02 décembre 2013

le Roc Rôti de Saint-Saury (Cantal)



Saint_Saury_le_roc_r_ti_2Entre Sousceyrac et Saint-Saury, sur la départementale 20, se dresse le « Roc Rôti ». C’est un ensemble naturel de rochers, dont le sommet du plus gros fut entaillé d'épaisses rainures.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Saury_le_roc_r_ti_6Le rocher est constitué de deux parties séparées par une faille due à l’érosion.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Saury_le_roc_r_ti_14Il semblerait qu’il y ait là une partie féminine, celle qui a été taillée, et une autre masculine, formant ce que l’on appelle une porte énergétique.

 

 

 

 

 

 

Saint_Saury_le_roc_r_ti_4Il est dit qu’il servit à un ancien culte druidique si l’on en croit la tradition. Il y est même précisé que du temps des gaulois, un druide ermite y pratiquait des sacrifices d’animaux. Chance, pour une fois, on ne parle pas de sacrifices humains.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Saury_le_roc_r_ti_5Merci Jules ! (allusion à La Guerre des Gaules, et aux commentaires de Jules César, le vainqueur, sur les gaulois, ces barbares vaincus, et leur religion, alors que tout le monde sait très bien que les gaulois avaient une civilisation bien plus raffinée que la romaine. Hein ? Mais si, je vous assure, allez chercher les bonnes infos !)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Saury_le_roc_r_ti_7Revenons au rocher. Personne ne sait d'où provient son  nom, regardons alors l’étymologie.

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Saint_Saury_le_roc_r_ti_8Rôtir vient du germanique raust ou rhost, qui veut dire cuire sur un feu, gril ou ce qui est cuit sur un gril, mais le sens au moyen-âge était un peu différent : en 1190 c'est « s'exposer à une forte chaleur, à un soleil ardent ».

 

 

 

 

 

Saint_Saury_le_roc_r_ti_9Dans "Le Monde primitif analysé et comparé avec le monde moderne" d'Antoine Court de Gébelin il est dit que la racine RO designe la lumière, le guide, R définissant l'élévation et O l'œil et la lumière. Les deux associés peuvent signifier une lumière élevée, un flambeau élevé pour diriger. On obtiendra OR le soleil et RO le rayon, le guide, le roi. Nous nous rapprochons des druides il me semble, eux, les connaissants, qui guidaient les rois.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Saury_le_roc_r_ti_10Mais il se pourrait aussi que l’endroit fut un lieu de culte dédié à une divinité solaire, tout simplement.

 

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Saint_Saury_le_roc_r_ti_1aUne ancienne carte postale datant de 1907 représente le Roc Rôti avec ce commentaire : le Roc Roti, avec les restes d’enceinte druidique près St Saury (Cantal).

 

 

 

 

Saint_Saury_le_roc_r_ti_3Effectivement, il existe tout autour du rocher de plus petites pierres et même en contrebas une source. Tout est là pour que ce soit bien un lieu sacré. Et pour finir, s’il persistait encore un doute, le simple fait qu’une croix chrétienne ait été fixée à son sommet suffirait à nous l’enlever.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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08 septembre 2011

La Chapelle-sous-Brancion, le menhir



Brancion_menhir_2Situé en bas de l’éperon rocheux de Brancion, le village de La Chapelle-sous-Brancion fut occupé dès l’Âge du Bronze (- 2300 / - 800).

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Brancion_NoblesC’est pourtant un témoin du Néolithique qui se dresse au lieu dit Embouche-de-Pierre-Levée, proche du château de Nobles (XVIe siècle), dans le champ de la Fa (de la fée).

 

 

 

 

 

 

 

Brancion_menhir_1C’est un menhir gravé, représentant sans doute une idole très schématisée, datant de plus de 4 000 ans.

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Brancion_menhir_3Le menhir, mesurant environ 3 mètres 80 et pesant plus de 5 tonnes porte plusieurs noms : Pierre-Levée du champ de la Fa, Pierre de Nobles, Pierre du Christ, pierre du Bon-Dieu. Il aurait la vertu de protéger les bêtes des maladies.


