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lieux sacrés
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10 avril 2009

L'église de Siradan

Siradan_1Le village de Siradan se trouve dans la vallée de la Barousse, habitée depuis la préhistoire. Cette vallée montagnarde révèle pour la période antique de nombreux vestiges lapidaires utilisés pour leur plus grande part en remplois dans les édifices religieux.
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Siradan_4A Siradan furent retrouvés un autel votif dédié au dieu Aereda, trouvé in situ au pied de la montagne de Gert, au lieu-dit Plan de Chets, un autre autel votif dédié à Jupiter encastré dans une fontaine, des fragments d'auges cinéraires.










Siradan_2La plupart des églises de cette vallée sont connues dès 1384, ce qui est le cas du village de Siradan, d'abord groupé autour de l'église disparue Saint-Pierre de Louga. Il aurait été déplacé à une date inconnue.

Siradan, où se trouvait une source d'eau sulfatée calcique magnésienne, fut une ancienne station thermale autrefois réputée, tombée en sommeil entre les deux guerres.





Siradan_3L'église actuelle, de style classique, ne fait pas exception à la règle : un bas-relief d'époque gallo-romaine, ainsi qu'un chrisme, sont encastrés dans sa façade.











Siradan_9A l'intérieur, une statue de saint Blaise, datant du XIVème siècle.


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Siradan_10Une statue de vierge, qui pourrait avoir les attributs d'une vierge noire, Notre-Dame du perpétuel secours.

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20 août 2009

La cathédrale Saint-Maurice de Vienne, les disciples d'Emmaüs

Saint_Maurice_Vienne_43Les deux sculptures en remploi des disciples d'Emmaüs, situées de chaque côté de la porte latérale sud, font partie des plus anciennes sculptures romanes de la cathédrale.
On y reconnait le Christ à son nimbe crucifère, portant la musette et le bâton du marcheur sur l'épaule. Ses traits sont réguliers et beaucoup plus lisses, comme pour marquer sa plénitude. Il n'en est pas moins habillé comme les disciples, même s'il est un peu plus grand, et ses pieds sont alignés dans le même axe : accessibilité à tous à l'état christique ?









Saint_Maurice_Vienne_44Le Christ se tourne vers les disciples et leur parle. L'un d'eux porte un livre et a les yeux tournés dans sa direction, l'autre porte un rouleau, symbole de la parole.

23 septembre 2008

L'abbaye de Caunes-Minervois, les bâtiments conventuels

Caunes_Minervois_20Au sud du Cloître, on édifia à partir de 1696, le principal corps des bâtiments conventuels. Il comprenait au rez-de-chaussée, la cuisine et le réfectoire tandis que les cellules monacales étaient réparties sur les niveaux supérieurs.
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Caunes_Minervois_22Aujourd’hui, l’édifice abrite trois expositions permanentes et des salles d’expositions temporaires.
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Caunes_Minervois_18La résidence de l'abbé commendataire Jean d'Alibert fut construite à proximité immédiate de l'abbaye. Elle possède un corps de logis flanqué de deux ailes en retour. Il ne reste de son état antérieur qu'une partie des murs, dont une petite porte. De l'édifice élevé en 1600 se subsistent que les 4 fenêtres à meneaux croisés du deuxième étage. Les sous-sols sont aménagés en caveau de vieillissement du vin. Pas fous les abbés.

23 septembre 2008

L'abbaye de Caunes-Minervois, le cloître

Caunes_Minervois_9C'est la congrégation de Saint-Maur qui édifia en 1663 le cloître actuel, sur les souches de l'ancien cloître roman. Restaurées, ces galeries sont d'une grande sobriété. Longeant l'église, une balustrade permet désormais de surplomber les soubassements d'origines de la nef et les vestiges du cloître roman.









Caunes_Minervois_7Un escalier dessert les éléments subsistants de l'ancien cloître : un tronçon du mur bahut septentrional et une longue calade.












Caunes_Minervois_8Celle-ci constitue un agencement soigné de petits galets posés de chant.

20 août 2009

La cathédrale Saint-Maurice de Vienne, les chapiteaux


La "délivrance des justes"

Saint_Maurice_chapiteaux_2A droite, un monstre à trois gueules prêtes à dévorer. Plus loin, Jésus tenant la croix rédemptrice, guide les justes au paradis. Ça, c'est la thèse officielle. Moi je pencherai plus pour les gueules représentant l'animalité. Les "élus", les "re-nés", c'est à dire les initiés, sortent de ces gueules.













Saint_Maurice_chapiteaux_1Ou bien ce sont les "tré-passés, ceux qui sont passés par la mort, donc ceux qui savent. Tous ces gens, avec Adam et Ève en tête, suivent le Christ vers la porte du ciel...
















Les végétaux

Saint_Maurice_chapiteaux_3Sur la soixantaine de chapiteaux romans de la cathédrale, une moitié environ représente un décor végétal, l'autre moitié comportant des feuillages stylisés ornant ou illustrant des scènes figurées ou historiées. Pour la grande majorité, les feuillages dérivent du style corinthien. A Vienne, les sculpteurs avaient sous les yeux de multiples modèles romains. Cependant, ils n'ont pas fait de simples copies, mais de véritables créations à partir de thèmes antiques : les pommes de pins, ou la vigne, ou les fruits de l'aulne, entrent en scène.








Saint_Maurice_chapiteaux_4Vigne : symbole de la connaissance, accès à l'ivresse mystique, souvent en début de parcours ou à la base d'un pilier. son rôle est d'enlever les barrières mentales empêchant la réception de l'enseignement spirituel. Arbre sacré des grecs anciens (mystères dionysiaques), elle représente aussi l'abondance de la vie et la renaissance après le passage à la mort. Le message ne passe pas par l'intellect, mais par le coeur.
L'aulne était un arbre magique : chez les celtes, c'est l'arbre sacré sous lequel jaillissaient les sources sacrées. Il est imputrescible, c'est pourquoi il est attribué à la symbolique de l'eau. Il est souvent placé sur un courant d'eau souterrain. Comme il est l'un des feuillus à rester en vie en hiver, il est considéré comme l'arbre de la vie après la mort. Son fruit est souvent pris pour une pomme de pin. Mais le pin (comme la grenade), même s'il ne pousse pas dans la région, était considéré aussi comme un symbole de la multitude et de la prolifération des oeuvres à travers les cycles de vie (culte de Cybèle).


Les hommes verts (green men)

Saint_Maurice_chapiteaux_5Le motif de l'homme vert consiste en un visage, le plus souvent d'homme, formé ou entouré de feuilles et possiblement aussi de branches et de vignes qui peuvent sortir de la bouche, des oreilles ou des narines. Ces pousses peuvent porter des fleurs et des fruits.
Le symbole de l'homme vert est d'origine et de signification incertaine, bien que probablement païenne, de par sa longue histoire et ses connotations de divinité masculine liée à la nature. Il est lié au cycle de la nature et à la renaissance au printemps.







La résurrection de Lazare

Saint_Maurice_chapiteaux_7Au centre, un personnage soulève de ses deux mains le couvercle du sarcophage de Lazare. Celui-ci apparaît nu, son linceul pend sur la paroi antérieure.














Saint_Maurice_chapiteaux_6A l'angle gauche, le Christ le bénit de sa main droite. Derrière lui, un évangéliste tenant un rouleau tient sa main droite levée et ouverte.
A droite, Marthe et Marie, les soeurs. la vigne est représentée sous forme d'énormes grappes de raisins.
















Le sacrifice d'Isaac

Saint_Maurice_chapiteaux_9Isaac est couché sur un autel, les mains liées. A gauche, Abraham saisit l'enfant par les cheveux et brandit la lame qui va lui trancher la gorge.

















Saint_Maurice_chapiteaux_8Un ange arrête son geste et lui montre un bélier devant un homme aux mains en cornet sur les oreilles : que celui qui a des oreilles entende...

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Le repas chez Simon

Saint_Maurice_chapiteaux_11Une table est dressée, recouverte d'une nappe aux plis réguliers. Le Christ est au centre, il porte le nimbe crucifère. Il s'adresse à un homme à sa gauche, sa main droite levée. C'est Simon le pharisien, coiffé du bonnet des juifs. A droite un apôtre tient un morceau de pain et une coupe. Sous la table, une femme essuie les pieds du Christ avec sa chevelure....















David musicien

Saint_Maurice_chapiteaux_12Le chapiteau est rempli de feuilles d'acanthes parmi lesquelles David est assis et joue de la vièle. "C'est la musique qui fit de lui un roi prophète, puisque c'est grâce à elle qu'il parvenait à toucher et à attendrir Dieu. Au moyen âge, David était le patron des musiciens."
















