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lieux sacrés
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15 septembre 2010

La vierge noire de Dijon

Dijon_Notre_Dame_de_Bon_Espoir_4Une statue existait déjà dans le premier sanctuaire, Notre-Dame de l'Apport. On se souvient de l’emplacement de la chapelle, au milieu du quartier populaire où se trouvait le marché, centre économique de Dijon. Au XIII ème siècle, elle fut transférée dans la nouvelle église gothique, dans une chapelle du transept.























Dijon_Notre_Dame_de_Bon_Espoir_2Elle devint Notre-Dame de l'Espoir après l’épisode de Régnier Pot, prisonnier des Turcs au cours de la bataille de Nicopolis en 1396 : confronté à un lion dans un cirque, il aurait terrassé la bête après avoir invoqué Notre Dame de l'Apport. Dans le dernier tiers du XIV ème et au début du XV ème siècle, les ducs de Valois lui firent régulièrement des offrandes en cire et en argent. Le nom de Notre-Dame de Bon Espoir s’installa après la levée du siège de la ville par les Suisses en 1513.












Dijon_Notre_Dame_de_Bon_Espoir_7En février 1794, sous la Terreur, des révolutionnaires envahirent l'église et renversèrent la statue de la Vierge. L'enfant disparut alors. Un Dijonnais se l'appropria. Peu après, une sacristine de l'église, Marthe Lamy, lui racheta la statue et la mit à l'abri chez elle. En septembre 1803, Pierre-Bernard Ranfer de Bretenières, maire de Dijon, vint en procession chez Marthe Lamy la chercher pour la replacer dans l'église.













Dijon_Notre_Dame_de_Bon_Espoir_3Le nom de Notre-Dame de Bon Espoir fut confirmé en 1832 et 1854, quand Dijon fut préservée des épidémies de choléra, puis de la guerre de 1870, et enfin lors de la libération en 1944, quand les allemands abandonnèrent la ville sans y faire de dégâts.















Dijon_Notre_Dame_de_Bon_Espoir_6Les nombreux ex-voto ornant les murs des bras du transept témoignèrent de la dévotion à la Notre Dame. Elle est invoquée pour les biens de la terre, les épidémies, la sécheresse, pour des grâces particulières et des vœux, la libération des prisonniers, la paix.















Dijon_Notre_Dame_de_Bon_Espoir_1Bien que recouvrant les caractéristiques du XI ème siècle, la statue de la Vierge n’est mentionnée pour la première fois qu’en 1387, dans le testament de Jean le Barbon. Il s’agit d’une Vierge assise du type « Sedes Sapientiae », en bois, comparable aux Vierges auvergnates.















Dijon_Notre_Dame_de_Bon_Espoir_5Elle représentait à l'origine la Vierge assise sur une cathèdre (disparue), couronnée, tenant sur ses genoux l'enfant également couronné. La polychromie romane lui offrait une tunique blanche, un bliaud vert foncé et un voile blanc couvrant la tête et retombant sur les épaules. Son visage était peint d'une couleur claire. Je parie que ses mains étaient démesurément longues et que l’enfant portait une tunique rouge. Ce n’est qu’au XVI ème siècle que le visage de la statue fut peint en noir.
En 1945, une restauration  retira cette couche de peinture, révélant la polychromie d'origine, mais une légère teinte noire fut appliquée sur le visage seul, pour ne pas rompre avec la tradition. En 1963, elle fut définitivement enlevée. Elle n’en reste pas moins l’une des représentations les plus émouvantes de ce que l’on appelle les vierges noires, n’en déplaise à certains.





Émouvante aussi puisqu’elle est la seule vierge noire sexuée. En effet, avec ses seins lourds et son ventre rebondi, c’est une véritable vierge mère, une mère nourricière, la Mater symbole de fécondité.

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24 février 2011

Le prieuré de Pommiers, description



Pommiers_7On arrive à Pommiers en passant devant l’ancien pont de la Valla, édifié au XV ème siècle au dessus de l’Aix. Il est composé de trois arches gothiques renforcées d’épais éperons. C’est sur ce pont, dit-on, que le prieur de Pommiers, seigneur ecclésiastique qui avait droit de justice, remettait les condamnés au comte du Forez.
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Pommiers_11Puis l’ancien chemin du pavé, appelé ainsi en souvenir des romains, nous amène à la porte du Pavé, datant du XIII ème siècle.
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Pommiers_plan_3Cette porte fortifiée comportait un système défensif composé de deux tours portières et d’un pont-levis, précédés d’une rampe d’accès bordée de murs et plus bas, une barbacane. C’était à l’époque la seule entrée du monastère.

 

 

 

 

 

 

Pommiers_45Sur son tympan, une plaque garde le souvenir de l'édit royal de Charles VII en faveur de l'Université de Caen :
« En l’an de grâce MCCCCLII et de son règne le XXXI ème, le roi Charles VII confirme à Pommiers en Forest les privilèges, libertés et franchises de l’université de Caen, le XXXI ème jour d’octobre ».

 

 

 

 

Pommiers_43Le chemin passe alors devant l’ancienne église paroissiale Saint-Julien. Datant du XI ème siècle, elle fut convertie en habitation en 1821. 

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Pommiers_42Les propriétaires, agrandissant leur demeure, firent disparaître le portail ouest et amputèrent l’abside. Très simple, elle était composée d’une nef à trois travées et d’une abside semi-circulaire. 
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Pommiers_39Devant le parvis, l’ancien puits fait face à l’église prieurale. C’est à cet endroit que devait se trouver l’ancien lieu de culte, datant à mon avis d’avant l’arrivée des romains.


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Pommiers_48Sur la façade d’une habitation, Adam et Eve en simple appareil nous contemplent.

 

 

 

 

 

Pommiers_plan_1Nous arrivons alors à l’endroit où se tenait la porte desservant l’enclos monastique. Il comportait à l’est l’église bénédictine et le cloître, dont seule deux galeries furent construites.
 

 

 

 

 

 

 

Pommiers_27A droite de l’église se trouve la façade souvent remaniée du prieuré primitif.

 

 

 

 

 

 

Pommiers_3aEntre l'église et le monastère, le cloître est formé d'arceaux à plein cintre supportés par des piliers carrés. Il entoure de trois côtés une petite cour qui comporte en son centre une margelle d'une seule pierre surmontée d'un toit. Sous les arceaux du cloître ouvraient la cuisine, le réfectoire, la salle capitulaire.
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Pommiers_22Au sud, l’hôtel particulier du prieur commendataire, datant du premier tiers du XVI ème siècle, le pressoir et le cuvage. La façade de l'hôtel est due au prieur Jean de Bourbon. Elle comporte trois arcatures surmontées de trois belles fenêtres à meneaux qui éclairent une galerie au premier étage.

 

 

 

 

 

Pommiers_36Dans la tour octogonale se tenaient les assises du juge-châtelain qui rendait la justice au nom du prieur. Son entrée est surmontée d'une armoirie très abimée dans un tympan très orné. A l’ouest, les écuries et au nord, les étables et la basse-cour. Ces dépendances sont aujourd’hui des habitations.

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Pommiers_38La cour débouche sur un porche du XV ème siècle sans ornement.

9 octobre 2010

La cathédrale Saint-Lazare d'Autun, l’extérieur


Autun_Cath_drale_Saint_Lazare_16Personne ne peut imaginer, de la place de la cathédrale où se trouve la fontaine Saint-Lazare, du XIV ème siècle, que l’église est romane. Pourtant, nous sommes devant un édifice de type clunisien. Les 14 chapelles de style gothique flamboyant entourant la nef furent construites au XVI ème siècle.
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Autun_Cath_drale_Saint_Lazare_20La croisée est couverte d'une flèche de 80 mètres de haut, construite sur une base carrée en 1469 par le cardinal Rolin en remplacement du clocher roman détruit par la foudre.
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Autun_Cath_drale_Saint_Lazare_19Le chevet porte de grandes baies longilignes séparées par de simples contreforts.
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Autun_Cath_drale_Saint_Lazare_17Au nord, le portail roman du transept est surmonté d'arcatures aveugles et de trois baies cintrées disposées en triangle.
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Autun_Cath_drale_Saint_Lazare_22Il est entouré de quatre chapiteaux historiés reposant sur des colonnes ornées de motifs géométriques.
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Autun_Cath_drale_Saint_Lazare_13La façade ouest, surmontée des deux tours romanes restaurées au XIX ème siècle, possède un vaste porche à trois vaisseaux, voûtés en berceau au centre et voûtés d'arêtes dans les collatéraux, ouvert sur le côté nord par des baies géminées.
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Autun_Cath_drale_Saint_Lazare_6Il protège le joyau de la cathédrale qui a fait sa renommée, le portail roman et son tympan. Le tympan fait partie des œuvres majeures de l'art roman, au même titre que ceux de Vézelay , Conques, Beaulieu-sur-Dordogne ou Moissac.
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24 février 2011

Le prieuré de Pommiers, historique

 

Pommiers_5Le site fut habité depuis l'âge du bronze : des sépultures de cette époque furent retrouvées sur les rives de l’Aix, petite rivière qui prend naissance dans les Bois Noirs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pommiers_8La fondation du village de Pommiers, construit sur une terrasse argileuse qui domine la vallée et l’antique voie de communication (qui deviendra au moyen-âge le grand chemin de Forez, variante de la route d’Allier), date de l'époque gallo-romaine.

 

 

 

 

 

Pommiers_14L’empereur Trajan (98-117) installa à la fin du Ier siècle une colonie de vétérans, une villa occupant l’emplacement actuel église. C’est elle qui donna son nom latin au village, pommaria, verger, ou bien pomerium, post murum : « derrière le mur » (lors d’un rite de fondation, la charrue traçait le sillon primordial, et était relevée à l'emplacement des portes. Ainsi, les murs de la cité étaient sacrés, mais pas les portes, ce qui permettait le transport de choses impures dans ou hors de la cité.)

 

 

 

 

 

 

 

Pommiers_15Une borne milliaire du II ème siècle dédiée à l’empereur Trajan, découverte en 1880, en porte la preuve, l’’inscription mentionne Trajan :

" Imperatori Divi Nervae Filio
Nervae Trajano Cesari Augusto
Germanico Pontifici Maximo
Tribunitia Potestati Patri Patriae
Consuli iterum
Colonia Flavia Fori"

 

 

 

 

 

 

Pommiers_6Au milieu du IX ème siècle, une première communauté de moines bénédictins venant de Nantua s’installa à Pommiers.  Une première église paroissiale dédiée à saint Julien de Brioude fut érigée sur la hauteur. Avec les maisons bâties à la périphérie du cimetière sur des constructions plus anciennes, elle formait un enclos primitif. Ce premier monastère fut confisqué par l'archevêque de Lyon et rendu en 891 par le nouvel archevêque, Aurélien, ancien abbé de Nantua. C’est à cette époque que l’on trouve la première mention de Pommiers, « cella quoe dicitur de Pomeirs »,  sur l’acte de restitution.

 

 

Pommiers_19En 960, Saint Mayeul, abbé de Cluny, admit Nantua et toute sa filiation dans l'ordre clunisien. Pommiers devint donc dépendance de l'abbaye et prospéra. Le prieuré et son église furent alors reconstruits. Au XI ème siècle, une nouvelle église prieurale dédiée à saint Pierre et saint Paul fut édifiée, puis agrandie au XII ème, les bâtiments conventuels construits parallèlement à l’église sur la déclivité orientée vers la rivière. Il existe donc à l’époque deux sites religieux distincts : un pôle séculier, l’église paroissiale entourée d’un habitat civil, et un pôle régulier avec le prieuré. Un faubourg s’installa le long de la voie d’accès entre le pont et le village.

