Le château

 

La Couvertoirade château 19Dominant le village, posé sur un piton rocheux, le château fut terminé en 1249. C’est le seul bâtiment militaire templier en France qu’il nous reste, propriété d’un particulier.

 

La Couvertoirade château 3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Couvertoirade plan 2c

 

La Couvertoirade 14On accédait au château par une rampe menant à une barbacane (A), petit ouvrage de fortification avancé qui protégeait une première porte. Les vestiges de cette tour de fortification indiquent qu’une enceinte castrale extérieure existait à l’époque, protégeant une première basse-cour (B).

 

 

 

 

 

 

La Couvertoirade château 22La porte d’entrée, en arc brisé, est surmontée d’une bretèche, technique de défense importée d’orient.

 

La Couvertoirade château 20a

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Couvertoirade château 8Sur la droite en rentrant, les ruines d’un ancien corps de logis (C) ajouté par les Hospitaliers, percé de fenêtres datant du XVe siècle.

 

La Couvertoirade château 4

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Couvertoirade château 2Sur la gauche, le donjon dont les murs sont soutenus par des contreforts plats (ressemblant à des lésènes, bandes verticales de faible relief destinés à la décoration comme les bandes lombardes) qui devaient supporter des mâchicoulis.

 

 

 

 

 

 

La Couvertoirade château 5Il est fait de pierres de taille carrées, lisses et régulières.

 

 

 

 

 

 

 

La Couvertoirade château 6Une rampe terminée par des escaliers taillés dans le rocher mène à une porte d’entrée romane.

 

La Couvertoirade château 12

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Couvertoirade château 10Au rez-de-chaussée, en partie taillée dans le rocher, une première salle voûtée en berceau (F) est faiblement éclairée par une meurtrière.

 

La Couvertoirade château 11

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Couvertoirade château 9Un autre escalier mène aux étages supérieurs que je n’ai pu visiter. Une salle voûtée en plein cintre, orientée est/ouest, mesurant 3,20 m de longueur sur 5 m de largeur, servait de chapelle aux Templiers. D’après un texte de 1762, elle était elle-même surmontée d’une autre salle, disparue au cours du temps. Il manque donc un étage au donjon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Couvertoirade plan 3a

Plus au sud, la haute-cour (D) donne accès à deux salles voûtées, dont l’une surmonte une citerne (E). Ces deux salles ne faisaient pas partie de la visite.

 

La Couvertoirade château 7Elle se termine par un rocher sur lequel était construite une tour de défense (G).

 

 

 

 

 

 

 

La Couvertoirade château 17En dehors de l’enceinte castrale, au sud/est, se tiennent encore les murs d’une ancienne construction dont les pierres sont de même nature que celles du donjon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Couvertoirade 31aLes archéologues pensent que nous sommes là en présence d’une grange, d’une écurie ou d’une bergerie, peut-être les trois à la fois. Cette bâtisse, mentionnée dans un document de 1613, fut restaurée au XVIIe siècle et possédait un toit en charpente supporté par 5 arceaux de pierre.

 

 

 

 

 

Templier 16aLes Templiers sont toujours auréolés de mystères. Ils nous avaient déjà fait le coup d’aller se balader à 9 à Jérusalem (c’est peu pour protéger les routes de Palestine), durant 9 ans (c’est long pour un service militaire) avant de fonder leur ordre et leurs 9 provinces d’occident, non pour eux, mais pour la gloire du nom du Seigneur. Pas mal pour un début.

 

 

 

 

Templier 15aLe 9, 3 fois 3, représente un principe de perfection réalisé sur 3 plans : physique, mental et spirituel, à l’image des deux cavaliers sur le même cheval. Le 9 c’est la triple couronne, le nombre du grand œuvre alchimique, c’est la fin d’un cycle, l’espoir d’une renaissance, d’un renouveau, le retour à l’unité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Couvertoirade ErmiteL’arcane IX du Tarot représente l’Ermite ou Hermite (issu du grec erêmos, le désert, ou du nom d’Hermès Trismégiste, inventeur de l’alchimie). L’Ermite effectivement tient une lanterne, c’est un porteur de lumière qui éclaire le chemin, amenant la sagesse et la connaissance.