La présentation des mages devant Hérode

Saint_Maurice_chapiteaux_14Les rois mages s'avencent en direction d'Hérode. Tous trois, couronnés d'une tiare orientale, portent leurs présents destinés au roi qu'ils cherchent. Ils marchent, les pieds campés sur la voie symbolisée par une ligne ondulée. Deux d'entre eux, représentés de face, montrent du doigt une étoile en forme de fleur, située sur le tailloir au-dessus d'eux.
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Saint_Maurice_chapiteaux_15Hérode est assis sur un trône, avec un sceptre et une couronne. Il tend l'oreille vers un esprit qui lui susurre une ruse.


















L'adoration des mages

Saint_Maurice_chapiteaux_16A droite, Marie est assise de face, la chevelure voilée. Elle tient l'enfant sur ses genoux, c'est une Vierge en majesté. Le premier roi s'agenouille et offre un coffret rempli d'or. L'enfant porte un visage adulte, comme dans la représentation des vierges noires.
Au centre, le deuxième roi, encore dehors, offre de sa main gauche, sous un voile, la boite d'encens. Sa main droite montre l'étoile : une fleur à 4 pétales.
A gauche, le troisième roi, porteur de la myrrhe, s'avance.













L'entrée du Christ à jérusalem

Saint_Maurice_chapiteaux_17La ville sainte est représentée par des architectures où alternent, sur les trois faces, tours à 3 étages et arcs sous lesquels se déploie le cortège.
Le Christ est monté sur une ânesse accompagnée de son ânon. Ses enseignements sont rappelés par le livre qu'il porte avec lui, tandis qu'il bénit la foule.















Les saintes femmes au tombeau

Saint_Maurice_chapiteaux_18Sur fond alvéolé et surplombé par un motif architectural de tours et de remparts représentant Jérusalem, un tombeau vide dont le couvercle a disparu. Un pan de linceul est abandonné sur le rebord. Au-dessus, une lampe éclairée, symbole de résurrection. Un ange aux ailes déployées désigne le tombeau vide. Trois soldats casqués : deux semblent assoupis, l'autre s'enfuit. A droite s'avancent les saintes femmes portant des parfums destinés à embaumer le corps.
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La Cène

Saint_Maurice_chapiteaux_21Au centre, le Christ, plus grand que ses apôtres, donne une bouchée à Judas, qui tient une bourse de sa main droite. A droite, deux personnages : c'est le même apôtre représenté deux fois, d'abord penché sur le Christ dans un geste d'amour, puis redressé portant une coupe et la main gauche levée. Pour nous faire comprendre qu'il s'agit du même personnage (là, chacun interprètera le chapiteau comme il l'entend), les pieds  ne sont représentés qu'une fois sous la table. Sur la nappe aux plis réguliers sont disposés pains et poissons.
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L'ascension

Saint_Maurice_chapiteaux_24Sur une ligne ondulée symbolisant le chemin, 11 apôtres entourent le Christ. Sa haute stature s'inscrit dans une mandorle, symbole de naissance et de résurrection. Ses pieds sont encore sur le sol, il bénit de sa main droite.















L'agneau pascal

Saint_Maurice_chapiteaux_25Le symbole du Christ est entouré du lion et du boeuf ailés, soit une moitié du symbole des 4 vivants.
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Crédits photos : Claude Mouchet et Claude Thieffine

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23 septembre 2008

L'abbaye de Caunes-Minervois, l'abbatiale

Caunes_Minervois_10La partie la plus ancienne de l'église se situe à l'est et constitue la base du chevet. Ce dernier, construit en moellons disposés en assises régulières, est rythmé par deux contreforts et 8 colonnes engagées en pierre de taille. Les colonnes sont surmontées de beaux chapiteaux ornés de motifs végétaux et d'entrelacs. Le mur est percé de 3 baies très étroites, à simple ébrasement. Tous ces caractères architecturaux indiquent le premier art roman.
La partie supérieure de l'abside, construite dans un appareil plus régulier au cours de la seconde moitié du XIème siècle, est ornée de 9 arcatures en plein cintre.









Caunes_Minervois_32Le chœur, voûté en cul-de-four, est éclairé par 3 grandes fenetres et deux occulis. Au XVIIIème siècle, les mauristes ont habillé ses murs de grandes stalles en bois. Au Xiième siècle, il fut agrandi par l'adjonction d'un faux transept. Sur chacun de ses bras se greffe une absidiole semi-circulaire, et aux extrémités deux tours-clochers de plan carré.
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Caunes_Minervois_2La tour nord, élevée au début du XIIème siècle, présente trois étages de baies géminées qui récelent des réemplois de colonnes et chapiteaux antiques, romans et mérovingiens.

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Caunes_Minervois_17La tour sud, bâtie à la fin du XIIème siècle, n'est nantie que d'un seul étage de baies campanaires.

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Caunes_Minervois_1On pénètre dans la nef  sous un porche voûté d'ogives en boudin du début du XIIIème siècle. Son portail réemploie deux chapiteaux historiés du XIIème.
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Caunes_Minervois_6Peut-être proviennent-ils de l'ancien cloître roman.
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Caunes_Minervois_31Une inscription datée de 1233, sur la gauche,  mentionne des fondations de messes par le chevalier Pelagos, parent de l'abbé Pelagos qui contribua à l'enrichissement du monastère.
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Caunes_Minervois_34La nef unique fut en grande partie reconstruite au XIVème siècle et pourvue de fausses voûtes en briques en 1770. Elle est éclairée par de hautes baies gothiques percées au sud. Dotée de 6 travées inégales, elle est flanquée de 4 chapelles latérales.









Caunes_Minervois_37Depuis l'absidiole nord, dans laquelle se trouvent les reliques des saints martyrs de Caunes, on accède par un déambulatoire du XVIIIème siècle à la crypte.
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23 septembre 2008

L'abbaye de Caunes-Minervois, historique


Caunes_Minervois_64Saint Benoit d’Aniane, vers la fin du VIIIème siècle, réforma l’ordre bénédictin et entreprit une restauration monastique. Il fut aidé par des compagnons, dont Anianus, qui fonda l’abbaye de Caunes en 780 sur les rives de la rivière l’Argent Double. Les bâtiments remplacèrent une ancienne villa gallo-romaine dénommée Bufentis. L’église abbatiale fut consacrée entre 808 et 820 et dédicacée aux saints Pierre et Paul.







Caunes_Minervois_16L’absence de reliques fut vite comblée, et c’est en 983 que l’on mentionne la présence des restes des saints martyrs de Caunes : l’évêque Amand et ses frères Luce, Alexandre et Audalde. Leurs actes semblent avoir été fabriqués à partir de sources plus anciennes concernant des martyrs homonymes dont l’existence n’est pas d’avantage établie. Mais leurs reliques font encore l’objet de processions de nos jours.







Caunes_Minervois_30Quoi qu’il en soit, l’abbaye reçut de nombreuses offrandes et prit son essor. Placé à l’origine sous la protection directe du roi, elle passa aux mains des comtes de Carcassonne puis de Barcelone et aux Trencavel,  vicomtes de Béziers. Ce n'est qu'au XIIème siècle que l'abbaye se libéra de cette tutelle laïque grâce à une bulle du Pape Gélase II qui confirma ses possessions en 1119.













Caunes_Minervois_15Au XIIIème siècle, Caunes fut l’un des centres de la reconquête catholique dans un pays gagné au catharisme. L’abbé reçoit plusieurs fois les représentants du pape venus prêcher l’orthodoxie. En 1227, Pierre Isarn, évêque cathare du Carcassès, y fut brûlé sous l’ordre de l’archevêque de Narbonne. L’abbaye reçut des parts des biens confisqués aux hérétiques.







Caunes_Minervois_12Puis vint le déclin, après la commende en 1467 puis les guerres de religion. Caunes fut assiégée et prise par les troupes du duc de Joyeuse, qui auraient fait raser les murs et les portes de la ville, ainsi que l’enclos abbatial. Après cet épisode, les moines n’eurent plus la vocation.









Caunes_Minervois_51Il fallut attendre le début du XVIIème siècle pour que soit engagée une série de réformes par l’abbé Jean d’Alibert, qui fit restaurer les bâtiments et reconstruire le logis abbatial. Il fut enterré en 1626 dans le chœur de l’église. Un inventaire de 1664 révéla un état de désolation important, et le salut vint d’une autre congrégation bénédictine, celle de Saint-Maur, qui redressa l’abbaye en 1663 et fit reconstruire une partie des bâtiments monastiques. Le cloître actuel fut sur les restes du cloître médiéval.











