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lieux sacrés
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22 avril 2012

La chapelle Saint-Barula de Saint-Bosc

 

Andance_Saint_Bosc_5Sur la route d’Andance à Sarras, près du hameau de Saint-Bosc, se dresse une petite chapelle. La pancarte indique une chapelle du Ve siècle, mais la bâtisse semble plus conforme avec l’architecture du XIe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Andance_Saint_Bosc_9Elle fut remaniée au XIXe siècle : le chœur, appareillé en petits moellons romans, fut entièrement remonté. Elle fut restaurée encore une fois au début du XXIe.

Andance_Saint_Bosc_7

 

 

 

 

 

Andance_Saint_Bosc_4aPerdue au milieu des vignes et des vergers avec son petit clocher-mur, elle est dédiée à saint Barula.

 

 

 

 

 

 

 

Andance_Saint_Bosc_bBarula (ou Barral, Barallah, Boral, Bot) fut martyrisé en 303 à Antioche, lors des persécutions de Dioclétien contre les chrétiens. Ce garçon de 7 ans fut pris au hasard dans la foule qui assistait au jugement de saint Romain. Il confirma qu’il n’y avait qu’un seul dieu, et pour cela fut décapité. Romain et Barula sont fêtés le 18 novembre. C’est la déformation de Barula en Bôt puis Bosc qui donna son nom au hameau.

 

 

 

 

 

 

 

Andance_Saint_Bosc_6Cette chapelle fut l’objet d’un très vieux pèlerinage. Des fouilles au XIXe siècle permirent de retrouver les vestiges d’un site gallo-romain à cet endroit. Il me semble d’ailleurs renifler un édifice plus ancien près du mur sud de la chapelle, un sanctuaire probablement.

Andance_Saint_Bosc_10

 

 

 

 

Andance_Saint_Bosc__VN

 

Chaque année au 1er mai, lors de la fête de saint Joseph travailleur (instaurée d’après le sanctoral post Vatican II, en 1969), la vierge noire d’Andance est transportée dans la chapelle, en remerciement. C’est en effet un habitant de Saint-Bosc qui sauva la statue de la tourmente révolutionnaire.
Andance_Saint_Bosc_c

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9 juin 2012

La Gargouillère de Lignat


Pour une meilleure compréhension, aller lire le reportage sur la provenance géologique des sources.

Busseol_1La commune de Saint-Georges-sur-Allier fut habitée depuis fort longtemps. Les archéologues ont retrouvé des traces d'habitat du néolithique sur le Puy Saint-André, un fanum dit des neuf fontaines, un temple à cella, le chateau de Busséol fut construit sur un ancien castrum gallo-romain. La voie d’Aquitaine (Lyon-Saintes) passe non loin de là.

 

 

 

gargouill_re_planla Gargouillère, déjà connue des romains, se situe à la sortie du bourg de Lignat en allant vers Busséol.

 

 

 

 

 

 

Gargouill_re_Saint_Georges_sur_Allier_1Il y a quelques années, ce mini-geyser faisait partie des célébrités locales. La margelle, ancienne meule de moulin en arkose, voyait l'eau largement déborder.

 

 

 

 

 

Gargouill_re_Saint_Georges_sur_Allier_2Le geyser, d'une régularité parfaite, était en fait artificiel, le bouillonnement de l'eau étant dû à un phénomène de rétention du gaz provoqué par la forme particulière du captage.

 

 

 

 

 

Gargouill_re_Saint_Georges_sur_Allier_3Malheureusement, le site fut aménagé pour les visites : la source fut trafiquée, et perdit sa force. Pour la retrouver, d'énormes travaux de terrassement ont du être effectués. La source fut éventrée, la margelle déplacée.

 

 

 

 

 

Gargouill_re_Saint_Georges_sur_Allier_4Elle a retrouvé son charme gargouillant, en attendant que la nature environnante reprenne ses droits. Pas étonnant qu'elle vibre moins que ses soeurs.

 

 

 

 

 

Gargouill_re_Saint_Georges_sur_Allier_6L'eau sort régulièrement toutes les 7 minutes environ. La hauteur du jet d'eau est d'environ 1 mètre.

5 juin 2012

Saint-Romain-d’Ay, le château



Saint_Romain_d_Ay_18Rien n’atteste de la présence d’une ancienne fortification avant les romains. Ils jetèrent les bases du premier donjon de défense en -200.
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Saint_Romain_d_Ay_21Des débris de tuiles de cette époque ont été retrouvés dans les murs d’enceinte du château situé au carrefour de plusieurs voies romaines, dont la Varogne ou via Rhodani, descendant de La Louvesc à Sarras. Ce fut Aygus, fils d’Abducille chef des Allobroges à la fin du Ier siècle avant notre ère, qui s’y installa.

 

 

 

 

 

Saint_Romain_d_Ay_15Le castro d’Ay prit de l’importance au fil des années et devint le siège d’un mandement au VIIIème siècle, avec à sa tête Albert d’Ay, comte de Saint-Alban, descendant d‘Aygus. Ay devint une puissante et importante seigneurie dès le IXe siècle.
Saint_Romain_d_Ay_25

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Romain_d_Ay_13Au début du XIIIe siècle, Béatrice d’Ay vendit le château à Aymar de Roussillon. Son fils Artaud suréleva le donjon jusqu’à une hauteur de 45 m en 1280.
Saint_Romain_d_Ay_17

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Romain_d_Ay_12Le château passa par mariage à la famille de Tournon en 1396, et Jacques de Tournon en 1440 y fit d’importants travaux de fortification et d’agrandissement. En 1533 Just II modifia l’ensemble en résidence.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Romain_d_Ay_24A partir de 1641, jusqu'à la mort de Just-Louis de Tournon, il passa entre les mains de nombreux propriétaires. La Révolution épargna le site. Monsieur de la Rochette de Bobigneux hérita du domaine qui, laissé à l’abandon puis pillé, présentait un piteux état. Sa veuve, née Jeanne-Françoise de Laborie, en fera don au diocèse.

 

 

 

 

 

Saint_Romain_d_Ay_plan_5jpgLe château comportait un triple mur d’enceinte avec archères et 4 tours de guet, trois donjons : de défense, seigneurial et de vie, un porche d’accès avec pont levis.

5 juin 2011

La vierge noire de Saint-Romain-d'Ay


Saint_Romain_d_Ay_37Même s’il est sur qu’un culte païen à la déesse-mère existait depuis longtemps, le culte de la vierge noire d’Ay est réellement attesté depuis le XIIe siècle. Une statue initiale aurait été rapportée de Syrie, peut-être par Odon de Tournon qui participa à la troisième croisade (1189-1192), sous les ordres de Frédéric Barberousse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Romain_d_Ay_40Elle serait alors plus ancienne que ses sœurs du Puy et de Fourvière. Elle avait le pouvoir de ramener à la vie les enfants morts sans baptême. Aucune description de cette statue n’est parvenue jusqu’à nous, et elle disparut au cours de l’incendie de 1570 pendant les guerres de religion.

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Romain_d_Ay_39Claudine de la Tour de Turenne de Tournon, à la fin du XVIe siècle fit alors tailler une nouvelle vierge, copie de la précédente au goût de l’époque : au pied de la statue figurent les armoiries de la famille de Tournon.

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Romain_d_Ay_33Elle fut épargnée à la Révolution grâce à Antoine Farigoules qui mit en lieu sûr le mobilier et les objets sacrés. En 1835, la statue fut envoyée quelques mois en réparation à Lyon puis réinstallée, le 7 septembre 1836. Elle fut classée monument historique le 19 juillet 1968. D’éminents personnages vinrent se recueillir au près le la Vierge Noire : saint Jean-François Régis, saint Jean-Marie Vianney, sainte Thérèse Couderc et Teilhard de Chardin.

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Romain_d_Ay_38Elle est en bois de chêne, haute de 75 centimètres. La Vierge porte une robe aux plis blancs et un riche manteau doublé de bleu et bordé de dessins rouges. L’Enfant Jésus est tenu sur le genou gauche de sa mère et porte un globe dans sa main gauche et bénit les fidèles de la main droite. Les cheveux sont dorés alors que les visages et les mains sont noirs. Lors des pèlerinages et des cérémonies importantes, un large manteau blanc rehaussé de riches motifs dorés, recouvre les épaules des deux personnages, alors couronnés.

 

 

 

 

 

 

Saint_Romain_d_Ay_35Elle fut déplacée de sa position initiale, dans le chœur de l’ancienne chapelle, vers l’autel principal situé dans le nouveau chœur que fit construire Madame de la Rochette.

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Romain_d_Ay_le_PuyLa tradition populaire veut que chaque année, le 8 septembre, la vierge d’Ay reçoive la visite de ses deux puissantes sœurs du Puy et de Fourvière. Ce qui est certain, c’est  qu’elles furent toute trois détruites par la bêtise humaine.
Saint_Romain_d_Ay_Fourvi_re

 

 

 

 

 

 

 

 

Et ce qui est certain aussi, c'est que l'éternel féminin, la grande déesse, se retrouve partout à Ay pour qui sait la voir.

 

Saint_Romain_d_Ay_27Saint_Romain_d_Ay_27a

Saint_Romain_d_Ay_6Nulle part mentionnée dans les textes, mais toujours présente chez les habitants de Saint-Romain-d'Ay, l'ancienne source guérisseuse aux pieds de Marie, captée évidemment et devenue inopérante.

5 juin 2012

Saint-Romain-d’Ay, la vierge noire


Saint_Romain_d_Ay_37Même s’il est sur qu’un culte païen à la déesse-mère existait depuis longtemps, le culte de la vierge noire d’Ay est réellement attesté depuis le XIIe siècle. Une statue initiale aurait été rapportée de Syrie, peut-être par Odon de Tournon qui participa à la troisième croisade (1189-1192), sous les ordres de Frédéric Barberousse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Romain_d_Ay_40Elle serait alors plus ancienne que ses sœurs du Puy et de Fourvière. Elle avait le pouvoir de ramener à la vie les enfants morts sans baptême. Aucune description de cette statue n’est parvenue jusqu’à nous, et elle disparut au cours de l’incendie de 1570 pendant les guerres de religion.

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Romain_d_Ay_39Claudine de la Tour de Turenne de Tournon, à la fin du XVIe siècle fit alors tailler une nouvelle vierge, copie de la précédente au goût de l’époque : au pied de la statue figurent les armoiries de la famille de Tournon.

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Romain_d_Ay_33Elle fut épargnée à la Révolution grâce à Antoine Farigoules qui mit en lieu sûr le mobilier et les objets sacrés. En 1835, la statue fut envoyée quelques mois en réparation à Lyon puis réinstallée, le 7 septembre 1836. Elle fut classée monument historique le 19 juillet 1968. D’éminents personnages vinrent se recueillir au près le la Vierge Noire : saint Jean-François Régis, saint Jean-Marie Vianney, sainte Thérèse Couderc et Teilhard de Chardin.

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Romain_d_Ay_38Elle est en bois de chêne, haute de 75 centimètres. La Vierge porte une robe aux plis blancs et un riche manteau doublé de bleu et bordé de dessins rouges. L’Enfant Jésus est tenu sur le genou gauche de sa mère et porte un globe dans sa main gauche et bénit les fidèles de la main droite. Les cheveux sont dorés alors que les visages et les mains sont noirs. Lors des pèlerinages et des cérémonies importantes, un large manteau blanc rehaussé de riches motifs dorés, recouvre les épaules des deux personnages, alors couronnés.

 

 

 

 

 

 

Saint_Romain_d_Ay_35Elle fut déplacée de sa position initiale, dans le chœur de l’ancienne chapelle, vers l’autel principal situé dans le nouveau chœur que fit construire Madame de la Rochette.

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Romain_d_Ay_le_PuyLa tradition populaire veut que chaque année, le 8 septembre, la vierge d’Ay reçoive la visite de ses deux puissantes sœurs du Puy et de Fourvière. Ce qui est certain, c’est  qu’elles furent toute trois détruites par la bêtise humaine.
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Et ce qui est certain aussi, c'est que l'éternel féminin, la grande déesse, se retrouve partout à Ay pour qui sait la voir.

 

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Saint_Romain_d_Ay_6Nulle part mentionnée dans les textes, mais toujours présente chez les habitants de Saint-Romain-d'Ay, l'ancienne source guérisseuse aux pieds de Marie, captée évidemment et devenue inopérante.

