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lieux sacrés
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22 juin 2008

Notre-Dame de Baroille

Notre_Dame_de_BaroilleAu Louvre, dans l'aile du pavillon Richelieu, se tient une très belle vierge en majesté, qui ressemble fort à nos vierges noires, Notre-Dame de Baroille. Le petit hameau de Baroille se trouve dans le département de la Loire, sur la commune de Saint-Georges-de-Baroille, aux confins nord de la plaine du Forez. Dans la chapelle du XIIème, se tenait cette Vierge, pour laquelle de nombreux pèlerins se sont mis sur les routes chaque année, le 8 septembre. En 1952, faute de participants, la statue fut vendue au musée du Louvre.






Le_Louvre_Notre_Dame_de_Baroille_1Cette statue de 53 cm de haut obtenue à partir d'un moule, est faite d'un alliage à base de plomb et posée sur un support de bois.

















Le_Louvre_Notre_Dame_de_Baroille_3Plusieurs autres statuettes furent obtenues à partir du même modèle dont la plus célèbre, Notre-Dame de la Victoire, est conservée à Thuir.

D'autres, comme celle de Châteauneuf-les-Bains, dans le Puy-de-Dôme, ou celle de Barcelone, en Espagne, ont aussi la même origine.

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8 avril 2007

La Dame de Montsaunès


Montsaun_s_27La porte sud de la commanderie templière de Montsaunès nous réserve une surprise. En effet, nous trouvons sculptée sur l'un des chapiteaux de droite une belle vierge noire en majesté. C'est Notre-Dame, chère aux chevaliers.
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Montsaun_s_28"En pays de Comminges et de Couserans, on ne trouve pas moins de trente-huit grottes (tutas), où l'on considère comme un fait historiquement incontestable que sont apparues des hadas, c'est-à-dire des formes féminines blanches à l'attitude divinement douce et bienveillante, lesquelles entretenaient en outre un rapport étroit avec des sources. Parmi ces évidentes résurgences de la Terre-Mère (la grotte et la source ), quatre furent reconnues par l'Eglise du XIXe siècle comme étant des apparitions d'une Vierge Marie (Montsaunès, Miramont, Sauveterre et Lourdes)."

14 avril 2009

L’église de l'Assomption de Bossòst

Bossost_6aBossòst, dans la province de Lérida, est une petite ville espagnole du Val d'Aran, en Catalogne. C'est dans cette vallée, que la Garonne prend sa source avant d'entrer en France. N'ayant eu que peu de communications avec le reste du monde, les habitants ont conservé leur langue, l'aranais, dialecte du gascon.
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Elle abrite, sur le point le plus haut, l’église de l'Assomption (Era Asunción de María). De style roman, à plan basilical, elle est datée du XIIème siècle.

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Bossost_15Elle possède trois nefs séparées par des piliers circulaires et trois absides décorées d'arcatures et de bandes lombardes.












Bossost_13La nef centrale est voûtée en berceau, avec des arcs doubleaux toriques retombant sur les piliers. Les nefs latérales sont des demi-berceaux.

 















Bossost_16L'abside nord, détruite, fut reconstruite en blocs de granite. Cinq occulus percent le chevet.

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Bossost_5Accolé à la nef, côté nord-est, le clocher est construit sur une grande base rectangulaire. Présentant trois rangs de baies en plein cintre de largeur croissante, il se termine par une flèche octogonale couverte d'ardoise. Le deuxième étage possède une grande fenêtre de style lombard avec des arcs aveugles décorés en dents de scie, le troisième étage contient sur chacune des quatre faces, une double fenêtre géminée. L'étage supérieur est ouvert par deux fenêtres.












Bossost_8Le portail nord possède un tympan archaïque de marbre noir sculpté inscrit dans un damier, supporté par deux paires de colonnes à chapiteaux travaillés. Le linteau au-dessous du tympan est composé d'un bloc dans lequel apparaît dans un cercle un chrisme avec alpha et l'oméga.

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Bossost_11Le Christ en gloire est associé aux symboles des quatre évangélistes, le Tétramorphe, plus le soleil et la lune. Sa tête et ses mains sont disproportionnées. Les plis du vêtement font penser à ceux du Christ de Vézelay, les genoux étant bien marqués.















Bossost_9Le Christ parait décentré. Le lion et le taureau, Marc et Luc, tournés vers l'extérieur, sont de petite taille comparé à l'aigle, Jean, et à l'ange, Mathieu, qui sont au dessus et tournés vers l'intérieur. Il est a noter que l'ange est presque aussi grand que le Christ. L'explication officielle nous dit que l'artiste fut maladroit. Mais à cette époque, rien n'est fait au hasard, il nous suffit de déchiffrer le message.







 

Bossost__Le portail sud, ouvert dans l'axe du portail nord, beaucoup plus simple que le précédent, porte une double voussure, dont l'une ornée de billettes, avec un chrisme sur le tympan.














 

Bossost_14A l'intérieur, une vierge en majesté rappelle que la région fut un creuset de vierges noires.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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13 avril 2009

L'église Saint-Geniès de Benque-dessous

Benque_Dessous_et_Dessus_2L'église Saint-Geniès de Benque-dessous, entourée de son cimetière, possède une voûte en bois peinte et un étrange clocher extérieur auquel on grimpe par une échelle.
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Benque_Dessous_et_Dessus_3Saint-Geniès est une église romane datant du XIIème siècle. Elle fut remaniée au XVIIème siècle.
La maçonnerie extérieure intègre quelques remplois gallo-romains.
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Benque_Dessous_et_Dessus_8A l’intérieur, on trouve un bénitier roman orné de douze médaillons dont quatre à visages humains.
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Benque_Dessous_et_Dessus_4Le décor mural du chœur, datant du XVIème siècle, est parfaitement lisible. A ses extrémités, les représentations en pied de Jean-Baptiste et de Salomé : en habit du XVIème siècle, Salomé tient la tête de Jean-Baptiste. Les deux personnages se détachent sur de beaux fonds paysagés.
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Benque_Dessous_et_Dessus_7Il y a encore quelques années, Saint-Geniès possédait une statue de vierge à l'enfant assise sur sa cathèdre, c'est à dire une vierge noire. Cette statue du XIVème siècle, classée au titre des monuments historiques, fut volée. la vierge, d'allure romane, présentait une main vide, comme si elle levait un sceptre? L'enfant, d'une conception très fruste, avait les mains vides posées sur les genoux.













Comminges_Raz_s_403Saint Geniès, scribe arlaten, fut décapité sur les berges du Rhône près d'Arles pour avoir refusé de transcrire l'édit de persécution des chrétiens de l'empereur Diocletin en 303. La tradition affirme qu'il se releva et jeta sa tête dans le Rhône qui atteignit le port de Carthagène en Espagne où elle reçut un culte. Le corps du saint céphalophore, quand à lui, fut enterré aux Alyscamp à Arles dans l'église Saint-Geniès qui deviendra Saint-Honorat. Il fut très populaire en Provence, Languedoc, Petite Camargue, jusqu'au XIIIème siècle. Il connaîtra une extraordinaire popularité dans le Midi pendant le Moyen-Age.

Plus d'info (français/anglais) sur ce fichier issu de www.comminges.info/

BENQUE_DESSOUS_DESSUS.pdf

 

13 avril 2009

L'église de Cazeaux

Cazeaux_13Dans la vallée du Larboust, la plus importante des vallées suspendues du pays de Luchon, le village de Cazeaux s'étale sur sa terrasse morainique, issue de la haute vallée d’Oô. Il possède une  petite église romane du XIIème siècle. Une source est captée un peu plus haut.
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Cazeaux_15Le clocher, pur roman, est ajouré vers son milieu par un petit oculus qui éclaire la tribune intérieure. Tour carrée au sommet, chacune des faces est munie d’une petite fenêtre étroite à colonnette centrale.
Vers le sommet, à l’emplacement des cloches, se trouvent 4 grandes claires-voies parallèles. La tour est couronnée par une flèche très hardie.
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Cazeaux_19Les murs de la nef très épais, en pierres maçonnées, sont enlacés par des contreforts en granit. Seules deux petites fenêtres romanes laissent pénétrer le jour à l’intérieur. La toiture prend appui sur une légère corniche supérieure.










Cazeaux_16Une porte unique permet l’accès à l’intérieur. Au dessus, on aperçoit un autel votif funéraire romain. Les fleurs de lys sont postérieures à sa mise en place. Une pierre noire de seuil, abaissant les énergies, ne fait pas peur au petit gardien.
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Cazeaux_12Orientée à l’est, la chapelle se compose d’une abside et d’une nef, divisée par des arcs doubleaux en trois travées inégales. L’abside couronnée par une voute arrondie se relie gracieusement à la voute à arc brisé de la nef. Cette chapelle possède un rare ensemble de fresques datant du XVème siècle, découvertes en 1873 : elles étaient badigeonnées à la chaux depuis plusieurs siècles. La ressemblance avec d’autres peintures datées du diocèse de Comminges les font classer vers 1470.





Cazeaux_11Au fond de l'abside, le Christ en mandorle entouré des évangélistes et diverses scènes de sa vie. Dans la nef, des scènes qui vont de la création au cortège des saints :

Dieu créant Adam et Eve, puis le péché originel et l’ange du seigneur les chassant du paradis,














Cazeaux_4Saint Michel terrassant le dragon, ou bien Saint Michel aux ailes déployées qui tient la balance du jugement dernier : un démon à face humaine, à longue queue, à quatre pattes de différentes couleurs, s’accroche au plateau pour le faire pencher de son côté. L’âme menacée s’accroche aux jambes de Saint Michel, tandis que celui-ci essaie de faire lâcher prise au démon avec la hampe de la croix.
Un autre démon se sert de sa queue pour appuyer sur le bras de la balance. Un troisième à figure de chauve souris griffe le saint au visage.

Cazeaux_23Saint Georges perçant de sa lance un monstre pour délivrer le roi de Lybie.

