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lieux sacrés
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2 avril 2007

La fontaine Saint-Martin

Saint_Menoux_36A Saint-Menoux, la fontaine Saint-Martin, appelée parfois par les gens du pays fontaine du bon Menoux se trouve en contrebas de l'église, quelques 200 mètres plus loin. Il faut alors passer devant un boulanger qui fait son pain au feu de bois. C'est une merveille de déguster ses pâtés de pomme de terre, spécialité bourbonnaise.

La fontaine est probablement duidique, christianisée plus tard.

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Menoux_37Un jour, un énorme serpent vint s'installer sur sa margelle, interdisant à quiconque de venir y puiser de l'eau. Saint Menoux glissa l'extremité de son bâton sous le reptile et le projeta au loin en disant : "Là où tu tomberas, tu seras couleuvre." Le serpent tomba en un lieu désert devenu la commune de Couleuvre. Qui dit serpent dit vouivre...

Le linge lavé dans la fontaine, seché puis porté à même la peau a la réputation de guérir les dermatoses. Autrefois, on y plongeait les bredins pendant que le prêtre récitait les oraisons à Saint Menoux...

L'eau y est très pure, des poissons y ont élu domicile. Le taux vibratoire en est très élevé.

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12 mars 2007

Santa Maria del Fiore

Santa_Maria_del_Fiore__1






















Santa_Maria_del_Fiore__2La cathédrale ou Dôme de Florence tel que nous le voyons aujourd'hui est le résultat d'un long travail qui traversa plus de six siècles d'histoire. Le plan architectural de base est celui dessiné par Arnolfo di Cambio à la fin du XIIIème siècle; la coupole, devenue un symbole pour toute la Toscane, est le fruit du génie de la Renaissance, Filippo Brunelleschi, tandis que la façade complétant l'édifice ne fut complétée qu'à la fin du XIXème siècle.







Santa_Maria_del_Fiore_17Toutes les interventions structurelles et décoratives ont été exécutées entre ces deux périodes, aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur et ont enrichi l'histoire du monument: cela va de la construction des deux sacristies au sol en marbre du XVIème siècle, de la réalisation des sculptures à celle des fresques signées de Paolo Uccello, Andrea del Castagno, Giorgio Vasari et Federico Zuccari (le Jugement Universel de la coupole).








La cathédrale

Santa_Maria_del_Fiore__4D'une longueur de 153 mètres, soit 23 mètres de plus que Notre-Dame-de-Paris, et d'un largeur de 38 mètres, l'édifice gothique est dominé par une coupole octogonale culminant à 115 mètres de 90 mètres de large, construite entre 1420 et 1434 par Filippo Brunelleschi.









Santa_Maria_del_Fiore__5L'église de Santa Maria del Fiore est la cathédrale de Florence. C'est la quatrième église d'Europe par sa taille, après Saint-Pierre de Rome, Saint-Paul à Londres et la cathédrale de Milan. Son plan est particulier, composé d'un corps de basilique à trois nefs soudé à un chevet en arc trilobé qui soutient l'immense coupole. C'est la plus grande coupole en appareil maçonné jamais construite. On peut voir, à l'intérieur, une des plus grandes fresques narratives : 3 600 m2 de fresques, exécutées entre 1572 et 1579 par Giorgio Vasari et Frederico Zuccari.




Santa_Maria_del_Fiore__8La construction, commencée sur les anciennes fondations de l'église Santa Reparata, en 1296 par Arnolfo di Cambio, a été continuée par Giotto de 1334 (qui n'entamera que la construction du Campanile) jusqu'à sa mort en 1337. Francesco Talenti et Giovanni di Lapo Ghini continueront la construction en 1357.






Santa_Maria_del_Fiore__12En 1412, son nom fut changé en Santa Maria del Fiore, faisant ainsi clairement allusion au lys, symbole de la ville. L'église fut consacrée le 25 mars de l'an 1436, à la fin des travaux de la coupole de Brunelleschi, par le Pape Eugenio IV. A l'heure actuelle, elle est la cathédrale de l'archidiocèse de Florence.









Santa_Maria_del_Fiore__16A la fin du XIIIème siècle, la "Platea Episcopalis", l'ensemble épiscopal de Florence, présentait les trois édifices qui le composent encore, aux relations et rapports spatiaux complètement différents.















Santa_Maria_del_Fiore__15L'actuelle place San Giovanni était à peine plus qu'une rue élargie faisant le tour du baptistère de San Giovanni, qui était alors le véritable cœur de l'ensemble. Il était juste complété par son attique et son toit en marbre en forme de pyramide octogonale. A l'est, aussitôt franchie la "Porte du Paradis", qui n'était pas encore ornée de ses portes en bronze faites par Ghiberti, apparaît le seuil de l'église de Santa Reparata qui disposait à son extrémité orientale d'un véritable cœur harmonique muni de deux campaniles.








Santa_Maria_del_Fiore__17Comme couronnement de cette "Platea Episcopalis" se dresse aussi l'ancienne église de San Michele Visdomini, plus tard déplacée plus au nord, qui se trouvait sur le même axe Baptistère - Dôme, ainsi que le plus ancien hôpital Florentin. Au sud se dressent les habitations des chanoines, organisées autour d'un cloître central. Sur cette ligne se retrouve un nombre important de sanctuaires, ce qui me laisse à penser qu'elle fait partie des lignes sacrées.






Santa_Maria_del_Fiore__7La cathédrale de Santa Reparata, bien qu'ancienne et vénérée, ne convient plus en tant qu'église d'une cité en forte expansion, riche et puissante, qui vient juste de régler ses comptes avec sa rivale, Sienne, et imposé son hégémonie sur un échiquier toscan chaotique. Santa Reparata est décrite par Villani comme "Bien trop de forme grossière et petite en comparaison d'une cité si établie" et dans les documents communaux comme "croulante par son état extrême".

Santa_Maria_del_Fiore_18

Comme dans d'autres structures religieuses, le siège du gouvernement de la République de Florence s'y tient, et finalement, en 1294, il décide la reconstruction de l'église avec des dimensions telles qu'elle doit éclipser les cathédrales des cités adverses, dont Pise et Sienne.

Santa_Maria_del_Fiore__6Le cardinal Pietro Valeriano, légat du pape Bonfiface VIII, pose solennellement la première pierre de la nouvelle basilique pendant la fête de la nativité de la Vierge en 1296. La construction de l'édifice fut un vaste projet qui dura au moins 170 ans (bien plus si l'on tient compte de la fin de la réalisation de la façade du XIXème siècle), auquel participeront de nombreux artistes importants. Elle fut au centre des efforts collectifs de nombreuses générations.












Santa_Maria_del_Fiore__9Sous la cathédrale de difficiles travaux de fouille furent réalisés entre 1965 et 1974. La zone souterraine de la cathédrale fut utilisée pour enterrer les évèques de Florence pendant des siècles.






Santa_Maria_del_Fiore__10L'histoire archéologique de cette zone a été reconstituée récemment, d'après les restes d'habitations romaines et de pavements paléo-chrétiens jusqu'aux ruines de la vieille cathédrale Santa Reparata. On accède aux fouilles par une échelle dans la nef de gauche.





Le baptistère

Santa_Maria_del_Fiore_Baptist_re_11Lieu de culte constuit entre le Vème et le XIIIème siècle aujourd'hui dédié à saint Jean Baptiste - saint patron de Florence -et dont la tradition prétend qu'il est un ancien temple romain dédié au dieu Mars.









Santa_Maria_del_Fiore_Baptist_re_3Il a subi d'importantes modifications au XIème et XIIème siècles. Ce bâtiment octogonal est complètement recouvert de marbre blanc et vert aux motifs géométriques. Les murs intérieurs sont décorés de mosaïques byzantines d'artistes florentins réalisées au XIIIème siècle.

Santa_Maria_del_Fiore_Baptist_re_9














Santa_Maria_del_Fiore_Baptist_re__10Les oeuvres les plus connues du baptistère sont les trois portes de bronze décorées par Andrea Pisano et Lorenzo Ghiberti, connues comme "les portes du paradis".

Santa_Maria_del_Fiore_Baptist_re__11

















Santa_Maria_del_Fiore_Baptist_re_7A l'intérieur, un baptistère attire l'attention, ainsi que le pavement qui semble nous indiquer quelquechose. L'atmosphère y est sereine, malgré les visiteurs.

Santa_Maria_del_Fiore_Baptist_re_10










 


Le campanile

Santa_Maria_del_Fiore__3Il fut construit entre 1334 et 1359 par Giotto, premier architecte du Campanile qui dirigera le chantier de 1334 à 1337 - année de sa mort -  et n'exécutera que le registre sculpté inférieur de l'édifice. Il est composé de sept panneaux hexagonaux sur les cotés ouest, sud et est, représentant la marche de l'homme vers la perfection. Le chiffre de sept est le symbole biblique cet objectif.





















Santa_Maria_del_Fiore_16http://fr.wikipedia.org/wiki/Santa_Maria_del_Fiore

3 mars 2007

Le temple de Taulignan

taulignan_7Un premier temple est construit à Taulignan en 1601 sous le règne d'henri IV. Il est détruit en 1684 peu avant la révocation de l'édit de Nantes. Près de deux siècles plus tard, en 1868, est édifié hors les remparts le temple actuel.
L'architecture en rotonde n'a touché qu'un nombre réduit de temples, dont quelques-uns en Provence.
C'est l'époque où les formes des églises réformés évoluent, parfois semi-circulaire,octogonales ou rondes.

18 février 2007

La tapisserie de la dame à la licorne (Paris)

La tapisserie de la dame à la licorne :

paris_430aDans une île bleu-nuit, flanquée de quatre essences d'arbres différentes (pin, chêne, oranger et houx), on distingue la silhouette élancée d'une jeune femme élégante...
La tapisserie représentant la Dame à la Licorne fait partie d'une série de six, dont l'histoire est longue et mouvementée.

paris_431aEn 1882, le musée de Cluny achète à la ville de Boussac, au centre de la France, un lot d'objets d'origine médiévale, dont ces tapisseries murales. Le conservateur du musée estima à l'époque qu'il s'agissait de tapisseries françaises sorties d'un atelier ambulant, qui travaillait dans les pays de Loire.
A l'époque de leur création, au XVè siècle, l'on distinguait les " tapisseries à hystoires " et les " verdures ". La Dame à la Licorne appartenait à ces dernières, appelées aussi " mille-fleurs ".

paris_433aEn 1965 et 1966, des experts internationaux les examinèrent, et cette thèse fut rejetée. Depuis, on incline à penser qu'elles sont originaires de Bruxelles, comme en témoigne leur haut degré de perfection et la technique complexe qu'elles révèlent. En outre, les personnages et les animaux qui y figurent rappellent le style puissant d'un excellent peintre, probablement Hans Memling, l'un des grands peintres bruxellois du XVe siècle.

paris_434aLa présence de cet animal dans les armes britanniques contribua à des erreurs d'interprétation de cette série de tapisseries.
Sur la tapisserie, la plus représentée, la licorne contemple son image dans le miroir que lui tend la dame, au centre de la composition. A droite, se trouve un lion qui tient entre ses pattes antérieures une hampe, dont la bannière porte un blason " de gueules à la bande d'azur chargée de trois croissants d'argent".
A ce propos, de nombreux experts se sont interrogés sur la signification de cet étendard. Certains ont suggéré que ces tapisseries aient pu être commandées par le prince Djem, fils infortuné de Mahomet II, le conquérant de Constantinople. L'idéal de ce prince, longtemps captif dans la Creuse consistait à réunir la Croix et le Croissant.

paris_441aFinalement Edmond du Sommerard, nommé conservateur du musée de Cluny en 1842, trouva la solution de cette énigme. Il s'agissait des armes des Le Viste, importante famille de juristes établie à Lyon, et dont plusieurs membres occupèrent des places en vue à la cour de Bourgogne. Le blason de cette famille à côté d'un lion, emblème de la noblesse, ne doit pas nous étonner : en effet, une demoiselle Le Viste épousa un gentilhomme dont la noblesse était d'épée. Ces emblèmes représentent l'union des deux familles. Ces tapisseries turent introduites plus tard par une descendante de cette union au château de Boussac, dont elle avait épousé le seigneur. Au cours d'un voyage dans la Creuse, George Sand découvrit ces tapisseries. Cette anecdote n'est qu'un épisode de plus dans l'histoire de la Dame à la Licorne.

paris_436aOn admet maintenant que ces tapisseries représentent les Cinq Sens, facilement discernables malgré leur symbolique discrète.

La vue est symbolisée par l'attitude de la licorne contemplant son image dans le miroir que lui tend la dame. Pour l'ouïe, la jeune femme tient un petit orgue. Le goût est évoqué par le geste de la suivante qui tend une coupe à sa maîtresse; de plus, le singe s'apprête à goûter un fruit, et le lion montre des signes de gourmandise. Dans la quatrième, l'odorat, la dame tresse une guirlande, et le symbole est accentué par la mimique du singe respirant une fleur.
Au cinquième tableau, le toucher, la dame effleure d'une main la corne de l'animal au pouvoir magique et, de l'autre, elle tient fermement la hampe de l'étendard.
Quant à la sixième tapisserie,connue sous le vocable "à mon seul désir", elle pourrait être une sorte de conclusion philosophique : la dame ne choisirait pas un bijou dans le coffret que lui présente sa suivante, mais, au contraire, y déposerait, en signe de renoncement, le collier qu'elle porte dans les cinq autres tapisseries. Selon certains auteurs, cette sixième tapisserie serait l'entendement, vertu qui, avec la vue et l'ouïe, définit les choses de l'esprit, alors que toucher, goût, odorat sont des sens de la matière.