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5 juin 2012

Saint-Romain-d’Ay, la chapelle



Saint_Romain_d_Ay_7La première mention d’une chapelle, située à l’extrémité du promontoire, date de 776, quand Charlemagne donna l’église de Saint-Romain et ses dépendances à l’abbaye bénédictine de Saint-Claude.
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Saint_Romain_d_Ay_40Il semblerait que la construction d’une nouvelle chapelle fut entreprise au XIIe siècle, quand la première statue de la vierge noire apparut en 1192. Elle fut sans doute remaniée, puisque l’on trouve une fenêtre trilobée du XIIIe siècle lui appartenant, enserrée dans la chemise du donjon

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Romain_d_Ay_19Pendant la révolution, elle devait devenir bien national. Antoine Farigoules l’acheta avec les petits terrains alentours et y établit sa résidence. Il réalisa l’agrandissement de la chapelle initiale, orientée nord-sud (actuelle chapelle Saint-Joseph), ce qui est rare pour un sanctuaire roman, orienta le nouveau lieu de culte d’ouest en est et construisit un clocher.

 

 

 

 

 

Saint_Romain_d_Ay_20Le bâtiment fut vendu le 19 avril 1797 à l’abbé Joseph Laurent, qui desservit la chapelle pendant douze ans, devenant son premier chapelain, en l’absence de toute nomination épiscopale. Au début du XIXème siècle, l’ensemble du site passe aux mains de Françoise de la Rochette qui, en 1831 décida d’entreprendre des travaux.

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Romain_d_Ay_11Durant trois ans elle fit agrandir et embellir la chapelle avec les pierres récupérées dans le château : création de la voûte actuelle, construction du chœur et de la coupole, des tribunes et du clocher, encadrement de la grande porte par un frontispice.

 

 

 

 

 

Saint_Romain_d_Ay_31L’évêque de Viviers procéda à son inauguration en 1835, date de l’érection du chemin de croix. C’est à cette époque qu’elle fut donnée au diocèse.
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Saint_Romain_d_Ay_28Les Jésuites s’y installèrent jusqu’en 1954. Leur ciletière n'est pas installé n'importe où. En 1890 une statue en fonte de 5m de haut fut placée sur la tour-clocher et proclamée sur autorisation du pape Léon XIII « Reine du Vivarais ».

 

 

 

 

 

Saint_Romain_d_Ay_plan_1La chapelle rectangulaire possède un chœur demi-circulaire. L’intérieur dallé possède une tribune à deux étages accessible de l’extérieur. La voûte en plein-cintre est ornée de cordons, de rosaces et de palmettes dorées. La vierge noire trône sur l’autel principal en marbre blanc relevé de bronze doré.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Romain_d_Ay_32La chapelle Saint-Joseph, décorée de bannières utilisées durant les processions, se trouve à l’emplacement du premier oratoire marial. Le clocher, haut de 26 mètres, contient un carillon de dix cloches sur le bourdon duquel on voit les effigies des Vierges de Fourvière, du Puy et d'Ay.
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14 avril 2012

L'église Saint-Ours



Saint_Ours_1On ne connaît pas précisément la date de la première construction de l’église de Saint-Ours. Elle est de style roman, sans doute commencée au XIIe siècle et modifiée au XIIIe.

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Ours_9Le bâtiment, d’aspect modeste, marque bien, par le mélange harmonieux de l’arc brisé et de l’arc en plein cintre, la transition entre le roman et le gothique.

 

 

 

 

 

 

Saint_Ours_6L’atmosphère qui règne à l’intérieur de l’église est douce, chaleureuse et très féminine, enveloppante.  

Saint_Ours_4

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Ours_7Le village et son église portent le nom de saint Ours qui, selon la légende, implanta dans la région de la Limagne les premiers moulins, figurant sur les armes de la commune. La fête du saint y est fixée au dernier dimanche de juillet.

 

 

 

 

 

Saint_Ours_12Le nom du saint patron a aiguisé ma curiosité, et je suis allée chercher plus d’informations sur lui. Tout d’abord, ours, étymologiquement, viendrait de l’indo-européen hrtkos, qui a donné riksa en sanscrit, arsa en vieux perse, arktos en grec, puis ursus en latin.

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Ours_14Le peu que j’ai trouvé sur la vie du saint parle d’un homme natif de Cahors dans le Lot, ayant reçu le don de faire des miracles. Il vivait au VIe siècle, devint moine et partit en Berry où il fonda trois monastères : Toiselay (Tausiriacum), Heugnes (Onia), et Pontivy ou Pontigny (Pontiniacum). Puis il se rendit en Touraine, où il fonda Sennevières, qu'il laissa à la garde de son compagnon saint Léobat (ou Laubais), puis Loches où il construisit le premier moulin à roue. Il eut à faire à Sichlaire, favori d'Alaric roi des Visigoths, qui voulait s’emparer du moulin. Grâce à un miracle, il put le conserver pour ses moines.

 

 

 

 

 

Saint_Ours_3Quand à la symbolique de l’ours, elle est bien plus étoffée. Chez les Celtes, l’ours représente la force et le pouvoir temporel des rois. Il forme un couple avec le sanglier, symbole du pouvoir spirituel des druides. Sur les chapiteaux romans, il représente l’éveil des forces primitives de la vie, mais aussi de l’éveil spirituel, vers une pleine conscience.

 

 

 

 

Saint_Ours_10Mais au départ, il est la représentation de la force du féminin sacré, comme en témoigne la déesse-mère Artio, reliée à l’Etoile Polaire et aux constellations de la Petite et de la Grande Ourse.
L’antique culte de l’ours (on a retrouvé une sépulture où le squelette d’un homme est accompagné de celui d’un ours dans le Périgord, datant de – 80 000 ans) est lié aux rites de passage et aux initiations : une ancienne légende raconte que l'ours expulse les âmes des morts qu'il porte dans son ventre en émettant un pet à son réveil de l'hivernation.

 

 

 

Saint_Ours_13Féminin, nocturne et ténébreux, l’ours est lié à la lune. Les grecs le firent accompagner Artémis (dont la racine art ne laisse aucun doute), sœur d’Apollon, dieu du soleil.

 

 

 

 

 

 

Saint_Ours_5Au moyen-âge, les anciennes fêtes païennes de début février (réveil de l’ours) et de début octobre (hibernation) furent reprises par le christianisme et transformées en Chandeleur (fête de la lumière et Purification de la Vierge Marie) et peut-être en Toussaint pour la deuxième, période des anciennes Bacchanales.

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Ours_2L’ours est devenu chez les alchimistes, par le fait qu’il habite une caverne et qu’il représente par là l’obscurité, le symbole du premier état de la matière. Il peut donc être apprivoisé, passant de l’inconscient à la pleine conscience.

 

 

 

 

 

Saint_Ours_8Avec tout cela, il semblerait fort que Saint-Ours ait été le vecteur d’une tradition bien plus ancienne, celle de la grande déesse-mère initiatrice. Ce que j’ai retrouvé dans ce qui se dégage de l’église.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Les Petits Bollandistes, Vies des saints » de l’abbé Paul Guérin, tome 9 page 28
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ours_dans_la_culture

9 avril 2012

Le Chastel de Saint-Floret



Saint_Floret_le_Chastel_1Dominant la vallée de la rivière Couze Pavin se dresse la colline du Chastel. C’est là que les hommes du néolithique vinrent s’installer, suivis des celtes, des gallo-romains, puis des premiers chrétiens. Le haut de la butte fut de tout temps considéré comme sacré, et c’est là que les hommes construisirent leur sanctuaire.

 

 

 

 

 

 

Saint_Floret_le_Chastel_3L’endroit devint un castrum (camp fortifié), autour du castellum (château). La première mention d’une chapelle castrale apparait en 1293, sous le vocable de Saint-Flour, évangéliste de l’Auvergne au Ve siècle. Le Chastel devint le siège d’un prieuré dépendant de l’abbaye de Chantoin. Au XIVe siècle un nouveau château fut construit en contrebas, autour duquel le nouveau village s’étendit, de chaque côté des rives de la Couze Pavin.

 

 

 

 

 

 

Saint_Floret_le_Chastel_11Entrons dans l’ancien sanctuaire. Un sentier en pente douce nous amène à l’église, mais là n’est pas l’entrée véritable. Les hommes des mégalithes suivaient l’allée qui passe entre les rochers, en pente plus raide. Comme dans tout sanctuaire, il faut savoir se dépenser physiquement, se vider avant de se remplir de sacré.

 

 

 

 

Saint_Floret_le_Chastel_12aNous voici arrivés sur le sommet de la butte, qu’encercle maintenant le mur de l’ancien cimetière paroissial.

 

 

 

 

 

 

Saint_Floret_le_Chastel_14A l’intérieur, sur la gauche du sommet, un large bassin fut creusé dans la roche. C’est un vestige de l’ancien culte mégalithique, où l’on récupérait l’eau lustrale utilisée pour ses valeurs curatives, de l’esprit et du corps.

 

 

 

 

 

Saint_Floret_le_Chastel_17aSur la droite, un ossuaire couvre un puits de plus de 5 mètres de profondeur, entièrement comblé par des ossements dont les derniers datent de l’époque de Napoléon Ier. Le bâtiment de forme pyramidale date du IXe siècle, mais l’endroit lui-même à une origine bien plus ancienne, qui pourrait remonter au Ier siècle.

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Floret_le_Chastel_20Pourquoi nos anciens choisirent-ils cet endroit, jouxtant l’ancien autel des druides, et pourquoi l’ont-ils coiffé d’une pyramide ? Peut-être que le serpent, dépositaire de la connaissance, aurait pu nous répondre.  
 

 

 

 

 

 

Saint_Floret_le_Chastel_13L’ancien lieu de culte devint nécropole celte : des tombes « anthropomorphes céphaloïdes » (qui prennent la forme d’un corps avec la tête bien marquée) furent mise à jour, dont certaines furent retrouvées sous les fondations de l’église.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Floret_le_Chastel_15Les tombes creusées dans le granite, toutes orientées la tête vers le couchant, étaient recouvertes d’un couvercle de basalte. Ce couvercle, scellé, a permis la bonne conservation des ossements. Les tombes étaient réutilisées pour les nouveaux arrivants, ne conservant de l’ancien occupant que quelques os.

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Floret_le_Chastel_23Tous les corps retrouvés de cette époque mérovingienne (du Ve siècle jusqu'au milieu du VIIIe siècle) possédaient des caractéristiques particulières : une grande taille (1m 80 en moyenne, l’un d’eux dépassant 1m 95), une suture frontale non-fermée chez l'adulte, et un déhanchement particulièrement prononcé. Les tombes anthropomorphes ne furent que rarement utilisées en Auvergne, la plupart de celles qui nous sont parvenues se trouvent dans le sud, comme à Montmajour.
 

 

 

 

 

 

 

Saint_Floret_le_Chastel_16aL’ancien lieu de culte celte fut, comme souvent, repris par le christianisme. Une petite église romane dédiée à saint Flour fut érigée au XIIe siècle par Jehan de Bellenaves, seigneur de Saint-Floret et chambellan du duc d'Auvergne. Son passé celte se retrouve dans les chapiteaux représentant des feuilles de chêne.

 

 

 

 

Saint_Floret_le_Chastel_22aRecouverte de lauzes, l’église se compose d’une nef simple voûtée en berceau et d’un chœur à chevet plat, percé de trois fenêtres ogivales.


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Saint_Floret_le_Chastel_25Au XIVe siècle furent rajoutées deux chapelles latérales et le portail sud à trois rang de colonnettes portant des feuillages.
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Saint_Floret_le_Chastel_18L’église fut remaniée au XVIe siècle, et le haut du clocher, aux baies géminées, fut reconstruit en 1548. Le porche fut rajouté côté sud bien après.

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Saint_Floret_le_Chastel_4Dans la chapelle nord, une peinture murale du XIVe siècle représente le donataire agenouillé, Jehan de Bellenaves, accompagné de sa femme et de ses deux filles. Saint Jean-Baptiste tenant l’agneau pascal au dessus d’eux les présente à la Vierge assise sur sa cathèdre, l’enfant bras ouverts sur les genoux.