Saint Michel et Saint Georges sont tous deux en costumes de chevaliers de Malte. Cet ordre avait des abbayes dans les vallées luchonnaises.








Cazeaux_9la Vierge Marie qui presse ses seins et envoie une giclée de lait pour adoucir les plaies de son fils et calmer sa colère, comme l’indique l’épée qu’il laisse échapper de ses mains. Son couronnement. Des anges soutiennent sa tête pour la porter au ciel.
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cazeaux_24Saint Christophe qui porte le Christ sur ses épaules.
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Cazeaux_1Le Christ suspendu au pilier gauche de l’abside est aussi vieux que les fresques. Il est peint dans ses couleurs d’origine, sans retouches.

Pour plus de photos, voir ici.

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10 avril 2009

l'église de Signac

Signac_1Une agréable route file en corniche sur le versant qui domine la vallée de la Pique, à travers plusieurs petits villages. Signac en fait partie. Son histoire est connue à travers les vestiges préhistoriques, puis gallo-romains. Le village possède une charte de coutumes datée de 1464.

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Signac_3L'église est romane, et possède un portail à tympan sculpté de façon très primitive. Comme beaucoup d'églises de la région, elle est surmontée d'un clocher-mur à 3 baies, et son abside est semi-circulaire voûtée en cul-de-four.







Signac_5Malheureusement fermée lors de ma visite, je n'ai pu voir ses vestiges de peintures murales. Ni sa vierge en majesté, qui ressemble fort à une vierge noire... Elle fut vendue dans les années 70 à un antiquaire !

16 février 2009

Kinder Brénnelé

Saint_Michel_de_Saverne_13Avant d'arriver sur la plateforme sommitale, en contrebas du parking, se trouve la fontaine des enfants, ou kinder brénellé. Cette cuvette emplie d'eau devait servir d'endroit purificateur avant d'entrer sur le site sacré.















Saint_Michel_de_Saverne_12La date de la première utilisation est plus ancienne que celle du rond des sorcières, et correspondrait à la date de la grotte, c'est à dire 4 500 ans avant notre ère.

16 février 2009

Hexenkreis ou rond des sorcières

Saint_Michel_de_Saverne_14__1600x1200_Après la chapelle Saint-Michel, en continuant vers la fin du promontoire rocheux, se trouvent des portes énergétiques successives emmenant progressivement au Hexenkreis, ou "rond des sorcières", appelé également Hexenschule, ou "école des sorcières".

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Saint_Michel_de_Saverne_16C'est un bassin circulaire taillé dans la roche d'un diamètre d’environ 4,60 m et dont la profondeur varie entre 30 et 55 cm.

















Saint_Michel_de_Saverne_18Trois marches situées à l'ouest sont taillées afin de pouvoir y accéder facilement. Trois marches, comme pour monter vers l'autel dans une église.











Saint_Michel_de_Saverne_19__1600x1200_A l'est se trouve une entaille rectangulaire mesurant 16 par 12 cm, profonde de 15 cm. Peut-être fixait-on un poteau de bois, ou bien une pierre, qui, comme une clé, ouvrait une porte sur un autre monde, ou peut être une direction à suivre par rapport à un lever de soleil, ou à d'autres astres ?
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Saint_Michel_de_Saverne_17__1600x1200_La légende rapporte que les sorcières, suivant leur grande prêtresse Dame Itta, épouse de Pierre de Lutzelbourg, le fondateur en 1126 de l’abbaye de Saint-Jean Saverne, se rassemblaient à cet endroit pour s'envoler sur leurs balais et atterrir sur la proche montagne du Bastberg près de Bouxwiller, le mont Saint-Sébastien dit "Boechtbairi" en alsacien, qui veut dire la montagne des sorcières, et qui lui aussi jouit d'une très mauvaise réputation : c'est là qu'elles prenaient part au Sabbat. Une autre légende fait mention d'apprenties sorcières s'asseyant sur les bords du bassin pour écouter leur maîtresse afin d'apprendre. D'où les noms différends d'école ou de rond. Il est dit aussi que l'endroit permet d'apporter aux jeunes filles de la région l'assurance d'un mariage heureux avec de beaux enfants.

Saint_Michel_de_Saverne_21Comme il n'y a pas de fumée sans feu... Reprenons : un endroit circulaire donc parfait, réservé aux femmes, initiatique, permettant d'accéder à des mondes différents, apportant bonheur et fertilité de l'esprit.
Certains ont vu dans ce rond des pratiques païennes de sacrifices sanglants. Il est possible qu'à une époque, ne comprenant plus le sens sacré de l'endroit, ou le sens du sacré tout court, des hommes s'en soient servi ainsi. Mais pour moi, le site est bien initiatique, et ce depuis fort longtemps. Je date sa première utilisation à 2 190 avant notre ère, et une belle cheminée cosmo-tellurique y a élu domicile.
Maintenant que l'on a la fonctionnalité, à nous d'expérimenter. La grotte située juste en dessous nous donne une clé supplémentaire.

http://www.lieux-insolites.fr/basrhin/heidenstadt/heidenstadt.htm
http://www.les-lieux-sacres.eu/Ecole-des-Sorcieres-l-l292.html
http://www.stjsaverne.com/pages/histoire1_abbaye.html

10 avril 2009

Chapelle Saint-Julien de Saléchan

Sal_chan_2Inconnue des guides, et pourtant si belle, la petite chapelle Saint-Julien de Saléchan nous réserve bien des surprises.












Sal_chan_1Construite au XIème siècle, cette chapelle romane comporte de nombreuses pierres romaines dans ses sous-bassements.

















Sal_chan_4Nous y retrouvons la croix en forme de svastika, et, comme à Saint-Aventin, un bas-relief d'époque gallo-romaine représentant deux hommes, des jumeaux ?
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Sal_chan_5A l'extérieur, des tombes semblant dater du moyen-âge. Et deux trous, dans la façade, de chaque côté du portail, qui sont axés directement sur l'autel... Pourquoi ?

16 février 2009

La chapelle Saint-Michel

Saint_Michel_de_Saverne_1__1600x1200_Le Mont-Saint-Michel, dominant l'église de l'ancienne abbaye de moniales bénédictines de Saint-Jean-Saverne, fut occupé dès le Mésolithique de transition, 4 000 ans avant notre ère (des fouilles ayant permis de retrouver des silex taillés), puis à l'âge du fer.














Saint_Michel_de_Saverne_2Comme tous les monts Saint-Michel, il fut dédicacé bien avant l'ère chrétienne aux dieux solaires : Lug ou Belen à l'époque celtique, puis Mercure ou Apollon chez l'occupant romain. Pourtant, le nom d'origine du site, Herthenstein, signifie pierre dédiée à la déesse Hertha. Hertha parait être la déesse mère des scandinaves, des tribus de la Germanie nordique, et pas, comme on pourrait l'imaginer, celle des knakis. Leur culte à Ertha, (Erda---> Erde en allemand=la Terre), forme ancestrale du culte marial, fut cité par Tacite. Nous retrouvons là notre vierge noire associée de tout temps avec son parèdre saint Michel... Nous en reparlerons dans l'étude du rond des sorcières.









Saint_Michel_de_Saverne_3En 1126 nous trouvons la première mention du Hertenstein dans l'acte de donation de Meginhelmeswilre, l'actuel Saint-Jean Saverne, à l'abbaye de Saint-Georgen en Forêt Noire, par Pierre de Lutzelbourg, le fondateur de l'abbaye bénédictine de Saint-Jean. En 1371 nous avons la trace, dans un livre de l'évêché de Strasbourg, de la présence d'un chapelain (et donc d'une chapelle)sur le mont Hertenstein. La présence de l'ermitage explique les dénominations ultérieures de Bruderberg et de Bruderstein (mont des frères ermites).











Saint_Michel_de_Saverne_33Le nom de Sant Michelsberg, première dénomination "Mont Saint-Michel", apparaît en 1553. En 1576 fut faite la première présentation du Brudenstein sur la carte de Spacklin, où l'on voit une construction circulaire sur le promontoire, à l'emplacement du rond des sorcières.















Saint_Michel_de_Saverne_8Puis en 1593 fut créée la confrérie Saint-Michel par Johann Schreyer, le receveur de l'abbaye des moniales bénédictines de Saint-Jean, encouragée par la présence épiscopale de Saverne et approuvée par le cardinal Charles de Lorraine, évêque de Metz et de Strasbourg. Puis vient une période d'abandon, entre 1618 et 1648,  date de la guerre de 30 ans et de l'épidémie de peste.











Saint_Michel_de_Saverne_4La chapelle est reconstruite à son emplacement actuel en 1684, suivi de l'essor du pèlerinage à l'archange.












Saint_Michel_de_Saverne_34Nous en avons une représentation faite en 1693 sur une gravure de J.A. Seupel, dans S. Michaël Archistrategus, publié à l'occasion du centenaire de la fondation de la confrérie. La chapelle latérale de la Vierge est ajoutée.
En 1717, la foudre incendie la chapelle qui est peu à peu laissée à l'abandon.















Saint_Michel_de_Saverne_35Les aménagements ultérieurs nous sont connus par le plan forestier Gouget, fait en 1753, où nous retrouvons la chapelle et ses deux portes latérales sur le Michelsberg, le rond des sorcières sur le promontoire, l'escalier près de la grotte, le bâtiment à l'entrée de la grotte, le plan de l'abbaye des moniales de Saint-Jean. La chapelle fut restaurée en 1844, dans son aspect actuel.





Saint_Michel_de_Saverne_6A droite de la porte latérale de la chapelle se trouve une représentation d'une tête de chat. Ce petit gardien nous indique bien que le lieu est sacré. Il est posé sur un point énergétique puissant, au croisement de 3 courants telluriques(croisement sous son nez des trois moustaches latérales ?). Les chats se posent dessus habituellement, comme les termitières et les fourmilières. Sur sa tête, la représentation d'une vouivre. Elle est là, commençant à ses pieds, et suivant le mur de l'église en direction du rond des sorcières.