Selon cette théorie, monde matériel et monde spirituel se sont unis dans cet animal fabuleux. Cette symbolique rejoint l'hermaphrodite de l'hermétisme et il n'en faut pas plus pour que certains aient vu dans ces tapisseries une représentation du Grand Oeuvre des alchimistes.

http://www.france-secret.com/dame_licorne_art2.htm

Autre interprétaion, complémentaire:

paris_438aDans la sixième et dernière tapisserie de la célèbre série du musée de Cluny, intitulée "La Dame à la Licorne", la jeune femme, qui se dépouille de ses bijoux, est sur le point d'être absorbée par la tente, symbole de la présence divine et de la Vacuité. L'inscription qui surmonte la tente, "A mon seul désir", signifie que le désir de la créature se confond avec celui de la volonté qui la dirige. Dans la mesure où notre existence est un "jeu divin", notre part devient libre et active, lorsque nous nous identifions au marionnettiste qui nous crée et nous dirige. Alors le Soi se dissout pour faire place au Grand-Soi, sous la tente cosmique reliée à l'étoile polaire.

La Dame par sa grâce et sa sagesse (Sophia - Shakti - Shekinah, c'est à dire, celle qui est sous la tente) autant que par sa pureté, pacifie les animaux antagonistes du Grand-Oeuvre : le lion qui symbolise le souffre, et la licorne, le mercure. Souvent la Dame est assimilée au sel philosophal. Elle est très proche de la parèdre d' Hevajra dont le nom signifie "celle qui  est sans ego". La corne dressée de la licorne, qui symbolise la fécondation spirituelle et qui capte le flux de l'énergie universelle est en accord avec le symbolisme axial de la tente, prolongé par une pointe avec le symbolisme des deux lances, de la coiffure de la Dame et de sa suivante, célèbrent les noces mystiques de l'Orient et de l'Occident (le chêne et le houx répondant à l'oranger et à l'arbre à pain.)  L'île ovale qui supporte la scène est découpée comme un lotus, symbole de l'épanouissement spirituel. Quand au petit singe assis devant la Dame, il désigne l'alchimiste en personne, le "singe de nature" veillant sur sa maîtresse, qui peut être assimilée à la "Materia Prima";

http://esotcelt.unblog.fr/2006/11/26/la-licorne-et-son-symbolisme/

paris_437aLe lion représente la force et en alchimie. La licorne représente la pureté et en alchimie le mercure. Le griffon sur le coussin représente la fidélité maritale. Le chêne, le houx, l'oranger et le pin représentent les quatre points cardinaux. Le petit singe représente l'animalité de l'homme. Les lièvres sont la symbolique de la vie souterraine. Le héron royal et le faucon symbolisent le bien et le mal.
La dame à la licorne se dépouille de ces bijoux pour passer de la vie matérielle à la vie spirituelle.

http://tapisserie.com.free.fr/Explications.htm

16 mars 2007

Saint Nizier, historique

Lyon_224aLe premier édifice religieux situé sur le site de l'église actuelle est un monument romain, probablement un temple d'Attis. Attis ou Atys est une divinité d'origine phrygienne, parèdre de la déesse Cybèle, dont il est à la fois le fils et l'amant. Il peut être comparé à Adonis, parèdre d'Aphrodite-Astarté, ou encore Tammuz, parèdre d'Ishtar. Son culte à mystères s'est répandu en Grèce, puis dans tout l'Empire romain. Les monuments représentent Attis en berger phrygien, avec le bonnet, le bâton du pâtre, la syrinx et le tympanon, son costume collant laissant le ventre à découvert. Il porte un pantalon typiquement perse (anaxyrides). Un de ses emblèmes est le coq (galles), car Attis fut le premier des galles. On le voit aussi avec Cybèle, dans le même char traîné par des lions. Les fidèles d'Attis auraient joué un rôle dans la persécution antichrétienne de 177.




 

Lyon_231D'après la légende, un nouveau sanctuaire, en 150,  a été construit sur l'emplacement du monument romain, (dont on aperçoit encore les colonnes devant la façade sur le plan du XVIeme siècle) , par Saint Pothin. C'est un lieu de culte qu'il dédie à la vierge. Saint Pothin fut le premier évêque de Lyon et le premier évêque de Gaule. Issu d'une communauté du Levant en Phrygie, il fut arrêté en même temps que sainte Blandine et qu'un groupe de chrétiens sous le règne de Marc Aurèle en 177. Ils sont connus sous le nom de Martyrs de Lyon. Saint Pothin meurt en prison vraisemblablement le 2 juin à la suite des mauvais traitements infligées par ses bourreaux. Saint Irénée lui a succédé.



Saint_Nizier_1aAu Vème siècle, selon la tradition, Saint Eucher, 19ème évêque de Lyon, bâtit sur les ruines de l'édifice une basilique pour abriter les reliques des 48 premiers martyrs de Lyon, parmi lesquels saint Pothin et sainte Blandine.

L'église reçoit le nom d'« église des Saints Apôtres », à savoir Pierre et Paul. Les évêques de Lyon s'y font enterrer durant tout le VIème siècle, en particulier saint Nizier, 28ème évêque. Le corps de saint Nizier, oncle de Grégoire de Tours, enterré en 573, a donné lieu tout de suite à de nombreux miracles. Grégoire lui consacre plusieurs chapitres du Liber vitae patrum.

Saint_Nizier_13De ces textes on peut tirer une description du tombeau de Saint Nizier qui doit être en bonne place dans l'église et surélevé puisqu'un aveugle est guéri en se plaçant sous le cercueil. Très vite un culte de ce saint évêque de Lyon c'est développé au point que l'église finit par prendre son nom. Le corps de ce dernier attire une foule si grande, les miracles qu'on lui prête sont si nombreux que l'église finit par prendre son nom.


 

Saint_Nizier_36Dans la première moitié de VIIIème siècle, saint Nizier, comme les autres églises lyonnaises, est ravagé par des incursions de Sarassins remontant la vallée du Rhône puis par les brutales reconquêtes de Charles Martel. Elle n'est reconstruite qu'au IXème siècle, sur l'ordre de l'évêque Leidrade, ami de Charlemagne, qui lui adjoint un chapitre canonial. C'est alors une petite église romane avec clocher que l'on peut voir sur un sceau datant de 1271, et comme dans tout chapitre, la vie s'organise autour d'un cloître. Ce cloître était situé au sud de l'église, entre celle-ci et la rue Poulaillerie. Il devait avoir environ 15 mètres de côté.



Lyon_233

Le quartier de l'église s'embourgeoise, désormais l'élection des consuls et échevins y est proclamée. Pierre Valdo, au XIIIème siècle, en est le paroissien. Ses disciples, les vaudois, choqués par la richesse des lieux,  mettent le feu à l'église en 1253.




Saint_Nizier_30

L'archevêque Louis de Villars entreprend la construction de l'église actuelle au XIVème siècle, avec l'aide des bourgeois qui souhaitent avoir leur propre église dans la presqu'île (la primatiale Saint-jean est en cours d'achèvement sur l'autre rive de la Saône).


Saint_Nizier_35Il fonde en 1306 un chapître collégial, c'est à dire un collège de chanoines destiné à tenir l'église et à y assurer l'office divin. Il commence par le choeur, à l'est, comme le veut la tradition. Les travaux avancent progressivement, et l'église n'est achevée qu'à la fin du XVIème siècle.
Elle subit les dégâts causés par les bandes huguenotes de la région, qui pillèrent les tombes des évêques de Lyon, puis ceux de la Révolution française.


Saint_Nizier_33





Saint_Nizier_31









Saint_Nizier_28 http://www.visitelyon.fr/eglises-cathedrales/eglise,saint-nizier.php

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Saint-Nizier_(Lyon)

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11 mars 2007

Santa Maria Novella

Santa_Maria_Novella_1




















Santa_Maria_Novella_9L'église, la première basilique de Florence, est située sur la place Santa Maria Novella. Construite au XIIIème siècle par les dominicains, elle remplace l'oratoire Santa Maria delle Vigne, édifié sur le même emplacement dès le IXème siècle (d'où son qualificatif de Novella).









Santa_Maria_Novella_15 La tour du campanile de style Gothique et la partie postérieure déshabillée de l’église font un beau contraste avec la façade.












Santa_Maria_Novella_10Le complexe de Santa Maria Novella se compose de l'église, de trois cloîtres monumentaux et des dépendances du couvent dominicain. Le Chiostrino dei Morti, ou Petit Cloître des Morts, est le plus ancien des trois.









Santa_Maria_Novella_11Il fut construit vers 1270 et modifié au XIVème siècle. A l'intérieur se trouve la chapelle funéraire des Strozzi décorée avec des fresques d' Andrea Orcagna. Le Chiostro Grande ou Grand Cloître date aussi du XIVème siècle mais a subi d'importantes modifications au XVIème siècle.









Santa_Maria_Novella_12Le cloître le plus célèbre du couvent est le Chiostro Verde, ou Cloître Vert, ainsi surnommé à cause de la tonalité verte (la terra verde) des fresques de Paolo Uccello qui décorent ses murs. Exécutées entre 1430 et 1446, elles représentent des scènes de l'Ancien Testament parmi lesquelles sont surtout remarquables le Déluge Universel et l'Ivresse de Noé.








Santa_Maria_Novella_7L’église doit notamment sa célébrité aux fabuleuses fresques qu’elle possède : Giotto, Brunelleschi, Lorenzo Ghiberti, Benedetto da Maiano, Masaccio, Domenico Ghirlandaio Filippino Lippi, Andrea Orcagna di Cione pour son retable de la Chapelle Strozzi, et dans le cloître, les fresques et grisailles de Paolo Uccello.














Santa_Maria_Novella_3La façade renaissance de l'édifice, en marbres blanc et noir, commencée en 1300, est terminée par Leone Battista Alberti, en 1470.

À côté de l’église se trouve un cimetière dans lequel reposent nombre de nobles florentins qui ont financé l’édifice.














Santa_Maria_Novella_16http://fr.wikipedia.org/wiki/Santa_Maria_Novella
http://www.galilei.it/ecolelangueitalienne/visitesflorence.html

1 mars 2007

L'église Saint Restitut

dr_me_provencale_537a Saint-restitut, habité depuis le néolithique, vit se succéder d'abord les Ligures et les Celtes. Parmi eux, les Tricastres ou Tricastins qui signifie en celte "Pays de la Pierre Blanche".
Au Moyen-Age, le village est cité dans les actes de la précaire de l'an 993 et en 1108.
En 1449, Louis XI encore dauphin vînt en pèlerinage au tombeau de Saint-Restitut. Il laissa des présents d'une grande richesse.  Le village était réputé pour sa source miraculeuse censée guérir les maladies des yeux.
Avant la Révolution, le village était une terre épiscopale dépendant directement de l'évêque de Saint-Paul-Trois-Châteaux. Il fut, probablement comme Saint-Paul-Trois-Châteaux, anciennement romain.

dr_me_provencale_526aIl était dit au Moyen Age, que le saint qui donna son nom à Saint-Restitut fût l'aveugle-né de l'évangile dont le Christ ouvrit les yeux et qui, en souvenir du miracle, prit le nom de Restitut : RESTITUTUS EST EI VISUS. Les juifs haineux le déposèrent; avec Lazare, Madeleine, Marthe, Trophime et d'autres disciples du christ sur un esquif sans rame ni voile destiné à s'engloutir dans la mer. Mais Dieu guida la frêle embarcation vers la Provence, jusqu'au bord de la cité d'Arles. De là Saint Restitut gagna le désert; ensuite, il devint évêque de Saint-Paul-Trois-Châteaux.











dr_me_provencale_793bSaint Restitut fut sans doute l'un des premiers évêques du Tricastin. Il est à peu près certain que, primitivement, le corps du saint reposait dans la crypte de la tour dite pour cela "funéraire". En 1249, l'évêque Laurent lui fit construire un magnifique sépulcre de marbre.








dr_me_provencale_530aQuelle que soit la date de son épiscopat, l'antiquité de son culte et d'une église où l'on priait n'est pas douteuse. La tour serait, elle-même, antérieure. En effet, on constate un manque d'unité dans la construction. Les faibles parties remonteraient au Xe siècle, alors que la construction en coupole des parties supérieures serait contemporaine de l'église. La preuve évidente de son antériorité réside dans le fait que la frise sculptée sur ses quatre faces est masquée aux angles du côté est par l'église qui s'y est adjointe.
L'église reçut l'illustre visite de Louis XI, grand amateur de pèlerinage qui laissa des présents d'une grande richesse. Elle fut classée monument historique en mai 1840 sur les instances de Prosper Mérimée.


dr_me_provencale_527aD'après une très curieuse légende du saint, conservée par deux manuscrits du XVe siècle,  elle a le charme et l'anachronisme de la légende dorée. Voici les origines de l'église de Saint-Restitut : le caveau aurait contenu le corps de l’aveugle-né guéri par Jésus-Christ, qui aurait changé son nom de Sidoine en celui de Restitut et serait devenu évêque de Saint-Paul.
dr_me_provencale_531aL'évêque de Trois-Châteaux avait multiplié les merveilles parmi son peuple. Or il apprit que, sur la montagne, à Longueville, beaucoup ne croyait pas au Christ. Il y alla et triompha de l'incrédulité en restituant un oeil à un pauvre homme, et resta là, prêchant, confessant, pendant de longues années, comme s'il y avait son siège épiscopal. Il y édifia une église en l'honneur de la vierge.

dr_me_provencale_534aPrès de celle-ci coulait une fontaine semblable à celle de Siloé où ses yeux avaient vu. Des foules de malades, qui s'y lavaient les yeux, étaient guéris. Puis, Restitut décida de bâtir une autre église reliée à l'église de la vierge : CONJUNCTAMQUE COLLATERATAM; il en traça, lui-même, les dimensions. Après bien des jours, il entreprit un dévot pèlerinage à Rome.
Chemin faisant, il convertit la ville entière d'Albe et il y mourut. Il avait prescrit à ses serviteurs de ramener son corps en Gaule et de lui donner la sépulture non loin de sa ville épiscopale, à l'orient, là où il avait ordonné de construire une église et marqué les dimensions qu'elle aurait.
dr_me_provencale_806adr_me_provencale_799aCe qui eut lieu. Le corps du saint fût inhumé dans l'église qu'il n'avait pu achever de son vivant et que, mort, il termina au milieu du resplendissement des miracles". Ainsi, à la fin du Moyen Age, on expliquait par ce texte l'histoire du village et par là même on datait l'église et la tour de Saint-Restitut.

dr_me_provencale_528aMais la date de la fondation de la chapelle soulève un problème des plus complexes sur lequel les archéologues sont loin d’être d’accord et la date soit du IVème au VIème siècle, soit au IXème, soit encore pour le XIIème. La signification des figures composant la frise qui s’étend sur ses façades est également très controversée. On y remarque notamment un âne jouant du violon, le basilic des anciens, animal hybride ayant le corps d’un coq et la queue d’un reptile.