 

 

Pommiers_37Au XIII ème siècle, le prieuré, centre religieux, politique et économique, comptait alors une douzaine de moines soumis à la règle de Saint-Benoît. Le prieur, seigneur du lieu, était vassal du comte du Forez. Au XIV ème siècle, la guerre de cent ans entraina la fortification de l’ensemble du village et la construction de grosses tours percées d’archères.

 

 

 

 

 

 

 

 

Pommiers_61En 1452, Charles VII vint à Pommiers où il signa l'édit royal qui confirmait l'université de Caen dans ses privilèges. Il apprit alors l'entrée des Anglais dans Bordeaux et tint le conseil du roi, qui décida la reprise de la guerre. Quelques années plus tard, en 1531 et 1537, le roi François Ier y séjourna avec la reine et son entourage administratif.

 

 

 

 

 

Pommiers_20Au début du XVI ème siècle, le prieuré tomba en commende, le prieur fit construire le logis prieural avec une façade renaissance. Au XVIII ème Siècle, les bâtiments conventuels furent reconstruits, l’église demeurant romane.

 

 

 

 

 

 

 

Pommiers_plan_5Durant la révolution, le prieuré fut vendu comme bien national, les moines quittèrent les lieux et leurs biens furent dispersés. Les archives disparurent en 1789. De grandes familles du Forez devinrent les propriétaires et transformèrent le prieuré en château, jusqu’en 1946 où il est transformé en maison de retraite pour les prêtres. L’association n’ayant plus les moyens de l’entretenir, il est vendu au conseil général de la Loire qui le restaura.

 

 

 

 

 

 

http://www.pommiers.fr/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Pommiers_%28Loire%29

http://www.france-pittoresque.com/index.php

http://claude.pardon.pagesperso-orange.fr/pommiers.sgl/pommiers.html

22 février 2011

Le site de la Tourette, suite

La_Tourette_4En remontant du hameau de Villeneuve vers La Tourette et Saint-Bonnet-le-Château, un autre site mégalithique nous a accueilli. Cette fois, il est proche de la route et les pierres sont bien visibles.
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La_Tourette_5L'une d'entre elles présente des signes d'un essai de taille, pour récupérer facilement des pierres de construction.
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La_Tourette_6De larges bassins sont creusés dans le roc. L'un d'entre eux présente des lignes géométriques bien taillées. Je me suis imaginée qu'elles représentaient une constellation, une partie de la Grande Ourse, ou bien d'Orion, ou encore Draco. Ou tout simplement, une figuration symbolique d'un taureau.
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La_Tourette_8La pierre principale du site présente justement un dessin gravé. Il pourrait s'agir d'une simplification graphique d'un animal comme le taureau.

















La_Tourette_10Sur le côté, peut-être le symbole d'un œil.













La_Tourette_7La pierre d'en face semblerait porter un dessin plus abstrait, et plus féminin.
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La_Tourette_9Ces pierres sont-elles la suite des pierres trouvées plus bas... Possible qu'elles soient reliées. Nous ne sommes pas restés assez longtemps pour une étude approfondie, en plus on se pelait de froid... Par contre, l'endroit est habité d'une foule de curieux, sûrement appâtés par l'odeur des rillettes, du fromage de tête, et aussi, à mon avis de la verveine maison.

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22 février 2010

Le site mégalithique de La Tourette

La_Tourette_Villeneuve_1Le pays de Saint-Bonnet-le-Château fut habité dès l'époque néolithique. S'y sont succédés  celtes, romains et francs. Sur la commune de la Tourette, le hameau de Villeneuve nous accueille avec une croix monumentale datant du XVI ème siècle.
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La_Tourette_Villeneuve_18Dans cour de la ferme du château, un gardien prévient que des intrus viennent d'arriver... On comprend mieux l'histoire des oies du Capitole.
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La_Tourette_Villeneuve_17Sur la colline en face, au milieu des bois de chênes centenaires et de hêtres, se devinent des pierres erratiques. C'est par là que nous allons.
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La_Tourette_Villeneuve_16Le chemin descend dans le val vers le ruisseau de Villeneuve, et nous amène à un pont. En surplomb, la "Grosse Pierre". Selon la légende, les jeunes filles du pays devaient la faire tourner afin de se trouver un mari dans l'année. Peut-être est-elle liée à un ancien culte de la fertilité ?
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La_Tourette_Villeneuve_4Passé le pont, le chemin remonte pendant quelques dizaines de mètres : les pierres sont en vue. La plus connue s'appelle la "Pierre des sacrifices". Dommage que l'arrivée se fasse par le haut, la vraie entrée du site devait se situer tout en bas.










La_Tourette_Villeneuve_5Si vous descendez un peu, afin de voir la pierre d'en bas, une première surprise vous attend. En effet, un visage très lisible se dessine dans la roche. Il est pour moi très féminin, comme l'énergie qui se dégage de la pierre.
Sur le devant, une pierre de forme pyramidale semble présenter des lignes géométriques.
























La_Tourette_Villeneuve_6Au sommet se trouvent de larges cupules, des bassins. Que ce soit l'érosion ou la main de l'homme qui les ait taillées n'est pas vraiment un problème. Dès que l'on monte sur la pierre, on est déjà étourdi. Enfin, surtout les filles apparemment...
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La_Tourette_Villeneuve_8Plus haut, un autre groupe de pierres nous attend. Le bassin est présent au sommet.
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La_Tourette_Villeneuve_9Sous les pierres, une cavité naturelle ouverte nord-sud dégage une forte énergie qui vous colle à la paroi. Comme sous la pierre féminine.
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La_Tourette_Villeneuve_10Cette fois, le visage représenté est typiquement masculin.



























La_Tourette_Villeneuve_7bEntre les deux, un siège creusé dans une autre pierre semble attendre la mise en fonction de l'usine à énergie. Pour moi, c'est certain, elle travaille sur la fertilité, sur l'appareil reproducteur. Pas étonnant que les légendes s'en inspirent.
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La_Tourette_Villeneuve_12A mon avis, l'usine ne s'arrête pas là. Le nemeton, l'enclos sacré, devait se trouver plus haut, sur le sommet de la colline. Plusieurs pierres à cupules d'ailleurs semblent baliser le chemin...
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Encore tellement de travail afin de reconstituer ce qui fut, probablement, un très ancien lieu de culte.

29 septembre 2010

Saint-Michel

 

 

saint_Michel_6Le 29 septembre c'est la Saint-Michel d’automne. Et oui, il existe aussi une Saint-Michel de printemps, le 8 mai, mois de Marie, en commémoration de son apparition sur le Mont Gargan en Italie le 8 mai 492. Nous nous trouvons au début du signe de la Balance, qui vient juste après celui de la Vierge.

 

 

 

 

saint_Michel_1C’est la période de Alban Elfed pour la tradition druidique, l’équinoxe d’automne, période où la durée du jour et de la nuit est égale. Dans d’autres traditions, on le trouve également sous les noms de : Mabon, Maponos, Fête du Chêne (en Gaule), Harvest home, Festival de Dionysos (tradition hellénique), Cornucopia (Corne d'abondance), la fête d'Avalon, Roch Hachana (tradition rabbinique), Saint-Michel (tradition chrétienne). Mabon en gallois veut dire « Grand Fils ». La déesse est enceinte.

 

 

 

 

 

 

"Selon la mythologie, Mabon disparaît (ou est enlevé) trois jours après sa naissance. La Lumière divine se trouve ainsi voilée de mystère; elle va se cacher dans l'utérus de la Terre, personnifiée ici comme sa mère, la Grande Protectrice et gardienne de l’Annwvyn, l’Autre-monde. Pour qu'il puisse renaître à nouveau, Mabon vit au sein de sa Mère, dans l'Autre-monde. C'est un endroit de défis, de renouveau et de régénération; un lieu où la vie nouvelle est en gestation. Tout comme la Lumière est attirée vers la terre pour y accumuler force et sagesse afin de devenir une nouvelle graine de Connaissance, Mabon est retourné dans le ventre de sa Mère. Alors que l'hiver commence, la terre protège les graines fragiles et, pendant tout l'hiver, ces graines seront gardées en son Sein pour qu'elles puissent renaître."

saint_Michel_2Roch Hachana est dépeint dans la tradition hébraïque comme le jour de l'intronisation de Dieu, le "jour mémorial" et surtout, le "jour du jugement" pour l’humanité. L'inventaire de tous les actes des individus au cours de l'année précédente est établi. Cette période, qui commençait l'année dans l'usage babylonien, est considérée comme particulièrement propice au repentir, alors même que l’humanité est en instance de jugement devant Dieu.

 

 

 

 

 

 

 

saint_Michel_3On se dirige vers l’hiver, vers l’intériorisation, la réflexion, la synthèse, le juste milieu. Il est temps d’entrer en nous-mêmes pour évaluer la portée de nos actes, de nos paroles, de nos émotions et de nos pensées pour ensuite les rectifier et en tirer les leçons correspondantes. Arriver à la maitrise. Serait-ce le VITRIOL : "Visita Interiora Terrae Rectificando Invenies Occultum Lapidem" soit "Visite l'intérieur de la terre et en rectifiant tu trouveras la pierre cachée", ou bien "Visita Interiorem Terrae Rectificando Invenies Operae Lapidem" soit "Descends dans les entrailles de la terre, en distillant tu trouveras la pierre de l'œuvre", ce qui, en réfléchissant bien, veut dire à peu près la même chose. Même si l'on rajoute les deux lettres perdues UM de VITRIOLUM : Veram Medicinam, pour vraie médecine.

 

 

 

 

saint_Michel_4Dans le Tarot Hermétique, le Fou (qui porte le nombre zéro) est représenté en mouvement, le bâton à la main, le regard en lui-même. Il cherche son Chemin. Il cherche la voie de l'interieur de la Terre. L'Ermite ou le Sage (qui porte le nombre 9) a trouvé son chemin, la force cachée en lui-même provenant de l'Eternité ou du Zéro. C'est dans l'équilibre parfait, solidement appuyé sur la terre, que l'initié va capter les courants vitaux d'énergie et les utiliser pour pratiquer la vraie médecine.

 

 

 

 

 

 

saint_Michel_5C’est donc le jour où l’on fête Michel l’archange, mais aussi Gabriel, Raphaël, René, Gaïa et Rhéa. Je trouve ça étonnant : les principes sacrés masculins, féminins, mais aussi le nouvel homme, le deux fois né, l’initié.

Pour moi, il représente un archétype. Mais qu’est-ce qu’un archétype ?

Dans le dico, c’est tout d’abord :

- un modèle original ou idéal d'après lequel sont bâtis un ouvrage, une œuvre.

- en terme de monnayage, c’est l’étalon primitif et général des poids et mesures, sur lequel on étalonne les autres.

 

 

 

saint_Michel_7- en philosophie, c’est un modèle général représentatif d'un sujet. C’est un concept appartenant à la psychologie analytique élaborée par Carl Gustav Jung qui le définit comme une « image primordiale » renfermant un thème universel, commun à toutes les cultures humaines mais figuré sous des formes symboliques diverses, et structurant la psyché inconsciente.
Du grec ancien arkhêtupon signifiant « modèle primitif », entré dans les langues modernes par l'intermédiaire du latin « archetypum », soit « grandes images », les archétypes apparaissent dans les mythes, mais aussi dans les rêves ; ils y forment des catégories symboliques structurant les cultures et mentalités, et orientant le sujet vers son évolution intérieure, nommée individuation dans la psychologie de Jung. Pour ce dernier, les archétypes sont caractérisés fondamentalement par le fait qu'ils unissent un symbole avec une émotion, ce faisant, ils sont des « potentiels d'énergie psychique » constitutifs de toute activité humaine et orientant la libido. Les archétypes sont ainsi, dans l’espace mental, des dépôts permanents d’expériences continuellement répétées au cours des générations.

