02 septembre 2009
La collégiale Saint-Martin de Bollène
L’histoire de Bollène commença avec un cromlech,
puis avec les Ligures qui vinrent s’installer. Plus tard, au deuxième
millénaire avant notre ère, les Celtes arrivèrent et se mélangèrent. Le
cromlech devint le sanctuaire de Bélénos : Bollène.
Du temps des romains, le cromlech de Bélénos devint
un temple consacré à Apollon, le dieu consacré à la lumière. Plus tard, les
romains édifièrent sur l’emplacement actuel de la collégiale un temple dédié à
Mercure, qui sera christianisé. Une église vit le jour sous le titre de
Saint-Sauveur.
En l’an 971, un parchemin cite la ville d’Aboliène
dans une donation faire par Conrad le Pacifique à l’abbaye bénédictine de l’Isle
Barbe. Les moines s’établirent sur le rocher du Puy, qui deviendra place forte
autour de laquelle se regroupera la population.
150 ans plus tard, l’église Saint-Sauveur
sera remplacée par celle que Guy de Bourgogne (plus tard pape sous le nom de
Calixte II) aurait consacrée sous le titre de Saint-Sauveur, de la bienheureuse
Vierge Marie et de Saint-Martin. C’est celle que nous voyons en partie aujourd’hui.
Au cours des guerres de religion et lors de la
prise de Bollène par le Baron des Adrets en 1562, l’édifice fut en partie
démoli. Il fut reconstruit mais par mesure d’économie, on renonça à la voûte. Les
travaux furent achevés en 1584. En 1618, une modification du clocher lui donna
sa forme actuelle. C’est en 1727 que l’édifice sera érigé en collégiale. En 1960, la toiture fut refaite sur le modèle
de celle peinte sur une toile conservée à la chapelle de Notre-Dame du Pont.
La chapelle Saint-Roch, située plus près du chœur,
fut construite en 1580 dans la reconstruction générale de l’édifice. Elle fut
financée par Bertrand de Roquard. La chapelle de la purification et de
Saint-Blaise serait due à la générosité des confréries de tisserands. Elle fut
financée par Bertrand de Roquard. La chapelle de la purification et de
Saint-Blaise serait due à la générosité des confréries de tisserands et
cardeurs. En 1602, la chapelle du rosaire vit le jour grâce aux dons de la
confrérie du Chapelet.
Dans le mur est s’ouvrent une abside et deux
absidioles, voûtées en cul de four éclairées chacune par une fenêtre axiale.
la Provence
La chapelle gothique de Notre-Dame de l’Assomption
fut construite en 1519 et échappa au Baron des Adrets. En 1950, on y transporta
la statue de Notre-Dame de Bonne Garde, érigée primitivement devant la porte du
Pont, en reconnaissance de ce que la ville de Bollène avait été préservée de la
peste qui ravagea
La chapelle adjacente, dite de Saint-Crépin fut
construite sur croisée d’ogives en 1526 par la confrérie des cordonniers.
On entre dans l’église par un porche établi sur
croisée d’ogives dont l’extérieur est surmonté d’une accolade fleuronnée.
25,40 mètres 16,40 mètres
A l’intérieur, la nef est un quadrilatère de
L’angle en est coupé par le clocher dont l’axe n’est
pas perpendiculaire à celui de la nef.
Le clocher, première défense du prieuré
appelé autrefois tour Saint-Antoine, parait avoir fait partie des bâtiments qui
s’élevait au nord et à l’ouest de l’église.
