L'église

dr_me_provencale_523aNous avons des renseignements plus historiques sur l'église. La date de 1249 marquant l'édification du tombeau. La présence, vraisemblablement, des sculpteurs du chantier de la nef de la cathédrale de Saint-Paul-Trois-Châteaux, donne à attribuer la construction de l'abside au dernier tiers ou quart du XIIe siècle, et établit l'antériorité relative des diverses étapes d'édification de la nef. Dans l'escalier, nous lisons une fois : MAISTER; ce qui désigne sans doute le "maître d'oeuvre", prédécesseur probable de "maître" Giraud de Clermont qui, en 1249, édifia le tombeau de Saint-Restitut. Nous avons également un autre manuscrit sur le saint datant du XIe siècle, conservé à la bibliothèque nationale.


dr_me_provencale_811a Enfin deux inscriptions, la première trouvée en nivelant la place de l'église - ancien cimetière - et encastrée sur les parois intérieures du porche, rappellent des obits ou fondations de messes. Celle à gauche du chapiteau à têtes barbues marque l'obit du prêtre Arnaud; elle pourrait être du XIe siècle, et à droite l'obit du chevalier Ricard. La deuxième inscription, des plus importantes, avait été découverte en 1844 parmi les décombres du tombeau du saint. C'est une plaque de marbre blanc, malheureusement mutilée, portant la date de 549 mentionnant la mort d'un enfant régénéré par l'eau du baptême. Par conséquent, au milieu du VIe siècle une église existait. Mais elle fut probablement détruite.









dr_me_provencale_789aL'église actuelle, au cours des siècles, a dû subir des transformations sans compter les intempéries ainsi que la "lèpre de la pierre". En 1840, MM. Chevillet et Epailly, architectes de Valence, rédigèrent à l'occasion un mémoire sur l'état du monument. Les travaux de restauration furent confiés à l'architecte Charles Questel - déjà restaurateur de la cathédrale de Saint-Paul-Trois-Châteaux -.










dr_me_provencale_792a Nous n'allons pas énumérer toutes les interventions mais nous pouvons noter la restauration de : la toiture, les colonnes, les corniches, les ouvertures du fond de l'abside, le porche, la crypte qui devint chapelle des fonds baptismaux; ainsi que le rajout des vitraux du choeur. De cette même époque datent les fouilles au nom de l'évêque de Valence, le chanoine Canon, curé de Saint-Paul-Trois-Châteaux en 1844.








dr_me_provencale_790aLe corps central se compose d'une nef divisée en trois travées et d'un choeur avec abside semi-circulaire à l'intérieur et pentagonale à l'extérieur. Parfaitement orientée, elle mesure 22,40 mètres sur 9,10 mètres et s'élève jusqu'à 12,50 mètres. Elle est construite en appareil moyen et régulier avec pas ou peu de tâcherons contrairement à celle de Saint-Paul-Trois-Châteaux. La voûte est en berceau brisé comme la plupart des églises de style roman provençal. Le chevet, dont l'arc de triomphe est surbaissé, conserve une voûte en cul-de-four, décorée de quatre bandeaux plats et bordée d'un cordon avec palmettes. Les colonnes sont décorées de feuillage et de volutes avec un abaque très développé orné de moulures ou feuilles.








dr_me_provencale_807a Deux d'entre elles montrent aux angles des masques humains. Les murs latéraux de la nef accueillent de grandes arcades à ressaut. Leurs impostes sont moulurés sauf le premier du côté nord qui est orné de feuilles d'acanthes ou rangs de perles, oves et canaux arrondis. On ne peut s'empêcher de constater une influence antique très forte se manifestant par un décor végétal abondant. Deux baies et oculus éclairent l'édifice sur le mur de l'abside et le mur sud.






dr_me_provencale_808a A l'extérieur, l'édifice est renforcé par des contreforts. Le mur nord, sans couverture, donne l'impression d'une forteresse. Contre la paroi méridionale une autre tour plus petite, construite en même temps que l'église, renfermant l'escalier à vis qui conduit au premier étage de la tour et au clocher.














dr_me_provencale_524aLe porche, situé sur le mur sud, marque la séparation entre la première et seconde travée. Les amateurs d'art architectural et de monuments anciens reconnaissent tous la valeur et la beauté de cette partie de l'église de Saint-Restitut. Selon le chanoine Jouve, qui l'a étudiée et décrite au siècle dernier, le porche serait un remploi provenant d'autres édifices environnants employés comme placage à la décoration intérieure de ce porche. Ceci n'est qu'une hypothèse, cependant reste incontestable l'influence de l'art gréco-romain. Un arc à double rouleau est retenu par deux consoles en encorbellement. Le porche rappelle le temple antique avec son fronton triangulaire porté par deux demi-colonnes à fût cannelés et chapiteaux corinthien. Un décor très antiquisant avec corniche, entablement à architrave, denticules, perles, oves et enfin un filet de feuilles d'acanthes aux extrémités tombantes et une grecque sur le bandeau.
Les rampants du fronton ont reçu la même décoration qu'à Notre-Dame-des-Doms à peu de choses près. L'imitation de l'antiquité est si fidèle que le sculpteur a taillé ses chapiteaux dans deux assises, chose que les romains faisaient assez souvent, mais qui était rare au Moyen Age. Le porche est voûté en berceau. Au fond, on trouve la seule porte destinée aux fidèles avec son arc de décharge retenu par des colonnettes à chapiteaux corinthiens dont celui de gauche, aux têtes barbues, est admirablement traité. Le tympan est nu. Sur la paroi intérieure se trouvent les deux inscriptions déjà évoquées de la première moitié du XIIIe siècle.

Le chevet couronné d'un fronton présente aussi une harmonie et une beauté architecturale. Les deux contreforts avancent et se terminent d'un demi-triangle avec une corniche saillante comme un temple. Chaque angle de l'abside est marqué d'un pilastre à chapiteaux, encore une fois, corinthiens. Sur chacun de leurs angles, une tête de lion s'avance. La corniche est saillante, décorée de palmettes dans une gorge soutenue par des modillons avec des têtes humaines qui grimacent ou des têtes d'animaux. Les intervalles des modillons sont garnis de rosaces, de palmettes et de feuilles lancéolées.

La tour funéraire

dr_me_provencale_529C'est un édifice carré de 8 mètres de côté et de 9 mètres de hauteur jusqu'à sa frise. La base de la tour est couronnée d'une frise composée de petits sujets à faible relief. La partie supérieure est posée en retrait et un peu en biais. Bâtie en moyen appareil, elle est ornée de tailles et de pointillés comme les beaux monuments du XIIe siècle. On y relève trois fois le nom d'VGO avec un G en faucille que l'on retrouve deux fois à l'intérieur. Notons que ce nom est également gravé dans la pierre de la cathédrale de Vaison ainsi qu'à Notre-Dame-d'Aubune, ou encore à la chapelle du St Sépulcre à Beaumont dans le Vaucluse et dans la crypte de la cathédrale d'Apt, cette dernière fois suivi d'une inscription, probablement "ME FECIT". Peut-être sommes-nous comme l'affirme M. Revoil en présence d'un seul "maître de pierres" : VGO. Au sommet, un clocher en arcade, disposé après coup en forteresse. Elle est dédiée, comme dans la légende à la Vierge. Les cloches datent du XVIIIe et XIXe siècle.
dr_me_provencale_786aA l'intérieur elle se compose d'une crypte voûtée en berceau communiquant avec la nef par une large arcade en plein cintre. La crypte renferme le petit édifice gothique du choeur transféré au XIXe siècle. Il fut élevé en 1516 sur les restes de Saint Restitut. A l'étage, les murs nord et sud renferment un arc de décharge. Les murs ont été comblés par des restes de tombes de l'ancien cimetière. On aperçoit deux débris de monument (tombe ou sarcophage) taillés dans une pierre blanchâtre ressemblant à du marbre et qui ne se retrouve pas dans le reste de l'église. On y distingue des entrelacs, des rosaces, quatre palmiers stylisés, et deux tigres affrontés aux mouchetures accentuées. Les corniches de la tribune sont ornées. Aux murs nord et sud, celle d'en bas de rosaces en étoile comme la corniche extérieure de la tour; celle d'en haut de rinceaux avec feuillages. Aux murs est et ouest ce sont des feuilles stylisées dans des carrés ou d'autres figures géométriques. Au-dessus des archivoltes, un décrochement, puis les murs sont en petits appareils jusqu'à la première corniche, celle de la tour primitive, à 6,14 mètres de hauteur. Puis vient ensuite un appareil moyen, de partie haute, à 1,50 mètres de cette corniche. Ensuite le passage d'un plan carré à une coupole sur trompe construite en petit appareil très régulier. Des bandeaux d'un faible relief marquent la division de l'octogone, à la base, et vont se rejoindre autour d'une clef avec au centre un oculus d'environ 1 mètre de diamètre, actuellement bouché.

dr_me_provencale_533aLes bandes en appareil réticulé avec incrustations de briques ou de mortier rouges, qui encadrent une portion notable de la frise, ne sont pas l'indice incontestable d'une haute antiquité. L'appareil réticulé, déjà connu sous les romains, a été employé au moins jusqu'au XIIe siècle. La base de la tour à ses quatre côtés dissemblables. Le mur nord est en petit appareil d'apparence archaïque. Cependant, J. Labande [4] note des constructions analogues au Xe siècle et début XIe siècle. Le mur ouest taillé en bossage, en appareil peu régulier, moyen en bas et petit en haut; le mur sud, en moyen appareil à peu près régulier, le seul qui ait des marques de tâcherons, ne sont pas tout à fait contemporains. Des murs sud et ouest, séparés par un intervalle de temps qu'il est possible d'évaluer, l'un pourrait être contemporain de la frise. Tous les deux sont antérieurs au mur oriental dont la construction se rapproche de celle de la partie haute de la tour et qui est sans doute l'oeuvre du même architecte. Un moellon porte les lettres VG du nom d'VGO qui se lit dans la partie haute.

dr_me_provencale_525aEn fait, l'unité de construction manque à la tour. Elle a été l'objet de reprises qui peuvent s'échelonner du début du XIe à la fin du XIIe siècle. Construite, d'après l'histoire, sur le tombeau du saint protecteur comme la "basilique d'Assise" est construite sur le tombeau de St François; elle est dite "tour funéraire" ou "chapelle funéraire". A cause de cet étage et de sa coupole il est difficile de lui donner une autre raison d'être. Sur cette question, malheureusement les documents restent peu explicites. Et si jamais le corps du saint n'avait pas été transféré de la crypte dans l'église, pourrait-on émettre l'hypothèse que la tour fût d'abord un baptistère ? Un dessin de l'architecte C. Questel, dont parle L. Maître, indique, au milieu de la crypte, l'orifice d'un puits aujourd'hui disparu. Ce renseignement cadrerait avec l'hypothèse d'un baptistère.

dr_me_provencale_532aPour finir, revenons à la frise afin de la présenter brièvement. Elle se compose d'une juxtaposition de dalles sculptées. Les sujets sont d'une hauteur uniforme de 0,44 mètre, excepté le sujet central de 0,55 mètre : le Christ en majesté. Comme on peut le voir sur la liste qui suit, les thèmes sont variés : des animaux fantastiques, des chevaliers, des signes zodiacaux, des métiers, des arbres, des animaux affrontés, l'Agneau pascal, et enfin un thème vraisemblablement eschatologique. Les dalles sont taillées en cuvette, cernées d'un gros liseré formant un cadre enserrant la figure. La frise entière est encadrée d'étroites bandes en appareil réticulé, avec incrustations de briques ou de mortier comme nous l'avons déjà fait remarquer. Souvent décrite elle n'a jamais été datée avec certitude.
dr_me_provencale_529aAu-dessus, une corniche est décorée sur son biseau d'une rangée de rose à huit pétales. Incrusté dans la pierre, ce bandeau semble souligner l'architecture comme un écrin. Cependant, même si nous ne pouvons pas encore parler de programme iconographique au XIe siècle, cette frise apparaît comme la juxtaposition de symboles, d'images religieuses ou profanes caractérisant l'esprit roman.

http://medieval.mrugala.net/Roman/St%20Restitut/St%20Restitut.htm
http://www.saintrestitut-mairie.fr/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Restitut

3 mars 2007

La grotte de Rochecourbière à Grignan

dr_me_provencale_688Située en environ 500 mètres de Grignan, la grotte de Rochecourbière, tapissée de lierre et de capillaire, s'enfonce, sous le bois de la Garenne, offrant un asile frais et discret.

