26 août 2012

Saint-Maurice-lès-Châteauneuf



Saint_Maurice_l_s_Ch_teauneuf_2La chapelle de Saint-Maurice-lès-Châteauneuf, autrefois dédiée à saint Benoit, fut construite au XIIe siècle. Faisant office d’église paroissiale jusqu’en 1854, elle était située au milieu de l’ancien cimetière de Saint-Maurice. Devenue trop petite, et un brin délabrée, il fut décidé de l’abandonner et de construire une nouvelle église. La nef fut alors détruite, mais la démolition épargna le chœur, l’abside et le clocher.

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Maurice_l_s_Ch_teauneuf_4Celui-ci, à la différence de la majorité des clochers de la région élevés au-dessus de la croisée du transept, fut bâti sur le flanc méridional de l’édifice, accolé à la travée de chœur. Il est surmonté par une pyramide en pierre à quatre pans percés de fenêtres lanternes. Ses quatre faces présentent un seul étage de baies géminées, dont les archivoltes en plein cintre retombent sur deux fines colonnettes.

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Maurice_l_s_Ch_teauneuf_1La travée de chœur qui se prolonge par une abside semi-circulaire voûtée en cul-de-four brisé, était éclairée par trois fenêtres en plein cintre, qui ont été remaniées ou obturées.

 

 

 

 

 

 

Saint_Maurice_l_s_Ch_teauneuf_7Accolée au nord, une chapelle privée plus récente était dédiée à Notre-Dame de Pitié. En effet, il se dégage de cet endroit, mis à part le cliché carte-postale, une ambiance douce et tranquile. Il ne serait pas impossible qu'une crypte, en tout cas une cavité, soit creusée sous l'édifice.
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Saint_Maurice_l_s_Ch_teauneuf_5A l’extérieur, la corniche autour de l’abside, fortement saillante, présente des modillons sculptés typiques de la sculpture brionnaise.
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Saint_Maurice_l_s_Ch_teauneuf_12Une B.D. fut réalisée par Alain Buisson aux éditions La Buissonnière, ayant pour titre « Meurtres à Saint-Maurice-lès-Châteauneuf ». L’intrigue, en lien avec une vieille reliure pleine sans ornement reprenant l'ouvrage de Jansénius qui a été dérobée à l'intérieur de la chapelle, fait référence à de vielles traditions de cultes religieux longtemps exercées dans le pays.
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Saint_Maurice_l_s_Ch_teauneuf_3

http://www.eglisedefrance.com/saone-et-loire/chapelle-romane-de-saint-maurice-les-chateauneuf/

http://saint.maurice.71.free.fr/saint.maurice/veglise.htm

http://saint.maurice.71.free.fr/saint.maurice/meurtres.htm

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05 août 2012

La chapelle de la Visitation



Paray_le_Monial_Chapelle_de_la_Visitation_16Les visitandines s’installèrent à Paray-le-Monial en 1626 dans une maison monacale capable de loger une vingtaine de religieuses. Le logement devenant trop petit, elles échangèrent le bâtiment avec les jésuites en 1632. La construction de la chapelle commença en 1633.
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Paray_le_Monial_Chapelle_de_la_Visitation_15Restaurée au XIXe siècle puis en 1965 et en 2003, la chapelle fut rebâtie à partir des structures anciennes. La façade de style néo-roman utilise un vocabulaire iconographique emprunté à l’époque médiévale.
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Paray_le_Monial_Chapelle_de_la_Visitation_11Le tympan s’inspire de celui de Charlieu, représentant la Cène. C’est dans cette chapelle qu’entre 1673 et 1675 le Christ apparut à une religieuse, Marguerite Alacoque.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_Chapelle_de_la_Visitation_13A droite du chœur, une petite chapelle abrite la châsse de la sainte, contenant un moulage de cire recouvrant ses ossements.
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Paray_le_Monial_Chapelle_de_la_Visitation_26Une petite châsse contenant plusieurs reliques fut transportée en République Démocratique du Congo. Ce fut le début d’un tour du monde. Elle passa en Irlande du Nord, puis aux U.S.A. (Pennsylvanie), Allemagne, Belgique, Espagne, Italie (Basilique Saint-Pierre et chapelle privée du pape Benoit XVI), Australie, et 9 pays d’Amérique Latine.
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Paray_le_Monial_Chapelle_de_la_Visitation_19La première des apparitions eut lieu proche du solstice d’hiver, le 27 décembre. C’est le jour de la Saint-Jean, lui qui, dans l’iconographie chrétienne, repose sur le cœur du Christ. A Marguerite fut dévoilé le mystère du Sacré-Cœur.

