23 octobre 2006

Chartreuse de Portes

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Dans le Bugey, sur la commune de Bénonces, la chartreuse de Portes se blottit dans un vallon magique. La visite est interdite, et j'ai respecté le vœu de solitude des moines. je n'ai donc pas de photos de l'abbaye en elle même, mais de l'entrée, oui...













Bugey_082 C'est un chemin forestier, qui débute par une belle porte de vie....

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Impressionnant !


porteLes photos des bâtiments sont donc tirées de deux sites:








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http://www.chartreux.org et marius.bernard.free.fr/ain.html.

porteSituée dans les montagnes du Bugey à distance presque égale de Lyon et de Genève, la chartreuse de Portes est blottie au haut d'un col, à l'écart des grands-routes, à 7 km du village le plus proche. A près de 1.000 m d'altitude, elle jouit du climat rude et sain des montages.

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Première maison de France à s'être ralliée à la Grande Chartreuse, Portes a été appelée : " la fille aînée de l'Ordre cartusien ". Elle reçut également la dénomination de " Chartreuse des saints " car elle abrita à l'origine des moines de haut mérite, dont quelques-uns furent canonisés.

En 1115, Bernard de Varey et Ponce, moines de l'abbaye bénédictine d'Ambronay, se retirent au massif de Portes, désireux de vivre la vie cartusienne dont ils ont entendu parler. La construction du premier monastère bâti en pierre date de 1125.chartrportescorr03

Pendant la Révolution, la communauté se disperse. Les biens furent tranformés en ferme avec plus ou moins de bonheur qui conduisit a la ruine des bâtiments.










 

portes_4En 1855, les chartreux rachètent le domaine de  Portes, dont les bâtiments ont été laissés à l'abandon par les divers propriétaires et remirent tout en état selon les plans d'origine. Le domaine est d'environ 250 hectares.

Avec ses 12 cellules, la chartreuse de Portes a gardé le type traditionnel des anciennes maisons de l'Ordre.

En gros, le premier village de bungalows de l'histoire de France.... (je plaisante...:)) )

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Innimond

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Bugey_081Sur la route... Un autre Sully, aussi magnifique que le premier. le site est incroyable, vue sur les Alpes et le Mont Blanc. L'église se dresse à la pointe d'une barre montagneuse, et la wouivre peut s'en donner à coeur-joie...

Bugey_057Petit village du bas-Bugey, Innimond est situé à la pointe sud-est du plateau du Bois de la Morgne dont la bordure Est (falaises) domine les villages d'Appregnin et d'Ambléon et plus loin Belley. Le bourg fut détruit par un incendie en 1852.

Bugey_074Il y avait ici un prieuré fortifié fondé au XI ème siècle par l'abbaye de Cluny.  L'église prieurale Saint-Laurent  (à 909 m d'altitude) seule en fait mémoire.

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Bugey_065Son clocher accolé est du  XIX ème siècle, la nef est romane, un mur gothique du XV ème, et l'abside XVII ème montrent les étapes des restaurations successives.

A l'intérieur, autels anciens, statue de sainte Anne du XVII ème, grille et reliquaire de saint Laurent. mais malheureusement, encore une fois, porte fermée....

Bugey_073L'arbre fait office de gardien.

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Ordonnaz

Sully a fait planter quelques arbres afin de fournir du bois pour la construction des bateaux qui allaient vers la Nouvelle-France.

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""Cela dit, les faits sont un peu contradictoires : des forêts dans certains cas, des plantations le long des routes dans d'autres (et on disait qu'il faudrait nommer ces arbres des birons du nom d'un ancien courtisan et officier qui avait été décapité). Si on se reporte au contexte historique, il y a très peu d'arbres à l'époque et très peu de bois pour les bateaux ou les constructions de maisons sauf dans quelques régions montagneuses bien précises et généralement bien desservies par des rivières, il y avait beaucoup moins de bois qu'aujourd'hui, tout ou presque avait été défriché et on gardait juste en plaine quelques forêts pour la chasse.

