17 juillet 2010

La collégiale Notre-Dame de Beaune, historique

Sussey_pierre_pointe_1L'homme fut présent dans les environs de Beaune dès le Paléolithique inférieur. Le peuplement se poursuivit au Néolithique, puis au cours de l'âge du bronze, pour arriver à la période celte avec les Éduens qui contrôlèrent les échanges commerciaux entre l'axe de communication Saône-Rhône et le Bassin de la Loire.








Beaune_AIls s'installèrent alors à Belena, au carrefour des routes celtes où s'établit un marché. Belena à pour origine Belenos, le dieu gaulois, identifié plus tard à Apollon. La Bouzaize, l'une des deux rivières de la ville, fut un important lieu de culte à Borvo (dieu gaulois des sources bouillonnantes).

Belno Castrum à l'époque gallo-romaine, capitale du petit pagus Belnensis ou pays du Beaunois, fut ceint de murailles.  Après la conquête romaine, la culture de la vigne s'implanta autour de Beaune de façon durable, et s'y développa également le culte à Bacchus. Lors de la christianisation, le castrum se développa.







Beaune_saint_baud_leAu cœur du castrum, près de la source de Belenin (la Bouzaize) qui donna son nom à la ville, une  première église fut probablement édifiée à la fin du Vème siècle sur les ruines d’un temple d’Apollon. Elle renfermait des fragments des reliques de saint Baudèle (ou saint Baudile), ramenés de Nîmes par  par saint Romule et ses religieux, fuyant les Sarrasins.













Beaune_ND_4Aux alentours de l'an 1000, Saint-Baudèle s'avérant trop petite, le duc Henri le Vénérable, frère d'Hugues Capet, qui tenait son parlement à Beaune, signa la charte de fondation d'une nouvelle église plus vaste, à quelques encablures. Les matériaux d'un mur du castrum gallo-romain servirent à la première construction.








Beaune_ND_33La collégiale fut commencée dans le style roman, inspiré par la grande abbatiale de Cluny III. Beaune dépendait alors de l'évêque d'Autun, Étienne de Bagé, qui fit construire Saint-Lazare d'Autun et Saint-Andoche de Saulieu.










Beaune_ND_41aElle fut continuée et embellie au XII ème siècle par la duchesse Mathilde, venue s'établir à Beaune au décès de son mari Hugues II le Pacifique. Fille d'un seigneur auvergnat, Boson Ier de Turenne, tué lors d'une croisade, elle mourut en 1162 et fut ensevelie sous le maître autel.















Beaune_ND_13Il reste un fragment de marbre blanc de son tombeau, où elle se prosterne devant une vierge en majesté.
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Beaune_ND_36Beaune devint un centre de pèlerinage important, après l'arrivée de sa vierge noire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Beaune_plan

http://www.guide-site-touristique.com/beaune.php
http://www.escapadesbourgogne.eu/beaune.html

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La collégiale Notre-Dame de Beaune, la vierge noire

Beaune_ND_3Est-ce Mathilde, sœur du pape Callixte II et femme du duc capétien Hugues II, qui, par l'intermédiaire de son père mort en Orient, fit don d'une vierge noire  à l'église en construction ? Cette statue reliquaire en bois fruitier est une réplique de Notre-Dame du Port de Clermont, d'autant plus précieuse que l'originale a disparu.

La nouvelle église fut tout naturellement dédiée à la Vierge et devint Notre-Dame de Beaune. La statue fut  vénérée : on la promenait en ville lors des épidémies de peste.. L'endroit fit partie des étapes sur le chemin de Compostelle, et les templiers venaient lui rendre hommage. 
















Beaune_ND_67aLe physique à l'orientale de cette vierge noire détonne avec celui, plus occidental, de son fils. Ce n'est pas, comme ses sœurs auvergnate, une vierge aux grandes mains, mais elle possède tous les attributs, en commençant par les couleurs de sa robe.