 

saint_Michel_8L’origine de saint Michel est donc très ancienne. On le retrouve par exemple dans la Perse ancienne combattant Ahriman, prince des ténèbres, ou par l’intermédiaire d’Apollon, de Mithra, de Belen/Lug/ Kernunos, même Baldr, Henoch, Hermès, Thôt et avant eux Gargan. Ce sont des avatars solaires.

Dans la Bible qui lui a donné son nom actuel, il est le prince des archanges. Michaël est une interrogation qui signifie « Qui est comme Dieu ?», étymologiquement ‘Mi Kha’El’ : El « dieu » et Mi, Kha « qui est semblable ». On pourrait même faire des anagrammes : avec saint Michel, on obtient alchimiste sans N (haine) et machiniste sans L (aile). Son culte en occident est apparu après son apparition au Mont Gargan au V ème siècle.

 

 

 

saint_Michel_12C'est lui qui pèse les âmes lors du Jugement dernier et qui emmène les âmes des élus au Paradis. Il est psychostase et psychopompe. Il est l’envoyé, le messager porteur de la voix de Dieu. En ce sens, il est aussi le Metraton. Il est invoqué pour faire entrer dans les sphères célestes les âmes des « trépassés ». La balance représente la première étape qui consiste à évaluer la portée de nos actes, de nos paroles, de nos émotions et de nos pensées. Jeter un regard rétrospectif sur les évènements vécus au cours de l'année pour les évaluer et en tirer les leçons correspondantes.

 

 

 

 

 

 

saint_Michel_9Il est le chef suprême des forces du ciel, des armées célestes, archistrategos porteur de l’épée. Dans l'apocalypse, où il révéla à Jean l’avenir, il est dit : "et il y eut guerre dans le ciel. Michel et ses anges combattirent contre le dragon. Et le dragon et ses anges combattirent, mais ils ne furent pas les plus forts, et leur place ne fut pas trouvée dans le ciel. Et il fut précipité, le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit toute la terre, il fut précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui". Il est donc invoqué pour obtenir une protection contre les démons.
Le diable est souvent symbolisé par un dragon. Dans ses représentations, Michel ne tue pas le dragon, il le maîtrise, il le contrôle. Le diable ou le dragon, c’est peut être aussi Michel dans sa partie de l’ombre, un autre lui-même. Le dragon n’est-il pas le gardien d’un trésor ? Michel nous montre la voie de la transfiguration, mourir à cet état de vieil homme et renaître à l'homme nouveau. Il ne faut pas se déconnecter du monde, mais s’occuper de son corps afin d’y introduire l’esprit.

 

 

saint_Michel_10Mais le dragon peut aussi représenter les énergies telluriques, maitrisées par l’archange, les forces vitales de la Terre-Mère dont l’être est animé. Le point de jonction avec les énergies cosmiques n’est pas loin. Les sanctuaires dédiés à Michel sont toujours situés en hauteur, se rapprochant du ciel, sur des points énergétiques très puissants.
Deuxième étape : l’action, la guerre sainte intérieure contre les énergies de la matière et leur maitrise afin de pouvoir accéder à la dimension spirituelle. Enlever le mal qui est en nous, généré par notre dualité.

 

 

 

 

 

 

saint_Michel_11Il porte l’étendard céleste (représentant l'élévation de la conscience), comme Jeanne d’Arc le fut à son tour du Bauséant. Les deux personnages sont intimement liés. Jeanne (fêtée le deuxième dimanche de mai : non pas une date fixe, mais fonction de la mécanique cosmique) peut paraître comme son double féminin, tous deux gardiens de la France, adolescents, portant armure et épée. Jeanne entendit les voix de Michel, de Marguerite et de Catherine.
On dit de Marguerite, sainte sauroctone, qu'elle fut avalée par un dragon et qu'elle en transperça le ventre pour en sortir. Elle est représentée les pieds sur la bête.
Catherine… dont le tombeau est vénéré dans un monastère du Sinaï, situé au pied du mont Moïse ou le prophète recueillit les Tables de la Loi, Ce monastère fut construit par l'empereur Justinien au VI ème siècle, sur l'emplacement supposé du Buisson ardent. Il fut d'abord dédié à la Vierge.

 

 

saint_Michel_13Donc. Traçons une ligne entre le monastère Sainte-Catherine et le premier sanctuaire occidental dédié à Michel, au Mont Gargan dans les Pouilles. Vous y êtes ? On continue la ligne droite. On arrive à… la Sacra di San Michele dans la vallée de Suse, le deuxième sanctuaire le plus important d’Italie. On continue… Saint-Michel de Maurienne. Puis on tombe sur le mont Saint-Michel au Péril de la Mer en Normandie. On traverse la Manche pour se trouver à l’emplacement exact de Saint Michael Mount, à la pointe de la Cornouailles, pour finalement aboutir sur le rocher Skellig Michael au large de la côte du Comté de Kerry en Irlande du Sud. Incroyable. Mais vrai. Et ne me dites pas que c’est une coïncidence, je ne vous croirai pas.

 

 

 

saint_Michel_14Concússum est mare et contrémuit terra, ubi Archángelus Míchaël descéndit de cælo.
La mer fut ébranlée, la terre trembla, quand l’Archange Michel descendit du ciel.

Nous avons vu que Michel peut être réuni avec Jeanne, mais une autre vierge lui est le plus souvent associée : la Virgo Pariturae, celle qui doit enfanter, la vierge noire de dessous terre, celle que l'on visite à l'intérieur, qui peut aider à rectifier et à trouver sa propre pierre par sa médecine vraie. C'est la Papesse (qui porte dans le Tarot le nombre 2, le principe divin féminin) symbolise la voie passive, l'activité mentale plutôt que physique.

 

 

 

saint_Michel_15Quelque soit le sanctuaire, l’un ne va pas sans l’autre. C’est l’équilibre parfait du haut et du bas. Fourvière… la basilique dédiée à Marie. Qui se trouve tout en haut de l’église ? Michel. Le Mont Saint-Michel : qui se trouve dans sa plus profonde crypte ? La vierge noire. Compostelle… Nous partons de la cathédrale Notre-Dame, et sa célèbre vierge noire. Nous arrivons en bord de mer, où nous ramassons une coquille. N’oublions pas le retour. Ce n’est qu’après avoir monté les escaliers du Mont Saint-Michel d’Aiguilhe que le pèlerinage sera complet…. Mais c’est une autre histoire.

1 octobre 2010

Saint-Denis

La vie de saint Denis

Saint_Denis_3Grégoire de Tours raconte qu’aux environs de l’an 250, le pape Fabien envoya en Gaule plusieurs missionnaires : Paul à Narbonne, Trophime à Arles, Saturnin à Toulouse, Martial à Limoges, Gatien à Tours, Austremoine à Clermont et Denis à Paris. Denis, Rustique le diacre et Eleuthère le prêtre apportèrent donc d’Italie la bonne parole à Lutèce.















Saint_Denis_2Denis devint le premier évêque de la ville avant d’y subir le martyre avec ses compagnons, sous la persécution de Dèce ou de Dioclétien. Montmartre serait le lieu de la décapitation, dont l’étymologie propose le Mons Martis, mont de Mars, ou Mons Mercurei, mont de Mercure, ou bien le Mons Martyrium, mont des martyres. Les fouilles archéologiques montrent que de nombreux chrétiens furent inhumés sur la butte Montmartre.














Saint_Denis_8Quoi qu’il en soit, selon l'hagiographie carolingienne, Denis se serait relevé, aurait mis sa tête sous le bras, et aurait marché vers le nord jusqu'au lieu de sa sépulture. Parfois, il est dit qu’à la fin de son trajet, il aurait donné sa tête à une pieuse femme originaire de la noblesse romaine nommée Catulla, ce qui rejoint le nom du propriétaire terrien du Saint-Denis de l’époque.














Saint_Denis_4Denis fait partie des saints céphalophores, dont il est le plus illustre représentant (Bon, y’a aussi saint Tropez…).  « On a pu interpréter cette particularité de porter sa tête entre ses mains par une considération iconographique : l'artiste aurait trouvé cette solution pour représenter dignement, avec toute sa tête, celui qui en fait l'avait perdue. Et la légende se serait ensuite créée afin de justifier de telles images. » Bof. Je n’y crois pas trop.














Saint_Denis_7Je préfère me pencher sur la symbolique qui entoure ces saints : leur légende se développe selon des schémas récurrents : le saint part de l’endroit du martyre, traverse une rivière, gravit une côte, gagne un lieu élevé avant de parvenir au lieu qui lui accordera enfin le repos. Il lave sa tête dans une fontaine, la pose sur une pierre. La distance est toujours indiquée avec précision.














Saint_Denis_1Puis un personnage féminin se charge des derniers soins à lui donner. Le lieu d’arrivée correspond à un ancien sanctuaire païen qu’il s’agit de christianiser : un mont sacré, un mégalithe, un arbre, une fontaine.  En étudiant la légende, en lisant entre les lignes, on peut retrouver le culte préchrétien.










DionysosDenis, c’est aussi la forme latine du grec Dionysos. Dionysos est le fils de Zeus et de la mortelle Sémélé. C’est le dieu de la renaissance et de l'éternel recommencement, de la fécondité, de la végétation et de la vigne et surtout du vin, boisson des dieux.















dionysos_2Il est aussi le dieu de la transgression, le dieu d’un ancien et lointain rapport immédiat et parfois violent à la nature, mais en même temps il est le dieu central et indispensable du renouveau, de la joie et de la vie, de l'ouverture à l'autre, qui va contre la tendance de l'homme et de la cité à se replier sur les certitudes de leur maîtrise et de leur identité autochtone. Il est le dieu des grands arbres, ses fidèles brandissant le thyrse (bâton terminé par une pomme de pin) et du lierre (feuillage restant vert en hiver). On voit que Denis nous apporte une symbolique puissante.












Si vous voulez passer un bon moment, je vous propose un conte, écrit par Quinel et de Montgon, qui nous emmène à Catulliacus au temps de Denis : http://www.histoire-en-ligne.com/spip.php?article289

22 février 2011

Le site mégalithique de La Tourette

La_Tourette_Villeneuve_1Le pays de Saint-Bonnet-le-Château fut habité dès l'époque néolithique. S'y sont succédés  celtes, romains et francs. Sur la commune de la Tourette, le hameau de Villeneuve nous accueille avec une croix monumentale datant du XVI ème siècle.
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La_Tourette_Villeneuve_18Dans cour de la ferme du château, un gardien prévient que des intrus viennent d'arriver... On comprend mieux l'histoire des oies du Capitole.
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La_Tourette_Villeneuve_17Sur la colline en face, au milieu des bois de chênes centenaires et de hêtres, se devinent des pierres erratiques. C'est par là que nous allons.
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La_Tourette_Villeneuve_16Le chemin descend dans le val vers le ruisseau de Villeneuve, et nous amène à un pont. En surplomb, la "Grosse Pierre". Selon la légende, les jeunes filles du pays devaient la faire tourner afin de se trouver un mari dans l'année. Peut-être est-elle liée à un ancien culte de la fertilité ?
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La_Tourette_Villeneuve_4Passé le pont, le chemin remonte pendant quelques dizaines de mètres : les pierres sont en vue. La plus connue s'appelle la "Pierre des sacrifices". Dommage que l'arrivée se fasse par le haut, la vraie entrée du site devait se situer tout en bas.










