30 juin 2009

Les dolmens de Ternant (Côte-d'Or)

Ternant_1Entre Ternant et la ferme de Rolle, à la lisière du bois, deux dolmens ont été restaurés en 1975 par l'association des amis de Vergy en accord avec la direction des antiquités préhistoriques.











Ternant_8Déjà en 1932 des fouilles ont été effectuées, qui ont permis de retrouver des grattoirs, des silex, des monnaies gauloises, des poteries et des outils. On les data du premier âge du bronze, soit 2 000 ans avant notre ère.
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Ternant_4L'un des dolmens est surnommé "la chambre au prêtre".  Sa table de 5m12 sur 1m93 a un poids estimé à 15 tonnes.
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Ternant_5Ayant chuté, les restaurateurs ont du utiliser quatre vérins à vis pour l'élever. Les dalles latérales furent remises d'aplomb et consolidées.
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Ternant_2Le deuxième, plus petit, possède une table rectangulaire de 2m67 sur 1m26 et pèse déjà près de 5 tonnes.
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Un troisième dolmen, 800 mètres plus loin, au flanc d'un petit massif calcaire, nous a échappé. Il parait qu'il se mérite...

Ternant_7Par contre, je pense qu'il y a plus dans le bois que des dolmens...

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29 juin 2009

Le menhir de Pierre-Pointe à Sussey (Côte-d'Or)

Sussey_pierre_pointe_1La pierre est située sur le haut d’une colline, au milieu d’un champ près du hameau de Vousvres (qui ressemble fort à vouivre, il me semble…). Elle se trouve exactement au point de partage des eaux du bassin de l'Yonne et de la Loire. C'était également la limite des trois anciennes divisions des Eduens :
- Le Pagus Morvinnensis ou Morvan
- Le Pagus Alésiensis ou Auxois
- Le Pagus Arebrigus ou Région D'Arnay le Duc




Sussey_pierre_pointe_5C’est un bloc de granit de 4m30 de haut sur une largeur de près de 1m50. Sa partie enfouie mesure 1m30, ce qui en fait un monolithe de 5m60. Daté du Néolithique, il fût classé Monument Historique le 7 mars 1910.

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Sussey_pierre_pointe_6Au siècle dernier, on pouvait encore y voir, adossée, une sorte de table de pierre ou autel, constituée d’une pierre de 1m50 de long sur 1m de large. Enlevée en 1808, elle a, de nos jours, disparu.

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Sussey_pierre_pointe_4Une légende raconte qu’on voulut un jour l’abattre :

Afin d’aller chercher sous la pierre un trésor, un seigneur voulut la faire tomber. On l’attacha à l’aide de solides cordes que l’on fit tirer par des bœufs. La pierre commença à basculer. Elle appela alors sa voisine, la pierre Sarazine, à son secours. « Sârâienne, ma bonne Vouâienne, si tu ne vins ai mon aide, les bœufs de devez pierre pointe m’emmeunent ! » 







Sussey_pierre_pointe_2Les cordes alors cassèrent et les bœufs, pris de panique, se sauvèrent. Ce fut l’affolement et l’on vit même un pigeon blanc s’échapper. C’était la fée qui habitait la pierre. Depuis ce jour, personne n’a jamais plus osé recommencer un tel sacrilège.

 

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22 juin 2009

Notre-Dame de Baroille

Notre_Dame_de_BaroilleAu Louvre, dans l'aile du pavillon Richelieu, se tient une très belle vierge en majesté, qui ressemble fort à nos vierges noires, Notre-Dame de Baroille. Le petit hameau de Baroille se trouve dans le département de la Loire, sur la commune de Saint-Georges-de-Baroille, aux confins nord de la plaine du Forez. Dans la chapelle du XIIème, se tenait cette Vierge, pour laquelle de nombreux pèlerins se sont mis sur les routes chaque année, le 8 septembre. En 1952, faute de participants, la statue fut vendue au musée du Louvre.






Le_Louvre_Notre_Dame_de_Baroille_1Cette statue de 53 cm de haut obtenue à partir d'un moule, est faite d'un alliage à base de plomb et posée sur un support de bois.

















Le_Louvre_Notre_Dame_de_Baroille_3Plusieurs autres statuettes furent obtenues à partir du même modèle dont la plus célèbre, Notre-Dame de la Victoire, est conservée à Thuir.

D'autres, comme celle de Châteauneuf-les-Bains, dans le Puy-de-Dôme, ou celle de Barcelone, en Espagne, ont aussi la même origine.