 

 

 

Saint_Floret_le_Chastel_6À l'entrée de la sacristie se tient une Vierge à l'oiseau du XIVe siècle en marbre de Nonette. Dans ses bras, l’enfant touche de sa main gauche le bec, ses deux pieds étant posés sur la gorge et la patte de l’oiseau.


Saint_Floret_le_Chastel_34

 

 

 

 

 

 

 

http://www.saint-floret.fr/spip.php?article29
http://saintfloret.free.fr/Chastel.htm

23 mai 2012

Les chapiteaux



Saint_Martin_de_Vion_chapiteaux_6aLes chapiteaux de la croisée des transepts ont été remaniés au XIXe siècle, un seul ayant gardé son caractère typiquement roman : l’agneau pascal en gloire, soutenu par deux anges dont les corps et une aile occupent la face latérale. L’agneau représente le renouveau, il est l’animal qu’il faut sacrifier afin d’assurer son propre salut, sa libération. Il est en relation avec l’ancien dieu Agni, seigneur du feu sacrificiel dans les Védas : dieu solaire monté sur un bélier, il représente la lumière que l’on atteint dans sa quête de la connaissance suprême. L’agneau ressuscité et glorifié est vainqueur de la mort.

 

 

 

 

 

 

Saint_Martin_de_Vion_chapiteaux_26C’est pendant le concile de Constantinople de 692 que  les prélats décidèrent que l’art chrétien ne devait plus représenter le Christ comme un agneau, mais comme un homme sur la croix… Quand aux anges, ils ont comme fonction de nous permettre de découvrir la réalité de notre être profond, en nous faisant évoluer. Ils sont nos guides sur le chemin de la révélation. Pas étonnant que ce chapiteau soit placé à l’entrée du chœur, le véritable sanctuaire, côté sud, le côté solaire.

 

 

 

Saint_Martin_de_Vion_chapiteaux_13En face, le chapiteau représentant la Nativité, l’Annonciation et la présentation aux rois-mages est sujet à controverse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Martin_de_Vion_chapiteaux_15Il se pourrait qu’il ait été remanié au XVIe siècle, puisque la « rénovation » du XIXe empiète de moitié sur le pauvre Balthazar qui n’en demandait pas tant. Il n’en reste pas moins que les personnages présentent des mains disproportionnées, les têtes de Marie, Joseph et l’enfant qui est représenté au-dessus d’eux sont disposées à l’horizontale, l’âne et le bœuf quand à eux se retrouvent tout en haut, contre le tailloir.

 

 

 

 

 

 

Saint_Martin_de_Vion_plan_5Ne serait-ce pas la représentation des constellations durant la nuit de Noël ? A ce moment là, le soleil se trouve dans le signe du Capricorne. A minuit, c’est le signe opposé, le Cancer, qui culmine aux cieux, accompagné du Lion et de la Vierge. Dans la Vierge se trouve la constellation du Bouvier, le bœuf. Le Lion représente Juda, fils de Jacob, ancêtre de Joseph (c’est dans le signe du Lion que sont placés les fêtes de Joachim et Anne, les parents de la Vierge. Le lion précédant la Vierge, il en est le géniteur).

 

 

 

 

M44_2aDans le signe du Cancer enfin se trouvent deux étoiles, Asellus Australis (Gamma Cancri) et Asellus Borealis (Delta Cancri), les Ânes du sud et du nord en latin. Pour en terminer avec le ciel, ces deux étoiles sont proches de l'amas M44, ou Praesepe en latin et Phatnè en grec, dont le nom signifie la Crèche. M44 représente la porte entre le monde des vivants et le monde des morts pour les Chinois, le refuge des âmes. Le compte est bon.

 

 

 

 

 

 

Saint_Martin_de_Vion_chapiteaux_3Les autres chapiteaux représentent l’arrestation du Christ au jardin des Oliviers avec le baiser de Judas et saint Pierre tranchant l’oreille d’un soldat romain, la déposition de la croix, la mise au tombeau et la résurrection.

 

 

 

 

 

Saint_Martin_de_Vion_chapiteaux_11Ces thèmes iconographiques ne sont pratiquement jamais abordés durant la période romane.

 

 

 

 

 

 

Saint_Martin_de_Vion_chapiteaux_1Le pélican de la nef est lui aussi résolument moderne.

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Martin_de_Vion_11Les chapiteaux des colonnettes de l'arcature décorant l’abside sont autrement intéressants.

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Saint_Martin_de_Vion_chapiteaux_5Ils sont tout d’abord annoncés par les deux chapiteaux d’entrée dans le chœur, tous deux portant l’arbre de vie, de régénérescence et de fécondité, mais aussi l’arbre de la connaissance, sous forme d’un palmier.
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Saint_Martin_de_Vion_chapiteaux_23L’arbre est symbole d’éternité, mais aussi d’enseignement par l’esprit. Il fait la jonction entre la terre et le ciel, entre les énergies telluriques qu’il transforme et équilibre, et les énergies solaires et  cosmiques qu’il capte par l’intermédiaire de ses feuilles. Sous les tailloirs, des grappes de raisin. La vigne, arbre sacré des grecs, est symbole de la renaissance, de la connaissance initiatique et de l’accès au spirituel. Elle permet de désactiver le mental afin d’arriver à l’ivresse mystique donnant l’enseignement spirituel.

 

 

 

 

 

Saint_Martin_de_Vion_11a

Les chapiteaux côté nord présentent tout d’abord des feuillages sous forme de palmettes, qui vont s’ouvrir de plus en plus, porter des fleurs puis des fruits.



Saint_Martin_de_Vion_chapiteaux_22Côté sud, les feuilles s’épanouissent pour arriver jusqu’à une fleur à 8 pétales, totalement solaire. Elle s’ouvre dans les 8 directions de l’espace et rejoint le symbolisme de la Roue de la Fortune.

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Martin_de_Vion_chapiteaux_9Elle contient le monde dans son unité (le cœur) et dans sa manifestation (les pétales), pour rejoindre l’harmonie cosmique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Martin_de_Vion_chapiteaux_10Les deux chapiteaux entourant la fenêtre centrale montrent au nord deux lions, symbole de la force brutale incarnée dans la matière lunaire (première nature du lion), affrontés autour de palmes (palmier transformateur et équilibrant). Les pattes ne touchent plus l’astragale, ce qui veut dire que les lions partant du tellurique sont arrivés au cosmique.

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Martin_de_Vion_chapiteaux_8Au sud, un seul lion, la dualité n’existe plus. Il est le symbole de la puissance maitrisée du principe solaire accompli (deuxième nature du lion). Il pose ses 4 pattes sur des rinceaux terminés en grappes de raisin, déjà sorti du tellurisme il a désactivé son mental. De son chakra coronal sort une fleur épanouie, au-dessus de laquelle et proche du tailloir, c'est-à-dire du ciel, se tient la rose à 4 pétales.

23 mai 2012

L’église Saint-Martin de Vion



Saint_Martin_de_Vion_26Situé au bord du Rhône, sur une ancienne route reliant Lyon au sud, Vion  (Vugnon en 993 dans la charte de Cluny, Vion en 1153, Vayn et Vyon en 1275 puis Saint-Martin de Vion en 1464) était connu dès l’antiquité. Au Xe siècle, le village appartenait aux comtes d’Albon, comme Champagne, enclave dauphinoise dans le Vivarais et le royaume de France.

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Martin_de_Vion_28Le fief (le territoire et son prieuré, possédant déjà une église dont il nous reste la crypte carolingienne) fut donné au début du XIIe siècle à l’abbaye bénédictine Saint-Martin d’Ainay de Lyon, donation confirmée par la bulle du pape Eugène III en 1153. C’est sans doute à cette époque que la construction d’une nouvelle église fut entreprise. Il semblerait qu’elle fut restaurée au XVIe siècle, mais c’est au XIXe siècle que l’église fut entièrement modifiée. Il ne reste de roman que l’abside centrale, le transept et la partie basse du clocher.

 

 

 

 

 

 


L’extérieur



Saint_Martin_de_Vion_1On remarque de loin l’église Saint-Martin, perchée sur une colline dominant le village.

 

 

 

 

 

 

Saint_Martin_de_Vion_2Le clocher de base carrée, construit sur la croisée du transept et dont la partie haute est du XIXe siècle, conserve un premier étage roman, percé sur chaque face de deux baies géminées à colonnettes en plein cintre. Il rappelle le clocher de Saint-Martin d’Ainay.
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Saint_Martin_de_Vion_23Le chevet comporte une abside polygonale et deux absidioles en forme de tour sur chacun des bras du transept.

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Martin_de_Vion_24Un passage voûté sous le presbytère permet d’accéder à la partie la plus basse, la crypte semi-enterrée. Cette crypte supporte le transept et l’abside principale. Elle fut construite à l’époque carolingienne pour compenser la pente du terrain, de ce fait, elle est appelée crypte de correction.

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Martin_de_Vion_5La façade occidentale ainsi que la nef, sans grand intérêt, furent reconstruites au XIXe siècle dans le style romano-byzantin propre à la basilique de Fourvière.

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L’intérieur



Saint_Martin_de_Vion_7L’entrée dans l’église peut paraître déconcertante. En effet, la nef romane fut détruite au XIXe siècle et remplacée par  un triple vaisseau couvert de croisées d’ogives, peinturluré et mosaïqué à l’envi.

 

 

 

 

 

Saint_Martin_de_Vion_21Seule la piéta en bois polychrome du XVIe siècle, taillée d’une seule pièce dans un morceau de tilleul, accompagnée de la statue de saint Roch du XVe, donne un peu de repos. 
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Saint_Martin_de_Vion_25Même la Cène de Léonard fut (mal) copiée, c’est dire.

 

 

 

 

 

 

Saint_Martin_de_Vion_8Il ne reste de l’ancien tympan qu’un morceau de pierre sculptée, posée dans l’obscurité près de l’entrée. Très abimé, il représente le Christ imposant ses mains sur la tête de deux personnages que l’on imagine féminins. Certains ont voulu y voir saint Pierre et saint Paul accompagnés d’un disciple.

 

 

 

 

 

Saint_Martin_de_Vion_plan_2bL’église présente un plan en croix latine orienté à l'est, plan classique des édifices bénédictins.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Martin_de_Vion_9C’est en remontant vers le transept et le chœur que nous retrouvons les parties romanes. Dans les bras du transept à coupole sur trompes (remaniée au XIXe) s’ouvrent deux absidioles voûtées en cul-de-four. Les arcs de la croisée du transept reposent sur des demi-colonnes à chapiteaux.

 

 

 

 

Saint_Martin_de_Vion_10L’abside à l’extérieur à pans coupés est à l’intérieur de plan semi-circulaire et voûtée en cul-de-four. Elle est décorée d’une arcature s’appuyant sur des colonnettes à chapiteaux.


 

 

 

 

 

Saint_Martin_de_Vion_16Un escalier au centre de la nef permet d'accéder à la crypte en contrebas. L’église est toujours fermée. Si vous voulez rencontrer le gardien des clés, personnage haut en couleurs comme l’église dont il a la garde, il vous faudra demander monsieur Michel Campana.

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Saint_Martin_de_Vion_19http://amisdainay.free.fr/Eglise-Saint-Martin-de-Vion.html
http://www.patrimoine-ardeche.com/visites/vion.htm
http://www.mediterranee-antique.info/Religion/Masse/T_1/M_106.htm
Dans les pas de Cévennes terre de lumière, à la découverte du patrimoine vivarois, l’Ardèche du nord

28 octobre 2011

Clermont-Ferrand, historique



Clermont_plan_3La ville de Clermont-Ferrand est construite sur une butte volcanique appelée le Plateau Central, formé il y a environ 160.000 ans. Le volcan entra en éruption quand la lave vint au contact de l’eau. De l’explosion naquit un cratère (un maar), qui rapidement se remplit d’eau en formant un lac. Les alluvions de la Tiretaine, la rivière qui traverse la ville, le comblèrent. C’est pourquoi l’endroit, composé de  zones marécageuses et de buttes volcaniques, est riche en sources thermominérales.

 

 

 

 

Clermont_plan_5C’est ici que les hommes virent s’installer il y a plus de 10 000 ans, témoins des dernières éruptions de la chaine des Puys. En 1973 fut découverte sur le versant sud des côtes de Clermont  la sépulture de celui qui fut appelé l’homme du creux rouge, le plus ancien clermontois, datant du néolithique. A cette époque, une tentative d’urbanisation se fit vers Aulnat, située à 5 km de Clermont.

