28 octobre 2011

Clermont-Ferrand, historique



Clermont_plan_3La ville de Clermont-Ferrand est construite sur une butte volcanique appelée le Plateau Central, formé il y a environ 160.000 ans. Le volcan entra en éruption quand la lave vint au contact de l’eau. De l’explosion naquit un cratère (un maar), qui rapidement se remplit d’eau en formant un lac. Les alluvions de la Tiretaine, la rivière qui traverse la ville, le comblèrent. C’est pourquoi l’endroit, composé de  zones marécageuses et de buttes volcaniques, est riche en sources thermominérales.

 

 

 

 

Clermont_plan_5C’est ici que les hommes virent s’installer il y a plus de 10 000 ans, témoins des dernières éruptions de la chaine des Puys. En 1973 fut découverte sur le versant sud des côtes de Clermont  la sépulture de celui qui fut appelé l’homme du creux rouge, le plus ancien clermontois, datant du néolithique. A cette époque, une tentative d’urbanisation se fit vers Aulnat, située à 5 km de Clermont.

 

 

 

Clermont_plan_6Puis les Celtes vinrent se mélanger aux peuples déjà présents, les Ibères et les Ligures, autour du Ve siècle avant notre ère. Ils fondèrent la première ville, Nemossos, qui devint la capitale des Arvernes, peuple gaulois bien connu des amateurs d’Astérix. Nemessos, dont l’étymologie gauloise donne « nem », le ciel, agrémenté d’un T, qui donne nemeton, le sanctuaire, le « bois sacré » (la part du ciel que le prêtre découpe avec son bâton et qui est projetée au sol pour former le lieu où les divinités viendront à la rencontre des hommes). 

 

 

 

 

 

 

Clermont_Ferrand_1Si cette ville n’était pas exactement située sur la butte clermontoise, elle n’en était pas très éloignée. Récemment, une fouille mit au jour les restes d’un important oppidum gaulois à Corent, village faisant partie de l’agglomération clermontoise. Vaste de plusieurs dizaines d’hectares, il possédait un théâtre, un immense sanctuaire environné d’habitations.

 

 

 

 

Clermont_plan_7Les romains, après leur conquête, transférèrent la capitale, appelée maintenant Augustonemetum, sur l’emplacement exact de la ville de Clermont. Traditionnellement, la ville aurait été créée lors de la fondation de la voie d'Agrippa reliant la capitale des Gaules, Lyon, à Saintes, capitale de l'Aquitaine.

Clermont_plan_8

 

 

 

 

 

 

 

Clermont_Ferrand_2Comme l'indique son nom, Augustonemetum « sanctuaire d'Auguste », un sanctuaire a joué un rôle dans la genèse de la ville. Dans l'état actuel de la recherche, l'unique témoin contemporain de la période augustéenne est le sanctuaire de plein air de la Source des Roches à Chamalières, connu pour l'exceptionnelle série d'ex-voto qu'il a livré. Cependant, on ne peut exclure qu'il fasse référence au premier temple situé au sommet du puy de Dôme ou à un autre temple d'Augustonemetum encore non identifié. »

 

 

 

 

 

 

Clermont_Ferrand_8La ville, qui prit le nom d’Arvernis au IIIe siècle, puis celui de Clairmont (par référence au château fort de Clarus Mons) à l’époque carolingienne, se développa alors autour du fameux Plateau Central, sur lequel s’élève la cathédrale.

 

 

 

 

 

Clermont_Ferrand_5C’est là qu’en 1095, lors du concile de Clermont, le pape Urbain II prêcha la première croisade. En 1120, pour contrecarrer le pouvoir des évêques, les comtes d’Auvergne fondèrent à proximité de la ville épiscopale de Clairmont la cité comtale de Montferrand. L'union de ces deux villes fut imposée par Louis XIII en 1630.
Clermont_Ferrand_6

 

 

 

 

 

 

 

Clermont_Ferrand_9http://www.augustonemetum.fr/

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Les vierges noires de Clermont-Ferrand



La vierge d’Etienne II



Notre_Dame_de_l_Assomption_VN_10C’est au Xe siècle à Clermont qu’apparut la toute première statue d’une vierge en majesté. Vers 946, Etienne II, alors évêque, commanda à Alleaume, un clerc à la fois architecte, sculpteur et orfèvre, une statue reliquaire pour la Vierge. N’oublions pas qu’Etienne fut tout d’abord évêque de Conques, où nous trouvons la statue de sainte Foy, statue reliquaire dorée à l’or fin, fabriquée sans doute au IXe siècle. Etienne a du s’en inspirer. Cette première statue, destinée à orner l’autel de la nouvelle cathédrale, est sans doute l’archétype des vierges romanes auvergnates. Cette statue reliquaire avait une tête en vermeil entourée de pierreries, son corps étant recouvert de plaques d’or, d’argent et de cuivre, la chaire rehaussée d’or et de pierres précieuses.
Détruite et fondue pour la monnaie de Paris pendant la révolution, sa trace fut retrouvée dans le « Codex Claramontanus » de la bibliothèque de Clermont-Ferrand. Le Codex, copié au XIe siècle en latin, décrit, par l’intermédiaire du diacre Arnaud racontant la vision de Robert, abbé de Mozac, les circonstances de la réalisation de la statue : « Il la (la cathédrale) dédia en l’honneur de la Mère de Dieu toujours vierge, et la fit si belle qu’en nos temps on n’en trouverait pas de pareille dans tout l’univers ».
Au verso de la page se trouve un dessin à la plume représentant la statue. La Vierge est assise sur un trône, l’enfant sur les genoux, représenté avec une tête adulte. Les mains sont démesurées. 9a rappelle quelque chose il semblerait…



