03 août 2006

Vézelay, étude tellurique et symbolique

Roche des fées, Pierres enchantées, Pierre qui vire, dûment cimentée pour l'empêcher de pirouetter, sur laquelle on percha une statue de la Vierge avant de la flanquer d'un monastère.st_michel_bourges_le_puy_v_zelay_086__1600x1200_

Nous sommes en pays éduen, en Gaule chevelue, en terre druidique. Les moines ont bien tenté de ramener ce joli monde dans le giron ecclésial. Ils ont même cru y réussir. L'écrivain- paysan Henri Vincenot lisait dans les églises du coin une tout autre chanson: celle des compagnons maçons, héritiers du savoir druidique. Ceux-là savaient manier le nombre d'or et la corde à treize nœuds pour insuffler aux édifices sacrés leur science des énergies cosmiques, des courants telluriques irriguant les maisons de Dieu.

La basilique n'y échappe pas, bien au contraire. Pour qui voudrait s'adonner au déchiffrement des symboles cachés, sachez qu'elle en est toute truffée: ce serpent qui se mord la queue, au pied du premier pilier nord de la nef, ne figure-t-il pas les connaissances druidiques? Les marques des tailleurs de pierre, semées sur presque chaque mœllon, ne dessinent-elles pas l'équerre et le compas, instruments du Grand Architecte? l'hexagramme et la feuille de chêne des druides? Et ces spirales sculptées dans les plis compliqués du vêtement du Christ, au tympan du narthex, on les aurait mises là pour faire joli? Vincenot se plaisait à voir le dieu celte Lug dans ce Jésus aux mains immenses, bizarrement vierges de tout stigmate. Et puis il croyait à la vouivre, un courant tellurique qui traverserait le mont Scorpion, source du Bien et du Mal qui s'affrontent ici depuis la nuit des temps.(extrait d'un article de Marion Festraëts paru dans l'express)st_michel_bourges_le_puy_v_zelay_066__1600x1200_

L'abbaye de Vézelay, bien que vouée au culte de Marie-Madeleine, a possédé sa vierge noire et son dolmen.Il est fait mention de la vierge noire dans les "annales des croisades" et Saint Louis se serait agenouillé devant elle à la fin du mois de Septembre 1244. Elle était exposée dans la crypte.vezelay_003

Vézelay fut de tous temps un lieu initiatique. Les druides y ont bien sûr séjourné. Le dolmen marquait le noeud de courants telluriques. Il est toujours sur place, sous le côté droit de la crypte. Comme d'habitude, ainsi qu'à Chartres ou à Notre-Dame de Paris, on ne peut y acceder. Dans le livre de René et Claudine Bouchet, on peut trouver l'étude des courants d'eau, ainsi que dans le livre de  Georges Prat l'étude des différents courants telluriques.vezelay_007

On peut remarquer la position de l'ancien temple dédié à Mithra. Il nous est indiqué par une sculpture représentant une tête de taureau.

vezelay_004Une autre particularité de Vézelay est son appartenance à une série de bâtiments religieux représentant les différents emplacements des étoiles de la grande ourse. Les anciens initiés recherchaient les implantations stellaires où ils projetaient une constellation sur le sol et où chaque menhir ou dolmen figurait une étoile. Nous retrouvons celà dans le Puy de Dôme, avec les Notre-Dame ou bien avec les églises Lyonnaises représentant la constellation de la vierge.

La basilique est aussi un chemin de lumière...

vez1Les projections de lumière qui se meuvent au rythme du mouvement de la terre autour du soleil pour atteindre les points aussi particuliers à des instants aussi précis conduisent à l'évidence émerveillée que non seulement l'axe d'orientation de la nef mais aussi sa structure interne, cet espace limité par l'architecture et empli de lumière, ont été déterminés en tenant compte de la position de la terre par rapport au soleil; elles témoignent du vœu du bâtisseur d'établir la construction dans une relation avec le cosmos.(André Bouchard)

Au solstice d'été, quand le soleil culmine à midi, les dalles du centre de la nef sont marquées de taches de lumière dans un alignement d'une rigoureuse et constante précision.