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La collégiale Notre-Dame de Beaune, l'intérieur

Beaune_ND_8Suite à l'importance du pèlerinage à la vierge noire, on dut, dans la seconde moitié du XII ème siècle, allonger la nef de deux travées,
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Beaune_ND_18et pour canaliser la foule, construire autour du chœur un déambulatoire, voûté d'arêtes, appelé "promenoir des anges", et trois absides.
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Beaune_ND_15La nef comporte une élévation à trois niveaux, de grandes arcades, une galerie aveugle avec arcs en plein cintre, des fenêtres hautes sans symétrie











Beaune_ND_9avec une voûte en berceau brisé, retombant sur des pilastres dont les plus anciens sont à nervures cannelées.












Beaune_ND_28aLes collatéraux, voûtés d'arêtes, l'épaulent solidement par leur toiture indépendante. Les arcs doubleaux sont légèrement déversés vers l'extérieur.
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Beaune_ND_29L'autel est placé à la croisée des transepts, sous la voûte centrale du clocher qui élève sa coupole sur trompes.
Le chœur roman, éclairé d'ouvertures gothiques, supporté par 7 arcades brisées est orné d'un bandeau de roses stylisées.
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Beaune_ND_11Dans la chapelle Saint-Lazare, des peintures murales commanditées par Jean Rolin, cardinal d'Autun, attribuées à Pierre Spicre au XVème siècle.












Beaune_ND_12Y sont présentés la résurrection de Lazare entouré du Christ et des apôtres, la lapidation de saint Étienne, Marthe et Marie-Madeleine.











Beaune_ND_23Les chapiteaux auraient du être sculptés comme ceux d'Autun, les chanoines en ayant passé commande. Mais à l'époque, saint Bernard lançait l'anathème sur les représentations sculptées dans les églises, et seuls ceux du côté droit ont été exécutés.










Beaune_ND_20Nous pouvons reconnaitre l'arche de Noé, des animaux musiciens, des personnages tenant des fruits (bizarres les fruits, bizarres leurs robes. On dirait des ananas... fruits exotiques symbolisant la connaissance ? Il y a trois fruits sortant de la tige principale...),










Beaune_ND_22la lapidation de saint Étienne. Là aussi, le personnage au-dessus d'Étienne porte les cheveux bien longs...

















Beaune_ND_6Le porche gothique fut ajouté en 1332 en avant corps.



















Beaune_ND_5C'est sous ce porche qu'en août 1443, Nicolas Rolin, chancelier du duc de Bourgogne, lut la charte de fondation de l'Hôtel-Dieu qu'il mettait en chantier.











Beaune_ND_31Côté nord, un petit porche du XV ème siècle, dont l'arc extérieur byzantin date de 1140, conserve quelques traces de polychromie.
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La collégiale Notre-Dame de Beaune, l'extérieur

Beaune_ND_38Le chevet est un exemple de superpositions de style différents : chapelles rayonnantes et déambulatoire romans, arcs-boutants gothiques.

























Beaune_ND_36La tour du clocher, des XII ème et XIII ème siècles, est couronnée d'un dôme campaniforme surmonté d'une guette.

















Beaune_ND_34Ce dôme fut construit au XVI ème siècle à la suite de l'incendie de la flèche primitive en 1575.

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La collégiale Notre-Dame de Beaune, le cloître

Beaune_ND_45A droite de l'église, au fond du jardin du presbytère, se trouve le cloître des XII ème et XIII ème siècles. 
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Beaune_ND_43L'arc de la porte, délicatement sculpté, ouvre sur le transept.
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Beaune_ND_48Il dessert la salle capitulaire, dans laquelle on peut admirer une pietà du XVI ème siècle.
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La collégiale Notre-Dame de Beaune, la tapisserie

Beaune_ND_50Les tapisseries de Beaune, dites "à mille fleurs", sont tissées en laine et en soie. 
















Beaune_ND_61Les patrons en furent commandés à Pierre Spicre par le cardinal Jean Rollin en 1474. Il les peignit à la détrempe sur toile, d'après les récits apocryphes de la légende dorée de Jacques de Voragine, recueil de la vie des saints paru en 1260.