Notre-Dame de la Bonne-Mort



Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_VN_1La vierge noire présentée à l’heure actuelle dans la cathédrale n’est pas la vierge d’Etienne. Personne ne sait d’où elle provient vraiment. Elle fut retrouvée en 1972 dans le tombeau d’un évêque de Clermont qui s’était fait enterrer avec elle, et porte à cause de cela le nom de Notre-Dame-de-la-Bonne-Mort.

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_VN_4aC’est une vierge en majesté du plus pur style auvergnat, proche de Notre-Dame de Marsat. Elle fut restaurée, transformée en vierge noire et dorée au XIXe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le trésor de la cathédrale nous présente trois autres vierges auvergnates :



Notre-Dame de Chalus-Lembron




Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_VN_Chalus_1Le château de Chalus et sa chapelle, devenue église paroissiale, possédait une vierge en majesté. Sans doute cachée pendant la révolution, elle fut retrouvée par une petite fille de 7 ans, Marie Panel, en 1886 alors qu’elle jouait à cache-cache avec des copains dans une cave du village.

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_VN_Chalus_2Réalisée au XIIe siècle, de couleur rouge et verte, elle mesure 75 cm. Elle ressemble trait pour trait à Notre-Dame de Tournus.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre-Dame de Colamine-sous-Vodable

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_VN_ColamineCette vierge en majesté fut retrouvée en compagnie de 6 autres statues polychromes, cachée derrière le retable du maître-autel de l’église du village le 16 août 1979 lors de travaux de réfection. Elle fut réalisée au XIIe siècle, et possède des plis verticaux sur sa robe avec bandeaux à mi-manche.

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Notre-Dame de Roche-Charles

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_VN_Roches_charlesC’est dans la chapelle du château de Roche-Charles, perchée sur un piton escarpé et encore à l’écart de toute route, que se trouvait une vierge en majesté du XIIe siècle. Près de l’église coulait une source, la fontaine Notre-Dame. La statue est partie pour Clermont, mais le pèlerinage, chaque 15 août, continue.
Cette vierge a la particularité de tendre ses bras, comme l’enfant qu’elle porte, vers celui qui la regarde.

 

 

 

 

 

 

Et le musée d'art Roger-Quilliot possède deux autres vierges en majesté :



Notre-Dame de Vernols



Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_VN_Vernols_1Datant de la fin du XIIe, la vierge, droite, porte un voile maintenu sur le front par un bandeau circulaire. Un pallium noué au cou retombe droit sur son torse. Le pallium est un ornement liturgique catholique dont le port, sur la chasuble, est réservé au pape, aux primats et aux archevêques métropolitains pendant la célébration de la messe. Bizarre de le retrouver sur une Vierge. La statue aux longs doigts, en bois fruitier, mesure 78cm de haut, sur une base de 30 cm. Elle est restée dans son église jusqu’en 1911.

 

 

 

 

 

 

Notre-Dame d’Usson



Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_VN_Usson_1La vierge en majesté en bois sculpté et peint polychrome, date du XIIe siècle. Usson est certes plus connu par son château, démoli sur l'ordre du cardinal de Richelieu : il fut en 1585 le lieu de résidence surveillée de Marguerite de Valois dite la Reine Margot, première épouse du roi de France Henri IV.

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La cathédrale Notre-Dame de l’Assomption, historique



Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_vueComme nous l’avons vu dans l’histoire de Clermont, la cathédrale se dresse au sommet de la butte volcanique appelée le Plateau Central, aux pieds du Puy de Dôme. Imaginez la puissance du lieu.

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_plan_1bcC’est à cet endroit, où l’on a retrouvé des murs romains, que fut construit le premier édifice chrétien, aux environs de 450. L’évêque Namatius (saint Namace) la dédia aux saints Vital et Agricol (de Rome), deux hommes martyrisés en 304 à Bologne et dont les reliques furent retrouvées par saint Ambroise en 393. Nous avons une description de l’église primitive faite par Grégoire de Tours au VIe siècle dans son « Historia Francorum », qui nous apprend que l’église, la plus ancienne construite intra muros, était de plan basilical, ornée de marbre, possédait une nef et deux collatéraux. « Elle a 150 pieds de long (43,5m), 60 de large (17,4m) et 50 de haut (14,5m), possède 42 fenêtres, 70 colonnes et 8 portes ».

