Santa Maria in Cosmedin, la crypte d'Adrien
Le sens du mot Krypte, dérivé du grec qui signifie "cacher, occulter", prend ici toute son ampleur. Il a fallu que je me faufile, en prenant garde que personne ne me voie, afin d'y accéder. Point de gardiens en vue, sauf peut-être de ceux qui ne sont pas humains.
La crypte est composée, à l'image de l'église du dessus, de trois nefs séparées par 6 colonnes, avec des chapelles latérales. La base des colonnes est enchâssée profondément dans le sol. Un petit autel dans la nef centrale est creusé dans une colonne romaine, fragment de l'Ara Maxima Herculis, et contient les reliques de sainte Cirille. Il est surmonté d'une mosaïque du VIIIème siècle.
La crypte est connue sous le nom de crypte d'Adrien, en l'honneur du pape qui demanda sa restauration. Elle date du IIIème siècle, époque des persécutions de Dioclétien, quand les premiers chrétiens décidèrent de profiter des fondations du temple païen de Cérès qui se trouvait ici, pour y édifier une petite église secrète. Des bouts de pierre, qui ressortent sur le revêtement du mur sont les restes du temple.