Dans le fond, l' eau cristalline de la source tombait goutte à goutte, dans un petit bassin garni de mousse.( C'est encore une fois une source tarie...).











dr_me_provencale_677C'est dans ce lieu que Madame de Sévigné aimait à venir passer ses après midi, la plupart de ses lettres en sont datées. Cet abri sous roche a été aménagé au XVII ème siècle.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Grignan

27 février 2007

L'Eglise Saint Pierre et Saint Paul de Comps

dr_me_provencale_564aSelon la légende, un Seigneur de Comps qui chassait s'est un jour égaré sur la colline recouverte de bois. Il s'est agenouillé et a juré devant Dieu que s'il parvenait à s'en sortir vivant, il construirait une chapelle sur l'emplacement où il se trouvait …
Et il tint parole.













dr_me_provencale_566aQuand je suis arrivée, j'ai été accueillie par quelques chevaux. L'église m'apparaissait au travers des arbres. Belle introduction...

















dr_me_provencale_589aCe prieuré est superbement isolé sur un petit promontoire, devant un large paysage. On s'étonne de cet édifice en croix grecque. 








 

Comps_planAu siècle dernier, le chanoine Jouve avait vu une influence orientale dans le plan en croix grecque et A.Lacroix, reprenant cette idée, en avait déduit qu'elle avait du être édifiée au retour de la première croisade.  Il s'agit tout simplement d'une église dont la nef et le clocher sont restés inachevés.












 

dr_me_provencale_570aUne église existait avant l'église actuelle. Comps  était en 1031 le siège d'une «vicaria», ou viguerie,  division civile ancienne, qui dépendait du Saint-Empire Romain Germanique.  Elle dépendait de l'abbaye bénédictine de Savigny, près de l'Arbresle, dans le Rhône (qui est citée dans une donation de 1032). Cette abbaye possédait aussi les églises de Bézaudun, Bourdeaux et Crupies.  C'est ce qui explique l'importance de son église  Saint-Paul.






dr_me_provencale_577aLa seigneurie de Comps a probablement été inféodée par l'évêché de Valentinois en récompense des services rendus par la famille des Comps aux croisades, notamment celle de 1095 à laquelle a participé Odon de Comps.






















dr_me_provencale_584aL'église est encore citée comme une dépendance de Savigny au début du XIIème siècle en 1107, par le pape Pascal II, mais, à une date inconnue, peut-être au XIIIème siècle, le prieuré de Comps passe aux chanoines Augustins de l'abbaye de Saoû.










dr_me_provencale_588La seigneurie de Comps était un fief des comtes Valentinois. Le premier , Aymar, était le fils naturel de Guillaume IX, comte de Poitiers vers 1120. La famille des Comps s'éteignit au XIII ème siècle a par le mariage de la dernière héritière avec Dalmas I de Vesc. Ses descendants devinrent donc seigneurs de Comps et de Dieulefit.









dr_me_provencale_581aLors d'une visite en 1509, l'évêque de Valence et de Die autorise son agrandissement et ordonne la réfection du portail et du vitrage au dessus de la porte d'entrée. En 1534, les habitants de Comps prêtent sa cloche à ceux de Dieulefit.

L'église a été classée monument historique en 1938. En 1947, sa toiture a entièrement été refaite et couverte de lauzes d'ardoise. Le bâtiment adjacent, presbytère et école, a été détruit.

L'unique nef, large de 5,10 m est longue de 3,89 m seulement.

Vous remarquerez l'oculus légèrement décalé sur la droite. Une dédicace, ou un calage sur un astre ?










dr_me_provencale_587aL'extérieur est bâti en petit appareil régulier de grès. Dans le parement, au sud de l'abside semi-circulaire, on devine qu'une absidiole méridionale a disparu, l'absidiole nord étant remplacée par une chapelle à voûte d'ogives du XVème siècle. Une porte, peut-être du XIVème siècle, s'ouvre à l'ouest dans l'embryon de nef.  La souche du solide clocher est renforcée de pilastres nus destinés à porter un élément qui n'a jamais existé. A l'intérieur, ce qui frappe, c'est la hauteur des voûtes, en particulier de la coupole portée par les arcs d'encadrement de la croisée et par leurs pilastres à dosserets multiples. Du côté de la nef l'arc retombe sur deux colonnes engagées, celle du sud ayant une base seulement ébauchée. La nef se réduit à une petite travée et l'on reconnaît dans les croisillons les entrées des absidioles.






dr_me_provencale_583aLa coupole passe du rectangle de base à l'octogone grâce à de larges trompes où le XIXème avait placé des motifs. La moulure en quart de rond qui court au bas de l'octogone, la perfection et l'ampleur de la coupole, le tracé brisé des arcs d'encadrement et des voûtes assignent à l'édifice une époque postérieure au milieu du XIIème siècle.

Le site en lui-même coupe le souffle. La beauté et l'élégance sont de mise. Malheureusement, ou heureusement, l'entrée de l'église reste fermée tout au long de l'année, sauf pendant la journée du patrimoine. Le moins pire, c'est que l'on peut ouvrir la porte et prendre quelques photos à travers une grille...

 

http://www.centcols.org/les_rendez-vous/damian/monuments_romans_suite.htm

19 février 2007

Notre-Dame de Paris II

notre_dame_de_paris_plan_LecomteComme la plupart des cathédrales françaises, Notre-Dame de Paris a un plan en forme de croix latine. En voici les principales dimensions : façade, 40 mètres ; longueur totale dans œuvre, 130 mètres ; largeur d'une extrémité à l'autre du transept, 48 mètres ; élévation de la maîtresse voûte, 35 mètres ; élévation des tours au-dessus de la maîtresse voûte, 34 mètres ; hauteur totale des tours, 69 mètres ; longueur du chœur, 28 mètres sur 12 mètres de largeur. Superficie totale, 6,240 mètres carrés, donnant un cube de 218,400 mètres dans œuvre, non compris la surélévation des tours.


La cathédrale contient 5 nefs, 37 chapelles, 3 roses dont le diamètre est pour chacune de 13 mètres et demi,  113 fenêtres, 75 colonnes ou piliers libres, non compris les colonnes engagées, une tribune à jour régnant le long des murs de la nef centrale, et dont les baies sont séparées par 108 colonnettes.
La nef comporte dix travées, le chœur cinq. L'axe de celui-ci est légèrement dévié par rapport à l'axe de la nef. L'abside est semi-circulaire à cinq pans. La nef est flanquée de doubles collatéraux qui se prolongent par un double déambulatoire, le tout avec chapelle latérales (sauf sur les trois premières travées) et rayonnantes (soit 37 au total).







La nef

paris_152Construite avant le chœur, la nef relève du premier style gothique, avec voûtes sexpartites, cependant sans alternance de piles fortes et de piles faibles comme on le voit à Sens.




















paris_103Le transept, bien identifiable de l'extérieur du monument, ne fait pas saillie par rapport aux collatéraux et aux chapelle latérales. Il n'a pas de collatéraux.
L'élévation intérieure est à trois niveaux, avec grandes arcades, tribunes et fenêtres hautes.





paris_118Les façades nord et sud du transept s'ornent de magnifiques rosaces ornées de vitraux, parmi les plus grandes d'Europe (diamètre : 13 m).






 


Les tours

paris_024Au fil des ans, il a été suggéré à plusieurs reprises que les plans originaux de Notre-Dame prévoyaient deux flèches qui s’élèveraient des tours. Les solides clochers auraient pu sans aucun doute supporter de telles structures. Mais ce n’est pas pour autant qu’ils étaient censés être dotés de flèches. La cathédrale d’Amiens ainsi que d’autres cathédrales suivirent le modèle de Notre-Dame et ne possèdent pas non plus de flèches (cependant, la cathédrale de Reims aurait dû en posséder, selon les plans initiaux, mais elles ne furent jamais achevées). Pendant la restauration qui eut lieu entre 1844 et 1864, l’idée des flèches fut à nouveau suggérée. Le restaurateur Viollet-le-Duc, voulant à tout prix faire échouer le projet, dessina un plan très précis de la cathédrale avec de telles flèches afin de montrer à la population le résultat cauchemardesque auquel ce projet aboutirait. Ironiquement, certains experts ont affirmé depuis, sur la base de ses plans, que Viollet-le-Duc était lui-même en faveur de ces flèches.
L'assymétrie des tours est due le plus souvent aux forces cosmo-telluriques passant sous elles. L'une est dédiée au soleil, l'autre à la lune. Masculin, féminin, comme à Chartres.



La galerie des rois

paris_037bÀ vingt mètres du sol, une série de vingt-huit personnages royaux représente les vingt-huit générations des rois de Judée qui ont précédé le Christ. Chaque statue mesure plus de trois mètres cinquante de haut. Les têtes des statues datent du XIXe siècle et sont le produit des ateliers de sculpture du restaurateur Viollet-le-Duc. En effet, les statues d’origine furent décapitées en 1793 pendant la Révolution française par les Sans-Culottes , qui, à tort, croyaient que ces statues représentaient des souverains du royaume de France. Il ne reste aujourd’hui que des fragments des statues médiévales. Les têtes originales ont été retrouvées en 1977, à l'occasion de travaux entrepris pour la rénovation de l'hôtel Moreau dans le IXe arrondissement de Paris, et sont actuellement exposées au Musée de Cluny.

Le portail du Jugement Dernier

paris_581Il s’agit du portail principal de la cathédrale. Son imagerie est saisissante. Il représente le jugement dernier –lorsque, selon la tradition chrétienne, les morts ressuscitent et sont jugés par le Christ. Sur le linteau inférieur, on peut voir les morts sortir de leurs tombes. Au-dessus, un ange utilise une balance pour peser les péchés et les vertus. Les élus sont à gauche, et à droite, poussés par des démons aux regards diaboliques, les damnés enchaînés sont menés en enfer. Sur le tympan supérieur, le Christ préside cette cour divine.
Il s’agit là d’une démonstration bien concrète de l’imagerie chrétienne développée au Moyen Âge par l'Église, qui influence alors grandement le peuple.
La scène du Jugement Dernier figure également sur de nombreuses autres cathédrales.

Le parvis

paris_625_1Le parvis est la grande zone ouverte se trouvant juste devant la façade ouest. Le mot parvis vient du latin paradisius, paradis. Lorsque la cathédrale fut construite, le parvis était assez étroit. La cathédrale était située parmi d’innombrables bâtiments en bois de petite taille, telle que des maisons, boutiques et auberges. Le parvis conserva des dimensions modestes jusqu’au XVIIIe siècle, époque à laquelle l’architecte Beaufrand l’agrandit. Il fut remodelé à plusieurs reprises par la suite, notamment depuis 1960.

La façade ouest

paris_576La façade ouest est grosse, à la fois rigoureuse et linéaire, met en valeur de façon étonnante le cercle du vitrail de la rosace. De nombreux observateurs ont remarqué que l’effet général est semblable à celui d’une hostie. Trois portes donnent accès dans la cathédrale ; la plus vaste, celle du milieu, s'appelle la porte du Jugement ; à gauche, au pied de la tour du nord, s'ouvre la porte de la Vierge ; à droite, la porte Sainte-Anne s'ouvre au pied de la tour du midi.







Le portail de la Vierge

paris_033aCe portail est dédié à la Vierge Marie. La Vierge Marie se trouve en haut du tympan, assise à la droite du Christ; et un ange, se trouvant au-dessus d’elle, place une couronne en or sur sa tête. Notez la cannelure pointue dans le mur autour des arcs du tympan. Les bâtisseurs voulaient que ce portail soit différent des autres en l’honneur de la Vierge. Au-dessus du pilier trumeau se dresse une Vierge de pierre sculptée au XVe siècle, provenant de l'ancienne église de Saint-Aignan au Cloître ; elle a été placée là en 1818 ; elle y remplace une belle statue du XIIIe siècle représentant la Vierge portant son fils dans ses bras et foulant aux pieds le dragon, laquelle a été reléguée, on ne sait quand ni pourquoi, dans les magasins de l'église du chapitre, à Saint-Denis.


Le portail de Sainte Anne

paris_034aCe portail, dédié à la vie de Sainte Anne, la mère de la Vierge, est connue principalement en raison de la polémique concernant les deux personnages figurant sur le tympan. Autour d’un groupe comprenant une Vierge majestueuse tenant Jésus-Christ enfant dans ses bras et deux anges se trouvent deux personnages : un évêque et un roi. La tradition veut que ces personnages représentent l’évêque Maurice de Sully, fondateur de Notre-Dame, et Louis VII, roi de France à l’époque. Mais certains experts mettent en doute cette théorie et soutiennent que le personnage religieux est Saint Germain, évêque de Paris au VIe siècle, et que le roi est Childebert Ier, fils de Clovis. D’autres experts affirment même que ces personnages ne peuvent pas être identifiés.