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_plan_2aAbimée lors des affrontements entre Pépin le Bref et le duc d’Aquitaine en 761, elle est restaurée par l’évêque Adalbertus entre 764 et 768. Détruite lors des raids normands en 915, c’est l’évêque Etienne II, ancien abbé de Conques et frère du vicomte de Clermont, qui entreprit de la reconstruire en style roman.


 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_40Appelant Alleaume comme architecte, Il la dédia à la Vierge le 2 juin 946 : normal que 4 chapelles rayonnantes aient été prévues, les nombres pairs de chapelles étant réservés aux édifices dédiés au culte marial.


 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_crypte_3aDe cette époque date la crypte, devenue indispensable avec le développement du culte des martyrs. Redécouverte en 1885, les fouilles montrèrent qu’elle fut insérée dans les fondations existantes.


 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_VN_10De cette époque date aussi la statue primitive de la Vierge perdue à la révolution. Le bâtiment servit de modèle à de nombreuses églises auvergnates, dont Notre-Dame-du-Port.
 

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_plan_1En 1248, l’évêque Hugues de la Tour, inspiré par l’adage « la mienne est plus grosse que la tienne », décida de faire construire une très belle, très importante et très moderne église dans le style gothique du nord. Il fit appel à l’architecte champenois Jean Deschamps, puis à son fils Pierre.

 

 

 

 

louis_ix_jpgMalencontreusement décédé lors d’une croisade en compagnie de Louis IX, qui avait marié son fils Philippe III le Hardi avec Isabelle d'Aragon en 1262 dans sa cathédrale, Hugues ne vit jamais la fin du chantier. C’est son cousin, Guy de la Tour du Pin, qui prit la relève.


 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_11La nouvelle église fut construite en pierre de Volvic, pierre volcanique grise très résistante. Les travaux débutèrent donc en 1248 par la construction du nouveau chœur, puis suivirent le chevet, le transept éclairé de rosaces et la première travée de la nef. De 1325 à 1340, les tours des bras de transept furent élevées par un maître d'œuvre inconnu, dont la tour de la Bayette, qui doit son nom au guetteur que l'on postait à son sommet (bayer = regarder en vieux français).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_50De 1340 à 1355, Pierre Juglar de Cébazat, connu pour avoir travaillé à la Chaise-Dieu, acheva les trois travées de la nef, qui permirent de rejoindre les tours romanes de l'église d'Étienne II. La guerre de Cent Ans ralentit le chantier. Au XVe siècle, sous l'évêque Martin Gouge de Charpaigne, un atelier local s'occupa de la réalisation d'un jubé flamboyant.

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_32Entre 1444 et 1474, le clocher dit « du retour » fut placé au-dessus du chœur. Il fut abattu au cours du XVIIIe siècle. A la fin du XVe siècle, les murs furent ébranlés par un tremblement de terre. Entre 1507 et 1512, sous l'évêque Jacques d'Amboise, une haute toiture couverte de plomb fut élevée en remplacement du toit d'origine en tuiles. C’est lui qui fut le promoteur de l’arbre de Jessé, qui orne l’extrémité du chœur.

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_21Les révolutionnaires voulurent détruire la cathédrale. C’est le bénédictin Verdier-Latour qui empêcha le désastre, en les persuadant que l’édifice ferait un lieu de rassemblement populaire pratique. Malgré tout, trois des tours des transepts furent arasées, les statues des portails et les sculptures du tympan détruites ainsi que le jubé et l’autel. La tour de la Bayette fut épargnée car elle donnait l'heure…

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_22L’église Saint-Pierre n’eut pas cette chance : il en reste un linteau en bâtière, incorporé à une façade d’immeuble sur la place des Gras, face à la cathédrale. Il représente le lavement des pieds des apôtres par le Christ, le jeudi saint.

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_30La façade romane d'Étienne II fut abattue en 1851. Les plans de la nouvelle façade furent réalisés par Viollet-le-Duc qui ajouta deux travées et les flèches.

