27 septembre 2019

La fontaine de Saint-Fortunat de Croizet-sur-Gand

 

Croizet-sur-Gand 1Croizet-sur-Gand tient son nom de la croisée de deux chemins, anciennes routes qui reliaient Lyon à Vichy et Feurs à Roanne. Le village se trouve sur la frontière qui séparait les terres du sire de Beaujeu de celles du comte du Forez. Le site fut habité depuis longtemps, comme en témoignent les vestiges gallo-romains trouvés au fond d’un puits au hameau de Ratille. En bas du village coule une source intarissable qui alimente le lavoir.

 

 

 

 

 

Croizet-sur-Gand 8L’eau de cette source est dite miraculeuse. Autrefois on venait s’y baigner lorsqu’on avait des troubles psychomoteurs et les mères amenaient les enfants qui avaient du retard pour marcher.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est ici que nous retrouvons Venance Fortunat, l’ami de Radegonde, à qui fut dédié l’église de Talmont en Gironde. Le christianisme, voulant éradiquer les anciennes croyances, attribua les miracles à Fortunat. Un pèlerinage fut organisé, qui perdure aujourd’hui.

 

Croizet-sur-Gand 3Au-dessus de l’ancienne source fut construit un pilier qui supporte la statue du saint.

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Croizet-sur-Gand 4Fortunat, de son vrai nom Venantius Honorius Clementianus Fortunatus naquit près de Trévise vers 530. Il étudia à Ravenne la grammaire, l’éloquence, la poésie et le droit et devint poète. En 565, atteint d’une maladie des yeux, il attribua sa guérison à saint Martin, et décida d’aller visiter son tombeau à Tours. Il fut accueilli à la cour d’Austrasie par le roi Sigebert et sa femme Brunehilde avant de s’attacher à Radegonde, épouse du roi des Francs Clotaire 1er qui vient de fonder l’abbaye Sainte-Croix de Poitiers. En 576 il y fut ordonné prêtre et devint vers l’an 600 évêque de Poitiers.

 

 

 

 

Fortunat 1Il mourut en 609. Il aura composé de nombreuses œuvres poétiques, ainsi que des hymnes (le Vexilla Regis et le Pange linga sont encore connus et chantés lors de cérémonies liturgiques) et les hagiographies de saint Germain, évêque de Paris, saint Médard de Noyon, saint Rémi de Reims, saint Aubin d’Angers, saint Marcel et sainte Radegonde. Il écrivit à l’évêque Syagre d’Autun de nombreux acrostiches qu’il fit peindre sur les murs de son palais.

 

 

 

 

 

 

 

Devinez, en passant me voir, la chose qui,

Utile à votre savoir, vous apprendra

L’acrostiche, et même le kakemphaton !

Ah… le désir s'accroît quand l'effet se recule,

Comment dire encore… Non, je préfère stopper là.

 

 

 

Posté par madame_dulac à 17:50 - - Commentaires [2] - Permalien [#]