Saint_Michel_de_Saverne_11Dans la chapelle, un beau tableau de saint Michel terrassant le dragon. Il le maîtrise, il ne le tue point. C'est le principe de la maîtrise des énergies.

















Saint_Michel_de_Saverne_9Sur les piliers, des pierres taillées de remploi, même si elles ne sont plus au bon endroit, nous indiquent la présence de courants d'énergie tellurique triples, et des courants acquifères doubles.
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Saint_Michel_de_Saverne_7__1600x1200_A gauche de la chapelle, un ancien puits, qui parait être un réservoir d'eau d'écoulement, est relié à un courant d'eau souterrain, qui lui même est relié à Saint-Jean Saverne, en bas. Ce puits porte en lui des informations que je n'ai pas eu le temps d'aller chercher.

Précis de la géographie universelle Par Conrad Malte-Brun 1833
http://www.stjsaverne.com/pages/histoire1_abbaye.html

13 janvier 2009

Le menhir Langenstein

Dorlisheim_Langenstein_3__1600x1200_Ce petit menhir, situé sur la commune de Dorlisheim (au lieu-dit Gansweidt), entre Molsheim et Altorf, fut utilisé comme borne de limite mitoyenne aux trois localités. Il est posé sur l'ancienne via romana, la Bergstrasse, reliant Strasbourg au col stratégique du Donon.
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Dorlisheim_Langenstein_5__1600x1200_En grès rose des Vosges et mesurant 1mètre 40, il fut sculpté tardivement du blason d'Altorf, représentant un crampon de piège à loup accroché à un anneau. La légende voulait que ce soit le tombeau d'un géant. Il est daté de 2 000 avant notre ère.

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Dorlisheim_Langenstein_2__1600x1200_Le pauvre, il se retrouve presque dans une décharge, les employés municipaux déversant à côté de lui les végétaux encombrants... Difficile à remettre en marche. Il dort vraiment.
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8 avril 2009

La commanderie de Montsaunès

Montsaun_s_15Ce lieu fait partie, depuis l'antiquité, des lieux sacrés de la région. L'ancien tumulus, les restes d'une villa gallo-romaine, puis une tombe probablement mérovingienne en sont la preuve. Le nom de Montsaunès vient du latin "Montis Salinensis", donné par les romains qui exploitaient le sel à cet endroit.
C'est ici que les Templiers décidèrent de bâtir une commanderie en 1156. Elle devint rapidement la principale commanderie de Haute-Garonne, possédant de nombreuses dépendances dans la région.





Montsaun_s_16Montsaunès, par sa situation et par ses biens, défendait pratiquement tout le comté de Comminges. La vallée de la Garonne n'était pas seulement le couloir emprunté par la grande voie Toulouse-Bayonne, une halte sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle, mais aussi le débouché sur la plaine de nombreux ports pyrénéens : "la route des pèlerins, des marchands et des armées passaient sous ses portes".
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Montsaun_s_26La présence de l'ordre du Temple durera jusqu'en 1312, date de la cession des biens des Templiers aux Hospitaliers qui entreprirent dès la fin du XIVème siècle de grands travaux afin d'augmenter la sécurité du village. Après la révolution, tous les biens de la commanderie devinrent la propriété de l'état et furent vendus aux enchères en 1791. Les murailles et les bâtisses du château servirent de carrières de pierres aux villageois.

Il ne reste de cet immense domaine que la chapelle romane.











Montsaun_s_30Elle fut construite et dédiée à saint Jacques en 1180 sur l'emplacement d'un ancien édifice chrétien, lui même implanté sur les fondations d'un ancien lieu de culte de Mithra.

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Montsaun_s_32Elle est en briques et en pierres, dotée à l’ouest d’un mur clocher, et comporte trois portes : une en façade pour le peuple, une au nord pour les chevaliers et une au sud conduisant au cimetière (disparu) et à la factorerie.
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Montsaun_s_6_planLe plan de l’église est simple, un cœur semi-circulaire, une nef rectangulaire et à leur jonction, une tour escalier qui servait d’accès aux combles et à la galerie extérieur. L'église servait peut-être de donjon à la commanderie : une galerie de bois cernait son sommet.

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Montsaun_s_18Le portail ouest comporte trois arcades. La porte centrale est surmonté d'un chrisme et d'un bandeau figuré où cinquante-deux têtes humaines sont accolées deux par deux.
"Les élus présents aux côtés de Dieu (au centre), ont le visage calme et en paix. Ceux qui ont vécu loin de Dieu, les damnés (en allant vers les extrémités), ont le visage déformé par la laideur, la terreur et la souffrance de l'enfer".
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Montsaun_s_23Les quatre colonnettes qui l'encadrent portent des chapiteaux ouvragés où l'on rencontre plusieurs fois le Christ bénissant, tenant toujours un livre fermé. C'est le symbole de l'enseignement ésotérique.
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Montsaun_s_17La rosace est constituée de treize cercles (un grand et douze plus petits) représentant le Christ-Soleil et les Apôtres-zodiaque.











Montsaun_s_27La porte sud, celle des templiers, nous réserve une surprise. En effet, nous trouvons sculptée sur l'un des chapiteaux de droite une belle vierge noire en majesté. C'est Notre-Dame, chère aux chevaliers.
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Montsaun_s_28"En pays de Comminges et de Couserans, on ne trouve pas moins de trente-huit grottes (tutas), où l'on considère comme un fait historiquement incontestable que sont apparues des hadas, c'est-à-dire des formes féminines blanches à l'attitude divinement douce et bienveillante, lesquelles entretenaient en outre un rapport étroit avec des sources. Parmi ces évidentes résurgences de la Terre-Mère (la grotte et la source ), quatre furent reconnues par l'Eglise du XIXe siècle comme étant des apparitions d'une Vierge Marie (Montsaunès, Miramont, Sauveterre et Lourdes)."


















http://www.templiers.org/montsaunes.php
http://www.insolite.asso.fr/templiers/montsaunes.htm
http://www.templiers.net/departements/index.php?page=31
http://templum.zabra.org/vestiges/comminges/montsaunes/text_fr.php

3 avril 2008

Notre-Dame de Marceille

 

 

Notre_Dame_de_Marceille_10Dans l'église de Notre-Dame de Marceille, près de Limoux, sur la gauche, la chapelle de la Vierge Noire où est exposée la statue miraculeuse. Cet endroit serait l’emplacement de l’ancien chœur roman. La vierge, de facture du XIème ou XIIème siècle, haute de 55 cm, trône dans une cavité qu’encadre un riche retable en bois doré. La tête de l’enfant semble avoir été réalisée plus tard. Une légende, conforme aux critères des vierges noires, nous en raconte l’histoire :

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Notre_Dame_de_Marceille_8« A une époque bien lointaine qui se perd dans la nuit des temps, un laboureur qui cultivait son champ sur le coteau de Marcellan voit ses bœufs arrêtés soudain par un obstacle invisible. Il a beau les presser, les exciter, ils demeurent immobiles et résistent à l’aiguillon. Le laboureur, d’abord stupéfait, se sent bientôt envahir par une impression indéfinissable : il se prosterne en invoquant le secours du Ciel. Poussé par une inspiration subite, il creuse la terre pour découvrir l’obstacle qui arrête ses bœufs.
Tout à coup une madone de bois, à la figure brune, au sourire céleste, se présente à ses regards étonnés. Il prend avec respect la statue de Notre-Dame et la porte dans sa maison où elle est accueillie avec bonheur par toute la famille. Mais hélas ! Le lendemain la madone a disparu ! ! !
Le laboureur revient à son champ, et il retrouve l’image vénérée dans le lieu où la veille, il avait eu le bonheur de la découvrir. Vainement il l’emporte une deuxième et une troisième fois : la statue miraculeuse disparaît toujours pour regagner la Colline de Prédilection
»




Notre_Dame_de_Marceille_19La madone a aussi la propriété d’arrêter le feu, ce qu’elle fit en 1685 en sauvant la ville de Limoux d’un incendie. La madone a aussi la propriété d’arrêter le feu, ce qu’elle fit en 1685 en sauvant la ville de Limoux d’un incendie.

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6 février 2009

L'abbatiale Saint-Jean-Baptiste

Saint_Jean_les_Savernes_1L’actuelle dénomination "Saint-Jean-Saverne" date de 1920 lorsque la commune opta pour ce nom en lieu et place du sobriquet Saint-Jean-des-Choux dont l’avaient affublée à la fin du XVIIème siècle les autorités françaises, en souvenir d’un combat désespéré livré dans les champs de choux.









Saint_Jean_les_Savernes_14Aux temps du Saint Empire Romain Germanique, l’appellation officielle était Sankt Johann nächst Elsass-Zabern, traduction littérale de  S. Iohannes prope oppidum Zabernia, apparue dans les textes officiels anciens en 1126-1127 sous la forme Cella Sancti Iohannis, en remplacement du premier nom connu de la localité, Meginhelmeswilre. Ce premier nom germanique évoque une création mérovingienne ou carolingienne. On trouve cependant des traces d’occupations humaines bien plus anciennes (4 000 avant notre ère).





Saint_Jean_les_Savernes_7La donation de 1126-1127 amène dans le troisième quart du XIIème siècle la fondation d’une abbaye de moniales bénédictines placée sous l’invocation de Jean le Baptiste. Des bâtiments de cette époque ne subsistent que la nef romane de l’ancienne abbatiale, d’un style roman tardif de transition, avec une nef centrale voûtée de lourdes ogives, classées parmi les premières et donc les plus anciennes d’Alsace, et le chevet ouvragé à l’est et pentures romanes exceptionnelles sur les vantaux d’origine du XIIème siècle, à l’entrée de la nef, sous le clocher-porche, à l’ouest.
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Saint_Jean_les_Savernes_4Les autres bâtiments, maintes fois reconstruits après incendies, dévastations et destructions, livrent quelques témoins de la dernière campagne de remaniements du XVIIIème siècle, comme la tour-porche de 1733 plaquée sur la façade romane à l’italienne, détruisant et masquant le décor.
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Saint_Jean_Savernes_28On retrouve quand même quelques figures, comme celle de l'ours avec son un pot de miel...