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_25Les derniers travaux furent réalisés par Eugène Millet puis Anatole de Baudot, élèves de Viollet-le-Duc, démissionnaire du projet. Ils démarrèrent en 1866 et se terminèrent en 1884. Au tout début du XXe siècle furent ajoutés les escaliers et le perron qui précèdent la façade occidentale.
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Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_aUne visite absolument incroyable de la cathédrale, avec de superbes photos d’endroits hors du commun, comme les combles ou les escaliers des tours : ici.
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Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_59http://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Notre-Dame-de-l%27Assomption_de_Clermont
http://cathedrale-catholique-clermont.cef.fr/
http://www.archipicture.free.fr/france/auvergne/puy_dome/clermont_ferrand11.html
http://www.clermont-ferrand.fr/Patrimoine,270.html
http://www.philippe-gavet.com/07/04/02/
http://www.uquebec.ca/musique/orgues/france/clermontnda.html
http://www.urban-exploration.com/exploration-urbaine/index.php?ln=FR&r=cathedrale+clermont&exact=1
"La Cathédrale de Clermont" par Anne Courtillé

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La cathédrale Notre-Dame de l’Assomption, l’extérieur



Commençons par la partie la plus ancienne de la cathédrale,



Le chevet



Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_8Il fut donc construit par l’architecte Jean Deschamps au milieu du XIIIe siècle. Curieusement, alors que la cathédrale est dédiée à la Vierge, il comprend 5 chapelles rayonnantes, les nombres impairs étant réservés aux saints.

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Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_17Les chapelles, couronnées de balustrades, sont séparées par de puissants contreforts soutenant les arcs-boutants du deuxième niveau.
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Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_33C’est sur la terrasse surmontant le déambulatoire que l’on trouve gravées les épures de Jean Deschamps, dessins préparatoires destinés à préparer le travail des tailleurs de pierre.
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Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_epure_1Elles servaient à la confection de gabarits en bois donnant le profil et les dimensions des pierres à tailler. Les gabarits étaient ainsi directement utilisables sur le chantier par les appareilleurs et les maçons.

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_epure_2Ces épures ont servi notamment à la réalisation d’une fenêtre de la chapelle de Notre-Dame du Secours Perpétuel, du galbe du porche nord et d’une baie de la nef.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_18Le chevet était surmonté d’un arbre de Jessé en bronze (schématisation de l'arbre généalogique de Jésus à partir de Jessé, père du roi David, auquel peut s’ajouter les ancêtres spirituels, les prophètes) commandé vers 1505 par l’évêque Jacques d'Amboise. Il fut détruit pendant la révolution (Il ne reste de cette première œuvre que la statue incomplète de David), rétabli par Viollet-le-Duc pour exaucer un vœu formulé par les Auvergnats en 1874, puis restauré en 1999.

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_9On peut voir sur cet ensemble les rois Salomon, Josaphat, Ezechias et David, et en-dessous les trois prophètes Isaïe, Ézéchiel et Daniel. Au-dessus, une statue de la Vierge, Notre-Dame du Retour, à laquelle les clermontois vouaient une grande dévotion : pour l’invoquer, ils montaient les marches du clocher à genoux, une chandelle allumée à la main.


 

 

 

 

 

 

 

La façade nord



Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_plan_3C’est devant cette façade que se tenait le cœur de la ville au moyen-âge : on y trouvait une croix et un petit cimetière, désaffecté au XVe siècle, où se tenait un marché. On y affichait les ordonnances, on y recevait les hauts dignitaires. Le portail est donc resté pendant longtemps l’accès principal à la cathédrale.

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_2La façade, du XIIIe siècle, s’ordonne sur 3 niveaux : le portail, la rangée de baies éclairant le triforium et la rosace. Deux tours encadrent la composition. Celle de droite ne fut jamais achevée et fut démantelée pendant la révolution.

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_1La tour de gauche, la Bayette, fut dotée d’une horloge en 1407. Elle est surmontée d'une tourelle ornée d'une cloche. La cloche actuelle, qui date de 1606, sonnait les heures d'office pour les chanoines de la cathédrale.

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_6L’architecte Jean Deschamps fut enterré au pied du portail, abimé en 1793. Le trumeau était orné de la statue de Notre-Dame de Grâce, retrouvée dans la crypte de l'église Saint-Pierre-les-Minimes. Elle est remplacée par une Vierge sans grand intérêt.

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_7Le tympan, autrefois orné de belles statues, porte la devise révolutionnaire noire sur fond blanc qui reprend l’article 1er du décret de Robespierre instituant le culte de l’être suprême le 18 floréal de l’an II : « Le peuple français reconnaît l’être suprême et l’immortalité de l’âme ».


 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_4Au-dessus, une rosace de pierre est décorée de figurines représentant les sept arts libéraux : Géométrie, Astronomie, Arithmétique, Musique, Grammaire, Rhétorique, Dialectique. Elle est surmontée d’un pélican se perçant le flanc, représentant l'Alma Mater, l'Université. Au XIIIe siècle, religion, science et culture formaient un tout.
   

 

 

 

 

 

 

 

La façade sud



Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_12Datant de 1350, elle donnait autrefois sur les bâtiments de l’évêché. Les trois premières travées possèdent une terrasse de style méridional sur laquelle vient s'appuyer des arcs-boutants décorés avec des colonnettes et des gargouilles.

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_13Le transept, encadré par l'amorce de deux tours détruites durant la révolution, est non saillant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_20Le portail est très sobre. La partie supérieure de la façade est ornée d’une grande rose de style gothique rayonnant.