Beaune_ND_63Elles ne furent offerte au chapitre de Beaune qu'en 1500.  La tapisserie, se trouvant dans le chœur, est donc une illustration littérale de l'histoire de la Vierge, en dix-neuf tableaux, présentés sous des arcades.










Beaune_ND_62Elle commence par le baiser d'Anne et de Joachim (conception de Marie très prude), sa naissance, sa présentation au temple, ses prières,

























Beaune_ND_51et le choix du fiancé, indiqué par son bâton qui fleurit.









Beaune_ND_52Puis le deuxième panneau montre son mariage, l'arrivée chez Joseph, l'annonciation, puis une scène montrant le donateur.
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Beaune_ND_56Le troisième montre la visitation, la nativité, la circoncision.











Beaune_ND_59Le quatrième l'adoration des mages, la purification, la fuite en Égypte, le massacre des saints innocents.










Beaune_ND_60Le cinquième le message de l'ange annonçant qu'ils peuvent revenir d'Égypte, la dormition, le couronnement de Marie, puis un portrait et les armoiries du donateur.










Beaune_ND_64aCes tapisseries monumentales (1m90 de haut sur 6m de large en tout) constituent un témoignage essentiel de l'art du XV ème siècle. Elles ont aussi attiré l'attention des ufologues qui voient, deux fois, la représentation d'un OVNI dans le ciel derrière les personnages.




















Beaune_ND_57D'après la tradition beaunoise, ce n'est que la représentation du chapeau du cardinal Jean Rolin, le commanditaire, évincé lors de l'annexion de la Bourgogne par Louis XI. A chacun ses rêves.... Je préfère les petits hommes verts.

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15 juillet 2010

L'église Saint-Nicolas de Beaune

Beaune_Saint_Nicolas_1A l'entrée nord de la ville de Beaune se dresse l'église Saint-Nicolas. Elle pourrait être qualifiée de "hors les murs", ayant été construite en dehors des remparts au XIIème siècle, dans le quartier vigneron.
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Beaune_Saint_Nicolas_12Elle fut remaniée aux XIVème et XVème siècles.
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Beaune_Saint_Nicolas_3Son portail ouest possède un tympan monolithe sculpté du XIIIème siècle évoquant un épisode de la vie de saint Nicolas :
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Beaune_Saint_Nicolas_4apprenant que le père de trois jeunes filles de son quartier n'a pas d'autre moyen pour survivre que de les livrer à la prostitution, Nicolas jette durant 3 nuits des bourses pleines de pièces d'or. Il les sauve ainsi de l'asservissement. 









Beaune_Saint_Nicolas_2Protégeant le portail, un porche du XVème siècle est pourvu d'une charpente couverte de tuiles et supportée par des piliers en pierre de taille.
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Beaune_Saint_Nicolas_14Son clocher roman de plan carré est surmonté d'une flèche en tuf ajoutée au XVème siècle.
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Beaune_Saint_Nicolas_6La nef, du XIIIème siècle, est relativement courte et terminée par un chœur polygonal avec un transept bien marqué.

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Beaune_Saint_Nicolas_9Dans le transept sud, enchâssée dans une fausse grotte, un morceau du rocher des apparitions de Lourdes. Et vous savez quoi ? Lourdes, ce n'est pas franchement ma tasse de thé. Je sais que l'endroit est propice énergétiquement, mais qu'il est très abimé par les marchands du temple. Et bien ce morceau de caillou m'a fait de l'effet...

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14 juillet 2010

L'église Saint-Martin de Bellenot-sous-Pouilly

Bellenot_sous_Pouilly_3L'église, placée sous le vocable de saint Martin, date de la fin du XIIème ou du début du XIIIème siècle, comme l'attestent le clocher, le portail et les fenêtres du mur nord de la nef. Cette dernière a subi au XVIème siècle un important remaniement (fenêtre du mur ouest, lavabo, consoles). Le chœur a été reconstruit en 1830-1831.














Bellenot_sous_Pouilly_6Située en bordure ouest du village, l'église est précédée d'un porche à banquettes de pierre, couvert d'une voûte en brique en berceau brisé.

