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Le bois devient très très cher à ce moment, d'autant que l'on rentre dans ce que les historiens nomment le Petit Âge glaciaire (qui s'achève vers le début du XIXe s.) La pierre ou la brique se répand pour la construction des demeures bourgeoises parallèlement au refroidissement. La plantation le long des routes devait être une astuce ou une embrouille juridico-commerciale afin de ne pas payer le bois à des propriétaires de domaines ou à des communes.""http://correcteurs.blog.lemonde.fr/correcteurs/2005/10/servir.html

Bugey_090Voilà donc l'explication du nom des deux arbres à qui j'ai pu dire bonjour ce week-end, dans le Bugey... Les deux d'ailleurs plantés devant une église.

Commençons donc par Ordonnaz...

Petit village  sympatique, où la tradition veut que les convives aillent chercher le mouton tous ensemble dans le four commun, en chantant pour la bête sacrifiée.

Bugey_117Située en Ordonnaz le vieux, ou le bas, l'église a été reconstruite bien des fois. (voir les pierres enchâssées dans le mur nord...)

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Devant se dresse le vieux "Sully", magnifique arbre méritant à lui seul le déplacement. Tout autour de l'endroit, des pierres se dressent dans les champs. Je ne sais pas si le lieu a été habité par le peuple des mégalithes, (les vieux du village ne remontent pas l'histoire avant le XVIIIème...) mais quelques pierres intéressantes se retrouvent ça et là, et j'ai retrouvé, à l'abandon, une ancienne source qui m'a paru bien s'integrer au reste...

Dans l'église, un croisement eau/faille/réseau tellurique permet de recevoir les énergies.

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La collégiale Notre Dame des Marais, Villefranche-sur-Saône

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Bugey_046Villefranche sur Saône est de création relativement récente par rapport à ses voisines (Lyon et Mâcon).

Bugey_025Ce n’est "que" vers le milieu du XIIe siècle que le seigneur de Beaujeu Humbert III décide de créer une ville à proximité d’un croisement entre une route Nord-Sud d’origine romaine (la rue Nationale actuelle) et une route Est-Ouest venant de Tarare ou Thizy qui permettait de gagner un gué sur la Saône.

Bugey_031Il voulait aussi renforcer la frontière Sud de ses domaines face aux Archevêques de Lyon qui détenaient le château d’Anse.

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Bugey_028Les seigneurs de Beaujeu vont leur octroyer différents privilèges et franchises (d’où le nom de Ville-franche) qui seront ultérieurement consignés dans une Charte écrite. L’exemplaire rédigé en 1260 est toujours précieusement conservé.

Bugey_050Bugey_054 Dès la charte originelle de 1260, par laquelle les Sires de Beaujeu créent une ville capable de faire contre-poids à la toute- puissance des archevêques de Lyon, leurs ennemis jurés, Villefranche prend l'allure d'une nef: la vieille ville (qui correspond aujourd'hui à l'hyper-centre) a été construite en suivant le schéma d'un bateau construit autour de l'axe de l'actuelle Rue Nationale. Cette dernière étant en pente à chaque extrémité. Le coeur de cette vieille ville étant la collégiale Notre-Dame des Marais.

Bugey_041La collégiale Notre-Dame des Marais, classée monument historique, a été commencée au XIIe siècle, de style roman. Elle a été poursuivie en gothique et achevée au début du XVIe, en gothique flamboyant. La restauration intérieure (1998) a mis en relief une voûte très riche et très légère, des piliers et croisées d’ogives tous différents. Cette église a deux clochers, l’un roman et l’autre flamboyant, avec une flèche renommée de 72 mètres de haut.

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Bugey_045Il ne reste de la statue de la vierge trouvée dans les marais qu'une pâle copie. Pourtant, tout était présent pour un lieu dédié à la vierge noire...

Bugey_020Quelques énergies encore présentes derrière l'autel, et de belles gargouilles à l'extérieur. Des traces de sculptures nous rappèlent que cette collégiale a bien été bâtie sur un lieu énergétique élevé.