 

 

 

 

 

 

 

La façade ouest



Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_24L’ancienne façade romane d’Etienne II fut détruite en 1851 et remplacée en 1866 par une nouvelle façade en style néo-gothique, à laquelle on ajouta deux travées de la nef, sur des plans de Viollet-le-Duc.

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_28Elle fut terminée en 1884 par Anatole de Baudot et Eugène Millet. Le perron et l’escalier furent rajoutés en 1902.

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_31Le tympan sculpté représente le Jugement Dernier.

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_27Saint-Michel domine au sommet du pignon, tournant le dos à sa parèdre. 

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Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_16Des saints et des évêques sont représentés dans les bases des tours.

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Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_29Les deux tours, d’une hauteur de 108 mètres (tiens pourquoi 108 ?) sont constituées de trois étages et surmontées de flèches de plan octogonal.


http://cathedrale-catholique-clermont.cef.fr/

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La cathédrale Notre-Dame de l’Assomption, l’intérieur




Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_plan_aLa nef gothique, longue de quatre travées, fût construite vers 1350 par Pierre Juglar de Cébazat.


 

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_39aLes deux dernières travées, situées à l’emplacement de l’ancienne façade romane, datent de 1874.


 

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_35Elle est flanquée de deux collatéraux, sur lesquels se greffent 17 chapelles.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_48Au-dessus des arcades, un triforium de circulation est surmonté de verrières à lancette qui donnent beaucoup de lumière à l’édifice.
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Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_rosace_aLes murs du transept, non saillants, sont ornés de deux rosaces du XIVe siècle à 16 rayons (qui se subdivisent en 32 petits rayons ) inscrites dans un carré bien marqué. L’une est à dominante bleue au nord et l’autre orange au sud : les complémentaires dans la symbolique.
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Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_41Entouré d’un déambulatoire, le chœur conçu par Jean Deschamps en 1248 est la partie la plus ancienne. Il comprend 5 chapelles polygonales et deux chapelles carrées. Les vitraux, datant du XIIIe siècle, furent peut-être financés par saint Louis à l’occasion du mariage de son fils Philippe en 1262.

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_54L'autel en cuivre doré, entouré de quatre anges porteurs des instruments de la Passion, fut dessiné par Viollet-le-Duc et installé en 1856.

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_44Les peintures murales datent de la fin du XIIe siècle jusqu’au milieu du XVe.

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_55Les thèmes abordés sont le plus souvent la vie de saints auxquels sont dédiées les chapelles, comme Agathe et Loup entourant le Christ en croix que l’on retrouve dans la chapelle Sainte-Agathe.

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_45Dans la chapelle Saint-Georges, un combat équestre entre croisés et sarrasins est surmonté de scènes du martyr du saint (écartèlement entre deux arbres, supplice de la roue, supplice des brodequins chauffés à rouge).

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_43aDes peintures du XIIIe siècle sont cachées par le buffet d’orgues.
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Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_58Le jacquemart, placé dans le transept, date de 1527. C’est une horloge à automates en bois doré, acheté par la ville de Clermont en 1577. Il provenait d’un monastère d’Issoire.


 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_57La statue centrale représente le Temps, vieillard aux ailes non déployées qui tenait à l’origine une faux dans la main droite. Il est entouré de Faunus, représentant les plaisirs, et Mars, dieu de la guerre.


 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_56Quelques statues méritent attention, comme cette piéta en bois polychrome du XIVème siècle,

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_64ou David, faisant partie de l’ancien arbre de Jessé,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_65mais aussi, moins âgé mais intéressant, ce saint Austremoine, premier évêque de Clermont et évangélisateur de l'Auvergne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_VN_1Notre-Dame de la Bonne Mort, vierge noire d’époque romane, mérite un post à part, ici.

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La cathédrale Notre-Dame de l’Assomption, la crypte



Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_crypte_2aLa crypte est la seule partie qui nous reste de la cathédrale romane d’Etienne II de 946 détruite en 1248, au moment de la construction de l’actuelle cathédrale gothique.
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Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_crypte_6aRedécouverte en 1885 par l’architecte Mallay, les fouilles montrèrent qu’elle fut insérée dans les fondations existantes. Par manque d’argent, elles ne furent reprise que plus tard, un accès ne fut ouvert qu’en 1946.

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_crypte_3aAfin de consolider les fondations de la cathédrale gothique, il fallut  détruire les voûtes, et combler une grande partie de la crypte. Plus tard, les murs furent éventrés afin d’y insérer les sarcophages. Malgré tout, il est encore possible de bien voir à quoi cette crypte pouvait ressembler.

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_plan_0aElle était composée d’une salle centrale carrée de 6m de côté, divisée en trois nefs par deux rangs de colonnes de 30 cm de diamètre. Elle comprenait un étroit déambulatoire et 4 petites chapelles rayonnantes, une première dans ce type de plan.