 

 

 

Clermont_plan_6Puis les Celtes vinrent se mélanger aux peuples déjà présents, les Ibères et les Ligures, autour du Ve siècle avant notre ère. Ils fondèrent la première ville, Nemossos, qui devint la capitale des Arvernes, peuple gaulois bien connu des amateurs d’Astérix. Nemessos, dont l’étymologie gauloise donne « nem », le ciel, agrémenté d’un T, qui donne nemeton, le sanctuaire, le « bois sacré » (la part du ciel que le prêtre découpe avec son bâton et qui est projetée au sol pour former le lieu où les divinités viendront à la rencontre des hommes). 

 

 

 

 

 

 

Clermont_Ferrand_1Si cette ville n’était pas exactement située sur la butte clermontoise, elle n’en était pas très éloignée. Récemment, une fouille mit au jour les restes d’un important oppidum gaulois à Corent, village faisant partie de l’agglomération clermontoise. Vaste de plusieurs dizaines d’hectares, il possédait un théâtre, un immense sanctuaire environné d’habitations.

 

 

 

 

Clermont_plan_7Les romains, après leur conquête, transférèrent la capitale, appelée maintenant Augustonemetum, sur l’emplacement exact de la ville de Clermont. Traditionnellement, la ville aurait été créée lors de la fondation de la voie d'Agrippa reliant la capitale des Gaules, Lyon, à Saintes, capitale de l'Aquitaine.

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Clermont_Ferrand_2Comme l'indique son nom, Augustonemetum « sanctuaire d'Auguste », un sanctuaire a joué un rôle dans la genèse de la ville. Dans l'état actuel de la recherche, l'unique témoin contemporain de la période augustéenne est le sanctuaire de plein air de la Source des Roches à Chamalières, connu pour l'exceptionnelle série d'ex-voto qu'il a livré. Cependant, on ne peut exclure qu'il fasse référence au premier temple situé au sommet du puy de Dôme ou à un autre temple d'Augustonemetum encore non identifié. »

 

 

 

 

 

 

Clermont_Ferrand_8La ville, qui prit le nom d’Arvernis au IIIe siècle, puis celui de Clairmont (par référence au château fort de Clarus Mons) à l’époque carolingienne, se développa alors autour du fameux Plateau Central, sur lequel s’élève la cathédrale.

 

 

 

 

 

Clermont_Ferrand_5C’est là qu’en 1095, lors du concile de Clermont, le pape Urbain II prêcha la première croisade. En 1120, pour contrecarrer le pouvoir des évêques, les comtes d’Auvergne fondèrent à proximité de la ville épiscopale de Clairmont la cité comtale de Montferrand. L'union de ces deux villes fut imposée par Louis XIII en 1630.
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Clermont_Ferrand_9http://www.augustonemetum.fr/

2 avril 2012

La source Sainte-Marguerite

Pour plus de compréhension, aller lire le reportage sur la provenance géologique des sources.


Saint_Maurice__s_Allier_Sainte_Marguerite_18aAu hameau de Sainte-Marguerite, l'eau issue des profondeurs traverse les alluvions de l'Allier (environ 10 mètres d'épaisseur) pour ressurgir naturellement ou par l'intermédiaire de captages.

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Maurice__s_Allier_Sainte_Marguerite_4Les sources sont au nombre de 6 : la Chapelle, Le Héron et Valois fournissent une eau de table, Brissac, Chapin et César donnent une eau médicinale.
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Saint_Maurice_l_s_Allier_source_Sainte_Marguerite_4Certaines sont à débit constant, alors que d'autres s'écoulent par intermittence comme Brissac, la source du geyser.
Ces sources étaient connues, comme celles des Saladis, depuis la plus haute antiquité. Les vertus miraculeuses de ses eaux gazeuses, et peut-être autre chose, attirèrent les hommes. Les gallo-romains y construisirent des thermes.
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Saint_Maurice__s_Allier_Sainte_Marguerite_2Puis intervint la légende : au XIVe siècle, la peste vint aux portes de Saint-Maurice, qu’elle laissa sans victime. Les habitants y virent l’action de sainte Marguerite, à qui l’on attribuait déjà les guérisons dues à la source, et décidèrent de lui bâtir une chapelle. Cette chapelle fut reconstruite dans les années 50.

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Maurice__s_Allier_Sainte_Marguerite_1Aux XVIe et XVIIe les curistes se firent plus nombreux, et en 1867 un établissement thermal vit le jour, avec ses buvettes clairsemées dans le parc.
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sainte_marguerite_2En 1993, l’ancienne société d’embouteillage commercialisant la source de la Chapelle depuis 1929 fut rachetée par le groupe Intermarché (qui renforce l’eau avec du gaz). Une nouvelle usine fut construite, qui remplaça l’ancienne, laissée à l’abandon.

 

 

 

 

 

Saint_Maurice_l_s_Allier_source_Sainte_Marguerite_1L’eau est riche en fer et en carbonates de calcium et magnésium. On lui reconnait des effets pour soigner l'obésité, les affections rénales, les maladies du foie et de l'estomac

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Maurice__s_Allier_Sainte_Marguerite_7Le site est préservé, afin de favoriser le retour des plantes halophiles dans la roselière et les prés salés. Au contact de l'air, le fer s'oxyde et donne la couleur rouille, le carbonate de calcium ou le magnésium se dépose en plaques blanches de calcaire, le travertin.
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Saint_Maurice__s_Allier_Sainte_Marguerite_9C’est vers la source Brissac, geyser naturel intermittent (partiellement aménagé avec la mise en place ancienne d'un tuyau métallique lors d’un ancien forage), qu’il se passe vraiment quelque chose.

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Saint_Maurice__s_Allier_Sainte_Marguerite_11L’eau jaillit toutes les 20 minutes environ à une hauteur de 2 mètres.

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Saint_Maurice__s_Allier_Sainte_Marguerite_13A ce moment là, tout s’arrête. Il n’y a plus que le chant de l’eau, les esprits de la nature s’approchent et regardent les nymphes danser…
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Vidéo du geyser

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Maurice__s_Allier_Sainte_Marguerite_17Marguerite, fille d’Aedésius prêtre païen d’Antioche, toi la sainte sauroctone, celle que l’on représente issant du dragon, celle que l’on prie pour la délivrance et la montée de lait, toi issue d’anciens mythes, représentais-tu celle qui dompte la vouivre, celle qui danse dans l’eau pétillante ?

 

 

 

 

 

 

 



http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte_Marguerite_%28eau_min%C3%A9rale%29
http://water-label.pagesperso-orange.fr/html/sainte%20marguerite.htm
http://www.sites-et-patrimoines.fr/St_maurice.htm

10 mai 2012

L’église Saint-Pierre, l'historique


Champagne église Saint-Pierre plan 2Le village de Champagne, situé sur un important itinéraire médiéval qui reliait Grenoble au Puy sur un axe de pèlerinage Rome-Compostelle, se construisit autour de sa première église prieurale, que la tradition attribue à l'ordre des chanoines réguliers de Saint-Augustin, sous la juridiction de Vienne, au IXe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

Champagne église Saint-Pierre 2Devenu dépendant de l'abbaye bénédictine Saint-Barnard de Romans au début du XIe siècle, le prieuré abrita une réunion des évêques du royaume de Bourgogne vers 1026, d’après un manuscrit de la bibliothèque de Berne. Locus Champagniae est cité dans un texte d’Urbain II datant de 1088.

 

 

 

 

Champagne église Saint-Pierre 15Le prieuré devint au XIIe siècle possession de l'abbaye Saint-Chef en Isère qui reconstruisit l’église telle que nous la voyons aujourd’hui : conçue entre 1150 et 1160 comme une église forteresse, dans un but militaire et défensif autant que religieux.

 

 

 

 

 

 

 

Champagne église Saint-Pierre 17Les pierres de l’ancienne église du XIe siècle, en moellons de grès jaune et beige, servirent à l’édification de la nouvelle. Le village fut entouré de remparts. En 1319, Saint-Chef passa sous la dépendance directe de l'évêque de Vienne et en 1328, le prieuré fut supprimé : l’église devint simple paroisse.

 

 

 

 

 

 

 

Champagne église Saint-Pierre 27En 1361, le prieuré fut rétabli au profit des Célestins jusqu'en 1773. L’église fut mutilée lors des guerres de religion, les sculptures des linteaux des portails ayant été partiellement détruits. Au XVIIe siècle, l’église fut restaurée : les tours nord et sud furent en partie démantelées.

 

 

 

 

 

 

 

Champagne église Saint-Pierre plan 3Le tracé des frontières sur la carte de Cassini de 1776 montre Champagne, possession des comtes d’Albon, comme une enclave, place forte avancée du Dauphiné dans le Vivarais et le royaume de France. Le village endossait un rôle portuaire, commercial et militaire.

 

 

 

 

 

 

 

Champagne église Saint-Pierre 1En 1848, l’élargissement de l’ancienne route royale devenue nationale 86 fit disparaître le porche voûté, vestige de la tour accolée à la façade. Le cimetière qui jouxtait l’église au sud fut supprimé. Entre 1889 et 1893, l’église fut à nouveau restaurée. En 1976, par décision du pape Paul VI, l’église devint abbatiale des chanoines réguliers de Saint-Augustin.

3 mai 2012

Les Roches qui dansent



Saint_Barth_l_my_de_Vals_Les_roches_qui_dansent_7C’est dans un bois proche de Saint-Barthélémy-de-Vals que se dressent les roches qui dansent. Géologiquement parlant, ce sont des rochers de grès à forte concentration de quartz, durcis irrégulièrement par un ciment siliceux formant parfois des concrétions de calcédoine.

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Barth_l_my_de_Vals_Les_roches_qui_dansent_4Restés en saillie quand les sables environnants ont été entraînés par l’érosion, Ils forment sur la colline boisée de châtaigniers et de chênes un assemblement naturel de 51 gros blocs disposés en trois cercles à peu près concentriques (d’où son nom officiel de « Cromlech-de-la-Roche-qui-danse », aussi appelé cromlech de Douévas) qui s’étendent sur près de 6 hectares.

 

 

 

 

Saint_Barth_l_my_de_Vals_Les_roches_qui_dansent_14L’endroit fut occupé au moins dès l’âge du bronze. Il nous en reste des sépultures retrouvées alentours, dont quelques-unes datant de la période celte, comme mentionné par monsieur Lacroix dans le bulletin d'archéologie et de statistique de la Drôme de 1866 :

 

 

 

 

 

Saint_Barth_l_my_de_Vals_Les_roches_qui_dansent_11« De 1825 à 1830 , on découvrit, au-dessous du château de Rochain, à un kilomètre de là vers le nord-ouest, plusieurs tombes en mollasse avec des couvercles de même nature ou en bois, des fragments d'armes, des vases en terre et des médailles romaines ou gauloises. Douze autres tombes furent mises à jour, rangées symétriquement sur deux lignes parallèles. »

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Barth_l_my_de_Vals_Les_roches_qui_dansent_20Plus loin, il est dit : « Grand fut notre étonnement en présence de cet amas de pierres de toutes formes, de toutes dimensions, les unes droites, les autres couchées et où régnait cependant une sorte de symétrie.


 

 

 

 

 

 

 

Saint_Barth_l_my_de_Vals_Les_roches_qui_dansent_2Des notes et des esquisses, prises à une seconde visite, nous permirent de reconnaître des menhirs, une pierre branlante, un autel ou chaire, un trilithe, des dolmens, un véritable cromlech enfin. D'autres roches colossales ou très petites marquent les avenues du sanctuaire.


 

 

 

 

 

 

Saint_Barth_l_my_de_Vals_Les_roches_qui_dansent_2Depuis lors, plusieurs blocs ont disparu sous le marteau des carriers, nous les avons vues en grand nombre, de 1837 à 1840, remplissant les intervalles qui sont vides aujourd'hui et formant une triple enceinte elliptique.