La_Tourette_Villeneuve_5Si vous descendez un peu, afin de voir la pierre d'en bas, une première surprise vous attend. En effet, un visage très lisible se dessine dans la roche. Il est pour moi très féminin, comme l'énergie qui se dégage de la pierre.
Sur le devant, une pierre de forme pyramidale semble présenter des lignes géométriques.
























La_Tourette_Villeneuve_6Au sommet se trouvent de larges cupules, des bassins. Que ce soit l'érosion ou la main de l'homme qui les ait taillées n'est pas vraiment un problème. Dès que l'on monte sur la pierre, on est déjà étourdi. Enfin, surtout les filles apparemment...
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La_Tourette_Villeneuve_8Plus haut, un autre groupe de pierres nous attend. Le bassin est présent au sommet.
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La_Tourette_Villeneuve_9Sous les pierres, une cavité naturelle ouverte nord-sud dégage une forte énergie qui vous colle à la paroi. Comme sous la pierre féminine.
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La_Tourette_Villeneuve_10Cette fois, le visage représenté est typiquement masculin.



























La_Tourette_Villeneuve_7bEntre les deux, un siège creusé dans une autre pierre semble attendre la mise en fonction de l'usine à énergie. Pour moi, c'est certain, elle travaille sur la fertilité, sur l'appareil reproducteur. Pas étonnant que les légendes s'en inspirent.
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La_Tourette_Villeneuve_12A mon avis, l'usine ne s'arrête pas là. Le nemeton, l'enclos sacré, devait se trouver plus haut, sur le sommet de la colline. Plusieurs pierres à cupules d'ailleurs semblent baliser le chemin...
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Encore tellement de travail afin de reconstituer ce qui fut, probablement, un très ancien lieu de culte.

28 septembre 2010

Le musée archéologique de Dijon, présentation

Dijon_Saint_B_nigne_Dortoir_1Le musée archéologique, qui fait partie désormais des « Musée de France », fut en premier lieu dépositaire des sculptures gallo-romaines en remploi dans les murailles du castrum de Divio, l’ancien Dijon. Puis il a accueilli les découvertes des fouilles effectuées par la Commission des Antiquités de la Côte-d'Or aux sources de la Seine, à Alise-Sainte-Reine et à Vertault.







Dijon_Saint_B_nigne_Dortoir_3Le musée présente un vaste panorama de la présence de l'homme en Bourgogne est présenté de la Préhistoire au Moyen Age avec les sites incontournables de la région : Dijon, Alesia, Les Bolards, les Sources de la Seine, Vertault, Mâlain, ...










Dijon_Saint_B_nigne_Dortoir_5Les collections du Musée archéologique sont présentées dans l'aile principale de l’ancienne abbaye bénédictine Saint-Bénigne.












Dijon_Saint_B_nigne_Sous_Sol_6Au sous-sol, dans l'ancienne salle capitulaire et le scriptorium du début du XIème siècle, sont présentés des sculptures gauloises, puis gallo-romaines, puis les ex-voto du sanctuaire gallo-romain des Sources de la Seine. Puis de nombreuses stèles et bas-reliefs de l’époque gallo-romaine.









Dijon_Saint_B_nigne_Dortoir_4Au niveau 1, dans le dortoir des moines de la fin du XIIème siècle, les voûtes gothiques accueillent les sculptures d'époques romane et gothique. Elles vous sont présentées dans le reportage sur Saint-Bénigne, et celui de Notre-Dame.

Dijon_mus_e_arch_ologique_49Le niveau 2, dans des salles plus récentes, présente le trésor de Blanot, prestigieux dépôt de l'Age du Bronze final, le bracelet en or de La Rochepot, et des objets provenant de la recherche archéologique récente.

Pour voir la carte, cliquer ici.









Horaires d'ouverture:

Du 1er octobre au 14 mai :
Ouvert tous les jours sauf le lundi et le mardi, de 9h à 12h30 et de 13h35 à 18h.
Ouvert, pour les scolaires, le lundi, sur rendez-vous.
Du 15 mai au 30 septembre :
Ouvert tous les jours de 9h00 à 12h30 et de 13h30 à 18h00 sauf le mardi.

Fermé: le 1er janvier, les 1er et 8 mai, le 14 juillet, les 1er et 11 novembre et le 25 décembre.

http://www.musees-bourgogne.org/les_musees/musee_bourgogne_resultat.php?id=21&id_ville=11
http://www.dijon.fr/
http://www.tourisme-langres.com/fic_bdd/fichiers_fr/Source_Seine.pdf

15 février 2011

Saint-Denis, historique

basilique_Saint_Denis_1La ville de Saint-Denis est construite sur l’ancienne plaine du Lendit. Cette plaine alluviale, située sur l’ancienne route de l’étain (qui reliait l’Angleterre à l’Italie) et à l’est d’un méandre de la Seine, fut habitée depuis le néolithique, voire le paléolithique, comme en témoignent les pointes de silex, les sépultures, les poteries retrouvées sur place. Plusieurs mégalithes alentours nous sont connus, tels les menhirs le "pet au diable", la "pierre au lait" et la "pierre au lart" à proximité de l'église de Saint-Merry.
Les traces d’un habitat permanent sont attestées aux alentours dès 4 000 avant notre ère. Puis les Celtes de la culture de Hallstatt s'implantèrent sur le territoire : Nanterre, par exemple, tire son nom de « Nemetodurum », le nemeton.










basilique_Saint_Denis_2C’est en ce lieu que convergeaient les territoires de quatre peuples gaulois : Bellovaques et Suessions au nord, Carnutes et Sénons au sud. C’était aussi la limite entre la Belgique et la Celtique. Quelques chercheurs pensent qu’en cet endroit un tumulus sacré fut construit au lieu dit de la « Montjoie », premier sanctuaire connu. Il semblerait que les tribus s’y retrouvaient pour le commerce, la politique et la religion. Les druides s’y retrouvaient en assemblée annuelle, comme à Autricum (Chartres) ou à Anicium (Le Puy).












« À proximité et sans doute sur le flanc même de la Montjoie du Lendit, existait un « Perron ». Ce genre de tumulus avec pierre plate date de l'âge du bronze ou de Halstatt, c'est-à-dire entre 1200 et 800 environ avant notre ère. Grâce au respect qu'il inspira aux ethnies successives, le Perron traversa les siècles et il est encore bien attesté au Moyen Age. L'auteur de Fierabras, chanson de geste du XIIe siècle, après s'être réclamé de ses sources san-dyonisiennes, raconte comment Charlemagne répartit, à son retour d'Espagne, les reliques conquises sur les Sarrasins. Ce partage solennel, opéré devant une foule immense, a lieu au « Perron du Lendit : A Saint Denis en France fu li tresors portés ; Au perron, au Lendi, fu parti et donnés. Pour les saintes reliques dont vous après orés, Par chou est il encore li Lendis appelés. »

Montjoie_2Les « perrons » étaient des mégalithes jouant le rôle d’estrade ou de tribunes pour annoncer des jugements de justice ou des décisions de l’autorité publique.

















basilique_Saint_Denis_plan_plaineSur ce plan de Paris de 1565, sur la route menant de Paris à Saint-Denis, sont encore figurées quelques colonnes et pierres de l’ancien temple de la Montjoie.








MontjoieMontjoie désigne aussi les tas de pierre que les voyageurs de l'antiquité accumulaient en l'honneur de Mercure, le dieu de la route, pour marquer le chemin. Ils devinrent petit à petit des oratoires, puis des promontoires d’où les pèlerins criaient leur joie à la vue du but de leurs pérégrinations.










Le_Pilier_des_NautesD’après Anne Lombard-Jourdan, c’est aussi dans la plaine que fut érigé le pilier des Nautes, à l’époque de l’occupation romaine. Le premier bourg prit alors le nom de Vicus Catulliacus, du nom du propriétaire du domaine, Catullus. A cette époque existait déjà un cimetière gallo-romain, une nécropole. Puis vint l’ère chrétienne. Aux environs de l’an 250, trois missionnaires apportant d’Italie la bonne parole à Lutèce : Denis, Rustique et Eleuthère, furent martyrisés, et leurs corps ensevelis à Catulliacus.









La vie de saint Denis

Saint_Denis_3Grégoire de Tours raconte qu’aux environs de l’an 250, le pape Fabien envoya en Gaule plusieurs missionnaires : Paul à Narbonne, Trophime à Arles, Saturnin à Toulouse, Martial à Limoges, Gatien à Tours, Austremoine à Clermont et Denis à Paris. Denis, Rustique le diacre et Eleuthère le prêtre apportèrent donc d’Italie la bonne parole à Lutèce.















Saint_Denis_2Denis devint le premier évêque de la ville avant d’y subir le martyre avec ses compagnons, sous la persécution de Dèce ou de Dioclétien. Montmartre serait le lieu de la décapitation, dont l’étymologie propose le Mons Martis, mont de Mars, ou Mons Mercurei, mont de Mercure, ou bien le Mons Martyrium, mont des martyres. Les fouilles archéologiques montrent que de nombreux chrétiens furent inhumés sur la butte Montmartre.














Saint_Denis_8Quoi qu’il en soit, selon l'hagiographie carolingienne, Denis se serait relevé, aurait mis sa tête sous le bras, et aurait marché vers le nord jusqu'au lieu de sa sépulture. Parfois, il est dit qu’à la fin de son trajet, il aurait donné sa tête à une pieuse femme originaire de la noblesse romaine nommée Catulla, ce qui rejoint le nom du propriétaire terrien du Saint-Denis de l’époque.














Saint_Denis_4Denis fait partie des saints céphalophores, dont il est le plus illustre représentant (Bon, y’a aussi saint Tropez…).  « On a pu interpréter cette particularité de porter sa tête entre ses mains par une considération iconographique : l'artiste aurait trouvé cette solution pour représenter dignement, avec toute sa tête, celui qui en fait l'avait perdue. Et la légende se serait ensuite créée afin de justifier de telles images. » Bof. Je n’y crois pas trop.














Saint_Denis_7Je préfère me pencher sur la symbolique qui entoure ces saints : leur légende se développe selon des schémas récurrents : le saint part de l’endroit du martyre, traverse une rivière, gravit une côte, gagne un lieu élevé avant de parvenir au lieu qui lui accordera enfin le repos. Il lave sa tête dans une fontaine, la pose sur une pierre. La distance est toujours indiquée avec précision.














Saint_Denis_1Puis un personnage féminin se charge des derniers soins à lui donner. Le lieu d’arrivée correspond à un ancien sanctuaire païen qu’il s’agit de christianiser : un mont sacré, un mégalithe, un arbre, une fontaine.  En étudiant la légende, en lisant entre les lignes, on peut retrouver le culte préchrétien.










DionysosDenis, c’est aussi la forme latine du grec Dionysos. Dionysos est le fils de Zeus et de la mortelle Sémélé. C’est le dieu de la renaissance et de l'éternel recommencement, de la fécondité, de la végétation et de la vigne et surtout du vin, boisson des dieux.















dionysos_2Il est aussi le dieu de la transgression, le dieu d’un ancien et lointain rapport immédiat et parfois violent à la nature, mais en même temps il est le dieu central et indispensable du renouveau, de la joie et de la vie, de l'ouverture à l'autre, qui va contre la tendance de l'homme et de la cité à se replier sur les certitudes de leur maîtrise et de leur identité autochtone. Il est le dieu des grands arbres, ses fidèles brandissant le thyrse (bâton terminé par une pomme de pin) et du lierre (feuillage restant vert en hiver). On voit que Denis nous apporte une symbolique puissante.












