Itinéraire vers le monastère
Les ruines
De la terrasse de l'église, les ruines imposantes du grand monastère bâti entre le XIIème et le XIVème siècle s'offrent à la vue. C'est ici, que pendant des siècles, se dressa l'ancienne forteresse des Ligures, puis le castrum romain.C'est la partie de l'abbaye qui occupe la plus grande surface. Elle s'étendait en direction du Nord-Ouest sur près de 50 mètres. les puissantes arcades rappellent que cette partie du monastère avait la capacité d'accueil nécessaire pour un grand nombre de moines.
Les hautes murailles, les arcs, les piliers et les barbacanes sont tout ce qui reste de ce bâtiment grandiose à cinq étages qui se termine au bord du précipice de la montagne avec la célèbre Tour de la Belle Alda.
La tour peut être vue de loin puisque elle est isolée du reste du monastère. Selon la légende populaire, la Belle Alda se jeta de la tour pour échapper à un groupe de mercenaires et en sortit indemne. Lorsque elle décida cependant de se jeter à nouveau, cette fois par vanité et pour de l'argent, elle s'écrasa contre les rochers de la montagne. Tiens, ça me rappelle une légende similaire qui se passait à...la chapelle Saint Michel d'Aiguilhe. 
Les étages
De l'église, un escalier nous emmène vers le troisième étage, et vers l'atelier. C'est le niveau du monastère ancien, sur le côté Sud et Ouest, qui est encore occupé par les pères Rosminiens. L'atelier est une pièce caractéristique, avec une voûte en berceau de briques, noircies par le temps et par la fumée. On y faisait des travaux d'entretien des outils ou l'on créait artisanalement de nouveaux produits manufacturés. Une forge se trouve au fond de la pièce.
Nous trouvons de nombreux locaux similaires. La structure des salles s'appuie sur la roche dure que l'on voit apparaitre souvent. Dans cette partie, les chambres de l'ancienne partie claustrale.
Au deuxième étage, également habité par la communauté et appelé étage des Chartreux, la cuisine, le réfectoire, la buanderie, les salons, parloirs, et le petit cloitre.
Puis empruntant à nouveau un escalier, nous trouvons le premier étage. Là nous avons la bibliothèque, des salons de receptions, des halls, l'ancien bûcher, l'ancien cellier et la salle des archives. Le hall d'entrée à conservé son aspect millénaire avec son sol en cailloutis et ses affleurements de roche.
Dehors, l'ancienne citerne, encore emplie d'eau, et quelques pièces ouvrant sur l'extérieur. Nous voilà revenus au point de départ, c'est à dire davant l'escalier monumental arrivant devant le grand porche d'entrée. 