Caunes_Minervois_28Lors de la Révolution, le monastère fut fermé, et l’abbaye devint bien national en 1791, à l’exception de l’église qui devint propriété communale. Les bâtiments furent vendus à des particuliers. L’église fut classée monument historique en 1916, les bâtiments monastiques inscrits à l’Inventaire en 1948.

http://www.caunesminervois.com/abbaye-romane.php
http://www.payscathare.org/1-6504-Histoire.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/Caunes-Minervois
http://www.languedoc-roussillon.culture.gouv.fr/fr/0index/01actu/protection_historique/fiches11/caunes.htm
Dépliant de l'office du tourisme

23 septembre 2009

L'abbaye de Caunes-Minervois, les bâtiments conventuels

Caunes_Minervois_20Au sud du Cloître, on édifia à partir de 1696, le principal corps des bâtiments conventuels. Il comprenait au rez-de-chaussée, la cuisine et le réfectoire tandis que les cellules monacales étaient réparties sur les niveaux supérieurs.
Caunes_Minervois_21














Caunes_Minervois_22Aujourd’hui, l’édifice abrite trois expositions permanentes et des salles d’expositions temporaires.
Caunes_Minervois_23










Caunes_Minervois_18La résidence de l'abbé commendataire Jean d'Alibert fut construite à proximité immédiate de l'abbaye. Elle possède un corps de logis flanqué de deux ailes en retour. Il ne reste de son état antérieur qu'une partie des murs, dont une petite porte. De l'édifice élevé en 1600 se subsistent que les 4 fenêtres à meneaux croisés du deuxième étage. Les sous-sols sont aménagés en caveau de vieillissement du vin. Pas fous les abbés.

23 septembre 2009

L'abbaye de Caunes-Minervois, le cloître

Caunes_Minervois_9C'est la congrégation de Saint-Maur qui édifia en 1663 le cloître actuel, sur les souches de l'ancien cloître roman. Restaurées, ces galeries sont d'une grande sobriété. Longeant l'église, une balustrade permet désormais de surplomber les soubassements d'origines de la nef et les vestiges du cloître roman.









Caunes_Minervois_7Un escalier dessert les éléments subsistants de l'ancien cloître : un tronçon du mur bahut septentrional et une longue calade.












Caunes_Minervois_8Celle-ci constitue un agencement soigné de petits galets posés de chant.

9 septembre 2009

L'abbatiale de Cruas, l’intérieur

Cruas_plan_1terL'Église abbatiale, de plan cruciforme avec un transept saillant, se compose d’une nef et de deux collatéraux voûtés en berceau organisés en 5 travées, s'achevant à l'est par des absides cintrées.
Cruas_plan_2















Cruas_26Orientée est/ouest, l’abbatiale se compose d’une église basse, d’une église haute formée par le prolongement du chœur du sanctuaire par le truchement d’une tribune monastique et d’une crypte semi enterrée, typique de l'art lombard.























Cruas_25La travée supportant le clocher, plus grande, fut rajoutée au XIIème siècle, les autres datant du XIème. Elle abrite la chapelle haute, dédiée à Saint-Michel. Normal, la Vierge se trouve dans la crypte, son parèdre en hauteur.
















Cruas_103Cette chapelle, détruite pendant les guerres de religion, et qui devait être réservée aux personnages importants, fut reconstruite en 1987. Elle couvrait la travée occidentale et s'ouvrait largement sur la nef. Elle apparaît comme une survivance du massif occidental et des clochers porches carolingiens et ottoniens.














Cruas_29Cette partie de l’édifice possède les seuls chapiteaux à avoir été faits par des sculpteurs professionnels et à présenter un décor adapté du chapiteau corinthien antique.
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Cruas_31Ils sont en calcaire gris de Beaucaire, matériau différent du reste des chapiteaux, preuve que ce sont des œuvres d'atelier qui n'ont pas était faites sur place. Ce sont des adaptations du chapiteau corinthien antique.










Cruas_34Sur la plate-forme à droite de l’entrée se trouve le gisant d’Adhémar VI de Poitiers-Valentinois, bienfaiteur de l’abbaye. Ce tombeau gothique date du XIVème siècle. Il est surmonté d’une fresque.
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Cruas_38L’élévation de la nef est à trois étages. Les hautes arcades qui séparent la nef des collatéraux sont surmontées d’un étage aveugle. Le niveau supérieur à claires-voies apporte un éclairage direct à la nef. Les ouvertures sont situées du côté sud alors que le côté nord est fermé.









Cruas_37La nef est couronnée d’une voûte en plein cintre avec doubleaux. Les bas-côtés sont couverts d’une voûte d’arêtes.

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Cruas_92Dans l’église haute, la croisée des transepts est surmontée d’une coupole sur trompes, sur laquelle vient se poser la tour lanterne. Les coquilles Saint-Jacques fut peinte en trompe-l’œil au XVIIIème siècle.
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Cruas_107La table d’autel date du XIème siècle. Elle fut découverte en 1983 dans l’un des sols de la nef centrale où elle avait été enterrée, sans doute pendant les guerres de religion. Taillée dans une tranche de marbre gris d’origine antique, elle mesure 2m16 de long sur 0,86 de large et 12 cm d’épaisseur.






















Cruas_100C’est une table en « évier » légèrement creusée, posée sur des piles en matériau plastique englobant les vestiges des piles d’origine. Cette méthode a l’avantage de laisser bien lisible les parties anciennes. Je trouve ça très beau.
Les piles venaient s'ancrer dans le socle de pierre qui est encastré dans la mosaïque.













Cruas_101Le bras nord du transept abrite une peinture murale du XIVème siècle, peinte sur la pierre sans enduit préalable. Elle représente un saint évêque, peut-être saint Victor bénissant, réalisé par des artistes dans la mouvance de l'atelier siennois de Simone Martini alors en Avignon.









Cruas_85L’abbatiale a conservé des restes de  fresques du XIVème, non restaurées mais stabilisées. Celle du mur nord représente la trinité, avec Dieu le père présentant le Christ devant lui, une colombe symbolisant l’esprit. A gauche, un ange thuriféraire, et à droite, saint Michel en armure du XVème, pesant les âmes… on devine la correspondance avec Thôt ou Anubis.








Cruas_106Celle du mur sud présente deux moines agenouillés derrière un immense archer qui envoie des flèches en direction de saint Sébastien dont il ne reste que quelques traces.

23 septembre 2009

L'abbaye de Caunes-Minervois, l'abbatiale

Caunes_Minervois_10La partie la plus ancienne de l'église se situe à l'est et constitue la base du chevet. Ce dernier, construit en moellons disposés en assises régulières, est rythmé par deux contreforts et 8 colonnes engagées en pierre de taille. Les colonnes sont surmontées de beaux chapiteaux ornés de motifs végétaux et d'entrelacs. Le mur est percé de 3 baies très étroites, à simple ébrasement. Tous ces caractères architecturaux indiquent le premier art roman.
La partie supérieure de l'abside, construite dans un appareil plus régulier au cours de la seconde moitié du XIème siècle, est ornée de 9 arcatures en plein cintre.









Caunes_Minervois_32Le chœur, voûté en cul-de-four, est éclairé par 3 grandes fenetres et deux occulis. Au XVIIIème siècle, les mauristes ont habillé ses murs de grandes stalles en bois. Au Xiième siècle, il fut agrandi par l'adjonction d'un faux transept. Sur chacun de ses bras se greffe une absidiole semi-circulaire, et aux extrémités deux tours-clochers de plan carré.
Caunes_Minervois_61













Caunes_Minervois_2La tour nord, élevée au début du XIIème siècle, présente trois étages de baies géminées qui récelent des réemplois de colonnes et chapiteaux antiques, romans et mérovingiens.

Caunes_Minervois_29














Caunes_Minervois_17La tour sud, bâtie à la fin du XIIème siècle, n'est nantie que d'un seul étage de baies campanaires.

Caunes_Minervois_53















Caunes_Minervois_1On pénètre dans la nef  sous un porche voûté d'ogives en boudin du début du XIIIème siècle. Son portail réemploie deux chapiteaux historiés du XIIème.
Caunes_Minervois_4










Caunes_Minervois_6Peut-être proviennent-ils de l'ancien cloître roman.
Caunes_Minervois_5












Caunes_Minervois_31Une inscription datée de 1233, sur la gauche,  mentionne des fondations de messes par le chevalier Pelagos, parent de l'abbé Pelagos qui contribua à l'enrichissement du monastère.
Caunes_Minervois_3














Caunes_Minervois_34La nef unique fut en grande partie reconstruite au XIVème siècle et pourvue de fausses voûtes en briques en 1770. Elle est éclairée par de hautes baies gothiques percées au sud. Dotée de 6 travées inégales, elle est flanquée de 4 chapelles latérales.









Caunes_Minervois_37Depuis l'absidiole nord, dans laquelle se trouvent les reliques des saints martyrs de Caunes, on accède par un déambulatoire du XVIIIème siècle à la crypte.
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11 mars 2009

Les menhirs de Mancioux

Mancioux_menhirs_1Les deux menhirs de Mancioux sont dressés côte à côte à la bifurcation d'une ancienne voie romaine (en fait ancienne voie celte, voire ancienne voie préhistorique) qui reliait Toulouse à Lugdunum Convenarum, l'actuel Saint-Bertrand-de-Comminges, près du pont dit 'romain' sur la Noue (en fait, il date du moyen-âge).