 

 

 

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_Chapelle_de_la_Visitation_20La vie de celle qui devint sainte Marguerite-Marie en 1920 marqua  la spiritualité chrétienne: le culte du Sacré-Cœur se répandit en France et à l’étranger à partir du récit et des dessins de Marguerite-Marie.

 

 

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_Chapelle_de_la_Visitation_22Le cœur, surmonté d’une croix, est enflammé, rayonnant comme un soleil. Il porte la trace du coup de lance de Longinus, et il est entouré de la couronne d’épines. Le message associé à la première apparition fut : " Mon divin Cœur est si passionné d'amour pour les hommes, et pour toi en particulier, que ne pouvant plus contenir en lui-même les flammes de son ardente charité, il faut qu'il les répande par ton moyen".  Le cœur de Marguerite-Marie fut alors uni au cœur rayonnant, elle en garda une douleur  toute sa vie.

 

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_Chapelle_de_la_Visitation_29aEn gardant en mémoire le tableau de Philippe de Champaigne fait en 1650 représentant saint Augustin, et la conception de saint Jean-Eudes qui fait de l’union des cœurs de Jésus et de Marie l’œuvre du Saint-Esprit, attachons nous à la symbolique.

 

 

 

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_Chapelle_de_la_Visitation_18Le cœur du Christ désigne le Christ lui-même, son essence, et par son association à celui de Marie par l’intercession du Saint-Esprit, il mène à la trinité. Le salut ou la sanctification passe par la reconnaissance en chacun des hommes de ce principe. Le cœur, à la fois masculin et féminin l’emporte sur l’intellect. Il éveille dans l’esprit la conscience de la relation personnelle que chacun doit avoir avec le divin, l’étincelle du feu originel que l’on retrouvera en nous. Le culte du cœur sacré est finalement très ancien, et très solaire.

 

 

 

Paray_Hi_ronOn ne peut parler du Sacré-Cœur de Paray-le-Monial sans évoquer le Hiéron du Val d’Or. Le père jésuite Victor Drevon, délégué aux pèlerinages et aux congrès eucharistiques de Paray rencontra en 1873 le baron Alexis de Sarachaga. Ils créèrent ensemble une association appelée "Société du Règne Social de Jésus-Christ" ou "Institut des Fastes Eucharistiques" ou "Hiéron du Val d'Or". Ils la qualifièrent de franc-maçonnerie chrétienne du Grand-Occident, en opposition totale avec la franc-maçonnerie. Hieron est tiré du grec hierós, sacré, qui donne l’idée d’une enceinte consacrée à la divinité.

 

 


« Pour le baron Alexis de Sarachaga, le catholicisme accomplissait toutes les traditions religieuses antérieures de l'humanité et Paray-le-Monial se trouvait être le centre de la gaule druidique et donc les apparitions du Sacré-Cœur au XVIIe siècle étaient logiques parce qu'elles reprenaient un lieu déjà sanctifié dans une religion antérieure. Il s'agissait d'une filiation d'initiés avec une transmission de culte à culte. Avec cette filiation, le baron Alexis de Sarachaga laissait de côté tout l'arrière-plan juif de la religion chrétienne pour la remplacer par une tradition occidentale qui lui paraissait plus respectable » Alain Rauwel