Le balcon de la Vierge

paris_578Cette statue de la Vierge consacre la totalité de la façade à la mère du Christ. Elle fut commandée par Viollet-le-Duc pour remplacer la statue originale de l’époque médiévale, sévèrement endommagée par les années et les conditions climatiques. La rosace ouest se trouvant derrière cette statue constitue une auréole magnifique.

paris_604Viollet-le-Duc plaça également des statues d’Adam et Ève devant les baies de chaque côté de la rosace. Il s’agit là, d’après la plupart des experts, de l’erreur principale de Viollet-le-Duc dans une restauration qui, sinon, peut être qualifiée de remarquable.

paris_600 Tout semble prouver qu’aucune statue n’ait existé à cet emplacement. Les statues d’Adam et Ève auraient en fait dû être placées dans des renfoncements du mur le plus éloigné du bras sud du transept.

paris_605La Rose de la Vierge et son auréole de pierre: Il suffit d'être dans le bon axe et avec le recul nécessaire pour que la Vierge, Notre Dame finalement, ait la plus mémorable couronne qui soit : une rose pierre de 9,60 mètres de diamètre, édifiée entre 1220 et 1225.

Ce petit chef d'oeuvre, d'une grande pureté, n'est visible que d'un point précis du parvis, à une trentaine de mètres de la façade. Souvenons-nous qu'au Moyen Age, Notre Dame s'élevait au milieu des maisons et que le parvis n'avait qu'une trentaine de mètres de profondeur. La statue a donc été placée sur un piédestal très précisément calculé pour que le visiteur, en débouchant sur la place, soit immédiatement frappé par le spectacle de la Vierge couronnée... Oui, oui, ça c'est ce que disent les livres! Mais...

Mais deux petites remarques: la perspective ne joue vraiment que lorsqu'on se place plus loin, à un endroit où s'élevaient des maisons; ensuite, ces statues ne sont pas d'origine, mais ont été dessinées, comme beaucoup, par Viollet-le-Duc. Alors... Qu'importe, après tout. L'histoire est belle, même si elle prête un peu trop au génie de nos architectes du moyen âge.

Les rosaces

paris_023aAu Moyen-Age, toutes les baies de Notre-Dame de Paris étaient garnies de vitraux magnifiques. Tout a été détruit au 18ème siècle, à l'exception des trois grandes roses, de qualité exceptionnelle. Au 19ème siècle, Viollet-le-Duc et son équipe ont créé de nouveaux vitraux dans le style médiéval pour les chapelles latérales et celles du déambulatoire.

paris_579aLes trois grandes roses de Notre-Dame de Paris sont la rose Ouest (1220), au-dessus du grand orgue qui la cache à moitié, et les deux roses symétriques des transepts Nord (1250) et Sud (1270) qui, selon la tradition, auraient été données par saint Louis. Les vitraux des trois roses sont restés en grande partie d'origine, malgré les indispensables nettoyages et restaurations.

paris_111La rose Ouest est constituée d'un médaillon central représentant la Vierge à l'Enfant, entourées de trois bandes circulaires concentriques. En partant du centre on observe tout d'abord la série des douze petits prophètes, qui ont annoncé l'Incarnation de Jésus. Les deux bandes circulaires extérieures opposent en haut douze vertus et douze vices; en bas, elles associent les travaux des mois aux douze signes du zodiaque. Le nombre douze, produit de trois par quatre (trois, symbole de la Trinité, quatre, symbole des choses terrestres) est le symbole de l'Incarnation.

paris_140aLa rose Nord est consacrée à l'Ancien Testament. Sa dominante violette est signe d'attente et d'espérance de la venue du Messie. En trois cercles sont représentés quatre-vingts personnages: prophètes, rois, juges et grands prêtres. Au centre se trouve à nouveau la Vierge à l'Enfant, réalisation de la promesse et de ce fait jonction entre l'Ancien et le Nouveau Testament.

paris_113La rose Sud est celle du Nouveau Testament, à dominante rouge et beaucoup plus lumineuse du fait de son orientation. Elle comprend quatre-vingt-quatre médaillons répartis sur quatre cercles et figurant des apôtres, des martyrs, des évêques, ainsi que des scènes de l'Évangile. Le médaillon central, création de l'atelier de Viollet-le-Duc, représente le Christ de l'Apocalypse entouré du tétramorphe.
Les claires-voies sous les deux roses représentent l'une les dix-huit rois de Juda, l'autre les seize prophètes, les quatre du centre portant sur leurs épaules les quatre évangélistes. Ces vitraux ont été refaits au 19ème siècle par l'atelier de Viollet-le-Duc.

Le portail de Saint Étienne

Cparis_063aette porte se situe au niveau du bras sud du transept. Le tympan raconte la vie du premier martyr chrétien, Saint Étienne, selon les actes des apôtres.






Le portail du cloître

paris_076Ce portail se situe au niveau du bras nord du transept. Le linteau inférieur représente des scènes de l’enfance du Christ. Ces sculptures sont parmi les plus belles œuvres sculptées sur ce thème.

Le portail rouge

Le maître d’œuvre Pierre de Montreuil construisit cette petite porte, appelée pour des raisons évidentes «le portail rouge», entre 1250 et 1270. Louis IX, mieux connu sous le nom de Saint Louis, l’avait commissionnée. Il est présentée sur le tympan à gauche de la Vierge, couronné par un ange. L’épouse de Saint Louis, Marguerite de Provence, se trouve à droite du Christ.




Portail méridional de Notre-Dame de Paris

paris_064aLa porte de la Vierge, comme la porte Sainte-Anne ou du Midi, est garnie d'admirables ornements ou pentures en fer forgé, qui recouvrent les vantaux de bois. Travaillées en arabesques légères, fleurs et feuillages, rinceaux et animaux, elles tiennent le premier rang parmi les pièces capitales de la serrurerie aux XIIe et XIIIe siècles. Elles ressortent gracieusement sur l'enduit rouge dont on a recouvert les vantaux. Ces merveilles de l'art du fer forgé sont si belles que le peuple ne voulut pas croire qu'elles eussent été exécutées par le marteau d'un simple forgeron. Celui-ci aurait eu recours au diable, ce qui lui valut le surnom de Biscornette. Mais l'assistance du malin ne servit de rien pour la porte centrale par laquelle sort le saint sacrement les jours de solennité ; Biscornette ne parvint jamais à la ferrer, Il paraît que les architectes de nos jours usaient de sortilèges plus puissants, car ils ont ferré la grande porte avec des pentures très habilement copiées sur les portes latérales.



L’abside

paris_081L’abside est constituée par un demi-cercle situé dans la partie la plus à l’est de la cathédrale. Elle fut bâtie durant la première phase de construction, de 1163 à 1180. Une série d’arcs-boutants admirables soutient son mur supérieur arrondi. Elle est décorée de sculptures et de panneaux représentant entre autres des épisodes de la vie de la Vierge.







Le toit

paris_212Dans son testament, Maurice de Sully laissa la somme de cinq mille deniers pour le toit de la cathédrale, qui n’était recouvert que de matériaux temporaires jusqu’à sa mort en 1196. Le toit est recouvert de 1326 tuiles de plomb. Le poids total de ces tuiles est estimé à plus de deux tonnes.


La flèche

paris_016La première flèche fut construite au-dessus de la croisée du transept au milieu du XIIIe siècle. Des flèches aussi hautes souffrent du vent qui plie et affaiblit leurs structures. La flèche est déformée lentement, les solides se faussent, jusqu’à l’écroulement total. La flèche d’origine fut démontée en 1786, après plus de cinq siècles d’existence. La cathédrale resta sans flèche jusqu’à la restauration dirigée par Viollet-le-Duc au milieu du XIXe siècle. Cette flèche est gardée par les statues des 12 apôtres (disposées en quatre rangées - une à chaque points cardinaux - de 3 apôtres, ceux ci étant placés les un dessous des autres). Tous sont tournés vers Paris, excepté l'un d'eux, Pierre. Celui ci ressemble étrangement à Viollet-le-Duc, l'architecte de la flèche. Il s’agit là d’une petite plaisanterie historique de ce grand architecte et restaurateur.




La cloche

paris_186Le grand bourdon dont parle François Villon dans son Grant Testament, daté de 1461, avait été donné en 1400 à la cathédrale par Jean de Montaigu, frère de l'évêque de Paris, qui l'avait baptisé Jacqueline, du nom de sa femme Jacqueline de La Grange. Jacqueline fut refondue en 1686 par les maîtres fondeurs Chapelle, Gillot, Moreau et Florentin Le Guay, et reçut un nouveau baptême au nom de Louise-Marie-Thérèse, reine de France, femme de Louis XIV. Jacqueline ne pesait que quinze milliers (7,500 kilogrammes). Marie-Thérèse pèse un peu plus du double (16,000 kilogrammes ou 16 tonnes métriques). Le battant pèse à lui seul 485 kilogrammes. L'épaisseur de la cloche est de 28 cm ; le périmètre en est de 4 mètres. Une inscription latine, placée en relief, relate ses aventures et ses transformations.

paris_189 Le bourdon "Emmanuel-Louise-Marie-Thérèse" est situé en haut des 422 marches de la Tour sud. On racconte que quand elle fut refondue en 1631, les femmes jetèrent dans le métal fondu leur bijoux en or, donnant à la cloche son ton unique en Fa dièse.
Il ne sonne qu'aux grandes fêtes de l'année: Noël, les Rameaux, Pâques, l'Ascension, la Pentecôte, l'Assomption et la Toussaint, ainsi qu'à l'occasion de cérémonies exceptionnelles.
Quatre autres cloches sont dans la tour Nord depuis 1856, en remplacement de celles du Moyen Age envoyées à la fonte en 1791 pour faire des canons.
Elles sonnent trois fois par jour pour l'Angélus à 8 heures, 12 heures et 19 heures et aussi pour l'Office cathédral en semaine. Les dimanches et jours de fête, elles sonnent à 9h 45 et 15h 45.
La volée "à la corde" a été remplacée par l'utilisation d'un pédalier au 19ème siècle.
Maintenant la sonnerie est télécommandée électriquement.

10 mai 2006

Le temple de Diane, chapelle saint Clair

polignac_271Officiellement chapelle funéraire de l'ancien hôpital saint Nicolas, fondé à la fin du XIème siècle.

Sur le plan symbolique, la présence du temple de Diane au bas du rocher s'explique par l'analogie cosmique. Diane, divinité incarnant la lune, est au bas du rocher dédié à une divinité solaire, comme la lune est au nadir quand le soleil est à son zénith.

photos_par_rem_289Pour que le sanctuaire soit complet, il faut que les deux polarités du culte soient présentes. C'est l'expression parfaite de la dualité et de la complémentarité des principes divins. On retrouve exactement le même symbolisme avec le culte solaire de saint Michel et le culte féminin/lunaire de la vierge noire. Ici, nous avons de chaque côté de l'entrée deux piliers respectivement sinistrogyre et dextrogyre. Des éclatoirs partout sur les chapiteaux et les frontons...

polignac_269A côté de l'église se trouve une petite place avec la fontaine faite par l'architecte Crozatier, avec en son centre un beau Saint Michel terrassant le dragon.

10 mai 2006

Les roches de Merlin, l'arrivée

Les_roches_de_Merlin__Marlin__2_





dragon_068On sait que les voyageurs de l'antiquité faisaient ce geste en l'honneur de Mercure, le dieu de la route, et pour marquer le chemin par ces tas accumulés; c'est la bible qui nous le dit, en parlant de celui qui jette une pierre sur "le tas de Mercure" : Sicut qui mittit lapidem in acervum Mercurii (livre des proverbes).

Les_roches_de_Merlin__Marlin__21_J.P.Roux voit un exemple de l'âme collective:
"Toute accumulation d'objets modestes doués d'âme renforce la potentialité de chacun d'eux et finit par créer une nouvelle âme extrêmement puissante. On constitue cette force en amassant des pierres en certains lieux choisis et, là encore l'âme collective et sacrée est inséparable de l'âme sacrée du sol sur lequel on l'a dressé..."

21 janvier 2007

Eglise Saint André de Saint Rambert sur Loire

montbrison_080A l'origine, Saint Rambert, un village romain du nom d'Occiacum, fut donné à l'Abbaye de l'Ile-Barbe. Les moines fondèrent un prieuré et rebaptisèrent le lieu  Saint-André-des-Olmes.
En 1078, lorsque les reliques de Saint Rambert furent apportées, le village prit son nom définitif, et fut alors un lieu important de pélerinage.

montbrison_099Bâti sur une butte dominant la plaine et le fleuve, Saint Rambert était, au moyen âge, entouré de 2 murs d'enceinte dont il reste aujourd'hui quelques éléments.





montbrison_077La chapelle Saint Jean date probablement du VIIème ou VIIIème siècle. Elle fut élevée hâtivement par les moines, près du Prieuré, en attendant que la grande église prieurale et conventuelle fut construite. Il a été découvert dans le sol de la chapelle de nombreux corps enterrés suite à une épidémie de peste qui frappa le village au moyen-age.
"Elle servait aux douze moines mais aussi permettait d'y recevoir les ouvriers occupés à la construcion de l'église.
De même, moines et manants devaient s'y réunir pour prier ensemble au VIIème siècle, sous la voûte de bois et sur les marches d'un autel de bois, pour le succès des travaux et de l'entreprise" (cf. abbé Signerin).