 

 

 

 

Saint_Barth_l_my_de_Vals_Les_roches_qui_dansent_18Ce n'est que depuis 15 à 18 années que les défrichements et la culture ont fait disparaître la régularité de ces courbes, et que la plupart des pierres plantées verticalement ont été déplacées, renversées, fracturées pour être employées à diverses constructions.» En effet, il reste encore des traces de carrier ayant voulu sortir de la pierre des meules.
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Saint_Barth_l_my_de_Vals_Les_roches_qui_dansent_21Les légendes se rapportant aux Roches sont nombreuses : l’une d’elles rapporte qu’à Noël et à la Saint-Jean, les fées s’y réunissaient pour invoquer les esprits selon des rites précis faisant vibrer les roches, et qu’un enfant les vit bouger après avoir assisté à un office.

 

 

 

 

Saint_Barth_l_my_de_Vals_Les_roches_qui_dansent_16Une autre les attribue à la présence de Gargantua, dont il reste une trace de pied dans la roche. Une autre encore parle d’un bébé ayant disparu lors des 12 coups de minuit de la nuit de Noël et retrouvé au même endroit un an après sans qu’il ait vieilli. Mais la légende la plus tenace en fait un lieu fréquenté par les druides.


 

 

 

 

 

 

Saint_Barth_l_my_de_Vals_Les_roches_qui_dansent_3Regardons un peu plus loin et lisons entre les lignes. Les archéologues ont retrouvé un lieu qui, même étant naturel en grande partie, fut utilisé par les hommes. Les légendes nous apprennent que les rituels importants se situaient aux solstices (Noël, Saint-Jean), que le lieu fut utilisé par les druides. Les fées et Gargantua nous indiquent la présence des énergies de la Dame et de saint Michel, le lunaire et le solaire, qui peuvent être des énergies guérisseuses.

 

 

 

Saint_Barth_l_my_de_Vals_Les_roches_qui_dansent_10Les sépultures alignées non loin du site montrent qu’il ne devait lui-même pas recevoir de corps, ce qui nous laisse penser qu’il devait rester pur. L’enfant qui voit bouger les pierres la nuit de Noël nous dit que les énergies vibratoires du lieu sont plus fortes aux solstices.

 

 

 

 

Saint_Barth_l_my_de_Vals_Les_roches_qui_dansent_8Le bébé retrouvé après un an nous indique une possible fonction de portail sur… autre chose. Tout ceci bien sur reste une hypothèse non confirmée. Mais les légendes sont plus importantes qu’on ne le croit en général, elles qui véhiculent l’ancien savoir.

 

 

 

 

 

Saint_Barth_l_my_de_Vals_Les_roches_qui_dansent_9Ce qu’il y a de sur, c’est que l’endroit est très fort en énergie tellurique et cosmique. Les courants telluriques n’ont même pas besoin d’être mesurés, les arbres tordus nous les indiquent.

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Saint_Barth_l_my_de_Vals_Les_roches_qui_dansent_12Et peut-être aussi quelques signes gravés en forme de serpent...

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Barth_l_my_de_Vals_Les_roches_qui_dansent_15Et la tête du dragon, où sort le courant principal.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Barth_l_my_de_Vals_Les_roches_qui_dansent_3Aujourd’hui, le site, à l’image de Fontainebleau, ne sert plus qu’aux promeneurs et aux membres de l’école d’escalade. A moins qu’une nuit de la Saint-Jean…

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Saint_Barth_l_my_de_Vals_Les_roches_qui_dansent_19


http://www.rdbrmc-travaux.com/spge/site_v2/sites_classes/pdf/2674.pdf
http://www.terre-de-mysteres.fr/hauts-lieux/les-roches-qui-dansent-saint-barthelemy-de-vals.html
http://www.archive.org/stream/bulletindarchol02drgoog/bulletindarchol02drgoog_djvu.txt
Bulletin d'archéologie et de statistique de la Drôme (1866)

23 mars 2012

La nouvelle Major



Marseille_la_Major_26La cathédrale Sainte-Marie-Majeure actuelle s’élève à l’ouest de la vieille Major, sur une esplanade dominant la mer. Mis à part son emplacement dans les environs des premiers temples, elle n’apporte pas grand-chose au niveau énergétique. Ni au niveau architectural, mais là, c’est une affaire de goûts personnels.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Marseille_la_Major_1Les nouveaux architectes, même s’ils ont gardé le plan en croix latine, n’ont pas encore compris à quoi servait une église : celle là n’est même pas orientée convenablement.

 

 

 

 

 

 

Marseille_la_Major_4Elle fut la seule cathédrale édifiée en France au XIXe siècle, et sa première pierre fut posée, dit-on, par Bonaparte le 26 septembre 1852. Elle s’acheva 41 ans plus tard, le 30 novembre 1893 et fut érigée en basilique mineure par Léon XIII le 24 Janvier 1896.

 

 

 

 

 

 

 

 

Marseille_la_Major_5D’inspiration byzantine, à la fois copiant le roman et le gothique, elle peut accueillir 3 000 personnes : elle mesure 142 mètres de long, le transept fait 50 m de large, les tours 60 mètres de haut, la coupole centrale 70 mètres.

 

 

 

 

 

Marseille_la_Major_9Elle mélange la pierre verte de Florence, le marbre blanc de Carrare, les pierres de Calissane et du Gard, l’onyx d’Italie et de Tunisie, les mosaïques multicolores de Venise, et en plus, elle possède une charpente métallique. Les marseillais ne s’y trompent pas, eux qui l’appellent le « pyjama ».
Son esplanade fut gagnée sur la mer grâce à d'importants travaux de remblaiement et de terrassement.

 

 

 

 

 

 

 

Marseille_la_Major_2La façade est flanquée de deux tours surmontées de dômes.

 

 

 

 

 

 

 

Marseille_la_Major_3Au-dessus du porche, protégées par une galerie en architrave, sont alignées sept statues : le Christ au centre est entouré des apôtres Pierre et Paul, puis Lazare, Marthe, Maximin et Marie-Madeleine, les saints légendaires de Provence.

 

 

 

 

 

Marseille_la_Major_13Le porche abrite les statues des premiers évêques de Marseille, et les portes sont surmontées de tympans en marbre, dont cette représentation à l’ouest de l’agneau mystique et la fontaine de vie.

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Marseille_la_Major_15La nef, constituée de trois travées, est  couverte par des voûtes d'arêtes et des coupoles soutenues par des colonnes  et des piles en marbre.

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Marseille_la_Major_17Le transept est séparé du chœur et du déambulatoire par 7 marches. La croisée et ses quatre arcs supporte la coupole centrale. Aux quatre angles sont placées les statues des quatre évangélistes. Au centre, l’autel majeur en marbre est abrité sous un ciborium au dôme de bronze soutenu par quatre colonnes d’onyx.

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Marseille_la_Major_14La seule chose qui ait attiré mon attention, finalement, c’est le baptistère situé dans la première chapelle nord. Lui est bien à sa place.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Marseille_la_Major_21La statue de saint Roc, destinée à être sortie en procession et simple dans sa sobriété, mérite le détour.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Marseille_la_Major_23Quand au reste… Pauvre Artémis. Heureusement, l’endroit reste majestueux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Sainte-Marie-Majeure_de_Marseille

23 mars 2012

La vieille Major



Marseille_Apollon_Sauroctone_1Comme dit précédemment, le site de Marseille était déjà occupé dès le Paléolithique supérieur. Puis les Saliens (peuplade formée de Ligures venus d'Espagne et de Celtes) s'y installèrent. La tribu était celle des Segobriges, qui s'allia avec les  grecs venus de Foça en 600 avant notre ère. La première cité fut construite au nord du port naturel appelé Lacydon. Parmi les premiers sanctuaires bâtis, celui d'Apollon Delphinios (vraisemblablement sur l'emplacement de l'église Saint-Laurent) et celui de la déesse Artémis (devenue Diane d'Ephèse), sa sœur, que l'oracle de Delphes considérait comme la protectrice des premiers Phocéens.

 

 

 

 

 



Marseille_Artemis_1Le soleil et la lune, le yin et le yang, saint Michel et la vierge noire, les parèdres. L’emplacement supposé de ce temple primitif se situe un peu plus au nord de la butte, sur une esplanade, près du forum. Durant les premiers siècles l’endroit fut abandonné, et c’est à partir du Ve siècle que l’on construisit un groupe cathédral comprenant le siège épiscopal, un baptistère et deux églises paléochrétiennes dont l’église primitive dédiée à la vierge Marie, celle que l’on appelle la Vieille Major.  

 

 

 

 

 




Le palais épiscopal

 

Marseille_la_Major_38Il ne reste presque rien des bâtiments. C’est lors de fouilles faites en 2008 sur l’esplanade que l’ont mit au jour une mosaïque pouvant appartenir au palais et quelques éléments de maçonnerie. L’ensemble fut dégradé par un cimetière paroissial, utilisé du XIIe siècle jusqu'à l'époque moderne.
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Marseille_la_Major_40La mosaïque date du Ve siècle et fait environ 15 m2. Les motifs sont souvent des figures géométriques, accompagnés de paons affrontés, de fleurs, de cratères et de bouquets. Une vidéo très explicative est présentée par l’INRAP ici.

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Le baptistère



Marseille_la_Major_24Les fouilles faites en 1852 dans la cour de l’ancienne prévôté de la cathédrale lors de la construction de la Nouvelle Major, dégagèrent les vestiges d’un baptistère paléochrétien datant du Ve siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

Marseille_la_Major_plan_5Ils furent pris à l’époque pour les restes de l’ancien temple de Diane. Ils ne sont plus visibles aujourd’hui, et ne sont connus que par des plans et relevés des décors publiés en 1905 par François Roustan : « La structure du Baptistère de la Major, à part les colonnes qui provenaient d'un temple païen, n'était composée que de matériaux ordinaires pris dans la localité. Les murs étaient donc en maçonnerie ordinaire ; les arcs et les voûtes en briques et les toitures en charpentes et en tuiles romaines demi-rondes.

 

 

 

 

 

 


Marseille_la_Major_30Les marbres ont été employés comme placages dans les soubassements ; ils ont aussi concouru pour une bonne part au pavage du sol. Le pavage des bas et peut-être celui des chapelles était totalement en mosaïques.

 

 

 

 


Marseille_la_Major_43L'architecture intérieure du monument se composait de seize colonnes dont la hauteur compris base et chapiteau était de 7 m. 89. Les colonnes du plan du dôme étaient surmontées d'arcs plein cintre de 3 m. 80 de diamètre, sans doute agrémentés d'archivoltes ; au-dessus s'élevait un tambour vertical jusqu'à la corniche architrave, qui établissait le départ de la coupole en plein cintre et à pans, laquelle était arrêtée au sommet par un œil ou couronne horizontale que surmontait un campanile composé de huit colonnettes et couronné par une calotte.







Marseille_la_Major_45Les proportions donnent à la coupole sous clef une hauteur de 18 mètres environ. La hauteur totale du sol au-dessus du campanile devait être de 24 mètres. Nous supposons, d'après les fragments de murs trouvés à l'ouest que l'entrée principale de l'édifice était de ce côté. Les ouvertures sur l'axe des pans nord et sud devaient donner accès aux bâtiments qui étaient annexés au Baptistère, notamment à la Major qui existait déjà.»

 

 

 

 

 

Marseille_la_Major_31Le bâtiment à plan carré extérieur de 25m de côté (ce qui en fait le plus grand de France et l’un des plus grands de la chrétienté) possédait une cuve baptismale octogonale à gradins d’environ 4,40m de diamètre sur 0,70m de profondeur, recouverte de marbre blanc, et un déambulatoire annulaire à pavement de mosaïques polychromes.
Il fut détruit par les Sarrazins qui envahirent l’endroit au moins à trois reprises, entre 725 et 923, probablement en 838.



L’église

 


Marseille_la_Major_27De l’église paléochrétienne il ne reste que quelques fragments de mosaïques et de murs en calcaire rose. Elle fut vraisemblablement construite vers 401 par l’évêque Proculus, celui-là même qui érigea l’abbaye Saint-Victor, en même temps que le baptistère. Dédiée à saint Lazare, elle mesurait plus de 60 m de longueur, et de 26 à 34 m de largeur.