Mancioux_menhirs_2Ils sont datés de - 4 000, et sont de même nature que le menhir de Peyro-Hitto à Saint-Martory. Ils sont constitués d'une dalle calcaire Nankin, que l'on trouve dans la région. Ils sont tous deux d'une hauteur d'environ 350 cm sur 90 cm de large et font 40 cm d'épaisseur. Le menhir de droite a été brisé en deux et recimenté.














Mancioux_menhirs_3Ils furent découverts dans le mur en pierres sèches et redressés en 1962. Situés sur un petit chemin à quelques mètres de la rue, ils sont très faciles d'accès.

16 septembre 2009

Sainte-Marie de Rieux-Minervois, les chapiteaux

Les chapiteaux de l'ancien portail

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Rieux_Minervois_55Les sonneurs de trompes : trois personnages, à mi chemin entre l'homme et la bête, gonflent leurs joues et conjuguent leurs efforts pour faire résonner leurs trompes. Les bras prolongent la tête en de  curieux appendices. Ce thème, rare,  est récurrent dans l'iconographie du Maître de Cabestany.









Rieux_Minervois_50Non loin, un lion luttant avec une vouivre... Les énergies s'affrontent.
















Rieux_Minervois_28bLa ronde des lions : la crinière déployée en volutes  et enroulés sur eux-mêmes, les lions s'agrippent à l'astragale : leurs griffes, aussi démesurées que les mains sculptées par le maître, forment une couronne autour du chapiteau, comme les trompes des sonneurs du chapiteau précédent.














Les autres chapiteaux

Le tRieux_Minervois_46hème des lions se retrouve sur l'un des chapiteaux de la nef-déambulatoire, attribués également au maître, ou du moins à son atelier. Ici, même les lions sont représentés les pieds se retournant vers le ciel.














Rieux_Minervois_43Sur les chapiteaux floraux sont représentées, à la place des traditionnelles feuilles d’acanthe, des feuilles de vigne.
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Rieux_Minervois_44Ceci peut-il être en rapport avec la symbolique du nombre 7, qui se veut univers en mouvement, cycle de vie et de mort : la vigne représente l’abondance de la vie et sa renaissance après le passage de la mort. Le vin, c’est la boisson des dieux…
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Rieux_Minervois_36Une fresque sur un des tailloirs des piliers cylindriques où l’on veut voir la représentation de Daniel dans la fosse aux lions rappelle par bien des aspects le style Assyro–Babylonien.














Rieux_Minervois_34Daniel deviens alors le héros Gilgamesh qui, s’appuyant de ses mains sur les têtes des lions, transcende les forces sauvages de la Nature et se métamorphose en demi dieu solaire.











Rieux_Minervois_54Nous retrouvons aussi le symbole des énergies cosmo-telluriques... Un beau dragon ailé.

31 août 2009

Église Saint-Pierre de Cavanac

Cavanac_2Ce charmant petit village de l'Aude possède une église remarquable. Ceux qui désirent la visiter doivent aller chercher les clés à la mairie. Bon, elle n'est pas ouverte très souvent, j'en ai fait les frais. Tant pis, je vous donne les quelques indications que j'ai pu trouver sur l'église Saint-Pierre.









Cavanac_9Elle date du XIIème siècle, et fut remaniée au XVème.
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Cavanac_6L'abside en hémicycle est construite en grand appareil. Elle est divisé par 4 colonnes, reposant sur des hauts contreforts.
Les chapiteaux à feuilles d'acanthes sont très érodés. La corniche est surmontée par des modillons sculptés de têtes humaines et animales. La symbolique du moyen-âge est très bien représentée.
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Cavanac_11Tout d'abord trois têtes féminines tirant la langue. A rapprocher de la déesse triple Hécate ?
"Hécate présente deux aspects opposés : déesse protectrice liée aux cultes de la fertilité, accordant richesse matérielle et spirituelle, honneurs et sagesse, conductrice des âmes emportées par la tempête, mais aussi déesse de l'ombre et des morts.







h_cate_5Ses pouvoirs sont redoutables la nuit notamment, à la lumière de la Lune, à laquelle elle s'identifie et qui est considérée comme le séjour des morts. Cette déesse des morts et chthonienne est honorée comme la déesse des carrefours parce qu'elle relierait les enfers, la terre et le ciel. Elle est aussi la déesse de l'ombre, qui suscite les cauchemars et les terreurs nocturnes (symboles des désirs secrets ou refoulés de l'inconscient), ainsi que les spectres et les fantômes. Elle est la magicienne par excellence et la maîtresse en sorcellerie à qui font appel tous les magiciens.
Hécate est souvent représentée comme une déesse tricéphale. Ces trois têtes sont le symbole des trois phases de l'évolution humaine (croissance, décroissance, disparition) et des trois phases correspondantes de l'évolution vitale puisqu'elle est liée aux cultes de la fertilité."


Cavanac_13La langue est un instrument de la parole, elle crée ou anéantit. La langue des oiseaux ou art du son, qui expliquerait la présence de l'âne ?











Cavanac_12Ailleurs, un ours mange une galette de miel. L'ours est le symbole du pouvoir temporel des rois, de la force. L'ours, sortant de son hibernation au printemps, peut symboliser l'éveil des forces primitives de la vie, physique mais aussi spirituelle, vers la pleine conscience.









Cavanac_16Et nous voilà avec notre loup, qui apparemment est très bien membré. Il dévore un malheureux petit agneau. Ce genre de sculpture, des animaux dévorant des personnes, est souvent représenté aux côtés d'une Sheela-Na-Gig.










Cavanac_17La Sheela-Na-Gig est une sculpture exhibitionniste qui pourrait représenter une gardienne de la Terre, une ancienne déesse-mère, rémanence de la religion pré-chrétienne de la fertilité. Les Sheela sont très connues dans les îles Britanniques, on en trouve de très belles au musée de Dublin par exemple.

Devinez ce que l'on trouve à Cavanac ?






Cavanac_14Non seulement elle tire la langue, donnant la parole, mais notre déesse-mère possède un beau chakra coronal. Une sirène semble l'inspirer.... Transporterait-elle dans son panier la connaissance ?










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16 septembre 2009

Sainte-Marie de Rieux-Minervois, plan

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1- Maître-autel
2- Entrée principale
3- Portail
4- Vierge de Cabestany
5- Deux lions
6- Oiseaux
7- Chapiteau des ateliers roussillonnais
8- La mise au tombeau
9- Petite porte d'entrée
10- Tableau 1669
11- Statue de saint Jacques
12- Vitrail moderne
13- Chapelle du Sacré-Coeur
14- Chapelle de la mise au tombeau
15- Chapelle Saint-Roch
16- Chapelle Sainte-Germaine
17- Chapelle Sainte-Jeanne-d’Arc
18- Chapelle Notre-Dame du Rosaire

Rieux_Minervois_23Le plan de l'église est donc un heptagone régulier inscrit dans un cercle. Son diamètre est de 18 mètres. Au milieu s'élève une coupole soutenue par 7 arcades disposées circulairement et définissant le choeur, dont le diamètre égale la moitié du diamètre total de l'église. La hauteur sous la clef de la coupole est de 13 mètres. Ce plan fut défiguré par l'adjonction de trois chapelles au XVème siècle (13-14-15) puis de trois autres chapelles à l'époque moderne (16-17-18).

Si l'on prend le pied carolingien de 33,3 cm, on obtient un rayon de vingt-huit pieds, le chœur mesure alors 14 pieds, le diamètre total étant de 54 pieds.

16 septembre 2009

Rieux-Minervois, historique


Rieux_Minervois_1L'endroit fut habité dès l'époque gallo-romaine, de nombreuses villae s'établirent sur les bords de la rivière l'Argent Double, ou Argentodubrum, nom d'origine gauloise (en celtique, dubron = eau) signifiant "blanche comme l'argent" ou "à l'eau argentifère".










Rieux_Minervois_5C'est vraisemblablement vers le milieu du XIème siècle que fut formé le village de Rieux, autour du castrum. A l'époque, cette appellation d'Argentodubrum n'était pas d'usage courant, on parlait de "Lo Rius", ou de "Al Rius". Ce nom fut donné à la nouvelle agglomération.









Rieux_Minervois_7La seigneurie de Rieux, possédée au XIIème siècle par les vicomtes de Minerve, fut confisquée après la croisade contre les Albigeois et le roi saint Louis inféode cette seigneurie à Raymond de Saverdun en 1230.  Les comtes de Minerve deviendront des “faidits”, les seigneurs occitans dépouillés de leurs terres et de leurs droits au profit des nobles du Nord et de l’Eglise, pour avoir protégé l’hérésie cathare.