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18 octobre 2006

la chapelle de Saint Alban

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Simandre_St_alban_St_hymetiere_248Entre  saint Hymetière et Simandre, en direction de Montagna-le-templier, se prélasse la petite chapelle Saint Alban. A côté d'elle coule le Suran, que nous allons retrouver longeant le menhir de Simandre.

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la construction n'a rien d'extraordinaire, mais l'atmosphère est interessante...

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Simandre_St_alban_St_hymetiere_254Une source, derriere la chapelle, coule en direction du Suran en passant directement sous l'édifice. Cette source a un gardien, un peu sombre à mon goût, mais bien présent. A l'intérieur, il m'a semblé voir une statue magnifique, mais comme d'habitude, les portes étaient fermées...

Alban, Alba la blanche...

Simandre_St_alban_St_hymetiere_241_1En latin, albus, alba, album était un adjectif de couleur ou plutôt d'absence de couleurs puisqu'il s'agit du blanc, l'aube étant bien cette espèce de clareté incertaine qui précède le lever du jour. Les troubadours du Moyen Âge en avaient fait un moment privilégié pour chanter l'aubade à l'être aimé, en attendant que vienne, avec le soir, l'heure de la sérénade. Le blanc de l'aube ne se confondait pas pour les Romains avec le blanc brillant, éblouissant comme celui de la neige, pour lequel ils employaient le mot candidus. Le mot français " candide " n'évoque plus la blancheur éclatante d'un objet mais une qualité morale ou intellectuelle qualifiant une personne. Mais sait-on ce qu'est, étymologiquement, un candidat ? C'était pour les Romains, celui qui aspirait à une haute fonction et qui, pour ce faire, était revêtu d'une toge blanche.

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Eglise Saint Hymetière

 

Hymetériens, hymetériennes, voici une étude de votre église qui m'a envoûtée. A prendre au sens premier et au sens ancien, qui est "passer sous la voûte"...

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Simandre_St_alban_St_hymetiere_127_1Joyau de l'art roman, l'église de Saint Hymetière, près d'Arinthod, typique du 1er art roman méditerranéen, se compose d'un porche, de trois nefs, d'un transept au milieu duquel s'élève une coupole supportant le clocher de forme octogonale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Simandre_St_alban_St_hymetiere_164_1L'influence méridionale se retrouve dans l'abside avec ses bandes lombardes typiques. A l'intérieur, la nef centrale est flanquée de bas-côtés et limitée par des piliers ronds et carrés, alors que l'abside, en cul de four, est fermée par cinq arcades. le chevet est en hémicycle.

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Simandre_St_alban_St_hymetiere_169_1Ses dimensions sont de 12,80 mètres de longueur dans la nef centrale, de 18,65 mètres dans la largeur du transept, de 15,30 mètres dans la largeur des trois nefs, et de 9,50 mètres dans la hauteur de la coupole du transept.

 

 

 

 

 

 

 

Saint-Hymetière plan 1bDans le milieu du XI ème siècle, l'église romane voit le jour, avec sa nef soutenue par des piliers ronds. Cette église connut rapidement des problèmes de stabilité du fait de sa construction sur une terre marneuse. Dès le XI ème siècle, il fallut consolider l'arc triomphal et la croisée du transept. Au XIII ème et XIV ème siècles, une reprise de la voûte et tout le mur nord fut réalisée avec des contreforts. Au XVII ème siècle, d'importants travaux eurent lieu: consolidation, suppression de l'abside nord, ajout des porches ouest et sud.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Simandre_St_alban_St_hymetiere_177Saint Hymetière, ou Imeter, moine de Condat (tiens, c'est un clin d'oeil à la chapelle visitée précédemment, Saint Romain...), qui vivait au VI ème siècle, quitta son abbaye pour se retirer dans la vallée de la Valouse alors déserte où il fonda un ermitage. Il avait probablementavec lui quelques compagnons. Peu à peu, les habitations se formèrent autour de sa cellule et donnèrent naissance au village qui porte son nom.