 

Marseille_la_Major_25Au VIIIe siècle, elle changea de dédicace et on la trouve dans les chartes sous le nom d’Eclesia Sanctae Mariae, puis de Nostroe Dominoe antique Sedis, Notre Dame de l’antique siège.
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Marseille_la_Major_6Elle devint donc, à cette époque, la cathédrale des évêques de Marseille. Elle fut plusieurs fois restaurée à la suite des destructions des Sarrazins entre les IXe et XIe siècles : des décors sculptés à motifs d'entrelacs datant de cette période furent retrouvés.
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Marseille_la_Major_7Au milieu du XIe siècle, le chœur fut refait par Pons Ier en calcaire blanc, et c’est Pons II qui entreprit la reconstruction complète du bâtiment en 1073. Elle prit alors le nom de Sainte-Marie-Majeure.
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Marseille_la_Major_58La cathédrale, de plan en croix latine, comptait alors cinq travées voûtées en plein cintre, un chœur à abside heptagonale avec absidioles et des bas-côtés voûtés en berceau.

 

 

 

 

 

 

 

 

Marseille_la_Major_72La coupole de la croisée du transept reposait sur 10 arcs longitudinaux en plein cintre posés en encorbellement sur les grands arcs doubleaux de la travée du chœur, passant ainsi du rectangle au carré parfait, à l’intérieur duquel quatre trompes ornées des têtes d’animaux, symboles des évangélistes, délimitaient un octogone.

 

 

 

 

 

 

 

Marseille_la_Major_37Sur cette base s’élevait la coupole. De cette époque nous restent une partie de la nef romane et la coupole octogonale.

 

 

 

 

 

 

Marseille_la_Major_35Le clocher fut édifié en 1390. Au XVIe siècle, la mer ayant fait reculer la falaise, il fallut refaire le mur d'enceinte. Pour ce faire, deux travées furent détruites, et l’entrée principale se fit au sud.

 

 

 

 

 

 

Marseille_la_Major_71aLa révolution la vendit comme bien national, et pour une fois ce n’est pas elle qui fit le plus de dégâts.

 

 

 

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Rendue au culte en 1795, elle faillit disparaître entièrement en 1852 lors de la construction de la Nouvelle Major. Heureusement, grâce à la Société française pour la conservation des monuments et aux protestations des marseillais, elle ne perdit que deux travées supplémentaires.

 

 

 

 

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Elle fut alors déclassée en église paroissiale et resta affectée au culte jusque dans les années cinquante. Actuellement, attendant désespérément une restauration, elle est fermée.  

 

 

 

 

 


Marseille_la_Major_8La chapelle Saint-Sérénus (10e évêque de Marseille, de 599 à 601) ou collatéral nord, datant du XIVe siècle, renferme l’autel-reliquaire dit de saint Sérénus, probablement l’ancien devant du maitre-autel sculpté à la fin du XIIe siècle, dans lequel les reliques de saint Victor étaient conservées.

 

 

 

 


Marseille_la_Major_70aSur la face exposée, quatre colonnes à chapiteaux délimitent trois niches à arcatures ornées de perles. Entre les arcs, au-dessus des colonnes, les symboles des évangélistes. La niche centrale montre la Vierge assise en majesté tenant sur ses genoux l’enfant qui porte l’inscription "Ego sum lux mundi" (Je suis la lumière du monde).

Marseille_la_Major_44Les fouilles de 1852 mirent aussi au jour une statue en marbre de 71 cm de hauteur (on n’en garde que le dessin fait par François Roustan) ainsi que des fragments de table d’autel, des chapiteaux.

 

 

 

 

 

 

 

 

Marseille_la_Major_59L’autel-reliquaire de saint Lazare est un monument de marbre construit par Francesco Laurana en 1481. Il s’agit d’une double arcade en plein cintre supporté par deux pilastres aux extrémités et une colonne au centre.

 

 

 

 

 

 

 

 

Marseille_la_Major_66aLeurs chapiteaux sculptés supportent trois personnages : saint Victor au centre, saint Lazare à droite et saint Cannat à gauche. Sous l’arcade de gauche le saint est assis sur son trône, de chaque côté de lui se tiennent sainte Madeleine et sainte Marthe.

 

 

 

 

 

 

 


Marseille_la_Major_67aLa prédelle du retable relate des scènes de la vie du saint en sept bas reliefs.

Marseille_la_Major_68aMarseille_la_Major_69a

 

 

 

 

 

 


Marseille_la_Major_plan_1

http://www.visites-guidees.net/article-la-vieille-major-marseille-59026999.html
http://marseille.catholique.fr/-La-Major-cathedrale-de-Marseille-
http://www.richesheures.com/sessions/visite-3d/01baptistere.htm
http://cathedrale.marseille.free.fr/index.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_de_la_vieille_Major
http://www.inrap.fr/archeologie-preventive/Sites-archeologiques/p-8756-Esplanade-de-la-Major.htm

7 mars 2012

Le musée des Beaux-arts au palais Saint-Pierre de Lyon III



Le moyen-âge



Palais_Saint_Pierre_mus_e_58Nous arrivons au début du moyen-âge avec l’art paléochrétien. Ici, un sarcophage d’époque mérovingienne provenant d’Italie, Ve siècle. Le Christ est représenté entouré des apôtres.

 

 

Palais_Saint_Pierre_mus_e_60Les fragments d’un autre sarcophage, avec des croix pattées.

 

 

 

 

 

 

Palais_Saint_Pierre_mus_e_61Un devant d’ambon (pupitre placé à l'entrée du chœur dans une église où est posé le lectionnaire ou la Bible) en marbre provenant de l’abbaye de l’Ile-Barbe, datant du VIIIe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Et nous voilà avec la petite merveille du musée, celle pour laquelle je m’y suis déplacée. Je me souvenais de ma dernière visite il y a… très longtemps, et de sa présence. Une vierge noire à Lyon, tout le monde pense à Fourvière. Mais nous avons, malheureusement pour elle qui fut arrachée à sa crypte d’origine, Notre-Dame de Pegros..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Palais_Saint_Pierre_mus_e_vierge_noire_Saint_Flour_3Cette vierge noire en majesté, datant de la deuxième moitié du XIIe siècle, fut achetée à l’antiquaire parisien Brimo de Laroussilhe  par le musée des Beaux-arts de Lyon en 1934.  Elle provient de Saint-Flour, dans le Cantal. Elle fait partie des vierges de l’école auvergnate.

 

 

 

 

 

 

 

 

Palais_Saint_Pierre_mus_e_vierge_noire_Saint_Flour_6Taillée dans du bois de charme, elle mesure 71,5 cm de haut, 31 cm de large et 30,5 cm de profondeur.

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Elle possède encore des traces de sa polychromie originale et d'un revêtement en métal avec  cabochons et pierres précieuses.  Les avant-bras de l'enfant manquent. Les pieds de la vierge et les pieds postérieurs du trône furent refaits et la tête de l'enfant recollée. Les jambes de l'enfant sont désaxées vers la gauche.

 

 

 

 

 

Palais_Saint_Pierre_mus_e_62Le jongleur, troisième quart du XIIe siècle. A l'intérieur d'une large moulure plate dessinant un cadre, un personnage vêtu d'une tunique courte et d'un manteau jongle et danse. Il lance de la main gauche une balle qu'il s'apprête à rattraper de l'autre main. La forme du bas-relief indique qu'il s'agit d'une archivolte, provenant du portail de l'église Saint-Pierre-le-Puellier de Bourges, détruite à la révolution. Cet endroit est devenu la place Georges Sand.

 

 

 

 

 

 

 

Palais_Saint_Pierre_mus_e_62a_Le style invite à des rapprochements avec la sculpture bourguignonne : l'élégance et la précision du relief, le goût du mouvement et l'aspect très ornemental des drapés font penser au décor sculpté de la basilique de Vézelay. L'inscription de la bordure, où l'on a voulu reconnaître des caractères arméniens, joue un rôle purement ornemental, mais évoque aussi la présence d'influences orientales au cours du Moyen-Age français.

 

 

 

 

 

 

 

Palais_Saint_Pierre_mus_e_63Ivoires byzantins et carolingiens, un Christ pantocrator de Constantinople de la fin du Xe siècle, le baptême du Christ du VIe, la descente du Christ aux limbes de Venie au XIIe, et les a évangélistes du Xe, d’Italie du nord.

 

 

 

 

 

Palais_Saint_Pierre_mus_e_64Coffret du XIIe de Cologne, et plaque de coffret de Constantinople du XIe.

 

 

 

 

 

Emaux de Limoges, châsse de 1215.

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Palais_Saint_Pierre_mus_e_66Crosse montrant l’annonciation, 1230.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Palais_Saint_Pierre_mus_e_67Vierge 1350

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Plaque de châsse et médaillon de coffre ou de casette, 1240.

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Palais_Saint_Pierre_mus_e_71Catalogne, saint Jean-Baptiste en albâtre, XIVe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Palais_Saint_Pierre_mus_e_72Saint-Paul, première moitié du XIVe siècle, provenant de l’église de Saint-Nectaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Palais_Saint_Pierre_mus_e_73Espagne, XVIe siècle, le Père bénissant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Palais_Saint_Pierre_mus_e_74Ile-de-France, milieu du XIVe siècle, la Vierge à l’enfant en albâtre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Palais_Saint_Pierre_mus_e_75Castille, XIVe siècle, sainte Anne trinitaire en pin, statuaire très rare que nous retrouvons dans l’église de Polignac.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Palais_Saint_Pierre_mus_e_76Bourgogne, Noé en calcaire, première moitié du XVe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Palais_Saint_Pierre_mus_e_77Souabe, milieu du XVe siècle, Marie-Madeleine en tilleul.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Palais_Saint_Pierre_mus_e_78Souabe, début du XVIe siècle, les saintes Barbe, Madeleine et Catherine en tilleul.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Palais_Saint_Pierre_mus_e_79Allemagne du sud, vers 1520, sainte Barbe en tilleul.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Palais_Saint_Pierre_mus_e_80Rhin, lac de Constance vers 1460, le Christ aux limbes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Palais_Saint_Pierre_mus_e_81aEt pour terminer, un vitrail d’Eugène Grasset (mais pas d’Orcet) et de Lucien Bégule, saint Georges combattant le dragon, 1889. Je n’aime pas trop le travail contemporain, sauf quand l’esprit souffle sur les têtes des auteurs.

7 mars 2012

Le musée des Beaux-arts du palais Saint-Pierre de Lyon



L’ancienne abbaye transformée en musée contient une collection très complète d’œuvres d’art. Je me cantonnerai aux artéfacts ayant un rapport avec le sacré. La visite remonte dans le temps, et commence avec quelques pièces appartenant à l’Egypte ancienne.



Egypte



Palais_Saint_Pierre_mus_e_2Voici donc un bas-relief de paroi de tombe représentant un prêtre soutenant la momie du défunt. Il date du Nouvel Empire, XXe dynastie, 1186-1070 avant notre ère.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Palais_Saint_Pierre_mus_e_1Puis arrivent les momies, dont la tête d’un homme qui fut recouverte de plaque d’or ou d’électrum au IIe siècle.

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Palais_Saint_Pierre_mus_e_4Juste après, les sarcophages, dont celui d'Isetemkheb, fille d'Ankhsyeniset qui vécut au VIIe siècle avant notre ère, au début de l'époque saïte, pendant la XXVIe dynastie. Il provient des environs de Thèbes. Le cercueil avait pour fonction d'assurer la conservation du corps, le décor et les textes, sa protection magique. Dans le couvercle, la momie bénéficiait de la protection d'une divinité solaire : Nout, dont la robe étoilée évoque la voûte céleste. De part et d'autre, les quatre fils d'Horus et quatre génies-gardiens du ciel assistent la déesse. La cuve est consacrée à la renaissance osirienne. Osiris apparaît vêtu de la gaine momiforme et de sa couronne traditionnelle. Le dieu adopte la forme d'un pilier-djed qui, en se redressant, va entraîner Isetemkheb vers sa nouvelle vie dans l'au-delà.

 

 

 

 

 

Palais_Saint_Pierre_mus_e_5Les chaouabtis ou ouchebtis étaient déposés dans les tombes. Substituts du défunt, ils étaient censés accomplir les tâches de ce dernier dans l’au-delà.

 

 

 

 

 

 

 

 

Palais_Saint_Pierre_mus_e_6Les fragments d’un linteau du temple de Sésostris Ier, datant de la XIIe dynastie, c'est-à-dire environ 1991-1783 avant notre ère.

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La titulature de Sésostris, unificateur des deux Egyptes, et une partie de la procession précédant la sortie royale.