 

 

 

 

 

 

 

 

Brancion_menhir_9Il fut christianisé, comme bon nombre de symboles païens, et une croix en pierre fut posée à son sommet. Dérobée pendant la révolution, elle fut remise. Puis le menhir tomba en 1942 pendant la seconde guerre mondiale.

 

 

 

 

 

 

 

 


Brancion_menhir_5Il fut remis en place et sa base fut prise dans un coffrage en béton, au bon emplacement, déterminé à l'aide de photographies anciennes. Lors des fouilles, des silex probablement chalcolithiques furent retrouvés.

 

 

 

 

 

 

 

 


Brancion_menhir_6Plusieurs légendes s’y rapportent. La plus connue parle d’un défi lancé entre le Christ et le Diable au col de Brancion.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Brancion_menhir_10Deux pierres furent lancée, celle du Christ, blanche, atterrit à La Chapelle, celle du Diable, rouge, fut lancée bien plus loin, à Uxelles, où se dresse effectivement un autre menhir.

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Brancion_menhir_7La deuxième parle de saint Sébastien. De passage dans la région, et ne supportant pas la vue de ce symbole païen, il voulut le détruire à l’aide d’une autre pierre. Mais il ne put… Et sa pierre se trouve encore aux pieds du menhir dressé.

 

 

 

 

 

 

 

 


Brancion_menhir_8Finalement, à Brancion, ce sont les païens qui l’emportent.

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22 février 2010

Le site mégalithique de La Tourette

La_Tourette_Villeneuve_1Le pays de Saint-Bonnet-le-Château fut habité dès l'époque néolithique. S'y sont succédés  celtes, romains et francs. Sur la commune de la Tourette, le hameau de Villeneuve nous accueille avec une croix monumentale datant du XVI ème siècle.
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La_Tourette_Villeneuve_18Dans cour de la ferme du château, un gardien prévient que des intrus viennent d'arriver... On comprend mieux l'histoire des oies du Capitole.
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La_Tourette_Villeneuve_17Sur la colline en face, au milieu des bois de chênes centenaires et de hêtres, se devinent des pierres erratiques. C'est par là que nous allons.
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La_Tourette_Villeneuve_16Le chemin descend dans le val vers le ruisseau de Villeneuve, et nous amène à un pont. En surplomb, la "Grosse Pierre". Selon la légende, les jeunes filles du pays devaient la faire tourner afin de se trouver un mari dans l'année. Peut-être est-elle liée à un ancien culte de la fertilité ?
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La_Tourette_Villeneuve_4Passé le pont, le chemin remonte pendant quelques dizaines de mètres : les pierres sont en vue. La plus connue s'appelle la "Pierre des sacrifices". Dommage que l'arrivée se fasse par le haut, la vraie entrée du site devait se situer tout en bas.










La_Tourette_Villeneuve_5Si vous descendez un peu, afin de voir la pierre d'en bas, une première surprise vous attend. En effet, un visage très lisible se dessine dans la roche. Il est pour moi très féminin, comme l'énergie qui se dégage de la pierre.
Sur le devant, une pierre de forme pyramidale semble présenter des lignes géométriques.
























La_Tourette_Villeneuve_6Au sommet se trouvent de larges cupules, des bassins. Que ce soit l'érosion ou la main de l'homme qui les ait taillées n'est pas vraiment un problème. Dès que l'on monte sur la pierre, on est déjà étourdi. Enfin, surtout les filles apparemment...
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La_Tourette_Villeneuve_8Plus haut, un autre groupe de pierres nous attend. Le bassin est présent au sommet.
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La_Tourette_Villeneuve_9Sous les pierres, une cavité naturelle ouverte nord-sud dégage une forte énergie qui vous colle à la paroi. Comme sous la pierre féminine.
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La_Tourette_Villeneuve_10Cette fois, le visage représenté est typiquement masculin.



