 

 

 

 

 

Simandre_St_alban_St_hymetiere_186_1Saint Hymetière mourut en son ermitage et ses vertus le firent honorer comme un saint. Il fut inhumé dans une chapelle qui fut placée sous son invocation. Il est possible que le prieuré ait été fondé de son vivant, ou peu de temps après sa mort. Il en est fait mention pour la première fois au IX ème siècle dans un diplôme de Charles le Chauve.

 

 

 

 

 

 

 

 

Simandre_St_alban_St_hymetiere_121A cette époque, les moines suivaient la règle de Saint Augustin. La maison prieurale était au sud de l'église et fut détruite en même temps que le village qui l'entourait par les troupes de Louis XI au XV ème siècle.

Après l'ouverture de son tombeau, le 22 Octobre 1653, ses reliques furent posées dans une chasse que l'on retrouve à l'intérieur de l'église aujourd'hui.

 

 

 

 

 

Simandre_St_alban_St_hymetiere_132Pour ce qui est de l'étude énergétique du lieu, il suffit de regarder sur le porche d'entrée.

 

 

 

 

 

 

 

Simandre_St_alban_St_hymetiere_135Simandre_St_alban_St_hymetiere_116Il nous est proposé, de chaque côté, un magnifique tourbillon dextrogyre. Pas de sénestrogyre, ce qui pourait indiquer que les énergies sont masculines, c'est à dire cosmiques.

 

 

Simandre_St_alban_St_hymetiere_148Le 8 est à l'honneur, puisque nous le retrouvons dans la forme du clocher, mais aussi dans la fleur de la clé de voûte, et dans la croix posée à l'est de l'église, en son centre. Nous ne sommes pas loin des rose-croix...

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Simandre_St_alban_St_hymetiere_139Le pédiluve à l'entrée montre bien que les moines furent les premiers utilisateurs du lieu. Qui dit pédiluve dit eau. Je pense que le Jourdain passe juste en dessous.

Les restes de Saint Hymetière dégagent une douce énergie, très apaisante. Le lieu incite à la méditation. A l'entrée, une pierre d'abaissement fait son office, pour que nous puissions, après le vide, nous remplir de cette douce énergie.

 

 

 

 

 

Simandre_St_alban_St_hymetiere_209Et le bénitier situé sous le porche me fait penser à la coupe du graal.

Pour terminer, je dirais que l'énergie dégagée par l'endroit est reposante, étalée, à l'image de la campagne environnante... Et un gardien se trouve au dessus de l'entrée, à l'intérieur de l'église.

 

Une dernière petite chose: ce n'est pas pour rien que le clocher a une forme octogonale. Les templiers étaient présents dans la région, comme le laisse entendre le village proche de Montagna-le-Templier. Une grande commanderie devait se trouver à Saint Julien.

 

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17 octobre 2006

Chapelle Saint Romain de Roche

Simandre_St_alban_St_hymetiere_026Nous voilà donc sur le chemin de la chapelle Saint Romain après être passés devant le gardien des lieux. L'âne nous a montré que le site peut nous permettre de nous rapprocher de l'Initiation absolue  et d'être enfin digne de revêtir sa peau.

Qui était Saint Romain ?

Saint Romain de Condat était moine dans le Jura, fondateur de monastères et abbé. Il était le frère de Saint Lupicin de Lauconne, moine et abbé comme lui.

Gallo-romain, saint Romain aurait été originaire d'Izernore dans le Haut-Bugey (non loin de Nantua, actuel département de l'Ain).

Saint_Romain_1La jeunesse de Romain demeura pure de toute corruption du siècle. Après s'être mis quelques temps sous la conduite d'un saint abbé, qui lui fit étudier sérieusement la vie cénobitique, il se retira, âgé de trente-cinq ans, à Condat, dans les forêts du Jura, où il mena la vie des anciens anachorètes, au milieu des bêtes féroces, et oublié du monde, qu'il avait oublié le premier. Mais ce n'était là, dans les desseins de Dieu, qu'une préparation: la vocation de Romain était de fonder des monastères où l'on verrait fleurir toutes les merveilles de sainteté accomplies depuis plus de deux siècles dans les déserts d'Orient. Le premier de ses disciples fut son frère Lupicin. Pour leurs nombreux disciples, il fondèrent vers 425-430, au confluent de la Bienne et du Tacon, l'abbaye de Condat qu'ils gouvernèrent ensemble.