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Palais_Saint_Pierre_mus_e_12La porte du temple de Montou, à Médamoud, datant du règne de Ptolémée IV, vers 221-205 avant notre ère. A l'origine, cette porte en grès monumentale marquait une entrée du principal sanctuaire de Médamoud, bourgade de la rive droite du Nil, au nord de Louqsor.

 

 

 

 

 

 

 

 

Palais_Saint_Pierre_mus_e_15Sur les montants de la façade, le décor symétrique et complémentaire figure la scène classique du roi s'adressant à la divinité avant de pénétrer dans le temple. A gauche, coiffé de la couronne rouge de Basse-Egypte, Ptolémée IV Philopator officie pour le Nord ; à droite, coiffé de la couronne blanche de Haute-Egypte et surmonté de la déesse-vautour Nekhbet, il répète son geste pour le Sud.

 

 

 

 

 

 

 

Palais_Saint_Pierre_mus_e_11Sous ses pieds court la dédicace de la porte.

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Palais_Saint_Pierre_mus_e_14Le passage est simplement décoré de frises de signes monumentaux symbolisant la longévité du règne. Au revers, Ptolémée IV est accueilli dans le temple par les dieux tutélaires de Médamoud. Il est représenté, à droite, coiffé du pschent, recevant d'Amon le glaive à tête de bélier ; le montant gauche disparu devait se référer à Montou.

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Palais_Saint_Pierre_mus_e_18Fragment de dalle formant le plafond à décor céleste du grand temple de Coptos : thème de la naissance du soleil sous l’aspect de Khepri et du scarabée, au registre inférieur, des étoiles. Début de l’époque romaine.

 

 

 

 

 

 

 

 

Palais_Saint_Pierre_mus_e_30Représentations de Sekhmet et Bastet, entre 1200 et 200 avant notre ère.

 

 

 

 

 

Palais_Saint_Pierre_mus_e_31Les taureaux Apis, entre 1000 et 330 avant notre ère.

 

 

 

 

 

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Stèle de Bès et ses amulettes.

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Stèle magique d’Horus.

 

 

 

 

 

 

 

 

Palais_Saint_Pierre_mus_e_35Ivoires magiques, canine d’hippopotame.

 

 

 

 

 

Palais_Saint_Pierre_mus_e_40Isis-Hator allaitant Horus, époque ptolémaïque.

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Palais_Saint_Pierre_mus_e_38Amulettes en bronze de Montou à tête de faucon, Horus à double couronne, Ptah-Tatenen et Ptah.

 

 

 

 

 

 

Palais_Saint_Pierre_mus_e_41Cercueils à masque de faucon contenant une fausse momie d’Osiris-Sokaris.

 

 

 

 

 

 

 

 

Palais_Saint_Pierre_mus_e_43Statues d’Osiris.

 

 

 

 

 

 

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Couple de notables, dignitaires au service de pharaon, IVe dynastie (2575-1325 avant notre ère).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Stèles de membres d’une confrérie funéraire, des hommes au crâne rasé tenant une palme, un épi ou une guirlande funéraire, époque romaine, IIe et IIIe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

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L’art copte maintenant, avec des stèles et bas-reliefs des IVe et VIIe siècles : une façade de temple.

 

 

 

 

 

 

 

 

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La stèle de la femme-médecin Tsa et un orant.

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23 avril 2012

Les chapiteaux



Volvic_23De chaque côté de l’entrée du chœur se tiennent deux culots représentant des têtes d’hommes supportant deux grosses colonnes. Ce sont les deux colonnes du temple, qui marquent l’entrée du véritable sanctuaire, sas entre les parties tellurique et cosmique.
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Volvic_37Le choeur nous présente 3 chapiteaux historiés et trois chapiteaux feuillus.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

volvic_chapiteaux_4L’un d’eux représente le donateur, Guillaume de Bezac, accompagné d’un moine, tenant tout deux une colonne. Un ange (ou un homme réalisé) tient un compas posé sur un globe terrestre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

volvic_chapiteaux_10Sur le tailloir court une inscription : « Incipit donalia sanct Pre(je)cti  que fecit Guillelmes de Bez() pro anima sua et conj(jugis) » : c’est pour son âme et celle de son épouse que Guillaume de Bezac entreprend de construire le sanctuaire de saint Priest.

 

 

 

 

 

volvic_chapiteaux_2Un autre est appelé les « vertus de saint Priest » : y sont représentées la justice (balance, symbole du juste milieu, entre matière et esprit), la tempérance (bouclier posé à terre, symbole de la maitrise de soi et de l’engagement personnel, la lance touchant la terre et le ciel),

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volvic_chapiteaux_11la force (livre fermé : connaissance divine, et deux doigts levés vers le ciel, deux autres repliés vers la terre, symbole d’une activité) et l’humilité (homme portant poignard et épée, symbole de la puissance active et de la lumière de la connaissance).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Volvic_27Le troisième est celui des évangélistes. Comme ils sont représentés avec des ailes, souvent ils sont confondus avec des anges. Mais ce sont bien Jean, Luc, Mathieu et Marc, qui, grâce à leurs ailes, peuvent atteindre le ciel, la partie cosmique, tout en gardant leurs pieds posés sur terre, la partie tellurique.

 

 

 

 

 

volvic_chapiteaux_1On remarquera que c’est sur la figure de Jean (et pas sur la tête à Mathieu), celui dont l’attribut est l’aigle (qui peut regarder le soleil), qu’un rayon de lumière se pose. Les 4 visages sont tournés vers les points cardinaux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

volvic_chapiteaux_3Ils sont accompagnés de trois chapiteaux à feuilles de chélidoine, symbole de l’accès à la lumière. Au milieu des feuilles, des fleurs, puis des fruits : nous progressons jusqu’au centre du chœur, point d’unification.

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volvic_chapiteaux_5Sur les chapiteaux adossés nous allons retrouver les griffons buvant au calice, les centaures

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23 avril 2012

L’église Saint-Priest de Volvic



Volvic_5Volvic, ville construite sur la coulée de lave du volcan de la Nugère, est mentionnée pour la première fois dans les écrits de Sidoine Apollinaire, évêque de Clermont au Ve siècle.

 

 

 

 

 

Volvic_29Saint Priest (Prix, Projet, Proejectus), évêque du VIIe siècle, fondateur de nombreux monastères (comme le couvent de bénédictines à Marsat) et auteur de nombreux miracles, y fut assassiné en 674.

 

 

 

 

 

 

 

 


Volvic_15Son successeur, Avit II, lui fit construire une église sur un ancien oratoire dédié à saint Jean-Baptiste et créa un monastère bénédictin. Le culte de saint Priest (fêté le 25 Janvier) et la présence des reliques de saint Austremoine fit se développer l’abbaye : l’enceinte monastique s’étendit sur 5 hectares.

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Volvic_1La première église fut pillée au VIIIe siècle par les Sarrasins et les Normands. Au Xe siècle, Volvic est citée comme chef-lieu de la vicomté du château de Tournoël, propriété du comte d'Auvergne, qui surveillait Riom, capitale marchande et judiciaire de Basse-Auvergne, et l'abbaye royale de Mozac.

 

 

 

 


Volvic_19En 1094, l’abbaye de Volvic devint prieuré de l’abbaye de Mozac placée sous la mouvance de Cluny. L’église Saint-Priest fut reconstruite par Guillaume de Bezac au XIIe siècle en arkose, les mines d’andésite (pierre de Volvic) n’ayant été crées qu’au XIIIe siècle.

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Volvic_21Elle fut restaurée et agrandie au XVe par Raymond de Marcenat, abbé de Mozac. En 1868, la nef et les bas-côtés en pierre de Volvic furent reconstruits en style néo-roman par l’architecte Aymon Mallay.

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Volvic_8Il ne subsiste à l’heure actuelle de l’édifice roman que le chevet, le chœur, le déambulatoire et les trois chapelles rayonnantes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Volvic_4Au sommet du massif barlong se dresse la statue de saint Priest, très appréciée. Le pignon de la chapelle nord du déambulatoire est surmonté d’une antéfixe carrée avec des motifs de feuillage découpés selon les diagonales, peut-être un vestige de l’église carolingienne.

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Volvic_17A l’intérieur, la partie du XIXe ne porte pas d’intérêt si ce n’est quelques statues comme celle de Notre-Dame de l’Arc.

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Volvic_20En calcaire polychromé, datée du XIVe siècle, elle fut sauvée à la révolution par un enduit de plâtre la dissimulant. Elle était située sur le trumeau de l’église Notre-Dame de l’Arc détruite en 1864.

 

 

 

 

 

 

 

 


Volvic_31Deux dalles carolingiennes en arkose, datant du VIIIe siècle, sont scellées dans le mur du déambulatoire. L’une, fragment de chancel, représente une croix, l’autre un fragment d’autel. 

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Volvic_28A leur côté, une vitrine abrite une épée en fer de l’époque de saint Priest, une statue du saint, des calices, ciboires, patènes et autres reliques.

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Volvic_24De chaque côté de la chapelle axiale du chœur sont exposées les statues de saint Verny, patron des vignerons, et de saint Sébastien, patron des archers. Une grille en fer forgé du XIIe siècle abrite la châsse de saint Priest.

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http://www.volvic-tourisme.com/html/sites/eglise_st_priest.htm
http://www.auvergne-centrefrance.com/geotouring/villages/pdd/volvic/volvic.htm
http://jean.dif.free.fr/Chatover/Tourno1.html

22 avril 2012

La Sarrasinière



Andance_la_Sarrasini_re_1Presque en face de la chapelle Saint-Bosc se dresse une ruine énigmatique, totalement incongrue dans le paysage, coincée dans un verger entre la nationale 86, la voie ferrée et le Rhône.
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Andance_la_Sarrasini_re_5Longtemps la tradition populaire l’attribua aux sarrasins (d’où son nom), les archéologues y ont vu un trophée élevé par Quintus Fabius Maximus Allobrogicus à la suite de sa victoire de  – 121 face aux Allobroges, mais les dernières fouilles de 1916 puis de 1971 ont permis d’émettre une théorie bien différente :

 

 

 

 

 

 

 

Andance_la_Sarrasini_re_6ce serait un petit mausolée, appelé colombarium, un tombeau familial destiné à conserver les urnes cinéraires. Il daterait du Ier siècle, et serait en relation avec le domaine situé au hameau de Saint-Bosc. Mon ressenti penche pour cette hypothèse, avec l’assurance qu’il na pas été implanté au hasard.

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Andance_la_Sarrasini_re_3L’entrée se faisait par le côté ouest, par une porte d’environ 2 m de large, entourée de deux niches. A 4,80 m de hauteur se trouvait une plateforme en demi-cercle, devant abriter un groupe de statues.  

 

 

 

 

 

Andance_la_Sarrasini_re_11Le monument ne porte plus les plaques de pierre calcaire qui devaient recouvrir sa surface, ni sa couverture. Il mesure actuellement 10,13 m de long, 6,76 de large et 9 de haut, pour une surface de 70 m². Le socle portant l'édifice mesure 11,70 m par 8 et la hauteur d’origine devait atteindre les 12 m. Au centre des murs nord et sud se trouvait une seule niche destinée à recevoir une statue.

 

 

 

 

 

 

 

Andance_la_Sarrasini_re_8La façade principale à l’est, qui regardait le Rhône et la voie romaine, porte les traces d’une ornementation monumentale. Elle était percée de trois niches carrées séparées par des pilastres, surmontées par une large architrave et couronnée d’un attique (partie supérieure qui vient couronner une construction, qui porte souvent sur les façades l'inscription de dédicace et qui accueille souvent des statues).

 

 

 

 

 

 

Andance_la_Sarrasini_re_2Le côté opposé s’arrondit à l’intérieur en forme d’abside. Au centre de la partie arrondie se trouve une niche agrandie par les dégradations volontaires ou non, qui devait recevoir les urnes. En-dessous, une trouée laisse entrevoir une possible crypte, à moins que ce ne soit les restes du passage d'un chercheur de trésor.
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Andance_rusicade_columbariumLe seul monument que j’ai retrouvé ressemblant à la Sarrasinière et datant de la même époque se trouve sur la route de Stora à l’ancienne Rusicade, en Algérie, appelée actuellement Skikda. Cet endroit était une ancienne colonie phénicienne, romanisée et consacrée à Vénus.