La_Tourette_Villeneuve_7bEntre les deux, un siège creusé dans une autre pierre semble attendre la mise en fonction de l'usine à énergie. Pour moi, c'est certain, elle travaille sur la fertilité, sur l'appareil reproducteur. Pas étonnant que les légendes s'en inspirent.
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La_Tourette_Villeneuve_12A mon avis, l'usine ne s'arrête pas là. Le nemeton, l'enclos sacré, devait se trouver plus haut, sur le sommet de la colline. Plusieurs pierres à cupules d'ailleurs semblent baliser le chemin...
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Encore tellement de travail afin de reconstituer ce qui fut, probablement, un très ancien lieu de culte.

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28 janvier 2010

Les menhirs d'Epoigny

Couches_Epoigny_1aL'alignement de menhirs se trouve sur la commune de Couches, célèbre pour sa fête du Dragon-Vivre organisée tous les vingt ans (tiens tiens, un dragon...)








Couches_Epoigny_13(re tiens tiens : le nombre 20 est considéré comme néfaste pour saint Jérome parce qu'il indique la lutte universelle, mais il représente également la source de toute l'énergie du monde. Chez les anciens Mayas, le nombre vingt représentait le Dieu Solaire en tant qu'Homme Parfait...)









Couches_Epoigny_10"La légende en date de 1328 rapporte qu'un monstre,"la vivre", semait la terreur dans la région. Le magicien Yoata réussit à l'ensorceler avec sa flûte et l'emmena brûler, mais il fut lui aussi victime du brasier."
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Couches_Epoigny_12Mais les pierres furent dressées  il y a plus de 5 000 ans, au néolithique. Cette légende nous rapporte simplement que les énergies telluriques sont puissantes dans ce coin de Bourgogne.

Les gaulois Éduens ne s'y sont pas trompés, qui consacrèrent le site à Epona, déesse des cavaliers. Les romains firent passer la  voie "Agrippa" d'Autun à Châlon à proximité.







Couches_Epoigny_5aL'alignement comporte sept pierres dont cinq ont été redressés en 1984, malheureusement à quelques mètres des emplacements de leurs découvertes, pas dans le bon sens et fixées dans du béton. 

L'alignement forme actuellement un "V", mais il est  possible que ces pierres aient pu former un cromlech ( elles formaient une ligne orientée de 30 à 35° vers le nord-est).












Couches_Epoigny_2aLes menhirs sont constitués de granite à deux micas dont les gisements les plus proches sont à cinq kilomètres. Des blocs identiques ont été trouvés dans le lit du ruisseau au niveau de l'ancien moulin qui pourraient également être des menhirs.










Couches_Epoigny_4aLe plus grand d'entre eux  mesure 7 m 30 (à l'époque néolithique, il mesurait 7 m 70) et un poids estimé de 30 tonnes.

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Couches_Epoigny_3bL'un d'entre eux, qui servait depuis 1840, de parapet au pont de Vigny, a été dressé au bord de la route.

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Couches_Epoigny_6aPlusieurs des pierres, provenant de grands monolithes débités, trouvés dans la prairie voisine, ont été transportés et sont encore couchés.











Couches_Epoigny_16Quelques-unes portent encore des traces à peine visibles de gravure et de cupules.

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http://www.lieux-insolites.fr/saoneloir/couches/couches.htm
http://microservice71.chez-alice.fr/couches/histoire.html#menhirs
http://laboutiqueajacques.com/Vivre_Couches_2008.html

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30 juin 2009

Les dolmens de Ternant (Côte-d'Or)

Ternant_1Entre Ternant et la ferme de Rolle, à la lisière du bois, deux dolmens ont été restaurés en 1975 par l'association des amis de Vergy en accord avec la direction des antiquités préhistoriques.











Ternant_8Déjà en 1932 des fouilles ont été effectuées, qui ont permis de retrouver des grattoirs, des silex, des monnaies gauloises, des poteries et des outils. On les data du premier âge du bronze, soit 2 000 ans avant notre ère.
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Ternant_4L'un des dolmens est surnommé "la chambre au prêtre".  Sa table de 5m12 sur 1m93 a un poids estimé à 15 tonnes.
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Ternant_5Ayant chuté, les restaurateurs ont du utiliser quatre vérins à vis pour l'élever. Les dalles latérales furent remises d'aplomb et consolidées.
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Ternant_2Le deuxième, plus petit, possède une table rectangulaire de 2m67 sur 1m26 et pèse déjà près de 5 tonnes.
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Un troisième dolmen, 800 mètres plus loin, au flanc d'un petit massif calcaire, nous a échappé. Il parait qu'il se mérite...