Simandre_St_alban_St_hymetiere_043Saint Romain et saint Lupicin avaient installé leur sœur Iola comme abbesse de leur fondation pour moniales à La Balme ou La Baume, dans une combe pittoresque qui s'ouvre sur la rive droite de la Bienne, appelée ensuite Saint-Romain-de-Roche.

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C'est en effet là que fut enseveli saint Romain après sa mort en 460. Mais ce monastère devint plus tard un simple prieuré d'hommes dépendant de l'abbaye de Saint-Claude. Celle-ci enleva la relique au VIIe siècle pour en enrichir sa propre église.

Tous ces faits furent rapportés par un moine anonyme auteur de "la vie des pères du Jura". Cet ouvrage décrit l'installation de Romain" au bord de la Bienne, aux pieds d'un noir sapin, au milieu d'un désert...

Simandre_St_alban_St_hymetiere_034On identifie d'époque romane cette chapelle par son portail ouest encadré de colonnettes, sans doute de la première moitié du XIII ème siècle.

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Simandre_St_alban_St_hymetiere_056_1Au fronton nous attend de nouveau l'âne initiateur.

Ses oreilles forment un angle d'environ 60°, la tête est penchée du côté droit, comme pour éviter un courant tellurique, (vraissemblablement une faille ou une caverne située juste en dessous) ce qui est confirmé par la vrille de l'arbre enraciné juste à côté.Saint_Romain5

Simandre_St_alban_St_hymetiere_057Sur la droite, une figure humaine se trouve à l'extrémité d'une ligne partant du haut des colonnettes, qui arrive au niveau de ses yeux. Bien regarder ce qu'il se passe ?

Simandre_St_alban_St_hymetiere_076Sur la facade nord, un bel éclatoir.

Saint_Romain_2Un peu plus haut se trouve une butte qui, dans la légende, servait de lieu de culte aux druides.

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Saint_Romain_4Elle est desservie par un escalier en pierre qui part du pied de la butte, à l'endroit où se trouve un autel de plein air. Cet endroit vibre singulièrement...

Saint_RomainA l'intérieur de la chapelle, quelques apports du XVII ème siècle. Heureusement ils ne sont pas très nombreux...

Simandre_St_alban_St_hymetiere_050 Une poutre de gloire datée de 1627 ainsi qu'un muret qui sépare la nef du choeur. Par contre, la sculpture se trouvant sous un arc en plein cintre est d'une autre facture !

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16 octobre 2006

Pratz, le puits des moines et le gardien

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Pratz est un petit village du Jura situé au sud de Moirans-en-montagne et Saint-Lupicin. Il faut laisser sa voiture et parcourir les quelques kilomètres qui le séparent d'un site exceptionnel, la chapelle saint Romain de Roche.

Simandre_St_alban_St_hymetiere_006Mais avant d'arriver sur le promontoire, nous avons à dire bonjour au gardien des lieux, le passeur, le Cerbère de la porte, et aller se désalterer au puits des moines. Se désalterer ou bien se laver, se purifier afin d'être présentable devant la grotte du gardien ?

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Sur le chemin de la chapelle, les paysages grandioses nous appellent à la méditation et nous donnent un sentiment d'humilité... Un âne gravé dans la roche nous renvoie à sa symbolique. On le retrouvera sur le fronton de Saint romain.

Simandre_St_alban_St_hymetiere_024Contrairement aux idées reçues, l'âne n'est pas que le symbole de la bêtise... Loin de là. Il y eut deux courants de symboles sur cet animal.