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Vierge à l'enfant, titre inconnu

Le_Louvre_Vierge_Noire__1_Au Louvre, à côté de Notre-Dame de Baroille, se tient cette merveilleuse vierge. Elle fut acquise par le musée en 1894.
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Le_Louvre_Vierge_Noire__9_En bois de noyer, datant du deuxième quart du XIIème siècle, elle porte des restes de sa polychromie d'origine.

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Le_Louvre_Vierge_Noire__6_Cette vierge est une statue reliquaire, comportant une cavité destinée à abriter des reliques.

















Le_Louvre_Vierge_Noire__10_Impossible, malgré mes efforts, de savoir d'où elle provient.... Si l'un d'entre vous peut éclairer ma lanterne ?

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Le Zodiaque de Dendérah

Denderah_1Denderah était la capitale du VIème nome de Haute-Egypte. Ce site doit sa notoriété au célèbre temple d'Hathor, qui remonte à la période gréco-romaine. Ce site est extraordinairement bien conservé, avec ses cryptes très profondes, creusées dans l'épaisseur des murailles et décorées de bas-reliefs savants.
Sur le toit ont été élevées six chapelles dédiées à Osiris, car on pensait que Denderah était une sépulture du dieu : le plafond d'un de ces édifices représentait le célèbre Zodiaque.









Denderah_2L'original du zodiaque de Dendérah, prélevé par le général français Desaix, de l'expédition d'Égypte et apporté en France en 1821, est exposé au musée du Louvre. Il était à l'origine au plafond d'une chapelle dédiée à Osiris élevée sur le toit du temple d'Hathor à Dendérah qui fut commencé sous les derniers Ptolémées, et dont le pronaos fut ajouté lors du règne de l'empereur Tibère. Ce zodiaque de Dendérah exposé au Louvre, que l'on croyait à l'époque dater du Nouvel Empire est en réalité d'environ -50, d'après la disposition des corps célestes.





Denderah_5Le zodiaque de Denderah est un planisphère, carte représentant le ciel étoilé en projection plane, avec les douze constellations de la bande zodiacale, les constellations formant les 36 décans et les planètes. Ces décans sont des groupes d’étoiles de premier ordre dans le ciel nocturne. Ils sont utilisés dans le calendrier égyptien, basé sur les cycles lunaires d'environ 30 jours et la récurrence annuelle du lever héliaque de l'étoile Sothis (Sirius).






Denderah_3Cette représentation d'un zodiaque circulaire est unique dans l'Égypte antique. Deux autres zodiaques, rectangulaires, ornent le plafond du pronaos du temple.
La voûte céleste est représentée par un disque soutenu par quatre piliers du ciel sous forme de femmes, entre lesquelles sont intercalés des génies à tête de faucon. Sur la première circonférence, 36 génies symbolisent les 360 jours de l’année égyptienne.

Sur un cercle intérieur, on trouve des constellations, lesquelles figurent les signes du zodiaque dont la représentation est proche de leur désignation comme par exemple le Bélier, le Taureau, le Scorpion, ou le Capricorne. Pour d'autres, l'iconographie est plus égyptienne : le Verseau est représenté comme le dieu de l’inondation Hâpy, tenant deux vases d’où jaillit de l’eau.

Denderah_4Les cinq planètes connues alors sont associées avec certains signes zodiacaux : Vénus appelée "le-dieu-du-matin" derrière le Verseau, Jupiter "Horus-qui-dévoile-le-mystère" près du Cancer, Mars "Horus-le-rouge" sur le dos du Capricorne. Mercure s'appelle "l'Inerte" et Saturne "Horus-le-taureau". Deux éclipses ont été représentées à l'endroit précis où elles se sont produites. L'éclipse solaire du 7 mars 51 est figurée sous l'aspect de la déesse Isis retenant un babouin par la queue, c'est-à-dire empêchant la lune, sous la forme du dieu Thot, de cacher le soleil. L'éclipse lunaire du 25 septembre 52 est un oeil - oudjat (qui signifie "être intact"), car une éclipse lunaire a toujours lieu à la pleine lune.









http://khemet.online.fr/monuments/temples/denderah.html
http://secretebase.free.fr/civilisations/egyptiens/denderah/denderah.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Zodiaque_de_Dend%C3%A9rah
http://www.louvre.fr/llv/oeuvres/detail_notice.jsp?CONTENT%3C%3Ecnt_id=10134198673225460&CURRENT_LLV_NOTICE%3C%3Ecnt_id=10134198673225460&FOLDER%3C%3Efolder_id=9852723696500776

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Quelques merveilles du moyen-âge

Au gré de ma visite, je vous présente quelques œuvres qui m'ont touchée.