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Le Hiéron reprenait cet ancien culte solaire du cœur sacré en l’appliquant au Christ non plus souffrant en croix mais au Christ Verseau, déversant son Amour et donnant aux hommes la possibilité de prendre « conscience ».   

http://www.paraylemonial.fr/d%C3%A9couvrir-paray/patrimoine/la-chapelle-de-la-visitation.html

http://www.narthex.fr/blogs/abbaye-de-cluny-910-2010/paray-le-monial

http://agora.qc.ca/dossiers/Paray-le-Monial

http://www.philippe-gavet.com/06/13/index.html

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31 juillet 2012

Notre-Dame de Romay



Paray_le_Monial_Notre_Dame_de_Romay_3La tradition attribue vers 960 la construction de la chapelle de Vallauris, le Val d’Or, à saint Mayeul, quatrième abbé de Cluny. Une première légende remonte à cette période, où des bœufs, sans guide, auraient transporté les pierres de la carrière proche nécessaires à l’édification des sanctuaires de Paray et de Romay. Mais les légendes fondatrices remontent à bien plus loin.


 

 

 

 

Paray_le_Monial_Notre_Dame_de_Romay_20Romay est un toponyme d’origine gauloise. Les druides se retrouvaient autour de la source sacrée, qui possédait des vertus guérisseuses, notamment pour retrouver la vue (faire confiance aux anciens pour laisser des indices : la vue peut être prise comme un sens physique, mais... la lumière peut être intérieure).
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Paray_le_Monial_Notre_Dame_de_Romay_18L’endroit était dédié à la grande déesse, maitresse des eaux. A la période gallo-romaine, Isis prit la place. Puis vint le christianisme et la chapelle fut dédiée à la Vierge. Elle prit le titre de « chapelle à répit » : les enfants mort-nés revenaient à la vie le temps de leur baptême.
«Six cents ans après le déluge, si l’on en croit la Tradition, un formidable incendie, relaté d’ailleurs par Diodore de Sicile, ravagea l’Ibérie et la Celtique. Epouvantés, les populations du Val d’Or implorèrent, dit-on, la Vierge qui devait enfanter et promirent de lui élever une pierre de témoignage. Le Val d’Or fut épargné et ce serait dans cette pierre de témoignage que, bien des siècles plus tard, l’image de Notre-Dame de Romay aurait été taillée».

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_Notre_Dame_de_Romay_12Notre-Dame de Romay, qui possède les attributs d’une vierge noire, n’en resta pas à ces miracles. Les Huguenots approchant, elle fut enterrée. Retrouvée grâce à des bœufs qui grattaient la terre, elle fut emmenée par les jésuites dans la chapelle de leur collège : elle retourna toute seule deux fois à Romay. Elle fut sauvée par une jeune fille et son frère lors de la révolution : Catherine Rouiller la plaça dans une niche cachée seulement par les rideaux de son lit. La chambre fut fouillée de fond en comble, mais personne ne souleva les rideaux.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_Notre_Dame_de_Romay_10Le dernier miracle remonte à 1807 lorsque François Lécué, couvreur de son état, vit une vive lumière à l’intérieur du sanctuaire. Ses deux compagnons pressèrent le pas, mais lui, plus courageux, s’approcha de la porte fermée. Les deux autres le rejoignirent et c’est alors qu’ils entendirent une voix commandant à François de mettre son âme en ordre puisqu’il allait mourir le lendemain à 19h.

 

 

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_Notre_Dame_de_Romay_2Il fit ce que lui demandait la voix, se réconciliant avec un ennemi, réglant ses affaires, demandant l’extrême onction et la bénédiction de sa famille. Effectivement, à 19 heures précise, il mourut. L'évènement attesté fit beaucoup de bruit, et provoqua une communication médicale à l'académie de Macon.

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_Notre_Dame_de_Romay_5Un mur, couvert d’ex-voto, témoigne encore de l’action guérisseuse de l’endroit.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_Notre_Dame_de_Romay_16A l’heure actuelle, la source est recouverte d’une très moche grotte pseudo-lourdesque.