Bellenot_sous_Pouilly_11Le portail, à linteau sur coussinets, est flanqué de deux colonnettes à chapiteau : le gauche est sculpté de deux têtes humaines et les deux tailloirs, d'une frise de besants. 
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Bellenot_sous_Pouilly_1La nef est éclairée à l'ouest par une grande fenêtre à deux lancettes, au nord par deux étroites baies en plein-cintre, au sud par deux fenêtres en arc brisé.











Bellenot_sous_Pouilly_4La tour du clocher est percée de baies jumelées en plein-cintre séparées par deux colonnettes, et couronnée d' une corniche à modillons.











Bellenot_sous_Pouilly_2Sa couverture est une flèche polygonale en tufeau à cordons saillants, percée de quatre ouvertures et cantonnée de clochetons.  Les chapiteaux des baies  sont sculptés de feuilles d' eau.
















Bellenot_sous_Pouilly_10Sur le devant de l'église, en haut du toit, une sculpture de saint Nicolas, avec les trois enfants sortant des tonneaux.
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Beaune, le couvent des cordeliers

Beaune_Cordeliers_6Les fondations du couvent remontent au XIII ème siècle. D'après la tradition, les origines de l'établissement seraient liées au passage en 1239 de la couronne d'épines du Christ ramenée à Paris par saint Louis, et au séjour prolongé dans la ville de deux franciscains accompagnant la relique. En 1246, le pape Innocent IV autorisa la fondation du couvent et accorda des indulgences à ceux qui aideraient à sa construction. L'église fut placée sous le vocable de saint Bernardin et plusieurs confréries y avaient leur siège.






Beaune_Cordeliers_1Au XV ème siècle, le couvent s'étendait sur une surface de 7 382 m².  En 1448, une partie des jardins fut vendue à Nicolas Rolin pour agrandir l’Hôtel-Dieu. Confisqué en 1790, puis vendu, le couvent servit de marché à grains pendant plusieurs années. Puis en 1796, la ville démolit l’église et en profita pour ouvrir la rue de l’Hôtel-Dieu.








Beaune_Cordeliers_2Le cloître, surmonté d’un étage en appentis, était situé à l'ouest de l'église dont la nef centrale se situait à l'emplacement de l'actuelle rue de l'Hôtel-Dieu. Il avait la forme d'un quadrilatère de 35 m de long sur 15 m  de large. A l'époque, il abritait réfectoire, cuisine, salle capitulaire et à l'étage le dortoir. Au centre, le jardin était entouré d'une galerie composée de petites colonnes à fut lisse et base carrée, surmontées d'un chapiteau cylindrique. Sur le côté est du cloître, à l'emplacement du porche actuel, une porte permettait d'accéder à l'église.




Beaune_Cordeliers_5Les bâtiments sont en pierre de Bourgogne, prévoyance de l'époque où les villes étaient régulièrement la proie des flammes.
Le style du cloître est difficile à rattacher à un courant artistique : il se rapproche de celui des cisterciens pour son esprit de simplicité. Au XIX ème siècle, le cloître et les arcades furent murés. Ils n'ont retrouvé leur aspect original qu'en 1953.




Beaune_Cordeliers_3Il reste la grande salle de l’ancien chapitre, voûtée d’arêtes à décor de stuc.












Beaune_Cordeliers_4L’étage est desservi par un escalier tournant en pierre. Les bâtiments sont accessible à la visite, mais appartiennent à un négociant en vin.

http://www.visionbourgogne.com/wine/couvent-des-cordeliers

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L'église de la Nativité de Soussey-sur-Brionne

Soussey_sur_Brionne_1Subsidium (du latin subsidere, "engloutir, tomber") "rivière souterraine", est probablement le  mot qui est à l'origine de Soussey-sous-Brionne, en patois Soussi. 

Le nom du village pourrait représenter le nom ancien de la rivière.









Soussey_sur_Brionne_2L'église, ancienne chapelle seigneuriale, possède un chœur du XIIIème siècle voûté en berceau. 

















Soussey_sur_Brionne_3L'avant chœur date du XIVème, la nef du début du XVIème.


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