"La tête d'âne est symbole de Mithra, emblème de la fin de l'initiation. Dans un graffiti des catacombes on montre une croix surmontée de cette tête (étrange union qui semble nous confirmer la possibilité d'une fusion de certaines communautés du rite de Mithra dans le christianisme).
Dans une influence du rite de Mithra ne pouvons-nous pas inscrire cette insolite fête de l'âne qui subsistait en plein moyen-âge et où l'on dansait autour d'un âne ? Le conte initiatique de Peau d'âne repris par Perrault, mais bien antérieur, va nous montrer l'initiée revêtir tour à tour des robes de différentes couleurs pour finir par la peau d'âne... Dernière étape. Zoroastre, le Prophète Balaam ont un âne pour monture; dans l'antiquité il est la monture des sages et Jésus en chevauche un dans sa marche triomphale sur Jérusalem."

Simandre_St_alban_St_hymetiere_056"Peut-être serait-il bon avant de relire Peau d'Ane de feuilleter cet autre texte: L'âne d'or ou les métamorphoses, roman d'Apulée, ce philosophe latin d'origine africaine qui écrivait au deuxième siècle. Il y est raconté les transformations d'un certain Lucius depuis la chambre parfumée d'une prostituée de grand luxe jusqu'à l'athmosphère spirituelle d'un temple où le jeune homme se met en contemplation devant la statue de la déesse Isis. Une suite de métamorphoses accompagne l'évolution intérieure de Lucius. Celui-ci va plus loin que l'héroïne du conte de Perrault, il ne se revêt pas de la peau d'âne, il se transforme totalement en ce quadrupède et ce n'est que par l'intervention bénéfique d'Isis qu'il retrouve sa forme première."

_ne_musicienMais revenons au conte de Perrault et au Roi propriétaire de cet âne (traduisons de cette si importante source de Sagesse, de Conseil, d'Initiation); ce Roi était nous dit le conteur "le plus grand et le plus aimé des monarques". Qui pourrait être désigné ainsi si ce n'est Dieu, oui, l'Eternel Dieu Très Haut.

Ane2Mais alors, si nous avons bien reconnu Dieu en ce roi, comment ne pas reconnaitre en sa première épouse l'Humanité des temps anciens. Alors nous pouvons traduire ainsi le sens de Peau d'Ane.

L'Humanité nouvelle tente d'atteindre son plein épanouissement, chacun des appelés à cet état que certains appellent état de Rose-Croix et que l'Apôtre Paul désignait par: "la pleine stature du Christ", chacun de ces appelés doit "revêtir robe après robe", c'est à dire passer d'un enseignement à un autre jusqu'à ce qu'il soit enfin digne de revêtir la Peau d'Ane de l'Initiation absolue.

le cheval symbolise la connaissance, l'âne a une mission spéciale: l'âne c'est la révélation.

ane_vieleCe Maître âne, bien avant que Perrault ne le glisse dans son conte, des maîtres sculpteurs l'avaient ciselé dans la pierre tenant l'évangéliaire, comme dans la cathédrale de Strasbourg, ou jouant de la musique comme dans la cathédrale de Nantes; en chasuble ou en manteau de choeur, avec une mitre, avec une crosse, avec un rouleau, avec un livre, avec une flûte, avec une vièle, avec une trompette... Ce Maître âne est partout au lieu le plus apparent.

Etonnez-vous, étrangers au symbolisme, le bon Perrault rit dans sa barbe. Il a réussi à sauver le message asinaire en l'enveloppant dans un conte pour bambins. La Compagnie des Invisibles, la Secte des Dévots n'y ont vu que du feu et la police a laissé publier et diffuser l'histoire..." http://www.gallican.org/peaudane.htm

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Le menhir de Simandre

Simandre_1Nous sommes ici dans la vallée du Suran, entre Bourg en Bresse et Oyonnax, non loin des merveilleuses gorges de l'Ain. France profonde gardienne de nos traditions...

Simandre_3Occupé très tôt dans l’histoire comme le montrent les traces préhistoriques et gallo romaine, à l’origine Simandre était un hameau bâti le long de la voie romaine qui a disparu lors de l’édification de la chartreuse de sélignat au XIII ème siècle.

Dans un champ de maïs se dresse un mégalithe impressionnant. Les propriétaires des lieux, un peu moins bornés que leurs voisins, ont conservé cette merveille et donnent la possibilité aux voyageurs de tous poils de rendre hommage à ce géant.