Ternant_7Par contre, je pense qu'il y a plus dans le bois que des dolmens...

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29 juin 2009

Le menhir de Pierre-Pointe à Sussey (Côte-d'Or)

Sussey_pierre_pointe_1La pierre est située sur le haut d’une colline, au milieu d’un champ près du hameau de Vousvres (qui ressemble fort à vouivre, il me semble…). Elle se trouve exactement au point de partage des eaux du bassin de l'Yonne et de la Loire. C'était également la limite des trois anciennes divisions des Eduens :
- Le Pagus Morvinnensis ou Morvan
- Le Pagus Alésiensis ou Auxois
- Le Pagus Arebrigus ou Région D'Arnay le Duc




Sussey_pierre_pointe_5C’est un bloc de granit de 4m30 de haut sur une largeur de près de 1m50. Sa partie enfouie mesure 1m30, ce qui en fait un monolithe de 5m60. Daté du Néolithique, il fût classé Monument Historique le 7 mars 1910.

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Sussey_pierre_pointe_6Au siècle dernier, on pouvait encore y voir, adossée, une sorte de table de pierre ou autel, constituée d’une pierre de 1m50 de long sur 1m de large. Enlevée en 1808, elle a, de nos jours, disparu.

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Sussey_pierre_pointe_4Une légende raconte qu’on voulut un jour l’abattre :

Afin d’aller chercher sous la pierre un trésor, un seigneur voulut la faire tomber. On l’attacha à l’aide de solides cordes que l’on fit tirer par des bœufs. La pierre commença à basculer. Elle appela alors sa voisine, la pierre Sarazine, à son secours. « Sârâienne, ma bonne Vouâienne, si tu ne vins ai mon aide, les bœufs de devez pierre pointe m’emmeunent ! » 







Sussey_pierre_pointe_2Les cordes alors cassèrent et les bœufs, pris de panique, se sauvèrent. Ce fut l’affolement et l’on vit même un pigeon blanc s’échapper. C’était la fée qui habitait la pierre. Depuis ce jour, personne n’a jamais plus osé recommencer un tel sacrilège.

 

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31 août 2008

Le dolmen des Fades de Pépieux dans l'Aude

Dolmen_des_Fades_17Situé au milieu d'un bosquet de pins un peu à l'écart de la route, le dolmen s'élève sur un coteau au lieu-dit "Lo Morrel dos Fados"ou  "Morrèl de las Fadas", ce qui veut dire en Occitan coteau des Fées. Le monument, connu aussi sous le nom de "Palet de Roland", est le plus grand dolmen à couloir large (autrefois appelé allée couverte ) du sud de la France.








Dolmen_des_Fades_2Il fut construit, d'après les archéologues, vers 3 500 avant notre ère (fin du Néolithique) par le peuple de la culture de Véraza : des vestiges de cette culture furent retrouvés sur place d'abord en 1903, après un labourage en profondeur, puis en 1946 après les fouilles plus minutieuses d'Odette et Jean Taffanel qui révélèrent une nécropole du type "Champs d'Urnes". On y a retrouvé entre autres, un poignard à rivets de cuivre, pièce très originale conservé au musée d'Olonzac.






Dolmen_des_Fades_4Au début du XXème siècle, la partie visible du dolmen ne comportait qu'une grosse dalle calcaire inclinée reposant d'un côté sur le sol, de l'autre sur trois piliers de grès.
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Dolmen_des_Fades_11De 1962 a 1965, une action de sauvetage est entreprise sous la direction de Jean Guilaine : fouilles et construction d'un pilier postiche pour soutenir la table de couverture, pesant environ dix tonnes, qui fut vraisemblablement apportée du causse de Siran, le site le plus proche comportant ce matériau.
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Dolmen_des_Fades_6Cette restauration aboutit au classement définitif du dolmen par arrêté ministériel du 5 Mars 1969. En 1972, une consolidation générale du monument est réalisée par la Conservation Régionale des Bâtiments de France.










