d'Histoire-Géographie)



Cath_drale_Saint_Etienne_de_Toulouse__36_aEn sortant de la cathédrale Saint-Étienne, sur la place Esquirol, se trouve la plus ancienne fontaine publique monumentale, le Griffoul, qui signifie en langue d'Oc source jaillisante. Cette fontaine date de 1546-1548.

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14 juin 2006

Notre-Dame de fourvière



Lyon_043aLa vierge est très présente sur la colline. Comme Cybèle en son temps, on lui voue un culte ardent.  Je n'ai pas compté les représentations de Marie, je vous en présente quelques-unes. Et bien sûr, quand un culte à la déesse-mère se met en place, son parèdre n'est pas loin. C'est pourquoi Saint Michel est à la place d'honneur, tout en haut de la cathédrale, lui qui est habitué aux sanctuaires élevés. La colline de Lug devient la colline de Saint Michel...













Lyon_042aNotre-Dame de Fourvière est une statue en bois, haute d'un mètre. Elle date de 1598. La statue originelle, la vierge noire, a été détruite par les protestants en 1562. La légende veut en faire une vierge de Saint Luc, envoyée en Gaulle par Saint Polycrate, disciple de Saint Jean. Saint Pothin lui aurait élevé un culte dans la crypte de Saint Nizier, puis au XVIIème siècle la statue se retrouve sur la colline. Aucun document ne vient prouver cette affirmation.
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14 mars 2007

Saint-Jean, le tellurisme


Lyon_199aLyon_200aUn croisement de 3 courants principaux sous la croisée des transepts : le premier Est/ouest passant par Clermont-Ferrand et allant vers l'Italie du nord, le deuxième venant de Suisse et partant vers Saint-Étienne, et le Puy, jusqu'en Espagne (Saint-Jean-pied-de-port) et le troisième Nord/sud passant par Sens, Auxerre, Autun, Mâcon et Villefranche se poursuit en direction de Vienne, Valence, Montélimar, Avignon, Arles, Les Saintes Maries de la mer où il se jette dans la Méditerranée. (Bouchet)




Georges Prat a fait un relevé des courants telluriques. Il trouve deux cheminées cosmo-telluriques, une dans le chœur, l'autre à cheval entre la chapelle des Bourbons et le chœur d'hiver. C'est dans cet endroit que se trouve "la main qui soigne", sur une clé de voûte.

14 mars 2007

Saint-Jean, le choeur d'hiver ou chapelle des chanoines



Lyon_209aFermée la plupart du temps, et gardée par des cerbères, cette chapelle est l'endroit où je me sens le mieux pourtant. Le cloitre se développait au sud de la cathédrale, sur l'emplacement de trois chapelles latérales, dont il ne reste plus que la galerie ouest, celle qui précisément fait office de choeur d'hiver aux chanoines.
La porte occidentale du cloitre, la seule conservée, porte une statue de la vierge à l'enfant.

Lyon_201aAu plafond de la chapelle, sur une clé de voûte, la sculpture de 'la main qui guérit". C'est à cet endroit, marqué au sol par une étoile en laiton, que ce trouve le point guérisseur de la cathédrale. C'est peut-être pour éviter tout débordement que le clergé cache cet endroit aux yeux du commun des mortels...


14 mars 2007

Saint-Jean, l'horloge astronomique



Lyon_152aOriginellement du XIVe siècle, elle fut remaniée plusieurs fois.
Elle indique: la date, les positions de la lune, du soleil et de la Terre, ainsi que celle des étoiles au-dessus de Lyon. Bien entendu, compte tenu des connaissances de l'époque, c'est le soleil qui tourne autour de la Terre. La date donnée sera exacte jusqu'en 2019.









14 mars 2007

Saint-jean, la nef



Lyon_146ade huit travées, couverte par des voûtes sexpartites, a une élévation à trois niveaux : de grandes arcades ; un triforium à mur de fond plein, composé de baies à quatre arcades, groupées par deux par un arc de décharge brisé. Les remplages sont percés d'oculi polylobés dans les deux premières travées. Le troisième niveau est occupé par des fenêtres hautes à trois lancettes, surmontées de trois oculi.


















Lyon_130aOn remarque aussi que l'axe de l'église est dévié deux fois : au niveau de la quatrième travée et à l'entrée de l'abside.
Le revers de la façade comporte, au-dessus des portails ornés de gâbles, un triforium à quatre baies composées de deux arcades puis la rose (avec au centre l'agnus dei).














Lyon_155aLe mur de raccordement entre la nef et le transept, rendu nécessaire par la différence d'élévation, est orné d'une rose rayonnante encadrée de deux petites baies. Le mur de raccordement entre les croisillons du transept et la croisée sont décorés par une galerie aveugle surmontée d'un oculus. Chaque croisillon du transept comporte deux travées dont l'une ouvre sur les absidioles.