Si vous voulez passer un bon moment, je vous propose un conte, écrit par Quinel et de Montgon, qui nous emmène à Catulliacus au temps de Denis :  http://www.histoire-en-ligne.com/spip.php?article289

basilique_Saint_Denis_crypte_20Leur martyr suscita une grande ferveur, et un premier mausolée fut vraisemblablement élevé à l'emplacement de leur tombe. La plus ancienne construction découverte en fouille, qui date de la fin du IVème siècle ou du début du Vème, fut une église de 20,60 mètres de long sur 9 m de large, dont les assises étaient constituées d’anciens blocs gallo-romains. Il se pourrait qu’elle corresponde à la chapelle funéraire que fit élever à Denis sainte Geneviève vers 475.


basilique_Saint_Denis_crypte_12D’ailleurs, le nom de saint Denis apparaît pour la première fois vers 520 dans "la Vie de Sainte Geneviève". Cette chapelle fut le noyau primitif des églises ultérieures et l'embryon urbain de toute la ville actuelle. La chapelle fut agrandie entre 629 et 639, avec une nef entourée de galeries, œuvre de Dagobert Ier qu’il confia à son conseiller, saint Eloi. La dédicace se fit le 24 février 636.
louis7













Dagobert_IerLe roi Dagobert, dont le nom signifie '’brillant comme le jour’', était fin politique. Il se servit de saint Denis et du culte de plus en plus renommé, pour affermir son pouvoir royal. Il fonda le premier monastère et assura par la même occasion sa légitimité dynastique en choisissant d’y être inhumé, premier roi ayant une sépulture dans l'église, à côté des reliques des trois martyrs. La première foire du Lendit vit le jour, assurant des revenus importants.













Dagobert_Ier_cerfUne autre légende vit alors le jour : « alors qu'il était adolescent, Dagobert partit à la chasse au cerf. Ses chiens en poursuivirent un qui se réfugia dans une chapelle édifiée à Catulliacum, sur le tombeau des Saints Denis, Rustique et Eleuthère. Un miracle empêcha les chiens d'entrer, impressionnant Dagobert qui conçut pour les saints une grande vénération ». Dagobert choisit alors Saint-Denis comme nécropole royale. Politiques et religieux y trouvèrent leur compte pour asseoir leur pouvoir. 







dagobert_Ier_construction_de_St_DenisLa légende de Denis se mit en place. La reine Bathilde, en 650, dota la basilique du privilège d’immunité, et imposa aux moines la règle de Colomban, remplacée rapidement par celle de Benoit. Les dons affluèrent. 






basilique_Saint_Denis_crypte_10En 741, Charles Martel y fut inhumé, inaugurant la nécropole royale carolingienne.  La construction d’une nouvelle église fut initiée en 768 par l'abbé Fulrad. Elle s’acheva en 775, grâce à l'aide de Charlemagne. L'édifice de 63 m sur 22,6 m, de plan basilical, était alors composé d'une nef à trois vaisseaux et de neuf travées et s'achevait par une abside surélevée, en raison de la présence d'une crypte annulaire bâtie de façon à permettre aux pèlerins d’accéder aux reliques. 













basilique_Saint_Denis_plan_monast_reLes récits hagiographiques virent le jour à compter du IXème siècle. Le plus célèbre fut sans doute celui que rédigea Hilduin, abbé de Saint-Denis, qui cherchait, encore à l’époque, à faire oublier les anciens rites païens. Le thème de la céphalophorie fut introduit afin de justifier le transfert du corps de Lutèce à Catulliacus. Hilduin, en 882, fit agrandir l’abbatiale à l’est, ajouta une chapelle dédiée à la vierge. L'implication progressive des abbés de Saint-Denis dans la vie politique atteignit son apogée quand Charles-le-Chauve s’appropria le titre d’abbé en 867. Le bourg monastique, doté d’un mur d’enceinte, prit alors le nom de Castellum Sancti Dionisii Martyris.



basilique_Saint_Denis_plan_SugerEn 1125, Suger, abbé de Saint-Denis, mais aussi  conseiller du roi Louis VI le Gros et de Louis VII le Jeune, affranchit des habitants du bourg et entreprit des travaux d'agrandissement de l'abbatiale carolingienne. Le massif occidental et le chevet apparurent, reprenant le principe du déambulatoire à chapelle rayonnante. Chacune des chapelles comporte de vastes baies jumelles munies de vitraux filtrant la lumière. Le voûtement adopte la technique de la croisée d'ogives qui permet de mieux répartir les forces vers les piliers.













basilique_Saint_Denis_1aLe narthex fut remanié, composé d'une façade dotée pour la première fois d'une rose et de trois portails de grandes dimensions. Il s’inspira du nouveau style entraperçu dans la cathédrale Saint-Étienne de Sens, inaugurant ainsi le francigenum opus, le premier art gothique. Le roi Louis VII en posa la première pierre le 14 juillet 1140. Suger remit pour la première fois à un roi de France la fleur de lis, remplaçant le crapaud mérovingien, et la bannière devenue célèbre sous le nom d'oriflamme.
Blason_saint_denis












montjoie_3A cette époque furent construits les « montjoies de Saint-Denis » qui reliaient par un chemin sacralisé l'abbaye à la capitale. Neuf petits monuments commémoratifs sur une base à trois arcatures où s'inscrivaient des statues de rois, surmontés d’une croix. 
Oriflamme La bannière prit aussi le nom de Montjoie. Dans les combats, le nom de l'étendard consacré à Saint-Denis devient le cri de ralliement des soldats du roi : « Montjoie Saint-Denis », future devise du royaume, qui se place ainsi sous la protection du saint. Cette enseigne était systématiquement levée en temps de guerre par les souverains qui venaient la recueillir des mains de l'abbé sur l'autel des saints martyrs. Saint Louis prit l'oriflamme à Saint-Denis, en 1248.










louis_ix_jpgEn 1231, l'abbé Eudes Clément, avec le soutien de saint Louis et Blanche de Castille, décida de reprendre les travaux. Il conserva la façade et le déambulatoire rayonnant de Suger. Le chœur fut démonté jusqu'aux abaques des colonnes. Ces dernières furent remplacées par des piles plus solides, capables de soutenir une plus forte élévation. Les travaux furent achevés en 1260. 














basilique_Saint_Denis_plan_maquette_2A la fin du Moyen Age, la bibliothèque du monastère était la plus importante du royaume. En 1435, les Anglais s'emparèrent de l’abbaye et en enlevèrent l'or, l'argent et les vases sacrés. La guerre de Cent Ans, les guerres de Religion, la Fronde accentuent le déclin de la ville et de l'abbaye. Jusqu'à la Révolution, Saint-Denis n'est plus que le dépositaire de la nécropole royale.








basilique_Saint_Denis_tombeau_1En 1793, les révolutionnaires s'attaquèrent aux symboles de la monarchie mais la basilique échappa à la destruction totale : les sépultures des rois furent profanées, les squelettes et les corps embaumés des Bourbons jetés dans une fosse commune. Une partie du trésor de la basilique fut transformée en monnaie. Quant aux gisants, ils furent en grande partie détériorés.








basilique_Saint_Denis_21En 1806, Napoléon Ier ordonna la restauration de l’abbaye, les bâtiments monastiques furent attribués à la Grande Chancellerie de la Légion d'honneur. Puis Louis XVIII restitua à l'abbatiale son rôle de nécropole. Les travaux de restauration se poursuivirent tout au long du XIX ème siècle et furent dirigés par les architectes Debret puis Viollet-le-Duc à partir de 1846. En 1841, la flèche de pierre de la tour gauche menaçant de s'effondrer fut abattue.







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http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_personnes_enterr%C3%A9es_dans_la_basilique_Saint-Denis ((liste des tombeaux des rois de France)

http://www.tourisme93.com/basilique/abbaye-saint-denis.html
http://www.musagora.education.fr/dionysos/default.htm
http://www.mythofrancaise.asso.fr/mythes/themes/cephalop.htm
http://fr.topic-topos.com/basilique-de-saint-denis-saint-denis
http://fr.wikipedia.org/wiki/Basilique_Saint-Denis
http://architecture.relig.free.fr/denis2.htm
http://www.uquebec.ca/musique/orgues/france/sdenisp.html
http://www.histoire-image.org/site/etude_comp/etude_comp_detail.php?i=856 (photo de la façade de Viollet le Duc)
http://revues.unilim.fr/nas/document.php?id=2170
Saint-Denis, la basilique (dossiers d'archéologie)

15 février 2011

Saint-Denis, l'extérieur

Saint-Denis, la façade occidentale

basilique_Saint_Denis_3Elle date de l’époque de Suger, première moitié du XIIème siècle. L’aspect massif de l’édifice est renforcé par l’absence de la tour nord. Derrière, on distingue le pignon de la nef, orné lui aussi d'une rose.
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basilique_Saint_Denis_4L’influence romane se fait encore sentir, mais la rosace est quand à elle résolument gothique. Elle fut la première rose de l’histoire des cathédrales.











basilique_Saint_Denis_15Les deux portails latéraux sont surmontés de deux niveaux de baies à trois arcades. Le portail central est, quant à lui, surmonté d'une baie à trois arcs et d'une rose.












Le portail central

basilique_Saint_Denis_5Restauré au XIX ème siècle, il inaugure un thème important,  le Jugement dernier.


















basilique_Saint_Denis_6Au tympan, le Christ en majesté, les bras écartés tenant deux phylactères, domine le linteau, sur lequel est représentée la résurrection des morts.










basilique_Saint_Denis_18aChose étonnante, seul le bas de son corps est contenu dans la mandorle, le haut étant représenté devant une croix. Il est entouré des apôtres, des anges et de la vierge. A ses pieds, la représentation, refaite, de Suger priant. Suger fit graver ces deux vers sur le linteau : « Accueille dans les prières de ton Suger, juge redoutable, dans ta clémence, fais que je sois reçu parmi tes brebis. » Au registre supérieur, quatre anges tiennent les instruments de la Passion. 













basilique_Saint_Denis_19Les voussures figurent les représentations de l’enfer et du paradis, les âmes sauvées étant recueillies dans le sein d'Abraham et dans les bras d’un ange, et les 24 vieillards de l’apocalypse.

























basilique_Saint_Denis_18En 1771, les statues colonnes latérales furent remplacées par des colonnes à motifs géométriques, le trumeau représentant saint Denis fut enlevé afin de faciliter le passage des dais. 











basilique_Saint_Denis_20Aux piédroits, les vierges folles (à droite) et les vierges sages (à gauche), représentation des élus et des réprouvés, est nouvelle pour l’époque.

















basilique_Saint_Denis_11Les portes en bronze furent refaites à l’identique au XIXème siècle.
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Le portail de droite

basilique_Saint_Denis_7Précurseur des programmes hagiographiques gothiques consacrés aux saints patrons, il représente la dernière communion de Saint Denis et de ses deux compagnons emprisonnés.
















basilique_Saint_Denis_7aLe Christ, entouré d’anges, descend du ciel pour leur administrer le dernier sacrement. Derrière la prison, les bourreaux, le préfet romain assis sur son trône, Larcia, qui les dénonça, mais qui se convertit après le miracle de la communion.  La voussure extérieure date du XIXème siècle.





basilique_Saint_Denis_13Dans les piédroits sont représentées les scènes des 12 mois de l’année, à l’intérieur de rinceaux sortant de la bouche d’un lion.
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Le portail de gauche

basilique_Saint_Denis_8Seule la voussure extérieure, représentant Dieu remettant les tables de la loi à Moïse, et les piédroits, ornés des signes du zodiaque, sont d’époque.
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basilique_Saint_Denis_9Le tympan représentant le supplice de Saint Denis, est un bas-relief refait en 1839. Suger rapporte qu’il avait placé à cet endroit « une mosaïque, nouveauté contraire à l’usage ».