Le_Louvre_4Touraine, deuxième quart du XVème siècle : saint Michel terrassant le dragon.

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Le_Louvre_5Bourgogne, dernier quart du XVème siècle : saint Jacques en pèlerin.


















Le_Louvre_8Ile-de-France, fin du XIIIème siècle : pierre provenant de l'abbaye de Saint-Denis.








Le_Louvre_9Ile-de-France, deuxième moitié du XIIème siècle : la Vierge et l'Enfant, provenant de Crespierres dans les Yvelines.

















Le_Louvre_12Gaule, VIème ou VIIème siècle : antéfixe ornée d'une tête surmontée d'une croix. Terre cuite retrouvée en 1881 dans les fouilles de la cathédrale de Séez (Orne).
















Le_Louvre_11Un bas-relief montrant bien que le monstre n'avale pas le pêcheur, mais que l'initié sort de sa geule en homme nouveau, reçu par une Dame. C'est une renaissance.










Le_Louvre_10Quelques Dames jolies.

http://www.louvre.fr/llv/commun/home.jsp

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Quelques merveilles de la peinture

Le_Louvre_14Je crois que c'est ce tableau qui m'émeut le plus de tout le musée...

Œuvre d'Henri Fantin-Latour.
















Le_Louvre_16Par contre, c'est Jonannes Vermeer dans son œuvre en général que j'admire le plus. La Dentellière, vers 1669-1670 : " une figure de jeune femme penchée sur son travail de broderie, une petite toile de dimensions si restreintes traduisent l'essence même du génie puissant et raffiné du peintre de Delft. "















Le_Louvre_17Raffaello Santi, dit Raphaël  : La Vierge à l'Enfant avec le petit saint Jean-Baptiste, 1507-1508.
Marrant comme le Baptiste est représenté souvent avec la Vierge et son fils.

















Le_Louvre_20Salai servit de modèle pour Saint Jean Baptiste. Il est peint sur une planche de noyer et mesure 69 x 57 cm. On le date en général de sa période romaine entre 1513 et 1516. Pedretti suppose même qu‘il pourrait s‘agir d‘une commande de Léon X, pape florentin. Le tableau serait donc un hommage au Saint protecteur de Florence.
Moi je trouve qu'il se fout de nous... gentiment, mais il se fout de nous ! Savoir ce qu'il nous montre, savoir ce qu'il pense vraiment !










Le_Louvre_15La Madeleine à la veilleuse de Georges de La Tour vers 1640-1645. "Georges de La Tour peignit plusieurs fois la figure de Marie Madeleine et celle-ci est une de ses œuvres les plus achevées. La jeune femme, autrefois courtisane, convertie par sa rencontre avec le Christ, est absorbée dans sa rêverie religieuse. Elle regarde, sans fixer son regard ailleurs qu'en elle-même, la lampe qui brûle devant des livres entassés, et appuie sa main sur un crâne, symbole de la vanité des choses terrestres. L'œuvre apparaît comme une réflexion simple et directe d'une jeune femme sur sa beauté éphémère et l'éternité des choses célestes. La Tour a volontairement dépouillé la jeune femme de tout accessoire afin de concentrer l'action sur l'aspect religieux de son message."
Ça, c'est la version officielle.

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20 juin 2009

Répertoire des sites classés par types et régions

Parce qu'on n'a pas toujours un ordinateur sous la main lorsqu'on prépare un voyage, voici les listes des sites présentés dans ce blog, au format pdf. Ces répertoires sont imprimables. Cliquez sur l'icône "précédent" de votre navigateur pour revenir à cette page.

Si vous n'avez pas Acrobat Reader, il est téléchargeable gratuitement ici.

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Les fichiers ont été mis à jour le 27 décembre 2010.
Il y a actuellement 1197 entrées répertoriées, dont 946 en France.

- Répertoire trié par type de site : une liste des types et leur définition est ajoutée en tête de document.

Liste des types de lieux visités


- Répertoire trié par région et département de France.

101227_LSBLOG_Repertoire_France

- Répertoire trié par pays d'Europe (hors France).