14 mars 2007

Saint-Jean, l'intérieur



Lyon_202aLyon_140alongueur à l'intérieur 80 m
hauteur de la tour Ouest 44 m
hauteur de la nef 32.50 m
largeur de la nef 26 m
longueur de la nef 19.30
hauteur du choeur 24.30 m
longueur du choeur 20 m












Lyon_149aLyon_150aOn peut y observer la chronologie de construction: l'abside et le chœur sont romans et plus l'on s'avance vers la façade, plus le style est gothique.
Les vitraux, tels que la rosace centrale et celles du transept datent des alentours de 1390 et sont dans des tons bleu-violet caractéristiques. La couleur des vitraux a été adaptée à leur position: les plus au sud ont des couleurs froides pour compenser la chaleur du soleil, alors que ceux au nord ont des couleurs plus chaudes.

Lyon_156aL'abside est la partie la plus ancienne, datant du XIIème siècle et est donc intégralement romane. La nef est couverte de voûtes sexpartites. La chapelle des Bourbons est pleinement représentative du gothique flamboyant.
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14 mars 2007

Saint-Jean, le chevet


Lyon_183Pour bien le voir, il est nécessaire de traverser la Saône.
Il s'agit d'un chevet d'inspiration romane, sans arc-boutants, à trois niveaux : des fenêtres en arcs brisés, une galerie d'arcs en plein cintre, aveugles, correspondant au triforium, et des fenêtres hautes géminées, abritées sous un porche profond.












Lyon_182aIl est couronné d'une balustrade ponctuée de pinacles et encadré par les tours du transept, elles aussi à toit plat et peu élevées.

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14 mars 2007

Saint-Jean, la façade


Lyon_117aElle est en partie composée de blocs provenant d'anciens monuments romains s'étant effondrés au IXe siècle, en particulier de l'ancien forum. Elle est très marquée par la fin du XVe siècle, à savoir un gothique des plus flambloyants.
Les 300 médaillons de façade racontent différents épisodes de l'Ancien et du Nouveau Testament. Au XVIe siècle, le Baron des Adrets, calviniste, détruisit toutes les statues des saints dans les niches de la façade et décapita tous les anges des trois portails.

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4 juin 2008

La crypte

Saint_Michel_de_Cuxa__112_aOliba fut sans doute celui qui construisit la crypte au XIème siècle. On y trouve une salle dont les trois nefs sont parallèles à la façade de l'église. Elles sont séparées par des arcs romans situés à des niveaux différents.
















Saint_Michel_de_Cuxa__111_aCette salle est reliée à deux couloirs aux voûtes brutes de décoffrage. Ces couloirs occupent l'emplacement des anciennes chapelles de Saint Gabriel et Saint Raphaël.











Saint_Michel_de_Cuxa_003bAu milieu, reliée par une porte à linteau, la chapelle de Notre-Dame de la crèche. Elle est munie d'une voûte annulaire tournant autour d'un pilier central de 7 mètres de circonférence.
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Saint_Michel_de_Cuxa_aLa voûte, impressionnante, a été réalisée d'un seul trait. On voit aujourd'hui les traces du coffrage utilisée pour la confectionner. Les murs de la chapelle sont épais de deux mètres. Son abside est orientée à l'est. Pas de décoration, mais l'ensemble est captivant.









Saint_Michel_de_CuxaLa crypte elle-même est précédée d'un vaste passage destiné aux pèlerins. Celui-ci est constitué de trois vaisseaux de quatre travées, voûtés en berceau cintré, dont les pans descendent jusqu'au sol. On peut observer les mêmes traces de coffrage que dans la crypte.



Saint_Michel_de_Cuxa__9_aC'est la grotte de la vierge noire, celle du pilier central dégageant une puissante énergie tellurique. Elle est la parèdre de Michel, comme toujours l'un ne va pas sans l'autre.
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4 juin 2008

L'ancienne tribune

Saint_Michel_de_Cuxa__34_aLa tribune devait ressembler à celle de Serrabone, elle-même étant imitée de celle de Cuxa et construite par le même maître.
Elle formait une sorte de chœur surélevé dans la partie est de l'église.








Saint_Michel_de_Cuxa__36_aLes éléments conservés ont été placés sur l'actuelle porte nord. Nous retrouvons le symbole des 4 vivants, l'aigle,l'ange, le taureau et le lion soutenant chacun entre leurs pattes un livre sur lequel est gravé "LUCHAS".
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Saint_Michel_de_Cuxa__31_aSaint_Michel_de_Cuxa__32_aLes deux pieds-droits représentent saint Pierre et saint Paul, dont les regards étaient dirigés vers l'intérieur de l'arcade. La façade était décorée de lions et d'un hibou. La sagesse et la force...

Leur style rappelle celui des statues du portail de Moissac : stylisation des corps, pieds en pointe, torsion des membres, notamment les poignets.












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14 mars 2007

Fourvière, la crypte


Lyon_081aLa crypte de fourvière est consacrée à Joseph. Plus qu'une crypte, il s'agit en fait d'une église basse dont les voûtes sont inférieures à 10 mètres.

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Lyon_070En 1880, Pierre Bossan (1814-1888) offrira ses honoraires annuels pour décorer le choeur de la crypte.
Le choeur de la crypte est décoré de mosaïques qui comportent les textes évangéliques et des anges.

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Lyon_071Au sol, les 7 péchés capitaux : en premier le mal est représenté par un dragon à sept têtes. Ensuite la paon figure l’orgueil, les fourmis traînant une mouche l’avarice, le bouc la luxure, le serpent l’envie, le chat la colère, le loup la gourmandise et enfin la tortue figure la paresse.








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