 


montbrison_2_058Le prieuré, dépendant de l’Ile Barbe, près de Lyon, est cité dès le Xème siècle. Mais la tour de l’église actuelle, à l’origine tour de défense, offre la particularité d’avoir de très nombreux débris gallo-romains incrustés dans sa façade (pierres, colonnes, cippes ou autels) qui laissent entrevoir l’existence d’un temple païen antérieur à la fondation de l’église. Ces vestiges en remploi sont les derniers témoins d’ Occiacum.

montbrison_081La rive gauche prit le nom de Saint-André-des-Olmes quand douze moines bénédictins dépendant du monastère de l'lle Barbe s'y installèrent au VIIIème siècle (entre 603 et 608) et construisirent d’abord la chapelle qui est mentionnée sous le nom de chapelle Saint-Jean à partir de 1307. Une autre chapelle, sous le patronage de Saint-Côme est citée dès 971. La chapelle Saint-Jean, à côté de l’église, servit par la suite de baptistère jusqu’en 1828. Quant au cloître, c’est sur les ruines d'un temple romain, ainsi que nous l’avons déjà écrit, que les moines entreprirent de l’élever. Ils le dédièrent d’abord à Saint-André. Ce n’est qu’à partir de 1078 que le prieuré, et la cité avec lui, prirent le nom de Saint-Rambert. Tout simplement parce que les reliques du Saint y furent amenées.

montbrison_083La légende, maintes fois racontée, nous dit que les reliques de Rambert, assassiné le 13 juin 675 par les sicaires d’Ebroin (maire du Palais), étaient gardées au monastère de Saint-Domitien, à Saint Rambert en Bugey. Bien loin du Forez donc, au-delà de Lyon, jusqu’au jour de l’an 1078 où un homme le vit apparaître en songe pour lui commander de transporter ses restes du Bugey en Forez ! Et voilà notre homme qui enleva les ossements de Rambert (et de Domitien, tant qu’à faire) les enfouit dans des sacs de toile et prit le chemin de Saint-André. Dans une forêt, il rencontra le comte Guillaume de Forez (ou Widelin) à qui il raconta son aventure et dévoila le contenu de son fardeau. Guillaume emmena notre homme dans sa demeure et son épouse, la belle Vandalmonde, sortit une belle chape de ses bahuts pour y enfouir les reliques. Et un joyeux cortège prit le chemin de Saint-André où tout le monde, y compris les eaux de la Loire au « Gué de la Roche », firent une haie d’honneur aux reliques de Saint Rambert et de Saint Domitien.(http://www.forez-info.com/encyclo.php)


montbrison_116Au premier étage de la tour de l'église Saint André, on trouve une salle voûtée en plein cintre, où le tombeau de Saint Rambert fut placé, dans une niche large de 2m40. Pour que les fidèles puissent défiler dans cet espace étroit, deux escaliers desservaient la salle, percés dans l'épaisseur des murs nord et sud. On retrouve la même configuration dans les cryptes de pelerinage, et dans l'église de la Morenita, à Montserat. Les deux escaliers existent toujours mais leur entrée a été bouchée.


montbrison_118montbrison_124Le choeur comporte 4 énormes piliers chargés de supporter le clocher. Il est voûté d'une coupole octogonale comprenant 4 trompes ayant un rôle acoustique.

montbrison_128Dans la chapelle de droite, une statue de vierge, se rapportant aux vierges noires, veille sur l'église. Elle est la reproduction de l'une des vierges des portes de la ville:

la porte de la Franchise, porte de l'enceinte intérieure, où se trouve une reproduction de " Notre-Dame de la porte de Franchise " (l’originale en bois de noyer se trouve au musée) tient son nom du droit d'asile dont bénéficiaient les délinquants qui parvenaient à entrer dans l'enceinte du prieuré. La cité comportait quatre autres portes, ouvrant le bourg : la porte de Bost (ou du Bois ?) qui conduisait vers le sud, vers Chambles et l’Hermitage de Notre-Dame de Grâces, la porte du Poyet en direction de Saint-Marcellin en Forez et de l’Auvergne, la porte de Bourg-Chorier qui menait au cimetière des pestiférés. Cette dernière était donc gardée par Notre-Dame de Bon Secours. La porte du Pré-Fangéat menait en direction de la Loire.

montbrison_111Le bénitier en marbre que l'on retrouve près du choeur, sur la gauche, derrière un des piliers centraux, est classé monument historique. D'après la légende, il aurait servi à recueillir le sang des sacrifices en l'honneur des divinités païennes. Il remonte à une époque antérieure au VII ème siècle.




 

montbrison_148L'abside centrale date du début du XII ème siècle. Elle est légèrement inclinée sur la gauche par rapport à l'axe central de la grande nef. Sans doute pour que l'on se remémore la dédicace à Saint André. Il faudrait calculer l'angle.










montbrison_085Sur le côté gauche de l'église, derriere la chapelle Saint Jean, se trouve un ancien puits, sans doute celui qui servit aux bons moines.




StRambert_lionLes pierres nous livrent un message. Nous retrouvons ici les symboles utilisés dans l'architecture sacrée. Sur la porte nord de Saint André, un "lion" garde l'accès. Drôle de lion...


montbrison_097montbrison_103D'autres pierres nous parlent: étoiles à 6 ou 8 branches, "chandelier" à 4 branches, indiquant peut-être le nombre de courants acquifères passant sous l'église...

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12 novembre 2006

Le cercle O'Bookan

Orcades_480Cet endroit est très peu connu. Il est quand même présenté comme le troisième cercle de pierres. Il se situe au Nord/Ouest de Brodgar, à environ 1,6 km.













Orcades_484Il se compose d'un fossé entourant une plateforme centrale surélevée, dans laquelle se tiennent encore des tronçons de pierres. Il a été suggéré qu'elles étaient les restes d'un cairn, mais rien n'a été prouvé. je pencherai plus pour un autre cercle, même s'il manque la chaussée d'entrée que l'on retrouve dans les autres cercles.










Orcades_491Le fossé, de 13,50 mètres de largeur et 2 mètres de profondeur, entoure la plateforme ovale de 44,5 mètres sur 38 mètres. C'e'st au centre de cette plateforme que l'on trouve les pierres.












Orcades_490J'ai ressenti quand même en ce lieu pas mal dénergie, un peu diffuse. Il me semble, comme souvent, que des pierres ont servi aux clôtures des fermiers du coin... Il reste une tradition voulant qu'après le temple du soleil de Stenness et celui de la lune de Brodgar, le temple de Bookan soit dédié aux.... étoiles ! Il aurait eu alors une importance plus grande que les deux autres. Il reste qu'il est situé dans le premier axe du site.

12 novembre 2006

La pierre de Barnhouse

Orcades_274Barnhouse est un monolithe solitaire couvert par les lichens. Il se trouve dans l'environnement proche de Maeshowe, non loin du cecle de pierres de Stenness. On le voit très bien de la route menant de Finstown à Stromness, sur la droite. Il fait partie de l'alignement Est/Ouest avec Cuween et la standing stone, vus précédement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Orcades_275Cette pierre est en plus parfaitement alignée sur l'entrée du cairn de Maeshowe, environ 700 mètres au Nord/Ouest. En 1952, Peter C. Flett a écrit: "L'alignement formé entre cette pierre de Barnhouse et le passage d'entrée de Maeshowe semble avoir une signification particulière. Celà est trop remarquable pour être simplement accidentel." Il est vrai qu'au solstice d'hiver, quand les rayons du soleil entrent au plus profond de maeshowe, l'astre est directement aligné au dessus de la pierre de Barnhouse. De Maeshowe, la ligne se poursuit sur la colline de Ward, sur l'ïle d'Hoy, dans un endroit où le coucher du soleil se fait 22 jours avant et après le solstice d'hiver. Cette période de 3 semaines est appelée par les "archéo-astronomes" tels que Thom le mois mégalithique. La pierre a-t-elle été posée en même temps que la construction de Maeshowe, ou bien était-elle là avant ? Mystère...

 

Orcades_282La découverte d'un trou derrière Maeshowe qui aurait été l'emplacement d'une autre pierre levée semble indiquer que Barnhouse a eu une fonction dans l'utilisation du cairn. Ce qui relierait le cercle de pierre de Brodgar (de part le premier alignement) et le cairn de Maeshowe, et prouverait que le site forme un ensemble complet.

Flett suggère aussi une relation entre Barnhouse, Watchstone et le cercle de Brodgar. Ces deux pierres forment une ligne droite avec le centre de Brodgar, suivant une direction Nord/Ouest, Sud/Ouest.

11 octobre 2006

Saint Martin de Laives

Saint_Martin_de_Laives_005L'église est bien connue des routiers empruntant l'A6 en direction de Paris. C'est elle que nous voyons sur la gauche, tout en haut de la colline, illuminée tous les soirs, à la hauteur de Tournus nord.

st_martin_5Il est connu que les lieux dits "saint Martin" ont souvent été d'anciennes places mégalithiques, puisque Saint Martin a passé sa vie à les détruire. Mais il nous a laissé un précieux renseignement sur la localisation des pierres.

Saint_Martin_de_Laives_004Juste avant d'arriver, rencontre avec un ami, celui qui m'accompagne lors de mes visites aux lieux sacrés.

Saint_Martin_de_Laives_007"Des vestiges préhistoriques permettent de penser que d’anciennes peuplades se réfugièrent sur ce mamelon entre Saône, Grosne et Grison.

Après les invasions barbares, sur le point culminant, le christianisme éleva une chapelle sous le vocable de Saint Martin, guerrier évangéliste de la Gaule au IVème siècle. Cette chapelle était entourée d’un village, à partir des IXème et Xème siècles. L’église était dénommée  "ecclesia Sancti Martini in monte". Saint Martin est situé sur le Chemin des Moines, chemin de crête qui mène à Cluny.

Selon la tradition, l’église est orientée le chœur à l’Est, l’entrée au couchant.

st_martin_plan2Le plan basilical, le plein ceintre, l’absence de transept à l’origine permettent le classement dans l’art roman du XIème siècle.

st_martin_1A droite de l’entrée, les fonds baptismaux sont représentés par une cuve sans ornements.

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La dalle du second pilier à droite est une ancienne tombe du 12ème siècle. C’était l’autel de Sainte Anne. (tiens, Anna qui revient par là...)

st_martin_6Sous le sol du chœur, existe une petite cave qui fut maçonnée vers 1945, au niveau de la marche de l’autel, des éboulements dangereux étant à craindre. Une légende raconte qu’un souterrain existe. Les anciens du pays se rappellent en tout cas, qu’ils sortaient sous les tilleuls après avoir progressé dans un éboulis." (J'adore les légendes. Il faut savoir lire entre les lignes. Elles sont sources inépuisables de vérités cachées.)

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st_martin3

A mon avis, cet endroit fut bien un ancien lieu sacré...récupéré. L'énergie n'y est plus très présente, mais comme je n'ai pu avoir accès à l'intérieur... On prend quand même devant l'entrée, en face du porche. Ce réseau là est encore bien efficace.

Saint_Martin_de_Laives_009

Merci à http://www.saintmartindelaives.com/Saint_Martin_Final/iphp/index.php qui m'a permis de retracer l'histoire de Saint Martin de Laives et de trouver les photos d'intérieur. (L'église était fermée quand j'y suis allée...)

6 novembre 2006

Tomb of Eagles, Orcades

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Orcades_591Comme pour la plupart des monuments préhistoriques des Orcades, la découverte du cairn d'Isbister, plus connu sous le nom de tombe des aigles, fut purement accidentelle. Le cairn a été découvert par un fermier local, Ronald Simison, en 1958.
Passionné par sa découverte, il a commencé des fouilles et a retrouvé, outre de nombreux objets, l'entrée de la chambre. Peu de temps après cette découverte, le cairn fut scellé en attendant une étude archéologique complète. Plus de 20 ans ont passé...

 

 

 

 

 

Cairns__Orcades__maeshowe__Tomb_of_Eagles__Unstan__Cuween__085Monsieur Simison, las d'attendre, a donc abandonné les démarches administratives et décidé de faire le travail lui-même.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cairns__Orcades__maeshowe__Tomb_of_Eagles__Unstan__Cuween__080La tombe des aigles est dans la lignée d'Unstan. 340 squelettes ont été découverts, ainsi que des serres d'aigle de mer, d'où son nom.
La datation officielle est de -3 150 avant J.C.; l'utilisation a duré environ 800 ans.( le dernier squelette date de -1 600 ans avant J.C.)

 

 

 

 

 

Cairns__Orcades__maeshowe__Tomb_of_Eagles__Unstan__Cuween__020Cairns__Orcades__maeshowe__Tomb_of_Eagles__Unstan__Cuween__019Des poteries du style d'Unstan, des restes de poissons, de l'orge grillé et des objets en pierre admirablement sculptés ont été retrouvé sur place. (dont les "balles" à plusieurs facettes, qui posent un problème quand à leur utilisation. Moi ça me fait penser à des tampons pour écrire...)

 

 

 

 

 

 

 

Cairns__Orcades__maeshowe__Tomb_of_Eagles__Unstan__Cuween__061Le cairn se situe au dessus des falaises abruptes du Pentland Firth qui sépare la côte nordique de l'Ecosse des Orcades. Les archéologues le considèrent comme l'un des plus beau cairns des îles. La structure de la roche, la conception architecturale sophistiquée du cairn a demandé une grande compétence et un talent exeptionnel.
les gens qui ont construit le cairn avaient une maîtrise avancée de la technologie, de l'astronomie et des mathématiques.

 

 

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Le cairn était entouré au départ de dalles, sur une surface ovale de plus de 3 mètres 50. L'entrée se situe au nord-ouest, au milieu d'un muret de pierres sèches en forme d'arc de cercle. L'ouverture est si basse qu'il faut ramper pour parvenir à l'intérieur, ou bien se coucher sur le chariot à roulettes laissé sur place par la famille Simison.