Rieux_Minervois_42Les héritiers de Saverdun vendent la terre de Rieux à Nicolas de la Jugie, qui sera transmise par alliances matrimoniales aux maisons de Puydeval, de Morèze, puis aux Montiers de Mérinville jusqu'en 1838.










Rieux_Minervois_4L'église actuelle est la seconde qui fut édifiée à l'intérieur du castrum. La date précise de son édification n'est pas connue. Ce que l'on sait, c'est que monseigneur Dalmace, archevêque de Narbonne, décède à Rieux en 1096 en venant superviser le début des travaux. Rieux se situe sur l'un des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle.














Rieux_Minervois_17Petite précision historique, qui peut avoir une importance dans la configuration des énergies de l'église : Guillaume de la Jugie (mort en 1397), 3ème possesseur de la seigneurie, fit construire une chapelle souterraine avec un autel dédié à sainte Marie-Madeleine. Il fut inhumé devant le maître-autel avec sa femme Catherine de Mornay. Depuis lors, ce fut le tombeau de la famille, qui existe toujours et qui servit d'ossuaire par la suite. Cette cavité pourrait être bien plus ancienne, et avoir eu une utilisation autre, comme pour les cryptes servant à magnifier les énergies telluriques des lieux. Tout cela relie la Terre au Ciel.




Rieux_Minervois_38Pour voir la carte, cliquez ici.

http://audeinsolite.free.fr/Rieux_minervois.htm
http://pagesperso-orange.fr/arizmendi.ruquet/Rieux%20Minervois/rieux%20minervois%201.htm
http://www.viaoccitanacatalana.org/zone/zone_dettaglio_ros_fra.asp?IDrecord=78
http://fr.wikipedia.org/wiki/Rieux-Minervois
http://esotcelt.unblog.fr/symbolisme-et-chiffre-le-sept-7/

20 août 2009

La cathédrale Saint-Maurice de Vienne, historique

Saint_Maurice_Vienne_7La cathédrale primitive du diocèse de Vienne, mentionnée dès 314, appartenait au groupe épiscopal construit à l'intérieur de l’enceinte de la cité gallo-romaine, non loin de l’ancien forum et du temple d'Auguste et de Livie. Ce groupe était composé alors de plusieurs églises, du baptistère et de la maison de l'évêque.









Saint_Maurice_Vienne_1Leur emplacement est à peu près localisé : l'église principale (l'ecclesia) sous la partie orientale de la cathédrale actuelle, à l'extrémité est de la place Saint-Paul, le baptistère, de plan circulaire ou octogonal, et au nord une église dédiée à sainte Marie. Le souvenir de ces premières églises fut perpétué au XIIIème siècle lorsque furent construites sur le flanc nord de la nouvelle cathédrale gothique trois chapelles qui donnaient sur le cloître des chanoines. Leur vocable pérennisait les titres des églises du groupe épiscopal : les Maccabées ou Saint-Maurice-le-Vieux, Saint-Jean (le Baptiste), Notre-Dame. Leur destruction ainsi que celle du cloître, dans les premières années du XIXème siècle, ont donné naissance à la place Saint-Paul.









Saint_Maurice_Vienne_4En janvier 361, l'empereur Julien assista à la fête de l'épiphanie dans la cathédrale. Dès le Vème siècle, l'ecclesia fut placée sous le patronage des frères Maccabées. Au début du VIème siècle, vers 515, un monastère y fut établi par le roi burgonde Sigismond. Cette fondation fut en réalité l'oeuvre d'une grande figure du siège épiscopal de Vienne, Avit, qui peupla la nouvelle abbaye avec des moines venus de Vienne, où les ordres monastiques fleurissaient alors.
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Saint_Maurice_Vienne_2Au début du VIIIème, le culte des reliques des martyrs de la légion thébaine, saint Maurice et ses compagnons (entre autres Victor, Candide, Exupère : voir Saint-Victor de Marseille), fut introduit à Vienne : un petit édifice en forme de crypte fut construit à l'ouest de la cathédrale d'alors pour abriter les reliques des martyrs. Leur culte bénéficia de la piété et des largesses des souverains carolingiens puis des rois de Bourgogne.
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Saint_Maurice_Vienne_23Au début du IXème siècle, une communauté de chanoines régie par une règle fut créée. L'usage du vocable Saint-Maurice se généralisa peu à peu pour désigner la cathédrale, qui fut agrandie vers l'ouest d'un sanctuaire consacré au Sauveur et utilisé par le chapitre des chanoines. Le roi Boson (879-887), élu roi de Bourgogne et de Provence et qui résidait à Vienne, eut une dévotion particulière pour saint Maurice dont il fit rouvrir le reliquaire d'or et de gemmes. Il fut inhumé à Saint Maurice.





Saint_Maurice_Vienne_3La cathédrale fut reconstruite entre 1030 et 1070  par l'archevêque Léger. L'archevêque de Vienne, Gui de Bourgogne (1119-1124) après avoir été élu pape sous le nom de Calixte II, fut couronné dans la cathédrale. Peu après il fit du siège épiscopal de Vienne la primatiale pour les six provinces ecclésiastiques du sud de la France. Entre 1130 et 1160 se fit une nouvelle campagne de construction dans le style Roman. Au XIIIème siècle, l'évêque Jean de Bernin (1218-1266) reprit les travaux en délimitant le nouveau périmètre agrandi de l'église.
Le 20 avril 1251, le pape Innocent IV consacra la cathédrale, dédiée définitivement à saint Maurice. Durant le XIIIème siècle, la construction progresse: triforium, fenêtres supérieures, voûtes de nef centrale, portails de la façade occidentale, chapelles latérales.







Saint_Maurice_Vienne_15D'octobre 1311 à avril 1312, le Concile de Vienne convoqué par le pape Clément V se déroule dans la cathédrale. Ce concile œcuménique, en présence du roi de France Philippe IV, ordonna la suppression des Templiers. La nef et la façade furent achevées au début du XVIème siècle, et en 1529 la dernière pierre de la cathédrale fut posée.

En juillet 1548, le cœur du Dauphin François, fils de François Ier, fut déposé dans le choeur de la cathédrale. François III mourut en 1536 au château de Tournon, après avoir bu un verre d'eau à Lyon...



Saint_Maurice_Vienne_53Le 20 mars 1561, les bandes de Réformés s'attaquèrent aux statues de la façade. Le saccage se poursuivit en 1562, par des compagnies huguenotes du baron des Adrets, puis en 1567 à nouveau par les Réformés. En juillet 1790, en vertu de la Constitution civile du clergé, l'évêché de Vienne fut supprimé : la cathédrale échappa à la vente des biens religieux nationalisés. Pendant la Révolution, elle fut un lieu de réunion d'assemblées populaires et patriotiques, et servit ensuite de grenier à fourrage, ou de casernement. L'église fut rouverte au culte en juin 1802, en tant qu'église paroissiale.En 1869, la tour nord fut détruite par un incendie.

Saint_Maurice_Vienne_24Du haut de sa tour, Amalthée, tournée exactement au sud, tient son rôle de protectrice et d'initiatrice...

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D'après le dépliant de l'office du tourisme
D'après la fiche de visite distribuée dans l'église
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Saint-Maurice_de_Vienne
http://architecture.relig.free.fr/jalbum/vienne_isere/interieur/index2.html
http://medieval.mrugala.net/Architecture/Vienne%20-%20Saint%20Maurice/

8 avril 2009

Les celliers

Saint_Hilaire_46Ce sont des silos taillés à même la roche faite de grès et de poudingue, qui servaient à entreposer les fruits des diverses récoltes.











Saint_Hilaire_52A l’intérieur, quatre ouvertures ont été aménagées dans la voûte, qui permettaient aux paysans de déverser les cultures, sans avoir de contact avec les moines.











Saint_Hilaire_49C’est dans cette même cave que les moines découvrirent, en 1531, la Blanquette de Limoux, le plus vieux brut du monde…












Saint_Hilaire_51Cette invention fut apparemment fortuite : un moine découvrit que le vin, qu’il avait mis en bouteilles et soigneusement bouché de liège, formait des bulles comme s’il commençait une nouvelle fermentation. La mise en bouteille se fait toujours à la vieille lune de Mars.
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8 avril 2009

Le réfectoire

Saint_Hilaire_21La partie sud de la galerie du cloître desservait les deux réfectoires de l'abbaye : un  pour les moines et un autre pour les étrangers et hôtes de passage.











Saint_Hilaire_4Le réfectoire des moines fut rénové au cours des années 2005-2006, alors qu'il était presque entièrement détruit et que seuls subsistaient quelques pans de mur.









Saint_Hilaire_22Les deux réfectoires étaient séparés par un épais mur renfermant une chaire de lecture d'architecture particulière, unique en France.

















Saint_Hilaire_23Un escalier étroit aménagé dans l'épaisseur du mur permet d'y accéder. La chaire, du XIVème siècle, est voûtée d'une croisée d'ogives à la clé de voûte circulaire. A l’origine, elle était ouverte sur les deux salles.
