Dans la basilique se trouvent des signes lapidaires compagnoniques. Sur une colonne, une feuille de chêne nous indique la présence de la tradition druidique, reprise et cachée par les initiés constructeurs et architectes du moyen-âge.vezelay_msm_bourges_st_bertrand_043vezelay_005vezelay_006

"Gilbert n'aurait jamais osé espérer cet honneur. Vézelay, pour le Bourguignon qu'il était, c'était La Mecque. Il y était venu avec son grand-père, en carriole, pour la sainte Madeleine, tous les 22 juillet de son enfance, et il se souvenait de son émerveillement lorsque, passé la montée du Crot, on attaquait la descente sur Saint Père et que, d'un seul coup, à la Montjoie, on découvrait le tertre sacré couronné de cette longue basilique, bloquée à chaque extrémité, par ses tours carrées, dressées très haut dans le ciel d'été. Le grand-pére, alors, arrêtait Cocotte et, debout, se découvrait noblement et criait : « Montjoie ! »
Le petit Gilbert d'alors, à peine conscient, se sentait pris d'une grande fierté et d'un grand respect. Jamais il n'auait osé espérer l'honneur de participer à cette inexprimable grandeur.

Ce qu'il vit là, et qu'il n'avait jamais vu, n'ayant jamais feuilleté un livre d'art depuis les pèlerinages de sa petite enfance, l'intimida tellement qu'il ne put dormir les trois première nuits.
Ces tourbillons de plis enchaînés les uns aux autres donnaient au Christ central un mouvement tellement majestueux que jamais Gilbert n'aurait osé les imiter. Il resta confondu devant ce rythme éblouissant de spirales. Toute une journée, il resta immobile dans le narthex et lorsqu'il ressentit véritablement un vertige, il ne put s'empêcher de penser à la Gazette. Oui, tous ces personnages dansaient ! Ils dansaient sous la conduite du plus grand d'entre eux, celui qui jaillissait de la mandorle. Les autres sautillaient, comme impatients de le suivre, mais lui tournait, dansant littéralement, sans qu'aucun doute fût possible.
Et tout à coup, à force de le regarder fixement, Gilbert le vit tourbillonner. Il lui avait suffit pour cela de fixer simultanément les deux spirales de plis : celle du genou et celle de la hanche. Les spirales secondaires, celle du coude gauche et celle de l'épaule droite, se mirent en mouvement à leur tour, comme des remous, dans une eau profonde, entrainant d'autres remous en sens inverse, créant de larges et lentes interférences, frangées de clapotis.
Oui, cette danse de pierre évoquait l'eau, le tourbillon de la vie. Ou plutôt elle était la vie et le mouvement du monde."

st_michel_bourges_le_puy_v_zelay_068__1600x1200_

st_michel_bourges_le_puy_v_zelay_073__1600x1200_"L'ingénieur s'avançait sur le plateau. La Gazette prit son air cafard et s'approcha du tympan. il se mit à caresser l'admirable main, la grande belle dextre du Christ en gloire, le danseur divin. Puis, l'ayant considérée avec un grand respect, il se pencha, et, pieusement, baisa la paume, longuement.
- Que faites-vous là, monsieur ? lui demanda l'ingénieur.
- Voyez mon fils, je répond à l'invitation qui m'est faite de glorifier la main humaine !
- La main ?
- Oui. Celle-ci est la première qui fut placée au départ sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, celui qui passe par Neuvy-Saint-Sépulchre et Orthez. On la retrouve partout sur le chemin des étoiles...
- Et où voyez-vous qu'il faille lui accorder un respect particulier, monsieur ?
La Gazette toisa l'autre, qui était presque deux fois plus grand que lui.
- Parce que partout, elle est représentée disproportionnée !
- Naïveté ! Maladresse ! lança l'ingénieur avec un maigre sourire de doute.
- Je sais que la science officielle invoque la maladresse des autres chaque fois qu'elle ne comprend pas. Mais je vous le demande, monsieur, les gens qui ont construit cet édifice étaient-ils des manchots ?
- Certainement pas. st_michel_bourges_le_puy_v_zelay_071__1600x1200_
- Alors pourquoi ont-ils représenté cette main, par ailleurs parfaite, deux fois plus grosse qu'elle ne devrait être ?
- Je ne me suis jamais vraiment posé la question.
- C'est un tort, mon fils. Tout ce que l'on fit à cette époque est intentionnel. tout est question, ici, et tout est réponse, et si une main est deux fois trop grosse, c'est qu'on a voulu dire quelque chose!
- Diable, vous m'intéressez, monsieur. Et qu'a-t-on voulu nous dire ?
- Que tout est fait par la main, que tout procède d'elle. Sans la main, pas de cathédrale... pas d'automobile non plus !
Il se fit un silence.
- C'est une grande leçon d'humilité que donne le tympan de Vézelay à l'intellectuel, en vérité ! ajouta la Gazette."