Dolmen_des_Fades_9Vingt-cinq ans après la dernière action de sauvegarde, une remise en état s'avérait nécessaire afin que la plus grande tombe dolménique de la France méridionale soit présentée au public et aux spécialistes sous une image plus proche de son état initial. Les travaux ont été réalisés sous la conduite de Régis Martin, architecte en chef des monuments historiques, et le contrôle de Jean Guilaine ainsi que de l'archéologue Yann Geay, en ce qui concerne les murets.












Dolmen_des_Fades_7Les piliers orientaux ont été remontés à leur hauteur initiale qui était connue. La teinte, la patine et la forme, ont été reconstituées. La restauration a l'avantage de soustraire à la vue le pilier artificiel supportant la dalle de couverture dont l'effet était disgracieux. Un remblaiement a été effectué pour redonner au tumulus, dégradé par l'érosion, un aspect plus proche de l'origine. Les murets en pierre sèche du couloir d'accès ont été repris. De vieilles pierres, récupérées dans l'environnement du monument, ont été utilisées.





Dolmen_des_Fades_5Avec son axe approximativement sud-ouest nord-est, il est constitué par une galerie mégalithique de 24 m de long incluse dans un tumulus de quelque 35 m de longueur, comprenant trois parties :










Dolmen_des_Fades_8- Un couloir de 11,40m de développement sur 2,10 m de large, marqué par des piliers disposés face à face, alternant avec des murets de pierres sèches dont subsistent quelques témoins d'origine.










Dolmen_des_Fades_14- Une antichambre de 6 m de longueur, ayant conservé son importante table de couverture ( 6,70m de long sur 2,80 m de large) reposant sur des piliers dont deux viennent d'être restaurés.
















Dolmen_des_Fades_10- Une "cella" terminale, barrée par une épaisse dalle de chevet.

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Dolmen_des_Fades_12La transition du couloir à l'antichambre et de celle-ci à la cella est assurée par deux portes réalisées par des dalles jointives sculptées en hublot. Les matériaux qui ont servi à la construction de ce monument sont d'extraction locale. On distingue du grès rouge, dont certains affleurements sont encore visibles auprès de la butte portant le mégalithe, du grès grisâtre, affleurant également à proximité du site, et du calcaire dont l'origine est plus éloignée : une énorme dalle, qui pèse entre vingt et trente tonnes, a été transportée sur près de deux kilomètres.




Dolmen_des_Fades_16Cet endroit est vraiment bien nommé le dolmen des Fées : à l'intérieur de la dernière chambre, celle que l'on appelle la cella, se passent des choses bizarres. Il m'a semblé que c'était une porte ouverte sur un espace-temps différent...








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30 août 2008

Le menhir de la Lèque, à Lussan

Lussan_Menhir_de_la_Pierre_Plant_e_4Appartenant à un espace de plateaux calcaires et de combes particulièrement propices à l'habitat primitif, la région de Lussan est riche au point de vue préhistorique. Si le témoignage le plus spectaculaire de cette richesse est le menhir de la Lèque, dit de Pierre Plantée ou Peyrefiche, nombreuses sont les grottes qui ont servi à l'habitat préhistorique ou aux sépultures de ces temps reculés.
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Lussan_Menhir_de_la_Pierre_Plant_e_3Un certain nombre d'entre elles, à la suite des découvertes qui y ont été faites, figurent en bonne place sur la carte de l'archéologie préhistorique de notre région comme le site de Las Très Tinos ("tinno", cuves, marmites de géant, en patois languedocien), la Grotte des Fées, la grotte sépulcrale du Renard, l'aven du Camelier (à l'origine Camp Milhièr : champ de maïs, francisé en chamelier). Les habitats temporaires nés de la nécessité de se défendre (oppida des Serres, de Saint Martin et de Saint Pierre, de la Lèque et probablement de Prades et de Lussan) vont soit être abandonnés dans les époques les plus sûres, soit devenir l'objet d'un habitat permanent.