Simandre_5Il mesure 3 m 80 de haut, 50 cm d'épaisseur et dans sa plus grande largeur, il atteind 1 m 30. Les fouilles qui ont été faites sur le site disent que la pierre est enfonçée de 4 m dans le sol !

Penché vers l'est, il est orienté nord/sud. La pierre provient d'une carrière proche du village de Thioles qui se trouve à quelques kilomètres.

Simandre_8La toponymie va nous éclairer un peu:

" les "Thioles" ou "les Thyolières" sont les "Tuilières" ou les"Tuileries" si fréquentes autrefois quand tout le travail se faisait à la main. Elles s'installaient à côté d'une carrière d'argile - un creux de terre - et dévoraient le bois de feu des environs.Ce nom de Thiole ou Thieules est à remarquer; il ne se rapproche par sa forme d'aucun langage connu; nous permettra-t-on de penser qu'il s'agit d'un reste du langage de nos très anciens pères? La Thiolles et un certain nombre de ces toponymes, en des endroits où l'on ne rencontre que de la pierre et pas d'argile, pourraient donc bien indiquer l'emplacement de menhirs existants ou disparus."

Le lieu-dit s'appelle "Pierre-fiche"...

Il y avait à l'origine au moins deux menhirs. Ils éxistaient encore au milieu du XVIII ème siècle. Celui qui se situait dans le champ voisin, plus au nord, avait la même taille et fut enlevé par le propriétaire...

Simandre_7On parle aussi d'un troisième menhir que plusieurs archéologues ont pensé voir dans la passerelle du moulin tout proche. Et aussi d'un dolmen disparu depuis longtemps, dont la couverture de tuiles aurait "donné son nom à Thioles" (voir la légende et la toponymie). Il se serait situé plus près du village de Chavannes, et servait de cabane aux fées.

Simandre_9la légende des trois fées est parvenue jusqu'à nous:

"Trois fées s'en allant à la veillée, passant sur le chemin reliant Blanchin à Thioles, s'arretèrent dans un champ et plantèrent leurs quenouilles. Les quenouilles se transformèrent en menhirs..."

SimandreA notre arrivée, la pierre semblait déjà opérationnelle (20 %).  Elle nous a parlé. Il semblerait qu'elle s'adresse à chacun suivant ses besoins. Travaillant sur les poumons chez quelqu'un, sur l'enracinement chez un autre, ventre chez un troisième...

Mon petit doigt me dit que toutes ces pierres étaient reliées entre elles... Les trois menhirs plus le dolmen devaient être reliés par un même courant tellurique. Mais je pense qu'ils étaient reliés par autre chose de plus subtil...

Avec mes remerciements au propriétaire.

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13 octobre 2006

Orphir, Earl's Bu

Orcades_652Orphir nous présente les restes de la seule église médiévale ronde d'Ecosse. malheureusement, les deux tiers de ses pierres servirent à la construction d'une nouvelle église paroissiale, en 1757.






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Orcades_656L'église se composait d'une nef d'environ 6 mètres de diamètre interne, jointe par un mur d'1 mètre d'épaisseur. L'église a été construite en 1123 et a été consacrée à Saint Nicholas. Elle reprend le plan de l'ancienne église du Saint Sépulcre à Jérusalem.









Orcades_658Orcades_657Selon la saga d'Orkneyinga, le comte Hakon, après le meurtre de magnus, ayant des remords, fit construire cette église? S'il n'eut pas de remords, le simple fait que ses sujets commencent à parler de Magnus comme d'un saint l'incita surement à faire des concessions... Il fit donc le pélerinage à jérusalem et à son retour, commença l'édification de l'église.

 

Orcades_665Il est mentionné aussi dans la saga qu'un palais du comte se tenait tout près de l'église, et qu'entre deux beuveries, ses gens allaient se repentir à l'intérieur... Les ruines de ce palais ont été découvertes en 1859. Il est bien difficile de s'imaginer un palais en ce lieu. Il s'agissait plus probablement d'une ferme importante.









ophir

 

 

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