Extraits du "pape des escargots" de Vincenot...http://users.swing.be/pem/vinc_vezelay.html

Posté par madame_dulac à 00:37 - - Commentaires [5] - Permalien [#]


02 août 2006

Vézelay, la basilique

Toujours quand je m'approche d'un haut-lieu, un milan vient me souhaiter la bienvenue...Cette fois, ils étaient plusieurs, je ne les ai pas tous sur la photo...vezelay_msm_bourges_st_bertrand_002

L'histoire de l'abbaye et de la ville de Vézelay est longue et importante. Les origines se trouvent dans la vallée de la Cure au pied de la colline, à l'emplacement du vieux village de Saint Père, où l'existence d'un temple païen et d'un oratoire Saint-Jean-Baptiste est connue depuis longtemps. L'abbaye de Vézelay trouve son origine avec la fondation vers l'an 858 d'un monastère de femmes moniales dans la vallée, par le comte Girard de Roussillon et sa femme Berthe. Le couvent obtient la protection directe du pape en 863. Quelques années après, le couvent est détruit par les Normands et on décide de le déplacer sur la haute colline voisine, plus facile à défendre. Ici est alors créé un nouveau monastère bénédictin d’hommes, dirigé par l'abbé Eudes, avec des moines venus probablement d’Autun. Le monastère s'entoure d'une enceinte et est dédié à Saint-Pierre, Saint-Paul et Sainte-Marie. Une première église carolingienne est consacrée en 878. Un incendie au début du Xème siècle nécessite des restaurations. L'abbaye devient de plus en plus importante après l'arrivée des reliques de Sainte-Maire-Madeleine, venues du Provence et confirmées vers 1050 par le pape. L'abbatiale est alors dédiée à Sainte-Marie-Madeleine. vezelay_msm_bourges_st_bertrand_023

La façade de la basilique est composite, mutilée et restaurée, datant du XII ème au XIX ème siècle.  Sa construction achevait la grande abbatiale romane. Les trois portails de l'étage inférieur sont de cette époque, mais les sculptures et tympans romans mutilés au cours de l'histoire ont disparu.

st_michel_bourges_le_puy_v_zelay_069__1600x1200_

Le grand portail central possède un tympan au Jugement Dernier sculpté en 1856. Le grand Christ en Majesté, le linteau, les voussures et le trumeau sont tous de cette époque moderne et remplacent les sculptures romanes partiellement conservées au musée de l'abbaye. Les deux portails latéraux sont plus modestes. 

Quelques chapiteaux datent du XII ème siècle, les autres sont des copies modernes. La partie centrale de la façade est occupée par un pignon du milieu du XIII ème siècle avec plusieurs statues du Christ, de la Vierge, d'anges et de saints. Le pignon est flanqué des bases des deux tours, aux arcatures du XII ème siècle, seule la tour sud est achevée. C'est la Tour Saint Michel dont l'étage supérieur est du XIII ème siècle,  restauré par Viollet le Duc qui a construit la balustrade au XIX ème siècle.

le grand narthex, ajouté vers 1140-1150 comme espace d'accueil pour les pèlerins, lieu de rassemblement et de préparation

VEZELAYnar2 est doté de sculptures romanes qui sont parmi les plus belles qui soient: une collection de chapiteaux complémentaires à ceux de la nef, mais surtout les trois portails qui s'ouvrent sur la nef. Le portail central est la gloire de Vézelay et l'un des plus beaux portails romans en France. L'ensemble d'une richesse énorme est sculpté vers 1125-1130 et représente le miracle de la Pentecôte, avec l’envoi des Apôtres autour du Christ en Majesté. Son corps majestueux occupe le mandorle, ses mains envoient des rayons aux têtes des douze apôtres. La scène est entourée par huit compartiments où sont sculptées plusieurs scènes de saints et peuples variés.VEZELAYchrist