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_crypte_9aElle a du être conçue pour abriter le trésor de la cathédrale, les chapelles étant fermées par de lourdes portes de bois, mais aussi pour que les pèlerins puissent venir se recueillir devant les reliques.

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_crypte_5aLa construction des murs, très épais, est typique du Xe siècle, où l’on retrouve insérées des pierres provenant d’anciens édifices gallo-romains, et certainement de l’ancienne église de Namatius.

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_crypte_4aLes murs étaient entièrement peints, mais il n’en reste que quelques fragments. Il faut savoir que la crypte n’est ouverte au public que lors des journées du patrimoine, et les mois d’été.

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_crypte_12Dans la crypte se trouve un sarcophage en marbre du IVe siècle qui servait d’autel dans le transept nord de la cathédrale avant la Révolution. Il fut acheté en 1793 pour être transformé en abreuvoir. Récupéré après la tourmente, il servira d’autel pour la chapelle des Carmes Deschaux avant d’être transporté dans la crypte de la cathédrale en 1960. Sur la façade principale, les sujets se suivent en frise continue, encadrant la figure de la défunte dans l’attitude de l’orante, les bras levés vers le ciel, accueillie par saint Pierre et saint Paul.

 

 

 

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19 octobre 2011

La basilique Notre-Dame-du-Port, historique

Notre_Dame_du_Port_Clermont_Notre-Dame du Port fait partie des cinq églises "majeures" complètes d'Auvergne, avec l'église Saint-Austremoine d'Issoire, l'église Notre-Dame de Saint-Saturnin, l'église de Saint-Nectaire et la basilique Notre-Dame d'Orcival.
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Notre_Dame_du_Port_Clermont_32Au départ était une source, guérisseuse, au milieu du bois sacré. Les celtes dédièrent ce premier sanctuaire à la déesse-mère. La première église chrétienne aurait été construite par saint Avit au VIe siècle : Il la dédia à Marie, qu’il plaça comme protectrice de la source.

 

 

 

 

 

 

 

AvitusAvitus naquit entre 520 et 525 au sein d’une famille noble de la capitale de l'Auvergne. Il reçut une éducation chrétienne. Attiré par le sacerdoce, il fut remarqué par saint Gall, évêque de Clairmont, qui le nomma archidiacre et lui confia l'éducation de son neveu, le futur Grégoire de Tours. Il fut nommé par le roi Sigebert évêque à son tour, après le terrible Cautin, avare, alcoolique et brutal. Il partit visiter son diocèse, et c’est alors que plusieurs miracles lui furent attribués. A partir de 574, il se consacra à l’édification de plusieurs églises, comme Saint-Genès de Thiers, Saint-Alyre, et bien sûr, Notre-Dame-du-Port, où il fut enterré vers 594.

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_14L’église fut incendiée en 761 après les affrontements entre Pépin le Bref et le duc d’Aquitaine, relevée puis détruite par les Normands en 864. Restaurée par l’évêque Sigon en 875, elle fut à nouveau détruite par la nouvelle invasion normande de la fin du IXe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_plan_10Elle s’appelait alors Sainte-Marie Principale, en raison de sa proximité avec le château des comtes d’Auvergne qui avaient le titre de Princeps Arvernorum, et pour la différencier de la cathédrale, elle aussi dédiée à Notre-Dame.

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_crypte_6aL’évêque Etienne II, ancien abbé de Conques et frère du vicomte de Clermont, fonda le chapitre de l’église en 959, en même temps qu’il réalisa la cathédrale, dont les aménagements successifs furent repris à Notre-Dame-du-Port dans un chantier lancé vers 1090. C’est à cette époque que fut construite la crypte, en arkose blonde.

 

 

 

 

Clermont_Ferrand_5En 1095, Urbain II prêcha la première croisade à Clermont, sur un espace libre hors les murs, à proximité de l’église où il célébra une messe. Les travaux s’achevèrent vers 1180, avec l’édification de la façade principale, sous l’évêque Ponce de Polignac.

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_34C’est à cette époque que l’église prit le nom de Notre-Dame-du-Port. En latin, Portus désigne un port ou un entrepôt, mais aussi un lieu d’asile. Ce qui donna lieu à nombre d’interprétations. A la fin du moyen-âge, de riches familles clermontoises firent construire des chapelles le long des collatéraux. En 1146, un tremblement de terre détruisit le clocher et le porche.

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_6Au XVIe siècle, le porche occidental fut transformé, les pierres noires utilisés cette fois proviennent des carrières de Volvic. Au XVIIIe siècle, les chanoines, face à l’affluence des pèlerins, aménagèrent des escaliers pour descendre à la crypte. Un nouveau clocher moche fut construit au-dessus du transept, et trois côtés du cloître détruits pour agrandir l’église. En 1764, pour rajouter à leur bêtise, ils badigeonnèrent l’intérieur couleur jonquille, enduisirent les colonnes et les arcades de plâtre qu’ils peignirent façon marbre. Les chapiteaux furent peints en doré et vernis.