101227_LSBLOG_Repertoire_Europe



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17 juin 2009

Église Saint-Just-et-Saint-Pasteur, historique

Valcabr_re_1Arrivant près de Saint-Bertrand de Comminges, on remarque tout d'abord la cathédrale. Mais si l'on fait attention, la discrète petite église romane de Saint-Just-et-Saint-Pasteur vaut à elle seule un détour dans ces contrées. Elle fut bâtie aux XIème et XIIème siècles. Les étapes de sa construction ont fait, en l'absence de documents écrits, l'objet de maintes discussions. La découverte faite par le curé de Valcabrère, en 1885, du parchemin de consécration du maître-autel par l'évêque Raymond-Arnaud de Labarthe, livra la seule date indiscutable de l'histoire de l’église : octobre 1200. Il indique que la basilique fut dédiée aux saints Just, Pasteur, Étienne et à sainte Hélène.









Valcabr_re_parchemin_1"Écoute Israël : le Seigneur ton Dieu est un. Tu ne prendras pas en vain le nom de ton Dieu. Observe le jour du shabat. Honore ton père et ta mère. Tu ne tueras pas. Tu ne commettras point d'adultère. Tu ne voleras pas. Tu ne feras point de faux témoignage. Tu ne désireras pas le bien de ton prochain. Tu ne désireras point sa femme. Commencement du saint évangile selon Matthieu. Livre de la généalogie de Jésus-Christ fils d'Abraham. Commencement du saint évangile selon Marc. Voici que j'envoie mon ange. Commencement du saint évangile selon Luc. Il y eut aux jours du roi Hérode un prêtre du nom de Zacharie. Commencement du saint évangile selon Jean. Au commencement était le Verbe et le Verbe était Dieu. L'an de l'incarnation 1200, Philippe étant roi des français, au mois d'octobre, ce maître autel a été consacré en l'honneur de saint Étienne premier martyr et des saints martyrs Just et Pasteur, par le seigneur R. évêque de Comminges."

Valcabr_re_aCitée pour la première fois dans le Livre des Miracles de saint Bertrand du notaire Vital en 1179, on apprend dans le premier récit que saint Bertrand se rendit un dimanche célébrer une messe solennelle dans la basilica Sancti Justi, puis dans le dixième récit que l'évêque descendit de la montagne et vint se reposer "in domibus constitutis juxta ecclesiam Sancti Justi".












Valcabr_re_27Quoi qu'il en soit, elle fut construite sur un très ancien lieu de culte datant de l'époque romaine. De nombreux témoignages de son ancienneté se retrouvent dans les pierres antiques de remploi utilisées pour sa construction, et les sarcophages de son cimetière, certains datant du IVème siècle. L'hypothèse la plus probable de sa fonction serait celle d'une église funéraire, associant lieu de culte et nécropole de la cité romaine de Lugdunum Convenarum, schéma classique d'une tradition païenne, puis paléochrétienne.





Valcabr_re_25Les dernières fouilles de 1983 ont entraîné la découverte, dans l'absidiole nord, de neuf sépultures, dont deux antérieures au XIème siècle, parce qu'engagées sous les fondations de cette absidiole. Ainsi se trouve confirmée l'implantation de l'église Saint-Just dans une nécropole pré-existante.









Valcabr_re_26Des fouilles plus anciennes, datant de 1943 et 1950, permirent de dégager les substructions d'un cloître, et des murs d'époque préromane se continuant sous l'édifice, et en 1988  deux murs perpendiculaires à l'église liés à un mur d'orientation est-ouest : il pourrait s'agir de l'une des extrémités du transept d'une église de plan en croix latine.








Valcabr_re_28De petite dimension, cette église pourrait avoir remplacé les deux chapelles funéraires où l'évêque de Comminges déposa les reliques des saints Just et Pasteur (deux jeunes chrétiens martyrisés en  304, originaires de l'antique Complutum devenue aujourd'hui Alacala de Henares, à l'est de Madrid ) qu'il ramena de Narbonne en 789.
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Valcabr_re_31http://pedagogie.ac-toulouse.fr/histgeo/monog/stbertr/valca.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Basilique_Saint-Just_de_Valcabr%C3%A8re
http://www.cathedrale-saint-bertrand.org/basilique-saint-just.html

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Eglise Saint-Just et Saint-Pasteur, l'extérieur

Valcabr_re_2Avant d'entrer dans le sanctuaire, nous passons sous un portail moderne composé d'un arc en plein cintre et de colonnettes gothiques surmontées de deux paires de chapiteaux superposées et entouré de deux pierres en remploi.










Valcabr_re_35A droite une inscription funéraire du Ier siècle.
Valcabr_re_3A gauche un chrisme roman.






Valcabr_re_4Puis, traversant une partie du cimetière, l'église nous attend.