Lussan_Menhir_de_la_Pierre_Plant_e_8Dominant le site des Concluses et à 3 km du hameau de Beth, au lieu-dit du bois du Vallat-de-Nerderie, la Pierre Plantée est donc un menhir de grande taille : il mesure 5,60 m de hauteur. Il est le plus haut du sud de la France.
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Lussan_Menhir_de_la_Pierre_Plant_e_17Les archéologues pensent qu'il date de la période Chalcolithique : le chalcolithique désigne la « période où un outillage principalement en pierre peut être complété par des objets en cuivre », ce qui est caractéristique, en archéologie, de certaines cultures ayant existé à la fin du Néolithique ou au début de l'Âge du bronze (vers -2300 à -1800 en Europe occidentale). Quand à moi, je trouve pour date de sa mise en place -11 500, avec réutilisation en - 7 500 et - 2 400.












Lussan_Menhir_de_la_Pierre_Plant_e_13Très isolé dans la garrigue, il est encore très puissant pour ceux qui peuvent mesurer les énergies. Autour de lui, des "paliers" ou "portes énergétiques" sont encore en place.
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Pas très loin du hameau de la Lèque, Le dolmen de la table des Turcs se situe aussi non loin du hameau de la Lèque. A ma prochaine visite, les photos...

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10 juillet 2008

L'autel de la Baronnie

L_autel_de_la_Baronnie_Cervi_res_28Cervières, village médiéval posé sur un mamelon rocheux, apparut pour la première fois dans la chartre de 1173 comme repère géographique du partage du comté de Lyon. Il fut un point stratégique important pour le contrôle du Grand chemin de Forez en direction de l'Auvergne (dont il reste des vestiges de la voie romaine reliant Lugdunum à l'Aquitaine) et la surveillance des féodaux montagnards de Couzan et d'Urfé.







L_autel_de_la_Baronnie_Cervi_res_26Concernant le nom de Cervières, il semblerait qu’il vienne de « cerfs » mais une autre hypothèse le fait dériver de « kerc’hier » c’est à dire « faiseurs de cercles ». Les constructeurs des sites mégalithiques du coin ?
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L_autel_de_la_Baronnie_Cervi_res_25Les pierres de la Baronnie, appelées "autel" ou "pierre branlante" sont entre Noirétable et Cervières.
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L_autel_de_la_Baronnie_Cervi_res_3J'ai daté la première utilisation de ces roches en -9 800 avant notre ère. Donc bien avant leur réemploi par les druides que nous connaissons.
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L_autel_de_la_Baronnie_Cervi_res_20Elles sont recouvertes d'une multitude de cupules et de petites cuvettes. A. Compigne des Bordes dit à son sujet: "Des cupules, remplies d’eau puisée à la source sacrée, dans l’enceinte de la forêt permettaient la macération de la verveine et du gui…".
























L_autel_de_la_Baronnie_Cervi_res_22L'endroit est magnifique, l'un des plus beau sites sacrés qu'il m'ait été donné de voir.
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L_autel_de_la_Baronnie_Cervi_res_13La mousse envahissante nous fait rater les cupules mais donne au lieu une magie supplémentaire.
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L_autel_de_la_Baronnie_Cervi_res_18Méfiez-vous, le chemin indiqué par le panneau n'indique pas la porte du sanctuaire, et mieux vaut dire bonjour au gardien si l'on veut pouvoir profiter des enchantements...
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L_autel_de_la_Baronnie_Cervi_res_19Les pierres ont chacune une fonction : nous trouvons entre autres une pierre d'accouchement. C'est un véritable hôpital !
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L_autel_de_la_Baronnie_Cervi_res_15Même la plante des alchimistes trouve l'endroit accueillant, c'est dire. Oui, il y a véritablement transmutation en ce lieu.
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L_autel_de_la_Baronnie_Cervi_res_23http://www.forez-info.com/encyclopedie/memoire-et-patrimoine/194-la-legende-des-siecles-foreziens.html
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La pierre Ginich

Pierre_Ginich_1Près du lieu-dit Les Cros d'Arconsat, aux pieds du Montoncel ( la plus haute montagne du Bourbonnais, culminant à 1299 m de hauteur dont le sommet forme un plateau circulaire d'une régularité presque géométrique de 80 m de rayon, avec au centre une pierre appelée "pierre des seigneurs", délimitant les trois départements de l'Allier, de la Loire et du Puy-de-Dôme), se trouve la pierre Ginich.