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Saint_Jean_Savernes_27De la même époque, milieu et troisième quart du XVIIIème siècle, date le mobilier baroque de l’abbatiale : l'orgue de Silbermann de 1747, le maître-autel ( 1763 ) et les autels latéraux, la chaire à prêcher.










Saint_Jean_les_Savernes_18L’abbaye ferma ses portes le 1er octobre 1792, et l’ensemble des terres et des bâtiments de l’enclos conventuel, déclarés Biens Nationaux, fut acquis le 22 décembre 1796 par un collectif des 72 chefs de famille de Saint-Jean qui lotirent leur propriété le 10 janvier 1798, à l’exception de l’église, l’ancienne abbatiale, promue église paroissiale. Cette église catholique Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-des-Choux figure sur la liste initiale des Monuments Historiques de 1840, et le classement Monument Historique a été confirmé au J.O. du 16 février 1930, aux côtés des deux autres anciennes abbatiales romanes de la région, Saint-Etienne de Marmoutier et Saints-Pierre-et-Paul de Neuwiller-lès-Saverne.









Saint_Jean_les_Savernes_10Le décor roman extérieur se concentre sur le chevet et plus particulièrement sur l’abside centrale. Une frise d’arceaux surmontée d’une corniche ornée d’un cordon de billettes couronne cette abside. A la retombée de chaque arceau les modillons et les chapiteaux des demi-colonnettes sont sculptés de motifs disposés symétriquement par rapport à l’axe central, et dans lesquels on peut voir la représentation symbolique des quatre évangélistes, la tête de taureau de Luc, la tête d’homme de Mathieu, la tête de lion de Marc, l’aigle de Jean.
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Saint_Jean_les_Savernes_8Plus haut, sur l’angle de la nef, à la base des pignons raidis au XVIIIème siècle, une tête d'ours placée en acrotère, et dessous une tête de bélier au départ de la frise d’arceaux, bûchée au XVIIIème siècle, qui ceinturait jadis la nef.










Saint_Jean_les_Savernes_11Deux lions couchés gardent la fenêtre centrale, tandis qu'un serpent dressé essaie d'atteindre une étoile à 7 branches...
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Saint_Jean_les_Savernes_16La nef romane, datée de 1150, compte cinq travées centrales voûtées de lourdes croisées d’ogives, classées parmi les plus anciennes d’Alsace, et trois absides. Dans les deux premières travées les ogives retombent sur des colonnettes, dans les trois autres travées, sur des culots en forme de têtes, masques chevelus, barbus, moustachus.








Saint_Jean_les_Savernes_17Aux cinq travées centrales voûtées d’ogives correspondent dix travées latérales voûtées d’arêtes retombant pour moitié sur les piles fortes et pour moitié sur des piles intermédiaires qualifiées de faibles. Ce qui détermine une alternance de piles fortes et de piles faibles, caractéristique de l’art roman en milieu rhénan.














Saint_Jean_les_Savernes_20Le décor sculpté se concentre sur les impostes des piliers, alliant décor végétal à frises de palmettes, à rinceaux de palmettes, et un bandeau plissé en accordéon.

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Saint_Jean_les_Savernes_21Sur les piliers forts entre quatrième et cinquième travée, à l’entrée du chœur liturgique surélevé, des demi-colonnettes jumelées supportent un double chapiteau décoré d’arbres stylisés en volutes, le tout surmonté d’un tailloir orné d’entrelacs géométriques. Tout cela nous renseigne sur les courants énergétiques de l'église.














Saint_Jean_les_Savernes_22Une représentation d'un damier, à 64 cases, nous laisse réfléchir sur la signification de sa présence en ce lieu.
















Saint_Jean_les_Savernes_23Saint_Jean_les_Savernes_13Un bel atlante portant pilier commence son retournement. Il est étonnant, dans une église abbatiale bâtie pour des moniales, de ne trouver que des représentations d'hommes...
La seule représentation féminine se trouve à l'extérieur, la tête de la dame surmontée d'un animal lui posant les pattes sur les épaules !






Saint_Jean_les_Savernes_24Dans le bas-côté droit du chœur, la porte d’entrée de la sacristie montre un portail roman qui donnait jadis vers l’extérieur, dans le cloître, mais qui a été retourné vers l’intérieur lors des travaux de restauration du XIXème siècle.















Saint_Jean_les_Savernes_25Le tympan semi-circulaire monolithe, bordé d’un rinceau de palmettes, encadre la scène de l’agneau mystique nimbé, tenant la croix, entre deux arbres stylisés et deux étoiles à cinq branches. Les montants sont ornés de rinceaux de palmettes chargées de raisins sur le montant de gauche.








Saint_Jean_les_Savernes_15http://www.stjsaverne.com/pages/histoire1_abbaye.html
http://www.geneawiki.com/index.php/67425_-_Saint-Jean-Saverne

8 janvier 2009

Saint-Georges de Sélestat

Selestat_Saint_Georges_4Au VIIème siècle, une chapelle baptismale carolingienne était déjà en place, située dans l'enceinte du palais impérial édifié par Charlemagne. L'empereur lui même y aurait passé le Noël de l'an 775. Les vestiges d'une vaste rotonde furent dégagés lors de fouilles effectuées dans la crypte en 1876 et 1902.
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Selestat_Saint_Georges_36L'église fut rebâtie à partir de 1220 sur cet ancien sanctuaire par les bourgeois de la ville de Sélestat affranchie de la tutelle du monastère bénédictin de Sainte-Foy. De style roman, de plan en croix latine possédant trois nefs et deux transepts opposés, elle fut tout d'abord dédiée à la Vierge.
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Selestat_Saint_Georges_12Un chœur polygonal, remplaçant l'ancien devenu trop petit, dont les plans furent faits par maître Mathis, fut construit par maître Ehrard Kindelin de 1414 à 1430. Le bâtiment fut terminé en 1490 avec le narthex et la tour occidentale de 60 mètres de haut, en style gothique flamboyant.
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Selestat_Saint_Georges_14En 1500, une nouvelle dédicace à saint Georges lui fut donnée.
Au XVIIème siècle, la tour de croisée fut couverte d'une toiture galbée de style baroque après l'intervention d'architectes milanais.

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Selestat_Saint_Georges_22Scandée par six contreforts, la façade ouest du XIVème siècle correspond au mur d'un véritable transept occidental.

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Selestat_Saint_Georges_26Les sculptures du portail sont du XIXème siècle et remplacent celles détruites durant la Révolution. Le revers du tympan est sculpté d'une Sainte Face.
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Selestat_Saint_Georges_35L'essentiel de l'ornementation se trouve rassemblé au portail sud qui constitue d'ailleurs la vraie entrée principale de l'édifice. Cette entrée superpose trois niveaux : celui du portail à voussures et tympan sculptés, celui de la grande rose à dix pétales représentant la Décapole (La Décapole, en allemand Zehnstädtebund ou Dekapolis, était l'alliance de dix villes libres alsaciennes en une ligue fondée en 1354 et dissoute en 1679.), celui enfin de l'étage supérieur avec balustrade, pignon et horloge.

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Les murs extérieurs des nefs latérales, construits lors de la première campagne, obéissent à l'esthétique de transition des années 1220-1230, avec des fenêtres en plein-cintre d'inspiration romane et un portail en plein-cintre à colonnettes. Les portails romans au sud et au nord ont été repris de l'ancien édifice. La porte romane de la petite nef nord est celle où, selon la tradition, le bourreau assistait à la messe.
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Selestat_Saint_Georges_2La haute nef est contrebutée par des arcs-boutants, selon la technique nouvelle du premier art gothique, ce qui autorise une datation de cette partie d'église aux alentours de 1250.
La partie orientale de l'église se ferme sur le chevet plat d'un chœur surélevé du XVème siècle ayant remplacé celui du XIIème.








Selestat_Saint_Georges_10Les chapiteaux des piles des arcades et des voûtes d'ogives de la nef et du massif antérieur datent du XIIIème siècle et XIVème siècles, ceux du transept du XIIIème siècle, et ceux du chœur datent du XVème siècle.
























Selestat_Saint_Georges_7Certains chapiteaux sont décorés de corbeilles et de feuilles. Ceux des absidioles du transept sont peints et dorés.
La châsse de verre du chœur compte sept baies et comporte encore d'importantes parties réalisées entre 1430 et 1460.

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Selestat_Saint_Georges_42La crypte est malheureusement fermée.













Selestat_Saint_Georges_16Un sarcophage en grès taillé, datant des XIème ou XIIème siècle, est conservé dans l'église. D'origine inconnue et en mauvais état (son couvercle bombé est cassé en deux parties), il possède des stries sur la cuve et une croix est visible sur le couvercle.






S_lestat_plan_2aLongueur totale: 64,85m
Largeur totale: 18,70m
Hauteur de la tour: 60m
Hauteur de la nef: 20m









Selestat_Saint_Georges_24http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Saint-Georges_de_S%C3%A9lestat
http://www.lesverts-selestat.org/sel_10sgeorges.htm
http://acpasso.free.fr/archives/stgeorges.pdf
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5 janvier 2008

La chapelle Notre-Dame du Bon-Secours de Châtillon

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Ch_tillon_d_Azergues_11Le village de Châtillon d'Azergues est juché sur un promontoire rocheux, entre les vallées de l'Azergues et d'Alix, au pays des pierres dorées.

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Ch_tillon_d_Azergues_19__1600x1200_Le bourg fut fortifié dès la fin du Xème siècle, d'où l'étymologie de son nom : du latin "castellio, castellionis", qui signifie petite forteresse. Le château date du XIème siècle.