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_1aA la révolution, les clochers furent abattus. Finalement, un mal pour un bien. En 1800, il fut décidé de raser l’église, mais une pétition le sauva de la destruction. Le 15 mai 1881, elle fut érigée en basilique mineure, affiliée à Saint-Jean-de-Latran à Rome. En 1843 l’architecte Gilbert Aymond Mallay entreprit la rénovation de l’édifice. Il construisit le nouveau clocher. Elle est inscrite au Patrimoine Mondial de l'UNESCO en 1998, au titre de bien culturel en série "les chemins de St Jacques de Compostelle en France". L'église appartient à ce réseau, elle en est une composante. Cet ensemble, constitué de 71 édifices ou ensembles d'édifices et de 7 sections de sentier, a une valeur universelle exceptionnelle.

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_33Une dernière restauration complète donna à l’église son aspect actuel en 2007.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://philippe.harambat.pagesperso-orange.fr/pelerinage/nd_du_port.htm
http://www.philippe-gavet.com/07/04/03/
http://marc.champommier.pagesperso-orange.fr/port0.html
http://www.romanes.com//Clermont/ND_Port//index.html
http://architecture.relig.free.fr/clermont_port.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Basilique_Notre-Dame-du-Port                                   
http://www.art-roman.net/ndport/ndport.htm
http://www.archipicture.free.fr/france/auvergne/puy_dome/clermont_ferrand10.html

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La basilique Notre-Dame-du-Port, l’extérieur



Notre_Dame_du_Port_Clermont_2La basilique est construite en arkose blonde, roche sédimentaire détritique résistant bien à la pluie (Ayers Rock en Australie est composé d'arkose). 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La façade ouest



Notre_Dame_du_Port_Clermont_4Refaite au XVIe siècle, la façade occidentale, très austère et dépourvue d’ornementation, est précédée d’un porche.

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Notre_Dame_du_Port_Clermont_3Elle est surmontée d’un clocher.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le chevet



Notre_Dame_du_Port_Clermont_9Construit en premier aux alentours de 1100, il est constitué de 4 absidioles, nombre pair, l’église étant dédiée à Marie. Une église dédiée à un saint en comporterait un nombre impair, comme à Saint-Austremoine d’Issoire par exemple. Les quatre chapelles rayonnantes sont séparées par des baies cintrées.

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_11Un cordon de billettes court le long des fenêtres, et les chapelles, dans leur partie haute, sont ornées d’un décor polychrome (rosaces, damiers et mosaïques) obtenu par l’association de pierres de différentes provenance.

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NDP_aQuelques chapiteaux historiés surmontant les colonnes de séparation sont à remarquer, comme le sacrifice d’Isaac, Adam et Eve, ou deux griffons buvant au même calice. Les deux derniers sont des copies. 

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La façade sud



Notre_Dame_du_Port_Clermont_13Cinq grands arcs en plein cintre sont posés sur des piliers plats. Elle est constituée de deux niveaux d'arcatures : les unes larges et percées de fenêtres, les autres par séries de trois petites arcades. La croisée du transept et la tour qui la surmonte sont deux éléments construits peu avant 1150.

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_22Le portail est ouvert au niveau de la quatrième travée. Datant de la fin du XIIe siècle, il fut repeint au XVIIIe. Ce sont ces couleurs qui ont été remises à jour lors de la dernière restauration.

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_16Il est constitué d'un linteau en bâtière surmonté d'un tympan lui même entouré d'un arc outrepassé.

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_20aNotre_Dame_du_Port_Clermont_21De chaque côté de la porte furent insérés à une date ultérieure une statue du prophète Isaïe et de saint Jean-Baptiste. Dans les angles supérieurs du portail furent également ajoutés des groupes représentant à gauche l'Annonciation et la Nativité pour la droite.

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_19Le tympan nous montre le Christ en majesté trônant au milieu de deux séraphins (anges à six ailes) et soutenu par deux des quatre évangélistes. Il ne reste en effet plus que le bœuf de Luc et le lion de Marc, la partie haute du tympan, assez détériorée, devait abriter les attributs des deux autres évangélistes.

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_18Au niveau du linteau, on distingue l'adoration des mages, la présentation au temple et le baptême du Christ dans le Jourdain. La voussure du tympan rappelle, par son demi-cercle parfait, la voûte céleste.

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_5Ayant toutes les caractéristiques de l'art roman auvergnat, le mur du transept dispose de deux étages percés de fenêtres. Celles du bas sont encadrées par un damier polychrome et sont séparées par une colonne supportant un chapiteau historié. Les trois fenêtres supérieures sont surmontées d'une fine arcade aux claveaux noirs et blancs.