 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_Notre_Dame_de_Romay_14Mais l’eau est toujours là, qui part à l’arrière abreuver un bassin où quelques poissons doivent profiter de ses bienfaits.
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Paray_le_Monial_Notre_Dame_de_Romay_8Les murs de la nef de la chapelle, où se trouvent encore des fenêtres romanes murées, datent du XIe siècle.
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Paray_le_Monial_Notre_Dame_de_Romay_7Le chœur fut repris au XIVe siècle, et fut agrémenté d’une fenêtre ogivale gothique.


 

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_Notre_Dame_de_Romay_1La façade fut reprise au XIXe siècle, intégrant au-dessus de la porte d’entrée une niche gothique contenant une statue de la Vierge. La chapelle Sainte-Anne construite en 1723 sur le côté sud, les deux aiguilles gothiques à clochetons et la croix du fronton furent détruites à cette époque.
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Paray_le_Monial_Notre_Dame_de_Romay_11La statue de la Vierge, représentée débout portant l’enfant sur le bras droit, date du XIe siècle. Même si elle n’est pas en majesté, elle porte les couleurs traditionnelles des vierges noires, le rouge et le vert. Le couronnement de la statue fut accordé par le pape Léon XIII le 17 juillet 1896.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_Notre_Dame_de_Romay_4

Abbé François Cucherat, « Romay et Sancenay ou les traditions et les monuments du culte de la Vierge », 1853

http://paroisse-paray.fr/bienvenue/notre-paroisse/volesvres/

http://www.paraylemonial.fr/d%C3%A9couvrir-paray/patrimoine/la-chapelle-de-romay.html

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23 juillet 2012

L’église de Saint-Martin-du-Lac

 

Saint_Martin_du_Lac_4Cette petite église, placée sous le vocable de saint Martin, évêque de Tours, apôtre des Gaules au IVe siècle, est située sur une commune où ont été retrouvés les vestiges d’une implantation préhistorique. Le nom du Lac lui fut donné en raison de l’abondance des sources et des étangs. L’église était autrefois sous le patronage du prieur d’Anzy-le-Duc.

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Martin_du_Lac_1aL’église précédée d'un porche possède une nef unique se prolongeant par une travée de chœur voûtée en berceau cintré et une abside semi-circulaire voûtée en cul-de-four. Ce plan très simple, ainsi que la maçonnerie en petit appareil irrégulier des murs, permettent de dater cette construction de la fin du XIe siècle. Le clocher de plan carré, situé sur le côté sud, possède un seul étage de doubles baies géminées.

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Martin_du_Lac_planSur le plan, on remarque que les murs de la travée de chœur, de l'abside et de la base du clocher sont beaucoup plus épais que ceux de la nef. En effet, cette dernière, voûtée en berceau, fut reconstruite au XIXe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Martin_du_Lac_7La travée de chœur est délimitée par deux grandes arcades en plein cintre du côté de la nef et de l'abside. Les murs latéraux sont renforcés d'une double arcade appliquée retombant sur trois colonnettes ornées de chapiteaux et de tailloirs.

 

 

 

 

 

Saint_Martin_du_Lac_8La décoration romane est visible au niveau de la travée du chœur, où des arcs de décharge latéraux retombent sur des colonnes à chapiteaux posées sur un banc de pierre.

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Saint_Martin_du_Lac_5La corniche de l'abside repose sur quelques modillons intrigants. Ne retrouverait-on pas ici les secrets du tracé ?

On sait que saint Martin fut un pourfendeur de mégalithes. On retrouve une autre église lui étant dédiée à quelques kilomètres de là, Saint-Martin-la-Vallée. Et entre les deux… Ce que les gens d’ici appellent le dolmen du bois de Glenne.

 

 

 

 

http://pjpmartin.pagesperso-orange.fr/site/Chemins_du_roman.htm#Saint-Martin-du-Lac

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Le dolmen du bois de Glenne



Saint_Martin_du_Lac_dolmen_du_bois_de_Glenne_9Glenne provient du gaulois Glanna, qui veut dire « la rive aux eaux pures ». Il y avait autrefois un étang, donnant naissance à un ruisseau qui se jetait dans la Loire au sud de Baugy.