 

 

 

 

 

Cairns__Orcades__maeshowe__Tomb_of_Eagles__Unstan__Cuween__077La chambre principale est rectangulaire (8m33 x 1m45), sa hauteur est de 3m50. Elle est divisée en 3 compartiments par des pierres plates redressées. On trouve 3 chambres latérales, dont deux à l'ouest et une à l'est. L'une d'elles contient encore des crânes.
Le toit est malheureusement moderne, encore une fois... l'ancien toit était en encorbellement, comme dans la plupart des autres cairns des Orcades.
la lumière arrive donc de l'extérieur par des lucarnes, ce qui est bien pratique pour les touristes mais désavantage les cherchants. C'est comme si l'on pratiquait une ouverture dans la crypte d'une vierge noire, elle qui doit rester dans l'obscurité, dans la matrice, au plus profond de la Terre-mère. Malgré le toit, les énergies sont encore présentes.

 

 

 

 

 

 

Cairns__Orcades__maeshowe__Tomb_of_Eagles__Unstan__Cuween__079Les ossements ont été retrouvés empilés dans différents compartiments et dans la chambre latérale ouest. La datation au carbone 14 a montré que l'utilisation du cairn comme tombeau s'est faite pendant plus de 800 ans avant qu'il de soit comblé par la terre après l'éffondrement du toit.

Un examen très approfondi des ossements humains a montré une différence des squelettes avec les hommes actuels. Par exemple, les muscles du cou étaient plus forts, les dents de sagesse absentes dans une proportion bien supérieure à la moyenne actuelle,, les dents étant en général saines et sans caries, la fermeture des sutures du crâne plus précoce, configuration anatomique rare des condyles occipitaux (une facette en général aujourd'hui, deux voire trois facettes sur les squelettes).

 

 

 

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Les dames avaient un crâne plus étiré à l'arrière que les messieurs... ( l'explication donnée, qui pour moi ne tient pas debout est la suivante: ces demoiselles devaient transporter de lourdes charges sur leur dos, soutenues par des sangles sur le dessus de la tête, à la manière des sherpas...)

 

 

 

 

C'est bizarre, j'ai plutot l'impression de me retrouver au milieu de gens bien plus évolués que l'on veut bien nous le faire croire... Ne serais-ce que par l'absence de dents de sagesse, ce qui est le signe, normalement, de l'évolution actuelle de la race humaine par la réduction des mâchoires, ne laissant plus de place pour ces dernières...

 

nefertiti1_editedLa forme du crâne de Charlie, demoiselle de 18 ans, (crâne daté de  5 000 ans environ, que j'ai pu prendre dans mes mains), m'a fait penser immédiatement à la représentation de Nefertiti, qui a pourtant vécu bien plus tard. Cette forme allongée du crâne vers l'arrière se retrouve aussi chez son mari Akhénaton et chez leurs filles... ce qui nous ramène encore une fois à l'Egypte. Décidément !

 

 

 

Les dates au C14 des restes des aigles, que l'on prend, comme à Cuween avec les chiens, pour l'animal totem de la tribu ayant construit le cairn, démontre qu'en fait, les animaux n'ont été déposés qu'environ 1 000 ans après sa construction (2 450 à 2050 avant J.C.). Ce qui confirme une évolution (ou involution ?) dans les pratiques des habitants du coin.

 

Orcades_597L'aigle de mer servait-il à enlever toute chair des squelettes avant leur inhumation ? (comme on voudrait bien que celà se fut passé...). Etaient-ils considérés comme psychopompes ?
Celà me rappelle certaines coutumes des mésopotamiens, il me semble.

















 

Cairns__Orcades__maeshowe__Tomb_of_Eagles__Unstan__Cuween__095Une autre étude, faite par Babette Barthelmess, montre une approche différente de la fonctionnalité du cairn. Dans 'célébration du lever du soleil à la tombe des aigles", elle explique la relation entre la construction du cairn et le lever du soleil, comme le titre de son livre l'indique...
Le soleil se lève en alignement parfait avec l'entrée autour du 21 Mai. Un autre alignement parfait vers la mi-Août où la lumière atteind le pied du mur arrière du cairn.
Le cairn a pu être soigneusement situé de telle sorte que de son entrée, l'on puisse observer le lever du soleil. Ce qui démontrerait que le soleil ait tenu une place prépondérante dans les célébrations des constructeurs. Et une maîtrise de l'astronomie.

 

 

 

Leurs rituels, à mon avis, étaient plus proches de la méditation, d'essais de perceptions spirituelles, d'initiations, que des enterrements, qui, nous l'avons vu, sont bien postérieurs.

 

 

 

Orcades__Skara_Brae_Brough_of_Birsay__Eagles_113L'endroit reste propice aux expéreinces hors-normes, de part la beauté du paysage, avec ses falaises impressionnantes laissant paraitre, çà et là, des grottes où les flots viennent d'engouffrer au rythme des vagues.
En face du cairn, au bord de cette falaise, les rochers coupants obliques m'ont interpellée. Il y a en cet endroit une magie qui s'opère...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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16 octobre 2006

Pratz, le puits des moines et le gardien

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Pratz est un petit village du Jura situé au sud de Moirans-en-montagne et Saint-Lupicin. Il faut laisser sa voiture et parcourir les quelques kilomètres qui le séparent d'un site exceptionnel, la chapelle saint Romain de Roche.

Simandre_St_alban_St_hymetiere_006Mais avant d'arriver sur le promontoire, nous avons à dire bonjour au gardien des lieux, le passeur, le Cerbère de la porte, et aller se désalterer au puits des moines. Se désalterer ou bien se laver, se purifier afin d'être présentable devant la grotte du gardien ?

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Sur le chemin de la chapelle, les paysages grandioses nous appellent à la méditation et nous donnent un sentiment d'humilité... Un âne gravé dans la roche nous renvoie à sa symbolique. On le retrouvera sur le fronton de Saint romain.

Simandre_St_alban_St_hymetiere_024Contrairement aux idées reçues, l'âne n'est pas que le symbole de la bêtise... Loin de là. Il y eut deux courants de symboles sur cet animal.

"La tête d'âne est symbole de Mithra, emblème de la fin de l'initiation. Dans un graffiti des catacombes on montre une croix surmontée de cette tête (étrange union qui semble nous confirmer la possibilité d'une fusion de certaines communautés du rite de Mithra dans le christianisme).
Dans une influence du rite de Mithra ne pouvons-nous pas inscrire cette insolite fête de l'âne qui subsistait en plein moyen-âge et où l'on dansait autour d'un âne ? Le conte initiatique de Peau d'âne repris par Perrault, mais bien antérieur, va nous montrer l'initiée revêtir tour à tour des robes de différentes couleurs pour finir par la peau d'âne... Dernière étape. Zoroastre, le Prophète Balaam ont un âne pour monture; dans l'antiquité il est la monture des sages et Jésus en chevauche un dans sa marche triomphale sur Jérusalem."

Simandre_St_alban_St_hymetiere_056"Peut-être serait-il bon avant de relire Peau d'Ane de feuilleter cet autre texte: L'âne d'or ou les métamorphoses, roman d'Apulée, ce philosophe latin d'origine africaine qui écrivait au deuxième siècle. Il y est raconté les transformations d'un certain Lucius depuis la chambre parfumée d'une prostituée de grand luxe jusqu'à l'athmosphère spirituelle d'un temple où le jeune homme se met en contemplation devant la statue de la déesse Isis. Une suite de métamorphoses accompagne l'évolution intérieure de Lucius. Celui-ci va plus loin que l'héroïne du conte de Perrault, il ne se revêt pas de la peau d'âne, il se transforme totalement en ce quadrupède et ce n'est que par l'intervention bénéfique d'Isis qu'il retrouve sa forme première."

_ne_musicienMais revenons au conte de Perrault et au Roi propriétaire de cet âne (traduisons de cette si importante source de Sagesse, de Conseil, d'Initiation); ce Roi était nous dit le conteur "le plus grand et le plus aimé des monarques". Qui pourrait être désigné ainsi si ce n'est Dieu, oui, l'Eternel Dieu Très Haut.

Ane2Mais alors, si nous avons bien reconnu Dieu en ce roi, comment ne pas reconnaitre en sa première épouse l'Humanité des temps anciens. Alors nous pouvons traduire ainsi le sens de Peau d'Ane.

L'Humanité nouvelle tente d'atteindre son plein épanouissement, chacun des appelés à cet état que certains appellent état de Rose-Croix et que l'Apôtre Paul désignait par: "la pleine stature du Christ", chacun de ces appelés doit "revêtir robe après robe", c'est à dire passer d'un enseignement à un autre jusqu'à ce qu'il soit enfin digne de revêtir la Peau d'Ane de l'Initiation absolue.

le cheval symbolise la connaissance, l'âne a une mission spéciale: l'âne c'est la révélation.

ane_vieleCe Maître âne, bien avant que Perrault ne le glisse dans son conte, des maîtres sculpteurs l'avaient ciselé dans la pierre tenant l'évangéliaire, comme dans la cathédrale de Strasbourg, ou jouant de la musique comme dans la cathédrale de Nantes; en chasuble ou en manteau de choeur, avec une mitre, avec une crosse, avec un rouleau, avec un livre, avec une flûte, avec une vièle, avec une trompette... Ce Maître âne est partout au lieu le plus apparent.

Etonnez-vous, étrangers au symbolisme, le bon Perrault rit dans sa barbe. Il a réussi à sauver le message asinaire en l'enveloppant dans un conte pour bambins. La Compagnie des Invisibles, la Secte des Dévots n'y ont vu que du feu et la police a laissé publier et diffuser l'histoire..." http://www.gallican.org/peaudane.htm

10 novembre 2006

Comet stone

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carteLa pierre comète se trouve à 140 mètres au sud du cercle de Brodgar. Il mesure 1m75 de haut et se tient sur une plateforme ovale d'environ 14 mètres de diamètre. Ce monolithe semble avoir fait partie autrefois d'un autre groupe de pierres formant cortège entre Brodgar et Stenness. De son emplacement, on peut admirer le cercle de Brodgar d'une façon exeptionnelle. Aux équinoxes du printemps et d'automne, son ombre touche la pierre du cercle la plus à l'ouest.










Orcades_324Le nom assez poétique de pierre comète remonte au XIX ème siècle. Il provient des archéologues qui l'ont vu comme un satellite du "temple du soleil", comme ils appelaient Brodgar à l'époque.












Orcades_326 Une étude propose que ce nom provienne de l'ancienne langue des Orcades. La pierre se serait appelée Cummistane, "pierre du monticule". Comme beaucoup de cairns sont dans son entourage, les vikings les dénommant "kuml", le reste aurait suivi.











Orcades_327Cette pierre dégage encore un peu d'énergie. J'attends d'avoir le temps pour me consacrer à l'étude complète des courants cosmo-telluriques du centre mégalithique des Orcades. Peut-être à la fin de l'étude, une explication à tout celà ?

9 octobre 2006

La cascade de Rûnes

lozere_231Non loin du plateau de la Cham des Bondons, entre Florac et le pont de Montvert, à côté d'un charmant village nommé Rûnes, bouillonnent les eaux du ruisseau qui descend de sa source située à environ trois kilomètres en aval  du Mont Lozère.

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lozere_229lozere_218C’est une brusque rupture de pente qui transforme les eaux en cascade. Le chemin d’accès surplombe la rivière et, le parcourant, vous pouvez admirer la vue qui s’étend au loin jusqu’à la bordure du plateau du causse Méjean.

Beaucoup de guides présentent la cascade de Rûnes comme l'un des plus beaux sites naturels de France.

lozere_224En effet, cet endroit est magique, plein de vie bouillonnante. Il ne serait pas invraissemblable de voir dans la baignoire creusée dans la roche se baigner les ondins...

runesDe plus, l'histoire du lieu présente la venue en des temps lointains des vikings. Ils auraient laissé gravée dans la pierre la trace de leur passage. Cette pierre représente un Ouroboros, serpent se mordant la queue. A l'intérieur, une inscription: "frà iordu himini bui frà himini til iorbar", ce qui peut se traduire par "de la terre jusqu'au ciel et du ciel vers la terre".(Leamilly)

Ce pétroglyphe est bien mystérieux. sauf si l'on considère que l'endroit est une belle cheminée cosmo-tellurique !

Qui a dit que les vikings étaient de gros barbares ?


26 juin 2006

Saint Gervazy

2004_0709gervazy0056La construction de l'église romane remonte au X ème ou XI ème siècle. Sa merveille reste la vierge noire, une de celles qui m'ont le plus touchée.Voici quelques photos. On peut remarquer dans son dos une cavité qui contenait sûrement, comme Notre Dame du Puy, des reliques, ou bien un parchemin, ou un secret disparu depuis longtemps....