 

 

 

 

 

 

«  Le monument gallo-romain dit la Sarrasinière à Andance » d’Yves Burnand
http://www.patrimoine-ardeche.com/visites/sarrasiniere_n.htm
http://skikda.boussaboua.free.fr/skikda_histoire_02_antiquite.htm

22 avril 2012

Notre-Dame d’Andance


Andance_3aLes Helviens, peuple gaulois du Vivarais, donnèrent son nom au village : le mot gaulois "ande" désignant un gué. C’est sur le plateau du Châtelet, colline dominant Andance, que l’on trouve les premiers vestiges d’une occupation des lieux. Il est fort probable que les Helviens y construisirent leur premier temple.

 

 

 

 

Andance_5Un peu plus tard, l’endroit fut fréquenté par une colonie phocéenne. Les anciens marseillais apportèrent des idées nouvelles et mirent en place les premiers échanges commerciaux, favorisés par la présence du Rhône. Les romains, après leur victoire sur les Allobroges en -121, y installèrent une imposante villa, au carrefour des voies anciennes. L’ancien lieu de culte gaulois devint peut-être un mithraeum comme à Bourg-Saint-Andéol, puis un temple dédié à Diane, fréquenté jusqu’au IVe siècle.

 

 

Une légende raconte qu’au Ier siècle, les corps de trois martyrs, Pomponia, Uraniée et Agathon, accostèrent à Andance dans une barque en pierre. A ce moment là, d’une source se mit à couler une eau ayant le pouvoir de guérir les paralytiques et d’aider les mourants à trouver leur voie.

Andance_4Trois croix furent érigées en leur honneur au sommet du Châtelet, qui devint nécropole chrétienne. La nouvelle religion fit son œuvre et s’implanta définitivement, peut-être appuyée par la visite de saint Martin au IVe siècle.
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Andance__glise_11Vers la fin du XIe siècle, un prieuré dépendant de la Chaise-Dieu fut installé, le bourg entouré d’un mur d’enceinte.
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Andance__glise_18L’église actuelle, dédiée à Notre-Dame et dont le style indique le passage du roman au gothique, fut construite par Gilles de Pommier en 1260. Elle fut terminée par Bertrand du Colombier, natif d’Andance et prieur claustral à la Chaise-Dieu.

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Andance__glise_13Le chœur fut doté d’une voûte ogivale à nervures, où figurent ses armoiries.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Andance__glise_4Le prieuré d'Andance, détaché de l'Abbaye de la Chaise Dieu, fut uni en 1542 au collège des Jésuites de Tournon. En 1568 et en 1575 il fut pillé par les huguenots. L’église fut rénovée grâce à l’aide de saint Jean-François Régis, envoyé par les jésuites du collège de Tournon en 1624 pour sa première mission.

En souvenir, la Confrérie du Saint-Sacrement fit édifier un porche de quatre colonnes où figure la statue du Saint.

 

 

 

 

 

 

Andance__glise_8Sur la façade ouest, au centre du fronton, se tient la statue de Dieu le père. Il tient un globe dans sa main.

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Andance__glise_6Il est entouré de saint Pierre, portant les clés, et de saint Luc, portant son évangile fermé.

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Andance__glise_1aDe chaque côté de Dieu, un aigle semble accompagner Luc, alors qu’une…. chouette, debout devant une pomme de pin, se tient du côté de Pierre et ses clés. Même si ces sculptures datent d’une période où la symbolique n’était plus ou très peu comprise, ce fait reste étonnant.

 

 

 

 

Andance__glise_10Le clocher-porche à flèche fut remanié et terminé au XIXe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

Andance__glise_9A ses pieds, une ancienne croix en pierre où figurent les têtes des trois martyrs, Pomponia, Uraniée et Agathon.

 

 

 

 

 

 

Andance__glise_19Dans l’église, une niche abrite le trésor : une croix des mariniers. Ces croix, décorées des instruments de la passion, disparurent avec la fin de la batellerie traditionnelle sur le Rhône en 1830. Elles étaient bénies et dressées à la proue des embarcations, et avaient pour vocation de protéger l’équipage. Lors des processions, elles étaient fixées sur la première barque du convoi, dite barque capitaine, celle du patron. C’est pour cette raison qu’elles ont aussi appelées  croix « patronales », « croix de confrérie » ou croix « d'équipage ».

 

 

 

 

 

 

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Un autre trésor, la vierge noire, Notre-Dame d’Andance, digne successeur de Diane, qui se partage avec la chapelle Saint-Bosc. C’est une petite statue d’environ 45 cm de hauteur, assez récente, imitation de Notre-Dame du Puy. Les habitants disent qu’elle fut cachée pendant la révolution par un habitant du hameau de Saint-Bosc.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://jardindesprit.forumgratuit.org/t801-andance-en-ardeche-au-bord-du-rhone

http://www.medarus.org/Ardeche/07commun/07comTex/andance.htm
« Cévennes terre de lumière » A la découverte du patrimoine vivarois

19 octobre 2011

La basilique Notre-Dame-du-Port, les chapiteaux



Notre_Dame_du_Port_Clermont_chapiteaux_18Notre-Dame-du-Port possède de magnifiques chapiteaux, très parlant. Nous retrouverons dans la nef par exemple le fameux centaure entouré de pommes de pin. Grasset d’Orcet dans son livre  «Matériaux cryptographiques» nous explique que le centaure et la pomme de pin se lisent centur leupin, vulgairement saint Turlupin, monogramme des compagnons bâtisseurs du moyen-âge. Ce sont les noms de quatre dieux gallo-gothiques, ou du cycle de Thor, à savoir: “Can”, le chien; “Tur”, le taureau; “Leu”, le loup, et “Pen”, l’orfraie.

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_chapiteaux_16Nous retrouvons notre singe cordé, identique à celui de Thuret, mais aussi l’homme déféquant, comme à Mailhat.

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_40Beaucoup de chapiteaux sont inspirés de la « Psychomachie » de Aurelius Prudentius Clemens dit Prudence, écrivain chrétien et conseiller de l'empereur Théodose au IVe siècle. Cet œuvre relate le combat symbolique des vices et des vertus. On retrouve souvent ce thème dans la sculpture romane, ou des personnages ou des animaux sont en opposition. Plus que le combat du bien et du mal, c’est souvent une représentation de la séparation des énergies telluriques et cosmiques de l’église.

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_chapiteaux_1En exemple le combat de Caritas et Avaritia, la charité et l’avarice, casquées et armées, s’affrontant devant un troisième personnage qui indique sur un livre que le démon lutte contre les vertus. Ce chapiteau est de polarité négative.

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_chapiteaux_3Plus loin, le triomphe de la largesse et de la charité contre l’avarice : polarité positive, ou le suicide de la colère, représenté par une femme se transperçant la poitrine d'une épée, négative.

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Notre_Dame_du_Port_Clermont_chapiteaux_8Ainsi trouve-t-on à Notre-Dame-du-Port ces chapiteaux polarisés, en positif ou négatif, balisant le parcours jusqu’au chœur qui devient zone neutre, là où les énergies sont équilibrées, là où se trouve le livre ouvert.

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_chapiteaux_6L’un des plus célèbres chapiteaux représente Adam et Eve et le péché originel, de polarité négative, et l’Annonciation, la Visitation et l'annonce faite à Zacharie de la naissance de Jean-Baptiste ainsi que le songe de Joseph de polarité positive.

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_chapiteaux_5Quatre des chapiteaux du chœur furent sculptés par Rotbertus, ou Robertus, qui travailla également à Saint-Nectaire. D’autres le furent par Bernard. Il est rare que des imagiers signent leurs œuvres.

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_chapiteaux_12Un aigle, repésenté sur des branchages afin d'indiquer qu'il est totalement cosmique et non tellurique, est posé sur le pilier qui marque la frontière entre la partie tellurique et la partie cosmique de l'église.

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_chapiteaux_13Sur le même pilier, regardant le soleil directement, le phénix. Les alchimistes lui donnaient le symbole du rubis philosophique. Ses ailes, contrairement à celles des aigles, sont directement reliées au ciel. C'est la représentation de la capacité de transformation volontaire du principe solaire, conscience et pouvoir mental. C'est véritablement la transformation spirituelle.

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_chapiteaux_14Un homme, les jambes repliées, une ceinture sur le chakra 3 et un collier sur le 4, porte sur son dos un autre homme. Mais n'est-ce pas lui même, la représentation de sa lourdeur, qu'il va laisser de côté quand il arrivera à la transformation complète ? L'ibis, dans le coin, l'oiseau de Thôt qui donna aux hommes l'écriture, la magie, l'astronomie, la médecine et l'alchimie semble y veiller, lui qui symbolise la connaissance solaire alliée à l'énergie lunaire.

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_chapiteaux_11L'ibis est représenté 22 fois sur les chapiteaux de Notre-Dame-du-Port. Je ne pense pas que ce soit du au hasard.

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_chapiteaux_15Cette fois, l'homme commence son retournement, du côté solaire, représenté par une tête de lion. De sa geule partent des rayons reliés au troisième chakra, juste au-dessus du pagne.

19 octobre 2010

Notre-Dame du Port de Clermont-Ferrand




Notre_Dame_du_Port_Clermont_crypte_2Cette vierge représente la déesse-mère de la source, celle qui fut à l’origine du sanctuaire. Elle est intimement liée à l’eau. Il devait y avoir une antique statue protectrice, remplacée au cours des âges. Emile Saillens, dans son livre de 1945 « Nos Vierges Noires », dit que cette statue fut trouvée dans le puits sacré bien avant la construction de l'église.

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_crypte_3aLa statue actuelle de Notre-Dame-du-Port, posée comme il se doit dans la crypte, fut copiée malhabilement sur celle du XIe siècle au XVIIIe par un artisan, l’ancienne étant détériorée. La statue primitive fut perdue à cette époque.

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_18Heureusement, nous en avons une représentation au tympan de la porte sud dans une représentation de l'adoration des Mages.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_crypte_8La vierge actuelle est une vierge dite de tendresse, alors que l'originale était une vierge en majesté. Elle fut cachée pendant la révolution, chez monsieur de Villemont et fut sauvée de la destruction. Elle est sculptée dans du bois de noyer, était au départ recouverte d’un enduit rougeâtre, et ne fait que 29 cm de haut. Malgré cela, elle est toujours l’objet d’une vénération qui dépasse le temps. Les ex-voto en sont témoins. Une procession est organisée chaque année le dimanche suivant le 15 mai. Parmi les miracles qui lui sont attribués, citons celui de la procession de 1614, qui fit arrêter la pluie endommageant les récoltes et celle de 1631, qui arrêta la peste.


8 janvier 2012

Notre-Dame du Pont de Saint-Floret

 

 

saint_floret_vueOn arrive à Saint-Floret en remontant la Couze Pavin depuis Issoire. Le bourg et son château du XIIIe siècle, situés dans la vallée qu’empruntaient les pèlerins de Compostelle, font déjà partie d’une belle histoire.

 

 

 

 

 

Saint_Floret_le_pont_de_la_P_de_1Mais passez le pont médiéval de la Pède, et vous comprendrez que cet endroit mérite vraiment le détour. A commencer par une vierge romane polychrome du XIIIe siècle, ayant toutes les caractéristiques d’une vierge noire, qui se tient dans le petit oratoire : c’est Notre-Dame du Pont.



 

 

 

 

 

 

Saint_Floret_le_pont_de_la_P_de_2Elle est proche de la grotte dont la légende raconte que la source avait le pouvoir de guérir les maladies des enfants dont les linges, jetés en l’air, restaient collés sur la voûte. Un autre miracle eut lieu durant la dernière guerre : la vierge aux grandes mains protégea le pont des bombardements de l’aviation allemande en 1944. La seule bombe qui n’explosa pas fut celle qui tomba sous l’arche unique du pont de la Pède.



 

 

 

 

 

Saint_Floret_le_pont_de_la_P_de_3La vierge en majesté, assez rustique, possède un visage austère, mais empli de bonté.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Floret_le_pont_de_la_P_de_7L’enfant, plus riant, bénit de sa main droite, et tient le livre fermé de la gauche.



 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Floret_le_pont_de_la_P_de_5Elle n’est pas dans une crypte, bien qu’étant située aux pieds de la butte féodale du Chastel, mais elle rayonne quand même de toute sa puissance. Elle fait partie des vierges noires travaillant sur l’eau, comme sa voisine de Vassivière.
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