Saint-Denis, la façade nord

basilique_Saint_Denis_27Le maitre d'œuvre de 1231, anonyme jusqu'à ce jour, décida de raccorder les deux extrémités de l'église que Suger laissa inachevées, en créant un transept aux dimensions gigantesques avec trente-neuf mètres de longueur.
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basilique_Saint_Denis_25La façade du bras nord du transept est dominée par une large rose rayonnante. En dessous de celle-ci, un portail et une claire-voie. Au-dessus de la rose, un pignon à crochets, orné d'oculi et encadré de pinacles, qui couronnent les contreforts. 
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Le portail

basilique_Saint_Denis_30Le portail nord, construit vers 1240, réutilise un portail attribué à Suger. 


















basilique_Saint_Denis_32Six statues de rois de l’ancien testament prennent place dans les ébrasements,








basilique_Saint_Denis_34la vierge du trumeau date du XIIIème siècle.


















basilique_Saint_Denis_31Le linteau présente à gauche le préfet Fescennius ordonnant l’exécution, au centre la flagellation de Denis, à droite, la dernière communion donnée par le Christ.









basilique_Saint_Denis_31aLe tympan reprend la décapitation des saints, avec la couronne des martyrs dans la partie supérieure. Au XIXème siècle, toutes les têtes furent refaites et les draperies grattées.















basilique_Saint_Denis_plan_1706Au XVIème siècle, Catherine de Médicis ordonna la construction d'un mausolée circulaire, à l'extérieur du bras nord, destiné à recevoir les tombeaux des Valois, d'où son nom de rotonde des Valois. Si la rotonde fut démolie en 1719, la porte nord conserva le nom de porte des Valois.

21 octobre 2010

L'église Saint-Saturnin de Saulieu

Saulieu_Saint_Saturnin_5Cette église  est située à la croisée de plusieurs anciennes voies gauloises, dont la principale est connue comme étant une partie de la Via Agrippa reliant Chalon à Autun.











Saulieu_Saint_Saturnin_7L'existence de stèles funéraires gallo-romaines dans les alentours prouve que l'église fut construite sur l'emplacement d'une ancienne nécropole.

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Saulieu_Saint_Saturnin_9L'édifice actuel fut remanié au cours des siècles, mais on peut situer sa première construction au XI ème siècle. Sa présence est attestée par un document datant de 1313.
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Saulieu_Saint_Saturnin_10L’église est placée sous le vocable de Saint-Saturnin, évêque de Toulouse martyrisé en 250.

















Saulieu_Saint_Saturnin_4aLes parties les plus anciennes datent du XIII ème siècle, comme la croisée du transept, les deux chapelles latérales, la petite porte nord et la première travée du cœur qui présente une voûte avec croisée d'ogive retombant sur des culots à têtes sculptées, et du début du XIV ème, comme le chœur, qui fut rallongé au XVII ème.
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Saulieu_Saint_Saturnin_8La flèche du clocher est recouverte de bardeaux en bois de chêne ou de châtaignier, comme le porche.

19 octobre 2010

Le musée d'art sacré de Dijon


Dijon_Mus_e_art_sacr__7Le musée d'art sacré de Dijon renferme quelques petites merveilles. Il est installé dans l'ancienne église du monastère des Bernardines, érigée au début du XVIII ème siècle. Un accueil chaleureux, pas de billet à sortir, il est gratuit. Il est même permis de prendre quelques photos sans le flash.

L'arrivée dans la rotonde est époustouflante, non à cause du dôme en cuivre et des marbres précieux qui le composent, mais grâce aux simples sculptures en bois qu'il renferme.

 

 

 

 

 

Commençons par les deux plus prestigieuses, les vierges noires de Lantenay et de Vievy.

 

Dijon_Mus_e_art_sacr__ND_Lantenay_2La statue de Notre-Dame la Noire se trouvait dans une chapelle du XII ème siècle construite sur la commune de Lantenay par Agnès de France, fille de saint Louis, à côté d'une source sacrée. 
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Dijon_Mus_e_art_sacr__ND_Lantenay_7Elle était le but d'un pèlerinage très fréquenté, et répondait à sa sœur, Notre-Dame d'Étang, de l'autre côté de la vallée. La légende dit qu'elle fut donnée par un croisé, donc d'origine orientale.

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Dijon_Mus_e_art_sacr__ND_Lantenay_5D'une hauteur de 70 cm, en noyer, et présentant des traces de polychromie, elle est effectivement de style "byzantin". Elle est datée du XII ème siècle et portait le nom de Sedes Sapientae, siège de la sagesse.
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Dijon_Mus_e_art_sacr__ND_Vievy_2Quand à sa sœur, aucune information, si ce n'est qu'elle appartenait à la commune de Vievy, plus exactement à l'église Saint-Christophe.
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Dijon_Mus_e_art_sacr__ND_Vievy_4La statue est datée du XIV ème siècle et porte elle aussi des traces de polychromie.
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D'autres statues moins chargées en énergie mais très belles leur rendent hommage, dans ce qu'elles ont de plus simple et de plus sophistiqué :

Dijon_Mus_e_art_sacr__5Une vierge à l'enfant, en bois polychrome, datée du XIV ème siècle, provenant de  l'église de l'Assomption de Vandenesse-en-Auxois bâtie la fin du XII ème siècle.
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Dijon_Mus_e_art_sacr__2Une vierge à l'enfant pouvant appartenir à l'école rhénane, en bois polychrome, datant du XVI ème siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

Dijon_Mus_e_art_sacr__1Une vierge à l'enfant en bois polychrome de la fin du XV ème siècle, provenant de l'église Saint-Antoine de Pagny-le-Château.

 

 

 

 

 

 

 

Dijon_Mus_e_art_sacr__3Une vierge à l'enfant, en bois polychrome, datant du XIV ème siècle et provenant de Vievy, plus exactement de la chapelle Saint-Aimand de Dracy-Chalas. Cette chapelle du IXème siècle possédait, selon la légende, une cloche ayant le pouvoir d'écarter les orages du hameau. Lors de fortes intempéries, un homme sonnait la cloche pour éloigner les perturbations.

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Dijon_Mus_e_art_sacr__13Une vierge à l'enfant, de provenance inconnue, statue en bois du XIV ème siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 


Dijon_Mus_e_art_sacr__8Saint Eloi, statue du XV ème siècle en pierre calcaire avec des traces de polychromie, provenant de Veuvey-sur-Ouche.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dijon_Mus_e_art_sacr__9Sainte Marthe, statue en bois de noyer polychromée, mise à nu et cirée, datant de la fin du XV ème siècle. Elle provient de l'église Saint-Christophe de Vievy.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dijon_Mus_e_art_sacr__11Une vierge à l'enfant en albâtre, vers 1430, provenant de l'église de la Nativité de Marcigny-sous-Thil.

 

 

 

 

 

 

 

 

Dijon_Mus_e_art_sacr__12Un bâton de procession représentant saint Georges combattant le dragon, un autre sainte Marthe.

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28 septembre 2010

Le musée archéologique de Dijon, le niveau 2


Dieux originaux et animaux protégés

Dijon_mus_e_arch_ologique_2Le savoir faire des romains a permis aux gaulois romanisés de figurer leurs divinités aux attributs très diversifiés. Rares sont les inscriptions qui permettent de donner un nom à ces dieux pourvoyeurs de bienfaits. Sur ce masque de bronze est inscrit « Au dieu Videtillus Gellbellus qui s’est acquitté de son vœu à juste titre.
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Dijon_mus_e_arch_ologique_12Certaines divinités sont clairement identifiées, soit issues fidèlement du panthéon classique apporté par le conquérant romain, comme la Minerve de Selongey (villa gallo-romaine des Tuillières), casquée et portant une longue tunique et un manteau ceinturé, un gorgoneion (médaillon abritant la tête de Méduse) ornant sa poitrine,















Dijon_mus_e_arch_ologique_6soit de tradition celtique avérée comme Epona ou Cernunnos. Toutefois, les cas sont nombreux de figurations qui attestent d'un mariage heureux entre ces deux héritages.
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Dijon_mus_e_arch_ologique_9Provenant du site antique de Mâlain d’origine gauloise, connu comme une véritable agglomération d'une centaine d'hectares, pourvue de bâtiments publics variés (théâtre, nécropole, sanctuaires péri-urbain, thermes ...) et parcourues par des rues nombreuses dessinant même un plan assez régulier dans la partie centrale, un dieu au maillet et au tonneau évoque Sucellus, celui des tonneliers et du monde rural.





















Dijon_mus_e_arch_ologique_7Le dieu de Moux, tenant une serpette de vigneron et portant sur les épaules deux oiseaux attentifs.

















Dijon_mus_e_arch_ologique_5Dijon_mus_e_arch_ologique_8Les fouilles du temple/fanum de Beire-le-Châtel ont livré nombre de sculptures, comme ce personnage tenant une flûte, ou bien  des têtes de divinités inconnues.
















Dijon_mus_e_arch_ologique_13De Mâlain provient également un groupe en bronze de figurines. Le socle qui les porte présente une inscription au dieu Apollon, associé à une divinité locale, Thirona ou Sirona, et une divinité des sources et fontaines. 
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Dijon_mus_e_arch_ologique_11Des sources de l’Armançon, à Essey, une déesse mère sur un char à timon, tiré par deux chevaux.

























Dijon_mus_e_arch_ologique_1Les couples de divinités ne sont pas rares : déesses-mères, déesses de l'abondance, associées à des dieux masculins de la force et de la prospérité. Mercure et Rosmerta,  ou bien Junon et Genuis.
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Dijon_mus_e_arch_ologique_20Jupiter, Diane, Minerve et Isis.








Dijon_mus_e_arch_ologique_15Mithra est aussi représenté, portant le pileus et son bonnet phrygien, ainsi que les attributs de son initiation.

















Dijon_mus_e_arch_ologique_17Ce lion à l’urne, provenant de Nuits-Saint-georges, représente le grade initiatique du mithriacisme. Il tient un vase dont s’écoule un liquide (le sang du taureau ?). Il est accompagné le plus souvent d’un serpent et d’un chien.















Dijon_mus_e_arch_ologique_21Restitution du carnyx en bronze de Mandeure, grand sanctuaire celtique. Un carnyx était la trompette de guerre des Celtes, servant à effrayer leurs adversaires.










Dijon_mus_e_arch_ologique_25Replique du chaudron de Gundestrup, chaudron celtique datant du Ier siècle avant notre ère.  Il fut retrouvé dans une tourbière au Danemark.










Dijon_mus_e_arch_ologique_22Il est constitué de l'assemblage de 13 plaques d'argent, (12 richement décorées par martelage et une circulaire constituant le socle et le fond), et mesure 42 cm. de haut pour un diamètre de 69 cm.