Saint_Hilaire_24Une fois le moine assis, il était caché, seule sa voix ressortait de ce mur, atténuée d'écho. On entendait le moine mais on ne le voyait pas. Une façon unique de maîtriser l'acoustique et de favoriser l'écoute.

13 janvier 2009

L'abbatiale Saint-Cyriaque d'Altdorf

Altorf_2__1600x1200_L'histoire d'Altdorf (vieux village) se confond avec celle de son abbaye bénédictine, fondée en 974 par Hugues III d'Eguisheim. La chapelle est consacrée peu après, sous la houlette de Maïeul, évêque de Cluny.

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Altorf_1__1600x1200_En 1079, le pape saint Léon IX, issu de la puissante famille d'empire Eguisheim-Dabo, consacre un autel à saint Cyriaque, qu'il dota de reliques (bras du saint). Le reliquaire de style oriental représentant un buste en bois polychrome est une des pièces majeures de l'abbaye, reconstruite dans la seconde partie du XIIème siècle. Par ailleurs, les empereurs donnèrent le droit de battre monnaie (monnaie de Saint-Cyriaque). Ce privilège fut transféré au XIIIème siècle à Dachstein puis Molsheim.

Le tympan roman sur la porte principale fut détruit en 1791 et sera remplacé en 1886 par le sculpteur Eugène Dock.







Altorf_3__1600x1200_L'abbaye et ses dépendances furent reconstruites à diverses reprises (au XVIIème siècle après un incendie), les dernières en date étant au XVIIIème siècle (reconstruction des bâtiments conventuels et du transept à partir de 1715 par le maître baroque Peter Thumb, construction de l'orgue par André Silbermann en 1723). Tous les bâtiments constituant l'abbaye sont rasés au XIXème siècle, hormis l'aile de l'abbé, qui fera plus récemment office de presbytère. En 1991 fut faite une restauration complète.
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Altorf_4__1600x1200_L'église possède une triple nef romane avec bas-côtés en pierre de taille. Le chœur et transept sont baroques.
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Altorf_9__1600x1200_Le clocher octogonal en bois est couvert d'ardoises-écailles.

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Altorf_14__1600x1200_Le maître-autel date du XVIIIème siècle, les fonds baptismaux en grès gris du XVème siècle.
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Altdorf_busteLe buste reliquaire de saint Cyriaque est en argent en partie doré sur âme de bois. La « notitia Altorfensis » prétend qu'il s'agit d'un cadeau du pape Léon IX. Mais le style s'oppose à une datation aussi ancienne. Il faut pencher pour une exécution de la fin du XIIème siècle avec un remaniement dans la première moitié du XIIIème par un orfèvre sans doute Lorrain.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Altorf
http://www.encyclopedie.bseditions.fr/

8 avril 2009

Le sarcophage de saint Sernin

Saint_Hilaire_sarcophage_1C'est l'œuvre maitresse de l'abbaye de Saint-Hilaire, réalisée en marbre blanc des Pyrénées par le Maître de Cabestany, sculpteur itinérant et anonyme du XIIème siècle. Le maître de Cabestany a laissé sa marque originale sur nombre de monuments d'Espagne (Catalogne et Navarre), France (Languedoc et Aude) et Italie (Toscane).





Saint_Hilaire_sarcophage_RieuxC'est par référence au tympan de l'Assomption trouvé à Cabestany, dans les Pyrénées Orientales, qu'on le désigne par ce vocable. Sa signature est reconnaissable aux visages triangulaires des personnages, aux fronts bas, aux mentons écrasés, aux yeux étirés en amande avec un trou de trépan de chaque côté, au nez à l'arrête tranchante, aux oreilles larges et décollées, aux mains démesurément allongées aux doigts longs et effilés, beaucoup de plis sur les drapés et un grand nombre de détails autour des personnages principaux. Comme la représentation de la Vierge à Rieux-Minervois.










Saint_Hilaire_2aBien que présentant la forme d'un sarcophage antique, il s'agit d'un reliquaire. La cuve est trop étroite de l'intérieur et la face arrière n'est pas sculptée. On pense donc qu'il fit office de maître-autel dans l'ancienne abbatiale. Il fut réalisé dans le dernier tiers du XIIème siècle, et évoque le martyr de saint Sernin, ou Saturnin, évangélisateur et premier évêque de Toulouse au IIIème siècle. La lecture des scènes s'effectue de droite à gauche : son arrestation, son martyr et son ensevelissement.












Petit côté droit

Saint_Hilaire_sarcophage_4On peut voir au centre saint Sernin qui tient la crosse de sa main droite, le livre des évangiles posé sur sa poitrine. A sa droite, saint Honest, évêque de Pampelune et à sa gauche saint Papoul, évangélisateur du Laugarais. Ils furent tout deux disciples de Sernin.










Face principale, à droite

Saint_Hilaire_sarcophage_3On retrouve Sernin avec le livre des évangiles grandement ouvert sur sa poitrine, car il commence sa mission d'évangélisation. Il va se mêler à la population pour prêcher. Saint Sernin a vécu vers l'an 250, au moment des persécutions de Dèce, empereur romain, et le christianisme n'était pas encore toléré.






Saint_Hilaire_sarcophage_7Il est donc arrêté par les soldats romains (l'un d'eux l'attrape par le cou). A noter les têtes d'animaux sculptées entre les jambes des romains.












Face principale, à gauche

Saint_Hilaire_sarcophage_6Par le biais d'une corde, Sernin est attaché à la patte arrière d'un taureau aiguillonné par le bourreau et excité par deux chiens qui aboient et essaient de lui mordre les pattes.








Saint_Hilaire_sarcophage_2Sernin semble serein et bénit de sa main droite les deux femmes qui se trouvent au dessus de lui : ce sont les saintes Puelles,disciples de Saturnin. A droite, le capitole de Toulouse est représenté par un bâtiment monumental, sorte de grande arche.








Petit côté gauche

Saint_Hilaire_sarcophage_5Il s'agit de la mise au tombeau de saint Sernin. Au centre, on voit le corps du saint étendu et soutenu par les Puelles, ainsi que des femmes tenant un vase d'aromates pour embaumer le corps. Du corps du saint s'élève un enfant dénudé et nimbé qui représente l'âme de Sernin s'extrayant de son enveloppe charnelle et qui s'élève vers le Paradis où elle est accueillie par un ange.
Tout au fond, le tombeau de Sernin est béni par deux anges thuriféraires qui déversent de l'encens et par la main de Dieu qui descend du ciel. Sous le tombeau, on aperçoit les femmes qui viennent se recueillir sur la tombe, certainement dans le but d'obtenir guérison ou miracle.


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9 septembre 2009

L'abbatiale de Cruas, historique

Cruas_1L'abbatiale fut construite au débouché du ravin du ruisseau de Crûle, au-dessus du lit majeur du Rhône. Le site fut occupé au moins depuis la fin du Ier siècle. 
















Cruas_41Sous l'actuelle église abbatiale ont été retrouvés les vestiges d'une villa gallo-romaine, installée sur l'itinéraire de Lyon-Vienne à Nîmes, l'ancienne voie romaine "d'Antonin-le-Pieux", aujourd'hui la N86.











Cruas_30Cette villa fut alors détruite par un incendie.

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Cruas_4A partir de la fin du Vème siècle, le site fut consacré à la religion avec la construction du premier édifice paléochrétien, à nef unique terminée à l'est par une vaste abside, qui reprend en partie les murs de la villa. Il s'agit d'une fondation d'origine privée au sein d'un grand domaine appartenant à l'évêque de Viviers, Ardulphe.








Cruas_20Dès lors, plusieurs édifices vont se succéder à commencer par l'abbaye fondée en 804 par les moines bénédictins, à l'initiative d'Eribert, comte du Vivarais, qui sera détruite peu de temps après par une crue de la Crûle. Il reste de cette période les vestiges du clocher porche carolingien, présentés à côté de ceux de la villa.














Cruas_8D'autres édifices seront élevés avant la construction de l'église romane actuelle : en 970, l'archevêque d'Arles vint consacrer une chapelle, sous l'invocation de Saint-Michel, que venait de faire construire une dame Gotolinde.










Cruas_19L'église actuelle, consacrée en 1095 par le pape Urbain II, comportait à l'origine trois nefs, longues de quatre travées, voûtées en berceau, un vaste transept avec coupole sur trompes à la croisée et trois absides semi-circulaires, le sol du chœur et du transept dominant de plus de trois mètres celui des nefs et recouvrant une vaste crypte transversale s'étendant sous l'ensemble du chevet et du transept dont elle épousait le plan. Cette crypte abritait les reliques de saint Torquat et de saint Josserand que les fidèles pouvaient venir vénérer sans troubler l'office des moines siégeant au dessus, dans le chœur. Une deuxième crypte fut placée sous la travée principale.