Le large linteau sous le tympan est peuplé par des personnages étranges: on remarque des scythes, le monde romain, les macrobii, les Pygmées et les Panotii avec leurs oreilles démesurées.

st_michel_bourges_le_puy_v_zelay_072__1600x1200_

Il est supporté par le trumeau où la figure de Saint-Jean-Baptiste fut mutilée à la Révolution. Deux rangées de voussures entourent cet ensemble: la première est composée de 29 médaillons contenant les Signes du Zodiaque et les Travaux des Mois; la deuxième est sculptée de palmettes. Sur les chapiteaux on peut reconnaître Adam et Eve chassés du paradis terrestre, une Faunesse et un oiseau fabuleux.

Après le narthex, on continue avec la grande nef, dont l'architecture est antérieure. C'est sans doute la plus belle partie de la basilique: une merveille romane, construite entre 1120 et 1140, pénétrée par une lumière abondante et mystique. vez1

Plus encore que le narthex, la nef est remarquable par ses chapiteaux romans. Les sculptures sont datées de 1125-1140. Sur l'ensemble de 100 chapiteaux de la nef, 8  sont remplacés au XIX ème siècle par des copies et 25 sont sculptés de feuillages et motifs floraux. Les autres chapiteaux sont historiés et on peut y découvrir la bible en pierre, un monde médiéval plein de mystères.vezelay_msm_bourges_st_bertrand_047

Le choeur et le transept sont construits à la fin du XII ème siècle dans le nouveau style gothique primitif après l'incendie en 1165 qui détruisit le choeur roman des années 1100. Cette partie de l'église est très lumineuse et s'oppose à la nef romane par son style très différent.VEZELAYcr

Sous le choeur se trouve la crypte où sont conservées les reliques de Sainte-Madeleine. Elle conserve les vestiges d'une première crypte de l'abbatiale carolingienne du IX ème siècle: le petit espace voûté en berceau sur le côté ouest de la crypte, où est conservée la chasse des reliques, serait de cette époque. st_michel_bourges_le_puy_v_zelay_075__1600x1200_La crypte actuelle fut construite après l'incendie de 1165 dans un style mi-roman, mi-gothique. Les voûtes d'arêtes des 7 travées sont portées par des colonnes monolithes aux chapiteaux lisses. Quelques fresques du XIII ème siècle y sont conservées, dont un Christ en majesté.

Autrefois, un ensemble important de bâtiments monastiques se trouvait au flanc sud de l'église autour d'un cloître central. Ces constructions furent en grande partie détruites après la Révolution. Aujourd'hui ne subsiste que le bâtiment des moines contre le transept de l'église. Le rez-de-chaussée de ce bâtiment date de la deuxième moitié du XII ème siècle et se compose de deux salles romanes. La plus importante est la salle capitulaire, aujourd'hui chapelle du Saint-Sacrement, restaurée par Viollet le Duc. On y trouve un médaillon de Saint Michel terrassant le dragon... st_michel_bourges_le_puy_v_zelay_067__1600x1200_

La salle suivante  est également voûtée d'ogives, elle ne se visite pas. Ce bâtiment était à l'origine flanqué au côté ouest du cloitre, reconstruit au XIII ème siècle puis détruit à la fin du XVIII ème siècle siècle.  L'emplacement du préau du cloître est clairement visible et un puits y est encore conservé. Ici se trouve sous terre une citerne d'eau romane, importante mais inaccessible, à deux nefs en berceau porté par neuf colonnes. Contre le mur latéral de la basilique sont déposées depuis 1851 les grandes pierres de l'ancien tympan de la façade. ( Eduard Van Boxtel, site sur l'art roman)

Posté par madame_dulac à 21:52 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

La croix de Vézelay

Beaucoup de visiteurs peuvent passer à côté d'une petite merveille, la croix de Vézelay, située aux pieds de la colline. Il suffit, devant la façade de la basilique, de prendre sur la gauche en direction d'une chapelle du XII ème siècle.

vezelay_msm_bourges_st_bertrand_054

La pente est périlleuse... Mais l'on est récompensé, au bout du chemin, par la vison de grosses pierres empilées les unes sur les autres sur lesquelles une immense croix est posée. Et quand on a fait le tour de la croix, on peut apercevoir les belles cupules creusées dans la pierre. Elles sont en fait plus de la taille de bassins.