Dijon_mus_e_arch_ologique_24Ce chaudron est parcouru de nombreux motifs illustrant la mythologie celte, telles qu'une représentation de Cernunnos, une autre de Taranis, de Teutatès, une encore d'un dieu ou d'un géant plongeant des guerriers morts dans un chaudron afin de les ressusciter.









Dijon_mus_e_arch_ologique_26Dans la mythologie celtique, le chaudron « magique » peut, suivant les légendes, donner de la nourriture pour un millier d'hommes, tel le chaudron d'abondance du Dagda, ou bien donner le savoir universel à celui qui goûte de son contenu ou encore ressusciter les morts.













Dijon_mus_e_arch_ologique_23Ces vertus sont d'ailleurs à rapprocher de celles des sources bienfaitrices. Le Saint Graal du roi Arthur n'est autre qu'une représentation christianisée du chaudron d'abondance ou du chaudron de la connaissance.











Dijon_mus_e_arch_ologique_19Le bracelet de La Rochepot  a été découvert au lieu dit Bois de la Manche en 1970 par un engin mécanique. Il porte de ce fait des traces d'éraflures dues à son déplacement brutal lors des travaux. Il est ainsi impossible de préciser si ce bijou exceptionnel provient d'une sépulture ou bien d'un dépôt. Le bracelet est en or et pèse 1,286 kg. Sa fabrication résulte de l'assemblage de huit pièces : 3 joncs massifs forment le corps du bracelet, 2 tiges torsadées le décorent à l'extérieur et deux manchons bloquent les différents éléments aux extrémités. Malgré l'absence de contexte archéologique et de comparaisons, on date ce bracelet en or de l'époque de l'Age du Bronze Final (1300 - 800 av. J.-C.).

28 septembre 2010

Le musée archéologique de Dijon, le niveau 1

Dijon_Saint_B_nigne_Clo_tre_1Le tympan du cloître de Saint-Bénigne, du troisième quart du XII ème siècle, représente le Christ en majesté bénissant de la main droite et présentant un livre de la main gauche.











Dijon_Saint_B_nigne_Refectoire_1Tympan supposé de l’entrée du réfectoire de l’abbaye de Saint-Bénigne, du troisième quart du XII ème siècle, représentant le Cène.











Dijon_Notre_Dame_36Des sommiers d’arcatures du XIII ème siècle provenant de Notre-Dame,
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Dijon_Notre_Dame_40ainsi que la tête de Moïse, celle d’un prophète.
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Dijon_Saint_B_nigne_19Une statuette de la fin du XV ème siècle représente saint Bénigne portant les instruments de son martyre. Le tympan d’origine de la cathédrale, martelé à la Révolution, représentait la passion de saint Bénigne. Il nous reste sa tête.
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Dijon_mus_e_arch_ologique_39Bas-relief à l’aigle, XI ème et XII ème siècle
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Dijon_mus_e_arch_ologique_41Chapiteau représentant Daniel dans la fosse aux lions, vers 1130. Moutiers-Saint-Jean. Daniel est représenté dans une mandorle, entouré de 5 lions, un sixième occupant la face latérale droite.
























Dijon_mus_e_arch_ologique_44Chapiteaux représentant un lion et un orant, début du XII ème siècle, Saint-Seine-l’Abbaye église Saint-Gilles. Ces chapiteaux sont issus d’un atelier local.
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Dijon_mus_e_arch_ologique_48Ecoinçon orné d’une femme, deux serpents enroulés autour de son cou vont prendre son sein, Saint-Seine-l’Abbaye, vers 1130-1140. Un autre représentant un lion.
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Dijon_mus_e_arch_ologique_45Borne délimitant les territoires des abbayes de Saint-Seine et de Flavigny. Un personnage est gravé sur chacune des faces : saint Pierre tenant les clés indique la direction de Flavigny dont il est le patron, alors que saint Seine illuste la légende selon laquelle il acquit le territoire de son monastère en parcourant son pourtour en une journée, monté sur un âne.
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24 septembre 2010

Le prieuré de Saint-Thibault, l'intérieur


 

Saint_Thibault_en_Auxois_5La nef date du XVIII ème siècle. Les boiseries  proviennent de Semur-En-Auxois.

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Saint_Thibault_en_Auxois_27Dans le chœur à  quatre élévations décorées de fines colonnettes, une ancienne piscine coiffée de deux arcs trilobés retombant sur une clé intermédiaire. Elle comporte deux cuvettes sculptées.

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Saint_Thibault_en_Auxois_31Au centre, un retable du XIV ème siècle consacré à saint Thibault.
 


 


 


 


 


 


 


 

Saint_Thibault_en_Auxois_33Thibault, fils du Comte Arnoul de Champagne et de Gisèle de Vermandois (de la lignée de Charlemagne), naquit en 1017 à Provins.
 


 


 


 


 

Saint_Thibault_en_Auxois_35Destiné au métier des armes, il préféra à 18 ans renoncer au titre de chevalier et se retira en ermite dans la forêt ardennaise, puis au Luxembourg où il fabriqua du charbon de bois. Il prit finalement la route des pèlerinages, qui le mena à Compostelle puis à Rome. Il passa la fin de sa vie dans l'Ordre des Camaldules à Salanique en Italie (près de Venise), où il mourut en odeur de sainteté en 1066.
 


 


 


 


 

Saint_Thibault_en_Auxois_32Son corps fut ramené en France, placé dans l’église de Sens puis transféré près d’Auxerre, à Saint-Thibault-aux-Bois. « A la Saint Thibault, sème tes raves et arrache tes aulx. »…

 



 


 


 


 


 


 


 

Saint_Thibault_en_Auxois_36Un enfeu du chœur abrite le tombeau d’un personnage considéré traditionnellement comme étant celui d’un fondateur du prieuré, un seigneur de Saint-Beury, peut-être Guy de Thil qui fit une donation en 1190.  Dans l’enfeu, une peinture présente deux scènes des funérailles. Elle pourrait être datée du XIV ème siècle.


 


 


 


 


 

Saint_Thibault_en_Auxois_37Le gisant, du XIII ème siècle, reposant sur un sarcophage,  est représenté mains jointes, vêtu d’une cote d’armes sous laquelle on voit apparaître son armure. Une longue épée est prise sous son bras gauche, sa tête repose sur un coussin et ses pieds sur un lion.
 


 


 


 


 


 


 


 


 

Saint_Thibault_en_Auxois_38De chaque côté de sa tête, un ange tenant un encensoir (très restaurés), aux pieds deux moines lisant.


 



 

Saint_Thibault_en_Auxois_7aLa chapelle Saint-Gilles abrite une grande chasse de saint Thibaut du XIV ème siècle, qui a notamment connu les dévotions de la reine Jeanne, épouse de Jean le Bon, et de la duchesse de Bourgogne Marguerite. Les pèlerins, après avoir bu à la fontaine miraculeuse non loin de l’église, passaient dessous afin d’obtenir la guérison. En passant, ils enlevaient des particules de bois, considérées comme des talismans. C’est pourquoi les montants paraissent effrités.

 



 


 


 


 


 

Saint_Thibault_en_Auxois_34aDans le chœur, un objet devenu rare dans les églises : une  crosse à la colombe eucharistique. En l’absence de tabernacle, elle servait à conserver les saints sacrements dans un petit ciboire qu’on suspendait à l’aide d’un filin à une grande crosse placée au dessus de l’autel. Celle-ci date du XVI ème siècle.

 



 


 


 


 


 


 

Plusieurs très belles sculptures ornent les murs de l’église :  

Saint_Thibault_en_Auxois_42La vierge à l’oiseau, datant de 1330,


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 

Saint_Thibault_en_Auxois_29saint Thibault assis de la fin du XIV ème siècle, et un évêque du XV ème,
 


 


 


 


 


 


 

Saint_Thibault_en_Auxois_30une vierge à l’enfant du XV ème également.

 

18 octobre 2010

La chapelle Saint-Léon IX d'Eguisheim

Eguisheim_19Elle fut construite par Mgr Pierre-Paul Stumpf, évêque de Strasbourg et natif d’Eguisheim, entre 1888 et 1894, dans l'enceinte octogonale et sur les fondations de l’ancien donjon du château. 











Eguisheim_21Dédiée au pape Léon IX, dont la statue se dresse sur la façade, elle fut édifiée en grès rose des Vosges dans le style néo-roman.
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Eguisheim_27Les peintures intérieures furent exécutées dans le style du XI ème siècle (mais assez baroques quand même…) et furent achevées en 1897.











Eguisheim_26Les sept médaillons de la voûte représentent sept scènes de la vie de Léon IX.













Eguisheim_25La chapelle et le château attenant furent acquis en 1972 par la commune qui décida une restauration de la peinture intérieure.
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Eguisheim_28Un reliquaire, d’après la légende, pourrait contenir une partie du crâne de Saint Léon. Ces reliques furent auparavant exposées à l'abbaye de Lucelle, fondée en 1123, qui les avait reçues de Rome. Pendant la Révolution, les reliques furent transférées à l'église de Bouxwiller dans le Sundgau. En 1869, elles furent reconnues comme vraies reliques. En 1880, le curé Andlauer d'Eguisheim obtint l'autorisation de l'évêque de Strasbourg qu’une partie du crâne soit transportée à Eguisheim. A la fête de saint Léon en 1881, la châsse fut exposée pour la première fois au public.












La légende de Léon IX

Eguisheim_29Durant sa jeunesse, alors qu'il dormait, un accident survint. Il fut mordu par une bête venimeuse au visage. Il tomba malade au point qu'on désespéra de le voir jamais récupérer la santé. Mais, nous dit le chroniqueur de sa vie, Wibert, "le doux Jésus, qui toujours vient au secours des situations désespérées, donna bientôt à ses parents l'assurance de sa pleine guérison et se souvint de l'Eglise qu'il devait restaurer grâce à lui". En effet, Brunon eût une vision deux mois après son accident lorsqu'il était au plus mal.












Eguisheim_32"Un jour enfin, alors qu'il reposait sur le dos tout éveillé, il lui sembla voir une échelle lumineuse s'élever de son lit, traverser la fenêtre qui lui faisait face, et atteindre le ciel. Un vieillard en habit monastique, d'un éclat éblouissant et d'une blancheur de cheveux vénérable, en descendit, portant dans la main droite une croix resplendissante au bout d'une longue hampe. Lorsqu'il vint près du malade, il tint l'échelle de la main gauche et, de la main droite, apposa d'abord la croix sur ses lèvres, puis en marqua ses plaies et ramena derrière l'oreille tout le pus que le venin avait produit; s'en retournant bientôt comme il était venu, il le laissa sur la voie de la guérison".









papeleonIXQuelques temps après, l'abcès creva et il guérit de l'empoisonnement. Aujourd'hui encore, ajoute Wibert, "il affirme qu'au cours de cette extase, il avait immédiatement identifié à son visage et à son habit, le bienheureux Père des moines, Benoît, dont l'éclat dépasse celui de la lumière." Plus tard, malade durant toute une année, il dut cette fois sa guérison à saint Blaise.

9 août 2010

L'église de Remigny

Remigny_4Le site fut occupé depuis l'antiquité : de nombreux tombeaux de grès, des tuiles et des médailles romaines y furent découverts.
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Remigny_3A l'époque Mérovingienne, le village était situé près d'une source. L'église date du XIII ème siècle. En forme de croix latine, elle ne possède qu'une seule nef.
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Remigny_5Elle était reliée au couvent tout proche par un souterrain, dont on retrouve la porte au niveau du sol dans l'ancienne cave.
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Remigny_7Le village possède un lavoir à impluvium, c'est à dire avec un toit récupérant l'eau de pluie.