 

 

 

 

 

Saint_Martin_du_Lac_dolmen_du_bois_de_Glenne_2

C’est dans le bois de Glenne que se trouve ce dolmen, ou ce qui reste d’une construction plus importante, prise parfois pour un cromlech.

 

 

 

 

 

 

Saint_Martin_du_Lac_dolmen_du_bois_de_Glenne_4Au XIXe siècle, les ouvriers agricoles avaient surnommé l’endroit le « cimetière », ou « la terre des os ». La présence de ces pierres, de ces ossements, le nom même du lieu, laissent à penser qu’un culte a pu être rendu ici à une divinité des eaux.

 

 

 

 

 

Saint_Martin_du_Lac_dolmen_du_bois_de_Glenne_5Le « dolmen » en lui-même est formé d’un bloc de silex d’environ deux mètres posé obliquement sur un petit alignement de pierres plus petites.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Martin_du_Lac_dolmen_du_bois_de_Glenne_7L’endroit est truffé de murs assez larges, d’une hauteur d’environ 50 cm., formés de deux parements de silex d'appareil cyclopéen et dont l'intérieur est formé de pierres plus petites. Certains d’entre eux sont très rectilignes, faisant penser à d’anciennes ruelles. Une vaste enceinte, en partie visible, délimitait ce qui a pu être un village.
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Saint_Martin_du_Lac_dolmen_du_bois_de_Glenne_8Aucune fouille récente n’a été entreprise. Les dernières, faites par un groupe d'archéologues de Marcigny, datent de 1910, et rien d’intéressant n’a été découvert mis à part quelques fragments de poteries. Par contre, la présence du village pourrait être en relation avec un gisement de fer et son exploitation aux alentours de l’an 800 avant notre ère. Pour ma part, je verrai bien une belle assemblée druidique.

 

 

 

 

 

http://lvdp.fr/Archives/St_Martin_gisement_ferrugineux.pdf

http://pjpmartin.pagesperso-orange.fr/site/histoire_Marcigny.htm

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Le lavoir de la Madeleine

 

 

Semur_en_Brionnais_Sainte_Madeleine_6En traversant la porte au Vau, percée au nord dans la troisième muraille d’enceinte de Semur-en-Brionnais, on tombe sur le lavoir de la Madeleine.

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Semur_en_Brionnais_Sainte_Madeleine_4Il fut construit au XVe siècle sur l’emplacement d’une ancienne église romane du XIIe dédiée à sainte Madeleine. Il ne reste pas grand-chose du bâtiment primitif, si ce n’est une baie étroite en plein cintre.

 

 

 

 

 

 

Semur_en_Brionnais_Sainte_Madeleine_3Ce qui frappe surtout, c’est la présence de l’eau, attirante (j'ai fait quelques centaines de mètres en voiture avant de me retourner, appelée). On peut remarquer que la source fut captée afin de la faire passer directement sous l’édifice. Sans eau, point de vie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Semur_en_Brionnais_Sainte_Madeleine_7La route de la Madeleine nous ammènera ensuite jusqu'à l'église Saint-Martin-la-Vallée.

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Notre-Dame de la Touche

 

Anzy_le_Duc_chapelle_de_la_Touche_5Au départ, une source dans la forêt. La Touche provient étymologiquement d'un ancien mot préceltique qui désignait l'état de la forêt après défrichement, c'est à dire un bosquet ou un bois. la source n’est connue que des gens du coin, qui savent depuis longtemps que ses eaux sont guérisseuses. Une légende récente raconte qu’au XVIIIe siècle, une femme allant du hameau de Montmegin, dépendant de Semur-en-Brionnais, au hameau du Bas-des-Augères en direction d’Anzy-le-Duc, se fit renverser par un chariot, passa sous ses roues et en ressortit intacte.