2004_0709gervazy0063

http://lieuxsacres.canalblog.com/archives/vierges_noires__fichier/index.html

Notre-Dame de Saint Gervazy date de la moitié du XII ème siècle. Elle se trouvait vraissemblablement dans la chapelle du château avant d'être insallée dans l'église. Elle fut volée en 1983, puis retrouvée dans une vente aux enchères à Madrid. Sa copie, réalisée à l'époque, se trouve maintenant dans les locaux de l'office du tourisme de Clermont-Ferrand.

photos_par_rem_499http://lieuxsacres.canalblog.com/archives/dolmens_et_menhirs/index.html

2004_0709gervazy00382004_0709gervazy0040En ligne directe, au dessus du village, se trouve l'allée couverte de l'oustau du loup.2004_0709gervazy0076_edited1

5 novembre 2006

Les cairns d'Unstan et de Cuween

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Cairns__Orcades__maeshowe__Tomb_of_Eagles__Unstan__Cuween__041Le cairn d'Unstan se situe sur un promontoire près du loch Stenness, d'où l'on aperçoit les cercles de pierre de Brodgar et Stenness, et un peu plus loin, le site de Maeshowe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Orcades_468Ce cairn circulaire mesurant 13 mètres de diamètre se situe en tant qu'hybride entre les cairns de Maeshowe et ceux plus simples du reste des ïles. L'entrée, du côté est, se prolonge par un passage étroit, long de 7 mètres 80, qui mène à la chambre principale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

unstan2Découvert en 1884, ce cairn contenait plusieurs squelettes, dont les os étaient mélangés, ce qui montre que cet endroit fut réutilisé en tant que tombeau au cours des siècles. De plus, les vikings, comme à Maeshowe, ont pénétré à l'intérieur et ont laissé des traces de leur passage. Là, ce sont des runes et un oiseau stylisé, gravés sur le linteau de l'entrée. L'oiseau représente peut-être le symbole de l'âme et de son voyage.

 

 

 

 

Plusieurs poteries, découvertes en même temps, sont très particulières et servent de référence sous le nom d'Unstan.

 

 

 

 

 

 

unstan_1La chambre principale fait 8 mètres40. Elle est divisée en 5 compartiments par des pierres posées verticalement qui peuvent être des éléments postérieurs à la construction. Sur le côté occidental s'ouvre un passage menant à une chambre plus petite.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

UnstanCairnLe toit, mis en place en 1934, protège l'ensemble. Malheureusement, il est en béton. Les énergies sont donc coupées du cosmique.

En dehors du cairn on trouve les restes de deux fossés et deux remparts. Personne ne sait s'ils ont un rapport avec le cairn, et s'ils ont été construits en même temps. La datation officielle du site est de -3 400 avant J.C.

www.megalithic.org.uk

 

 

 

 

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Cairns__Orcades__maeshowe__Tomb_of_Eagles__Unstan__Cuween__005Le cairn de Cuween se trouve près du village de Finstown. Il a été découvert en 1901. Il est daté de 3 000 avant J.C.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cairns__Orcades__maeshowe__Tomb_of_Eagles__Unstan__Cuween__006Il comporte une chambre centrale, rectangulaire, et 4 chambres plus petites dont les  entrées sont légèrement au dessus du niveau du plancher.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cairns__Orcades__maeshowe__Tomb_of_Eagles__Unstan__Cuween__027 Localement connu sous le vocable de "Fairy Knowe", il avait déjà été visité par des "explorateurs" ayant pénétré par effraction en détruisant une partie du toit. Le toit actuel est vraissemblablement moins haut que l'originel, même s'il atteind une hauteur honnête de plus de 2mètres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cairns__Orcades__maeshowe__Tomb_of_Eagles__Unstan__Cuween__024L'accès se fait par un étroit passage de moins d'un mètre de haut et de 5 mètres 50 de long. Le style se rapproche de Maeshowe. La chambre principale est pourtant spacieuse. Sur les murs, on trouve des gravures ressemblant à celles de Skara Brae, avec des motifs angulaires. Le linteau montre plusieurs arcs et des petits triangles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Orcades_535Durant les fouilles, de nombreux squelettes ont été trouvés, parmi lesquels 8 hommes (ce qui tend à prouver, par ce nombre peu important, que le cairn fut vidé périodiquement afin de recevoir les restes plus récents des membres de la tribu), 24 crânes de chiens (ce qui peut démonter aussi que cet animal était la figure totémique de la tribu, ou bien que le chien était considéré comme accompagnateur d'âmes, ce qui rapproche encore une fois des égyptiens et d'Anubis), d'os de boeufs et d'oiseaux.






 

Orcades_543Plus haut, sur le sommet de la colline, les restes à mon avis d'un cercle de pierre dont personne ne parle. Sous la pluie battante, le paysage de lande est d'une beauté sévère, que les cairns de pierres posées les unes sur les autres par les visiteurs ne peut égayer. Il se dégage de l'ensemble une certaine opression. Je ne me suis pas sentie très bien la haut, je n'ai pas eu envie de rester la nuit comme dans le cairn de maeshowe.

 

 

 

 

 

 

25 septembre 2006

L'Ermitage de Collias

Uz_s_084Non loin d'Uzès se trouve le village de Collias, dans la vallée du Gardon. Cette vallée compte un nombre important de grottes préhistoriques, dont la fameuse "grotte de Bayol", qui est malheureusement fermée au public, et qui abrite des peintures classées parmi les plus anciennes du monde.

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Le site de Collias est lui même très ancien: des flèches datant de l'âge du bronze et des stèles votives ont été mises à jour.  Parmi les stèles votives trouvées sous les ruines de l'Ermitage, dans une petite cour qui précède immédiatement la chapelle, l'une d'elles, datant du premier siècle, porte l'inscription "Aramoni Porticum Licina.P.F. Acceptilla Ex voto.D.S.P.F., qui peut se traduire par "Licinia Acceptilla, Fille de Publius, a élevé à ses frais, en ex-voto, cette chapelle à Aramon".

Uz_s_132Cette stèle se trouve au musée de Nîmes. Aramon, que l'on ne trouve qu'à Collias, devait être le nom d'une divinité topique puisque n'ayant rien à voir avec les dieux de Rome ou d'Athènes.(ou bien c'est Amon-Râ ? Dans ce cas, manque Ptah... La trinité, plus la déesse-mère: beau programme!)

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En grec KOLIAS est l'un des surnoms d'Aphrodite, déesse de l'Amour mais qui, pour les romains, est aussi, souvent la déesse des sources. Il se pourrait donc que ce soit la source de l'Ermitage qui soit à l'origine même du nom du village.


Uz_s_086Et non loin de Collias... l'Ermitage donc. Il n'a pas été facile de le localiser, les panneaux indicateurs inexistants ou presque... Une charmante Allemande a essayé de me renseigner. Dommage, je ne garde de mes quatre années de la langue de Goethe que peu de souvenirs...

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Bref, le sentier menant au sanctuaire fut localisé. Le chemin suit un cours d'eau venant se jeter dans le Gardon, et serpente au milieu des chênes verts. Plusieurs portes de vie durant le parcours indiquent que l'endroit doit être approché en connaissance de cause. Les lieux furent habités depuis la nuit des temps, et je ne serai pas étonnée que des gardiens aient été laissés sur place.




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Passé le pont romain, puis les escaliers en pierre sèche, nous arrivons sur les lieux. La première chose que l'on voit est un autel en plein air, adossé à une petite falaise.


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Puis ce que l'on appelle l'Ermitage, qui est en fait une grotte occupée dès le néolithique, aménagée pendant des années par les ermites qui se sont succedés. Les premiers sous l'influence de Saint Vérédème, le dernier, frère Mailhan, à la fin du XVIII ème siècle.

Uz_s_117Uz_s_123Une fresque magnifique sur la paroi nous montre un ange les mains ouvertes. Saint Michel ? Si une Dame est présente, son parèdre doit se trouver dans le coin.

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Enfin la chapelle Notre-Dame de Laval.  Récemment restaurée par l'Association des "Amis de l'Ermitage", elle est en fait élevée sur les bases d'un temple romain dont les vestiges et les stèles étaient encore en place en 1887.

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A l'intérieur, une inscription:

Uz_s_129"Bâtie sur l'emplacement d'un temple païen (Celtes-Gaulois-Grecs et Romains), -50 ans avant J.C., Temple dédié à Jupiter, mars, Minèrve, Aramon. Au XII ème siècle, le temple devient chapelle dédiée à la vierge."

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Un important pélerinage fut mis en place. Plus rien des fastes d'antan, le lieu est protégé par son accès difficile. Comme pour la sainte Baume, ou Rocamadour, il faut grimper longtemps, se vider le corps et l'esprit, avant de rencontrer l'âme du lieu. A l'intérieur, un bénitier porte les traces d'une croix templière, et une statue représentant la Dame ?



Uz_s_155Le nez au vent, sans connaitre son existence, je me suis retrouvée sur un socle en pierre taillée situé au dessus de l'Ermitage, sur lequel est planté une croix. Il est de construction romaine, et personne ne connait son utilité. Il était autrefois surmonté d'un petit sanctuaire dédié à Saint Etienne.

Pour que les romains aient édifié un tel ensemble cultuel dans un endroit aussi perdu, il ne fait aucun doute qu'il s'agissait d'un haut lieu sacré.

19 septembre 2006

Pointe du Van, rocher de Morgane

"Située à l'extrême ouest de la commune, cette pointe n'est autre que la petite soeur de la pointe du Raz, toutes deux sont gardiennes de la baie des Trépassés. Elle a, par chance, été plus épargnée que son ainée et certains la préferent pour ce coté plus naturel, moins ravagé par les aléas du tourisme de masse.

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La roche qui la compose est plus friable que celle de la pointe du Raz. En conséquence, elle est plus vulnérable aux attaques de la mer. Elle n'a donc de pointe que le nom car, lorsqu'on s'y promène, on a souvent des difficultés à trouver l'extrémité de la pointe tant elle est évasée et tant ses avancées rocheuses sont nombreuses. C'est peut-être ce qui caractérise cette pointe, pas de direction logique, les chemins y sont nombreux et la promenade peut-être longue. Plusieurs rochers monumentaux se distinguent de la pointe, dont le fameux rocher de Morgane.


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"Le village actuel de Trouguer, au sommet des falaises de le Pointe du Van qui surplombent la Baie des Trépassés, est bâti à coté d'un vaste établissement romain dont les restes affleurent partout à la surface du sol. La culture, très intense  dans cette partie du littoral où les villages sont très peuplés, a malheureusement nivelé presque entièrement les vestiges de construction en petit appareil qui s'élevaient encore, il y a quelques dizaines d'années, à plusieurs mètres au-dessus du sol.

De ce camp, il restait à la fin de XVIème siècle un mur de près de 6 mètres de haut. Aujourd'hui, les vestiges qui subsistent sont enfouis à quelques centimètres sous terre et constituent encore un quadrilatère 120 mètres de long environ.

(http://www.cleden-cap-sizun.com/)

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Morgane, et plus loin le rocher de Merlin, bien évidemment. C'est vraiment un lieu "envoûtant", dans tous les sens du terme. Porte d'un autre monde: baie des trépassés, de ceux qui passent trois fois, départ des marins pour l'océan et ses îles perdues, envol au gré du vent et du Van...

19 septembre 2006

Chapelle Saint They, pointe du Van

La chapelle Saint They m'a moins attirée que la fontaine. Peut-être est-ce du à la présence des touristes ?

Il n'empèche, elle est une des plus belles que je connaisse par son emplacement, et les énergies cosmo-telluriques sont bien présente.

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"L'édifice a été construit à l'emplacement même d'une autre chapelle qui tombait en ruine, cette autre chapelle ayant elle même remplacé une autre située plus en avant (d'après la tradition).
La chapelle de Saint They est la plus vaste des chapelles de Cleden, son maître-autel en bois sculpté provient de l'église paroissiale, son clocher a supporté de nombreuses cloches dont une née d'un échange avec celle de Langroas.
Un couplet d'un vieux cantique à St They, exprime à la fois la crainte de voir la chapelle engloutie dans les flots de la baie des Trépassés et le souhait de la voir tenir contre les éléments qui la menacent, telle une figure de proue sur l'étrave de la Pointe du Van.


aout_2005_bretagne_056On prétend que la cloche de la chapelle St-They sonnait d'elle-même pour avertir les barques en danger, de se mettre sous la protection du saint.
Un jour, la flotte du roi de France était poursuivie par une flotte ennemie. La cloche se mit à tinter. L'amiral de France répondit à cet appel et dirigea ses vaisseaux dans la Baie des Trépassés, au pied de la falaise sur laquelle est érigée la chapelle. L'ennemi voulut les y suivre, mais un courant contraire prit ses navires et les entraîna dans le Raz où plusieurs frappèrent les écueils, les autres furent dispersés au large.


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On sait peu de choses sur l'histoire de Saint They, si ce n'est qu'il vécut au VIème siècle et qu'il fut disciple de St Guénolé fondateur de l'abbaye de Landévennec. St They est connu en Grande-Bretagne, dans le Cornwall, sous le nom de St Day. Il a donné son nom à Lothey, (formé du breton Lok: "lieu consacré" et de They), près de Chateaulin. Des chapelles portent son nom, Saint-Segal, Riec, Plouhinec, Poullan.
La forme primitive de son nom est Dei, la prononciation bretonne a fait muter le D en T.Il s'écrit encore: Dey, Tei, Tey, Thei."

(http://www.cleden-cap-sizun.com/ccs,chapelle-saint-they.html)

A l'extérieur, une croix monumentale tronquée de 1772 exposant deux statues géminées du 16ème siècle (?) probablement de l'atelier de Roland DORE, dédiée à Saint Jacques.

aout_2005_bretagne_062

aout_2005_bretagne_065Ra jomo pell c'hoaz en e za
Ar chapelig var ribl ar mor
Ma c'hello sant They divar e zor
welet ar bageier o treiza...





Que demeure longtemps encore debout
La petite chapelle au bord de la mer
Afin que puisse St They depuis sa porte
Voir les bateaux passer...

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