Ch_tillon_d_Azergues_22__1600x1200_Jouxtant le château, la chapelle  fut construite au XIIème siècle sur l'emplacement d'un édifice plus ancien. Deux chapelles en fait se superposaient : Saint-Barthélemy au dessus de Nostre-Dame. Le vocable de Saint-Barthélemy, donné à la chapelle supérieure, fut conservé jusqu'en 1854 au moment de sa restauration par Tony Desjardins, puis l'ensemble devint chapelle Notre-Dame du Bon-Secours.







Ch_tillon_d_Azergues_5On y accède par un bel escalier, puis par une ruelle qui porte le nom de... "chemin de l'enfer" !

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Ch_tillon_d_Azergues_15La chapelle supérieure possède une abside en encorbellement (Il n'en existe que deux exemplaires de cette époque en France), le chœur rectangulaire est de même largeur que la nef.

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Ch_tillon_d_Azergues_8De la pierre blanche fut utilisée à titre décoratif aux fenêtres du premier niveau et aux chaînes d'angle.

















Ch_tillon_d_Azergues_1Dans la chapelle inférieure, une dalle permettait autrefois l'accès à la crypte.












Ch_tillon_d_Azergues_3Le chœur est voûté en trois parties, avec une coupole sur trompes dans la partie centrale et des voûtes en berceau pour les chapelles latérales. Au Nord de la nef, une arcature en plein-cintre ouvre sur l'oratoire qui comprend deux travées inégales, l'une voûtée d'arêtes, l'autre sur croisée d'ogives.

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Ch_tillon_d_Azergues_20__1600x1200_Ch_tillon_d_Azergues_7Au sud est encore visible une porte romane murée au XVème siècle. En partie haute, la façade est percée de trois ouvertures qui éclairent la nef de la chapelle haute. Deux autres petites fenêtres s'ouvrent dans le chœur. En partie basse, deux petites fenêtres s'ouvrent dans la chapelle inférieure.








Ch_tillon_d_Azergues_10Côté ouest, la chapelle fut agrandie au XVème siècle par Geoffray de Balsac qui fut enterré dans l'oratoire. Deux portes de style gothique flamboyant, ajoutées à cette époque, donnent accès en haut à la chapelle seigneuriale, et en bas à l'église paroissiale.
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Ch_tillon_d_Azergues_14La flèche du clocher de style clunisien est construite en pierres et briques alternées : il présente sur chaque face deux rangs de baies géminées, dont les arcs en plein-cintre s'appuient au premier niveau sur des piliers carrés et au second, sur des colonnettes doubles, couronnées de chapiteaux en pierre blanche. On peut le comparer à celui de Notre-Dame de l'ile Barbe, qui date de la même époque.
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Ch_tillon_d_Azergues_17A demi ruinée, après abandon au XVIIIème siècle, la chapelle fut restaurée entre 1849 et 1852. La décoration intérieure date du XIXème siècle.

Les photos d'intérieur sont tirées du site : http://www.edelo.net/roman/images/rhone/chatillon/photos.htm

 

 

4 janvier 2009

Eglise de la Nativité de Saint-Jean-Baptiste de Ternand

Ternand_12Le site de Ternand, promontoire rocheux barrant la vallée de l'Azergues, fut occupé dès le néolithique : on y a retrouvé plusieurs silexs taillés. Les Celtes donnèrent son nom au village, l'appelant "Ter nan", "ter" signifiant trois et "nan" ruisseau. Puis les romains s'y installèrent, comprenant l'intérêt stratégique du lieu. Il fut même occupé par les arabes pendant la première moitié du VIIIème siècle. Au Xème siècle, les bénédictins y fondèrent un prieuré. Au XIIème siècle, Ternand devint propriété des archevêques de Lyon qui en firent une place forte.




Ternand_13En 1190, pour contrarier les projets de Guichard IV, sire de Beaujeu, Jean de Bellesmains (1182-1193), archevêque de Lyon, fit élever un mur d'enceinte autour de la cité. Il la transforma ainsi en une véritable forteresse qui verrouillait l'accès de la vallée, considéré comme vital pour la ville de Lyon. Du château médiéval, il ne reste plus que des vestiges, transformés à présent en jardin public.







Ternand_6En 1210, Renaud de Forez (1199-1226), successeur de Jean, bâtit un puissant donjon. Du haut de ses 31 mètres d'origine (il n'en fait plus que 17), on pouvait surveiller tous les environs et prévenir en cas d'attaque. Cela n'a pas empêché les troupes huguenotes du baron des Adrets d'envahir et de détruire une partie du village en 1562. Un pont-levis situé entre le donjon et le château donnait l'accès à la cité.
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Ternand_11L'église romane datant du XIIème siècle fut implantée au cœur du village. La nef date de 1682.

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Ternand_8Au dessus de l'entrée principale, on peut lire "Seigneur, j'ai aimé la décoration de votre maison" et Que si quelqu'un profane le temple de Dieu, Dieu le fera périr".
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Ternand_10Sur la droite se trouve une galonnière du XVème siècle (porche donnant accès à l'intérieur de l'église, servant autrefois aux funérailles des pauvres), typique des églises beaujolaises avec un toit de tuiles creuses reposant sur des colonnes de pierre.

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Ternand_2Sous le chœur aux chapiteaux carolingiens du XIème siècle, la crypte Saint-Benoît, sépulture gallo-romaine à l'origine, décorée sur toute sa surface de peintures à la détrempe d'époque carolingienne, fut découverte en 1948. Par mesure de protection, elles ne sont visibles que lors des journées du patrimoine.








Ternand_3"Les murs et la voûte de la crypte étaient entièrement peints, mais le décor a perdu beaucoup d'éléments et l'état sanitaire n'est pas stabilisé.
Le décor de la voûte représente sur toute sa surface le Christ en Majesté dans une mandorle, vêtu d'une tunique blanche et beige. Cette scène est complété sur le côté sud par des anges musiciens (à gauche, jouant de la trompette, et à droite, d'une harpe), entre ces deux anges, un séraphin. Aux quatre angles de la voûte, dans des médaillons, les quatre évangélistes. Seul Mathieu, au sud-ouest est identifiable. Il présente l'évangile ouvert sur sa poitrine et regarde vers la droite.



Ternand_4Au registre inférieur, du côté sud, on distingue un âne et un bœuf entourant un enfant emmailloté et la Vierge au premier plan : il s'agit de la Nativité. A côté de cette scène, on aperçoit une série d'apôtres. Sur le côté nord, on observe une composition identique ; la Fuite en Égypte et une autre série d'apôtres. Aux extrémités, du côté ouest, une Vierge voilée, en buste, dans un demi-cercle, tenant une olive et un rameau d'olivier. De la même manière, sur le côté est, un ange dans un demi-cercle.











Ternand_5De part et d'autre de l'entrée, à l'ouest, deux apôtres dont un tient un livre surmonté de deux personnages, à mi-épaule; En face, la même composition et au-dessus de la porte un personnage dans un demi-cercle. Dans l'embrasement de la baie est, à gauche, saint Grégoire le Grand, nimbé, avec la colombe de l'Esprit Saint, et un clerc avec un livre sous des arcs en mitre supportés par des colonnes."

Les photos d'intérieur sont tirées du site :
http://www.edelo.net/roman/images/rhone/ternand/photos.htm

http://www.ternandmedieval.com/index_bis.htm

4 janvier 2009

L'église Saint-Maurice de Lozanne

Lozanne_1Selon la version la plus probable, le nom de Lozanne viendrait de l'Hosanna chanté le jour des Rameaux. Lozanne fut longtemps un relais de diligence important sur la route de Lyon à Paray-le-Monial et au-delà par le col des Écharmeaux.

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Lozanne_2L'église romane, avec son clocher du XIIIème siècle, serait l'agrandissement d'une chapelle du VIème siècle, placée sous le vocable de saint Maurice, martyr au IIIème siècle.

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Lozanne_9Une peinture du tympan le représente à l'extérieur, au-dessus du grand portail.











Lozanne_10A l'intérieur de l'église, (malheureusement fermée...) se trouve une piscine liturgique, utilisée dans l'ancien temps pour les baptêmes par immersion, et une date gravée au bas du vitrail (877).
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Lozanne_6La nef centrale, unique au départ de la construction de l'édifice, le clocher et le chœur sont du XIIIème siècle, la nef de droite et celle de gauche du début du XIVème, le portail de la fin du XVème siècle.

Lozanne_7http://fr.wikipedia.org/wiki/Lozanne

4 janvier 2009

Saint-Jean-des-Vignes

Saint_Jean_des_Vignes_2Saint-jean-des-Vignes, village situé dans le Beaujolais à 353 mètres d'altitude, fait partie du canton d'Anse.

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Saint_Jean_des_Vignes_5L'église dédiée à saint Jean fut construite aux XIIème et XIIIème siècles sur un promontoire rocheux, dans une situation dominant la vallée du Rhône. De forts courants telluriques arrivent des contreforts.
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11 novembre 2008

Les églises paléochrétiennes

San_Clemente_7A Rome, les premiers chrétiens, longtemps contraints à la pratique secrète de leur nouvelle religion, se réunissaient dans les catacombes, mais aussi dans des maisons particulières, chez de riches adeptes de la nouvelle foi. Ces "chefs de file" ont souvent subi le martyr, et quand Constantin laissa éclore au grand jour le Christianisme, on a voulu honorer ces martyrs, construire des temples à leur gloire.













Santa_Maria_in_Cosmedin_40D'anciens lieux de cultes païens ont été récupérés, rituellement purifiés,  des colonnes et des pierres provenant de ces édifices ont été utilisés pour la construction des premières basiliques bâties sur le modèle des demeures et des temples antiques. L'ordonnance en croix avec nef et campanile arrivera quelques siècles
plus tard.