En ce lieu, moins de bruit, moins d'agitation, moins de pelerins... Et pourtant! La vibration est énorme!

vezelay_msm_bourges_st_bertrand_055vezelay_msm_bourges_st_bertrand_056vezelay_msm_bourges_st_bertrand_059

Posté par madame_dulac à 19:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Les alentours de Vezelay, Saint-Père

vezelay_msm_bourges_st_bertrand_017Au coeur de la Bourgogne, en plein pays celtique et druidique, Vézelay apparaît comme l’un des plus prestigieux sites de la connaissance, en enseignant les grandes lois de la vie du cosmos

A proximité du site de Vézelay, à Druyes, nous trouvons une grotte profonde, actuellement obstruée, qui était appelée « la cave aux fées » et dont l’origine et l’utilisation remontent à une époque fort ancienne. A Saint Père, nous découvrons le site des fontaines salées dominées par trois éperons de granit.

Le site des Fontaines Salées se situe au sud de Vézelay, sur la rive droite de la Cure et à deux kilomètres de Saint-Père-sous-Vézelay. Naturellement remarquable par son eau minérale, radio-active, chlorurée et effervescente, ce site a été occupé dès l’Age du Bronze final (à partir de 1200 av. JC) comme semble l'attester la nécropole à incinération au sud-ouest des thermes, ou plus probablement du Néolithique.

vezelay_msm_bourges_st_bertrand_009

On a daté du premier Age du Fer ( - 900 av. JC) des cuvelages en chêne destinés à garnir une vingtaine puits de captage d'eau salée.

Une autre phase d’occupation s’étend depuis la fin du second Age du Fer (avant l’invasion romaine) jusqu’à la fin de la période romaine.

C’est de l’époque gauloise que date une curieuse installation, certainement de caractère religieux. Le centre est occupé par un bassin carré de 1,40 m de côté, dallé au fond et sur le pourtour. L’eau gazeuse et salée, qu’avaient recueillie à une époque antérieure des cuvelages de chêne, y remonte. Le bassin est entouré par un anneau ellipsoïdal d’argile tassée, qui rend l’installation étanche. L’espace consacré est enclos par une enceinte circulaire double exactement centrée sur le bassin. Entre les deux cercles de l’enceinte courait une chaussée dont la bordure intérieure devait être un mur assez haut.

st_michel_bourges_le_puy_v_zelay_082__1600x1200_

L’enceinte a été supprimée sans doute par l’agrandissement des thermes au IIème siècle. Le bassin carré a continué, malgré des réaménagements ultérieurs, à recevoir des offrandes. Ce sanctuaire gaulois, avec son bassin sacré et sa piscine était consacré aux divinités des sources.

Au XV ème siècle, après l’établissement du grenier à sel de Vézelay, les moines font combler tous les captages afin de contraindre les habitants de la région à acheter leur sel. Le site sera plus tard arasé et comblé par des opérations de remblai qui se poursuivront jusqu'au XVIII ème siècle en raison de la lutte impitoyable que livrait le pouvoir aux trafiquants de sel.

saint_p_reLa petite église de Saint-Père, commencée en 1200 et terminée en 1455, a connu tous les stades de l'évolution du style gothique.saint_pere1 Elle devint église paroissiale au XVI ème siècle, remplaçant l'église Saint Pierre(d'où le nom du village) incendiée en 1567 lors des guerres de religions et jamais reconstruite. Autre lieu hautement sacré,"l'espérance", le restaurant de Marc Meneau...(Avis personnel, bien sûr...)Serge_gainsbourg_1

Serge Gainsbourg connaissait bien Saint-Père, il y passa de nombreuses journées sur la fin de sa vie.(grand homme, avis personnel bien-sûr...)

vezelay_msm_bourges_st_bertrand_004Non loin, la commune de Pierre-Perthuis est composée de 2 hameaux de part et d’autre de la Cure : Pierre-Perthuis et Précy-le-Moult. En suivant le sentier pédestre, en aval de la rivière, le site de la « Roche percée » qui a donné son nom au village, est une arcade d’arkose naturelle de 6 mètres de haut tapissée en surface par une riche flore de montagne. Bel endroit, reposant, avant d'arriver à la colline inspirée.

Posté par madame_dulac à 19:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]