 

 

 

 

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En remerciement à la Vierge qu’elle crut être responsable de ce miracle, elle fit mettre une statue dans le creux d’un chêne.

 

 

 

 

 

 

 

 

Anzy_le_Duc_chapelle_de_la_Touche_7La statue est posée maintenant dans un petit oratoire construit au-dessus de la source qui n’est plus très guillerette. Derrière, un bassin abandonné.

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Anzy_le_Duc_chapelle_de_la_Touche_1En remontant le chemin par le nord, on arrive à la chapelle Notre-Dame de la Touche.

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Anzy_le_Duc_chapelle_de_la_Touche_3Elle fut construite à la suite d’un vœu fait par les habitants d’Anzy-le-Duc en 1870 s’ils étaient épargnés par la guerre. Elle fut consacrée le 9 septembre 1874.   

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Saint-Martin-la-Vallée



Semur_en_Brionnais_Saint_Martin_la_Vall_e_2Cette église est placée, comme sa sœur de Saint-Martin-du-Lac, sous le vocable de saint Martin, évêque de Tours au IVe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Semur_en_Brionnais_Saint_Martin_la_Vall_e_6Cette paroisse fut antérieure à celle de Semur-en-Brionnais, simple place forte et résidence princière qui dépendait d’elle. C’est en 1274, lors de la fondation de son chapitre, que Semur devint paroisse à son tour. Saint-Martin resta indépendante jusqu’en 1791.


 

 

 

 

Semur_en_Brionnais_Saint_Martin_la_Vall_e_4L’église date du XIe siècle. Conservant son aspect primitif, elle se compose d’une nef unique, charpentée, ouvrant sur le chœur par un arc en plein cintre (présentant un appareillage en épi), et d’une abside semi-circulaire voûtée en cul de four.

 

 

 

 

 

 

 

 

Semur_en_Brionnais_Saint_Martin_la_Vall_e_11Au sud, la travée du chœur communique avec une petite chapelle supportant le clocher, couverte d’une coupole ronde sur trompes et terminée par une absidiole semi-circulaire. Elle fut sans doute rajoutée au XIVe siècle.

 

 

 

 

 

Semur_en_Brionnais_Saint_Martin_la_Vall_e_10L'éclairage de la nef et des absides est assuré par des fenêtres étroites fortement ébrasées vers l'intérieur.
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Semur_en_Brionnais_Saint_Martin_la_Vall_e_12L'église abrite des peintures murales qui s’échelonnent du XIIème au XVIème siècle, en cours de restauration.


 

 

 

 

 

Semur_en_Brionnais_Saint_Martin_la_Vall_e_5Le clocher est composé d’un soubassement ajouré, d’un étage percé de baies géminées encadrées par une double archivolte retombant, au centre, sur deux fines colonnettes à chapiteaux, et d’une flèche à quatre pans recouverte d'ardoises.
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Semur_en_Brionnais_Saint_Martin_la_Vall_e_7A l’extérieur, des modillons (dont un très parlant représentant une tête d'homme à l'envers)ornent le pourtour de l’abside centrale et de l’absidiole. Un bénitier est encasrté dans le mur, à l'endroit où passe une rivière souterraine.


 

 

 

 

 

"Le Brionnais, Eglises romanes" de Liliane Schneiter (1967)

http://semur-en-brionnais.pagesperso-orange.fr/patrimoine/eglises/eglise1.html

http://pjpmartin.pagesperso-orange.fr/site/brionnais.htm

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20 juillet 2012

La chapelle Saint-Prix



Dyo_chapelle_Saint_Prix_1Diocum, devenu Dyo, est une ancienne baronnie du Mâconnais, remontant à l’époque carolingienne. Il reste quelques ruines du château près du vieux bourg. La chapelle de Saint-Prix, une des plus anciennes du canton, est située à la limite des communes de Dyo et de Saint-Symphorien-des-Bois.