Santa_Maria_in_Cosmedin_20Presque toutes ces premières églises sont caractérisées par la présence de remarquables mosaïques représentant le Christ triomphant, les fresques seront ajoutées au fil du temps.
Remarquables aussi les pavements dits « cosmatesques » du nom des Cosma ou Cosmati (famille de décorateurs, cosma en grec signifie orner, décorer) qui ont décoré les églises romaines durant un siècle, jouant inlassablement avec les marbres polychromes disposés en savants dessins géométriques, au sol comme sur les colonnades.











San_Gionanni_e_Paolo_al_Celio_26Si elles n'ont pas l'opulence des églises baroques, il y règne une tout autre atmosphère, une humilité, une simplicité touchantes qui rappellent la discrétion dans laquelle ont dû évoluer les premiers chrétiens.
De nos jours, quelques touristes les fréquentent, la plupart sont répertoriées dans les guides, et elles semblent très prisées par les familles romaines qui y célèbrent mariages et baptêmes, dans un cadre emprunt de la simplicité authentique des lieux de culte primitifs.

http://209.85.135.104/search?q=cache:DxX11AzgEbEJ:www.italie1.com/latium/pdf/eglises_primitives_de_rome_1.pdf+san+giorgio+in+velabro&hl=fr&ct=clnk&cd=11&gl=fr&lr=lang_fr

9 septembre 2008

Santi Quattro Coronati

Santi_Quattro_Coronati_17Dans le secteur du Latran, le quartier résidentiel  patricien de l'antiquité, et à proximité de San Clemente, se trouve la basilique des Santi quattro coronati ( basilique des Quatre-Saints-Couronnés). Elle fut construite le long de la Via dei Quercetti, la rue des chênes, ce qui laisse envisager qu'il s'agissait d'un site consacré à un ancien culte. Elle renferme dans sa crypte (non visitable le jour où je m'y suis rendue malheureusement) les ossements de tailleurs de pierre, romains convertis (Severus, Severianus, Victorinus et Carpoforus) martyrisés pour n'avoir pas voulu sculpter une statue du dieu Esculape sous l'empereur Dioclétien (284-305).





Santi_Quattro_Coronati_15Ils furent condamnés à porter une couronne en fer dentelée que l'on enfonça dans leurs crânes. Les reliques d'autres sculpteurs (Claudius, Nicostratus, Simpronianus, Castorius et Simplicius), originaires de Pannonie, une partie de l'Autriche-Hongrie au sud-ouest du Danube, enterrés hors de Rome, rejoignirent les premiers. Ils devinrent, par assimilation, les 4 saints couronnés.














Santi_Quattro_Coronati__plan_Fin_copieUne première église en leur mémoire vit le jour au IVème siècle sur l'emplacement de l'ancien Titulus Aemilianae, du nom de la propriétaire de l'ancienne maison romaine dont on a retrouvé les vestiges. Lui a succédé un grand édifice commandité par le pape Léon VI (847-855), qui construisit la crypte sous la nef, ajouta des collatéraux,construisit le clocher et les chapelles de sainte Barbara et saint Nicolas. La Basilique carolingienne mesurait alors 95 m de long et 50 m de large.







Santi_Quattro_Coronati_18L'édifice actuel fut commencé en 111 sous le pape Pascal II, sur les ruines de l'église de Léon VI, détruite à la suite de l'invasion des Normands en 1084. La nouvelle église fut consacrée le 20 Janvier 1116. En charge de la protection du Latran et résidence régulière des papes,  elle fut érigée en forteresse durant les XIIème et XIIIème siècles. Dans la première cour se trouvait l'ancien atrium.
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Santi_Quattro_Coronati_23La deuxième cour faisait partie de la basilique initiale comme en témoignent les colonnes de droite, la nef de l'église actuelle étant nettement plus petite.
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Santi_Quattro_Coronati_25L'ancienne nef fut divisée en 3 parties séparées par des colonnes corinthiennes. Par contre, le chœur est resté dans ses dimensions d'origine, ce qui le fait paraitre trop grand. Le pavement de l'allée centrale fut réalisé par la famille Cosma. Les fresques et peintures dans l'abside datent du XVIème siècle.
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Santi_Quattro_Coronati_ConstantinLe neveu de Grégoire IX fit construire en 1249 l'oratoire saint Sylvestre afin de souligner la toute puissance pontificale. Dans cette chapelle, une fresque relate la légende de l'empereur Constantin.
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Santi_Quattro_Coronati_chapelle_sainte_Barbara_aLa petite chapelle dans la galerie gauche du cloître, dédiée à Sainte-Barbara, possède encore de très belles fresques.

















Santi_Quattro_Coronari_28Celle de la façade, représentant les 4 tailleurs de pierre, est souvent reprise comme symbole maçonnique.


















Santi_Quattro_Coronati_Clo_tre_5Lorsque le Pape Pascal II fit reconstruire l'église, il en attribue la charge à des moines Bénédictins. Ils firent construire un cloître au début du XIIIème siècle par un célèbre tailleur de pierre romain, Pietro de Maria, en l'honneur de ses saints patrons. Au centre, vous trouverez un très beau canthare (vase à ablution) en marbre, entouré d'un bassin.

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Santi_Quattro_Coronati_Clo_tre_4Le cloître est composé de quatre galeries soutenues par des arcs reposant sur 96 colonnes doubles et 10 piliers de marbre.








Santi_Quattro_Coronati_24Le clocher (IX ou XIIème siècle, les historiens ne sont pas d'accord) a clairement servi de structure défensive.
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http://www.rome-passion.com/santi-quattro-coronati.html
http://www.rome-decouverte.com/la-colline-du-caelius/santi-quattro-coronati.html
http://www.santiquattrocoronati.org/

25 octobre 2008

Castel Sant'Angelo

Castel_Sant_Angelo_16Le Castel Sant'Angelo, ou château Saint-Ange, se situe à droite du Tibre, face au pont Aelius. C'est un immense bâtiment cylindrique, initialement commandé par l'empereur Hadrien en 135 pour être son mausolée et celui de sa famille. Il fut ensuite utilisé comme une forteresse puis comme château. C'est maintenant un musée.






















Castel_Sant_Angelo_2Castel_Sant_Angelo_Mausol_e_AugusteA l'origine, le mausolée, énorme tumulus, pendant du tombeau d'Auguste de l'autre côté du Tibre, était une rotonde surmontée d'un quadrige de bronze mené par l'empereur Hadrien figuré en soleil et d'un bosquet d'arbres funéraires. Son entrée, du côté du pont, était annoncée par quatre piliers de travertin surmontés de paons de bronze doré dont deux ont été conservés et qu'on peut admirer de nos jours de part et d'autre d'une pomme de pin géante, dans le Cortile della Pigna des musées du Vatican.
Le monument était assis sur un podium carré en travertin de 89 m de côté et de 15 m de haut, recouvert de plaques de marbre de Paros.      

Castel_Sant_Angelo_1Au-dessus, une enceinte circulaire de 64 m de diamètre pour 21 m de hauteur était elle aussi recouverte de marbre et portait, du côté du pont, les épitaphes de tous les personnages dont les cendres étaient conservées à l'intérieur de la chambre funéraire. A l'intérieur, une galerie hélicoïdale conduisait à la chambre funéraire centrale, surmontée de deux ou trois pièces superposées. Au-dessus de ces chambres, s'élevait un tumulus de terre couvert de verdure, comme sur le mausolée d'Auguste.










Castel_Sant_Angelo_4Les cendres d'Hadrien y seront déposées en 139,  ainsi que celles de sa femme Sabine, et de son premier fils adoptif, Lucius Aelius, dont le nom fut donné au pont permettant l'arrivée au mausolée depuis le Champ de Mars. A leur suite, de nombreux empereurs s'y firent ensevelir, le dernier étant Caracalla en 217. Les urnes contenant les cendres furent probablement placées profondément à l'intérieur du bâtiment, dans ce qui est maintenant connu sous le nom de "chambre du Trésor".










Castel_Sant_Angelo_17La forme et l'emplacement du mausolée eurent très vite raison de sa vocation funéraire première.
Dès 270 en effet, l'empereur Aurélien l'intègre dans le système de fortifications de la ville, et en 403 il devient un fort protégeant l'accès au pont Aelius depuis la Via Triumphalis.








Castel_Sant_Angelo_14En 537, au cours du siège de Rome par les Goths, il est pris d'assaut, et ses défenseurs ne trouvent pas d'autres projectiles à lancer contre les assaillants que les statues qui en ornaient les niches.
Pendant la période du début du christianisme, les colonnes de pierre du tombeau d'Hadrien servirent à décorer la nouvelle basilique de Saint-Pierre.







Castel_Sant_Angelo_22Le bâtiment sera transformé en bastion par les papes menacés par les familles nobles romaines.












Castel_Sant_Angelo_11Léon VI (847-855) fera construite la muraille qui relie le château au Vatican, qu'Alexandre VI surmontera d'un passage secret, le "Passetto", qui permettait aux papes de passer de leur résidence à la forteresse en cas de siège.










Castel_Sant_Angelo_18Nicolas V (1447-1455) dotera cette dernière de donjons et d'un étage en brique au-dessus de la partie antique. Alexandre VI (1492-1503) fera rajouter les bastions octogonaux. Clément VII, fuyant les troupes de Charles-Quint, y trouvera refuge en 1527 et aménagera les appartements que Paul III embellira par la suite. Le castel servit aussi de prison : Giordano Bruno y fut incarcéré pendant six ans).  Jusqu'au XIXème siècle, le château servira à la papauté de prison politique.






Castel_Sant_Angelo_23La forme compacte du monument l'a préservé des plus grands outrages du temps : surmonté d'un étage de briques au dessus de la partie antique et transformé en forteresse, en prison  et en résidence d'été des papes, il a poursuivi sa carrière jusqu'à nos jours sous le nom de Château Saint-Ange.