 

 

 

 

 

 

 

 

Baphomet 1Et que dire de leur soi-disant icône maléfique appelée Baphomet ? Mais que de mystères (du grec mustês, l’initié…) !  Nous parlions dans l’histoire de La Couvertoirade de la famille de Roquefeuil, dont était peut-être issu saint Fulcran, commanditaire de la première chapelle de Saint-Michel de Grandmont. Voici une bien belle histoire, elle aussi pleine de mystères :

 

 

« Il y a longtemps déjà, au sommet d’un dôme granitique dominant la vallée de la Dourbie, des prêtresses mirent en syntonisation les rochers chaotiques et les forces naturelles de la terre. Les anciens, récupérant l’endroit, y pratiquèrent leur culte solaire, creusant dans la pierre des cupules afin de préparer l’eau lustrale. Ils retaillèrent même des rochers en forme d’arche, leur donnant l’allure d’un dolmen. Plus tard, les bergers y menèrent paitre leurs troupeaux, persuadés qu’ils étaient que le lieu leur apporterait protection et fertilité. Le temporel prenant la place du spirituel, des gaulois y installèrent un oppidum, puis la puissante famille des Roquefeuil, issue des rois carolingiens (le premier Roquefeuil connu, Théodoric, épousa Aldana, fille de Charles Martel), y fit construire un château.

Le christianisme se fit alors plus pressant et remplaça les antiques croyances, qui gardèrent toutefois, pour celui qui sait lire entre les lignes, leur place dans les récits merveilleux de la vie de saints hommes. Au temps des croisades donc, l’épouse du seigneur de Roquefeuil mit au monde trois fils. Leurs cœurs étaient plein de noblesse et de piété, aussi, quand ils s’aperçurent qu’ils étaient tous trois amoureux de la même jeune fille, ils décidèrent de partir sur les routes de Jérusalem afin de protéger le tombeau du Christ. Le plus vaillant des trois obtiendrait la faveur de demander la belle en mariage.

Las, quand ils revinrent du combat, tous auréolés de gloire, la jeune dame était morte de chagrin d’avoir vu ses prétendants partir au-devant du danger. Il est dit aussi qu’un troubadour annonça faussement la mort des trois chevaliers et que la jeune dame ne put le supporter. Les trois frères, fous de douleur, décidèrent alors de se retirer du monde et de devenir ermites. Ils choisirent trois montagnes sacrées situées en triangle autour du château de la belle, et se promirent qu’à la date anniversaire de leur retour de terre sainte, ils allumeraient un grand feu, afin de ne jamais oublier l’amour de leur dame et leur attachement fraternel. Les années passèrent. Un premier feu ne s’alluma pas. Puis un deuxième. Le dernier s’éteignit à son tour. »

La Couvertoirade Saint-Guiral 2Le nom des chevaliers ? Comme celui de la dame, parfois appelée Berthe de Cantobre, Irène de Rogues ou Maguelone de Londres suivant les cas, leurs noms souvent diffèrent, mais Géraud ou Guiral en occitan est toujours présent. Suivant les régions, les deux autres frères s’appellent Alban et Sulpice en Aveyron, Alban et Loup dans le Gard, Loup et Clair dans l’Hérault. Les montagnes prirent le nom des trois chevaliers, le pic Saint-Guiral, le puech Saint-Alban, le pic Saint-Loup ou le mont Saint-Clair.

 

 

 


http://www.templiers.net/departements/index.php?page=12

http://www.tourisme-aveyron.com/fr/decouvrir/incontournables/couvertoirade.php

http://lelarzac.over-blog.com/2014/11/la-couvertoirade.html

http://www.lacouvertoirade.com/tourisme/index.php/Un-peu-d-histoire

http://jc34.eklablog.com/la-couvertoirade-a119326040

http://www.insolite-asso.fr/spip.php?article204#Situation
http://www.auxpaysdemesancetres.com/pages/midi-pyrenees/aveyron-12/la-couvertoirade.html

http://www2.ulg.ac.be/geolsed/processus/processus.htm