 

 

 

 

 

 

 

 

Dyo_chapelle_Saint_Prix_2D'après une charte du cartulaire de Cluny, la chapelle aurait été fondée au XIe siècle, proche d'une fontaine guérisseuse agissant sur les maladies des yeux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dyo_chapelle_Saint_Prix_7Elle fut dédiée à saint Prix, ou Priest (en latin Priscus), évêque de Clermont au VIIe siècle, fondateur de nombreux monastères en Auvergne, mort assassiné en 674 et placée sous le vocable de la Sainte-Trinité, ce qui semblerait indiquer une origine antérieure au XIe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

Dyo_chapelle_Saint_Prix_3La chapelle de plan trapézoïdal, entourée d’un très ancien cimetière, fut remaniée de nombreuses fois : les encadrements des fenêtres ébrasées et du portail occidental, les baies qui percent le clocher, sont datés du XVe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

Dyo_chapelle_Saint_Prix_4La nef unique surmontée d’une charpente (refaite en 1980) ouvre sur un chœur à chevet plat voûté d’arêtes.


 

 

 

 

 

Dyo_chapelle_Saint_Prix_5La fontaine Saint-Prix est située en amont de la chapelle. Elle s’écoule dans un petit lavoir. Un gobelet atteste de son utilisation encore actuelle.  
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La chapelle de Dun



Dun_chapelle_plan_1Le nom du site déjà nous ramène loin dans le passé. Dun est un toponyme courant (que nous retrouvons par exemple dans Lugdunum), de racine celte. Il fait référence à une colline, un lieu élevé, résidence des dieux, puis à une enceinte fortifiée, une citadelle.

 

 

 

Dun_Sa_ne_et_Loire_1La chapelle est donc située sur la montagne de Dun, à 708 mètres de hauteur, lieu privilégié qui, si l’on en croit l’étymologie des hameaux alentours et les légendes des faillettes, des sources guérisseuses et autres pierres qui virent, servait de sanctuaire à une assemblée de druides.

 

 

 

 

 

Dun_Sa_ne_et_Loire_10Il y eut tout d’abord la nature généreuse, le peuple des fées, celui des mégalithes, puis l’histoire classique prend le dessus avec l’oppidum des gaulois (Eduens), les invasions successives qui font que l’endroit devient une motte castrale.

 

 

 

 

 

 

 

 

Dun_Sa_ne_et_Loire_12Les premières églises (comme la chapelle Saint-Jean-et-Saint-Firmin) s’implantent sur les anciens rochers druidiques.
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Dun_Sa_ne_et_Loire_14aQuand je parle d’histoire classique, voilà arriver les conflits du Moyen-âge avec le clergé et le roi Philippe Auguste d’un côté, les comtes de Chalon, de Mâcon et de Beaujeu, pillant les biens de Cluny de l’autre.

 

 

 

 

 

Dun_plan_4La forteresse n’y résista pas, et en 1180 seules les églises furent épargnées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dun_Sa_ne_et_Loire_2La chapelle de Dun fut construite au XIIe siècle sous le vocable de Pierre et Paul.
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Dun_Sa_ne_et_Loire_7Elle perdit sa fonction d’église paroissiale au profit de l’église de Saint-Racho, bâtie en 1703. La foudre l’endommagea en 1762. Laissée à l’abandon, elle tomba peu à peu en ruine.
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Dun_1aEn 1897, juste avant sa reconstruction demandée par le comte de Rambuteau, il ne restait que la croisée du transept, les murs de l’abside et d’une absidiole, la nef unique de l'église ne laissant que des substructions.

 

 

 

 

 

 

 

 

Dun_Sa_ne_et_Loire_17Les chapiteaux de la croisée du transept, datés de la phase finale de la sculpture romane en Brionnais, nous laissent imaginer ce que fut le site à son apogée, entouré des pierres druidiques, des sources Saint-Jean (guérissant l’épilepsie) et la fontaine Saint-Denis, maintenant taries et perdues.



 

 

 

 

 

 

 

 

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http://www.joannadedun.com/french/accueil.htm

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