Pierre_Ginich_7Son nom provient du patois auvergnat et veut dire "Pierre aux milieu des Genets".
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Pierre_Ginich_13Elle fut redécouverte dans la fin des années 70 par le peintre vichyssois Pierre Frobert, suite à un rêve qu'il fit. Atteint d'une leucémie en phase terminale, il eut une rémission complète après avoir passé une nuit dans le bassin situé sur la pierre principale.

Il parla à l'époque du tombeau d'un géant dans l'axe de la pierre, mais personne ne le trouva jamais. La légende commença à se répandre.





Pierre_Ginich_28Avant d'arriver, il faut suivre non pas le chemin balisé, mais une ligne directe qui passe par la croisée des chemins. C'est là que se trouve le gardien.
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Pierre_Ginich_6C'est sur le chemin balisé que l'on trouve des tas de pierres, posées là comme sur le site de la roche de Merlin : "On sait que les voyageurs de l'antiquité faisaient ce geste en l'honneur de Mercure, le dieu de la route, et pour marquer le chemin par ces tas accumulés; c'est la bible qui nous le dit, en parlant de celui qui jette une pierre sur "le tas de Mercure" : Sicut qui mittit lapidem in acervum Mercurii (livre des proverbes)."
J.P.Roux voit un exemple de l'âme collective: "Toute accumulation d'objets modestes doués d'âme renforce la potentialité de chacun d'eux et finit par créer une nouvelle âme extrêmement puissante. On constitue cette force en amassant des pierres en certains lieux choisis et, là encore l'âme collective et sacrée est inséparable de l'âme sacrée du sol sur lequel on l'a dressé..."

Pierre_Ginich_5Ce que l'on nomme la pierre Ginich est en fait une masse de blocs de granite gris empilés sur 4 niveaux, orientée nord/sud.
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Pierre_Ginich_9Certains de ces blocs sont en équilibre, comme les pierres branlantes de la région.

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Pierre_Ginich_23D'autres sont calés par des pierres plus petites. Sauf que... ces pierres de calage sont d'un granite différent, plus rose, dont le gisement le plus proche ne se trouve qu'à 20km du site.
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Pierre_Ginich_27Le site a besoin d'un coup de pouce pour s'ouvrir.













Pierre_Ginich_11Une pierre en contrebas sert d'interrupteur. Mais celui qui arrive avec un cœur pur ne sera pas déçu. C'est un endroit de guérison, comme l'autel de la Baronnie.
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Pierre_Ginich_14Les cupules et bassins, même avec les feuilles en décomposition, présentent une eau non putréfiée.
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Pierre_Ginich_15Il y a une progression, un chemin des cupules, qui nous amène à une montée en conscience. Ces cupules sont surtout situées sur les blocs au sommet de la pierre Ginich, et sont souvent séparées par des failles.










Pierre_Ginich_10Les pierres ont des fonctions différentes, ce qui explique peut-être leurs formes animales, comme pour aller chercher la puissance et les qualités de chaque bête. Nous trouvons la tortue, le loup, le poisson, le serpent, la grenouille.
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Pierre_Ginich_26D'après Pierre Frobert, d'autres formes apparaissent, ainsi que des signes, comme des croix ou des figures humaines. Mais la mousse et le défilement des ans les ont rendus difficile à discerner.
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Pierre_Ginich_19Pour lui, Ginich représente un zodiaque : sont représentés l'étoile polaire et les constellations de l'époque de sa mise en service.
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Pierre_Ginich_17aJe vous présente les deux endroits qui m'ont le plus marquée...



























Pierre_Ginich_25Laissez-vous aller !

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