dr_me_provencale_909La voie romaine de Narbonne à Lyon passait par Saint André de Mitroys. Cette église est vraisemblablement d'origine gallo-romaine.
Elle apparaît dans l'histoire au début du Vllème siècle, soit à l'époque mérovingienne. Les fondations et la base des murs remontent au XIème siècle ; du XIIème au XVIIème siècle, des modifications lui ont donné son aspect actuel et elle devint église paroissiale.










dr_me_provencale_905aSon nom indique une origine antique en rapport avec le sanctuaire du dieu Mithra (bas-relief de Bourg-Saint-Andéol). C'est un édifice roman sur voûte à une seule nef, achevé au XIIème siècle. La parcelle à côté, bordée de cyprès, est l'ancien cimetière. Comme toutes les églises de la région, elle a subit les dégats du temps et des guerres encore visibles sur l'édifice restauré.













dr_me_provencale_938En 1969 cette chapelle était totalement abandonnée, recouverte de lierre et vouée sans aucun doute à une proche ruine totale. En 1970, à l'initiative de l'abbé Arnaud, la retauration put commencer.















dr_me_provencale_915aL'édifice actuel, composé d'une longue nef de trois travées, est prolongé par une petite abside semi-circulaire, qui est certainement très ancienne, et l'on peut penser que les fondations et la base des murs remontent au XIe siècle.
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dr_me_provencale_909dr_me_provencale_924aL'église primitive devait avoir les mêmes dimensions au sol ; elle n'était pas voûtée, mais simplement recouverte d'une charpente. Au début du XIIème siècle, on dut vouloir la voûter ; les murs étaient assez minces, on ne les toucha pas, mais on les suréleva, ce qui se voit très nettement par le changement d'appareil à partir de la mi-hauteur : à la base, maçonnerie de petites pierres grisâtres, du calcaire local ; c'est la construction du XIème siècle.












dr_me_provencale_920aAu XIIème, lorsqu'on suréleva les murs, l'appareil change, les pierres sont du calcaire blanc, plus soigneusement taillées, bien équarries. On lance donc la voûte, mais comme cette voûte est pesante et risque de faire s'écarter les murs, on applique contre ces derniers des contreforts, qui sont simplement plaqués, mais ne pénètrent pas dans les murs.
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dr_me_provencale_941En même temps, pour les consolider de l'intérieur, on établit contre eux de grandes arcades latérales. Il fut alors possible d'asseoir la voûte romane, renforcée de trois arcs doubleaux à simple rouleau établis plus ou moins de guingois car, paradoxalement, les contreforts, de part et d'autre de la nef, ne se font pas exactement face. L'abside, elle, n'a pas changé ; c'est certainement l'abside primitive.




















dr_me_provencale_934aDevant l'église, sur le muret bordant les marches menant au parvis, se trouve une pierre gravée. Elle est probablement issue du premier temple situé en ce lieu, dédié à Mithra. La région devait vouer à ce dieu un culte important. De partout nous retrouvons des traces de cet ancien culte, comme les têtes de taureau dans la cathédrale de Viviers, ville toute proche.








dr_me_provencale_945L'eau reste très présente ici aussi, comme à saint Montan. Tout autour de l'église, on retrouve des puits de forme bizarre (n'est-il pas ?).











dr_me_provencale_931aSur le seuil de l'église, cette pierre me fait penser à une pierre à cupule.

http://www.sauvegarde-ardeche.com/visites/mitroys.htm
http://www.mairie-st-montan.fr/pages/decouverte.htm#02