Castel_Sant_Angelo_5Le château tire son nom actuel d'une légende apparue au IXème siècle, au sujet de la grande peste de 590. Le pape d'alors, Grégoire Ier, aurait eu une apparition de l'archange Michel au sommet du château, remettant son épée au fourreau, signifiant ainsi la fin de l'épidémie. En mémoire de cet évènement, une statue en bois fut placée au sommet. Elle connut de nombreuses versions, dont certaines en marbre, puis une en bronze qui fut fondue en 1527 pour forger des pistolets, puis une autre en marbre de Raffaello da Montelupo datant de 1544.

Castel_Sant_Angelo_6









Castel_Sant_Angelo_15La statue actuelle (la sixième) est l'œuvre du travail de l'artiste flamand Peter Anton von Werschaffelt en 1753. En fait, la légende explique a posteriori la présence d'une chapelle dédiée à l'archange par Boniface IV au VIIème siècle. La tradition consistant à coiffer un édifice d'un être ailé est ancienne : presque tous les édifices du Forum romain étaient couronnés de Victoires ailées.











Parties romaines

Castel_Sant_Angelo_71- Mur périmétral transformé en enceinte carrée au moyen-âge
2- Chapiteau angulaire en place jusqu'au XVème siècle, actuellement au musée
3- Entrée dans l'axe du pont Aelius, réalisé à la même époque que le mausolée
4- Couches des cellules radiales
5- Corps cylindrique

6- Soupirail qui éclairait la rampe interne
7- Vestibule d'accès à la rampe
8- Première salle dites "des urnes sépulcrales"
9- Salle dite "de la justice"
10- Salle du trésor
11- Tour
12- Rampe d'accès
13- Revêtement extérieur

Au temps du pape Alexandre VI Borgia (1492-1503)

Castel_Sant_Angelo_81- Pont Aelius restauré
2- Bastion circulaire construit en 1492
3- Appartement d'Alexandre VI
4- Muraille extérieure
5- Porte dite Collina ou Saint-Pierre, unique accès à la basilique du Vatican
6- Enceinte carrée provenant du mur extérieur de l'embasement romain
7- Bastion saint-jean
8- Bastion Saint-Mathieu
9- Fossé destiné à être rempli d'eau
10- Passage reliant le bastion Saint-Marc aux palais du Vatican, réalisé au XIIIème siècle
11- Revêtement
12-Armoiries d'Alexandre
13- Donjon central d'époque romaine
14- Constructions du XVème siècle
15 Saint-Michel archange

Au temps du pape Urbain VIII (1623-1644)

Castel_Sant_Angelo_91- Courtine
2-Corps de garde
3- Porte Barberini
4- Remparts de l'enceinte pentagonale réalisée par Pie IV (1559-1565)
5- Bastions de l'enceinte carrée
5b- Edifice adossé au bastion Saint-Marc
6- Avant-corps existant déjà sous Alexandre, agrandi par Paul III pour contrôler l'accès à la rampe
7- Loggia réalisée par Jules II en 1504
8- Salles pauliniennes de l'appartement pontifical
9- Cour d'honneur de Paul III
10- Statue de l'archange de Raffaelo da Montelupo
11- Pièces autour de la cour du puits
12- Passage couvert réalisé par Pie IV

Actuellement

Castel_Sant_Angelo_101- Pont décoré par Le Bernin et ses élèves sous Clément XIX (1667-1669)
2- Quai du Tibre (1884)
3- Bastion Saint-Jean réalisé en même temps que le quai, avec la reconstruction de la petite tour, en lui redonnant l'aspect qu'elle avait au XVIème siècle
4- Bastion Saint-Mathieu transformé au XXème siècle
5- Appartements du vice-châtelain (1750)
6- Terrasse dite "des cuirassiers"
7- Statue de l'archange (1752)







http://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_Saint-Ange
http://www.rome-roma.net/chateau_rome.html
http://www.insecula.com/salle/MS02934.html
http://www.mediterranees.net/art_antique/monuments/tombeaux/mausolee2.html
http://www.rome-passion.com/chateau-saint-ange.html

24 octobre 2008

Santa Maria in Trastevere

Santa_Maria_in_Trastevere_9La basilique de Santa Maria in Trastevere est l'une des plus anciennes églises de Rome, située sur l'emplacement d'un miracle légendaire signalé en 38 avant notre ère : une source d’huile aurait jailli à cet endroit le jour de la naissance du Christ.

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Santa_Maria_in_Trastevere_10Le plan de base et la structure de l'église remontent à l'an 340, alors qu'elle faisait partie de l'un des tituli, ces premières basiliques chrétiennes consacrées à un saint. Ici, ce fut saint Calepodius, institué par le pape Alexandre Ier autour de l'an 112.
L'inscription sur la chaire épiscopale dit que c'est la première église dédiée à la Mère de Dieu, même si effectivement ce privilège appartient à la basilique Santa Maria Maggiore.






Santa_Maria_in_Trastevere_11Le site fut donné officiellement aux chrétiens par l'empereur Sévère après un différent pour sa possession entre eux et les patrons d'une taverne, la Taberna Meritoria, qui accueillait les soldats à la retraite. Sévère aurait prononcé ces mots : "Je préfère qu'elle appartienne à ceux qui honnorent leur Dieu, quel que soit leur forme de culte." Le pape Callixte Ier la consacra en tant que basilique en l'an 220, ses reliques sont conservées sous l'autel.






Santa_Maria_in_Trastevere_3En 340, le pape Jules Ier reconstruisit la "Titulus Callixti", qui devint "Titulus Iulii", peut-être la première église dans laquelle une messe fut célébrée officiellement. Elle fut restaurée aux Vème et VIIIème siècles, puis en 1140, à l'initiative du pape Innocent II, une nouvelle construction fut bâtie sur les fondations. Elle prit alors le nom de  Santa Mariae trans Tiberim. Un campanile roman fut bâti.





Santa_Maria_in_Trastevere_16Les 22 colonnes ioniques utilisées (ainsi que le portique de l'entrée) provenaient des ruines des thermes de Caracalla. Dans leur décor ont été identifiés des sculptures représentant Isis, Serapis et Harpocrate, malheureusement martelées lors d'une restauration faite en 1870 par le pape Pie IX.

Santa_Maria_in_Trastevere_19La façade fut restaurée en 1702 par Carlo Fontana, qui remplaça l'ancien porche à toit de tuiles par le portique classique que l'on voit actuellement.






Santa_Maria_in_Trastevere_12Au fronton, la mosaïque de Marie semble être la plus ancienne représentation iconographique de la Vierge allaitant l'enfant. Elle est entourée de 10 femmes portant des lampes à huile.
















Santa_Maria_in_Trastevere_6aLa fontaine octogonale de la place en face de l'église, qui apparaît déjà dans une carte de 1472, également restaurée par Carlo Fontana, est d'origine romaine.













Santa_Maria_in_Trastevere_30Santa_Maria_in_Trastevere_13Dans le narthex, une collection de fragments de sculptures païennes romaines, des pierres gravées datant des premiers chrétiens ainsi que des sarcophages (IIIème et IVème siècles), et certains fragments de sculptures du IX siècle et de peintures médiévales.









Santa_Maria_in_Trastevere_7aLa chapelle de l' Altemps, conçu par Martino Longhi le Vieux (1584-86), accueille  la célèbre "Madonna della Clemenza" datant du VIIème siècle. C'est dans la chapelle du baptistère conçu par Philip Raguzzini en 1741, qu'ont été découvertes, sous le plancher, les fondations de la domus romaine.

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Santa_Maria_in_Trastevere_14Les mosaïques de l'abside, attribuées à Pietro Cavallini, sont du XIIIème siècle. Elles représentent 6 tableaux de la vie de la Vierge, ainsi que les évangélistes entourant le symbole de la croix.

Santa_Maria_in_Trastevere_20aSanta_Maria_in_Trastevere_8a














Santa_Maria_in_Trastevere_22Dans l'une des scènes de la vie de la Vierge, la nativité, on remarque un petit bâtiment sur la gauche d'où sort un ruisseau sombre : c'est l'huile miraculeuse de la légende de la fondation de l'église.









Santa_Maria_in_Trastevere_18Le chœur présente le Christ et la Vierge, entourés de saints : à droite Pierre, Cornelius, le pape Jules, Calepodius, à gauche le pape Callixte Ier, Laurent et le Pape Innocent II.

















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24 octobre 2008

Santa Maria Maggiore

Santa_Maria_Maggiore_4La basilique de Santa Maria Maggiore, l'une des quatre basiliques patriarcales de Rome, fut érigée après le concile d’Ephèse en 431 sous le pape Siste III. C'est lors de ce concile que Marie fut proclamée Theotòkos, Mère de Dieu. Ce fut donc la première église romaine dédiée au culte de la divinité de Marie et la seule qui ait conservé les structures paléochrétiennes.

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Son histoire commence par une légende, le "miracle de la neige" :
"Sous le règne du pape Libère (352-366), en 363 selon Sausseret, et les 4 et 5 août 352 selon Gamba, la Vierge serait apparue en rêve à Giovanni, riche patricien romain, puis à sa femme, pour leur dire d’élever un sanctuaire en son honneur, « un temple dans l’emplacement que, le lendemain, ils trouveraient couvert de neige. Le jour suivant, Giovanni alla tout raconter au pape. Le pontife répondit aux pieux Romains que lui aussi avait eu la même apparition et la même révélation. En conséquence, il ordonna une procession générale. Clergé et peuple allèrent à l’endroit désigné. On le trouva couvert d’une épaisse couche de neige dans l’emplacement que devait occuper l’édifice demandé par la Mère de Dieu. Sous les yeux même de la multitude rassemblée, la neige, s’étendant et se divisant en longues lignes, forma elle-même sur le sol le plan et les proportions de l’édifice ».