Valcabr_re_34La façade nord n'offre d'autre décor que des fragments antiques remployés, par exemple à droite du portail, une sculpture présentant un personnage avec un agneau.
















Valcabr_re_33Puis un fragment comportant les bustes de sept personnages drapés tournés vers celui du milieu.












Valcabr_re_30Sur la droite, au-delà du contrefort, a subsisté un enfeu gothique.

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Le portail

Valcabr_re_5La façade présente un portail roman rajouté à la fin du XIIème siècle en saillie entre deux contreforts, dernière œuvre romane de la basilique. L'archivolte retombe sur des piédroits ornés de statues-colonnes polychromes dressées sur des animaux accroupis : trois jeunes gens imberbes tenant un livre et une femme couronnée portant une croix.














Valcabr_re_8Bien que le sculpteur de Valcabrère les ait représentés comme des jeunes gens, il faut reconnaître les deux martyrs espagnols. L'un et l'autre sont habillés comme des prêtres. Les chapiteaux qui les surmontent racontent leur martyre.















Valcabr_re_11Celui de droite montre l'arrestation et le supplice de l'un d'entre eux. Celui de gauche les représente décapités recevant leur tête dans leurs mains.
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Valcabr_re_7L'église de Valcabrère possédant une relique de la Vraie Croix, on peut reconnaître sainte Hélène dans le personnage féminin de droite. Le troisième jeune homme est facile à identifier grâce au chapiteau de la lapidation et à l'acte de consécration de 1200: c'est le diacre saint Etienne.
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Valcabr_re_10Le chapiteau surmontant sainte Hélène représente une femme s'apprêtant à monter le cheval que lui présente un serviteur barbu armé d'un bâton portant un tonnelet. Derrière eux apparaît un ange dans les feuillages. Il semble encourager les deux voyageurs. L'un et l'autre portent une panetière en sautoir.








Valcabr_re_6Le tympan tétramorphe, entouré d'un bandeau orné de billettes en damier et reposant sur un linteau nu, est assez inhabituel. Le Christ en majesté dans une mandorle, dont la tête s'orne d'un nimbe cruciforme, est encadré par deux anges thuriféraires (brandissant leur encensoir) et par les symboles des évangélistes.









Le chevet

Valcabr_re_21Le chevet de la basilique, fait de blocs de marbre, est composé d'une abside et de deux absidioles enfermées dans un massif rectangulaire formant trois absides accolées séparées par des contreforts, reliées entre elles par des petites voûtes en arc de cloître évoquant des trompes et utilisant un maximum de grandes pierres antiques.














Valcabr_re_23L'une d'elles représente soit-disant un masque de théâtre antique. Je ne sais pas pourquoi, il m'inspire plus une déesse primordiale.











Valcabr_re_15Au-dessus du niveau des fenêtres, le réduit central est couvert d'une voûte en berceau et les autres, de trompes en cul-de-four. Plus haut, la voûte qui couvre l'abside centrale est enfermée dans un mur polygonal et couverte d'une toiture à pans coupés.















Valcabr_re_17Le clocher carré prolonge le mouvement ascendant des toitures et couronne l'ensemble. Le bandeau sur lequel prennent naissance les voûtes des réduits est orné de cartouches carolingiens. Plus haut, le mur se termine par une corniche décorée de demi-disques.















Valcabr_re_19Selon Emmanuel Garland, "l'ordonnancement des volumes, l'articulation subtile, le jeu des tuiles et de la pierre blanche, le recours aux arcades et aux voûtes extérieures confèrent une saveur antiquisante au chevet de l'église de Saint-Just ". Le chevet, vu son architecture, ne peut être antérieur au XIIème siècle.
Valcabr_re_18














Plan du sanctuaire

Valcabr_re_22

Violet : murs modernes de séparation de propriétés englobant les vestiges de construction médiévale, peut-être le cloître.
Bleu moyen : murs modernes symbolisant de manière incomplète le tracé du cloître du XIIIème siècle.
Bleu foncé : enclos funéraire d'époque romaine tardive
Bleu ciel : chapelle funéraire, transformation de l'enclos initial par adjonction d'un chevet plat.
Vert foncé : Monument préroman indéterminé : église ou baptistère du haut- moyen-äge.
Vert clair : Annexe préromane.
Jaune : basilique romane des XIème et XIIème siècles.
Jaune clair : enfeu du XIVème siècle.

Valcabr_re_20Ce n'est pas une chèvre qui vint m'attendre, mais une vachette impétueuse, inquiète de me voir tourner autour de son coin tranquille...

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