Cruas_13Au XIIème siècle, l'église, devenue trop petite, fut augmentée d'une cinquième travée plus longue que les autres, mais la déclivité du terrain à l'ouest contraignit d'édifier au revers de la façade un escalier permettant de descendre dans l'église : le portail d'entrée se trouve ainsi à peu près au niveau du chœur surélevé. Le monastère prit une grande dimension, se trouvant à la tète d'une quarantaine de prieurés répartis sur quelque huit diocèses.






Cruas_5Dès le XIIème siècle, les débordements du Crûle (Crula Vallis = Cruas) causèrent de graves soucis aux moines, ruinant les bâtiments abbatiaux tandis que des torrents de boue et de graviers envahirent régulièrement l'église.
























Cruas_11À la fin du XVIème siècle, les troubles de la guerre civile les incitèrent à se retirer en 1580 au château abbatial sur la colline : le cloître et les bâtiments conventuels sont ruinés, l'abbatiale saccagée.










Cruas_18À leur retour en 1628 dans le monastère dévasté, ils renoncèrent à déblayer en totalité les nefs qu'ils assainirent tant bien que mal en comblant par des apports de chaux et de décombres, si bien que dès la fin du XVIIIème siècle le sol est partout uniformisé au niveau de celui du sanctuaire. Il ne resta bientôt plus que six moines qui se fondent dans la population. En 1741 l'évêque de Viviers prit une ordonnance visant à la suppression du monastère. Prosper Mérimée fit classer l'abbatiale à l'inventaire des monuments historiques dès 1847.





Cruas_16La visite de l’église se fait par l’intermédiaire de l’office du tourisme, où vous trouverez une charmante personne connaissant les énergies fabuleuses qui se dégagent de l’édifice. Cathy, merci pour tout. L’abbatiale mérite qu’on l’aime autant que vous.

Explications de Cathy Panattoni, de l’office du tourisme de Cruas
http://www.terres-romanes.lu/cruas.htm
http://www.patrimoine-ardeche.com/visites/cruas.htm
http://www.cruas.com/
http://www.ot-cruas.fr/
http://www.medarus.org/Ardeche/07commun/07comTex/cruas.htm
http://ardecol-v2.inforoutes-ardeche.fr/eduetpatri/articles.php?lng=fr&pg=27

20 août 2009

La cathédrale Saint-Maurice de Vienne, le zodiaque

Saint_Maurice_Vienne_40Depuis la plus haute antiquité, le zodiaque est une représentation du cycle de l'année. Au moyen âge, il a la même signification, mais il est christianisé. Souvent associé aux travaux de la terre, il se présente ici seul, en frise sculptée sur marbre, et se lit de droite à gauche. Une croix avec l'alpha et l'oméga, décentrée sur la gauche, manifeste la présence du "Christ" depuis les origines jusqu'à la fin des temps.

Saint_Maurice_Vienne_41Chaque signe porte son nom gravé en latin au-dessus de lui. Petit détail : il manque celui de la Vierge.... (manque de place, ou ?) et la dénomination des symboles du Cancer et du Scorpion est inversée.

Saint_Maurice_Vienne_42Ce calendrier de pierre comporte une autre originalité : trois groupes de signes ont été reliés entre eux, composant de petites scènes animées.
Le Verseau à l'aide d'une cruche donne de l'eau à un couple de poissons, la Vierge enveloppée d'un manteau porte la balance à deux plateaux, le Sagittaire en bonnet phrygien lance une flèche avec son arc contre le Capricorne qui la reçoit dans le flanc, et s'écroule sur les pattes avant.

Saint_Maurice_Vienne_57A l'origine, la croix du Christ devait être au centre de la frise. Au moyen âge, le premier jour de l'année était, selon les régions, en mars ou en avril. En 1564, l'édit royal de Roussillon fixa uniformément le premier jour de l'année au 1er janvier. On modifia alors la disposition du zodiaque : le Verseau et le Poisson passèrent en tête de la frise, de l'extrémité gauche à celle de droite. Une légère rupture et un joint dans la pierre au-dessus du Verseau témoignent de cette modification.

10 juillet 2009

Abbaye Saint-André-le-Bas


Abbaye Saint-André-le-Bas, historique

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Les origines de l'abbaye Saint-André-le-Bas remontent au milieu du VIème siècle. Elles mettent au premier plan un notable viennois,  le duc Ansemond, qui a déjà fait des donations en faveur de l'église Saint-Pierre. Il demanda qu'un nouveau monastère consacré à saint André soit élevé auprès de sa sépulture. De cette époque ne reste que peu de vestiges, quelques parties intérieures du mur nord de l'église.
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Vienne_Saint_Andr__le_Bas_1Ce nouveau lieu de culte fut construit dans un quartier urbanisé depuis les temps romains, ce qui explique que l'on trouve dans le sous-sol des vestiges de murs de l'époque antique sur lesquels on a bâti le monastère.
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Vienne_Saint_Andr__le_Bas_14Mentionnée au VIIème siècle comme monastère de femmes, l'abbaye fut délaissée aux VIIIème et IXème siècles jusqu'au jour où Boson, roi de Bourgogne et de Provence, qui avait fait de Vienne sa capitale, restaura la vie religieuse, créant à Saint-André un chapitre de chanoines. L'église devint la chapelle du palais.
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Vienne_Saint_Andr__le_Bas_3Au Xème siècle, les souverains du royaume de Bourgogne continuèrent à honorer et protéger leur église palatiale qui reçut un second patron, saint Maxime. Le roi Conrad prit l'initiative d'y recréer un monastère sous la règle de saint Benoît. Selon la tradition, Conrad aurait été inhumé dans l'église.









Vienne_Saint_Andr__le_Bas_24Au cours des XIème et XIIème siècles, acquisitions et donations ne cessèrent d'accroître le domaine. L'église fut agrandie et surélevée. Puis commença un chantier qui transforma l'abbaye : le clocher fut élevé, le cloître reconstruit, l'église agrandie et voûtée.
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Vienne_Saint_Andr__le_Bas_59C'est de cette époque que date l'ornementation sculptée, particulièrement dans l'église, où maître Guillaume, fils de Martin, a laissé sur une inscription la date de ses réalisations : 1132. Son atelier et celui de Saint-Maurice sont en contact, s'influençant mutuellement. Les modèles bourguignons ne leur sont pas étrangers.








Vienne_Saint_Andr__le_Bas_11Au XIIIème siècle l'abbé obtient du pape le droit de porter la mitre. Le quartier dans laquelle elle est implantée, appelé la Grande Paroisse, joue un rôle particulier dans la ville, en particulier à cause de la population juive qui y est nombreuse (elle apparaît à ce titre fréquemment dans les archives de l'abbaye).








Vienne_Saint_Andr__le_Bas_5Au delà du XIIIème siècle, l'histoire de l'abbaye n'offrit plus guère d'évènements majeurs. Dans ses locaux se tinrent parfois les réunions des consuls. A partir du XVIème siècle, le nombre de religieux diminua. Son existence fut remise en cause dès le début du XVIIIème siècle, et finalement, elle fut supprimée en 1772.








Vienne_Saint_Andr__le_Bas_29Suite à la vente de l'abbaye à la révolution et à des transformations effectuées au XIXème siècle, les arcades du cloître furent murées. Des locaux privatifs et publics, comme la chambre de commerce, occupaient l'espace des galeries.









Abbaye Saint-André-le-Bas, le cloître

Vienne_Saint_Andr__le_Bas_19Le cloître roman n'est pas mitoyen de l'abbatiale. Un passage, aujourd'hui ouvert, les sépare. L'irrégularité du plan trapézoïdal serait imposé par des structures antérieures qui ont été perçues lors des travaux de restauration. Le mur nord avec ses lits de briques peut remonter aux constructions du haut moyen âge.








Vienne_Saint_Andr__le_Bas_36Des bâtiments conventuels ne subsistent plus que les galeries du cloître qui ont été construites en une seule campagne : l'aile sud a été démembrée et les autres ont été intégrées dans des constructions adjacentes. Elles n'ont pas été voûtées mais couvertes d'un plafond en bois peint à caissons.









Vienne_Saint_Andr__le_Bas_38Une partie du plafond lambrissé actuel date de la fin du XVème siècle. Une gravure du début du XIXème siècle a aidé à sa restauration achevée en 1938, mais elle ne restitua pas intégralement les dispositions d'origine.  C'est ainsi que le "cloître haut", au-dessus des galeries du rez-de-chaussée, n'a pas été maintenu. Il reste quand même le seul cloître roman complet de la région Rhône-Alpes.
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Vienne_Saint_Andr__le_Bas_28Sur les 4 côtés le rythme des arcades est identique, mais pas leur nombre : deux travées sur les petits côtés nord et sud, trois sur les longs côtés.
Les baies sont constituées par trois arcades de plein cintre retombant d'une part sur deux groupes de colonnettes géminées reliées par le même tailloir, et d'autre part sur des piliers qui délimitent les travées.