9 août 2010

La fontaine Canée de Saint-Aubin

Saint_Aubin_9Située rue du Cimetière, cette fontaine date de l'époque gallo-romaine. Elle fut reconstruite au XIX ème siècle en pierre de taille calcaire, et possède une voûte en berceau. La source est alimentée par un puits construit en forme de pyramide au pied de la montagne, d'où l'eau descend par un aqueduc souterrain à pierre sèche de la hauteur d'un homme. 
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Saint_Aubin_8Appelée aussi  la fontaine Canet, elle est protégée par une petite vierge en majesté, portant l'enfant. C'est une reproduction miniature d'une vierge noire, comportant toutes ses caractéristiques.

13 septembre 2010

La cathédrale Saint-Bénigne, les bâtiments conventuels

Le dortoir

Dijon_Saint_B_nigne_Dortoir_5Il longeait l’aile orientale d’un grand cloître démoli à la révolution, dont il nous reste le tympan de la porte d’entrée.
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Dijon_Saint_B_nigne_Dortoir_3Mesurant 60 mètres par 25, il possède trois nefs voûtées d’ogives, séparées par 20 colonnes médianes.
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Dijon_Saint_B_nigne_Dortoir_4Des fenêtres en tiers point l’éclairent.













Dijon_Saint_B_nigne_Clo_tre_1Le tympan du cloître, du troisième quart du XIIème siècle, représente le Christ en majesté bénissant de la main droite et présentant un livre de la main gauche. Quatre anges portent une mandorle. Les symboles des évangélistes complètent la scène.












Le sous-sol

Dijon_Saint_B_nigne_Sous_Sol_6L’actuel sous-sol était un rez-de-chaussée correspondant au niveau du cloître.












Dijon_Saint_B_nigne_Sous_Sol_3L’ancien chapitre aurait occupé les trois premières petites pièces voûtées datables du XI ème siècle qui, avant compartimentage, formaient un carré de 13 mètres de côté constitué de 9 travées voûtées d'arêtes reposant sur 4 piliers.
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Dijon_Saint_B_nigne_Sous_Sol_1A la suite, une salle plus vaste de 35 mètres par 13, de la même époque, est formée de 3 nefs de 6 travées, et dotée d’une cheminée, pourrait correspondre au scriptorium. Les piliers sont disposés exactement à l'aplomb des piliers romans de l'étage.
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Le réfectoire

Dijon_Saint_B_nigne_Dortoir_7Il n’en reste que l’ancien tympan de la porte d’entrée. Daté du troisième quart du XIIIème siècle, il représente le Christ nimbé au centre, qui bénit de la main droite le pain qu’il tient dans la gauche. A sa droite, Jean a le corps ployé vers sa poitrine et à sa gauche, Pierre tient une clé aujourd’hui disparue. Judas est agenouillé devant la table et tend un poisson. Il est sculpté à une échelle réduite. Seuls 10 apôtres sont présents, les deux derniers devant être sculptés sur la première voussure.










Dijon_Saint_B_nigne_Refectoire_1On peut tout faire dire à des symboles, surtout ce qui arrange. Je vais vous dire ce qui m’arrange : Pierre a les clés du futur de l’enseignement du Christ, l’exotérique. On sait ce qu’il en fit avec Paul. Jean, si c’est bien lui et non une femme, possède l’initiation ésotérique. Quand à Judas, il tient le symbole de la future ère des poissons… Il est plus petit, on le remarque moins, mais il a une importance capitale.

13 septembre 2010

La cathédrale Saint-Bénigne de Dijon, église gothique, l’extérieur

Dijon_Saint_B_nigne_10L'extérieur offre un aspect sévère que l’on rattache à l’origine monastique. Cette rigueur est confortée par l’absence presque totale d’ornementation sur les façades dont les ouvertures sont le décor principal. Les contreforts massifs en succession régulière renforcent cette impression.
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Dijon_Saint_B_nigne_9La façade est encadrée par deux hautes tours jumelles, agrémentées de tourelles, de plan carré à la base et de plan octogonal à la partie supérieure. Les frises séparant les niveaux de la tour sud retiennent l’attention. Au-dessus du porche, une grande baie amortie par un arc brisé éclaire la nef. Plus haut, une galerie de circulation recouverte d'un toit en appentis permet de joindre les deux tours.







Dijon_Saint_B_nigne_24Le porche rectangulaire de 3,50 m de longueur sur 9 m de largeur, avec sa gracieuse galerie ajourée appelée galerie du Gloria, est couvert d'une voûte à doubleaux, ogives et formerets, retombant sur des culots.
Le tympan actuel, refait entre 1818 et 1822, provient de l’ancienne église Saint-Étienne. Il représente Jésus chassant les marchands du temple et la lapidation de Saint-Étienne.







Dijon_Saint_B_nigne_21Le tympan d’origine, martelé à la Révolution, représentait la passion de saint Bénigne. Il nous reste sa tête, conservée au musée.

















Dijon_Saint_B_nigne_13L'église est couverte d'un toit en charpente complètement remanié à la suite d'incendies nombreux. Sur la charpente reposaient autrefois des pierres plates ou laves, remplacées ensuite par des tuiles vernissées de couleurs différentes et disposées en losanges imbriqués.









Dijon_Saint_B_nigne_14La flèche actuelle de 93 mètres de haut, dominant la croisée du transept, date de 1896.

13 septembre 2010

La cathédrale Saint-Bénigne de Dijon, église gothique, l’intérieur

Dijon_Saint_B_nigne_31L’église, orientée est/ouest, possède des dimensions modestes : 68 mètres de long par 29 de large, 27,5 de haut.  Elle est divisée en trois vaisseaux : une nef et deux collatéraux de hauteur différente. Les voûtes sont soutenues par des ogives, des doubleaux et des formerets.






















Dijon_Saint_B_nigne_26La nef comprend 5 travées rectangulaires voûtées d'ogives, un transept non saillant, les collatéraux ont 5 travées carrées.
Son élévation est à trois niveaux.











Dijon_Saint_B_nigne_28Le triforium, étroite galerie de circulation aménagée au-dessus des grandes arcades de communication entre la nef et les bas-côtés, est constitué de baies de quatre arcs auxquels correspondent les quatre lancettes des fenêtres hautes.










Dijon_Saint_B_nigne_29Le chœur polygonal, qui ne comprend que deux travées, est construit dans une pierre ocre, différente de celle utilisée pour le reste de l'édifice. Légèrement désaxé par rapport au reste de l’édifice (mais non, les maitres d’œuvre de l’époque savaient très bien ce qu’ils faisaient), il est flanqué de deux absidioles. Les fenêtres hautes qui l'éclairent sont composées de trois lancettes surmontées d'une rose.













Dijon_Saint_B_nigne_27L’intérieur de l’église offre un aspect un peu sévère, comme l’extérieur. L’ornementation est minimaliste, les chapiteaux sont nus à l’exception de quelques-uns, datés du XIII ème siècle, décorés de feuillages aux piliers du carré du transept, de l'abside et dans les colonnettes du triforium.
Au croisillon sud du transept, le seul chapiteau présentant une sculpture animée: un pélican qui se déchire les entrailles et un phénix renaissant de ses cendres. Les deux oiseaux solaires, comme l’aigle, sont symbole d’immortalité. 





Dijon_Saint_B_nigne_30Les grandes orgues sont du XVIII ème siècle.

Voir la carte ici.
















Dijon_Saint_B_nigne_7

13 juillet 2010

Beaune, l'Hôtel-Dieu

Beaune_H_tel_Dieu_3Même si l'endroit n'est pas sacré, il reste le plus célèbre de Beaune : ses toitures polychromes ont véhiculé l'image de la Bourgogne. Il fut fondé par Nicolas Rolin, chancelier du duc de Bourgogne Philippe Le Bon, et sa femme Guigone de Salins.










Beaune_H_tel_Dieu_5" Moi, Nicolas Rolin, chevalier, citoyen d'Autun, seigneur d'Authume et chancelier de Bourgogne, en ce jour de dimanche, le 4 du mois d'août, en l'an de Seigneur 1443 ...dans l'intérêt de mon salut, désireux d'échanger contre des biens célestes, les biens temporels …je fonde, et dote irrévocablement en la ville de Beaune, un hôpital pour les pauvres malades, avec une chapelle, en l'honneur de Dieu et de sa glorieuse mère... "













Beaune_H_tel_Dieu_1En 1441, Eugène IV place l'œuvre sociale sous tutelle épiscopale évitant ainsi une main mise de l'évêché et l'Hôtel-Dieu est fondé officiellement en 1443. Il accueillera son premier patient le 1er janvier 1452.







Beaune_H_tel_Dieu_7Ce sont les sœurs hospitalières qui produisent les soins aux malades et elles sont également chargées de distribuer du pain aux indigents venant à la porte. L'hôpital est resté en fonction jusqu'en 1971. Grâce aux dons, les Hospices devinrent propriétaire au fil du temps de plus de 60 hectares de terres vinicoles dont ils tirèrent leurs revenus.














Beaune_H_tel_Dieu_6De nos jours encore, les bénéfices servent à financer les installations hospitalières.

14 juillet 2010

Beaune, le couvent des cordeliers

Beaune_Cordeliers_6Les fondations du couvent remontent au XIII ème siècle. D'après la tradition, les origines de l'établissement seraient liées au passage en 1239 de la couronne d'épines du Christ ramenée à Paris par saint Louis, et au séjour prolongé dans la ville de deux franciscains accompagnant la relique. En 1246, le pape Innocent IV autorisa la fondation du couvent et accorda des indulgences à ceux qui aideraient à sa construction. L'église fut placée sous le vocable de saint Bernardin et plusieurs confréries y avaient leur siège.






Beaune_Cordeliers_1Au XV ème siècle, le couvent s'étendait sur une surface de 7 382 m².  En 1448, une partie des jardins fut vendue à Nicolas Rolin pour agrandir l’Hôtel-Dieu. Confisqué en 1790, puis vendu, le couvent servit de marché à grains pendant plusieurs années. Puis en 1796, la ville démolit l’église et en profita pour ouvrir la rue de l’Hôtel-Dieu.








Beaune_Cordeliers_2Le cloître, surmonté d’un étage en appentis, était situé à l'ouest de l'église dont la nef centrale se situait à l'emplacement de l'actuelle rue de l'Hôtel-Dieu. Il avait la forme d'un quadrilatère de 35 m de long sur 15 m  de large. A l'époque, il abritait réfectoire, cuisine, salle capitulaire et à l'étage le dortoir. Au centre, le jardin était entouré d'une galerie composée de petites colonnes à fut lisse et base carrée, surmontées d'un chapiteau cylindrique. Sur le côté est du cloître, à l'emplacement du porche actuel, une porte permettait d'accéder à l'église.




Beaune_Cordeliers_5Les bâtiments sont en pierre de Bourgogne, prévoyance de l'époque où les villes étaient régulièrement la proie des flammes.
Le style du cloître est difficile à rattacher à un courant artistique : il se rapproche de celui des cisterciens pour son esprit de simplicité. Au XIX ème siècle, le cloître et les arcades furent murés. Ils n'ont retrouvé leur aspect original qu'en 1953.




Beaune_Cordeliers_3Il reste la grande salle de l’ancien chapitre, voûtée d’arêtes à décor de stuc.












Beaune_Cordeliers_4L’étage est desservi par un escalier tournant en pierre. Les bâtiments sont accessible à la visite, mais appartiennent à un négociant en vin.

http://www.visionbourgogne.com/wine/couvent-des-cordeliers

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