Le chantier aurait été financé par le voyant. Ce récit est consigné dans le Legendarium et a été inséré dans la Lectio divina (second nocturne de l’ancien Bréviaire). Une version différente raconte qu’un cerf apparut mystérieusement sur les lieux et traça le plan de l’édifice avec ses bois."

Cela me rappelle la légende de la construction de la cathédrale du Puy en Velay :

"A l'époque gallo-romaine, une matrone souffrant d'une fièvre tenace, inspirée par une vision, se rendit sur le mont Anis, plus connu de nos jours sous le nom de rocher corneille. Là elle s'endormit, épuisée. A son réveil, la vierge trônant sur un dolmen lui confia son désir d'avoir une église en ces lieux. Sa fièvre avait disparu. Saint Georges, alors évêque du Velay, se rendit sur place. Bien qu'en plein mois de Juillet, le sol était couvert de neige sur laquelle un cerf dessina de ses sabots le tracé d'une église.
Neige en Juillet ? Opposée au soleil et au lion zodiacal du mois de Juillet, la neige incarne le principe féminin qui va subir la fécondation indispensable à l'éclosion de la vie. (opérée par le cerf, Cernunnos, le sillon étant symbole de l'acte sexuel, version primitive de l'immaculée conception)"

Santa_Maria_Maggiore_13Jusqu’en 1187, aucun document pontifical ne mentionne l’origine prétendument miraculeuse du sanctuaire. Le plus ancien manuscrit mentionnant ce récit légendaire date du XIIIème siècle.

De cette première église nous n'avons aucune trace archéologique, la partie la plus ancienne de l’actuelle basilique date de la première moitié du Vème siècle siècle. Par contre furent retrouvés lors de fouilles un calendrier datant du IIème siècle, ainsi que les restes de murs romains.
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Santa_Maria_Maggiore_16Santa Maria Maggiore fut souvent modifiée et restaurée au fil du temps. Le grand campanile, de 75 mètres de hauteur (le plus haut de Rome), fut construit par Grégoire XI lors de son retour d'Avignon à Rome en 1377.
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Santa_Maria_Maggiore_23En 1390, l'abside et des transepts sont ajoutés, avec la mosaïque du couronnement de la vierge.
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Santa_Maria_Maggiore_1Au XVIème siècle, des chapelles sont rajoutées et le plafond à caisson fut réalisé.
Au XVIIème siècle, les deux façades baroques et les coupoles sont construites.
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Santa_Maria_Maggiore_10C'est aussi à cette époque que l'obélisque, provenant du mausolée d'Auguste, et la colonne provenant de la basilique de Maxence, surmontée d'une Vierge à l'enfant faite par Berthelot en 1611, sont transférés sur les places de l'Esquilin et sur la place Sainte Marie Majeure. A ses pieds, une belle fontaine...
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Santa_Maria_Maggiore_6L'église est divisée en trois nefs par deux files de colonnes doriques en marbre d'Athènes, provenant sûrement de la première basilique, laquelle utilisa sans doute les éléments d'une construction romaine.










Santa_Maria_Maggiore_9Les mosaïques de la nef commandées par Sixte III, représentant des scènes de l'Ancien Testament, datent du Vème siècle et sont parmi les plus anciennes mosaïques chrétiennes de Rome.
Santa_Maria_Maggiore_20On y trouve représentés Abraham, Melchisedek, Jacob, Moïse, Josué et David par exemple.







Santa_Maria_Maggiore_22Le baldaquin domine l'autel central où est placé le reliquaire de la crèche. Ce reliquaire a ses origines en 432 quand le pape Sixte III créa dans la basilique primitive une "grotte de la nativité" semblable à celle de Bethléem. Les nombreux pélerins qui revinrent de Terre Sainte à Rome (dont le pape Théodore peu de temps après la chute de Jérusalem en 638) portèrent en don de précieux fragments du bois du berceau sacré (cunabulum) aujourd'hui conservés dans le reliquaire doré.











Santa_Maria_Maggiore_7Le plafond à caissons, dont la tradition veut que sa dorure fut réalisée avec les premières cargaisons d'or ramenées du Pérou et offert par Isabelle et Ferdinand d'Espagne à Alexandre VI, date du XIIème siècle. Il a subi une restauration au XVIIIème.
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Santa_Maria_Maggiore_24aDans la chapelle Pauline se trouve une icône de la Vierge dont la légende prétend qu'elle fut faite par saint Luc. Elle est appelée "Salus Populi Romani", le salut du peuple de Rome. Selon la tradition, le pape saint Grégoire le Grand la transporta dans les rues en 593, quand Rome souffrit de la peste. Sa dernière sortie se fit en 1837, quand le pape Grégoire XVI la porta dans la ville au cours d'une épidémie de choléra.
L'icône fut datée du VIIème siècle, mais il parait que la datation au radiocarbone établit qu'elle aurait 2000 ans, ce qui renforcerait ainsi sa tradition sacrée.


















http://www.art-sacre.net/rome/f_72_2.html
http://www.rome-passion.com/sainte-marie-majeure.html
http://www.mariedenazareth.com/8804.0.html?&L=0
http://www.vatican.va/various/sm_maggiore/fr/storia/interno.htm

8 octobre 2008

San Giorgio al Velabro

San_Giorgio_al_Velabro_1La basilique San Giorgio al Velabro est consacrée à saint Georges. Le plan de l'édifice, très irrégulier, montre que différentes constructions se sont rajoutées au fil des ans. Le premier édifice religieux fut construit par le pape saint Grégoire le Grand. La basilique actuelle fut construite au VIIème siècle, peut-être par le pape Léon II (682-683), qui la consacra à saint Sébastien. Elle était située dans le quartier grec de Rome, la "Schola Graeca ". Le pape Zacharie (741-752), d'origine grecque, y transféra les reliques de saint Georges de Cappadoce : c'est ainsi que ce saint eut une église dédicacée à Rome bien avant la diffusion de son culte après le retour des croisés.


San_Giorgio_al_Velabro_4Après la restauration du pape Grégoire IV (827-844) au IXème siècle, la basilique reçut l'ajout du portique et du campanile à 5 étages dans la première moitié du XIIIème siècle. L'abside fut décorée de fresques.

San_Giorgio_al_Velabro_10Entre 1923 et 1926 fut effectuée une restauration radicale dans le but de rétablir son caractère médiéval : le sol retrouva son niveau initial retrouvant ainsi la base des colonnes, d'anciennes fenêtres furent réouvertes donnant de la lumière dans la nef centrale.

San_Giorgio_al_Velabro_8C'est au cours de ces restaurations que des fragments de l'ancienne schola cantorum furent découverts.



San_Giorgio_al_Velabro_7Une voiture piégée, garée à proximité de la façade de la basilique, explosa à minuit, le 27 Juillet 1993. Cette explosion n'a causé aucune perte humaine, mais a détruit le portique du XIIème siècle, et fait une grande ouverture dans le mur principal. Le Ministère du patrimoine culturel fit restaurer le bâtiment, tout en gardant des détails sur la façade afin de garder en mémoire le triste jour. Une théorie dit que l'emplacement de l'attentat à la bombe a été choisi en raison de la légende de Romulus et Remus, qui, selon la légende, furent retrouvés par la louve en ce lieu. L'attentat aurait été une attaque symbolique contre Rome, centre du gouvernement italien.
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San_Giorgio_al_Velabro_13L'intérieur présente peu de décorations, mais garde ainsi une sérénité qui à mon goût manque souvent à Rome. La fresque du XIIIème siècle dans l'abside représente le Christ, la Vierge et saint Georges, saint Pierre et saint Sébastien.























San_Giorgio_al_Velabro_12La relique de saint Georges, une partie de son crâne, est conservée sous l'autel. Le baldaquin et le maître autel sont l'œuvre de la famille Cosma aux XIIème et XIIIème siècles.
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San_Giorgio_al_Velabro_planL'église se rétrécit vers l'abside, cela se  remarque en regardant le plafond. La nef centrale débute avec 9,5 mètres de large, puis ne fait plus que 7,5 mètres dans sa partie la plus étroite, la nef de droite part de 7,5 mètres pour finir avec seulement 3 mètres de large. La nef de gauche s'écarte un peu de l'axe central. 









L'arc des argentiers

San_Giorgio_al_Velabro_5Sur la façade est incorporé l'ancien arc de triomphe appelé " Arcus Argentariorum ", arco degli argentari ou arc de la corporation des argentiers, les changeurs. Il fut érigé en l'an 204 en l'honneur de l'empereur Septime Sévère et de la famille impériale. D'une hauteur de 6,15 mètres, pour une largeur de 3,30, il se compose d'une architrave soutenu par deux piliers. Sa moitié orientale fut incorporée à l'église au cours du VIIème siècle. 












San_Giorgio_al_Velabro_arcLa structure est recouverte de plaques de marbre blanc, à l'exception d'un socle en travertin.  La décoration est riche et remplit chaque surface disponible : deux bas-reliefs représentent Hercule et un génie, des scènes de sacrifice, Septime Sévère et Julia, des soldats et des prisonniers barbares.














L'arc de Janus Quadrifons

San_Giorgio_al_Velabro_3Un peu plus en avant se trouve l'arc quadrifront de Janus, construit au milieu du IVème siècle, dont le nom provient en fait non du dieu au double visage, mais du mot latin Ianus, indiquant un passage couvert, ou une porte. Au départ ce ne fut probablement même pas un arc, mais une structure destinée aux banquiers opérant dans le Forum Boario.
Arc_de_Janus_6













Arc_de_Janus_3Le bâtiment est presque carré (12 mètres par 16 mètres de hauteur), avec quatre énormes piliers soutenant une voûte. Il fut construit en ciment et revêtu de blocs de marbre provenant d'autres lieux. Il se pourrait qu'il ait eu une forme pyramidale. Les niches, surmontées d'une demi-coquille sculptée dans le marbre, abritaient des statues. Il ne reste que les représentations des déesses Minerve, Junon et Cérès.
Arc_de_Janus_4

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