Vienne_Saint_Andr__le_Bas_41Le mur bahut est doublé à l'intérieur d'une banquette. Sur le côté est, on voit encore la porte de la salle capitulaire, qui fut surmontée d'un arc gothique posé sur deux culs-de-lampe ornés de têtes. De chaque côté s'ouvraient les baies.
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Vienne_Saint_Andr__le_Bas_40Les chapiteaux sont essentiellement végétaux, plus ou moins fortement inspirés de modèles corinthiens. Parmi eux figurent Samson déchirant le lion ou encore un ours dans une vigne. Certains fûts de colonnes sont ornés de motifs inspirés de l'architecture antique : imbrications de feuilles, rais de cœurs, perles.
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Abbaye Saint-André-le-Bas, les collections lapidaires

Vienne_Saint_Andr__le_Bas_43L'ensemble le plus important est constitué par une série d'épitaphes chrétiennes en latin dont la plus ancienne est celle d'une viennoise, Foedula, datant du Vème siècle.











Vienne_Saint_Andr__le_Bas_33Les inscriptions médiévales forment un second ensemble, généralement des monuments funéraires, dont une en langue hébraïque, de Samuel, fils de Rabbi Justus, datant du Xème siècle.
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Vienne_Saint_Andr__le_Bas_35Dans l'angle sud-est du cloître sont regroupés des éléments de mobilier en pierre provenant des anciennes églises de Vienne : fragments de chancel et autels en marbre. L'autel en marbre blanc provient de l'église Saint-Pierre et date de la première moitié du XIème siècle. Il fut taillé dans un bloc unique. Trois colonnettes octogonales surmontées de chapiteaux cubiques portent la table de forme semi-circulaire. La cuvette centrale est délimitée par des moulures et entourée de 6 lobes.








Vienne_Saint_Andr__le_Bas_31Des sarcophages ont été placés dans la galerie est. Certains datent du IIème siècle, d'autres du IVème, d'autres du VIIIème siècle. L'un d'eux fut réutilisé pour la sépulture d'un des chanoines de la cathédrale. Le panneau central est décoré d'un chrisme inscrit dans une couronne.
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Abbaye Saint-André-le-Bas, l'abbatiale

Vienne_Saint_Andr__le_Bas_21C'est, mis à part l'abside et quelques adjonctions postérieures, l'église reconstruite vers le milieu du XIIème siècle que l'on découvre en entrant à l'intérieur du bâtiment. Elle fut difiée sur une plateforme artificielle romaine, dont un passage voûté subsiste sous les travées occidentales. Du Xème siècle ne subsistent que l'élévation des murs gouttereaux, aux baies en plein cintre comblées ainsi que l'abside, reconnaissable à l'alternance d'assises de briques et de pierre.
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Vienne_Saint_Andr__le_Bas_44C'est un édifice basilical sans transept remployant de part et d'autre de l'abside deux colonnes antiques aux chapiteaux corinthiens. Une nef unique se termine par l'abside dont l'ouverture est à peine moins large.










Vienne_Saint_Andr__le_Bas_50Le rythme des travées est souligné par des pilastres cannelés qui évoquent l'architecture romaine. Les doubleaux, en arc brisé, polychromes, retombent sur les pilastres par des chapiteaux. C'est là en particulier que le maître Guillaume a créé des œuvres de belle qualité : une inscription placée à la base d'un des pilastres de la nef, "Willelmus Martini me fecit anno Domini 1152" (Guillaume fils de Martin m'a fait ou m'a fait faire en l'an du Seigneur 1152) en fait foi. 
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Vienne_Saint_Andr__le_Bas_51L'influence antique imprègne aussi les chapiteaux à feuillages de type corinthien. Deux chapiteaux figurés s'inspirent d'épisodes bibliques, Samson terrassant le lion, et les malheurs de Job.











Vienne_Saint_Andr__le_Bas_58Sur les pilastres des arcatures méridionales, des chapiteaux s'ornent de scènes énigmatiques : des Vénus s'opposent aux forces du mal, des créatures monstrueuses.
La décoration se déploie aussi sur les parties hautes de la nef : un bandeau horizontal avec masques et fleurs, une frise souligne la division des murs, deux fenêtres hautes à colonnettes sont portées par un lion et un acrobate.
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Vienne_Saint_Andr__le_Bas_49L'arc triomphal de l'abside retombe sur des chapiteaux corinthiens et des colonnes cannelées d'origine antique.
La nef est recouverte selon une technique nouvelle à l'époque : voûte à nervures avec un profil très bombé.

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Vienne_Saint_Andr__le_Bas_61A partir du XIIIème siècle, des chapelles sont ajoutées à l'édifice. Les stalles du chœur datent du début du XVIIIème siècle. La partie occidentale, la façade, sont des restaurations récentes (1928).
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2 septembre 2009

La chapelle Saint-Sauveur de Saint-Gely

Saint_Gely_1Cette chapelle, datant du XIIème siècle, est posée sur une colline dominant la vallée de la Cèze. On y accède à pied en suivant un chemin ombragé. Une hypothèse dit qu'elle fut érigée sur les restes d’une infirmerie des templiers.
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Saint_Gely_13L’intérieur, récemment restauré, conserve deux curieux petits chapiteaux dont l’un est gravé de caractères évoquant l’Égypte antique, restes peut-être d’un temple ancien dédié à quelque divinité Rurale.

C'est encore un lieu de pèlerinage, le 1er mai et 6 août. En 1946, une statue dédiée à notre dame de Fatima fut érigée à quelques 250 mètres de la chapelle, en remerciement à la vierge pour la protection de la vallée pendant la guerre 39-45, et le retour chez eux de tous les prisonniers de la région.










Saint_Gely_2La messe est célébrée le 1er Mai, suivie d’une marche en prière vers la statue de Notre-Dame. Là, on prie pour les récoltes et pour la prospérité de la vallée de la Cèze. Le pèlerinage d'août est plus ancien, il existe depuis des temps immémoriaux.










Saint_Gely_10Il est vrai que l'endroit fut habité depuis fort longtemps : le quartier de Camper était habité au premier âge du Fer. Des sépultures sous tumulus y ont été fouillées en 1975 et 1980 permettant d’exhumer une série de bracelets de bronze. Les traces discernables des installations gallo-romaines, mises en place sept siècles plus tard. Ce qui tendrait à prouver que les pierres devant la chapelle sont bien des pierres à cupules... et que l'endroit fut dédié à une divinité de la fécondité.






Saint_Gely_11Il est connu que les romains de la plaine ont construit au Ier siècle d'immenses villae où l'on a retrouvé des fragments de bas-reliefs, dont l’un paraît se rattacher au culte de Jupiter et de la nymphe Thalia.
Dans la mythologie grecque, Thalie (en grec ancien Tháleia ou Thália, « la Joyeuse, la Florissante », de thállein, « fleurir, verdoyer ») est une nymphe, fille de Vulcain. Aimée de Zeus, et pour échapper, elle et les fruits qu'elle portait dans son sein, à la jalousie et à la vengeance de Junon, elle souhaita que la terre s'entr'ouvrit et la tint cachée jusqu'au jour où finirait sa grossesse. Son vœu fut exaucé. Au jour fixé, les enfants, des jumeaux, sortirent de la terre. Ils parurent à la lumière, ou, comme dit Eschyle, ils y revinrent. Ce sont les Paliques.








Saint_Gely_4Une autre légende se rattache à Saint-Sauveur : "le comte Henri de La Roque sur Cèze, orphelin prématurément, vivait dans son château, aimé de tous, car bon et généreux. Il avait cependant un ennemi, le comte Louis de Verfeuil, que l’on disait altier et dur.









Saint_Gely_7Les troubadours contaient que, pour ne pas partager l’héritage paternel, il séquestrait dans une tour sa jeune sœur Solange, belle et très pieuse. Henri décida d’aller la délivrer et partit cerner le château avec une petite armée. Ils réussirent à pénétrer dans la place, et à décider la jeune fille de les suivre. Henri plaça Solange sur la selle de son fidèle cheval, et ils partirent, à bride abattue vers son domaine.













Saint_Gely_20Arrivés au carrefour des chemins où se dresse une croix qui indiquait l’entrée des terres de La Roque, tous deux mirent pied à terre, et s’agenouillant remercièrent Dieu de sa protection. Ils promirent d’élever une chapelle dédiée à Saint-Sauveur . Bien entendu, ils se marièrent, vécurent heureux en faisant le bien autour d’eux.

On prétend que, si les jeunes filles arrivent à faire tenir un brin de buis rigide dans les interstices des pierres de la croix, elles se marieront dans l’année.

www.cornillon.fr/spip.php?article24

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