 

 

 

 

 

 

 


Le clocher



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Notre_Dame_du_Port_Clermont_12Il est composé de deux étages en pierre de Volvic, percés de baies doubles encadrées par de fines colonnettes décorées par des damiers de pierres polychromes.

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La basilique Notre-Dame-du-Port, l’intérieur



Notre_Dame_du_Port_Clermont_plan_3La basilique possède un plan en croix latine de type basilical à 6 travées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_33Le narthex, partie la plus ancienne de l’église, possède des voûtes basses. Il est  surmonté au premier étage par une tribune.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_chapiteaux_17Il est refermé par deux gros piliers surmontés de chapiteaux "en pile de livres". D’un côté l’ancien testament, de l’autre les évangiles. Les livres sont fermés, nous signalant que nous devons partir à la découverte de leur enseignement. Il nous faudra nous ouvrir afin de nous transformer.

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_chapiteaux_8Le chapiteau de l’assomption de la Vierge nous accueillera dans le chœur, là où l’ange tient le livre ouvert.

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_23La nef de 5 travées voûtées en berceau cintré, est flanquée de bas-côtés voutés d’arêtes, surmontés de tribunes en quart de cercle.
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Notre_Dame_du_Port_Clermont_35Les deux piliers du temple, Yakin et Boaz, les colonnes solaires et lunaires, sont présents, marquant la limite entre le sacré et le profane. Leur utilité n’est que symbolique, et leurs chapiteaux feuillus représentent les deux arbres d’Eden, celui de la connaissance et celui de la vie.

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_29La croisée du transept à massif barlong est couverte d'une coupole sur trompes.

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_37Chaque bras, composé de deux travées voûtées en berceau, est terminé par une absidiole voûtée en cul-de-four.

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_26Le chœur est surélevé, entouré d’un déambulatoire à 8 colonnes sur lequel s'ouvrent quatre chapelles rayonnantes. Les chapiteaux feront partie d’un post à part entière.

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_36L'élévation se fait sur deux niveaux: les arcades cintrées ayant des piles ornées de colonnes engagées sont surmontées de tribunes s'ouvrant par de fines colonnettes.
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La basilique Notre-Dame-du-Port, la crypte



Notre_Dame_du_Port_Clermont_crypte_6aAppelée la souterraine, la crypte fut construite en 1090. Elle présente le même plan que le chœur. Les voûtes sont portées par huit grosses colonnes correspondant à celles projetées au niveau supérieur.

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_crypte_5aOn y accède par deux escaliers latéraux ouverts dans les bras du transept. C’est sans nul doute l’endroit le plus sacré du sanctuaire, là où se trouve l’ancien puits, relié aux eaux guérisseuses.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le puits



Notre_Dame_du_Port_Clermont_crypte_4Le puits, jadis entouré d’une margelle de pierre, est aujourd’hui scellé et recouvert d’une dalle sculptée au XVIe siècle et d’un couvercle. On ne sait jamais, si par hasard quelqu’un aurait la mauvaise idée d’aller s’y désaltérer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_crypte_1La légende assure que c’est ici que les gaulois vouaient un culte à la fontaine, celle dont on disait qu’elle redonnait la vie. Saint Avit ne s’y est pas trompé. Dans ce puits, profond de 3,50 mètres, le niveau de l’eau ne varie jamais, malgré sécheresse ou inondation.

 

 

 

 

 

 

 


La vierge noire



Notre_Dame_du_Port_Clermont_crypte_2Cette vierge représente la déesse-mère de la source, celle qui fut à l’origine du sanctuaire. Elle est intimement liée à l’eau. Il devait y avoir une antique statue protectrice, remplacée au cours des âges. Emile Saillens, dans son livre de 1945 « Nos Vierges Noires », dit que cette statue fut trouvée dans le puits sacré bien avant la construction de l'église.

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_crypte_3aLa statue actuelle de Notre-Dame-du-Port, posée comme il se doit dans la crypte, fut copiée malhabilement sur celle du XIe siècle au XVIIIe par un artisan, l’ancienne étant détériorée. La statue primitive fut perdue à cette époque.

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_18Heureusement, nous en avons une représentation au tympan de la porte sud dans une représentation de l'adoration des Mages.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_crypte_8La vierge actuelle est une vierge dite de tendresse, alors que l'originale était une vierge en majesté. Elle fut cachée pendant la révolution, chez monsieur de Villemont et fut sauvée de la destruction. Elle est sculptée dans du bois de noyer, était au départ recouverte d’un enduit rougeâtre, et ne fait que 29 cm de haut. Malgré cela, elle est toujours l’objet d’une vénération qui dépasse le temps. Les ex-voto en sont témoins. Une procession est organisée chaque année le dimanche suivant le 15 mai. Parmi les miracles qui lui sont attribués, citons celui de la procession de 1614, qui fit arrêter la pluie endommageant les récoltes et celle de 1631, qui arrêta la peste.

Si vous voulez un aperçu de la crypte en panoramique, c’est ici.  

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